# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 29 avril 1980, 79-40.485, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005996
**Date de décision:** 1980-04-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005996

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    VU LES ARTICLES R. 516-1 DU CODE DU TRAVAIL ET 100 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ;<br>
   ATTENDU QU'IL RESULTE DU PREMIER DE CES TEXTES QUE TOUTES LES DEMANDES DERIVANT DU CONTRAT DE TRAVAIL ENTRE LES MEMES PARTIES DOIVENT, QU'ELLES EMANENT DU DEMANDEUR OU DU DEFENDEUR, FAIRE L'OBJET D'UNE SEULE INSTANCE ; QUE, SELON LE SECOND, " SI LE MEME LITIGE EST PENDANT DEVANT DEUX JURIDICTIONS DE MEME DEGRE EGALEMENT COMPETENTES POUR EN CONNAITRE, LA JURIDICTION SAISIE EN SECOND LIEU DOIT SE DESSAISIR AU PROFIT DE L'AUTRE SI L'UNE DES PARTIES LE DEMANDE, A DEFAUT ELLE PEUT LE FAIRE D'OFFICE " ;<br>
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   ATTENDU QUE, POUR REJETER LE CONTREDIT FORME PAR LA SOCIETE ANONYME CTM POUR LES TRAVAUX PETROLIERS MARITIMES DITE EPTM CONTRE UN JUGEMENT DU CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE PARIS DU 17 JUILLET 1978 QUI AVAIT REFUSE D'ACCUEILLIR L'EXCEPTION DE LITISPENDANCE PAR ELLE SOULEVEE ET S'ETAIT DECLARE COMPETENT POUR CONNAITRE D'UNE ACTION EN DOMMAGES-INTERETS POUR LICENCIEMENT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE ET RUPTURE ABUSIVE INTENTEE CONTRE LADITE SOCIETE PAR SON SALARIE BENARD ET POUR RENVOYER LES PARTIES DEVANT LA SECTION DE L'INDUSTRIE DU CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE PARIS POUR ETRE STATUE TANT SUR CETTE DEMANDE DONT IL ETAIT SAISI QUE SUR CELLE FORMEE CONTRE L'INTERESSE PAR LA SOCIETE EPTM DEVANT LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE CALAIS, L'ARRET ATTAQUE A RETENU, D'UNE PART, QU'IL N'Y AVAIT PAS, EN L'ESPECE, IDENTITE DE LITIGE, LA DEMANDE DE L'EMPLOYEUR EN RESILIATION DU CONTRAT DE TRAVAIL ET EN REPARATION DU PREJUDICE SUBI N'AYANT PAS LE MEME OBJET QUE CELLE FORMEE PAR LE SALARIE TENDANT A L'ALLOCATION DE DOMMAGES-INTERETS POUR LE LICENCIEMENT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE ET RUPTURE ABUSIVE DU CONTRAT DE TRAVAIL, D'AUTRE PART, QUE LES AFFAIRES, TOUTES DEUX RELATIVES AU CONTRAT DE TRAVAIL, A SON EXECUTION ET A SA RUPTURE, ETAIENT CONNEXES ET QU'IL ETAIT DE L'INTERET D'UNE BONNE JUSTICE DE LES FAIRE INSTRUIRE ET JUGER ENSEMBLE PAR LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE PARIS ;<br>
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   ATTENDU, CEPENDANT, QUE N'ETANT PAS CONTESTE QUE LES DEMANDES DE L'EMPLOYEUR D'UNE PART, DU SALARIE, D'AUTRE PART, DERIVAIENT DU MEME CONTRAT DE TRAVAIL, ELLES DEVAIENT FAIRE L'OBJET D'UNE SEULE INSTANCE DEVANT LA JURIDICTION LA PREMIERE SAISIE ;<br>
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   D'OU IL SUIT QU'EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, LA COUR D'APPEL, QUI N'A PAS RECHERCHE QUELLE ETAIT LA DEMANDE INTRODUITE LA PREMIERE, N'A PAS JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 27 NOVEMBRE 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE REIMS.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code du travail R516-1 CASSATION,Nouveau Code de procédure civile 100
**ECLI:** 
**Résumé:** Dès lors qu'il n'est pas contesté que les demandes de l'employeur d'une part et du salarié d'autre part dérivent du même contrat de travail, elles doivent faire l'objet d'une seule instance et les juges du fond saisis d'une exception de litispendance doivent rechercher quelle est la demande introduite la première.
**Mots-clés:** PRUD"HOMMES - Procédure - Litispendance - Conditions - Constatations nécessaires.,* PROCEDURE CIVILE - Litispendance - Conditions - Constatations nécessaires.