# COUR DE CASSATION, Chambre commerciale, du 20 décembre 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006962738
**Date de décision:** 1962-12-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006962738

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 577 DU CODE DE COMMERCE ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE QUE, CAZENAVE AYANT ETE DECLARE EN ETAT DE REGLEMENT JUDICIAIRE PAR JUGEMENT DU 22 MARS 1957 ET AYANT OBTENU UN CONCORDAT HOMOLOGUE LE 25 AVRIL 1958, ARASSUS, ES-QUALITE DE PERCEPTEUR, QUI AVAIT PRODUIT ET AVAIT ETE ADMIS A TITRE PRIVILEGIE POUR LA SOMME DE 324474 FRANCS REPRESENTANT DES IMPOSITIONS ET MAJORATIONS DE RETARD, A ASSIGNE CAZENAVE QUI RESTAIT LUI DEVOIR UNE SOMME DE 413067 FRANCS SUR LE MONTANT DE SES IMPOTS AFFERENTS AUX ANNEES 1955 A 1958, EN RESOLUTION DU CONCORDAT ;<br>
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ATTENDU QUE, POUR PRONONCER CETTE RESOLUTION, LA COUR D'APPEL SE BORNE A ENONCER QU'IL EST CONSTANT QUE LA VALEUR DES BIENS AFFECTES AU PRIVILEGE DU TRESOR ETAIT INSUFFISANTE POUR PERMETTRE LE RECOUVREMENT DE LA TOTALITE DES IMPOSITIONS ASSISES AU NOM DE CAZENAVE, QUE CELLES-CI S'ELEVENT EN EFFET AU TITRE DES ANNEES 1955 A 1958 A 432370 FRANCS TANDIS QUE L'INVENTAIRE DRESSE LE 7 MARS 1959 FAIT RESSORTIR UN ACTIF BIEN INFERIEUR A CE CHIFFRE ET QUE ARASSUS EST FONDE A SE PRESENTER A TITRE CHIROGRAPHAIRE POUR DEMANDER LA RESOLUTION DU CONCORDAT ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, SANS CONSTATER QU'UNE VENTE PREALABLE DES BIENS SOUMIS AU PRIVILEGE DU TRESOR AVEC MISE EN DISTRIBUTION DU PRIX AVAIT ETABLI L'INSUFFISANCE DE CE PRIVILEGE ET QUE, A PROPORTION DE CE QUI LUI RESTAIT DU, LE TRESOR POUVAIT SE PRESENTER COMME CREANCIER CHIROGRAPHAIRE, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL D'AGEN, LE 8 NOVEMBRE 1960, REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET POUR ETRE FAIT DROIT LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE TOULOUSE. N° 61-10336 CAZENAVE C/ ARASSUS ET AUTRE PRESIDENT : M GUILLOT - RAPPORTEUR : M NECTOUX - AVOCAT GENERAL : M GEGOUT - AVOCATS : MM ROUVIERE, SOURDILLAT A RAPPROCHER : 2 JUILLET 1958, BULL 1958, III, N° 298, P 249.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** MANQUE DE BASE LEGALE L'ARRET QUI, POUR PRONONCER LA RESOLUTION D'UN CONCORDAT A LA REQUETE D'UN PERCEPTEUR, SE BORNE A ENONCER QU'IL EST CONSTANT QUE LA VALEUR DES BIENS AFFECTES AU PRIVILEGE DU TRESOR ETAIT INSUFFISANTE POUR PERMETTRE LE RECOUVREMENT DE LA TOTALITE DES IMPOSITIONS DUES, QU'UN INVENTAIRE DRESSE APRES L'HOMOLOGATION FAIT RESSORTIR UN ACTIF BIEN INFERIEUR A LA SOMME RECLAMEE ET QUE LE PERCEPTEUR EST FONDE A PRESENTER SA DEMANDE A TITRE CHIROGRAPHAIRE, SANS CONSTATER QU'UNE VENTE PREALABLE DES BIENS SOUMIS AU PRIVILEGE DU TRESOR AVEC MISE EN DISTRIBUTION DU PRIX AVAIT ETABLI L'INSUFFISANCE DU PRIVILEGE ET QU'A PROPROTION DE CE QUI LUI RESTAIT DU, LE TRESOR POUVAIT SE PRESENTER COMME CREANCIER CHIROGRAPHAIRE.
**Mots-clés:** FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE  - CONCORDAT  - RESOLUTION  - DEMANDE  - CREANCIER PRIVILEGIE  - CREANCE PRIVILEGIEE POUR PARTIE - CONSTATATIONS NECESSAIRES  - TRESOR PUBLIC