# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 11 juin 1970, 68-12.098, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006982815
**Date de décision:** 1970-06-11
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006982815

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 292 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE,14 DU REGLEMENT D'ADMINISTRATION PUBLIQUE DU 29 DECEMBRE 1945 ET 37 DU REGLEMENT INTERIEUR DES CAISSES PRIMAIRES ANNEXE A L'ARRETE DU 19 JUIN 1947, ENSEMBLE LES ARTICLES 6 ET 11 DU DECRET N° 53-167 DU 25 FEVRIER 1953 RELATIF A LA COORDINATION DES REGIMES FRANCAIS ET ALGERIEN DE SECURITE SOCIALE ET LES INSTRUCTIONS PRISES POUR SON APPLICATION ; <br>
<br>ATTENDU, D'UNE PART, QUE SELON LE PREMIER DE CES TEXTES, EN CAS D'INTERRUPTION DE TRAVAIL L'ASSURE DOIT, DANS LES DEUX JOURS SUIVANT CETTE INTERRUPTION, ENVOYER A LA CAISSE PRIMAIRE UNE LETTRE D'AVIS D'INTERRUPTION QUI DOIT COMPORTER LA SIGNATURE DU MEDECIN ; <br>
<br>QU'AUX TERMES DU TROISIEME, LORSQUE L'ASSURE TOMBE MALADE HORS DE LA CIRCONSCRIPTION DE LA CAISSE QUI ASSURE NORMALEMENT A SON PROFIT LE SERVICE DES PRESTATIONS, IL DOIT DANS LES QUARANTE-HUIT HEURES EN AVISER LA CAISSE A LAQUELLE IL DEMANDE LE SERVICE DES PRESTATIONS ; <br>
<br>QUE LE DEUXIEME EDICTE QUE LA CAISSE EST FONDEE A REFUSER A L'ASSURE LE BENEFICE DES INDEMNITES JOURNALIERES AFFERENTES A LA PERIODE DURANT LAQUELLE SON CONTROLE AURA ETE RENDU IMPOSSIBLE ; <br>
<br>ATTENDU, D'AUTRE PART, QU'EN APPLICATION DES ARTICLES 6 ET 11 DU DECRET DE COORDINATION DU 25 FEVRIER 1953, DONT LES DISPOSITIONS ONT ETE MAINTENUES EN VIGUEUR POUR LA PERIODE ANTERIEURE AU 1ER MAI 1965 PAR L'ECHANGE DE LETTRES DU 13 MAI 1964 ENTRE LES GOUVERNEMENTS FRANCAIS ET ALGERIEN ET LA CONVENTION GENERALE DU 19 JANVIER 1965, LES SALARIES ALGERIENS, RELEVANT D'UN ORGANISME DE SECURITE SOCIALE METROPOLITAIN, EN SEJOUR TEMPORAIRE EN ALGERIE, BENEFICIAIENT DES PRESTATIONS DE L'ASSURANCE MALADIE DU REGIME METROPOLITAIN DANS LA LIMITE DES TARIFS DU REGIME ALGERIEN EN VIGUEUR AU LIEU OU LES SOINS ETAIENT DISPENSES, CES PRESTATIONS LEUR ETANT SERVIES PAR UNE SECTION SPECIALE DES CAISSES INTERPROFESSIONNELLES ALGERIENNES ; <br>
<br>ATTENDU QU'A L'EXPIRATION D'UN CONGE PAYE PASSE EN ALGERIE, AMGHAR X... S'EST VU PRESCRIRE, A COMPTER DU 15 JANVIER 1963, UN REPOS DE TRENTE JOURS QUI A ETE ULTERIEUREMENT PROLONGE JUSQU'AU 15 AOUT 1963 ; <br>
<br>QU'IL A TRANSMIS, LE 30 JANVIER, CETTE PRESCRIPTION DE REPOS A LA CAISSE PRIMAIRE CENTRALE DE SECURITE SOCIALE DE LA REGION PARISIENNE, A LAQUELLE IL ETAIT AFFILIE ; <br>
<br>QUE, LE 31 JANVIER, CETTE CAISSE L'A INVITE A PRESENTER SA DEMANDE A LA CAISSE ALGERIENNE DE SA RESIDENCE ; <br>
<br>QUE LA PRESCRIPTION DE REPOS N'AYANT ETE REMISE QUE LE 18 FEVRIER A LA CASOC DE LA REGION DE CONSTANTINE, AGENCE DE BOUGIE, CET ORGANISME A REFUSE LE VERSEMENT DES PRESTATIONS ; <br>
<br>ATTENDU QUE, POUR FAIRE DROIT AU RECOURS D'AMGHAR X... ET LUI ACCORDER LE BENEFICE DES INDEMNITES JOURNALIERS POUR LA PERIODE DU 15 JANVIER AU 17 FEVRIER 1963, L'ARRET ATTAQUE RETIENT QUE L'INTERESSE A TOUJOURS SOUTENU QU'IL AVAIT ADRESSE DES QUE POSSIBLE L'AVIS DE L'ARRET DE TRAVAIL A LA CAISSE FRANCAISE D'AFFILIATION MAIS QUE CETTE CAISSE, AU LIEU DE LE TRANSMETTRE POUR VERIFICATION A LA CAISSE ALGERIENNE DE SUBSISTANCE, S'ETAIT BORNEE A INVITER L'INTERESSE A S'ADRESSER A CELLE-CI ; <br>
<br>QUE NE S'AGISSANT D'AILLEURS PAS, A PROPREMENT PARLER, D'UNE INTERRUPTION DE TRAVAIL MAIS D'UNE INCAPACITE DE TRAVAIL SURVENUE A L'EXPIRATION D'UN CONGE PAYE, AMGHAR X... AVAIT, AVANT LA DATE D'EXPIRATION DE LA PRESCRIPTION DE REPOS, AVERTI LA CAISSE D'AFFILIATION DE SA SITUATION ; <br>
<br>QUE LE RETARD DU EN GRANDE PARTIE A LA NON-TRANSMISSION DE LA PRESCRIPTION A LA CAISSE DE SUBSISTANCE COMPETENTE NE SAURAIT LUI ETRE IMPUTABLE ET QUE LE CONTROLE DE LA CAISSE N'AYANT PAS ETE RENDU POSSIBLE POUR LA PERIODE CONSIDEREE, LA SANCTION DE SUPPRESSION DES INDEMNITES JOURNALIERES CORRESPONDANTES N'ETAIT PAS LEGALEMENT JUSTIFIEE PAR LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 14 DU DECRET DU 29 DECEMBRE 1945 ; <br>
<br>QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LE SERVICE DES PRESTATIONS INCOMBAIT A LA CAISSE ALGERIENNE, C'EST A CET ORGANISME QU'IL APPARTENAIT A X... D'ADRESSER, DANS LE DELAI DE DEUX JOURS, LA PRESCRIPTION DE REPOS DONT IL AVAIT FAIT L'OBJET, EN SORTE QUE CE RETARD, QUI AVAIT MIS LADITE CAISSE DANS L'IMPOSSIBILITE DE CONTROLER LA LEGITIMITE DE CETTE PRESCRIPTION, AVANT LE 18 FEVRIER 1963, ETAIT, AU PREMIER CHEF, IMPUTABLE A L'ASSURE, LA COUR D'APPEL N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS, LE 27 MARS 1968 ; <br>
<br>REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE REIMS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Convention  1965-01-19,Décret  1953-02-25 ART 6,Décret  1953-02-25 ART. 11
**ECLI:** 
**Résumé:** En application des articles 6 et 11 du décret de coordination du 25 février 1953 dont les dispositions ont été maintenues en vigueur pour la période antérieure au 1er mai 1965 par l'échange de lettres du 13 mai 1964 entre les gouvernements français et algérien et la convention générale du 19 janvier 1965, les salariés algériens relevant d'un organisme de Sécurité Sociale métropolitain en séjour temporaire en Algérie, bénéficiaient des prestations de l'assurance maladie du régime métropolitain dans les limites du régime algérien en vigueur au lieu où les soins étaient dispensés, ces prestations en étant servies par une section spéciale des caisses interprofessionnelles algériennes.          C'est à ces organismes qu'il appartenait aux intéressés de transmettre dans le délai de deux jours les prescriptions de repos dont ils faisaient l'objet au cours de ce séjour.          Par suite, manque de base légale l'arrêt qui, pour écarter la mesure de suppression des indemnités journalières à l'égard d'un assuré, relève que le retard ayant mis la caisse algérienne dans l'impossibilité de contrôler la légitimité du repos qui lui avait été prescrit est en grande partie imputable à la non transmission de cette prescription à la caisse algérienne de subsistance par la caisse métropolitaine à laquelle il l'avait adressée.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE ASSURANCES SOCIALES - Maladie - Interruption de travail - Déclaration à la caisse - Caisse compétente - Algérien - Prescription de repos au cours d'un séjour temporaire en Algérie.,* SECURITE SOCIALE ASSURANCES SOCIALES - Maladie - Interruption de travail - Déclaration à la caisse - Délai - Inobservation - Sanction.,* SECURITE SOCIALE ASSURANCES SOCIALES - Maladie - Interruption de travail - Déclaration à la caisse - Délai - Prescription de repos à l'expiration d'une période de congé.,* SECURITE SOCIALE ASSURANCES SOCIALES - Maladie - Prestations Soins donnés à l'étranger - Remboursement - Algérien - Décret de coordination du 25 février 1953 - Application.