# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 7 février 1973, 71-13.568, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006989472
**Date de décision:** 1973-02-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006989472

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 1641 ET 1645 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QUE, POUR DEBOUTER L'ENTREPRENEUR MASNADA, CHARGE PAR LA CAISSE D'ALLOCATIONS FAMILIALES DU DEPARTEMENT DE L'AIN DES TRAVAUX DE COUVERTURE D'UN IMMEUBLE ET CONDAMNE A EFFECTUER, A SES FRAIS, LE REMPLACEMENT DE TUILES DEVENUES GELIVES, DE SON RECOURS EN GARANTIE DIRIGE CONTRE LA SOCIETE GENERALE DES TUILERIES DE MARSEILLE ET CIE, FABRICANT-VENDEUR DE CE MATERIAU, L'ARRET ATTAQUE A RECONNU LA VALIDITE DE LA CLAUSE RESTRICTIVE DE LA GARANTIE, DUE PAR LE VENDEUR A L'ACHETEUR ET FIGURANT AU BON DE COMMANDE, AU SEUL MOTIF QUE L'IMPROPRIETE A L'USAGE AUQUEL ETAIENT DESTINEES LES TUILES LITIGIEUSES NE CONSTITUAIT PAS UN VICE CACHE POUR MASNADA, QUI, ENTREPRENEUR DE BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS, DE SON ETAT, " FAIT PROFESSION DE LES ACHETER AFIN DE LES METTRE EN OEUVRE DANS LA CONSTRUCTION POUR AUTRUI D'EDIFICES PUBLICS ET PRIVES, ET QUI, PAR CONSEQUENT, NE PEUT SE PREVALOIR DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 1645 DU CODE CIVIL, COMME AURAIT PU LE FAIRE UN ACHETEUR ORDINAIRE " ;<br>
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 ATTENDU QU'EN STATUANT DE LA SORTE SANS RECHERCHER SI, AU MOMENT DE LA LIVRAISON, L'ENTREPRENEUR POUVAIT DECELER LE VICE DU MATERIAU LITIGIEUX, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 7 AVRIL 1971, ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE LYON ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE RIOM<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1645,Code civil 641
**ECLI:** 
**Résumé:** NE DONNE PAS DE BASE LEGALE A SA DECISION, LA COUR D'APPEL QUI , POUR DEBOUTER UN ENTREPRENEUR, CONDAMNE A REMPLACER DES TUILES  DEVENUES GELIVES, DE SON APPEL EN GARANTIE CONTRE LE FABRICANT  VENDEUR DE CE MATERIAU, RECONNAIT LA VALIDITE D'UNE CLAUSE  RESTRICTIVE DE GARANTIE AU SEUL MOTIF QUE LE DEFAUT DES TUILES NE  CONSTITUAIT PAS UN VICE CACHE POUR L'ENTREPRENEUR QUI FAIT  PROFESSION DE LES ACHETER, SANS RECHERCHER SI, AU MOMENT DE LA  LIVRAISON, CELUI-CI POUVAIT DECELER LE VICE DU MATERIAU LITIGIEUX.
**Mots-clés:** VENTE - GARANTIE - VICES CACHES - CONNAISSANCE DE L'ACQUEREUR -  ACQUISITION PAR UN PROFESSIONNEL.,* VENTE - GARANTIE - VICES CACHES - CLAUSE DE NON GARANTIE -  ACQUEREUR PROFESSIONNEL .,* ARCHITECTE ENTREPRENEUR - FOURNISSEUR DE MATERIAUX - APPEL EN  GARANTIE - APPEL EN GARANTIE PAR L'ENTREPRENEUR - CLAUSE RESTRICTIVE  DE GARANTIE - VALIDITE - CONSTATATIONS NECESSAIRES.,* APPEL EN GARANTIE - ENTREPRENEUR - APPEL EN GARANTIE DU FABRICANT  - CLAUSE RESTRICTIVE DE GARANTIE - VALIDITE - CONSTATATIONS  NECESSAIRES.