# Conseil d'Etat, 6ème sous-section jugeant seule, du 7 mai 2004, 258598, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008159244
**Date de décision:** 2004-05-07
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 6EME SOUS-SECTION JUGEANT SEULE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008159244

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée le 17 juillet 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Moulay-Badreddine X demeurant ...  ; M. X demande au Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 5 juin 2003 par laquelle le ministre de la justice ne l'a pas autorisé à participer aux épreuves du premier concours d'accès à l'Ecole nationale de la magistrature  ;
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                2°) d'enjoindre au ministre de la justice, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard de l'autoriser à prendre part aux épreuves du premier concours d'accès à l'Ecole nationale de la magistrature lors d'une prochaine session  ;
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                3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958  ;
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                Vu la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000  ;
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - le rapport de M. Henrard, Auditeur,  
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                - les conclusions de M. Lamy, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du 3° de l'article R. 311-1 du code de justice administrative, le Conseil d'Etat est compétent pour connaître en premier et dernier ressort des litiges relatifs à la situation individuelle des fonctionnaires nommés par décret du Président de la République en vertu des dispositions de l'article 13 (3ème alinéa) de la Constitution et des articles 1er et 2 de l'ordonnance n° 58-1136 du 28 novembre 1958 portant loi organique concernant la nomination aux emplois civils et militaires de  l'Etat  ;
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                Considérant qu'en application de l'article 18 de l'ordonnance du 22 décembre 1958, les candidats déclarés reçus à l'un des concours ouverts pour le recrutement d'auditeurs de justice sont nommés à ces fonctions par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice  ; qu'ils ne sont nommés magistrats, par décret du Président de la République, qu'à l'issue de leur scolarité à l'Ecole nationale de la magistrature, sous réserve d'avoir été jugés aptes à l'exercice des fonctions judiciaires par le jury de classement  ; que, dès lors, les conclusions présentées par M. X et tendant à l'annulation de la décision par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, a rejeté sa demande d'admission à se présenter au premier concours d'accès à l'Ecole nationale de la magistrature ne sont pas au nombre de celles dont il appartient au Conseil d'Etat de connaître directement  ; qu'il y a lieu, par suite, de transmettre sa requête au tribunal administratif de Paris  ;
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D E C I D E  :
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Article 1er  : Le jugement des conclusions de la requête de M. X est attribué au tribunal administratif de Paris.
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Article 2   : La présente décision sera notifiée à M. Moulay-Badreddine X, au garde des sceaux, ministre de la justice et au président du tribunal administratif de Paris.
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## Métadonnées

**Solution:** Renvoi
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**