# Cour de cassation, Chambre commerciale, du 26 mars 1985, 83-17.159, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007015461
**Date de décision:** 1985-03-26
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007015461

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU L'ARTICLE 42 ALINEA 2 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967 ;<br>
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ATTENDU QU'EN VERTU DE CE TEXTE, LES CREANCES VISEES DU CODE GENERAL DES IMPOTS NE PEUVENT ETRE CONTESTEES EN CAS DE REGLEMENT JUDICIAIRE OU DE LIQUIDATION DES BIENS QUE DANS LES CONDITIONS PREVUES AUDIT CODE, LES CREANCES AINSI CONTESTEES ETANT ADMISES PAR PROVISION ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE POUR OBTENIR QUE LA CREANCE DE PENALITES AFFERENTES A DES TAXES SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES PRODUITE AU PASSIF DE LA LIQUIDATION DES BIENS DE M. X... SOIT ADMISE A TITRE HYPOTHECAIRE, L'ADMINISTRATION DES IMPOTS SOUTENAIT QUE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 1926 DU CODE GENERAL DES IMPOTS SELON LESQUELLES, DANS LEUR REDACTION APPLICABLE EN LA CAUSE, ANTERIEURE A LA LOI DU 31 DECEMBRE 1981, LE PRIVILEGE DU TRESOR PUBLIC NE PORTE PLUS, EN CAS DE LIQUIDATION DES BIENS DU REDEVABLE, SUR LES AMENDES ENCOURUES QUI SONT ABANDONNEES, NE SONT PAS APPLICABLES A L'HYPOTHEQUE LEGALE QU'UN RECEVEUR DES FINANCES AVAIT FAIT INSCRIRE EN VERTU DE L'ARTICLE 1929 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, AVANT LA MISE EN LIQUIDATION DES BIENS DE M. X... ;<br>
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ATTENDU QUE POUR ACCUEILLIR CETTE DEMANDE, LA COUR D'APPEL RETIENT QUE LORSQUE LE TRESOR SE BORNE A INVOQUER SON PRIVILEGE MOBILIER, SES DROITS SONT LIMITES PAR L'ARTICLE 1926 ALINEA 3 MAIS QUE LORSQU'IL INSCRIT SON HYPOTHEQUE LEGALE, IL RECOUVRE LA PLENITUDE DE SES DROITS TELS QUE DEFINIS PAR L'ARTICLE 1919 TER ;<br>
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ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI ALORS QUE LE DEBAT PORTAIT SUR L'EXISTENCE DES CREANCES FISCALES EN CAUSE, LA COUR D'APPEL A VIOLE PAR REFUS D'APPLICATION LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, L'ARRET RENDU LE 19 SEPTEMBRE 1983, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL D'ANGERS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE LYON, A CE DESIGNEE, PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;<br>
<br>,Dans le même sens :
 Cour de cassation, chambre commerciale, 1984-11-21 Bulletin 1984 IV N° 317 p. 258 (Cassation) et l'arrêt cité<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Loi 67-563 1967-07-13 art. 42 al. 2
**ECLI:** 
**Résumé:** En cas de règlement judiciaire ou de liquidation des biens, lorsque le débat porte sur l'existence de créances fiscales, il y a lieu de faire application de l'article 42 alinéa 2 de la loi du 13 juillet 1967 selon lequel lesdites créances ne peuvent être contestées que dans les conditions prévues au Code général des impôts, les créances ainsi contestées étant admises par provision.
**Mots-clés:** REGLEMENT JUDICIAIRE, LIQUIDATION DES BIENS (loi du 13 juillet 1967) - Créances - Admission - Admission provisionnelle - Créances contestées - Créances fiscales - Admission provisionnelle par le juge du règlement judiciaire - Obligation.,REGLEMENT JUDICIAIRE, LIQUIDATION DES BIENS (loi du 13 juillet 1967) - Créances - Réclamation - Créances fiscales - Admission provisionnelle par le juge du règlement judiciaire - Obligation.,TRESOR PUBLIC - Recouvrement des droits - Faillite, règlement judiciaire, liquidation des biens - Créance fiscale - Admission au passif - Admission provisionnelle.