# Cour de cassation, Chambre criminelle, du 7 février 1984, 83-91.104, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007060245
**Date de décision:** 1984-02-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007060245

## Contenu de la décision

<p>STATUANT SUR LE POURVOI DE :</p>
<p>- X... LAURENT, </p>
<p>CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE, 5E CHAMBRE, DU 1ER FEVRIER 1983 QUI, POUR DIFFAMATION PUBLIQUE ENVERS UN FONCTIONNAIRE PUBLIC, L'A CONDAMNE A 500 FRANCS D'AMENDE ET A DIVERSES REPARATIONS CIVILES ; </p>
<p>VU LES MEMOIRES PRODUITS TANT EN DEMANDE QU'EN DEFENSE ; </p>
<p>SUR LE PREMIER MOYEN DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 425 ET 487, 493, 520, 591 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, ENSEMBLE DE L'ARTICLE 49 DE LA LOI DU 29 JUILLET 1881, DU PRINCIPE DU DOUBLE DEGRE DE JURIDICTION, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, </p>
<p>" EN CE QUE LA COUR D'APPEL S'EST RECONNUE COMPETENTE POUR CONNAITRE D'UN JUGEMENT RENDU PAR DEFAUT ; </p>
<p>AUX MOTIFS QUE LA PARTIE CIVILE N'ETAIT PAS OBLIGEE DE FAIRE D'ABORD OPPOSITION AU JUGEMENT QUI AVAIT ETE RENDU PAR DEFAUT ; </p>
<p>QU'ELLE POUVAIT TRES BIEN SAISIR LES JUGES D'APPEL (ARRET PAGE 4 PARAGRAPHE 3) ; </p>
<p>ALORS QU'EN STATUANT AINSI, LA COUR D'APPEL A PRIVE LE PREVENU DU BENEFICE DU DOUBLE DEGRE DE JURIDICTION ; </p>
<p>QU'IL APPARTENAIT EN REVANCHE A LA PARTIE CIVILE, DONT LE DESISTEMENT AVAIT ETE CONSTATE, PAR DEFAUT, DANS LES TERMES DE L'ARTICLE 425 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DE FAIRE OPPOSITION AUDIT JUGEMENT, SEULE VOIE DE RECOURS QUI LUI ETAIT OUVERTE ; </p>
<p>" ATTENDU QUE Y... SUZANNE, PARTIE CIVILE, A INTERJETE APPEL DU JUGEMENT DU 22 OCTOBRE 1981 DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL D'AIX-EN-PROVENCE QUI, AU MOTIF QU'ELLE N'ETAIT NI PRESENTE NI REPRESENTEE A L'AUDIENCE, AVAIT JUGE QU'AYANT MIS L'ACTION PUBLIQUE EN MOUVEMENT, ELLE DEVAIT ETRE CONSIDEREE COMME S'ETANT DESISTEE ; </p>
<p>QU'UNE TELLE DECISION EST, PAR DEFINITION, RENDUE PAR DEFAUT ; </p>
<p>ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL QUI AURAIT DU ANNULER LE JUGEMENT ENTREPRIS, L'ARTICLE 425 DU CODE DE PROCEDURE PENALE SUR LEQUEL S'ETAIENT IMPLICITEMENT FONDES LES PREMIERS JUGES ETANT, PAR AILLEURS, INCOMPATIBLE AVEC LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 49 DE LA LOI DU 29 JUILLET 1881, N'EN A PAS MOINS, A BON DROIT, REJETE LES CONCLUSIONS DU PREVENU QUI SOUTENAIT QUE SEULE L'OPPOSITION ETAIT POSSIBLE A L'ENCONTRE D'UNE DECISION PAR DEFAUT ET QUE, PAR VOIE DE CONSEQUENCE, L'APPEL DE LA DAME Y... DEVAIT ETRE DECLARE IRRECEVABLE ; </p>
<p>QU'EN EFFET, LA PARTIE CONDAMNEE PAR DEFAUT A LA FACULTE DE CHOISIR LA VOIE DE L'APPEL OU CELLE DE L'OPPOSITION, SOUS CETTE RESERVE QUE SI ELLE OPTE POUR CETTE DERNIERE ELLE SE FERME, SANS POSSIBILITE DE RETOUR, LA VOIE DE L'OPPOSITION ; </p>
<p>D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE PEUT QU'ETRE ECARTE ; </p>
<p>SUR LE SECOND MOYEN DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 65, 29, 30 ET 31 DE LA LOI DU 29 JUILLET 1881, 591 ET 593, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, </p>
<p>" EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A REFUSE DE CONSTATER LA PRESCRIPTION DE L'ACTION PUBLIQUE ; </p>
<p>AUX MOTIFS QUE LE RETARD DE PLUS DE TROIS MOIS ENTRE LA PLAINTE EN DATE DU 29 JUILLET 1981 ET LE REQUISITOIRE INTRODUCTIF EN DATE DU 3 NOVEMBRE 1981 N'INCOMBE PAS A LA PARTIE CIVILE ; </p>
<p>ALORS QUE L'ACTION PUBLIQUE SE PRESCRIT PAR TROIS MOIS REVOLUS A COMPTER DU DERNIER JOUR DE POURSUITE, S'IL EN A ETE FAIT ; </p>
<p>QU'APRES AVOIR CONSTATE L'ABSENCE DE TOUT ACTE DE POURSUITE PENDANT PLUS DE TROIS MOIS APRES LA PLAINTE INITIALE, LA COUR D'APPEL DEVAIT DECLARER QUE LA PRESCRIPTION ETAIT ACQUISE ; </p>
<p>QUE L'INACTION DU PARQUET PREJUDICIE EN EFFET AUX INTERETS DE LA PARTIE CIVILE QUAND CELLE-CI N'A PAS UTILISE LA VOIE DE LA CITATION DIRECTE DANS LE DELAI LEGAL ; </p>
<p>" ATTENDU QUE POUR REJETER LES CONCLUSIONS DU PREVENU, QUI SOUTENAIT QUE L'ACTION PUBLIQUE ETAIT PRESCRITE, PLUS DE TROIS MOIS S'ETANT ECOULES ENTRE LA PLAINTE EN DATE DU 29 JUILLET ET LE REQUISITOIRE INTRODUCTIF EN DATE DU 3 NOVEMBRE 1981, LA COUR D'APPEL A CONSTATE QUE LE JUGE D'INSTRUCTION AVAIT DONNE ACTE A LA DAME Y... DU DEPOT DE SA PLAINTE AVEC CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE ET FIXE LE MONTANT DE LA CONSIGNATION PREVUE PAR L'ARTICLE 88 DU CODE DE PROCEDURE PENALE PAR ORDONNANCE DU 31 JUILLET, QUE CETTE ORDONNANCE AVAIT ETE SIGNIFIEE A LA PLAIGNANT LE 14 AOUT, QUE LE VERSEMENT DE LA CONSIGNATION AVAIT ETE EFFECTUE AU GREFFE LE 11 AOUT DANS LE DELAI IMPARTI PAR LE JUGE ET QU'ENFIN LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE AVAIT ETE FORMALISEE PAR ACTE EN DATE DU 30 OCTOBRE 1981 ; </p>
<p>QUE LES JUGES D'APPEL, SANS JUSTIFIER LEUR DECISION, ONT DEDUIT DE CES CONSTATATIONS QUE " LE MOYEN N'ETAIT PAS FONDE " ; </p>
<p>MAIS POUR AUSSI CRITIQUABLE QUE SOIT EN LA FORME CETTE SIMPLE AFFIRMATION, ELLE N'EN EST PAS MOINS JURIDIQUEMENT FONDEE ; </p>
<p>QU'EN EFFET, LA PRESCRIPTION S'EST TROUVEE VALABLEMENT INTERROMPUE PAS LES ACTES D'INSTRUCTION CI-DESSUS RAPPELES, ETANT PRECISE QUE LA PLAINTE AVEC CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DE LA DAME Y... QUALIFIAIT CORRECTEMENT LES FAITS INCRIMINES ET INDIQUAIT SANS ERREUR LES TEXTES DE LOI DONT L'APPLICATION ETAIT REQUISE ; </p>
<p>D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; </p>
<p>SUR LE TROISIEME MOYEN DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 50, 55 ET 65, 29, 30 ET 31 DE LA LOI DU 29 JUILLET 1881, DES ARTICLES 591 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, VIOLATION DES DROITS DE LA DEFENSE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, </p>
<p>" EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A REFUSE D'ANNULER LE REQUISITOIRE INTRODUCTIF ET LES ACTES SUBSEQUENTS, NOTAMMENT LA CITATION A PREVENU DELIVREE LE 29 SEPTEMBRE 1982 ; </p>
<p>QU'IL NE SAURAIT ETRE SUPPLEE AUX CARENCES DU REQUISITOIRE INTRODUCTIF QUI DOIT FIXER IRREVOCABLEMENT LA NATURE DE LA POURSUITE PAR DIVERSES MENTIONS DE LA PLAINTE INITIALE VISANT PLUSIEURS QUALIFICATIONS LAISSANT TOUTE LATITUDE AUX JUGES DU FOND POUR CHOISIR L'INCRIMINATION DE DIFFAMATION PUBLIQUE OU PRIVEE ; </p>
<p>ALORS D'AUTRE PART QUE LA CITATION A PREVENU DELIVREE LE 29 SEPTEMBRE 1982 EST NULLE, COMME VISANT CUMULATIVEMENT LES ARTICLES 30 ET 31 DE LA LOI SUR LA PRESSE, DE SORTE QUE LE PREVENU N'A PAS ETE MIS A MEME DE SAVOIR CE QUI LUI ETAIT REPROCHE ET A QUEL TITRE ; </p>
<p>AUX MOTIFS QUE LE REQUISITOIRE MENTIONNE BIEN QU'IL S'AGIT D'UNE DIFFAMATION PUBLIQUE ET QU'IL APPARTIENT EVENTUELLEMENT AUX JUGES DU FOND DE RECHERCHER LES CIRCONSTANCES DE FAIT D'OU LA PUBLICITE POURRAIT RESULTER ; </p>
<p>QUE LA PLAINTE INITIALE PORTAIT TOUTES LES MENTIONS EXIGEES PAR L'ARTICLE 50 DE LA LOI SUR LA PRESSE ET QUE LE PREVENU NE POUVAIT IGNORER QU'IL LUI ETAIT REPROCHE D'AVOIR DIFFAME PUBLIQUEMENT DANS LA PRESSE UN FONCTIONNAIRE PUBLIC ; </p>
<p>QU'EN TOUS CAS UN VISA SURABONDANT DANS LA CITATION N'ENTRAINE LA NULLITE DE LA CITATION OU DE L'ORDONNANCE DE RENVOI QUE S'IL EN RESULTE UNE INCERTITUDE DANS L'ESPRIT DU PREVENU, CE QUI N'EST PAS LE CAS EN LA CAUSE (ARRET P. 4 ET 5) ; </p>
<p>ALORS D'UNE PART QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 50 DE LA LOI DU 29 JUILLET 1881, LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE A L'OBLIGATION D'ARTICULER ET DE QUALIFIER LES PROVOCATIONS, OUTRAGES, DIFFAMATIONS ET INJURES A RAISON DESQUELS LA POURSUITE EST INTENTEE, AVEC INDICATION DES TEXTES DONT L'APPLICATION EST DEMANDEE, A PEINE DE NULLITE DU REQUISITOIRE DE LADITE POURSUITE ; </p>
<p>" ATTENDU QUE L'ACTION PUBLIQUE AYANT ETE MISE EN MOUVEMENT NON PAR LE REQUISITOIRE INTRODUCTIF DU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE MAIS PAR LA PLAINTE AVEC CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE, IL N'APPARAIT PAS QUE LE DEMANDEUR AIT INTERET A SOULEVER LA NULLITE DU PREMIER DE CES ACTES ; </p>
<p>QU'AU SURPLUS, LE REQUISITOIRE CRITIQUE NE SAURAIT ENCOURIR LES GRIEFS ALLEGUES AU MOYEN ; </p>
<p>QU'EN EFFET IL ARTICULE LES PASSAGES DE L'ARTICLE PARU DANS L'HEBDOMADAIRE " LE COURRIER D'AIX ", LE 23 MAI 1981, SOUS LA SIGNATURE DE X..., EUX-MEMES VISES DANS LA PLAINTE DE LA DAME Y..., IL LES QUALIFIE DE DIFFAMATION PUBLIQUE ET VISE COMME TEXTE DE LOI DONT L'APPLICATION EST REQUISE L'ARTICLE 31 DE LA LOI DU 29 JUILLET 1881 ; </p>
<p>QUE LE VISA DE L'ARTICLE 31, QUI INCRIMINE LA DIFFAMATION PUBLIQUE, A RAISON DE LEUR FONCTION OU DE LEUR QUALITE, ENVERS DIVERSES PERSONNES DONT LES FONCTIONNAIRES PUBLICS, NE SAURAIT AUTORISER LE DEMANDEUR A SE FAIRE GRIEF DE CE QUE LE REQUISITOIRE NE QUALIFIE LES FAITS QUE DE DIFFAMATION PUBLIQUE, ALORS DE SURCROIT QUE LA PLAINTE AVEC CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE CONFORME AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 50 DE LA LOI SUR LA PRESSE QUALIFIE LES FAITS QU'ELLE ARTICULE DE DIFFAMATION PUBLIQUE ENVERS UN FONCTIONNAIRE PUBLIC ; </p>
<p>ATTENDU QUE, D'AUTRE PART, LA CITATION DELIVREE APRES L'ORDONNANCE DE RENVOI NE SAURAIT ETRE CRITIQUEE POUR AVOIR VISE LES ARTICLES 30 ET 31 DE LA LOI DU 29 JUILLET 1881, LE JUGE D'INSTRUCTION AYANT A JUSTE TITRE FAIT REFERENCE A L'ARTICLE 31 QUI INCRIMINE LE DELIT POURSUIVI ET A L'ARTICLE 30 QUI ENONCE LA PEINE QUI SANCTIONNE CE DELIT ; </p>
<p>QU'IL S'ENSUIT QUE C'EST A BON DROIT QUE LA COUR A REJETE LES EXCEPTIONS DE NULLITE PORTANT SUR LE REQUISITOIRE INTRODUCTIF ET SUR LA CITATION A COMPARAITRE PAR DES MOTIFS QUI, BIEN QUE SURABONDANTS, VOIRE ERRONES POUR CERTAINS, NE SAURAIENT ENCOURIR LES GRIEFS ALLEGUES AU MOYEN ; </p>
<p>ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ; </p>
<p>REJETTE LE POURVOI.</p>,A rapprocher : (1) Cour de Cassation, Chambre Criminelle, 1963-06-11, bulletin 1963 N° 207 p. 435. (2) Cour de Cassation, Chambre Criminelle, 1973-02-13, bulletin 1973 N° 77 p. 183. (2) Cour de Cassation, Chambre Criminelle, 1974-05-21, bulletin 1974 N° 190 p. 485. (3) Cour de Cassation, Chambre Criminelle, 1976-12-22, bulletin 1976 N° 378 p. 957. (3) Cour de Cassation, Chambre Criminelle, 1979-10-23, bulletin 1979 N° 293 p. 801. (3) Cour de Cassation, Chambre Criminelle, 1980-12-09, bulletin 1980 N° 341 p. 877. (4) Cour de Cassation, Chambre Criminelle, 1974-01-09, bulletin 1974 N° 12 p. 28. (4) Cour de Cassation, Chambre Criminelle, 1980-12-02, bulletin 1980 N° 327 p. 840. (4) Cour de Cassation, Chambre Criminelle, 1981-03-17, bulletin 1981 N° 97 p. 267. (5) Cour de Cassation, Chambre Criminelle, 1974-01-09, bulletin 1974 N° 12 p. 28.

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** (2) Code de Procédure Pénale 425,(2) LOI 1881-07-29 ART. 49,(3) (4) LOI 1881-07-29 ART. 50,(5) LOI 1881-07-29 ART. 30, ART. 31
**ECLI:** 
**Résumé:** La partie à l'encontre de laquelle il a été statué par défaut a la faculté de choisir la voie de l'opposition ou celle de l'appel. Si elle opte pour cette dernière, elle se ferme, sans retour, la voie de l'opposition (1).,La simple abstention qui n'implique pas de la part de la personne qui se prétend diffamée la volonté formelle d'abandonner la poursuite qu'elle a engagée, ne saurait être considérée comme emportant désistement de son action au sens de l'article 49 de la loi du 29 juillet 1881, lequel est seul applicable en matière d'infraction à la loi sur la presse à l'exclusion de l'article 425 du Code de procédure pénale (2).,La prescription de l'action publique est, en règle générale, interrompue par l'ordonnance du juge d'instruction constatant le dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile et fixant le montant de la somme à consigner pour couvrir les frais de la procédure, mais à la condition expresse, en matière d'infraction de presse, que la plainte qualifie les faits incriminés et indique les textes de loi applicables (3).,Une qualification incomplète dans le réquisitoire introductif est sans conséquence sur la validité de cet acte si le visa de l'article de la loi dont l'application est requise élimine tout risque d'erreur ou d'équivoque sur la personne poursuivie alors que, de surcroît, l'action publique a été valablement mise en mouvement par la constitution de partie civile, les deux actes pouvant venir se conforter l'un l'autre (4).,Une citation délivrée pour diffamation publique envers un fonctionnaire public ne saurait être déclarée nulle au seul motif que les articles 30 et 31 auraient été cumulativement visés, l'article 30 étant indicatif de la peine encourue pour le délit prévu par l'article 31 de la loi du 29 juillet 1881 (5).
**Mots-clés:** 1) JUGEMENTS ET ARRETS PAR DEFAUT - Appel interjeté - Opposition - Renonciation.,2) PRESSE - Procédure - Action publique - Extinction - Désistement - Partie civile - Simple abstention (non).,3) PRESSE - Procédure - Action publique - Prescription - Interruption - Constitution de partie civile - Application de l'article 50 de la loi du 29 juillet 1881.,* ACTION PUBLIQUE - Prescription - Suspension - Instruction - Plainte avec constitution de partie civile - Presse - Application de l'article 50 de la loi du 29 juillet 1881.,* PRESCRIPTION - Action publique - Interruption - Acte d'instruction ou de poursuite - Ordonnance du juge d'instruction constatant le dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile - Presse - Application de l'article 50 de la loi du 29 juillet 1881.,4) PRESSE - Procédure - Instruction - Constitution de partie civile initiale - Plainte contenant les mentions exigées par l'article 50 de la loi du 29 juillet 1881 - Réquisitoire introductif portant uniquement visa de l'article de loi requis - Nullité du réquisitoire (non).,5) PRESSE - Procédure - Citation - Mentions obligatoires - Texte de la loi applicable - Visa de deux articles définissant l'infraction et indiquant la peine encourue - Validité.