# CAA de NANCY, 1ère chambre, 29/06/2023, 22NC02010, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000047783371
**Date de décision:** 2023-06-29
**Juridiction:** CAA de NANCY
**Formation:** 1ère chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000047783371

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       Mme C... D... a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler l'arrêté du 23 mars 2021 par lequel la préfète du Bas-Rhin lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination.<br>
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       Par un jugement n° 2104167 du 7 octobre 2021, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté ce recours.<br>
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       Procédure devant la cour :<br>
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       Par une requête enregistrée le 25 juillet 2022, Mme C... D..., représentée par Me Perez, demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Strasbourg du 7 octobre 2021 ;<br>
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       2°) d'annuler l'arrêté du 23 mars 2021 par lequel la préfète du Bas-Rhin lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;<br>
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       3°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant la durée de l'instruction ou, à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans le même délai ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, moyennant la renonciation de son avocat à percevoir la contribution versée par l'État au titre de l'aide juridictionnelle.<br>
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       Elle soutient que :<br>
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       s'agissant du refus de titre de séjour :<br>
       - il méconnaît le 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile interprété à la lumière de la circulaire du 28 novembre 2012 ;<br>
       - il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - la préfète du Bas-Rhin a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;<br>
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       s'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :<br>
       - elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité affectant le refus de titre de séjour ;<br>
       - elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       s'agissant de la décision fixant le pays de destination :<br>
       - elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité affectant l'obligation de quitter le territoire français. <br>
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       Par un mémoire en défense, enregistré le 17 février 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.<br>
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       Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme A... D... ne sont pas fondés.<br>
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       Mme A... D... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision en date du 27 juin 2022. <br>
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       Vu les autres pièces du dossier. <br>
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       Vu : <br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; <br>
       - le code des relations entre le public et l'administration ;<br>
       - le code du travail ;<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; <br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       Le rapport de M. Sibileau, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.<br>
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       Considérant ce qui suit :<br>
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       1. Mme C... D..., ressortissante marocaine née le 13 juillet 1997, déclare être entrée en France au cours du mois d'octobre 2013 via l'Italie. Par une décision du 5 février 2016, le préfet du Bas-Rhin a prononcé sa remise aux autorités italiennes. L'intéressée a formulé une demande de titre de séjour le 28 janvier 2017. Elle a obtenu deux titres de séjour mention " étudiante " valable du 31 mai 2017 au 5 décembre 2019. Elle n'a pas sollicité le renouvellement de ce titre. Le 7 septembre 2020, Mme A... D... a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 et de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La préfète du Bas-Rhin, par un arrêté du 23 mars 2021, a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par un jugement du 7 octobre 2021 dont Mme A... D... relève appel, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté le recours formé contre cet arrêté.<br>
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       Sur la légalité de l'arrêté du 23 mars 2021 : <br>
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       En ce qui concerne le refus de titre de séjour :<br>
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       2. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction alors en vigueur : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / [...] 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ; / [...] ".<br>
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       3. D'une part, l'article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration institue une garantie au profit de l'usager en vertu de laquelle toute personne qui l'invoque est fondée à se prévaloir, à condition d'en respecter les termes, de l'interprétation, même illégale, d'une règle contenue dans un document que son auteur a souhaité rendre opposable, en le publiant dans les conditions prévues aux articles R. 312-10 et D. 312-11 du code des relations entre le public et l'administration, tant qu'elle n'a pas été modifiée. En outre, l'usager ne peut bénéficier de cette garantie qu'à la condition que l'application d'une telle interprétation de la règle n'affecte pas la situation de tiers et qu'elle ne fasse pas obstacle à la mise en œuvre des dispositions législatives ou réglementaires préservant directement la santé publique, la sécurité des personnes et des biens ou l'environnement. Les mentions accompagnant la publication de ce document ont pour objet de permettre de s'assurer du caractère opposable de l'interprétation qu'il contient. <br>
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       4. En instituant le mécanisme de garantie de l'article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration, le législateur n'a pas permis de se prévaloir d'orientations générales dès lors que celles-ci sont définies pour l'octroi d'une mesure de faveur au bénéfice de laquelle l'intéressé ne peut faire valoir aucun droit, alors même qu'elles ont été publiées sur l'un des sites mentionnés à l'article D. 312-11 du même code. S'agissant des lignes directrices, le législateur n'a pas subordonné à leur publication sur l'un de ces sites la possibilité pour toute personne de s'en prévaloir, à l'appui d'un recours formé devant le juge administratif. <br>
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       5. Dès lors qu'un étranger ne détient aucun droit à l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation, il ne peut utilement se prévaloir, sur le fondement de ces dispositions, des orientations générales contenues dans la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 pour l'exercice de ce pouvoir. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de la circulaire du 28 novembre 2012 du ministre de l'intérieur, dite circulaire Valls est inopérant et doit être écarté pour ce motif.<br>
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       6. D'autre part, Mme A... D... soutient résider en France depuis huit ans, avoir effectué sa scolarité en France et être titulaire d'une promesse d'embauche. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressée qui a obtenu des titres de séjour en tant qu'étudiante ne poursuit actuellement plus sa scolarité, qu'elle n'est pas dépourvue d'attaches familiales en Italie où résident ses parents et notamment son père qui est titulaire d'une carte de résident dans ce pays, qu'elle n'a pas sollicité le renouvellement de son précédent titre de séjour quand il est arrivé à expiration et a résidé pendant près d'un an en situation irrégulière en France, qu'elle n'est pas mariée et n'a pas d'enfant en France. Par suite, compte tenu des circonstances de l'espèce, et notamment de la durée et des conditions de séjour de l'intéressée en France, l'arrêté litigieux du 23 mars 2021 n'a pas porté au droit de Mme A... D... au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Ainsi, la préfète du Bas-Rhin n'a ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la mesure d'éloignement sur la situation personnelle de l'intéressée ou dans l'application des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.<br>
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       En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :<br>
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       7. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen soulevé à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français et tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ne peut qu'être écarté.<br>
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       8. En second lieu, le moyen tiré par Mme A... D... de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et dirigé contre l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté pour les motifs exposés au point 6 ci-dessus.<br>
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       En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination : <br>
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       9. Ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision fixant le pays de destination n'a pas été prise sur le fondement d'une décision faisant obligation de quitter le territoire français illégale. Le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité ne peut, dès lors, qu'être écarté.<br>
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       10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme A... D... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande.<br>
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       Sur l'injonction :<br>
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       11. Le présent arrêt, qui rejette la requête de Mme A... D... n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de l'intéressée tendant à ce qu'il soit enjoint sous astreinte à la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour doivent être rejetées.<br>
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       Sur les frais d'instance :<br>
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       12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme A... D..., au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.<br>
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D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de Mme A... D... est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme C... D... et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. <br>
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Copie en sera adressée à la préfète du Bas-Rhin.<br>
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       Délibéré après l'audience du 5 juin 2023, à laquelle siégeaient :<br>
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       - M. Wallerich, président de chambre,<br>
       - M. Sibileau, premier conseiller, <br>
       - Mme Barrois, première conseillère.<br>
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       Rendu public par mise à disposition au greffe, le 29 juin 2023.<br>
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Le rapporteur,<br>
Signé : J.-B. SibileauLe président,<br>
Signé : M. Wallerich<br>
La greffière,<br>
Signé : E. Delors<br>
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
       Pour expédition conforme,<br>
       La greffière,<br>
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       S. Robinet<br>
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2<br>
N° 22NC02010<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**