# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 11 octobre 1978, 77-41.105, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007001969
**Date de décision:** 1978-10-11
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007001969

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 23, ALINEA 1ER, DU CODE DU TRAVAIL ALORS EN VIGUEUR ;<br>
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ATTENDU QU'APRES AVOIR RELEVE QUE DANS UNE LETTRE CIRCULAIRE ADRESSEE A SEPT AUTRES REPRESENTANTS LE 1ER MARS 1973, MICHEL X..., QUI AVAIT ETE LICENCIE PAR LETTRE RECOMMANDEE DU 14 MARS 1973, AVAIT EXPRIME SON OPINION SUR LE COMPORTEMENT DU PRESIDENT-DIRECTEUR GENERAL EN PORTANT DES ACCUSATIONS DEPASSANT "LES LIMITES DE LA CRITIQUE ADMISSIBLE" ET "PROCEDANT D'UNE VOLONTE DE DENIGREMENT SYSTEMATIQUE", L'ARRET ATTAQUE A CEPENDANT DECIDE QUE L'ATTITUDE DU SALARIE, QUI TEMOIGNAIT "DE SON DESIR D'AMELIORER LES CONDITIONS DU TRAVAIL ET LA SITUATION DU PERSONNEL PAR L'INSTITUTION D'UNE ACTIVITE SYNDICALE DANS L'ENTREPRISE", NE CONSTITUAIT PAS UNE FAUTE GRAVE PRIVATIVE DES INDEMNITES DE RUPTURE ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QU'IL RESULTAIT DES CONSTATATIONS MEMES DE L'ARRET QUE L'ATTITUDE DE BANCE, DONT LES CRITIQUES EXCEDAIENT LE CADRE D'UNE ACTIVITE SYNDICALE DANS L'ENTREPRISE, NE PERMETTAIT PAS LA CONTINUATION DU CONTRAT DE TRAVAIL MEME PENDANT LA DUREE DU DELAI-CONGE, LA COUR D'APPEL N'A PAS TIRE DE SES CONSTATATIONS LES CONSEQUENCES LEGALES QUI EN DECOULAIENT ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 19 AVRIL 1977 PAR LA COUR D'APPEL DE LYON ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE RIOM.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1976-02-05 Bulletin 1976 V N. 77 p.63 (REJET) . CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1978-10-11 Bulletin 1978 V N. 653 p.488 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code du travail 23 AL. 1 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** Le salarié dont les critiques à l'égard du président directeur général de la société excèdent le cadre d'une activité syndicale dans l'entreprise, commet une faute grave ne permettant pas la continuation du contrat de travail pendant la durée du délai-congé.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Délai-congé - Faute du salarié - Gravité - Critiques à l'égard du président directeur général excédant le cadre d'une activité syndicale dans l'entreprise.