# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 10 juillet 1974, 73-40.434, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006992632
**Date de décision:** 1974-07-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006992632

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 11 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1930, 1289, 1291 DU CODE CIVIL ET 102 DU DECRET DU 20 JUILLET 1972, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QUE LANTERI, ENTREPRENEUR DE TRAVAUX PUBLICS, AVAIT SOUSCRIT AUPRES DE LA SOCIETE MUTUELLE D'ASSURANCES DES CHAMBRES SYNDICALES DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS UNE POLICE DESTINEE A LE GARANTIR DES CONSEQUENCES PECUNIAIRES DE L'OBLIGATION MISE A SA CHARGE PAR LA CONVENTION COLLECTIVE DE VERSER CERTAINES INDEMNITES A SES SALARIES EN CAS DE RUPTURE DE CONTRAT;<br>
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 QU'IL DECEDA EN 1971;<br>
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 QU'UN SYNDIC FUT DESIGNE POUR ASSURER LA LIQUIDATION DE SES BIENS;<br>
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 QUE BELLIA QUI TRAVAILLAIT DANS L'ENTREPRISE FUT AUSSITOT CONGEDIE;<br>
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 QU'IL INTRODUISIT DIRECTEMENT CONTRE LA SOCIETE D'ASSURANCE UNE ACTION POUR OBTENIR PAIEMENT DE SON INDEMNITE DE LICENCIEMENT;<br>
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ATTENDU QUE LA SOCIETE FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR REFUSE D'OPERER UNE COMPENSATION ENTRE LE MONTANT DE L'INDEMNITE DE LICENCIEMENT ET UN ARRIERE DE PRIMES DUES A L'ASSUREUR, AU MOTIF QUE CELUI-CI NE POUVAIT SE PREVALOIR ENVERS LE TIERS QUE DES EXCEPTIONS, QUI, OPPOSABLES AU SOUSCRIPTEUR DU CONTRAT D'ASSURANCE, SERAIENT NEES AVANT LA REALISATION DU DOMMAGE, ET QUE LA COMPENSATION N'AVAIT PU SE REALISER AVANT LE DOMMAGE, ALORS QUE, LA COMPENSATION ETANT ADMISE LORSQU'IL S'AGIT DE CREANCES ET DE DETTES AYANT UNE CAUSE COMMUNE, IL SUFFIT QUE, COMME EN L'ESPECE, CELLES-CI DERIVENT D'UN MEME CONTRAT, LA POLICE D'ASSURANCE, POUR CONSTITUER DEUX ELEMENTS D'UN MEME COMPTE DONT SEUL LE SOLDE PEUT ETRE PRIS EN CONSIDERATION;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE ENONCE QUE, SI LA SOCIETE MUTUELLE AVAIT OPPOSE AU SYNDIC DE L'EMPLOYEUR UNE COMPENSATION ENTRE LES DEUX SOMMES ET NE LUI AVAIT OFFERT QUE LA DIFFERENCE, ELLE S'ETAIT BORNEE A SOUTENIR VIS-A-VIS DE BELLIA QUE CELUI-CI NE DISPOSAIT CONTRE ELLE D'AUCUNE ACTION DIRECTE, SANS CONCLURE, MEME SUBSIDIAIREMENT, CONTRE LUI A LADITE COMPENSATION;<br>
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 QUE CE SEUL MOTIF SUFFIT A JUSTIFIER LA DECISION;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 20 FEVRIER 1973 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1965-01-28 Bulletin 1965 II N. 89 (3) P. 62 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** LOI 1930-07-13 ART. 11
**ECLI:** 
**Résumé:** L'ASSUREUR QUI GARANTIE UN EMPLOYEUR DES CONSEQUENCES  PECUNIAIRES DES OBLIGATIONS RESULTANT POUR LUI DU CONGEDIEMENT DE  SES SALARIES NE PEUT REPROCHER AUX JUGES DU FOND D'AVOIR REFUSE D 'OPERER UNE COMPENSATION ENTRE LE MONTANT DE L'INDEMNITE DE  LICENCIEMENT RECLAMEE PAR UN SALARIE ET UN ARRIERE DE PRIMES DUE PAR  L'EMPLOYEUR, DES LORS QU'ILS RELEVENT QUE L'ASSUREUR N'AVAIT PAS  CONCLU, MEME SUBSIDIAIREMENT, CONTRE LE SALARIE A LADITE  COMPENSATION MAIS S'ETANT BORNE A SOUTENIR QUE CE DERNIER NE  DISPOSAIT CONTRE LUI D'AUCUNE ACTION DIRECTE.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - EMPLOYEUR - ASSURANCE GARANTISSANT LE  REMBOURSEMENT DES INDEMNITES DE LICENCIEMENT - ACTION DIRECTE DU  SALARIE CONTRE L'ASSUREUR - COMPENSATION AVEC LES PRIMES DUES PAR L 'EMPLOYEUR - COMPENSATION NON INVOQUEE CONTRE LE SALARIE - PORTEE.,* COMPENSATION - COMPENSATION JUDICIAIRE - DEMANDE - CONCLUSIONS NE  FORMULANT PAS UNE DEMANDE REGULIERE DE COMPENSATION.,* ASSURANCE RESPONSABILITE - ACTION DIRECTE DE LA VICTIME -  ASSURANCE GARANTISSANT LE REMBOURSEMENT DES INDEMNITES DE  LICENCIEMENT - ACTION DIRECTE DU SALARIE CONTRE L'ASSUREUR -  COMPENSATION AVEC LES PRIMES DUES PAR L'EMPLOYEUR - COMPENSATION NON  INVOQUEE CONTRE LE SALARIE - PORTEE.