# Conseil d'Etat, 2ème sous-section jugeant seule, du 5 avril 2006, 266178, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008222668
**Date de décision:** 2006-04-05
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2EME SOUS-SECTION JUGEANT SEULE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008222668

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 5 avril 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Evariste A, demeurant ...)  ; M. A demande au Conseil d'Etat  :
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              1°) d'annuler le décret du 30 janvier 2004, en tant qu'il a naturalisé sa fille, Malimata Kimberley A  ;
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              2°) de condamner l'Etat à lui verser une indemnité de 1 000 euros pour avoir illégalement privé sa fille de la nationalité française pendant six ans  ;
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              3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500  euros au titre de l'article L. 7611 du code de justice administrative  ;
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              Vu les autres pièces du dossier  ;
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              Vu le code civil  ;
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              Vu le code de justice administrative  ;
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              Après avoir entendu en séance publique  :
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              - le rapport de Mlle Sophie Liéber, Auditeur,  
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              - les conclusions de Mme Emmanuelle Prada Bordenave, Commissaire du gouvernement  ;
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              Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, le ministre de l'emploi, du travail et de la cohésion sociale a, par décret en date du 20 août 2004, accédé à la demande de M. A en modifiant le décret du 29 janvier 1998 portant naturalisation de l'intéressé, afin de mentionner que sa fille mineure Malimata Mégane Kimberley A est devenue, le 29 janvier 1998, française de plein droit, du fait de l'acquisition de la nationalité française par son père  ; qu'ainsi, les conclusions de la requête tendant à l'annulation partielle du décret du 30 janvier 2004 en tant qu'il portait acquisition de la nationalité française par sa fille à la date de son entrée en vigueur sont devenues sans objet  ; 
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              Considérant que M. A demande la réparation du préjudice que lui aurait causé la privation de nationalité française de sa fille entre 1998 et 2004  ; qu'aucun texte spécial ne dispense une telle requête du ministère d'un avocat au Conseil d'Etat  ; que, faute pour M. A d'avoir répondu à l'invitation qui lui a été faite de recourir à ce ministère et de régulariser ainsi ces conclusions, celles-ci, présentées sans le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat, ne sont pas  recevables  ;
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              Considérant qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accorder à M. A une somme en application de l'article L. 7611 du code de justice administrative  ;
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      D E C I D E  :
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     Article 1er  : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de M. A.
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     Article 2  : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
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     Article 3  : La présente décision sera notifiée à M. Evariste A et au ministre de l'emploi, du travail et de la cohésion sociale. 
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## Métadonnées

**Solution:** Non-lieu
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**