# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 20 décembre 1971, 70-13.811, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006986603
**Date de décision:** 1971-12-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006986603

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESSORT DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QU'EN VERTU D'UNE CONVENTION DU 13 MAI 1963, LA SOCIETE ALGERIENNE DE TRACTION (ALTRAC), DESIREUSE DE SE REINSTALLER EN FRANCE, A PERMIS A LA SOCIETE SOTRADIES D'UTILISER UNE PARTIE DE SES INSTALLATIONS INDUSTRIELLES EN ALGERIE, A CHARGE DE MODIFIER CERTAINES INSTALLATIONS ET D'ABSORBER UNE PARTIE DU PERSONNEL, CETTE CONVENTION DEVANT CESSER DE PLEIN DROIT DES QUE LES CONVERSATIONS "ACTUELLEMENT EN COURS" AURAIENT DEFINI L'AVENIR DES DEUX FIRMES ;<br>
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 QUE LES POURPARLERS ENTRE LES DEUX SOCIETES N'AYANT PAS ABOUTI, LA SOCIETE ALTRAC A ASSIGNE LA SOCIETE SOTRADIES EN PAIEMENT D'UN LOYER, OU, SUBSIDIAIREMENT, D'UNE INDEMNITE D'OCCUPATION ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR ADMIS, POUR REJETER CETTE DEMANDE, QUE L'OCCUPATION NE RESULTAIT PAS D'UN BAIL, ET QU'AUCUNE INDEMNITE D'OCCUPATION N'ETAIT DUE EN L'ABSENCE DE FAUTE, ALORS, SELON LE POURVOI QUE, D'UNE PART, LA CONVENTION PROVISOIRE DEVAIT CESSER DES L'ABOUTISSEMENT DES CONVERSATIONS EN COURS, ET QUE, FAUTE D'ACCORD, LA CONVENTION N'ETANT PLUS EN VIGUEUR, LA SOCIETE SOTRADIES DEVENAIT OCCUPANT SANS TITRE, REDEVABLE D'UNE INDEMNITE D'OCCUPATION, SANS QUE LA COUR D'APPEL PUISSE EXIGER UNE DEMANDE DE RESILIATION DE LA CONVENTION, OU LA PREUVE D'UNE FAUTE DISTINCTE DE L'OCCUPATION INDUE ;<br>
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 QUE, D'AUTRE PART, A SUPPOSER LA CONVENTION TOUJOURS EN VIGUEUR, LA SOCIETE NE POUVAIT, SANS COMMETTRE UNE FAUTE JUSTIFIANT A ELLE SEULE L'INDEMNITE, REFUSER TOUTE NEGOCIATION, ET PARALYSER LA CONVENTION POUR PROLONGER SON OCCUPATION ;<br>
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MAIS ATTENDU D'ABORD QUE LA COUR D'APPEL, PAR UNE INTERPRETATION SOUVERAINE DE LA CONVENTION LITIGIEUSE, RETIENT QU'ELLE CONSTITUAIT UN CONTRAT SYNALLAGMATIQUE COMPORTANT POUR CHAQUE PARTIE DES AVANTAGES ET DES OBLIGATIONS AUXQUELLES ON POUVAIT AJOUTER CELLE, NON PREVUE, DE VERSER UN LOYER, QU'ELLE NE COMPORTAIT AUCUN TERME AUTRE QUE LE MOMENT OU "LES CONVERSATIONS EN COURS AURAIENT DEFINI L'AVENIR DES DEUX FIRMES" ;<br>
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 QU'APRES L'ECHEC DE CES CONVERSATIONS, LA SOCIETE ALTRAC N'AYANT POURSUIVI NI L'ANNULATION, NI LA RESILIATION DE LA CONVENTION, LA COUR D'APPEL EN A DEDUIT QUE CETTE DERNIERE N'AVAIT PAS CESSE DE PRODUIRE EFFET ;<br>
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ATTENDU, ENSUITE, QUE L'INDEMNITE D'OCCUPATION N'EST DUE QU'A RAISON DE LA FAUTE COMMISE PAR L'OCCUPANT QUI SE MAINTIENT INDUMENT DANS LES LIEUX ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL A PU DEDUIRE DES CIRCONSTANCES DE FAIT, PAR ELLE SOUVERAINEMENT APPRECIEES, QUE L'ATTITUDE DE LA SOCIETE SOTRADIES "N'ETAIT PAS CONSTITUTIVE, A L'EGARD DE LA SOCIETE ALTRAC, D'UNE FAUTE JUSTIFIANT LE PAIEMENT D'UNE INDEMNITE D'OCCUPATION" ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 8 JUILLET 1970, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>
<br>,.  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1969-05-21 Bulletin 1969 III N. 399 P. 305 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** L'INDEMNITE D'OCCUPATION N'EST DUE QU'A RAISON DE LA FAUTE  COMMISE PAR L'OCCUPANT QUI SE MAINTIENT INDUMENT DANS LES LIEUX.
**Mots-clés:** BAIL EN GENERAL - INDEMNITE D'OCCUPATION - CONDITION - FAUTE DE L 'OCCUPANT.