# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 25 janvier 1965, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006967912
**Date de décision:** 1965-01-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006967912

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUXIEME ET QUATRIEME BRANCHES : <br>ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE QUE LA SOCIETE COOPERATIVE BELLEVUE A DONNE MANDAT A L'ASSOCIATION BATICOOP DE FAIRE CONSTRUIRE DIVERS IMMEUBLES MOYENNANT UNE REMUNERATION DE 2, 25 % SUR LE MONTANT DES TRAVAUX, ET QUE L'ASSOCIATION BATICOOP A, ELLE-MEME, CHARGE SON DELEGUE REGIONAL, X..., DE MENER LES OPERATIONS ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES ; <br>QUE, POUR FAIRE FACE A DES DIFFICULTES DE CREDIT, X... A FAIT APPEL AU CONCOURS DE Y... QUI SERVANT D'INTERMEDIAIRE DANS L'ACHAT DE MARCHANDISES, PRELEVA UN SUPPLEMENT DE PRIX DE 3 MILLIONS D'ANCIENS FRANCS. ATTENDU QUE LA SOCIETE BELLEVUE ASSIGNA EN DOMMAGES-INTERETS Y... ET L'ASSOCIATION BATICOOP, TANDIS QUE CETTE DERNIERE APPELAIT EN GARANTIE Y... ET X... ; <br>
<br>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE, D'UNE PART, D'AVOIR FAIT DROIT A LA DEMANDE FORMEE CONTRE L'ASSOCIATION BATICOOP, SANS CARACTERISER LEGALEMENT LA FAUTE COMMISE PAR ELLE ET PAR SON DELEGUE, ET APRES AVOIR CEPENDANT ADMIS QUE LA FACTURE PAYEE A Y... N'ETAIT PAS ABUSIVE NI ILLICITE ET QU'IL ETAIT ABSOLUMENT INDISPENSABLE DE FAIRE APPEL A UN TIERS, ET, D'AUTRE PART, DE N'AVOIR PAS DONNE UNE BASE LEGALE A SON CALCUL DES SOMMES MISES A LA CHARGE DE L'ASSOCIATION ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, APRES AVOIR RETENU " QUE LES RELATIONS JURIDIQUES UNISSANT BELLEVUE ET BATICOOP SONT CELLES DU MANDAT, ET DU MANDAT SUBSTITUE, EN CE QUI CONCERNE X... ", ET " QU'EN PRINCIPE, LE MANDATAIRE DOIT AUX INTERETS DU MANDANT LES SOINS D'UN BON PERE DE FAMILLE DANS LE CADRE DU MANDAT RECU ", RELEVE " QUE BATICOOP ET SON DELEGUE NE POUVAIENT ACCEPTER UNE PRISE DE BENEFICE DONT LE TAUX ABUSIF TOMBE SOUS LE SENS AU POINT QU'IL EST RECONNU PAR X... LUI-MEME ", QUE, NOTAMMENT, LA REMUNERATION NORMALE D'UN TIERS DANS CE GENRE D'OPERATION " NE POUVAIT EXCEDER LE DOUBLE DU TAUX D'ESCOMPTE DE LA BANQUE DE FRANCE, ALORS QU'IL A ATTEINT EN L'ESPECE 70 % " ; <br>
<br>QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS, LA COUR D'APPEL, TOUT EN ESTIMANT QUE L'ACTION PRINCIPALE DIRIGEE PAR LA SOCIETE BELLEVUE CONTRE Y... ETAIT MAL FONDEE EN RAISON DES RAPPORTS JURIDIQUES L'UNISSANT A CE COMMERCANT, A PU DECIDER, SANS SE CONTREDIRE, " QUE L'ATTITUDE DE BATICOOP EST FAUTIVE ET GENERATRICE DE DOMMAGES-INTERETS " ; <br>
<br>ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE LA COUR D'APPEL, APRES AVOIR RELEVE QUE " LE TAUX DES AGIOS NE POUVAIT EN AUCUNE HYPOTHESE DEPASSER 10 % ", N'A FAIT QU'USER DE SON POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION EN FIXANT A LA SOMME DE 2. 555. 798 ANCIENS FRANCS LE MONTANT DES DOMMAGES-INTERETS QUE L'ASSOCIATION BATICOOP DEVRA PAYER A LA SOCIETE BELLEVUE ; <br>
<br>QUE LE MOYEN, PRIS EN SES DEUXIEME ET QUATRIEME BRANCHES, NE SAURAIT, EN CONSEQUENCE, ETRE ACCUEILLI ; <br>
<br>SUR LA TROISIEME BRANCHE : ATTENDU QU'IL EST ENCORE REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR DECLARE L'ASSOCIATION BATICOOP RESPONSABLE, SANS STATUER IMMEDIATEMENT SUR L'APPEL EN GARANTIE QU'ELLE AVAIT DIRIGE CONTRE SON DELEGUE X... ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE, APRES AVOIR RELEVE QUE X... OPPOSE A L'ACTION RECURSOIRE FORMEE CONTRE LUI DIVERS MOYENS, ET CONSTATE QUE, SUR CES POINTS, LES PARTIES, QUI ONT ECHANGE DES NOTES EN DELIBERE, SONT CONTRAIRES ET QU'UN DEBAT S'IMPOSE " AVEC PRODUCTION DES DOCUMENTS ETABLIS A L'OCCASION DE LA CESSATION DES FONCTIONS DE X... ", N'A FAIT QU'USER DE SES POUVOIRS, DANS L'INTERET D'UNE BONNE ADMINISTRATION DE LA JUSTICE, EN ORDONNANT LA REOUVERTURE DES DEBATS A UNE PROCHAINE AUDIENCE SUR LES POINTS CONTESTES ; <br>
<br>QUE CE GRIEF, COMME LES PRECEDENTS N'EST DONC PAS FONDE ; <br>
<br>REJETTE LE MOYEN PRIS EN SES DEUXIEME, TROISIEME ET QUATRIEME BRANCHES ; <br>
<br>MAIS SUR LA PREMIERE BRANCHE DU MOYEN : VU L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 ; <br>
<br>ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A MIS HORS DE CAUSE Y..., SANS PRECISER LES MOTIFS QUI L'ONT CONDUITE A DEBOUTER L'ASSOCIATION BATICOOP DE L'ACTION EN GARANTIE QU'ELLE AVAIT FORMEE CONTRE CE DERNIER ; <br>
<br>QU'EN CONSEQUENCE, ELLE N'A PAS SATISFAIT AUX EXIGENCES DU TEXTE SUSVISE ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE MAIS SEULEMENT DANS LA LIMITE DU GRIEF AINSI FORMULE, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER LE 28 JUIN 1961 ; <br>
<br>REMET EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE NIMES. NO 62-10. 132. ASSOCIATION BATICOOP C / SOCIETE BELLEVUE ET AUTRES. PRESIDENT : M. BLIN.- RAPPORTEUR : M. VOULET.- AVOCAT GENERAL : M. LINDON.- AVOCATS : MM. LANDOUSY, TALAMON ET COUTARD.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION PARTIELLE.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° SAISIE D'UNE ACTION EN DOMMAGES-INTERETS FORMEE PAR UN MANDAT CONTRE SON MANDATAIRE CHARGE DE FAIRE CONSTRUIRE DIVERS IMMEUBLES, ET RETENANT " QU'EN PRINCIPE, LE MANDATAIRE DOIT AUX INTERETS DU MANDAT LES SOINS D'UN BON PERE DE FAMILLE DANS LE CADRE DU MANDAT RECU ", LA COUR D'APPEL PEUT ESTIMER FAUTIVE L'ATTITUDE DU MANDATAIRE, QUI, AYANT FAIT APPEL AU CONCOURS D'UN INTERMEDIAIRE DANS L'ACHAT DE MARCHANDISES, A ACCEPTE, DE LA PART DE CELUI-CI, UNE PRISE DE BENEFICE A UN TAUX ABUSIF.,2° ON NE SAURAIT FAIRE GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR FAIT DROIT A UNE DEMANDE PRINCIPALE EN DOMMAGES-INTERETS, SANS STATUER IMMEDIATEMENT SUR UN APPEL EN GARANTIE FORME PAR LE DEFENDEUR, DES LORS QUE, AYANT RELEVE QUE L'APPELE EN GARANTIE OPPOSAIT A L'ACTION RECURSOIRE DIVERS MOYENS, QUE, SUR CES POINTS, LES PARTIES, QUI AVAIENT ECHANGE DES NOTES EN DELIBERE, ETAIENT CONTRAIRES ET QU'UN DEBAT S'IMPOSAIT AVEC PRODUCTION DE DOCUMENTS, LA COUR, USANT DE SES POUVOIRS DANS L'INTERET D'UNE BONNE ADMINISTRATION DE LA JUSTICE, A ORDONNE LA REOUVERTURE DES DEBATS A UNE PROCHAINE AUDIENCE SUR LES POINTS CONTESTES.
**Mots-clés:** 1° MANDAT - MANDATAIRE - RESPONSABILITE - IMMEUBLE - MANDATAIRE CHARGE DE LA CONSTRUCTION - PRISE DE BENEFICES ABUSIFS PAR UN INTERMEDIAIRE,2° GARANTIE - APPEL EN GARANTIE - DEMANDE EN GARANTIE INCIDENTE - DECISION FAISANT DROIT A LA DEMANDE PRINCIPALE ET ORDONNANT LA REOUVERTURE DES DEBATS SUR L'APPEL EN GARANTIE - POUVOIRS DES JUGES DU FOND