# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 1, du 20 mars 1963, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006962361
**Date de décision:** 1963-03-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006962361

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER X... : ATTENDU QUE VAINEMENT LE POURVOI REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE DE NE PAS COMPORTER LES QUALITES EXIGEES PAR L'ARTICLE 141 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE DANS SA REDACTION ANTERIEURE AU DECRET DU 22 DECEMBRE 1958 ;<br>
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 QU'EN EFFET L'APPEL QUI AVAIT SAISI LA COUR D'APPEL AYANT ETE INTERJETE POSTERIEUREMENT AU 2 MARS 1959 ET L'INSTANCE D'APPEL ETANT DISTINCTE DE L'INSTANCE SUIVIE DEVANT LES PREMIERS JUGES, L'ARRET ATTAQUE NE SE TROUVAIT PAS REGI PAR L'ARTICLE 141 ANCIEN DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ;<br>
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 QUE LE X... EST DONC SANS FONDEMENT ;<br>
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 SUR LE DEUXIEME X... : ATTENDU QUE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, QUI A PRONONCE LA NULLITE DU CONTRAT D'ASSURANCE SOUSCRIT PAR DOUMERGUE AUPRES DE LA COMPAGNIE GENERALE D'ASSURANCE EN RAISON DE SES RETICENCES ET FAUSSES DECLARATIONS INTENTIONNELLES, A REJETE LE X... QU'IL AVAIT OPPOSE, TIRE DE LA RENONCIATION A LA DEMANDE EN NULLITE PAR LA COMPAGNIE QUI EN TROIS CIRCONSTANCES AURAIT EXECUTE LE CONTRAT LITIGIEUX ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR A CET EFFET DECLARE QU'UNE TELLE RENONCIATION DEVAIT ETRE EXPLICITE ET FORMELLE, ALORS QU'ELLE POUVAIT ETRE TACITE ET RESULTER DE CIRCONSTANCES RENDANT L'ATTITUDE DE L'ASSUREUR INCOMPATIBLE AVEC LES PRETENTIONS A LA NULLITE ANTERIEUREMENT FORMULEES PAR LUI CE QUI ETAIT LE CAS LORSQUE L'ASSUREUR, POSTERIEUREMENT A L'ASSIGNATION RECLAME LE PAYEMENT DES PRIMES ET SIGNE UN AVENANT A LA POLICE D'ASSURANCE ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE SI LES JUGES D'APPEL ONT A TORT ENONCE QUE LA RENONCIATION DEVAIT ETRE EXPLICITE ET FORMELLE, ILS ONT NEANMOINS EXAMINE LES CIRCONSTANCES D'OU DOUMERGUE ENTENDAIT TIRER LA PREUVE D'UNE RENONCIATION IMPLICITE ET AYANT RELEVE QUE LASIGNATURE DE L'AVENANT ETAIT ANTERIEURE A L'ASSIGNATION ET QUE LA RECLAMATION CONCERNAIT UNE PRIME ECHUE, ILS ONT PU CONSIDERER QUE CES FAITS NE COMPORTAIENT PAS RENONCIATION A L'ACTION EN NULLITE ENGAGEE PAR LA COMPAGNIE ;<br>
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 QUE LE X... NE SAURAIT DONC ETRE ACCUEILLI ;<br>
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 ET SUR LE TROISIEME X... : ATTENDU ENFIN QUE L'ARRET ATTAQUE EST CRITIQUE POUR AVOIR RETENU QUE DOUMERGUE, BENEFICIAIRE DU TARIF "FONCTIONNAIRE", N'AVAIT PAS SIGNALE A SON ASSUREUR QU'IL N'ETAIT PAS PROPRIETAIRE DES VEHICULES ASSURES ET QUE C'ETAIT SON FILS QUI EN ETAIT PROPRIETAIRE ET UTILISATEUR HABITUEL, ALORS QUE LE SOUSCRIPTEUR DE LA POLICE N'ETAIT PAS TENU D'ETRE PROPRIETAIRE DES VOITURES, QUE LA PROFESSION DU PROPRIETAIRE N'ETAIT PAS SPECIFIE A LA POLICE COMME SUSCEPTIBLE D'INFLUER SUR LA DETERMINATION DU RISQUE, ET QU'ENFIN LA COUR NE POUVAIT TIRER DU SEUL FAIT QUE LE FILS DE DOUMERGUE ETAIT PROPRIETAIRE DES VEHICULES LA CONSEQUENCE QU'IL EN ETAIT L'UTILISATEUR HABITUEL ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE CONSTATE QUE L'ARTICLE 6 D'UNE FEUILLE INTERCALAIRE A LA POLICE INTITULEE "EXTENSION DE GARANTIE" STIPULE QUE LES CHANGEMENTS AFFECTANT NOTAMMENT LA PROFESSION DU SOUSCRIPTEUR OU DES PERSONNES A QUI LE VEHICULE EST CONFIE A TITRE HABITUEL SONT SUSCEPTIBLES DE MODIFIER L'APPRECIATION DU RISQUE ET QU'A DEFAUT DE DECLARATION PREALABLE IL SERA FAIT APPLICATION DES ARTICLES 17, 21 ET 22 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1930 ET QU'IL RELEVE QUE DOUMERGUE AVAIT FAIT CROIRE A L'ASSUREUR QU'IL ETAIT PROPRIETAIRE DES VEHICULES ASSURES ET QUE N'IGNORANT PAS QUE SON FILS AVAIT ETE SINON LE SEUL, DU MOINS L'HABITUEL UTILISATEUR DES DIFFERENTES VOITURES ASSUREES, IL N'AVAIT FAIT AUCUNE DECLARATION A CE SUJET A LA COMPAGNIE D'ASSURANCE. QUE DE CES CONSTATATIONS, QUI DETRUISENT LES CRITIQUES DU POURVOI, LES JUGES D'APPEL ONT JUSTEMENT DEDUIT L'EXISTENCE D'UNE FAUSSE DECLARATION DE LA PART DE DOUMERGUE ET JUSTIFIE LEUR DECISION. QUE LE TROISIE ME X... N'EST PAS MIEUX FONDE QUE LES PRECEDENTS ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 3 JUIN 1960 PAR LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER. NO 61-11.320. DOUMERGUE C/ COMPAG NIE GENERALE D'ASSURANCES. PRESIDENT : M. BORNET. - RAPPORTEUR : M. PARLANGE. - AVOCAT GENERAL : M. LEBEGUE. - AVOCATS : MM. RAVEL ET LE PRADO.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1ER LA RENONCIATION DE LA COMPAGNIE A UNE DEMANDE DE NULLITE DU CONTRAT D'ASSURANCE PEUT ETRE IMPLICITE. LES JUGES DU FOND PEUVENT CEPENDANT CONSIDERER QUE CETTE RENONCIATION NE SAURAIT RESULTER DE LA SIGNATURE D'UN AVENANT ANTERIEURE A L'ASSIGNATION ET DE LA RECLAMATION D'UNE PRIME ECHUE.,2EME LES JUGES DU FOND ESTIMENT JUSTEMENT QU'UN ASSURE, BENEFICIAIRE DU TARIF FONCTIONNAIRE, A COMMIS UNE FAUSSE DECLARATION EN NE SIGNALANT PAS QUE C'ETAIT SON FILS QUI ETAIT LE PROPRIETAIRE DES VEHICULES ASSURES ET L'UTILISATEUR HABITUEL DE CEUX-CI, ALORS QU'IL ETAIT STIPULE SUR UNE FEUILLE INTERCALAIRE DE LA POLICE INTITULEE EXTENSION DE LA GARANTIE QUE LES CHANGEMENTS AFFECTANT LA PROFESSION DU SOUSCRIPTEUR OU DES PERSONNES UTILISANT LES VEHICULES A TITRE HABITUEL ETAIENT SUSCEPTIBLES DE MODIFIER L'APPRECIATION DU RISQUE ET QU'A DEFAUT DE DECLARATION PREALABLE IL SERAIT FAIT APPLICATION DES ARTICLES 17,22 ET 23 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1930.
**Mots-clés:** 1ER ASSURANCE EN GENERAL - POLICE - NULLITE - DEMANDE DE NULLITE - RENONCIATION - CONDITIONS,2EME ASSURANCE EN GENERAL - RISQUE - DECLARATION - RETICENCE OU FAUSSE DECLARATION - PROFESSION DE L'UTILISATEUR HABITUEL DU VEHICULE - CONSTATATIONS SUFFISANTES