# Conseil d'Etat, 7 SS, du 12 juin 2002, 230238, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008090179
**Date de décision:** 2002-06-12
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008090179

## Contenu de la décision

<br>    Vu 1°), sous le n° 230238, la requête, enregistrée le 12 février 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Réda Sofiane X...,  ; M. X... demande que le Conseil d'Etat annule pour excès de pouvoir la décision du 12 octobre 2000 par laquelle le consul général de France à Alger (Algérie) a refusé de lui délivrer un visa d'entrée sur le territoire français ; <br>    Vu, 2°) sous le n° 230662, la requête enregistrée le 23 février 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Réda Sofiane X... ; M. X... demande que le Conseil d'Etat annule pour excès de pouvoir la décision du 12 octobre 2000 par laquelle le consul général de France à Alger (Algérie) a refusé de lui délivrer un visa d'entrée sur le territoire français ;<br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>     Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ;<br>    Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et le protocole qui lui est annexé ;<br>     Vu le code de justice administrative ;<br>    Après avoir entendu en séance publique :<br>    - le rapport de M. Bouchez, Conseiller d'Etat-;<br>    - les conclusions de Mme Bergeal, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que les requêtes susvisées tendent à l'annulation de la décision du 12 octobre 2000 par laquelle le consul général de France à Alger a refusé de délivrer à M. X... le visa qu'il sollicitait afin de poursuivre des études sur le territoire français ; qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ;<br>    Considérant que si M. X... allègue qu'il a demandé à obtenir la nationalité française en se fondant sur la nationalité française de son père, cette circonstance n'est pas de nature à venir à l'appui de sa demande de délivrance d'un visa pour suivre des études sur le territoire français ;<br>    Considérant que, pour refuser à M. X... la délivrance du visa qu'il sollicitait, le consul général de France à Alger s'est fondé sur l'insuffisante justification de son projet d'études par l'intéressé, dont il a déduit l'absence de sérieux du projet lui-même ; qu'il ressort des pièces du dossier que le requérant, âgé de 31 ans, dispose d'un emploi stable dans un cabinet d'architecte à Oran ; qu'il a toutefois décidé, après sept ans d'interruption, de reprendre ses études en s'inscrivant dans une formation complémentaire à l'école d'architecture de Lille ; qu'en estimant que, faute pour le requérant de justifier des raisons qui le conduisaient à faire ce choix, le projet d'études de l'intéressé ne revêtait pas de caractère sérieux, le consul général de France à Alger n'a commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée ;<br>Article 1er : Les requêtes de M. X... sont rejetées.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Réda Sofiane X... et au ministre des affaires étrangères, de la coopération et de la francophonie.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-005-01 ETRANGERS - ENTREE EN FRANCE - VISAS.