# Conseil d'Etat, 10 SS, du 16 mai 1986, 66000, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007693270
**Date de décision:** 1986-05-16
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 10 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007693270

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire enregistrés les 11 février 1985 et 6 juin 1985 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés par le directeur général de l'Agence nationale pour l'indemnisation des Français d'outre-mer, et tendant à ce que le Conseil d'Etat :<br>    - annule la décision du 15 novembre 1984 par laquelle la commission du contentieux de l'Indemnisation de Bordeaux a reformé la décision de l'Agence nationale pour l'indemnisation des Français d'outre-mer du 26 août 1980 fixant la valeur d'indemnisation des biens que MM. Jean-Pierre et Georges X... possédaient au Maroc ;<br>
<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi du 15 juillet 1970 ;<br>    Vu le décret du 5 août 1970 ;<br>    Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;<br>    Vu la loi du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Richer, Conseiller d'Etat,<br>    - les conclusions de M. Van Ruymbeke, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant qu'en vertu de l'article 2 de la loi du 15 juillet 1970 le droit à indemnisation est ouvert aux personnes physiques dépossédées avant le 1er juin 1970 ;<br>    Considérant que s'il ne résulte pas de l'instruction que M. Pierre X... ait volontairement vendu en 1964 ses propriétés agricoles de Had-Kourt, au Maroc, à des ressortissants marocains, il n'est pas davantage établi que M. X..., qui avait donné à bail lesdites propriétés en 1961, ait été victime avant le 1er juin 1970 de mesures ou de circonstances de fait pouvant être regardées comme équivalent à la perte de la disposition et de la jouissance du bien, même si les locataires se sont abstenus de payer les loyers convenus ; qu'ainsi, le directeur général de l'agence pour l'indemnisation des Français d'outre-mer est fondé à soutenir que c'est à tort que, par la décision attaquée, la commission de Bordeaux a reconnu le droit à indemnisation de M. Pierre X... et de ses héritiers pour les propriétés dont s'agit ;<br>Article 1er : La décision susvisée de la commission du contentieux de l'indemnisation de Bordeaux est annulée.<br>
<br>     Article 2 : La demande présentée par les héritiers de M. Pierre X... à la commission du contentieux de l'indemnisation de Bordeaux est rejetée.<br>
<br>     Article 3 : La présente décision sera notifiée aux consorts X..., au directeur général de l'agence nationale pour l'indemnisation des Français d'outre-mer et au ministre d'Etat, chargé de l'économie, des finances et de la privatisation.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 46-06 OUTRE-MER - INDEMNISATION DES FRANCAIS DEPOSSEDES