# Cour Administrative d'Appel de Paris, 6ème Chambre, 31/12/2009, 08PA05647, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021749938
**Date de décision:** 2009-12-31
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Paris
**Formation:** 6ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021749938

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 17 novembre 2008, présentée pour M. Jean-Claude A, demeurant chez Mme A demande à la cour :<br>
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        1°) d'annuler le jugement n° 0804302/2 en date du 2 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 6 mai 2008 refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, et fixant le pays de destination ;<br>
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        2°) d'annuler l'arrêté précité ;<br>
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        3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une carte temporaire de séjour ; <br>
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        4°) de condamner d'administration aux dépens ; <br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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        Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        Vu le code de justice administrative ;<br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 7 décembre 2009 :<br>
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        - le rapport de M. Dellevedove, rapporteur,<br>
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        - les conclusions de Mme Dely, rapporteur public,<br>
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        - et les observations de Me Nsimba pour M. C;<br>
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        Sur les conclusions à fin d'annulation : <br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  est délivrée de plein droit : / (...) <br>
7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée (...)  ; qu'aux termes de l'article R. 313-21 du code précité :  Pour l'application du 7º de l'article L. 313-11, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de la vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.  ; <br>
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        Considérant que M. A, né le 10 août 1968, de nationalité congolaise, entré en France le 30 septembre 2004 et débouté du droit d'asile, fait valoir l'ancienneté et la stabilité de la vie privée et familiale qu'il mène en France ; que, toutefois, s'il soutient en appel vivre maritalement avec une ressortissante française depuis son entrée en France, il ressort des pièces du dossier que sa vie maritale est plus récente ; qu'il déclarait en première instance vivre maritalement avec celle-ci seulement depuis le 1er septembre 2006, en cohérence avec l'attestation sur l'honneur de vie commune établie par les concubins le <br>
23 janvier 2008 ; que plusieurs documents indiquent une adresse séparée encore le <br>
27 juillet 2007 ; qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident notamment ses deux enfants et où il a toujours vécu avant son entrée en France ; que, dans ces conditions, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et eu égard aux effets d'une mesure de refus de séjour avec obligation de quitter le territoire, l'arrêté susvisé du préfet du Val-de-Marne n'a pas porté au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris ; que, dès lors, l'arrêté litigieux n'a méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions précitées du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Melun a rejeté ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté litigieux ; <br>
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        Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
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        Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A, n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées ; <br>
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        Sur les dépens : <br>
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        Considérant que la présente instance ne comporte aucun dépens ; que, dès lors, lesdites conclusions ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
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D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
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N° 08PA05647<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**