# Conseil d'Etat, 10 SS, du 4 février 1998, 189355, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007982436
**Date de décision:** 1998-02-04
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 10 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007982436

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée le 31 juillet 1997 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. LIPENS Y... X... demeurant ... ; M. LIPENS Y... X... demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 7 juillet 1997 par lequel le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du 2 septembre 1994 par lequel le préfet du Val d'Oise a décidé la reconduite à la frontière de M. LIPENS Y... X... ;<br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée, notamment par la loi du 2 août 1989, la loi du 10 janvier 1990, la loi du 26 février 1992 et la loi du 24 août 1993 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Lévy, Conseiller d'Etat,<br>    - les conclusions de M. Combrexelle, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 22 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée : "L'étranger qui fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière peut, dans les vingt-quatre heures suivant sa notification, demander l'annulation de cet arrêté au président du tribunal administratif  ..." ; <br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier et qu'il est constant que l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant la reconduite à la frontière de M. LIPENS Y... X... lui a été notifié le 7 septembre 1994, date à laquelle il a signé l'accusé de réception postal, avec mention des voies et délais de recours ouverts contre cette décision et notamment de la durée de ce délai ; que sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté n'a été enregistrée que le 4 juillet 1997 au greffe du tribunal administratif, soit après l'expiration du délai de vingtquatre-heures fixé par l'article 22 bis précité ; qu'elle était donc tardive et, par suite, irrecevable ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. LIPENS Y... X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué, le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa requête ;<br>Article 1er : La requête de M. LIPENS Y... X... est rejetée.<br>article 2 : La présente décision sera notifiée à M. LIPENS Y... X..., au préfet du Val d'Oise et au ministre de l'intérieur.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22 bis
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-03 ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.