# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 9 juillet 1970, 69-10.579, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983158
**Date de décision:** 1970-07-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983158

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX PREMIERES BRANCHES DU MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE QU'OSENAT A OBTENU DU SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES DE L'IMMEUBLE DANS LEQUEL IL AVAIT ACQUIS UN LOT, DE MODIFIER ET DE SURELEVER CELUI-CI A LA CONDITION QUE L'ALIGNEMENT EXISTANT SOIT CONSERVE ;<br>
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QUE LE PERMIS DE CONSTRUIRE NE POUVANT LUI ETRE DELIVRE QUE DANS DES CONDITIONS IMPOSANT UNE EMPRISE DE 4,65 METRES CARRES SUR LES PARTIES COMMUNES, L'ASSEMBLEE GENERALE DES COPROPRIETAIRES A RENOUVELE SON AUTORISATION MAIS A POSE LA QUESTION D'UNE INDEMNITE A PAYER PAR OSENAT A LA COPROPRIETE ;<br>
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 QUE, BIEN QU'AUCUN ACCORD N'AIT PU INTERVENIR ENTRE OSENAT ET LE SYNDIC SUR LE MONTANT DE CETTE INDEMNITE, OSENAT A FAIT PROCEDER A LA CONSTRUCTION ENVISAGEE ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A CET ARRET D'AVOIR ORDONNE LA DEMOLITION DES TRAVAUX EFFECTUES PAR OSENAT, AU MOTIF QU'UN ACCORD N'EST DEFINITIF ET N'ENGAGE LES PARTIES QUE LORSQUE LA RENCONTRE DES VOLONTES S'EST OPEREE SUR TOUS LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DE LA CONVENTION, ET NOTAMMENT SUR LE PRIX, S'IL S'AGIT D'UN ACTE ONEREUX, ET QU'IL RESSORTAIT DES TERMES DU PROCES-VERBAL DE L'ASSEMBLEE GENERALE DU 14 DECEMBRE 1965 QUE, SI LE SYNDICAT AVAIT CONFIRME SON AUTORISATION, IL L'AVAIT SUBORDONNEE AU PAIEMENT D'UNE INDEMNITE, LE PROJET QUI LUI ETAIT SOUMIS PREVOYANT UNE EMPRISE SUR LA COUR ET, PAR CONSEQUENT, L'AFFECTATION PRIVATIVE D'UNE PARTIE DU SOL QUI ETAIT COMMUNE, ET QUE L'AUTORISATION NE POUVAIT DEVENIR DEFINITIVE QU'APRES ACCORD SUR LE MONTANT DE L'INDEMNITE, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE LES DECISIONS, PRISES PAR L'ASSEMBLEE GENERALE D'UNE COPROPRIETE ET ACCORDANT L'AUTORISATION A UN PROPRIETAIRE D'OCCUPER UNE PARTIE COMMUNE, ONT UN CARACTERE REGLEMENTAIRE ET NON UN CARACTERE CONTRACTUEL, DE TELLE SORTE QU'EN L'ESPECE, L'AUTORISATION ACCORDEE AYANT UN CARACTERE REGLEMENTAIRE, SA VALIDITE NE POUVAIT ETRE SUBORDONNEE A LA REUNION DES CONDITIONS NECESSAIRES A LA CONCLUSION D'UN CONTRAT, ET QUE LES TRIBUNAUX SONT TOUJOURS COMPETENTS POUR PRENDRE LES MESURES PROPRES A ASSURER L'EXECUTION DESDITES DECISIONS ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LA DECISION DE L'ASSEMBLEE GENERALE DES COPROPRIETAIRES D'AUTORISER L'UN D'EUX, EN L'ESPECE OSENAT, A OCCUPER UNE PARTIE COMMUNE EN SUBORDONNANT CETTE AUTORISATION AU PAIEMENT D'UNE INDEMNITE, A LE CARACTERE D'UNE CONVENTION ENTRE LE SYNDICAT ET LE COPROPRIETAIRE DONT LES CONSENTEMENTS SONT NECESSAIRES ;<br>
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 QU'EN SES DEUX PREMIERES BRANCHES, LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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SUR LA TROISIEME BRANCHE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR DENATURE LES TERMES CLAIRS ET PRECIS DU PROCES-VERBAL DE L'ASSEMBLEE GENERALE DU 14 DECEMBRE 1965 EN ESTIMANT QUE CELLE-CI AVAIT SUBORDONNE SON ACCORD, EN CE QUI CONCERNE LES CONSTRUCTIONS PROJETEES PAR OSENAT, A LA REALISATION PREALABLE D'UN ACCORD SUR L'INDEMNISATION A ALLOUER A LA COPROPRIETE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LE PROCES-VERBAL, QUI EST PRODUIT, N'EST, CONTRAIREMENT A LA PRETENTION DU DEMANDEUR EN CASSATION, NI CLAIR NI PRECIS, ET NECESSITAIT UNE INTERPRETATION, CE QUI EXCLUT LA DENATURATION ALLEGUEE ;<br>
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 QUE LE MOYEN N'EST PAS DAVANTAGE FONDE EN SA TROISIEME BRANCHE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 21 DECEMBRE 1968, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** LOI 1965-07-10
**ECLI:** 
**Résumé:** La décision de l'assemblée générale des copropriétaires d'autoriser l'un d'eux à occuper une partie commune en subordonnant cette autorisation au payement d'une indemnité, a le caractère d'une convention entre le syndicat et le copropriétaire.
**Mots-clés:** COPROPRIETE (loi du 10 juillet 1965) - Parties communes - Occupation par un copropriétaire - Autorisation du syndicat - Caractère contractuel.,* COPROPRIETE (loi du 10 juillet 1965) - Décision - Autorisation d'occuper une partie commune - Caractère contractuel.