# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 13 novembre 1970, 68-13.109, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006984157
**Date de décision:** 1970-11-13
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006984157

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE QU'EDOUARD ET ETIENNE Y... SE SONT TROUVES, AU DECES DE LEURS PARENTS, CHACUN PROPRIETAIRE INDIVIS D'UN DIXIEME DU DOMAINE CALON-SEGRES ET D'UN CINQUIEME DU DOMAINE DE CAPBER;<br>
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 QUE, PAR ACTE NOTARIE DU 26 NOVEMBRE 1934, ETIENNE Y... A CEDE A SON X... EDOUARD SES DROITS INDIVIS, MOYENNANT LE PRIX DE 80605 FRANCS;<br>
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 QUE, LE MEME JOUR, EDOUARD Y... A ADRESSE A ETIENNE Y... UNE LETTRE OU, " COMME SUITE A LA CESSION CONSENTIE CE JOUR ", IL ETAIT CONVENU QU'ETIENNE Y... AURAIT LA FACULTE DE RACHETER LES DROITS, PENDANT UN DELAI DE DIX ANS, EN PAYANT, OUTRE LE REMBOURSEMENT DU PRIX DE CESSION ET DES FRAIS, UNE INDEMNITE FORFAITAIRE DE 98500 FRANCS;<br>
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 QU'EN OUTRE, PAR UNE LETTRE DU 25 DECEMBRE 1932, EDOUARD Y... AVAIT RECONNU QU' " AU RESULTAT DES REGLEMENTS FAITS EN FAMILLE ", IL DEVAIT A SON X... ETIENNE LA SOMME DE 98500 FRANCS;<br>
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 QUE LE 20 NOVEMBRE 1944, ETIENNE Y... A ASSIGNE SON X... EN VUE D'EXERCER LA FACULTE DE RACHAT SUR SA PART DES BIENS INDIVIS;<br>
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 QUE, EDOUARD Y... ETANT DECEDE EN OCTOBRE 1960, L'INSTANCE N'A ETE REPRISE QUE LE 28 AVRIL 1964;<br>
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 ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR DECIDE QUE LA DEMANDE DE RACHAT FORMEE LE 20 NOVEMBRE 1944, EN EXECUTION D'UN PACTE DE REMERE CONCLU LE 26 NOVEMBRE 1934, ETAIT TARDIVE ET, PAR SUITE IRRECEVABLE, ALORS QUE L'EXISTENCE D'UN PACTE DE REMERE SERAIT, EN L'ESPECE, INCOMPATIBLE AVEC UN ACTE DE VENTE FERME ASSORTI D'UNE CONVENTION PAR LAQUELLE L'ACHETEUR PROMETTAIT DE REVENDRE LE BIEN LITIGIEUX A UN PRIX TRES SUPERIEUR AU PRIX DE VENTE;<br>
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 QU'EN OUTRE, L'ARRET ATTAQUE N'EXPLIQUERAIT PAS COMMENT UNE RECONNAISSANCE DE DETTE, SIGNEE PAR L'ACHETEUR DEUX ANS PLUS TOT, POURRAIT ETRE CONSIDEREE COMME UNE DISSIMULATION D'UNE PARTIE DU PRIX DE VENTE, ET QU'ENFIN LE PACTE DE REMERE SUPPOSERAIT QUE LE VENDEUR SE RESERVE DE REPRENDRE SON BIEN EN NATURE, DE SORTE QUE, SELON LE POURVOI, LA COUR D'APPEL N'A PU, SANS LA DENATURER, QUALIFIER DE PACTE DE REMERE LA CONVENTION LITIGIEUSE QUI STIPULAIT UN DELAI DE DIX ANS ET NE PRESENTAIT " AUCUN DES CARACTERES DISTINCTIFS DE CE PACTE ";<br>
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 MAIS ATTENDU QU'AUCUNE DISPOSITION LEGALE N'INTERDIT AUX PARTIES DE DEROGER AU PRINCIPE DE REPRISE DU BIEN VENDU EN NATURE, NI DE CONVENIR D'UN PRIX DE REPRISE MAJORE;<br>
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 QUE L'ARTICLE 1660 DU CODE CIVIL PREVOIT LE CAS OU LA FACULTE DE RACHAT A ETE STIPULEE POUR UN TERME EXCEDANT CINQ ANNEES ET LA REDUIT ALORS A CE TERME;<br>
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 ATTENDU QUE, SE LIVRANT A UNE INTERPRETATION NECESSAIRE, EXCLUSIVE DE DENATURATION, DES DEUX ACTES DU 26 NOVEMBRE 1934 ET DE LA RECONNAISSANCE DE DETTE D'UN MONTANT IDENTIQUE A L'INDEMNITE FORFAITAIRE, LES JUGES DU SECOND DEGRE ONT PU DECIDER QUE CES ACTES S'ANALYSAIENT ENSEMBLE EN UN PACTE DE REMERE;<br>
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QU'ILS N'ONT FAIT QU'USER DE LEUR POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION EN RETENANT QUE LE " SUPPLEMENT DE PRIX QUALIFIE D'INDEMNITE FORFAITAIRE DANS LA CLAUSE DE REMERE CORRESPOND AU REMBOURSEMENT D'UNE DETTE ANTERIEUREMENT SOUSCRITE DONT LE MONTANT S'INCORPORE SANS EQUIVOQUE AU PRIX VERITABLE DE LA CESSION INTERVENUE ";<br>
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 D'OU IL SUIT QUE L'ARRET ATTAQUE, QUI EST MOTIVE, A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 30 AVRIL 1968, PAR LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1953-01-05 Bulletin 1953 I N. 2 (1) P. 2 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1660
**ECLI:** 
**Résumé:** AUCUNE DISPOSITION LEGALE N'INTERDIT AUX PARTIES A UN PACTE  DE REMERE DE DEROGER AU PRINCIPE DE REPRISE DU BIEN VENDU EN NATURE,  NI DE CONVENIR D'UN PRIX DE REPRISE MAJORE ET L'ARTICLE 1660 DU CODE  CIVIL PREVOIT LE CAS OU LA FACULTE DE RACHAT A ETE STIPULEE POUR UN  TERME EXCEDANT CINQ ANNEES ET LA REDUIT ALORS A CE TERME.  EN L'ETAT D'UN ACTE DE CESSION DE DROITS INDIVIS ET D'UNE LETTRE PAR  LAQUELLE L'ACQUEREUR RECONNAIT QUE LE VENDEUR AURA LA FACULTE DE  RACHETER LES DROITS CEDES PENDANT UN DELAI DE DIX ANS EN REMBOURSANT  OUTRE LE PRIX ET LES FRAIS UNE INDEMNITE FORFAITAIRE, LES JUGES DU  FOND, QUI, PAR UNE INTERPRETATION DE CES ACTES ESTIMENT QUE LE  SUPPLEMENT DU PRIX QUALIFIE INDEMNITE FORFAITAIRE CORRESPOND AU  REMBOURSEMENT D'UNE DETTE ANTERIEURE DONT LE MONTANT S'INCORPORE AU  PRIX VERITABLE DE LA CESSION, JUSTIFIENT LEGALEMENT LEUR DECISION  DECLARANT QUE LES ACTES LITIGIEUX S'ANALYSENT ENSEMBLE EN UN PACTE  DE REMERE RENDANT IRRECEVABLE LA DEMANDE DE RACHAT FORMEE PLUS DE  CINQ ANNEES APRES LA CESSION DES DROITS INDIVIS.
**Mots-clés:** VENTE - REMERE - EXERCICE - DELAI - DEMANDE DE RACHAT FORMEE PLUS  DE CINQ ANS APRES LA VENTE - IRRECEVABILITE.,* INDIVISION - VENTE - DROITS INDIVIS - FACULTE DE RACHAT PENDANT  UN DELAI DE DIX ANS - PACTE DE REMERE.,* VENTE - REMERE - QUALIFICATION - CESSION DE DROITS INDIVIS -  FACULTE DE RACHAT PENDANT UN DELAI DE DIX ANS - DEMANDE DE RACHAT  FORMEE PLUS DE CINQ APRES LA VENTE - IRRECEVABILITE.,* VENTE - REMERE - EXERCICE - PRIX - MAJORATION - POSSIBILITE.,* VENTE - REMERE - EXERCICE - REPRISE EN NATURE - DEROGATION -  POSSIBILITE.,* CONTRATS ET OBLIGATIONS - QUALIFICATION - REMERE - CESSION DE  DROITS INDIVIS - FACULTE DE RACHAT PENDANT UN DELAI DE DIX ANS.