# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 7 mai 1980, 78-41.577, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005484
**Date de décision:** 1980-05-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005484

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1 ET SUIVANTS DE LA LOI DU 13 JUILLET 1973, 9 DE LA CONVENTION COLLECTIVE DES ENTREPRISES DE NETTOYAGE DE LA REGION RHONE-ALPES. L.223-1 ET SUIVANTS ET D.223-1 ET SUIVANTS DU CODE DU TRAVAIL, INSUFFISANCE ET CONTRARIETE DE MOTIFS, NON-REPONSE AUX CONCLUSIONS, MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
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   ATTENDU QUE DAME X..., ENTREE LE 30 SEPTEMBRE 1974 AU SERVICE DE L'ENTREPRISE DE NETTOYAGE SOCIETE ANONYME LA RAYONNANTE, COMME OUVRIERE NETTOYEUSE, EST  PARTIE  EN CONGE PAYE LE 31 JUILLET 1976 ET S'EST A NOUVEAU PRESENTEE A L'ENTREPRISE LE 1ER SEPTEMBRE SUIVANT ; QU'ELLE FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR ESTIME QUE LA RUPTURE DU CONTRAT LUI ETAIT IMPUTABLE POUR S'ETRE ABSENTEE DEPUIS LE 28 AOUT PLUS DE QUARANTE-HUIT HEURES SANS MOTIF VALABLE, ALORS QUE, D'UNE PART, LES JUGES DU FAIT NE POUVAIENT, SANS VIOLER  LES  TEXTES VISES, REPROCHER A UNE SALARIEE DE NE PAS SE PRESENTER A SON ENTREPRISE LE DIMANCHE 29 AOUT, JOUR DE FERMETURE ET ALORS QUE, D'AUTRE PART, ILS NE  POUVAIENT  ,SANS ENTACHER LEUR DECISION D'UNENON-REPONSE AUX CONCLUSIONS, SOUTENIR QUE DAME X... NE SE SERAIT PAS PRESENTEE A SON TRAVAIL TANDIS QU'IL RESULTAIT DES CONSTATATIONS NON CONTREDITES DES PREMIERS JUGES QU'ELLE S'ETAIT PRESENTEE A L'ENTREPRISE LE 1ER SEPTEMBRE 1976, DATE QU'ELLE CROYAIT ETRE CELLE DE LA REPRISE DU TRAVAIL ;<br>
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   MAIS ATTENDU QUE LES JUGES D'APPEL ONT CONSTATE QUE LA SALARIEE AVAIT REPRIS SON TRAVAIL PLUS DE DEUX JOURS APRES LA CESSATION LE 28 AOUT 1976 DE SON CONGE  PAYE  , DAME X... NE CONTESTANT PAS S'ETRE PRESENTEE A L'ENTREPRISE SEULEMENT LE 1ER SEPTEMBRE 1976 ; QUE LE CONGE SE TERMINAIT LE 28 AOUT ; QU'ILS ONT DEDUIT DE CES CONSTATATIONS QUE LA DAME X..., ABSENTE DE L'ENTREPRISE DEPUIS PLUS DE QUARANTE-HUIT HEURES, SANS JUSTIFICATION, AVAIT COMMIS UNE FAUTE ;    D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    LE REJETTE ;<br>
   MAIS SUR LE SECOND MOYEN :<br>
    VU LES ARTICLES L.122-8 ET L.122-9 DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
   ATTENDU QUE L'ARRET A DEBOUTE DAME X... DE SES DEMANDES EN PAIEMENT D'INDEMNITES DE PREAVIS ET DE LICENCIEMENT AU SEUL MOTIF QUE LA RUPTURE ETAIT IMPUTABLE A LA SALARIEE QUI NE S'ETAIT PAS PRESENTEE A L'ENTREPRISE A L'EXPIRATION DES CONGES PAYES, SANS S'EXPLIQUER SUR LA GRAVITE DE LA FAUTE COMMISE PAR ELLE QUI POUVAIT SEULE LA PRIVER DES INDEMNITES DE RUPTURE PREVUES PAR LA LOI, QUELLES QUE SOIENT A CET EGARD LES DISPOSITIONS DE LA CONVENTION COLLECTIVE APPLICABLE ;<br>
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   QU'EN STATUANT COMME ILS L'ONT FAIT, LES JUGES D'APPEL N'ONT PAS LEGALEMENT  JUSTIFIE  LEUR DECISION ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE, EN CE QUI CONCERNE LES INDEMNITES DE RUPTURE, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 6 FEVRIER 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE LYON ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE RIOM.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle Rejet Cassation
**Lois appliquées:** Code du travail L122-8,Code du travail L122-9 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** Les juges du fond ne peuvent, sans s'expliquer sur la gravité de la faute commise, priver un salarié des indemnités de rupture prévues par la loi au seul motif que ce salarié avait commis une faute en se présentant avec quarante-huit heures de retard à son entreprise à l'expiration des congés payés et que la rupture du contrat lui était de ce fait imputable.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Délai-congé - Faute du salarié - Gravité - Salarié se présentant à l'entreprise avec quarante-huit heures de retard à l'expiration de ses congés.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Indemnité de licenciement - Faute du salarié - Gravité - Salarié se présentant à l'entreprise avec quarante-huit heures de retard à l'expiration de ses congés.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Rupture - Imputabilité - Salarié se présentant à l'entreprise quarante-huit heures de retard à l'expiration de ses congés (non).