# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 20 février 1974, 72-11.221, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991728
**Date de décision:** 1974-02-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991728

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : ATTENDU QU'UN LITIGE OPPOSANT LA SOCIETE FORGES ET ATELIERS DE COMMENTRY-OISSEL, DITE FACO ET LA SOCIETE HYDROCARBON ENGINEERING FUT SOUMIS A L'ARBITRAGE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE INTERNATIONALE;<br>
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 QU'UNE SENTENCE FUT RENDUE PAR UN COLLEGE DE TROIS ARBITRES;<br>
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 QUE LA SOCIETE HYDROCARBON FIT OPPOSITION A L'ORDONNANCE D'EXEQUATUR, SOUTENANT QUE SON CONSENTEMENT AURAIT ETE VICIE PAR LE FAIT QU'ELLE AURAIT IGNORE LES LIENS EXISTANT ENTRE L'ARBITRE DESIGNE PAR LA SOCIETE FACO ET LA BANQUE D'INDOCHINE CREANCIERE DE LADITE SOCIETE, ET QU'EN CONSEQUENCE, LE COMPROMIS D'ARBITRAGE SERAIT ENTACHE DE NULLITE;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE QUI A DECLARE NUL LE COMPROMIS D'ARBITRAGE ET PAR SUITE LA SENTENCE RENDUE EN VERTU DE CE COMPROMIS D'AVOIR RENVERSE LA CHARGE DE LA PREUVE EN ENONCANT QUE LA SOCIETE FACO NE FAISAIT PAS LA PREUVE QUE LES LIENS UNISSANT LEDIT ARBITRE A LA BANQUE D'INDOCHINE ETAIENT CONNUS DE LA SOCIETE HYDROCARBON AU MOMENT DE LA SIGNATURE DU COMPROMIS, ALORS QUE LA PREUVE DU CONTRAIRE AURAIT INCOMBE A LA SOCIETE DEMANDERESSE EN NULLITE, LAQUELLE, DE SURCROIT, N'AURAIT PAS PRECISE LES CIRCONSTANCES DANS LESQUELLES LUI AURAIT ETE REVELEE CETTE SITUATION DONT ELLE NE SE SERAIT PREVALUE QU'AU MOMENT OU ELLE A APPRIS QUE LA SENTENCE LUI ETAIT DEFAVORABLE;<br>
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MAIS ATTENDU QUE, PAR MOTIFS PROPRES ET ADOPTES, L'ARRET ENONCE QU'IL EST CONSTANT QUE LA SOCIETE FACO N'A PRESENTE SON ARBITRE QUE COMME UN ANCIEN MAGISTRAT CONSULAIRE;<br>
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 QU'IL NE RESULTE D'AUCUN DES DOCUMENTS VERSES AUX DEBATS QUE LA SOCIETE HYDROCARBON AIT SU, AU MOMENT DE LA SIGNATURE DU COMPROMIS, QUE LEDIT ARBITRE ETAIT CHARGE DE MISSION AUPRES DE LA BANQUE D'INDOCHINE, LAQUELLE, AU MEME MOMENT, ETAIT CREANCIERE DE LA SOCIETE FACO POUR DES SOMMES TRES IMPORTANTES;<br>
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 QUE L'ALLEGATION DE LA SOCIETE FACO TENDANT A ETABLIR QUE LES LIENS UNISSANT L'ARBITRE A LADITE BANQUE AURAIENT ETE DE NOTORIETE PUBLIQUE, NE SUFFISAIENT PAS A FAIRE LA PREUVE, INCOMBANT A LA SOCIETE FACO, QUE LA SOCIETE HYDROCARBON AIT EU CONNAISSANCE, AU MOMENT DE LA SIGNATURE DU COMPROMIS, LESDITS LIENS, LESQUELS ETAIENT DE NATURE A LUI FAIRE SUSPECTER L'INDEPENDANCE ET L'IMPARTIALITE DE L'ARBITRE;<br>
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 QUE L'ARRET EN CONCLUT QUE LA SOCIETE HYDROCARBON SOUTIENT A JUSTE TITRE QUE SON CONSENTEMENT A ETE VICIE PAR UNE ERREUR SUBSTANTIELLE;<br>
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ATTENDU QUE PAR CES CONSTATATIONS ET ENONCIATIONS SOUVERAINES LA COUR D'APPEL, NON TENUE DE SUIVRE LES PARTIES DANS LE DETAIL DE LEUR ARGUMENTATION ET LOIN DE RENVERSER LA CHARGE DE LA PREUVE, A CARACTERISE L'ERREUR COMMISE PAR LA SOCIETE HYDROCARBON SUR LA QUALITE SUBSTANTIELLE DE L'UNE DES PERSONNES CHOISIES COMME ARBITRES;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
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SUR LE MOYEN, PRIS EN SA DEUXIEME BRANCHE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'EN AVOIR AINSI DECIDE, ALORS QUE L'ERREUR NE VICIERAIT LE COMPROMIS QU'AUTANT QU'ELLE SERAIT EXCUSABLE, ET QU'EN L'ESPECE, COMME L'AURAIT SOULIGNE LES ECRITURES PRISES DEVANT LA COUR D'APPEL, IL EUT ETE FACILE A LA SOCIETE HYDROCARBON D'AVOIR CONNAISSANCE DES LIENS DE L'ARBITRE AVEC LA BANQUE D'INDOCHINE;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND QUI ONT RETENU L'ERREUR SUBSTANTIELLE COMME VICE DU CONSENTEMENT, DISPOSAIENT A CET EGARD D'UN POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
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ET SUR LA TROISIEME BRANCHE DU MOYEN : ATTENDU QU'IL EST ENCORE FAIT GRIEF A L'ARRET DE S'ETRE AINSI DETERMINE, ALORS QUE LES QUALITES SUBSTANTIELLES D'OBJECTIVITE ET D'IMPARTIALITE ATTENDUES DE L'ARBITRE, DONT L'IGNORANCE ENTACHERAIT LE COMPROMIS DE NULLITE, NE SAURAIENT DIFFERER DES CAUSES DE RECUSATION LIMITATIVEMENT ENUMEREES PAR L'ARTICLE 378 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND ONT STATUE SUR UNE OPPOSITION A ORDONNANCE D'EXEQUATUR TENDANT A L'ANNULATION DU COMPROMIS D'ARBITRAGE POUR ERREUR ET NON SUR UNE PROPOSITION DE RECUSATION D'UN ARBITRE;<br>
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 QUE LA PREUVE QUI ETAIT FAITE DEVANT EUX NE SE LIMITAIT PAS AUX CAS LIMITATIVEMENT PREVUS PAR L'ARTICLE SUSVISE;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI PAR CES MOTIFS :<br>
 REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 21 JANVIER 1972 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1969-11-13 Bulletin 1969 II N. 305 P. 224 (REJET ). (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1972-04-13 Bulletin 1972 II N. 91 P. 71 (REJET) . (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1973-02-26 Bulletin 1973 IV N. 91 P. 79 (REJET) . (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1972-10-03 Bulletin 1972 III N. 485 (2) P. 355 (REJET). (3)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** NE RENVERSE PAS LA CHARGE DE LA PREUVE ET JUSTIFIE  LEGALEMENT SA DECISION DECLARANT NUL UN COMPROMIS D'ARBITRAGE L 'ARRET QUI, POUR DECLARER QUE LE CONSENTEMENT D'UNE DES PARTIES AVAIT  ETE VICIE PAR UNE ERREUR SUR LES QUALITES SUBSTANTIELLES DE L 'ARBITRE CHOISI PAR SON ADVERSAIRE ENONCE QUE CE DERNIER N'AVAIT  PRESENTE SON ARBITRE QUE COMME UN ANCIEN MAGISTRAT CONSULAIRE, QU'IL  NE RESULTE D'AUCUN DOCUMENT VERSE AUX DEBATS QUE LE DEMANDEUR EN  NULLITE AIT SU, AU MOMENT DE LA SIGNATURE DU COMPROMIS, QUE LEDIT  ARBITRE ETAIT CHARGE DE MISSION AUPRES DU CREANCIER DE SON  ADVERSAIRE - L'ALLEGATION SELON LAQUELLE CES LIENS ETAIENT DE  NOTORIETE PUBLIQUE NE SUFFISANT PAS A FAIRE CETTE PREUVE - ET QUE  CES LIENS ETAIENT DE NATURE A FAIRE SUSPECTER L'INDEPENDANCE ET L 'IMPARTIALITE DE L'ARBITRE.,LES JUGES QUI RETIENNENT L'ERREUR SUBSTANTIELLE COMME VICE  DU CONSENTEMENT DISPOSENT A CET EGARD D'UN POUVOIR SOUVERAIN D 'APPRECIATION.,LA PREUVE QU'IL Y A LIEU DE FAIRE A L'OCCASION D'UNE  OPPOSITION A ORDONNANCE D'EXEQUATUR TENDANT A L'ANNULATION D'UN  COMPROMIS D'ARBITRAGE POUR ERREUR SUR LA QUALITE SUBSTANTIELLE D'UN  ARBITRE NE SE LIMITE PAS AUX CAS LIMITATIVEMENT PREVUS POUR LES CAS  DE PROPOSITION DE RECUSATION D'UN ARBITRE.            LES QUALITES SUBSTANTIELLES D'OBJECTIVITE ET D 'IMPARTIALITE ATTENDUES DE L'ARBITRE PEUVENT DONC DIFFERER DES CAUSES  D'EXECUTION LIMITATIVEMENT ENUMEREES PAR L'ARTICLE 378 DU CODE DE  PROCEDURE CIVILE.
**Mots-clés:** 1) ARBITRAGE - COMPROMIS - NULLITE - VICE DU CONSENTEMENT - ERREUR  - ERREUR SUR LA PERSONNE DE L'ARBITRE - ERREUR SUR LES QUALITES.,* ARBITRAGE - ARBITRE - OBLIGATIONS - INDEPENDANCE ET IMPARTIALITE  - LIENS AVEC LE CREANCIER DE LA PARTIE L'AYANT CHOISI - EFFET.,* ARBITRAGE - ARBITRE - QUALITES SUBSTANTIELLES - ERREUR - EFFET.,* ARBITRAGE - ARBITRE - QUALITES SUBSTANTIELLES - DEFINITION.,* ARBITRAGE - COMPROMIS - NULLITE - VICE DU CONSENTEMENT - PREUVE -  CONSTATATIONS SUFFISANTES.,* PREUVE EN GENERAL - CHARGE - CONTRATS ET OBLIGATIONS -  CONSENTEMENT - ERREUR SUR LA SUBSTANCE - ARBITRAGE - ERREUR SUR LES  QUALITES SUBSTANTIELLES DE L'ARBITRE.,* CONTRATS ET OBLIGATIONS - CONSENTEMENT - ERREUR - ERREUR SUR LA  SUBSTANCE - CHARGE.,2) CONTRATS ET OBLIGATIONS - CONSENTEMENT - ERREUR - ERREUR SUR LA  SUBSTANCE - APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU FOND.,* CONTRATS ET OBLIGATIONS - CONSENTEMENT - ERREUR - ERREUR SUR LA  SUBSTANCE - ARBITRAGE - ARBITRE - INDEPENDANCE ET IMPARTIALITE.,* APPRECIATION SOUVERAINE - CONTRATS ET OBLIGATIONS - CONSENTEMENT  - ERREUR SUR LA SUBSTANCE /.,* POUVOIRS DES JUGES - ARBITRAGE - COMPROMIS - CONSENTEMENT -  ERREUR SUR LA SUBSTANCE - APPRECIATION SOUVERAINE.,3) ARBITRAGE - ARBITRE - QUALITES SUBSTANTIELLES - ERREUR - PREUVE  - ETENDUE.,* ARBITRAGE - EXEQUATUR - OPPOSITION - ERREUR SUR LA QUALITE  SUBSTANTIELLE D'UN ARBITRE - PREUVE - LIMITATION AUX CAS PREVUS PAR  L'ARTICLE 378 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE (NON).,* ARBITRAGE - ARBITRE - OBLIGATIONS - INDEPENDANCE ET IMPARTIALITE  - DIFFERENCE AVEC LES CAUSES DE RECUSATION DE L'ARTICLE 378 DU CODE  DE PROCEDURE CIVILE.,* RECUSATION - CAUSES - DIFFERENCE AVEC LES CAUSES D'ANNULATION D 'UN COMPROMIS D'ARBITRAGE POUR ERREUR SUR LA QUALITE SUBSTANTIELLE D 'UN ARBITRE.,* ARBITRAGE - EXEQUATUR - OPPOSITION - COMPROMIS NUL - ERREUR SUR  LA PERSONNE DE L'ARBITRE.,* ARBITRAGE - ARBITRE - QUALITES SUBSTANTIELLES - DEFINITION.