# Cour administrative d'appel de Nancy, 2ème chambre, du 3 avril 2003, 01NC01013, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007562491
**Date de décision:** 2003-04-03
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nancy
**Formation:** 2EME CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007562491

## Contenu de la décision

Vu le jugement attaqué  ;
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Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu le code général des impôts  ;
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     Vu le livre des procédures fiscales  ;
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     Vu le code de justice administrative  ;
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     Les parties ayant été dûment averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 13 mars 2003  :
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     - le rapport de M. STAMM, Premier conseiller,
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     - et les conclusions de M. LION, Commissaire du Gouvernement  ;
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Sur l'étendue du litige  :
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     Considérant que par une décision en date du 9 avril 2002, postérieure à l'introduction de la requête, le directeur des services fiscaux du Bas-Rhin a prononcé le dégrèvement à concurrence d'une somme de 33 030,06 Euros (216 663 F) du complément d'impôt sur le revenu auquel M. Y a été assujetti au titre de l'année 1993  ; que les conclusions de la requête de M. Y relatives à cette imposition sont, dans cette mesure, devenues sans objet  ;
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Sur le surplus des conclusions de la requête  :
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     Considérant qu'une indemnité versée à l'occasion d'un licenciement ne peut être regardée comme ayant le caractère de dommages et intérêts non imposables que si elle a pour objet de compenser un préjudice autre que celui résultant de la perte d'un revenu  ;
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     Considérant que lors du licenciement dont il a fait l'objet en avril 1993, M. Y, salarié de la société Mars Alimentaire, a perçu de son employeur, une indemnité prévue par la convention collective, d'un montant de 915 380 F, ainsi qu'une indemnité transactionnelle d'un montant de 1 328 852 F  ; que le service après avoir prononcé le dégrèvement susmentionné n'a, en définitive, soumis à l'impôt sur le revenu qu'une fraction de cette dernière indemnité d'un montant de 281 030 F  ; que si le licenciement de M. Y, alors âgé de 51 ans et occupant des fonctions de directeur commercial, après une présence dans l'entreprise de 19 ans, a causé à l'intéressé des préjudices autres que pécuniaires, notamment, des troubles de santé, il ne résulte pas de l'instruction que l'administration ait fait une inexacte appréciation de la situation de M. Y en soumettant à l'impôt sur le revenu la fraction d'indemnité susrappellée  ;
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Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. Y n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande en décharge des impositions contestées  ;
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DÉCIDE  :
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     Article 1er  : A concurrence de la somme de 33 030,06 Euros (216 663 F) en ce qui concerne le complément d'impôt sur le revenu mis à la charge de M. Y au titre de l'année 1993, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. Y.
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     Article 2  : Le surplus des conclusions de la requête de M. Hervé Y est rejetée.
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     Article 3  : Le présent arrêt sera notifié à M. Y et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**