# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 19 janvier 2005, 267844, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008158871
**Date de décision:** 2005-01-19
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008158871

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 24 mai 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Ezeddine Ben Bechir X, demeurant ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
<br>
<br>
     
                1°) d'annuler le jugement du 26 mars 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif  de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 mars 2004 par lequel le préfet de police a décidé sa reconduite à  la frontière  ;
<br>
<br>
     
                2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
     
                Vu les autres pièces du dossier  ;
<br>
<br>
     
                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ; 
<br>
<br>
     
                Vu la convention franco-tunisienne du 17 mars 1988 modifiée  ;
<br>
<br>
     
                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;	
<br>
<br>
     
                Vu le code de justice administrative  ;
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
     
                Après avoir entendu en séance publique  :
<br>
<br>
     
                - les conclusions de M. Pierre Collin, Commissaire du gouvernement  ;
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
     
                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité tunisienne, est entré régulièrement en France le 17 février 2002 muni d'un passeport revêtu d'un visa qui expirait le 15 avril 2002  ; qu'il n'a présenté une demande de titre de séjour au préfet de police que le 22 mars 2004, soit plus de deux ans après l'expiration du titre l'autorisant à séjourner sur le territoire français  ; qu'à cette date M. X entrait dans le champ d'application des dispositions du 2° du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 aux termes desquelles  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 2° Si l'étranger s'est maintenu sur le territoire au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation de visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée sur le territoire sans être titulaire d'un premier titre de séjour régulièrement délivré (...)   ; 
<br>
<br>
     
                Considérant qu'aux termes de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 dans sa rédaction issue de l'avenant du 8 septembre 2000  : Un titre de séjour d'une durée de dix ans ouvrant droit à l'exercice d'une activité professionnelle, est délivré de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour sur le territoire français  : a) Au conjoint tunisien d'un ressortissant français, marié depuis au moins un an, à condition que la communauté de vie entre époux n'ait pas cessé (...)   ; que M. X ne se trouvait pas en situation régulière et nétait pas marié depuis au moins un an à la date de l'arrêté de reconduite à la frontière  ; que dès lors le requérant ne saurait se prévaloir d'un droit au titre de séjour mentionné par les stipulations précitées  ;
<br>
<br>
     
                Considérant que si M. X, fait valoir qu'il résidait en France depuis 2002 et qu'il s'est marié avec une française le 18 octobre 2003, il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, notamment de la faible durée et des conditions de séjour de M. X en France, et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, l'arrêté du préfet police en date du 23 mars 2004 n'a pas porté une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris et n'a pas méconnu les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
<br>
<br>
     
                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, qui est suffisamment motivé, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande  ;
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>				D E C I D E  :
<br>
     
                				--------------
<br>
<br>
<br>
     
Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
<br>
     Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Ezeddine Ben Bechir X, au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
<br>
<br>
<br>,<br/>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**