# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 11 février 1982, 80-40.272, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007009206
**Date de décision:** 1982-02-11
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007009206

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE L122-12 DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
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ATTENDU QUE M X..., EMPLOYE, DEPUIS LE 2 JANVIER 1963, COMME DESSINATEUR PAR UNE SOCIETE QUI A ETE ABSORBEE PAR LA SOCIETE TRAILIGAZ, EST PASSE, LE 1ER JANVIER 1972, AU SERVICE DE CETTE DERNIERE;<br>
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 QU'IL A, EN 1977, RECLAME SUR LA BASE DE SON ANCIENNETE TOTALE, UN RAPPEL DE LA PRIME D'ANCIENNETE PREVUE PAR LA CONVENTION COLLECTIVE DES INDUSTRIES METALLURGIQUES, MECANIQUES ET CONNEXES DE LA REGION PARISIENNE DU 16 JUILLET 1954, A LAQUELLE ETAIT SOUMISE LA SOCIETE TRAILIGAZ ET QUI NE LUI AVAIT ETE VERSEE QU'A PARTIR DE 1974;<br>
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 QUE POUR LE DEBOUTER DE SA DEMANDE, L'ARRET ATTAQUE A ENONCE QUE LE SALARIE N'AVAIT, AU MOMENT DU TRANSFERT, "AUCUN DROIT ACQUIS A TOUCHER LA PRIME D'ANCIENNETE EN VIGUEUR A TRAILIGAZ" ;<br>
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ATTENDU CEPENDANT QU'IL RESULTE DE L'ARTICLE L122-12 DU CODE DU TRAVAIL QUE, EN CAS DE MODIFICATION DANS LA SITUATION JURIDIQUE DE L'EMPLOYEUR, LE SALARIE, DONT LE CONTRAT SUBSISTE AVEC LE NOUVEL EMPLOYEUR, CONSERVE LE BENEFICE DE L'ANCIENNETE ACQUISE AU SERVICE DU PRECEDENT ;<br>
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QU'EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, TOUT EN DECLARANT QUE "LA POURSUITE DU CONTRAT DE TRAVAIL, S'EST EFFECTUEE CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE L122-12", ALORS QUE LA CONVENTION COLLECTIVE SUSVISEE, APPLICABLE A LA SOCIETE TRAILIGAZ AU MOMENT DE LA FUSION, PREVOYAIT UNE PRIME A PARTIR DE TROIS ANNEES D'ANCIENNETE, ET QUE L'INTERESSE AVAIT TRAVAILLE PENDANT UN TEMPS AU MOINS AUSSI LONG DANS LA SOCIETE ABSORBEE, LA COUR D'APPEL A FAIT UNE FAUSSE APPLICATION DU TEXTE SUSVISE, PEU IMPORTANT QUE LE PRIME CETTE PRIME, CHEZ SON PRECEDENT EMPLOYEUR;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 26 AVRIL 1979 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1979-10-11 Bulletin 1979 V N. 717 (3) p.527 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code du travail L122-12 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** Aux termes de l'article L122-12 du Code du travail, en cas de modification dans la situation juridique de l'employeur, le salarié, dont le contrat subsiste avec le nouvel employeur, conserve le bénéfice de l'ancienneté acquise au service du précédent.          En conséquence, en cas de fusion de sociétés par absorption, un salarié est en droit d'obtenir, sur la base de son ancienneté totale, une prime d'ancienneté prévue par la convention collective à laquelle est soumise la société absorbante.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Cession de l'entreprise - Effets - Conventions collectives - Convention liant le second employeur - Prime d'ancienneté - Prise en compte de l'ancienneté acquise auprès du premier employeur.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Cession de l'entreprise - Effets - Ancienneté du salarié dans l'entreprise.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Cession de l'entreprise - Société - Fusion par absorption - Portée.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Salaire - Primes - Prime d'ancienneté - Attribution - Conditions - Ancienneté dans l'entreprise - Point de départ - Cession de l'entreprise.,* CONVENTIONS COLLECTIVES - Application - Cession de l'entreprise - Convention liant le second employeur - Prime d'ancienneté - Prise en compte de l'ancienneté acquise auprès du premier employeur.