# CAA de PARIS, 3ème chambre, 08/11/2024, 22PA02742, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000050490522
**Date de décision:** 2024-11-08
**Juridiction:** CAA de PARIS
**Formation:** 3ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000050490522

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       M. C... A... a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler l'arrêté du <br>
25 novembre 2021 par lequel le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement.<br>
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       Par un jugement n° 2127259 du 27 mai 2022, le tribunal administratif de Paris a rejeté la demande.<br>
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       Procédure devant la cour :<br>
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       Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 juin 2022 et 20 octobre 2022, <br>
M. C... A... demande à la cour :  <br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 2127259 du 27 mai 2022 du tribunal administratif de Paris ;<br>
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       2°) d'annuler l'arrêté du 25 novembre 2021 par lequel le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;<br>
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       3°) de condamner l'Etat au paiement des entiers dépens ; <br>
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       4°) de mettre le versement d'une somme de 1 800 euros à la charge de l'Etat en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article <br>
L. 761-1 du code de justice administrative.<br>
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       Il soutient que : <br>
       - l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;<br>
       - le préfet n'a pas procédé à un examen individuel de sa situation ;<br>
       - l'arrêté méconnait les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
       - il méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme.<br>
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       Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2024, le préfet de police conclut au rejet de la requête.<br>
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       Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.<br>
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       Par une décision du 22 septembre 2022, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Paris a admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier.  <br>
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       Vu :<br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,<br>
       - le code des relations entre le public et l'administration,<br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,<br>
       - le code de justice administrative.<br>
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        La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Mme B... a présenté son rapport au cours de l'audience publique.<br>
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       Considérant ce qui suit :<br>
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       1. M. C... A..., ressortissant bangladais né le 6 février 1984, est entré en France le <br>
21 juin 2016 selon ses déclarations et y a sollicité, le 13 juillet 2021, son admission exceptionnelle au séjour en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable. Par un arrêté du 25 novembre 2021, le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement. M. A... relève appel du jugement susvisé du 27 mai 2022 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande. <br>
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       Sur la légalité de l'arrêté :<br>
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       2. En premier lieu, l'arrêté du 25 novembre 2021 du préfet de police mentionne les textes de droit et les considérations de fait sur lesquels il est fondé. Ainsi, et alors que le préfet n'était pas tenu d'énoncer l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de M. A..., il est suffisamment motivé.<br>
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       3. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet de police n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. A....<br>
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       4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. (...) ".<br>
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       5. M. A... se prévaut à l'appui de ce moyen uniquement des risques personnels qu'il encourrait du fait de ses opinions politiques en cas de retour au Bangladesh. Toutefois, le requérant ne produit aucune pièce de nature à établir la réalité du risque dont il se prévaut, alors au demeurant qu'il ne conteste pas de pas avoir déposé de demande d'asile. Dans ces conditions, il ne peut être regardé comme justifiant de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens des dispositions précitées. Par suite, le préfet de police n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant son admission exceptionnelle au séjour au titre desdites dispositions.<br>
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       6. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".<br>
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       7. Il résulte de ce qui a été exposé au point 5 que M. A... n'établit pas être exposé à un risque de traitement inhumain ou dégradant en cas de retour au Bangladesh. Le moyen ne peut qu'être écarté. <br>
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       8. Il résulte de tout ce qui précède que M. A... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, les conclusions au titre de dépens et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ne peuvent qu'être rejetées.<br>
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D É C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.<br>
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Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. C... A... et au ministre de l'intérieur. <br>
Copie en sera adressée au préfet de police.<br>
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024 à laquelle siégeaient :<br>
Mme Marianne Julliard, présidente,<br>
Mme Marie-Isabelle Labetoulle, première conseillère,<br>
Mme Mélanie Palis De Koninck, première conseillère.<br>
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2024.<br>
La rapporteure,<br>
Mélanie B...<br>
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       La présidente,<br>
Marianne JULLIARD <br>
La greffière,<br>
Nassima DAHMANI<br>
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
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N° 22PA02742<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**