# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 25 mai 1972, 71-11.334, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006987750
**Date de décision:** 1972-05-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006987750

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET PARTIELLEMENT CONFIRMATIF ATTAQUE D'AVOIR, SUR UNE DEMANDE EN PAIEMENT DU SOLDE DU COUT DES TRAVAUX EXECUTES PAR LA SOCIETE INDUSTRIELLE DE TRAVAUX POUR LE COMPTE DE LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE DU PARC DE LA MARCHE, DECLARE FONDEE LA RECLAMATION DE L'ENTREPRENEUR RELATIVE AUX FOUILLES PRATIQUEES POUR LA CONSTRUCTION DE GARAGES, ALORS QUE LA COUR D'APPEL AURAIT LAISSE SANS REPONSE LE MOYEN TIRE DE CE QUE LE PRIX DE CES FOUILLES, PRATIQUEES PAR ENGINS MECANIQUES, DEVAIT, AUX TERMES DU MARCHE, ETRE FIXE, SOIT DE GRE A GRE, SOIT PAR ANALOGIE AVEC LES PRIX GENERALEMENT PRATIQUES ET NON PAR REFERENCE AU BORDEREAU DES PRIX JOINT AU MARCHE CONCERNANT LES FOUILLES RELATIVES AUX IMMEUBLES D'HABITATION ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'EN ADOPTANT LES MOTIFS DES PREMIERS JUGES, QUI AVAIENT OBSERVE QU'IL N'ETAIT PAS CONTESTE QUE LE BORDEREAU DE PRIX PREVOYAIT LE COUT DES FOUILLES EN PLEINE MASSE, MAIS NE PREVOYAIT AUCUN PRIX POUR L'ENLEVEMENT DES TERRES ET LEUR TRANSPORT AUX DECHARGES PUBLIQUES, ET QU'IL CONVENAIT, DES LORS, CONFORMEMENT AUX STIPULATIONS CONTRACTUELLES, D'APPLIQUER LA SERIE CENTRALE DES PRIX DES ARCHITECTES, LA COUR D'APPEL A REPONDU AUX CONCLUSIONS PRETENDUMENT DELAISSEES ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE PREMIER MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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LE REJETTE ;<br>
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MAIS SUR LES DEUXIEME ET TROISIEME MOYENS REUNIS : VU L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 ;<br>
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ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A REFUSE DE CONDAMNER LA SOCIETE INDUSTRIELLE DE TRAVAUX AUX INDEMNITES DE RETARD DEMANDEES PAR LE MAITRE DE L'OUVRAGE, AU MOTIF QUE LA PREUVE DE RETARD DONT L'ENTREPRISE PORTERAIT LA RESPONSABILITE N'ETAIT PAS RAPPORTEE, SANS REPONDRE AUX CONCLUSIONS DE LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE QUI FAISAIT VALOIR QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 10 DU CAHIER DES CHARGES, L'ENTREPRENEUR, EN CAS DE RETARD INDEPENDANT DE SA VOLONTE, DEVAIT IMMEDIATEMENT AVISER PAR ECRIT LES ARCHITECTES AVEC TOUTES JUSTIFICATIONS NECESSAIRES ET QUE, S'IL NEGLIGEAIT CETTE FORMALITE OU S'IL NE PRESENTAIT PAS SA DEMANDE EN TEMPS UTILE, IL NE SERAIT ADMIS AUCUNE RECLAMATION LORS DE L'APPLICATION DES PENALITES ;<br>
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 QU'AINSI, LA COUR D'APPEL N'A PAS SATISFAIT AUX EXIGENCES DU TEXTE SUSVISE ;<br>
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ET ATTENDU QUE LA CASSATION ENCOURUE SUR LE DEUXIEME MOYEN ENTRAINE, PAR VOIE DE CONSEQUENCE, LA CASSATION SUR LE TROISIEME MOYEN RELATIF AUX INTERETS DE DROIT DE LA SOMME ALLOUEE A L'ENTREPRENEUR ET A L'INDEMNITE QUI LUI A ETE ACCORDEE EN REPARATION DU PREJUDICE QU'IL AURAIT SUBI POUR AVOIR ETE PRIVE DE LADITE SOMME ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, DANS LA LIMITE DES DEUXIEME ET TROISIEME MOYENS, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 12 JANVIER 1971, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
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 REMET EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE REIMS.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle Cassation REJET
**Lois appliquées:** (1),Décret  1790-11-27 ART. 3,LOI 1810-04-20 ART. 7
**ECLI:** 
**Résumé:** LA CASSATION SUR UN MOYEN CONCERNANT LA CONDAMNATION AU  PAYEMENT D'UNE SOMME D'ARGENT ENTRAINE, PAR VOIE DE CONSEQUENCE, LA  CASSATION SUR UN AUTRE MOYEN RELATIF AUX INTERETS DE LA SOMME  ALLOUEE.
**Mots-clés:** CASSATION - CASSATION PAR VOIE DE CONSEQUENCE - CASSATION D'UN CHEF  DE LA DECISION ENTRAINANT CASSATION D'UN AUTRE CHEF.,* INTERETS - INTERETS MORATOIRES - DETTE D'UNE SOMME D'ARGENT -  CASSATION DU CHEF DE LA CONDAMNATION DU PAYEMENT - CHEF RELATIF AUX  INTERETS - CASSATION PAR VOIE DE CONSEQUENCE.