# Conseil d'Etat, 7 SS, du 21 juin 2000, 211010, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008080172
**Date de décision:** 2000-06-21
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008080172

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 28 juillet 1999 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Najat Y... ; Mme Y... demande au Conseil d'Etat d'annuler la décision du 23 avril 1999 par laquelle le consul général de France à Fès a refusé la délivrance d'un visa de court séjour à sa mère Mme X... ; <br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ; <br>    Vule décret n° 95-304 du 21 mars 1995 portant publication de la convention d'application des accords de Schengen du 19 juin 1990 ; <br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Casas, Auditeur,<br>    - les conclusions de Mme Bergeal, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que Mme Y... demande l'annulation de la décision du 23 avril 1999 par laquelle le consul général de France à Fès a refusé la délivrance d'un visa de court séjour à sa mère, Mme X..., de nationalité marocaine ; <br>    Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre des affaires étrangères ; <br>    Considérant que si Mme Y... fait valoir que, du fait qu'elle est enceinte et que son mari est de nationalité iranienne, il lui est difficile de rendre visite à sa mère qui vit au Maroc, elle n'établit pas que l'une ou l'autre de ces circonstances soit de nature à l'empêcher de se rendre au Maroc ; que, dès lors, le moyen tiré de ce que la décision du consul général de France à Fès a porté une atteinte disproportionnée au droit de Mme X..., mère de Mme Y..., au respect de sa vie familiale doit être écarté ; <br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme Y... n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision attaquée ;<br>Article 1er : La requête de Mme Y... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Najat Y... et au ministre des affaires étrangères.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01 ETRANGERS - SEJOUR DES ETRANGERS.