# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 2ème chambre (formation à 3), 15/07/2009, 09BX00673, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000020935613
**Date de décision:** 2009-07-15
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 2ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000020935613

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 13 mars 2009 sous le numéro 09BX00673, présentée pour M. Haja X, demeurant ..., par Me M'Belo, avocate ;<br>
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        M. X demande à la Cour :<br>
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        1°) d'annuler le jugement du 11 février 2009 par lequel le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 21 octobre 2008 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination ;<br>
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        2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour mention  vie privée et familiale  sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L.313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1.000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
      Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
      Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
      Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ;<br>
      Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;<br>
      Vu le code de justice administrative ;<br>
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      Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
      Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 16 juin 2009, <br>
      le rapport de M. Verguet, premier conseiller;<br>
      les observations de Me M'Belo pour M. X ;<br>
      les conclusions de Mme Viard, rapporteur public ;<br>
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      La parole ayant été à nouveau donnée aux parties ;<br>
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      Considérant que M. X, de nationalité malgache, relève appel du jugement du 11 février 2009 par lequel le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 21 octobre 2008 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination ;<br>
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        Sur le refus de titre de séjour :<br>
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      Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. /2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; qu'aux termes de l'article L.313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : (...) 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République  ; que, pour l'application des stipulations et dispositions précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine ; <br>
      Considérant que, pour soutenir que le refus de lui délivrer un titre de séjour porterait atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale, M. X fait valoir qu'il est présent depuis plus de dix ans sur le territoire national, où il a vécu jusqu'à la fin de l'année 2006 sous couvert d'un titre de séjour périodiquement renouvelé, qu'il est parfaitement intégré dans la société française, qu'il travaille depuis 2006 comme chauffeur-livreur, qu'il entretient depuis plus de deux ans une relation amoureuse stable avec une ressortissante malgache titulaire d'un titre de séjour, que vivent en France sa cousine de nationalité française et son cousin germain, et qu'il n'a plus d'attache familiale effective à Madagascar où il n'est pas retourné depuis plus de 10 ans ; que, d'une part, il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant n'est entré en France qu'à l'âge de 23 ans, qu'il n'a été autorisé à y séjourner jusqu'en 2006 que pour y suivre des études, qu'il a conservé des attaches familiales à Madagascar où résident ses parents et que, d'autre part, il n'est pas établi que son couple serait  dans l'impossibilité d'y poursuivre une vie familiale normale dès lors notamment que sa compagne, titulaire d'une carte de séjour temporaire d'un an,  est elle-même de nationalité malgache ; qu'ainsi, dans les circonstances de l'espèce, le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris, alors même que M. X vit en France depuis de nombreuses années ; que, dès lors, cette décision n'a méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions du 7° de l'article L.313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        Considérant que si M. X fait valoir qu'il est intégré à la société française et s'il a été titulaire d'avril à septembre 2006 d'un contrat de travail à durée déterminée, ces circonstances ne sont pas de nature à faire regarder le refus de titre contesté comme entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;<br>
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        Sur l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination :<br>
        Considérant qu'il y a lieu, par adoption des motifs précédemment exposés, d'écarter les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation ;<br>
        Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande ; <br>
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        Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions de la requête à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution ; que les conclusions de la requête à fin d'injonction de délivrance d'un titre de séjour mention  vie privée et familiale  doivent, par suite, être rejetées ;<br>
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      Considérant que les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, partie perdante, la somme que demande M. X au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
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      DECIDE :<br>
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Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
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09BX00673<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**