# Cour Administrative d'Appel de Paris, 2ème chambre , 13/10/2009, 09PA00577, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021219196
**Date de décision:** 2009-10-13
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Paris
**Formation:** 2ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021219196

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 3 février 2009, présentée pour Mme Ecaterina HARABACIU épouse  demeurant ...), par Me Pouly ; Mme  demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0810425/5 en date du 29 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 1er avril 2008 par lequel le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai d'un mois et a fixé le pays de destination ;<br>
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       2°) de prononcer l'annulation demandée ;<br>
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       3°) d'enjoindre le préfet de police de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de trois mois de la notification de l'arrêt sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la loi no 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 23 septembre 2009 :<br>
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       - le rapport de M. Magnard, rapporteur,<br>
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       - les conclusions de Mme Versol, rapporteur public,<br>
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       - et les observations de Me Pouly pour Mme  ; <br>
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       Considérant que, par la présente requête, Mme , de nationalité moldave, conteste le jugement en date du 29 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 1er avril 2008 par lequel le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai d'un mois et a fixé le pays de destination ;<br>
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       Sur les conclusions aux fins d'annulation :<br>
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       En ce qui concerne la décision de refus de séjour :<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui.  ; qu'aux termes de l'article L.313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile susvisé :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  est délivrée de plein droit : (...)7º A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République.   ; que Mme  est entrée sur le territoire français en 2002 à l'âge de 42 ans ; que si elle vit en France avec son époux et ses deux enfants nés en 1985 et 1986, il ressort des pièces du dossier que le couple se trouve en situation irrégulière sur le territoire et que l'époux de la requérante ainsi qu'un de ses fils ont, respectivement, fait l'objet  d'une invitation à quitter le territoire et d'un arrêté de reconduite à la frontière ;  qu'ainsi, et alors même que l'autre de ses fils réside régulièrement sur le territoire français, qu'elle prend des cours de français et qu'elle bénéficierait d'une promesse d'embauche et compte tenu de la durée et des conditions de séjour en France de l'intéressée, la décision attaquée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a donc pas méconnu les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :<br>
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       Considérant que pour les mêmes motifs, et dans les circonstances de l'espèce, l'obligation faite à Mme  de quitter le territoire ne saurait être regardée comme entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme  n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande ;<br>
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       Sur les conclusions aux fins d'injonction :<br>
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       Considérant que le présent arrêt qui rejette les conclusions à fin d'annulation de Mme  ne nécessite aucune mesure d'exécution ; que par suite, ses conclusions aux fins d'injonction tendant à ce que la cour ordonne la délivrance d'un titre de séjour doivent être rejetées ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que Mme  demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
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D E C I D E :<br>
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Article 1er: La requête de Mme  est rejetée.<br>
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N° 09PA00577<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**