# Conseil d'Etat, Président de la Section du Contentieux, du 9 juillet 2003, 252962, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008137499
**Date de décision:** 2003-07-09
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008137499

## Contenu de la décision

<br>
     
                Vu, la requête enregistrée le 30 décembre 2002 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Belkacem X, demeurant 8, rue Mathis à Paris (75019)  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
<br>
<br>
     
                 1°) d'annuler le jugement du 28 octobre 2002 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 5 avril 2002 par lequel le préfet de police a décidé sa reconduite à la frontière et fixé l'Algérie comme pays de destination de la reconduite  ;
<br>
<br>
     
                  2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté et cette décision  ; 
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
     
                Vu les autres pièces du dossier  ;
<br>
<br>
     
                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
<br>
<br>
     
                Vu le code de justice administrative  ;
<br>
<br>
<br>
<br>
     
Après avoir entendu en séance publique  :
<br>
     - les conclusions de M. Bachelier, Commissaire du gouvernement  ;
<br>
<br>
<br>Considérant qu'aux termes des dispositions du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...) ;
<br>
<br>
     
                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité algérienne, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification,  le 21 janvier 2002, de la décision du préfet de police du même jour lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée  ;
<br>
<br>
<br>
     
                Considérant que la circonstance que M. X, entré en France en septembre 2001, a séjourné plusieurs années en France où il a effectué ses études secondaires et supérieures  ne suffit pas à établir qu'en prenant la mesure d'éloignement contestée, le préfet de police aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la mesure sur la situation personnelle de l'intéressé  ;
<br>
<br>
     
                Considérant qu'en se bornant à faire état du climat général de violence et d'insécurité qui prévaut en Algérie, M. X ne justifie pas qu'il serait personnellement exposé à des risques graves  en cas de retour dans son pays d'origine  ;
<br>
<br>
     
                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à  soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Toulouse  a rejeté sa demande  ;
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>D E C I D E  :
<br>
     
--------------
<br>
     
Article 1er   : La requête de M. X est rejetée.
<br>
     Article 2   : La présente décision sera notifiée à M. Belkacem X, au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
<br>
<br>
<br>
<br>,<br/>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**