# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 9 avril 1991, 89-21.611, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007026560
**Date de décision:** 1991-04-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007026560

## Contenu de la décision

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<br>   Attendu selon l'arrêt confirmatif attaqué que les époux Y... ont cédé à M. X... leurs parts dans la société à responsabilité limitée Y... ; que des acomptes ont été versés par M. X... en attendant l'estimation confiée à un expert désigné dans l'acte de cession ; qu'au terme de la mission de l'expert, M. X... a assigné les époux Y... en paiement d'un trop-perçu, ainsi que de certaines sommes représentant les échéances d'un emprunt souscrit conjointement par les parties et que seul M. X... avait payées ;<br>
<br>   Sur le second moyen : (sans intérêt) ;<br>
<br>   Mais sur le premier moyen :<br>
<br>   Vu les articles 1134 et 1592 du Code civil ;<br>
<br>   Attendu que pour refuser une nouvelle expertise et condamner les époux Y... à payer à M. X... le trop-perçu que celui-ci alléguait, la cour d'appel retient par motifs propres et adoptés que les parties ayant choisi de s'en remettre à un tiers pour fixer le prix de cession, il y avait lieu d'appliquer la loi des parties en retenant pour prix des parts sociales la somme déterminée par l'expert et qu'aucune des critiques formulées par les époux Y... à l'encontre des motifs retenus par le tribunal n'était justifiée ;<br>
<br>   Attendu qu'en se déterminant ainsi, sans rechercher si les griefs allégués par les époux Y... à l'encontre des opérations d'expertise constituaient ou non des erreurs grossières, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ;<br>
<br>         PAR CES MOTIFS :<br>
<br>   CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a condamné les époux Y... à payer à M. X... la somme de 59 621,50 francs à titre de trop-perçu, ainsi que les intérêts de cette somme à compter du 20 octobre 1984, l'arrêt rendu le 18 octobre 1989, entre les parties, par la cour d'appel de Bordeaux ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Toulouse<br>,A RAPPROCHER :
 Chambre commerciale, 1987-11-04 , Bulletin 1987, IV, n° 220, p. 168 (rejet), et l'arrêt cité.<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle.
**Lois appliquées:** Code civil 1134, 1592
**ECLI:** 
**Résumé:** Ne donne pas de base légale à sa décision la cour d'appel qui condamne à payer la somme fixée par un expert, au motif que les parties ayant choisi de s'en remettre à un tiers pour fixer le prix de cession de parts sociales il y avait lieu d'appliquer la loi des parties, sans rechercher si les griefs allégués à l'encontre des opérations d'expertise constituaient ou non des erreurs grossières.
**Mots-clés:** SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE - Parts - Cession - Prix - Fixation - Fixation par expert - Contestation par l'une des parties - Erreur grossière - Recherche nécessaire,VENTE - Prix - Fixation - Fixation par un tiers - Contestation par l'une des parties - Erreur grossière - Recherche nécessaire,SOCIETE (règles générales) - Parts sociales - Cession - Prix - Fixation - Fixation par expert - Contestation par l'une des parties - Erreur grossière - Recherche nécessaire