# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 12 janvier 1977, 75-14.185, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006998620
**Date de décision:** 1977-01-12
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006998620

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SES DIVERSES BRANCHES : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE (MONTPELLIER, 2 JUIN 1975) RENDU SUR RENVOI APRES CASSATION, QUE MARIOTTO, PROPRIETAIRE, A FORME LE 16 MARS 1971, CONTRE NADALIN, FERMIER, UNE DEMANDE EN RESILIATION D'UN BAIL RURAL, EN INVOQUANT NOTAMMENT UNE SOUS-LOCATION QUE NADALIN AURAIT CONSENTIE A UNE SOCIETE COMMERCIALE POUR LE STOCKAGE, EN CUVES, D'AMMONIAQUE DESTINEE AUX AGRICULTEURS DE LA REGION ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AUDIT ARRET D'AVOIR PRONONCE LA RESILIATION AUX TORTS DU PRENEUR, ALORS, SELON LE MOYEN, " QUE , D'UNE PART, LE JUGE, DEVANT SE PLACER A LA DATE DE LA DEMANDE POUR APPRECIER LES MOTIFS DE LA RESILIATION, NE POUVAIT QUE REJETER LA DEMANDE DU BAILLEUR DES LORS QU'IL CONSTATAIT QUE CETTE PRETENDUE SOUS-LOCATION AVAIT PRIS FIN AVANT L'ASSIGNATION, QUE, D'AUTRE PART, LA SOUS-LOCATION, COMME LA MISE A LA DISPOSITION D'UN TIERS D'UNE PARTIE DU FONDS LOUE MOYENNANT UNE CONTRE-PARTIE, NE POUVAIT RESULTER DE LA SEULE CONSTATATION QU'UN DEPOT DE MARCHANDISES APPARTENANT A UN TIERS SE TROUVAIT SUR LE FONDS LOUE, LA PRESENCE DE CES MARCHANDISES RESULTANT D'UN DEPOT ET NON D'UNE SOUS-LOCATION, COMME LE RELEVE L'ARRET ATTAQUE QUI SE CONTREDIT EN ASSIMILANT LE CONTRAT DE DEPOT ET LE CONTRAT DE SOUS-LOCATION, QUE, SURTOUT, IL EST ENCORE RELEVE QUE L'AMMONIAQUE, OBJET DU DEPOT, ETAIT MISE A LA DISPOSITION DE NADALIN POUR SES PROPRES CULTURES ET QU'ENFIN L'ARRET ATTAQUE NE POUVAIT, SANS CONTRADICTION, AFFIRMER QUE LA SOCIETE D'AMMONIAQUE S'ETAIT ENGAGEE A PAYER AU FERMIER UN PRIX, TOUT EN DECLARANT IGNORER LA NATURE ET L'IMPORTANCE DE CE PRIX, NON REVELEES " ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR EXACTEMENT ENONCE QUE, SI ELLE A EXISTE AU COURS DU BAIL ET ANTERIEUREMENT A LA DEMANDE EN JUSTICE, UNE SOUS-LOCATION QUE LA LOI PROHIBE CONSTITUE LA CAUSE DE RESILIATION PREVUE PAR L'ARTICLE 833 DU CODE RURAL, MEME LORSQUE LE DEBUT DE LA SOUS-LOCATION REMONTE A UNE DATE ANTERIEURE A CELLE DU RENOUVELLEMENT DU BAIL ET MEME LORSQU'IL Y A ETE MIS FIN AVANT LE JOUR DE LA DEMANDE EN JUSTICE, LA COUR D'APPEL, EU EGARD AUX ELEMENTS QUI LUI ONT ETE SOUMIS, ET DONT ELLE A SOUVERAINEMENT APPRECIE LA VALEUR ET LA PORTEE, A ESTIME, SANS SE CONTREDIRE, QU'IL ETAIT ETABLI QUE NADALIN, EN LAISSANT A LA SOCIETE DE DISTRIBUTION D'AMMONIAQUE AGRICOLE, MOYENNANT RETRIBUTION, LA JOUISSANCE D'UNE PARTIE DES TERRES LOUEES, AVAIT EFFECTIVEMENT CONSENTI A CETTE SOCIETE NON UN CONTRAT DE DEPOT MAIS UNE SOUS-LOCATION PROHIBEE, QUI S'ETAIT CONTINUEE, AU COURS DU BAIL RENOUVELE ET N'AVAIT "CESSE D'EXISTER, AU PLUS TOT, QU' A LA FIN DU MOIS DE JANVIER OU AU DEBUT DU MOIS DE FEVRIER 1971 ", ET QUE CE SEUL GRIEF ETAIT DE NATURE A PROVOQUER LA RESILIATION DU BAIL AUX TORTS DU FERMIER ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LA DECISION EST LEGALEMENT JUSTIFIEE DE CE CHEF ;<br>
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REJETTE LE PREMIER MOYEN ;<br>
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MAIS SUR LE SECOND MOYEN : VU LES ARTICLES 832 ET 833 DU CODE RURAL ;<br>
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ATTENDU QUE LA RESILIATION D'UN BAIL A FERME N'A PAS LIEU DE PLEIN DROIT ET DOIT ETRE DEMANDEE EN JUSTICE ;<br>
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 QU'ELLE NE PREND EFFET QUE DU JOUR DE LA DECISION JUDICIAIRE QUI LA PRONONCE ;<br>
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ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A DECIDE QUE L'EFFET DE LA RESILIATION DEVAIT REMONTER A LA DATE DE L'ASSIGNATION ;<br>
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 QU'ELLE A AINSI VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE MAIS SEULEMENT DANS LA LIMITE DU SECOND MOYEN L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 2 JUIN 1975 PAR LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER ;<br>
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 REMET , EN CONSEQUENCE , QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AGEN.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1974-04-24 Bulletin 1974 III N. 166 p. 124 (CASSATION) ET L'ARRET CITE. (2)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle REJET Cassation
**Lois appliquées:** (2),Code rural 832 CASSATION,Code rural 833 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** La sous-location est une cause de résiliation du bail à ferme, même si elle a été consentie antérieurement au renouvellement du bail, dès lors qu'elle a persisté après celui-ci, et même s'il y a été mis fin antérieurement à la demande en justice.,La résiliation d'un bail à ferme n'a pas lieu de plein droit, et doit être demandée en justice ; elle ne prend effet que du jour de la décision qui la prononce. Doit donc être cassé l'arrêt qui en fait remonter les effets à la date de l'assignation.
**Mots-clés:** 1) BAUX RURAUX - Bail à ferme - Résiliation - Causes - Sous-location - Sous-location consentie antérieurement au renouvellement.,* BAUX RURAUX - Bail à ferme - Sous-location - Interdiction - Caractère d'ordre public - Portée.,2) BAUX RURAUX - Bail à ferme - Résiliation - Date - Date antérieure à la décision la prononçant (non).