# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 14 octobre 1970, 69-11.494, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006982852
**Date de décision:** 1970-10-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006982852

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS : ATTENDU QUE LA SOCIETE F C CHAUDRONNERIE DE VENISSIEUX, A LAQUELLE L'URSSAF AVAIT RECLAME LE PAIEMENT D'UN COMPLEMENT DE COTISATIONS CALCULEES SUR LA REINTEGRATION DANS L'ASSIETTE DES COTISATIONS D'INDEMNITES DE DEPLACEMENT DE TRANSPORT ET DE REPAS DONT LE MONTANT AVAIT ETE EVALUE PAR CET ORGANISME, FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR CONDAMNEE AU PAIEMENT D'UNE SOMME DE 185242,49 FRANCS AUX MOTIFS QUE LES CHIFFRES ADOPTES CORRESPONDAIENT AU MONTANT MOYEN DES FRAIS REELS ET QUE LA SOCIETE N'APPORTAIT AUCUNE JUSTIFICATION POUR ETABLIR QUE LES SOMMES ALLOUEES CORRESPONDAIENT AU MONTANT REELS DES FRAIS DE TRANSPORT ET DE REPAS, ALORS, D'UNE PART, QU'EN S'ABSTENANT DE RECHERCHER SI LE MONTANT LITIGIEUX DES INDEMNITES ALLOUEES AUX SALARIES DE LA SOCIETE NE CONSTITUAIT PAS, FUT-CE PARTIELLEMENT ET POUR UN MONTANT SUPERIEUR A CELUI ADMIS PAR LA SECURITE SOCIALE, LE REMBOURSEMENT DE FRAIS SUPPLEMENTAIRES REELLEMENT EXPOSES PAR SUITE DE CIRCONSTANCES EXCEPTIONNELLES, L'ARRET ATTAQUE N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION, ALORS, D'AUTRE PART, QU'ENCOURT LA CASSATION LA DECISION QUI, COMME EN L'ESPECE, NE PRECISE PAS LE PARCOURS QUE LES OUVRIERS DEVAIENT EFFECTUER POUR SE RENDRE A LEUR TRAVAIL ET QUI, EN TOUT ETAT DE CAUSE, STATUE PAR SIMPLE AFFIRMATION ET NE MET PAS AINSI LA COUR DE CASSATION EN MESURE D'EXERCER SON CONTROLE, ALORS, EN OUTRE QU'IL Y A CONTRADICTION MANIFESTE A ADMETTRE QUE LE MONTANT DEDUIT PAR LE PREMIER JUGE DE L'ASSIETTE DES COTISATIONS CORRESPOND AU MONTANT MOYEN DES FRAIS REELS ET A CONSIDERER QUE LA SOCIETE NE JUSTIFIE PAS QUE LES SOMMES ALLOUEES CORRESPONDENT AU MONTANT REEL DES FRAIS DE TRANSPORT ET DE REPAS, ALORS ENFIN QUE DANS DES CONCLUSIONS DEMEUREES SANS REPONSE LA SOCIETE AVAIT FAIT VALOIR QUE LES CHIFFRES RETENUS PAR L'URSSAF ET ADOPTES PAR LES PREMIERS JUGES ETAIENT ENTACHES DU PLUS PUR ARBITRAIRE, QU'ILS NE CORRESPONDAIENT PAS A LA SITUATION DE FAIT TELLE QU'ELLE AVAIT ETE RECONNUE PAR LA SECURITE SOCIALE ELLE-MEME, TANT LORS DES PREMIERS CONTROLES EFFECTUES QU'A L'EGARD D'ENTREPRISES CONCURRENTES, QU'EN NE MOTIVANT PAS SA DECISION A CET EGARD, L'ARRET ATTAQUE N'APPARAIT PAS LEGALEMENT JUSTIFIE ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND ONT CONSTATE QUE LA SOCIETE F C CHAUDRONNERIE DE VENISSIEUX, ENTREPRISE D'INSTALLATION ET DE REPARATION DE MATERIELS DANS LES USINES, AVAIT PENDANT LA PERIODE 1965-1966 ALLOUE DES INDEMNITES DE DEPLACEMENT DE 4 A 5 FRANCS PAR JOUR A SES OUVRIERS TRAVAILLANT DANS LES ATELIERS, ET UNE INDEMNITE DE TRANSPORT ET DE REPAS AUX OUVRIERS TRAVAILLANT SUR LES CHANTIERS EXTERIEURS S'ELEVANT A ENVIRON 18 FRANCS POUR LES OUVRIERS SPECIALISES, ET A 7 FRANCS POUR LES MANOEUVRES, QUE CES INDEMNITES ETAIENT ATTRIBUEES FORFAITAIREMENT A TOUS LES SALARIES SANS DISTINCTION, SANS TENIR COMPTE NI DE LA DISTANCE DE LEUR DOMICILE, NI DES DEPENSES REELLEMENT EFFECTUEES QU'ELLES ETAIENT HIERARCHISEES, QUE LES INDEMNITES DE TRANSPORT ET DE REPAS ETAIENT ALLOUEES CHAQUE JOUR, SAMEDI ET DIMANCHE COMPRIS, QUE LES SALAIRES BRUTS DES OUVRIERS SPECIALISES ETAIENT TRES INFERIEURS A CEUX PAYES DANS DES ENTREPRISES SIMILAIRES, QUE CES INDEMNITES CONSTITUAIENT EN REALITE POUR UNE PARTIE IMPORTANTE DES SUPPLEMENTS DE SALAIRE ;<br>
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QUE LA SOCIETE AVAIT EXCLU L'INTEGRALITE DE CES SOMMES DE L'ASSIETTE DES COTISATIONS, QUE L'URSSAF ESTIMANT CETTE DEDUCTION EXCESSIVE L'AVAIT REDUITE SUR LA BASE DE 16 FRANCS PAR MOIS POUR LES OUVRIERS TRAVAILLANT DANS LES ATELIERS PAR ANALOGIE AVEC LA PRIME DE TRANSPORT DE LA REGION PARISIENNE ET A 7 FRANCS PAR JOURS UNIFORMEMENT POUR LES OUVRIERS TRAVAILLANT SUR LES CHANTIERS EXTERIEURS PAR ANALOGIE AVEC LES ENTREPRISES DU BATIMENT, ET QU'ELLE AVAIT RECLAME DE CE FAIT LE PAIEMENT D'UN COMPLEMENT DE COTISATIONS S'ELEVANT A 185242,49 FRANCS ;<br>
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 QUE LA SOCIETE AVAIT DEMANDE DE FIXER A UN CHIFFRE EQUITABLE ET CONFORME A LA REALITE LE MONTANT DES FRAIS A DEDUIRE DE L'ASSIETTE DE COTISATION ET DE REDUIRE EN CONSEQUENCE LA SOMME RECLAMEE PAR L'URSSAF, MAIS QU'ELLE N'AVAIT APPORTE AUCUNE JUSTIFICATION NI AUCUN ELEMENT PERMETTANT D'ETABLIR QUE LES INDEMNITES ALLOUEES PAR ELLE CORRESPONDAIENT AU MONTANT REEL DE FRAIS DE TRANSPORT ET DE REPAS ;<br>
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 D'OU IL SUIT QU'APRES AVOIR EXACTEMENT OBSERVE QUE SELON L'ARRETE DU 14 SEPTEMBRE 1960, LES ALLOCATIONS FORFAITAIRES VERSEES AUX SALARIES POUR LES COUVRIR DES CHARGES INHERENTES A LA FONCTION OU A L'EMPLOI NE PEUVENT ETRE DEDUITES DE L'ASSIETTE DES COTISATIONS QUE S'IL EST RAPPORTE LA PREUVE DE LEUR UTILISATION EFFECTIVE, LA COUR D'APPEL A PU ESTIMER, AU VU DE SES CONSTATATIONS DE FAIT ET ALORS QU'IL N'AVAIT PAS ETE JUSTIFIE QU'ELLES ETAIENT DESTINEES A COUVRIR LES SALARIES DE DEPENSES REELLES, EXORBITANTES DES FRAIS HABITUELS DE TRANSPORT ET DE NOURRITURE, QUE CES INDEMNITES HIERARCHISEES, ALLOUEES FORFAITAIREMENT PAR LA SOCIETE DEVAIENT ETRE REINTEGREES DANS L'ASSIETTE DES COTISATIONS CONFORMEMENT A L'EVALUATION FAITE PAR L'URSSAF ;<br>
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QUE L'ARRET ATTAQUE EST LEGALEMENT JUSTIFIE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 24 JANVIER 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Arrêté  1960-09-14
**ECLI:** 
**Résumé:** Selon l'Arrêté du 14 Septembre 1960 les allocations forfaitaires versées aux salariés pour les couvrir des charges inhérentes à la fonction ou à l'emploi ne peuvent être déduites de l'assiette des cotisations que s'il est rapporté la preuve de leur utilisation effective.          Tel n'est pas le cas des indemnités forfaitaires de transport et de repas payées par une entreprise, dès lors qu'elles sont attribuées indistinctement à tous les salariés sans tenir compte ni de la distance de leur domicile ni des dépenses réellement effectuées, qu'elles sont allouées chaque jour, samedi et dimanche compris, qu'elles sont hiérarchisées et constituent pour une partie importante des suppléments de salaire, les salaires bruts des ouvriers spécialisés étant très inférieurs à ceux payés dans des entreprises similaires.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - Cotisations - Assiette - Indemnité de transport.,* SECURITE SOCIALE - Cotisations - Assiette - Abattement pour frais professionnels - Régimes postérieurs au 1er Octobre 1960.,* SECURITE SOCIALE - Cotisations - Assiette - Indemnité de repas.,* SECURITE SOCIALE - Cotisations - Assiette - Indemnité de transport.