# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 10 février 1982, 80-40.044, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007009201
**Date de décision:** 1982-02-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007009201

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L122-5, L122-9, L122-12 DU CODE DU TRAVAIL, 718, 724 ET 777 DU CODE CIVIL, 455 ET 458 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE , 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT ET INSUFFISANCE DE MOTIFS, DEFAUT DE REPONSE A CONCLUSIONS, MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR CONDAMNE M BARTHELEMY X..., PRIS EN SA QUALITE DE LEGATAIRE UNIVERSEL DE SON FRERE M HENRI X..., ENTREPRENEUR DE MACONNERIE DECEDE LE 31 MARS 1973, A PAYER A M JACQUES Y..., EMPLOYE PAR CE DERNIER DEPUIS DOUZE ANS EN QUALITE D'OUVRIER MACON, UNE INDEMNITE COMPENSATRICE DE PREAVIS DE DEUX MOIS, ALORS QUE, D'UNE PART, LE DECES BRUTAL DE L'EMPLOYEUR AYANT ENTRAINE LA CESSATION DE L'ENTREPRISE DELIE LES PARTIES DE LEURS OBLIGATIONS RECIPROQUES SANS AVOIR A OBSERVER LE DELAI DE PREAVIS, ET QUE, D'AUTRE PART, LES PARTIES NE SAURAIENT A LA FOIS VOIR CONTINUER LE CONTRAT DE TRAVAIL ET SE TROUVER DELIEES DE LEURS OBLIGATIONS RECIPROQUES RELATIVES A L'EXECUTION DU PREAVIS ET A SON PAIEMENT, DE SORTE QUE L'INDEMNITE DE PREAVIS N'EST DUE QUE SI LE SALARIE EST DEMEURE PENDANT LE DELAI-CONGE A LA DISPOSITION DE L'EMPLOYEUR OU SI C'EST CE DERNIER QUI S'EST OPPOSE A L'EXECUTION DU TRAVAIL PENDANT CETTE PERIODE, CE QUE LA COUR D'APPEL A NEGLIGE DE RECHERCHER ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND ONT EXACTEMENT RELEVE QUE LA MORT DE L'EMPLOYEUR NE CONSTITUE PAS UN CAS DE FORCE MAJEURE, MEME SI ELLE ENTRAINE LA DISPARITION DE L'ENTREPRISE, LA SUCCESSION RESTANT TENUE VIS-A-VIS DES SALARIES AUX DIVERSES OBLIGATIONS NEES DU CONTRAT DE TRAVAIL ;<br>
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 QU'EN L'ESPECE, A LA SUITE DU DECES DE M HENRI X..., L'ENTREPRISE DE MACONNERIE QU'IL DIRIGEAIT AVAIT CESSE SON EXPLOITATION, LE FRERE ET LEGATAIRE UNIVERSEL DU DEFUNT SE TROUVANT HORS D'ETAT DE POURSUIVRE LA DIRECTION DE L'AFFAIRE, QUE M Y..., QUI N'AVAIT PAS DEMISSIONNE, S'ETAIT TROUVE LICENCIE ET QU'IL AVAIT, DES LORS, DROIT A L'INDEMNITE COMPENSATRICE DE PREAVIS ;<br>
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 QU'ILS ONT AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 27 SEPTEMBRE 1979, PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1977-11-16 Bulletin 1977 V N. 617 p. 492 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** La mort de l'employeur ne constitue pas un cas de force majeure même si elle entraîne la disparition de l'entreprise, la succession restant tenue vis-à-vis des salariés aux diverses obligations nées du contrat de travail. Il en résulte que le salarié non démissionnaire dont le contrat est rompu, doit être considéré comme licencié, et a droit à l'indemnité de préavis.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Employeur - Décès - Continuation des contrats de travail - Héritier hors d'état de continuer l'entreprise - Licenciement - Indemnités.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Délai-congé - Décès de l'employeur - Demande formée contre l'héritier.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Rupture - Imputabilité - Décès de l'employeur - Héritiers hors d'état de continuer l'entreprise.