# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 29 juin 1966, 66-90.064, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007058883
**Date de décision:** 1966-06-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007058883

## Contenu de la décision

CASSATION SUR LE POURVOI DE X... (ANDRE) CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'ASSISES DU TARN, EN DATE DU 2 DECEMBRE 1965 QUI L'A CONDAMNE A DIX-HUIT ANS DE RECLUSION CRIMINELLE POUR COMPLICITE DE TENTATIVES D'ASSASSINATS, COMPLICITE D'ASSASSINAT, VOL ET INFRACTION A LA LEGISLATION SUR LES ARMES. LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;<br>
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SUR LE TROISIEME MOYEN DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 60 DU CODE PENAL, 349 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, EN CE QUE L'ACCUSE A ETE CONDAMNE POUR COMPLICITE DE TENTATIVE D'ASSASSINAT ;<br>
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ALORS, D'UNE PART, QUE LES QUESTIONS NE PORTAIENT PAS SUR SA CULPABILITE, SANS QU'AUCUNE DE LEURS ENONCIATIONS IMPLIQUENT NECESSAIREMENT LADITE CULPABILITE ;<br>
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ALORS, D'AUTRE PART, QU'ELLES N'ETABLISSAIENT L'EXISTENCE DES ELEMENTS CONSTITUTIFS D'AUCUN MODE LEGAL DE COMPLICITE ET QUE L'UNE D'ELLES RELEVAIT MEME DEUX MODES DE COMPLICITE CONTRADICTOIRES ;<br>
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VU LESDITS ARTICLES ;<br>
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ATTENDU QUE L'ARTICLE 349 DU CODE DE PROCEDURE PENALE DISPOSE :<br>
 CHAQUE QUESTION PRINCIPALE EST POSEE AINSI QU'IL SUIT : L'ACCUSE EST-IL COUPABLE D'AVOIR COMMIS TEL FAIT - ;<br>
ATTENDU QUE X... ETAIT ACCUSE DE COMPLICITE D'ASSASSINAT ET DE COMPLICITE DE TENTATIVES D'ASSASSINATS ;<br>
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 QUE LA COUR ET LE JURY, APRES AVOIR CONSTATE PAR DES REPONSES AFFIRMATIVES A DES QUESTIONS REGULIEREMENT POSEES L'EXISTENCE DES CRIMES D'ASSASSINAT ET DE TENTATIVE D'ASSASSINATS, ONT ETE INTERROGES PAR DES QUESTIONS DISTINCTES DEMANDANT, POUR CHACUN D'EUX, SI X... S'EN ETAIT RENDU COMPLICE ;<br>
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ATTENDU QUE CES DERNIERES QUESTIONS, BIEN QUE SPECIFIANT DANS CHAQUE CAS, LE MODE DE COMPLICITE, ETAIENT CONCUES DANS DES TERMES QUI NE PERMETTAIENT PAS A LA COUR ET AU JURY DE SE PRONONCER SUR LA CULPABILITE QUI EST L'ELEMENT ESSENTIEL DE TOUTE CONDAMNATION ;<br>
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 QUE SI L'EMPLOI DU MOT COUPABLE PRESCRIT PAR L'ARTICLE 349 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, N'EST PAS SACRAMENTEL, IL EST DU MOINS NECESSAIRE QUE LES TERMES EMPLOYES SOIENT RIGOUREUSEMENT EQUIVALENTS ;<br>
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 QUE LES EXPRESSIONS S'EST-IL RENDU COMPLICE - DONT IL A ETE USE EN L'ESPECE N'ONT PAS CE CARACTERE PUISQUE, AU REGARD DE L'ARTICLE 64 DU CODE PENAL, ELLES NE SONT PAS NECESSAIREMENT INCONCILIABLES AVEC LA NON-EXISTENCE DE LA CRIMINALITE DE L'ACTION ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LES REPONSES AFFIRMATIVES AUX QUESTIONS POSEES EN CES TERMES N'ONT PU DONNER UNE BASE LEGALE A LA CONDAMNATION PRONONCEE ET QUE LA CASSATION EST ENCOURUE ;<br>
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PAR CES MOTIFS ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE SE PRONONCER SUR LA SECONDE BRANCHE DU MOYEN, NI SUR LES DEUX AUTRES MOYENS PROPOSES ;<br>
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CASSE ET ANNULE L'ARRET PRECITE DE LA COUR D'ASSISES DU TARN DU 2 DECEMBRE 1965, ENSEMBLE LA DECLARATION DE LA COUR ET DU JURY ET LES DEBATS QUI L'ONT PRECEDEE ET, POUR ETRE STATUE A NOUVEAU, CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES EN L'ETAT, DEVANT LA COUR D'ASSISES DE LA HAUTE-GARONNE. PRESIDENT : M ZAMBEAUX - RAPPORTEUR : M LEGRIS - AVOCAT GENERAL : M RELIQUET - AVOCAT : M CALON.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de procédure pénale 349
**ECLI:** 
**Résumé:** Si l'emploi du mot "coupable" prescrit par l'article 349 du Code de procédure pénale n'est pas sacramentel dans la question posée à la Cour et au jury, il est du moins nécessaire que les termes substitués soient, au point de vue de l'intention criminelle, absolument équivalents (1).
**Mots-clés:** COUR D'ASSISES - Questions - Forme - Omission du mot "coupable" - Equivalence absolue des termes employés - Nécessité