# Conseil d'Etat, Président de la sous-section, du 5 février 1996, 147592, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007882643
**Date de décision:** 1996-02-05
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SOUS-SECTION
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007882643

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 4 mai 1993 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par le PREFET DU VAL-D'OISE ; le PREFET DU VAL-D'OISE demande au président de la section du Contentieux du Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 1er avril 1993 par lequel le vice-président délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a annulé son arrêté du 24 mars 1993 ordonnant la reconduite à la frontière de M. Gaétan X... ;<br>    2°) de rejeter la demande présentée par M. X... devant ledit tribunal ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée, notamment par la loi du 2 août 1989, la loi du 10 janvier 1990 et la loi du 26 février 1992 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - les conclusions de M. Bonichot, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que le PREFET DU VAL-D'OISE fait appel du jugement par lequel le vice-président délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a annulé son arrêté du 24 mars 1993 ordonnant la reconduite à la frontière de M. Gaétan X... ;<br>    Mais considérant que par jugement du 31 mai 1994, le tribunal de grande instance de Pontoise a jugé que M. X... est français ; que toutefois le procureur de la république compétent a relevé appel de ce jugement ; que l'affaire est pendante devant la Cour d'Appel de Versailles ;<br>    Considérant que la solution du litige relatif à la légalité de l'arrêté préfectoral du 24 mars 1993 dépend de la réponse qui sera apportée à la question dont est saisie l'autorité judiciaire, de la nationalité de M. X... ; que, dans ces conditions, il y a lieu pour le Conseil d'Etat de surseoir à statuer jusqu'à ce que la Cour d'Appel de Versailles tranche en dernier ressort cette question ;<br>Article 1er : Il est sursis à statuer sur le recours du PREFET DU VAL-D'OISE jusqu'à ce que la Cour d'Appel de Versailles se soit prononcé sur la nationalité de M. Gaétan X.... Il appartiendra au PREFET DU VAL-D'OISE, dès que le jugement de la Cour d'Appel de Versailles sera rendu, de saisir à nouveau le Conseil d'Etat.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée au PREFET DU VAL-D'OISE, à M. Gaétan X... et au ministre de l'intérieur.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-03 ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.