# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 10 janvier 1980, 78-41.092, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005260
**Date de décision:** 1980-01-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005260

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L. 222-7 DU CODE DU TRAVAIL, 3 ET 9 DE LA CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DES INDUSTRIES DE FABRICATION MECANIQUE DU VERRE DU 8 JUIN 1972, 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE :<br>
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   ATTENDU QUE GRANGY, SALARIE DE LA SOCIETE BSN EMBALLAGE, AYANT TRAVAILLE LE DIMANCHE 1 MAI 1977, A RECU, OUTRE LE SALAIRE  NORMAL D'UN JOUR OUVRABLE, DEUX INDEMNITES DU MEME MONTANT QUE CE SALAIRE, L'UNE AU TITRE DU 1 MAI, ET L'AUTRE PREVUE  PAR LA CONVENTION COLLECTIVE AU CAS DE TRAVAIL DU DIMANCHE ; QU'IL A PRETENDU QUE L'INDEMNITE DU 1 MAI AURAIT DU ETRE EGALE  AU SALAIRE NORMAL MAJORE DE L'INDEMNITE POUR TRAVAIL DU DIMANCHE ; QU'IL FAIT GRIEF A LA DECISION ATTAQUEE DE L'AVOIR DEBOUTE DE CETTE PRETENTION, AU MOTIF QU'IL N'AVAIT SUBI AUCUNE PERTE DE SALAIRE ET QUE, SELON L'ARTICLE 9 DE LA CONVENTION COLLECTIVE, LA MAJORATION DU DIMANCHE NE DEVAIT PAS ETRE PRISE EN COMPTE POUR LE CALCUL DE L'INDEMNITE DU 1 MAI, ALORS QUE, D'UNE PART, L'ARTICLE L. 222-7 DU CODE DU TRAVAIL IMPOSE LE PAIEMENT D'UNE INDEMNITE AUX SALARIES QUI, AYANT TRAVAILLE LE 1 MAI, N'ONT SUBI AUCUNE  PERTE  DE SALAIRE, ALORS, D'AUTRE PART, QUE LA CONVENTION COLLECTIVE NE POUVAIT DEROGER A UN TEXTE DE LOI, ET ALORS ENFIN QUE LE JUGEMENT, MECONNAISSANT LE FAIT QUE LA REMUNERATION DUE POUR LE TRAVAIL DU DIMANCHE FAIT PARTIE INTEGRANTE DU SALAIRE, A VIOLE L'ARTICLE L.222-7 ;<br>
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   MAIS ATTENDU QU'AUX TERMES DE CET ARTICLE, LES SALARIES OCCUPES LE 1 MAI ONT  DROIT,  EN PLUS DU SALAIRE CORRESPONDANT AU TRAVAIL EFFECTUE, A UNE INDEMNITE EGALE AU MONTANT DE CE SALAIRE, QUE L'INDEMNITE ALLOUEE PAR LA CONVENTION COLLECTIVE AUX SALARIES AYANT TRAVAILLE LE DIMANCHE NE CORRESPOND PAS AU TRAVAIL EFFECTUE, MAIS COMPENSE LA PRIVATION D'UN JOUR DE REPOS ; QUE L'ARTICLE 9 DE LA CONVENTION COLLECTIVE, SELON LEQUEL CETTE INDEMNITE N'A PAS A ETRE PRISE EN COMPTE POUR LE CALCUL DE L'INDEMNITE DU 1 MAI, QUI A LE MEME OBJET, NE DEROGE DONC PAS AUX DISPOSITIONS LEGALES, DONT LES JUGES DU FOND ONT FAIT UNE EXACTE APPLICATION, ABSTRACTION FAITE DU MOTIF SURABONDANT CRITIQUE PAR LA PREMIERE BRANCHE DU MOYEN ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 8 JUIN 1978 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE MONTBRISON.<br>,Même espèce : Cour de Cassation (Chambre sociale) 1980-01-10 (REJET) N. 78-41.093 S.A. BSN Emballage

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code du travail L222-7,Convention collective nationale 1972-06-08 INDUSTRIES DE FABRICATION MECANIQUE DU VERRE ART. 3, ART. 9
**ECLI:** 
**Résumé:** Une convention collective peut prévoir, sans violer les dispositions de l'article L 222-7 du Code du travail, qu'une indemnité pour travail du dimanche ne doit pas être prise en compte pour le calcul de l'indemnité due aux salariés ayant travaillé un dimanche 1er mai, ces deux indemnités, qui compensent la privation d'un jour de repos, ayant le même objet.
**Mots-clés:** CONVENTIONS COLLECTIVES - Verrerie - Convention nationale des industries de fabrication mécanique du verre - Salaire - Indemnité compensatrice de dimanches et jours fériés - Cumul avec l'indemnité de 1er mai (non).,* CONTRAT DE TRAVAIL - Salaire - Indemnités - Indemnité compensatrice de dimanches et jours fériés - Inclusion dans la rémunération servant de base au calcul de l'indemnité de 1er mai (non).,* TRAVAIL REGLEMENTATION - Durée du travail - Jours fériés - Premier mai - Rémunération - Assiette - Rémunération totale - Indemnité compensatrice de dimanches et jours fériés (non).,* TRAVAIL REGLEMENTATION - Durée du travail - Jours fériés - Rémunération - Conditions - Convention collective nationale des industries de fabrication mécanique du verre.