# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 14 janvier 2005, 266653, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008217182
**Date de décision:** 2005-01-14
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008217182

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 19 avril 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat,  présentée par Mme Khedidja Y... épouse Y, demeurant ... ; Mme Y... épouse Y demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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      1°) d'annuler le jugement du 8 avril 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 29 mars 2004 du préfet de la Marne décidant sa reconduite à la frontière  ;
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     2°)  d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;	 
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié  ;
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Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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Vu le code de justice administrative  ;
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Après avoir entendu en séance publique  :
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     - les conclusions de M. X... Donnat, Commissaire du gouvernement  ;
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Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants (...)  : 3° Si l'étranger, auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai  d'un mois à compter de la notification du refus ou du retrait  ;
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Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme Y... épouse Y, de nationalité algérienne, s'est maintenue sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 12 décembre 2003, de la décision du préfet de la Marne portant refus de regroupement familial et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'elle était ainsi dans le cas mentionné au 3° du  I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 où le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière   ;
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     Considérant que si Mme Y... épouse Y entrée sur le territoire en juillet 2001, munie d'un visa de court séjour, fait valoir qu'elle est venue en France pour rejoindre son mari,  ressortissant de nationalité algérienne épousé en août 2001 et qui réside sur le territoire depuis trente ans, et qu'elle suit un traitement médical qui ne peut être interrompu, elle n'établit ni que ce traitement ne pourrait être poursuivi de manière adéquate dans un autre pays ni qu'elle serait dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine  ; que, par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté du préfet de la Marne serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette mesure sur sa situation personnelle  ; 
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     Considérant qu'il résulte de ce qui précède que  Mme Y... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne  a rejeté sa demande  ;  
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<br>			D E C I D E  :
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     Article 1er  : La requête de Mme Y... épouse Y est rejetée.
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     Article 2  :  La présente décision sera notifiée à Mme Khedidja Y... épouse Y,  au préfet de la Marne et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des liberté locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**