# Cour Administrative d'Appel de Versailles, 2ème Chambre, 29/12/2009, 09VE00251, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021852284
**Date de décision:** 2009-12-29
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Versailles
**Formation:** 2ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021852284

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 27 janvier 2009 au greffe de la Cour administrative d'appel de Versailles, présentée pour M. Ramadan Abdel A, demeurant ..., par Me Moysan ; M. A demande à la Cour :<br>
<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 0808362 en date du 6 janvier 2009 par lequel le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 10 juillet 2008 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de carte de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de sa destination ;<br>
<br>
       2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté ;<br>
<br>
       3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention  vie privée et familiale , ou, à défaut, de réexaminer sa situation administrative, et d'assortir cette injonction d'une astreinte de 1000 euros par jour de retard à compter de la notification du présent arrêt ;<br>
<br>
       4°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
<br>
       Il soutient que l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ; qu'il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ; qu'il vit avec sa concubine, titulaire d'une carte de résident et résidant en France depuis 1981 ; qu'il exerce l'autorité parentale sur leur fille ; <br>
<br>
...........................................................................................................................................................<br>
<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ;<br>
<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 15 décembre 2009 :<br>
<br>
       - le rapport de Mme Agier-Cabanes, premier conseiller,<br>
       - et les conclusions de Mme Kermorgant, rapporteur public ;<br>
<br>
<br>
       Sur la légalité de l'arrêté litigieux :<br>
<br>
       Considérant qu'aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  I. - L'autorité administrative qui refuse la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour à un étranger ou qui lui retire son titre de séjour, son récépissé de demande de carte de séjour ou son autorisation provisoire de séjour, pour un motif autre que l'existence d'une menace à l'ordre public, peut assortir sa décision d'une obligation de quitter le territoire français, laquelle fixe le pays à destination duquel l'étranger sera renvoyé s'il ne respecte pas le délai de départ volontaire prévu au troisième alinéa. L'obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation (...)  ; que, par un arrêté en date du 10 juillet 2008, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté la demande de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant égyptien, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de sa destination ;<br>
<br>
       Considérant, en premier lieu, que, d'une part, le refus de séjour comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement ; que, d'autre part, il résulte des termes mêmes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers précité que l'obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation ; que, dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué ne peut qu'être écarté ;<br>
<br>
       Considérant, en second lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance.  ; que M. A, qui avait sollicité un titre de séjour en qualité de  salarié , doit être regardé comme invoquant les stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; qu'il soutient qu'il vit avec une ressortissante étrangère bénéficiaire d'un certificat de résidence, et non en situation irrégulière comme l'a estimé à tort le tribunal administratif, et qu'il exerce l'autorité parentale sur leur fille ; que, cependant, et en tout état de cause, il n'établit ni la réalité de la vie commune avec la mère de son enfant, ni le fait qu'il aurait des liens avec celle-ci ; que, dès lors, l'arrêté litigieux n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a été pris ; que, par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté ; <br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande ; <br>
<br>
<br>
       Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :<br>
<br>
       Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de M. A, n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, dès lors, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de l'intéressé ne peuvent qu'être rejetées ; <br>
<br>
<br>
       Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
<br>
       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement à M. A de la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ; <br>
<br>
<br>
DECIDE<br>
<br>
       Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
<br>
<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
N° 09VE00251		2<br>
<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**