# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 24 mai 1972, 71-11.685, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006987640
**Date de décision:** 1972-05-24
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006987640

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS : ATTENDU QU'IL RESSORT DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE, LA SOCIETE PUBLICITE ROUTIERE AFFICHAGE AYANT APPOSE, SUR UN MUR DONT ELLE AVAIT LA DETENTION, UN PANNEAU PUBLICITAIRE, LA SOCIETE AVENIR-PUBLICITE A FAIT ARRACHER CE PANNEAU ;<br>
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QUE, PRETENDANT QUE LA SOCIETE AVENIR-PUBLICITE L'AVAIT TROUBLEE DANS LA JOUISSANCE DUDIT MUR, LA SOCIETE PUBLICITE ROUTIERE AFFICHAGE A ENGAGE CONTRE ELLE UNE ACTION EN REINTEGRANDE ;<br>
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 QUE LEDIT ARRET, CONFIRMATIF, A FAIT DROIT A CETTE DEMANDE ET A AUTORISE LA SOCIETE PUBLICITE ROUTIERE AFFICHAGE A REMETTRE LES LIEUX DANS LEUR ETAT ANTERIEUR ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR DECIDE DE LA SORTE, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE, D'UNE PART, L'ACTION POSSESSOIRE NE PERMETTANT PAS D'ASSURER LE RESPECT D'UN BAIL, LADITE COUR NE POUVAIT DECLARER RECEVABLE L'ACTION EN REINTEGRANDE FORMEE CONTRE UN TIERS, ET QUE, D'AUTRE PART, LA POSSESSION DE LA SOCIETE PUBLICITE ROUTIERE AFFICHAGE ETAIT VICIEE PAR LA VIOLENCE, DES LORS QUE SA PRISE DE POSSESSION DU MUR RESULTAIT D'UNE VOIE DE FAIT ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR EXACTEMENT RAPPELE QUE LA RETEGRANDE NE REQUERAIT PAS L'ANIMUS DOMINI ET POUVAIT ETRE EXERCEE ENTRE DEUX TIERS TOUS DEUX PRETENDUMENT LOCATAIRES, CENSES TENIR LEURS DROITS DE LA MEME PERSONNE, L'ARRET CONSTATE QUE LA SOCIETE PUBLICITE ROUTIERE AFFICHAGE ETAIT EN POSSESSION PAISIBLE ET PUBLIQUE DU MUR SUR LEQUEL LE PANNEAU ETAIT APPOSE ET QU'ELLE A ETE PRIVEE DE SON USAGE PAR UN ACTE BRUTAL DE DEPOSSESSION ;<br>
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 QUE, SANS ETRE TENUE D'EXAMINER LA QUESTION DE L'ANTERIORITE DU TITRE LOCATIF DE LA SOCIETE AVENIR-PUBLICITE, LA COUR D'APPEL, DONT L'ARRET EST MOTIVE, A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 20 JANVIER 1971, PAR LA COUR D'APPEL DE POITIERS.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de procédure civile 23
**ECLI:** 
**Résumé:** SI L'INEXECUTION D'UNE CONVENTION NE PEUT DONNER LIEU A L 'ACTION POSSESSOIRE, CETTE REGLE EST SANS APPLICATION LORSQU'AUCUNE  RELATION CONTRACTUELLE N'EXISTE ENTRE LE DEMANDEUR ET LE DEFENDEUR.                      AINSI, EST LEGALEMENT JUSTIFIE, L'ARRET QUI  ACCUEILLE LA REINTEGRANDE DU LOCATAIRE D'UN MUR, QUI EN AVAIT LA  JOUISSANCE  PAISIBLE ET PUBLIQUE POUR SANCTIONNER LA VOIE DE FAIT  COMMISE PAR LE DEFENDEUR, SANS QUE LE MOYEN SUIVANT LEQUEL CE  DERNIER PRETENDAIT TENIR DU MEME PROPRIETAIRE UN DROIT LOCATIF  ANTERIEUR SUR LEDIT MUR AIT A ETRE EXAMINE.
**Mots-clés:** ACTIONS POSSESSOIRES - DOMAINE D'APPLICATION - EXECUTION D'UNE  CONVENTION (NON) - ABSENCE DE RELATION CONTRACTUELLE ENTRE LES  PARTIES.,* ACTIONS POSSESSOIRES - REINTEGRANDE - CONDITIONS - VOIE DE FAIT -  APPOSITION D'UN PANNEAU PUBLICITAIRE SUR UN MUR.,* PUBLICITE COMMERCIALE - AFFICHAGE - VOIE DE FAIT - ACTION EN  REINTEGRANDE.,* BAIL EN GENERAL - OBJET - EMPLACEMENT PUBLICITAIRE - PLURALITE DE  BAUX - CONVENTION SUR LE MEME EMPLACEMENT.