# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 24 novembre 2003, 257296, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008202403
**Date de décision:** 2003-11-24
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008202403

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée le 28 mai 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d' Etat, présentée par M. Bakary X, demeurant chez ...  ;  M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d' Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 25 avril 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 15 avril 2003 par lequel le préfet du Val-d'Oise a décidé sa reconduite à  la frontière  ;
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                2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;
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                3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;	
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - les conclusions de M. Devys, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 1° Si l'étranger ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, à  moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité  ; (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité malienne, d'une part n'a pas été en mesure de présenter les documents justifiant de son entrée régulière en France et  n'était pas titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, et, d'autre part, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification le 4 février 2003 de la décision du préfet du Val-d'Oise en date du 31 janvier 2003 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application des dispositions précitées  ;
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                Considérant que si M. X, entré en France en juin 1999, fait valoir qu'il est entré en France à l'âge de 17 ans pour rejoindre ses parents et sa sour titulaires d'une carte de résident, il ressort des pièces du dossier qu'il était majeur à la date de l'arrêté attaqué, que deux de ses soeurs résident au Mali, et que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment de la brève durée et des conditions de séjour de M. X en France, l'arrêté du préfet du Val-d'Oise en date du 15 avril 2003 n'a pas porté au droit de celui-ci au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris  ; qu'il n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à  soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande  ;
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                Sur les conclusions tendant  à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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                Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, soit condamné à payer à M. X la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens  ;
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D E C I D E  :
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		Article 1er  :  La requête de M. X est rejetée.
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Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Bakary X, au préfet du Val-d'Oise et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**