# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 20 mars 1989, 88-11.585, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007022026
**Date de décision:** 1989-03-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007022026

## Contenu de la décision

<br>   Sur le moyen unique :  <br>
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<br>   Attendu, selon l'arrêt confirmatif attaqué (Paris, 9 décembre 1987), que des locataires d'un immeuble appartenant à l'office public des habitations à loyer modéré de la ville de Paris (l'Office) ayant remis à une " Amicale des locataires Compans-Crimée " (l'Amicale) le montant de leurs charges adressées par la suite à l'Office, celui-ci, estimant avoir subi un préjudice, demanda la réparation à l'Amicale, prise en la personne de son président ; <br>
<br>   Attendu qu'il est fait grief à l'arrêt d'avoir déclaré irrecevable l'action de l'Office alors que la capacité juridique d'ester en justice d'un groupement dépourvu de personnalité juridique serait reconnue en défense dans l'intérêt des tiers agissant en réparation du préjudice subi par la faute du groupement et qu'en statuant comme elle l'a fait, la cour d'appel aurait violé l'article 32 du nouveau Code de procédure civile ; <br>
<br>   Mais attendu qu'après avoir constaté que l'Amicale était un groupement informel de personnes qui n'avait ni statut, ni siège social, n'avait fait aucune déclaration en tant qu'association et dont le représentant n'était qu'un mandataire conventionnel, et qu'elle constituait en réalité une association de fait de locataires, la cour d'appel énonce exactement que cette Amicale ne bénéficie ni de la personnalité morale, ni de la capacité d'ester en justice ; <br>
<br>   Que, dès lors, en déclarant irrecevable l'action de l'Office contre l'Amicale, loin de violer le texte susvisé, la cour d'appel en a fait une exacte application ; <br>
<br>   D'où il suit que le moyen ne saurait être accueilli ; <br>
<br>         PAR CES MOTIFS : <br>
<br>   REJETTE le pourvoi<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet .
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Est irrecevable l'action en justice dirigée contre une " Amicale " de locataires d'un office public d'habitations à loyer modéré qui ne bénéficie ni de la personnalité morale, ni de la capacité d'ester en justice car constituant en réalité une association de fait de locataires, groupe informel de personnes sans statut, ni siège social et sans avoir fait aucune déclaration en tant qu'association et dont le représentant n'était qu'un mandataire conventionnel .
**Mots-clés:** ACTION EN JUSTICE - Qualité - Défendeur - Amicale de locataires,ASSOCIATION - Action en justice - Conditions - Qualité - Amicale de locataires