# Conseil d'Etat, 8 SS, du 15 avril 1996, 155016, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007912995
**Date de décision:** 1996-04-15
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 8 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007912995

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 7 janvier 1994 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. Jean-Claude POURCEAU, demeurant au 146 cité des 15 Arpents 93150 Blanc-Mesnil ; M. POURCEAU demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 3 novembre 1993 par lequel le tribunal administratif de Paris a, à la demande de la société Gibert-Jeune, annulé la décision du 16 janvier 1990 par laquelle le ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle statuant sur recours hiérarchique, a confirmé la décision de l'inspecteur du travail du 24 juillet 1989 et a refusé de l'autoriser à procéder au licenciement pour faute du requérant ;<br>    2°) de rejeter la demande présentée par la société Gibert Jeune devant le tribunal administratif de Paris ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi du 3 août 1995 ;<br>    Vu le code du travail ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Plagnol, Maître des Requêtes,<br>    - les observations de la SCP Célice, Blancpain, avocat de la société Gibert Jeune,<br>    - les conclusions de M. Arrighi de Casanova, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que pour faire droit à la demande d'annulation présentée par la société Gibert-Jeune, de la décision en date du 16 janvier 1990 par laquelle le ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle a confirmé la décision de l'inspecteur du travail refusant l'autorisation de licencier pour faute M. POURCEAU, le tribunal administratif de Paris a jugé que l'absence injustifiée constatée était une faute d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, et qu'il n'était pas établi que le licenciement soit lié au mandat de l'intéressé ;<br>    Considérant qu'il y a lieu par adoption des motifs retenus par les premiers juges, de rejeter la requête présentée par M. POURCEAU ;<br>Article 1er : La requête de M. POURCEAU est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Jean-Claude POURCEAU, à la société GibertJeune et au ministre du travail et des affaires sociales.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 66-07-01 TRAVAIL ET EMPLOI - LICENCIEMENTS - AUTORISATION ADMINISTRATIVE - SALARIES PROTEGES.