# CAA de LYON, 3ème chambre - formation à 3, 13/06/2017, 16LY00698, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000034946685
**Date de décision:** 2017-06-13
**Juridiction:** CAA de LYON
**Formation:** 3ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000034946685

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante : <br>
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Procédure contentieuse antérieure <br>
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       Mme A...B...a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler l'arrêté du 15 juin 2015 par lequel le préfet de l'Isère lui a refusé un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé la destination d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'un an et d'enjoindre audit préfet de lui délivrer un titre de séjour, ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. <br>
       Par un jugement n° 1505125 du 1er décembre 2015, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande.<br>
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Procédure devant la cour <br>
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       Par une requête enregistrée le 25 février 2016, Mme A...B..., représentée par Me Marcel, avocate, demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement n° 1505125 du tribunal administratif de Grenoble du 1er décembre 2015 ; <br>
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       2°) d'annuler l'arrêté du 15 juin 2015 par lequel le préfet de l'Isère lui a refusé un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, et a fixé la destination d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'un an ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour, ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;<br>
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       4°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. <br>
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       Elle soutient que : <br>
       S'agissant du refus de titre de séjour :<br>
       - le préfet n'a pas procédé à un examen attentif et particulier de sa situation personnelle ;<br>
- il est insuffisamment motivé ;<br>
       - il méconnaît les dispositions de l'article L. 313-11, 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire :<br>
       - elle méconnaît le principe général du droit de l'Union européenne de bonne administration et de respect des droits de la défense ;<br>
- elle doit être annulée en conséquence de l'annulation du refus de titre de séjour ;<br>
       - elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
S'agissant de la décision refusant un délai de départ volontaire :<br>
- elle n'est pas motivée ;<br>
- elle a été prise sans examen de sa situation personnelle ;<br>
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;<br>
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :<br>
       - elle doit être annulée en conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire ;<br>
       - elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :<br>
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation.<br>
       Mme B...a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 janvier 2016 ;<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
       Vu :<br>
       - la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;<br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;<br>
       - la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ; <br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - le code de justice administrative ;<br>
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       Le président de la formation de jugement ayant dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Samuel Deliancourt, premier conseiller ; <br>
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       1. Considérant que MmeB..., ressortissante arménienne née le 9 septembre 1985, entrée irrégulièrement en France en 2011, a sollicité le bénéfice du statut de réfugié qu'elle s'est vue refuser par décision de l'OFPRA en date du 24 avril 2013, confirmée par une décision du 6 septembre 2013 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) ; qu'elle relève appel du jugement du 1er décembre 2015 par lequel le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté n° 2015-TR 95 du 15 juin 2015 par lequel le préfet de l'Isère lui a refusé un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé la destination d'éloignement en cas de non-respect de ce délai de départ volontaire et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'un an ;<br>
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       2. Considérant que, devant la cour, Mme B...se borne à reprendre, exactement dans les mêmes termes, sans y adjoindre le moindre argument ou élément complémentaire, les moyens qu'elle avait soumis aux premiers juges, rappelés aux visas du présent arrêt ; que le tribunal ayant écarté à bon droit l'ensemble de ces moyens, il y a lieu pour la cour de rejeter la requête susvisée par adoption pure et simple des motifs du jugement attaqué ; <br>
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       3. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme B...n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande ; que sa requête susvisée doit, en ce comprises les conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, être rejetée ;<br>
DECIDE :<br>
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Article 1er :	La requête de Mme B...est rejetée. <br>
Article 2 :	Le présent arrêt sera notifié à Mme A...B..., à Me Marcel et au ministre de l'intérieur. <br>
		Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.<br>
Délibéré après l'audience du 16 mai 2017, à laquelle siégeaient :<br>
- M. Jean-François Alfonsi, président de la chambre,<br>
- M. Hervé Drouet, président-assesseur,<br>
- M. Samuel Deliancourt, premier conseiller.<br>
Lu en audience publique, le 13 juin 2017.<br>
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N° 16LY00698	<br>
		id<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01 Étrangers. Séjour des étrangers.