# Cour Administrative d'Appel de Paris, 6ème Chambre, 05/10/2009, 08PA05811, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021191238
**Date de décision:** 2009-10-05
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Paris
**Formation:** 6ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021191238

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 26 novembre 2008, présentée pour Mme Olga A, demeurant ..., par Me Mathieu ; Mme A demande à la cour :<br>
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        1°) d'annuler l'ordonnance n° 0814151/12-2 du 20 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 9 juin 2008 par lequel le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a ordonné de quitter le territoire français dans le délai d'un mois suivant la notification de cette décision et fixé comme pays de destination le pays dont elle a la nationalité ou tout autre pays où elle établirait être légalement admissible ;<br>
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        2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ladite décision ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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        Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        Vu le code de justice administrative ; <br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 21 septembre 2009 :<br>
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        - le rapport de M. Guillou, rapporteur,<br>
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        - les conclusions de Mme Dely, rapporteur public ;<br>
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        - et les observations de Me Mathieu pour Mme A ;<br>
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        Sans qu'il soit besoin de statuer sur la régularité de l'ordonnance contestée :<br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile susvisé :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée familiale  est délivrée de plein droit : (...) 11° A l'étranger résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée.  ;<br>
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        Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme A a sollicité l'admission au séjour en France sur le fondement des dispositions précitées ; que, par l'arrêté attaqué du 9 juin 2008, le préfet de police a rejeté cette demande ; que, dés lors, le moyen soulevé devant la cour par Mme A, selon lequel, du fait de son intégration et de son activité professionnelle, elle remplirait les conditions pour obtenir un titre de séjour, est inopérant ; <br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ;<br>
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        Considérant que si Mme A soutient que ses trois enfants et son mari résident en France, il n'est pas contesté que ce dernier est en situation irrégulière ; que rien ne s'oppose à ce que la cellule familiale se reconstitue dans le pays d'origine de l'intéressée, où elle n'établit pas ne pas avoir gardé d'attachées familiales ; que, dans ces conditions, l'arrêté attaqué n'a pas porté au droit de l'intéressée à sa vie familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vu desquels il a été pris ;<br>
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        Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le vice-président du Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande ;<br>
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D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.<br>
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N° 08PA05811<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**