# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 4 mars 1981, 80-10.729, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007007061
**Date de décision:** 1981-03-04
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007007061

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    VU L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL ;<br>
   ATTENDU QUE LA RESPONSABILITE PREVUE PAR CE TEXTE SUPPOSE UN RAPPORT DE CAUSALITE CERTAIN ENTRE LA FAUTE ET LE DOMMAGE ;    ATTENDU, SELON L'ARRET ATTAQUE, QUE, DE NUIT, DANS UNE AGGLOMERATION, UNE COLLISION SE PRODUISIT ENTRE L'AUTOMOBILE DE GOURRAI ET CELLE DE DAME X..., CONDUITE PAR UN CONDUCTEUR INCONNU, QUI ROULAIT EN SENS INTERDIT ET QUI A PRIS LA FUITE ; QUE DAME Y... ET SES QUATRE ENFANTS MINEURS, PASSAGERS DE GOURRAI, ONT ETE BLESSES ; QUE LES EPOUX Y... ONT ASSIGNE GOURRAI ET SON ASSUREUR, LA COMPAGNIE LE MONDE, EN REPARATION DE LEURS PREJUDICES, QUE LA COMPAGNIE LE MONDE A APPELE EN GARANTIE DAME X... ET SON ASSUREUR, L'UNION DES ASSURANCES DE PARIS (UAP), QUE LA CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE DES BOUCHES-DU-RHONE ET LE FONDS DE GARANTIE AUTOMOBILE SONT INTERVENUS A L'INSTANCE ;<br>
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   ATTENDU QUE POUR DECLARER DAME DAS Z... A... DE L'ACCIDENT, L'ARRET, INFIRMATIF DE CE CHEF, ENONCE QUE LE FAIT DE LAISSER UN VEHICULE, PORTIERES OUVERTES ET CLES SUR LE TABLEAU DE BORD, DEVANT SON DOMICILE, QUI ETAIT CELUI DE SON NEVEU, A PU INCITER CELUI-CI A Y PRENDRE PLACE ET EN FAVORISER L'ACCES AUX INDIVIDUS DOUTEUX QU'IL FREQUENTAIT, ET QUE CETTE FAUTE CARACTERISEE DE NEGLIGENCE DE DAME X... AVAIT PERMIS AU CONDUCTEUR DE S'EMPARER DE LA VOITURE ; QU'EN STATUANT PAR CES SEULS MOTIFS, ALORS QUE LA FAUTE COMMISE PAR LUI DANS LA CONDUITE DU VEHICULE ETANT INDEPENDANTE DU FAIT ORIGINAIRE, LES FACILITES DONT IL AVAIT PROFITE PAR LA NEGLIGENCE IMPUTEE A DAME X... ETAIENT SANS RELATION DE CAUSE A EFFET AVEC LE PREJUDICE INVOQUE, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 16 OCTOBRE 1979 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE NIMES.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1977-03-17 Bulletin 1977 II N. 91 p. 61 (REJET) et les arrêts cités. table décennale 1960-1969 VERBO RESPONSABILITE CIVILE N. 2380 A N. 2382

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1382
**ECLI:** 
**Résumé:** La responsabilité prévue par l'article 1382 du Code civil suppose un rapport de causalité certain entre la faute et le dommage.          Par suite, encourt la cassation l'arrêt qui, pour déclarer le propriétaire d'un véhicule volé partiellement responsable d'un accident, énonce que le fait de laisser un véhicule portières ouvertes et clés sur le tableau de bord constituait une faute caractérisée de négligence qui avait permis au conducteur de s'emparer de la voiture alors que la faute commise dans la conduite du véhicule étant indépendante du fait originaire, les facilités dont il avait profité étaient sans cause à effet avec le préjudice invoqué.
**Mots-clés:** RESPONSABILITE CIVILE - Lien de causalité avec le dommage - Négligence du propriétaire de la chose ayant causé le dommage - Véhicule - Vol - Dommage résultant d'une maladresse du voleur.