# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 28 mai 1970, 69-10.201, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983237
**Date de décision:** 1970-05-28
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983237

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 5 ET 7 DU DECRET DU 30 JUIN 1961 ; <br>
<br>ATTENDU QU'IL RESULTE DU PREMIER DE CES TEXTES QU'EN CAS DE NON-PAIEMENT DU LOYER L'ALLOCATION-LOGEMENT CESSE D'ETRE SERVIE AU BENEFICIAIRE ET PEUT SEULEMENT ETRE SERVIE AU BAILLEUR DANS LES CONDITIONS PREVUES A L'ARTICLE 9 ; <br>
<br>QUE LE SECOND PRECISE QUE L'ALLOCATION-LOGEMENT EST VERSEE PENDANT UNE PERIODE DE DOUZE MOIS DEBUTANT AU 1ER JUILLET DE CHAQUE ANNEE, EN LA CALCULANT A TITRE PROVISOIRE SUR LA BASE DU LOYER PRINCIPAL POUR LE MOIS DE JANVIER ; <br>
<br>QU'A LA FIN DE CETTE PERIODE, IL EST PROCEDE A LA LIQUIDATION DEFINITIVE DE L'ALLOCATION, CALCULEE EN FONCTION DU LOYER EFFECTIVEMENT ACQUITTE POUR LES DOUZE MOIS DE LADITE PERIODE, SUR JUSTIFICATIONS PRODUITES PAR L'ALLOCATAIRE ; <br>
<br>ATTENDU QU'IL N'EST PAS CONTESTE QUE X..., LOCATAIRE DANS UN HLM A PAYE AVEC RETARD SES LOYERS MENSUELS, DU 1ER SEPTEMBRE 1966 AU 28 FEVRIER 1967, DATE OU IL A QUITTE LES LIEUX, LE LOYER DU MOIS DE SEPTEMBRE 1966 AU 27 DECEMBRE 1967, CELUI D'OCTOBRE, LE 12 JANVIER 1968, CELUI DE NOVEMBRE, LE 3 FEVRIER, CEUX DE DECEMBRE 1966, JANVIER ET FEVRIER 1967, LE 6 MARS 1968 ; <br>
<br>QUE, NEANMOINS, LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE, APRES AVOIR RELEVE QUE LA MODICITE DU SALAIRE DE X... ETAIT LA CAUSE PRINCIPALE DE CES DEFAILLANCES, LUI A ACCORDE LE BENEFICE DE L'ALLOCATION-LOGEMENT POUR CETTE PERIODE DE SIX MOIS, DE SEPTEMBRE 1966 A FEVRIER 1967, AU MOTIF QU'AUCUN TEXTE NE PREVOYANT, EN CAS DE RETARD DANS LE PAIEMENT DES LOYERS, LA PERTE DU DROIT A L'ALLOCATION, DONT LE VERSEMENT PEUT D'AILLEURS ETRE EFFECTUE PENDANT UNE PERIODE MAXIMUM DE DEUX ANS ENTRE LES MAINS DU BAILLEUR, IL Y A SIMPLE SUSPENSION DE CETTE ALLOCATION ET RIEN N'EMPECHE, EN CONSEQUENCE, UNE LIQUIDATION RETROACTIVE LORSQUE LA DETTE DE LOYER VIENT A ETRE REGLEE ; <br>
<br>ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LE PAIEMENT DES LOYERS DUS DEPUIS SEPTEMBRE 1966 S'ETAIT ECHELONNE DU 27 DECEMBRE 1967 AU 6 MARS 1968, SOIT DE CINQ A HUIT MOIS APRES QUE LA PERIODE DE REFERENCE EUT PRIS FIN, LE 1ER JUILLET 1967, ET QUE LA LIQUIDATION DEFINITIVE DE L'ALLOCATION VERSEE AU LOCATAIRE DURANT CETTE PERIODE EUT DU ETRE REALISEE EN FONCTION DU LOYER EFFECTIVEMENT ACQUITTE PAR LUI, AVANT LE 1ER JUILLET 1967, LA COMMISSION A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LA DECISION RENDUE ENTRE LES PARTIES, LE 15 NOVEMBRE 1968, PAR LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE D'ANGERS ; <br>
<br>REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LADITE DECISION ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE TOURS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret  1961-06-30 ART. 7
**ECLI:** 
**Résumé:** La liquidation définitive de l'allocation de logement étant faite à la fin de la période de douze mois prévue par l'article 7 du décret du 30 Juin 1961, en fonction du loyer effectivement acquitté durant ladite période, cette allocation ne saurait être versée à un locataire qui n'a payé le loyer afférent à cette période qu'après la fin de celle-ci.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE PRESTATIONS FAMILIALES - Allocation de logement - Conditions - Payement d'un loyer - Retard dans le versement du loyer - Portée.