# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 18 juin 1969, 69-90.400, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007056749
**Date de décision:** 1969-06-18
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007056749

## Contenu de la décision

CASSATION SUR LE POURVOI DU PROCUREUR GENERAL, PRES LA COUR D'APPEL DE DOUAI, CONTRE UN ARRET DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION DE CETTE COUR, DU 14 JANVIER 1969, QUI A ADMIS X... (PAUL) AU BENEFICE DE LA REHABILITATION JUDICIAIRE LA COUR, VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE;<br>
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 SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 786 DU CODE DE PROCEDURE PENALE;<br>
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 VU LEDIT ARTICLE, ENSEMBLE LES ARTICLES 734 ET 735 DU CODE DE PROCEDURE PENALE;<br>
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ATTENDU QUE X... PAUL, A ETE CONDAMNE LE 19 OCTOBRE 1965 PAR LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE LILLE A LA PEINE DE QUATRE MOIS D'EMPRISONNEMENT AVEC SURSIS ET QUE LA COUR D'APPEL DE DOUAI, PAR ARRET DU 14 JANVIER 1969, L'A ADMIS AU BENEFICE DE LA REHABILITATION JUDICIAIRE EN SE FONDANT IMPLICITEMENT POUR DECLARER LA DEMANDE RECEVABLE SUR LA CIRCONSTANCE QU'UN DELAI DE PLUS DE TROIS ANS S'ETAIT ECOULE DEPUIS LA DATE A LAQUELLE CETTE CONDAMNATION ETAIT DEVENUE DEFINITIVE;<br>
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 ATTENDU QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 786 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, LA DEMANDE EN REHABILITATION NE PEUT ETRE FORMEE POUR LES CONDAMNES A UNE PEINE CORRECTIONNELLE PRIVATIVE DE LIBERTE, QU'APRES UN DELAI DE TROIS ANS PARTANT DU JOUR DE LEUR LIBERATION DEFINITIVE OU DU JOUR DE LEUR LIBERATION CONDITIONNELLE NON SUIVIE DE REVOCATION;<br>
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 QUE CETTE DISPOSITION, QUI DOIT ETRE COMBINEE AVEC CELLES DES ARTICLES 734 ET 735 DU MEME CODE NE CONCERNE QUE LE CAS DES CONDAMNES AYANT EFFECTIVEMENT SUBI LEUR PEINE;<br>
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 QU'EN REVANCHE, CELUI QUI A ETE CONDAMNE A L'EMPRISONNEMENT AVEC SURSIS NE PEUT, PENDANT LA DUREE DU SURSIS, RECLAMER SA REHABILITATION;<br>
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 QU'UNE MESURE DE REHABILITATION AINSI ORDONNEE PAR UNE JURIDICTION AUTRE QUE CELLE QUI A ACCORDE LE SURSIS AURAIT POUR CONSEQUENCE DE SOUSTRAIRE ARBITRAIREMENT ET PREMATUREMENT LE CONDAMNE AUX EFFETS DU DELAI D'EPREUVE AUQUEL IL A ETE SOUMIS ET A L'ISSUE DUQUEL LA CONDAMNATION EST CONSIDEREE COMME NON AVENUE;<br>
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QU'IL SUIT DE LA QU'EN DECLARANT X... PAUL, REHABILITE, LA COUR D'APPEL A EXCEDE SES POUVOIRS ET VIOLE LES DISPOSITIONS PRECITEES;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION DE LA COUR D'APPEL DE DOUAI, EN DATE DU 14 JANVIER 1969, DECLARANT X... PAUL, REHABILITE;<br>
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 DIT N'Y AVOIR LIEU A RENVOI PRESIDENT : M COMTE - RAPPORTEUR : M LEGRIS - AVOCAT GENERAL : M BOUCHERON - AVOCAT : M LE BRET.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** L'individu condamné à l'emprisonnement avec sursis ne peut pas demander sa réhabilitation (1).
**Mots-clés:** REHABILITATION - Demande - Recevabilité - Condamné à l'emprisonnement avec sursis - Conditions