# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 28 février 1973, 72-10.755, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988726
**Date de décision:** 1973-02-28
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988726

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 18, ALINEA 1ER, DU DECRET-LOI DU 17 JUIN 1938 ;<br>
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 ATTENDU QU'EN VERTU DE CE TEXTE, LA PENSION POUR ACCIDENT PROFESSIONNEL MARITIME PEUT ETRE REVISEE POUR AUGMENTATION OU REDUCTION DU TAUX D'INVALIDITE, SUR DEMANDE DE L'INTERESSE OU SUR L'INITIATIVE DE L'ADMINISTRATION FORMEE OU PRISE DANS UN DELAI DE CINQ ANS A COMPTER DE LA DECISION DE CONCESSION ;<br>
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 ATTENDU QUE BOIZON QUI, A LA SUITE D'UN ACCIDENT DU TRAVAIL MARITIME QUI LUI ETAIT SURVENU LE 14 JUILLET 1961, S'ETAIT VU CONCEDER UNE PENSION D'INVALIDITE PAR ARRETE DU 19 FEVRIER 1963, A FORME POSTERIEUREMENT AU 19 FEVRIER 1968 UNE DEMANDE DE REVISION FONDEE SUR L'AGGRAVATION DE SON ETAT ;<br>
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 QUE POUR ECARTER LA FIN DE NON-RECEVOIR TIREE DE LA FORCLUSION OPPOSEE PAR L'ETABLISSEMENT NATIONAL DES INVALIDES DE LA MARINE, L'ARRET ATTAQUE A RETENU QUE L'ETAT DE L'INTERESSE AVAIT FAIT L'OBJET D'UNE " MODIFICATION PROGRESSIVE " QUI N'AVAIT ETE " DEFINITIVEMENT REALISEE " QU'APRES L'EXPIRATION DU DELAI DE CINQ ANS, DE TELLE SORTE QU'IL AVAIT ETE IMPOSSIBLE D'EVALUER, PENDANT CE DELAI, LE TAUX DE L'INVALIDITE ;<br>
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 QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LA DEMANDE DE REVISION DE LA PENSION FONDEE SUR L'AUGMENTATION DU TAUX D'INVALIDITE DEVAIT ETRE INTRODUITE, A PEINE DE DECHEANCE DANS LE DELAI DE CINQ ANS PARTANT DU JOUR DE LA DECISION DE CONCESSION ET QUE, DES LORS, LA DEMANDE FORMEE PAR BOIZON APRES L'EXPIRATION DUDIT DELAI ETAIT ATTEINTE PAR LA FORCLUSION, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 14 JANVIER 1972, PAR LA COUR D'APPEL DE RENNES ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE CAEN<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1966-06-15 Bulletin 1966 IV N. 600 P. 500 (REJET ) CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1969-07-22 Bulletin 1969 V N. 500 P. 416 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret-loi  1938-06-17 ART. 18 AL. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** EN VERTU DE L'ARTICLE 18 ALINEA 1ER DU DECRET-LOI DU 17 JUIN  1938, LA PENSION POUR ACCIDENT PROFESSIONNEL MARITIME PEUT ETRE  REVISEE POUR AUGMENTATION OU REDUCTION DU TAUX D'INVALIDITE, SUR  DEMANDE DE L'INTERESSE OU SUR L'INITIATIVE DE L'ADMINISTRATION  FORMEE OU PRISE DANS UN DELAI DE CINQ ANS A COMPTER DE LA DECISION  DE CONCESSION.            CE DELAI EST PREVU A PEINE DE DECHEANCE ET  LA DEMANDE EN REVISION INTRODUITE APRES SON EXPIRATION EST ATTEINTE  PAR LA FORCLUSION.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE REGIMES SPECIAUX - MARINS - ACCIDENT DU TRAVAIL -  REVISION - DELAI - INOBSERVATION - DECHEANCE.