# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 25 mai 1965, 62-40.162, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006969912
**Date de décision:** 1965-05-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006969912

## Contenu de la décision

<p>SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 443 ET SUIVANTS, 158 BIS DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, 74, 88 ET 89 DU DECRET N° 58-1292 DU 22 DECEMBRE 1958, ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 ; </p>
<p>ATTENDU QUE L'ARTICLE 445 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE APPLICABLE EN VERTU DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 443, PREVOIT COMMENT LE DELAI D'APPEL EMPORTE L'ECHEANCE ET COURT, AINSI QUE SON POINT DE DEPART, EN RENVOYANT AUX CONDITIONS ET DELAIS DE L'ARTICLE 158 BIS EN MATIERE D'OPPOSITION, SI LE DEFENDEUR N'A PAS CONSTITUE AVOUE DEVANT LE TRIBUNAL ET SI LE JUGEMENT N'A PAS ETE SIGNIFIE A PERSONNE ; </p>
<p>ATTENDU QUE SI, EN MATIERE PRUD'HOMALE, PAR APPLICATION DES ARTICLES 74, 88 ET 89 DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1958, QUI DEROGENT AUX PRECEDENTS, L'APPEL N'EST PAS RECEVABLE APRES LES DIX JOURS QUI SUIVENT LA SIGNIFICATION, ET L'OPPOSITION EST SOUMISE A DES REGLES DIFFERENTES DE CELLES PREVUES PAR L'ARTICLE 158 BIS DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, LE REPORT DU POINT DE DEPART DU DELAI SUBSISTE LORSQUE LE JUGEMENT N'A PAS ETE SIGNIFIE A PERSONNE ; </p>
<p>ATTENDU QUE, PAR JUGEMENT DE DEFAUT DU 15 JANVIER 1960, LE CONSEIL DES PRUD'HOMMES DE LA SEINE A CONDAMNE LA SOCIETE SCHATZMANN ET LE MIRE A PAYER A X..., QUI AVAIT ETE A SON SERVICE, LA SOMME DE 3895 FRANCS, TANT POUR SALAIRES, PREAVIS ET DOMMAGES-INTERETS POUR RUPTURE ABUSIVE QUE POUR COMMISSIONS ET FRAIS PAYES POUR LE COMPTE DE LA SOCIETE ; </p>
<p>QU'EN RAISON DU TAUX DU LITIGE, CETTE DECISION SUSCEPTIBLE D'APPEL ETAIT REPUTEE CONTRADICTOIRE ET NE POUVAIT FAIRE L'OBJET D'OPPOSITION ; </p>
<p>QU'ELLE FUT, A LA REQUETE DE X..., SIGNIFIEE AU PARQUET LES 4 MARS 1960 ET 14 AVRIL 1960, ET QUE LA SOCIETE N'INTERJETA APPEL QUE LE 25 AVRIL 1961 : ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A DECLARE CET APPEL IRRECEVABLE, AU MOTIF QU'AVANT D'USER DE LA PROCEDURE DE SIGNIFICATION A PARQUET, L'HUISSIER S'ETAIT, CHAQUE FOIS, LIVRE A DES TENTATIVES, RESTEES INFRUCTUEUSES, DE SIGNIFICATION AU SIEGE DE LA SOCIETE OU A LA RESIDENCE PRESUMEE DU GERANT DE LA SOCIETE, ET QU'AINSI LE DELAI D'APPEL SE TROUVAIT EXPIRE LORS DE L'INTERVENTION DE L'APPEL, PLUS D'UNE ANNEE APRES LES SIGNIFICATIONS A PARQUET ESTIMEES REGULIERES ; </p>
<p>QU'EN STATUANT AINSI, SANS RECHERCHER LA DATE A LAQUELLE LE GERANT DE LA SOCIETE AVAIT EU CONNAISSANCE DU JUGEMENT, L'ARRET ENTREPRIS, QUI NE PERMET PAS A LA COUR DE CASSATION D'EXERCER SON CONTROLE, N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : </p>
<p>CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS, LE 31 MAI 1961 ; </p>
<p>REMET EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS. N° 62-40 162. SOCIETE SCHATZMANN ET LE MIRE C/ X.... </p>
<p>PRESIDENT : M VIGNERON-RAPPORTEUR : M CHARLES-AVOCAT GENERAL : M MELLOTTEE. </p>
<p>DANS LE MEME SENS : </p>
<p>25 MARS 1963, BULL 1963, IV, N° 295 (2°), P 238 ; </p>
<p>13 JUIN 1963, BULL 1963, IV, N° 505, P 415 ; </p>
<p>13 JUIN 1963, BULL 1963, IV, N° 506, P 415.</p>,DANS LE MEME SENS : 25 MARS 1963, BULL 1963, IV, N° 295 (2°), P 238 ; 13 JUIN 1963, BULL 1963, IV, N° 505, P 415 ; 13 JUIN 1963, BULL 1963, IV, N° 506, P 415.

## Métadonnées

**Solution:** CASSATION.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** SI, EN MATIERE PRUD'HOMALE, L'APPEL N'EST PAS RECEVABLE APRES LES DIX JOURS QUI SUIVENT LA SIGNIFICATION DU JUGEMENT ENTREPRIS, LE REPORT DU POINT DE DEPART DU DELAI, PREVU PAR L'ARTICLE 158 BIS DU CODE DE PROCEDURE CIVILE EN MATIERE D'OPPOSITION, SUBSISTE LORSQUE LE JUGEMENT N'A PAS ETE SIGNIFIE A PERSONNE.    N'EST DONC PAS LEGALEMENT JUSTIFIE L'ARRET QUI DECLARE IRRECEVABLE L'APPEL D'UN JUGEMENT PRUD'HOMAL REPUTE CONTRADICTOIRE SIGNIFIE A PARQUET AU MOTIF QU'AVANT D'USER DE LA PROCEDURE DE SIGNIFICATION A PARQUET, L'HUISSIER S'EST LIVRE A DES TENTATIVES, RESTEES INFRUCTUEUSES, DE SIGNIFICATION AU SIEGE DE LA SOCIETE DEFENDERESSE OU A LA RESIDENCE PRESUMEE DE SON GERANT ET QU'AINSI LE DELAI D'APPEL SE TROUVAIT EXPIRE LORS DE L'INTERVENTION DE L'APPEL, PLUS D'UNE ANNEE APRES LES SIGNIFICATIONS A PARQUET ESTIMEES REGULIERES, SANS RECHERCHER LA DATE A LAQUELLE LE GERANT DE LA SOCIETE AVAIT EU CONNAISSANCE DU JUGEMENT.
**Mots-clés:** PRUD'HOMMES - PROCEDURE - APPEL - DELAI - POINT DE DEPART - JUGEMENT PAR DEFAUT