# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 10 juillet 1980, 78-41.724, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007006151
**Date de décision:** 1980-07-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007006151

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN :<br>
    VU LES ARTICLES 1134 DU CODE CIVIL ET L. 122-14-3 DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
   ATTENDU QU'URBAN, ENTRE AU SERVICE DE LA SOCIETE CHAMBON LE 2 JANVIER 1976 EN QUALITE  DE COMMIS DE CHANTIER ET DEVENU ENSUITE CONDUCTEUR DE TRAVAUX, A ETE LICENCIE PAR LETTRE DU 14 FEVRIER 1977 ; QUE POUR CONDAMNER LA SOCIETE A PAYER A URBAN DES DOMMAGES-INTERETS POUR RUPTURE ABUSIVE DU CONTRAT DE TRAVAIL, LA COUR D'APPEL A RELEVE QU'ELLE LUI AVAIT D'ABORD REPROCHE DE CREER UNE MAUVAISE AMBIANCE PAR SES REVENDICATIONS, PUISQU'ELLE AVAIT REPONDU A LA LETTRE D'URBAN DU 17 FEVRIER LUI DEMANDANT D'ENONCER LES CAUSES DU LICENCIEMENT EN INVOQUANT DES FAUTES PROFESSIONNELLES ; QU'ELLE A ESTIME QUE LES PREMIERS MOTIFS ETAIENT VAGUES ET AVAIENT ETE REMPLACES TARDIVEMENT PAR DES MOTIFS D'ORDRE PROFESSIONNEL, QUE LA VARIATION DANS L'ENONCE DES MOTIFS EQUIVALAIT A UNE ABXENCE DE MOTIFS, QUE LA SOCIETE N'ETAIT PAS FONDEE A INVOQUER L'INOBSERVATION PAR URBAN DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE R. 122-3 DU CODE DU TRAVAIL POUR SE PRETENDRE DISPENSEE D'ENONCER LES CAUSES DU LICENCIEMENT, ET QUE LA PORTEE DES PLAINTES RECUES PAR LA SOCIETE ETAIT AMOINDRIE PAR LES ATTESTATIONS ELOGIEUSES PRODUITES PAR URBAN ;<br>
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   ATTENDU CEPENDANT QU'AUCUNE DES PARTIES N'AVAIT SOUTENU QUE LA SOCIETE EUT REPONDU A UNE LETTRE D'URBAN LUI DEMANDANT D'ENONCER LA CAUSE DE SON LICENCIEMENT ; QU'URBAN AVAIT RECONNU AVOIR RECU UNE LETTRE DE LA SOCIETE DU 26 JANVIER 1977, LAQUELLE, ANTERIEURE AU LICENCIEMENT, LUI REPROCHAIT DES FAUTES PROFESSIONNELLES ; QUE LA COUR D'APPEL, SI ELLE A ESTIME QUE LA PORTEE DE CERTAINES PLAINTES ETAIT AMOINDRIE PAR LES ATTESTATIONS ELOGIEUSES PRODUITES PAR URBAN, N'A PAS RECHERCHE SI L'ENSEMBLE DES ELEMENTS INVOQUES PAR LA SOCIETE NE CONSTITUAIT PAS UN MOTIF REEL ET SERIEUX DE LICENCIEMENT ; QU'IL S'ENSUIT QUE LA COUR D'APPEL N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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   SUR LE DEUXIEME MOYEN :<br>
    VU L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL ;<br>
   ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A CONDAMNE LA SOCIETE A PAYER A URBAN LES HEURES SUPPLEMENTAIRES QU'IL RECLAMAIT AU MOTIF QU'ELLES N'ETAIENT PAS SERIEUSEMENT CONTESTEES ;<br>
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   ATTENDU CEPENDANT QUE DANS SES CONCLUSIONS, LA SOCIETE AVAIT SOUTENU QUE CETTE DEMANDE N'ETAIT PAS FONDEE ET QU'IL APPARTENAIT A URBAN DE DEMONTRER QU'IL AVAIT EFFECTUE PLUS DE QUARANTE-DEUX HEURES TRENTE DE TRAVAIL PAR SEMAINE ; QUE LA COUR D'APPEL, QUI A DENATURE CES CONCLUSIONS, A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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   PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL SOIT BESOIN D'EXAMINER LE TROISIEME MOYEN :<br>
    CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 15 JUIN 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1980-02-21 Bulletin 1980 V N. 174 (2) p.131 (CASSATION). (1)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1134 CASSATION,Code du travail L122-14-3 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** Ne justifie pas légalement sa décision la Cour d'appel qui, estimant que la portée de certaines plaintes relatives à l'activité d'un salarié était amoindrie par les attestations élogieuses produites par lui, ne recherche pas si l'ensemble des éléments invoqués par l'employeur ne constitue pas un motif réel et sérieux de licenciement.,Les juges du fond ne peuvent, sans dénaturer les conclusions de l'employeur soutenant que la demande en paiement d'heures supplémentaires par son salarié n'était pas fondée et qu'il appartenait à ce dernier d'apporter la preuve qu'il avait effectué plus de quarante deux heures trente de travail par semaine, condamner l'employeur au paiement de ces heures au motif qu'elles n'étaient pas sérieusement contestées.
**Mots-clés:** 1) CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Cause - Cause réelle et sérieuse - Appréciation - Motifs invoqués par l'employeur - Examen par le juge - Nécessité.,2) CONTRAT DE TRAVAIL - Salaire - Heures supplémentaires - Preuve - Charge.