# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 4ème chambre, 01/07/2011, 10NT01504, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000024532617
**Date de décision:** 2011-07-01
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 4ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000024532617

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 12 juillet 2010, présentée pour Mme Aubierge Olga X, demeurant ..., par Me Duplantier, avocat au barreau d'Orléans ; <br>
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       Mme X demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 07-160 en date du 19 janvier 2010 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 9 août 2006 du préfet du Loiret portant refus de titre de séjour ; <br>
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ladite décision ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet du Loiret de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  ou, à défaut, de reprendre l'instruction de son dossier, dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; <br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Duplantier de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation de cet avocat à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ; <br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ; <br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 6 juin 2011 :<br>
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       - le rapport de M. Wegner, président-assesseur ;<br>
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       - et les conclusions de M. Villain, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que Mme X, ressortissante congolaise (République du Congo), relève appel du jugement en date du 19 janvier 2010 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 9 août 2006 du préfet du Loiret portant refus de titre de séjour ; <br>
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       Considérant que, contrairement à ce que soutient la requérante, la décision contestée est suffisamment motivée ; <br>
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       Considérant, pour le surplus, que Mme X se borne en appel à reprendre sans apporter aucune précision ou justification complémentaires les moyens qu'elle a invoqués devant le tribunal administratif d'Orléans ; qu'il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par les premiers juges et tirés de ce que le préfet du Loiret a procédé à un examen particulier de sa situation avant de prendre la décision contestée, que l'erreur de fait commise par le préfet du Loiret, qui n'a pas tenu compte du décès de sa fille cadette, n'a pas eu d'influence sur le sens de cette décision et qu'à la date de ladite décision, cette autorité n'a pas méconnu les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande ;<br>
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       Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte : <br>
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       Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de la requête de Mme X, n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions de cette dernière tendant à ce qu'il soit enjoint, sous astreinte, au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  ou, à défaut, de reprendre l'instruction de son dossier, ne peuvent qu'être rejetées ; <br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement, par application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à l'avocat de Mme X d'une somme au titre des frais exposés par cette dernière et non compris dans les dépens ; qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme X le versement de la somme que demande le préfet du Loiret au titre des frais de même nature qu'il a exposés ; <br>
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       DÉCIDE :<br>
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Article 1er :	La requête de Mme X  est rejetée.<br>
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Article 2 :	Les conclusions du préfet du Loiret tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.<br>
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Article 3 :	Le présent arrêt sera notifié à Mme Aubierge Olga X et au ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration.<br>
      Une copie en sera adressée au préfet du Loiret.<br>
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N° 10NT01504 <br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**