# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 20 juin 1979, 77-10.567, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007003500
**Date de décision:** 1979-06-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007003500

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA SECONDE BRANCHE :<br>
    VU L'ARTICLE 1220 DU CODE CIVIL, ENSEMBLE L'ARTICLE 55 DU DECRET N.72-684 DU 20 JUILLET 1972, APPLICABLE A LA CAUSE;<br>
   ATTENDU QU'EN VERTU DU PREMIER DE CES TEXTES, LES CREANCES SUCCESSORALES SE DIVISENT DE PLEIN DROIT ENTRE LES HERITIERS, ET QUE, SELON LE SECOND, LE DEFAUT DE POUVOIR D'UNE PERSONNE ASSURANT LA REPRESENTATION D'UNE PARTIE EN JUSTICE CONSTITUE UNE IRREGULARITE DE FOND AFFECTANT LA VALIDITE DE L'ACTE;    ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE ET DES PRODUCTIONS QU'UN JUGEMENT AYANT ETE RENDU ENTRE RENE X... ET LUDOVIC Y..., DECEDE PEU APRES, LA VEUVE  DE  CE DERNIER FIT SIGNIFIER LE 6 MARS 1975 CE JUGEMENT A X... EN SE DECLARANT DANS L'ACTE, &lt;UNIQUE HERITIERE DE SON DEFUNT MARI &gt;;    ATTENDU QUE, POUR DECLARER IRRECEVABLE L'APPEL FORME PAR X..., SELON ACTES DELIVRES AUX TROIS FILS DU DEFUNT LES 29 MAI ET 2 JUIN 1975, L'ARRET ENONCE QUE X... N'AURAIT PU DISCUTER LA VALIDITE DE LA SIGNIFICATION DU JUGEMENT QUE DANS LE CADRE D'UN APPEL DECLARE RECEVABLE CONTRE VEUVE Y... ET NON EN FORMANT APPEL, HORS DELAI, CONTRE LES ENFANTS Y...;    QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LA SIGNIFICATION FAITE A LA REQUETE DE DAME VEUVE Y... NE POUVAIT FAIRE COURIR LE DELAI D'APPEL CONTRE LES ENFANTS Y..., LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LA PREMIERE BRANCHE DU MOYEN :<br>
    CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 16 NOVEMBRE 1976 PAR LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE NIMES.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1967-02-02 Bulletin 1967 II N. 48 (2) p. 33 (REJET) . CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1967-11-10 Bulletin 1967 II N. 322 p. 227 (REJET) et les arrêts cités . CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1970-12-09 Bulletin 1970 II N. 341 (2) p. 261 (CASSATION) et les arrêts cités . CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1974-03-20 Bulletin 1974 II N. 99 p. 82 (CASSATION) et les arrêts cités . CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1974-10-24 Bulletin 1974 V N. 500 p. 467 (REJET) et l'arrêt cité . CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1979-04-02 Bulletin 1979 II N. 107 (REJET) et l'arrêt cité

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1220 CASSATION,Code de procédure civile 117 NOUVEAU RR1 CASSATION,Décret 72-684 1972-07-20 ART. 55
**ECLI:** 
**Résumé:** Selon l'article 1220 du Code civil, les créances successorales se divisent de plein droit entre les héritiers.          Selon l'article 55 du décret n° 72-684 du 20 juillet 1972 le défaut de pouvoir d'une personne assumant la représentation d'une partie en justice constitue une irrégularité de fond affectant la validité de l'acte.          Par suite ne fait pas courir le délai d'appel contre les enfants d'une partie décédée après qu'un jugement ait été rendu, la signification de cette décision, faite à la requête de la veuve se déclarant dans l'acte "unique héritière de son défunt mari".
**Mots-clés:** APPEL CIVIL - Délai - Point de départ - Signification - Pluralité de parties - Signification faite par une seule - Litige divisible - Effets.,* JUGEMENTS ET ARRETS - Notification - Signification - Pluralité de parties - Signification faite par une seule - Litige divisible - Effets.,* PROCEDURE CIVILE - Acte de procédure - Nullité - Irrégularité de fond - Définition - Défaut de pouvoir.,* SUCCESSION - Passif - Dettes - Divisibilité - Effets - Jugements et arrêts - Notification.