# Cour administrative d'appel de Nantes, 3e chambre, du 7 mai 1999, 98NT02138, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007532885
**Date de décision:** 1999-05-07
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nantes
**Formation:** 3E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007532885

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 18 août 1998, présentée par M. Bédé Patrice X..., demeurant ... ;<br>    M. X... demande à la Cour :<br>    1 ) d'annuler le jugement n 95-500 en date du 6 juillet 1998 par lequel le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 20 juin 1994 par laquelle le ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville a déclaré irrecevable sa demande de naturalisation ;<br>    2 ) d'annuler ladite décision pour excès de pouvoir ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code civil ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    La requérante ayant été régulièrement avertie du jour de l'audience,<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 9 avril 1999 :<br>    - le rapport de M. MILLET, premier conseiller,<br>    - et les conclusions de Mme JACQUIER, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 21-27 du code civil : " ... nul ne peut acquérir la nationalité française ou être réintégré dans cette nationalité ..., quelle que soit l'infraction considérée, s'il a été condamné à une peine égale ou supérieure à six mois d'emprisonnement, non assortie d'une mesure de sursis" ;<br>    Considérant qu'il est constant que M. X... a été condamné le 25 mars 1993 par la Cour d'appel de Paris à une peine d'un an d'emprisonnement, non assortie d'une mesure de sursis ; que cette condamnation entre dans le champ d'application des dispositions précitées ; qu'il n'est pas allégué que M. X... ait bénéficié à la date de la décision attaquée d'une mesure de réhabilitation ; qu'ainsi, sans que M. X... puisse utilement invoquer la durée de sa résidence en France, en dehors de toute clandestinité, le ministre était tenu de déclarer irrecevable sa demande de naturalisation ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2  : Le présent arrêt sera notifié à M. X... et au ministre de l'emploi et de la solidarité.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code civil 21-27
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 26-01-01-01-03 DROITS CIVILS ET INDIVIDUELS - ETAT DES PERSONNES - NATIONALITE - ACQUISITION DE LA NATIONALITE - NATURALISATION