# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 1 décembre 1980, 79-11.706, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007007448
**Date de décision:** 1980-12-01
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007007448

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA SECONDE BRANCHE :<br>
    VU L'ARTICLE 1315 DU CODE CIVIL;<br>
   ATTENDU QUE, POUR DECLARER LE DIRECTEUR GENERAL DES IMPOTS MAL FONDE EN SON INTERVENTION TENDANT A CE QUE, DANS LE REGLEMENT JUDICIAIRE DE BATTAIS, PRONONCE LE 8 DECEMBRE 1967, LE PRIVILEGE DU TRESOR PUBLIC SOIT DECLARE PREFERABLE A CELUI DE LA SOCIETE NECCHI FRANCE, CREANCIERE NANTIE SUR LE FONDS DE COMMERCE DE BATTAIS, LA COUR D'APPEL A RETENU QUE LE TRESOR PUBLIC AVAIT PRODUIT AU REGLEMENT JUDICIAIRE ET RENONCE A SON DROIT DE POURSUITE INDIVIDUELLE, LIANT AINSI SON SORT A CELUI DE LA MASSE A LAQUELLE LE DROIT DE LA SOCIETE NECCHI FRANCE DE SE PAYER SUR LE PRIX DE VENTE DU FONDS ETAIT OPPOSABLE;    ATTENDU QU'EN SE DETERMINANT PAR CES SEULS MOTIFS, SANS RELEVER AUCUN ACTE MANIFESTANT SANS EQUIVOQUE LA VOLONTE DU TRESOR PUBLIC DE RENONCER A SON DROIT DE POURSUITES INDIVIDUELLES EXERCEES EN APPLICATION DE L'ARTICLE 1908-2 DU CODE GENERAL DES IMPOTS AVANT L'ENTREE EN VIGUEUR DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LA PREMIERE BRANCHE DU MOYEN :<br>
    CASSE ET ANNULE, MAIS SEULEMENT DANS LES LIMITES DU MOYEN, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 10 JANVIER 1979 PAR LA COUR D'APPEL DE RENNES; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENTS AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ANGERS.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** CGI 1908-2,Code civil 1315 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** Prive sa décision de base légale la Cour d'appel qui, pour déclarer le Directeur général des Impôts mal fondé en son intervention tendant à ce que, dans le règlement judiciaire du débiteur prononcé avant l'entrée en vigueur de la loi du 13 juillet 1967, le privilège du Trésor Public soit déclaré préférable à celui d'un créancier nanti sur le fonds de commerce du débiteur, retient que le Trésor Public a produit au règlement judiciaire et renoncé à son droit de poursuite individuelle, sans relever aucun acte manifestant sans équivoque la volonté du Trésor Public de renoncer à ce droit.
**Mots-clés:** FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE - Créanciers du failli - Créanciers privilégiés - Trésor Public - Action individuelle - Renonciation - Constatations nécessaires.,* NANTISSEMENT - Fonds de commerce - Privilège - Priorité à l'égard du Trésor Public (non).,* RENONCIATION - Définition - Manifestation non équivoque de l'intention de renoncer.,* RENONCIATION - Faillite règlement judiciaire - Créanciers du failli - Créanciers privilégiés - Trésor Public - Action individuelle.,* TRESOR PUBLIC - Faillite règlement judiciaire - Créances fiscales - Production - Renonciation à l'action individuelle - Constatations nécessaires.,* TRESOR PUBLIC - Recouvrement des droits - Faillite du débiteur - Action individuelle - Renonciation - Constatations nécessaires.,* TRESOR PUBLIC - Recouvrement des droits - Faillite règlement judiciaire - Fonds de commerce du redevable - Priorité à l'égard du créancier nanti.