# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 28 avril 1980, 78-14.547, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007004659
**Date de décision:** 1980-04-28
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007004659

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN :<br>
    ATTENDU QUE LE TRESORIER PRINCIPAL DE TOURS REPROCHE AU JUGEMENT ATTAQUE D'AVOIR ORDONNE LA MAINLEVEE DES SAISIES-ARRETS PAR LUI FAITES ENTRE LES MAINS DE LA C AISSE D'ALLOCATIONS FAMILIALES D'INDRE-T-LOIRE POUR OBTENIR PAIEMENT DU PRIX DES REPAS SERVIS AUX ENFANTS DES SAISIS A LA CANTINE DU SERVICE MUNICIPAL DE TOURS, AU MOTIF QUE LA PROCEDURE SPECIALE DE SAISIE-ARRET PREVUE AUX ARTICLES L. 145-1 ET R. 145-1 ET SUIVANTS DU CODE DU TRAVAIL ETAIT INAPPLICABLE, ALORS QU'AUCUN TEXTE N'ECARTE LE RECOUVREMENT DES ALLOCATIONS FAMILIALES DES DISPOSITIONS COMMUNES AU DROIT DU TRAVAIL ;<br>
   MAIS ATTENDU QUE, SELON L'ARTICLE L. 145-1 DU CODE DU TRAVAIL, LA SAISIE-ARRET SPECIALE QU'IL INSTITUE NE VISE QUE LES SOMMES DUES A TITRE DE REMUNERATION, COMPRENANT LE SALAIRE ET SES ACCESSOIRES, A L'EXCEPTION DES ALLOCATIONS OU INDEMNITES POUR CHARGES DE FAMILLE ; QU'AINSI EN DECLARANT CETTE PROCEDURE INAPPLICABLE A LA SAISIE-ARRET DES ALLOCATIONS FAMILIALES, QUI NE CONSTITUENT PAS DES REMUNERATIONS, LE TRIBUNAL D'INSTANCE A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;    D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN EST MAL FONDE ;<br>
<br>
   SUR LE SECOND MOYEN :<br>
    ATTENDU QU'IL RESULTE DU REJET DU PREMIER MOYEN QUE LA PROCEDURE SUIVIE PAR LE TRESORIER PRINCIPAL DE TOURS ETAIT IRREGULIERE ; QUE, DES LORS, LA DECISION ATTAQUEE, DONT LE DISPOSITIF EST JUSTIFIE PAR CE SEUL MOTIF, NE SAURAIT ETRE ATTEINTE PAR LES CRITIQUES DU POURVOI DIRIGEES CONTRE LES MOTIFS SURABONDANTS CONCERNANT LE FOND DU DROIT ;    D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN EST IRRECEVABLE ;<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 14 JUIN 1978 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE TOURS.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1977-10-11 Bulletin 1977 IV N. 224 (2) p. 190 (REJET). (2)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** (1),Code du travail 145-1
**ECLI:** 
**Résumé:** Selon l'article L 145-1 du Code du travail la saisie spéciale qu'il institue ne vise que les sommes dues à titre de rémunération, comprenant le salaire et ses accessoires, à l'exception des allocations ou indemnités pour charges de famille.          Cette procédure est donc inapplicable à la saisie arrêt des allocations familiales qui ne constituent pas des rémunérations.,Une décision qui retient à juste titre l'irrégularité d'une procédure de saisie arrêt ne saurait être atteinte par les critiques du pourvoi dirigées contre les motifs surabondants concernant le fond du droit.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE PRESTATIONS FAMILIALES - Allocations familiales - Insaisissabilité - Article L 145-1 du Code du travail - Application (non).,* CONTRAT DE TRAVAIL - Salaire - Saisie arrêt - Article L 145-1 du Code du travail - Domaine d'application - Allocations familiales (non).,* SAISIE ARRET - Salaire - Procédure - Article L 145-1 du Code du travail - Domaine d'application - Allocations familiales (non).,2) CASSATION - Moyen - Motifs de la décision attaquée - Motif surabondant - Motif tiré du fond du litige - Décision constatant l'irrégularité de la procédure.