# Conseil d'Etat, 1 SS, du 2 février 2001, 218346, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008069481
**Date de décision:** 2001-02-02
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 1 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008069481

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 8 mars et 10 mai 2000 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. et Mme Jacky X..., demeurant à Castelmary (12800) ; M. et Mme X... demandent au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler la décision du 28 janvier 2000 par laquelle le tribunal administratif de Toulouse a rejeté leur demande tendant à l'obtention d'une autorisation de plaider pour le compte de la commune de Castelmary ;<br>    2°) de leur donner acte de ce qu'ils sont en possession d'une autorisation de plaider en vertu de la délibération du conseil municipal en date du 4 janvier 2000 ;<br>    3°) subsidiairement, de leur accorder l'autorisation sollicitée ;<br>    4°) de condamner la commune de Castelmary à leur verser une somme de 10 000 F en application de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code général des collectivités territoriales ;<br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Donnat, Auditeur,<br>    - les observations de la SCP Boré, Xavier, avocat de M. et Mme X...,<br>    - les conclusions de Mlle Fombeur, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article R. 2132-3 du code général des collectivités territoriales : "Le pourvoi devant le Conseil d'Etat est, à peine de déchéance, formé dans le mois qui suit, soit l'expiration du délai imparti au tribunal administratif pour statuer, soit la notification de l'arrêté portant refus" ;<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que la décision du tribunal administratif de Toulouse, en date du 28 janvier 2000, a été notifiée à M. et Mme X... le 5 février suivant ; que cette notification mentionnait le délai de recours d'un mois applicable en vertu des dispositions précitées du code général des collectivités territoriales ; que, dès lors, la requête de M. et Mme X..., enregistrée au secrétariat du Conseil d'Etat le mercredi 8 mars 2000, était tardive ; qu'elle doit, par suite, être rejetée comme irrecevable ;<br>    Sur les conclusions de M. et Mme X... tendant à l'application des dispositions de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 reprises à l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>    Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Castelmary, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, soit condamnée à verser à M. et Mme X... la somme qu'ils demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens ;<br>Article 1er : La requête de M. et Mme X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. et Mme Jacky X..., à la commune de Castelmary et au ministre de l'intérieur.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code de justice administrative L761-1,Code général des collectivités territoriales R2132-3,Loi 91-647 1991-07-10 art. 75
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 135-02-05-01 COLLECTIVITES TERRITORIALES - COMMUNE - REGLES DE PROCEDURE CONTENTIEUSE SPECIALES - EXERCICE PAR UN CONTRIBUABLE DES ACTIONS APPARTENANT A LA COMMUNE.