# Cour de Cassation, CHAMBRE TEMPORAIRE DES EXPROPRIATIONS, du 10 février 1967, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006975152
**Date de décision:** 1967-02-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006975152

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL A ETE STATUE SUR LES INDEMNITES DUES A X... (DIJON, 8 NOVEMBRE 1965) POUR L'EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE, INTERVENUE LE 5 MARS 1963 AU PROFIT DE LA VILLE DE DIJON, D'UN TERRAIN SIS A LA PERIPHERIE ; <br>
<br>QUE LE POURVOI FAIT GRIEF A L'ARRET DE CONSIDERER QUE CE TERRAIN ETAIT, A LA DATE DE REFERENCE DU 30 NOVEMBRE 1961, CLASSE EN ZONE RURALE ET QU'IL N'Y AVAIT LIEU DE TENIR COMPTE DE LA CREATION D'UN BOULEVARD DE DESSERTE, ALORS QUE, D'UNE PART, IL RESULTERAIT DE DOCUMENTS VERSES AUX DEBATS QUE LE TERRAIN EXPROPRIE ETAIT PROPRE A ETRE BATI ET QU'IL EXISTAIT DES CONSTRUCTIONS RECENTES DANS LA MEME ZONE, LE DECLASSEMENT ETANT DEJA CONFIRME PAR LES POUVOIRS PUBLICS, ALORS, D'AUTRE PART, QUE LE BOULEVARD VIABILISE ETAIT IMMEDIATEMENT ACCESSIBLE ET QU'UN PONT ALLAIT FACILITER L'ACCES AU CENTRE DE LA VILLE ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE, DEVANT ESTIMER LEDIT TERRAIN D'APRES LA VALEUR QU'IL AVAIT ACQUISE EN RAISON DE SES POSSIBILITES, DUMENT JUSTIFIEES, D'UTILISATION IMMEDIATE UN AN AVANT L'OUVERTURE DE L'ENQUETE PREALABLE, LES SECONDS JUGES, QUI APPRECIAIENT SOUVERAINEMENT LA PORTEE DE DOCUMENTS DONT LA DENATURATION N'EST PAS INVOQUEE, N'AVAIENT PAS A FAIRE ETAT DE CONSTRUCTIONS RECENTES ; <br>
<br>QU'AYANT CONSTATE QUE LES TRAVAUX DE VIABILITE N'ETAIENT PAS ACHEVES A LA DATE DE REFERENCE, ILS ONT JUSTEMENT DEDUIT LA VALEUR DU TERRAIN EN CAUSE, DE SON CLASSEMENT EN ZONE RURALE ; <br>
<br>D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE. SUR LE SECOND MOYEN : <br>ATTENDU QUE, SELON LE POURVOI, L'ARRET DECIDERAIT A TORT QU'IL CONVENAIT, POUR LE CALCUL DES INDEMNITES, DE DIVISER LE TERRAIN EN DEUX ZONES, ALORS QUE D'UNE SEULE TENUE, SANS DISCONTINUITE ET SANS ENCLAVE, DESSERVI PAR DEUX VOIES PUBLIQUES, IL CONSTITUAIT UNE UNITE QUE LES JUGES NE POUVAIENT ARBITRAIREMENT DECOMPOSER AU SEUL PRETEXTE QU'IL POURRAIT L'ETRE UN JOUR, ET QUE LE JUGE DE L'EXPROPRIATION EN AVAIT DEJA AINSI DECIDE DANS D'AUTRES AFFAIRES ; <br>MAIS ATTENDU QU'ABSTRACTION FAITE D'UN MOTIF SURABONDANT, L'ARRET RETIENT, POUR JUSTIFIER LE PARTAGE EN DEUX ZONES, QUE SI LE CHEMIN DU FOND DES POUSSOTS, QUI BORDE LE TERRAIN, EST VOIE PUBLIQUE CLASSEE, CE CHEMIN N'EN CONSTITUAIT PAS MOINS, LE 30 NOVEMBRE 1961, UNE VOIE ETROITE, NON GOUDRONNEE, ET N'ETAIT QUE PARTIELLEMENT AMENAGE EN EAU ET ELECTRICITE ; <br>
<br>QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS, LA COUR D'APPEL, QUI AVAIT LA FACULTE DE CHOISIR LE MODE DE CALCUL QUI LUI PARAISSAIT LE PLUS OPPORTUN, A PU FIXER LA VALEUR DU TERRAIN A 18 FRANCS LE METRE CARRE POUR LA ZONE EN FACADE ET A 8 FRANCS POUR LE TERRAIN DE FOND ; <br>
<br>QU'AINSI LE MOYEN N'EST PAS PLUS JUSTIFIE QUE LE PREMIER ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 8 NOVEMBRE 1965 PAR LA COUR D'APPEL DE DIJON (CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS). N° 66-70 095. X... C / VILLE DE DIJON. PRESIDENT : M DE MONTERA-RAPPORTEUR : M LECOUFFE-AVOCAT GENERAL : M PAUCOT-AVOCATS : MM GIFFARD ET GOUTET. <br>MEME ESPECE : 10 FEVRIER 1967. REJET. N° 66-70 096. VILLE DE DIJON.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** ON NE SAURAIT FAIRE GRIEF AU JUGE DE L'EXPROPRIATION DE DEDUIRE LA VALEUR D'UN TERRAIN DE SON CLASSEMENT EN ZONE RURALE DES LORS QUE LES MODIFICATIONS INVOQUEES POUR ETABLIR SON CHANGEMENT DE NATURE SONT POSTERIEURES A LA DATE DE REFERENCE.
**Mots-clés:** EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958) - INDEMNITE - IMMEUBLE - TERRAIN - NATURE - DATE D'APPRECIATION