# CAA de PARIS, 7ème chambre, 28/06/2023, 23PA00411, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000047773739
**Date de décision:** 2023-06-28
**Juridiction:** CAA de PARIS
**Formation:** 7ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000047773739

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       M. A... B... a demandé au Tribunal administratif de Montreuil d'annuler l'arrêté du 7 avril 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.<br>
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       Par un jugement n° 2106159 du 21 décembre 2022, le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.<br>
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       Procédure devant la Cour :<br>
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       Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 janvier 2023 et le 26 mars 2023, M. B..., représenté par Me Chebel, demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du 21 décembre 2022 ;<br>
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       2°) d'annuler l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 avril 2021 ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans un délai de soixante-douze heures à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       5°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.<br>
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       Il soutient que :<br>
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       S'agissant du jugement attaqué :<br>
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       - les premiers juges n'ont pas suffisamment répondu au moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       S'agissant de l'arrêté attaqué :<br>
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       - l'arrêté attaqué n'est pas motivé ;<br>
       - il est entaché d'une erreur de fait ;<br>
       - il méconnaît les dispositions des 6° et 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.<br>
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       La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas produit de mémoire en défense.<br>
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       M. B... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du Tribunal judiciaire de Paris du 5 avril 2023.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier.<br>
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       Vu :<br>
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       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
       - le code civil ;<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - le code de procédure pénale ;<br>
       - le code des relations entre le public et l'administration ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Ont été entendus au cours de l'audience publique :<br>
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       - le rapport de M. Desvigne-Repusseau,<br>
       - et les observations de Me Chebel, avocate de M. B....<br>
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       Considérant ce qui suit :<br>
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       1. M. B..., ressortissant malien, né en 1973, a sollicité du préfet de la Seine-Saint-Denis le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en tant que parent d'enfant français et venant à expiration le 18 avril 2019. Par un arrêté du 7 avril 2021, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. M. B... fait appel du jugement par lequel le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.<br>
Sur la régularité du jugement attaqué : <br>
       2. Aux termes de l'article L. 9 du code de justice administrative : " Les jugements sont motivés ".<br>
       3. Contrairement à ce que soutient M. B..., les premiers juges, en se référant aux motifs qui les ont conduits à écarter au point 5 de leur jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qui sont eux-mêmes suffisamment précis, ont suffisamment répondu, au point 6 du même jugement, au moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation du jugement attaqué doit être écarté.<br>
Sur le bien-fondé du jugement attaqué : <br>
       4. En premier lieu, contrairement à ce que soutient M. B..., il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué est motivé en droit et en fait. Par suite, le moyen tiré d'un défaut de motivation de cet arrêté doit, en tout état de cause, être écarté.<br>
       5. En deuxième lieu, si M. B... justifie qu'il est entré en France en 2003 et non, comme indiqué dans l'arrêté attaqué, en 2013, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de cet arrêté dès lors que le préfet de la Seine-Saint-Denis ne s'est pas fondé sur cet élément de fait pour rejeter sa demande de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré d'une erreur de fait doit être écarté.<br>
       6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / (...) / 6° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans (...) ".<br>
       7. Si un acte de droit privé opposable aux tiers est en principe opposable dans les mêmes conditions à l'administration tant qu'il n'a pas été déclaré nul par le juge judiciaire, il appartient cependant à l'administration, lorsque se révèle une fraude commise en vue d'obtenir l'application de dispositions de droit public, d'y faire échec même dans le cas où cette fraude revêt la forme d'un acte de droit privé. Ce principe peut conduire l'administration, qui doit exercer ses compétences sans pouvoir renvoyer une question préjudicielle à l'autorité judiciaire, à ne pas tenir compte, dans l'exercice de ces compétences, d'actes de droit privé opposables aux tiers. Tel est le cas pour la mise en œuvre des dispositions du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'ont pas entendu écarter l'application des principes ci-dessus rappelés. Par conséquent, si la reconnaissance d'un enfant est opposable aux tiers, en tant qu'elle établit un lien de filiation et, le cas échéant, en tant qu'elle permet l'acquisition par l'enfant de la nationalité française, dès lors que cette reconnaissance a été effectuée conformément aux conditions prévues par le code civil, et s'impose donc en principe à l'administration tant qu'une action en contestation de filiation n'a pas abouti, il appartient néanmoins au préfet, s'il est établi, lors de l'examen d'une demande de titre de séjour présentée sur le fondement du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la reconnaissance de paternité a été souscrite dans le but de faciliter l'obtention de la nationalité française ou d'un titre de séjour, de faire échec à cette fraude et de refuser, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, tant que la prescription prévue par les articles 321 et 335 du code civil n'est pas acquise, la délivrance de la carte de séjour temporaire sollicitée par la personne se présentant comme père ou mère d'un enfant français.<br>
       8. Il ressort des pièces du dossier que pour refuser de renouveler le titre de séjour de M. B... en qualité de parent d'enfant français, le préfet de la Seine-Saint-Denis a considéré que la reconnaissance de paternité de la fille de Mme C..., née le 28 janvier 2017 en France, faite par anticipation le 21 septembre 2016, avait pour seul but de permettre à celui-ci d'obtenir un droit au séjour sur le fondement des dispositions du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet s'est fondé sur le fait que l'intéressé ne justifie pas participer à l'éducation et à l'entretien de l'enfant, que cette enfant ne porte que le nom de sa mère, qu'il a déclaré, lors de son audition par les services préfectoraux le 23 juillet 2019, qu'il n'a jamais existé de communauté de vie entre lui et Mme C... et qu'enfin, cette dernière a déclaré, lors de la même audition, qu'elle avait demandé à M. B... de reconnaître son enfant et que le requérant n'est pas le père biologique de l'enfant. Il ressort en outre d'une attestation produite pour la première fois en appel que Mme C... reconnaît à nouveau que M. B... savait qu'il n'était pas le père biologique de l'enfant au moment de sa reconnaissance de paternité prénatale. Ainsi, alors même que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a fourni, pas plus en appel qu'en première instance, aucune information sur les suites apportées au signalement par lui effectué auprès du procureur de la République sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale et alors même que le requérant produit des éléments tendant à établir qu'il verserait de l'argent à Mme C... en vue de l'entretien de l'enfant, les éléments précités sur lesquels le préfet a fondé sa décision constituent des indices suffisamment précis et concordants pour établir que la reconnaissance de paternité dont se prévaut M. B... caractérise l'existence d'une fraude et que, par conséquent, cette reconnaissance avait pour seul but de permettre à celui-ci d'obtenir un droit au séjour sur le fondement des dispositions du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré d'une méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.<br>
       9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".<br>
       10. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de ses propres déclarations faites lors de son audition du 23 juillet 2019, que M. B... est le père de deux enfants âgés de 10 et 16 ans et vivant au Mali à la date de l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, et compte tenu de ce qui a été dit au point 8, l'arrêté attaqué n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a été pris. Par suite, cet arrêté n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.<br>
       11. En cinquième lieu, eu égard aux motifs exposés aux points 8 et 10, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle de M. B... doit être écarté.<br>
       12. En dernier lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. Par ailleurs, indépendamment de l'énumération donnée par les articles L. 511-4 et L. 521-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile des catégories d'étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'éloignement, qu'il s'agisse d'une obligation de quitter le territoire français ou d'une mesure d'expulsion, l'autorité administrative ne saurait légalement prendre une mesure d'éloignement à l'encontre d'un étranger que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'éloignement.<br>
       13. Il ressort des pièces du dossier que M. B... a demandé la délivrance d'un titre de séjour sur le seul fondement des dispositions du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a pas examiné d'office sa demande au regard des dispositions du 7° du même article. Par ailleurs, si le requérant a entendu soutenir que le même préfet ne pouvait légalement prendre à son encontre l'obligation de quitter le territoire français attaquée sans méconnaître les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'est pas fondé à le soutenir compte tenu de ce qui a été dit au point 10. Par suite, le moyen tiré d'une méconnaissance des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.<br>
       14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.<br>
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       D E C I D E:<br>
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Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A... B... et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.<br>
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.<br>
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Délibéré après l'audience du 13 juin 2023, à laquelle siégeaient :<br>
- M. Jardin, président de chambre,<br>
- Mme Hamon, présidente assesseure,<br>
- M. Desvigne-Repusseau, premier conseiller, <br>
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2023.<br>
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Le rapporteur,<br>
M. DESVIGNE-REPUSSEAULe président,<br>
 C. JARDIN<br>
La greffière,<br>
L. CHANA<br>
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
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N° 23PA00411<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**