# Cour administrative d'appel de Douai, 1re chambre - formation à 3 (ter), du 22 septembre 2005, 04DA00865, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007605261
**Date de décision:** 2005-09-22
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Douai
**Formation:** 1RE CHAMBRE - FORMATION A 3 (TER)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007605261

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 21 septembre 2004 au greffe de la Cour administrative d'appel de Douai, présentée pour le DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS, par la SCP Dutat-Lefèvre et associés  ; le département demande à la Cour  :
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      1°) d'annuler le jugement n° 031655 du 7 juillet 2004 par lequel le Tribunal administratif de Lille a annulé la décision en date du 11 février 2003 par laquelle le président de son conseil général avait retiré l'agrément d'assistante maternelle dont bénéficiait Mme X  ;
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      2°) de rejeter la demande présentée par Mme X devant le Tribunal administratif de Lille  ;
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      Il soutient que la demande présentée par Mme X était irrecevable comme tardive  ; que les faits présentés dans le rapport de la puéricultrice justifiaient la décision litigieuse  ; que 
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Mme X n'a pas fourni les informations qu'elle devait communiquer  ; que cette situation est incompatible avec l'exercice de sa profession  ;
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      Vu le jugement attaqué  ;
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      Vu le mémoire en défense, enregistré le 25 janvier 2005, présenté pour Mme Édith X, par la SCP Wable-Trunecek-Tachon-Aubron, qui conclut au rejet de la requête et à la condamnation du DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS à lui verser la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens  ; la défenderesse soutient que la tardiveté de sa demande manque en fait  ; que le seul motif du manque d'information des services sociaux ne justifie pas la décision  ; que ce motif est basé sur des faits matériellement inexacts  ; que les faits constatés relatifs à l'exercice de sa profession sont inexacts  ; qu'il serait inéquitable de lui laisser supporter les frais de l'instance  ;
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      Vu le mémoire en réplique, enregistré le 14 mars 2005, présenté pour le DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS qui persiste dans ses conclusions par les mêmes moyens  ;
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      Vu le mémoire en réponse, enregistré le 21 juillet 2005, présenté pour Mme Édith X qui persiste dans ses conclusions  ; elle soutient que le défaut d'information de son changement de département ne motive pas la décision litigieuse  ; qu'il ne constitue pas un motif valable pour les décisions de retrait d'agrément  ; que ce motif manque en fait  ;
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      Vu les autres pièces du dossier  ;
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      Vu le code de l'action sociale et des familles  ;
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      Vu le code de justice administrative  ;
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      Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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      Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 8 septembre 2005, à laquelle siégeaient Mme Tricot, président de chambre, M. Dupouy, président-assesseur et M. Le Garzic, conseiller  :
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      - le rapport de M. Le Garzic, conseiller  ;
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      - et les conclusions de M. Lepers, commissaire du gouvernement  ;
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      Sur la fin de non-recevoir opposée par le DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS  :
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      Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme X a reçu notification de la décision du 11 février 2003 par laquelle le président du conseil général du DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS lui a retiré son agrément d'assistante maternelle le 14 février 2003  ; que le délai de recours contentieux étant un délai franc, sa demande d'annulation de ladite décision enregistrée au Tribunal administratif de Lille le 15 avril 2003 n'est pas tardive  ;
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      Sur la légalité du retrait de l'agrément d'assistante maternelle de Mme X  :
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      Considérant qu'aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'action sociale et des familles dans sa rédaction alors en vigueur  :  La personne qui accueille habituellement des mineurs à son domicile, moyennant rémunération, doit être préalablement agréée comme assistant maternel par le président du conseil général du département où elle réside. / L'agrément est accordé pour une durée fixée par voie réglementaire si les conditions d'accueil garantissent la santé, la sécurité et l'épanouissement des mineurs accueillis  ; il précise le caractère permanent ou non de 
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l'accueil, (...)   ; qu'aux termes du troisième alinéa de son article L. 421-2 dans sa rédaction alors en vigueur  :  Si les conditions de l'agrément cessent d'être remplies, le président du conseil général peut, après avis d'une commission consultative paritaire départementale, modifier le contenu de l'agrément ou procéder à son retrait. En cas d'urgence, le président du conseil général peut suspendre l'agrément.   ;
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      Considérant que si le rapport de la puéricultrice de la direction de la protection maternelle et infantile du DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS fait état de ce que du linge était entassé dans une salle de bains de l'appartement de Mme X et que des bouteilles d'alcool y étaient à portée de mains d'enfants, Mme X soutient que seul du linge propre était déposé dans sa salle de bains personnelle et que les bouteilles n'étaient pas accessibles aux enfants  ; que le DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS ne conteste pas sérieusement son témoignage  ; que, dès lors, les seuls faits avancés par le président de son conseil général, relatifs audit linge et auxdites bouteilles, ne peuvent suffire à estimer que les conditions d'accueil des mineurs par Mme X ne garantissent pas leur santé, leur sécurité ou leur épanouissement  ;
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      Considérant que le DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS a retenu un autre motif au soutien de sa décision, relatif au manque d'informations données par Mme X au département sur sa situation  ; que toutefois le Tribunal administratif de Lille a estimé qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier qui lui était soumis que la même décision aurait été prise pour ce seul motif  ; que le département ne conteste pas ce point en appel  ;
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      Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que le DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le Tribunal administratif de Lille a annulé la décision prise par le président de son conseil général le 11 février 2003  ;
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      Sur les frais exposés et non compris dans les dépens  :
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      Considérant qu'il y a lieu, en vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de condamner le DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS à verser à Mme X la somme de 1 500 euros qu'elle demande au titre des frais qu'elle a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens  ;
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     DÉCIDE  :
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      Article 1er  : La requête du DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS est rejetée.
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      Article 2  : Le DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS versera à Mme Édith X la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
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      Article 3  : Le présent arrêt sera notifié au DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS, à Mme Édith X et au ministre de la santé et des solidarités.
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      Copie sera transmise au préfet du Pas-de-Calais.
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N°04DA00865
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**