# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 15/04/2009, 07MA04271, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021191456
**Date de décision:** 2009-04-15
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021191456

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 31 octobre 2007 au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, sous le n°07MA04271, présentée pour M. Ahmed X, élisant domicile chez M. Abdel X, ... par Me Garelli, avocat ; <br>
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       M. X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n°0602566 du 9 octobre 2007 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 22 mars 2006 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;<br>
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       2°) d'annuler la décision susmentionnée du préfet des Alpes-Maritimes ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu l'accord franco-tunisien en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 modifié ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu l'article 1er du décret du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 16 mars 2009 :<br>
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       - le rapport de Mme Pena, conseiller ;<br>
- et les conclusions de Mme Paix, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. Ahmed X, de nationalité tunisienne, relève appel du jugement du 9 octobre 2007 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 22 mars 2006 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 7 ter d de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié : Reçoivent de plein droit un titre de séjour renouvelable valable un an et donnant droit à l'exercice d'une activité professionnelle dans les conditions fixées à l'article 7: les ressortissants tunisiens qui justifient par tous moyens résider habituellement en France depuis plus de dix ans, le séjour en qualité d'étudiant n'étant pas pris en compte dans la limite de cinq ans ;<br>
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       Considérant que, contrairement à ce qu'il persiste à soutenir, M. X, qui affirme résider de façon habituelle en France depuis plus de dix ans à la date de la décision attaquée, n'établit pas, par la production des pièces qu'il verse au dossier, lesquelles sont insuffisamment probantes, qu'il remplissait, à la date de la décision attaquée, la condition de durée de séjour exigée par les stipulations sus rappelées de l'article 7 ter d de l'accord franco-tunisien; que le moyen tiré de la méconnaissance desdites stipulations ne peut, ainsi que l'ont estimé les premiers juges, qu'être écarté ; <br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (...)  ;<br>
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       Considérant que si M. X fait valoir qu'il a en France le centre permanent de ses attaches et intérêts, qu'il y mène une vie privée et familiale effective, qu'il y est parfaitement intégré et est en règle vis à vis de l'agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations, il ressort toutefois des pièces du dossier que l'intéressé, âgé de 39 ans à la date de la décision attaquée, célibataire, sans enfant, n'établit ni même n'allègue être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine ; qu'ainsi, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, l'arrêté attaqué n'a pas porté au droit de M. X au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris ; qu'il n'est pas davantage entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette mesure sur sa situation personnelle ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande ; <br>
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      DÉCIDE :<br>
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Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Ahmed X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.<br>
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N° 07MA04271	3<br>
		vt<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**