# Cour Administrative d'Appel de Versailles, 1ère Chambre, 09/10/2012, 11VE03626, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000026529058
**Date de décision:** 2012-10-09
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Versailles
**Formation:** 1ère Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000026529058

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 25 octobre 2011 au greffe de la Cour administrative d'appel de Versailles, présentée pour la SOCIETE STAO PAYS DE LOIRE pour la société MAINE AUTOCARS, dont le siège social est sis 34 rue de la Marseillaise (BP 30520) à Nantes Cedex 4 (44105), par le C/M/S Bureau Francis Lefebvre ; la SOCIETE STAO PAYS DE LOIRE demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 1004195 du 20 septembre 2011 par lequel le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande tendant à ce que l'administration lui verse la somme complémentaire de 96 000 euros au titre du plafonnement de la taxe professionnelle en fonction de la valeur ajoutée au titre de l'année 2008 ;<br>
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       2°) d'enjoindre à l'administration de lui verser cette somme ;<br>
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       3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       La SOCIETE STAO PAYS DE LOIRE soutient, en premier lieu, que le jugement n'est pas motivé puisqu'il déboute la société de l'ensemble de ses demandes sans répondre à aucun moment aux arguments évoqués à l'appui de la demande de dégrèvement complémentaire ; qu'en deuxième lieu, la position du service est contestable à un double titre puisque, d'une part, elle est contraire à l'article 1647 B sexies I bis qui dispose que le plafonnement en fonction de la valeur ajoutée s'applique sur la cotisation de taxe professionnelle diminuée, le cas échéant, de l'ensemble des réductions et dégrèvements dont cette cotisation peut faire l'objet à l'exception des dégrèvements prévus aux articles 1647 C et 1647 C sexies ; qu'elle est, d'autre part, également contestable car elle ajoute à la loi qui ne prévoit aucune autre limitation au montant du dégrèvement que celles prévues à l'article 1647 B sexies I bis et V du code général des impôts ; qu'en troisième lieu, la doctrine administrative, qui limite le montant du dégrèvement pour plafonnement au montant des cotisations lui-même, est illégale ; <br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 25 septembre 2012 :<br>
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       - le rapport de Mme Belle, premier conseiller,<br>
       - les conclusions de Mme Dioux-Moebs, rapporteur public,<br>
       - et les observations de Me Castelle pour le C/M/S Bureau Francis Lefebvre ;<br>
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       Considérant qu'en application de l'article 1447 du code général des impôts, des cotisations de taxe professionnelle pour l'exercice 2008 ont été mises à la charge de la SOCIETE STAO PAYS DE LOIRE pour un montant de 240 000 euros, après imputation du dégrèvement prévu par l'article 1647 C du code général de impôts ; que la direction des grandes entreprises a prononcé à son profit trois dégrèvements, pour les montants de 224 000, 15 739 euros et 261 euros, à la suite de sa demande de plafonnement de ses cotisations en fonction de la valeur ajoutée, soit un dégrèvement total, la valeur ajoutée déclarée par la société étant nulle ; que le 29 décembre 2009, la société a réclamé un plafonnement complémentaire de 96 000 euros en se prévalant de ce que la cotisation de taxe professionnelle avant dégrèvement de l'article 1647 C étant de 336 000 euros, elle pouvait bénéficier d'un dégrèvement total de cette somme ; que, toutefois, les dispositions combinées des articles 1647 B sexies du code général des impôts et 1647 C du même code, et notamment le IV dudit article, qui organisent un dispositif de plafonnement des cotisations de taxe professionnelle en fonction de la valeur ajoutée produite par l'entreprise et des véhicules de transport dont elle dispose, n'ont ni pour objet, ni pour effet d'accorder au bénéfice du contribuable un dégrèvement supérieur au montant des cotisations mises à sa charge ; que, dès lors, le dégrèvement global accordé au titre du plafonnement en fonction de la valeur ajoutée ne pouvant totaliser un montant supérieur à celui des cotisations de taxe professionnelle mises à sa charge au titre de l'exercice 2008, les conclusions de la SOCIETE STAO PAYS DE LOIRE tendant à obtenir un dégrèvement d'un montant supérieur au montant de l'imposition dont elle a été constituée redevable et qui a été mise en recouvrement ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que la SOCIETE STAO PAYS DE LOIRE n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Montreuil  a rejeté sa demande ; <br>
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       Sur les conclusions de la SOCIETE STAO PAYS DE LOIRE et du ministre de l'économie et des finances tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. " ;<br>
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       Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la SOCIETE STAO PAYS DE LOIRE demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ; qu'il résulte également de ces dispositions qu'une collectivité publique qui n'a pas eu recours au ministère d'avocat ne saurait présenter une demande à ce titre en se bornant à faire état d'un surcroît de travail pour ses services et sans se prévaloir de frais spécifiques exposés par elle en indiquant leur nature ; que, par suite, les conclusions du ministre de l'économie et des finances ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
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DECIDE :<br>
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       Article 1er : La requête de la SOCIETE STAO PAYS DE LOIRE pour la société MAINE AUTOCARS est rejetée.<br>
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       Article 2 : Le surplus des conclusions du ministre de l'économie et des finances est rejeté. <br>
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N° 11VE03626		2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-01-02 Contributions et taxes. Généralités. Taxes ou redevances (critère de distinction et conséquences).