# Conseil d'Etat, 5 / 3 SSR, du 6 avril 1992, 106767, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007834062
**Date de décision:** 1992-04-06
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 5 / 3 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007834062

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 22 avril 1989, présentée par Mme Eliane X..., née Y..., demeurant ... ; Mme X... demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 21 février 1989 par lequel le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne a rejeté sa demande tendant à l'annulation d'un arrêté du maire de Gillancourt (Haute-Marne), en date du 3 juillet 1982, limitant à dix tonnes, exception faite des engins agricoles, le poids des véhicules circulant sur le chemin rural de Gillancourt vers Buxières ;<br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du maire de Gillancourt ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le décret n° 83-1025 du 28 novembre 1983 ;<br>    Vu le code des communes ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Philippe Boucher, Conseiller d'Etat, <br>    - les conclusions de M. Legal, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 1er du décret 65-29 du 11 janvier 1965, "sauf en matière de travaux publics, la juridiction administrative ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée" ; <br>    Considérant que la demande présentée par Mme X... devant le tribunal administratif tendait à l'annulation, non d'une décision par laquelle le maire de Gillancourt aurait refusé d'abroger son arrêté du 3 juillet 1982 réglementant la circulation sur le chemin de Gillancourt vers Buxières, mais à l'annulation de cet arrêté ; qu'il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été affiché en mairie du 10 juillet au 10 septembre 1982 ; que c'est dès lors à juste titre que le tribunal administratif a décidé que la demande présentée par Mme X..., enregistrée à son greffe le 15 janvier 1988, était tardive et, par suite irrecevable ;<br>Article 1er : La requête de Mme X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Eliane X..., au maire de Gillancourt, au ministre de l'intérieur.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Décret 65-29 1965-01-11 art. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 16-03-02-01-01 COMMUNE - POLICE MUNICIPALE - POLICE DE LA VOIE PUBLIQUE - REGLEMENTATION DE LA CIRCULATION - INTERDICTIONS DE CIRCULER,49-04-01-01 POLICE ADMINISTRATIVE - OBJET DES MESURES DE POLICE - CIRCULATION ET STATIONNEMENT - CIRCULATION,54-01-07-05 PROCEDURE - INTRODUCTION DE L'INSTANCE - DELAIS - EXPIRATION DES DELAIS