# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 6ème chambre (formation à 3), 03/02/2009, 08BX01376, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000020252597
**Date de décision:** 2009-02-03
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 6ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000020252597

## Contenu de la décision

Vu la requête enregistrée au greffe de la cour le 23 mai 2008, présentée pour Mlle Chrifa X, demeurant chez M. et Mme Y, ..., par Me Landete, avocat ;<br>
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        Mlle X demande à la cour :<br>
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        1°) d'annuler le jugement du 24 avril 2008 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde en date du 18 février 2008 portant refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire et fixant le pays de renvoi ;<br>
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        2°) d'annuler l'arrêté du 18 février 2008 du préfet de la Gironde ; <br>
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        3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale » ;<br>
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        4°) de condamner l'Etat au paiement d'une somme de 1 300 euros, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
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        Vu l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ; <br>
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        Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
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        Vu le code de justice administrative ; <br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 6 janvier 2009 :<br>
        - le rapport de M. Richard, premier conseiller ;<br>
        - et les conclusions de M. Gosselin, commissaire du gouvernement ;<br>
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        Considérant que Mlle X interjette appel du jugement en date du 24 avril 2008, par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 18 février 2008, par lequel le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour et a assorti sa décision d'une obligation de quitter le territoire français et fixé le pays de renvoi ;<br>
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        Sur l'aide juridictionnelle :<br>
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        Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre Mlle X au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;<br>
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        Sur les conclusions à fin d'annulation : <br>
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        Considérant, qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile susvisé : « Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » est délivrée de plein droit: (...) 7° A l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. (...) » ; <br>
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        Considérant, que si Mlle X, ressortissante marocaine, soutient qu'elle est entrée sur le territoire national, en 2002, à l'âge de treize ans, il ressort, toutefois, des éléments du dossier qu'elle ne justifie d'une présence en France que depuis 2003, qu'elle est célibataire et sans enfant, qu'elle n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents, ses frères et soeurs ; que si elle est atteinte d'un syndrome dépressif, il n'est pas établi qu'elle ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ; que, dans ces conditions, et eu égard à la durée et aux conditions de séjour en France de Mlle X, l'arrêté du préfet de la Gironde n'a pas méconnu les dispositions des articles L. 313-11 7° et L. 511-4-10° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'est pas entaché d'une erreur manifeste  dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de Mlle X ; <br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français ou d'une mesure de reconduite à la frontière en application du présent chapitre : ... 10° L'étranger résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans le pays de renvoi » ; qu'aux termes de l'article L. 316-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Sauf si sa présence constitue une menace à l'ordre public, une carte de séjour temporaire portant la mention «vie privée et familiale» peut être délivrée à l'étranger qui dépose plainte contre une personne qu'il accuse d'avoir commis à son encontre les infractions visées aux articles 225-4-1 à 225-4-6 et 225-5 à 225-10 du code pénal ou témoigne dans une procédure pénale concernant une personne poursuivie pour ces mêmes infractions. La condition prévue à l'article L. 311-7 n'est pas exigée» ; que si Mlle X fait valoir qu'elle a été exploitée et privée de scolarité par sa famille d'accueil, il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante ait sollicité la délivrance d'un titre de séjour au titre des dispositions précitées de l'article L. 316-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que, par suite, la requérante ne peut utilement se prévaloir à l'encontre de l'arrêté litigieux de ces dispositions qui ne prévoient pas la délivrance de plein droit d'un titre de séjour ;<br>
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        Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que Mlle X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande ;<br>
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        Sur les conclusions à fin d'injonction : <br>
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        Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de Mlle X n'implique aucune mesure d'exécution ; que, dès lors, les conclusions de la requérante tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour doivent être rejetées ; <br>
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        Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : <br>
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        Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser à la requérante la somme qu'elle demande sur le fondement de ces dispositions ; <br>
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        DECIDE :<br>
Article 1er : Mlle X est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.<br>
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Article 2 : La requête de Mlle X est rejetée.<br>
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No 08BX01376<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**