# Cour administrative d'appel de Lyon, du 27 juin 1990, 89LY00415, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007454870
**Date de décision:** 1990-06-27
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Lyon
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007454870

## Contenu de la décision

<br>    Vu la décision en date du 2 janvier 1989, enregistrée au greffe de la cour le 20 janvier 1989, par laquelle le président de la 3ème sous-section de la section du contentieux du Conseil d'Etat a transmis à la cour, en application de l'article 17 du décret n° 88-906 du 2 septembre 1988, la requête présentée pour M. et Mme X... et M. et Mme Y... ;<br>    Vu la requête, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 2 septembre 1987, présentée pour M. et Mme X... demeurant à BERNIN (38190) le Ballois cedex 24 C et pour M. et Mme Y... demeurant ... et tendant à ce que le Conseil d'Etat :<br>    1°) annule le jugement du 23 juin 1987 par lequel le tribunal administratif de GRENOBLE a rejeté leur demande tendant à ce que l'Etat soit condamné à leur verser des indemnités en réparation du préjudice subi à la suite de l'annulation des arrêtés préfectoraux des 25 novembre 1980 et 18 septembre 1983 ;<br>    2°) condamne l'Etat à verser à M. et Mme X... la somme de 250 254,60 francs et à M. et Mme Y... la somme de 176 142 francs outre intérêts capitalisés ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience du 13 juin 1990 :<br>    - le rapport de M. LANQUETIN, conseiller ;<br>    - et les conclusions de Mme HAELVOET, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que M. et Mme X... demandent l'annulation du jugement du 3 juin 1987 par lequel le tribunal administratif de GRENOBLE a rejeté leur demande dirigée contre l'Etat, tendant à la réparation du préjudice qu'ils allèguent avoir subi, par suite de l'impossibilité de construire, du fait des annulations par la juridiction précitée les 1er octobre 1982 et 5 décembre 1984 des arrêtés du préfet de l'ISERE en date des 25 novembre 1980 et 18 septembre 1983 autorisant le lotissement dit de "la chapelle" à Saint Bernard du Touvet dans lequel ils avaient acquis des lots en vue de réaliser des constructions ;<br>    Considérant que les autorisations de lotir dont la société Les Jonquilles était titulaire ayant, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, été jugées illégales, les acquéreurs de lots, qui ne pouvaient légalement obtenir de droits de lotir ni donc, en tout état de cause, de droits de construire, ne sauraient prétendre à être indemnisés du préjudice résultant de l'impossi- bilité de mener à bien leurs projets de construction, les errements de l'administration ne les ayant pas privés d'un droit légalement acquis ; que les prétentions en ce sens des requérants doivent dès lors être écartées ;<br>Article 1er : La requête susvisée de M. et Mme X... et de M. et Mme Y... est rejetée..<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Arrêté 1980-11-25,Arrêté 1983-09-18
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 68-03-06-03 URBANISME ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE - PERMIS DE CONSTRUIRE - CONTENTIEUX DE LA RESPONSABILITE - PREJUDICE