# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 2, du 20 juillet 1960, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006953909
**Date de décision:** 1960-07-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006953909

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN EN SES QUATRE BRANCHES : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A LA DECISION ATTAQUEE DE LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE PARIS D'AVOIR ETE RENDUE ALORS, 1° QU'IL N'EST PAS MENTIONNE QUE LE PRESIDENT, LES Y... ET LA SECRETAIRE ONT ETE REGULIEREMENT DESIGNES;<br>
<br>
 2° QUE LE LIQUIDATEUR DE LA SOCIETE EN CAUSE (SOCIETE JEAN CHERRIER) NON COMPARANT DEVAIT ETRE ASSIGNE ET NON PAS SIMPLEMENT CONVOQUE;<br>
<br>
 3° QU'IL N'EST PAS ETABLI QUE M A..., MANDATAIRE DE LA CAISSE D'ALLOCATIONS FAMILIALES, AIT ETE DESIGNE REGULIEREMENT PAR LE CONSEIL D'ADMINISTRATION;<br>
<br>
 4° QUE L'AFFAIRE AYANT ETE EXAMINEE A DEUX AUDIENCES SUCCESSIVES, IL N'A PAS ETE MENTIONNE QUE LORS DE LA SECONDE FOIS, LA COMMISSION ETAIT COMPOSEE DE LA MEME MANIERE QUE LA PREMIERE;<br>
<br>
MAIS ATTENDU QUE, EN PREMIER LIEU, LA DECISION ENONCE QUE LA COMMISSION ETAIT COMPOSEE DE M LEFEVRE GASTON, PRESIDENT, M MOSLE X... D... E..., M C..., X... EMPLOYEUR TITULAIRE, ASSISTES DE MLLE B..., SECRETAIRE ADJOINT;<br>
<br>
 ATTENDU QUE LES DECISIONS JUDICIAIRES BENEFICIENT D'UNE PRESOMPTION DE REGULARITE QUI NE PEUT CEDER QUE DEVANT LA PREUVE CONTRAIRE, LAQUELLE, EN L'ESPECE N'EST PAS RAPPORTEE;<br>
<br>
 ATTENDU EN SECOND LIEU QUE LA COMMISSION REGIONALE D'APPEL CONSTATE QU'ELLE A OUI LES DIRES ET EXPLICATIONS DE M MONTHERLE, AVOCAT DE LA SOCIETE ANONYME "ENTREPRISE JEAN CHERRIER" DEMANDERESSE AU PRINCIPAL, DEFENDERESSE RECONVENTIONNELLE EN SENCE DU SIEUR DE Z..., MIS EN CAUSE, NON COMPARANT BIEN QUE REGULIEREMENT CONVOQUE;<br>
<br>
ATTENDU EN TROISIEME LIEU QUE LES PARTIES DEVANT LES COMMISSIONS DE CONTENTIEUX SONT, AUX TERMES DE L'ARTICLE 19 DE LA LOI DU 24 OCTOBRE 1946, SIMPLEMENT CONVOQUEES, QUE LA DECISION MENTIONNE CETTE CONVOCATION;<br>
<br>
QU'IL EST INDIQUE QUE LE SIEUR A... EST BIEN LE MANDATAIRE DE LA CAISSE CENTRALE D'ALLOCATIONS FAMILIALES DE LA REGION PARISIENNE AUX TERMES D'UN POUVOIR EN DATE DU 22 MARS 1945;<br>
<br>
 QUE, SUR CE POINT, LE MOYEN MANQUE EN FAIT;<br>
<br>
ATTENDU, EN QUATRIEME LIEU, QUE L'EXPEDITION DE LA SENTENCE, APRES AVOIR RELEVE LE NOM DES JUGES ET DES PARTIES, ENONCE QUE LES CONCLUSIONS DES PARTIES ONT ETE RESPECTIVEMENT REPRISES ET DEVELOPPEES A L'AUDIENCE PUBLIQUE DU 24 MARS 1955 ET A CELLE DE CE JOUR;<br>
<br>
 QU'AINSI IL EST ETABLI QUE TOUS LES MEMBRES, COMPOSANT LA JURIDICTION AYANT ASSISTE A DES DEBATS COMPLETS, ONT PRIS PART A LA DECISION ENTREPRISE;<br>
<br>
 D'OU IL SUIT QUE CE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
<br>
SUR LE DEUXIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COMMISSION DE N'AVOIR PAS REPONDU AUX CONCLUSIONS DE LA DEMANDERESSE QUI FAISAIT ETAT DE SA BONNE FOI POUR SOLLICITER LA REMISE TOTALE DE SA DETTE SANS DIRE LES MOTIFS AU SOUTIEN DE CE REFUS;<br>
<br>
 MAIS ATTENDU QUE LA DECISION, APRES AVOIR ANALYSE LES PRETENTIONS DE LA DEMANDERESSE EN REDUCTION, ENONCE QU'IL RESULTAIT DES DEBATS ET DES ELEMENTS DE LA CAUSE QUE LA REMISE ACCORDEE GRACIEUSEMENT SEMBLAIT SUFFISANTE;<br>
<br>
QU'EN APPRECIANT, DANS LA MESURE OU ILS L'ONT FAIT, LE MONTANT DE LA REDUCTION, LES JUGES DE LA SECURITE SOCIALE AYANT REPONDU AUX CONCLUSIONS N'ONT FAIT QU'USER DE LEUR POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION;<br>
<br>
 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LA DECISION RENDUE LE 28 AVRIL 1955 PAR LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE PARIS.<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° LES DECISIONS JUDICIAIRES BENEFICIENT D'UNE PRESOMPTION DE REGULARITE QUI NE PEUT CEDER QUE DEVANT LA PREUVE CONTRAIRE.    ET DES LORS QUE CETTE PREUVE N'EST PAS RAPPORTEE, DOIT ETRE REJETE LE MOYEN DE CASSATION TIRE DE CE QUE LA DECISION ATTAQUEE NE MENTIONNE PAS QUE LE PRESIDENT, LES ASSESSEURS ET LES SECRETAIRES ONT ETE REGULIEREMENT DESIGNES.,2° AUX TERMES DE L'ARTICLE 19 DE LA LOI DU 24 OCTOBRE 1946 LES PARTIES SONT SIMPLEMENT CONVOQUEES DEVANT LES COMMISSIONS DE CONTENTIEUX DE LA SECURITE SOCIALE.,3° DES LORS QUE L'EXPEDITION DE LA SENTENCE, APRES AVOIR RELEVE LE NOM DES JUGES ENONCE QUE LES CONCLUSIONS DES PARTIES ONT ETE RESPECTIVEMENT REPRISES ET DEVELOPPEES AUX DEUX AUDIENCES SUCCESSIVES OU L'AFFAIRE A ETE EXAMINEE, IL EST ETABLI QUE TOUS LES MEMBRES COMPOSANT LA JURIDICTION, AYANT ASSISTE A DES DEBATS COMPLETS, ONT PRIS PART A LA DECISION.,4° EN ENONCANT, APRES AVOIR ANALYSE LES PRETENTIONS DE L'EMPLOYEUR SOLLICITANT LA REDUCTION DE MAJORATIONS DE RETARD QU'IL RESULTE DES DEBATS ET DES ELEMENTS DE LA CAUSE QUE LA REMISE ACCORDEE GRACIEUSEMENT SEMBLAIT SUFFISANTE, UNE COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE NE FAIT QU'USER DE SON POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION.
**Mots-clés:** 1° SECURITE SOCIALE-CONTENTIEUX  - JURIDICTIONS  - COMPOSITION  - MENTION DANS LA DECISION,2° SECURITE SOCIALE-CONTENTIEUX  - PROCEDURE  - CONVOCATION DES PARTIES  - ASSIGNATION (NON),3° SECURITE SOCIALE-CONTENTIEUX  - JURIDICTIONS  - PARTICIPATION DE LEURS MEMBRES A L'ENSEMBLE DES DEBATS  - MENTION DANS LA DECISION,4° SECURITE SOCIALE  - COTISATIONS  - MAJORATIONS DE RETARD  - REDUCTION  - MONTANT  - APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU FOND