# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 4ème chambre, 26/06/2009, 08NT03107, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021297744
**Date de décision:** 2009-06-26
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 4ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021297744

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 17 novembre 2008, présentée pour le PREFET DU LOIRET, par Me Denizot, avocat au barreau d'Orléans ; le PREFET DU LOIRET demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 07-69 en date du 30 septembre 2008 par lequel le Tribunal administratif d'Orléans a annulé sa décision du 28 août 2006 refusant de régulariser la situation administrative de Mme Gülsen X au regard du séjour sur le fondement de la circulaire du 13 juin 2006 du ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire et lui a enjoint de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale ;<br>
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       2°) de rejeter la demande de Mme X ;<br>
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       3°) de condamner Mme X à verser à l'Etat la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée, relative à l'aide juridique ;<br>
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       Vu le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991, modifié, portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 29 mai 2009 :<br>
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       - le rapport de Mme Michel, rapporteur ;<br>
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       - et les conclusions de M. Villain, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que le PREFET DU LOIRET interjette appel du jugement en date du 30 septembre 2008 par lequel le Tribunal administratif d'Orléans a annulé sa décision du 28 août 2006 refusant de régulariser la situation au regard du séjour de Mme Gülsen X, ressortissante turque, sur le fondement de la circulaire du 13 juin 2006 du ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire et lui a enjoint de délivrer à l'intéressée une carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale ;<br>
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       Considérant que les dispositions de la circulaire du 13 juin 2006 du ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire sont dépourvues de tout caractère réglementaire ; que, toutefois, il appartient au préfet, en vertu du pouvoir discrétionnaire dont il dispose, de prendre en considération l'ensemble des éléments de la situation personnelle d'un ressortissant étranger et d'apprécier l'opportunité de régulariser sa situation administrative et de l'autoriser à séjourner régulièrement sur le territoire français ;<br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme X s'est mariée en Turquie le 10 septembre 2001 avec un compatriote qui est entré en France en 1978 à l'âge de 8 ans avec sa famille et est titulaire d'une carte de résident valable jusqu'en 2016 ; qu'elle a rejoint son mari, qui est handicapé et ne peut exercer qu'une activité professionnelle à temps partiel, au cours de l'année 2003 ; que deux enfants issus de cette union sont nés sur le territoire français en 2003 et 2005 ; qu'un troisième enfant y est né en 2007 postérieurement à la décision litigieuse ; que, compte tenu des circonstances propres au cas d'espèce, le PREFET DU LOIRET doit être regardé comme ayant, en refusant de régulariser la situation de Mme X par sa décision du 28 août 2006, commis une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que le PREFET DU LOIRET n'est pas fondé à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, qui est suffisamment motivé, le Tribunal administratif d'Orléans a annulé sa décision du 28 août 2006 refusant de régulariser la situation administrative de Mme X ;<br>
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       Sur les conclusions incidentes de Mme X :<br>
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       Considérant qu'en reprenant ses conclusions aux fins d'injonction assorties d'une demande d'astreinte auxquelles le tribunal administratif n'a que partiellement fait droit, Mme X doit être regardée comme formant un recours incident tendant à ce que soit prononcée une astreinte ; que, toutefois, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'astreinte demandée :<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que Mme X, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamnée à payer à l'Etat la somme que le PREFET DU LOIRET demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
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       Considérant que Mme X a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle ; que, par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Madrid, avocat de Mme X, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de condamner l'Etat à verser à celle-ci la somme de 1 000 euros ;<br>
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DÉCIDE :<br>
Article 1er :	La requête du PREFET DU LOIRET est rejetée.<br>
Article 2 :	Les conclusions incidentes présentées par Mme X sont rejetées.<br>
Article 3 :	L'Etat versera à Me Madrid, avocat de Mme X, la somme de 1 000 euros (mille euros) en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.<br>
Article 4 :	Le présent arrêt sera notifié au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire et à Mme Gülsen X.<br>
	Une copie sera adressée au PREFET DU LOIRET.<br>
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N° 08NT03107<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**