# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 20 mars 1972, 71-10.107, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006986975
**Date de décision:** 1972-03-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006986975

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA SECONDE BRANCHE : VU L'ARTICLE 245, ALINEA 2 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QU'AUX TERMES DE CE TEXTE, LES DESCENDANTS DES EPOUX NE PEUVENT ETRE ENTENDUS COMME TEMOINS DANS UNE PROCEDURE DE DIVORCE ;<br>
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 QUE CETTE PROHIBITION FORMELLE, INSPIREE PAR UN SOUCI DE DECENCE ET DE PROTECTION DES INTERETS MORAUX DE LA FAMILLE, DOIT S'ENTENDRE EN CE SENS QU'AUCUNE DECLARATION DE DESCENDANTS, OBTENUE SOUS QUELQUE FORME QUE CE SOIT, NE PEUT ETRE PRODUITE AU COURS D'UNE PROCEDURE DE CETTE NATURE ;<br>
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ATTENDU QUE POUR DECLARER ETABLI LE GRIEF ARTICULE CONTRE X... ET FAIRE DROIT A LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE EN DIVORCE FORMEE PAR SON EPOUSE, L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE ENONCE NOTAMMENT QUE L'ENQUETE SOCIALE, EFFECTUEE AU SUJET DU PROBLEME DE LA GARDE DES ENFANTS, FAISAIT EGALEMENT MENTION DE L'INTEMPERANCE REGRETTABLE DE X... ;<br>
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 QU'EN S'APPUYANT SUR LADITE ENQUETE, QUI REPRODUISAIT LES DECLARATIONS DE DEUX DES ENFANTS FAISANT ALLUSION AU COMPORTEMENT DE LEUR PERE, L'ARRET A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LA PREMIERE BRANCHE DU MOYEN : CASSE ET ANNULE MAIS SEULEMENT EN CE QU'IL A STATUE SUR LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE EN DIVORCE, FORMEE PAR DAME X..., L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 23 OCTOBRE 1970, PAR LA COUR D'APPEL DE LYON ;<br>
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 REMET EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE CHAMBERY.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 245 AL. 2
**ECLI:** 
**Résumé:** AUX TERMES DE L'ARTICLE 245 ALINEA 2 DU CODE CIVIL, LES  DESCENDANTS DES EPOUX NE PEUVENT ETRE ENTENDUS COMME TEMOINS DANS  UNE PROCEDURE DE DIVORCE. CETTE PROHIBITION FORMELLE, INSPIREE PAR  UN SOUCI DE DECENCE ET DE PROTECTION DES INTERETS MORAUX DE LA  FAMILLE DOIT S'ENTENDRE EN CE SENS QU'AUCUNE DECLARATION DE  DESCENDANTS, OBTENUE SOUS QUELQUE FORME QUE CE SOIT, NE PEUT ETRE  PRODUITE AU COURS D'UNE PROCEDURE DE CETTE NATURE. VIOLENT EN  CONSEQUENCE CETTE DISPOSITION, LES JUGES DU FOND QUI, POUR PRONONCER  LE DIVORCE AUX TORTS D'UN EPOUX, RETIENNENT LES HABITUDES D 'INTEMPERANCE DE CELUI-CI EN S'APPUYANT SUR UNE ENQUETE SOCIALE  REPRODUISANT LES DECLARATIONS DES ENFANTS FAISANT ALLUSION AU  COMPORTEMENT DE LEUR PERE.
**Mots-clés:** DIVORCE SEPARATION DE CORPS - PREUVE - ENQUETE SOCIALE -  DECLARATIONS DES DESCENDANTS - PRISE EN CONSIDERATION A TITRE DE  PREUVE - ARTICLE 245 DU CODE CIVIL - PROHIBITION.,* DIVORCE SEPARATION DE CORPS - ENQUETE - TEMOINS - DESCENDANTS -  ARTICLE 245 DU CODE CIVIL - PORTEE - ENQUETE SOCIALE - DECLARATIONS  DES DESCENDANTS - PRISE EN CONSIDERATION A TITRE DE PREUVE D'UN  GRIEF (NON).,* ENQUETE - TEMOINS - DIVORCE - SEPARATION DE CORPS - DESCENDANTS -  ARTICLE 245 DU CODE CIVIL - PORTEE - ENQUETE SOCIALE - DECLARATIONS  DES DESCENDANTS - PRISE EN CONSIDERATION A TITRE DE PREUVE D'UN  GRIEF (NON).