# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 15 octobre 1970, 69-11.352, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983402
**Date de décision:** 1970-10-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983402

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE QUE GUIFFRAY A VENDU A UCHET DEUX PARCELLES DE TERRE POUR LE PRIX DE 13000 FRANCS ET QUATRE AUTRES PARCELLES POUR LE PRIX DE 2000 FRANCS ;<br>
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 QUE GUIFFRAY AYANT ETE INTERNE POUR DEMENCE, QUELQUES JOURS PLUS TARD, ROCHE, DESIGNE COMME MANDATAIRE AD LITEM, A OBTENU QUE CES VENTES SOIENT RESOLUES ET QUE LES BIENS VENDUS FASSENT RETOUR DANS LE PATRIMOINE DE GUIFFRAY ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A CET ARRET CONFIRMATIF DE NE PAS RETENIR LES GRIEFS FORMULES PAR UCHET A L'ENCONTRE DE L'EXPERTISE BIEN QUE LES EXPERTS N'AIENT PAS REGULIEREMENT ACCOMPLI LEUR MISSION ET D'ADMETTRE LA LESION DE PLUS DES 7/12EMES EN SE REFERANT AU RAPPORT D'UN EXPERT Y... ;<br>
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 MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET QUE LES EXPERTS Z... REGULIEREMENT ACCOMPLI LEUR MISSION ;<br>
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QUE, D'AUTRE PART, EN CE QUI CONCERNE LA RESCISION POUR CAUSE DE LESION, LA COUR D'APPEL NE S'EST PAS REFEREE AU RAPPORT DE L'EXPERT Y... MAIS A CELUI DES EXPERTS JUDICIAIREMENT X... QUI " N'ONT FAIT LEUR ESTIMATION SUR LES COMPTAGES DE L'EXPERT Y... QUE DANS LA MESURE OU, APRES LES AVOIR VERIFIES, CES COMPTAGES LEUR SONT APPARUS EXACTS " ;<br>
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 QUE LE MOYEN EST DONC DENUE DE FONDEMENT ;<br>
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 SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR EN VIOLATION DE L'ARTICLE 1681 DU CODE CIVIL ORDONNE LA RESTITUTION DES BIENS LITIGIEUX AU VENDEUR, SANS LAISSER A L'ACHETEUR LE CHOIX ENTRE LA RESTITUTION DU BIEN ET LE PAIEMENT DU COMPLEMENT DU PRIX ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE L'ACQUEREUR PEUT EXERCER JUSQU'A L'EXECUTION DE LA DECISION QUI ADMET LA LESION, ET MEME APRES L'EXECUTION S'IL N'A PAS CONNU CELLE-CI, LE DROIT D'OPTION QU'IL TIENT DUDIT ARTICLE ET DONT IL A L'INITIATIVE, INITIATIVE QU'IL N'A PAS PRISE EN L'ESPECE DEVANT LES JUGES DU FOND ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 8 JANVIER 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1954-12-15 Bulletin 1954 I N. 375 (2) p. 313 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1681
**ECLI:** 
**Résumé:** L'acquéreur peut exercer, jusqu'à la décision qui admet la lésion et même après l'exécution s'il n'a pas connu celle-ci, le droit d'option qu'il tient de l'article 1681 du code civil et dont il a l'initiative.          C'est donc en vain qu'il est fait grief aux juges du fond, qui prononcent la rescision, d'avoir violé l'article susvisé en se bornant à ordonner la restitution de l'immeuble au vendeur.
**Mots-clés:** VENTE - Immeuble - Lésion - Rescision - Option - Exercice par l'acquéreur - Délai.,* VENTE - Immeuble - Lésion - Rescision - Décision prononçant la rescision - Décision ordonnant la restitution de l'immeuble au vendeur - Violation de l'article 1681 du code civil (non).