# Cour Administrative d'Appel de Versailles, 5ème chambre, 26/11/2009, 08VE02369, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021646110
**Date de décision:** 2009-11-26
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Versailles
**Formation:** 5ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021646110

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Versailles le 22 juillet 2008, présentée pour M. Selim A demeurant ..., par Me Fellous ; <br>
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       M. A demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0713699 en date du 19 juin 2008 par lequel le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 3 décembre 2007 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination ;<br>
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       2°) d'annuler les dites décisions ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans le délai d'un mois ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour ; <br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Il soutient que l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ; que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ; que l'arrêté a été pris en méconnaissance des dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; que le préfet de la Seine-Saint-Denis a commis une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ; <br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 12 novembre 2009 : <br>
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       - le rapport de Mme Vinot, président assesseur,<br>
       - et les conclusions de M. Davesne, rapporteur public ;<br>
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       Sur les conclusions à fins d'annulation :<br>
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       Considérant, en premier lieu, que l'arrêté du 3 décembre 2007 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi, comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles il est fondé et, en particulier, mentionne qu' il apparaît que M. Salim A ne peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 313-11-11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que le motif de l'appréciation portée par le préfet ; qu'ainsi, cet arrêté est suffisamment motivé ; que, par voie de conséquence, le préfet de la Seine-Saint-Denis doit être regardé comme ayant effectivement procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé ;<br>
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       Considérant, en second lieu, qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : / (...) 11º A l'étranger résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative, après avis du médecin inspecteur de santé publique compétent au regard du lieu de résidence de l'intéressé (...)  ;<br>
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       Considérant que si M. A soutient qu'il présente plusieurs pathologies dont le défaut de prise en charge entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il ne peut bénéficier d'un traitement médical adapté dans son pays d'origine, les certificats médicaux qu'il produit ne permettent pas d'infirmer l'avis en date du 31 août 2007 du médecin inspecteur de la santé publique selon lequel le défaut de prise en charge médicale ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ou d'établir qu'en lui refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étranger malade le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait commis une erreur dans son appréciation quant à la situation exacte de l'intéressé au regard des dispositions précitées du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; qu'il suit de là que le moyen tiré de ce que l'arrêté contesté méconnaîtrait les dispositions dudit article doit être écarté ;<br>
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       Considérant, en troisième lieu, que si M. A soutient, d'ailleurs pour la première fois en appel, que l'arrêté contesté du préfet de la Seine-Saint-Denis porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'assortit ce moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien fondé ; qu'ainsi ce moyen ne peut qu'être écarté ;<br>
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       Considérant, en quatrième lieu, que la circonstance que le requérant a toujours travaillé afin de s'intégrer dans la société française ne suffit pas à faire regarder la décision contestée comme étant entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;	<br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
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       Considérant que le présent arrêt, qui rejette la requête de M. A n'appelle aucune mesure d'exécution ; que par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par le requérant doivent être rejetées ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que demande M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
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DECIDE<br>
       Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
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N° 08VE02369	2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**