# Cour administrative d'appel de Paris, 8ème chambre , 20/12/2013, 13PA01612, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000028506664
**Date de décision:** 2013-12-20
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Paris
**Formation:** 8ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000028506664

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 24 avril 2013, présentée pour M. B... D...A..., demeurant..., par <br>
MeC... ; M. A...demande à la Cour :<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 1219744 du 27 mars 2013 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant, d'une part, à l'annulation de l'arrêté du <br>
9 octobre 2012 par lequel le préfet de police lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination, d'autre part, à ce qu'il soit enjoint audit préfet de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, enfin, à ce que soit mise à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ledit arrêté ;<br>
       3°) d'enjoindre au préfet de police de procéder à un examen approfondi de sa requête ;<br>
       4°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 9 décembre 2013 :<br>
       - le rapport de M. Sorin, premier conseiller,<br>
       1. Considérant que M.A..., né en 1980, de nationalité mauritanienne, entré en France selon ses déclarations le 20 mai 2004, a sollicité le 16 juillet 2012 un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que, par un arrêté du 9 octobre 2012, le préfet de police a opposé un refus à sa demande de titre de séjour et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français ; que M. A... interjette régulièrement appel du jugement du 27 mars 2013 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté ;<br>
       Sur le bien fondé du jugement attaqué : <br>
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       2. Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui " ; qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile susvisé : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit: (...) / 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée (...) " ;<br>
       3. Considérant qu'ainsi qu'il a été dit ci-dessus, M.A..., né en Mauritanie en 1980, dont le père est décédé en 1981 et la mère arrivée en France en 1989, et qui soutient, sans l'établir, être entré sur le territoire national le 20 mai 2004, a vécu sans ses parents en Mauritanie entre l'âge de huit ans et l'âge de vingt-trois ans ; qu'il ne peut dans ces conditions soutenir être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine ; qu'il ne produit aucune pièce de nature à établir la réalité de sa présence en France depuis l'année 2004 ; que, célibataire, sans enfant et sans emploi, il ne peut se prévaloir en France d'autre attache que sa mère, son demi-frère et sa demi-soeur ; que cette circonstance n'est pas de nature, à elle seule, à lui conférer un droit au séjour sur le territoire national alors, ainsi qu'il a été dit, qu'il ne peut être regardé comme dépourvu de toute attache dans son pays d'origine ; qu'ainsi, l'arrêté contesté n'a pas porté au droit de M. A... au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris ; que, par suite, le préfet de police n'a méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
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        4. Considérant que, pour les mêmes motifs, et nonobstant la circonstance que le père de M. A...était de nationalité française, le préfet de police n'a pas entaché son arrêté d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé ;<br>
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       5. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande ; que doivent être également rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dont elle est assortie ; <br>
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D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.<br>
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N° 13PA01612<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**