# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 5 avril 1973, 72-10.106, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006989903
**Date de décision:** 1973-04-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006989903

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 3 DE L'ARRETE DU 19 NOVEMBRE 1968 ET L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 ALORS EN VIGUEUR ;<br>
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 ATTENDU QUE, D'APRES LE PREMIER DE CES TEXTES, LA COTISATION ANNUELLE DE 400 FRANCS DUE AU TITRE DU REGIME OBLIGATOIRE D'ASSURANCE MALADIE ET MATERNITE INSTITUE PAR LA LOI DU 12 JUILLET 1966 EST FIXEE A 250 FRANCS POUR LES ASSURES DONT LES REVENUS SERVANT DE BASE A LA COTISATION SONT INFERIEURS A 5000 FRANCS ET QUI NE SONT PAS REDEVABLES DE L'IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES ;<br>
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ATTENDU QUE LA CAISSE MUTUELLE REGIONALE D'AUVERGNE A ADRESSE A DAME X..., COMMERCANTE AFFILIEE AU REGIME D'ASSURANCE MALADIE DES TRAVAILLEURS NON SALARIES DES PROFESSIONS NON AGRICOLES, UNE MISE EN DEMEURE POUR PAIEMENT D'UNE SOMME DE 770 FRANCS REPRESENTANT LES COTISATIONS DUES POUR LES ANNEES 1969 ET 1970 ;<br>
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 QUE L'ASSURE S'Y EST REFUSEE AU MOTIF, QU'EN RAISON DE LA MODICITE DE SES REVENUS, LE MONTANT DES COTISATIONS QU'ELLE AVAIT A REGLER DEVAIT ETRE CALCULE SUR LA BASE DE 250 FRANCS ET NON DE 400 FRANCS PAR AN ;<br>
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QUE LA CAISSE S'EST PREVALUE DE CE QU'ELLE N'ETAIT PAS EXONEREE DE L'IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES, LEQUEL ETAIT ACQUITTE POUR LES DEUX EPOUX Y... LE MARI, CHEF DE FAMILLE ;<br>
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 ATTENDU QUE POUR DECIDER QUE DAME X... AVAIT DROIT AU BENEFICE DE LA COTISATION REDUITE PREVUE PAR L'ARTICLE 3 DE L'ARRETE DU 19 NOVEMBRE 1968, LA COUR D'APPEL A ADMIS SUR LA SEULE PRODUCTION D'UN CERTIFICAT DE NON-IMPOSITION PERSONNELLE, QUE L'INTERESSEE AVAIT JUSTIFIE N'AVOIR PAS ETE REDEVABLE DE L'IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, SANS REPONDRE AU MOYEN DE LA CAISSE QUI FAISAIT VALOIR QUE DAME X... N'ETAIT PAS SOUMISE A UNE IMPOSITION DISTINCTE ET QU'IL FALLAIT TENIR COMPTE DE L'ENSEMBLE DES REVENUS DU MENAGE ET DE SON IMPOSITION UNIQUE, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 3 NOVEMBRE 1971 ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE RIOM ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE LIMOGES<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Arrêté  1968-11-19,LOI 1966-07-12
**ECLI:** 
**Résumé:** IL RESULTE DE L'ARRETE DU 19 NOVEMBRE 1968 QUE LA COTISATION  ANNUELLE DUE AU TITRE DU REGIME OBLIGATOIRE D'ASSURANCE MALADIE ET  MATERNITE INSTITUE PAR LA LOI DU 12 JUILLET 1966 EST FIXE A 250  FRANCS POUR LES ASSURES DONT LES REVENUS SERVANT DE BASE A LA  COTISATION SONT INFERIEURS A 5000 FRANCS ET QUI NE SONT PAS  REDEVABLE DE L'IMPOT SUR LE REVENU DES PERSONNES PHYSIQUES.          MANQUE DE BASE LEGALE L'ARRET QUI FAIT BENEFICIER UNE  COMMERCANTE DE CETTE COTISATION REDUITE SUR LA SEULE PRODUCTION D'UN  CERTIFICAT DE NON IMPOSITION PERSONNELLE SANS REPONDRE AU MOYEN DE  LA CAISSE FAISANT VALOIR QUE L'INTERESSEE N'ETAIT PAS SOUMISE A UNE  IMPOSITION DISTINCTE ET QU'IL FALLAIT TENIR COMPTE DE L'ENSEMBLE DES  REVENUS DU MENAGE ET DE SON IMPOSITION UNIQUE.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE ASSURANCES DES NON-SALARIES (LOI DU 12 JUILLET  1966) - COTISATIONS - MONTANT - COTISATION REDUITE - CONDITIONS -  EXONERATION FISCALE - PREUVE - ASSUJETTIS NON SOUMIS A UNE  IMPOSITION FISCALE DISTINCTE DE CELLE DE SON CONJOINT.