# CAA de LYON, 4ème chambre, 09/07/2020, 19LY04580, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000042133066
**Date de décision:** 2020-07-09
**Juridiction:** CAA de LYON
**Formation:** 4ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000042133066

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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Procédure contentieuse antérieure<br>
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       Mme A... B... a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler l'arrêté du 18 septembre 2019 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être éloignée d'office à l'expiration de ce délai.<br>
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       Par un jugement n° 1906599 du 7 novembre 2019, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Grenoble a rejeté cette demande.<br>
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Procédure devant la cour<br>
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       Par une requête enregistrée le 11 décembre 2019, Mme B..., représentée par Me C..., demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement ;<br>
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       2°) d'annuler cet arrêté ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Savoie de lui délivrer un titre de séjour ou de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 7611 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91647 du 10 juillet 1991.<br>
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       Elle soutient que l'arrêté contesté méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.<br>
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       Mme B... a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 8 janvier 2020.<br>
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       L'affaire a été dispensée d'instruction en application de l'article R. 611-8 du code de justice administrative.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu :<br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
       - le code de justice administrative ;<br>
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       Le président de la formation de jugement ayant dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;<br>
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       La requérante ayant été régulièrement avertie du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Véronique Vaccaro-Planchet, premier conseiller ;<br>
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       Considérant ce qui suit :<br>
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       1. Mme B..., ressortissante albanaise née le 3 juin 1984, déclare être entrée en France le 1er février 2019. Sa demande d'asile a été rejetée par l'Office de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) par une décision du 30 avril 2019, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 723-2-I 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile correspondant au cas où le requérant est issu d'un pays dit d'origine sûr. Cette décision a été confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) par une décision du 9 août 2019. Mme B... relève appel du jugement du 7 novembre 2019 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 18 septembre 2019 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office à l'expiration de ce délai.<br>
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       2. Alors que la requérante n'apporte aucun élément nouveau en appel, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés par adoption des motifs circonstanciés retenus à bon droit par le par le premier juge.<br>
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       3. Il résulte de ce qui précède que Mme B... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande. Ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 7611 du code de justice administrative doivent être rejetées par voie de conséquence.<br>
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DÉCIDE :<br>
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme A... B... et au ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Savoie.<br>
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Délibéré après l'audience du 2 juillet 2020, à laquelle siégeaient :<br>
M. d'Hervé, président,<br>
Mme Vaccaro-Planchet, premier conseiller,<br>
Mme Lesieux, premier conseiller.<br>
Lu en audience publique le 9 juillet 2020.<br>
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N° 19LY04580<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01-03 Étrangers. Séjour des étrangers. Refus de séjour.