# Cour Administrative d'Appel de Paris, 5ème chambre - Formation B, 17/03/2008, 07PA03929, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000018503258
**Date de décision:** 2008-03-17
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Paris
**Formation:** 5ème chambre - Formation B
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000018503258

## Contenu de la décision

Vu la requête et le mémoire complémentaire, enregistrés le 12 octobre 2007 et le 23 novembre 2007, présentés pour Mme Sannu  épouse , demeurant ..., par Me Dahhan ; Mme  demande à la cour : 
       
       1°) d'annuler le jugement n° 0617335 en date du 27 septembre 2007 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 3 mai 2005 par laquelle le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a invitée à quitter le territoire national ;
       
       2°) d'annuler cette décision pour excès de pouvoir ;
       

       Vu les autres pièces du dossier ;  
       
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
       
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; 
       
       Vu le code de justice administrative ; 
       
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; 
       
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 3 mars 2008 :
       
       - le rapport de M. Pailleret, rapporteur, 
       
       - et les conclusions de M. Adrot, commissaire du gouvernement ; 
       
       Considérant qu'aux termes des dispositions de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » est délivrée de plein droit : () 7° A l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. () » et qu'aux termes des dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui » ;
         
       Considérant que si Mme  fait valoir qu'elle vit en France, depuis 1999, avec son époux entré sur le territoire en 1998 et ses deux enfants nés en Chine en 1984 et 1986 et scolarisés en France, il ressort des pièces du dossier que son époux est également en situation irrégulière et que rien ne s'oppose à ce que sa vie familiale se poursuive hors de France ; que compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment de la durée et des conditions de séjour de Mme  en France, la décision attaquée du préfet de police en date du 3 mai 2005 n'a pas porté au droit de l'intéressée au respect de sa vie familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise ; qu'elle n'a donc méconnu ni les dispositions de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés et n'est entachée d'aucune erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de l'intéressée ;
       
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme  n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 3 mai 2005 par laquelle le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a invitée à quitter le territoire national ;
       
       
D E C I D E :
       
       
Article 1er : La requête de Mme  est rejetée. 

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N° 07PA03929

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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**