# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 25 mars 1965, 64-11. 076; Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006968816
**Date de décision:** 1965-03-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006968816

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE CONFIRMANT LA DECISION DE PREMIERE INSTANCE D'AVOIR JUGE QUE L'ACCIDENT DE CIRCULATION DONT X...A ETE VICTIME LE 22 JUILLET 1961 ETAIT UN ACCIDENT DU TRAVAIL, AU MOTIF, QUE L'INTERESSE APRES UN SEJOUR DE QUATRE HEURES ET DEMIE AU BAR DE PARIS AVAIT QUITTE CET ETABLISSEMENT POUR SE RENDRE A L'ABATTOIR SUR ORDRE DE SON EMPLOYEUR EN VUE D'Y ABATTRE UNE BETE SANS QU'ON PUISSE LUI REPROCHER D'AVOIR FAIT UN DETOUR PAR SON DOMICILE OU IL DEVAIT, SELON LES INDICATIONS DU TEMOIN Y..., PRENDRE SES OUTILS DE TUEUR, ALORS QUE LA NOTION D'ACCIDENT DE TRAJET ETANT EXCLUE D'UN ACCORD UNANIME PAR SUITE D'UN SEJOUR DE PLUS DE QUATRE HEURES DANS UN BAR, IL NE POUVAIT Y AVOIR ACCIDENT DU TRAVAIL FAUTE D'UN ACCIDENT AU TEMPS ET AU LIEU DU TRAVAIL, LE FAIT DE SE RENDRE CHEZ SOI AVEC L'IDEE ESSENTIELLE DE S'Y RESTAURER, AINSI QUE L'A DECLARE LE TEMOIN Y..., DONT LA DEPOSITION EST INDUMENT ECARTEE, ET ACCESSOIREMENT D'Y PRENDRE SES OUTILS NE CORRESPONDAIT PAS DE SURCROIT A LA MISSION RECUE ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE QUE LE 22 JUILLET 1961, X...AU SERVICE DU Z..., SE TROUVAIT VERS DOUZE HEURES ET QUART DANS UN CAFE, LORSQUE SON EMPLOYEUR VINT LUI DEMANDER DE RETOURNER IMMEDIATEMENT AUX ABATTOIRS, POUR PROCEDER A L'ABATTAGE D'UN BOEUF ; <br>
<br>CE A QUOI IL ACQUIESCA TOUT EN PREVENANT SON EMPLOYEUR QU'IL LUI FALLAIT PREALABLEMENT REVENIR CHEZ LUI POUR Y PRENDRE SES VETEMENTS ET OUTILS DE TRAVAIL ; <br>
<br>QUE C'ETAIT AU COURS DE CE TRAJET DU CAFE A SON DOMICILE QU'IL AVAIT ETE VICTIME D'UN ACCIDENT MORTEL DE LA CIRCULATION ; <br>
<br>ATTENDU QU'AYANT OBSERVE, AU VU DE L'ENQUETE EFFECTUEE QUE X...AVAIT QUITTE LE CAFE PEU APRES LA VISITE DE SON PATRON POUR SE RENDRE CHEZ LUI NON PAS A L'EFFET D'Y DEJEUNER COMME L'AVAIT AFFIRME A TORT LE TEMOIN Y..., MAIS POUR Y PRENDRE SES VETEMENTS OU OUTILS DE TRAVAIL, LA COUR D'APPEL A PU DECIDER QUE CE DEPLACEMENT DIRECTEMENT EN RELATION AVEC SES OBLIGATIONS PROFESSIONNELLES AVAIT ETE PAR LUI ENTREPRIS SUR L'ORDRE DE SON EMPLOYEUR, DANS LE SEUL INTERET DE CELUI-CI ET DU TRAVAIL QU'IL AVAIT A EXECUTER ET QU'AINSI CET ACCIDENT CONSTITUAIT BIEN UN ACCIDENT DU TRAVAIL AU SENS DE L'ARTICLE 415 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ; <br>
<br>D'OU IL SUIT QUE LOIN DE VIOLER LES TEXTES VISES AU MOYEN, LA COUR D'APPEL EN A, AU CONTRAIRE, FAIT UNE EXACTE APPLICATION ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 21 JANVIER 1964 PAR LA COUR D'APPEL DE COLMAR. NO 64-11. 076. CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE DE THIONVILLE C / VEUVE X...ET AUTRE. PRESIDENT : M. VIGNERON.- RAPPORTEUR : M. PERRET.- AVOCAT GENERAL : M. LESSELIN.- AVOCATS : MM. ROUVIERE ET ROQUES.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** CONSTITUE UN ACCIDENT DU TRAVAIL AU SENS DE L'ARTICLE 415 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, L'ACCIDENT SURVENU A UN CHEVILLEUR QUI, AYANT, ALORS QU'IL SE TROUVAIT DANS UN CAFE, RECU L'ORDRE DE SON EMPLOYEUR DE RETOURNER AUX ABATTOIRS POUR PROCEDER A UN ABATTAGE, AVAIT PREVENU CE DERNIER QU'IL LUI FALLAIT PREALABLEMENT REVENIR CHEZ LUI POUR Y PRENDRE SES VETEMENTS ET OUTILS DE TRAVAIL, ET, AYANT QUITTE LE CAFE PEU APRES LA VISITE DE SON PATRON, AVAIT ETE VICTIME D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION AU COURS DE CE TRAJET DU CAFE A SON DOMICILE.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - ACCIDENT DU TRAVAIL - TEMPS ET LIEU DU TRAVAIL - ACCIDENT SURVENU EN DEHORS DU LIEU DU TRAVAIL - SALARIE ALLANT RECUPERER SES VETEMENTS ET OUTILS DE TRAVAIL A SON DOMICILE AVANT DE REPRENDRE LE TRAVAIL SUR L'ORDRE DE SON EMPLOYEUR