# Conseil d'Etat, 10/ 5 SSR, du 4 décembre 1981, 22432, publié au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007672433
**Date de décision:** 1981-12-04
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 10/ 5 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007672433

## Contenu de la décision

VU LA REQUETE SOMMAIRE, ENREGISTREE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 5 FEVRIER 1980, ET LE MEMOIRE COMPLEMENTAIRE, ENREGISTRE LE 13 JUIN 1980, PRESENTES PAR LA SOCIETE UNION DES ASSURANCES DE PARIS, DONT LE SIEGE EST ... A PARIS  9EME , REPRESENTEE PAR SON PRESIDENT-DIRECTEUR GENERAL EN EXERCICE, ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT :<br>   1° ANNULE LE JUGEMENT DU 29 NOVEMBRE 1979 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE TOULOUSE A REJETE LA TIERCE OPPOSITION QU'ELLE AVAIT FORMEE CONTRE DEUX DECISIONS DU MEME TRIBUNAL EN DATE DU 26 JUIN 1972 AYANT CONDAMNE SON ASSURE, L'ENTREPRISE CHARLES ET SAMANOS A RAISON DE LA RESPONSABILITE PARTIELLE DE CETTE ENTREPRISE DANS DES DESORDRES SURVENUS DANS DES CONSTRUCTIONS ;<br>   2° DECLARE QUE L'ENTREPRISE CHARLES ET SAMANOS N'A PAS ENCOURU DE CONDAMNATION AU TITRE DE LA GARANTIE DECENNALE DES ARTICLES 1792 ET 2270 DU CODE CIVIL, OU, A TITRE SUBSIDIAIRE, REDUISE LES CONDAMNATIONS PECUNIAIRES PRONONCEES PAR LE TRIBUNAL ;<br>   VU LE CODE DES ASSURANCES ;    VU LE CODE DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;<br>   CONSIDERANT QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE R.188 DU CODE DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS : "TOUTE PERSONNE PEUT FORMER TIERCE OPPOSITION CONTRE UN JUGEMENT QUI PREJUDICIE A SES DROITS, DES LORS QUE NI ELLE, NI CEUX QU'ELLE REPRESENTE, N'ONT ETE PRESENTS OU REGULIEREMENT APPELES DANS L'INSTANCE AYANT ABOUTI A CE JUGEMENT" ;<br>   CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE L'INSTRUCTION QUE PAR DEUX JUGEMENTS EN DATE DU 26 JUIN 1972 LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE TOULOUSE A CONDAMNE L'ENTREPRISE CHARLES ET SAMANOS A VERSER DES INDEMNITES A L'OFFICE PUBLIC D'HABITATIONS A LOYER MODERE DU LOT A RAISON DES DESORDRES SURVENUS DANS DES IMMEUBLES CONSTRUITS POUR L'OFFICE PAR L'ENTREPRISE ; QUE LA SOCIETE UNION DES ASSURANCES DE PARIS N'AVAIT PAS, EN SA QUALITE D'ASSUREUR DE L'ENTREPRISE, A ETRE APPELEE DANS L'INSTANCE INTRODUITE DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF ; QU'ELLE N'ETAIT DES LORS PAS RECEVABLE A FORMER TIERCE OPPOSITION CONTRE LEDIT JUGEMENT ET QU'ELLE N'EST, PAR SUITE, PAS FONDEE A SE PLAINDRE DU REJET DE CETTE TIERCE OPPOSITION ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER - LA REQUETE DE L'UNION DES ASSURANCES DE PARIS EST REJETEE.    ARTICLE 2 - LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A L'UNION DES ASSURANCES DE PARIS, A L'OFFICE PUBLIC D'HABITATIONS A LOYER MODERE DU LOT, A L'ENTREPRISE CHARLES ET SAMANOS, EN LIQUIDATION DE BIENS, PRISE EN LA PERSONNE DE SON ADMINISTRATEUR JUDICIAIRE MME X..., ET AU MINISTRE DE L'URBANISME ET DU LOGEMENT.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code des tribunaux administratifs R188
**ECLI:** 
**Résumé:** 54-08-04-01          L'assureur d'une entreprise condamnée à réparer les désordres survenus dans des immeubles construits pour un office public d'H.L.M. n'avait pas, en sa qualité d'assureur de l'entreprise, à être appelé dans l'instance introduite devant le tribunal administratif. Il n'était, par suite, pas recevable à former tierce-opposition contre le jugement de ce tribunal.
**Mots-clés:** 54-08-04-01 PROCEDURE - VOIES DE RECOURS -  TIERCE-OPPOSITION - RECEVABILITE - Absence - Personne n'ayant pas à être appelée dans l'instance - Assureur.