# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 16 décembre 1970, 69-14.037, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983988
**Date de décision:** 1970-12-16
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983988

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DU JUGEMENT ATTAQUE, RENDU EN MATIERE COMMERCIALE ET EN DERNIER RESSORT, QUE REGLERO AYANT ASSIGNE VEUVE ALLEMAND ET JACQUES BENJAMIN X..., DEMANDA PAYEMENT DE 1514,18 FRANCS, SOLDE DU SUR DES FACTURES DE TRAVAUX ET DE 500 FRANCS A TITRE DE DOMMAGES-INTERETS;<br>
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 QU'AYANT COMMUNIQUE SON DOSSIER AUX DEFENDEURS, ET N'EN AYANT PAS RECU RESTITUTION, IL SE BORNA A DEMANDER PAYEMENT DE DEUX MILLE FRANCS A TITRE DE DOMMAGES-INTERETS;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AU JUGEMENT, QUI A CONDAMNE LES DEFENDEURS A PAYER, A CE TITRE, 1850 FRANCS, DE N'AVOIR PAS PRECISE LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DE LA FAUTE, EN N'INDIQUANT PAS LES CONDITIONS DANS LESQUELLES LES PIECES AVAIENT DISPARU, NI L'EXISTENCE D'UN LIEN DE CAUSALITE ENTRE LA FAUTE ET LE DOMMAGE, ET D'AVOIR PRONONCE UNE CONDAMNATION SUPERIEURE AU CHIFFRE DE LA DEMANDE;<br>
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 MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR RELEVE QUE, DANS LE DERNIER ETAT DE SES CONCLUSIONS REGLERO NE DEMANDAIT PLUS QUE DES DOMMAGES-INTERETS, LE JUGEMENT ENONCE QUE CE DEMANDEUR N'AVAIT PU SOUTENIR SA CAUSE EN RAISON DE LA NON-RESTITUTION DES PIECES COMMUNIQUEES AUX DEFENDEURS, QUE CES PIECES AVAIENT ETE PERDUES, ET QUE LA RESPONSABILITE EN INCOMBAIT A CES DERNIERS;<br>
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QUE PAR CES ENONCIATIONS, D'OU RESULTE NECESSAIREMENT LA RELATION EXISTANT ENTRE LA FAUTE COMMISE PAR LES DEFENDEURS ET LE DOMMAGE QU'ILS AVAIENT CAUSE, LE TRIBUNAL A, SANS ENCOURIR LES REPROCHES DU POURVOI, LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU, LE 22 MAI 1969, PAR LE TRIBUNAL DE COMMERCE DE PARIS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** DES LORS QUE DANS UNE PROCEDURE COMMERCIALE EN REGLEMENT DU  SOLDE DU SUR DES FACTURES, LE DEMANDEUR N'A PU OBTENIR RESTITUTION  DU DOSSIER QU'IL AVAIT COMMUNIQUE A SON ADVERSAIRE, JUSTIFIENT  LEGALEMENT LEUR DECISION CONDAMNANT LE DEFENDEUR AU PAYEMENT DE  DOMMAGES-INTERETS, LES JUGES QUI ENONCENT QUE LE DEMANDEUR N'AVAIT  PU SOUTENIR SA CAUSE EN RAISON DE LA NON RESTITUTION DE SES PIECES  ET QUE LA RESPONSABILITE DE LA PERTE DE CELLES-CI INCOMBAIT AU  DEFENDEUR.
**Mots-clés:** RESPONSABILITE CIVILE - FAUTE - ACTION EN JUSTICE - COMMUNICATION  DE PIECES - RESTITUTION - DEFAUT.,* PROCEDURE CIVILE - PIECES - COMMUNICATION - RESTITUTION - DEFAUT  - CONDAMNATION A DES DOMMAGES-INTERETS.,* RESPONSABILITE CIVILE - LIEN DE CAUSALITE - DOMMAGE - ACTION EN  PAYEMENT - DEFAUT DE RESTITUION DES PIECES COMMUNIQUEES A L 'ADVERSAIRE - IMPOSSIBILITE DE SOUTENIR LA CAUSE.,* PAYEMENT - RECOUVREMENT - ACTION EN JUSTICE - DEFAUT DE  RESTITUTION DES PIECES COMMUNIQUEES A L'ADVERSAIRE - EFFET.