# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 26 juin 1974, 73-10.695, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006992698
**Date de décision:** 1974-06-26
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006992698

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE QUE LES EPOUX DE TORRES-MARTINEZ SONT ARRIVES EN FRANCE LE 26 JUILLET 1962 COMME RAPATRIES D'ALGERIE ;<br>
<br>
QU'EN 1964, ILS ONT ACQUIS UNE PROPRIETE RURALE, QUI ETAIT ENTIEREMENT PAYEE EN 1966 ;<br>
<br>
QUE, LE 30 NOVEMBRE 1967, ILS ONT CONTRACTE AUPRES DE LA CAISSE DES ALPES DE PROVENCE DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL CAPCAM TROIS EMPRUNTS DESTINES A FINANCER L'AMENAGEMENT D'UNE CONSTRUCTION ANCIENNE EN LOGEMENT DE FONCTION, LA CONSTRUCTION D'UNE SERRE AVEC GENERATEUR D'EAU CHAUDE ET LE DEFRICHEMENT DE TERRES ;<br>
<br>
QUE, N'AYANT PAS PAYE LES SOMMES DUES EN REMBOURSEMENT DE CES PRETS, ILS ONT RECU COMMANDEMENT DE PAYER, AUQUEL ILS ONT FAIT OPPOSITION, DEMANDANT SUBSIDIAIREMENT A BENEFICIER DE DELAIS DE PAIEMENT EN VERTU DE L'ARTICLE 60 DE LA LOI DU 15 JUILLET 1970 ;<br>
<br>
 ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE DE LEUR AVOIR REFUSE CES DELAIS, ALORS QUE, SELON LE POURVOI, " LA NOTION DE REINSTALLATION, ENVISAGEE PAR LA LOI DU 15 JUILLET 1970, NE SE LIMITE PAS A L'ACQUISITION D'UNE PROPRIETE ;<br>
<br>
QU'UN EMPRUNT POSTERIEUR A LADITE ACQUISITION PEUT PARFAITEMENT ETRE CONSIDERE COMME AYANT, LUI AUSSI, SERVI A LA REINSTALLATION D'UN RAPATRIE, LORSQUE CET EMPRUNT A EU POUR OBJET D'APPORTER UNE AMELIORATION A LA PROPRIETE PRECEDEMMENT ACQUISE ;<br>
<br>
 QUE LA COUR D'APPEL, A PARTIR DU MOMENT OU ELLE RECONNAISSAIT QUE LES EMPRUNTS LITIGIEUX AVAIENT EU POUR OBJET L'EXECUTION DE TRAVAUX D'AMELIORATION UTILES A LA PROPRIETE PRECEDEMMENT ACQUISE, NE POUVAIT, SANS SE CONTREDIRE, AFFIRMER QUE CES PRETS NE CONSTITUAIENT PAS DES PRETS D'INSTALLATION AU SENS DE LA LOI DU 15 JUILLET 1970, AU SEUL MOTIF QUE LE PRIX D'ACQUISITION DE LA PROPRIETE ETAIT DEJA INTEGRALEMENT PAYE AU MOMENT DES EMPRUNTS EN LITIGE " ;<br>
<br>
MAIS ATTENDU QUE C'EST PAR UNE APPRECIATION DES FAITS DE LA CAUSE, QUI ECHAPPE AU CONTROLE DE LA COUR DE CASSATION, QUE LA COUR D'APPEL RETIENT, SANS SE CONTREDIRE, QUE, SI LES PRETS LITIGIEUX " AVAIENT POUR OBJET DES TRAVAUX D'AMELIORATION UTILES A LA PROPRIETE PRECEDEMMENT ACQUISE, ILS NE CONSTITUAIENT PAS DES PRETS D'INSTALLATION AU SENS DE LA LOI DU 15 JUILLET 1970, CETTE INSTALLATION ETANT REALISEE PAR L'ACQUISITION DE LADITE PROPRIETE " ;<br>
<br>
 D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
<br>
PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 9 NOVEMBRE 1972 PAR LA COUR D'APPEL DE NIMES<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1972-01-11 Bulletin 1972 I N. 11 P. 11 (REJET) ET LES ARRETS CITES CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1972-01-25 Bulletin 1972 IV N. 37 P. 35 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** LOI 70-632 1970-07-15
**ECLI:** 
**Résumé:** C'EST PAR UNE APPRECIATION SOUVERAINE QUE LES JUGES DU FOND  RETIENNENT QUE SI DES PRETS SOUSCRITS PAR UN RAPATRIE ONT POUR OBJET  DES TRAVAUX D'AMELIORATION UTILES A LA PROPRIETE QU'IL A  PRECEDEMMENT ACQUISE, ILS NE CONSTITUENT PAS DE PRETS D'INSTALLATION  AU SENS DE LA LOI DU 15 JUILLET 1970, CETTE INSTALLATION ETANT  REALISEE PAR L'ACQUISITION DE LADITE PROPRIETE.
**Mots-clés:** RAPATRIES - MESURES DE PROTECTION JURIDIQUE - OCTROI DE DELAIS (LOI  DU 15 JUILLET 1970) - CONDITIONS - OBLIGATION CONTRACTEE EN VUE DE  LA REINSTALLATION EN FRANCE - APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU  FOND.,* ALGERIE - RAPATRIES - MESURES DE PROTECTION JURIDIQUE - OCTROI DE  DELAIS (LOI DU 15 JUILLET 1970) - CONDITIONS - OBLIGATION CONTRACTEE  EN VUE DE LA REINSTALLATION - APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU  FOND.