# Conseil d'État, 2ème SSJS, 09/07/2015, 386477, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000030863773
**Date de décision:** 2015-07-09
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 2ème SSJS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000030863773

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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              Par une requête sommaire, un mémoire complémentaire et des observations complémentaires enregistrés les 16 décembre 2014, 16 mars et 28 mai 2015 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B...A...demande au Conseil d'Etat :   <br>
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              1°) d'annuler pour excès de pouvoir le décret du 31 juillet 2014 lui refusant l'acquisition de la nationalité française ; <br>
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              2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.<br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu :<br>
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              - le code civil ;<br>
              - le code de justice administrative ;<br>
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              Après avoir entendu en séance publique :<br>
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              - le rapport de M. Yves Doutriaux, conseiller d'Etat,<br>
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              - les conclusions de Mme Béatrice Bourgeois-Machureau, rapporteur public,<br>
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              La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à la SCP Monod, Colin, Stoclet, avocat de M. A...; <br>
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              1.	Considérant qu'aux termes de l'article 21-2 du code civil : " L'étranger qui contracte mariage avec un conjoint de nationalité française peut, après un délai de quatre ans à compter du mariage, acquérir la nationalité française par déclaration à condition qu'à la date de cette déclaration, la communauté de vie n'ait pas cessé entre les époux et que le conjoint français ait conservé sa nationalité " ; qu'aux termes de l'article 21-4 du même code : " Le Gouvernement peut s'opposer par décret en Conseil d'Etat, pour indignité ou défaut d'assimilation, autre que linguistique, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger dans un délai de deux ans à compter de la date du récépissé prévu au deuxième alinéa de l'article 26, ou, si l'enregistrement a été refusé, à compter du jour ou la décision judiciaire admettant la régularité de la déclaration est passée en force de chose jugée " ; <br>
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              2.	Considérant, en premier lieu, que le décret attaqué comporte l'énoncé des éléments de droit et des circonstances de fait sur lesquels il se fonde ; qu'il est ainsi suffisamment motivé ; <br>
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              3.	Considérant, en second lieu, qu'il ressort des pièces du dossier que M. A... a commis, le 30 mars 2013, des faits de violences volontaires sur son épouse entraînant une incapacité de travail de quatorze jours ; qu'en estimant que ces faits, eu égard à leur nature, leur gravité et leur caractère récent rendaient M. A...indigne d'acquérir la nationalité française, le Premier ministre n'a pas fait une application inexacte des dispositions de l'article 21-4 du code civil ; <br>
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              4.	Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A...n'est pas fondé à demander l'annulation pour excès de pouvoir du décret lui ayant refusé l'acquisition de la nationalité française ; que les conclusions qu'il présente au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent, en conséquence, qu'être rejetées ;<br>
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<br>D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A...est rejetée.<br>
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Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B...A...et au ministre de l'intérieur.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** ECLI:FR:CESJS:2015:386477.20150709
**Résumé:** 
**Mots-clés:**