# Conseil d'Etat, 4 / 1 SSR, du 15 janvier 1997, 132051, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007920903
**Date de décision:** 1997-01-15
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 4 / 1 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007920903

## Contenu de la décision

<br>    Vu, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 29 novembre 1991 l'ordonnance en date du 26 novembre 1991, par laquelle le président du tribunal administratif de Nancy transmet au Conseil d'Etat, sur le fondement des dispositions de l'article R. 81 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, le dossier de la requête de la FEDERATION NATIONALE DES ASSOCIATIONS D'USAGERS DES TRANSPORTS ;<br>    Vu, enregistrés au greffe du tribunal administratif de Nancy le 30 octobre 1989 et le 23 janvier 1990, la requête sommaire et le mémoire complémentaire présentés par la FEDERATION NATIONALE DES ASSOCIATIONS D'USAGERS DES TRANSPORTS, représentée par son président en exercice, dont le siège est ... ; elle demande l'annulation de la décision par laquelle la Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF) a supprimé le service régulier de transports routiers de passagers entre Chaumont et Neufchateau à compter du 1er septembre 1989 ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 82-1153 d'orientation des transports intérieurs du 30 décembre 1982 ;<br>    Vu le décret n° 83-817 du 13 septembre 1983 portant approbation du cahier des charges de la Société Nationale des Chemins de Fer Français ;<br>    Vu le décret n° 85-891 du 16 août 1985 relatif aux transports urbains de personnes et aux transports routiers non urbains de personnes ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Olson, Maître des Requêtes,<br>    - les conclusions de M. Schwartz, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête :<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 29 de la loi du 30 décembre 1982 susvisée : "Les transports routiers non urbains de personnes comprennent des catégories suivantes : services réguliers publics ( ...) les services réguliers ( ...) sont assurés par le département, à l'exclusion des liaisons d'intérêt régional ou national ; ils sont assurés par le département ou par les entreprises publiques ou privées qui ont passé avec lui une convention à durée déterminée ( ...) La définition de ces services et les conditions dans lesquelles ils sont exécutés sont fixées par décret en Conseil d'Etat" ; qu'aux termes de l'article 30 de la même loi : "Dans un délai de quatre ans à compter de l'entrée en vigueur des dispositions de l'article 29, tous les transports publics réguliers non urbains de personnes qui ne sont pas exploités directement par l'autorité compétente doivent faire l'objet d'une convention" ... la définition de ces services et les conditions dans lesquelles ils sont exécutés sont fixées par décret en Conseil d'Etat ( ...)" ;<br>    Considérant que, par l'effet des dispositions précitées de la loi du 30 décembre 1982, la gestion du service routier non urbain de personnes reliant Chaumont et Neufchateau, non inscrit au plan régional des transports, a été confiée aux départements concernés auxquels il appartenait, dans le délai de quatre ans prévu par les dispositions susrappelées de l'article 30 de la loi du 30 décembre 1982 et le décret susvisé du 16 août 1985, s'ils n'exploitaient pas directement ladite ligne, de conclure une convention avec un exploitant public ou privé avant le 24 août 1989 ; qu'il est constant que le département de la Haute-Marne et le département des Vosges ont conclu avant cette date, chacun en ce qui le concerne, une convention avec la société Cariane-Est pour l'exploitation de la ligne susmentionnée à compter du 1er septembre 1989 ; que la SNCF s'est ainsi bornée à tirer les conséquences de l'application des dispositions législatives et réglementaires susrappelées en mettant fin, comme elle y était tenue, à l'exploitation de la liaison qu'elle assurait jusque-là ;<br>    Considérant, dans ces conditions, que dès lors que la SNCF avait compétence liée pour prendre la décision contestée, les moyens soulevés par la fédération requérante à l'encontre de ladite décision et tirés de l'absence de consultation des collectivités territoriales intéressées, de l'absence d'intervention des usagers concernés et d'un détournement de procédure sont inopérants ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la fédération requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision attaquée ;<br>Article 1er : La requête susvisée de la FEDERATION NATIONALE DES ASSOCIATIONS D'USAGERS DES TRANSPORTS est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à la FEDERATION NATIONALE DES ASSOCIATIONS D'USAGERS DES TRANSPORTS, à la Société Nationale des Chemins de Fer Français et au ministre de l'équipement, du logement, des transports et du tourisme.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Décret 85-891 1985-08-16,Loi 82-1153 1982-12-30 art. 29, art. 30
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 65-01 TRANSPORTS - TRANSPORTS FERROVIAIRES.