# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 6 octobre 1971, 69-13.651, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006986056
**Date de décision:** 1971-10-06
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006986056

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE SARRADIN, ENTREPRENEUR DE BATIMENT, AYANT REGLE LES 12 SEPTEMBRE 1960 ET 23 MARS 1961 LES COMPLEMENTS DE COTISATIONS QUI LUI AVAIENT ETE RECLAMES PAR L'URSSAF A LA SUITE D'UN CONTROLE ET D'UN REDRESSEMENT SUR INDEMNITES DE DEPLACEMENT ET D'OUTILLAGE, FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR DEBOUTE DE LA DEMANDE FORMEE PAR LUI EN 1968 DE REPETITION DES SOMMES QU'IL AURAIT AINSI INDUMENT VERSEES, AU MOTIF QU'IL NE JUSTIFIAIT PAS D'UNE ERREUR DETERMINANTE DE SON PAYEMENT PUISQU'ANTERIEUREMENT A CELUI-CI IL AURAIT RECU LA CIRCULAIRE DE LA FEDERATION DU BATIMENT DU 25 JANVIER 1960 DONT IL A FAIT ETAT DEVANT LES PREMIERS JUGES, ALORS, D'UNE PART, QU'IL N'A NULLEMENT ETE ETABLI QU'IL AVAIT EU EFFECTIVEMENT CONNAISSANCE DE LADITE CIRCULAIRE ET ALORS, D'AUTRE PART, QU'IL NE L'A VISEE QUE POUR AFFIRMER QU'IL N'EN AVAIT PAS EU CONNAISSANCE AVANT CELLE DE 1965 QUI EN RAPPELAIT LES TERMES ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND RELEVENT QUE LOIN DE CONTESTER LE REDRESSEMENT DES COTISATIONS OPERE PAR L'URSSAF SARRADIN A PAYE SANS FAIRE LA MOINDRE RESERVE, SE RALLIANT AINSI A L'INTERPRETATION DE L'ARTICLE 120 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE DONNEE A L'EPOQUE PAR UNE PARTIE DE LA JURISPRUDENCE ;<br>
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 QUE SA DEMANDE EN REPETITION DE L'INDU N'AURAIT PU ETRE ACCUEILLIE QUE S'IL JUSTIFIAIT QU'UNE ERREUR AVAIT ETE LA CAUSE DETERMINANTE DE SON ACTE, CE QU'IL NE FAISAIT PAS ;<br>
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 QU'IL NE SAURAIT FAIRE CROIRE QU'IL IGNORAIT A LA DATE DE REDACTION DES PROCES-VERBAUX DE REDRESSEMENT DES 28 MARS ET 8 JUIN 1960 LE TEXTE DE LA CIRCULAIRE DE LA FEDERATION DEPARTEMENTALE DU 25 JANVIER 1960 LUI DONNANT DES INDICATIONS PRECISES POUR PAREIL CAS ;<br>
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 QU'EN EN DEDUISANT QU'IL N'ETABLISSAIT NI ERREUR DANS SES PAYEMENTS, NI IGNORANCE SUR L'ETENDUE DE SES DROITS, ET QU'IL NE POUVAIT SE PREVALOIR DE L'INCERTITUDE DE LA JURISPRUDENCE SUR L'INTERPRETATION D'UN TEXTE POUR OBTENIR LE REMBOURSEMENT DE SOMMES VERSEES PAR LUI SEPT ANS AUPARAVANT, LES JUGES DU FOND ONT DONNE UNE BASE LEGALE A LEUR DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 24 JUIN 1969 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE.<br>
<br>,.  ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1966-12-08 Bulletin 1966 IV N.937 P.785 (REJET) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Arrêté  1960-09-14,Code civil 1376,Code de la sécurité sociale 120
**ECLI:** 
**Résumé:** L'EMPLOYEUR QUI A PAYE LES COTISATIONS QUI LUI ETAIENT  RECLAMEES SUR LE MONTANT D'INDEMNITES DE DEPLACEMENT ET D'OUTILLAGE  SANS FAIRE LA MOINDRE RESERVE, SE RALLIANT AINSI A L'INTERPRETATION  DE L'ARTICLE 120 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE DONNE A L'EPOQUE PAR  UNE PARTIE DE LA JURISPRUDENCE, NE SAURAIT, EN L'ABSENCE DE  JUSTIFICATION D'UNE ERREUR AYANT ETE LA CAUSE DETERMINANTE DE SON  ACTE, SE PREVALOIR DE L'INCERTITUDE DE CETTE JURISPRUDENCE POUR  OBTENIR ULTERIEUREMENT LE REMBOURSEMENT DES SOMMES VERSEES.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - COTISATIONS - PAYEMENT INDU - ERREUR - ERREUR DE  DROIT - TEXTE CONTROVERSE.,* PAYEMENT DE L'INDU - ERREUR - ERREUR DE DROIT - TEXTE  CONTROVERSE.