# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 2ème Chambre, 24/12/2010, 09NT01914, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000023494252
**Date de décision:** 2010-12-24
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 2ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000023494252

## Contenu de la décision

Vu la requête enregistrée le 24 juillet 2009, présentée pour M. Hadj X, demeurant ..., par Me Novion, avocat au barreau de Bordeaux ; M. X ELARBIELAFSAGNAssdemande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 06-6217 du 10 juin 2009 par lequel le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 31 mai 2006 du ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement constatant l'irrecevabilité de sa demande de réintégration dans la nationalité française ;<br>
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ladite décision ;<br>
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       3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu le code civil ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 23 novembre 2010 :<br>
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       - le rapport de Mme Buffet, premier conseiller ;<br>
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       - et les conclusions de M. Degommier, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. X, de nationalité algérienne, interjette appel du jugement du 10 juin 2009 par lequel le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 31 mai 2006 du ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement constatant l'irrecevabilité de sa demande de réintégration dans la nationalité française ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 24-1 du code civil : La réintégration par décret peut être obtenue à tout âge et sans condition de stage. Elle est soumise pour le surplus aux conditions et aux règles de la naturalisation. ; qu'aux termes de l'article 21-16 du même code : Nul ne peut être naturalisé s'il n'a en France sa résidence au moment de la signature du décret de naturalisation ; qu'il résulte de ces dispositions qu'une demande de réintégration, par décret, dans la nationalité française n'est pas recevable lorsque l'intéressé n'a pas fixé en France, de manière stable, le centre de ses intérêts ; que, pour apprécier si cette dernière condition est remplie, l'administration peut notamment se fonder, sous le contrôle du juge, sur la durée de la présence du demandeur sur le territoire français, sur sa situation familiale et sur le caractère suffisant et durable des ressources qui lui permettent de demeurer en France ; <br>
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       Considérant que par la décision du 31 mai 2006 contestée, le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement a constaté l'irrecevabilité de la demande de réintégration dans la nationalité française de M. X au motif que ses ressources provenaient de l'étranger et qu'il ne disposait pas de revenus de source française suffisants pour assurer, à eux seuls, sa subsistance ;<br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier, qu'à la date  de la décision contestée, M. X n'exerçait aucune activité professionnelle et percevait, d'une part, une pension de retraite au titre d'un emploi occupé au sein d'une entreprise de son pays d'origine, et d'autre part, diverses prestations sociales ; que si M. X fait valoir qu'il tire l'essentiel de ses ressources de la vente de biens immobiliers situés en France, il n'établit pas qu'il en résultait pour lui, à la date de la décision contestée,  une source de revenus pérenne en France; que, par suite, et alors même qu'il est entré sur le territoire français en 1999, qu'il y séjourne avec son épouse et ses enfants et qu'il serait bien intégré dans la société française, le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement pouvait déclarer irrecevable sa demande de réintégration dans la nationalité française ;  <br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande ;<br>
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Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme que M. X demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
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DÉCIDE :<br>
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Article 1er :	La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 :	Le présent arrêt sera notifié à M. Hadj X et au ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration.<br>
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N° 09NT01914<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**