# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 2 juin 1983, 81-40.103 81-40.489, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007012417
**Date de décision:** 1983-06-02
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007012417

## Contenu de la décision

VU LA CONNEXITE JOINT LES POURVOIS ;<br>
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 SUR LE MOYEN UNIQUE, COMMUN AUX DEUX POURVOIS : VU L'ARTICLE L 411-11 DU CODE DU TRAVAIL ET LES ARTICLES 582 ET SUIVANTS DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ;<br>
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 ATTENDU QUE DANS LES LITIGES OPPOSANT LA SOCIETE SEVIP, ENTREPRISE DE GARDIENNAGE, A MM X... GEORGES ET MICHEL, SES SALARIES, IL A ETE JUGE, LE 6 FEVRIER 1980, QUE CINQUANTE-QUATRE HEURES DE PRESENCE ET NON CINQUANTE-SIX HEURES, CONTRAIREMENT A CE QUE SOUTENAIT LA SOCIETE, EQUIVALENT, DANS LA PROFESSION, A QUARANTE HEURES DE TRAVAIL EFFECTIF, ET QUE DOIVENT ETRE PAYEES COMME HEURES SUPPLEMENTAIRES, LES HEURES ACCOMPLIES AU-DELA D'UN HORAIRE MOYEN DE CINQUANTE-QUATRE HEURES, SANS QUE CES HEURES SUPPLEMENTAIRES SOIENT AFFECTEES D'UN RAPPORT D'EQUIVALENCE ;<br>
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 QUE LE SYNDICAT NATIONAL DES ENTREPRISES DE PREVENTION ET DE SECURITE AUQUEL S'EST JOINTE LA FEDERATION FRANCAISE DES ORGANISMES DE PREVENTION ET DE SECURITE, A FORME TIERCE OPPOSITION CONTRE CES DECISIONS ;<br>
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 ATTENDU QUE, POUR LES DECLARER IRRECEVABLES EN LEUR ACTION, LA COUR D'APPEL ENONCE ESSENTIELLEMENT QUE LES ARRETS DU 6 FEVRIER 1980 NE PORTENT PREJUDICE QU'A LA SOCIETE SEVIP, QU'ILS SONT SANS INCIDENCE SUR LES RAPPORTS LIANT D'AUTRES SOCIETES DE GARDIENNAGE A LEUR PERSONNEL ET QUE LE PREJUDICE DONT POURRAIT SOUFFRIR LA PROFESSION NE CONSISTE QUE DANS L'AUTORITE JURISPRUDENTIELLE DE CES ARRETS ;<br>
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 QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LES LITIGES SOULEVAIENT UNE QUESTION DE PRINCIPE DONT LA SOLUTION ETAIT SUSCEPTIBLE D'ETRE ETENDUE A TOUTES LES ENTREPRISES ADHERENTES A CES SYNDICATS ET DE PORTER UN PREJUDICE AU MOINS INDIRECT A L'INTERET COLLECTIF DE LA PROFESSION QU'ILS REPRESENTAIENT, CE DONT IL SUIT QUE LA TIERCE OPPOSITION ETAIT RECEVABLE, LA COUR D'APPEL A FAIT UNE FAUSSE APPLICATION DES TEXTES SUSVISES ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LES ARRETS RENDUS ENTRE LES PARTIES LE 18 NOVEMBRE 1980 PAR LA COUR D'APPEL D'AMIENS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU CELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE DOUAI.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code du travail L411-11
**ECLI:** 
**Résumé:** Un syndicat est recevable à intervenir dans une instance soulevant une question de principe dont la solution est susceptible d'être étendue à toutes les entreprises y adhérant et de porter un préjudice au moins indirect à l'intérêt collectif de la profession qu'il représente.
**Mots-clés:** SYNDICAT PROFESSIONNEL - Action en justice - Conditions - Intérêt collectif de la profession - Litige soulevant une question de principe et susceptible de porter une atteinte au moins indirecte à l'intérêt collectif de la profession.,* SYNDICAT PROFESSIONNEL - Action en justice - Action jointe à l'action individuelle des salariés - Litige soulevant une question de principe et susceptible de porter une atteinte au moins indirecte à l'intérêt collectif de la profession.