# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 6 juillet 1965, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006968874
**Date de décision:** 1965-07-06
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006968874

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QUE SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE (DOUAI 5 JUILLET 1962) LA SOCIETE DE TRAITEMENTS ELECTROLYTIQUES ET ELECTROTHERMIQUES, DITES STEL, A PASSE LE 30 NOVEMBRE 1955 AVEC LA SOCIETE INDUSTRIELLE DE RECHERCHES PHYSICO-CHIMIQUES ET APPLICATIONS, DITE SIRCA, UN CONTRAT AUX TERMES DUQUEL LA SECONDE CONCEDAIT A LA PREMIERE LA LICENCE EXCLUSIVE D'UN BREVET INDUSTRIEL ET LA STEL CONSENTAIT A LA SIRCA UN PRET DE 6 MILLIONS DE FRANCS REMBOURSABLE EN UN AN ;<br>
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 QUE PAR LE MEME CONTRAT, ULRICI ET SCRIVE-LOYER, GERANTS DE LA SIRCA, SE PORTAIENT CAUTIONS SOLIDAIRES DU REMBOURSEMENT DE CE PRET ET QU'IL ETAIT PREVU QUE TOUT DIFFEREND PORTANT SUR UNE CONTESTATION RELATIVE A L'INTERPRETATION OU L'EXECUTION DE LA CONVENTION DEVAIT ETRE REGLE PAR VOIE D'ARBITRAGE ;<br>
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 QUE PAR JUGEMENT DU 3 OCTOBRE 1956, LA SIRCA A ETE DECLAREE EN ETAT DE REGLEMENT JUDICIAIRE ;<br>
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 ENFIN QUE, NON REMBOURSEE DE SON PRET, LA STEL A ASSIGNE DEVANT LE TRIBUNAL DE COMMERCE, EN SA QUALITE DE CAUTION SOLIDAIRE, SCRIVE-LOYER QUI PRETENDIT FAIRE JOUER LA COMPENSATION AVEC UNE CREANCE DE LA SIRCA POUR COMMISSIONS ET INVOQUA LA CLAUSE D'ARBITRAGE ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE LA CAUTION SOLIDAIRE N'ETAIT PAS TENUE DE REMBOURSER L'INTEGRALITE DU PRET QU'ELLE AVAIT CAUTIONNE ET POUR LE MONTANT DUQUEL LE CREANCIER AVAIT ETE ADMIS A PRODUIRE AU REGLEMENT JUDICIAIRE DU DEBITEUR PRINCIPAL, AU MOTIF QUE LA CAUTION SOLIDAIRE POUVAIT, MALGRE CETTE ADMISSION OPPOSER AU CREANCIER LA COMPENSATION PREVUE DANS LE CONTRAT PASSE PAR CELUI-CI AVEC LE DEBITEUR PRINCIPAL - ALORS QUE LA CAUTION SOLIDAIRE NE POUVAIT OPPOSER AU CREANCIER LA COMPENSATION - ET ALORS SURTOUT QUE L'ADMISSION DE LA CREANCE AU PASSIF DU REGLEMENT JUDICIAIRE DU DEBITEUR IMPLIQUAIT UN CONTRAT JUDICIAIRE IRREVOCABLE OU UNE CHOSE JUGEE QUI NE PERMETTAIT PAS A LA CAUTION DE DISCUTER LE MONTANT DE LA DETTE ;<br>
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MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE LA COUR D'APPEL RELEVE QUE LA COMPENSATION INVOQUEE PAR SCRIVE-LOYER ETAIT PREVUE PAR LA CONVENTION INTERVENUE ENTRE LA STEL ET LA SIRCA ET EN A EXACTEMENT DEDUIT QUE LA STEL N'AVAIT LE DROIT DE POURSUIVRE LA CAUTION QUE POUR LE SOLDE DE SA CREANCE APRES DEDUCTION DES COMMISSIONS QU'ELLE DEVAIT A LA SIRCA ;<br>
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ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE LA COUR D'APPEL ENONCE QUE SI L'ADMINISTRATEUR AU REGLEMENT JUDICIAIRE A RECU LA PRODUCTION DE LA CREANCE DE LA STEL POUR SON MONTANT TOTAL, CETTE ADMISSION NE SAURAIT METTRE OBSTACLE A L'EXECUTION DE LA CONVENTION INTERVENUE ENTRE LES PARTIES ET QUI PREVOYAIT EXPRESSEMENT LA COMPENSATION ENTRE LES DETTES RECIPROQUES DES DEUX SOCIETES ;<br>
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QU'AINSI, SANS VIOLER AUCUN DES TEXTES VISES PAR LE MOYEN, ELLE A JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 5 JUILLET 1962 PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI. N° 62 - 13 570 SOCIETE DES TRAITEMENTS ELECTROLYTIQUES ET ELECTROTHERMIQUES C/ EPOUX X.... PRESIDENT : M GUILLOT - RAPPORTEUR : M NECTOUX - AVOCAT GENERAL : M ROBIN - AVOCATS : MM NICOLAS ET LE PRADO.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** SI L'ADMINISTRATEUR AU REGLEMENT JUDICIAIRE D'UNE SOCIETE A RECU LA PRODUCTION DE LA CREANCE D'UNE AUTRE SOCIETE POUR SON MONTANT TOTAL, CETTE ADMISSION NE SAURAIT METTRE OBSTACLE A L'EXECUTION D'UNE CONVENTION INTERVENUE ENTRE LES PARTIES ET QUI PREVOYAIT EXPRESSEMENT LA COMPENSATION ENTRE LES DETTES RECIPROQUES DES DEUX SOCIETES.
**Mots-clés:** FAILLITE - REGLEMENT JUDICIAIRE - CREANCES - ADMISSION - COMPENSATION CONVENTIONNELLE ENTRE LE CREANCIER ET LE FAILLI - PORTEE