# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 3 novembre 2004, 264577, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008193145
**Date de décision:** 2004-11-03
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008193145

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 16 février 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. X... A demeurant ... ; M. A demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 29 janvier 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 19 janvier 2004 par lequel  le préfet de Loire-Atlantique a décidé sa reconduite à la frontière et fixé l'Algérie comme pays de destination  ;
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                2°) d'annuler cet arrêté  pour excès de pouvoir  ; 
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;	
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - les conclusions de M. Jacques-Henri Stahl, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants (...)  : 3° Si l'étranger, auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait   ;	
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. A, de nationalité algérienne, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 31 octobre 2002, de la décision du ministre de l'intérieur rejetant sa demande d'admission au séjour au titre de l'asile territorial  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application des dispositions précitées  où le préfet peut décider de la reconduite à la frontière d'un étranger  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article 26 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 dans sa rédaction applicable à la date de l'arrêté attaqué  : (...) Ne peut faire l'objet d'une mesure d'expulsion  : (...) 5° L'étranger résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. (...). Ces mêmes étrangers ne peuvent faire l'objet d'une mesure de reconduite à la frontière en application de l'article 22  ;
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                Considérant que si M. A fait valoir qu'il suit un traitement pour une affection ophtalmologique évolutive qui nécessite le port de lentilles cornéennes et éventuellement une greffe de cornée en cas d'échec du traitement, l'attestation médicale en date du 20 janvier 2004  ne conclut pas que l'intéressé ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ou dans un autre pays dans lequel il serait légalement admis  ; qu'aucun des faits susmentionnés invoqués par M. A n'est de nature à établir que l'arrêté ordonnant sa reconduite à la frontière serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette mesure sur la situation personnelle de l'intéressé ni, eu égard au respect de sa vie privée et familiale d'une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris  ; qu'ainsi le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées ne peut qu'être écarté  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M.  A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande  ;
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Article 1er  : La requête de M. A est rejetée.
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     Article 2  :  La présente décision sera notifiée à M. X... A, au préfet de Loire-Atlantique et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**