# Cour Administrative d'Appel de Versailles, 4ème Chambre, 27/05/2008, 07VE00735, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000019080481
**Date de décision:** 2008-05-27
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Versailles
**Formation:** 4ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000019080481

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 2 avril 2007, présentée pour M. Jean X, demeurant ..., par Me Bilendo, avocat au barreau de l'Aube ; M. X demande à la Cour :
       
       1°) d'annuler le jugement n° 0606566 du 15 mars 2007 par lequel le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 31 mai 2006 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
       
       2°) d'annuler pour excès de pouvoir cette décision ;
       
       3°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
       
       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
       
       Il soutient qu'à la date de la décision de refus de titre de séjour, il vivait à Troyes où il réside avec son épouse et leurs sept enfants, comme cela résulte de la déclaration de revenus de l'année 2005, de l'attestation de la caisse d'assurance familiale et du relevé d'identité bancaire qu'il produit ; que, par suite, il devait bénéficier de plein droit d'un titre de séjour sur le fondement du 7° l'article L 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
       
       .............................................................................................................................................
       
       Vu les autres pièces du dossier ;
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
       
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
       
       Vu le code de justice administrative ;
       
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
       
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 13 mai 2008 :
       - le rapport de Mme Garrec, premier conseiller ;
       - et les conclusions de Mme Colrat, commissaire du gouvernement ;
       
       
       Sur les conclusions aux fins d'annulation :
       
       Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : « 1° - Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance - 2° - Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, où à la protection des droits et libertés d'autrui » ; qu'aux termes de l'article L. 313-11 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : « Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : (...) 7° A l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus » ;
       
       Considérant que si M. X, qui est entré en France en janvier 2004, fait valoir qu'il y vit avec son épouse en situation régulière et leurs enfants, il ne ressort pas des pièces du dossier que, compte tenu de la durée et des conditions de séjour en France de l'intéressé, qui n'a repris la vie commune avec son épouse qu'en octobre 2005 et qui peut, en outre, bénéficier de la d'une procédure de regroupement familial, le préfet du Val-d'Oise ait, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise ; qu'ainsi, il n'a méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; 
       
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande ;
       
       Sur les conclusions aux fins d'injonction : 
       
       Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions de M. X aux fins d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions susvisées ne peuvent également qu'être rejetées ; 
       
       Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
       
       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. X demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ; 
        
       
D E C I D E :
       
       Article 1er : La requête de M. X est rejetée.
       
       
N°07VE00735 
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**