# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 16 janvier 2004, 259226, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008138418
**Date de décision:** 2004-01-16
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008138418

## Contenu de la décision

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                Vu la requête enregistrée le 5 août 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Seydina X demeurant chez ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 25 juin 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif  de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 avril 2003  par lequel le préfet de police a ordonné sa reconduite à  la frontière  ;
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                2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;
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                3°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une carte de résident dans un délai d'un mois sous astreinte de 15 euros par jour de retard  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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                Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 modifiée  ; 
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                     Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - les conclusions de M. Vallée, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  :  Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)   ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité sénégalaise, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification le 26 mars 2002 de la décision du préfet de police du même jour lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée  ;
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                Sur l'exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour  :
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                Considérant que l'article 15 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 dispose  :  Sauf si la présence de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public, la carte de résident est délivrée de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour  : (...) 2° A l'enfant étranger d'un ressortissant de nationalité française si cet enfant a moins de vingt et un ans ou s'il est à la charge de ses parents ainsi qu'aux ascendants d'un tel ressortissant et de son conjoint qui sont à sa charge   ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. X, entré en France en 2001 à l'âge de 26 ans, se soit trouvé à la charge de son père de nationalité française  ; 
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                Considérant que si le père et la belle-mère de M. X sont français et résident en France, il ressort des pièces du dossier que sa mère réside au Sénégal et qu'il n'est ainsi pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine  ; que si M. X soutient que ses frères et soeurs résident en France, il ne l'établit pas  ; qu'il ressort des pièces du dossier qu'ainsi qu'il a été dit, il a rejoint son père en France seulement en 2001, à l'âge de 26 ans  ; que compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, en rejetant la demande de titre de séjour du requérant, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. X et n'a pas méconnu son droit au respect de la vie privée et familiale  ; 
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que l'exception d'illégalité du rejet de la demande de titre de séjour ne peut être accueillie  ;
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                Sur les autres moyens  :
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                Considérant que l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui le fondent  ; qu'il est donc suffisamment motivé  ;
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                Considérant que, pour les motifs susmentionnés, et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. X, ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales qui garantit le droit au respect de la vie privée et familiale  ; 
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                Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande  ;
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                Sur les conclusions à fin d'injonction  :
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                Considérant que le rejet, par la présente décision, des conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté ordonnant la reconduite à la frontière de M. X entraîne, par voie de conséquence, le rejet de ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer une carte de résident  ;
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D E C I D E  :
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		Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Seydina X, au préfet de police  et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**