# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 28 février 1973, 71-40.817, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006989529
**Date de décision:** 1973-02-28
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006989529

## Contenu de la décision

SUR LE SECOND MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1134 DU CODE CIVIL ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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 ATTENDU QUE LA SOCIETE REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR ACCORDE A ALLARD POUR UNE PERIODE COMMENCANT A COURIR LE 1ER OCTOBRE 1970 ET SE TERMINANT A L'EXPIRATION DU DELAI-CONGE, UNE INDEMNITE CALCULEE SUR UN SALAIRE COMPORTANT DES HEURES SUPPLEMENTAIRES A RAISON DE SEPT PAR SEMAINE, ALORS QUE LE MEME ARRET CONSTATE QUE LE DELAI-CONGE A EU POUR POINT DE DEPART LE 1ER NOVEMBRE, DE TELLE SORTE QUE POUR LA PERIODE SITUEE ENTRE LE 1ER OCTOBRE ET LE 1ER NOVEMBRE, ALLARD NE POUVAIT PRETENDRE A UNE INDEMNITE DE CETTE NATURE, MAIS DEVAIT RECEVOIR UN SALAIRE CORRESPONDANT AU MONTANT DES HEURES SUPPLEMENTAIRES QU'IL AURAIT EVENTUELLEMENT ACCOMPLIES DE FACON EFFECTIVE ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE, TANT DES MOTIFS DE L'ARRET ATTAQUE QUE DE CEUX DES PREMIERS JUGES QU'IL ADOPTE, QU'EN VERTU D'UN USAGE LOCAL LE DELAI DE PREAVIS NE PART QUE DU PREMIER JOUR DU MOIS SUIVANT LE CONGEDIEMENT ET QU'EN CONSEQUENCE LA PARTIE DU MOIS CONSECUTIVE AU CONGE N'EST PAS DECOMPTEE DANS LE DELAI DE PREAVIS ;<br>
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 QUE L'EXAMEN DES DERNIERES FICHES DE PAYE D'ALLARD REVELAIT, AINSI QUE LA SOCIETE LE RECONNAISSAIT, QU'IL AVAIT ETE REMUNERE POUR LES MOIS DE JUIN ET JUILLET 1970 SUR LA BASE DE 47 HEURES DE TRAVAIL PAR SEMAINE, ALORS QUE SON CONTRAT INITIAL N'AVAIT PREVU QU'UN HORAIRE HEBDOMADAIRE DE QUARANTE HEURES ;<br>
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 QUE CET HORAIRE DE 47 HEURES N'AVAIT PAS ETE MODIFIE ET QUE LA SOCIETE LUI AVAIT MEME PROPOSE UN NOUVEAU CONTRAT PREVOYANT 47 HEURES DE TRAVAIL HEBDOMADAIRE ;<br>
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QU'ELLE L'AVAIT ENSUITE LICENCIE LE 14 OCTOBRE 1970 ;<br>
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 QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS DESQUELLES IL RESULTAIT QUE LE DELAI-CONGE RESULTANT DU CONTRAT PRENAIT EFFET LE 1ER NOVEMBRE 1970 ET ALORS QUE L'INDEMNITE COMPENSATRICE DE PREAVIS DOIT, SAUF DISPOSITIONS CONTRAIRES PLUS FAVORABLES AU SALARIE, REPRESENTER EXACTEMENT LE SALAIRE QU'IL AURAIT PERCU S'IL ETAIT RESTE AU SERVICE DE SON EMPLOYEUR DURANT CETTE PERIODE, LES JUGES DU FOND ONT PU ESTIMER QU'IL N'Y AVAIT PAS LIEU DE REVENIR SUR LE SALAIRE CORRESPONDANT A LA DUREE NORMALE DE 47 HEURES DE TRAVAIL PAR SEMAINE ET QU'ILS ONT AINSI DONNE UNE BASE LEGALE A LEUR DECISION DE CONDAMNER LA SOCIETE A LUI PAYER SUR CE FONDEMENT UN COMPLEMENT DE REMUNERATION DU 1ER AU 14 OCTOBRE 1970 ET D'INDEMNITE COMPENSATRICE POUR LA PERIODE CONSECUTIVE AU TITRE DE PREAVIS ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LE SECOND MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE SECOND MOYEN : MAIS SUR LE PREMIER MOYEN : VU L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL ;<br>
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 ATTENDU QU'IL RESULTE DES MOTIFS DE LA SENTENCE PRUD'HOMALE ADOPTES PAR L'ARRET ATTAQUE, QU'ALLARD ETAIT ENTRE AU SERVICE DE LA SOCIETE POLY-SERVICE, ENTREPRISE DE TRAVAIL TEMPORAIRE, SELON CONTRAT DU 2 JANVIER 1970 ;<br>
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 QUE CET ENGAGEMENT PREVOYAIT QUE LE DELAI DE " PREAVIS EST FIXE A UN MOIS " ;<br>
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 QUE, POUR ECARTER CETTE DISPOSITION, LES JUGES DU FOND ONT RELEVE QUE L'INTERESSE AVAIT, SELON CE MEME CONTRAT, LA QUALITE DE CHEF DE SECTION DESSINATEUR AU COEFFICIENT 330 PREVU A LA CONVENTION COLLECTIVE METALLURGIQUE INDUSTRIELLE ;<br>
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 QUE SI CET ACCORD COLLECTIF NE S'IMPOSAIT PAS OBLIGATOIREMENT A L'EMPLOYEUR, LA COUR D'APPEL A ESTIME QU'IL RESSORTAIT DE SA MENTION LA COMMUNE INTENTION DES PARTIES DE FAIRE BENEFICIER L'INTERESSE DU DELAI-CONGE DE TROIS MOIS QUI Y ETAIT PREVU POUR LES EMPLOYES DE CETTE CATEGORIE, LA REFERENCE A CETTE CLASSIFICATION ET AU SALAIRE CORRESPONDANT ENTRAINANT NECESSAIREMENT LA DUREE DU PREAVIS QUI EN DECOULAIT ;<br>
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 QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LA CLAUSE DU CONTRAT FAISANT ETAT DE DISPOSITIONS DE LA CONVENTION COLLECTIVE NE CONCERNAIT QUE LE COEFFICIENT HIERARCHIQUE D'ALLARD, SANS VISER LES AUTRES DISPOSITIONS DE LADITE CONVENTION NON APPLICABLES A L'ENTREPRISE, ET ALORS QUE, PAR UNE X... CLAIRE ET NON SUSCEPTIBLE D'INTERPRETATION, LE DELAI-CONGE ETAIT EXPRESSEMENT FIXE A UN MOIS, L'ARRET A DENATURE LES CLAUSES DU CONTRAT ET, DE CE FAIT, VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE DU CHEF RELATIF A LA DUREE DU PREAVIS, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE, LE 28 SEPTEMBRE 1971 ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE LYON<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1965-10-20 Bulletin 1965 IV N.664 P.560 (REJET) ET LES ARRETS CITES. (1)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle REJET Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1134,Code du travail 1023
**ECLI:** 
**Résumé:** L'INDEMNITE COMPENSATRICE DE PREAVIS DOIT, SAUF DISPOSITIONS  CONTRAIRES PLUS FAVORABLES AU SALARIE, REPRESENTER EXACTEMENT LE  SALAIRE QU'IL AURAIT PERCU S'IL ETAIT RESTE AU SERVICE DE SON  EMPLOYEUR DURANT CETTE PERIODE.             DES LORS, IL NE SAURAIT ETRE FAIT GRIEF A UN ARRET D 'AVOIR CALCULE L'INDEMNITE DUE A UN EMPLOYE LICENCIE, SUR LA BASE DU  SALAIRE HEBDOMADAIRE COMPORTANT UN NOMBRE FIXE D'HEURES  SUPPLEMENTAIRES QU'IL TOUCHAIT ANTERIEUREMENT A SON CONGEDIEMENT.,LORSQUE LA CLAUSE D'UN CONTRAT DE TRAVAIL FAISANT ETAT DE  DISPOSITIONS D'UNE CONVENTION COLLECTIVE NE CONCERNE QUE LE  COEFFICIENT HIERARCHIQUE DU SALARIE, SANS VISER LES AUTRES  DISPOSITIONS DE LADITE CONVENTION NON APPLICABLE A L'ENTREPRISE ET  QUE, PAR UNE STIPULATION CLAIRE ET NON SUSCEPTIBLE D'INTERPRETATION,  LE DELAI-CONGE ETAIT EXPRESSEMENT FIXE A UN MOIS, ENCOURT LA  CASSATION POUR AVOIR DENATURE LES CLAUSES DU CONTRAT, L'ARRET QUI A  ESTIME QUE L'INTERESSE DEVAIT BENEFICIER DU DELAI-CONGE DE TROIS  MOIS PREVU PAR LA CONVENTION COLLECTIVE POUR LES EMPLOYES DE SA  CATEGORIE.
**Mots-clés:** 1) CONTRAT DE TRAVAIL - CONGEDIEMENT - INDEMNITES - DELAI-CONGE -  FIXATION - REMUNERATION TOTALE QUI AURAIT ETE PERCUE PENDANT LE  DELAI - HEURES SUPPLEMENTAIRES.,2) CONTRAT DE TRAVAIL - CONGEDIEMENT - DELAI-CONGE - DUREE -  CONVENTION COLLECTIVE - CONVENTION COLLECTIVE INAPPLICABLE - CLAUSE  DU CONTRAT S'Y AFFERANT - CLAUSE ETRANGERE A LA FIXATION DU  DELAI-CONGE.,* CONTRAT ET OBLIGATIONS - CLAUSES CLAIRES ET PRECISES -  DENATURATION - CONTRAT DE TRAVAIL - CONGEDIEMENT - DELAI-CONGE -  DUREE.