# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 1ère  Chambre , 26/10/2009, 09NT00607, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021297833
**Date de décision:** 2009-10-26
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 1ère  Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021297833

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 6 mars 2009, présentée pour Mlle Gerelt X, demeurant ..., par Me Renard, avocat au barreau de Nantes ; Mlle X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 08-3595 du 12 septembre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 29 avril 2008 du préfet de Maine-et-Loire portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;<br>
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ledit arrêté ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de procéder à un nouvel examen de sa situation aux fins de délivrance d'un titre de séjour, ce dans le mois suivant le prononcé de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;<br>
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       4°) de condamner l'Etat à verser à son avocat une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979, modifiée, relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ;<br>
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       Vu la loi n° 2000-231 du 12 avril 2000, modifiée, relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations ;<br>
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       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 28 septembre 2009 :<br>
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       - le rapport de M. Grangé, rapporteur ;<br>
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       - et les conclusions de M. Hervouet, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que Mlle Gerelt X, ressortissante mongole, interjette appel du jugement en date du 12 septembre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 29 avril 2008 du préfet de Maine-et-Loire portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;<br>
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       Sur la légalité du refus de séjour :<br>
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       Considérant que l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire, en tant qu'il porte refus de séjour, énonce les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement ; qu'il en ressort qu'il a été procédé à un examen complet de la situation personnelle de l'intéressée notamment au regard des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Considérant que lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que Mlle X avait demandé au préfet, à la date de l'arrêté contesté, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou de l'article L. 313-14 de ce code ; qu'elle n'est, par suite, pas fondée à soutenir que le préfet de Maine-et-Loire aurait commis une erreur de droit en n'examinant pas sa situation au regard desdites dispositions, alors même que celui-ci a mentionné dans les motifs de sa décision que Mlle X n'entrait dans aucun autre cas d'attribution d'un titre de séjour en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que le séjour en France de Mlle X, où elle est entrée irrégulièrement en février 2007, est récent ; qu'il n'est pas établi qu'en dehors de son frère, arrivé en France avec elle et qui fait l'objet d'une mesure identique de refus de séjour et d'éloignement, elle disposerait en France d'attaches familiales ; qu'elle ne justifie pas que l'état de santé de son frère nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité ; que, dans ces conditions, en s'abstenant de faire application au profit de la requérante des dispositions susmentionnées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ni porté atteinte au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :<br>
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       Considérant qu'en vertu de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction issue de la loi n° 2007-1631 du 20 novembre 2007, l'obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation ; que, contrairement à ce que soutient la requérante, ces dispositions n'ont pas pour objet de dispenser de toute motivation l'obligation de quitter le territoire français qui, comme toute mesure de police, doit être motivée en application des règles de forme édictées, pour l'ensemble des décisions administratives, par l'article 1er de la loi du 11 juillet 1979, mais seulement d'une motivation spécifique, dans la mesure où la motivation de cette mesure se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement ; que, par suite, le moyen tiré, par voie d'exception, de la non-conformité de ces dispositions législatives avec les stipulations de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et à celles de l'article 1er du protocole n° 12, additionnel à cette convention, doit être écarté, ainsi que, par voie de conséquence, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;<br>
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       Considérant que, compte tenu des conditions d'entrée et de séjour de la requérante en France, le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :<br>
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       Considérant que le moyen tiré de ce que la décision contestée ne mentionne pas le texte du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui en constitue le fondement manque en fait ; qu'elle expose suffisamment les considérations de fait qui la justifient et n'a ainsi pas méconnu les dispositions de la loi du 11 juillet 1979 ;<br>
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       Considérant que la requérante ne justifie pas qu'elle serait exposée à subir en cas de retour en Mongolie des traitements prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; qu'elle n'en justifie pas davantage s'agissant de son frère en se bornant à produire un mandat de recherche dont il ferait l'objet et qui est dépourvu de toute valeur probante ; qu'elle n'établit pas qu'elle ne serait pas reconnue par les autorités de Mongolie comme ressortissante de ce pays ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mlle X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, lequel est suffisamment motivé, le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande ;<br>
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Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
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       Considérant que le présent arrêt qui rejette la requête de Mlle X n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions de l'intéressée tendant à ce qu'il soit enjoint sous astreinte au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour doivent être rejetées ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser à l'avocat de la requérante la somme que celle-ci demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
DÉCIDE :<br>
Article 1er : 	La requête de Mlle X est rejetée.<br>
Article 2 : 	Le présent arrêt sera notifié à Mlle Gerelt X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire. Une copie sera transmise au préfet de Maine-et-Loire.<br>
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N° 09NT00607                                      2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**