# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 4ème chambre, 07/05/2009, 08NT03200, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021297687
**Date de décision:** 2009-05-07
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 4ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021297687

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 25 novembre 2008, présentée pour M. Abdellah X, demeurant ..., par Me Launay, avocat au barreau de Caen ; M. X demande à la Cour :<br>
<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 08-1281 en date du 25 septembre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 18 mars 2008 du préfet du Calvados refusant d'accorder à son épouse le bénéfice du regroupement familial ;<br>
<br>
       2°) d'annuler ladite décision ;<br>
<br>
       3°) d'enjoindre au préfet du Calvados, sous astreinte de 75 euros passé le délai de 15 jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, d'accorder à son épouse le bénéfice du regroupement familial ou, subsidiairement, de procéder à un réexamen de sa demande ;<br>
<br>
       4°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à Me Launay de la somme de 1 500 euros au titre des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de la renonciation de celui-ci à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ;<br>
.....................................................................................................................<br>
<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 10 avril 2009 :<br>
<br>
       - le rapport de Mme Perrot, rapporteur ;<br>
<br>
       - et les conclusions de M. Villain, rapporteur public ;<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
       Considérant que M. X, ressortissant marocain, relève appel du jugement en date du 25 septembre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 18 mars 2008 du préfet du Calvados refusant d'accorder à son épouse le bénéfice du regroupement familial ;<br>
<br>
       Considérant, d'une part, que le moyen tiré de ce que la décision contestée aurait été prise en violation des stipulations de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé ;<br>
<br>
       Considérant, d'autre part, que, dans sa requête d'appel, M. X se borne à réitérer les moyens qu'il a invoqués en première instance sans apporter de précisions ou de justifications complémentaires ; que, par suite, il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par les premiers juges et tirés de ce que la décision contestée est suffisamment motivée et de ce qu'il n'a pas été porté une atteinte excessive au droit de l'intéressé au respect de sa vie familiale et que, dès lors, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'ont pas été méconnues ;<br>
<br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande ;<br>
<br>
       Sur les conclusions à fins d'injonction, sous astreinte :<br>
<br>
       Considérant que le présent arrêt, qui rejette la requête de M. X, n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions du requérant tendant à ce qu'il soit enjoint, sous astreinte, au préfet du Calvados d'accorder à son épouse le bénéfice du regroupement familial ou, subsidiairement, de procéder à un réexamen de sa demande ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
<br>
       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
<br>
       Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. X demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
<br>
<br>
DÉCIDE :<br>
Article 1er :	La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 :	Le présent arrêt sera notifié à M. Abdellah X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
	Une copie sera adressée au préfet du Calvados.<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
	 2<br>
N° 08NT03200<br>
1<br>
<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**