# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 25 novembre 1970, 69-11.412, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006984139
**Date de décision:** 1970-11-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006984139

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DIT RECEVABLE LA REQUETE CIVILE FORMEE LE 25 JUIN 1968 PAR LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE RESIDENCE JAURES, CONTRE UN ARRET DU 1ER DECEMBRE 1967 QUI L'AVAIT CONDAMNEE A PAYER DES DOMMAGES-INTERETS A WARGNIER, ALORS, D'UNE PART, QUE LA SOCIETE REQUERANTE DEVAIT AGIR DANS LE DELAI DE DEUX MOIS COURANT DU JOUR OU LE DOL AVAIT ETE RECONNU ET QU'IL LUI APPARTENAIT D'APPORTER LA PREUVE PAR ECRIT DE LA DATE A LAQUELLE ELLE AVAIT EU CONNAISSANCE DES FAITS, ALORS, D'AUTRE PART, QU'IL AURAIT RESULTE D'UNE REQUETE DU 9 FEVRIER 1968, DANS LAQUELLE LA SOCIETE RESIDENCE JAURES AURAIT INVOQUE LA TROMPERIE COMMISE PAR WARGNIER SUR SON INSCRIPTION AU REGISTRE DU COMMERCE, QUE LA SOCIETE CONNAISSAIT A CETTE DATE LES FAITS DE DOL ET QU'EN TOUT CAS, ELLE N'AURAIT PAS APPORTE LA PREUVE QU'A CETTE EPOQUE ELLE N'AVAIT PAS CONNAISSANCE DES FAITS CONSTITUTIFS DU DOL INVOQUE ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, RETENANT QUE DANS LA REQUETE PRESENTEE LE 9 FEVRIER 1968, LA SOCIETE N'AVAIT NULLEMENT " FAIT ETAT DES FAUSSES QUALIFICATIONS QUI AVAIENT ETE PRETEES PAR WARGNIER A SON ENTREPRISE ", A JUGE QUE LES FAITS DE DOL N'AVAIENT ETE CONNUS DE LA SOCIETE QU'A LA SUITE D'UNE SIGNIFICATION DE CONCLUSIONS DU 11 MARS 1968, DANS UNE AUTRE PROCEDURE, ET QUE LA SOCIETE RESIDENCE JAURES ETAIT FONDEE A SE PREVALOIR DE LA LOI DU 31 JUILLET 1968, RELATIVE AUX FORCLUSIONS ENCOURUES DU FAIT DES EVENEMENTS DE MAI ET JUIN 1968 ;<br>
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 ATTENDU, EN OUTRE, QU'IL INCOMBAIT A WARGNIER DE RAPPORTER EVENTUELLEMENT LA PREUVE DE LA CONNAISSANCE DES FAITS DE DOL PAR LA SOCIETE A UNE DATE ANTERIEURE A CELLE DE L'ECRIT DU 11 MARS 1968, RETENU PAR LA COUR ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LA COUR D'APPEL, QUI N'A NI RENVERSE LE FARDEAU DE LA PREUVE, NI DENATURE LES PIECES DE LA PROCEDURE, A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION DU CHEF CRITIQUE ;<br>
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 SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR DECLARE BIEN FONDEE LA REQUETE CIVILE, ALORS QUE, D'UNE PART, UNE TELLE REQUETE NE SAURAIT ETRE ACCUEILLIE LORSQUE LE REQUERANT POUVAIT AVOIR CONNAISSANCE DES FAITS INVOQUES PAR LUI ET NE POURRAIT SE CREER PAR SON PROPRE TORT UN MOYEN DE REQUETE CIVILE, ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE WARGNIER AURAIT FAIT VALOIR DANS SES CONCLUSIONS D'APPEL QUE LA SOCIETE RESIDENCE JAURES AURAIT DU A SA PROPRE NEGLIGENCE DE N'AVOIR PAS SU LES QUALIFICATIONS DE L'ENTREPRISE WARGNIER, QUE LA SOCIETE AURAIT FAIT PREUVE D'UNE LEGERETE BLAMABLE EN NE VERIFIANT PAS LES RENSEIGNEMENTS FOURNIS PAR L'ENTREPRENEUR PLUS D'UN MOIS AVANT LA SIGNATURE DU CONTRAT, QUE DANS CES CONDITIONS, IL N'Y AURAIT PAS EU DE DOL PERSONNEL ET QUE CE MOYEN AURAIT ETE LAISSE SANS REPONSE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL N'A STATUE QU'AU RESCINDANT ;<br>
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 QUE LA SOCIETE RESIDENCE JAURES N'ETAIT PAS TENUE DE PROCEDER A DES RECHERCHES QUI AURAIENT PU LUI PERMETTRE DE DECOUVRIR PLUS TOT LE CARACTERE FRAUDULEUX DES ALLEGATIONS DE WARGNIER, LEQUEL AVAIT PRODUIT UNE FICHE DE RENSEIGNEMENTS PAR LAQUELLE IL PRETENDAIT AVOIR " LA QUALIFICATION MARQUEE, DANS LES USAGES DE LA PROFESSION, PAR SIX ETOILES, CE QUI SIGNIFIAIT QUE SON EFFECTIF MOYEN DEPASSAIT TROIS CENTS OUVRIERS " TANDIS QU'IL ETAIT ARTISAN PLATRIER ;<br>
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 QU'ENFIN, EN RETENANT QUE LE DOL DE WARGNIER EST " DEVENU LE DOL PERSONNEL VISE PAR L'ARTICLE 480 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE " ET A EU UNE INFLUENCE CERTAINE SUR LA DECISION RENDUE, LA COUR D'APPEL A REPONDU AUX CONCLUSIONS ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 23 JANVIER 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (2),LOI 1968-07-31
**ECLI:** 
**Résumé:** IL INCOMBE AU DEFENDEUR A UNE REQUETE CIVILE, QUI PRETEND  QUE LA CONNAISSANCE DES FAITS DE DOL PAR LE REQUERANT REMONTE A UNE  DATE ANTERIEURE A CELLE RESULTANT DE L'ECRIT PRODUIT, D'EN RAPPORTER  LA PREUVE.,LA LOI DU 31 JUILLET 1968, RELATIVE AUX FORCLUSIONS  ENCOURUES DU FAIT DES EVENEMENTS DE MAI ET JUIN 1968, EST APPLICABLE  AU DELAI DE LA REQUETE CIVILE.,LE FAIT PAR UN DEMANDEUR A UNE REQUETE CIVILE DE N'AVOIR PAS  PROCEDE A DES RECHERCHES SUSCEPTIBLES DE LUI PERMETTRE DE DECOUVRIR  PLUS TOT LE CARACTERE FRAUDULEUX DES ALLEGATIONS DE SON  COCONTRACTANT LEQUEL, ARTISAN PLATRIER, AVAIT PRODUIT UNE FICHE DE  RENSEIGNEMENTS LUI DONNANT LA QUALIFICATION D'ENTREPRENEUR AYANT DE  NOMBREUX OUVRIERS, N'EST PAS DE NATURE A ENLEVER A LA DISSIMULATION  COMMISE SON CARACTERE DE DOL PERSONNEL.
**Mots-clés:** 1) REQUETE CIVILE - DELAI - POINT DE DEPART - DOL - JOUR DE LA  CONNAISSANCE DU DOL - PREUVE - CHARGE.,* PREUVE EN GENERAL - CHARGE - REQUETE CIVILE - DOL - JOUR DE LA  CONNAISSANCE DU DOL.,2) REQUETE CIVILE - DELAI - SUSPENSION - LOI DU 31 JUILLET 1968  RELATIVE AUX EVENEMENTS DE MAI 1968.,* DELAIS - SUSPENSION - LOI DU 31 JUILLET 1968 RELATIVE AUX  EVENEMENTS DE MAI 1968 - REQUETE CIVILE.,3) REQUETE CIVILE - CAS - DOL PERSONNEL - DEFINITION - ALLEGATION  FRAUDULEUSE - POSSIBILITE DE DECOUVRIR LA FAUSSETE DE L'ALLEGATION -  ABSENCE D'INFLUENCE.,* REQUETE CIVILE - CAS - DOL PERSONNEL - DEFINITION - ALLEGATION  FRAUDULEUSE - PRISE DE LA FAUSSE QUALIFICATION D'ENTREPRENEUR.