# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 3e chambre, du 5 janvier 1999, 96BX00433, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007492263
**Date de décision:** 1999-01-05
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 3E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007492263

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée au greffe de la Cour le 29 février 1996, présentée pour la S.A.R.L. SOBCAL dont le siège social est ... ( Haute-Vienne) ;<br>    La S.A.R.L. SOBCAL demande à la Cour :<br>    1 ) d'annuler le jugement du 21 décembre 1995 par lequel le tribunal administratif a rejeté sa demande en décharge du complément de taxe sur la valeur ajoutée qui lui a été réclamée pour la période 1989, ainsi que des pénalités dont il a été assorti ;<br>    2 ) de prononcer la décharge demandée ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 15 décembre 1998 :<br>    - le rapport de H. PAC ;<br>    - et les conclusions de D. PEANO, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur l'étendue du litige :<br>    Considérant que, par une décision en date du 14 novembre 1996 postérieure à l'introduction de la requête, le directeur régional des impôts du Limousin a prononcé le dégrèvement, en droits et pénalités, à concurrence d'une somme de 28.693 F du complément de taxe sur la valeur ajoutée assigné à la S.A.R.L. SOBCAL au titre de la période du 1er janvier 1987 au 31 décembre 1989 ; que les conclusions de la requête de la S.A.R.L. SOBCAL sont dans cette mesure devenues sans objet ;<br>    Sur le bien-fondé de l'imposition :<br>    Sur le principe de l'assujettissement à la taxe :<br>    Considérant qu'en vertu des dispositions de l'article 267 III du code général des impôts, les sommes perçues lors des livraisons d'emballages consignés doivent être incorporées dans la base d'imposition à la taxe sur la valeur ajoutée lorsque les emballages n'ont pas été rendus au terme des délais en usage dans la profession ;<br>    Considérant que la S.A.R.L. SOBCAL, qui exerce le commerce de boissons en gros, a comptabilisé, à la clôture de l'exercice 1989, une perte sur emballages consignés d'un montant de 920 447 F, déterminée par l'écart existant entre l'inventaire comptable et l'inventaire physique ; que l'administration a incorporé le montant de cette perte à la base d'imposition à la taxe sur la valeur ajoutée en se fondant sur les dispositions susvisées de l'article 267 III du code général des impôts ; que la société demande la restitution de la taxe ainsi acquittée ;<br>    Considérant qu'il est constant que la S.A.R.L. SOBCAL livre ses produits dans des bouteilles qu'elle consigne à ses clients, en s'engageant à les reprendre contre remboursement de la consignation ; que dans ces conditions, le montant de la consignation entre dans les recettes définitivement acquises au profit de la société, alors même que certains emballages ne seraient pas restitués ; que, par suite, c'est à bon droit que l'administration a fait application en l'espèce des dispositions de l'article 267 III du code général des impôts sans qu'y puisse faire obstacle la circonstance que les emballages consignés par la société à ses clients lui auraient été préalablement consignés par ses fournisseurs ;<br>    Sur le montant de la taxe :<br>    Considérant que si la S.A.R.L. SOBCAL fait valoir que les bases retenues par l'administration pour la détermination du montant de la taxe seraient exagérées, elle se borne à faire état d'éléments de calcul purement théoriques sans aucun rapport avec les données propres de l'entreprise ; que, dès lors, sa critique sur ce point ne peut être que rejetée ;<br>    Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que la S.A.R.L. SOBCAL n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif a rejeté sa demande en décharge de l'imposition contestée ;<br>Article 1er : La requête de la S.A.R.L. SOBCAL est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** CGI 267
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-06-02-01-01 CONTRIBUTIONS ET TAXES - TAXES SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES ET ASSIMILEES - TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE - PERSONNES ET OPERATIONS TAXABLES - OPERATIONS TAXABLES