# Conseil d'Etat, 10 SS, du 19 janvier 1994, 149895, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007835295
**Date de décision:** 1994-01-19
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 10 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007835295

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 13 juillet et 9 août 1993 au secrétariat du Contentieux d u Conseil d'Etat, présentés par M. Pelhet X..., demeurant ... ; M. X... demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 4 mai 1993 par lequel le tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande dirigée contre la décision du 11 juillet 1990, ensemble la décision du 9 octobre 1989, par lesquelles le préfet de l'Orne lui a retiré le bénéfice de l'allocation de solidarité spécifique ; <br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir ces décisions ; <br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code du travail et notamment ses articles L. 351-1, L. 351-10 et R. 351-28 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Jeanneney, Maître des requêtes,<br>    - les conclusions de M. Scanvic, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de la demande de première instance :<br>    Considérant qu'aux termes de l'article R. 351-28 du code du travail : "Sont, en outre, exclus du bénéfice du revenu de remplacement mentionné à l'article L. 351-1 ... 3° les travailleurs qui refusent, sans motif légitime, de répondre aux convocations des agents chargés du contrôle" ; <br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. Pelhet X..., bénéficiaire de l'allocation de solidarité spécifique depuis le 23 octobre 1987, ne s'est pas rendu à la convocation que lui a adressée le directeur départemental du travail et de l'emploi de l'Orne le 29 septembre 1989 pour le 6 octobre 1989 ; que ce pli recommandé n'a pas été réclamé à la poste et que M. X... n'a fourni aucune explication à son absence ; que, par suite, le préfet de l'Orne était fondé, en application des dispositions de l'article R. 351-28 du code du travail, à l'exclure, pour ce motif, du bénéfice de l'allocation de solidarité spécifique ; que, dès lors, les moyens tirés du fait qu'il n'a pas refusé un emploi et qu'il s'est livré à des recherches suffisantes sont inopérants ; <br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande dirigée contre les décisions du 9 octobre 1989 et du 11 juillet 1990, par lesquelles le préfet de l'Orne lui a retiré le bénéfice de l'allocation de solidarité spécifique ; <br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée. <br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X... et au ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code du travail R351-28
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 66-10-02 TRAVAIL ET EMPLOI - POLITIQUES DE L'EMPLOI - INDEMNISATION DES TRAVAILLEURS PRIVES D'EMPLOI