# Cour administrative d'appel de Marseille, 1e chambre, du 3 mai 2001, 98MA01246, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007581147
**Date de décision:** 2001-05-03
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 1E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007581147

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée le 23 juillet 1998 ainsi que le mémoire complémentaire enregistré le 19 octobre 1998, présentés pour M. André X..., demeurant ... à SAINT NAZAIRE LES EYMES (38330), par la SCP d'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation Guy LESOURD ;<br>    M. X... demande à la cour :<br>    1°/ d'annuler le jugement n° 97/416 du 14 mai 1998 par lequel le Tribunal administratif de Bastia a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 3 décembre 1996 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud a retiré le permis de construire que lui avait délivré le maire de Pietrosella au nom de l'Etat le 10 octobre 1996 ;<br>    2°/ d'annuler l'arrêté ci-dessus mentionné ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code de l'urbanisme ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel en vigueur jusqu'au 31 décembre 2000 ensemble le code de justice administrative entré en vigueur le 1er janvier 2001 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 22 mars 2001 :<br>    - le rapport de M. MOUSSARON, premier conseiller ;<br>    - et les conclusions de M. BENOIT, premier conseiller ;<br>
<br>    Considérant que s'il appartient aux autorités administratives, lorsqu'une décision administrative ayant créé des droits est entachée d'une illégalité de nature à en entraîner l'annulation par la voie contentieuse, de procéder au retrait de cette décision, elles ne peuvent le faire que tant que les délais du recours contentieux ne sont pas expirés ;<br>    Considérant que par un arrêté du 10 octobre 1996 le maire de Pietrosella (Corse du Sud) a délivré à M. X..., au nom de l'Etat, un permis de construire dont il n'est pas contesté qu'il a fait l'objet, dès le 10 octobre 1996 et pendant une période de deux mois, des mesures d'affichage en mairie et sur le terrain mentionnées à l'article R.490-7 du code de l'urbanisme  ; qu'à supposer que cette décision ait été illégale, le préfet, agissant en vertu de son pouvoir hiérarchique, ne pouvait procéder à son retrait qu'avant qu'elle ne devienne définitive ; qu'en l'espèce, s'il a pris un arrêté daté du 3 décembre 1996 portant retrait du permis de construire, il n'est pas contesté que cet arrêté n'a été notifié à M. X... que postérieurement au 11 décembre 1996, date d'expiration du délai de recours ; qu'ainsi cette mesure de retrait est entachée d'illégalité ; que, par suite, M. X... est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif a rejeté sa demande à fin d'annulation de cette décision ;<br>Article 1er  : Le jugement du Tribunal administratif de Bastia n° 97/416 en date du 14 mai 1998 et l'arrêté en date du 3 décembre 1996 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud a retiré le permis de construire qui avait été délivré le 10 octobre 1996 à M. X... sont annulés.<br>Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. X... et au MINISTRE DE L'EQUIPEMENT, DES TRANSPORTS ET DU LOGEMENT.     Copie en sera adressée au préfet de la Corse-du-Sud.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code de l'urbanisme R490-7
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 01-09-01-02-01-02 ACTES LEGISLATIFS ET ADMINISTRATIFS - DISPARITION DE L'ACTE - RETRAIT - RETRAIT DES ACTES CREATEURS DE DROITS - CONDITIONS DU RETRAIT - CONDITIONS TENANT AU DELAI