# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 14 novembre 1978, 78-91.749, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007061883
**Date de décision:** 1978-11-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007061883

## Contenu de la décision

<p>LA COUR, </p>
<p>VU LE MEMOIRE PRODUIT ; </p>
<p>SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION ET FAUSSE APPLICATION DES ARTICLES 379 DU CODE RURAL, 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, POUR DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, " EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A ORDONNE LA CONFISCATION REELLE DE LA CARABINE 9 MILLIMETRES ET DE L'AUTOMOBILE MORRIS LEYLAND APPARTENANT A DEMOISELLE X..., ET SUPPRIME LE PAIEMENT DES SOMMES DE 200 ET 1. 000 FRANCS FIXEES PAR LE TRIBUNAL COMME REPRESENTANT LA VALEUR DE L'ARME ET CELLE DE LA VOITURE QUI N'AVAIENT FAIT L'OBJET D'AUCUNE SAISIE REELLE, AU MOTIF QUE LA CONFISCATION REELLE SERAIT OBLIGATOIRE ; " ALORS QU'AUX TERMES DU TEXTE SUSVISE, SI LES INSTRUMENTS DE CHASSE, ARMES OU MOYENS DE TRANSPORT, N'ONT PAS ETE SAISIS, LE DELINQUANT SERA CONDAMNE A LES REPRESENTER OU A EN PAYER LA VALEUR SUIVANT LA FIXATION QUI EN AURA ETE FAITE PAR LE JUGEMENT, SANS QU'ELLE PUISSE ETRE AU-DESSOUS DE 200 FRANCS, ET QU'IL RESULTE DE CETTE DISPOSITION LEGALE QUE LE JUGE DU FOND S'EST FAUSSEMENT CONSIDERE COMME TENU D'ORDONNER LA CONFISCATION REELLE ET DE REFORMER LE JUGEMENT QUI Y AVAIT SUBSTITUE LE PAIEMENT D'UNE SOMME ; " ET ALORS QUE CETTE ERREUR DU JUGE DU FAIT SUR L'APPLICATION D'UNE PEINE COMPLEMENTAIRE ENTRAINE, EN RAISON DE L'INDIVISIBILITE DES PEINES CORRECTIONNELLES, LA CASSATION TOTALE DE L'ARRET ATTAQUE " ; </p>
<p>VU L'ARTICLE 379 DU CODE RURAL ; </p>
<p>ATTENDU QU'AUX TERMES DU TROISIEME ALINEA DE CET ARTICLE " SI LES ARMES, FILETS, ENGINS, INSTRUMENTS DE CHASSE OU MOYENS DE TRANSPORT N'ONT PAS ETE SAISIS, LE DELINQUANT SERA CONDAMNE A LES REPRESENTER OU A EN PAYER LA VALEUR SUIVANT LA FIXATION QUI SERA FAITE PAR LE JUGEMENT " ; </p>
<p>ATTENDU QUE POUR PRONONCER LA CONFISCATION DE LA CARABINE ET DE L'AUTOMOBILE UTILISEES EN L'ESPECE PAR LE PREVENU POUR LA COMMISSION DE L'INFRACTION, L'ARRET ATTAQUE ENONCE QU'IL ECHET " D'ORDONNER CONFORMEMENT A LA LOI LA SAISIE REELLE DE L'ARME ET DE L'AUTOMOBILE SAISIES FICTIVEMENT PAR LE GARDE VERBALISATEUR, CETTE CONFISCATION REELLE ETANT OBLIGATOIRE " ; </p>
<p>ATTENDU CEPENDANT QU'IL RESULTE DES TERMES DU PROCES-VERBAL, BASE DES POURSUITES, QUE SI, A L'OCCASION DE LA CONSTATATION DE L'INFRACTION LA CARABINE AVAIT ETE BIEN QUE LAISSEE EN LA POSSESSION DU PREVENU, EFFECTIVEMENT SAISIE, IL N'EN ALLAIT PAS DE MEME A L'EGARD DE LA VOITURE, CELLE-CI AYANT FAIT SEULEMENT L'OBJET DANS LEDIT PROCES-VERBAL D'UNE ESTIMATION ; QU'EN DECLARANT EN CET ETAT OBLIGATOIRE LA CONFISCATION DU VEHICULE, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; QUE L'ARRET ENCOURT DONC LA CASSATION DE CE CHEF ET QU'EN RAISON DE L'INDIVISIBILITE EXISTANT ENTRE LA DECLARATION DE CULPABILITE ET LES PEINES, LA CASSATION DOIT ETRE TOTALE ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : </p>
<p>CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 5 MAI 1978 PAR LA COUR D'APPEL D'AMIENS, ET POUR ETRE STATUE A NOUVEAU CONFORMEMENT A LA LOI : </p>
<p>RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE REIMS.</p>,(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1969-03-05 Bulletin Criminel 1969 N. 109 p.270 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code rural 379 AL. 3 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** Lorsque l'agent verbalisateur n'a pas procédé à la saisie de la voiture, le juge ne peut, sans violer les dispositions de l'article 379 alinéa 3 du Code rural, priver le condamné du bénéfice de la faculté d'option qui lui est reconnue par ce texte (1).
**Mots-clés:** CHASSE - Saisies - Automobile - Absence de saisie par l'agent verbalisateur - Article 379, alinéa 3 - Pouvoir des juges.