# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 21 janvier 1976, 74-14.348, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006996197
**Date de décision:** 1976-01-21
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006996197

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES TROIS BRANCHES : ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DE L ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, LE PRIX DU LOYER D UN LOCAL COMMERCIAL ET D UN APPARTEMENT, PROPRIETE DE LA SOCIETE PARTICULIERE DES CAPUCINES, SIS A ..., DONT MELA EST LOCATAIRE, A ETE FIXE PAR UN BAIL REVISE AU 14 FEVRIER 1964 PAR ARRET DU 16 MAI 1969 ;<br>
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 QUE MELA A INTRODUIT ALORS UNE NOUVELLE INSTANCE EN VUE DE BENEFICIER DES PALIERS D AUGMENTATION PREVUS PAR LE DECRET DU 20 SEPTEMBRE 1953 MODIFIE PAR LE DECRET DU 3 JUILLET 1959, MAIS QUE LA COUR D APPEL A RETENU DANS UN ARRET DU 7 JUIN 1973 QUE, LA VALEUR LOCATIVE DES LOCAUX LITIGIEUX AYANT ETE FIXEE POSTERIEUREMENT A LA PROMULGATION DU DECRET DU 3 JANVIER 1966 AYANT ABROGE LE DECRET MODIFIEMELA NE POUVAIT BENEFICIER DES DISPOSITIONS DE CE TEXTE, DU 20 SEPTEMBRE 1953, MELA AYANT INVOQUE L ILLEGALITE DU DECRET DE 1966, LA COUR D APPEL A SURSIS A STATUER PENDANT TROIS MOIS POUR LUI PERMETTRE DE SAISIR LE CONSEIL D ETAT D UN RECOURS EN ANNULATION DUDIT DECRET, QU ENFIN, ESTIMANT QUE MELA N AVAIT PAS SAISI LE CONSEIL D ETAT D UN RECOURS EN ANNULATION, ELLE A STATUE AU FOND ;<br>
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ATTENDU QU IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D APPEL D AVOIR AINSI DECIDE, ALORS QUE, D UNE PART, L ARRET ATTAQUE EST LA CONSEQUENCE DE CELUI DU 7 JUIN 1973 ET QUE LA CASSATION DE CE DERNIER ARRET DEVRAIT ENTRAINER CELLE DE L ARRET ATTAQUE, ALORS QUE, D AUTRE PART, LE RECOURS DEVANT LE CONSEIL D ETAT FORME PAR MELA AURAIT DEMANDE EXPRESSEMENT L ANNULATION DU DECRET DU 3 JANVIER 1966 ET QUE, COMME LE RECONNAIT L ARRET ATTAQUE, LE MEMOIRE PRODUIT A L APPUI DE CE RECOURS AURAIT EGALEMENT TENDU A CETTE ANNULATION ET ALORS, ENFIN, QU IL APPARTENAIT AU CONSEIL D ETAT SEUL DE DETERMINER LE SENS ET LA PORTEE DU RECOURS DONT IL ETAIT SAISI ET QU EN STATUANT COMME ELLE L A FAIT, LA COUR D APPEL AURAIT EXCEDE SES POUVOIRS ;<br>
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MAIS, D UNE PART, ATTENDU QUE, PAR UN ARRET DU 18 MARS 1975, LA COUR DE CASSATION A REJETE LE POURVOI FORME PAR MELA CONTRE L ARRET DU 7 JUIN 1973, QUE, D AUTRE PART, POUR APPRECIER SI LE RECOURS PRESENTE PAR MELA AU CONSEIL D ETAT REPONDAIT AUX DISPOSITIONS DE SON ARRET, LA COUR D APPEL A DU, EN RAISON DE L AMBIGUITE DES TERMES DU RECOURS, PROCEDER A UNE INTERPRETATION DONT LA NECESSITE EXCLUT TOUTE DENATURATION ;<br>
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 QU IL S ENSUIT QUE LE PREMIER GRIEF MANQUE EN FAIT ET QUE LA COUR D APPEL A, SANS EXCEDER SES POUVOIRS, LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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QUE LE MOYEN N EST FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ;<br>
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PAR CES MOTIFS: REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L ARRET RENDU LE 16 JUILLET 1974 PAR LA COUR D APPEL DE PARIS.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1974-03-18 Bulletin 1974 III N. 131 p. 99 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Décret 66-12 1966-01-03,LOI 1790-08-16,LOI 1790-08-24
**ECLI:** 
**Résumé:** Une Cour d'appel, qui a sursis à statuer pour permettre à l'une des parties d'exercer devant le juge administratif un recours en annulation d'un décret qui lui est opposé, n'excède pas ses pouvoirs en procédant à l'interprétation des termes de ce recours, rendue nécessaire par leur ambiguïté, pour apprécier s'il répond aux dispositions de son précédent arrêt.
**Mots-clés:** CASSATION - Excès de pouvoirs - Interprétation d'un recours porté par l'une des parties devant la juridiction administrative (non).