# Cour de Cassation, Chambre MIXTE, du 27 février 1981, 79-90.757, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007059759
**Date de décision:** 1981-02-27
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_MIXTE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007059759

## Contenu de la décision

M Y... S'ETANT, EN SA QUALITE DE Z... DE LA LIQUIDATION DES BIENS DE LA SOCIETE SODIBAT, POURVU EN CASSATION CONTRE L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'APPEL D'ANGERS EN DATE DU 8 FEVRIER 1979 ; LA CHAMBRE CRIMINELLE DE LA COUR DE CASSATION, PAR ARRET DU 15 JANVIER 1980, A RENVOYE L'AFFAIRE DEVANT UNE CHAMBRE MIXTE. M LE PREMIER PRESIDENT A, PAR ORDONNANCE DU 29 FEVRIER 1980, DESIGNE LA DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, LA CHAMBRE COMMERCIALE ET LA CHAMBRE CRIMINELLE POUR COMPOSER LADITE CHAMBRE MIXTE.    LE DEMANDEUR INVOQUE, A L'APPUI DE SON POURVOI, LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION SUIVANT :<br>
    " VIOLATION DES ARTICLES 40 ET 42 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967, 55 DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1967, DU CODE DE PROCEDURE PENALE, ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE, EN CONFIRMANT LE JUGEMENT DE PREMIERE INSTANCE, TOUT EN DECLARANT IRRECEVABLE LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DE LA VICTIME, A DIT LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE SODIBAT REPRESENTEE PAR PATRICK Y... Z... DE LA LIQUIDATION DE BIENS, CIVILEMENT RESPONSABLE DE L'ANCIEN PREPOSE DE LA SOCIETE EN LIQUIDATION, ALORS QUE LES TEXTES SUSVISES S'OPPOSENT AUSSI BIEN A LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE D'UNE VICTIME QU'A LA CONDAMNATION DU Z... COMME CIVILEMENT RESPONSABLE ; QUE L'ARRET N'A PAS TIRE LES CONSEQUENCES LEGALES DE SES PROPRES CONSTATATIONS ET A ENTACHE SA DECISION DE CONTRADICTION DE MOTIFS".    CE MOYEN A ETE FORMULE DANS UN MEMOIRE DEPOSE AU SECRETARIAT-GREFFE DE LA COUR DE CASSATION PAR ME MARTIN-MARTINIERE, AVOCAT DE Y... ES-QUALITES DE Z... A LA LIQUIDATION DES BIENS DE LA SOCIETE SODIBAT. UN MEMOIRE EN DEFENSE A ETE PRODUIT PAR ME CALON, AVOCAT DE VIOT.<br>
   SUR QUOI, LA COUR, A L'AUDIENCE PUBLIQUE DE CE JOUR,    SUR LE RAPPORT DE M LE CONSEILLER PERDR    SUR LE RAPPORT DE M LE CONSEILLER PERDRIAU, LES OBSERVATIONS DE ME MARTIN-MARTINIERE, AVOCAT DE Y... ES-QUALITES, DE LA SOCIETE CIVILE PROFESSIONNELLE CALON ET GUIGUET, AVOCAT DE VIOT, LES CONCLUSIONS DE M TOUBAS, PREMIER AVOCAT GENERAL, ET APRES EN AVOIR DELIBERE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL.    SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE QUE VIOT, AGISSANT DANS L'EXERCICE DE SES FONCTIONS DE GERANT SALARIE DE LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE SODIBAT, DECLAREE DEPUIS LORS EN LIQUIDATION DES BIENS, X..., EN INFRACTION AUX PRESCRIPTIONS DE L'ARTICLE 45-1 DE LA LOI DU 16 JUILLET 1971, ACCEPTE DE RECEVOIR DE VAUDESCAL, ACHETEUR D'UNE MAISON EN CONSTRUCTION, LE VERSEMENT D'ACOMPTES SUPERIEURS A CEUX QUI ETAIENT LEGALEMENT EXIGIBLES : QU'IL A ETE DE CE FAIT RECONNU COUPABLE DU DELIT PREVU A L'ARTICLE 39 DE LADITE LOI ET QUE LA SOCIETE SODIBAT, REPRESENTEE PAR Y..., Z... DE LA LIQUIDATION DE SES BIENS, A ETE DECLAREE CIVILEMENT RESPONSABLE POUR LE PAIEMENT DES FRAIS ET DEPENS ;<br>
   ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR, TOUT EN PRONONCANT L'IRRECEVABILITE DE L'ACTION CIVILE DE VAUDESCAL, STATUE COMME ELLE L'A FAIT A L'EGARD DE LA SOCIETE SODIBAT, ALORS QUE LES ARTICLES 40 ET 42 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967 ET L'ARTICLE 55 DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1967 S'OPPOSERAIENT AUSSI BIEN "A LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE D'UNE VICTIME QU'A LA CONDAMNATION DU Z... COMME CIVILEMENT RESPONSABLE" ; QU'AINSI LA COUR D'APPEL N'AURAIT PAS TIRE LES CONSEQUENCES LEGALES DE SES PROPRES CONSTATATIONS ET AURAIT ENTACHE SA DECISION DE CONTRADICTION DE MOTIFS ;    MAIS ATTENDU QUE SI LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 55 DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1967 S'IMPOSENT AU JUGE REPRESSIF LORSQU'IL STATUE SUR L'ACTION CIVILE, ELLES SONT ETRANGERES A L'ACTION PUBLIQUE ET NE S'APPLIQUENT DONC PAS A LA CONDAMNATION AUX FRAIS ET DEPENS PREVUE PAR L'ARTICLE 473 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ; QU'EN CONSEQUENCE, LA COUR D'APPEL NE S'EST PAS CONTREDITE ET A FAIT L'EXACTE APPLICATION DES TEXTES SUSVISES ;    D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;    ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ;<br>
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   REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 8 FEVRIER 1979 PAR LA COUR D'APPEL D'ANGERS (2EME CHAMBRE CORRECTIONNELLE).<br>
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   CONDAMNE LE DEMANDEUR A L'AMENDE ET AUX DEPENS.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de procédure pénale 473,Décret 1967-12-22 ART. 55
**ECLI:** 
**Résumé:** Si les dispositions de l'article 55 du décret du 22 décembre 1967 s'imposent au juge répressif lorsqu'il statue sur l'action civile, elles sont étrangères à l'action publique et ne s'appliquent donc pas à la condamnation aux frais et dépens prévue par l'article 473 du Code de procédure pénale. Fait dès lors l'exacte application des textes susvisés, une cour d'appel qui déclare une SARL en liquidation de biens, représentée par son syndic, civilement responsable de son gérant salarié pour le payement des frais et dépens de l'action publique.
**Mots-clés:** FRAIS ET DEPENS - Condamnation - Civilement responsable - Société en liquidation de biens représentée par son syndic - Frais et dépens de l'action publique.,* FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - Civilement responsable - Société en liquidation de biens représentée par son syndic - Condamnation aux frais et dépens de l'action publique.,* RESPONSABILITE CIVILE - Civilement responsable - Société en liquidation de biens représentée par son syndic - Condamnation aux frais et dépens de l'action publique.