# Cour Administrative d'Appel de Nancy, 1ère chambre - formation à 3, 26/06/2012, 11NC01405, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000026141101
**Date de décision:** 2012-06-26
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nancy
**Formation:** 1ère chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000026141101

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 29 août 2011, présentée pour M. Huseyin A, domicilié chez M. et Mme Ahmet A, ..., par Me Jeannot, avocat ; <br>
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       M. A demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 1100189 en date du 26 avril 2011 par lequel le Tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 29 octobre 2010 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination ;<br>
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       2°) d'annuler l'arrêté en date du 29 octobre 2010 ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " et, subsidiairement, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
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       Il soutient que :<br>
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       Sur les conclusions d'annulation de la décision de refus de titre de séjour :<br>
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       - la décision litigieuse a été signée par une autorité incompétente ;<br>
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       - la décision n'est pas suffisamment motivée en fait et en droit ; <br>
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       - le préfet n'avait plus compétence pour se prononcer à nouveau sur son droit au séjour dès lors qu'il n'avait présenté aucune nouvelle demande après s'être vu refuser son admission au séjour en qualité de demandeur d'asile ;<br>
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       - le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et commis une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
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       Sur les conclusions d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français :<br>
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       - la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour sur laquelle elle se fonde ;<br>
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       - la décision a été prise par une autorité incompétente et n'est pas suffisamment motivée ;<br>
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       - le préfet n'a pas fait usage de son pouvoir discrétionnaire de ne pas assortir la décision portant refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français ;<br>
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       - le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 313-11 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Sur les conclusions d'annulation de la décision fixant le pays de destination : <br>
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       - la décision portant pays de destination est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fonde ;<br>
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       - la décision a été prise par une autorité incompétente et n'est pas suffisamment motivée ;<br>
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       - la décision est inexistante ;<br>
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       - le préfet a méconnu l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le jugement et l'arrêté attaqués ;<br>
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       Vu le mémoire en défense, enregistré le 29 novembre 2011, présenté par le préfet de Meurthe et Moselle ;<br>
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       Il conclut au rejet de la requête ;<br>
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       Il soutient s'en remettre à ses observations présentées en première instance ;<br>
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       Vu la décision du bureau d'aide juridictionnelle (section administrative d'appel) du Tribunal de grande instance de Nancy en date du 30 juin 2011 attribuant l'aide juridictionnelle totale à M. A et désignant Me Jeannot pour le représenter ; <br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 7 juin 2012 :<br>
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       - le rapport de Mme Steinmetz-Schies, rapporteur ;<br>
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       Considérant qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que les premiers juges auraient, par les motifs qu'ils ont retenus et qu'il y a lieu d'adopter, commis une erreur en écartant les moyens tirés de ce que la décision a été signée par une autorité incompétente et n'est pas suffisamment motivée, de ce qu'en ce qui concerne le refus de titre de séjour, le préfet n'avait plus compétence pour se prononcer sur son droit au séjour et a porté une atteinte d'une exceptionnelle gravité à sa situation personnelle et familiale, de ce qu'en ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français, l'annulation s'impose par voie de conséquence de l'annulation de l'illégalité du refus de titre, le préfet a méconnu l'étendue de sa compétence, la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation, de ce qu'en ce qui concerne la décision fixant le pays de destination, l'annulation s'impose par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre et de l'obligation de quitter le territoire français, la décision est inexistante et a été prise en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui vient d'être dit que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par son jugement n° 1100189 du 26 avril 2011 le Tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 29 octobre 2010 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination ; que doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et ses conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à son conseil au titre de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991;<br>
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       D E C I D E :<br>
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       Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
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       Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Husseyin A et au ministre de l'intérieur.<br>
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       Copie en sera adressée au préfet de Meurthe-et- Moselle.<br>
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11NC01405<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01-03 Étrangers. Séjour des étrangers. Refus de séjour.