# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 27 novembre 1979, 78-14.689, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007003398
**Date de décision:** 1979-11-27
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007003398

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    VU LES ARTICLES 311 ET 342 DU CODE CIVIL;<br>
   ATTENDU QU'IL RESULTE DE LA COMBINAISON DE CES TEXTES QUE LE DEFENDEUR A UNE ACTION A FINS DE SUBSIDES EST RECEVABLE A COMBATTRE LA PRESOMPTION D'APRES LAQUELLE LA CONCEPTION DE L'ENFANT EST REPUTEE AVOIR EU LIEU A UN MOMENT QUELCONQUE DE LA PERIODE LEGALE DE CETTE CONCEPTION;    ATTENDU QUE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, APRES AVOIR REJETE UNE ACTION EN RECHERCHE DE PATERNITE, A CONDAMNE P. AU PAIEMENT DE SUBSIDES, POUR SA PARTICIPATION A L'ENTRETIEN DE L'ENFANT QUE DEMOISELLE C. A MIS AU MONDE LE 2 AVRIL 1973, EN RETENANT QUE LEDIT P., QUI AVAIT NIE AVOIR EU DES RELATIONS INTIMES AVEC LA MERE LE 9 JUILLET 1972, AVAIT LUI-MEME RECONNU AVOIR EU DE TELLES RELATIONS AVEC CELLE-CI LE 3 SEPTEMBRE 1972, SOIT PENDANT LA PERIODE LEGALE DE LA CONCEPTION, COMPRISE ENTRE LE 6 JUIN ET LE 4 OCTOBRE 1972;    ATTENDU, CEPENDANT, QUE P. AVAIT SOUTENU QUE SA PATERNITE N'ETAIT PAS POSSIBLE, LE MEDECIN EXPERT X... EN PREMIERE INSTANCE AYANT CONCLU QUE L'ENFANT, QUI PRESENTAIT TOUTES LES CARACTERISTIQUES D'UN ENFANT NE A TERME, N'AVAIT PU ETRE CONCU QUE NEUF MOIS AVANT SA NAISSANCE C'EST-A-DIRE EN JUILLET 1972;    ATTENDU QUE, POUR ECARTER CE MOYEN DE DEFENSE, LA COUR D'APPEL ENONCE QUE LA GENERALITE DE LA FORMULE &lt;PENDANT LA  PERIODE LEGALE DE LA CONCEPTION&gt;, FIGURANT A L'ARTICLE 342 DU CODE CIVIL, &lt;NE PERMET PAS A P. D'ECHAPPER A L'APPLICATION DE (CET ARTICLE) EN PRETENDANT RAPPORTER LA PREUVE DU MOMENT REEL DE LA CONCEPTION A L'INTERIEUR DE LA PERIODE LEGALE&gt;;    QU'EN SE DETERMINANT PAR UN TEL MOTIF, LA JURIDICTION DU SECOND DEGRE A VIOLE LES TEXTES SUSVISES;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE, EN CE QU'IL A CONDAMNE P. AU PAIEMENT DE SUBSIDES, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 28 MARS 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE NANCY; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME  ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE REIMS.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1979-02-20 Bulletin 1979 I N. 66 p. 54 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 311 CASSATION,Code civil 342 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** Il résulte de la combinaison des articles 311 et 342 du Code civil que le défendeur à une action à fins de subsides est recevable à combattre la présomption d'après laquelle la conception de l'enfant est réputée avoir eu lieu à un moment quelconque de la période légale de cette conception en rapportant la preuve de la date réelle de conception de l'enfant.
**Mots-clés:** FILIATION NATURELLE - Action à fins de subsides - Relations entre la mère et le défendeur à l'action - Relations pendant la période légale de conception - Présomption de conception à un moment quelconque de la période légale - Preuve de la date précise de la conception - Recevabilité.