# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 3e chambre, du 30 mai 2000, 97BX01408, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007495079
**Date de décision:** 2000-05-30
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 3E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007495079

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 28 juillet 1997, présentée pour M. et Mme Roland Y..., domicilié ... ;<br>    M. et Mme Y... demandent à la Cour :<br>    1?) de réformer le jugement, en date du 24 avril 1997, par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté leur demande en décharge du complément d'impôt sur le revenu auquel ils ont été assujettis au titre de l'année 1991 a raison de leur imposition dans la catégorie des traitements et salaires et de celle des revenus de capitaux mobiliers ;<br>    2?) de leur accorder la décharge desdites impositions ;<br>    3?) de condamner l'Etat à leur verser la somme de 12.060 F sur le fondement des dispositions de l'article L. 8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n? 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 2 mai 2000 :<br>    - le rapport de H. PAC ;<br>    - les observations de M. Y... ;<br>    - et les conclusions de M. HEINIS, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur les traitements et salaires :<br>    Considérant qu'il résulte des dispositions combinées des articles 12, 83 et 156 du code général des impôts que les sommes à retenir, au titre d'une année déterminée, pour l'assiette de l'impôt sur le revenu, dans la catégorie des traitements et salaires, sont celles qui, au cours de ladite année, ont été mises à la disposition du contribuable, soit par voie de paiement, soit par voie d'inscription à un compte courant sur lequel l'intéressé a opéré, ou aurait pu, en droit ou en fait, opérer un prélèvement au plus tard le 31 décembre ;<br>    Considérant que M. et Mme Y..., qui ne contestent pas que la SA Compagnie Roland Y..., dont ils étaient respectivement président-directeur-général et directeur-général et dont ils possédaient 99 % du capital, a mentionné dans ses livres de salaires des sommes émises par chèques à leur nom d'un montant supérieur à celles qu'ils ont eux-mêmes déclaré avoir perçues à titre de salaires au cours du premier trimestre de l'année 1991, soutiennent cependant que lesdits salaires ne leur ont pas été effectivement versés et qu'ainsi c'est à tort que les sommes correspondantes ont été incluses dans les bases de leur imposition au titre de l'impôt sur le revenu ;<br>    Considérant que l'administration a réuni des éléments établissant que M. et Mme Y... étaient en situation de percevoir les sommes à l'origine des impositions contestées et n'a pas été utilement contredite par les requérants qui se bornent à soutenir que la charge de la preuve incombe au service ; que, dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve que les sommes en cause ont été effectivement perçues par les requérants ;<br>    Sur les revenus de capitaux mobiliers :<br>    Considérant qu'aux termes des dispositions de l'article 111 du code général des impôts :  "Sont notamment considérés comme revenus distribués :  a) sauf preuve contraire, les sommes mises à la disposition des associés directement ou par personnes ou sociétés interposées à titre d'avances, de prêts ou d'acompte ..." ;<br>    Considérant qu'il résulte de l'instruction, notamment d'un rapport d'enquête de police, que Mme X..., salariée de la société Compagnie Roland Y..., était en réalité employée à temps plein au domicile de M. et Mme Y..., lesquels ne contestent pas avoir utilisé les services de l'intéressée ; que si les requérants avaient la possibilité de prouver par tous moyens l'exagération de l'évaluation administrative, il résulte de l'instruction que les attestations qu'ils ont fait établir à cette fin par des tiers l'ont été postérieurement à la notification de redressement et que, de ce fait, elles ne combattent pas sérieusement la valeur probante du rapport de police dont les constatations sont à l'origine du redressement contesté ; que, dans ces conditions, l'administration était fondée, en application du texte précité, à regarder la totalité des salaires de Mme X... ainsi que les charges sociales y afférentes comme des revenus distribués aux requérants et à les taxer à leur nom dans la catégorie des revenus mobilers ;<br>    Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme Y... ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif a rejeté leur demande ;<br>Article 1er : La requête de M. et Mme Y... est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** CGI 12, 83, 156, 111
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-04-02-03 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REVENUS ET BENEFICES IMPOSABLES - REGLES PARTICULIERES - REVENUS DES CAPITAUX MOBILIERS ET ASSIMILABLES,19-04-02-07 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REVENUS ET BENEFICES IMPOSABLES - REGLES PARTICULIERES - TRAITEMENTS, SALAIRES ET RENTES VIAGERES