# Cour administrative d'appel de Lyon, 3ème chambre - formation à 3, du 4 novembre 2003, 02LY01882, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007469571
**Date de décision:** 2003-11-04
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Lyon
**Formation:** 3EME CHAMBRE - FORMATION A 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007469571

## Contenu de la décision

Vu, 1'), enregistrée au greffe de la Cour le 13 septembre 2002 sous le n° 02LY01888, la requête présentée pour Mme Evelyne X, demeurant ..., par Me Philippe Galliard, avocat au barreau de Grenoble  ;
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     Mme X demande à la Cour  :
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     1') d'annuler le jugement n° 014292 du 28 juin 2002 du Tribunal administratif de Grenoble, rejetant sa demande tendant à l'annulation d'un arrêté du maire de VALENCE en date du 8 octobre 2001, prononçant sa radiation des cadres pour abandon de poste  ;
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     2') d'annuler l'arrêté précité du 8 octobre 2001 et d'enjoindre à la ville de VALENCE de prononcer sa réintégration en régime longue maladie à compter du 8 octobre 2001  ;
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     3°) de condamner la ville de VALENCE au paiement de la somme de 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens  ;
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     Classement CNIJ  : 36-10-04
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Mme X demande à la Cour  :
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     1') d'annuler le jugement n° 004030 du 28 juin 2002 du Tribunal administratif de Grenoble, rejetant sa demande tendant à la condamnation de la ville de VALENCE au paiement de la somme de 80 535 F en réparation du préjudice subi du fait du retard qu'aurait apporté la ville dans la saisine du comité médical supérieur  ;
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     2') de condamner la ville de VALENCE au paiement de la somme de 80 535 F (12 277,48 euros) à titre d'indemnités de congé maladie, outre intérêts de droit à compter du 4 décembre 1999  ;
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     3') de condamner la ville de VALENCE au paiement de la somme de 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983  ;
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     Vu la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984  ;
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     Vu le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987  ;
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     Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel  ;
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     Vu le code de justice administrative  ;
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     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 6 octobre 2003  :
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     - le rapport de M. BEAUJARD, premier conseiller   ;
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     - les observations de Me KUFEL, collaborateur de Me MARTIN pour la commune de VALENCE  ;
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     - et les conclusions de M. KOLBERT, commissaire du gouvernement  ;
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Considérant que les requêtes n° 02LY01882 et 02LY01888 sont relatives à la situation d'un même agent  ; qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul arrêt  ;
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Considérant que Mme X, agent spécialisé des écoles maternelles de la commune de VALENCE, a été placée en congé maladie, puis en congé de longue maladie jusqu'au 30 novembre 1998  ; qu'ayant repris son travail à mi-temps thérapeutique le 1er décembre 1998, elle a de nouveau été placée en congé maladie à compter du 4 décembre 1998  ; qu'ayant épuisé ses droits à congé maladie, elle a par la suite été placée en disponibilité d'office  ; que le 6 janvier 2000, le comité médical départemental a rendu un avis défavorable à l'octroi d'un congé de longue maladie ou d'une mise en disponibilité d'office, et l'a déclarée apte à la reprise du service  ; que cet avis a été confirmé par le comité médical supérieur le 29 mai 2001  ; que Mme X a été invitée à reprendre ses fonctions le 4 septembre 2001  ; qu'elle ne s'est pas présentée à son poste  ; qu'une mise en demeure en date du 20 septembre 2001 de se présenter à son poste de travail n'a pas plus été suivie d'effet  ; que, par un arrêté du 8 octobre 2001, le maire de VALENCE a prononcé la radiation des cadres de Mme X pour abandon de poste  ; que celle-ci a recherché, devant le Tribunal administratif, l'annulation de l'arrêté du 8 octobre 2001, ainsi que la condamnation de la commune au paiement de la somme de 80 535 F  ;
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     Sur les conclusions de la requête n° 02LY01888  :
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     Considérant en premier lieu qu'aux termes du dernier alinéa de l'article 5 du décret du 30 juillet 1987 relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés maladie des fonctionnaires territoriaux  : 'Le comité médical supérieur se prononce uniquement sur la base des pièces figurant au dossier qui lui est soumis'  ; qu'il résulte de ces dispositions que la procédure devant le comité médical est uniquement écrite  ; que le comité médical supérieur n°était pas ainsi tenu de convoquer Mme X, de l'examiner ou de solliciter de sa part ou de celle de son médecin traitant d'autres pièces médicales  ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que les éléments soumis à l'appréciation  du comité médical aient été incomplets ou tronqués  ; que le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire devant le comité médical supérieur doit être écarté  ;
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     Considérant en second lieu que la simple production par Mme X, postérieurement aux avis émis par les instances médicales autorisées, de certificats médicaux n°apportant aucun élément nouveau n°est pas de nature à remettre en cause l'appréciation de son état de santé faite par lesdites instances médicales et entérinée par la ville de VALENCE, et par suite le bien-fondé de la procédure de radiation des cadres pour abandon de poste  ;
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     Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande  ;
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     Sur les conclusions de la requête n° 02LY01882  :
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     Considérant que la décision de radiation des cadres n°étant pas illégale, les conclusions de Mme X tendant à la réparation du préjudice subi du fait de cette décision ne peuvent qu'être rejetées  ;
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     Sur les conclusions de Mme X tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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     Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la ville de VALENCE, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamnée à payer à Mme X quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens  ;
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     Sur les conclusions de la ville de VALENCE tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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     Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative, de condamner Mme X à payer à la commune de VALENCE la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens  ;
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DÉCIDE  :
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     ARTICLE 1er  : Les requêtes de Mme X sont rejetées.
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     ARTICLE 2  : Mme X est condamnée à verser à la ville de VALENCE la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
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     N° LY		- 2 -
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**