# Conseil d'État,  8ème sous-section jugeant seule, 15/10/2007, 301455, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000018007471
**Date de décision:** 2007-10-15
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 8ème sous-section jugeant seule
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000018007471

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 12 février 2007 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Joseph A, demeurant ... ; M. A demande au Conseil d'Etat d'annuler la décision implicite par laquelle le Premier ministre a rejeté sa demande d'abrogation de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales ;<br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu la Constitution ;<br>
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              Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;<br>
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              Vu le code de justice administrative ;<br>
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              Après avoir entendu en séance publique :<br>
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              - le rapport de M. Jean-Luc Sauron, Maître des Requêtes,  <br>
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              - les conclusions de Mme Nathalie Escaut, Commissaire du gouvernement ;<br>
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              Considérant que M. A demande l'annulation de la décision implicite par laquelle le Premier ministre a rejeté sa demande d'abrogation de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales ;<br>
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              Considérant qu'aux termes de l'article L. 11 du livre des procédures fiscales : A moins qu'un délai plus long ne soit prévu par le présent livre, le délai accordé aux contribuables pour répondre aux demandes de renseignements, de justifications ou d'éclaircissements et, d'une manière  générale, à toute notification émanant d'un agent de l'administration des  impôts est fixé à trente jours à compter de la réception de cette  notification ; qu'aux termes de l'article L. 54 B du même livre : La  notification d'une proposition de  rectification doit mentionner, sous peine  de nullité, que le contribuable a la faculté de se faire assister d'un  conseil de son choix pour discuter la proposition de rectification ou pour y répondre ; qu'aux termes de l'article L. 57 du même livre : L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler  ses observations ou de faire connaître son acceptation. ; qu'aux  termes, enfin, du premier alinéa de l'article R. 194-1 du même livre :  Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de  répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le  contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une  procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou  la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré ;<br>
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               Considérant que l'article R. 194-1 du livre des procédures  fiscales, en assimilant à une acceptation le silence conservé par le  contribuable pendant le délai qui lui est imparti pour répondre à une  proposition de rectification, et en lui attribuant dans ce cas la charge  d'établir l'exagération de l'imposition, ne fait que tirer les conséquences des dispositions précitées des articles L. 11, L. 54 B et L. 57 du même livre ; que, par suite, le moyen tiré par M. A de l'illégalité de l'article R. 194-1 n'est pas fondé ; que sa requête ne peut, en conséquence, qu'être rejetée ;<br>
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<br>		D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Joseph A, au ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique et au Premier ministre.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**