# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 26 mars 1980, 78-41.462, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005310
**Date de décision:** 1980-03-26
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005310

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS LA VIOLATION DES ARTICLES 1382 ET 1134 DU CODE CIVIL, L. 122-1 ET SUIVANTS DU CODE DU TRAVAIL, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, 455 ET 458 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DEFAUT DE MOTIFS, DENATURATION DES ELEMENTS DE LA CAUSE, MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
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   ATTENDU QUE PERQUY A ETE ENGAGE PAR LA SOCIETE GO INTERNATIONAL EN QUALITE DE DIRECTEUR TECHNIQUE, POUR UNE DUREE DE 2 ANS A COMPTER DU 1ER DECEMBRE 1976 ; QUE  LE CONTRAT DE TRAVAIL A ETE ROMPU PAR LA SOCIETE LE 13 MAI 1977 ; QUE PERQUY FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR DEBOUTE DE SES DEMANDES EN PAIEMENT DES SALAIRES DUS POUR LA PERIODE RESTANT A COURIR JUSQU'A LA FIN DU CONTRAT ET DE DOMMAGES-INTERETS, AUX MOTIFS QUE SON COMPORTEMENT FAUTIF GRAVE JUSTIFIAIT LA RUPTURE DU CONTRAT, ALORS QUE, D'UNE PART, CERTAINS FAITS RETENUS PAR LA COUR D'APPEL NE CONSTITUAIENT PAS DES FAUTES GRAVES, ALORS QUE, D'AUTRE PART, L'INEXACTITUDE DES AUTRES FAITS RETENUS ET TOUCHANT A SA PRETENDUE INDELICATESSE RESULTAIT DES DOCUMENTS VERSES AUX DEBATS PAR L'EMPLOYEUR LUI-MEME ET DENATURES PAR LA COUR D'APPEL ;<br>
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   MAIS ATTENDU QU'APPRECIANT LA PORTEE ET LA VALEUR PROBANTE DES ELEMENTS QUI LUI ETAIENT SOUMIS ET SANS LES DENATURER, LA COUR D'APPEL A ESTIME QU'IL ETAIT ETABLI QUE PERQUY AVAIT, CONTRAIREMENT AUX INSTRUCTIONS RECUES, CONTINUE A PASSER DES COMMANDES PAR TELEPHONE, QU'IL S'ETAIT LIVRE A DES CRITIQUES PUBLIQUES A L'EGARD DE SES SUPERIEURS QU'IL TOURNAIT EN DERISION, QU'IL NE METTAIT PAS EN COMPETITION LES FOURNISSEURS DE LA SOCIETE ET AVAIT MEME COMMANDE DES TRAVAUX A UNE ENTREPRISE QUI EN AVAIT SUREVALUE LE COUT, QU'IL AVAIT COMMANDE DES PIECES DESTINEES A SON BATEAU PERSONNEL ET QUE LES FACTURES AVAIENT ETE PRESENTEES A LA SOCIETE ACCOMPAGNEES D'UNE LETTRE DE CHANGE TIREE SUR CELLE-CI, QU'ENFIN IL S'ETAIT FAIT REMETTRE PAR DES SUBORDONNES DIVERS OBJETS QU'IL N'AVAIT PAS RESTITUES A SON EMPLOYEUR ;    QU'EN L'ETAT DE CES FAITS CONSTITUTIFS DE FAUTES GRAVES, LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 28 JUIN 1978 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code du travail L122-6,Code du travail L122-9
**ECLI:** 
**Résumé:** Le directeur technique d'une société qui, contrairement aux instructions reçues continue à passer des commandes, qui se livre à des critiques publiques à l'égard de ses supérieurs qu'il tourne en dérision et qui, ne mettant pas en compétition les fournisseurs avait dû commander des travaux à une entreprise qui en avait surévalué le coût, commet des fautes graves privatives des indemnités de préavis et de licenciement.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Délai-congé - Faute du salarié - Gravité - Directeur technique d'une société - Commande de travaux à un prix trop élevé pour défaut de mise en concurrence des fournisseurs.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Délai-congé - Faute du salarié - Gravité - Directeur technique d'une société - Critique publique de ses supérieurs hiérarchiques tournés en dérision.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Indemnité de licenciement - Faute du salarié - Gravité - Directeur technique d'une société - Critique publique de ses supérieurs hiérarchiques tournés en dérision.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Indemnité de licenciement - Faute du salarié - Gravité - Directeur technique d'une société - Commande de travaux à un prix trop élevé pour défaut de mise en concurrence des fournisseurs.