# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 19 mars 1974, 73-40.081, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991570
**Date de décision:** 1974-03-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991570

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 23, 29M, 29O DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 ET 102 DU DECRET DU 20 JUILLET 1972, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QUE LES CONSORTS X..., QUI SONT AUX DROITS DE X..., ANCIEN REPRESENTANT DE LA SOCIETE BOUCHEZ ET FILS, REPROCHENT A L'ARRET ATTAQUE DE LES AVOIR DEBOUTES DE LEUR DEMANDE TENDANT A OBTENIR DES INDEMNITES DE PREAVIS, DE CLIENTELE ET DE CONGES PAYES, AU MOTIF QU'IL RESSORT DES ELEMENTS DE LA CAUSE QUE X... AURAIT COMMIS UNE FAUTE LOURDE EN PROPOSANT A LA CLIENTELE DES ARTICLES CONCURRENTS;<br>
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 ALORS, D'UNE PART, QUE DANS DES CONCLUSIONS RESTEES SANS REPONSE, LES INTERESSES SOUTENAIENT QUE PENDANT QUATRE ANNEES, LA SOCIETE BOUCHEZ AVAIT TOLERE CETTE DOUBLE REPRESENTATION;<br>
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 ALORS, D'AUTRE PART, QUE L'ACCORD IMPLICITE DE LA SOCIETE BOUCHEZ RESULTAIT DE CE QU'ELLE N'AVAIT JAMAIS REPONDU AUX LETTRES DE L'INTERESSE FAISANT VALOIR QUE CETTE DOUBLE REPRESENTATION N'ETAIT PAS SUSCEPTIBLE DE LUI PORTER PREJUDICE;<br>
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MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE, SELON LES ENONCIATIONS TANT DE L'ARRET ATTAQUE QUE DE LA SENTENCE QU'IL CONFIRME, IL RESULTAIT DE LA CORRESPONDANCE ECHANGEE ENTRE LES DEUX PARTIES QUE LA SOCIETE BOUCHEZ, EMPLOYEUR DE X..., S'ETAIT CATEGORIQUEMENT OPPOSEE A CE QUE CELUI-CI REPRESENTAT LES ARTICLES FABRIQUES PAR LA SOCIETE GELIOT QUI CONCURRENCAIENT DIRECTEMENT LES SIENS;<br>
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 QUE CE N'ETAIT QU'EN 1967 QUE LA SOCIETE BOUCHEZ, QUI AVAIT FAIT CONFIANCE A SON REPRESENTANT, AVAIT APPRIS, PAR UN BON DE COMMANDE, QUE L'INTERESSE SE LIVRAIT A DES ACTES DE CONCURRENCE EN VENDANT LES PRODUITS DE LA SOCIETE GELIOT;<br>
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 QU'ELLE L'AVAIT LICENCIE LE 18 MARS 1967;<br>
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ATTENDU, D'AUTRE PART, QU'EXAMINANT LE CONTENU DES LETTRES PRODUITES PAR LES CONSORTS X..., LES JUGES DU FOND ONT ESTIME QU'ELLES N'APPORTAIENT PAS LA PREUVE D'UN ACCORD TACITE DE LA SOCIETE BOUCHEZ POUR QUE X... PRIT LA SECONDE REPRESENTATION;<br>
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 QUE L'EXERCICE DE CELLE-CI AVAIT CAUSE UN PREJUDICE IMPORTANT A SON EMPLOYEUR;<br>
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 QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS, DESQUELLES IL RESULTAIT QUE LA SOCIETE N'AVAIT JAMAIS DONNE SON ACCORD A LA REPRESENTATION DE LA SOCIETE GELIOT ET NE L'AVAIT PAS TOLEREE, LA COUR D'APPEL, REPONDANT AINSI POUR LES ECARTER AUX CONCLUSIONS DES CONSORTS X..., A PU ESTIMER QU'EN PROPOSANT A LA CLIENTELE, MALGRE L'INTERDICTION DE LA SOCIETE BOUCHEZ, DES ARTICLES CONCURRENTIELS, X... AVAIT COMMIS UNE FAUTE LOURDE LE PRIVANT DE SES INDEMNITES DE PREAVIS, DE CLIENTELE ET DE CONGES PAYES;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 13 JANVIER 1972 PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1968-12-04 Bulletin 1968 V N. 554 P. 460 (REJET) ET LES ARRETS CITES CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1971-06-03 Bulletin 1971 V N. 406 P. 341 (REJET) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail 1023  Code du travail 1029-M  Code du travail 1029-O
**ECLI:** 
**Résumé:** COMMET UNE FAUTE LOURDE PRIVATIVE DES INDEMNITES DE PREAVIS,  DE CLIENTELE ET DE CONGES PAYES, LE REPRESENTANT DE COMMERCE QUI  PROPOSE A LA CLIENTELE DES ARTICLES CONCURRENCANT CEUX DE SON  EMPLOYEUR MALGRE L'INTERDICTION DE CELUI-CI.
**Mots-clés:** VOYAGEUR REPRESENTANT PLACIER - CONGEDIEMENT - INDEMNITES - CONGES  PAYES - FAUTE LOURDE DU REPRESENTANT - REPRESENTATION DE MAISONS  CONCURRENTES - INFRACTION A UNE INTERDICTION DE L'EMPLOYEUR.,* VOYAGEUR REPRESENTANT PLACIER - CONGEDIEMENT - INDEMNITES -  DELAI-CONGE - FAUTE DU REPRESENTANT - GRAVITE - REPRESENTATION DE  MAISONS CONCURRENTES.,* VOYAGEUR REPRESENTANT PLACIER - CONGEDIEMENT - INDEMNITES -  INDEMNITE DE CLIENTELE - CONDITIONS - ABSENCE DE FAUTE DU  REPRESENTANT - REPRESENTATION DE MAISONS CONCURRENTES.