# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 9 mars 1965, 64-91.005, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007053880
**Date de décision:** 1965-03-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007053880

## Contenu de la décision

CASSATION SUR LE POURVOI DE X... (MARC), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE DOUAI DU 5 MARS 1964 QUI, DANS DES POURSUITES POUR EXERCICE ILLEGAL DE LA PROFESSION DE CHAUFFEUR DE TAXI, L'A CONDAMNE A DES DOMMAGES-INTERETS AU PROFIT DES PARTIES CIVILES. LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ET LES OBSERVATIONS PRESENTEES EN DEFENSE ;<br>
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SUR LE PREMIER MOYEN DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 460, 512 ET 549 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, VICE DE FORME, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE NE MENTIONNE PAS AVOIR ETE RENDU APRES AUDITION DU MINISTERE PUBLIC EN SES REQUISITIONS ;<br>
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ALORS QUE CETTE FORMALITE EST PRESCRITE A PEINE DE NULLITE ;<br>
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VU LESDITS ARTICLES ;<br>
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ATTENDU QUE LE MINISTERE PUBLIC EST PARTIE INTEGRANTE ET NECESSAIRE DES JURIDICTIONS REPRESSIVES ;<br>
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 QU'IL RESULTE DES TERMES DES ARTICLES 460 ET 512 DU CODE DE PROCEDURE PENALE QU'IL DOIT ETRE ENTENDU DANS SES CONCLUSIONS, AU SECOND COMME AU PREMIER DEGRE ET MEME LORSQUE, A DEFAUT D'APPEL, OU, COMME ON L'ESPECE, DE POURVOI EN CASSATION, DE SA PART, AUCUNE PEINE NE POURRAIT PLUS ETRE APPLIQUEE ET QU'IL NE S'AGIRAIT PLUS, ENTRE LES PARTIES QUE DE REPARATIONS CIVILES ;<br>
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QU'IL S'AGIT LA D'UNE FORMALITE QUI EST SUBSTANCIELLE, ET QUE LA PREUVE DE SON ACCOMPLISSEMENT DOIT RESULTER DE L'ARRET ;<br>
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ATTENDU QUE X... (MARC), QUI ETAIT POURSUIVI SOUS LA PREVENTION D'AVOIR EXERCE LA PROFESSION DE CHAUFFEUR DE TAXI A AMIENS, EN INFRACTION AUX DISPOSITIONS D'UN ARRETE MUNICIPAL DU 30 JUILLET 1931, MODIFIE PAR UN ARRETE DU 23 DECEMBRE 1953, A ETE DECLARE COUPABLE DE CE CHEF, PAR JUGEMENT DU TRIBUNAL DE POLICE DE CETTE VILLE DU 4 JUILLET 1961, ET CONDAMNE A 20 FRANCS D'AMENDE, AINSI QU'A DES DOMMAGES-INTERETS ENVERS LES PARTIES CIVILES, PARMI LESQUELLES FIGURE LE SYNDICAT DES ARTISANS DU TAXI DE LA SOMME ;<br>
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QUE, SUR APPELS DUDIT SYNDICAT ET DE X..., LA COUR D'APPEL D'AMIENS, PAR ARRET DU 20 MARS 1962, INFIRMANT CE JUGEMENT, A RELAXE X... ET DEBOUTE LES PARTIES CIVILES ;<br>
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QUE SUR POURVOI DE CES DERNIERES, LEDIT ARRET A ETE CASSE PAR CETTE CHAMBRE, LE 9 OCTOBRE 1963, MAIS SEULEMENT SUR LES INTERETS CIVILS, LE MINISTERE PUBLIC NE S'ETANT PAS POURVU, ET L'AFFAIRE RENVOYEE DEVANT LA COUR D'APPEL DE DOUAI ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE, STATUANT SUR CE RENVOI, L'ARRET ATTAQUE, S'IL CONSTATE LA PRESENCE DU MINISTERE PUBLIC A L'AUDIENCE, N'INDIQUE PAS QUE CELUI-CI AIT EU LA PAROLE POUR DONNER SES CONCLUSIONS ;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU D'EXAMINER LE SECOND MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE DOUAI DU 5 MARS 1964 ET, POUR ETRE STATUE A NOUVEAU ET CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE ROUEN. PRESIDENT : M FRIOL, CONSEILLER DOYEN, FAISANT FONCTIONS - RAPPORTEUR : M TURQUEY - AVOCAT GENERAL : M BOUCHERON - AVOCATS : MM HENNUYER ET RAVEL.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** L'arrêt rendu en matière correctionnelle doit, à peine de nullité, constater non seulement que le Ministère public a été présent à l'audience, mais aussi qu'il a eu la parole pour donner ses conclusions (1).
          Il en est ainsi, même lorsque l'action civile demeure seule en cause, devant la juridiction correctionnelle (2).
**Mots-clés:** JUGEMENTS ET ARRETS - Mentions - Mentions obligatoires - Débats sur les intérêts civils - Audition du Ministère public,* JUGEMENTS ET ARRETS - Mentions - Mentions obligatoires - Audition du ministère public.,* JURIDICTIONS CORRECTIONNELLES - Débats - Débats sur les intérêts civils - Ministère public - Audition - Constatation nécessaire.,* MINISTERE PUBLIC - Audition - Constatation nécessaire.