# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 27 mars 1974, 72-13.673, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006992052
**Date de décision:** 1974-03-27
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006992052

## Contenu de la décision

SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE, LE 29 JANVIER 1963, LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE RESIDENCE POMPADOUR, DEVENUE SOCIETE NAUTICA, AYANT POUR GERANT SEKLER, A CONCLU AVEC LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE CABINET CIB UNE CONVENTION AUX TERMES DE LAQUELLE ELLE CHARGEAIT CE CABINET DE VENDRE DES APPARTEMENTS DANS UN IMMEUBLE QU'ELLE SE PROPOSAIT DE CONSTRUIRE, AVEC UNE CLAUSE D'EXCLUSIVITE;<br>
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 QU'IL ETAIT PRECISE QUE, DANS LE CAS OU LA CONSTRUCTION SERAIT REALISEE PAR UNE AUTRE SOCIETE, LE CONTRAT SERAIT OPPOSABLE A CELLE-CI;<br>
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 QU'ENFIN A TITRE DE CLAUSE PENALE, UNE COMMISSION DE 4 % SUR LES PRIX FIGURANT AUX BAREMES DEVRAIT ETRE VERSEE PAR LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE AU CABINET CIB EN CAS DE NON-RESPECT PAR ELLE DE CE CONTRAT;<br>
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 QUE, LE 15 AVRIL 1969, SANS AVOIR ENCORE CONSTRUIT D'IMMEUBLES, LA SOCIETE NAUTICA A VENDU SES TERRAINS A LA SOCIETE GRETIMA, ET LE 6 MAI 1969 A ENVOYE AU CABINET CIB UNE LETTRE DENONCANT LES ACCORDS DU 29 JANVIER 1963;<br>
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ATTENDU QUE LE CABINET CIB AYANT ASSIGNE TANT LA SOCIETE NAUTICA QUE SEKLER EN SON NOM PERSONNEL EN EXECUTION DE LA CLAUSE PENALE, LA COUR D'APPEL L'A DEBOUTE DE SON ACTION A L'ENCONTRE DE SEKLER;<br>
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 QUE LE CABINET CIB FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR AINSI STATUE ALORS QUE, COMME L'AURAIENT RECONNU LES PREMIERS JUGES ET LE SOULIGNAIENT LES CONCLUSIONS DU CABINET CIB, LA CLAUSE DE LA CONVENTION DU 29 JANVIER 1963, PAR LAQUELLE LA SOCIETE RESIDENCE POMPADOUR, DEVENUE SOCIETE NAUTICA, S'ENGAGEAIT A RENDRE OPPOSABLE A TOUTE PERSONNE PHYSIQUE OU MORALE QU'ELLE SE SUBSTITUERAIT LA CLAUSE DE LA CONVENTION PREVOYANT LE PAIEMENT D'UNE COMMISSION A LA SOCIETE CIB CONSTITUAIT UNE CLAUSE DE PORTE-FORT DONT L'OBJET ETAIT L'EXECUTION DE CETTE OBLIGATION PAR LA PERSONNE SUBSTITUEE, EN L'ESPECE LA SOCIETE GRETIMA, ET QUE SI SEKLER AVAIT SIGNE CET ENGAGEMENT EN TANT QUE GERANT AU NOM DE LA SOCIETE NAUTICA, IL NE SERAIT PAS CONTESTE QU'IL AVAIT PAR LA SUITE ASSUME PERSONNELLEMENT CET ENGAGEMENT ENVERS LA SOCIETE CIB PUISQU'IL S'ETAIT ENGAGE A REPONDRE PERSONNELLEMENT DU LITIGE EXISTANT ENTRE ELLE ET LA SOCIETE NAUTICA ET QUE CET ENGAGEMENT N'AVAIT PU ETRE PRIS QU'ENVERS LA SOCIETE CIB QUI SE TROUVAIT DONC PARTIE A CET ENGAGEMENT DONT ELLE ETAIT DES LORS EN DROIT DE SE PREVALOIR;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL RETIENT A BON DROIT QUE L'ACTION DU CABINET CIB, EN CE QU'ELLE EST DIRIGEE CONTRE SEKLER EX-GERANT DE LA SOCIETE NAUTICA, NE SAURAIT ETRE ACCUEILLIE, LE CONTRAT DU 29 JANVIER 1963 AYANT ETE PASSE ENTRE DEUX PERSONNES MORALES, LES SOCIETES NAUTICA ET CIB, ET QUE SEKLER N'Y APPARAISSAIT QU'EN QUALITE DE MANDATAIRE SOCIAL.A L'EXCLUSION DE TOUT CAUTIONNEMENT OU DE TOUTE GARANTIE DONNEE PAR LUI A L'OBLIGATION SOUSCRITE PAR SA SOCIETE QUE, D'AUTRE PART, EN CE QUI CONCERNE &lt;&lt; L'ENGAGEMENT QU'IL AURAIT PRIS VIS-A-VIS DE LA SOCIETE GRETIMA D'INDEMNISER PERSONNELLEMENT LA SOCIETE CIB POUR LE CAS OU LA SOCIETE GRETIMA REFUSERAIT D'APPLIQUER LA CLAUSE D'EXCLUSIVITE, UNE TELLE PROMESSE &lt;&lt; MEME ETABLIE DANS SA MATERIALITE &gt;&gt; RESTERAIT ETRANGERE A LA SOCIETE CIB &lt;&lt; QUI NE PEUT S'EN PREVALOIR CONTRE SEKLER &gt;&gt;;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
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LE REJETTE;<br>
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MAIS SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU L'ARTICLE 3, ALINEA 2, DE LA LOI N° 60-580 DU 21 JUIN 1960, ALORS EN VIGUEUR;<br>
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ATTENDU QU'AUX TERMES DE CE TEXTE LORSQU'IL AURA ETE STIPULE ENTRE LES PARTIES QU'UNE COMMISSION SERA DUE PAR LE BAILLEUR OU LE VENDEUR, MEME SI L'OPERATION EST CONCLUE SANS LES SOINS DE L'INTERMEDIAIRE, CETTE CLAUSE CONTINUERA A RECEVOIR APPLICATION DANS LES CONDITIONS QUI SERONT FIXEES PAR UN TEXTE REGLEMENTAIRE;<br>
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ATTENDU QUE LE CABINET CIB AYANT RECLAME A LA SOCIETE NAUTICA LE MONTANT DE LA CLAUSE PENALE PREVUE AU CONTRAT DE MANDAT EXCLUSIF DU 29 JANVIER 1963, LA COUR D'APPEL L'A DEBOUTE DE SA DEMANDE AUX MOTIFS QUE LA DENONCIATION ADRESSEE PAR LA SOCIETE NAUTICA LE 6 MAI 1969 A ETE FAITE REGULIEREMENT EN VERTU DE L'ARTICLE 33 DU DECRET DU 25 MARS 1965 FIXANT LES CONDITIONS D'APPLICATIONS DE LA LOI DU 21 JUIN 1960 ;<br>
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 QU'EN APPLIQUANT AINSI LES DISPOSITIONS DE L'ALINEA 2 DE L'ARTICLE 3 DE LA LOI DU 21 JUIN 1960 A UN CONTRAT ANTERIEUR A L'ENTREE EN VIGUEUR DU DECRET DU 25 MARS 1965, QUI N'A PAS D' EFFET RETROACTIF, BIEN QUE CET ALINEA SUBORDONNE SON APPLICATION A LA PUBLICATION D'UN TEXTE REGLEMENTAIRE, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LA SECONDE BRANCHE : CASSE ET ANNULE, DANS LA LIMITE DU MOYEN, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES, LE 29 JUIN 1972, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1969-05-19 Bulletin 1969 I N. 184 P. 148 (REJET) . (2)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle REJET Cassation
**Lois appliquées:** (1),Code civil 1134,(2),Code civil 1984,Décret 65-226 1965-03-25,LOI 60-580 1960-05-21 ART. 3 AL. 2
**ECLI:** 
**Résumé:** LA PERSONNE PHYSIQUE QUI N'APPARAIT DANS UN CONTRAT PASSE  ENTRE DEUX PERSONNES MORALES, QU'EN QUALITE DE MANDATAIRE SOCIAL.DE  L'UNE D'ELLES, A L'EXCLUSION DE TOUT CAUTIONNEMENT OU DE TOUTE  GARANTIE DONNEE A L'OBLIGATION SOUSCRITE PAR SA SOCIETE, NE SAURAIT  ETRE POURSUIVIE EN EXECUTION DE CETTE OBLIGATION.,AUX TERMES DE L'ARTICLE 3 ALINEA 2 DE LA LOI DU 21 JUIN 1960 , LORSQU'IL AURA ETE STIPULE ENTRE LES PARTIES QU'UNE COMMISSION SERA  DUE PAR LE BAILLEUR OU LE VENDEUR, MEME SI L'OPERATION EST CONCLUE  SANS LES SOINS DE L'INTERMEDIAIRE, CETTE CLAUSE CONTINUERA A  RECEVOIR APPLICATION DANS LES CONDITIONS QUI SERONT FIXEES PAR UN  TEXTE REGLEMENTAIRE.               CELUI-CI, INTERVENU LE 25 MARS  1965, PREVOIT QUE, PASSE UN DELAI DE TROIS MOIS A COMPTER DE SA  SIGNATURE, LE CONTRAT COMPORTANT UNE CLAUSE STIPULANT UNE TELLE  COMMISSION PEUT ETRE DENONCE PAR CHACUNE DES PARTIES.                                                      ET CE DECRET N 'AYANT PAS D'EFFET RETROACTIF NE PEUT ETRE APPLIQUE A UN CONTRAT  ANTERIEUR A SON ENTREE EN VIGUEUR ET DENONCE POSTERIEUREMENT.
**Mots-clés:** 1) PERSONNE MORALE - REPRESENTATION - REPRESENTANT - ABSENCE DE  CAUTIONNEMENT - OBLIGATION PERSONNELLE (NON).,* CONTRATS ET OBLIGATIONS - EXECUTION - CONTRAT PASSE PAR UNE  PERSONNE MORALE - REPRESENTANT LEGAL.- ABSENCE DE CAUTIONNEMENT -  OBLIGATION PERSONNELLE (NON).,2) AGENT D'AFFAIRES - COMMISSION - PARTIES AYANT TRAITE DIRECTEMENT  - CLAUSE STIPULANT UNE COMMISSION - FACULTE DE DENONCIATION DANS LES  TROIS MOIS (DECRET DU 25 MARS 1965) - APPLICATION DANS LE TEMPS.,* AGENT D'AFFAIRES - COMMISSION - LOI DU 21 JUIN 1960 - DECRET D 'APPLICATION DU 25 MARS 1965 - APPLICATION A UN CONTRAT ANTERIEUR (NON).,* LOIS ET REGLEMENTS - NON RETROACTIVITE - AGENT D'AFFAIRES -  COMMISSION - LOI DU 21 JUIN 1960 - DECRET D'APPLICATION DU 25 MARS  1965.,* VENTE - INTERMEDIAIRE - COMMISSION - LOI DU 21 JUIN 1960 - DECRET  D'APPLICATION DU 25 MARS 1965 - APPLICATION DANS LE TEMPS.