# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 1ère chambre - formation à 3, 01/10/2009, 08BX01853, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021191285
**Date de décision:** 2009-10-01
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 1ère chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021191285

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 22 juillet 2008 sous le n° 08BX01853, présentée pour M. Roger X, demeurant ..., par Me Escudier, avocat ; <br>
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        M. X demande à la cour :<br>
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        1°) d'annuler le jugement du 17 juin 2008 par lequel le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne en date du 10 janvier 2008 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;<br>
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        2°) d'annuler ledit arrêté ;<br>
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        3°) de condamner  l'Etat  à lui payer la somme de 1.500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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        Vu le code d'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ;<br>
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        Vu la loi n°  91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
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        Vu le code de justice administrative ;<br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 3 septembre 2009, <br>
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- le rapport de Mme Balzamo, premier conseiller ;<br>
- et les conclusions de M. Zupan, rapporteur public ;<br>
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        Considérant que M. X, de nationalité mauricienne, est entré en France le 3 avril 2005 et a bénéficié le 25 avril 2006 d'une carte de séjour temporaire d'un an en qualité de conjoint de français ; que par arrêté en date du 10 janvier 2008, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui renouveler son titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et a fixé  le pays de destination ; que M. X interjette appel du jugement en date du 17 juin 2008 par lequel le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté ;<br>
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        Considérant que les conditions de notification d'une décision administrative sont sans influence sur sa légalité ; que, par suite, M. X ne peut utilement soutenir, au soutien de ses conclusions à fin d'annulation, que l'arrêté préfectoral en litige ne lui aurait pas été régulièrement notifié ;<br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article 1er de la loi du 11 juillet 1979 :  Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent (...)  ; qu'aux termes de l'article 3 de cette même loi :  La motivation exigée par la présente loi doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision  ; que la décision attaquée vise les textes dont il est fait application et mentionne les faits qui la fondent ; que le préfet de la Haute-Garonne a ainsi suffisamment motivé en droit et en fait sa décision au regard des dispositions précitées de la loi du 11 juillet 1979 ; <br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  est délivrée de plein droit : (...) 4° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée en France ait été régulière, que la communauté de vie n'ait pas cessé, que le conjoint ait conservé sa nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état-civil ; (...) 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d 'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. (...)  ;<br>
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        Considérant qu'il ressort des pièces du dossier, notamment de l'enquête de gendarmerie effectuée le 1er avril 2007, que la communauté de vie entre M. X et son épouse de nationalité française, qui a engagé une procédure de divorce au terme de laquelle a été prise une ordonnance de non-conciliation, a cessé à compter du 30 novembre 2006 ; que, par suite, M. X n'est pas fondé à se prévaloir de sa qualité de conjoint de français au soutien du moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 313-11-4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
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        Considérant que M. X de nationalité mauricienne est entré en France à l'âge de 38 ans, conserve de nombreuses attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents et ses frères et soeurs ; que, par suite, alors même qu'il serait titulaire d'une promesse d'embauche, c'est à juste titre que le tribunal administratif a considéré que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle de l'intéressé ;<br>
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        Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande ;<br>
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        Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
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DECIDE :<br>
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Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
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No 08BX01853<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**