# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 9 octobre 1963, 62-92.987, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007053001
**Date de décision:** 1963-10-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007053001

## Contenu de la décision

REJET DU POURVOI FORME PAR X... (MARCEL), CONTRE UN ARRET DU 12 JUILLET 1962 DE LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER QUI, POUR DEGRADATION DE MONUMENT DESTINE A L'UTILITE PUBLIQUE, L'A CONDAMNE A UNE AMENDE DE 500 NF, A ORDONNE LA REMISE EN ETAT DU MONUMENT ET A ALLOUE A LA COMMUNE DE SAINT-PONS, PARTIE CIVILE, LA SOMME DE 1 NF A TITRE DE DOMMAGES-INTERETS LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;<br>
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 SUR LE PREMIER MOYEN DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 257 DU CODE PENAL, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, INSUFFISANCE DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, "EN CE QUE LA DECISION ATTAQUEE A DECLARE LE DEMANDEUR COUPABLE DU DELIT DE DEGRADATION DE MONUMENTS OU OBJETS DESTINES A L'UTILITE PUBLIQUE EN SE REFUSANT A CONTROLER COMME LE LUI DEMANDAIT LE DEMANDEUR, SI L'APPOSITION DES PANNEAUX LITIGIEUX AVAIT ETE FAITE REGULIEREMENT ET AVAIT ETE SOUMISE COMME CELA AURAIT ETE NECESSAIRE, A L'AUTORISATION PREALABLE DU COMITE DEPARTEMENTAL DES CONSTRUCTIONS SCOLAIRES, ET N'ETAIT PAS CONTRAIRE AU REGLEMENT DEPARTEMENTAL D'HYGIENE CONCERNANT L'ECLAIREMENT ET L'AERATION DES LOGEMENTS, ET CECI AUX MOTIFS QUE L'INTERPRETATION JURISPRUDENTIELLE DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 257 DU CODE PENAL ENTRAINERAIT L'APPLICATION GENERALE ET ABSOLUE DE CE TEXTE, MEME SI L'INSTALLATION DE L'OUVRAGE PUBLIC A ETE REALISEE DANS DES CONDITIONS ILLEGALES ;<br>
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 "ALORS QU'UN MONUMENT OU OBJET NE PEUT ETRE REPUTE AVOIR ETE ELEVE PAR L'AUTORITE PUBLIQUE OU AVEC SON AUTORISATION QUE POUR AUTANT QU'IL A ETE ELEVE DANS DES CONDITIONS REGULIERES" ;<br>
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ATTENDU QU'IL APPERT DU JUGEMENT CONFIRME SUR LE PRINCIPE DE LA CULPABILITE PAR L'ARRET ATTAQUE, ET DE CET ARRET LUI-MEME, QUE X..., DIRECTEUR D'ECOLE A SAINT-PONS, A PROCEDE A L'ENLEVEMENT DE TROIS CHASSIS DE VERRES OPAQUES MAIS TRANSLUCIDES PLACES AU DEVANT DE TROIS FENETRES DU PREMIER ETAGE DE L'APPARTEMENT DE FONCTIONS QU'IL OCCUPE DANS LE GROUPE SCOLAIRE COMMUNAL, CHASSIS DESTINES A EMPECHER LA VUE SUR L'INTERNAT DE JEUNES FILLES BORDANT LE COTE OPPOSE D'UNE COUR DE RECREATION MITOYENNE ;<br>
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 QUE L'ENLEVEMENT A ETE OPERE PAR SCIAGE DES QUATRE PITONS FIXANT A DEMEURE LES PANNEAUX ;<br>
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 ATTENDU QUE C'EST A BON DROIT QUE, SANS S'ARRETER A L'ARGUMENTATION DU DEMANDEUR FONDEE SUR LA PRETENDUE ILLEGALITE DE L'APPOSITION DESDITS PANNEAUX PAR L'AUTORITE PUBLIQUE, LES JUGES DU FOND ONT CONDAMNE X... PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 257 DU CODE PENAL ;<br>
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QU'EN EFFET, CE TEXTE EST GENERAL ET ABSOLU, QU'IL REPRIME TOUTE ATTEINTE AUX MONUMENTS D'UTILITE PUBLIQUE ET ELEVES PAR L'AUTORITE PUBLIQUE OU AVEC SON AUTORISATION ;<br>
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 QU'IL N'ADMET AUCUNE EXCEPTION, MEME EN FAVEUR DU PROPRIETAIRE SUR LE BIEN DUQUEL L'OUVRAGE SERAIT ILLEGALEMENT CONSTRUIT ;<br>
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 QUE SI CELUI-CI, OU A PLUS FORTE RAISON LE FONCTIONNAIRE OCCUPANT UN LOGEMENT DE FONCTION, SE CROIT LESE, IL PEUT RECOURIR AUX VOIES DE DROIT, SOIT POUR ARRETER L'ENTREPRISE, SOIT POUR OBTENIR REPARATION DU PREJUDICE SUBI, MAIS QUE TOUTE VIOLENCE DIRECTE OU PERSONNELLE LUI EST, DANS TOUS LES CAS INTERDITE, SOUS LA SANCTION PREVUE PAR L'ARTICLE PRECITE, SANS QUE LE JUGE REPRESSIF AIT A RECHERCHER SI LE MONUMENT SUR LEQUEL LA VIOLENCE A ETE INDUMENT EXERCEE AVAIT ETE EDIFIE CONFORMEMENT AUX PRESCRIPTIONS LEGALES ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN DOIT ETRE ECARTE ;<br>
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SUR LE SECOND MOYEN DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 257 DU CODE PENAL, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, INSUFFISANCE DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, "EN CE QUE LA DECISION ATTAQUEE A CONDAMNE LE DEMANDEUR POUR DEGRADATION DE MONUMENTS PUBLICS, AUX MOTIFS QUE POUR ENLEVER LES LES PANNEAUX LITIGIEUX, IL AURAIT SCIE A L'AIDE D'UNE SCIE A METAUX LES QUATRE PITONS QUI LES FIXAIENT AU MUR, MAIS SANS SE PRONONCER SUR LE POINT DE SAVOIR SI LE FAIT D'ENLEVER CES QUATRE PITONS ETAIT DE NATURE A ALTERER LA SUBSTANCE MEME DU MONUMENT PUBLIC, SI CES PITONS N'AURAIENT PAS PU ETRE ENLEVES D'UNE AUTRE MANIERE QU'EN LES SCIANT ET EN TOUS CAS S'ILS CONSTITUAIENT UN ACCESSOIRE NECESSAIRE DE L'ECOLE ET PLUS PARTICULIEREMENT DU LOGEMENT AUQUEL ILS AVAIENT ETE FIXES" ;<br>
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ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND N'AVAIENT PAS A RECHERCHER SI LES PANNEAUX INDUMENT ENLEVES PAR LE DEMANDEUR AURAIENT PU L'ETRE AUTREMENT QU'EN SCIANT LES PITONS QUI LES FIXAIENT AU MUR ;<br>
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 QUE LE POINT DE SAVOIR S'ILS ETAIENT L'ACCESSOIRE NECESSAIRE DE L'ECOLE OU DU LOGEMENT ETAIT EGALEMENT INDIFFERENT A LA POURSUITE, LES JUGES DU FOND N'AYANT QU'A CONSTATER COMME ILS L'ONT FAIT, QUE CES PANNEAUX FAISAIENT PARTIE DU MONUMENT, SUR LEQUEL ILS AVAIENT ETE APPOSES PAR L'AUTORITE PUBLIQUE, ET DONT ILS ONT ETE ENLEVES INTENTIONNELLEMENT PAR LE DEMANDEUR ;<br>
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 QU'AINSI SE TROUVANT CARACTERISEE L'EXISTENCE DE TOUS LES ELEMENTS DU DELIT PREVU ET PUNI PAR L'ARTICLE 257 DU CODE PENAL, ET QUE LE MOYEN DOIT ETRE REJETE ;<br>
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 ET ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE EST REGULIER EN LA FORME ;<br>
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 REJETTE LE POURVOI PRESIDENT : M FRIOL, CONSEILLER DOYEN, FAISANT FONCTIONS - RAPPORTEUR : M COSTA - AVOCAT GENERAL : M BOUCHERON - AVOCAT : M RYZIGER<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code pénal 257
**ECLI:** 
**Résumé:** LE TEXTE DE L'ARTICLE 257 DU CODE PENAL EST GENERAL ET ABSOLU. LE JUGE REPRESSIF N'A PAS A RECHERCHER, POUR L'APPLIQUER, SI LE MONUMENT, SUR LEQUEL LA VIOLENCE A ETE INDUMENT EXERCEE, AVAIT ETE EDIFIE CONFORMEMENT AUX PRESCRIPTIONS LEGALES.
**Mots-clés:** DESTRUCTIONS, DEGRADATIONS, DOMMAGES - DEGRADATION DE MONUMENTS ET OBJETS D'UTILITE PUBLIQUE - CHOSES PROTEGEES - PROTECTION GENERALE ET ABSOLUE - CONSTRUCTION ILLICITE - CONTROLE PAR LE JUGE REPRESSIF (NON).