# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 19 novembre 2004, 264570, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008193114
**Date de décision:** 2004-11-19
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008193114

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 13 février 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Brahima X demeurant ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 19 novembre 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 août 2003 du préfet de police décidant sa reconduite à la frontière  ;  
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                2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté  ;
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                3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative  ; 
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ; 
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - les conclusions de M. Laurent Olléon, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 susvisée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger, auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour  a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait  ;  
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier, que le préfet de police a refusé à M. X, de nationalité ivoirienne, par une décision en date du 21 février 2003, notifiée à l'intéressé le même jour, la délivrance d'un titre de séjour  ; que, par suite, M. X, qui s'était maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la notification de cette décision, se trouvait dans le cas où le préfet peut décider la reconduite à la frontière d'un étranger  ;
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                Considérant que l'arrêté décidant la reconduite à la frontière de M. X énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement  ; qu'il est, par suite, suffisamment motivé  ; 
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                Considérant que si M. X, entré en France en 1999, fait valoir qu'il est marié religieusement avec une ressortissante ivoirienne qui réside en France sous couvert d'une carte de résident après avoir obtenu le statut de réfugié, avec laquelle il a eu deux enfants, l'un né en Côte-d'Ivoire le 14 juin 2000, et l'autre né en France le 20 octobre 2003, et que la cellule familiale ne pourrait se reconstituer en Côte-d'Ivoire, il ressort des pièces du dossier, que l'épouse de M. X a obtenu le statut de réfugiée le 15 octobre 2003, soit postérieurement à la date de l'arrêté attaqué et que le premier enfant du requérant réside en Côte d'Ivoire  ; qu'ainsi eu égard à la durée et aux conditions du séjour en France de M. X, qui a la possibilité de solliciter le bénéfice de la procédure du regroupement familial, l'arrêté du préfet de police décidant la reconduite à la frontière de M. X n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cet arrêté a été pris  ; que, par suite, M. X n'est pas fondé à soutenir que le préfet de police aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ; 
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                Considérant qu'il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que l'arrêté attaqué serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de la gravité de ses conséquences sur la situation personnelle de M. X  ;  
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 6 août 2003 décidant sa reconduite à la frontière  ;
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                Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de  justice administrative  :
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                Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que demande M.BAMBA au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens  ;
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<br>				D E C I D E  :
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Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Brahima X, au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**