# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 25 novembre 1971, 70-12.116 70-14.267, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006985549
**Date de décision:** 1971-11-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006985549

## Contenu de la décision

JOINT EN RAISON DE LA CONNEXITE, LES POURVOIS N° 70-12. 116 ET N° 70-14. 267, FORMES RESPECTIVEMENT PAR LA COMPAGNIE LA PROVIDENCE ET LES ETABLISSEMENTS LANGLOIS ET PAR LA COMPAGNIE LA DEFENSE BELGE ET GREGOIRE, CONTRE LE MEME ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, DU 23 OCTOBRE 1968 ;<br>
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SUR LE MOYEN UNIQUE DU POURVOI N° 70-12. 116, PRIS EN SA SECONDE BRANCHE, ET LE MOYEN UNIQUE DU POURVOI N° 70-14. 267 QUI SONT IDENTIQUES : VU L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QUE L'EXERCICE D'UNE ACTION EN JUSTICE, DE MEME QUE LA DEFENSE A UNE TELLE ACTION, CONSTITUE UN DROIT, ET NE DEGENERE EN ABUS POUVANT DONNER NAISSANCE A UNE DETTE DE DOMMAGES-INTERETS QUE DANS LE CAS DE MALICE, DE MAUVAISE FOI OU D'ERREUR GROSSIERE EQUIPOLLENTE AU DOL ;<br>
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ATTENDU QUE POUR FAIRE COURIR, A TITRE DE DOMMAGES-INTERETS COMPLEMENTAIRES, A COMPTER DU JOUR DE L'ACTE INTRODUCTIF D'INSTANCE, LES INTERETS DE LA SOMME ALLOUEE A CACHELIEVRE EN REPARATION DU DOMMAGE MATERIEL PAR LUI SUBI DU FAIT DE L'ACCIDENT DE LA CIRCULATION DONT LES ETABLISSEMENTS LANGLOIS ET GREGOIRE, ASSURES RESPECTIVEMENT AUPRES DES COMPAGNIES LA PROVIDENCE ET LA DEFENSE BELGE, ETAIENT DECLARES RESPONSABLES, ET POUR CONDAMNER, EN OUTRE, LES DEMANDEURS AU POURVOI A DES DOMMAGES-INTERETS, L'ARRET ATTAQUE, TOUT EN FAISANT PARTIELLEMENT DROIT A LEUR APPEL, ENONCE QU'IL CONVIENT DE STATUER AINSI "EN RAISON DU RETARD APPORTE PAR (LEUR) RESISTANCE ABUSIVE ET DILATOIRE SUR LE PRINCIPE DE LEUR RESPONSABILITE ET LES DOMMAGES EXTREMEMENT GRAVES MANIFESTEMENT ISSUS DE LEUR FAIT" ;<br>
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ATTENDU QU'EN SE DETERMINANT PAR CES SEULS MOTIFS, QUI NE CARACTERISENT PAS LA FAUTE COMMISE, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE UNE BASE LEGALE A SA DECISION DE CES CHEFS ;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LA PREMIERE BRANCHE DU MOYEN DU POURVOI N° 70-12. 116, CASSE ET ANNULE, DANS LA MESURE DU MOYEN AINSI ADMIS, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS, LE 23 OCTOBRE 1968 ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE ROUEN.<br>
<br>,.  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1965-11-04 Bulletin 1965 II N.849 (3) P.601 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES .  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1971-01-13 Bulletin 1971 II N.13 (3) P.8 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1382
**ECLI:** 
**Résumé:** L'EXERCICE D'UNE ACTION EN JUSTICE, DE MEME QUE LA DEFENSE A  UNE TELLE ACTION, CONSTITUE UN DROIT ET NE DEGENERE EN ABUS POUVANT  DONNER NAISSANCE A UNE DETTE DE DOMMAGES-INTERETS QUE DANS LE CAS DE  MALICE, DE MAUVAISE FOI OU D'ERREUR GROSSIERE EQUIPOLLENTE AU DOL.      NE CARACTERISE PAS A UNE TELLE FAUTE L'ARRET QUI, POUR FAIRE  COURIR, A TITRE DE DOMMAGES-INTERETS COMPLEMENTAIRES, A COMPTER DU  JOUR DE L'ACTE INTRODUCTIF D'INSTANCE, LES INTERETS DE LA SOMME  ALLOUEE A LA VICTIME D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION SE BORNE A  ENONCER QU'IL CONVIENT DE STATUER AINSI EN RAISON DU RETARD APPORTE  PAR LA RESISTANCE ABUSIVE ET DILATOIRE DES DEFENDEURS SUR LE  PRINCIPE DE LEUR RESPONSABILITE ET DES DOMMAGES EXTREMEMENT GRAVES  MANIFESTEMENT ISSUS DE LEUR FAIT, TOUT EN FAISANT DROIT  PARTIELLEMENT A LEUR APPEL.
**Mots-clés:** ACTION EN JUSTICE - DEFENSE - RESISTANCE INJUSTIFIEE - FAUTE -  CONSTATATIONS NECESSAIRES.,* RESPONSABILITE CIVILE - FAUTE - ABUS DE DROIT - ACTION EN JUSTICE  - DEFENSE - RESISTANCE INJUSTIFIEE - CONSTATATIONS NECESSAIRES.