# Cour administrative d'appel de Douai, 3e chambre - formation à 3 (bis), 03/10/2013, 12DA01694, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000028049343
**Date de décision:** 2013-10-03
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Douai
**Formation:** 3e chambre - formation à 3 (bis)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000028049343

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 22 novembre 2012, présentée pour M. B... A..., demeurant..., par Me Cécile Madeline ; M. A...demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 1202461 du 18 octobre 2012 du tribunal administratif de Rouen en tant qu'il a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 10 juillet 2012 du préfet de la Seine-Maritime refusant de lui renouveler son titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le Maroc comme pays à destination duquel il pourrait être reconduit ;<br>
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       2°) d'annuler ces décisions ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à la Selarl Eden Avocats dans les conditions prévues par l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ; <br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique :<br>
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- le rapport de M. Christophe Hervouet, président-assesseur,<br>
- et les observations de Me Cécile Madeline, avocat de M.A... ;<br>
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       1. Considérant que M.A..., ressortissant marocain, relève appel du jugement du 18 octobre 2012 du tribunal administratif de Rouen en tant qu'il a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 10 juillet 2012 du préfet de la Seine-Maritime refusant de lui renouveler son titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le Maroc comme pays à destination duquel il pourrait être reconduit ;<br>
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       Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête ;<br>
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       2. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M.A..., qui est entré en France le 13 février 2007 à l'âge de 28 ans, établit que ses parents, titulaires de cartes de résident, et ses soeurs, demi-frères et demi-soeurs, dont certains ont la nationalité française, résident sur le territoire français ; qu'il justifie avoir résidé en France durant trois ans sous couvert de titres de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dont il n'est pas établi qu'il les aurait obtenus frauduleusement ; qu'il est professionnellement inséré et est employé depuis 2011 dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée ; que dans ces conditions, en rejetant sa demande de renouvellement de son titre de séjour, le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de son arrêté sur sa situation personnelle ;<br>
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       3. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A...est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Rouen a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions contestées ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'injonction : <br>
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       4. Considérant que le présent arrêt implique nécessairement que le préfet de la Seine-Maritime délivre à M. A... une carte de séjour valable un an portant la mention " vie privée et familiale " ; qu'il y a lieu d'enjoindre au préfet d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent arrêt ; que dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte ;<br>
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       Sur l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 : <br>
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       5. Considérant que M. A...a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle au taux de 40 % par une décision du 14 janvier 2013 du bureau d'aide juridictionnelle ; que par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions précitées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au bénéfice de la Selarl Eden Avocats, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle partielle ;<br>
DÉCIDE :<br>
       Article 1er : Le jugement du 18 octobre 2012 du tribunal administratif de Rouen est annulé en tant qu'il a rejeté la demande de M. A...tendant à l'annulation de l'arrêté du 10 juillet 2012 du préfet de la Seine-Maritime refusant de lui renouveler son titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le Maroc comme pays à destination duquel il pourrait être reconduit, ensemble cet arrêté.<br>
       Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Maritime de délivrer à M. A...un titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent arrêt.<br>
       Article 3 : L'Etat versera à la Selarl Eden Avocats, avocat de M. A...une somme de 1 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve que cet avocat renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.<br>
       Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.<br>
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       Article 5: Le présent arrêt sera notifié à M. B...A..., au préfet de la Seine-Maritime et au ministre de l'intérieur. <br>
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N°12DA01694<br>
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N°"Numéro" <br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-03 Étrangers. Obligation de quitter le territoire français (OQTF) et reconduite à la frontière.