# Conseil d'Etat, 5 / 3 SSR, du 30 mai 1986, 65183, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007691424
**Date de décision:** 1986-05-30
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 5 / 3 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007691424

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire enregistrés les 11 janvier 1985 et 10 mai 1985 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. Jean-Max X..., demeurant 7, boulevard Charles-de-Gaulle à Ay-en-Champagne  51160 , et tendant à ce que le Conseil d'Etat : <br>    1°- annule le jugement du 11 septembre 1984 par lequel le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne a rejeté sa demande tendant à ce que le centre hospitalier de Reims soit condamné à lui verser une indemnité de 1 000 000 de F en réparation des conséquences dommageables de l'artériographie carotidienne dont il a fait l'objet le 8 janvier 1982 dans le service d'otorhinolaryngologie de ce centre,<br>    2°- condamne le centre hospitalier régional de Reims à lui verser une indemnité de 1 000 000 de F en réparation dudit préjudice,<br>    3°- à titre subsidiaire, ordonne qu'il soit procédé à une expertise aux fins de dire si l'artériographie pratiquée était indispensable,<br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs ;<br>    Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;<br>    Vu la loi du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Descoings, Auditeur,<br>    - les observations de Me Copper-Royer, avocat de M. X... et de Me Le Prado, avocat du centre hospitalier régional de Reims,<br>    - les conclusions de M. Fornacciari, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant que M. X... a subi le 8 janvier 1981 dans le service d'otorhinolaryngologie du centre hospitalier régional de Reims une artériographie carotidienne destinée à rechercher l'existence d'une éventuelle tumeur ; qu'à la suite de cet examen, M. X... a été atteint d'hémiplégie gauche ;<br>    Considérant qu'il résulte de l'instruction que l'artériographie pratiquée n'a pas fait courir au patient de risques inutiles mais était motivée par l'impossibilité de recourir à la date ci-dessus mentionnée à une autre technique exploratoire permettant aux praticiens du service précité de fonder leur diagnostic ; qu'eu égard à l'état de santé de M. X..., qui était suivi de longue date par ces praticiens, la nécessité de recourir à des examens préliminaires n'est pas établie ; que le requérant était averti des risques encourus et qu'il n'allègue aucune faute lourde dans l'exécution de l'artériographie elle-même, de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier ; que, par suite, M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne a rejeté sa requête ;<br>Article ler : La requête de M. X... est rejetée.<br>
<br>     Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X..., aucentre hospitalier régional de Reims et au ministre délégué auprès duministre des affaires sociales et de l'emploi, chargé de la santé et de la famille.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 60-02-01-01 RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE - RESPONSABILITE EN RAISON DES DIFFERENTES ACTIVITES DES SERVICES PUBLICS - SERVICES SOCIAUX - ETABLISSEMENTS PUBLICS D'HOSPITALISATION