# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 2ème chambre - formation à 3, 27/01/2009, 07MA03070, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021031495
**Date de décision:** 2009-01-27
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 2ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021031495

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 31 juillet 2007, présentée pour Mlle Azhar X élisant domicile <br>
       ..., par Me Bonnet, avocat ; Mlle X demande à la Cour :<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 0605899 du Tribunal administratif de Montpellier en date du 28 juin 2007 qui a rejeté ses conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite du 24 août 2006 par laquelle le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande d'admission au séjour, confirmée après demande des motifs de cette décision, par décision expresse du préfet en date du 2 octobre 2006 ;<br>
       2°) d'annuler ces décisions pour excès de pouvoir, d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer une carte de séjour temporaire ou une autorisation provisoire de séjour et de condamner l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
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       Vu le jugement attaqué ; <br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 19 décembre 2008 :<br>
       - le rapport de M. Renouf, rapporteur,<br>
       - et les conclusions de M. Brossier, commissaire du gouvernement ;<br>
       Considérant, d'une part, que les moyens tirés du défaut de motivation des décisions attaquées et de l'incompétence de l'auteur de la décision expresse du 2 octobre 2006 doivent être rejetés par adoption des motifs des premiers juges ;<br>
       Considérant, d'autre part, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et des libertés d'autrui.  ; qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : (...) 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (...)  ; qu'aux termes de l'article L. 313-14 du même code :  La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée au 1° de l'article L. 313-10 sur le fondement du troisième alinéa de cet article peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 311-7.  ;<br>
       Considérant que si Mlle X soutient d'une part avoir été victime d'un mariage forcé dans son pays d'origine et d'autre part être juridiquement responsable de son neveu Amine qui réside en France, la réalité de ces faits n'est pas établie ; que l'intéressée, née le 8 février 1976, allègue être entrée en France en 2001 et, par suite, y résider depuis cinq ans à la date des décisions attaquées ; qu'ainsi, alors même qu'une partie significative de sa famille réside en France, il résulte de l'âge auquel la requérante a quitté son pays d'origine ainsi que de la durée de son séjour en France que, eu égard à l'ensemble des circonstances de l'espèce, les décisions attaquées, qui n'emportent pas par elles-mêmes le retour de l'intéressée dans le pays dont elle a la nationalité, ne méconnaissent ni les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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Considérant enfin que la circonstance que Mlle X est bien intégrée dans sa commune et est en mesure de travailler n'est pas de nature à établir à elle seule que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mlle X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa requête tendant à l'annulation de la décision implicite du 24 août 2006 par laquelle le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande d'admission au séjour, confirmée après demande des motifs de cette décision par décision expresse du préfet en date du 2 octobre 2006 ;<br>
       Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
       Considérant qu'aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative :  Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution.  ; <br>
       Considérant que le présent arrêt n'implique aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions de Mlle X tendant à ce que la Cour enjoigne sous astreinte au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour mention vie privée et familiale ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
       Considérant que les dispositions de l'article susvisé font obstacle à ce que l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à Mlle X la somme qu'elle demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ; <br>
DECIDE :<br>
Article 1er :	La requête de Mlle X est rejetée<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mlle Azhar X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.<br>
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N° 07MA030702<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**