# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 1, du 5 mai 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006960064
**Date de décision:** 1962-05-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006960064

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS, PRIS EN LEURS DIVERSES BRANCHES :<br>
 ATTENDU QUE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE, IL RESSORT QUE, LE 9 DECEMBRE 1946, DAME A..., AGISSANT COMME PRETE-NOM DE SON MARI, OTTO A..., ALORS RESSORTISSANT ALLEMAND, A ACHETE 27400 ACTIONS DE LA SOCIETE CAFE SANKA, TROUVEES DANS LE PORTEFEUILLE DE LA SOCIETE KOFFEE HAG, D'AMSTERDAM, QUI AVAIT ETE MISE SOUS SEQUESTRE PUIS VENDUE PAR LES AUTORITES NEERLANDAISES COMME S'AGISSANT D'UN X... ENNEMI ;<br>
 QU'A LA SUITE DE LA REQUETE DU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE, UN ARRET RENDU LE 28 MARS 1955 PAR LA COUR D'APPEL, CONFIRMANT UNE ORDONNANCE DU PRESIDENT DU TRIBUNAL A, REJETANT L'APPEL FORME PAR JEAN A..., INTERVENANT EN QUALITE DE GERANT DE LA SOCIETE ET DE PROPRIETAIRE DES 27400 ACTIONS QUI LUI AURAIENT ETE VENDUES PAR SA MERE, DAME A..., NOMME LE DIRECTEUR DES DOMAINES SEQUESTRE DES Y... ET INTERETS DE LADITE SOCIETE COMME APPARTENANT A DES ENNEMIS ;<br>
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 QUE, PAR LA SUITE, L'ARRET ATTAQUE A DECLARE LES EPOUX A... Z... B... EN LA TIERCE OPPOSITION PAR EUX FORMEE CONTRE LA PRECEDENTE DECISION DE LA COUR D'APPEL ;<br>
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ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR AINSI STATUE AU MOTIF QUE LES EPOUX A..., X... QUE NON-PARTIES A LA PRECEDENTE INSTANCE, Y AVAIENT CEPENDANT ETE REPRESENTES PAR LEUR FILS JEAN A... QUI AVAIT DEFENDU LEURS INTERETS COMME LES SIENS PROPRES, ALORS, SELON LE MOYEN, D'UNE PART, QUE LE TIERS INTERESSE, QUI SUBIT UN PREJUDICE, POSSEDERAIT UN DROIT PROPRE A FORMER TIERCE OPPOSITION MEME SI L'UNE DES PARTIES AVAIT SOUTENU LA THESE QU'IL VOULAIT DEFENDRE, ET D'AUTRE PART, QUE LE CEDANT SERAIT EN DROIT DE FORMER UNE TIERCE OPPOSITION A UN ARRET RENDU CONTRE LE TIERS CESSIONNAIRE ;<br>
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 QU'IL EST EGALEMENT FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR DECLARE QUE LE PREJUDICE DECOULANT D'UNE ACTION EVENTUELLE EN GARANTIE N'ETAIT PAS ETABLI AVEC CERTITUDE, LA VENTE DES ACTIONS CONSENTIE PAR LES EPOUX A... A LEURS FILS ETANT EQUIVOQUE, ALORS QUE L'ARRET ATTAQUE SE SERAIT PRONONCE PAR DES MOTIFS DUBITATIFS, LA SEULE EVENTUALITE D'UN RECOURS EN GARANTIE CONSTITUANT UN PREJUDICE RENDANT RECEVABLE LA TIERCE OPPOSITION, ET SE SERAIT FONDE SUR DES ERREURS MATERIELLES DONT ETAIENT ENTACHES CERTAINS MOTIFS DE L'ARRET DU 28 MARS 1955, QUI ETAIENT LE SOUTIEN NECESSAIRE DU DISPOSITIF ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'IL APPARTIENT AU JUGE DE LA TIERCE OPPOSITION DE SE PRONONCER SOUVERAINEMENT SUR L'EXISTENCE DU PREJUDICE INVOQUE, ET QU'IL EST DANS SES POUVOIRS DE DECIDER SI LE DEMANDEUR A UN INTERET SUFFISANT POUR FORMER UNE TELLE VOIE DE RECOURS ;<br>
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 QU'A CET EGARD, LA COUR D'APPEL, D'UNE PART, DECIDE QUE LE MOTIF DE LA DECISION FRAPPEE DE TIERCE OPPOSITION, CRITIQUE PAR LES EPOUX A..., NE PORTE NULLE ATTEINTE A LEUR HONORABILITE ET N'A PU, DES LORS, (LEUR CAUSER) LE PREJUDICE MORAL DONT ILS SE RECLAMENT, ET D'AUTRE PART, ESTIME QUE NE SE TROUVE PAS ETABLI LE PREJUDICE ALLEGUE PAR OTTO A... ET DECOULANT D'UN RECOURS EN GARANTIE QUE SON FILS POURRAIT EVENTUELLEMENT INTRODUIRE EN SA QUALITE D'ACQUEREUR PRETENDU DES ACTIONS LITIGIEUSES DE LA SOCIETE ;<br>
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 QUE CETTE APPRECIATION, QUI ECHAPPE AU CONTROLE DE LA COUR DE CASSATION, SUFFIT A JUSTIFIER L'ARRET ATTAQUE DECLARANT IRRECEVABLE LA TIERCE OPPOSITION FORMEE PAR LES EPOUX A... ;<br>
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D'OU IL SUIT, ABSTRACTION FAITE DES AUTRES MOTIFS CRITIQUES PAR LE POURVOI, MAIS QUI PEUVENT ETRE TENUS POUR SURABONDANTS, QUE LES MOYENS NE SAURAIENT ETRE ACCUEILLIS ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 2 JUILLET 1957 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS. N° 57-12 611. EPOUX A... C/ LE DIRECTEUR DES DOMAINES DE LA SEINE. PRESIDENT : M LENOAN, CONSEILLER DOYEN, FAISANT FONCTIONS - RAPPORTEUR : M PLUYETTE - AVOCAT GENERAL : M ITHIER - AVOCATS : MM LEMANISSIER ET GOUTET.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** IL APPARTIENT AU JUGE DE LA TIERCE OPPOS ITION DE SE PRONONCER SOUVERAINEMENT SUR L'EXISTENCE DU PREJUDICE INVOQUE ET IL EST DANS SES POUVOIRS DE DECIDER SI LE DEMANDEUR A UN INTERET SUFFISANT POUR FORMER UNE TELLE VOIE DE RECOURS.    SPECIALEMENT, LA COUR D'APPEL JUSTIFIE LE REJET DE LA TIERCE-OPPOSITION FORMEE PAR DES PARENTS A L'ENCONTRE D'UN ARRET QUI A CONSIDERE COMME BIENS ENNEMIS ET PLACE SOUS SEQUESTRE DES ACTIONS QUE LEUR FILS PRETENDAIT AVOIR ACQUISES DE SA MERE, AGISSANT COMME PRETE-NON DE SON PERE, DE NATIONALITE ALLEMANDE, EN DECLARANT, PAR UNE APPRECIATION SOUVERAINE, D'UNE PART, QUE LE MOTIF DE CETTE DECISION NE PORTE NULLEMENT ATTEINTE A LEUR HONORABILITE ET N'A PU LEUR CAUSER LE PREJUDICE MORAL QU'ILS INVOQUENT, D'AUTRE PART, QU'IL N'EST PAS ETABLI QUE LE PERE SUBISSE UN PREJUDICE RESULTANT DE LA POSSIBILITE POUR LE FILS D'INTRODUIRE EVENTUELLEMENT UN RECOURS EN GARANTIE EN SA QUALITE D'ACQUEREUR PRETENDU DES ACTIONS LITIGIEUSES.
**Mots-clés:** TIERCE-OPPOSITION  - CONDITIONS D'EXERCICE  - PREJUDICE  - NECESSITE  - SEQUESTRE  - BIENS ENNEMIS  - BIENS PRETENDUMENT ACQUIS PAR UN FILS DE SON PERE, DE NATIONALITE ALLEMANDE  - TIERCE OPPOSITION DE CE DERNIER