# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 3ème chambre (formation à 5), 27/06/2000, 97BX01798, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000019703462
**Date de décision:** 2000-06-27
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 3ème chambre (formation à 5)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000019703462

## Contenu de la décision

Vu la requête enregistrée le 16 septembre 1997 au greffe de la cour, présentée pour le GAEC  DE LA GALIANE, Seysses (31600), représenté par son gérant en exercice, par Me Barthet, avocat au barreau de Toulouse ;<br>
	Le GAEC  DE LA GALIANE demande à la cour <br>
<br>
1°) d'annuler le jugement en date du 15 mai 1997 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté ses demandes tendant à la décharge de la redevance à laquelle il a été assujetti par l'agence de l'eau Adour-Garonne au titre de l'année 1992 ;<br>
<br>
2°) de lui accorder la décharge de cette redevance ;<br>
<br>
      .........................................................................................................................................<br>
<br>
Vu les autres pièces du dossier ;<br>
<br>
Vu la loi n° 64-1245 du 16 décembre 1964 ;<br>
Vu le décret n° 66-700 du 14 septembre 1966 ;<br>
<br>
      Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>
<br>
      Classement CNIJ : 27-05-02 C<br>
<br>
      Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>
<br>
      Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
<br>
      Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 30 mai 2000 :<br>
<br>
      - le rapport de A. DE MALAFOSSE ;<br>
      - les observations de Me Bonhoure, substituant la SCP Simon-Jolly avocat pour l'Agence de l'eau Adour-Garonne ;<br>
      - et les conclusions de M. HEINIS, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>
Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par l'agence de l'eau Adour-Garonne :<br>
<br>
Considérant qu'aux termes de l'article 14 de la loi du 16 décembre 1964 susvisée : « Il est créé au niveau de chaque bassin... une agence financière de bassin... L'agence établit et perçoit sur les personnes publiques ou privées des redevances, dans la mesure où ces personnes rendent nécessaires l'intervention de l'agence... » ; qu'aux termes de l'article 18 du décret du 14 septembre 1966 pris pour l'application de cette loi : « Des redevances peuvent être réclamées aux personnes publiques ou privées qui rendent l'intervention de l'agence nécessaire ou utile : ...soit qu'elles effectuent des prélèvements sur les ressources en eau... » ;<br>
<br>
Considérant, d'une part, qu'il est constant que le GAEC DE LA GALIANE a, au cours de l'année en litige, prélevé de l'eau du canal de Saint-Martory pour irriguer les terres qu'il cultive ; que des prélèvements de cette nature sont de ceux qui rendent l'intervention de l'agence nécessaire ou utile ; que, par suite, le GAEC DE LA GALIANE a été à bon droit assujetti par l'agence de l'eau Adour-Garonne à la redevance prévue en cas de prélèvements sur la ressource en eau, sans qu'il puisse utilement faire valoir que le canal de Saint-Martory est un canal artificiel alimenté par des prélèvements effectués dans le milieu naturel par le département de la Haute-Garonne, maître d'ouvrage dudit canal ; <br>
<br>
Considérant, d'autre part, que le GAEC  DE LA GALIANE, qui a été légalement assujetti à la redevance contestée ainsi qu'il a été dit ci-dessus, ne saurait, en tout état de cause, utilement se prévaloir, devant le juge, des stipulations du « protocole d'accord » passé le 23 octobre 1987 entre la profession agricole et l'agence de l'eau Adour-Garonne relatives à la définition du « redevable » des redevances pour prélèvements d'eau ;<br>
<br>
Considérant qu'il résulte de ce qui précède que le GAEC DE LA GALIANE n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande en décharge de la redevance contestée ;<br>
<br>
<br>
Sur les conclusions de l'agence de l'eau Adour-Garonne présentées sur le fondement de l'article L. 8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel :<br>
<br>
Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner le GAEC  DE LA GALIANE à verser à l'agence de l'eau Adour-Garonne la somme de 1000 F au titre des frais qu'elle a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens ;<br>
      DECIDE :<br>
<br>
     Article 1er : La requête du GAEC  DE LA GALIANE est rejetée.<br>
     Article 2 : Le GAEC DE LA GALIANE versera à l'agence de l'eau Adour-Garonne la somme de 1000 F en application de l'article L. 8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel.<br>
<br>
97BX01798								1-<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**