# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 3 mai 1974, 73-10.667, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991914
**Date de décision:** 1974-05-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991914

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE QUE DAME X..., VEUVE D'UN " CADRE " DE LA SOCIETE SETA, ASSIGNA CETTE SOCIETE ET LA COMPAGNIE GENERALE DE REASSURANCE VIE, DEVENUE LES ASSURANCES NATIONALES, POUR VOIR CONDAMNER L'UNE OU L'AUTRE A LUI PAYER L'INDEMNITE A LAQUELLE ELLE PRETENDAIT EN RAISON DU DECES DE SON MARI;<br>
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 QU'UN JUGEMENT CONDAMNA LA COMPAGNIE D'ASSURANCES A PAYER CETTE INDEMNITE;<br>
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 QUE, SUR APPEL DE CETTE COMPAGNIE, L'ARRET INFIRMA LE JUGEMENT AU MOTIF QUE LE CONTRAT D'ASSURANCE AVAIT ETE RESILIE AVANT LE DECES POUR NON-PAIEMENT DES PRIMES PAR LA SETA ET DECLARA QUE, FAUTE D'APPEL PROVOQUE CONTRE LA SETA, VEUVE MARECHAL.DEVAIT ETRE DEBOUTEE DE SA DEMANDE;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS, D'UNE PART, QUE VEUVE MARECHAL.AVAIT PU ESTIMER NE PAS DEVOIR INTERJETER APPEL D'UNE DECISION QUI LUI DONNAIT SATISFACTION ET ALORS, D'AUTRE PART QU'A DEFAUT D'APPEL EVENTUEL, LES JUGES D'APPEL DONT LA DECISION AVAIT FAIT NAITRE UN INTERET NOUVEAU A INTERJETER APPEL, NE POUVAIENT QUE RENVOYER LA CAUSE POUR PERMETTRE A VEUVE MARECHAL.DE REGULARISER EN CE SENS SES ECRITURES, CE QU'ILS N'AURAIENT PU REFUSER SANS CONTRADICTION, LA CONDAMNATION DE LA SETA AYANT ETE SOLLICITEE DEVANT LES PREMIERS JUGES ET SE TROUVANT AINSI, DU FAIT DE LA DEMANDE DE CONFIRMATION, SOUMISE IMPLICITEMENT, MAIS NECESSAIREMENT, A LA COUR D'APPEL;<br>
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 MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DES ARTICLES 82, ALINEA 2 ET 470 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, APPLICABLES A LA CAUSE, QUE LA COUR D'APPEL NE PEUT STATUER QUE SUR LES CONCLUSIONS DEPOSEES PAR LES PARTIES;<br>
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 QU'A DEFAUT PAR VEUVE MARECHAL.D'AVOIR USE SOUS CETTE FORME DE LA FACULTE A ELLE OUVERTE PAR L'ARTICLE 445-3 DU MEME CODE D'INTERJETER UN APPEL PROVOQUE ET D'AVOIR CONCLU CONTRE LA SETA, LA COUR D'APPEL N'ETAIT PAS SAISIE D'UNE DEMANDE CONTRE CETTE SOCIETE, ET N'AVAIT PAS LE POUVOIR DE PROVOQUER SA MISE EN CAUSE;<br>
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QUE L'ARRET ATTAQUE N'ENCOURT, DES LORS, AUCUNE DES CRITIQUES DU POURVOI;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 23 MAI 1972 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de procédure civile 445-3,Code de procédure civile 470,Code de procédure civile 82 AL. 2
**ECLI:** 
**Résumé:** SELON LES ARTICLES 82 ALINEA 2 ET 470 DU CODE DE PROCEDURE  CIVILE, LA COUR D'APPEL NE PEUT STATUER QUE SUR LES CONCLUSIONS  DEPOSEES PAR LES PARTIES.                       A DEFAUT PAR UNE PARTIE D'AVOIR USE, SOUS CETTE  FORME, DE LA FACULTE A ELLE OUVERTE PAR L'ARTICLE 445-3 DU MEME CODE , D'INTERJETER UN APPEL PROVOQUE ET DE CONCLURE CONTRE UNE PARTIE,  LES JUGES DU SECOND DEGRE NE SONT PAS SAISIS D'UNE DEMANDE CONTRE  CETTE PARTIE ET N'ONT PAS LE POUVOIR DE PROVOQUER SA MISE EN CAUSE.                    AINSI LA VEUVE D'UN "CADRE" QUI EN PREMIERE  INSTANCE A CONCLU A LA CONDAMNATION DE L'EMPLOYEUR DE SON MARI ET DE  SON ASSUREUR AU PAYEMENT DU CAPITAL.DECES ET A OBTENU LA  CONDAMNATION DE L'ASSUREUR, NE PEUT REPROCHER AUX JUGES DU SECOND  DEGRE D'AVOIR - SUR L'APPEL DE L'ASSUREUR ET SANS RENVOYER LA CAUSE  POUR LUI PERMETTRE DE REGULARISER SES ECRITURES - INFIRME CETTE  DECISION AU MOTIF QUE LE CONTRAT AVAIT ETE RESILIE AVANT LE DECES  POUR NON PAYEMENT DES PRIMES PAR L'EMPLOYEUR DES LORS QU'ELLE N'A  PAS FORME UN APPEL PROVOQUE ET S'EST BORNE A CONCLURE A LA  CONFIRMATION DU JUGEMENT.
**Mots-clés:** PROCEDURE CIVILE - DEMANDE - FORME - CONCLUSIONS - INTIME NE  FORMANT PAS D'APPEL PROVOQUE CONTRE UNE AUTRE PARTIE.,* ASSURANCE DE PERSONNES - ASSURANCE VIE - INDEMNITE - CAPITAL.  DECES SOUSCRIT POUR UN EMPLOYE - CONTRAT RESILIE AVANT DECES POUR  NON PAYEMENT DES PRIMES - ACTION DE LA VEUVE CONTRE L'ASSUREUR -  OMISSION D'APPELER CONTRE L'EMPLOYEUR - EFFET.,* APPEL CIVIL - APPEL PROVOQUE PAR L'APPEL PRINCIPAL.- DEFAUT -  EFFETS.,* APPEL CIVIL - APPEL PROVOQUE PAR L'APPEL PRINCIPAL.- FORME -  CONCLUSIONS - NECESSITE.,* JUGEMENTS ET ARRETS - CONCLUSIONS D'APPEL - CONCLUSIONS DE  CONFIRMATION - PORTEE - MISE HORS DE CAUSE D'UN DEFENSEUR EN  PREMIERE INSTANCE.