# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 6ème chambre (formation à 3), 16/02/2010, 08BX00118, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021995731
**Date de décision:** 2010-02-16
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 6ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021995731

## Contenu de la décision

Vu la requête enregistrée au greffe de la cour le 10 janvier 2009, présentée pour M. Yves X demeurant lieu-dit ..., par Me Godard, avocate ; <br>
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        M. X demande à la cour :<br>
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        1°) d'annuler le jugement du 8 novembre 2007 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation du permis de construire délivré le 1er avril 2005 par le maire de Saint-Quentin-de-Baron à la société ADT Promotion Gestion, en vue de l'édification d'un groupement d'habitations et de commerces sur la parcelle RD 120 à Saint-Quentin-de-Baron ;<br>
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        2°) d'annuler le permis de construire litigieux ; <br>
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        3°) de condamner la commune de Saint-Quentin-de-Baron à lui verser la somme de 3 200  au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu le code de l'urbanisme ; <br>
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        Vu le code de justice administrative ; <br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 19 janvier 2010 :<br>
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        - le rapport de M. Bentolila, premier conseiller ;<br>
        - les observations de Me Godard, avocat de M. X ;<br>
        - les observations de Me Chudziak, avocat de la commune de Saint-Quentin-de-Baron ;<br>
        - les observations de Me Bris, avocat de la société ADT Promotion Gestion ;<br>
        - et les conclusions de M. Gosselin, rapporteur public ;<br>
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        La parole ayant été à nouveau donnée aux parties ;<br>
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        Considérant que M. X fait appel du jugement du 8 novembre 2007 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation du permis de construire délivré le 1er avril 2005 par le maire de Saint-Quentin-de-Baron à la société ADT Promotion Gestion en vue de l'édification d'un groupement d'habitations et de commerces sur la parcelle RD 120 à Saint-Quentin-de-Baron ;<br>
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        Sur la recevabilité de la demande :<br>
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        Considérant que la société ADT Promotion Gestion a fait valoir que M. X n'a pas intérêt à contester le permis de construire en litige, dès lors que sa propriété est distante de 300 mètres de celle du bénéficiaire du permis de construire ; <br>
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        Considérant qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet contesté, même s'il porte sur la création d'une SHON de 2 831 m2, sur la construction de 38 logements et sur la création de trois commerces, serait d'une ampleur telle qu'il conférerait intérêt pour agir à M. X dont la propriété se trouve à 300 mètres de la parcelle d'assiette du projet de construction ; que, par suite, la demande présentée par M. X devant le tribunal administratif de Bordeaux étant irrecevable, M. X n'est pas fondé à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande dirigée contre le permis de construire du 1er avril 2005 ;<br>
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        Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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        Considérant que la commune de Saint-Quentin-de-Baron n'étant pas dans la présente instance, la partie perdante, les conclusions présentées par M. X au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées ; qu'il y lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner M. X à verser la somme de 1 000  à la société ADT Promotion Gestion et 1 000  à la commune de Saint-Quentin-de-Baron en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; <br>
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        Sur les conclusions de la société ADT Promotion Gestion tendant à la condamnation de M. X à une amende pour recours abusif :<br>
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        Considérant que les parties ne sont pas recevables à présenter des conclusions tendant à ce que le juge administratif inflige, sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative, une amende pour recours abusif ; que les conclusions de la société ADT Promotion Gestion ne peuvent donc qu'être rejetées ;<br>
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        DECIDE :<br>
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Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
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Article 2 : M. X versera à la société ADT Promotion Gestion la somme de 1 000  et la somme de 1000  à la commune de Saint-Quentin-de-Baron en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.<br>
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Article 3 : Les conclusions de la société ADT Promotion Gestion tendant à l'application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative sont rejetées.<br>
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No 08BX00118<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**