# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 6ème chambre - formation à 3, 16/07/2012, 11MA02102, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000026253182
**Date de décision:** 2012-07-16
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 6ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000026253182

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 31 mai 2011 au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, sous le n° 11MA02102, présentée pour M. Mohamed A, demeurant chez ..., par Me Tchidoudouka ; <br>
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      M. A demande à la Cour :<br>
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      1°) d'annuler le jugement n° 1101591 du 5 mai 2011 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 3 février 2011 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ;<br>
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      2°) d'annuler ladite décision ;<br>
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      Il soutient que :<br>
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      - la décision attaquée a méconnu l'article L. 313-11 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il est le père d'un enfant français né le 31 janvier 2010 qu'il a reconnu ; il a toujours contribué effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant ; la décision méconnaît l'intérêt de l'enfant ;<br>
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      Vu le jugement et la décision attaqués ;<br>
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      Vu le mémoire en défense, enregistré le 14 février 2012, présenté par préfet des <br>
Bouches-du-Rhône, qui conclut au rejet de la requête ; <br>
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      Vu la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;<br>
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      Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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      Vu le code civil ;<br>
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      Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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      Vu le code de justice administrative ; <br>
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      Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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      Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 2 juillet 2012 :<br>
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      - le rapport de Mme Felmy, conseiller, <br>
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      - et les conclusions de Mme Markarian, rapporteur public ;<br>
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      Considérant que M. A, de nationalité comorienne, a sollicité le 18 juin 2010 la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français ; qu'il interjette appel du jugement par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 3 février 2011 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et a assorti son refus d'une obligation de quitter le territoire français ;<br>
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      Considérant qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit / (...) 6° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée (...) " et qu'aux termes de l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant " ;<br>
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      Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. A est père d'un enfant de nationalité française né en France le 31 janvier 2010, qu'il a reconnu le <br>
13 octobre 2009 et sur lequel il exerce l'autorité parentale et qu'il contribue financièrement de façon régulière à l'entretien de cet enfant ; qu'il ressort également de ces pièces, notamment de plusieurs attestations, dont une de la mère de l'enfant, qu'il entretient des relations avec son fils depuis sa naissance et participe à son éducation ; que, dans ces conditions, le requérant contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant depuis sa naissance ; que, par suite, la décision attaquée a méconnu les dispositions susmentionnées ;<br>
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      Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande ;<br>
DÉCIDE :<br>
Article 1er : Le jugement du Tribunal administratif de Marseille du 5 mai 2011 et l'arrêté en date du 3 février 2011 du préfet des Bouches-du-Rhône sont annulés. <br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Mohamed A et au ministre de l'intérieur.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
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N° 11MA02102<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01-02-02 Étrangers. Séjour des étrangers. Autorisation de séjour. Octroi du titre de séjour.