# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 20 mai 2005, 270982, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008234832
**Date de décision:** 2005-05-20
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008234832

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 9 août 2004, présentée par Mme X... A épouse B demeurant ...  ; Mme A épouse B demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 12 mai 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 8 avril 2004 du préfet du Val-d'Oise décidant sa reconduite à la frontière  ;  
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                2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ; 
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - les conclusions de Mme Emmanuelle Prada Bordenave, Commissaire du gouvernement  ;
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<br>Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée en vigueur à la date de l'arrêté attaqué  :  Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (... ) 3° Si l'étranger, auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour  a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait   ;  
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que le préfet du Val-d'Oise a refusé à Mme A épouse B, de nationalité algérienne, par une décision en date du 3 février 2004, notifiée à l'intéressé le 6 février 2004, la délivrance d'un titre de séjour  ; que, par suite, Mme A épouse B, qui s'était maintenue sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la notification de cette décision, se trouvait dans le cas où le préfet peut décider la reconduite à la frontière d'un étranger sur le fondement des dispositions précitées de l'ordonnance du 2 novembre 1945  ;
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                Considérant que Mme A épouse B avait demandé la délivrance d'un titre de séjour dans le but, notamment, d'assister sa mère en raison de l'état de santé de cette dernière  ; que, par un avis en date du 2 juillet 2003, le médecin inspecteur de santé publique du département du Val-d'Oise a examiné l'état de santé de la mère de Mme A épouse B  ; qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait que l'examen de l'état de santé de la mère de la requérante fasse l'objet d'un examen contradictoire  ; que les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peuvent être utilement invoquées à l'encontre d'une décision de refus de séjour  ;
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                Considérant que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France  ; qu'ainsi, en examinant la demande de titre de séjour présentée par Mme A épouse B au regard des stipulations de l'accord franco-algérien et non pas des dispositions du 7° de l'article 12 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945, le préfet du Val-d'Oise n'a pas entaché sa décision d'illégalité  ;  
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                Considérant que si Mme A épouse B fait valoir qu'elle est entrée pour la première fois en France avec sa famille à l'âge d'un an, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée, âgée de quarante deux ans à la date de l'arrêté attaqué et qui n'allègue pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine, a vécu en Algérie de 1983 à 2003  ; qu'il n'est pas établi que l'état de santé de sa mère nécessite son séjour en France  ; qu'ainsi le préfet du Val-d'Oise n'a pas, en décidant la reconduite à la frontière de Mme A épouse B, porté au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cette mesure a été prise  ; que, par suite, Mme A épouse B n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté décidant sa reconduite à la frontière aurait été pris en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ; 
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme A épouse B n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, qui est suffisamment motivé, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 8 avril 2004 décidant sa reconduite à la frontière  ; 
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Article 1er  : La requête de Mme A épouse B est rejetée.
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Article 2  : La présente décision sera notifiée à  Mme X... A épouse B, au préfet du Val-d'Oise et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**