# Conseil d'Etat, 6ème sous-section jugeant seule, du 19 novembre 2004, 260732, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008179005
**Date de décision:** 2004-11-19
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 6EME SOUS-SECTION JUGEANT SEULE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008179005

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée le 2 octobre 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par X... Malika X, demeurant ...  ; Mme X demande au Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'avis de non admission de sa candidature à une intégration directe dans la magistrature, émis lors de ses travaux des 17, 18 et 19 juin 2003 par la commission d'avancement  ;
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                2°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice, de l'admettre directement dans le corps judiciaire ou, à défaut, de renvoyer son dossier de candidature devant la commission d'avancement pour qu'elle procède à un nouvel examen  ;
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	Vu les autres pièces du dossier  ;
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     	Vu l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958  ;
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     	Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979  ;
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     	Vu le décret n° 93-21 du 7 janvier 1993  ;
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     	Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - le rapport de M. Pierre Fanachi, Conseiller d'Etat,  
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                - les conclusions de M. Yann Aguila, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article 25-2 de l'ordonnance du 22 décembre 1958  : Les  nominations au titre des articles 22 et 23 interviennent après avis conforme de la commission prévue à l'article 34 (...)  ; que l'audition des candidats prévue par l'article 31-1 du décret du 7 janvier 1993 étant laissée à la discrétion de la commission et ne constituant pas un droit pour les candidats, la circonstance, à la supposer établie qu'après avoir informé Mme X de son intention de l'entendre, la commission d'avancement statuant en matière d'intégration y aurait finalement renoncé, n'est pas de nature à établir que la candidature de la requérante n'a pas fait l'objet d'un examen sérieux  ; que ne l'est pas d'avantage la circonstance que l'instruction du dossier de la requérante a duré 29 mois  ;
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                Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que Mme X n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision attaquée, qui n'avait pas à être motivée et, par voie de conséquence, n'est pas recevable à demander à ce qu'il soit enjoint au garde des sceaux, ministre de la justice, de l'admettre dans le corps judiciaire ou de renvoyer son dossier à la commission d'avancement pour qu'elle procède à un nouvel examen de celui-ci  ;
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       D E C I D E  :
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		Article 1er  : La requête de Mme X est rejetée.
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Article 2  : La présente décision sera notifiée à X... Malika X et au garde des sceaux, ministre de la justice.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**