# Cour administrative d'appel de Marseille, 3ème chambre - formation à 3, du 4 novembre 2004, 00MA02654, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007585758
**Date de décision:** 2004-11-04
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 3EME CHAMBRE - FORMATION A 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007585758

## Contenu de la décision

Vu la requête et le mémoire, enregistrés les 27 novembre 2000 et 29 septembre 2004 pour M. Roger X, élisant domicile ...  ; M. X demande à la Cour  :
<br>
     	1°) d'annuler le jugement n°953775 du 7 novembre 2000 par lequel le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande de réduction de la cotisation à la taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 1995 dans les rôles de la commune d'Agde  ;
<br>
     	2°) de le décharger de ladite imposition  ;
<br>
     	Vu les autres pièces du dossier  ;
<br>
     	Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales  ;
<br>
     Vu le code de justice administrative  ;
<br>
     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
<br>
     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 7 octobre 2004,
<br>
     - le rapport de Mme Massé-Degois, rapporteur  ;
<br>
     	- et les conclusions de M. Trottier, commissaire du gouvernement  ;
<br>
<br>
     
Sur l'étendue du litige  :
<br>
     	Considérant que par une décision en date du 15 février 1996 le directeur des services fiscaux de l'Hérault a prononcé un dégrèvement à concurrence d'une somme de 5.818 F de la cotisation à la taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle M. X a été assujetti au titre de l'année 1995  ; qu'il résulte de l'instruction que ce dégrèvement correspond à l'absence de prise en compte de la terrasse dans le calcul de la cotisation à la taxe foncière sur les propriétés bâties en litige  ; que, par suite, comme l'a jugé le tribunal, les conclusions de la requête tendant à obtenir une réduction au titre de la prise en compte de la superficie de la terrasse construite sur une parcelle appartenant à la co-propriété étaient devenues sans objet  ;
<br>
     Sur le bien-fondé de l'imposition  :
<br>
     	Considérant que, malgré le dégrèvement accordé en cours de première instance, M. X persiste à demander la réduction de la cotisation à la taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 1995 pour son local à usage de bar sis 2, avenue Amphitrite au Cap d'Agde en soutenant que la terrasse fermée reste prise en compte  ;
<br>
     	Considérant que le local n°22 du procès-verbal modèle C de la commune d'Agde au tarif unitaire de 49,8 F le m2 a servi initialement de base au calcul de la valeur locative du local en litige composé de trois lots appartenant à M. X  ; que, constatant en 1995 l'adjonction d'une terrasse fermée de 99 m2 audit local à usage de bar, l'administration a procédé à un nouveau calcul de la valeur locative en se référant à un local correspondant aux nouvelles caractéristiques du bien à évaluer, soit au local de référence n° 35 au tarif unitaire de 75 F le m2  ; qu'une enquête ayant toutefois révélé que le propriétaire de la terrasse était autre que M. X, le service a alors établi l'imposition en ne tenant plus compte de la superficie de la terrasse  ; qu'il résulte de l'instruction que le local type n°35 au tarif unitaire de 75 F le m2 a servi de base pour le calcul de la valeur locative ainsi nouvellement établie  ; que cependant, dès lors que la consistance du local de M. X n'avait subi aucune modification, il y avait lieu de se fonder sur le tarif unitaire initial de 49,8 F correspondant au local type n°22 pour déterminer la valeur locative du bien litigieux  ; que, par suite, la valeur locative du local à usage de bar appartenant à M. X doit être établie sur la base du tarif du local de référence n°22 du procès-verbal modèle C de la commune d'Agde  ;
<br>
     Considérant, d'autre part, que si M. X fait valoir que son local a perdu de sa valeur du fait des modifications apportées à la desserte routière qui ont porté préjudice à son activité commerciale, il n'apporte cependant pas d'éléments objectifs permettant à la Cour d'apprécier le bien-fondé de cette allégation  ;
<br>
     Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande  ;
<br>
     D E C I D E  :
<br>
     Article 1er  : La valeur locative du local à usage de bar sis 2, avenue Amphitrite au Cap d'Agde appartenant à M. X doit être établie sur la base du tarif du local de référence n°22 du procès-verbal modèle C de la commune d'Agde.
<br>
<br>
     
Article 2  : M. X est déchargé de la différence entre le taxe foncière à laquelle il a été assujetti et celle qui résulte de la base d'imposition définie à l'article 1er.
<br>
     Article 3  : Le jugement susvisé du Tribunal administratif de Montpellier est réformé en ce qu'il a de contraire au présent arrêt.
<br>
     Article 4  : Le présent arrêt sera notifié à M. Roger X et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
<br>
     	Copie en sera adressée au directeur des services fiscaux du sud-est.
<br>
     N° 00MA02654	2
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** Satisfaction totale
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**