# COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON, 3ème chambre - formation à 3, 10/06/2009, 08LY02343, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021100407
**Date de décision:** 2009-06-10
**Juridiction:** COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
**Formation:** 3ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021100407

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée à la Cour par télécopie le 30 octobre 2008 et régularisée        le 31 octobre 2008, présentée pour Mme X, domicilié ... ; <br>
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       Mme X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0804297, en date du 30 septembre 2008, par lequel le Tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du       13 mai 2008 du préfet du Rhône portant refus de délivrance d'un titre de séjour, assortie d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai d'un mois ;<br>
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        2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, les décisions susmentionnées ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer à titre principal un titre de séjour portant la mention  vie privée et familiale  dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement ou, à titre subsidiaire, de procéder à un réexamen de sa situation et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, ou à titre subsidiaire, et en cas d'annulation de la seule décision l'obligeant à quitter le territoire français, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'administration statue à nouveau sur sa situation ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros, au profit de son conseil, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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        Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié, relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ; <br>
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       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 27 mai 2009 :<br>
       - le rapport de M. Le Gars, président,<br>
       - les observations de Me Tber, avocat de Mme X,<br>
       - et les conclusions de M.  Reynoird, rapporteur public ;<br>
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       La parole ayant été de nouveau donnée à Me Tber ;<br>
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       Sur la légalité de la décision portant refus de délivrance de titre de séjour : <br>
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         Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien modifié :  (...) Le certificat de résidence d'un an portant la mention vie privée et familiale est délivré de plein droit : (...) 7° au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. (...)  ; que le médecin inspecteur de la santé publique, dans son avis du 8 mars 2008, a estimé que l'état de santé de Mme X nécessite une prise en charge médicale, que le défaut de prise en charge peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que l'intéressée peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, vers lequel elle peut voyager sans risques ; qu'il ne ressort pas des certificats médicaux produits par Mme X, qui sont peu circonstanciés, qu'elle ne pourrait pas effectivement suivre un traitement approprié à ses différentes affections en Algérie ; que Mme X n'est, dès lors, fondée à soutenir ni qu'ont été méconnues les stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, ni que la décision contestée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;<br>
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        Considérant, en second lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui.   ; qu'il ressort des pièces du dossier que Mme X, née en Algérie en 1946, est arrivée en France peu après son veuvage le 15 juin 2006, à l'âge de soixante ans ; qu'elle fait valoir la présence en France de deux frères, d'une soeur et d'une tante ; que, toutefois, l'intéressée ne démontre pas être dépourvue d'attaches familiales en Algérie où elle a vécu jusque là ; que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment du caractère récent de l'entrée et du séjour de la requérante en France, la décision contestée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise ; qu'elle n'a, ainsi, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
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        Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :<br>
       Considérant que, pour les motifs sus-énoncés dans le cadre de l'examen de la légalité de la décision de refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande ; que ses conclusions aux fins d'injonction et de mise à la charge de l'Etat des frais exposés par elle et non compris dans les dépens doivent être rejetées par voie de conséquence ;<br>
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DECIDE :<br>
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Article 1er : La requête de Mme X est rejetée.<br>
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N° 08LY02343	<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**