# Cour administrative d'appel de Marseille, 1ère chambre - formation à 3, du 6 octobre 2005, 02MA00794, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007590318
**Date de décision:** 2005-10-06
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 1ERE CHAMBRE - FORMATION A 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007590318

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 6 mai 2002, présentée pour Mme Simone X, élisant domicile ... par Me Demersseman, avocat  ; 
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        Mme X demande à la cour   :
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       1°) d'annuler le jugement n° 98-135 du 1er mars 2002 par lequel le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 13 juin 1997 par lequel le maire de la commune de Castelnau-Le-Lez a délivré à la Société anonyme (S.A.)  «B. Planche Charcuterie» un permis de construire portant sur l'extension d'un bâtiment existant et à ce que le tribunal surseoie à statuer sur le recours au principal et d'inviter la partie la plus diligente à saisir la juridiction judiciaire afin de faire trancher la question de la propriété du terrain d'assiette du projet autorisé par le permis de construire attaqué ;
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       2°) de faire droit à sa demande de première instance   ;
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       3°) de condamner la S.A.  «B. Planche Charcuterie» à lui verser une somme de 762,25 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative  ;
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       Vu les autres pièces du dossier  ;
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       Vu le code de l'urbanisme  ; 
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       Vu le code de justice administrative  ;
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ; 
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 22 septembre 2005,
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       - le rapport de Mme Buccafurri, rapporteur  ;
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- les observations de Me Jeanjean de la SCP Scheuer-Vernhet-Jonquet et Associés pour la commune de Castelnau-Le-Lez  ;
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     - et les conclusions de M. Cherrier, commissaire du gouvernement  ;
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             Considérant qu'aux termes de l'article R. 600-1 du code de  l'urbanisme  : En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un document d'urbanisme ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit  également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande  tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un document d'urbanisme ou une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il  pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours  ;
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             Considérant que, par un courrier en date du 7 juin 2002, reçu le 11 juin suivant, les services du greffe de la Cour ont adressé à Mme X une demande tendant à la production des justificatifs postaux de notification de sa requête d'appel au maire de la commune de Castelnau-Le-Lez et à la S.A.  «B. Planche Charcuterie», bénéficiaire du permis de construire contesté, en lui précisant qu'à défaut d'une telle production, sa requête pourrait être déclarée irrecevable  ; que Mme X n'a pas déféré à cette invitation  ; que, par suite, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Castelnau-Le-Lez, la requête, qui ne répond pas aux prescriptions susrappelées de l'article R.600-1 du code de l'urbanisme est irrecevable et doit, dès lors, être rejetée  ; que doivent être rejetées, par voie de conséquence, les conclusions formulées par Mme X tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ; que, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu, sur le fondement de ces dernières dispositions, de mettre à la charge de Mme X le paiement à la commune de Castelnau-Le-Lez et à la S.A.   B. Planche Charcuterie», d'une somme  au titre des frais exposés par ces dernières et non compris dans les dépens  ; 
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            DÉCIDE  :
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            Article 1er   : La requête de Mme X est rejetée. 
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       Article 2  : Les conclusions formulées par la commune de Castelnau-Le-Lez et la S.A.  «B. Planche Charcuterie», sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées. 
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       Article  3  : Le présent arrêt sera notifié à Mme X, à la commune de Castelnau-Le-Lez, à la S.A. «B. Planche Charcuterie» et au ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer.
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N° 02MA00794		2
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**