# COUR DE CASSATION, Chambre sociale, du 29 juin 1960, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006953733
**Date de décision:** 1960-06-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006953733

## Contenu de la décision

ATTENDU QUE LE TRIBUNAL PARITAIRE SE DECLARE COMPETENT POUR CONNAITRE DU LITIGE RELATIF AU BAIL DONT BENEFICIE DAUBICHON SUR LE BIEN APPARTENANT A PARQUET ET PRONONCE LA RESILIATION DE CE BAIL, EN RAISON DE LA SOUS-LOCATION CONSENTIE PAR DAUBICHON SUR UNE PARTIE DUDIT BIEN;<br>
<br>
SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE LE POURVOI SOUTIENT VAINEMENT QUE LE JUGEMENT ATTAQUE DECLARE QUE LE BAIL EST RURAL, EN SE FONDANT SUR LA SEULE DESCRIPTION DU BIEN, SANS RECHERCHER LA COMMUNE INTENTION DES PARTIES, ALORS QUE LE BAIL RURAL DOIT S'ENTENDRE DE CELUI QUI PORTE SUR UN BIEN FONCIER DESTINE A LA PRODUCTION ET A L'EXPLOITATION AGRICOLE ET QUE, POUR DETERMINER LA NATURE D'UN TEL CONTRAT, IL CONVIENT DE S'ATTACHER A LA COMMUNE INTENTION DES PARTIES LORS DE LA CONCLUSION DU BAIL;<br>
<br>
ATTENDU EN EFFET QUE LE TRIBUNAL PARITAIRE STATUANT AU RESULTAT D'UN TRANSPORT SUR LES LIEUX DEMANDE PAR DAUBICHON POUR ETABLIR QUE LE BAIL LITIGIEUX PORTAIT SUR UNE SIMPLE MAISON D'HABITATION ENTOUREE D'UN JARDIN ET DESTINEE A L'HABITATION OUVRIERE, QUE DAUBICHON AVAIT PRISE A BAIL EN VUE D'UNE RESIDENCE TOURISTIQUE ET SAISONNIERE, CONSTATE D'UNE PART, QUE L'ETAT DE VETUSTE ET D'INCONFORT DES BATIMENTS EXCLUT QUE DAUBICHON AIT PU ENVISAGER DE S'INSTALLER MEME TEMPORAIREMENT DANS LE BATIMENT PRINCIPAL SERAIT-CE POUR Y PASSER DES VACANCES ET, D'AUTRE PART, QUE L'IMPORTANCE DES TERRES, UN HECTARE 30 ARES, COMPLANTEES DE 80 ARBRES FRUITIERS NE PERMET PAS D'ASSIMILER CE BIEN A UN IMMEUBLE URBAIN DESTINE A L'HABITATION OUVRIERE;<br>
<br>
QUE, PAR CES CONSIDERATIONS FONDEES SUR L'INTENTION DES PARTIES ET SUR LA NATURE DU BIEN, LE TRIBUNAL PARITAIRE A JUSTIFIE SA DECISION AU REGARD DES TEXTES VISES AU MOYEN;<br>
<br>
ET SUR LE DEUXIEME MOYEN : ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE AU JUGEMENT ATTAQUE DE RETENIR L'EXISTENCE D'UNE SOUS-LOCATION ALORS QU'IL RESULTE DES CONSTATATIONS DES PREMIERS JUGES, ADOPTEES PAR LES JUGES D'APPEL, QUE LE CONTRAT INTERVENU ENTRE DAUBICHON ET LES EPOUX Y... NE PORTAIT QUE SUR LA RECOLTE D'HERBE DE LA COUR D'HABITATION ET DU PETIT PRE ET ALORS QUE LES VENTES DE RECOLTES SUR PIED ET SPECIALEMENT DE LA VENTE D'HERBES NE CONSTITUANT PAS DES CONTRATS DE LOCATION, MAIS UN MODE D'EXPLOITATION, NE SONT PAS COMPRIS AU NOMBRE DES OPERATIONS INTERDITES AU PRENEUR PAR L'ARTICLE 832 DU CODE RURAL;<br>
<br>
MAIS ATTENDU QUE DAUBICHON QUI, COMME LE CONSTATENT TANT LE JUGEMENT DE PREMIERE INSTANCE QUE LE JUGEMENT ATTAQUE, N'A JAMAIS CONTESTE L'EXISTENCE DE LA SOUS-LOCATION, N'EST PAS RECEVABLE A SOUTENIR POUR LA PREMIERE FOIS DEVANT LA COUR DE CASSATION QUE LE CONTRAT INTERVENU S'ANALYSAIT EN UNE SIMPLE VENTE D'HERBE;<br>
<br>
D'OU IL SUIT QUE LE POURVOI N'EST FONDE EN AUCUN DE SES MOYENS;<br>
<br>
PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 9 MAI 1957 PAR LE TRIBUNAL PARITAIRE D'ARRONDISSEMENT DE PONT-AUDEMER;<br>
<br>
N° 57-30432;<br>
<br>
DAUBICHON C/ PARQUET;<br>
<br>
PRESIDENT : M VERDIER   RAPPORTEUR : MME LAGARDE   AVOCAT GENERAL :<br>
 M X...   AVOCATS : MM GIFFARD ET CAIL.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LE BAIL RURAL DOIT S'ENTENDRE DE CELUI QUI PORTE SUR UN BIEN FONCIER DESTINE A LA PRODUCTION ET A L'EXPLOITATION AGRICOLE ET POUR DETERMINER LA NATURE D'UN TEL CONTRAT, IL CONVIENT DE S'ATTACHER A LA COMMUNE INTENTION DES PARTIES LORS DE LA CONCLUSION DU BAIL.    PAR SUIT, JUSTIFIE LEGALEMENT SA DECISION DECLARANT QU'UN BAIL EST RURAL LE TRIBUNAL PARITAIRE QUI CONSTATE, D'UNE PART, QUE L'ETAT DE VETUSTE ET D'INCONFORT DES BATIMENTS EXCLUT QUE LE PRENEUR AIT PU ENVISAGER DE S'INSTALLER MEME TEMPORAIREMENT DANS LE BATIMENT PRINCIPAL SERAIT-CE POUR Y PASSER DES VACANCES ET, D'AUTRE PART, QUE L'IMPORTANCE DES TERRES COMPLANTEES D'ARBRES FRUITIERS NE PERMET PAS D'ASSIMILER CE BIEN A UN IMMEUBLE URBAIN DESTINE A L'HABITATION OUVRIERE.
**Mots-clés:** BAIL A FERME  - DEFINITION  - PRODUCTION ET EXPLOITATION AGRICOLE  - TERRES COMPLANTEES D'ARBRES FRUITIERS  - BATIMENTS INHABITABLES