# COUR DE CASSATION, Chambre commerciale, du 5 janvier 1960, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006952539
**Date de décision:** 1960-01-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006952539

## Contenu de la décision

## Métadonnées

**Solution:** CASSATION.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LES COURTES PRESCRIPTIONS, QUI FRAPPENT LES ACTIONS RESULTANT DE LA LETTRE DE CHANGE ET QUI SONT FONDEES SUR UNE PRESOMPTION DE PAYEMENT, NE PEUVENT, AUX TERMES DE L'ARTICLE 179 DU CODE DE COMMERCE, ETRE ECARTEES QUE LORSQU'IL Y A EU CONDAMNATION, OU LORSQUE LA DETTE A ETE RECONNUE PAR ACTE SEPARE, OU BIEN ENCORE LORSQUE LE PRETENDU DEBITEUR, QUAND IL EN EST REQUIS, REFUSE D'AFFIRMER SOUS SERMENT QU'IL N'EST PLUS REDEVABLE.    SI L'AVEU, PAR LE DEBITEUR, DE L'ABSENCE DE PAYEMENT EFFECTIF PEUT ETRE RETENU PAR LE JUGE, PUISQU'IL REND, PAR AVANCE, INUTILE LA DELATION DU SERMENT, C'EST A LA CONDITION QU'UN TEL AVEU RESULTE SANS EQUIVOQUE SOIT DE DECLARATIONS FAITES AU COURS DE L'INSTANCE PAR LE DEBITEUR, SOIT DU SYSTEME DE DEFENSE PAR LUI OPPOSE A L'ACTION DU CREANCIER.    HORS DE CES CAS, IL EST INTERDIT AU JUGE DE FAIRE ECHEC A LA PRESCRIPTION EN RECHERCHANT LA PREUVE DU NON PAYEMENT DANS D'AUTRES ELEMENTS, ET NOTAMMENT DANS DES PRESOMPTIONS TIREES DES FAITS ET CIRCONSTANCES DE LA CAUSE.
**Mots-clés:** EFFETS DE COMMERCE  - LETTRE DE CHANGE  - ACTION  - PRESCRIPTION - FONDEMENT  - PRESOMPTION DE PAYEMENT  - PREUVE CONTRAIRE  - CONDITIONS