# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 5 mai 1965, 64-40.297 et 64-40.298, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006969206
**Date de décision:** 1965-05-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006969206

## Contenu de la décision

<p>SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION ET FAUSSE INTERPRETATION DES ARTICLES 29 N ET 29 R DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL, DE L'ARTICLE 29 DU CONTRAT DE REPRESENTATION ET DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; </p>
<p>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR CONSIDERE COMME NULLE ET NON AVENUE LA CLAUSE DU CONTRAT DE REPRESENTANT LIANT X...A LA SOCIETE FRANCAISE DES SOUDURES CASTOLINS, ET FIXANT A UN MOIS LA DUREE PENDANT LAQUELLE LE REPRESENTANT AVAIT DROIT APRES LA RUPTURE DE SON CONTRAT AUX COMMISSIONS D'ECHANTILLONNAGE AU MOTIF QUE LA DUREE CONSACREE PAR LES USAGES DE LA PROFESSION, EN L'ESPECE TROIS MOIS, DOIT S'APPLIQUER, LES ARTICLES 29 N ET 29 R DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL INTERDISANT LES CLAUSES CONVENTIONNELLES RESTRICTIVES ; </p>
<p>ALORS QUE D'UNE PART L'HYPOTHESE DE LA PRESENTE ESPECE N'ENTRE PAS DANS LE CHAMP D'APPLICATION DE L'ARTICLE 29 N DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL PUISQU'IL S'AGIT D'UNE REDUCTION CONVENTIONNELLE PAR RAPPORT AUX USAGES DE LA PROFESSION DE LA DUREE PENDANT LAQUELLE LES COMMISSIONS D'ECHANTILLONNAGE SERONT DUES AU REPRESENTANT, TANDIS QUE L'ARTICLE 29 N VISE AU CONTRAIRE LES HYPOTHESES D'AUGMENTATION DE CETTE DUREE AU-DELA DE CE QU'EST L'USAGE DANS LA PROFESSION ; </p>
<p>ALORS D'AUTRE PART ET SUBSIDIAIREMENT, A SUPPOSER MEME QUE L'ARTICLE 29 N FUT APPLICABLE EN L'ESPECE, IL NE SAURAIT EN AUCUNE MANIERE CONDUIRE A ECARTER UNE CLAUSE CLAIRE DU CONTRAT DE REPRESENTATION (ARTICLE 2) PUISQUE LEDIT ARTICLE 29 N DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL RESERVE EXPRESSEMENT L'HYPOTHESE D'UNE CLAUSE CONTRAIRE DE NATURE CONVENTIONNELLE ; </p>
<p>MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE CONSTATE QUE SI LE CONTRAT DE REPRESENTATION LIANT LES PARTIES STIPULE QUE LE DROIT AUX COMMISSIONS SUR LES ORDRES NON ENCORE TRANSMIS A LA DATE DU DEPART DU REPRESENTANT DE LA MAISON SERA VALABLE PENDANT UNE DUREE D'UN MOIS A COMPTER DE LA DATE DE CESSATION DU CONTRAT DANS L'ESPECE LES USAGES DE LA PROFESSION AUXQUELS SE REFERE L'ALINEA FINAL DE L'ARTICLE 29 N SUSVISE CONCORDENT AVEC LA PERIODICITE DES TOURNEES DE PROSPECTION C'EST-A-DIRE TROIS MOIS ; </p>
<p>ATTENDU QU'AUX TERMES DE CET ALINEA SAUF CLAUSE CONTRAIRE LE DROIT SUR LES COMMISSIONS (D'ECHANTILLONNAGE) N'EXCEDERA PAS LA DUREE NORMALE CONSACREE PAR LES USAGES DE LA PROFESSION ; </p>
<p>QUE LES DROITS AINSI GARANTIS PAR LE STATUT LEGAL DE REPRESENTANTS VOYAGEURS ET PLACIERS, SOUS LA SANCTION DE NULLITE DES CLAUSES CONTRAIRES EDICTEE PAR L'ARTICLE 29 R DU MEME LIVRE, SONT DES DROITS MINIMA ; </p>
<p>QU'ILS NE FONT PAS OBSTACLE A DES STIPULATIONS PLUS FAVORABLES RESULTANT POUR LE REPRESENTANT DE CONVENTION COLLECTIVE OU INDIVIDUELLE ; </p>
<p>QUE DES LORS QU'A DEFAUT DE STIPULATIONS PLUS FAVORABLES, ILS CONSTATAIENT L'EXISTENCE DANS LA PROFESSION DE X...D'UN USAGE FIXANT A TROIS MOIS LA DUREE NORMALE DE RETOUR SUR ECHANTILLONNAGE, LES JUGES DU FOND EN ONT A BON DROIT DEDUIT QUE LA CLAUSE DU CONTRAT INDIVIDUEL DE CE REPRESENTANT LIMITANT A UN MOIS CETTE DUREE ETAIT NULLE ET NON AVENUE ET QUE SEUL L'USAGE DE LA PROFESSION DEVRAIT DETERMINER LA DUREE DU DROIT MINIMUN AUX COMMISSIONS DE RETOUR SUR ECHANTILLONNAGE ; </p>
<p>D'OU IL SUIT QUE LE PREMIER MOYEN N'EST PAS FONDE ; </p>
<p>SUR LE DEUXIEME MOYEN PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 29 N DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL, DE L'ARTICLE 29 DU CONTRAT DE REPRESENTATION ET DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIF ET MANQUE DE BASE LEGALE ; </p>
<p>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR FIXE LE MONTANT DES COMMISSIONS SUR ECHANTILLONNAGE DUES A X...EN TENANT COMPTE DE LA TOTALITE DU CHIFFRE D'AFFAIRES DU SECTEUR DU REPRESENTANT PENDANT LES TROIS MOIS QUI ONT SUIVI SON DEPART AU MOTIF QUE CE CHIFFRE D'AFFAIRES NE POUVAIT PROVENIR QUE DU TRAVAIL DE DEMARCHAGE ACCOMPLI PAR CELUI-CI ; </p>
<p>ALORS QUE L'ARTICLE 29 DU CONTRAT DE PREPRESENTATION REPRODUISANT LES TERMES DE L'ARTICLE 29 N DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL PREVOIT QUE DES COMMISSIONS SERONT DUES SUR LES ORDRES QUI SERONT LA SUITE DIRECTE DES ECHANTILLONNAGES EFFECTUES PAR LE REPRESENTANT AVANT LA RUPTURE DU CONTRAT ; </p>
<p>MAIS ATTENDU QU'IL EST CONSTANT QUE X...A ETE ENGAGE PAR LA SOCIETE FRANCAISE DES SOUDURES CASTOLINS COMME REPRESENTANT POUR DEMARCHER LA CLIENTELE DANS SEPT DEPARTEMENTS ; </p>
<p>QU'IL A ETE LICENCIE LE 30 MARS 1961 AVEC DISPENSE D'EXECUTER LE PREAVIS ; </p>
<p>QU'APRES SON DEPART SON SECTEUR N'A PAS ETE REPRIS PAR UN AUTRE REPRESENTANT PENDANT TROIS MOIS, PERIODE CORRESPONDANT A LA DUREE NORMALE DU DROIT A RETOUR SUR ECHANTILLONNAGE SELON LES USAGES DE LA PROFESSION, QUE DES LORS QU'IL N'ETAIT PAS CONTESTE QUE X...AVAIT ETE REPRESENTANT EXCLUSIF ET QU'IL N'AVAIT PAS ETE REMPLACE, LES JUGES DU FOND ONT PU DEDUIRE DE LEURS CONSTATATIONS QUE X...AVAIT DROIT A LA TOTALITE DES COMMISSIONS AU TITRE DE RETOUR SUR ECHANTILLONNAGE SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES REALISE DANS SON SECTEUR TEL QUE DETERMINE PAR L'EXPERT COMMIS AVANT DIRE DROIT PAR LE PREMIER JUGE, LESQUELLES NE POUVAIENT PROVENIR QUE DE SON TRAVAIL ANTERIEUR ET ETAIENT LA SUITE DIRECTE DES ECHANTILLONNAGES FAITS PAR LUI AVANT LA RUPTURE DU CONTRAT ; </p>
<p>D'OU IL SUIT QUE LE DEUXIEME MOYEN N'EST PAS FONDE ; </p>
<p>SUR LE TROISIEME MOYEN PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 29 O DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL, ET DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS DEFAUT DE REPONSE AUX CONCLUSIONS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; </p>
<p>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE X..., REPRESENTANT STATUAIRE, AVAIT DROIT APRES SON DEPART DE LA SOCIETE FRANCAISE DES SOUDURES CASTOLINS A UNE INDEMNITE DE CLIENTELE AU MOTIF QUE LA RESPONSABILITE DE LA RUPTURE INCOMBAIT ALL'EMPLOYEUR ALORS QUE LA SOCIETE SOUTENAIT DANS SES CONCLUSIONS D'APPEL INCIDENT QUE LES MODIFICATIONS DU CONTRAT DE REPRESENTATION TENDAIENT A UNE REORGANISATION DU SERVICE AVEC LA GARANTIE DES REMUNERATIONS AU MOINS EGALES A CELLES DE L'ANNEE PRECEDENTE, QUE C'ETAIT LE REPRESENTANT QUI AVAIT PRIS L'INITIATIVE DE LA RUPTURE ; </p>
<p>QU'AINSI L'ARRET ATTAQUE OMET DE REPONDRE AUX CONCLUSIONS DE LA SOCIETE APPELANTE ; </p>
<p>MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QU'APRES LE DEPART DE X...DE LA SOCIETE FRANCAISE DES SOUDURES CASTOLINS, ONT ETE EN LITIGE DIVERSES INDEMNITES A L'EXCLUSION DE L'INDEMNITE DE PREAVIS DONT LE PAYEMENT N'A PAS ETE DISCUTE ; </p>
<p>QUE L'EMPLOYEUR PAR LETTRE CIRCULAIRE DU 20 MARS 1961 AVAIT AVISE TOUS SES REPRESENTANTS, DONT X..., QU'IL ENTENDAIT PROCEDER A UNE REORGANISATION DE SES SERVICES DE REPRESENTATION, QU'IL SOUMETTAIT EN CONSEQUENCE A CHACUN D'EUX UN NOUVEAU CONTRAT QU'IL CONSIDERAIT AU MOINS AUSSI AVANTAGEUX QUE LE PRECEDENT ; </p>
<p>QUE X...A REFUSE ; </p>
<p>QUE LA SOCIETE PRIT ACTE DU REFUS EN DISPENSANT LE REPRESENTANT D'EFFECTUER LE PREAVIS ; </p>
<p>QUE C'EST SEULEMENT PAR SES DERNIERES CONCLUSIONS D'APPEL INCIDENT, POUR ECHAPPER AU PAYEMENT D'UNE INDEMNITE DE CLIENTELE, QU'ELLE A SOUTENU QUE LA RUPTURE SERAIT LE FAIT DE SON REPRESENTANT ; </p>
<p>ATTENDU QU'APPRECIANT LES ELEMENTS DE LA CAUSE, LES JUGES D'APPEL ONT PU DECIDER QU'EN CE QUI CONCERNE L'INDEMNITE DE CLIENTELE, LE REPRESENTANT N'AYANT COMMIS AUCUNE FAUTE ET LA RUPTURE DU CONTRAT ETANT LE FAIT DE LA SOCIETE, QUI A TENTE DE MODIFIER UNILATERALEMENT LE CONTRAT DE REPRESENTATION, X...ETAIT JUSTIFIE EN PRINCIPE A OBTENIR LE PAYEMENT DE CETTE INDEMNITE ; </p>
<p>D'OU IL SUIT QUE LE TROISIEME MOYEN N'EST PAS FONDE ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : </p>
<p>REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 28 JANVIER 1964, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS. ARRET N° 2 5 MAI 1965. CASSATION PARTIELLE. SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION ET FAUSSE INTERPRETATION DES ARTICLES 29 N ET 29 R DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL, DE L'ARTICLE 29 DU CONTRAT DE REPRESENTATION ET DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; </p>
<p>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR CONSIDERE COMME NULLE ET NON AVENUE LA CLAUSE DU CONTRAT DE REPRESENTANT LIANT Y... A LA SOCIETE FRANCAISE DES SOUDURES CASTOLINS ET FIXANT A UN MOIS LA DUREE PENDANT LAQUELLE LE REPRESENTANT AURAIT DROIT APRES LA RUPTURE DE SON CONTRAT, AUX COMMISSIONS D'ECHANTILLONNAGE AU MOTIF QUE LA DUREE CONSACREE PAR LES USAGES DE LA PROFESSION EN L'ESPECE TROIS MOIS, DOIT S'APPLIQUER, LES ARTICLES 29 N ET 29 R DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL INTERDISANT LES CLAUSES CONVENTIONNELLES PLUS RESTRICTIVES, ALORS QUE, D'UNE PART, L'HYPOTHESE DE LA PRESENTE ESPECE N'ENTRE PAS DANS LE CHAMP D'APPLICATION DE L'ARTICLE 29 N DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL PUISQU'IL S'AGIT D'UNE REDUCTION CONVENTIONNELLE PAR RAPPORT AUX USAGES DE LA PROFESSION DE LA DUREE PENDANT LAQUELLE LES COMMISSIONS D'ECHANTILLONNAGE SERONT DUES AU REPRESENTANT TANDIS QUE L'ARTICLE 29 N VISE AU CONTRAIRE LES HYPOTHESES D'AUGMENTATION DE CETTE DUREE AU-DELA DE CE QUI EST L'USAGE DANS LA PROFESSION ; </p>
<p>ALORS QUE, D'AUTRE PART, ET SUBSIDIAIREMENT, A SUPPOSER MEME QUE L'ARTICLE 29 N FUT APPLICABLE EN L'ESPECE, IL NE SAURAIT EN AUCUNE MANIERE CONDUIRE A ECARTER UNE CLAUSE DU CONTRAT DE REPRESENTATION (ART 29) PUISQUE LEDIT ARTICLE 29 N DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL RESERVE EXPRESSEMENT L'HYPOTHESE D'UNE CLAUSE CONTRAIRE DE NATURE CONVENTIONNELLE ; </p>
<p>MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE CONSTATE QUE SI LE CONTRAT DE REPRESENTATION LIANT LES PARTIES STIPULE QUE LE DROIT AUX COMMISSIONS SUR LES ORDRES NON ENCORE TRANSMIS A LA DATE DU DEPART DU REPRESENTANT DE LA MAISON SERA VALABLE PENDANT UNE DUREE D'UN MOIS A COMPTER DE LA DATE DE CESSATION DU CONTRAT DANS L'ESPECE, LES USAGES DE LA PROFESSION AUXQUELS SE REFERE L'ALINEA FINAL DE L'ARTICLE 29 N DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL CONCORDE AVEC LA PERIODICITE DES TOURNEES DE PROSPECTION C'EST-A-DIRE TROIS MOIS ; </p>
<p>ATTENDU QU'AUX TERMES DE CET ALINEA SAUF CLAUSE CONTRAIRE LE DROIT SUR LES COMMISSIONS (D'ECHANTILLONNAGE) N'EXCEDERA PAS LA DUREE NORMALE CONSACREE PAR LES USAGES DE LA PROFESSION ; </p>
<p>QUE LES DROITS AINSI GARANTIS PAR LE STATUT LEGAL DE REPRESENTANTS VOYAGEURS ET PLACIERS SOUS LA SANCTION DE NULLITE DES CLAUSES CONTRAIRES EDICTEE PAR L'ARTICLE 29 N DU MEME LIVRE 1ER SONT DES DROITS MINIMA ; </p>
<p>QU'ILS NE FONT PAS OBSTACLE A DES STIPULATIONS PLUS FAVORABLES RESULTANT POUR LE REPRESENTANT DE CONVENTIONS COLLECTIVES OU INDIVIDUELLES ; </p>
<p>QUE DES LORS QU'A DEFAUT DE STIPULATIONS PLUS FAVORABLES ILS CONSTATAIENT L'EXISTENCE DANS LA PROFESSION DE Y... D'UN USAGE FIXANT A TROIS MOIS LA DUREE DU RETOUR SUR ECHANTILLONNAGE, LES JUGES DU FOND EN ONT A BON DROIT DEDUIT QUE LA CLAUSE DU CONTRAT INDIVIDUEL RAMENANT A UN MOIS CETTE DUREE ETAIT NULLE ET NON AVENUE ET QUE SEUL L'USAGE DE LA PROFESSION DEVAIT DETERMINER L'ETENDUE DU DROIT MINIMUM DU REPRESENTANT AUX COMMISSIONS SUR ECHANTILLONNAGES ; </p>
<p>D'OU IL SUIT QUE LE PREMIER MOYEN N'EST PAS FONDE ; </p>
<p>SUR LE TROISIEME MOYEN PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 29 O DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL ET DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS, DEFAUT DE REPONSE AUX CONCLUSIONS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; </p>
<p>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR PAR DENATURATION DES FAITS DE LA CAUSE, DECIDE QUE Y... REPRESENTANT, AVAIT, APRES SON DEPART DE LA SOCIETE FRANCAISE DES SOUDURES CASTOLINS, DROIT A UNE INDEMNITE DE CLIENTELE ; </p>
<p>ALORS QUE LA SOCIETE SOUTENAIT DANS SES CONCLUSIONS D'APPEL INCIDENT QU'IL N'Y AVAIT PAS LIEU A INDEMNITE DE CLIENTELE, SON REPRESENTANT AYANT PRIS L'INITIATIVE DE LA RUPTURE ; </p>
<p>QU'EN EFFET LES MODIFICATIONS DU CONTRAT DE REPRESENTATION TENDAIENT A UNE REORGANISATION DU SERVICE AVEC LA GARANTIE DE REMUNERATIONS AU MOINS EGALES A CELLES DE L'ANNEE PRECEDENTE ; </p>
<p>QU'AINSI SUR CE POINT L'ARRET ATTAQUE A OMIS DE REPONDRE AUX CONCLUSIONS DE LA SOCIETE APPELANTE ; </p>
<p>MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QU'APRES LE DEPART DE Y... DE LA SOCIETE FRANCAISE DES SOUDURES CASTOLINS, ONT ETE EN LITIGE DIVERSES INDEMNITES A L'EXCLUSION DE L'INDEMNITE DE PREAVIS DONT LE PAYEMENT N'A PAS ETE CONTESTE ; </p>
<p>QUE L'EMPLOYEUR PAR LETTRE CIRCULAIRE DU 20 MARS 1961 AVAIT AVISE TOUS SES REPRESENTANTS DONT Y... QU'IL ENTENDAIT PROCEDER A UNE REORGANISATION DE SES SERVICES DE REPRESENTATION, QU'IL SOUMETTAIT EN CONSEQUENCE A CHACUN D'EUX UN NOUVEAU CONTRAT QU'IL CONSIDERAIT AU MOINS AUSSI AVANTAGEUX QUE LE PRECEDENT ; </p>
<p>QUE Y... A REFUSE ; </p>
<p>QUE LA SOCIETE PRIT ACTE DE CE REFUS EN DISPENSANT LE REPRESENTANT D'EFFECTUER LE PREAVIS ; </p>
<p>QUE C'EST SEULEMENT PAR SES DERNIERES CONCLUSIONS D'APPEL INCIDENT POUR ECHAPPER AU PAYEMENT D'UNE INDEMNITE DE CLIENTELE QU'ELLE A SOUTENU QUE LA RUPTURE SERAIT LE FAIT DE SON REPRESENTANT ; </p>
<p>ATTENDU QU'APPRECIANT LES ELEMENTS DE LA CAUSE, LES JUGES D'APPEL ONT PU DECIDER QU'EN CE QUI CONCERNE L'INDEMNITE DE CLIENTELE, LE REPRESENTANT N'AYANT COMMIS AUCUNE FAUTE ET LA RUPTURE ETANT LE FAIT DE LA SOCIETE QUI A TENTE DE MODIFIER UNILATERALEMENT LE CONTRAT DE REPRESENTATION, X...ETAIT JUSTIFIE EN PRINCIPE A OBTENIR LE PAYEMENT DE CETTE INDEMNITE ; </p>
<p>D'OU IL SUIT QUE LE TROISIEME MOYEN N'EST PAS FONDE ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 28 JANVIER 1964, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS. ARRET N° 2 5 MAI 1965. CASSATION PARTIELLE. SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION ET FAUSSE INTERPRETATION DES ARTICLES 29 N ET 29 R DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL, DE L'ARTICLE 29 DU CONTRAT DE REPRESENTATION ET DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; </p>
<p>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR CONSIDERE COMME NULLE ET NON AVENUE LA CLAUSE DU CONTRAT DE REPRESENTANT LIANT Y... A LA SOCIETE FRANCAISE DES SOUDURES CASTOLIAS ET FIXANT A UN MOIS LA DUREE PENDANT LAQUELLE LE REPRESENTANT AURAIT DROIT APRES LA RUPTURE DE SON CONTRAT, AUX COMMISSIONS D'ECHANTILLONNAGE AU MOTIF QUE LA DUREE CONSACREE PAR LES USAGES DE LA PROFESSION EN L'ESPECE TROIS MOIS, DOIT S'APPLIQUER, LES ARTICLES 29 N ET 29 R DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL INTERDISANT LES CLAUSES CONVENTIONNELLES PLUS RESTRICTIVES, ALORS QUE, D'UNE PART, L'HYPOTHESE DE LA PRESENTE ESPECE N'ENTRE PAS DANS LE CHAMP D'APPLICATION DE L'ARTICLE 29 N DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL PUISQU'IL S'AGIT D'UNE REDUCTION CONVENTIONNELLE PAR RAPPORT AUX USAGES DE LA PROFESSION DE LA DUREE PENDANT LAQUELLE LES COMMISSIONS D'ECHANTILLONNAGE SERONT DUES AU REPRESENTANT TANDIS QUE L'ARTICLE 29 N VISE AU CONTRAIRE LES HYPOTHESES D'AUGMENTATION DE CETTE DUREE AU-DELA DE CE QUI EST L'USAGE DANS LA PROFESSION ; </p>
<p>ALORS QUE, D'AUTRE PART, ET SUBSIDIAIREMENT, A SUPPOSER MEME QUE L'ARTICLE 29 N FAIT APPLICABLE EN L'ESPECE, IL NE SAURAIT EN AUCUNE MANIERE CONDUIRE A ECARTER UNE CLAUSE DU CONTRAT DE REPRESENTATION (ART 29) PUISQUE LEDIT ARTICLE 29 N DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL RESERVE EXPRESSEMENT L'HYPOTHESE D'UNE CLAUSE CONTRAIRE DE NATURE CONVENTIONNELLE ; </p>
<p>MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE CONSTATE QUE SI LE CONTRAT DE REPRESENTATION LIANT LES PARTIES STIPULE QUE LE DROIT AUX COMMISSIONS SUR LES ORDRES NON ENCORE TRANSMIS A LA DATE DU DEPART DU REPRESENTANT DE LA MAISON SERA VALABLE PENDANT UNE DUREE D'UN MOIS A COMPTER DE LA DATE DE CESSATION DU CONTRAT DANS L'ESPECE, LES USAGES DE LA PROFESSION AUXQUELS SE REFERE L'ALINEA FINAL DE L'ARTICLE 29 N DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL CONCORDE AVEC LA PERIODICITE DES JOURNEES DE PROSPECTION C'EST-A-DIRE TROIS MOIS ; </p>
<p>ATTENDU QU'AUX TERMES DE CET ALINEA SAUF CLAUSE CONTRAIRE LE DROIT SUR LES COMMISSIONS (D'ECHANTILLONNAGE) N'EXCEDERA PAS LA DUREE NORMALE CONSACREE PAR LES USAGES DE LA PROFESSION ; </p>
<p>QUE LES DROITS AINSI GARANTIE PAR LE STATUT LEGAL DE REPRESENTANTS VOYAGEURS ET PLACIERS SOUS LA SANCTION DE NULITE DES CLAUSES CONTRAIRES EDICTEE PAR L'ARTICLE 29 N DU MEME LIVRE 1ER SONT DES DROITS MINIMA ; </p>
<p>QU'ILS NE FONT PAS OBSTACLE A DES STIPULATIONS PLUS FAVORABLES RESULTANT POUR LE REPRESENTANT DE CONVENTIONS COLLECTIVES OU INDIVIDUELLES ; </p>
<p>QUE DES LORS QU'A DEFAUT DE STIPULATIONS PLUS FAVORABLES ILS CONSTATAIENT L'EXISTENCE DANS LA PROFESSION DE Y... D'UN USAGE FIXANT A TROIS MOIS LA DUREE DU RETOUR SUR ECHANTILLONNAGE, LES JUGES DU FOND EN ONT A BON DROIT DEDUIT QUE LA CLAUSE DU CONTRAT INDIVIDUEL RAMENANT A UN MOIS CETTE DUREE ETAIT NULLE ET NON AVENUE ET QUE SEUL L'USAGE DE LA PROFESSION DEVAIT DETERMINER L'ETENDUE DU DROIT MINIMUM DU REPRESENTANT AUX COMMISSIONS SUR ECHANTILLONAGES ; </p>
<p>D'OU IL SUIT QUE LE PREMIER MOYEN N'EST PAS FONDE ; </p>
<p>SUR LE TROISIEME MOYEN PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 29 O DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL ET DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS, DEFAUT DE REPONSE AUX CONCLUSIONS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; </p>
<p>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR PAR DENATURATION DES FAITS DE LA CAUSE, DECIDE QUE Y... REPRESENTANT, AVAIT, APRES SON DEPART DE LA SOCIETE FRANCAISE DES SOUDURES CASTOLINS, DROIT A UNE INDEMNITE DE CLIENTELE ; </p>
<p>ALORS QUE LA SOCIETE SOUTENAIT DANS SES CONCLUSIONS D'APPEL INCIDENT QU'IL N'Y AVAIT PAS LIEU A INDEMNITE DE CLIENTELE, SON REPRESENTANT AYANT PRIS L'INITIATIVE DE LA RUPTURE ; </p>
<p>QU'EN EFFET LES MODIFICATIONS DU CONTRAT DE REPRESENTATION TENDAIENT A UNE REORGANISATION DU SERVICE AVEC LA GARANTIE DE REMUNERATIONS AU MOINS EGALES A CELLES DE L'ANNEE PRECEDENTE ; </p>
<p>QU'AINSI SUR CE POINT L'ARRET ATTAQUE A OMIS DE REPONDRE AUX CONCLUSIONS DE LA SOCIETE APPELANTE ; </p>
<p>MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QU'APRES LE DEPART DE Y... DE LA SOCIETE FRANCAISE DES SOUDURES CASTOLINS, ONT ET EN LITIGE DIVERSES INDEMNITES A L'EXCLUSION DE L'INDEMNITE DE PREAVIS, DONT LE PAYEMENT N'A PAS ETE CONSTETE ; </p>
<p>QUE L'EMPLOYEUR PAR LETTRE CIRCULAIRE DU 20 MARS 1961 AVAIT AVISE TOUS SES REPRESENTANTS DONT Y... QU'IL ENTENDAIT PROCEDER A UNE REORGANISATION DE SES SERVICES DE REPRESENTATION, QU'IL SOUMETTAIT EN CONSEQUENCE A CHACUN D'EUX UN NOUVEAU CONTRAT QU'IL CONSIDERAIT AU MOINS AUSSI AVANTAGEUX QUE LE PRECEDENT ; </p>
<p>QUE Y... A REFUSER ; </p>
<p>QUE LA SOCIETE PRIT ACTE DE CE REFUS EN DISPENSANT LE REPRESENTANT D'EFFECTUER LE PREAVIS ; </p>
<p>QUE C'EST SEULEMENT PAR SES DERNIERES CONCLUSIONS D'APPEL INCIDENT POUR ECHAPPER AU PAYEMENT D'UNE INDEMNITE DE CLIENTELE QU'ELLE A SOUTENU QUE LA RUPTURE SERAIT LE FAIT DE SON REPRESENTANT ; </p>
<p>ATTENDU QU'APPRECIANT LES ELEMENTS DE LA CAUSE, LES JUGES D'APPEL ONT PU DECIDER QU'EN CE QUI CONCERNE L'INDEMNITE DE CLIENTELE, LE REPRESENTANT N'AYANT COMMIS AUCUNE FAUTE ET LA RUPTURE ETANT LE FAIT DE LA SOCIETE QUI A TENTE DE MODIFIER UNILATERALEMENT LE CONTRAT DE REPRESENTATION, Y... ETAIT JUSTIFIE EN PRINCIPE A OBTENIR LE PAYEMENT DE CETTE INDEMNITE ; </p>
<p>D'OU IL SUIT QUE LE PREMIER ET LE TROISIEME MOYENS NE SONT PAS JUSTIFIES ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS ; </p>
<p>REJETTE LES PREMIER ET TROISIEME MOYENS : MAIS SUR LE DEUXIEME MOYEN : VU LES ARTICLES 29 N DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL ET L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 ; </p>
<p>ATTENDU QUE SELON LE PREMIER DES TEXTES SUSVISES, A LA CESSATION DU CONTRAT DU REPRESENTANT, CELUI-CI AURA DROIT, A TITRE DE SALAIRES, AUX COMMISSIONS SUR LES ORDRES NON ENCORE TRANSMIS A LA DATE DE SON DEPART DE LA MAISON QUI SERONT LA SUITE DIRECTE DES ECHANTILLONNAGES ET VISITES FAITES ANTERIEUREMENT A L'EXPIRATION DU CONTRAT ; </p>
<p>QUE SAUF CLAUSE CONTRAIRE, CE DROIT SUR LES COMMISSIONS N'EXCEDERA PAS LA DUREE NORMALE CONSACREE PAR LES USAGES DE CHAQUE PROFESSION ; </p>
<p>ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A ACCORDE APRES SON DEPART A Y..., REPRESENTANT AU SERVICE DE LA SOCIETE CASTOLINS, LES COMMISSIONS SUR LA TOTALITE DES ORDRES PROVENANT DE SON SECTEUR DE PROSPECTION PENDANT UNE DUREE DE TROIS MOIS CONSACREE PAR LES USAGES DE LA PROFESSION, EN REFUSANT DE TENIR COMPTE DE CE QUE DES SON DEPART, UNE PARTIE DUDIT SECTEUR AVAIT ETE PROSPECTEE PAR UN AUTRE REPRESENTANT ; </p>
<p>QU'EN STATUANT AINSI SANS RECHERCHER SI LES ORDRES TRANSMIS PENDANT LEDIT DELAI ETAIENT LA SUITE DIRECTE DES ECHANTILLONNAGES ET VISITES FAITS ANTERIEUREMENT PAR LUI, BIEN QU'IL EUT ETE REMPLACE, LA COUR D'APPEL N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE DU CHEF DES RETOURS SUR ECHANTILLONNAGES, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS LE 28 JANVIER 1964 ; </p>
<p>REMET EN CONSEQUENCE QUANT A CE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS. ARRET N° 1 N° 64-40 297. SOCIETE DES SOUDURES CASTOLINS C/ X.... ARRET N° 2 N° 64-40 298. SOCIETE DES SOUDURES CASTOLIN C/ Y.... </p>
<p>PRESIDENT : M VIGNERON-RAPPORTEUR : M BAULET-AVOCAT GENERAL : M MELLOTTEE-AVOCATS : MM GALLAND ET DESACHE. </p>
<p>A RAPPROCHER : </p>
<p>SUR LE N° 1 : </p>
<p>28 JUIN 1958, BULL 1958, IV, N° 828 (2°), P 615, ET L'ARRET CITE ; </p>
<p>1ER JUILLET 1964, BULL 1964, IV, N° 583 (4°), P 475, ET L'ARRET CITE. </p>
<p>SUR LE N° 2 : </p>
<p>30 MAI 1962, BULL 1962, IV, N° 511 (3°), P 410. SUR LE N° 3 : </p>
<p>3 JANVIER 1964, BULL 1964, IV, N° 10, P 8, ET LES ARRETS CITES.</p>,A RAPPROCHER : SUR LE N° 1 : 28 JUIN 1958, BULL 1958, IV, N° 828 (2°), P 615, ET L'ARRET CITE ; 1ER JUILLET 1964, BULL 1964, IV, N° 583 (4°), P 475, ET L'ARRET CITE. SUR LE N° 2 : 30 MAI 1962, BULL 1962, IV, N° 511 (3°), P 410. SUR LE N° 3 : 3 JANVIER 1964, BULL 1964, IV, N° 10, P 8, ET LES ARRETS CITES.

## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° COMPTE TENU DES DISPOSITIONS DES ARTICLES 29 N ET 29 R DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL ET DES LORS QU'ILS CONSTATAIENT L'EXISTENCE DANS LA PROFESSION D'UN REPRESENTANT D'UN USAGE FIXANT A TROIS MOIS LA DUREE NORMALE DE RETOUR SUR ECHANTILLONNAGE, LES JUGES DU FOND EN DEDUISENT A BON DROIT QUE LA CLAUSE DU CONTRAT INDIVIDUEL DE L'INTERESSE LIMITANT A UN MOIS CETTE DUREE ETAIT NULLE ET NON AVENUE ET QUE SEUL L'USAGE DE LA PROFESSION DEVAIT DETERMINER LA DUREE DU DROIT MINIMUM AUX COMMISSIONS DE RETOUR SUR ECHANTILLONNAGE.,2° DES LORS QU'IL N'EST PAS CONTESTE QU'UN REPRESENTANT A BENEFICIE DE L'EXCLUSIVITE DANS SON SECTEUR ET QU'IL N'A PAS ETE REMPLACE PENDANT LA PERIODE CORRESPONDANT A LA DUREE NORMALE DU DROIT A RETOUR SUR ECHANTILLONNAGE, LES JUGES DU FOND PEUVENT EN DEDUIRE QUE L'INTERESSE AVAIT DROIT A LA TOTALITE DES COMMISSIONS AU TITRE DE RETOUR SUR ECHANTILLONNAGE SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES REALISE DANS SON SECTEUR, LESQUELLES NE POUVAIENT PROVENIR QUE DE SON TRAVAIL ANTERIEUR ET ETAIENT LA SUITE DIRECTE DES ECHANTILLONNAGES FAITS PAR LUI AVANT LA RUPTURE DU CONTRAT.    PAR CONTRE, SI DES LE DEPART DE CE REPRESENTANT, UNE PARTIE DE SON SECTEUR A ETE PROSPECTEE PAR UN AUTRE REPRESENTANT, IL NE PEUT BENEFICIER DE COMMISSIONS SURLA TOTALITE DES ORDRES PROVENANT DE SON SECTEUR PENDANT LA DUREE DU DROIT DE RETOUR SUR ECHANTILLONNAGE, LES JUGES DEVANT RECHERCHER SI LES ORDRES TRANSMIS PENDANT CE DELAI ETAIENT LA SUITE DIRECTE DES ECHANTILLONNAGES ET VISITES FAITES ANTERIEUREMENT PAR LUI.,3° LORSQUE, SUR LE REFUS D'UN REPRESENTANT DE VOIR MODIFIER SON CONTRAT, L'EMPLOYEUR A PRIS ACTE DE CE REFUS ET DISPENSE L'INTERESSE D'EFFECTUER LE PREAVIS, ET N'A SOUTENU QU'EN CAUSE D'APPEL ET POUR ECHAPPER AU PAYEMENT D'UNE INDEMNITE DE CLIENTELE, QUE LA RUPTURE ETAIT LE FAIT DE SON PREPOSE, UN ARRET PEUT CONSIDERER QUE CETTE RUPTURE INCOMBE EN REALITE A L'EMPLOYEUR, QUI A TENTE DE MODIFIER UNILATERALEMENT LE CONTRAT DE REPRESENTATION ET QU'EN L'ABSENCE DE FAUTE DU REPRESENTANT, CE DERNIER A DROIT EN PRINCIPE A L'INDEMNITE DE CLIENTELE.
**Mots-clés:** 1° REPRESENTANT DE COMMERCE - COMMISSIONS - COMMISSIONS DE RETOUR SUR ECHANTILLONNAGE - DROIT DU REPRESENTANT - DUREE - USAGES DE LA PROFESSION,2° REPRESENTANT DE COMMERCE - COMMISSIONS - COMMISSIONS DE RETOUR SUR ECHANTILLONNAGE - CALCUL,3° REPRESENTANT DE COMMERCE - CONGEDIEMENT - PREUVE - MODIFICATION UNILATERALE DU CONTRAT - CONSTATATIONS SUFFISANTES