# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 2 mars 1976, 74-12.489, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006996136
**Date de décision:** 1976-03-02
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006996136

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE (LYON, 3 AVRIL 1974) D'AVOIR PRONONCE LA "NULLITE" DES CONTRATS DE VENTE D'APPAREILS DISTRIBUTEURS AUTOMATIQUES A CASES REFRIGEREES, CONCLUS, A L'OCCASION D'UNE OPERATION DE CREDIT-BAIL, ENTRE PETIT, VENDEUR, ET LA SOCIETE LOMICO, ACHETEUR, QUI A DONNE CES APPAREILS EN LOCATION A DIVERS COMMERCANTS, AU MOTIF QUE PETIT AURAIT COMMIS UNE TROMPERIE DANS LES INDICATIONS PAR LUI FOURNIES CONCERNANT LES POSSIBILITES DU MATERIEL, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE LA COUR D'APPEL, QUI A CONSTATE EXPRESSEMENT QUE LES UTILISATEURS N'EXERCAIENT L'ACTION EN NULLITE QU'EN QUALITE DE MANDATAIRES DE LA SOCIETE LOMICO, NE POUVAIT, SANS CONTRADICTION, RECHERCHER L'EXISTENCE DU DOL ALLEGUE DANS LA PERSONNE DES MANDATAIRES, MAIS DEVAIT LE FAIRE DANS CELLE DU MANDANT AU NOM DE QUI L'ACTION EN NULLITE ETAIT EXERCEE, QUE, DE LA SORTE, SAISIE, PAR LES UTILISATEURS EUX-MEMES DE CONCLUSIONS SOUTENANT QUE LA SOCIETE LOMICO ETAIT PARFAITEMENT AU COURANT DES AGISSEMENTS REPROCHES A PETIT, LA COUR D'APPEL ETAIT TENUE DE RECHERCHER SI L'ACQUEREUR AU NOM DE QUI ETAIT EXERCEE L'ACTION EN NULLITE DES CONTRATS AVAIT ETE VICTIME DE MANOEUVRES DOLOSIVES ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LE CONSENTEMENT D'UN MANDANT SE TROUVE AFFECTE DES VICES MEMES QUI ONT ENTACHE CELUI DONNE PAR SON MANDATAIRE AGISSANT DANS LA LIMITE DE SES POUVOIRS ;<br>
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 QUE, DES LORS, LA COUR D'APPEL, QUI A CONSTATE L'EXISTENCE D'UNE TROMPERIE A L'EGARD DES UTILISATEURS AUXQUELS LA SOCIETE LOMICO A DONNE MANDAT DE CHOISIR LES APPAREILS, N'AVAIT PAS A RECHERCHER SI LADITE SOCIETE AVAIT ETE ELLE-MEME VICTIME DE CETTE TROMPERIE ;<br>
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 QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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MAIS SUR LE SECOND MOYEN : VU L'ARTICLE 4 DU DECRET DU 9 SEPTEMBRE 1971, ALORS EN VIGUEUR ;<br>
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ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A CONDAMNE PETIT A PAYER A LA SOCIETE LOMICO, OUTRE LE PRIX DE VENTE DES APPAREILS, LE MONTANT DES AGIOS PREVUS AUX CONTRATS DE CREDIT-BAIL ;<br>
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 QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LA SOCIETE LOMICO AVAIT DEMANDE LE PAIEMENT DE CES AGIOS, NON PAS A PETIT, MAIS AUX LOCATAIRES DES APPAREILS, LA COUR D'APPEL A EXCEDE LES LIMITES DU LITIGE ET VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, MAIS SEULEMENT DANS LA LIMITE DU SECOND MOYEN, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 3 AVRIL 1974 PAR LA COUR D'APPEL DE LYON ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE CHAMBERY.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle REJET Cassation
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Le consentement d'un mandant se trouve affecté des vices mêmes qui ont entaché celui donné par son mandataire agissant dans les limites de ses pouvoirs.          Et la Cour d'appel qui a prononcé la nullité de contrats de vente d'appareils distributeurs automatiques pour tromperie sur les possibilités du matériel, à la suite d'une action en nullité exercée, au nom de l'acheteur, par les utilisateurs des machines qui les avaient reçu en location de celui-ci à l'occasion d'une opération de crédit-bail, n'a pas à rechercher si l'acheteur avait été lui-même victime d'une tromperie dès lors qu'elle a constaté l'existence d'une telle tromperie à l'égard des utilisateurs auxquels l'acheteur avait donné mandat de choisir les appareils.,Excède les limites du litige la Cour d'appel qui, prononçant la nullité d'un contrat de vente pour tromperie sur la marchandise par le vendeur, condamne celui-ci à payer à l'acheteur outre le prix de vente des appareils, le montant des agios prévus aux contrats de crédit-bail alors que l'acheteur avait réclamé le paiement de ces agios aux locataires des appareils.
**Mots-clés:** 1) MANDAT - Mandataire - Consentement - Dol - Influence sur le consentement du mandant.,* CONTRATS ET OBLIGATIONS - Consentement - Dol - Mandataire - Influence sur le consentement du mandant.,* CREDIT-BAIL - Nullité - Nullité de la vente - Action en nullité - Exercice par le locataire en qualité de mandataire du bailleur - Dol commis par le vendeur à l'égard du locataire - Effet.,2) JUGEMENTS ET ARRETS - Conclusions - Obligation de juger dans leurs limites - Crédit-bail - Nullité de la vente - Effets - Condamnation du vendeur.,* CREDIT-BAIL - Nullité - Nullité de la vente - Effets - Payement des agios - Payement réclamé au locataire - Condamnation du vendeur - Modification des termes du litige.