# Conseil d'Etat, 6ème sous-section jugeant seule, du 14 mai 2003, 225882, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008106606
**Date de décision:** 2003-05-14
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 6EME SOUS-SECTION JUGEANT SEULE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008106606

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée le 9 octobre 2000 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. et Mme Mohamed YX, demeurant ...  ; M. et Mme YX demandent au Conseil d'Etat  : 
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                1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 16 août 2000 par laquelle le consul général de France à Fès a refusé de leur délivrer un visa d'entrée sur le territoire français  ; 
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                2°) d'enjoindre au consul de leur délivrer le visa  ;
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     	Vu les autres pièces du dossier  ;
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     		Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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     		Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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     	Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - le rapport de M. Chaubon, Maître des Requêtes,  
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                - les conclusions de M. Guyomar, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant que, contrairement à ce que soutient le ministre des affaires étrangères, la requête de M. et Mme YX est recevable  ;
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                Considérant que les autorités françaises à l'étranger disposent d'un large pouvoir d'appréciation et peuvent se fonder, pour accorder ou refuser un visa, sur toute considération d'intérêt général  ;
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                Considérant, toutefois, qu'il ressort des pièces du dossier que pour refuser à M. et Mme YX, ressortissants marocains qui souhaitaient venir en France pour rendre visite à leur fils, de nationalité française, et à leur belle-fille enceinte, le consul général de France à Fès s'est fondé sur l'insuffisante justification, par eux-mêmes comme par leur fils Taoufik Y, de leurs moyens d'existence en France  ; qu'en se fondant sur ce motif pour refuser ce visa, eu égard aux motifs en vue desquels le titre a été sollicité, M. et Mme YX attestant qu'ils venaient assister à la naissance d'un petit-enfant, les autorités consulaires ont porté au droit au respect de leur vie familiale une atteinte excessive  ; que, dès lors, M. et Mme YX sont fondés à demander l'annulation de la décision attaquée  ;
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D E C I D E  :
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     Article 1er  : La décision du consul général de France à Fès en date du 16 août 2000 refusant un visa à M. et Mme YX est annulée.
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Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. et Mme Mohamed YX, à M. Taoufik Y et au ministre des affaires étrangères.
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## Métadonnées

**Solution:** Satisfaction totale
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**