# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 2e chambre, du 10 septembre 2002, 00BX00533, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007500947
**Date de décision:** 2002-09-10
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 2E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007500947

## Contenu de la décision

<br>    Vu, enregistrée au greffe de la cour le 7 mars 2000 sous le n° 00BX00533 la requête présentée pour M. Ary X...  ;<br>    M. X... demande à la cour :<br>    - d'annuler le jugement du 8 juin 1999 par lequel le tribunal administratif de Basse-Terre l'a condamné à payer une amende et à remettre les lieux en l'état dans un délai de six mois sous peine d'astreinte ;<br>    - de dire que la contravention de grande voirie est prescrite et de le relaxer du paiement d'une amende ;<br>    - de condamner le préfet de la région de la Guadeloupe à lui verser la somme de 4 000 F sur le fondement de l'article L. 8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    - à titre subsidiaire de surseoir à statuer jusqu'à ce que les dispositions de la loi du 30 décembre 1996 aient reçu application dans le département de la Guadeloupe ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance de la marine d'août 1681 ;<br>    Vu le code du domaine de l'Etat ;<br>    Vu le code de procédure pénale ;<br>    Vu la loi n° 2002-1002 du 6 août 2002 portant amnistie ;<br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 8 juillet 2002 :<br>    - le rapport de Mme Viard ;<br>    - les observations de Maître Rousseau collaboratrice de Maître Kappelhoff-Lançon, avocat de M. Ary X... ;<br>    - et les conclusions de M. Rey, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur les conclusions relatives à la condamnation de M. X... à une amende pour contravention de grande voirie :<br>    Considérant qu'en vertu des articles 1 et 2 de la loi susvisée du 6 août 2002 portant amnistie, sont amnistiées les contraventions de grande voirie qui ont été commises avant le 17 mai 2002 à l'exception de celles qui sont exclues du bénéfice de l'amnistie en application de l'article 14 de la même loi ; que par un jugement du 8 juin 1999 le tribunal administratif de Basse-Terre, statuant en matière de contravention de grande voirie, a condamné M. X... à une amende de 500 F  ; qu'il ne résulte pas des pièces du dossier que l'infraction litigieuse soit exclue de l'amnistie en application de l'article 14 de la loi ; que, dès lors, les dispositions des articles 1 et 2 de ladite loi, si elles n'interdisent pas que soit poursuivie la remise en état des lieux font désormais obstacle à l'exécution de la condamnation à l'amende prononcée par le jugement précité ; qu'il suit de là que les conclusions de la requête étant devenues sans objet en tant qu'elles tendent à la décharge de cette condamnation, il n'y a pas lieu d'y statuer ;<br>    Sur les conclusions relatives à la condamnation de M. X... à la remise en état des lieux :<br>    Considérant, en premier lieu, que l'article 2, titre VII, livre IV, de l'ordonnance de la marine d'août 1681 fait défense à toutes personnes de bâtir sur les rivages de la mer, d'y planter aucun pieu, ni faire aucun ouvrage, à peine de démolition des ouvrages, de confiscation des matériaux et d'une amende ; que, pour contester l'infraction relevée à son encontre, au titre desdites dispositions, et résultant de la construction d'une maison à usage d'habitation sur une parcelle cadastrée AC 129 de la commune de Petit-Bourg comprise dans la zone des 50 pas géométriques, M. X... se prévaut des dispositions de l'article L. 89-5 du code du domaine de l'Etat susvisé selon lesquelles les terrains notamment situés dans un secteur occupé par une urbanisation diffuse peuvent être déclassés aux fins de cession à titre onéreux aux personnes ayant édifié avant le 1er janvier 1995 des constructions à usage d'habitation qu'elles occupent à titre principal  ; que, toutefois, d'une part, lesdites dispositions ne confèrent aucun droit à la mesure de déclassement qu'elles prévoient, d'autre part, il résulte de l'instruction que lors du zonage effectué par le préfet de la Guadeloupe en application des dispositions de l'article L. 89-1 du même code, cette parcelle a été classée en zone naturelle, ce qui exclut son déclassement ;<br>    Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il y ait lieu de surseoir à statuer, que M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Basse-Terre l'a condamné à remettre les lieux en l'état dans un délai de six mois sous peine d'astreinte et, à défaut, a autorisé l'administration à y procéder d'office aux frais et risques du contrevenant ;<br>    Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
<br>    Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à verser à M. X... la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>Article 1er  : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions relatives à la condamnation de M. X... à une amende pour contravention de grande voirie.<br>Article 2  : Le surplus des conclusions de la requête de M. X... est rejeté.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code de justice administrative L761-1,Loi 2002-1002 2002-08-06 art. 1, art. 2, art. 14
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 24-01-01-02-01-01 DOMAINE - DOMAINE PUBLIC - CONSISTANCE ET DELIMITATION - DOMAINE PUBLIC NATUREL - CONSISTANCE DU DOMAINE PUBLIC MARITIME - TERRAINS FAISANT PARTIE DU DOMAINE PUBLIC MARITIME,24-01-03-01-04-02 DOMAINE - DOMAINE PUBLIC - PROTECTION DU DOMAINE - CONTRAVENTIONS DE GRANDE VOIRIE - POURSUITES - CONDAMNATIONS