# CAA de NANTES, 1ère  Chambre , 17/12/2015, 15NT01611, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000031674812
**Date de décision:** 2015-12-17
**Juridiction:** CAA de NANTES
**Formation:** 1ère  Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000031674812

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante : <br>
<br>
       Procédure contentieuse antérieure : <br>
<br>
       M. A...B...a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 30 octobre 2014 portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi.<br>
<br>
       Par un jugement n° 1500334 du 3 avril 2015, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande.<br>
<br>
       Procédure devant la cour :<br>
<br>
       Par une requête enregistrée le 22 mai 2015, M.B..., représenté par MeC..., demande à la cour :<br>
<br>
       1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nantes du 3 avril 2015 ;<br>
<br>
       2°) d'annuler l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 30 octobre 2014 ; <br>
<br>
       3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard ; <br>
       4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, qui renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, d'une somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. <br>
       Il soutient que :<br>
       - le refus de titre de séjour est entaché d'insuffisance de motivation et méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
        - la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas motivée, est illégale par voie d'exception, méconnaît l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la décision fixant la Guinée comme pays de renvoi n'est pas motivée et méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. <br>
       Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2015, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête. <br>
<br>
       Il s'en remet à ses écritures de première instance. <br>
<br>
       M. B...a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 juillet 2015.<br>
<br>
       Vu les autres pièces du dossier.<br>
<br>
       Vu : <br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ;<br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
<br>
       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
<br>
       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. <br>
<br>
       Ont été entendus au cours de l'audience publique :<br>
       - le rapport de M. Bataille ;<br>
       - les observations de Me C...pour M.B....<br>
<br>
<br>
<br>
       1. Considérant que M. A...B..., de nationalité guinéenne, né le 17 novembre 1984, relève appel du jugement du 3 avril 2015 par lequel le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 30 octobre 2014 portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi ;<br>
       Sur les conclusions à fin d'annulation : <br>
<br>
       En ce qui concerne le refus de titre de séjour :<br>
<br>
              2. Considérant que la demande d'asile de M. B...a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 15 novembre 2013, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 25 septembre 2014 ; que le préfet de la Loire-Atlantique était, dès lors, tenu de refuser le titre de séjour demandé sur le fondement des dispositions du 8° de l'article L. 314-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que l'autorité administrative, qui n'était saisie d'aucune demande à un autre titre, se trouvait ainsi en situation de compétence liée pour refuser de délivrer une carte de séjour ; que, par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant et doit être écarté ;<br>
<br>
       3. Considérant par ailleurs que M. B...se borne à reprendre en appel, sans apporter aucun élément nouveau, les moyens tirés du défaut de motivation des trois décisions incluses dans l'arrêté, de la méconnaissance par la décision portant obligation de quitter le territoire français des dispositions de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile du fait du caractère post-traumatique de la pathologie dont il souffre et de la méconnaissance par la décision fixant la Guinée comme pays de destination des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; qu'il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges ; que l'illégalité du refus de délivrance d'un titre séjour n'étant pas établie, elle ne peut être invoquée à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;<br>
<br>
       4. Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. B...n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande ; <br>
<br>
       Sur le surplus des conclusions : <br>
<br>
       5. Considérant que doivent être rejetées par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction présentées par le requérant ainsi que celles tendant au bénéfice des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
<br>
<br>
                                                      DECIDE : <br>
Article 1er : 	La requête de M. B...est rejetée. <br>
<br>
Article 2 : 	Le présent arrêt sera notifié à M. A...B...et au ministre de l'intérieur.<br>
Copie en sera adressée, pour information, au préfet de la Loire-Atlantique.<br>
      Délibéré après l'audience du 3 décembre 2015, à laquelle siégeaient :<br>
<br>
       - M. Bataille, président de chambre,<br>
       - Mme Aubert, président-assesseur,<br>
       - Mme Allio-Rousseau, premier conseiller.<br>
<br>
       Lu en audience publique, le 17 décembre 2015.<br>
<br>
Le président rapporteur,<br>
F. Bataille<br>
L'assesseur le plus ancien,<br>
S. Aubert<br>
Le greffier,<br>
E. Haubois<br>
<br>
<br>
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
1<br>
N° 15NT01611	2 <br>
1<br>
<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**