# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 14 décembre 1970, 69-13.179, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983999
**Date de décision:** 1970-12-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983999

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QUE SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE (AIX, 16 AVRIL 1969), LA SOCIETE COMPAGNIE FRANCAISE D'EQUIPEMENT ELECTRIQUE ET GAZIER COFEG QUI PROCEDAIT A DES TRAVAUX POUR LE COMPTE DE L'ELECTRICITE DE FRANCE ET DE GAZ DE FRANCE ETABLISSAIT DES LETTRES DE CHANGE AU BENEFICE DE LA SOCIETE GENERALE QUI LES ESCOMPTAIT APRES LES AVOIR RECUES AVEC UNE COPIE DES FACTURES DESTINEES AUX ORGANISMES DEBITEURS;<br>
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 QUE DES LETTRES DE CHANGE IDENTIQUES ETAIENT ADRESSEES POUR ACCEPTATION A CES ORGANISMES AVEC LES FACTURES ORIGINALES;<br>
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 QUE LES EFFETS ACCEPTES DEVAIENT ETRE ENCAISSES PAR LA BANQUE;<br>
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 QUE LA COFEG A ETE MISE EN REGLEMENT JUDICIAIRE LE 20 DECEMBRE 1966;<br>
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 QUE LES ADMINISTRATEURS A CE REGLEMENT JUDICIAIRE SE SONT FAIT PAYER LE MONTANT DES LETTRES ACCEPTEES ET QUE LA BANQUE A DEMANDE QUE LES SOMMES AINSI RECUES, QUI CORRESPONDAIENT AU MONTANT DES EFFETS ESCOMPTES QU'ELLE DETENAIT, LUI SOIT REVERSE;<br>
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 QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR FAIT DROIT A CETTE DEMANDE, AU MOTIF QUE LA PROVISION DES LETTRES AVAIT ETE TRANSMISE A LA BANQUE, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE EN CAS DE FAILLITE DU TIREUR, LE PORTEUR D'UNE LETTRE DE CHANGE N'A DE DROIT SUR LA PROVISION QUE LORSQU'ELLE EST EFFECTUEE LORS DE L'EMISSION DE LA TRAITE, TANDIS QU'A L'INVERSE, LORSQUE LA PROVISION N'EST CONSTITUEE QUE POSTERIEUREMENT A LA REMISE DE L'EFFET ET PENDANT LA PERIODE SUSPECTE, ELLE EQUIVAUT A UN PAYEMENT FAIT EN PERIODE SUSPECTE ET PRESENTE LES CARACTERES D'UNE CONSTITUTION DE SURETE DEVANT ETRE, DES LORS, DECLAREE NULLE;<br>
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 QU'IL RESULTE PAR AILLEURS, TANT DU JUGEMENT QUE DE L'ARRET ATTAQUE, QUE LA COFEG A ETE DECLAREE EN REGLEMENT JUDICIAIRE LE 20 DECEMBRE 1966 ET QUE LES ECHEANCES INDIQUEES SUR LES TRAITES LITIGIEUSES SE SITUAIENT AUX 20 NOVEMBRE ET 31 DECEMBRE 1966, QU'AU SURPLUS, IL AVAIT ETE SOUTENU PAR LA COFEG ET LES ADMINISTRATEURS AU REGLEMENT JUDICIAIRE, DANS LEURS CONCLUSIONS DEMEUREES SANS REPONSE SUR CE POINT, QUE LA SOCIETE GENERALE N'IGNORAIT PAS, EN RECEVANT LES EFFETS LITIGIEUX, QU'IL NE LUI ETAIT PAS PERMIS DE LES PRESENTER A L'ACCEPTATION DU TIRE ET QUE LES TRAITES CONVENUES NON ACCEPTABLES LAISSENT LA POSSIBILITE AU TIREUR DE DISPOSER DES SOMMES A LUI DUES PAR LE TIRE JUSQU'A L'EXIGIBILITE DU TERME;<br>
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 QU'IL EN RESULTE QUE, EN TOUTE HYPOTHESE, L'ARRET ATTAQUE N'A PAS TIRE LES CONSEQUENCES LEGALES DE SES PROPRES CONSTATATIONS EN NE PRONONCANT PAS LA NULLITE DE TELS PAYEMENTS FAITS EN PERIODE SUSPECTE ET MEME POSTERIEUREMENT AU PRONONCE DU REGLEMENT JUDICIAIRE, UNE TELLE NULLITE ETANT ABSOLUE ET D'ORDRE PUBLIC;<br>
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MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QU'IL N'A PAS ETE SOUTENU DEVANT LES JUGES DU FOND QUE LA PROVISION DES LETTRES DE CHANGE DONT IL S'AGIT N'EXISTAIT PAS LORS DE L'EMISSION ET N'AVAIT ETE CONSTITUEE QUE PENDANT LA PERIODE SUSPECTE OU POSTERIEUREMENT AU PRONONCE DU REGLEMENT JUDICIAIRE DE LA COFEG;<br>
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 QUE CE GRIEF EST NOUVEAU ET PARTANT IRRECEVABLE;<br>
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ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE LES CONCLUSIONS PRISES PAR LA COFEG ET LES ADMINISTRATEURS AU REGLEMENT JUDICIAIRE DEVANT LA COUR D'APPEL N'INVOQUAIENT PAS LE DROIT POUR LE TIREUR DE DISPOSER DES PROVISIONS JUSQU'A L'ECHEANCE DES LETTRES DE CHANGE;<br>
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 QU'ELLE SE BORNAIENT SUR CE POINT A DEMANDER CONFIRMATION DU JUGEMENT QUI DANS UN DE SES MOTIFS ENONCAIT QUE LES LETTRES DE CHANGE " CONVENUES NON ACCEPTABLES N'EMPORTENT PAS TRANSFERT DE LA PROVISION AU PROFIT DE LEUR PORTEUR ";<br>
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QUE LA COUR D'APPEL A REPONDU A CE MOYEN EN RETENANT A BON DROIT QUE LE TRANSFERT DE LA PROVISION EST INDEPENDANT DE L'ACCEPTATION ET QUE LA BANQUE A ACQUIS DES LEUR EMISSION LA PROVISION DES EFFETS LITIGIEUX;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI EN AUCUNE DE SES BRANCHES;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 16 AVRIL 1969, PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** EST IRRECEVABLE A ETRE PRESENTE POUR LA PREMIERE FOIS DEVANT  LA COUR DE CASSATION LE MOYEN PAR LEQUEL LE TIREUR D'UNE LETTRE DE  CHANGE DONT LE REGLEMENT JUDICIAIRE A ETE PRONONCE POSTERIEUREMENT A  L'EMISSION ET QUI A ETE CONDAMNE A REMBOURSER LE MONTANT DE L'EFFET  PAR LUI RECU A LA BANQUE L'AYANT ESCOMPTE, SOUTIENT QUE LA PROVISION  N'EXISTAIT PAS LORS DE L'EMISSION MAIS AVAIT ETE CONSTITUEE PENDANT  LA PERIODE SUSPECTE, CE QUI PRIVAIT LA BANQUE DE TOUT DROIT SUR  LADITE PROVISION ET RENDAIT SON PAYEMENT NUL COMME FAIT EN PERIODE  SUSPECTE.,LES JUGES DU FOND, QUI RETIENNENT A BON DROIT QUE LE  TRANSFERT DE LA PROVISION D'UNE LETTRE DE CHANGE EST INDEPENDANT DE  SON ACCEPTATION ET QUE LE PORTEUR ACQUIERT DES SON EMISSION LA  PROVISION DE L'EFFET, REPONDENT AU MOYEN SOUTENANT QU'UNE LETTRE DE  CHANGE CONVENUE NON ACCEPTABLE N'EMPORTE PAS TRANSFERT DE LA  PROVISION AU PROFIT DE SON PORTEUR.
**Mots-clés:** 1) FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE - EFFETS - EFFETS DE COMMERCE -  LETTRE DE CHANGE - PROVISION - TRANSMISSION - MOMENT - CASSATION -  MOYEN NOUVEAU.,* CASSATION - MOYEN NOUVEAU - FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE -  EFFETS - EFFETS DE COMMERCE - LETTRE DE CHANGE - TRANSMISSION -  MOMENT.,* EFFETS DE COMMERCE - LETTRE DE CHANGE - PROVISION - PROPRIETE -  TRANSMISSION - MOMENT - FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE - PERIODE  SUSPECTE - MOYEN NOUVEAU.,2) EFFETS DE COMMERCE - LETTRE DE CHANGE - PROVISION - PROPRIETE -  TRANSMISSION - CONDITIONS - ACCEPTATION DE L'EFFET (NON).,* EFFETS DE COMMERCE - LETTRE DE CHANGE - PROVISION - PROPRIETE -  TRANSMISSION - MOMENT - CONCLUSIONS - REPONSE SUFFISANTE.