# Conseil d'Etat, 4 / 1 SSR, du 8 janvier 1990, 76936, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007746712
**Date de décision:** 1990-01-08
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 4 / 1 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007746712

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête, enregistrée le 24 mars 1986 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. Bernard X..., demeurant ... ; M. X... demande que le Conseil d'Etat :<br>    1°) annule le jugement du 21 janvier 1986 par lequel le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du 17 avril 1984 par lequel le commissaire de la République du département de l'Aube a nommé le docteur Y... au poste de gynécologue-accoucheur à temps partiel au centre hospitalier général de Troyes,<br>    2°) annule pour excès de pouvoir cette décision ;<br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 70-1318 du 31 décembre 1970 portant réforme hospitalière ;<br>    Vu le décret n° 74-393 du 3 mai 1974 relatif au recrutement, à la nomination et au statut des praticiens à temps partiel des établissements d'hospitalisation publics autres que les centres hospitaliers régionaux faisant partie des centres hospitaliers et universitaires et les hôpitaux locaux ;<br>    Vu l'arrêté du ministre de la santé du 9 décembre 1974 relatif au mode de désignation des membres et au fonctionnement des commissions pour le recrutement des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes à temps partiel, chefs de service et assistants des établissements d'hospitalisation publics autres que les centres hospitaliers régionaux faisant partie des centres hospitaliers et universitaires et les hôpitaux locaux ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Lamy, Auditeur,<br>    - les observations de Me Cossa, avocat de M. Bernard X...,<br>    - les conclusions de M. Daël, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête :<br>    Considérant qu'en vertu de l'article 21 du décret susvisé du 3 mai 1974, en vigueur lors de l'introduction de la décision contestée, les postes d'assistants à temps partiel des établissements d'hospitalisation publics autres que les centres hospitaliers régionaux faisant partie des centres hospitaliers et universitaires et les hôpitaux locaux demeurés vacants à l'issue de la procédure de recrutement interne à l'établissement concerné, réglée par l'article 20 du même décret, sont pourvus, soit par concours, dans les conditions fixées à son article 23, soit selon une procédure spéciale prévue à son article 22 ; qu'aux termes dudit article 22 : "Les candidatures aux postes déclarés vacants dans un établissement sont soumises à l'avis d'une commission" ; que l'article 24 du décret susmentionné dispose que : " ... les assistants à temps partiel sont nommés par le préfet au vu de l'avis émis par la commission prévue par l'article 22 ci-dessus ..." ; qu'il résulte de ces dispositions que la commissio précitée, qui ne constitue pas un jury, émet un avis qui ne lie pas l'autorité investie du pouvoir de nomination ;<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier, et notamment de sa lettre du 24 mai 1984 adressée à M. X..., qu'en nommant le docteur Y... au poste d'assistant à temps partiel au centre hospitalier de Troyes par arrêté du 17 avril 1984, le commissaire de la République de l'Aube s'est cru lié par l'avis du 9 décembre 1983 de la commission et a ainsi méconnu l'étendue de la compétence que lui conféraient les dispositions suscitées de l'article 24 du décret du 3 mai 1974 ; que, par suite, M. X... est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 17 avril 1984 du commissaire de la République de l'Aube et à demander l'annulation de cet arrêté ;<br>Article 1er : Le jugement susvisé en date du 21 janvier 1986 du tribunal administratif de Châlons-sur-Marne et l'arrêté du 17avril 1984 du commissaire de la République de l'Aube nommant le docteur Y... au poste du gynécologue-accoucheur à temps partiel au centre hospitalier général de Troyes sont annulés.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X..., à M. Y... et au ministre de la solidarité, de la santé et de la protection sociale.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Décret 74-393 1974-05-03 art. 21, art. 20, art. 23, art. 24
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 01-05-01-03 ACTES LEGISLATIFS ET ADMINISTRATIFS - VALIDITE DES ACTES ADMINISTRATIFS - MOTIFS - POUVOIRS ET OBLIGATIONS DE L'ADMINISTRATION - COMPETENCE LIEE -Absence.,61-06-03-01-04 SANTE PUBLIQUE - ETABLISSEMENTS PUBLICS D'HOSPITALISATION - PERSONNEL - PERSONNEL MEDICAL - PRATICIENS A TEMPS PARTIEL -Assistants - Conditions de nomination.