# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 2 décembre 1981, 80-40.093 80-40.094, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007009491
**Date de décision:** 1981-12-02
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007009491

## Contenu de la décision

VU LA CONNEXITE, JOINT LES POURVOIS ;<br>
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SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES L 321-12, R 321-8 DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
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ATTENDU QUE DAMES X... ET Y..., ENGAGEES LE 16 SEPTEMBRE 1974 PAR PORTEMONT, INDUSTRIEL EN PRODUITS ALIMENTAIRES, ONT ETE INFORMEES PAR LETTRE DU 27 OCTOBRE 1975 DE LEUR LICENCIEMENT POUR MOTIF ECONOMIQUE A DATER DU 1ER DECEMBRE 1975 ;<br>
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ATTENDU QUE PORTEMONT N'AYANT DEMANDE QUE LE 22 NOVEMBRE 1975 - APRES ENVOI DE LA LETTRE DE LICENCIEMENT - L'AUTORISATION NECESSAIRE A L'INSPECTEUR DU TRAVAIL D'ARRAS COMPETENT, DAMES X... ET Y... ONT DEMANDE DES DOMMAGES-INTERETS POUR LICENCIEMENT ABUSIF, QUE, POUR FAIRE DROIT A CES DEMANDES, L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE A ESSENTIELLEMENT RETENU QUE L'AUTORISATION DONNEE A POSTERIORI PAR L'INSPECTEUR DU TRAVAIL NE COUVRAIT PAS L'IRREGULARITE COMMISE PAR L'EMPLOYEUR, QUE LA VIOLATION D'UN TEXTE D'ORDRE PUBLIC PRIVE LE SALARIE DE LA GARANTIE LEGALE ET QU'AINSI LA FAUTE DE L'EMPLOYEUR AVAIT CAUSE A DAMES X... ET Y... UN PREJUDICE COMPTE TENU DE CE QUE LES SALARIEES AVAIENT PERCU PENDANT UN AN 90 % DE LEUR SALAIRE ET AVAIENT ETE DEMANDERESSES D'EMPLOI DE DECEMBRE 1975 A AVRIL 1977 ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, BIEN QU'AYANT CONSTATE QUE L'AUTORISATION DE LICENCIEMENT AVAIT ETE ACCORDEE ET QU'EN FAIT IL N'EUT PAS ETE CONTESTE QUE L'ATELIER DANS LEQUEL TRAVAILLAIENT DAMES X... ET Y... AVAIT ETE DEFINITIVEMENT FERME POUR DEFAUT DE RENTABILITE, LA COUR D'APPEL QUI A NEANMOINS DIT QUE LES SALARIEES AVAIENT SUBI UN PREJUDICE PARTICULIER DU SEUL FAIT DE L'IRREGULARITE COMMISE PAR PORTEMONT, EN RETENANT A CET EGARD DES ELEMENTS QUI DECOULAIENT NON DIRECTEMENT DE CELLE-CI MAIS DU LICENCIEMENT LUI-MEME, A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LES ARRETS RENDUS LE 30 OCTOBRE 1979, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI, REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LESDITS ARRETS ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AMIENS, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1981-02-26 Bulletin 1981 V N. 166 p. 122 (CASSATION). CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1981-03-11 Bulletin 1981 V N. 203 p. 152 (CASSATION PARTIELLE)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code du travail L321-12 CASSATION,Code du travail R321-8 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** En l'état d'un licenciement pour motif économique donné le 27 octobre 1975 pour le 1er décembre 1975, et d'une autorisation administrative demandée le 22 novembre 1975 et tacitement obtenue, les juges du fond qui constatent que l'atelier où étaient employés les salariés avait été fermé pour défaut de rentabilité et déclarent néanmoins que ces derniers avaient subi un préjudice particulier du seul fait de l'irrégularité commise par l'employeur en retenant à cet égard des éléments qui découlaient non de celle-ci mais du licenciement lui-même, ont violé les dispositions des articles L 321-12 et R 321-8 du code du travail.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement économique - Autorisation administrative - Demande tardive - Régularisation - Effet.