# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 30 novembre 1978, 77-40.810, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007002884
**Date de décision:** 1978-11-30
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007002884

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : VU LES ARTICLES L. 122-6, L. 122-9 ET L. 122-12 DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
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ATTENDU QUE LA SOCIETE DACTYL BURO AYANT ETE DECLAREE, PAR JUGEMENT DU PREMIER AOUT 1975, EN ETAT DE LIQUIDATION DES BIENS ET LE FONDS AYANT ETE, A COMPTER DU MEME JOUR, DONNE EN LOCATION-GERANCE, LE SYNDIC A, DES LE PRONONCE DU JUGEMENT LICENCIE CATTULI ET DIVERS AUTRES SALARIES ;<br>
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 QUE, CEPENDANT, TOUS ONT REPRIS LEUR EMPLOI, AUX MEMES CONDITIONS, AU SERVICE DE L'ENTREPRISE LOCATAIRE DU FONDS ;<br>
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ATTENDU QUE, POUR CONDAMNER LE SYNDIC A LEUR PAYER ES QUALITES DES INDEMNITES DE PREAVIS ET DE LICENCIEMENT, LA COUR D'APPEL A ENONCE QU'IL AVAIT, EN LES LICENCIANT, MECONNU LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE L. 122-12 DU CODE DU TRAVAIL, SELON LEQUEL, S'IL SURVIENT UNE MODIFICATION DANS LA SITUATION JURIDIQUE DE L'EMPLOYEUR, TOUS LES CONTRATS DE TRAVAIL EN COURS AU JOUR DE LA MODIFICATION SUBSISTENT ENTRE LE NOUVEL EMPLOYEUR ET LE PERSONNEL DE L'ENTREPRISE ;<br>
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ATTENDU CEPENDANT QU'ELLE AVAIT CONSTATE QUE CES SALARIES AVAIENT POURSUIVI SANS INTERRUPTION LEUR TRAVAIL AU SERVICE DU NOUVEL EMPLOYEUR, QUI AVAIT SUCCEDE A LA SOCIETE DACTYL BURO, ET QUE LE CONTRAT DE TRAVAIL AVAIT ETE MAINTENU SANS MODIFICATION, CE DONT IL RESULTAT QUE, NONOBSTANT LA MESURE PRISE PAR LE SYNDIC, LAQUELLE ETAIT RESTEE EN FAIT DEPOURVUE DE TOUTE PORTEE, CE TEXTE AVAIT RECU APPLICATION ET QU'IL N'Y AVAIT PAS EU DE RUPTURE DES CONTRATS ;<br>
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 QUE CEUX-CI AVAIENT SUBSISTE AVEC LE NOUVEAU DIRIGEANT DE L'ENTREPRISE ET N'AVAIENT CESSE D'AVOIR EFFET QUE DANS LES RAPPORTS DES SALARIES AVEC LEUR ANCIEN EMPLOYEUR ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LE SECOND MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 10 FEVRIER 1977 PAR LA COUR D'APPEL D'ORLEANS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE POITIERS.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code du travail L122-6,Code du travail L122-12,Code du travail L122-9
**ECLI:** 
**Résumé:** Lorsque, nonobstant un licenciement par le syndic de la liquidation des biens d'une société, les salariés sont passés au service du locataire-gérant du fonds, que leur contrat s'est poursuivi sans modification, avec le nouveau dirigeant de l'entreprise, et n'a cessé d'avoir d'effet que dans les rapports des salariés avec leur ancien employeur, l'article L 122-12 du Code du travail a reçu application et le syndic ne peut donc être condamné au paiement des indemnités de rupture.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Cession de l'entreprise - Licenciement - Licenciement par le syndic au règlement judiciaire - Continuation du contrat de travail par le locataire-gérant nonobstant le licenciement - Effet.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Employeur - Faillite règlement judiciaire liquidation des biens - Créances des salariés - Continuation du contrat de travail - Continuation après le licenciement prononcé par le syndic - Effet.,* FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - Créanciers du débiteur - Salariés - Indemnités de licenciement - Licenciement par le syndic - Continuation du contrat de travail par le locataire-gérant du fonds de commerce nonobstant la décision du syndic - Effet.