# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 26 juin 1972, 71-10.591, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988170
**Date de décision:** 1972-06-26
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988170

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DIVERSES BRANCHES : ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE (PARIS, 6 OCTOBRE 1970), LA SOCIETE YASHICA-EUROPE, AGISSANT TANT POUR ELLE-MEME QUE POUR SA SOCIETE MERE JAPONAISE, CONFIA EN 1961 A LA "SOCIETE INDUSTRIELLE DE TECHNIQUE OPTIQUE" (SITO), POUR UNE DUREE INDETERMINEE, L'EXCLUSIVITE DE LA VENTE, EN FRANCE, DES APPAREILS PHOTOGRAPHIQUES FABRIQUES AU JAPON SOUS LEUR MARQUE ;<br>
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 QUE, PAR LETTRE DU 27 OCTOBRE 1965, LA SOCIETE YASHICA-EUROPE AVERTIT LA SITO DE SON INTENTION DE METTRE FIN, LE 31 DECEMBRE SUIVANT, A CES RELATIONS D'AFFAIRES ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR DEBOUTE LA SITO, REPRESENTEE PAR L'ADMINISTRATEUR A L'UNION DES CREANCIERS DE SON REGLEMENT JUDICIAIRE, DE SA DEMANDE EN PAIEMENT D'UNE INDEMNITE, DU CHEF DE CETTE RESILIATION, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE D'UNE PART, LE CONTRAT, QUELLE QU'EN FUT LA NATURE, NE POUVAIT ETRE DENONCE UNILATERALEMENT SANS CAUSE LEGITIME, QUE LA CORRESPONDANCE CITEE PAR L'ARRET ETABLIT LE ROLE JOUE DANS L'AFFAIRE, POUR LES DEUX PARTIES, PAR LES PROBLEMES DE PUBLICITE, ET QU'ENFIN LA COUR D'APPEL NE S'EXPLIQUE PAS SUR LES MOTIFS PRECIS DU JUGEMENT, QUE LES DEMANDEURS FAISAIENT LEURS EN CONCLUANT A LA CONFIRMATION, MOTIFS ETABLISSANT QUE LES SOCIETES DEFENDERESSES AVAIENT ABUSE DE LEUR DROIT DE RUPTURE EN PRONONCANT SANS RAISON SERIEUSE LA DENONCIATION D'UN CONTRAT DE MANDAT D'INTERET COMMUN ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A RELEVE QUE LA SITO REVENDAIT A SON COMPTE LES MARCHANDISES, D'ABORD ACHETEES AUX DEUX SOCIETES YASHICA ;<br>
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QU'ELLE A DECIDE DES LORS, A BON DROIT, QUE LES PARTIES NE SE TROUVAIENT PAS LIEES PAR UN MANDAT D'INTERET COMMUN, MAIS PAR UNE CONCESSION DE VENTE EXCLUSIVE, A LAQUELLE CHACUNE POUVAIT METTRE FIN LIBREMENT, A TOUTE EPOQUE, SOUS RESERVE SEULEMENT DE NE PAS AGIR ABUSIVEMENT ;<br>
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 QUE LES PREMIERS JUGES AYANT RETENU QUE LA SOCIETE YASHICA AVAIT ABUSE DE SON DROIT DE RESILIATION POUR AVOIR ROMPU LES RELATIONS ENTRE PARTIES A L'EPOQUE OU UN EFFORT PUBLICITAIRE INTENSE DE LA SITO ALLAIT ENFIN PORTER SES FRUITS, LA COUR D'APPEL A REPONDU A CE GRIEF EN RELEVANT : "IL N'EST PAS POSSIBLE DE SOUTENIR SERIEUSEMENT QUE LA RUPTURE S'EST PRODUITE AU MOMENT OU (LA SITO) ALLAIT RECUEILLIR LE BENEFICE DE SON ACTIVITE (PUBLICITAIRE) GRACE A LA LIBERATION DU MARCHE, PUISQUE CELLE-CI, N'A ETE REALISEE QUE PLUS DE DEUX ANS APRES LA RESILIATION" ;<br>
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 QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS, ELLE A PU DIRE QUE LES SOCIETES YASHICA N'AVAIENT PAS, SUR CE POINT, COMMIS D'ABUS ;<br>
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 QUE LE MOYEN N'INDIQUANT PAS A QUELS AUTRES "MOTIFS PRECIS" DU JUGEMENT, LA COUR D'APPEL AURAIT OMIS DE REPONDRE, NE MET PAS A CET EGARD, LA COUR DE CASSATION, EN MESURE D'EXERCER SON CONTROLE ;<br>
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 QUE LE MOYEN, EN AUCUNE DE SES BRANCHES, NE PEUT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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 PAR CES MOTIFS ;<br>
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 REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 6 OCTOBRE 1970, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1966-07-12 Bulletin 1966 III N. 356 P. 314 (REJET). (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1967-05-02 Bulletin 1967 III N. 177 P. 173 (REJET). (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1968-02-12 Bulletin 1968 IV N. 68 P. 58 (CASSATION). (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1968-10-15 Bulletin 1968 IV N. 270 P. 241 (REJET ). (1)
 $ CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1970-05-13 Bulletin 1970 IV N. 161 P. 144 (REJET). (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1968-06-10 Bulletin 1968 IV N. 182 (5) P. 163 (REJET) ET LES ARRETS CITES. (3)
 $ CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1968-07-17 Bulletin 1968 IV N. 245 (2) P. 220 (REJET). (3)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (2),Code civil 1147,Code civil 1582,Code civil 1984,LOI 1810-04-20 ART. 7
**ECLI:** 
**Résumé:** LA CONVENTION PAR LAQUELLE UN FABRICANT CONFIE, POUR UNE  DUREE INDETERMINEE, L'EXCLUSIVITE DE LA VENTE DE SES PRODUITS A UNE  SOCIETE, QUI LES LUI ACHETE POUR LES REVENDRE A SON COMPTE,  CONSTITUE, NON UN MANDAT D'INTERET COMMUN, MAIS UNE CONCESSION DE  VENTE EXCLUSIVE, A LAQUELLE CHACUNE DES PARTIES PEUT A TOUTE EPOQUE  METTRE FIN LIBREMENT, SOUS LA SEULE RESERVE DE NE PAS AGIR  ABUSIVEMENT.,IL NE PEUT ETRE FAIT GRIEF AU CONCEDANT D'AVOIR COMMIS UN  ABUS EN RESILIANT LA CONCESSION DE VENTE EXCLUSIVE A UNE EPOQUE OU  LE CONCESSIONNAIRE ALLAIT RECUEILLIR LE BENEFICE DE SON EFFORT  PUBLICITAIRE GRACE A LA LIBERATION DU MARCHE, DES LORS QUE CELLE-CI  N'A ETE REALISEE QUE LONGTEMPS APRES.,NE PEUT ETRE ACCUEILLI LE MOYEN REPROCHANT A UN ARRET  INFIRMATIF DE NE PAS S'EXPLIQUER SUR LES MOTIFS DES PREMIERS JUGES,  QUE L'INTIME S'APPROPRIAIT EN CONCLUANT A LA CONFIRMATION, DES LORS  QUE LE POURVOI NE PRECISE PAS LES MOTIFS AUXQUELS LA COUR D'APPEL  AURAIT OMIS DE REPONDRE.
**Mots-clés:** 1) VENTE - VENTE COMMERCIALE - EXCLUSIVITE - DEFINITION -  DIFFERENCE AVEC LE MANDAT D'INTERET COMMUN.,* VENTE - DEFINITION - DIFFERENCE AVEC LE MANDAT D'INTERET COMMUN.,* MANDAT - MANDAT CONFIE DANS L'INTERET DU MANDANT ET DU MANDATAIRE  - DEFINITION - DIFFERENCE AVEC LE CONTRAT DE VENTE EXCLUSIVE.,* VENTE - VENTE COMMERCIALE - EXCLUSIVITE - RUPTURE - CONTRAT A  DUREE INDETERMINEE - CONDITIONS.,2) VENTE - VENTE COMMERCIALE - EXCLUSIVITE - RUPTURE - RUPTURE PAR  LE CONCEDANT - EFFORT PUBLICITAIRE DU CONCESSIONNAIRE - MARCHE NON  ENCORE LIBERE.,* VENTE - VENTE COMMERCIALE - VENTE INTERNATIONALE - IMPORTATION EN  FRANCE - CONTINGENTEMENT - EFFORT PUBLICITAIRE DE L'IMPORTATEUR -  RUPTURE DE LA CONCESSION DE VENTE EXCLUSIVE PAR LE FABRICANT.,3) CASSATION - MOYEN - MOYEN IMPRECIS - DEFAUT DE REPONSE A  CONCLUSIONS.,* JUGEMENTS ET ARRETS - CONCLUSIONS D'APPEL - ABSENCE DE REPONSE -  CONCLUSIONS DEMANDANT LA CONFIRMATION DE LA DECISION ENTREPRISE -  CASSATION - MOYEN NE PRECISANT PAS LES MOTIFS RESTES SANS REPONSE.