# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 18 mars 1980, 79-10.013, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007004788
**Date de décision:** 1980-03-18
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007004788

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE QUE JOSE X... A ETE MORTELLEMENT BLESSE DANS UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION ALORS QU'IL SE RENDAIT A SON TRAVAIL DANS UNE VOITURE AUTOMOBILE APPARTENANT A SON EMPLOYEUR, LA SOCIETE ENTREPRISE DE CONSTRUCTIONS, ET CONDUITE PAR GONCALVES, AUTRE SALARIE DE CETTE SOCIETE ; QUE CELLE-CI AVAIT CONFIE LA GARDE DU VEHICULE AU CHEF D'EQUIPE PIMENTA, LEQUEL ETAIT ASSIS A COTE DU CONDUCTEUR AU MOMENT DE L'ACCIDENT ; QUE LA MUTUELLE ASSURANCE DES COMMERCANTS ET INDUSTRIELS DE FRANCE ET DES CADRES ET SALARIES DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE (MACIF), ASSUREUR DE LA SOCIETE ENTREPRISE DE CONSTRUCTION, A REFUSE SA GARANTIE EN FAISANT VALOIR QUE GONCALVES N'AVAIT PAS RECU DE SON EMPLOYEUR, PROPRIETAIRE DE LA VOITURE, L'AUTORISATION DE LA CONDUIRE ; QUE, POUR OBTENIR REPARATION DE LEUR PREJUDICE, LES AYANTS DROIT DE X... ONT ASSIGNE GIRARD, PRIS EN QUALITE DE SYNDIC DE LA LIQUIDATION DES BIENS DE LA SOCIETE ENTREPRISE DE CONSTRUCTIONS, ET LA MACIF ;<br>
   ATTENDU QUE CETTE MUTUELLE FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR RETENU SA GARANTIE AU MOTIF QUE, COMPTE TENU DES CIRCONSTANCES DE TEMPS ET DE LIEU, PIMENTA, SUBSTITUANT LE PROPRIETAIRE DU VEHICULE, AVAIT SEUL LA POSSIBILITE DE DONNER A UNE AUTRE PERSONNE L'AUTORISATION DE CONDUIRE LA VOITURE DE LA SOCIETE ALORS QU'IL APPARTIENT A CELUI QUI RECLAME LE BENEFICE DE LA GARANTIE DE L'ASSUREUR D'ETABLIR QUE SONT REUNIES LES CONDITIONS REQUISES PAR LE CONTRAT D'ASSURANCE POUR QUE JOUE CETTE GARANTIE ; QU'EN L'ESPECE, IL INCOMBAIT AUX AYANTS DROIT DE LA VICTIME DE PROUVER QUE GONCALVES ETAIT, LORS DE L'ACCIDENT, UN " CONDUCTEUR AUTORISE " AU SENS DE L'ARTICLE 1ER DU DECRET DU 7 JANVIER 1959 ; QUE CETTE PREUVE SUPPOSAIT ETABLI QUE PIMENTA, GARDIEN DU VEHICULE AVAIT PU DONNER CETTE AUTORISATION AU NOM ET POUR LE COMPTE DE L'EMPLOYEUR ; QUE TEL N'ETAIT PAS LE CAS PUISQUE L'ARRET ATTAQUE CONSTATE QUE L'EMPLOYEUR AVAIT CONFIE LA GARDE DU VEHICULE A DES FINS EXCLUSIVEMENT PERSONNELLES AU PREPOSE, CE QUI EXCLUAIT TOUT CONTRAT DE MANDAT ; QUE, DES LORS, EN RETENANT LA GARANTIE DE L'ASSUREUR, LA COUR D'APPEL AURAIT VIOLE LES ARTICLES 1315 DU CODE CIVIL ET 1ER DU DECRET DU 7 JANVIER 1959, DEVENU L'ARTICLE R. 211-2 DU CODE DES ASSURANCES ;<br>
<br>
   MAIS ATTENDU QUE C'EST PAR UNE APPRECIATION SOUVERAINE DES CIRCONSTANCES DANS LESQUELLES LA CONDUITE DE LA VOITURE AVAIT ETE CONFIEE PAR LA SOCIETE ENTREPRISE DE CONSTRUCTIONS A PIMENTA, PUIS PAR CELUI-CI A GONCALVES, QUE LES JUGES DU SECOND DEGRE ONT ADMIS QUE CE DERNIER BENEFICIAIT, POUR LA CONDUITE DU VEHICULE, D'UNE AUTORISATION TACITE DE LA SOCIETE, ET QUE LA MACIF DEVAIT SA GARANTIE ; QUE LE MOYEN N'EST DONC PAS FONDE ;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 18 OCTOBRE 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1979-02-27 Bulletin 1979 I N. 74 p.59 (REJET) et l'arrêt cité<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code des assurances R211-2
**ECLI:** 
**Résumé:** C'est par une appréciation souveraine des circonstances dans lesquelles la conduite d'une automobile, prêtée par l'employeur à l'un de ses salariés, avait été confiée par celui-ci à un de ses collègues, que les juges du fond ont admis que ce dernier bénéficiait, pour la conduite du véhicule, d'une autorisation tacite de l'employeur et que l'assureur de cet employeur devait garantir les conséquences de l'accident survenu dans de telles conditions.
**Mots-clés:** ASSURANCE RESPONSABILITE - Caractère obligatoire - Véhicule terrestre à moteur - Assuré - Définition - Conducteur autorisé - Autorisation par représentation.