# Conseil d'Etat, 2 / 6 SSR, du 23 novembre 1992, 106606, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007831052
**Date de décision:** 1992-11-23
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2 / 6 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007831052

## Contenu de la décision

<br>    Vu l'ordonnance en date du 12 avril 1989 enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 14 avril 1989 par laquelle le président de la cour administrative d'appel de Nancy a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article 11 du décret n° 88-906 du 2 septembre 1988, le dossier de la requête dont cette cour a été saisie par M. X... ;<br>    Vu la demande, enregistrée le 16 mars 1989 au greffe de la cour administrative d'appel de Nancy présentée par M. X..., demeurant ... ; M. X... demande :<br>    1°/ l'annulation du jugement en date du 20 décembre 1988 par lequel le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet, commissaire de la République de la région Champagne-Ardenne en date du 10 janvier 1986 en tant que cet arrêté l'a reclassé au grade de praticien des hôpitaux à temps partiel, et a fixé à 4,5 demi-journées hebdomadaires ses obligations de service ;<br>    2°/ l'annulation pour excès de pouvoir dudit arrêté ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le décret n° 85-384 du 29 mars 1985 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de Mme Chemla, Auditeur,<br>    - les observations de la SCP Mattei-Dawance, avocat de M. Michel X...,<br>    - les conclusions de M. Abraham, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant, d'une part, qu'il résulte du décret du 29 mars 1985, portant statut des praticiens exerçant leur activité à temps partiel dans les établissements d'hospitalisation publics, qu'il a, par son article 61, entendu reclasser, dès sa date d'effet, dans l'emploi de praticien des hôpitaux à temps partiel les chefs de service à temps partiel, en position statutaire régulière au moment de sa parution ; qu'ainsi, en fixant, par son arrêté du 10 janvier 1986, le reclassement dans cet emploi, M. X..., chef de service à temps partiel à l'hôpital d'Epernay, à une date antérieure à la publication dudit arrêté, le préfet, commissaire de la République de la région Champagne-Ardenne s'est borné à constater la situation de l'intéressé telle qu'elle résultait du reclassement déjà opéré pour l'ensemble des praticiens visés par les dispositions de l'article 61 du décret du 29 mars 1985 susmentionné ; que la décision attaquée n'est pas ainsi entachée de rétroactivité ; <br>    Considérant, d'autre part, qu'aux termes de l'article 22 du décret du 29 mars 1985 susvisé : "Le service normal hebdomadaire des praticiens des hôpitaux à temps partiel est fixé à six demi-journées ; il peut être ramené à cinq demi-journées pour certains postes lorsque l'activité hospitalière le justifie. Le service hebdomadaire peut être réduit à quatre demi-journées dans certaines disciplines ou spécialités dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé" ; qu'en l'absence d'intervention, à la date de l'arrêté attaqué, de l'arrêté ministériel fixant la liste des disciplines ou spécialités dans lesquels le service hebdomadaire pouvait être réduit, lequel n'a été publié que le 4 mars 1986, le préfet ne pouvait légalement réduire à 4,5 le nombre des demi-journées hebdomadaires à effectuer par M. X... ; <br>
<br>    Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède, d'une part, que le ministre de la solidarité, de la santé et de la protection sociale est fondé à soutenir par la voie de l'appel incident que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne a annulé l'arrêté du 10 janvier 1986 en tant qu'il aurait eu une portée rétroactive ; d'autre part, que M. X... est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le même jugement, le tribunal administratif a rejeté ses conclusions qui tendaient à l'annulation dudit arrêté, en tant qu'il avait fixé à 4,5 le nombre de demi-journées hebdomadaires qu'il devait effectuer ; <br>Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Châlons-sur-Marne en date du 20 décembre 1988, et l'arrêté du préfet commissaire de la République de la région Champagne-Ardenne en date du 10 janvier 1986, en tant qu'il fixe à 4,5 demi-journées le service hebdomadaire de M. X..., sont annulés.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X... etau ministre des affaires sociales et de l'intégration.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Décret 85-384 1985-03-29 art. 61, art. 22
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 61-06-03-01-04 SANTE PUBLIQUE - ETABLISSEMENTS PUBLICS D'HOSPITALISATION - PERSONNEL - PERSONNEL MEDICAL - PRATICIENS A TEMPS PARTIEL