# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 2ème chambre (formation à 3), du 22 juin 2004, 00BX00354, mentionné aux tables du recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007505515
**Date de décision:** 2004-06-22
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 2EME CHAMBRE (FORMATION A 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007505515

## Contenu de la décision

Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 15 février 2000 et 25 août 2000 sous le n° 00BX00354 au greffe de la cour, présentés pour Mme Marie X demeurant ..., par Me Garreau Denis  ;
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      Mme X demande à la cour  :
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     1° d'annuler le jugement en date du 2 décembre 1999 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 7 octobre 1997 par lequel le président de la communauté de communes du pays Santon a mis fin à son détachement sur un emploi fonctionnel  ;
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     2° d'annuler pour excès de pouvoir cette décision  ;
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     3° de condamner la communauté de communes du pays Santon à lui verser 20000 francs au titre de l'article L. 8-1 du code des tribunaux administratifs et cours administratives d'appel  ;
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     Classement CNIJ  :		36-07-07-01		B	
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984  ;
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     Vu le décret n° 86-68 du 13 janvier 1986  ;
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     Vu le code de justice administrative ensemble le code des tribunaux administratifs et cours administratives d'appel  ;
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Après avoir entendu au cours de l'audience publique du  25 mai 2004   :
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     - le rapport de M. Dudezert, président-assesseur  ;
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     - les observations de Me Frezouls substituant le cabinet d'avocat Patrice Bendjebbar pour la communauté de communes du pays Santon  ;
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     - et les conclusions de M. Rey, commissaire du gouvernement  ;
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Considérant que, par un arrêté du 7 octobre 1997, le président de la communauté de communes du pays Santon a mis fin au détachement de Mme X, attaché territoriale, sur un emploi fonctionnel de secrétaire général des communes de 20 000 à 40 000 habitants  ;
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que cette décision, qui était fondée sur des motifs touchant à la personne de Mme X, ne pouvait être légalement prise sans que l'intéressée ait été mise à même de demander en temps utile la communication de son dossier  ; que la communauté de communes ne conteste pas que Mme X n'a pas été mise à même de prendre connaissance de son dossier  ; que, par suite, et sans qu'il y ait lieu d'examiner les autres moyens soulevés, la requérante est fondée, d'une part, à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa requête et, d'autre part, à demander l'annulation  de l'arrêté du 7 octobre 1977  ;
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Considérant que les dispositions de l'article L761-1 du code de la justice administrative font obstacle à ce Mme X, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, soit condamnée à verser à  la communauté de communes du pays Santon, la somme qu'elle demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens  ; qu'il y a lieu, sur le même fondement, de condamner la communauté de communes du pays Santon  à verser une somme de 1 300 euros à Mme X  ;
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     D E C I D E   :
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     Article 1er  :  Le jugement du 2 décembre 1999 du tribunal administratif de Poitiers et l'arrêté du 7 octobre 1997 du président de la communauté de communes du pays Santon sont annulés.
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Article 2  :  La communauté de communes du pays Santon  versera une somme de 1300 euros à Mme X au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
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N° 00BX00354
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## Métadonnées

**Solution:** Satisfaction totale
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**