# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 10 octobre 1973, 72-12.164, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006990375
**Date de décision:** 1973-10-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006990375

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 232 DU CODE CIVIL, ATTENDU QU'IL RESULTE DE CE TEXTE QUE LES EXCES, SEVICES OU INJURES NE SONT DES CAUSES DE DIVORCE QU'A LA DOUBLE CONDITION QUE CES FAITS CONSTITUENT UNE VIOLATION GRAVE OU RENOUVELEE DES DEVOIRS ET OBLIGATIONS RESULTANT DU MARIAGE ET QU'ILS RENDENT INTOLERABLE LE MAINTIEN DU LIEN CONJUGAL ;<br>
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ATTENDU QUE POUR ACCUEILLIR LA DEMANDE EN DIVORCE FORMEE PAR DAME X... L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, PAR MOTIFS PROPRES ET ADOPTES, SE BORNE A ENONCER QUE LES FAITS RETENUS A LA CHARGE DE X..., INJURIEUX A L'EGARD DE L'EPOUSE AU SENS DE L'ARTICLE 232 DU CODE CIVIL, CONSTITUAIENT DES MANQUEMENTS GRAVES ET RENOUVELES AUX DEVOIRS ET AUX OBLIGATIONS RESULTANT DU MARIAGE ;<br>
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 QU'IL NE RESULTE PAS DE CES MOTIFS QUE LA COUR D'APPEL AIT PRIS EN CONSIDERATION LA SECONDE CONDITION EXIGEE PAR L'ARTICLE SUSVISE ;<br>
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EN QUOI, LA DECISION MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, EN CE QU'IL A STATUE SUR LA DEMANDE EN DIVORCE, L'ARRET RENDU LE 9 MARS 1972 ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
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 REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET POUR ETRE FAIT DROIT LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE ROUEN<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1969-01-08 Bulletin 1969 II N. 8 P. 6 (CASSATION ) ET LES ARRETS CITES CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1970-07-01 Bulletin 1970 II N. 226 P. 173 (CASSATION) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1971-10-18 Bulletin 1971 II N. 318 P. 231 (CASSATION) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1971-12-15 Bulletin 1971 II N. 341 P. 251 (CASSATION) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1972-11-03 Bulletin 1972 II N. 266 (2) P. 220 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 232
**ECLI:** 
**Résumé:** IL RESULTE DE L'ARTICLE 232 DU CODE CIVIL QUE LES EXCES,  SEVICES OU INJURES NE SONT DES CAUSES DE DIVORCE QU'A LA DOUBLE  CONDITION QUE CES FAITS CONSTITUENT UNE VIOLATION GRAVE OU  RENOUVELEE DES DEVOIRS ET OBLIGATIONS RESULTANT DU MARIAGE ET QU'ILS  RENDENT INTOLERABLE LE MAINTIEN DU LIEN CONJUGAL.      ENCOURT DONC LA CASSATION, LA DECISION QUI POUR PRONONCER UN  DIVORCE SE BORNE A ENONCER QUE LES FAITS RETENUS A LA CHARGE DU MARI , INJURIEUX A L'EGARD DE L'EPOUSE AU SENS DE L'ARTICLE 232,  CONSTITUAIENT DES MANQUEMENTS GRAVES ET RENOUVELES AUX DEVOIRS ET  OBLIGATIONS RESULTANT DU MARIAGE, OMETTANT AINSI DE PRENDRE EN  CONSIDERATION LA SECONDE CONDITION VISEE PAR L'ARTICLE 232.
**Mots-clés:** DIVORCE SEPARATION DE CORPS - CAUSES - EXCES, SEVICES, INJURES  GRAVES - DOUBLE CONDITION DE L'ARTICLE 232 DU CODE CIVIL -  CONSTATATIONS NECESSAIRES - PRISE EN CONSIDERATION DE LA SECONDE  CONDITION.