# Cour de Cassation, Chambre commerciale, 63-10.995,du 24 mai 1965, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006969829
**Date de décision:** 1965-05-24
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006969829

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QUE SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE (CAEN, 8 JANVIER 1963), LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE ETUDES ET REALISATIONS INDUSTRIELLES, ADMINISTRATIVES ET COMMERCIALES, DITE ERIAC A ETE DECLAREE EN ETAT DE REGLEMENT JUDICIAIRE PAR JUGEMENT DU 26 FEVRIER 1959 ;<br>
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 QUE L'ADMINISTRATION DES CONTRIBUTIONS INDIRECTES, CREANCIERE DE TAXES SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES, A FAIT PRATIQUER LE 22 MAI 1959 UNE SAISIE-EXECUTION SUR DU MATERIEL APPARTENANT A LA REDEVABLE, DONT UN CAMION CITROEN QUE L'ADMINISTRATEUR AU REGLEMENT JUDICIAIRE A, DE SON COTE, ETE AUTORISE A FAIRE VENDRE SUIVANT ORDONNANCE DU JUGE COMMISSAIRE EN DATE DU 14 JANVIER 1960 ;<br>
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 QUE LEBOURGEOIS, CREANCIER DE SALAIRES, A FORME OPPOSITION SUR LE PRIX DE VENTE DUDIT CAMION ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE D'AVOIR JUGE REGULIERE L'INTERVENTION DE L'ADMINISTRATEUR AU REGLEMENT JUDICIAIRE DANS LES POURSUITES EXERCEES PAR L'ADMINISTRATION DES CONTRIBUTIONS INDIRECTES, DECIDE QUE LA VENTE DU CAMION SAISI A, DES LORS, ETE FAITE VALABLEMENT A LA REQUETE DE CET ADMINISTRATEUR COMME DU TRESOR PUBLIC ET QUE LE PRIX DE VENTE DOIT EN CONSEQUENCE ETRE VERSE AU MANDATAIRE DE JUSTICE POUR ETRE REPARTI COMME EN MATIERE DE REGLEMENT JUDICIAIRE, C'EST-A-DIRE ATTRIBUE PAR PRIORITE AUX SALARIES SUPERPRIVILEGIES ET AUX CREANCIERS DE LA MASSE - ALORS QUE, D'UNE PART, LE CAMION AYANT ETE L'OBJET, A LA REQUETE DE L'ADMINISTRATION DES CONTRIBUTIONS INDIRECTES, D'UNE SAISIE REGULIEREMENT DENONCEE A L'ADMINISTRATEUR AU REGLEMENT JUDICIAIRE, CELUI-CI, QUI REPRESENTE LES CREANCIERS DANS LA MASSE, NE POUVAIT INTERVENIR DANS LA POURSUITE SANS OBSERVER LES FORMALITES PREVUES AUX ARTICLES 609 ET 611 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, D'AUTANT QUE L'ORDONNANCE DU 14 JANVIER 1960, D'AILLEURS RENDUE PAR LE JUGE COMMISSAIRE SUR UNE REQUETE QUI NE MENTIONNAIT PAS LA SAISIE, N'ETAIT PAS OPPOSABLE A L'ADMINISTRATION - ET ALORS QUE, D'AUTRE PART, CELLE-CI EXERCANT AU CAS PARTICULIER SON DROIT DE POURSUITE DIRECTE ET SE TROUVANT AINSI EN DEHORS DE LA PROCEDURE DE REGLEMENT JUDICIAIRE, LE SUPERPRIVILEGE DES SALAIRES ET LE DROIT DE PREFERENCE DES CREANCIERS DE LA MASSE, QUI NE S'EXERCENT QUE DANS LE CADRE DE CETTE PROCEDURE, NE POUVAIENT LUI ETRE OPPOSES ;<br>
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MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE LA COUR D'APPEL RELEVE QUE LA VENTE DU CAMION CITROEN APPARTENANT A LA SOCIETE ERIAC A ETE REALISEE TANT A LA REQUETE DE L'ADMINISTRATION DES CONTRIBUTIONS INDIRECTES QUE DE L'ADMINISTRATEUR AU REGLEMENT JUDICIAIRE DE LADITE SOCIETE, EN CE AUTORISE PAR ORDONNANCE DU JUGE COMMISSAIRE ET ENONCE EXACTEMENT QUE CET ADMINISTRATEUR AVAIT, MALGRE L'ACTION DU TRESOR, CONSERVE LE DROIT DE FAIRE PROCEDER A LA VENTE DE TOUT OU PARTIE DES BIENS GERES PAR LUI DANS L'INTERET DES AUTRES CREANCIERS ;<br>
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ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE LA COUR D'APPEL, CONSTATANT QUE LE PRIVILEGE ATTACHE A LA CREANCE DES CONTRIBUTIONS INDIRECTES ETAIT PRIME PAR LE SUPERPRIVILEGE ATTACHE A LA CREANCE DE LEBOURGEOIS, CREANCIER DE LA SOCIETE AU TITRE DE SALAIRES, ET PAR CELUI DES FRAIS DE JUSTICE, A DECLARE A BON DROIT QUE CES PRIVILEGES ETAIENT OPPOSABLES AU TRESOR ET QUE C'EST A TORT QUE CELUI-CI REVENDIQUAIT LA REMISE ENTRE SES MAINS DES FONDS PROVENANT DE LA VENTE DU CAMION ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 8 JANVIER 1963, PAR LA COUR D'APPEL DE CAEN. N° 63 - 10 995. DIRECTEUR GENERAL DES IMPOTS C/ SARL ETUDES ET REALISATIONS INDUSTRIELLES ET AUTRES. PRESIDENT : M GUILLOT - RAPPORTEUR : M NECTOUX - AVOCAT GENERAL : M LAMBERT - AVOCATS : MM JOLLY ET LE PRADO.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° DES LORS QU'ILS ONT RELEVE QUE LA VENTE D'UN CAMION AUTOMOBILE APPARTENANT AU DEBITEUR, EN ETAT DE REGLEMENT JUDICIAIRE, A ETE REALISEE TANT A LA REQUETE DE L'ADMINISTRATION DES CONTRIBUTIONS INDIRECTES QUE DE L'ADMINISTRATEUR AU REGLEMENT JUDICIAIRE AUTORISE PAR ORDONNANCE DU JUGE COMMISSAIRE ET, EXACTEMENT, ENONCE QUE L'ADMINISTRATEUR AVAIT, MALGRE L'ACTION DU TRESOR, CONSERVE LE DROIT DE FAIRE PROCEDER A LA VENTE DES BIENS GERES PAR LUI DANS L'INTERET DES AUTRES CREANCIERS, LES JUGES DU FOND PEUVENT DECIDER QUE LE PRIX DE VENTE SERA VERSE AU MANDATAIRE DE JUSTICE POUR ETRE REPARTI COMME EN MATIERE DE REGLEMENT JUDICIAIRE.,2° LE PRIVILEGE ATTACHE A LA CREANCE DES CONTRIBUTIONS INDIRECTES ETANT PRIME PAR LE SUPERPRIVILEGE DES SALAIRES ET DES FRAIS DE JUSTICE, UNE COUR D'APPEL DECLARE A BON DROIT QUE CES PRIVILEGES SONT OPPOSABLES AU TRESOR ET QUE CELUI-CI REVENDIQUE A TORT LA REMISE ENTRE SES MAINS DES FONDS PROVENANT DE LA VENTE D'UN CAMION REALISEE TANT A LA REQUETE DE L'ADMINISTRATION PRECITEE QU'A CELLE DE L'ADMINISTRATEUR AU REGLEMENT JUDICIAIRE AUTORISE PAR ORDONNANCE DU JUGE COMMISSAIRE.
**Mots-clés:** 1° FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE - ACTIF - VENTE - MEUBLES - VENTE A LA REQUETE DU TRESOR ET DE L'ADMINISTRATEUR AU REGLEMENT JUDICIAIRE - REPARTITION DU PRIX,2° FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE - PRIVILEGES - RANG - VENTE D'UN MEUBLE A LA REQUETE DU TRESOR ET DE L'ADMINISTRATEUR AU REGLEMENT JUDICIAIRE - REPARTITION DU PRIX