# Cour administrative d'appel de Nantes, RECONDUITE A LA FRONTIERE, du 15 juillet 2005, 05NT00575, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007542068
**Date de décision:** 2005-07-15
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nantes
**Formation:** RECONDUITE A LA FRONTIERE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007542068

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 12 avril 2005, présentée pour M. Daniel X, demeurant ..., par Me Le Strat, avocat au barreau de Rennes  ;
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       M. X demande à la Cour  :
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       1°) d'annuler le jugement n° 05-827 du 3 mars 2005 par lequel le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 7 février 2005 par lequel le préfet des Côtes-d'Armor a décidé sa reconduite à la frontière et de la décision du même jour fixant le pays de destination de la reconduite   ;
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       2°) d'annuler cet arrêté et cette décision pour excès de pouvoir  ;
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       Vu les autres pièces du dossier  ;
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       Vu la décision du 26 janvier 2005 par laquelle le président de la Cour a délégué M. Lesigne pour statuer sur les appels interjetés contre les jugements rendus par les présidents de tribunaux administratifs ou leurs délégués en matière de reconduite à la frontière  ;
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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       Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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       Vu le code de justice administrative  ;
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 1er juillet 2005  :
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       - le rapport de M. Lesigne, magistrat délégué,
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       - les observations de Me Le Strat, avocat de M. X,
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       - et les conclusions de M. Mornet, commissaire du gouvernement  ;
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       Sur la légalité de l'arrêté ordonnant la reconduite à la frontière de M. X  :
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       Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : ... 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait ...  ;
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité angolaise, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 30 juillet 2004, de la décision du préfet des Côtes-d'Armor, en date du 9 juillet 2004, lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'il entrait ainsi dans le cas où un étranger peut être reconduit à la frontière  ; 
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       Considérant que le moyen tiré de ce que M. X encourrait des risques pour sa liberté ou pour son intégrité physique en cas de retour en Angola est inopérant à l'encontre d'un arrêté de reconduite à la frontière  ; que l'intéressé n'ayant formulé aucun autre moyen à l'encontre de la décision contestée,  les conclusions à fin d'annulation de celle-ci doivent être rejetées  ; 
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       Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination  :
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       Considérant que  M. X soutient qu'il encourt des risques pour sa vie et sa liberté en cas de retour en Angola, et produit, à cette fin, d'une part, un manifeste en date du 28 janvier 1993 dénonçant les exactions commises sur la communauté bakongoe  et, d'autre part,    un mandat d'arrêt établi par l'inspecteur général de la direction provinciale de recherche criminelle  à Luanda (Angola) le concernant , en date du 18 mars 2005, pour des faits remontant au mois de janvier 1992 et impliquant la minorité Bacongoe en Angola  ; que, toutefois, ces documents, notamment le mandat d'arrêt, dont l'authenticité n'est pas démontrée, ne sont pas de nature à établir que M. X encourt des risques en cas de retour en Angola et qu'ainsi, la décision contestée a été prise en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ; 
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X  n'est pas  fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 7 février 2005  fixant le pays de destination de la reconduite   ;
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     DÉCIDE  :
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Article 1er  :	La requête de M. X est rejetée.
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     Article 2  :	Le présent arrêt sera notifié à M. Daniel X, au préfet des Côtes-d'Armor et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.
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N° 05NT00575
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**