# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 18 février 1975, 73-10.302, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006992725
**Date de décision:** 1975-02-18
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006992725

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE DE MENTIONNER QU'IL A ETE RENDU PAR M MAZEL, CONSEILLER, MAGISTRAT DU SIEGE LE PLUS ANCIEN DANS L'ORDRE DES NOMINATIONS A LA COUR FAISANT FONCTIONS DE PRESIDENT, EN REMPLACEMENT DE M ASTRAUD, PREMIER PRESIDENT, EMPECHE, M LE PRESIDENT AKERMANN, SECOND PRESIDENT DE LA CHAMBRE ETANT LUI-MEME EMPECHE, SANS SPECIFIER SI UN MAGISTRAT AVAIT ETE DESIGNE POUR REMPLACER LE SECOND PRESIDENT ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 80 DU DECRET DU 20 JUILLET 1972, LES CONTESTATIONS RELATIVES A LA COMPOSITION DES JURIDICTIONS DOIVENT ETRE SOULEVEES DES L'OUVERTURE DES DEBATS OU DES LA REVELATION DE L'IRREGULARITE SI CELLE-CI EST SURVENUE POSTERIEUREMENT, QU'I  N'EST PAS JUSTIFIE EN L'ESPECE QUE LES DEMANDEURS AU POURVOI AIENT CONTESTE LA REGULARITE DE LA COMPOSITION DE LA COUR D'APPEL, DANS LES CONDITIONS PREVUES PAR CE TEXTE ;<br>
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 QUE LE MOYEN EST DONC IRRECEVABLE ;<br>
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 LE REJETTE ;<br>
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MAIS SUR LE SECOND MOYEN : VU L'ARTICLE 2262 DU CODE CIVIL, ATTENDU QUE POUR DECIDER QUE LA DEMANDE EN PAIEMENT DE LEGS PARTICULIER FORMEE PAR ANTOINE X..., AUX DROITS DE QUI SE TROUVENT LES CONSORTS X..., N'ETAIT PAS ATTEINTE PAR LA PRESCRIPTION TRENTENAIRE, LA COUR D'APPEL SE BORNE A ENONCER QUE L'EXECUTION DU TESTAMENT CONTENANT CE LEGS A ETE RETARDEE PAR LA PROCEDURE ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, SANS S'EXPLIQUER SUR LA NATURE ET L'OBJET DE LA PROCEDURE A LAQUELLE ELLE SE REFERAIT NI PRECISER EN QUOI ELLE AVAIT RENDU IMPOSSIBLE LE PAIEMENT DU LEGS ET SUSPENDU LA PRESCRIPTION, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 26 SEPTEMBRE 1972 PAR LA COUR D'APPEL DE BASTIA ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE.<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1975-02-06 Bulletin 1975 II N. 39 P.32 (REJET) . (1)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET Cassation
**Lois appliquées:** (1),(2),Code civil 2262,Décret 72-684 1972-07-20 ART. 80
**ECLI:** 
**Résumé:** UN DEMANDEUR EN CASSATION, QUI NE JUSTIFIE PAS AVOIR  CONTESTE DEVANT LA COUR D'APPEL, DANS LES CONDITIONS PREVUES PAR  L'ARTICLE 80 DU DECRET DU 20 JUILLET 1972, LA REGULARITE DE LA  COMPOSITION DE LA CHAMBRE QUI A RENDU L'ARRET ATTAQUE, N'EST PAS  RECEVABLE A FORMULER UN TEL MOYEN A L'APPUI DE SON POURVOI.,MANQUE DE BASE LEGALE L'ARRET QUI, POUR DECIDER QU'UNE  DEMANDE EN PAYEMENT D'UN LEGS PARTICULIER N'ETAIT PAS ATTEINTE PAR  LA PRESCRIPTION TRENTENAIRE, SE BORNE A ENONCER QUE L'EXECUTION DU  TESTAMENT CONTENANT CE LEGS A ETE RETARDEE PAR LA PROCEDURE, SANS  S'EXPLIQUER SUR LA NATURE ET L'OBJET DE CELLE-CI, NI PRECISER EN  QUOI ELLE A RENDU IMPOSSIBLE LE PAYEMENT DU LEGS ET SUSPENDU LA  PRESCRIPTION.
**Mots-clés:** 1) COURS ET TRIBUNAUX - COMPOSITION - IRREGULARITE - PROPOSITION IN  LIMINE LITIS - NECESSITE - ARTICLE 80 DU DECRET DU 20 JUILLET 1972.,* CASSATION - MOYEN - MOYEN TIRE DE LA COMPOSITION DE LA  JURIDICTION - DECRET DU 20 JUILLET 1972 - PRESENTATION POUR LA  PREMIERE FOIS EN CASSATION - IRRECEVABILITE.,2) TESTAMENT - LEGS PARTICULIER - DELIVRANCE - ACTION EN JUSTICE -  PRESCRIPTION TRENTENAIRE - SUSPENSION - INSTANCE EN COURS -  CONSTATATIONS NECESSAIRES.,* PRESCRIPTION CIVILE - SUSPENSION - CAUSE - CONSTATATIONS  NECESSAIRES - TESTAMENT - LEGS PARTICULIER - ACTION EN DELIVRANCE.