# Conseil d'État, 10ème sous-section jugeant seule, 28/12/2012, 334494, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000026856777
**Date de décision:** 2012-12-28
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 10ème sous-section jugeant seule
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000026856777

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 10 décembre 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Pierre B, demeurant ... ; M. B demande au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le ministre de la justice sur sa demande tendant à l'abrogation des prescriptions règlementaires, en premier lieu, du décret n° 96-287 du 2 avril 1996, modifié par le décret n° 98-4099 du 8 décembre 1998 et par le décret n° 2007-814 du 11 mai 2007, figurant à l'article D. 251-1-3° du code de procédure pénale, en second lieu, du décret n° 96-287 du 2 avril 1996, figurant aux articles D. 250 à D. 250-6 du code de procédure pénale ;<br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu le code de procédure pénale ;<br>
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              Vu le décret n° 2010-1634 du 23 décembre 2010 ;<br>
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              Vu le décret n° 2010-1635 du 23 décembre 2010 ;<br>
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              Vu le code de justice administrative ;<br>
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              Après avoir entendu en séance publique :<br>
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              - le rapport de M. Nicolas Labrune, Auditeur,<br>
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              - les conclusions de Mme Delphine Hedary, rapporteur public ;<br>
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<br>1. Considérant que M. B demande l'annulation pour excès de pouvoir du refus implicite d'abroger les dispositions règlementaires, en premier lieu, du décret n° 96-287 du 2 avril 1996, modifié par le décret n° 98-4099 du 8 décembre 1998 et par le décret n° 2007-814 du 11 mai 2007, figurant à l'article D. 251-1-3° du code de procédure pénale, en second lieu, du décret n° 96-287 du 2 avril 1996 figurant aux articles D. 250 à D. 250-6 du code de procédure pénale ;<br>
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              2. Considérant que, postérieurement à l'introduction de la requête, l'article 18 du décret n° 2010-1635 du 23 décembre 2010 a abrogé les dispositions figurant aux articles D. 250 à D. 250-6 et D. 251-1 du code de procédure pénale ; que ces dispositions ont été remplacées par les dispositions du décret en Conseil d'Etat n° 2010-1634 du 23 décembre 2010 portant application de la loi pénitentiaire et modifiant le code de procédure pénale codifiées au titre II du livre V du code de procédure pénale ; que ces nouvelles dispositions sont substantiellement différentes de celles attaquées ; qu'ainsi les conclusions de M. B demandant l'annulation de la décision implicite du ministre de la justice rejetant sa demande tendant à l'abrogation des prescriptions règlementaires du décret n° 96-287 du 2 avril 1996, modifié par le décret n° 98-4099 du 8 décembre 1998 et par le décret n° 2007-814 du 11 mai 2007, figurant à l'article D. 251-1-3° du code de procédure pénale, et du décret n° 96-287 du 2 avril 1996, figurant aux articles D. 250 à D. 250-6 du code de procédure pénale sont devenues sans objet ; qu'il n'y a dès lors pas lieu d'y statuer ;<br>
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<br>				D E C I D E  :<br>
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Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B.<br>
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Pierre B, au garde des sceaux, ministre de la justice et au Premier ministre.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** ECLI:FR:CESJS:2012:334494.20121228
**Résumé:** 
**Mots-clés:**