# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 2, du 12 décembre 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006960374
**Date de décision:** 1962-12-12
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006960374

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE PAR EXPLOIT DU 14 MARS 1955, X..., NOTAIRE A MARSEILLE, A ASSIGNE LE PRESIDENT DE LA CHAMBRE DEPARTEMENTALE DES NOTAIRES DES BOUCHES-DU-RHONE, EN CENT MILLIONS DE FRANCS A TITRE DE DOMMAGES ET INTERETS, AFIN D'OBTENIR LA REPARATION DU PREJUDICE, RESULTANT DE LA REDUCTION DES PRODUITS DE SON OFFICE ET DE LA DECONSIDERATION L'AYANT ATTEINT, PAR SUITE DES ACTIONS DISCIPLINAIRES, SANS FONDEMENT SELON LUI, DONT IL AVAIT ETE L'OBJET ET DES INTERVENTIONS FAITES POUR L'AMENER A CEDER SON ETUDE ;<br>
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 QU'AU COURS DE L'ANNEE 1956, X... A DEPOSE DEVANT LA COUR DE CASSATION, CONTRE DES MAGISTRATS DU TRIBUNAL DE MARSEILLE ET DE LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE, TROIS PLAINTES EN FORFAITURES AVEC REQUETES A FIN DE PRISE A PARTIE ;<br>
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 QUE LE 21 MARS 1957, IL A DEPOSE UNE PLAINTE COMPLEMENTAIRE ;<br>
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 QUE, PAR ORDONNANCE DU 5 OCTOBRE 1957, M LE PREMIER PRESIDENT DE LA COUR DE CASSATION A DESIGNE UN CONSEILLER A LADITE COUR ET MM LES JUGES D'INSTRUCTION DOYENS PRES DIVERS TRIBUNAUX, A EFFET D'ENTENDRE TOUS TEMOINS ET PROCEDER A TOUS AUTRES ACTES D'INSTRUCTION, POUR ETRE, ENSUITE, STATUE CE QU'IL APPARTIENDRAIT ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE D'AVOIR REJETE LA DEMANDE DE SURSIS A STATUER JUSQU'A DECISION DE LA JURIDICTION PENALE, ALORS QUE LES CONDITIONS DE SURSIS SE SERAIENT TROUVEES REUNIES, UNE INSTRUCTION PENALE ETANT OUVERTE ET L'ACTION CIVILE ET L'ACTION PENALE ETANT NEES DES MEMES FAITS ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARRET OBSERVE QUE L'ACTION ENGAGEE CONTRE LE PRESIDENT DE LA CHAMBRE DES NOTAIRES DES BOUCHES-DU-RHONE ETAIT FONDEE SUR DES FAITS D'ORDRE QUASI-DELICTUEL, QUE LES PLAINTES DEPOSEES DEVANT LA COUR DE CASSATION POUR FORFAITURE, AVEC REQUETES A FIN DE PRISE A PARTIE, VISAIENT CERTAINS MAGISTRATS, AUTRES QUE CEUX APPELES A CONNAITRE DU LITIGE ;<br>
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ATTENDU QU'EN DECIDANT, EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS, QU'IL N'Y AVAIT PAS LIEU DE SURSEOIR A STATUER SUR LA DEMANDE FORMEE CONTRE LE PRESIDENT DE LA CHAMBRE DES NOTAIRES, LES JUGES DU SECOND DEGRE, QUI EN ONT IMPLICITEMENT MAIS NECESSAIREMENT DEDUIT QUE LA DECISION A INTERVENIR SUR LES PLAINTES ET REQUETES DEPOSEES DEVANT LA COUR DE CASSATION N'ETAIT POINT DE NATURE A INFLUENCER CELLE DEVANT METTRE FIN A L'INSTANCE CIVILE DONT ILS ETAIENT SAISIS, ONT, CONTRAIREMENT A LA PRETENTION DU POURVOI, LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 25 JANVIER 1961 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE. N° 61 - 11 433 DAME X... C/ CHAMBRE DEPARTEMENTALE DES NOTAIRES DES BOUCHES-DU-RHONE. PRESIDENT : M CAMBOULIVES - RAPPORTEUR : M CUNEO - AVOCAT GENERAL : M LEMOINE - AVOCAT : M TETREAU.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** EN REFUSANT DE SURSEOIR A STATUER SUR LA DEMANDE EN REPARATION FORMEE PAR UN NOTAIRE CONTRE LE PRESIDENT DE LA CHAMBRE DEPARTEMENTALE A RAISON DES ACTIONS DISCIPLINAIRES DONT IL A ETE L'OBJET, LES JUGES CIVILS QUI CONSTATENT D'UNE PART QUE CETTE DEMANDE EN DOMMAGES-INTERETS ETAIT FONDEE SUR DES FAITS D'ORDRE QUASI DELICTUELS, D'AUTRE PART QUE LES PLAINTES QUE LE DEMANDEUR AVAIT DEPOSEES DEVANT LA COUR DE CASSATION POUR FORFAITURE AVEC REQUETE DE PRISE A PARTIE VISAIENT DES MAGISTRATS AUTRES QUE CEUX APPELES A CONNAITRE DU LITIGE, DEDUISENT IMPLICITEMENT MAIS NECESSAIREMENT DE CES CONSTATATIONS QUE LA DECISION A INTERVENIR SUR LES PLAINTES DEPOSEES DEVANT LA COUR DE CASSATION N'ETAIT PAS DE NATURE A INFLUENCER CELLE DEVANT METTRE FIN A L'INSTANCE CIVILE DONT ILS ETAIENT SAISIS.
**Mots-clés:** JUGEMENTS ET ARRETS  - MOTIFS  - MOTIFS SUFFISANTS  - DEMANDE DE SURSIS A STATUER  - DEMANDE BASEE SUR LA REGLE "LE CRIMINEL TIENT LE CIVIL EN ETAT"  - CONSTATATION IMPLICITE DE L'ABSENCE D'INFLUENCE DE L'ACTION PENALE SUR L'ACTION CIVILE