# Cour de Cassation, CHAMBRE TEMPORAIRE DES EXPROPRIATIONS, du 16 décembre 1966, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006974592
**Date de décision:** 1966-12-16
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006974592

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL RESULTE DES MOTIFS DE L'ARRET ATTAQUE (PARIS, 24 JUIN 1965) ET DES DOCUMENTS DE LA CAUSE SOUMIS AUX JUGES DU FOND, QUE, PAR ORDONNANCE DU 23 AVRIL 1958, LA SOCIETE DU QUARTIER DE LA GARE, DONT LE SIEGE EST A PARIS, A ETE EXPROPRIEE AU PROFIT DE LA VILLE DE PARIS, D'UN TERRAIN ET D'UN BATIMENT QUI AVAIT FAIT L'OBJET D'UNE LOCATION A LA SOCIETE THOUERY ;<br>
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 QU'UNE PREMIERE DECISION A FIXE L'INDEMNITE DUE A L'ANCIEN PROPRIETAIRE A LA SOMME DE 385000 FRANCS PORTEE EN APPEL A 454922 FRANCS ;<br>
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 QU'UNE AUTRE INDEMNITE ACCORDEE A LA SOCIETE DU QUARTIER DE LA GARE A ETE CONSIGNEE A CONCURRENCE DE 385000 FRANCS ;<br>
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 ATTENDU QUE LA VILLE DE PARIS AYANT OBTENU UNE DECISION D'EXPULSION DE LA SOCIETE THOUERY, LA COUR D'APPEL A RECU LA SOCIETE DU QUARTIER DE LA GARE EN SON INTERVENTION ET DIT N'Y AVOIR LIEU A REFERE ;<br>
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 QUE, SELON LE POURVOI, L'ARRET NE CONSTATE PAS QUE LA DECISION A RENDRE POUVAIT PREJUDICIER A L'INTERVENANT ;<br>
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 QU'EN OUTRE, IL RESULTERAIT DES CONSTATATIONS MEMES DE L'ARRET QUE CE PREJUDICE N'EXISTE PAS ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ENONCE QUE "LA VILLE DE PARIS QUI NE JUSTIFIE PAS AVOIR EFFECTUE LE PAYEMENT OU LA CONSIGNATION DE L'INDEMNITE FIXEE EN FAVEUR DE LA PROPRIETAIRE EXPROPRIEE, NE SAURAIT, SANS TROUBLER LA JOUISSANCE DE CELLE-CI, POURSUIVRE L'EXPULSION DE LA SOCIETE THOUERY, OCCUPANTE DES LIEUX" ;<br>
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 QUE PAR CETTE APPRECIATION SOUVERAINE DE L'INTERET DE LA SOCIETE DU QUARTIER DE LA GARE A INTERVENIR DANS L'INSTANCE, LA COUR D'APPEL A JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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 QU'AINSI LE PREMIER MOYEN EST MAL FONDE ;<br>
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 SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST AINSI FAIT GRIEF AUX JUGES DU SECOND DEGRE D'AVOIR REFUSE D'ORDONNER L'EXPULSION DE LA SOCIETE THOUERY BIEN QU'ELLE EUT RECU LE PAYEMENT DE L'INDEMNITE D'EVICTION, "PAR LE MOTIF QUE CETTE EXPULSION LESERAIT LE PROPRIETAIRE DONT L'INDEMNITE ETAIT CONSIGNEE ALORS QUE, D'UNE PART, UNE TELLE SOLUTION PREJUGE DU FOND DU DROIT, QUE D'AUTRE PART, TOUT LIEN DE DROIT ENTRE PROPRIETAIRE ET LOCATAIRE A DISPARU AVEC L'ORDONNANCE D'EXPROPRIATION QU'ENFIN L'EXPULSION DU LOCATAIRE N'EXERCE AUCUNE INFLUENCE SUR LES RAPPORTS ENTRE EXPROPRIANT ET PROPRIETAIRE EXPROPRIE" ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LA DECISION QU'IL "N'Y A LIEU A REFERE" RESERVE LE FOND ;<br>
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 QUE, D'AUTRE PART, EN REFUSANT D'ORDONNER L'EXPULSION PAR CE MOTIF QUE, SI LA SOCIETE EXPROPRIEE A PERDU, PAR L'EFFET DE L'ORDONNANCE D'EXPROPRIATION, LA PROPRIETE DE SON IMMEUBLE, ELLE EN A CEPENDANT CONSERVE LA JOUISSANCE, FAUTE DE PAYEMENT OU DE CONSIGNATION COMPLETE DE L'INDEMNITE, LA COUR D'APPEL A DONNE UNE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LE SECOND MOYEN EST EGALEMENT MAL FONDE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 24 JUIN 1965 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS N° 65-14 078 VILLE DE PARIS C/ SOCIETE THOUERY FRERES ET AUTRE PRESIDENT : M DE MONTERA - RAPPORTEUR : M LECOUFFE - AVOCAT GENERAL : M PAUCOT - AVOCATS : MM JOLLY ET HENRY<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1. L'EXPROPRIE A INTERET A INTERVENIR DANS L'INSTANCE EN EXPULSION DIRIGEE PAR L'EXPROPRIANT CONTRE LE LOCATAIRE DE L'IMMEUBLE EXPROPRIE DES LORS QUE L'EXPROPRIANT NE JUSTIFIE PAS AVOIR EFFECTUE LE PAYEMENT OU LA CONSIGNATION DE L'INDEMNITE QUI LUI EST DUE.,2. FAUTE DE PAYEMENT OU DE CONSIGNATION DE L'INDEMNITE QUI LUI EST DUE, L'EXPROPRIE CONSERVE LA JOUISSANCE DE L'IMMEUBLE EXPROPRIE.    DES LORS LE JUGE DES REFERES REFUSE A BON DROIT D'ORDONNER L'EXPULSION DU LOCATAIRE DE L'IMMEUBLE.
**Mots-clés:** 1. PROCEDURE CIVILE ET COMMERCIALE. - INTERVENTION. - APPEL. - EXPROPRIATION. - EXPULSION DU LOCATAIRE PAR L'EXPROPRIANT. - INTERVENTION DU PROPRIETAIRE EXPROPRIE,2. EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958). - INDEMNITE. - PAYEMENT OU CONSIGNATION. - DEFAUT. - DROIT DE L'EXPROPRIE. - IMMEUBLE LOUE