# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 4 janvier 1980, 78-41.102, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007004840
**Date de décision:** 1980-01-04
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007004840

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L. 321-7 ET L. 321-12 DU CODE DU TRAVAIL, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE,  DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
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   ATTENDU QUE L'ARRET CONFIRMATIF  ATTAQUE A CONDAMNE PEYRAN, EXPLOITANT AGRICOLE, A PAYER A CHATONNET DES DOMMAGES-INTERETS POUR L'AVOIR LICENCIE POUR CAUSE  ECONOMIQUE  SANS AUTORISATION DES SERVICES DE LA MAIN-D'OEUVRE ; QUE PEYRAN FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR ESTIME QU'IL N'AVAIT PAS OBSERVE LES FORMALITES LEGALES ALORS QU'ELLE CONSTATAIT QU'IL AVAIT BIEN ENVOYE UNE DEMANDE D'AUTORISATION DE LICENCIEMENT, ET QUE LE SERVICE DE LA MAIN-D'OEUVRE, QUI AVAIT DEMENAGE ET AVAIT DONNE DES ORDRES POUR LA RETRANSMISSION DE SON COURRIER, ADMETTAIT QUE C'ETAIT SANS DOUTE PAR ERREUR QUE LA LETTRE NE LUI ETAIT PAS PARVENUE ;<br>
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   MAIS ATTENDU QU'EN RELEVANT QUE L'INSPECTEUR DE LA MAIN-D'OEUVRE AGRICOLE N'AVAIT PU STATUER SUR LA DEMANDE D'AUTORISATION DE LICENCIEMENT QUE L'INTERESSE AFFIRMAIT LUI AVOIR ADRESSEE, ET QUE LE SERVICE N'AURAIT PAS RECUE EN RAISON DE L'INEXACTITUDE DE L'ADRESSE QUI Y AURAIT ETE PORTEE,  ET QU'IL AURAIT APPARTENU A PEYRAN DE VERIFIER LE SIEGE DE CE SERVICE QUI AVAIT DEMENAGE DEPUIS PRES D'UN AN, LES JUGES DU FOND ONT CONSTATE L'IRREGULARITE DU LICENCIEMENT ET LA FAUTE COMMISE PAR L'EMPLOYEUR, ET ONT AINSI JUSTIFIE LA CONDAMNATION PRONONCEE ; QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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   SUR LE SECOND MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1134 DU CODE CIVIL, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DENATURATION DE LA CONVENTION COLLECTIVE DES EXPLOITATIONS AGRICOLES DE LA VIENNE DU 25 JANVIER 1968, DEFAUT DE REPONSE A CONCLUSIONS DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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   ATTENDU QU'IL EST ENCORE REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR, POUR ATTRIBUER A CHATONNET LE COEFFICIENT 115, DENATURE LA CONVENTION COLLECTIVE EN S'ATTACHANT UNIQUEMENT A L'ANCIENNETE DU SALARIE POUR ECARTER LE COEFFICIENT 100, ALORS QU'IL RESSORT DES TERMES MEMES DE L'ARTICLE 27 DE LADITE CONVENTION QUE CE SONT LES CONNAISSANCES ET CAPACITES PROFESSIONNELLES  DU SALARIE QUI DOIVENT ETRE PRISES EN CONSIDERATION, ET QUE DANS DES CONCLUSIONS DELAISSEES L'EMPLOYEUR AVAIT FAIT VALOIR QUE LES CONNAISSANCES DE CHATONNET ETAIENT TRES LIMITEES, CE QUI ETAIT DETERMINANT QUANT AU CHOIX DU COEFFICIENT APPLICABLE ;<br>
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   MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A CONSTATE  QUE CHATONNET, AYANT QUATRE ANS D'ANCIENNETE, NE POUVAIT ETRE CLASSE DANS LA CATEGORIE DES MANOEUVRES, COEFFICIENT 100, RESERVEE AUX PERSONNES DEBUTANT DANS LA PROFESSION ; QU'ELLE ETAIT DES LORS FONDEE A LUI ATTRIBUER, COMME L'AVAIT FAIT LA COMMISSION PARITAIRE, LE COEFFICIENT 115 IMMEDIATEMENT SUPERIEUR, APPLICABLE AUX PERSONNES EFFECTUANT AVEC INITIATIVE LES TRAVAUX COURANTS DE L'EXPLOITATION ET CAPABLES DE PARTICIPER AUX SOINS DES ANIMAUX ET A LA TRAITE, AU VU DES CONCLUSIONS DE PEYRAN QUI RECONNAISSAIT QUE CHATONNET S'OCCUPAIT DE TRENTE BOVINS ; QUE SANS AVOIR A SUIVRE L'EMPLOYEUR DANS LE DETAIL DE SON ARGUMENTATION, ELLE A SANS VIOLER LA CONVENTION COLLECTIVE, LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 22 NOVEMBRE 1977 PAR LA COUR D'APPEL DE POITIERS.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1978-12-19 Bulletin 1978 N. 884 (2) p.666 (CASSATION) (SUR LA CONVOCATION PAR LETTRE RECOMMANDEE EN CAS DE LICENCIEMENT ORDINAIRE DU SALARIE ENVOYEE A L'ANCIENNE ADRESSE DE CELUI-CI). (1)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** (1),Code du travail L321-12,Code du travail L321-7,Convention collective 1968-01-25 Exploitations agricoles de la Vienne
**ECLI:** 
**Résumé:** Il appartient à l'employeur qui, en vue de procéder à un licenciement pour motif économique, envoie une demande d'autorisation aux services de la main-d"oeuvre, de vérifier l'adresse du siège de ce service.          Par suite, est irrégulier le licenciement fait sans l'autorisation administrative dont l'employeur soutient avoir fait la demande au service compétent qui ne l'aurait pas reçue en raison d'une inexactitude de l'adresse qui y était portée.,Les juges du fond, qui constatent qu'un salarié ayant quatre ans d'ancienneté ne peut être classé dans la catégorie des manoeuvres coefficient 100 réservée aux personnes débutant dans la profession, sont fondés, sans violer la convention collective des exploitations agricoles de la Vienne qui prévoit que le classement des salariés se fait en considération non de leur ancienneté mais de leurs connaissances et de leurs capacités professionnelles, à attribuer à ce salarié qui s'occupait de 30 bovins, le coefficient 115, immédiatement supérieur, applicable aux personnes effectuant avec initiative les travaux courants de l'exploitation et capables de participer aux soins des animaux et à la traite.
**Mots-clés:** 1) CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement économique - Autorisation administrative - Demande - Demande non parvenue à l'administration - Demande envoyée à une adresse inexacte - Vérification incombant à l'employeur.,2) CONVENTIONS COLLECTIVES - Agriculture - Département de la Vienne - Convention des exploitations agricoles du 25 janvier 1968 - Catégorie professionnelle - Manoeuvre au coefficient 100.,* AGRICULTURE - Contrat de travail - Catégorie professionnelle - Classement - Manoeuvre au coefficient 100.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Catégorie professionnelle - Classement - Agriculture - Manoeuvre au coefficient 100.