# Conseil d'Etat, Président de la Section du Contentieux, du 10 octobre 2003, 249195, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008202088
**Date de décision:** 2003-10-10
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008202088

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 31 juillet 2002, présentée par M. Mounir Ben Mohamed X demeurant ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 26 juin 2002 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 9 janvier 2002 du préfet de police décidant sa reconduite à la frontière  ; 
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                2°) d'annuler pour excès de pouvoir ledit arrêté  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié  ; 
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ; 
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - les conclusions de M. Goulard, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du paragraphe I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 susvisée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger, auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour  a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité tunisienne, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la notification, le 19 novembre 2001, de la décision du même jour par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a invité à quitter le territoire  ; qu'ainsi il se trouvait dans le cas où le préfet peut décider la reconduite à la frontière d'un étranger  ; 
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                Considérant que si M. X, entré en France le 28 décembre 2000 sous couvert d'un visa de court séjour, fait valoir qu'il est marié depuis le 10 février 2001 avec une ressortissante tunisienne résidant régulièrement en France sous couvert d'une carte de résident et qu'un enfant est né de leur union le 30 octobre 2001, il ne ressort pas des pièces du dossier, eu égard à la durée et aux conditions du séjour en France de l'intéressé, ainsi qu'aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, compte tenu de la possibilité pour le requérant de demander le bénéfice du regroupement familial, que l'arrêté du préfet de police décidant la reconduite à la frontière de M. X, ait porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a été pris  ; que par suite, M. X n'est pas fondé à soutenir que le préfet de police aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ; 
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                Considérant que les problèmes de santé invoqués par M. X ne sont pas de nature à faire regarder l'arrêté attaqué comme entaché d'une erreur manifeste d'appréciation  ;
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                Considérant que la circonstance que M. X ne menace pas l'ordre public est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué  ; 
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de police du  9 janvier 2002 ordonnant sa reconduite à la frontière  ; 
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<br>			D E C I D E  :
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 Article 1er  : La requête de M. X est rejetée. 
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 Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Mounir X, au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales. 
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**