# Conseil d'Etat, Président de la Section du contentieux, du 8 novembre 1999, 202805, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008052280
**Date de décision:** 1999-11-08
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008052280

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée au secrétariat de la section du contentieux du Conseil d'Etat le 18 décembre 1998, présentée par M. Mohammad Z... X... demeurant chez M. Akram Y..., ... ; M. X... demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat : <br>    1°) d'annuler le jugement du 15 septembre 1998 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 16 juillet 1998 du préfet de la Seine-Saint-Denis décidant sa reconduite à la frontière et de la décision du même jour fixant le Pakistan comme pays de destination ;<br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir ledit arrêté et ladite décision ; <br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ; <br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - les conclusions de M. Martin Laprade, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur la légalité de l'arrêté de reconduite à la frontière : <br>    Considérant qu'aux termes de l'article 22-I de l'ordonnance du 2 novembre 1945 susvisée : "Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police, peuvent par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivant ... 3°) Si l'étranger auquel la délivrance d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait" ; <br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X..., de nationalité pakistanaise, s'est maintenu en France plus d'un mois après la notification, le 5 décembre 1997, de la décision du 2 décembre 1997 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande d'admission au séjour et l'a invité à quitter le territoire ; qu'il se trouvait ainsi dans le cas où, en application de l'article 22-I de l'ordonnance du 2 novembre 1945 susvisée, le préfet peut décider la reconduite à la frontière d'un étranger ; <br>    Considérant que l'arrêté attaqué, qui énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et mentionne, notamment le maintien de l'intéressé en situation irrégulière sur le territoire, est suffisamment motivé ; <br>    Considérant que si M. X... fait valoir qu'il réside en France depuis 1992 et qu'un employeur serait prêt à l'embaucher, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté attaqué serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant ; <br>    Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination : <br>    Considérant que si M. X... soutient que, demandeur d'asile débouté, il craint pour sa sécurité en cas de retour au Pakistan, il n'apporte toutefois aucune précision ni justification au soutien de ses allégations ; <br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 16 juillet 1998 décidant sa reconduite à la frontière et de la décision du même jour fixant le Pakistan comme pays de destination ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Mohammad Z... X..., au préfet de la Seine-Saint-Denis et au ministre de l'intérieur.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Arrêté 1998-07-16,Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-03 ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.