# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 16 janvier 1974, 72-13.887, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991589
**Date de décision:** 1974-01-16
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991589

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL, ENSEMBLE LES ARTICLES R 217 ET R 218 DU CODE DE LA ROUTE, DANS LEUR REDACTION APPLICABLE EN LA CAUSE;<br>
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ATTENDU QUE, SELON CES DEUX DERNIERS TEXTES, LORSQU'IL N'Y A NI TROTTOIRS NI CONTRE-ALLEES SPECIALEMENT AMENAGES A LEUR USAGE, LES PIETONS, CIRCULANT SUR UNE CHAUSSEE, AVERTIS DE L'APPROCHE DE VEHICULES, DOIVENT SE RANGER SUR LE BORD DE LA CHAUSSEE DONT ILS SE TROUVENT LE PLUS RAPPROCHES;<br>
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ATTENDU, SELON L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE, QUE, LE 9 MARS 1968, DE NUIT, DANS UNE AGGLOMERATION, LE MINEUR JOLY EMPRUNTAIT UNE RUE EN MARCHANT A PROXIMITE DE L'ACCOTEMENT DROIT, LORSQU'IL FUT HEURTE PAR DERRIERE PAR KIMPE, QUI CIRCULAIT A CYCLOMOTEUR DANS LE MEME SENS;<br>
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 QUE KIMPE FUT BLESSE DANS SA CHUTE;<br>
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 QU'IL A ASSIGNE DEMOISELLE X..., PRISE EN QUALITE D'ADMINISTRATRICE LEGALE DES BIENS DE SON FILS MINEUR, EN REPARATION DU PREJUDICE SUBI;<br>
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 QUE LA CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE DE L'OISE EST INTERVENUE A L'INSTANCE AFIN D'OBTENIR LE REMBOURSEMENT DE SES PRESTATIONS;<br>
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ATTENDU QUE, POUR RETENIR UNE FAUTE A LA CHARGE DE X... ET LE DECLARER PARTIELLEMENT RESPONSABLE DU DOMMAGE, L'ARRET RELEVE QU'IL AVAIT EMPRUNTE LA CHAUSSEE AU LIEU DE L'ACCOTEMENT BORDANT CELLE-CI;<br>
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ATTENDU QU'EN SE DETERMINANT PAR UN TEL MOTIF, ALORS QU'ELLE AVAIT CONSTATE QUE, SELON LES PROCES-VERBAUX DE GENDARMERIE, "L'ACCOTEMENT EST PARTIE EN TERRE BATTUE, PARTIE EN TERRAIN HERBEUX ", ET " QU'IL NE RESULTE PAS DE CETTE MENTION QUE LEDIT ACCOTEMENT EST SPECIALEMENT AMENAGE POUR LES PIETONS NI MEME AISEMENT PRATICABLE POUR CEUX-CI ", LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE UNE BASE LEGALE A SA DECISION;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL D'AMIENS LE 3 DECEMBRE 1971;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE DOUAI.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1960-07-07 Bulletin 1960 II N. 451 P. 316 (REJET ) $ CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1961-12-06 Bulletin 1961 II N. 831 P. 586 (REJET) ET L'ARRET CITE CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1964-01-04 Bulletin 1964 II N. 17 P. 13 (REJET) ET L'ARRET CITE $ CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1967-12-06 Bulletin 1967 II N. 363 P. 260 (REJET) ET L'ARRET CITE CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1968-05-16 Bulletin 1968 II N. 142 P. 102 (REJET ) ET LES ARRETS CITES CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1972-01-19 Bulletin 1972 II N. 23 (1) P. 19 (REJET) ET LES ARRETS CITES CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1973-01-24 Bulletin 1973 II N. 28 P. 21 (REJET) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1382,Code de la route R217,Code de la route R218
**ECLI:** 
**Résumé:** SELON LES ARTICLE R.217 ET R.218 DU CODE DE LA ROUTE, LORSQU 'IL N'Y A NI TROTTOIRS NI CONTRE-ALLEES SPECIALEMENT AMENAGEES A LEUR  USAGE, LES PIETONS, CIRCULANT SUR UNE CHAUSSEE, AVERTIS DE L 'APPROCHE DE VEHICULES, DOIVENT SE RANGER SUR LE BORD DE LA CHAUSSEE  DONT ILS SE TROUVENT LE PLUS RAPPROCHES.         STATUANT SUR LA RESPONSABILITE D'UNE COLLISION SURVENUE ENTRE  UN PIETON QUI MARCHAIT A PROXIMITE DU BORD DROIT DE LA CHAUSSEE ET  UN CYCLOMOTEUR QUI CIRCULAIT DANS LE MEME SENS, MANQUE DE BASE  LEGALE L'ARRET QUI, POUR RETENIR UNE FAUTE A LA CHARGE DU PIETON ET  LE DECLARER PARTIELLEMENT RESPONSABLE DU DOMMAGE SUBI PAR LE  CYCLOMOTORISTE, RELEVE QU'IL AVAIT EMPRUNTE LA CHAUSSEE AU LIEU DE L 'ACCOTEMENT BORDANT CELLE-CI, ALORS QU'IL AVAIT ETE CONSTATE QUE,  SELON LES PROCES-VERBAUX DE GENDARMERIE, "L'ACCOTEMENT EST PARTIE EN  TERRE BATTUE, PARTIE EN TERRAIN HERBEUX" ET "QU'IL NE RESULTE PAS DE  CETTE MENTION QUE LEDIT ACCOTEMENT EST SPECIALEMENT AMENAGE POUR LES  PIETONS NI MEME AISEMENT PRATICABLE POUR CEUX-CI".
**Mots-clés:** RESPONSABILITE CIVILE - FAUTE - CIRCULATION ROUTIERE - PIETON -  PRESENCE SUR LA CHAUSSEE - BAS-COTE - CARACTERE PRATICABLE -  CONSTATATIONS NECESSAIRES.,* RESPONSABILITE CIVILE - FAUTE - CIRCULATION ROUTIERE - PIETON -  PRESENCE SUR LA CHAUSSEE - ACCOTEMENT - ACCOTEMENT SPECIALEMENT  AMENAGE POUR LES PIETONS - CONSTATATIONS NECESSAIRES.,* RESPONSABILITE CIVILE - FAUTE - CIRCULATION ROUTIERE - PIETON -  PRESENCE SUR LA CHAUSSEE - EXISTENCE D'UN TROTTOIR OU D'UN BAS-COTE  SPECIALEMENT AMENAGE - ABSENCE DE CONSTATATION - EFFET.,* RESPONSABILITE CIVILE - FAUTE - CIRCULATION ROUTIERE - PIETON -  CIRCULATION SUR LA CHAUSSEE - BAS-COTE EXISTANT - ARTICLES 217 ET  218 DU CODE DE LA ROUTE - APPLICATION - CONDITIONS.,* CIRCULATION ROUTIERE - CODE DE LA ROUTE - ARTICLE R.217 ET R.218  - PORTEE.,* CIRCULATION ROUTIERE - PIETON - PRESENCE SUR LA CHAUSSEE -  BAS-COTE - EXISTENCE - BAS-COTE SPECIALEMENT AMENAGE POUR LES  PIETONS ET PRATICABLE - ABSENCE DE CONSTATATION - EFFET.,* CIRCULATION ROUTIERE - PIETON - PRESENCE SUR LA CHAUSSEE -  ARTICLES R.217 ET R.218 DU CODE DE LA ROUTE - APPLICATION -  CONDITIONS.,* CIRCULATION ROUTIERE - PIETON - PRESENCE SUR LA CHAUSSEE -  CIRCULATION A L'EXTREME BORD DROIT - EXISTENCE D'UN BAS-COTE -  OBLIGATION DE L'EMPRUNTER - ARTICLES R.217 ET R.218 DU CODE DE LA  ROUTE - APPLICATION - CONDITIONS.