# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 11 décembre 1980, 79-14.497, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007007088
**Date de décision:** 1980-12-11
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007007088

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A DIT QUE L'ELEVAGE DE CHEVAUX ET MOUTONS EXPLOITE PAR BONNARD-ESCOUROLLES DU 1ER JANVIER AU 1ER NOVEMBRE 1975 ENTRAIT DANS LA CATEGORIE DES ACTIVITES SOUMISES AU TITRE DES PRESTATIONS FAMILIALES AGRICOLES A DES COTISATIONS DETERMINEES CONFORMEMENT A L'ARTICLE 6 DU DECRET N. 52-645 DU 3 JUIN 1952, ALORS QU'A LA QUALITE D'EXPLOITANT AGRICOLE AU SENS DE L'ARTICLE 4 DE CEDECRET TOUTE PERSONNE QUI ELEVE DES ANIMAUX DANS LE BUT DE LES REVENDRE EN REALISANT UN BENEFICE ET NON EN VUE DU DRESSAGE, DE L'ENTRAINEMENT OU DE L'AMELIORATION DE LA RACE; QU'EN SE FONDANT SUR L'IMPORTANCE DE LA SURFACE DES TERRES EXPLOITEES PLUTOT QUE SUR LA NATURE DE L'ELEVAGE POUR DETERMINER LE REGIME DE COTISATIONS APPLICABLE, LA COUR D'APPEL A FAIT UNE FAUSSE APPLICATION DU DECRET SUSVISE DU 3 JUIN 1952;    MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR EXACTEMENT RAPPELE QUE LES REGLES EDICTEES PAR L'ARTICLE 4 DE CE DECRET CONCERNENT " LES COTISATIONS DUES AU TITRE DE LA MISE EN VALEUR DES TERRES TANDIS QUE L'ARTICLE 6 S'APPLIQUE AUX PERSONNES ASSUJETTIES ", AU TITRE D'UNE ACTIVITE AUTRE, LES JUGES DU FOND ONT RELEVE QUE PENDANT LA PERIODE CONSIDEREE BONNARD-ESCOUROLLES TENAIT, SUR UNE PROPRIETE DEPASSANT DE PEU CINQ HECTARES, DONT PLUS DE TROIS EN NATURE DE TAILLIS, DOUZE CHEVAUX, SOIT UN ETALON ET ONZE JUMENTS, AINSI QU'UNE QUINZAINE DE MOUTONS; QU'ILS OBSERVENT QU'IL NE POUVAIT ETRE CONSIDERE COMME UN EXPLOITANT METTANT EN VALEUR SES TERRES EN RECOURANT A L'ELEVAGE ETANT EVIDENT QUE LA SUPERFICIE DISPONIBLE NE LUI PERMETTAIT PAS DE TENIR UN TEL NOMBRE DE BETES EN SORTE QU'ON SE TROUVAIT EN PRESENCE D'UN ELEVAGE HORS SOL, C'EST-A-DIRE SANS MISE EN VALEUR DU SOL; QU'EN L'ETAT DE CES APPRECIATIONS DE FAIT, LA COUR D'APPEL ETAIT FONDEE A DECIDER QUE BONNARD-ESCOUROLLES DEVAIT COTISER SUR LES BASES EDICTEES PAR L'ARTICLE 6 DU DECRET DU 3 JUIN 1952; QUE LA CRITIQUE DU MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLIE;<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 21 MAI 1979 PAR LA COUR D'APPEL DE RIOM.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1966-07-06 Bulletin 1966 IV N. 687 p. 572 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Décret 52-645 1952-06-03 ART. 4, ART. 6
**ECLI:** 
**Résumé:** Ayant relevé que la superficie disponible d'un domaine ne permettait pas de tenir le nombre important d'animaux qui s'y trouvait élevé et qu'ainsi le propriétaire ne pouvait être considéré comme un exploitant mettant en valeur ses terres en recourant à l'élevage en sorte qu'on se trouvait en présence d'un élevage hors sol, c'est-à-dire sans mise en valeur du sol, une Cour d'appel est fondée à décider que pour la fixation des cotisations d'allocations familiales l'intéressé relevait des dispositions, non de l'article 4 mais de l'article 6 du décret n° 52-645 du 3 juin 1952.
**Mots-clés:** AGRICULTURE - Mutualité agricole - Allocations familiales - Cotisations - Fixation - Elevage d'animaux.