# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 10 octobre 1979, 78-40.478, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007004066
**Date de décision:** 1979-10-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007004066

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA FAUSSE INTERPRETATION DE L'ARTICLE L. 222-7 DU CODE DU TRAVAIL, MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
    ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA SENTENCE PRUD'HOMALE ATTAQUEE D'AVOIR FAIT UNE INTERPRETATION INEXACTE DE L'ARTICLE L. 222-7 DU CODE DU TRAVAIL EN DECIDANT, D'UNE PART, QUE LE SALAIRE AUQUEL POUVAIENT PRETENDRE GRANGEOT, PARISOT ET PLANCON EN REMUNERATION DU TRAVAIL PAR EUX EFFECTUE DANS UN ATELIER A FEU CONTINU DE L'ENTREPRISE RHONE-POULENC TEXTILE LE 1ER MAI 1977, QUI COINCIDAIT AVEC UN DIMANCHE, EXCLUAIT LA MAJORATION DU DIMANCHE ACCORDEE PAR LA CONVENTION COLLECTIVE, ALORS QUE &lt;L'INDEMNITE EGALE AU SALAIRE CORRESPONDANT AU TRAVAIL EFFECTUE&gt;, PREVUE PAR LE TEXTE SUSVISE, DEVAIT ETRE CALCULEE EN PRENANT EN CONSIDERATION TOUTES LES PRIMES A CARACTERE DE SALAIRE ALLOUEES A L'OCCASION DU TRAVAIL DU DIMANCHE, D'AUTRE PART, QUE CETTE INDEMNITE DE MAJORATION DU DIMANCHE SERAIT EN TOUS CAS IMPUTABLE SUR LA PRIME MENSUELLE DE TROIS CENTS FRANCS, ACCORDEE PAR L'ENTREPRISE A SES SALARIES TRAVAILLANT DANS UN ATELIER A FEU CONTINU POUR TENIR COMPTE DES DIMANCHES NON CHOMES AVANT L'INTERVENTION DE LA CONVENTION COLLECTIVE ET MAINTENUE APRES CELLE-CI CE QUI CONSTITUAIT UNE DISPOSITION PLUS AVANTAGEUSE QUE CELLE FIGURANT DANS LADITE CONVENTION, ALORS QU'IL S'AGISSAIT D'UNE PRIME ACCORDEE POUR DES RAISONS TRES GENERALES ET NON SPECIALEMENT POUR LE PREMIER MAI;    MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND ONT CONSTATE QUE LES TROIS OUVRIERS DEMANDEURS AVAIENT PERCU EN REMUNERATION DU TRAVAIL QU'ILS AVAIENT EFFECTUE LE DIMANCHE 1ER MAI DANS UN ATELIER A FEU CONTINU LE DOUBLE DU SALAIRE D'UNE JOURNEE NORMALE; QU'ILS ONT ESTIME EXACTEMENT QU'ILS NE POUVAIENT PRETENDRE CUMULER LES AVANTAGES PREVUS POUR LA JOURNEE DU 1ER MAI PAR L'ARTICLE L. 222-7 DU CODE DU TRAVAIL ET LES INDEMNITES SUPPLEMENTAIRES INSTITUEES PAR LA CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DES TEXTILES ARTIFICIELS SEULEMENT POUR LES DIMANCHES ET JOURS FERIES, ET NON POUR LE 1ER MAI, CELLE-CI STIPULANT QUE LES DISPOSITIONS APPLICABLES A LA JOURNEE DU 1ER MAI SONT CELLES PREVUES PAR LA LEGISLATION ET NE LUI AYANT DONC PAS ETENDU LE BENEFICE DES MESURES CONVENTIONNELLES REVENDIQUEES EN SUS ET AYANT LE MEME OBJET; QUE CE MOTIF SUFFIT A JUSTIFIER LA DECISION ATTAQUEE;<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LA DECISION RENDUE LE 19 JANVIER 1978 PAR LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE BESANCON.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail L227-7,Convention collective nationale TEXTILES ARTIFICIELS
**ECLI:** 
**Résumé:** Ne peut prétendre au cumul des avantages prévus pour la journée du 1er mai par l'article L 222-7 du Code du travail et des indemnités supplémentaires instituées par la convention collective nationale des textiles artificiels seulement pour les dimanches et jours fériés, le salarié qui a travaillé un dimanche 1er mai dans un atelier à feu continu et a perçu le double du salaire d'une journée normale dès lors que la convention collective n'étend pas à la journée du 1er mai le bénéfice des mesures conventionnelles et renvoie aux mesures prévues par la législation.
**Mots-clés:** CONVENTIONS COLLECTIVES - Industries des textiles - Convention nationale des textiles artificiels - Durée du travail - Jours fériés - Rémunération - Cumul - Possibilité - Premier mai tombant un dimanche (non).,* TRAVAIL REGLEMENTATION - Durée du travail - Jours fériés - Premier mai - Rémunération - Cumul - Possibilité - Premier mai tombant un dimanche (non).,* TRAVAIL REGLEMENTATION - Durée du travail - Jours fériés - Rémunération - Conditions - Convention collective nationale des textiles artificiels.