# Conseil d'État, , 18/03/2008, 313796, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000018573346
**Date de décision:** 2008-03-18
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000018573346

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 29 février 2008 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Fatima A, demeurant ... et M. Adnane A, demeurant ... ; Mme et M. A demandent au juge des référés du Conseil d'Etat, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
              
              1°) de suspendre l'exécution de la décision du 21 janvier 2008 par laquelle le Consul général de France à Casablanca (Maroc) a refusé la délivrance d'un visa de long séjour en qualité de conjoint d'un ressortissant français, ensemble la décision confirmative implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ;
              
              2°) d'enjoindre au Consul général de France à Casablanca et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement de réexaminer dans un délai de quinze jour les demandes de visas, et ce, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de l'ordonnance à intervenir ;
              
              3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au bénéfice de chacun des requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
     
              
              ils soutiennent que l'urgence résulte de l'ancienneté de la demande et de l'atteinte grave portée à leur droit à une vie familiale normale, contrairement à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ; qu'en effet, le mariage étant réel et sincère, l'autorité consulaire a commis une erreur manifeste d'appréciation ;
     
	
              Vu la requête à fin d'annulation de la même décision et le recours présenté le 26 février 2008 à la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ;
     
	Vu les autres pièces du dossier ;
              Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
              
              Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
	Vu le code de justice administrative ;
     
	Vu les autres pièces du dossier ;
              Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
              
              Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
	Vu le code de justice administrative ;
     
	Vu les autres pièces du dossier ;
              Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
              
              Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
	Vu le code de justice administrative ;
     
     
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              Considérant qu'aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision » ; qu'en vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter sans instruction ni audience les demandes qui ne présentent pas un caractère d'urgence ;
              
              
              Considérant qu'il résulte de l'instruction que Mme A a sollicité le 16 août 2006, auprès des services du consulat général de France à Casablanca, un visa de long séjour en qualité de conjoint d'un ressortissant français ; qu'elle a saisi le 26 février 2008 la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France d'un recours contre le rejet de cette demande ; que, dès le 29 février 2008, elle a introduit une demande de suspension devant le juge des référés du Conseil d'Etat ;
              
              
              Considérant que dans le cas où une décision administrative ne peut être déférée au juge qu'après l'exercice d'un recours administratif préalable, une requête tendant à la suspension de cette décision peut être présentée au juge des référés dès que ce recours préalable obligatoire a été formé ; que le requérant doit toutefois démontrer l'urgence qui justifie la saisine du juge des référés avant même que l'administration ait statué sur le recours introduit devant elle ;
              
              
              Considérant qu'en l'espèce et en l'absence de circonstances particulières, une telle urgence n'est pas justifiée à la suite de la saisine, dès le 29 février 2008, du juge des référés, alors que le recours devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France n'avait été introduit que le 26 février précédent ; que la requête, y compris ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doit en conséquence être rejetée selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du même code ;
              
     
     <br>O R D O N N E :
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Article 1er : La requête de Mme Fatima A et de M. Adnane A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme Fatima A et à M. Adnane A.
Copie en sera adressée au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement.

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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**