# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 7 octobre 1981, 80-10.800, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007008740
**Date de décision:** 1981-10-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007008740

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    VU L'ARTICLE 555 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE,    ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE ET DES PRODUCTIONS QUE LA COMMUNE DE COMBLANCHIEN A CONSENTI, LE 1ER JUILLET 1969, A LA SOCIETE D'ENTREPRISE DE TRAVAUX PUBLICS (S.E.T.P.), UN CONTRAT DE CONCESSION POUR L'EXPLOITATION DE DEBLAIS DES CARRIERES COMMUNALES ET, LE 17 FEVRIER 1973, UN AUTRE CONTRAT DE CONCESSION MODIFIE PAR DEUX AVENANTS DU 28 MARS 1975, A LA SOCIETE LORRAINE DE TRAVAUX PUBLICS (S.L.T.P.) ; QUE, SUR UNE DEMANDE DE LA S.E.T.P. TENDANT A FAIRE PRECISER LA NATURE ET L'ETENDUE DE SON DROIT D'EXPLOITATION, UNE COUR D'APPEL, PAR UN PREMIER ARRET DEVENU IRREVOCABLE, A DIT QUE LE CONTRAT DE 1969 CONFERAIT A CETTE DERNIERE SOCIETE UN DROIT EXCLUSIF D'EXPLOITATION SUR LES SEULS DEBLAIS NOUVEAUX ET QUE L'EXPLOITATION DES DEBLAIS ANCIENS NE FAISAIT L'OBJET D'AUCUNE EXCLUSIVITE ; QUE PAR UNE ASSIGNATION SUBSEQUENTE, LA S.E.T.P. A DEMANDE A LADITE COMMUNE LE PAIEMENT DE DOMMAGES-INTERETS EN REPARATION DU PREJUDICE QUE LUI CAUSAIENT, D'UNE PART, LE NON RESPECT DE SON DROIT EXCLUSIF SUR LES DEBLAIS NOUVEAUX, D'AUTRE PART, LA NON ATTRIBUTION EN QUANTITE SUFFISANTE DE DEBLAIS ANCIENS ; QUE LE TRIBUNAL A DECLARE IRRECEVABLE EN RAISON DE LA CHOSE JUGEE, LA DEMANDE CONCERNANT LES DEBLAIS ANCIENS MAIS RECEVABLES EN SON PRINCIPE LA DEMANDE CONCERNANT LES DEBLAIS NOUVEAUX DU FAIT DE VIOLATIONS, POSTERIEUREMENT AU PRECEDENT ARRET, DES DROITS EXCLUSIFS DE LA S.E.T.P. ET A ORDONNE UNE EXPERTISE ; QUE CETTE SOCIETE A RELEVE APPEL DE CE JUGEMENT EN CE QUI CONCERNE LES DEBLAIS ANCIENS ET ASSIGNE EN INTERVENTION FORCEE LA S.L.T.P. POUR VOIR PRONONCER LA NULLITE DES AVENANTS DU 28 MARS 1975 ;    ATTENDU QUE, POUR DECLARER IRRECEVABLE L'APPEL EN INTERVENTION FORCEE DE LA S.L.T.P., L'ARRET SE BORNE A ENONCER QU'IL N'Y A PAS EVOLUTION DU LITIGE ET QUE LADITE SOCIETE A ETE "MISE EN CAUSE" DANS LE JUGEMENT ENTREPRIS COMME AYANT PRETENDUMENT CONCOURU A LA VIOLATION DU CONTRAT ;    QU'EN STATUANT AINSI, SANS RECHERCHER SI, COMME LE SOUTENAIT LA S.E.T.P., L'EVOLUTION DU LITIGE NE RESULTAIT PAS A SON EGARD DE LA REVELATION, APRES LE JUGEMENT, DE L'EVENTUELLE IRREGULARITE DES AVENANTS SUR LESQUELS SE FONDAIT LA COMMUNE, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 18 SEPTEMBRE 1979, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE DIJON ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE BESANCON, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;<br>
   CONDAMNE LA SOCIETE LORRAINE DE TRAVAUX PUBLICS, ENVERS LA DEMANDERESSE, AUX DEPENS LIQUIDES A LA SOMME DE CENT TRENTE SEPT FRANCS QUARANTE DEUX CENTIMES, EN CE NON COMPRIS LE COUT DES SIGNIFICATIONS DU PRESENT ARRET ;    ORDONNE QU'A LA DILIGENCE DE M. LE PROCUREUR GENERAL PRES LA COUR DE CASSATION, LE PRESENT ARRET SERA IMPRIME ET SERA TRANSMIS POUR ETRE TRANSCRIT SUR LES REGISTRES DE LA COUR D'APPEL DE DIJON, EN MARGE OU A LA SUITE DE L'ARRET ANNULE ;<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Nouveau Code de procédure civile 555 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** En l'état d'un litige opposant un concessionnaire d'exploitation d'une carrière au concédant, qui par un contrat postérieur modifié par deux avenants, a concédé une partie de cette exploitation à un autre concessionnaire, un arrêt ne saurait, pour déclarer irrecevable à l'assignation en intervention forcée en cause d'appel du second concessionnaire par le premier, se borner à énoncer qu'il n'y a pas évolution du litige et que le second concessionnaire a été "mis en cause" dans le jugement entrepris comme ayant prétendument concouru à la violation du premier contrat, sans rechercher si, comme le soutenait le premier concessionnaire, l'évolution du litige ne résultait pas à son égard de la révélation, après le jugement, de l'éventuelle irrégularité des avenants sur lesquels se fondait le concédant.
**Mots-clés:** PROCEDURE CIVILE - Intervention - Intervention forcée - Intervention en appel - Conditions - Evolution du litige - Elément nouveau né du jugement ou survenu postérieurement.,* CARRIERES - Droit d'exploitation - Concessionnaire - Trouble de jouissance - Droit conféré par un autre concessionnaire - Dommages - Réparation - Intervention forcée du second concessionnaire en cause d'appel - Evolution du litige - Recherche nécessaire.,* PROCEDURE CIVILE - Intervention - Intervention forcée - Intervention en appel - Conditions - Evolution du litige - Recherche nécessaire.