# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 19 décembre 1972, 72-60.079, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006989267
**Date de décision:** 1972-12-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006989267

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 5 ET 9 ALINEA 3 DE LA LOI DU 16 AVRIL 1946 MODIFIEE PAR LA LOI DU 7 JUILLET 1947 ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AU JUGEMENT ATTAQUE, D'AVOIR VALIDE LES RESULTATS DES ELECTIONS DE DELEGUES DU PERSONNEL INTERVENUES AUX ETABLISSEMENTS MALENGE LES 30 MAI ET 8 JUIN 1972, TELS QU'ILS AVAIENT ETE PROCLAMES PAR LE BUREAU DE VOTE, C'EST-A-DIRE CINQ ELUS, AU PREMIER TOUR, DE LA LISTE DE SIX CANDIDATS " OUVRIERS " REPRESENTES PAR LA CGT, ET DECLARE QU'IL Y AVAIT EU VALABLEMENT LIEU A UN SECOND TOUR DE SCRUTIN AFIN D'ELIRE UN DELEGUE " EMPLOYE ", ALORS, D'UNE PART, QUE LE QUORUM AVAIT ETE ATTEINT AU PREMIER TOUR DU 30 MAI 1972, D'AUTRE PART, QUE LA LOI N'IMPOSE PAS LA PRESENCE D'UN EMPLOYE SUR LES LISTES PRESENTEES DANS LE COLLEGE " OUVRIERS ET EMPLOYES ", QUE LA LISTE ETABLIE PAR LA CGT, POUR SIX SIEGES A POURVOIR, ETAIT COMPLETE AVEC SIX CANDIDATS OUVRIERS, AYANT TOUS OBTENU LA MAJORITE ABSOLUE DES VOIX, ALORS, ENFIN, QUE LA DECISION DU BUREAU DE VOTE N'AVAIT PAS RESPECTE LE PRINCIPE DE LA REPRESENTATION PROPORTIONNELLE ET AVAIT DONNE LA PREFERENCE A UNE DESIGNATION PAR CATEGORIE, PLUTOT QUE DE TENIR COMPTE DU NOMBRE DE VOIX OBTENUES PAR LES CANDIDATS ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LE JUGEMENT ATTAQUE RELEVE QU'EN L'ABSENCE D'ACCORD ENTRE LES ETABLISSEMENTS MALENGE ET LEUR PERSONNEL, L'INSPECTEUR DU TRAVAIL AVAIT DECIDE DE LA REPARTITION DES SIEGES, EN EN RESERVANT UN A LA CATEGORIE " EMPLOYES " SUR LES SIX ATTRIBUES AU COLLEGE " OUVRIERS ET EMPLOYES " ;<br>
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 QUE CETTE DECISION, S'IMPOSAIT AU BUREAU DE VOTE ;<br>
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 QUE, QUEL QU'AIT ETE LE QUORUM ATTEINT LORS DU PREMIER TOUR DE SCRUTIN ET LE NOMBRE DE VOIX OBTENUES PAR LES CANDIDATS OUVRIERS, UN TEL CANDIDAT NE POUVAIT ETRE DECLARE ELU A UN SIEGE RESERVE A UN EMPLOYE ;<br>
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 QU'EN EN DEDUISANT QU'IL Y AVAIT LIEU D'ORGANISER UN SECOND TOUR DE SCRUTIN POUR POURVOIR A CE SIEGE, EN L'ABSENCE DE CANDIDATS EMPLOYES LORS DU PREMIER TOUR, LE TRIBUNAL D'INSTANCE A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 28 JUIN 1972 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE DOUAI<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1971-03-25 Bulletin 1971 V N. 257 P. 215 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** LOI 46-730 1946-04-16 ART. 5,LOI 46-730 1946-04-16 ART. 9 AL. 3
**ECLI:** 
**Résumé:** LORSQUE L'INSPECTEUR DU TRAVAIL A, EN L'ABSENCE D'ACCORD  ENTRE L'EMPLOYEUR ET LES ORGANISATIONS SYNDICALES, DECIDE DE LA  REPARTITION DES SIEGES A L'OCCASION DES ELECTIONS DES DELEGUES DU  PERSONNEL, ET RESERVE UN SIEGE A LA CATEGORIE "EMPLOYE" SUR CEUX A  ATTRIBUER AU COLLEGE "OUVRIERS ET EMPLOYES", CETTE DECISION S'IMPOSE  AU BUREAU DE VOTE ET UN OUVRIER NE PEUT DONC ETRE DECLARE ELU A UN  SIEGE RESERVE A UN EMPLOYE.               PAR SUITE, A DEFAUT DE CANDIDATS EMPLOYES AU PREMIER  TOUR DE SCRUTIN, IL Y A LIEU D'ORGANISER UN SECOND TOUR POUR  POURVOIR A CE SIEGE.
**Mots-clés:** ELECTIONS - DELEGUES DU PERSONNEL - REPARTITION DES SIEGES -  DECISION DE L'INSPECTEUR DU TRAVAIL - REPRESENTATION DU COLLEGE "EMPLOYES" - SIEGE RESERVE A UN EMPLOYE - ABSENCE DE CANDIDAT EMPLOYE  - SECOND TOUR DE SCRUTIN.