# Cour Administrative d'Appel de Paris, 1ère chambre , 27/01/2011, 09PA05222, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000023603774
**Date de décision:** 2011-01-27
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Paris
**Formation:** 1ère chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000023603774

## Contenu de la décision

Vu la requête et le mémoire complémentaire, enregistrés les 19 août 2009 et 10 mars 2010, présentés pour M. Franz A, demeurant à ..., Polynésie Française, par Me Usang ; M. A demande à la Cour : <br>
<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 0800662 du 13 juillet 2009 par lequel le Tribunal administratif de Papeete a rejeté sa demande tendant à la condamnation de la commune de Mahina à lui verser une somme de 2 000 000 F CFP à titre de dommages et intérêts;<br>
<br>
       2°) de condamner la commune de Mahina à lui verser une somme de 2 000 000 F CFP, soit 16 760 euros et de mettre à la charge de cette dernière la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative;<br>
<br>
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------<br>
<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
<br>
       Vu le code général des collectivités territoriales ;<br>
<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 13 janvier 2011 :<br>
<br>
       - le rapport de M. Even, rapporteur,<br>
<br>
       - et les conclusions de Mme Vidal, rapporteur public ;<br>
<br>
       Considérant que M. Franz A demande la condamnation de la commune de Mahina à lui verser la somme de 2 000 000 F CFP, soit 16 760 euros, en réparation du préjudice subi à raison des nuisances sonores liées à l'utilisation de la salle omnisports de la commune, située à proximité de son domicile ;<br>
<br>
       Considérant qu'aux termes l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales :  La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment (...) 2° (...) Le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique telles que les rixes et disputes accompagnées d'ameutement dans les rues, le tumulte excité dans les lieux d'assemblée publique, les attroupements, les bruits, y compris les bruits de voisinage, les rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants et tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique  ; qu'il incombe au maire de prendre les mesures appropriées pour empêcher sur le territoire de sa commune, les bruits excessifs de nature à troubler le repos et la tranquillité des habitants ;<br>
<br>
       Considérant qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l'activité de la salle omnisport de la commune de Mahina porte à la tranquillité publique une atteinte d'une gravité telle que le maire ne pouvait s'abstenir d'y porter remède sans méconnaître ses obligations en matière de police ; qu'au demeurant, le maire a, par un arrêté n° 45-97 du 13 mars 1997 règlementé la lutte contre les bruits de voisinage ; qu'il a organisé une réunion de conciliation entre les différents protagonistes portant sur l'activité de la salle omnisport de la commune et les nuisances alléguées par le requérant ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que ces mesures se révéleraient insuffisantes et inefficaces pour assurer le respect des obligations édictées et à faire cesser les nuisances sonores subies par les riverains ; qu'aucune faute ne peut être imputée à l'autorité de police municipale ; qu'au surplus, il n'est pas établi que les nuisances alléguées par M. A puissent être regardées comme ayant présenté un caractère anormal et spécial et excéderaient par leur importance les simples inconvénients de voisinage ;<br>
<br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Papeete a rejeté sa demande ; que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées ; que, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de mahina présentées sur le fondement de ces mêmes  dispositions;<br>
<br>
       D E C I D E :<br>
<br>
Article 1er : La requête de M. A et les conclusions de la commune de Mahina fondées sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.<br>
<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
2<br>
N° 09PA05222<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**