# Conseil d'Etat, 4 SS, du 19 octobre 1988, 80783, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007743576
**Date de décision:** 1988-10-19
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 4 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007743576

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire enregistrés les 30 juillet 1986 et 1er décembre 1986 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. X..., demeurant à la Valette, Saint-Pons-de-Barcelonnette (04400), et tendant à ce que le Conseil d'Etat : <br>    1° annule le jugement du 30 mai 1986 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à ce que le département des Alpes de Haute-Provence soit condamné à réparer le préjudice qu'il a subi à la suite d'un accident survenu le 31 mai 1984 à Revel Méolans,<br>    2° condamne le département des Hautes-Alpes à lui verser la somme de 2 093 F en réparation de son préjudice matériel avec intérêts de droit et intérêts des intérêts et 5 000 F à titre de provision pour son préjudice corporel,<br>    3° ordonne une expertise médicale afin d'évaluer ce préjudice,<br>    4° condamne le département à lui verser une indemnité réparant la totalité de ce préjudice corporel,<br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;<br>    Vu la loi du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Lamy, Auditeur,<br>    - les observations de Me Delvolvé, avocat de M. Jean X..., de la S.C.P. Masse-Dessen, Georges, avocat de la caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-de-Haute-Provence et de Me Odent, avocat du département des Alpes-de-Haute-Provence,<br>    - les conclusions de M. Daël, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant que M. X... a été victime d'une chute, le 31 mai 1984, alors qu'il circulait à bicyclette vers onze heures sur le chemin départemental n° 900 à Revel Méolans ; qu'il résulte de l'instruction que si cette chute a été provoquée par la présence sur la chaussée d'une excavation longue de 90 cm et profonde de 10 cm, un panneau A 14 annonçait 2,850 km avant le lieu de l'accident "trous en formation sur 5 km" ; qu'ainsi le mauvais état de la chaussée était suffisamment signalé ; que l'accident n'est imputable qu'à l'inattention de la victime, qui n'a pas pris les précautions nécessaires pour éviter un obstacle parfaitement visible dans les circonstances de temps et de lieu ; qu'ainsi la responsabilité du département des Alpes-de-Haute-Provence n'était pas engagée ; que, dès lors, ni M. X... ni la caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-de-Haute-Provence ne sont fondés à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué le tribunal administratif de Marseille a rejeté leurs conclusions tendant à ce que le département des Alpes-de-Haute-Provence soit condamné à réparer le préjudice résultant de l'accident ; <br>Article 1er : La requête de M. X... et les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-de-Haute-Provence sont rejetées.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X..., au département des Alpes-de-Haute-Provence, à la caisse primaire d'assurance maladie des Alpes-de-Haute-Provence et au ministre de l'intérieur.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 67-02-04-01 TRAVAUX PUBLICS - REGLES COMMUNES A L'ENSEMBLE DES DOMMAGES DE TRAVAUX PUBLICS - CAUSES D'EXONERATION - FAUTE DE LA VICTIME -Usager de la voie publique - Innattention.,67-03-01-01-035 TRAVAUX PUBLICS - DIFFERENTES CATEGORIES DE DOMMAGES - DOMMAGES SUR LES VOIES PUBLIQUES TERRESTRES - ENTRETIEN NORMAL - SIGNALISATION