# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1ERE CHAMBRE, du 6 novembre 2003, 99BX02826, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007504766
**Date de décision:** 2003-11-06
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 1ERE CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007504766

## Contenu de la décision

Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 27 décembre 1999 et 5 septembre 2000 au greffe de la Cour, présentés pour la société FINAUSTRAL, dont le siège est ... (97465)  ; 
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     La société FINAUSTRAL demande à la Cour  :
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     1°) d'annuler le jugement n° 9800934 du 6 octobre 1999 par lequel le tribunal administratif de Saint-Denis de la Réunion a annulé, sur la demande du département de la Réunion, la décision du maire de Saint-Paul en date du 13 juin 1998, ensemble celle en date du 25 juin 1998  ;
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     2°) de condamner le département de la Réunion à lui verser une somme de 10.000 F au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu le code l'urbanisme  ;
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     Vu le code de justice administrative  ; 
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     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Classement CNIJ  : 68-03-02-02-02              C
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Après avoir entendu au cours de l'audience publique du  9 octobre 2003  :
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     - le rapport de Mme Hardy, conseiller,
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     - et les conclusions de M. Bec, commissaire du gouvernement  ;
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     Considérant que le département de la Réunion est locataire d'immeubles situés à 100 m et 150 m du bâtiment à usage d'entrepôt dont la construction a été autorisée par la décision implicite en date du 13 juin 1998, confirmée par l'arrêté en date du 25 juin 1998 du maire de la commune de Saint-Paul  ; que, dans les circonstances de l'espèce, compte tenu notamment de la configuration des lieux et de l'importance de la construction projetée, cette proximité suffit à conférer au département un intérêt personnel lui donnant qualité pour demander l'annulation de ces décisions  ; qu'ainsi la société FINAUSTRAL, bénéficiaire de ces autorisations de construire, n'est pas fondée à soutenir que la demande de première instance était irrecevable  ;
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     Considérant qu'aux termes de l'article UD13-5 du règlement du plan d'occupation des sols de la commune de Saint-Paul  :  Il sera exigé sur l'ensemble des surfaces libres (aires de stationnement incluses) un arbre de haute tige pour 100 m² de terrain   ; qu'il ressort des pièces du dossier que, la superficie du terrain d'assiette de la construction projetée s'élevant à 19.693 m² et  la surface hors oeuvre brute de cette construction à 2.915,31 m², la surface libre de l'unité foncière doit être de 16.904,59 m²  ; qu'en application des dispositions précitées, cette unité foncière devrait comporter, pour la réalisation du projet envisagé, au moins 169 arbres de haute tige  ; qu'il est constant que le plan de masse joint au dossier de demande de permis de construire ne mentionne que 24 arbres de haute tige ; que si la société FINAUSTRAL soutient que de nombreux arbres existent déjà sur le terrain et qu'elle a prévu d'en planter d'autres, elle n'apporte aucun élément  permettant d'établir que les prescriptions imposées par les dispositions précitées de l'article UD 13-5 du POS  auraient été respectées   ; 
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     Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la société FINAUSTRAL n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Saint Denis de la Réunion a annulé les décisions du maire de Saint Paul en date des 13 et 25 juin 1998  ;
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     Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le département de la Réunion, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser à la société FINAUSTRAL la somme qu'elle demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens  ; qu'en revanche il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner la société FINAUSTRAL à verser au département de la Réunion la somme de 900 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens  ;
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DECIDE  :
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Article 1er   : La requête de la société FINAUSTRAL est rejetée.
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     Article 2  : La société FINAUSTRAL est condamnée à verser au département de la Réunion la somme de 900 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
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     Article 3  : Le surplus des conclusions du département de la Réunion est rejeté.
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99BX02826
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**