# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 8 mars 2004, 259335, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008171341
**Date de décision:** 2004-03-08
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008171341

## Contenu de la décision

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Vu la requête, enregistrée le 11 août 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Arezki X..., demeurant ...  ; M. X... demande au président de la section du contentieux du Conseil d' Etat  :
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     1°) d'annuler le jugement du 30 juin 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 juin 2003 par lequel le préfet du Finistère a décidé sa reconduite à la frontière et fixé l'Algérie comme pays de destination de la reconduite  ;
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     2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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     Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié  ;
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     Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;	
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     	Vu le code de justice administrative  ;
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     Après avoir entendu en séance publique  :
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- les conclusions de Mme Roul, Commissaire du gouvernement  ;
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Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 2° Si l'étranger s'est maintenu sur le territoire au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation de visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France sans être titulaire d'un premier titre de séjour régulièrement délivré ...  ;
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Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X..., de nationalité algérienne, est entré en France le 22 juin 2001 sous couvert d'un visa de court séjour de trente jours  ; qu'il s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa sans être titulaire d'un premier titre de séjour régulièrement délivré  ; qu'ainsi, il se trouvait dans le cas visé au 2° de l'article 22-I de l'ordonnance du 2 novembre 1945 où le préfet peut décider la reconduite à la frontière d'un étranger  ;
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     Considérant que si M. X..., à la date de l'arrêté attaqué, avait un projet de mariage avec une ressortissante française, et qu'il a épousée le 31 juillet 2003, soit postérieurement à la date à laquelle a été pris l'arrêté attaqué, il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de la courte durée et des conditions de séjour de M. X... en France, et du fait qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, l'arrêté attaqué n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale  ; qu'ainsi, l'arrêté attaqué n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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     Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande  ;
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     Article 1er  : La requête de M. X... est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Arezki X..., au préfet du Finistère et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**