# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 7ème chambre - formation à 3, 17/12/2009, 08MA00681, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021924448
**Date de décision:** 2009-12-17
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 7ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021924448

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 13 février 2008, sous le n° 08MA00681, présentée par M. Jean Michel A, demeurant ... ; <br>
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       M. A demande à la Cour d'annuler la décision de la Commission du contentieux de l'indemnisation de Montpellier du 29 janvier 2008 par laquelle ladite commission a rejeté pour tardiveté sa requête tendant à la révision des indemnités octroyées par l'ANIFOM ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la loi 70-632 du 15 juillet 1970 ;<br>
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       Vu l'arrêté du 27 janvier 2009 fixant la liste des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 19 novembre 2009 :<br>
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       - le rapport de Mlle Josset, premier conseiller ; <br>
       - les conclusions de M. Dieu, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. A demande l'annulation de la décision en date du 29 janvier 2008 par laquelle la Commission du contentieux de l'indemnisation de Montpellier a rejeté sa demande de révision des indemnités allouées par l'Agence nationale pour l'indemnisation des Français d'outre-mer, d'une part, le 5 mai 1972, pour des biens dont son père était propriétaire en Algérie et d'autre part, du 28 octobre 1975, pour des biens dont sa tante, Mme B épouse C était propriétaire également en Algérie ;<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 8 du décret susvisé du 9 mars 1971 relatif à l'organisation et au fonctionnement des commissions du contentieux de l'indemnisation instituées par la loi du 15 juillet 1970 relative à une contribution nationale à l'indemnisation des Français dépossédés de biens situés dans un territoire antérieurement placé sous la souveraineté, le protectorat ou la tutelle de la France :  La commission du contentieux de l'indemnisation est saisie, dans le délai de deux mois prévu au décret susvisé du 11 janvier 1965 (décret n° 65-29), par une requête sur papier libre adressée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou déposée au secrétariat contre récépissé  ; qu'aux termes de l'article 1er du décret susvisé du 11 janvier 1965 relatif aux délais de recours contentieux en matière administrative dans sa version applicable à l'espèce :  Sauf en matière de travaux publics, la juridiction administrative ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou la publication de la décision attaquée ...  ; que le septième alinéa ajouté à l'article 1er du décret du 11 janvier 1965 par l'article 9 du décret susvisé du 28 novembre 1983 concernant les relations entre l'administration et les usagers, n'étant entré en vigueur, aux termes de son article 16, que six mois après sa date de publication soit le 4 juin 1984, ne peut être utilement invoqué pour des décisions notifiées antérieurement à cette date ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de l'instruction que M. A et Mme D née B ont reçu notification au plus tard les 18 mai 1972 pour le premier et le 5 novembre 1975 pour la seconde, soit les dates de leurs acceptations respectives, des décisions de l'Agence nationale pour l'indemnisation des Français d'outre-mer d'indemnisation leur allouant à chacun une indemnisation sur le fondement de la loi susvisée du 15 juillet 1970 relative à une contribution nationale à l'indemnisation des Français dépossédés de biens situés dans un territoire antérieurement placé sous la souveraineté, le protectorat ou la tutelle de la France ; que le délai de recours contentieux contre ces décisions, notifiées antérieurement au 4 juin 1984, était expiré au plus tard les 19 juillet 1972 et 6 janvier 1976 et ce, alors même qu'aucune mention du délai de recours n'était portée sur leur notification ; que, dans ces conditions, le recours contentieux exercé postérieurement devant la Commission du contentieux de l'indemnisation de Montpellier par M. A tendant à la révision de l'indemnité qui avait été allouée en 1972 et 1975 par l'Agence nationale pour l'indemnisation des Français d'outre-mer est tardif ;<br>
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       Considérant que les moyens tirés de ce que M. A aurait été privé de son poste d'enseignant et qu'il aurait fait l'objet d'une spoliation de la part de l'Etat algérien et de ce qu'il aurait droit à une indemnité en application des accords d'Evian sont inopérants eu égard au motif de rejet de sa demande ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par la décision attaquée, la Commission du contentieux de l'indemnisation de Montpellier a rejeté sa demande comme non recevable ;<br>
D E C I D E :<br>
Article 1er: La requête de M. B est rejetée. <br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Jean-Michel A, à l'ANIFOM et au Premier ministre.<br>
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N° 08MA00681	2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**