# Cour administrative d'appel de Paris, 3e chambre, du 28 février 1991, 89PA00756, mentionné aux tables du recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007426494
**Date de décision:** 1991-02-28
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Paris
**Formation:** 3E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007426494

## Contenu de la décision

<br>    VU l'ordonnance en date du 2 janvier 1989 par laquelle le président de la 8ème sous-section de la section du contentieux du Conseil d'Etat a transmis à la cour administrative d'appel de Paris, en application de l'article 17 du décret n° 88-906 du 2 septembre 1988, la requête présentée au Conseil d'Etat par M. de BEISTEGUI ;<br>    VU la requête présentée par M. de BEISTEGUI demeurant ... ; elle a été enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 6 mai 1988, M. de BEISTEGUI demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) de réformer le jugement n° 844787 du 4 février 1988 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle il a été assujetti au titre des années 1981 et 1982 en sa qualité de propriétaire du château de Groussay à Monfort-l'Amaury ;<br>    2°) de le décharger de l'imposition litigieuse ;<br>    VU les autres pièces du dossier ;<br>    VU le code général des impôts ;<br>    VU le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    VU la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu, au cours de l'audience du 14 février 1991 :<br>    - le rapport de M. GAYET, conseiller,<br>    - et les conclusions de M. BERNAULT, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 1503 du code général des impôts :  "I - le représentant de l'administration et la commission communale des impôts directs dressent la liste des locaux de référence visée à l'article 1496, déterminent leur surface pondérée et établissent les tarifs d'évaluation correspondants ... le service des impôts procède à l'harmonisation des éléments d'évaluation ... il les notifie au maire qui doit, dans un délai de cinq jours, les afficher à la mairie ...  II - dans les trois mois qui suivent l'affichage, ces éléments peuvent être contestés ... par les propriétaires ..."  ;<br>    Considérant que le château que possède M. de BEISTEGUI à Groussay, dans la commune de Monfort-l'Amaury et pour lequel il est imposé à la taxe foncière sur les propriétés bâties constitue en l'espèce un des locaux de référence de la commune ; que la contestation de sa valeur locative conduit nécessairement à remettre en cause le tarif d'évaluation retenu au niveau communal ;<br>    Considérant que le requérant conteste la valeur locative au mètre carré attribuée à son immeuble, soit 78 F ; que ces conclusions ne sont pas recevables, faute d'avoir été présentées dans le délai et les formes prévus à l'article 1503 II précité ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. de BEISTEGUI n'est pas fondé à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande ;<br>Article 1er : La requête de M. de BEISTEGUI est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** CGI 1503 par. II
**ECLI:** 
**Résumé:** 19-03-03-01          La contestation de la valeur locative au mètre carré attribuée à un local de référence implique nécessairement la remise en cause du tarif communal d'évaluation. Dès lors, le propriétaire du bien en cause n'est pas recevable à contester cette valeur locative au mètre carré après l'expiration du délai prévu à l'article 1503 II du code général des impôts.
**Mots-clés:** 19-03-03-01 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOSITIONS LOCALES AINSI QUE TAXES ASSIMILEES ET REDEVANCES - TAXES FONCIERES - TAXE FONCIERE SUR LES PROPRIETES BATIES -Détermination de la valeur locative - Détermination par comparaison - Contestation de la valeur locative d'un local de référence - Conditions de recevabilité - (article 1503 II du C.G.I.).