# COUR DE CASSATION, Chambre commerciale, du 19 mars 1963, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006962136
**Date de décision:** 1963-03-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006962136

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'ETRE DEPOURVU DE QUALITES ALORS QUE L'INSTANCE A ETE FORMEE DEVANT LES PREMIERS JUGES PAR UN EXPLOIT INTRODUCTIF ANTERIEUR AU 2 MARS 1959 ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE C'EST EN SUITE DU JUGEMENT RENDU LE 13 SEPTEMBRE 1960 PAR LE TRIBUNAL DE COMMERCE DE MORLAIX QU'APPEL A ETE INTERJETE A UNE DATE NECESSAIREMENT POSTERIEURE AU 2 MARS 1959, DE TELLE SORTE QUE L'INSTANCE D'APPEL ETAIT REGIE PAR LES DISPOSITIONS DES NOUVEAUX ARTICLES 141 ET SUIVANTS DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ET QUE L'ARRET N'AVAIT PAS A ETRE SIGNIFIE AVEC DES QUALITES ;<br>
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 QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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 SUR LE DEUXIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR REJETE L'INCIDENT DE COMMUNICATION DE PIECES, AU MOTIF, NOTAMMENT, QUE CES PIECES AVAIENT DEJA ETE PRODUITES A TROIS REPRISES DEPUIS LE DEBUT DE LA PROCEDURE, ALORS QUE C'ETAIT L'ENTIER DOSSIER DONT IL ETAIT DEMANDE COMMUNICATION PAR UN NOUVEAU CONSEIL DE LA PARTIE ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES TRIBUNAUX AYANT UN POUVOIR SOUVERAIN POUR APPRECIER SI UNE COMMUNICATION DE PIECES EST OU N'EST PAS INUTILE ET DE NATURE A RETARDER LE JUGEMENT DE L'INSTANCE, LES MOTIFS EXPOSES PAR LA COUR NE RELEVENT PAS DE LA CENSURE DE LA COUR DE CASSATION ;<br>
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 SUR LE TROISIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE (RENNES, 13 AVRIL 1961) QU'IL ETAIT SURVENU EN 1958 UN DESACCORD AU SUJET DE L'EXISTENCE D'UN MARCHE DE 2.000 HECTOLITRES DE VIN ROUGE A LIVRER PAR LA SOCIETE D'APPROVISIONNEMENTS VINICOLES (DITE SAPVIN) AUX ETABLISSEMENTS GUEVEL, ET QUE LES JUGES DU FOND ONT RESILIE LE MARCHE AUX TORTS EXCLUSIFS DE LA SOCIETE SAPVIN ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A CET ARRET D'AVOIR "DECLARE QUE GUEVEL N'AVAIT PAS RECU LA CONFIRMATION QUE L'EXPOSANTE SOUTENAIT LUI AVOIR ENVOYEE, PUISQU'IL N'AVAIT PAS PROTESTE CONTRE SES TERMES,   ALORS QUE LA REQUERANTE AFFIRMAIT PRECISEMENT QUE, N'AYANT PAS PROTESTE, IL LES AVAIT ACCEPTES ET QUE LES JUGES N'ONT PU LEGALEMENT ECARTER SON ARGUMENTATION EN SE BORNANT A REPRENDRE CELLE DE GUEVEL, SANS DONNER AUCUN MOTIF DE DROIT OU DE FAIT QUI JUSTIFIE SON ADOPTION" ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND, PAR UNE INTERPRETATION SOUVERAINE DES DOCUMENTS ET DES FAITS DE LA CAUSE, ONT JUGE QUE LA "SOCIETE SAPVIN N'APPORTE PAS LA PREUVE QUI LUI INCOMBE DU MARCHE DONT ELLE SE PREVAUT", QUE PAR SES MOTIFS PROPRES, LA COUR A DONNE UNE BASE LEGALE A L'ARRET ET QU'EN CONSEQUENCE, LE MOYEN N'EST PAS DAVANTAGE FONDE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 13 AVRIL 1961 PAR LA COUR D'APPEL DE RENNES. NO 61-12.227. SOCIETE D'APPROVISIONNEMENTS VINICOLES "SAPVIN" C/ GUEVEL. PRESIDENT : M. GUILLOT.   RAPPORTEUR : M. DEGOUY.   AVOCAT GENERAL : M. GEGOUT.   AVOCATS : MM. LABBE ET LE BRET. DANS LE MEME SENS : 5 MARS 1954, BULL. 1954, II, NO 101 (2O), P. 70.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LES TRIBUNAUX AYANT UN POUVOIR SOUVERAIN POUR APPRECIER SI UNE COMMUNICATION DE PIECES EST OU N'EST PAS INUTILE ET DE NATURE A RETARDER LE JUGEMENT DE L'INSTANCE, LES MOTIFS QU'ILS EXPOSENT, NE RELEVENT PAS DE LA CENSURE DE LA COUR DE CASSATION.
**Mots-clés:** PROCEDURE CIVILE ET COMMERCIALE - PIECES - COMMUNICATION - UTILITE - APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU FOND