# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 2e chambre, du 3 mai 2000, 97BX01680, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007495699
**Date de décision:** 2000-05-03
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 2E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007495699

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée au greffe de la cour le 28 août 1997, présentée pour Mme Liliane X..., divorcée de M. Z..., domiciliée ... (Gers) ;<br>    Mme X... demande à la cour :<br>    - d'annuler le jugement du 2 juillet 1997 par lequel le tribunal administratif de Pau a rejeté ses conclusions à fin d'indemnité dirigées contre le syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable de Marciac à la suite de la décision de son président en date du 9 janvier 1996 la radiant des cadres ;<br>    - de condamner ledit syndicat à lui verser une indemnité de 55 620 F avec les intérêts de droit à compter de la demande initiale, et une somme de 5 000 F au titre de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n? 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;<br>    Vu le décret n? 91-298 du 20 mars 1991 modifié portant dispositions statutaires applicables aux fonctionnaires territoriaux nommés dans les emplois permanents à temps non complet ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n? 87-1127 du 31 décembre 1987 modifiée ;<br>    Vu le décret n? 92-245 du 17 mars 1992 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 27 mars 2000 :<br>    - le rapport de Mlle ROCA, rapporteur ;<br>    - et les conclusions de M. CHEMIN, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 30 du décret n? 91-298 du 20 mars 1991 susvisé :  "Lorsqu'il est décidé de modifier, soit en hausse, soit en baisse, le nombre d'heures de service hebdomadaire afférent à un emploi permanent à temps non complet, cette modification est assimilée à la suppression d'un emploi comportant un temps de service égal. Le fonctionnaire peut refuser cette transformation. Dans ce cas, ainsi que dans le cas où l'emploi a été supprimé, il perçoit une indemnité d'un montant égal à un mois de traitement par annuité de services effectifs. Il est majoré de 10 % en faveur du fonctionnaire qui a atteint l'âge de cinquante ans. Le montant de l'indemnité ne peut être ni inférieur à un mois ni supérieur à dix-huit mois de traitement." ;<br>    Considérant que Mme X..., agent administratif territorial à temps incomplet du syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable de Marciac, radiée des cadres à compter du 12 janvier 1996, demande que ledit syndicat soit condamné à lui verser une indemnité de 55 620 F en application des dispositions ci-dessus rappelées ; qu'il résulte de l'instruction qu'à supposer que l'article 30 précité soit applicable à la situation de Mme X..., les conditions exigées pour bénéficier d'une indemnité ne sont pas réunies en l'espèce ; qu'en effet, il ressort de la lettre adressée par le président du syndicat à Y... BLAISE le 26 octobre 1995 que la durée de service hebdomadaire accompli par celle-ci, égale à quinze heures, n'a pas été modifiée à l'occasion de la mise en place à compter du 1er janvier 1996 de nouveaux horaires de service ; que la circonstance que ces nouveaux horaires ne permettaient pas à l'intéressée de poursuivre l'activité qu'elle exerçait auprès d'un organisme privé est inopérante ; que Mme X... n'est, dès lors, pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Pau a rejeté sa demande ;<br>    Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel :<br>    Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que le syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable de Marciac qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser à Mme X... une somme au titre des frais qu'elle a engagés non compris dans les dépens ;<br>Article 1er : La requête de Mme X... est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel L8-1,Décret 91-298 1991-03-20 art. 30
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 36-10-09 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - CESSATION DE FONCTIONS - RADIATION DES CADRES,60-01-02-02 RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE - FAITS SUSCEPTIBLES OU NON D'OUVRIR UNE ACTION EN RESPONSABILITE - FONDEMENT DE LA RESPONSABILITE - RESPONSABILITE POUR FAUTE