# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 1, du 8 novembre 1961, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006958800
**Date de décision:** 1961-11-08
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006958800

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE SUIVANT ACTE EN DATE DU 27 JUILLET 1953, Y... A CONSENTI A LA DAME X... UNE PROMESSE DE VENTE D'UN FONDS DE COMMERCE D'HOTEL-CAFE-RESTAURANT POUR LE PRIX DE 2.400.000 FRANCS, PAYABLE PAR FRACTIONS ENTRE LE 1ER AOUT 1953 ET LE 31 DECEMBRE 1954 ;<br>
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 QU'IL ETAIT STIPULE QUE LA REALISATION DE CETTE PROMESSE ETAIT SUBORDONNEE A SA CONSTATATION PAR ACTE NOTARIE ;<br>
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 QU'UN DEDIT DE 600.000 FRANCS ETAIT PREVU ;<br>
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 ATTENDU QUE LES EPOUX X... SONT ENTRES DANS LES LIEUX, MAIS QUE LES PAYEMENTS CONVENUS N'ONT PAS ETE FAITS A LEUR ECHEANCE ;<br>
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 QUE SUR L'ACTION DES EPOUX Y..., L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE A DECLARE LA CONVENTION RESOLUE AUX TORTS DE LA DAME X..., CONDAMNE CELLE-CI A VERSER LE DEDIT ET DES DOMMAGES-INTERETS, ET FIXE A 35.000 FRANCS PAR MOIS L'INDEMNITE D'OCCUPATION QUI SERAIT DUE JUSQU'A LIBERATION DES LIEUX ;<br>
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 ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE DE S'ETRE ABSTENU D'EXAMINER S'IL N'Y AVAIT PAS LIEU DE FAIRE DROIT AUX CONCLUSIONS DES APPELANTS QUI SOLLICITAIENT DES DELAIS POUR SE LIBERER ;<br>
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 MAIS ATTENDU QU'IL APPARTENAIT AUX JUGES DU FOND, SAISIS D'UNE ACTION EN RESOLUTION DE LA PROMESSE DE VENTE, D'APPRECIER SI LA BENEFICIAIRE DE CETTE PROMESSE AVAIT FAILLI A SES OBLIGATIONS, ET SI, EVENTUELLEMENT, SON MANQUEMENT ETAIT ASSEZ GRAVE POUR JUSTIFIER LA MESURE DEMANDEE ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL A USE DE CE POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION EN RELEVANT QUE LES EPOUX X... N'AVAIENT VERSE EN TOUT QUE 750.000 FRANCS SUR LE PRIX DE 2.400.000 FRANCS ET EN APPROUVANT LES PREMIERS JUGES D'AVOIR PRONONCE LA RESOLUTION DE LA CONVENTION, QUE FAISANT DROIT AINSI A LA DEMANDE DES AUTEURS DE LA PROMESSE, ELLE REJETAIT IMPLICITEMENT MAIS NECESSAIREMENT LA DEMANDE DE DELAIS QUE LES EPOUX X... AVAIENT FAITE EN VUE DE SE LIBERER ;<br>
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 QUE LE MOYEN N'EST DONC PAS FONDE ;<br>
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SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST EGALEMENT REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR CONDAMNE LES EPOUX X... A PAYER AUX EPOUX Y..., A PARTIR DE L'ARRET ET JUSQU'A LEUR DEPART DES LIEUX, UNE INDEMNITE D'OCCUPATION SUPERIEURE AU MONTANT DE LA REDEVANCE DONT ILS ETAIENT DEBITEURS EN TANT QUE GERANTS LIBRES DU FONDS LITIGIEUX, SANS CONSTATER QUE CETTE CONDAMNATION CORRESPONDAIT AU PREJUDICE CAUSE ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES JUGES D'APPEL, QUI PRESCRIVAIENT LA LIBERATION IMMEDIATE DES LIEUX, ETAIENT FONDES A ACCORDER AUX PROPRIETAIRES UNE INDEMNITE D'OCCUPATION POUR LE CAS OU LES EPOUX X... SE MAINTIENDRAIENT SANS DROIT DANS LES LIEUX ;<br>
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 QU'EN FIXANT LE MONTANT DE CETTE INDEMNITE A UN TAUX SUPERIEUR A CELUI DE LA REDEVANCE CONTRACTUELLEMENT FIXEE, ILS N'ONT FAIT QU'USER DE LEUR POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION ;<br>
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 QUE, PAS PLUS QUE LE PRECEDENT, LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 10 NOVEMBRE 1954 PAR LA COUR D'APPEL D'ORLEANS. NO 288 CIV. 55. EPOUX X... C/ EPOUX Y.... PRESIDENT ET RAPPORTEUR : M. BORNET. - AVOCAT GENERAL : M. ITHIER. - AVOCAT : M. HENRY. A RAPPROCHER :<br>
 SUR LE NO 2 : 16 JANVIER 1961, BULL. 1961, I, NO 37, P. 29 ET L'ARRET CITE.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° IL APPARTIENT AUX JUGES DU FOND, SAISIS D'UNE ACTION EN RESOLUTION D'UNE PROMESSE DE VENTE, D'APPRECIER SI LE BENEFICIAIRE DE CETTE PROMESSE A FAILLI A SES OBLIGATIONS EN NE PAYANT PAS LA TOTALITE DU PRIX CONVENU AVANT LA DATE FIXEE, ET SI, EVENTUELLEMENT, SON MANQUEMENT EST ASSEZ GRAVE POUR JUSTIFIER LA MESURE DEMANDEE.,2° LES JUGES DU FOND QUI, APRES AVOIR PRONONCE LA RESOLUTION DE LA VENTE D'UN FONDS DE COMMERCE, ONT PRESCRIT LA LIBERATION IMMEDIATE DES LIEUX, SONT FONDES A ACCORDER AU VENDEUR UNE INDEMNITE D'OCCUPATION POUR LE CAS OU L'ACQUEREUR SE MAINTIENDRAIT DANS CES LIEUX, ET ILS NE FONT QU'USER DE LEUR POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION EN FIXANT LE MONTANT DE CETTE INDEMNITE A UN TAUX SUPERIEUR A CELUI DE LA REDEVANCE CONTRACTUELLE QUE L'ACQUEREUR VERSAIT AUPARAVANT EN TANT QUE GERANT LIBRE DU FONDS.
**Mots-clés:** 1° VENTE  - RESOLUTION  - EFFETS  - OBLIGATION DE RESTITUER LA CHOSE  - MAINTIEN DANS LES LIEUX  - INDEMNITE D'OCCUPATION  - MONTANT  - APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU FOND,2° VENTE  - RESOLUTION  - CAUSES  - NON-PAYEMENT DU PRIX DANS LE DELAI CONVENU  - NON-PAYEMENT PARTIEL  - APPRECIATION DES JUGES DU FOND