# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 23 octobre 1974, 72-13.060, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006992801
**Date de décision:** 1974-10-23
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006992801

## Contenu de la décision

SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE WITSCH, QUI UTILISAIT, LE 6 SEPTEMBRE 1962, UNE BETONNIERE QU'IL AVAIT ACHETEE PEU AUPARAVANT AUX ETABLISSEMENTS DE BOHAN, A ETE BLESSE A A LA SUITE DE L'ELEVATION INOPINEE DU CHARGEUR DE LA MACHINE ;<br>
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 QU'IL N'EST PAS CONTESTE QUE CET ACCIDENT EST DU A LA PRESENCE D'UN MORCEAU DE METAL DANS LE CARTER ETANCHE DU DIFFERENTIEL, QUI, VENU SE COINCER ENTRE LES DENTS DE CERTAINS ENGRENAGES , LES A BLOQUES, ENTRAINANT AINSI LA MISE EN ACTION INOPINEE DU MECANISME DESTINE A ASSURER LA REMONTEE DU CHARGEUR ;<br>
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 QUE WITSCH A ASSIGNE LES ETABLISSEMENTS DE BOHAN, D'UNE PART, POUR FAIRE PRONONCER LA RESOLUTION DE LA VENTE ET ORDONNER LA RESTITUTION DU PRIX, ET D'AUTRE PART, POUR OBTENIR LE REMBOURSEMENT DE SES FRAIS PHARMACEUTIQUES AINSI QU'UNE INDEMNITE PROVISIONNELLE A VALOIR SUR LE PREJUDICE CORPOREL QU'IL AVAIT SUBI ET POUR LA DETERMINATION DUQUEL IL SOLLICITAIT UNE EXPERTISE ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR, TOUT EN ADMETTANT L'EXISTENCE D'UN VICE CACHE, LIMITE LA CONDAMNATION DE LA SOCIETE VENDERESSE A LA RESTITUTION D'UNE PARTIE DU PRIX DE LA CHOSE VENDUE, ALORS, D'UNE PART, QUE L'OPTION ENTRE LA RESOLUTION DE LA VENTE, SEULE DEMANDEE EN L'ESPECE, ET SON MAINTIEN ASSORTI D'UNE REDUCTION DU PRIX SERAIT L'APANAGE EXCLUSIF DE L'ACHETEUR ET, D'AUTRE PART, QUE, DES L'ASSIGNATION EN RESOLUTION, LAQUELLE VAUDRAIT, SELON LE MOYEN, MISE EN DEMEURE DE REPRENDRE LA CHOSE VENDUE CONTRE RESTITUTION DU PRIX, L'ACHETEUR, DECHARGE DES RISQUES DE LA CHOSE, DONT IL RESTERAIT SEULEMENT LE DEPOSITAIRE DANS L'ATTENTE DE LA SOLUTION DU LITIGE, NE SERAIT PLUS TENU QUE DES OBLIGATIONS ATTACHEES A CETTE DERNIERE QUALITE, AU NOMBRE DESQUELLES NE FIGURERAIT PAS CELLE D'ENTRETIEN ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE, SANS EXERCER LE CHOIX QUI N'APPARIENT QU'A L'ACHETEUR, LES JUGES DU SECOND DEGRE, QUI ONT INFIRME LE JUGEMENT ENTREPRIS EN CE QU'IL AVAIT DEBOUTE WITSCH DE L'ACTION REDHIBITOIRE QU'IL AVAIT EXERCEE, ONT ENONCE QUE L'EXPERT X... CONSTATE QUE "LA BETONNIERE AVEC SON CHARGEUR ET SON TAMBOUR (ETAIENT) ROUILLES ET DE TRISTE ALLURE" ET ADMIS QUE CES DETERIORATIONS ETAIENT DUES A LA NEGLIGENCE DE L'ACHETEUR ;<br>
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 QU'AYANT AINSI RELEVE QU'INDEPENDAMMENT DU VICE DONT ELLE ETAIT AFFECTEE, CETTE MACHINE AVAIT SUBI UNE DEPRECIATION PAR LE FAIT DE WITSCH ALORS QU'IL EN ETAIT ENCORE PROPRIETAIRE ET QU'IL POURSUIVAIT LA RESOLUTION DE LA VENTE ET LA REPRISE, PAR LE VENDEUR, DE CE MATERIEL, CONTRE RESTITUTION DU PRIX, LES JUGES D'APPEL ONT PU DECIDER LA REDUCTION DE CELUI-CI DANS UNE PROPORTION QU'ILS ONT SOUVERAINEMENT FIXEE ;<br>
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QU'ILS ONT DE CE CHEF LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION ;<br>
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 QUE LE MOYEN DOIT ETRE ECARTE ;<br>
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LE REJETTE ;<br>
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MAIS SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SA SECONDE BRANCHE : VU L'ARTICLE 1645 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QUE SI, AUX TERMES DE L'ARTICLE 1646 DU MEME CODE, LE VENDEUR, QUI A IGNORE LES VICES DE LA CHOSE, N'EST TENU QU'A LA RESTITUTION DU PRIX ET A REMBOURSER A L'ACQUEREUR LES FRAIS OCCASIONNES PAR LA VENTE, IL RESULTE, EN REVANCHE, DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 1645 DU CODE CIVIL QUE LE VENDEUR QUI CONNAISSAIT CES VICES, AUQUEL IL CONVIENT D'ASSIMILER CELUI QUI, PAR SA PROFESSION, NE POUVAIT LES IGNORER, EST TENU, OUTRE LA RESTITUTION DU PRIX QU'IL A RECU, DE TOUS DOMMAGES ET INTERETS ENVERS L'ACHETEUR ;<br>
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ATTENDU QUE POUR REFUSER D'ACCORDER A WITSCH LA REPARATION DU DOMMAGE CORPOREL QU'IL A SUBI, L'ARRET ATTAQUE A ENONCE QUE "LA PRESENCE D'UN MORCEAU DE METAL DANS LE CARTER ETANCHE RENFERMANT L'ENGRENAGE DIFFERENTIEL DE LA BETONNIERE, N'ETAIT NI PREVISIBLE NI EVITABLE" ;<br>
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 QU'EN STATUANT AINSI ALORS QU'IL ETAIT ETABLI QUE L'ACTIVITE DES ETABLISSEMENTS DE BOHAN, AUXQUELS WITSCH S'ETAIT ADRESSE POUR FAIRE L'ACQUISITION DE CET ENGIN, CONSISTAIT EN LA VENTE DE MATERIEL ET DE MACHINES, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LA PREMIERE BRANCHE : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS LE 5 NOVEMBRE 1971 ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AMIENS.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle Cassation
**Lois appliquées:** (2),Code civil 1645,Code civil 1646
**ECLI:** 
**Résumé:** LES JUGES DU FOND QUI PRONONCENT LA RESOLUTION D'UNE VENTE  POUR VICE CACHE, PEUVENT LIMITER LA CONDAMNATION DU VENDEUR A LA  RESTITUTION D'UNE PARTIE SEULEMENT DU PRIX DES LORS QU'ILS RELEVENT  QUE LA CHOSE VENDUE A SUBI INDEPENDAMMENT DU VICE DONT ELLE ETAIT  AFFECTEE UNE DEPRECIATION PAR LE FAIT DE L'ACHETEUR ALORS QU'ELLE  ETAIT EN SA POSSESSION.,SI AUX TERMES DE L'ARTICLE 1646 DU CODE CIVIL LE VENDEUR QUI  A IGNORE LES VICES DE LA CHOSE N'EST TENU QU'A LA RESTITUTION DU  PRIX ET A REMBOURSER A L'ACQUEREUR LES FRAIS OCCASIONNES PAR LA  VENTE, IL RESULTE EN REVANCHE DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 1645 DU  MEME CODE QUE LE VENDEUR, QUI CONNAISSAIT CES VICES, AUQUEL IL  CONVIENT D'ASSIMILER CELUI QUI PAR SA PROFESSION NE POUVAIT LES  IGNORER, EST TENU, OUTRE LA RESTITUTION DU PRIX QU'IL A RECU, DE  TOUS DOMMAGES-INTERETS ENVERS L'ACHETEUR.            DOIT DES LORS  ETRE CASSE L'ARRET QUI, APRES AVOIR PRONONCE LA RESOLUTION DE LA  VENTE D'UNE BETONNIERE POUR VICE CACHE, ENONCE, POUR REFUSER D 'ACCORDER A L'ACQUEREUR LA REPARATION DU DOMMAGE CORPOREL QU'IL AVAIT  SUBI EN FAISANT UNE CHUTE OCCASIONNEE PAR LE FONCTIONNEMENT ANORMAL  DE LA MACHINE, DU A LA PRESENCE D'UN MORCEAU DE METAL DANS LE  MECANISME DE CELLE-CI, QUE CE FAIT N'ETAIT NI PREVISIBLE, NI  EVITABLE, ALORS QU'IL ETAIT ETABLI QUE L'ACTIVITE DU DEFENDEUR  CONSISTAIT EN LA VENTE DE MATERIEL ET DE MACHINES.
**Mots-clés:** 1) VENTE - GARANTIE - VICES CACHES - ACTION REDHIBITOIRE -  RESOLUTION DE LA VENTE - EFFETS - RESTITUTION DE LA CHOSE - CHOSE  DETERIOREE PAR L'ACQUEREUR - RESTITUTION PARTIELLE DU PRIX.,* VENTE - GARANTIE - ACTION REDHIBITOIRE - RESOLUTION DE LA VENTE -  EFFETS - RESTITUTION DU PRIX - CHOSE DETERIOREE PAR L'ACQUEREUR -  RESTITUTION PARTIELLE DU PRIX.,2) VENTE - GARANTIE - VICES CACHES - CONNAISSANCE DU VENDEUR -  ETENDUE DE LA GARANTIE - VENDEUR PROFESSIONNEL - BETONNIERE.,* VENTE - GARANTIE - VICES CACHES - ACTION REDHIBITOIRE -  DOMMAGES-INTERETS - PREJUDICE CORPOREL.