# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 29 janvier 1974, 71-11.943, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991393
**Date de décision:** 1974-01-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991393

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE DAME X... A ETE ADMISE AU BENEFICE DE L'AIDE SOCIALE POUR LES FRAIS D'HOSPITALISATION ET D'HOSPICE ANTERIEURS ET POSTERIEURS A LA DECISION D'ADMISSION;<br>
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 QUE LE PREFET DES YVELINES A, EN VERTU DE L'ARTICLE 145 DU CODE DE LA FAMILLE ET DE L'AIDE SOCIALE, EXERCE UN RECOURS CONTRE L'EPOUX ET LES DEUX ENFANTS DE DAME X..., CLAUDE X... ET DAME Y..., MARIEE SOUS LE REGIME DE LA COMMUNAUTE DE MEUBLES ET ACQUETS, POUR OBTENIR LE RECOUVREMENT DES SOMMES AVANCEES PAR L'ADMINISTRATION A LA BENEFICIAIRE;<br>
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ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR DECLARE RECEVABLE LA DEMANDE FORMEE CONTRE DAME LEGER ALORS QUE, SELON LE MOYEN, LE MARI ADMINISTRANT SEUL LA COMMUNAUTE, C'ETAIT CONTRE LUI QUE DEVAIT ETRE DIRIGEES LES ACTIONS EN RECOUVREMENT DES DETTES DE COMMUNAUTE;<br>
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MAIS ATTENDU QUE SI LES DETTES D'ALIMENTS FONT PARTIE DU PASSIF DEFINITIF DE LA COMMUNAUTE, L'EPOUX Z... EN EST TENU N'EN RESTE PAS MOINS PERSONNELLEMENT OBLIGE ENVERS LE CREANCIER ET A QUALITE POUR DEFENDRE A UNE ACTION EN PAIEMENT DIRIGEE CONTRE LUI SEUL;<br>
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QUE LE MOYEN N'EST DONC PAS FONDE;<br>
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SUR LE DEUXIEME, TROISIEME ET QUATRIEME MOYENS REUNIS : ATTENDU QU'IL EST EGALEMENT FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR DECIDE QUE RIEN NE S'OPPOSAIT A CE QUE LA DECISION DE LA COMMISSION D'AIDE SOCIALE S'APPLIQUE A DES DEPENSES ANTERIEURES A LA DATE A LAQUELLE ELLE A ETE RENDUE, ALORS QUE LES DECISIONS ADMINISTRATIVES NE POURRAIENT RETROAGIR ET QUE, DAME Y... AYANT CONTESTE AU MOINS IMPLICITEMENT LA LEGALITE DE LA DECISION EN TANT QU'ELLE S'APPLIQUAIT A DES DEPENSES ANTERIEURES, LA COUR D'APPEL AURAIT DU SURSEOIR A STATUER JUSQU'A CE QUE LA JURIDICTION COMPETENTE SE SOIT PRONONCEE SUR LA LEGALITE DE CETTE DECISION, ALORS EGALEMENT QUE LES ARRERAGES DES PENSIONS ALIMENTAIRES CESSENT D'ETRE DUS LORSQU'ILS N'ONT PAS ETE RECLAMES A LEUR ECHEANCE A MOINS QUE LES JUGES DU FOND NE CONSTATENT QUE SI LE CREANCIER D'ALIMENTS N'A PAS AGI, IL N'A PAS POUR AUTANT RENONCE A LE FAIRE ET ALORS ENFIN QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 2277 DU CODE CIVIL LES ARRERAGES DES PENSIONS ALIMENTAIRES SE PRESCRIVENT PAR CINQ ANS ET QUE LA COUR D'APPEL AURAIT DU RECHERCHER, COMME L'Y INVITAIENT LES CONCLUSIONS DE DAME Y... QUI INVOQUAIENT LA TARDIVETE DE L'ACTION, SI LA PRESCRIPTION N'ETAIT PAS ACQUISE EN TOUT OU EN PARTIE AU MOMENT OU L'ACTION A ETE INTRODUITE CONTRE ELLE;<br>
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MAIS ATTENDU QUE DAME Y... S'EST BORNEE A FAIRE VALOIR DANS DES CONCLUSIONS " QUE LA DECISION DE LA COMMISSION D'AIDE SOCIALE NE SAURAIT ETRE RETROACTIVE " ET " QU'ELLE INVOQUAIT LA DECHEANCE PREVUE PAR LA LOI COMPTE TENU DE LA TARDIVETE DE LA PROCEDURE ";<br>
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 QU'ELLE N'A NULLE PART DEMANDE QU'IL SOIT SURSIT A STATUER SUR UNE CONTESTATION QU'ELLE A TOUT AU CONTRAIRE SOUMISE A L'APPRECIATION DE LA COUR D'APPEL;<br>
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 QU'ELLE N'A PAS DAVANTAGE INVOQUE LA REGLE " ALIMENTS N'ARRERAGENT PAS " ET QUE SI ELLE A FAIT ALLUSION A LA TARDIVETE DE LA PROCEDURE, ELLE N'A PAS PAR LA MEME SOULEVE L'EXCEPTION TIREE DE LA PRESCRIPTION DE LA CREANCE QUI NE CONSTITUE PAS UNE CAUSE DE DECHEANCE MAIS UN MODE D'EXTINCTION DES OBLIGATIONS;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LES DEUXIEME, TROISIEME ET QUATRIEME MOYENS SONT NOUVEAUX ET QUE, MELANGES DE FAIT ET DE DROIT, ILS SONT IRRECEVABLES;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 28 NOVEMBRE 1970, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (1),Code civil 1409,Code civil 205,Code civil 216
**ECLI:** 
**Résumé:** SI LES DETTES D'ALIMENTS FONT PARTIE DU PASSIF DEFINITIF DE  LA COMMUNAUTE, L'EPOUX QUI EN EST TENU N'EN RESTE PAS MOINS  PERSONNELLEMENT OBLIGE ENVERS LE CREANCIER ET A QUALITE POUR  DEFENDRE A UNE ACTION EN PAYEMENT DIRIGEE CONTRE LUI SEUL.                      LA DEMANDE D'UN PREFET, TENDANT AU RECOUVREMENT  SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 145 DU CODE DE LA FAMILLE ET DE L'AIDE  SOCIALE, DES SOMMES AVANCEES AU BENEFICIAIRE DE CETTE AIDE EST DONC  RECEVABLE CONTRE LA FILLE DE L'INTERESSE, LAQUELLE, MARIEE SOUS LE  REGIME DE LA COMMUNAUTE DE MEUBLES ET ACQUETS, NE SAURAIT SOUTENIR  QUE SON MARI ADMINISTRANT SEUL LA COMMUNAUTE, C'ETAIT CONTRE LUI QUE  DEVAIT ETRE DIRIGEE L'ACTION.
**Mots-clés:** COMMUNAUTE ENTRE EPOUX - PASSIF - DETTE D'ALIMENTS - OBLIGATION  PERSONNELLE DE L'EPOUX DEBITEUR - ACTION DU CREANCIER - ACTION  CONTRE L'EPOUX SEUL - CREANCE COMMUNE.,* ALIMENTS - OBLIGATION ALIMENTAIRE - DEBITEURS - DESCENDANTS -  FEMME MARIEE - COMMUNAUTE  ENTRE EPOUX - OBLIGATION PERSONNELLE -  DEFENSE A L'ACTION DU CREANCIER D'ALIMENTS.,* FEMME MARIEE - OBLIGATION ALIMENTAIRE - OBLIGATION ENVERS LES  ASCENDANTS - DETTE PERSONNELLE - ACTION DU CREANCIER CONTRE LA FEMME  SEULE - RECEVABILITE.,* ACTION EN JUSTICE - QUALITE - DEFENDEUR - FEMME MARIEE -  COMMUNAUTE ENTRE EPOUX - OBLIGATION ALIMENTAIRE ENVERS LES  ASCENDANTS - DEFENSE A L'ACTION DU CREANCIER D'ALIMENTS.