# Conseil d'Etat, 4 / 1 SSR, du 16 mars 1988, 65566, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007730143
**Date de décision:** 1988-03-16
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 4 / 1 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007730143

## Contenu de la décision

<br>     Vu °1) sous le °n 65 566, la requête enregistrée le 25 janvier 1985 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour la VILLE DE REIMS, représentée par son maire en exercice, à ce dûment autorisé par délibération du conseil municipal en date du 30 septembre 1985 et tendant à ce que le Conseil d'Etat :<br>    °1) annule le jugement du 11 septembre 1984 par lequel le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne l'a déclarée entièrement responsable des conséquences dommageables de l'accident survenu à Mlle Jeanine X...,<br>    °2) rejette la demande présentée par Mlle X... devant le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne et, subsidiairement, prononce un partage de responsabilité aux torts prépondérants de la victime ;<br>
<br>    Vu °2) sous le °n 76 485, la requête enregistrée le 25 mars 1986 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour la VILLE DE REIMS et tendant à ce que le Conseil d'Etat :<br>    °1) annule le jugement du 4 février 1986 par lequel le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne l'a condamné à payer à Mlle X... la somme de 512 500 F et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Marne la somme de 401 275,93 F,<br>    °2) rejette la demande présentée par Mlle X... devant le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne,<br>    °3) subsidiairement, réforme le jugement attaqué en ramenant le préjudice global subi par Mlle X... à 422 500 F, en limitant à 402 500 F la créance de la caisse et à 20 000 F le préjudice personnel de Mlle X... ;<br>
<br>    Vu les autres pièces des dossiers ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs ;<br>    Vu le code de la sécurité sociale ;<br>    Vu la loi du 28 pluviôse an VIII ; <br>    Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;<br>    Vu la loi du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de Mme Vestur, Auditeur,<br>    - les observations de la S.C.P. Le Bret, de Lanouvelle, avocat de la VILLE DE REIMS et de Me Vuitton, avocat de Mlle X...,<br>    - les conclusions de M. Daël, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant que les requêtes de la VILLE DE REIMS sont dirigées contre les jugements relatifs à la responsabilité et à la réparation du même accident ; qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ;<br>    Considérant que, par un jugement en date du 11 septembre 1984, le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne a déclaré la VILLE DE REIMS entièrement responsable de l'accident survenu le 19 août 1978 à Mlle X... et, par un jugement en date du 4 février 1986, l'a condamnée à verser diverses indemnités ;<br>     Sur le jugement en date du 11 septembre 1984 :<br>    Considérant qu'il résulte de l'instruction et qu'il n'est pas contesté que Mlle X... a fait une chute le 19 août 1978 vers midi, alors qu'elle circulait sur le trottoir de la rue Ruinart de Brimont à Reims ; que, si l'intéressée soutient que cette chute a été provoquée par le mauvais état du trottoir et la présence d'une excavation dans celui-ci, elle n'apporte au soutien de cette allégation aucun élément susceptible d'en établir le bien-fondé ; qu'en particulier, ni les certificats médicaux des 22 mai 1981 et 10 juin 1982 qu'elle produit, ni les témoignages des 9 décembre 1981 et 19 juillet 1983 de personnes qui déclarent avoir assisté à l'accident litigieux ne sont de nature à rendre certaine l'existence d'un lien de causalité direct entre la chute dont elle a été victime, et un état défectueux du trottoir sur lequel elle circulait ; que, dans ces conditions, la VILLE DE REIMS est fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne l'a déclarée entièrement responsable de cet accident et à en demander l'annulation ;<br>     Sur le jugement en date du 4 février 1986 :<br>
<br>    Considérant que par voie de conséquence, le jugement du tribunal administratif de Châlons-sur-Marne du 4 février 1986 doit être annulé ;<br>Article ler : Les jugements du tribunal administratif de Châlons-sur-Marne en date des 11 septembre 1984 et 4 février 1986 sont annulés.<br>Article 2 : Les demandes de Mlle X... et de la caisse primaire d'assurance maladie de la Marne devant le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne sont rejetées.<br>Article 3 : La présente décision sera notifiée à la VILLE DE REIMS, à Mlle X..., à la caisse primaire d'assurance maladie de la Marne et au ministre de l'intérieur.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 60-04-01-03-01 RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE - REPARATION - PREJUDICE - CARACTERE DIRECT DU PREJUDICE - ABSENCE -Excavation sur un trottoir - Chute d'un piéton.,67-02-03-02 TRAVAUX PUBLICS - REGLES COMMUNES A L'ENSEMBLE DES DOMMAGES DE TRAVAUX PUBLICS - LIEN DE CAUSALITE - ABSENCE -Excavation sur un trottoir - Chute d'un piéton.,67-03-01 TRAVAUX PUBLICS - DIFFERENTES CATEGORIES DE DOMMAGES - DOMMAGES SUR LES VOIES PUBLIQUES TERRESTRES -Excavation sur un trottoir - Chute d'un piéton.