# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 2, du 9 juillet 1964, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006967160
**Date de décision:** 1964-07-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006967160

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 52 DE L'ORDONNANCE DU 4 OCTOBRE 1945 ;<br>
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 TEL QU'APPLICABLE EN L'ESPECE ;<br>
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ATTENDU QU'AUX TERMES DUDIT ARTICLE &lt;LES ORGANISMES DE SECURITE SOCIALE SONT FONDES A POURSUIVRE, AUPRES DE L'EMPLOYEUR, LE REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS SERVICES PAR EUX, AUX BENEFICIAIRES DES LEGISLATIONS DE SECURITE SOCIALE, LORSQUE LES COTISATIONS DONT LE PAYEMENT ETAIT ECHU ANTERIEUREMENT A LA DATE DE LA REALISATION DU RISQUE OU DU REGLEMENT DES PRESTATIONS, ONT ETE ACQUITTEES POSTERIEUREMENT A CETTE DATE , MAIS SEULEMENT DANS LA MESURE OU LE MONTANT DES PRESTATIONS PAYEES OU DUES EXCEDERAIT CELUI DES COTISATIONS ET MAJORATIONS DE RETARD ACQUITTEES AU TITRE DU BENEFICIAIRE DESDITES PRESTATIONS&gt;;<br>
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ATTENDU QU'AU SENS DE CE TEXTE, LORSQU'UN EMPLOYEUR OCCUPE PLUSIEURS PERSONNES ET QUE CERTAINES D'ENTRE ELLES ONT BENEFICIE DES PRESTATIONS, LE CALCUL DES SOMMES DONT, DANS L'HYPOTHESE QU'IL ENVISAGE, L'ORGANISME DE LA SECURITE SOCIALE PEUT RECLAMER LE REMBOURSEMENT, DOIT ETRE EFFECTUE SEPAREMENT POUR CHACUNE D'ELLES EN FONCTION DES PRESTATIONS QUI LUI ONT ETE VERSEES OU QUI LUI SONT DUES ET DES COTISATIONS ET MAJORATIONS DE RETARD ACQUITTEES POUR SON PROPRE COMPTE ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE, RENDU SUR RENVOI, APRES CASSATION PAR LA CHAMBRE CIVILE, LE 12 OCTOBRE 1960, D'UNE DECISION DE LA COMMISSION REGIONALE D'APPEL DE PARIS, EN DATE DU 21 NOVEMBRE 1955, QUE LA SOCIETE JEAN DESSES, N'AYANT PAS ACQUITTE A LEURS ECHEANCES LES COTISATIONS, PAR ELLE DUES, POUR SES EMPLOYES, POUR LA PERIODE DE1946 A 1950, LA CAISSE PRIMAIRE CENTRALE DE SECURITE SOCIALE DE LA REGION PARISIENNE LUI A RECLAME LE REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS VERSEES, A CERTAINS DE CEUX-CI, ANTERIEUREMENT AU REGLEMENT DESDITES COTISATIONS ;<br>
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ATTENDU QUE, RENVOYANT LES PARTIES DEVANT LES SERVICES COMPTABLES DE LA CAISSE POUR APUREMENT DES COMPTES, LA COUR D'APPEL A DECIDE QUE LA DEDUCTION DES COTISATIONS A OPERER SUR LE MONTANT DES PRESTATIONS VERSEES DEVAIT S'EFFECTUER NON PAS INDIVIDUELLEMENT PAR BENEFICIAIRE DES PRESTATIONS, MAIS GLOBALEMENT POUR L'ENSEMBLE DE CES BENEFICIAIRES ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, LES JUGES DU SECOND DEGRE ONT VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, MAIS SEULEMENT DANS LA LIMITE DU MOYEN ADMIS, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL D'ORLEANS, LE 14 FEVRIER 1962 ;<br>
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 REMET EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE ROUEN.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION PARTIELLE.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** AU SENS DE L'ARTICLE 52 DE L'ORDONNANCE DU 4 OCTOBRE 1945, LORSQU'UN EMPLOYEUR OCCUPE PLUSIEURS PERSONNES ET QUE CERTAINES D'ENTRE ELLES ONT BENEFICIE DE PRESTATIONS, LE CALCUL DES SOMMES DONT, DANS L'HYPOTHESE QU'IL ENVISAGE, L'ORGANISME DE SECURITE SOCIALE PEUT RECLAMER LE REMBOURSEMENT DOIT ETRE EFFECTUE SEPAREMENT POUR CHACUNE D'ELLES, EN FONCTION DES PRESTATIONS QUI LUI ONT ETE VERSEES OU QUI LUI SONT DUES ET DES COTISATIONS ET MAJORATIONS DE RETARD ACQUITTEES POUR SON PROPRE COMPTE.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - COTISATIONS - REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS AUX CAISSES EN CAS DE PAYEMENT TARDIF DES COTISATIONS - ARTICLE 52 DE L'ORDONNANCE DU 4 OCTOBRE 1945 - MONTANT DU REMBOURSEMENT - PLURALITE DE SALARIES - CALCUL INDIVIDUEL