# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 6 mai 1971, 70-70.215, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006985216
**Date de décision:** 1971-05-06
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006985216

## Contenu de la décision

SUR LES PREMIER ET DEUXIEME MOYENS REUNIS : VU L'ARTICLE 26 DE L'ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958 AUX TERMES DUQUEL "SI, DANS LE DELAI D'UN AN A COMPTER DE LA DECISION DEFINITIVE, L'INDEMNITE D'EXPROPRIATION N'A ETE NI PAYEE, NI CONSIGNEE, L'EXPROPRIE PEUT DEMANDER QU'IL SOIT A NOUVEAU STATUE SUR SON MONTANT" ;<br>
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ATTENDU QU'AU SENS DE CE TEXTE, LA DECISION DEFINITIVE EST CELLE QUI EST DEVENUE EXECUTOIRE ;<br>
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ATTENDU QUE L'INDEMNITE D'EXPROPRIATION DUE AUX CONSORTS X... DE COURCEL PAR LE SYNDICAT INTERCOMMUNAL DU CENTRE SPORTIF DE PARAY-ATHIS EN VERTU D'UN ARRET DU 9 DECEMBRE 1966, N'AYANT ETE QUE PARTIELLEMENT PAYEE ET LES EXPROPRIES AYAN Y... LA JURIDICTION DE L'EXPROPRIATION SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 26 DE L'ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958, L'ARRET ATTAQUE ENONCE, D'UNE PART, QUE "L'INDEMNITE A ETE FIXEE PAR UNE DECISION DEVENUE DEFINITIVE QUI NE PEUT ETRE REMISE EN QUESTION ;<br>
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 ... QU'UNE NOUVELLE FIXATION DEVRAIT AVOIR LIEU CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DE LA LOI DU 26 JUILLET 1962 ET SERAIT CONTRAIRE AU BUT QUE CHERCHENT A ATTEINDRE LES APPELANTS", ET, D'AUTRE PART, QUE, LA DECISION DU 9 DECEMBRE 1966, SIGNIFIEE LE 31 JANVIER 1967, ETANT DEVENUE DEFINITIVE LE 1ER AVRIL 1967 A L'EXPIRATION DU DELAI DE POURVOI EN CASSATION, ET L'ACOMPTE DE 713.000 FRANCS, AYANT ETE VERSE MOINS D'UN AN APRES CETTE DATE, IL N'Y A PAS LIEU DE STATUER A NOUVEAU SUR LE MONTANT DE CETTE PARTIE DE L'INDEMNITE" ;<br>
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ATTENDU QU'EN STATUANT DE LA SORTE, ALORS QUE LA DEMANDE DONT ELLE ETAIT SAISIE CONSTITUAIT UNE DEMANDE NOUVELLE TENDANT A CE QU'IL SOIT A NOUVEAU STATUE, CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 21 DE L'ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958, EN SA REDACTION RESULTANT DE LA LOI APPLICABLE, EN FONCTION DE LA DATE DE L'ORDONNANCE D'EXPROPRIATION SUR LE MONTANT TOTAL DE L'INDEMNITE, QUI N'AVAIT ETE NI PAYEE NI CONSIGNEE DANS LE DELAI D'UN AN A COMPTER DE LA DATE A LAQUELLE LA DECISION ETAIT DEVENUE EXECUTOIRE, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS ET SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LE TROISIEME MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 18 JUIN 1970 ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS (CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS) ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS (CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS).<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1969-05-13 Bulletin 1969 III N.374 (2) P.285 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Ordonnance 58-997 1958-10-23 ART. 26
**ECLI:** 
**Résumé:** DES LORS QUE L'INDEMNITE D'EXPROPRIATION N'A PAS ETE  INTEGRALEMENT PAYEE NI CONSIGNEE DANS LE DELAI D'UN AN A COMPTER DE  LA DATE A LAQUELLE LA DECISION EST DEVENUE EXECUTOIRE, L'EXPROPRIE  PEUT FORMER UNE DEMANDE NOUVELLE TENDANT A CE QU'IL SOIT A NOUVEAU  STATUE SUR LE MONTANT TOTAL DE L'INDEMNITE.
**Mots-clés:** EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23  OCTOBRE 1958) - INDEMNITE - PAYEMENT OU CONSIGNATION - DEFAUT -  REEVALUATION - INDEMNITE PARTIELLEMENT PAYEE.,* EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23  OCTOBRE 1958) - INDEMNITE - PAYEMENT OU CONSIGNATION - DEFAUT /.