# Conseil d'Etat, 3 / 5 SSR, du 28 mai 1980, 21758, mentionné aux tables du recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007684972
**Date de décision:** 1980-05-28
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 3 / 5 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007684972

## Contenu de la décision

VU LA REQUETE, ENREGISTREE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 2 JANVIER 1980, PRESENTEE PAR L'ASSOCIATION "LES AMIS DES CHEMINS DE RONDE" , REPRESENTEE PAR SON PRESIDENT DOMICILIE EN CETTE QUALITE AU SIEGE DE L'ASSOCIATION, ... A REINE  ILLE ET VILAINE  , TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT :    1 ANNULE LE JUGEMENT EN DATE DU 19 DECEMBRE 1979 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE RENNES A REJETE COMME IRRECEVABLE LA DEMANDE DE L'ASSOCIATION TENDANT A L'ANNULATION DE L'ARRETE EN DATE DU 10 JUILLET 1978 PAR LEQUEL LE PREFET DE L'ILLE ET VILAINE A ACCORDE A LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE " LA RONCERAY" LE PERMIS DE CONSTRUIRE DES BATIMENTS D'HABITATION A DINARD ;    2 ANNULE POUR EXCES DE POUVOIR CET ARREETE ;    3 DECIDE QU'IL SERA SURSIS A L'EXECUTIOON DE CET ARRETE ;    VU LE CODE DE L'URBANISME ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LE CODE DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS ;    VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;<br>   CONSIDERANT QUE L'ASSOCIATION "LES AMIS DES CHEMINS DE RONDE" NE CONTESTE PAS QUE LE PERMIS DE CONSTRUIRE ACCORDE LE 10 JUILLET 1978 PAR LE PREFET D'ILLE VILAINE A LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE "LA RONCERAY" A ETE AFFICHE A LA MAIRIE DE DINARD ET SUR LE TERRAIN PENDANT LA DUREE REGLEMENTAIRE ; QU'A SUPPOSER MEME QUE LA MENTION QUI Y FIGURAIT, EXIGEE PAR L'ARTICLE A 421 - 7 DU CODE DE L'URBANISME, AIT REFLETE DE MANIERE IMPRECISE LA HAUTEUR REELLE DES CONSTRUCTIONS, CETTE CIRCONSTANCE N'ETAIT PAS DE NATURE A RENDRE LA PUBLICITE IRREGULIERE, DES LORS QUE LE DOSSIER DU PERMIS DE CONSTRUIRE POUVAIT ETRE AISEMENT CONSULTE A LA MAIRIE DE DINARD ; QUE, PAR SUITE, LE DELAI DE RECOURS CONTRE L'ARRET DU 10 JUILLET 1978 ETAIT EXPIRE A LA DATE DU 29 AOUT 1979, A LAQUELLE L'ASSOCIATION REQUERANTE A SAISI LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE RENNES D UNE DEMANDE TENDANT A L'ANNULATION DE  CET ARRETE ; QUE CETTE ASSOCIATION N'EST DES LORS PAS FONDEE A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE RENNES A REJETE CETTE DEMANDE COMME TARDIVE ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER - LA REQUETE DE L'ASSOCIATION "LES AMIS DES CHEMINS DE RONDE" EST REJETEE.    ARTICLE - LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A L'ASSOCIATION "LES AMIS DES CHEMINS DE RONDE" ET AU MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT ET DU CADRE DE VIE.<br>,1. RAPPR. Comité du quartier Puech du Teil Ouest, 3137, 1979-03-23<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Arrêté préfectoral 1978-07-10 Ille-et-Vilaine permis de construire Décision attaquée Confirmation,Code de l'urbanisme A421-7
**ECLI:** 
**Résumé:** 68-03-07-01          Permis affiché à la mairie et sur le terrain pendant la durée réglementaire. A supposer même que la mention qui y figurait, exigée par l'article A.421-7 du code de l'urbanisme, ait reflété de manière imprécise la hauteur réelle des constructions, cette circonstance n'était pas de nature à rendre la publicité irrégulière, dès lors que le dossier du permis de construire pouvait être aisément consulté en mairie [RJ1].
**Mots-clés:** 68-03-07-01,RJ1 URBANISME ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE -  PERMIS DE CONSTRUIRE - REGLES DE PROCEDURE CONTENTIEUSE SPECIALES -  DELAIS DE RECOURS - Point de départ - Affichage - Mention imprécise - Conséquences.