# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 1, du 25 octobre 1961, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006957832
**Date de décision:** 1961-10-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006957832

## Contenu de la décision

SUR LA PREMIERE BRANCHE, DU MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1330 DU CODE CIVIL ;<br>
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 ATTENDU QUE SI LA CONNAISSANCE DU LITIGE QUI S'ELEVE SUR LE SENS DE LA PORTEE D'UNE DECISION DE JUSTICE APPARTIENT A LA JURIDICTION QUI A RENDU CETTE DERNIERE, LES JUGES SAISIS D'UNE CONTESTATION RELATIVE A L'INTERPRETATION D'UNE PRECEDENTE DECISION NE PEUVENT APPORTER UNE MODIFICATION QUELCONQUE AUX DISPOSITIONS PRECISES DE CELLE-CI ;<br>
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 ATTENDU QUE LES FRERES MICHELANGELI ONT ASSIGNE LES CONSORTS X... EN DEMOLITION DU MUR DE SOUTENEMENT D'UNE TERRASSE ET DE PLUSIEURS "MURETTES" DONT, PRETENDAIENT-ILS, L'EDIFICATION LEUR AVAIT INTERDIT L'ACCES DU TERRAIN PAR EUX ACQUIS DES AUTEURS DES DEFENDEURS, SUIVANT UN ACTE AUTHENTIQUE DU 9 AOUT 1933 QUI LEUR RECONNAISSAIT UN DROIT DE PASSAGE PAR VOIE CARROSSABLE, A PARTIR DE LA ROUTE, SUR LE CHEMIN QUI CONDUIT DEVANT LA MAISON DE GIANNI FILS, L'UN DES VENDEURS ET QUI LA CONTOURNERA POUR ABOUTIR AU TERRAIN VENDU ;<br>
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 ATTENDU QUE PAR UN ARRET DU 10 OCTOBRE 1955, LA COUR D'APPEL A DECIDE QUE LES OUVRAGES INCRIMINES AVAIENT EFFECTIVEMENT PORTE ATTEINTE A L'EXERCICE DE LA SERVITUDE LITIGIEUSE ;<br>
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 QU'ELLE A EN CONSEQUENCE ENJOINT AUX CONSORTS X... DE SUPPRIMER LES CONSTRUCTIONS QUI SE TROUVENT SUR L'ASSIETTE NECESSAIRE AU PASSAGE CEDE, LES FRERES MICHELANGELI POUVANT, A DEFAUT D'EXECUTION, ENTREPRENDRE LA DEMOLITION DE CES TRAVAUX AUX FRAIS ET RISQUES DE X... ;<br>
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 ATTENDU QU'UN DIFFEREND AYANT SURGI ENTRE LES PARTIES CONCERNANT L'EXECUTION DE LA DECISION, LES FRERES MICHELANGELI ONT DEMANDE A LA COUR D'APPEL DE DIRE, PAR VOIE D'INTERPRETATION DE SON PRECEDENT ARRET QUE LE TERRAIN CARROSSABLE DONT S'AGIT DOIT S'OUVRIR A L'ANGLE SUD-OUEST DU TERRAIN DES CONSORTS X..., QUI AURONT L'OBLIGATION DE SUPPRIMER LES CONSTRUCTIONS EXISTANT SUR L'ASSIETTE NECESSAIRE AU PASSAGE CEDE ;<br>
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 ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE DECLARE QUE SI LA DECISION ANTERIEURE N'A PAS PRECISE LE POINT DE LA ROUTE OU DOIT S'OUVRIR LE CHEMIN CARROSSABLE, C'EST PARCE QU'ELLE A VOULU LAISSER LES CONSORTS X..., DEBITEURS DU PASSAGE, LIBRES DE CEDER CELUI-CI, SUR LEUR TERRAIN, A L'ENDROIT OU IL LEUR SERAIT LE PLUS FACILE ET LE MOINS DOMMAGEABLE ET QUE LA COUR D'APPEL A AINSI DECIDE QUE LE CHEMIN PROPOSE PAR LES CONSORTS GIANNI, A PARTIR DE L'ANGLE NORD-OUEST DE LEUR TERRAIN, REMPLIT LES CONDITIONS DE L'ACTE CONSTITUTIF DE LA SERVITUDE ET RENTRE DANS LES CONDITIONS DE L'ARRET DU 10 OCTOBRE 1955 ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE CELUI-CI, EN CONDAMNANT LES CONSORTS X... A "SUPPRIMER LES CONSTRUCTIONS QUI SE TROUVENT SUR L'ASSIETTE NECESSAIRE AU PASSAGE CEDE", AVAIT IMPLICITEMENT MAIS NECESSAIREMENT DETERMINE CETTE ASSIETTE, LA SERVITUDE NE POUVANT OBLIGATOIREMENT S'EXERCER QUE PAR LE CHEMIN SUR LEQUEL S'ELEVAIENT LES OUVRAGES DONT LA DESTRUCTION ETAIT ORDONNEE ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI QU'IL L'A FAIT, L'ARRET INTERPRETATIF ATTAQUE, QUI A SUBSTITUE AUX PRECEDENTS DES DISPOSITIONS NOUVELLES, A VIOLE LE TEXTE ET LES PRINCIPES CI-DESSUS VISES ;<br>
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 PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LA SECONDE BRANCHE DU MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE BASTIA, LE 27 OCTOBRE 1959, REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE. NO 60-10.421. CONSORTS Z... C/ CONSORTS X.... PRESIDENT : M. BORNET. - RAPPORTEUR : M. PARLANGE. - AVOCAT GENERAL : M. LEBEGUE. - AVOCATS :<br>
 MM. A... ET Y....<br>

## Métadonnées

**Solution:** CASSATION.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** SI LA CONNAISSANCE DU LITIGE QUI S'ELEVE SUR LE SENS ET LA PORTEE D'UNE DECISION DE JUSTICE APPARTIENT A LA JURIDICTION QUI A RENDU CETTE DERNIERE, LES JUGES, SAISIS D'UNE CONTESTATION RELATIVE A L'INTERPRETATION D'UNE PRECEDENTE DECISION, NE PEUVENT APPORTER UNE MODIFICATION QUELCONQUE AUX DISPOSITIONS PRECISES DE CELLE-CI.    DOIT ETRE CASSE L'ARRET QUI, STATUANT SUR L'INTERPRETATION D'UNE DECISION AYANT ORDONNE LA DEMOLITION D'OUVRAGES PORTANT ATTEIN TE A L'EXERCICE D'UNE SERVITUDE DE PASSAGE, DECLARE QUE SI CETTE DECISION N'A PAS PRECISE L'EMPLACEMENT DU PASSAGE, C'EST POUR LAISSER AU DEBITEUR DE LA SERVITUDE LA LIBERTE DE CHOISIR L'ENDROIT LE MOINS DOMMAGEABLE, ET QUE LE CHEMIN PROPOSE, A L'ECART DES OUVRAGES, REMPLIT LES CONDITIONS VOULUES, ALORS QU'EN ORDONNANT "LA SUPPRESSION DES CONSTRUCTIONS QUI SE TROUVENT SUR L'ASSIETTE NECESSAIRE AU PASSAGE", LA PREMIERE DECISION AVAIT IMPLICITEMENT MAIS NECESSAIREMENT DETERMINE CETTE ASSIETTE.
**Mots-clés:** JUGEMENTS ET ARRETS  - INTERPRETATION  - SERVITUDES  - PASSAGE  - ASSIETTE