# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 7ème chambre - formation à 3, 01/10/2009, 07MA03444, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021136737
**Date de décision:** 2009-10-01
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 7ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021136737

## Contenu de la décision

Vu la requête transmise par télécopie, enregistrée le 21 août 2007 sous le n°07MA03444, présentée pour M. Tarek X, demeurant ..., par Me Pietri, avocate ; <br>
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       M. X demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0700567 du 19 juillet 2007 par lequel le Tribunal administratif de Bastia a rejeté sa demande tendant, d'une part, à l'annulation de l'arrêté en date du 10 mai 2007 par lequel le préfet de la Haute-Corse a refusé de lui délivrer un titre de séjour et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et, d'autre part, à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Haute-Corse de lui délivrer un titre de séjour temporaire ;<br>
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       2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ; <br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée, relative à l'aide juridictionnelle ; <br>
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       Vu l'arrêté du 27 janvier 2009 fixant la liste des tribunaux et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 3 septembre 2009,<br>
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       - le rapport de Mme Buccafurri, rapporteur ;<br>
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- les conclusions de M. Dieu, rapporteur public ;<br>
       Considérant que M. X, X relève appel du jugement en date du 19 juillet 2007 par lequel le Tribunal administratif de Bastia a rejeté sa demande tendant à l'annulation dudit arrêté ; <br>
       Considérant, en premier lieu, qu'aux termes du 1° de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, modifié :  Un titre de séjour d'une durée de dix ans, ouvrant droit à l'exercice d'une activité professionnelle, est délivré de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour sur le territoire français : a) Au conjoint tunisien d'un ressortissant français, marié depuis au moins un an, à condition que la communauté de vie entre époux n'ait pas cessé (...)  ; qu'aux termes de l'article 7 quater de ce même accord :  Sans préjudice des dispositions du b et du d de l'article 7 ter, les ressortissants tunisiens bénéficient, dans les conditions prévues par la législation française, de la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  ; qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile:  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  est délivrée de plein droit : (...) 4° A l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée en France ait été régulière, que la communauté de vie n'ait pas cessé (...)  ; qu'aux termes de l'article L. 313-12 du même code :  Le renouvellement de la carte de séjour délivrée au titre du 4° de l'article L.313-11 est subordonné au fait que la communauté de vie n'ait pas cessé. Toutefois, lorsque la communauté de vie a été rompue à l'initiative de l'étranger en raison des violences conjugales qu'il a subies de la part de son conjoint, l'autorité administrative peut accorder le renouvellement du titre ; <br>
       Considérant que M. X ne conteste pas plus en première instance qu'en appel qu'à la date de l'arrêté contesté, la communauté de vie avec son épouse avait cessé ; qu'ainsi, l'intéressé ne remplissait plus la condition de communauté de vie fixée par les stipulations précitées de l'accord franco-tunisien et par les dispositions combinées du 4° de l'article 313-11 et de l'article L. 313-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que la circonstance que l'intéressé ne serait pas à l'initiative de cette séparation, laquelle aurait été décidée par son ex-épouse, est sans influence sur la légalité de l'arrêté attaqué ; que, contrairement à ce que soutient M. X, la circonstance, à la supposer établie, qu'il subirait une procédure de divorce, selon lui non fondée, ne peut faire regarder la cessation de la vie commune avec son ex-épouse comme procédant de violences conjugales ; que, par suite, M. X ne peut utilement se prévaloir des dispositions précitées de l'article L. 313-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni, en tout état de cause, de la circulaire ministérielle qu'il invoque ; <br>
       Considérant, en deuxième lieu, que M. X est entré en France en janvier 2006 à l'âge de trente-deux ans ; que, si l'intéressé fait valoir qu'il est titulaire d'un contrat de travail à durée indéterminée et qu'il est parfaitement intégré à la société française, eu égard au caractère récent de son séjour en France, la décision attaquée n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise ; <br>
       Considérant, enfin, que M. X ne peut utilement soutenir qu'il aurait pu bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-10 du code précité dès lors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il n'a pas présenté sa demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement desdites dispositions ; <br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Bastia a rejeté sa demande ; que, doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; <br>
D E C I D E :<br>
Article 1er : La requête de M. Tarek X est rejetée. <br>
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Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Tarek X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
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N°07MA03444		2<br>
		sm<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**