# Conseil d'Etat, 2 SS, du 26 février 1997, 161180, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007976400
**Date de décision:** 1997-02-26
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007976400

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée le 26 août 1994 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Mehrez X..., demeurant chez M. Y..., ... ; M. X... demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 19 mai 1994 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande dirigée contre la décision du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 13 novembre 1992 refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié ;<br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir cette décision ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de Mme de Margerie, Maître des Requêtes,<br>    - les conclusions de M. Delarue, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 : "Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum ... reçoivent après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention "salarié" ; que le contrat de travail de M. X... n'ayant pas été visé par la direction départementale du travail et de l'emploi en raison de la situation locale de l'emploi, le préfet des Bouches-du-Rhône était tenu de refuser la demande de titre de séjour en qualité de travailleur salarié présentée par M. X... ; que la circonstance que, postérieurement à la décision attaquée, M. X... se soit marié à une Française dont il a d'ailleurs divorcé, est en tout état de cause sans incidence sur la légalité de ladite décision ; qu'ainsi M. X... n'est pas fondé à demander l'annulation du jugement attaqué rejetant sa requête tendant à l'annulation de la décision en date du 13 novembre 1992 du préfet des Bouches-du-Rhône lui refusant un titre de séjour ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X... et au ministre de l'intérieur.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Accord 1988-03-17 France Tunisie art. 3
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01 ETRANGERS - SEJOUR DES ETRANGERS.