# Cour administrative d'appel de Paris, 2e chambre, du 12 février 1991, 90PA00352, mentionné aux tables du recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007427378
**Date de décision:** 1991-02-12
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Paris
**Formation:** 2E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007427378

## Contenu de la décision

<br>    VU la requête présentée pour M. Auguste Paul Y..., demeurant au Bernica 97435 Saint-Gilles-les-Hauts, commune de Saint-Paul (La Réunion) par Me X..., avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation ; elle a été enregistrée au greffe de la cour administrative d'appel de Paris le 11 avril 1990 ; le requérant demande à la cour administrative d'appel :<br>    1°) d'annuler le jugement n°305-88 du 18 décembre 1989 par lequel le tribunal administratif de Saint-Denis de La Réunion a rejeté sa requête relative aux paiements d'indemnités de fonction en qualité d'adjoint spécial de Bernica ;<br>    2°) de condamner la commune de Saint-Paul à lui payer lesdites indemnités pour la période de février 1986 à mars 1989 avec intérêts légaux à compter du 13 novembre 1986 ;<br>    3°) de condamner la commune de Saint-Paul à lui payer une somme de 14.000 F sur le fondement de l'article 1er du décret n°88-907 du 2 septembre 1988 ;<br>    4°) de condamner la commune de Saint-Paul aux entiers dépens ;<br>    VU les autres pièces du dossier ;<br>    VU le code des communes ;<br>    VU le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    VU la loi n°87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    VU l'article 112 de la loi n° 83-663 du 22 juillet 1983 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience du 29 janvier 1991 :<br>    - le rapport de Mme TRICOT, conseiller,<br>    - et les conclusions de Mme SICHLER, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête :<br>    Considérant que le jugement entrepris est motivé de façon suffisante ;<br>    Considérant en premier lieu que dès lors que le requérant fait lui-même valoir qu'il n'a pas fondé sa demande d'indemnité de fonctions sur une délégation de signature en matière d'aide sociale, la circonstance que le tribunal administratif l'aurait à tort considérée comme une délégation de fonctions demeure en tout état de cause sans incidence sur le bien-fondé de la demande ;<br>    Considérant en second lieu que le requérant soutient que l'arrêté du 12 décembre 1984 le délèguait pour remplir les fonctions d'officier d'état civil à la mairie annexe de Bernica et que du fait de l'exercice effectif des fonctions correspondant à cette délégation jamais retirée, le bénéfice de l'indemnité prévue à l'article L.123-4 du code des communes lui demeurait acquis ;<br>    Considérant d'abord que les adjoints spéciaux institués à l'article L.122-3 du code des communes ne tiennent pas leurs fonctions d'officier d'état civil d'une délégation du maire, mais de la détermination de la loi ; que dès lors le requérant n'est pas fondé à se prévaloir de l'arrêté du 12 décembre 1986 pour solliciter le bénéfice des indemnités prévues par les dispositions combinées des articles L.123-4 et L.122-11 du code des communes ;<br>    Considérant ensuite que les dispositions régissant le statut du maire et des adjoints, au nombre desquelles celles relatives au régime indemnitaire, ne sont pas par elles-mêmes applicables aux adjoints spéciaux et que le requérant ne tenait, lors de la période ligitieuse, d'aucun autre texte le droit aux indemnités dont il sollicite le bénéfice ;<br>    Considérant en troisième lieu que la participation du requérant à diverses instances et commissions pour y représenter la commune de Saint-Paul est sans incidence sur son droit au bénéfice des indemnités de fonctions ;<br>    Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. Y... tendant à la condamnation de la commune de Saint-Paul au paiement des indemnités litigieuses doivent être rejetées ;<br>    Considérant que dans les circonstances de l'espèce, il n'y a lieu de faire application des dispositions de l'article R.222 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ni au bénéfice de M. Y..., ni à celui de la commune de Saint-Paul de la Réunion ;<br>Article 1er :  Les conclusions de la requête de M. Y... sont rejetées.<br>Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Paul tendant à obtenir l'application de l'article R.222 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel sont rejetées.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code des communes L123-4, L122-3, L122-11,Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel R222
**ECLI:** 
**Résumé:** 16-02-02-03    Un adjoint au maire, désigné pour exercer les fonctions d'adjoint spécial en application des dispositions de l'article L. 122-3 du code des communes, remplit de droit et non en vertu d'une délégation les fonctions d'officier d'état-civil.    Ces fonctions ne lui confèrent un droit à indemnité ni sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 123-4 et L. 122-11 du code des communes, ni sur le fondement des dispositions régissant le régime indemnitaire du maire et des adjoints.
**Mots-clés:** 16-02-02-03 COMMUNE - ORGANES DE LA COMMUNE - MAIRE ET ADJOINTS - ADJOINTS -Indemnité - Adjoints spéciaux - Droit à indemnité de fonctions - Absence.