# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 1 octobre 1991, 90-11.126, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007027112
**Date de décision:** 1991-10-01
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007027112

## Contenu de la décision

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<br>   Sur le moyen unique :<br>
<br>   Attendu que la société Hubo fait grief à l'arrêt attaqué (Douai, 14 septembre 1989) d'avoir ordonné la suspension de la procédure de saisie-exécution engagée par elle contre la société Tourcoing-Bricolage, antérieurement à la mise en redressement judiciaire, puis en liquidation judiciaire de cette société avec M. X... pour liquidateur alors, selon le pourvoi, que le jugement d'ouverture n'est pas de nature à arrêter ou interdire le déroulement d'une procédure de saisie-exécution, dès lors qu'est déjà intervenu le procès-verbal de saisie, lequel, en entraînant le dessaisissement du débiteur saisi, a pleinement réalisé, à l'égard de celui-ci, l'effet légal de la saisie-exécution ; qu'ainsi, en considérant, pour ordonner la suspension de la saisie-exécution litigieuse, que, la vente n'étant pas intervenue, la société Hubo ne possédait aucun droit acquis avant le jugement déclaratif, la cour d'appel a violé l'article 47 de la loi du 25 janvier 1985 ;<br>
<br>   Mais attendu qu'ayant relevé que la procédure collective avait été ouverte par un jugement rendu entre la date de la saisie-exécution et celle fixée pour la vente des meubles saisis, c'est à bon droit que la cour d'appel a retenu que le créancier saisissant ne possédait aucun droit acquis avant l'ouverture du redressement judiciaire, et, en conséquence, a ordonné la suspension de la saisie-exécution ; que le moyen n'est pas fondé ;<br>
<br>         PAR CES MOTIFS :<br>
<br>   REJETTE le pourvoi<br>,A RAPPROCHER :
 Chambre commerciale, 1973-11-08 , Bulletin 1973, IV, n° 318, p. 284 (cassation), et les arrêts cités ;
 Chambre civile 2, 1976-11-09 , Bulletin 1976, II, n° 304, p. 239 (rejet).<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet.
**Lois appliquées:** Loi 85-98 1985-01-25
**ECLI:** 
**Résumé:** Ayant relevé que la procédure collective visant la société débitrice avait été ouverte par un jugement rendu entre la date de la saisie-exécution et celle fixée pour la vente des meubles saisis, c'est à bon droit qu'une cour d'appel a retenu que le créancier saisissant ne possédait aucun droit acquis avant l'ouverture du redressement judiciaire et, en conséquence, a ordonné la suspension de la saisie-exécution.
**Mots-clés:** ENTREPRISE EN DIFFICULTE (loi du 25 janvier 1985) - Redressement et liquidation judiciaires - Effets - Saisie-exécution en cours - Suspension,SAISIES (législation antérieure à la loi du 9 juillet 1991) - Saisie-exécution - Incidents - Discontinuation des poursuites - Débiteur faisant l'objet d'un redressement ou d'une liquidation judiciaire entre la date de saisie et la vente - Constatations suffisantes,ENTREPRISE EN DIFFICULTE (loi du 25 janvier 1985) - Redressement et liquidation judiciaires - Créanciers du débiteur - Action individuelle - Suspension - Portée - Saisie-exécution en cours