# Conseil d'État, , 17/08/2023, 482651, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000047988522
**Date de décision:** 2023-08-17
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000047988522

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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              Par une requête, enregistrée le 11 août 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B... A... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de prendre toutes mesures utiles dans le cadre de son litige devant le juge des affaires familiales du tribunal judiciaire de Bobigny.<br>
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              Elle soutient que :<br>
              - la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'elle ne sait ni où ni avec qui se trouvent ses trois enfants, dont l'un est mineur ;<br>
              - le jugement n° RG22/01254 du 17 juin 2022 rendu par le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Bobigny est manifestement illégal. <br>
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	Vu les autres pièces du dossier ;<br>
	Vu le code de justice administrative ;<br>
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              Considérant ce qui suit :<br>
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              1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. " En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.<br>
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              2. Le juge des référés du Conseil d'Etat ne peut être régulièrement saisi, en premier et dernier ressort, d'une requête tendant à la mise en œuvre de l'une des procédures régies par le livre V du code de justice administrative que pour autant que le litige principal auquel se rattache ou est susceptible de se rattacher la mesure d'urgence qu'il lui est demandé de prendre ressortit lui-même à la compétence directe du Conseil d'Etat. L'article R. 522-8-1 du même code prévoit que, par dérogation aux dispositions du titre V du livre III relatif au règlement des questions de compétence au sein de la juridiction administrative, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance. <br>
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              3. Mme A... doit être regardée comme demandant au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de prendre toutes mesures utiles dans le cadre de son litige devant le juge des affaires familiales du tribunal judiciaire de Bobigny. Un tel litige ne relève manifestement pas de la compétence du juge administratif et n'est donc pas manifestement pas au nombre de ceux dont il appartient au Conseil d'Etat de connaître. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative. <br>
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<br>O R D O N N E :<br>
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Article 1er : Mme A... est rejetée.<br>
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....<br>
Fait à Paris, le 17 août 2023<br>
Signé : Olivier Yeznikian<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** ECLI:FR:CEORD:2023:482651.20230817
**Résumé:** 
**Mots-clés:**