# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 24 octobre 1973, 71-14.264, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006990326
**Date de décision:** 1973-10-24
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006990326

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE PRIS EN SA SECONDE BRANCHE : VU L'ARTICLE 1351 DU CODE CIVIL ;<br>
<br>
 ATTENDU QUE, X... AYANT DEMANDE QUE SA FEMME SOIT CONDAMNEE SOUS ASTREINTE A LE RECEVOIR AU DOMICILE CONJUGAL, DAME X... A OFFERT D'ETABLIR PAR VOIE D'ENQUETE QUE LE COMPORTEMENT DE SON MARI RENDAIT IMPOSSIBLE LA COHABITATION DES EPOUX ;<br>
<br>
 QUE POUR FAIRE DROIT A LA DEMANDE DE X..., LA COUR D'APPEL A DECLARE IRRECEVABLE LA DEMANDE D'ENQUETE DE SA FEMME AU SEUL MOTIF QUE TOUS LES FAITS PAR ELLE OFFERTS EN PREUVE SE SITUAIENT PENDANT LA VIE COMMUNE, QU'IL AVAIT ETE DEFINITIVEMENT JUGE PAR UN PRECEDENT ARRET REJETANT LA DEMANDE EN SEPARATION DE CORPS FORMEE PAR DAME X... QUE X... ETAIT INDEMNE DE TOUTE FAUTE ET QUE LES MOTIFS DE CET ARRET AVAIENT L'AUTORITE DE LA CHOSE JUGEE ;<br>
<br>
 ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI ALORS QUE LE REJET DE LA DEMANDE EN SEPARATION DE CORPS FONDEE SUR LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 232 DU CODE CIVIL N'IMPLIQUAIT PAS L'ABSENCE DE GRIEFS DE NATURE DE JUSTIFIER UNE DISPENSE DE COHABITATION DES EPOUX, LA COUR D'APPEL A VIOLE PAR FAUSSE APPLICATION LE TEXTE SUSVISE ;<br>
<br>
 PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LA PREMIERE BRANCHE DU MOYEN, CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 10 AOUT 1971 ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE PAU ;<br>
<br>
 REMET, EN CONSEQUENCE , LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE TOULOUSE<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1351,Code civil 232
**ECLI:** 
**Résumé:** DOIT ETRE CASSE L'ARRET QUI, STATUANT SUR L'ACTION D'UN MARI  TENDANT A OBTENIR LA CONDAMNATION DE SA FEMME A LE RECEVOIR AU  DOMICILE CONJUGAL, DECLARE IRRECEVABLE LA DEMANDE D'ENQUETE FORMEE  PAR CELLE-CI EN VUE D'ETABLIR QUE LE COMPORTEMENT DU MARI RENDAIT  IMPOSSIBLE LA COHABITATION DES EPOUX, AU SEUL MOTIF QUE LES FAITS  OFFERTS EN PREUVE SE SITUAIENT PENDANT LA VIE COMMUNE ET QU'UN ARRET  REVETU DE L'AUTORITE DE LA CHOSE JUGEE AVAIT REJETE LA DEMANDE EN  SEPARATION DE CORPS DE LA FEMME AU MOTIF QUE LE MARI ETAIT INDEMNE  DE TOUTE FAUTE.     EN EFFET, LE REJET D'UNE DEMANDE EN SEPARATION DE CORPS, FONDEE  SUR LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 232 DU CODE CIVIL, N'IMPLIQUE PAS  L'ABSENCE DE GRIEFS DE NATURE A JUSTIFIER UNE DISPENSE DE  COHABITATION DES EPOUX.
**Mots-clés:** MARIAGE - EFFETS - COHABITATION - DISPENSE - CAUSES - DECISION  ANTERIEURE DEBOUTANT LE DEMANDEUR DE SON ACTION EN DIVORCE  SEPARATION DE CORPS - CHOSE JUGEE (NON).,* FEMME MARIEE - RESIDENCE SEPAREE - AUTORISATION - CAUSES - FEMME  DEBOUTEE DE SON ACTION EN DIVORCE SEPARATION DE CORPS - GRIEFS  DIFFERENTS.,* DIVORCE SEPARATION DE CORPS - CAUSES - EXCES, SEVICES, INJURES  GRAVES - GRIEFS - GRIEFS ECARTES PAR UNE DECISION ANTERIEURE -  ACTION ULTERIEURE EN DISPENSE DE COHABITATION - POSSIBILITE - GRIEFS  DISTINCTS.,* MARIAGE - EFFETS - COHABITATION - DISPENSE - DEMANDEUR DEBOUTE D 'UNE DEMANDE EN DIVORCE SEPARATION DE CORPS - GRIEFS DIFFERENTS.,* CHOSE JUGEE - IDENTITE DE CAUSE - DIVORCE SEPARATION DE CORPS -  REJET - ACTION ULTERIEURE EN DISPENSE DE COHABITATION - CAUSES  DIFFERENTES.