# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 19 avril 1972, 70-14.105, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006987683
**Date de décision:** 1972-04-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006987683

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 2 DU CODE CIVIL ET LES ARTICLES L 160 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, TANT DANS SA REDACTION ANCIENNE QUE DANS CELLE RESULTANT DE L'ARTICLE 21 DE LA LOI N° 68-690 DU 31 JUILLET 1968 ; <br>
<br>ATTENDU QUE LA LOI NE DISPOSE QUE POUR L'AVENIR, QU'ELLE N'A POINT D'EFFET RETROACTIF ; <br>
<br>ATTENDU QUE DAME X..., QUI AVAIT EMPLOYE VEUVE Y... DU 2 DECEMBRE 1966 AU 13 FEVRIER 1967, N'AVAIT PAS REGLE LES COTISATIONS CORRESPONDANTES LORSQUE VEUVE Y... A ETE ATTEINTE LE 13 FEVRIER 1967 D'UNE MALADIE ENTRAINANT LE VERSEMENT PAR LA CAISSE PRIMAIRE DE PRESTATIONS ; <br>
<br>QUE LA DECISION ATTAQUEE A DEBOUTE PARTIELLEMENT LA CAISSE DE SA DEMANDE EN REMBOURSEMENT PAR DAME X... DU MONTANT DES PRESTATIONS, AUX MOTIFS QU'IL Y AVAIT LIEU DE FAIRE APPLICATION EN L'ESPECE DE LA MODIFICATION APPORTEE A L'ARTICLE L 160 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE PAR L'ARTICLE 21 DE LA LOI N° 68-690 DU 31 JUILLET 1968, LIMITANT LA SANCTION DU REMBOURSEMENT AUX PRESTATIONS DE MALADIE LONGUE DUREE OU D'ACCIDENT DU TRAVAIL ET Y APPORTANT CERTAINES RESTRICTIONS, SEULE LA LOI LA PLUS DOUCE DEVANT ETRE RETENUE, COMME EN MATIERE DE SANCTIONS PENALES, MEME POUR LES SITUATIONS ANCIENNES ; <br>
<br>ATTENDU CEPENDANT, QUE LE REMBOURSEMENT INSTITUE PAR L'ARTICLE L 160 ANCIEN DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE N'ETAIT PAS UNE SANCTION PENALE ; <br>
<br>QUE SI LES ASSURES NE DEVAIENT PAS SOUFFRIR DE LA CARENCE DE LEURS EMPLOYEURS, CES DERNIERS DEVAIENT SUPPORTER LE MONTANT DES PRESTATIONS AFFERENTES A UN RISQUE REALISE AVANT PAIEMENT PAR EUX DES COTISATIONS ; <br>
<br>QUE CETTE DISPOSITION LEGALE PRESENTAIT AINSI A LA FOIS LE CARACTERE D'UNE REPARATION AU PROFIT DES CAISSES ET D'UNE SANCTION CIVILE ; <br>
<br>QU'IL S'ENSUIT QUE LA LOI NOUVELLE N'AVAIT PAS D'EFFET RETROACTIF ET QUE LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LA DECISION RENDUE ENTRE LES PARTIES LE 15 JANVIER 1970, PAR LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DU VAL-DE-MARNE, SIEGEANT A CRETEIL ; <br>
<br>REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LADITE DECISION, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE SEINE-SAINT-DENIS, SIEGEANT A BOBIGNY.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1956-04-13 Bulletin 1956 Criminel 1956 N.296 P.539 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de la sécurité sociale 160 ANCIEN,LOI 68-960 1968-07-31 ART. 21,Ordonnance  1945-10-04 ART. 52
**ECLI:** 
**Résumé:** LE REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS INSTITUE PAR L'ARTICLE 160 (ANCIEN) DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE N'ETAIT PAS UNE SANCTION  PENALE MAIS PRESENTAIT A LA FOIS LE CARACTERE D'UNE REPARATION AU  PROFIT DES CAISSES ET D'UNE SANCTION CIVILE.  DES LORS LA LOI DU 31 JUILLET 1968 QUI, MODIFIANT L'ARTICLE 160, A  LIMITE LE REMBOURSEMENT AUX PRESTATIONS MALADIE DE LONGUE DUREE OU D 'ACCIDENT DU TRAVAIL ET Y A APPORTE CERTAINES RESTRICTIONS NE SAURAIT  ETRE APPLIQUEE RETROACTIVEMENT.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - COTISATIONS - REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS AUX  CAISSES EN CAS DE PAYEMENT TARDIF DES COTISATIONS - LOI DU 31  JUILLET 1968 - CARACTERE RETROACTIF (NON).,* SECURITE SOCIALE - COTISATIONS - REMBOURSEMENT AUX CAISSES EN CAS  DE PAYEMENT TARDIF DES COTISATIONS - ARTICLE 52 DE L'ORDONNANCE DU 4  OCTOBRE 1945 - CARACTERE DU REMBOURSEMENT - SANCTION PENALE (NON).,* LOIS ET REGLEMENTS - NON RETROACTIVITE - SECURITE SOCIALE -  COTISATIONS - REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS AUX CAISSES EN CAS DE  PAYEMENT TARDIF DES COTISATIONS - LOI DU 31 JUILLET 1968.