# COUR DE CASSATION, Chambre sociale, du 9 avril 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006959716
**Date de décision:** 1962-04-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006959716

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : VU LE DERNIER ALINEA DE L'ARTICLE 1ER DE LA LOI DU 6 MAI 1939 TENDANT A RENDRE APPLICABLE DANS LES DEPARTEMENTS RECOUVRES LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 23 DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
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 VU L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 ;<br>
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 ATTENDU QUE POUR RESISTER A LA DEMANDE EN PAYEMENT D'UN PREAVIS DE SIX SEMAINES FIN DE TRIMESTRE FORMEE PAR LA DEMOISELLE X..., EMPLOYEE LICENCIEE LE 9 AVRIL 1956, LA SOCIETE FABRE GRAINES, A SOUTENU DANS SES CONCLUSIONS QUE CETTE SALARIEE N'AVAIT PAS LA QUALIFICATION PERSONNELLE D'EMPLOYEE DE COMMERCE ET QUE DE TOUTE FACON LORS DE SON ENGAGEMENT, ELLE AVAIT ACCEPTE UN CONGE RECIPROQUE SUR LA BASE D'UN DELAI D'UN MOIS ;<br>
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 ATTENDU QUE SE FONDANT SUR LES CONSTATATIONS DE L'EXPERTISE DILIGENTEE AVANT DIRE DROIT SELON LESQUELLES DEMOISELLE X... ENGAGEE COMME MANUTENTIONNAIRE SAISONNIERE ETAIT DEVENUE PAR LA SUITE EMPLOYEE DE BUREAU PERMANENTE, LE JUGEMENT ATTAQUE DECIDE QU'EN SA QUALITE D'EMPLOYEE DE COMMERCE ELLE AVAIT DROIT AU PREAVIS PREVU PAR L'ARTICLE 66 DU CODE DE COMMERCE LOCAL ;<br>
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 QU'EN NE S'EXPLIQUANT PAS SUR LES CONCLUSIONS QUI FAISAIENT ETAT DU CONTRAT PREVOYANT UN DELAI CONGE RECIPROQUE D'UN MOIS, ALORS QU'UNE STIPULATION DE CETTE SORTE ETAIT LICITE EN VERTU DES ARTICLES 66 ET 67 DU CODE DE COMMERCE LOCAL EN VIGUEUR LORS DE L'INTRODUCTION DE L'ARTICLE 23 DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL DANS LE DEPARTEMENT DU HAUT-RHIN, DU BAS-RHIN ET DE LA MOSELLE PAR LA LOI DU 6 MAI 1939, LES JUGES DU FOND N'ONT PAS DONNE DE BASE LEGALE A LEUR DECISION ;<br>
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SUR LE DEUXIEME MOYEN : VU L'ARTICLE 23 DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
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 VU L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 ;<br>
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 ATTENDU QU'AUX TERMES DU PREMIER DE CES TEXTES, LE SALARIE DONT LE CONTRAT DE TRAVAIL A DUREE INDETERMINEE EST ROMPU PAR L'EMPLOYEUR, NE DEVIENT CREANCIER DE L'INDEMNITE FORFAITAIRE EGALE AU SALAIRE AFFERENT AU DELAI-CONGE A CHARGE PAR LUI DE RESTER A LA DISPOSITION DE SON EMPLOYEUR LORSQUE CELUI-CI NE S'EST PAS OPPOSE A CE QU'IL REMPLIT LES OBLIGATIONS RESULTANT DE SON CONTRAT JUSQU'A L'EXPIRATION DU DELAI ;<br>
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 ATTENDU QUE POUR RESISTER A LA DEMANDE DE LA DEMOISELLE X..., LA SOCIETE FABRE GRAINES A SOUTENU DANS SES CONCLUSIONS QUE CONGEDIEE LE 31 MARS 1956 POUR LE 30 AVRIL CELLE-CI N'ETAIT REVENUE A SON TRAVAIL QUE DU 9 AU 14 AVRIL ET QUE CONVOQUEE PAR LETTRE DU 18 AVRIL, ELLE REPONDAIT LE 19 AVRIL QU'ELLE NE PENSAIT VENIR TRAVAILLER ;<br>
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 ATTENDU QUE SANS S'EXPLIQUER SUR L'ALLEGATION DE L'EMPLOYEUR SELON LAQUELLE LA DEMOISELLE X... N'ETAIT RESTEE A SA DISPOSITION QUE PENDANT LA PREMIERE QUINZAINE D'AVRIL, LE JUGEMENT ATTAQUE CONDAMNE LA SOCIETE FABRE GRAINES A PAYER UN PREAVIS D'UNE DUREE SUPERIEURE ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LES JUGES DU FOND N'ONT PAS MIS LA COUR DE CASSATION EN MESURE D'EXERCER SON CONTROLE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LE CONSEIL DES PRUD'HOMMES DE METZ LE 2 JUIN 1960 ;<br>
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 REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT LES RENVOIE DEVANT LE CONSEIL DES PRUD'HOMMES DE STRASBOURG<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° NE DONNENT PAS DE BASE LEGALE A LEUR DECISION LES JUGES DU FOND QUI, SE FONDANT SUR LE FAIT QU'UNE EMPLOYEE DE COMMERCE ENGAGEE COMME MANUTENTIONNAIRE SAISONNIERE ETAIT DEVENUE EMPLOYEE DE BUREAU PERMANENTE, DECIDENT QU'ELLE A DROIT AU PREAVIS DE SIX SEMAINES FIN DE TRIMESTRE PREVU PAR L'ARTICLE 66 DU CODE DE COMMERCE LOCAL D'ALSACE ET DE LORRAINE, SANS S'EXPLIQUER SUR LES CONCLUSIONS DE L'EMPLOYEUR FAISANT ETAT DU CONTRAT DE TRAVAIL QUI PREVOYAIT UN DELAI-CONGE RECIPROQUE D'UN MOIS, STIPULATION LICITE AUX TERMES DES ARTICLES 66 ET 67 DU MEME CODE,2° NE METTENT PAS LA COUR DE CASSATION EN MESURE D'EXERCER SON CONTROLE LES JUGES DU FOND QUI CONDAMNENT UN EMPLOYEUR A PAYER A UN SALARIE CONGEDIE UN PREAVIS D'UNE CERTAINE DUREE SANS REPONDRE AUX CONCLUSIONS DE CET EMPLOYEUR QUI ALLEGUAIT QUE L'EMPLOYE N'ETAIT RESTE A SON TRAVAIL QUE PENDANT UNE PARTIE DE LA DUREE DU DELAI-CONGE
**Mots-clés:** 1° ALSACE-LORRAINE - CONTRAT DE TRAVAIL - CONGEDIEMENT - DELAI-CONGE - DUREE - ACCORD DES PARTIES - EMPLOYE DE COMMERCE,2° CONTRAT DE TRAVAIL - CONGEDIEMENT - DELAI-CONGE - CONDITIONS DE TRAVAIL PENDANT LE DELAI-CONGE - INOBSERVATION PAR LE SALARIE - CONSTATATIONS NECESSAIRES