# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1e chambre, du 3 mai 1994, 93BX00351, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007482218
**Date de décision:** 1994-05-03
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 1E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007482218

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée au greffe de la cour le 26 mars 1993, présentée par M. SAMAHI X... demeurant 141, Logement n° 141 à Bechar (Algérie) ;<br>    M. SAMAHI X... demande que la cour :<br>    - annule le jugement du tribunal administratif de Poitiers en date du 16 décembre 1992 par lequel ce dernier a rejeté se demande d'octroi d'une pension militaire de retraite ;<br>    - le renvoie devant le ministre de la défense pour qu'il soit procédé à la liquidation de la pension à laquelle il a droit ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 22 mars 1994 :<br>    - le rapport de Mme PERROT, conseiller ;<br>    - et les conclusions de M. CATUS, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article R.102 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel : "Sauf en matière de travaux publics, le tribunal administratif ne peut être saisi que par voie de recours formé contre une décision ..." ;<br>    Considérant qu'il résulte de l'instruction et qu'il n'est pas contesté que M. SMAHI X... n'avait présenté auprès du ministre de la défense aucune demande tendant à l'octroi d'une pension militaire de retraite avant de saisir le tribunal administratif de Poitiers ; que, par suite, sa demande, sur le bien-fondé de laquelle le ministre ne s'est pas prononcé au cours de la première instance, n'était pas recevable ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. SMAHI X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande ;<br>    Considérant que le présent arrêt ne fait pas obstacle à ce que le requérant, s'il s'y croit fondé, présente une demande d'octroi d'une pension militaire auprès de l'autorité administrative compétente ;<br>Article 1er : La requête de M. SMAHI X... est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel R102
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 54-01-02-005 PROCEDURE - INTRODUCTION DE L'INSTANCE - LIAISON DE L'INSTANCE - DECISION ADMINISTRATIVE PREALABLE