# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 26 octobre 1979, 78-11.175, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007004026
**Date de décision:** 1979-10-26
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007004026

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS :<br>
    VU LES ARTICLES 14 ET 20 DU DECRET N. 72-230 DU 24 MARS 1972;<br>
   ATTENDU QUE SELON LES ALINEAS 4 ET 5 DU PREMIERS DE CES TEXTES LORSQUE LES COTISATIONS SONT ACQUITTEES AVEC UN RETARD DE QUINZE JOURS OU PLUS A COMPTER DE LEUR DATE LIMITE D'EXIGIBILITE UN MINIMUM DE MAJORATIONS DE RETARD FIXE A 1 % DES COTISATIONS ARRIEREES PAR MOIS OU FRACTION DE MOIS DE RETARD DOIT OBLIGATOIREMENT ETRE LAISSE A LA CHARGE DU DEBITEUR;QUE TOUTEFOIS LA REMISE INTEGRALE PEUT ETRE DECIDEE  DANS DES CAS EXCEPTIONNELS PAR LA COMMISSION DE RECOURS GRACIEUX OU LE DIRECTEUR DE L'ORGANISME DE RECOUVREMENT AVEC L'APPROBATION CONJOINTE DU TRESORIER-PAYEUR GENERAL ET DU DIRECTEUR GENERAL DE LA SECURITE SOCIALE;    ATTENDU QUE POUR ACCORDER LA REMISE INTEGRALE DES MAJORATIONS DE RETARD AFFERENTES AUX COTISATIONS DU MOIS DE MARS 1975 EXIGIBLES LE 15 AVRIL, QUE LA SOCIETE MATT VOGELWEITH N'AVAIT REGLEES QUE LE 27 MAI, LES JUGES DU FOND ONT ENONCE QUE LE DEBITEUR AYANT DECLARE AVOIR, PAR LE MEME COURRIER, ADRESSE A LA CAISSE LE BORDEREAU RECAPITULATIF ET UN CHEQUE PROVISIONNE CORRESPONDANT AUX COTISATIONS DU MOIS, IL AVAIT AINSI COMPLETEMENT REMPLI SES OBLIGATIONS ET QUE LE FAIT QUE LE CHEQUE SE FUT EGARE LUI ETAIT ETRANGER;    ATTENDU CEPENDANT D'UNE PART QU'EN CAS DE PAIEMENT PAR CHEQUE LE DEBITEUR N'EST REPUTE AVOIR ACQUITTE SA DETTE QUE SI LE CHEQUE EST RECU PAR LE CREANCIER AVANT L'ECHEANCE, ET EST HONORE; QUE, D'AUTRE PART, L'APPROBATION CONJOINTE PAR LE TRESORIER-PAYEUR GENERAL ET LE DIRECTEUR REGIONAL DE LA SECURITE SOCIALE DOIT ETRE PREALABLE A L'OCTROI EXCEPTIONNEL D'UNE EXONERATION TOTALE DES MAJORATIONS DE RETARD;    QU'EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE A VIOLE LES TEXTES SUSVISES;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE LA DECISION RENDUE ENTRE LES PARTIES LE 30 NOVEMBRE 1977 PAR LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DU HAUT-RHIN;REMET, EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LADITE DECISION ET POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DU BAS-RHIN.<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1978-10-26 Bulletin 1978 V N. 721 (1) p. 541 (CASSATION) et les arrêts cités<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Encourt la cassation la décision portant remise intégrale des majorations de retard au motif que le chèque adressé à l'URSSAF par le débiteur s'était égaré par un fait étranger à celui-ci, alors que, d'une part, en cas de paiement par chèque, le débiteur n'est réputé avoir acquitté sa dette que si le chèque est reçu par le créancier avant l'échéance, et s'il est honoré, et alors que, d'autre part, l'approbation conjointe par le trésorier-payeur général et le directeur régional de la sécurité sociale doit être préalable à l'octroi exceptionnel d'une exonération totale des majorations de retard.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - Cotisations - Payement - Date du payement - Payement par chèque.,* CHEQUE - Payement par chèque - Caractère libératoire - Conditions.,* PAYEMENT - Payement par chèque - Caractère libératoire - Conditions.,* SECURITE SOCIALE - Cotisations - Majorations de retard - Réduction - Minimum laissé à la charge du débiteur - Approbation conjointe du trésorier-payeur général et du directeur régional de la sécurité sociale - Nécessité.