# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 15 décembre 1981, 80-13.327, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007009663
**Date de décision:** 1981-12-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007009663

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU L'ARTICLE 4 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ATTENDU QUE, LE 11 JANVIER 1977, M Z... A ACHETE A M Y..., POUR LE PRIX DE 500000 FRANCS, UN TABLEAU INTITULE "COUP DE SOLEIL SUR LA CASCADE", INDIQUE, SUIVANT UN CERTIFICAT DELIVRE PAR LE VENDEUR, COMME ETANT UN TABLEAU DE JACOB X..., DATE DE 1653, QUE M Z..., FAISANT ETAT DE CERTAINS RENSEIGNEMENTS QUI LE CONDUISAIENT A AVOIR UN DOUTE SUR L'AUTHENTICITE DE L'OEUVRE, A ASSIGNE M Y... EN "RESILIATION" DE LA VENTE POUR VICE REDHIBITOIRE, QUE LA COUR D'APPEL, DEVANT LAQUELLE M Z... A DEMANDE, EN OUTRE, LA RESOLUTION DE LA VENTE POUR INEXECUTION DE L'OBLIGATION DE GARANTIE RESULTANT DU CERTIFICAT, ET SON ANNULATION POUR DOL ET POUR ERREUR SUR LA QUALITE SUBSTANTIELLE DE LA CHOSE VENDUE, A REJETE CES DEMANDES ;<br>
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ATTENDU QUE LES JUGES DU SECOND DEGRE ONT ENONCE QU'IL RESULTE DES ELEMENTS DE LA CAUSE QU'IL N'EST PAS CONTESTE QU'A L'EPOQUE DE LA VENTE DU TABLEAU, M Y... AVAIT LA CONVICTION ABSOLUE DE LA SINCERITE DU CERTIFICAT DELIVRE PAR LUI ;<br>
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ATTENDU QU'EN SE DETERMINANT AINSI, ALORS QUE, DANS SES CONCLUSIONS D'APPEL, M Z... AVAIT SOUTENU QUE M Y... ETAIT DE MAUVAISE FOI ET QUE SCIEMMENT IL AVAIT OMIS D'INDIQUER LES ELEMENTS QUI PERMETTAIENT DE METTRE EN CAUSE L'ORIGINE DE L'OEUVRE, LA COUR D'APPEL A DENATURE LESDITES CONCLUSIONS ET VIOLE, EN CONSEQUENCE, LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LA SECONDE BRANCHE DU MOYEN, NI SUR LES DEUXIEME ET TROISIEME MOYENS, CASSE ET ANNULE EN SON ENTIER L'ARRET RENDU LE 23 AVRIL 1980, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS, REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Dénature les conclusions du demandeur en nullité de la vente d'une oeuvre d'art, la Cour d'appel qui pour rejeter cette demande, énonce qu'il n'est pas contesté qu'à l'époque de la vente, le vendeur avait la conviction absolue de la sincérité du certificat d'authenticité qu'il avait lui-même rédigé, alors que l'acheteur faisait valoir dans ses conclusions que ce vendeur était de mauvaise foi et qu'il avait sciemment omis d'informer son cocontractant sur les éléments qui permettaient de mettre en cause l'origine de l'oeuvre.
**Mots-clés:** CASSATION - Moyen - Dénaturation - Dénaturation des conclusions - Affirmation inexacte d'une absence de contestation sur un point litigieux - Vente - Oeuvre d'art - Authenticité - Bonne foi du vendeur.,* CONTRATS ET OBLIGATIONS - Consentement - Erreur - Erreur sur la substance - Vente - Oeuvre d'art - Authenticité.,* VENTE - Nullité - Dol - Oeuvre d'art - Authenticité - Mauvaise foi du vendeur - Conclusion l'invoquant - Décision fondée sur l'absence de contestation de sa bonne foi.,* VENTE - Nullité - Erreur sur la substance - Oeuvre d'art.