# Cour de cassation, civile, Chambre commerciale, 12 janvier 2016, 14-18.936, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000031863825
**Date de décision:** 2016-01-12
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000031863825

## Contenu de la décision

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, a rendu l'arrêt suivant : <br>
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<br> 	Sur la recevabilité du pourvoi, examinée d'office, après avertissement délivré aux parties :<br>
<br> 	Vu l'article 605 du code de procédure civile ;<br>
<br> 	Attendu, selon le jugement attaqué et les productions, qu'après l'ouverture d'une procédure de sauvegarde à l'égard de la société Pharmacie Cornuel, par un jugement du 7 février 2013 publié au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales le 19 février suivant, la société ASA, avocat de la société débitrice, a déclaré, le 2 octobre 2013, une créance d'honoraires d'un montant en principal de 3 534 euros puis a, le 7 octobre 2013, présenté au juge-commissaire une requête en relevé de forclusion, qui a été accueillie par une ordonnance contre laquelle la société débitrice et le mandataire judiciaire ont formé un recours devant le tribunal de la procédure collective ; que celui-ci ayant rejeté la requête, la société ASA a formé un pourvoi en cassation ; <br>
<br> 	Mais attendu que, depuis l'entrée en vigueur de la loi du 26 juillet 2005 de sauvegarde des entreprises, aucun texte n'interdit ou ne limite l'appel contre les jugements statuant sur le recours formé contre les décisions du juge-commissaire accueillant ou rejetant une requête en relevé de forclusion, même si la valeur de la créance en cause n'excède pas le taux de compétence en dernier ressort du tribunal de la procédure collective, la demande en relevé de forclusion, qui n'est pas une demande d'admission de la créance, étant indéterminée ; <br>
<br> 	Et attendu que la voie de la cassation n'est ouverte que lorsque toutes les autres voies sont fermées ;<br>
<br> 	D'où il suit que le pourvoi n'est pas recevable ; <br>
<br> 	PAR CES MOTIFS :<br>
<br> 	DECLARE IRRECEVABLE le pourvoi ;<br>
<br> 	Condamne la société ASA aux dépens  ;<br>
<br> 	Vu l'article 700 du code de procédure civile, rejette les demandes ;<br>
<br> 	Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par le président en son audience publique du douze janvier deux mille seize.<br>,S'agissant de la voie de recours ouverte contre une ordonnance du juge-commissaire ayant constaté la résiliation de plein droit d'un bail commercial, à rapprocher :Com., 7 février 2012, pourvoi n° 10-26.164, Bull. 2012, IV, n° 29, (irrecevabilité)

## Métadonnées

**Solution:** Irrecevabilité
**Lois appliquées:** article 605 du code de procédure civile
**ECLI:** ECLI:FR:CCASS:2016:CO00050
**Résumé:** Depuis l'entrée en vigueur de la loi n° 2005-845 du 26 juillet 2005 de sauvegarde des entreprises, aucun texte n'interdit ou ne limite l'appel contre les jugements statuant sur le recours formé contre les décisions du juge-commissaire accueillant ou rejetant une requête en relevé de forclusion, même si la valeur de la créance en cause n'excède pas le taux de compétence en dernier ressort du tribunal de la procédure collective, la demande en relevé de forclusion, qui n'est pas une demande d'admission de la créance, étant indéterminée
**Mots-clés:** ENTREPRISE EN DIFFICULTE (loi du 26 juillet 2005) - Procédure (dispositions générales) -  Voies de recours -  Décisions susceptibles -  Ordonnances du juge-commissaire -  Jugement statuant sur recours contre une ordonnance du juge-commissaire -  Appel -  Condition