# Cour Administrative d'Appel de Versailles, 5ème chambre, 10/12/2009, 08VE02310, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021696965
**Date de décision:** 2009-12-10
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Versailles
**Formation:** 5ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021696965

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 18 juillet 2008 en télécopie et le 21 juillet 2008 en original au greffe de la Cour administrative d'appel de Versailles, par laquelle M. Daouda A, demeurant chez M. Adboulaye B, ..., par Me Mendes, demande à la Cour :<br>
<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 0802350 du 19 juin 2008 par lequel le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 4 février 2008 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination ; <br>
<br>
       2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir ; <br>
<br>
       Il soutient que l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis méconnaît les dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; qu'il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
<br>
...........................................................................................................................................................<br>
<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 26 novembre 2009 :<br>
<br>
       - le rapport de Mme Vinot, président,<br>
       - et les conclusions de M. Davesne, rapporteur public ;<br>
<br>
<br>
       Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  est délivrée de plein droit : (...) 11° A l'étranger résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire. (...)  ; <br>
<br>
       Considérant que M. A soutient que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut entraînerait pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que la pathologie dont il souffre, un asthme invalidant, ne pourrait faire l'objet d'un traitement approprié dans son pays d'origine, le Sénégal ; que cependant les trois certificats médicaux qu'il produit, peu circonstanciés, ne suffisent pas à remettre en cause l'appréciation portée par le médecin inspecteur de la santé publique dans son avis en date du 26 septembre 2007, et celle portée par le préfet de la Seine-Saint-Denis pour rejeter la demande du requérant tendant à la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade, selon laquelle l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité ; qu'ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées du 11e de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté ;<br>
<br>
       Considérant, en deuxième lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; <br>
<br>
       Considérant que M. A, né le 14 juillet 1966, soutient qu'il est entré en France en 1998, qu'il réside sur le territoire national depuis presque dix années au cours desquelles il s'est vu délivrer un titre de séjour portant la mention  vie privée et familiale  ; que cependant le requérant, qui a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans dans son pays d'origine et s'abstient de produire le titre de séjour dont il prétend avoir été titulaire, ne rapporte ni la preuve de l'intensité de ses liens personnels et familiaux en France ni de leur ancienneté, alors qu'il n'allègue pas être dépourvu d'attaches familiales au Sénégal ; que, dès lors, il n'est pas établi que le préfet ait porté une atteinte disproportionnée au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts en vue desquels a été pris l'arrêté attaqué ; que, par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté ;<br>
       Considérant, enfin, qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis ait entaché d'une erreur manifeste son appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé ;<br>
<br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande ; <br>
<br>
DECIDE<br>
<br>
       Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
N° 08VE02310	2<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**