# Cour administrative d'appel de Marseille, juge des reconduites, du 28 novembre 2005, 05MA00952, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007592824
**Date de décision:** 2005-11-28
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** JUGE DES RECONDUITES
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007592824

## Contenu de la décision

Vu le recours, enregistré le 22 avril 2005, présenté par le PREFET DU VAR  ; 
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       Le PREFET DU VAR demande à la Cour  :
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       1°) d'annuler le jugement n° 0404081 du 8 février 2005 par lequel le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Nice a annulé son arrêté en date du 4 août 2004 décidant la reconduite à la frontière de M. Fath Allah X, de nationalité marocaine  ; 
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       2°) de rejeter la demande présentée par M. X devant le président du Tribunal administratif de Nice  ; 
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       Vu les autres pièces du dossier  ;
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       Vu la décision du président de la cour administrative d'appel portant délégation pour l'exercice des compétences prévues par l'article R.776-19 du code de justice administrative  ; 
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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       Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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       Vu le code de justice administrative  ;
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ; 
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 21 octobre 2005  ;
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       - les observations de Me Oreggia, avocat de M. X  ;
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- et les conclusions de M. Louis, commissaire du gouvernement  ;
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       Sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'autre moyen soulevé par LE PREFET  :
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       Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 2° Si l'étranger s'est maintenu sur le territoire au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée sur le territoire sans être titulaire du premier titre de séjour régulièrement délivré (...)  ;
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité marocaine, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 28 janvier 2004, de la décision du PREFET DU VAR lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée  ;
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       Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  : 1º) Toute personne a droit au  respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance  ; 2º) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société  démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ;
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       Considérant que M. X soutient que l'arrêté en litige porte une atteinte excessive à sa vie privée et familiale  ; qu'il ressort toutefois de ses dires ainsi que des pièces du dossier qu'il est entré en France en 2000 à l'âge de 18 ans et est célibataire sans enfant  ; que par suite, alors même qu'il fait valoir que sa famille réside en France, la mesure attaquée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie familiale et privée une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette mesure a été prononcée  ; que par suite, le PREFET DU VAR est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Nice a accueilli le seul moyen invoqué devant lui et tiré de la méconnaissance par l'arrêté en litige des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ; 
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que le préfet est fondé à soutenir, que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Nice a annulé son arrêté de reconduite en date du 4 août 2004 prononcé à l'encontre de M. X  ;
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       D E C I D E
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     Article 1er  : Le jugement n° 0404081 en date du 8 février 2005 du magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Nice est annulé.
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     Article 2  : La demande présentée par M. X devant le Tribunal administratif de Nice est rejetée.
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     Article 3  : La présente décision sera notifiée  à M. Fath Allah X et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.
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Copie en sera adressée au PREFET DU VAR.
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05MA00952
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     		pr
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## Métadonnées

**Solution:** Satisfaction totale
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**