# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 2ème chambre - formation à 3, 16/06/2009, 07MA02765, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021031519
**Date de décision:** 2009-06-16
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 2ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021031519

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 18 juillet 2007, présentée pour M. Mustapha X, demeurant ..., par Me Rabhi, avocat ; <br>
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       M. X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0700955 du 1er juin 2007 par lequel le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 30 janvier 2007 par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai d'un mois, la même décision fixant le Maroc comme pays de destination ;<br>
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ladite décision ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui renouveler son titre de séjour portant la mention  vie privée et familiale  ;<br>
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       Vu la convention européenne des droits de l'homme et de sauvegarde des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;<br>
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       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ; <br>
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       Vu le décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 relatif au rapporteur public des juridictions administratives et au déroulement de l'audience devant ces juridictions ;<br>
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       Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'État, en date du 27 janvier 2009, fixant la liste des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 19 mai 2009 :<br>
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       - le rapport de M. Fédou, rapporteur,<br>
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       - et les conclusions de M. Brossier, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. X interjette appel du jugement en date du <br>
1er juin 2007 par lequel le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 30 janvier 2007 par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai d'un mois, en fixant le Maroc comme pays de destination ;<br>
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       Sur les conclusions en annulation de la décision en tant qu'elle porte refus de séjour :<br>
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       Considérant, en premier lieu, qu'il convient d'écarter les moyens invoqués par M. X tirés de la motivation insuffisante de la décision attaquée au regard des dispositions de la loi du 11 juillet 1979 susvisée, de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 313-11, 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle par adoption des motifs retenus par les premiers juges ;<br>
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       Considérant, en deuxième lieu, qu'un étranger remplissant l'une des conditions énumérées aux 1° à 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a droit à la délivrance d'une carte de séjour temporaire, sous la seule réserve que sa présence ne constitue pas une menace pour l'ordre public ; que, lorsque l'administration lui oppose ce motif pour refuser de faire droit à sa demande, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les faits qu'elle invoque à cet égard sont de nature à justifier légalement sa décision ;<br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que l'intéressé s'est rendu coupable à de multiples reprises, entre 1994 et 2005, de vols avec ou sans violence et avec ou sans port prohibé d'armes de sixième catégorie ; qu'eu égard à la nature et au caractère répété de ces infractions, le préfet de l'Hérault n'a pas fait une inexacte appréciation des circonstances de l'espèce en estimant que le séjour en France de M. X constituait une menace pour l'ordre public, quelles que soient les circonstances alléguées par le requérant quant aux causes des faits ainsi commis, liées selon lui à sa maladie et à son addiction aux produits stupéfiants ;<br>
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	Considérant, en troisième lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ; qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, âgé de 31 ans à la date de la décision attaquée, est célibataire ; qu'il n'établit pas contribuer effectivement et personnellement à l'entretien et à l'éducation de son enfant, née le 10 mars 1999 à Montpellier et reconnue par lui le 9 juin 1999 ; que, s'il invoque en outre la durée de son séjour en France, la présence ancienne et régulière en France de ses parents et de ses deux frères et le fait que sa compagne serait de nationalité française, il ne justifie pas que la décision de refus de titre de séjour prise à son encontre ait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, lui permettant de se prévaloir des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
	Sur les conclusions en annulation de la décision en tant qu'elle porte obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination :<br>
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       Considérant, en premier lieu, que l'obligation de quitter le territoire français dont le préfet peut, en application de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, assortir le refus ou le retrait d'un titre de séjour est une mesure de police qui doit, comme telle, être motivée en application des règles de forme édictées par l'article 1er de la loi du 11 juillet 1979 ; que, si la motivation de cette mesure, se confondant avec celle du refus ou du retrait de titre de séjour dont elle découle nécessairement, n'appelle pas d'autre mention spécifique pour respecter les exigences de l'article 1er de la loi du 11 juillet 1979, c'est toutefois à la condition que le préfet ait mentionné dans sa décision l'article L. 511-1 du même code, qui l'habilite à assortir le refus de titre de séjour d'une obligation de quitter le territoire ;<br>
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       Considérant que la décision attaquée mentionne les dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent d'assortir le refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français ; qu'ainsi, la décision portant obligation de quitter le territoire français est suffisamment motivée ; qu'il suit de là que le moyen tiré de la motivation insuffisante en droit de la décision attaquée doit être écarté ;	<br>
       Considérant, en deuxième lieu, qu'il convient d'écarter le moyen invoqué par M. X tiré de la violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales par adoption des motifs retenus par les premiers juges ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 30 janvier 2007 par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai d'un mois, en fixant le Maroc comme pays de destination ;<br>
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	Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
	Considérant que la présente décision, qui rejette la requête de M. X, n'appelle aucune mesure d'exécution au sens des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ; que, dès lors, les conclusions à fins d'injonction présentées par M. X, tendant au renouvellement de sa carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale, ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
D É C I D E :<br>
Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
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Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Mustapha X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
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Copie en sera adressée au préfet de la région Languedoc-Roussillon, préfet de l'Hérault.<br>
Délibéré après l'audience du 19 mai 2009, où siégeaient :<br>
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N° 07MA027654<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**