# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 31 mai 1972, 71-10.753, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006987630
**Date de décision:** 1972-05-31
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006987630

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL, ENSEMBLE L'ARTICLE 1351 DU MEME CODE ; <br>
<br>ATTENDU QUE LE DOMMAGE EST DEFINITIVEMENT FIXE A LA DATE OU LE JUGE REND SA DECISION ; <br>
<br>QU'AU CAS OU, POSTERIEUREMENT A CETTE DATE, UNE AGGRAVATION SURVIENT DANS L'ETAT DE LA VICTIME, LES DOMMAGES-INTERETS NE PEUVENT EXCEDER LA REPARATION INTEGRALE DU PREJUDICE CAUSE PAR LADITE AGGRAVATION ; <br>
<br>ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE, PARTIELLEMENT INFIRMATIF, QUE DAME X... FUT DECLAREE PAR LA JURIDICTION REPRESSIVE ENTIEREMENT RESPONSABLE D'UN ACCIDENT DONT Y... AVAIT ETE LA VICTIME, QUE, SUR LES INTERETS CIVILS ET APRES EXPERTISE, LA MEME JURIDICTION, PAR JUGEMENT DU 8 JUIN 1967, FIXA LA DATE DE CONSOLIDATION DES BLESSURES AU 16 OCTOBRE 1966, ET ALLOUA NOTAMMENT AUDIT Y... UNE INDEMNITE REPARATRICE D'UNE INCAPACITE PERMANENTE PARTIELLE DE 25 POUR CENT ; <br>
<br>QUE, PAR LA SUITE, ESTIMANT QUE SON ETAT S'ETAIT AGGRAVE, Y... A RECLAME A DAME X... UN COMPLEMENT DE REPARATION ; <br>
<br>QU'UNE NOUVELLE EXPERTISE A ETE PRESCRITE ET QUE L'EXPERT A PROPOSE, A COMPTER DU 16 OCTOBRE 1968, UN TAUX D'INCAPACITE PERMANENTE PARTIELLE DE 42 POUR CENT ; <br>
<br>ATTENDU QUE POUR FIXER L'INDEMNITE DUE A Y..., LES JUGES D'APPEL ONT ENONCE QUE L'AGGRAVATION DE L'ETAT DE LA VICTIME PROUVAIT QUE SES BLESSURES N'ETAIENT PAS CONSOLIDEES LORS DE LA PREMIERE EXPERTISE, ONT PROCEDE A UNE NOUVELLE EVALUATION DE L'INCAPACITE PERMANENTE PARTIELLE AU TAUX DE 42 POUR CENT ET SE SONT BORNES A DEDUIRE DE L'INDEMNITE OBTENUE, LE MONTANT DE CELLE QU'AVAIT ACCORDEE LE JUGE PENAL STATUANT SUR LES INTERETS CIVILS ; <br>
<br>QU'EN STATUANT AINSI, LA COUR D'APPEL, QUI A PROCEDE A UNE REVISION DU PREJUDICE ORIGINAIRE DEFINITIVEMENT EVALUE ET QUI, PARTANT, A FIXE DES DOMMAGES-INTERETS SUPERIEURS AU MONTANT DU PREJUDICE NOUVEAU SUBI PAR LA VICTIME, A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 4 NOVEMBRE 1970, PAR LA COUR D'APPEL DE BESANCON ; <br>
<br>REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE DIJON.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1351,Code civil 1382
**ECLI:** 
**Résumé:** LE DOMMAGE EST DEFINITIVEMENT FIXE A LA DATE OU LE JUGE REND  SA DECISION ET AU CAS OU, POSTERIEUREMENT A CETTE DATE, UNE  AGGRAVATION SURVIENT DANS L'ETAT DE LA VICTIME, LES  DOMMAGES-INTERETS NE PEUVENT EXCEDER LA REPARATION INTEGRALE DU  PREJUDICE CAUSE PAR LADITE AGGRAVATION.                                   PAR SUITE, LES JUGES DU FOND NE  SAURAIENT POUR FIXER LE COMPLEMENT DE REPARATION PROCEDER A UNE  NOUVELLE EVALUATION DE L'INCAPACITE PERMANENTE PARTIELLE SUR LA BASE  DU TAUX CONSTATE APRES AGGRAVATION EN SE BORNANT A DEDUIRE DE L 'INDEMNITE AINSI OBTENUE LE MONTANT DE CELLE ACCORDEE PAR LA DECISION  ANTERIEURE, UN TEL PROCEDE EQUIVALANT A UNE REVISION DU PREJUDICE  ORIGINAIRE DEFINITIVEMENT EVALUE.
**Mots-clés:** RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - AGGRAVATION - AGGRAVATION  POSTERIEURE - INDEMNITE - FIXATION - REEVALUATION DE L'ENTIER  PREJUDICE (NON).,* RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - INDEMNITE - LIMITES.,* CHOSE JUGEE - PORTEE - DECISION DEFINITIVE - RESPONSABILITE  CIVILE - FIXATION DU PREJUDICE GLOBAL - AGGRAVATION POSTERIEURE -  REEVALUATION DE L'ENTIER PREJUDICE (NON).,* RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - AGGRAVATION - AGGRAVATION  POSTERIEURE - ACTION DE LA VICTIME - DROIT A REPARATION INTEGRALE DE  SON PREJUDICE - PORTEE.