# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 5 mai 1965, 64-40.282, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006969841
**Date de décision:** 1965-05-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006969841

## Contenu de la décision

<p>SUR LE PREMIER MOYEN PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1350 ET 1351 DU CODE CIVIL ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, POUR DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; </p>
<p>ATTENDU QUE LA SOCIETE STERO AYANT ETE CONDAMNEE A VERSER A DAME X... DES DOMMAGES-INTERETS EN SUITE DE LA RESILIATION PREMATUREE DE SON CONTRAT DE TRAVAIL A DUREE DETERMINEE, DAME X... A OBTENU UN ARRET INTERPRETATIF LUI ALLOUANT DES INTERETS MORATOIES DE PLEIN DROIT A PARTIR DU JOUR DE LA DEMANDE ; </p>
<p>QUE CET ARRET A ETE CASSE, LA CREANCE DE REPARATION NE POUVANT PRODUIRE D'INTERETS MORATOIRES AVANT D'AVOIR ETE ALLOUEE JUDICIAIREMENT ; </p>
<p>QUE LA JURIDICTION DE RENVOI A ESTIME QU'IL Y AVAIT CHOSE JUGEE SUR LE PRINCIPE DE L'ALLOCATION D'INTERETS DE PLEIN DROIT ET EN A FIXE LE POINT DE DEPART A LA DATE DE LA SENTENCE PRUD'HOMALE RENDUE EN PREMIERE INSTANCE ; </p>
<p>ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR MECONNU LA PORTEE DE LA CHOSE JUGEE EN DECIDANT QU'EN DEPIT DE LA CASSATION INTERVENUE, L'ARRET INTERPRETATIF SUSVISE ETAIT PASSE EN FORCE DE CHOSE JUGEE EN TANT QU'IL ADMETTAIT LA RECEVABILITE DE LA DEMANDE D'INTERPRETATION DE L'ARRET DU 5 JUILLET 1960 QUANT A L'ATTRIBUTION D'INTERETS DE DROIT, AU MOTIF QUE LA CENSURE NE PEUT EXCEDER LA PORTEE DU MOYEN QUI LUI SERT DE BASE, ALORS QU'UN DES GRIEFS FORMULES SUR LE PRECEDENT POURVOI INVOQUAIT LE DEFAUT D'AMBIGUITE DE LA DECISION FAISANT L'OBJET DE LA DEMANDE D'INTERPRETATION, ET QU'EN DECIDANT QU'A TORT LES PRECEDENTS JUGES AVAIENT ESTIME QUE DES INTERETS MORATOIRES SERAIENT DUS DE PLEIN DROIT, LA COUR DE CASSATION NE PEUT ETRE REPUTEE AVOIR ECARTE CE GRIEF, NI ADMIS LA RECEVABILITE DE LA DEMANDE D'INTERPRETATION ; </p>
<p>MAIS ATTENDU QUE DES LORS QUE N'ETAIENT EN LITIGE QUE DES INTERETS MORATOIRES ET LA DATE OU LEGALEMENT ILS DEVAIENT COURIR DE PLEIN DROIT, LA DECISION DE L'ARRET ATTAQUE, ABSTRACTION FAITE DE MOTIFS SURABONDANTS, NE FAIT PAS GRIEF AU DEMANDEUR AU POURVOI ET QUE LE MOYEN DOIT ETRE REJETE ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : </p>
<p>REJETTE LE PREMIER MOYEN ; </p>
<p>MAIS, SUR LE DEUXIEME MOYEN : </p>
<p>VU L'ARTICLE 1153 DU CODE CIVIL ; </p>
<p>ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE, DECLARANT INTERPRETER LA DECISION AYANT PRONONCE DES CONDAMNATIONS DE DOMMAGES-INTERETS AU PROFIT DE DAME X..., A ESTIME QUE CES DERNIERES PRODUISAIENT DES INTERETS MORATOIRES DE PLEIN DROIT A COMPTER DE LA DATE DE LA SENTENCE PRUD'HOMALE LES AYANT PRIMITIVEMENT ALLOUEES, L'ARRET DE LA COUR D'APPEL QUI EN AVAIT PAR LA SUITE CONFIRME LE PRINCIPE, TOUT EN EN REDUISANT LE MONTANT, AYANT AINSI RENDU DANS CETTE LIMITE AU JUGEMENT ENTREPRIS SES EFFETS SUSPENDUS PAR L'APPEL ; </p>
<p>QU'EN STATUANT AINSI PAR CE SEUL MOTIF, ALORS QUE LA COUR D'APPEL STATUAIT PAR VOIE D'INTERPRETATION ET NON SUR UNE REQUETE CIVILE POUR OMISSION DE STATUER, A PROPOS D'INTERETS MORATOIRES ET NON D'INTERETS COMPENSATOIRES, ET ALORS QUE SI LES INTERETS MORATOIRES NE POUVAIENT COURIR ANTERIEUREMENT A LA DATE DE LA DECISION JUDICIAIRE FIXANT LA CREANCE D'INDEMNITE, ILS N'ETAIENT DUS DE PLEIN DROIT QU'A COMPTER DU JOUR DE LA SOMMATION DE PAYER OU D'UN ACTE EQUIVALENT, EXCEPTE DANS LES CAS OU LA LOI LES FAIT COURIR DE PLEIN DROIT A PARTIR D'UNE AUTRE DATE, L'ARRET ATTAQUE, QUI NE CONSTATE PAS QUE CE SOIT LE CAS EN L'ESPECE, N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; </p>
<p>ET, SUR LE TROISIEME MOYEN : VU L'ARTICLE 130 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ; </p>
<p>ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A MAINTENU LA DISPOSITION DE L'ARRET INTERPRETATIF ANNULE QUI AVAIT CONDAMNE LA SOCIETE STERO AUX DEPENS DE L'INCIDENT ; </p>
<p>QUE LES DEPENS D'UN ARRET CASSE NE POUVANT ETRE MIS PAR LA JURIDICTION DE RENVOI A LA CHARGE DE LA PARTIE QUI A OBTENU LA CASSATION, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : </p>
<p>CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL D'ORLEANS, LE 25 OCTOBRE 1963 ; </p>
<p>REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE BOURGES. N° 64-40 282. SOCIETE TECHNIQUE D'ETUDES DE RECHERCHES ET D'ORGANISATIONS (STERO) C/ VEUVE X.... </p>
<p>PRESIDENT : M VIGNERON-RAPPORTEUR : M LAROQUE-AVOCAT GENERAL : M MELLOTTEE-AVOCAT : M CHAREYRE. </p>
<p>DANS LE MEME SENS : </p>
<p>SUR LE N° 2 : </p>
<p>13 FEVRIER 1963, BULL 1963, II, N° 136 (2°), P 100, ET LES ARRETS CITES ; </p>
<p>12 DECEMBRE 1963, BULL 1963, IV, N° 874 (2°), P 722 ; </p>
<p>16 DECEMBRE 1963, BULL 1963, III, N° 549, P 458.</p>,DANS LE MEME SENS : SUR LE N° 2 : 13 FEVRIER 1963, BULL 1963, II, N° 136 (2°), P 100, ET LES ARRETS CITES ; 12 DECEMBRE 1963, BULL 1963, IV, N° 874 (2°), P 722 ; 16 DECEMBRE 1963, BULL 1963, III, N° 549, P 458.

## Métadonnées

**Solution:** CASSATION.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° SI LES INTERETS MORATOIRES NE PEUVENT COURIR ANTERIEUREMENT A LA DATE DE LA DECISION JUDICIAIRE FIXANT LA CREANCE D'INDEMNITE, ILS NE SONT DUS DE PLEIN DROIT QU'A COMPTER DU JOUR DE LA SOMMATION DE PAYER OU D'UN ACTE EQUIVALENT, EXCEPTE DANS LES CAS OU LA LOI LES FAIT COURIR DE PLEIN DROIT A PARTIR D'UNE AUTRE DATE.,2° LES DEPENS D'UN ARRET CASSE NE PEUVENT ETRE MIS PAR LA JURIDICTION DE RENVOI A LA CHARGE DE LA PARTIE QUI A OBTENU LA CASSATION.
**Mots-clés:** 1° INTERETS - INTERETS MORATOIRES - INTERETS DE L'INDEMNITE ALLOUEE - POINT DE DEPART - SOMMATION DE PAYER,2° FRAIS ET DEPENS - CASSATION - DECISION CASSEE - FRAIS - CHARGE