# Conseil d'Etat, 4 SS, du 31 octobre 1986, 71353, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007708398
**Date de décision:** 1986-10-31
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 4 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007708398

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête enregistrée le 9 août 1985 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. et Mme René X..., demeurant ...  76150 , et tendant à ce que le Conseil d'Etat :<br>    1°  annule le jugement du 28 juin 1985 par lequel le tribunal administratif de Rouen a rejeté leur demande dirigée contre la décision du 15 février 1984 par laquelle le maire de Maromme a autorisé M. Michel Y... à agrandir un bâtiment à usage d'habitation sis 15 Petite impasse Leclerc à Maromme ;<br>    2°  annule pour excès de pouvoir cette décision ;<br>
<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code de l'urbanisme ;<br>    Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;<br>    Vu la loi du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Pepy, Auditeur,<br>    - les conclusions de Mme Laroque, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant en premier lieu que les permis de construire ont pour seul objet d'assurer la conformité des travaux qu'ils autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme ; que le moyen tiré de ce que le permis de construire accordé le 15 février 1984 à M. Y... par le maire de Maromme méconnaîtrait une servitude de droit privé établie au profit des requérants, à le supposer établi, n'est pas de nature à être utilement invoqué à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre ledit permis ; que les troubles de voisinage pouvant résulter des constructions édifiées en conformité avec les dispositions du permis de construire sont sans effet sur la légalité de celui-ci ;<br>    Considérant en second lieu que si le pétitionnaire a fourni des renseignements chiffrés erronés sur la superficie réelle de sa parcelle, les requérants ne contestent pas que le dossier de la demande contenait des plans à l'échelle exacts ; qu'ainsi le moyen tiré de l'erreur d'appréciation commise sur la surface de la parcelle doit être écarté ;<br>    Considérant enfin que les dispositions du plan d'aménagement de la région rouennaise rappelées dans la donation-partage du 27 décembre 1948 ont cessé de produire leurs effets à la date du 1er juillet 1978, conformément à l'article L.124-1, a  du code de l'urbanisme ; qu'en l'absence de plan d'occupation des sols opposable aux tiers, les seules règles d'urbanisme applicables sur le territoire de la commune de Maromme à la date de la délivrance du permis litigieux étaient les règles générales d'urbanisme instituées par les articles R.111-1 à R.111-24 du code de l'urbanisme ; qu'il n'est ni établi ni allégué que le projet de construction autorisé ne respecterait pas lesdites règles ; que dès lors le moyen tiré de la méconnaissance de la règlementation d'urbanisme doit être écarté ; <br>Article ler : La requête de M. et Mme X... est rejetée.<br>
<br>     Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. et Mme X... et au ministre de l'équipement, du logement, de l'aménagement du territoire et des transports.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 68-03 URBANISME ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE - PERMIS DE CONSTRUIRE