# Conseil d'Etat, 6 / 2 SSR, du 25 juin 1982, 34293, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007675294
**Date de décision:** 1982-06-25
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 6 / 2 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007675294

## Contenu de la décision

VU LE RECOURS DU MINISTRE DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS ENREGISTRE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 19 MAI 1981, ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT :    1° ANNULE LE JUGEMENT DU 18 MARS 1981 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE RENNES A RELAXE LA SOCIETE SADE DES X... DE LA POURSUITE ENGAGEE CONTRE ELLE POUR AVOIR, AU COURS DE TRAVAUX EXECUTES POUR LE COMPTE D'E.D.F. - G.D.F., ENDOMMAGE A DINAN, LE CABLE TELEPHONIQUE SOUTERRAIN N° 107 ;    2° CONDAMNE LA SOCIETE SADE AU REMBOURSEMENT DES FRAIS AVANCES PAR L'ADMINISTRATION POUR LA REPARATION DUDIT CABLE SOUTERRAIN, SOIT UNE SOMME DE 1.565,51 F MAJOREE DES INTERETS DE DROIT ;<br>   VU LE CODE DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS ;    VU LE CODE DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS ;    VU LA LOI DU 28 PLUVIOSE AN VIII ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;<br>   SUR LES CONCLUSIONS DU MINISTRE DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS :    CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE L'INSTRUCTION QUE LE CABLE SOUTERRAIN RENNES-LANDERNAU, A L'ENDROIT OU IL A ETE ENDOMMAGE, SE TROUVAIT A PLUS DE 60 CENTIMETRES DE L'EMPLACEMENT QUI AVAIT ETE INDIQUE PAR L'ADMINISTRATION DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS A LA SOCIETE SADE ; QUE CETTE INDICATION ERRONEE A CONSTITUE, DANS LES CIRCONSTANCES DE L'ESPECE, UN FAIT QUI A MIS L'ENTREPRISE DANS L'IMPOSSIBILITE DE PRENDRE LES MESURES PROPRES A EVITER TOUT DOMMAGE A CE CABLE SOUTERRAIN ; QU'UN TEL FAIT EST DE NATURE A JUSTIFIER LA RELAXE DE LA SOCIETE SADE DES X... DU PROCES-VERBAL DRESSE CONTRE ELLE LE 11 JUIN 1979 ; QUE, DES LORS, LE MINISTRE N'EST PAS FONDE A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE RENNES A RELAXE LA SOCIETE SADE DES X... DE LA CONTRAVENTION DE GRANDE VOIRIE DRESSEE CONTRE ELLE ;<br>   SUR LES CONCLUSIONS DE LA SOCIETE SADE :    CONSIDERANT QUE LA SOCIETE REQUERANTE NE PEUT SE PREVALOIR, DEVANT LA JURIDICTION ADMINISTRATIVE DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 700 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ET PRETENDRE A ETRE INDEMNISEE NOTAMMENT DES HONORAIRES DUS A SON AVOCAT ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER - LE RECOURS DU MINISTRE DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS ET LES CONCLUSIONS DE LA SOCIETE SADE SONT REJETES.    ARTICLE 2 - LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A L'ENTREPRISE SADE ET AU MINISTRE DES P.T.T.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Nouveau code de procédure civile 700
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 24-01-04-02 DOMAINE - DOMAINE PUBLIC - CONTRAVENTIONS DE GRANDE VOIRIE - PERSONNES RESPONSABLES -Détérioration d'un câble souterrain de télécommunications - Relaxe - Circonstances de nature à l'entraîner - Indication erronée fournie par l'administration.