# Cour administrative d'appel de Nancy, 3ème chambre - formation à 3, du 26 février 2004, 98NC01458, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007567401
**Date de décision:** 2004-02-26
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nancy
**Formation:** 3EME CHAMBRE - FORMATION A 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007567401

## Contenu de la décision

Vu la requête sommaire, enregistrée au greffe de la Cour le 13 juillet 1998 sous le n° 98NC01458, complétée par le mémoire enregistré le 23 octobre 1998, présentée par M. Claude X, demeurant ...  ;
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M. X demande à la Cour  :
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1°) - d'annuler le jugement n° 970623 en date du 14 mai 1998 par lequel le Tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 5 mai 1997 par laquelle le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a refusé de réviser son classement dans le corps des assistants-ingénieurs  ;
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     2°) - d'annuler ladite décision  ;
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Il soutient que  :
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- l'article 37 du décret du 31 décembre faisant référence à l'article 19 du même décret, les conditions de cet article doivent être transposées au corps des assistants-ingénieurs lorsqu'ils ont exercé antérieurement à leur entrée dans le corps des fonctions équivalentes dans le secteur privé  ;
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     Code  : C
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Plan de classement  : 36-04-04
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- il a, sur le fondement de ces dispositions,  bénéficié d'un reclassement au titre des services accomplis au sein de l'agence d'urbanisme et de développement de Montbéliard  ;
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Vu le jugement attaqué  ;
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Vu les mémoires en défense, enregistrés les 15 septembre et 9 Novembre 1998, présentés par le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie  ; le ministre conclut au rejet de la requête  ;
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Il soutient que  :
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     - la nature des fonctions accomplies par M. X au sein de l'entreprise Peugeot ne lui permet aucun reclassement, celles-ci n'étant pas équivalentes à celles d'ingénieur de recherche ou d'ingénieur d'études  ;
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     - ayant compétence liée pour rejeter la demande, le moyen tiré d'une interprétation erronée est inopérant  ;
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Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu le décret n° 85-1534 du 31 Décembre 1985  ; 
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     Vu le code de justice administrative  ;
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Les parties ayant été dûment averties du jour de l'audience  ;
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Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 29 janvier 2004  :
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- le rapport de Mme MONCHAMBERT, Président  ;
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 - et les conclusions de M. TREAND, Commissaire du gouvernement  ;
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Considérant qu'aux termes de l'article 37 du décret susvisé du 31 décembre 1985  :  les agents nommés dans le corps des assistants ingénieurs qui, antérieurement à leur nomination dans ce corps, n'avaient pas la qualité de fonctionnaire sont classés dans les mêmes conditions que celles définies à l'article 19 pour les ingénieurs de recherche sur la base des durées moyennes de service fixées à l'article 38   ; qu'aux termes de l'article 19 dernier alinéa dudit décret  :  L'ancienneté acquise dans des services privés, dans des fonctions équivalentes à celles d'ingénieurs de recherche ou d'ingénieur d'études ou à celles de chargé d'administration ou d'attaché d'administration de recherche et de formation, est retenue à raison du tiers jusqu'à douze ans et de la moitié au-delà de douze ans   ; que contrairement à ce que soutient M. X, ces dispositions n'autorisent l' administration à prendre en compte des services privés que dans la seule mesure où il s'agit de fonctions équivalentes à celles d'ingénieurs de recherche ou d'ingénieur d'études ou à celles de chargé d'administration ou d'attaché d'administration de recherche et de formation  ; qu'il résulte de l'instruction que l'emploi de technicien supérieur de bureau d'étude que l'intéressé a occupé au sein de la société des automobiles Peugeot, ne peut être regardé comme équivalent auxdites fonctions  ; que, par suite, le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche était tenu de rejeter la demande de M. X  ;
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     Considérant qu'il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen du requérant qui est inopérant, que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort, que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande  ;
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D EC I D E  :
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Article 1er  : la requête de M. X est rejetée.
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Article 2  : le présent arrêt sera notifié à M. X et au ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**