# Conseil d'État,  7ème sous-section jugeant seule, 08/06/2005, 267107, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008164316
**Date de décision:** 2005-06-08
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 7ème sous-section jugeant seule
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008164316

## Contenu de la décision

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              Vu la requête, enregistrée le 3 mai 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. David A, demeurant ... ; M. A demande au Conseil d'Etat d'annuler la décision du 22 mars 2004 par laquelle le ministre de la défense, après avis de la commission des recours des militaires, a rejeté sa demande tendant au remboursement de l'intégralité des frais exposés pour son  déménagement et a laissé à sa charge la somme de 435,75 euros ; <br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu le décret n° 54-213 du 1er mars 1954 ;<br>
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              Vu le décret n° 2001-407 du 7 mai 2001 ;<br>
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              Vu le code de justice administrative ;<br>
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              Après avoir entendu en séance publique :<br>
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              - le rapport de Mlle Sibyle Petitjean, Auditeur,  <br>
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              - les conclusions de M. Didier Casas, Commissaire du gouvernement ;<br>
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              Considérant qu'aux termes du premier alinéa  de l'article 1er du décret du 1er mars 1954 portant réglementation  provisoire des indemnités de frais de déplacement aux militaires des  armées de terre, de mer et de l'air : Le présent décret fixe les  modalités de remboursement des frais engagés par les personnels militaires  de l'Etat (...) qui sont appelés à se déplacer pour les besoins du service  ou qui font l'objet d'une mutation avec changement de résidence ; que  l'article 19 de ce même décret dispose : Le transport du mobilier doit  être effectué par le moyen le plus économique, en une seule fois et dans  un délai de trois ans à compter de la date de la mutation. (...) Donnent  lieu à remboursement les frais réellement exposés et énumérés ci-après :  2º) déménagement par camion, transport, main d'oeuvre, fournitures, frais  spéciaux d'entreprise, pourboires obligatoires, taxes et timbres ; que  son article 3, qui classe les personnels militaires en quatre catégories  en fonction des grades, pour l'application des dispositions de ce décret, prévoit que le groupe II comprend notamment les capitaines ; que  l'article 20 précise que : Le remboursement du transport de mobilier est  effectué d'après le poids effectivement transporté, emballage compris, sans que celui-ci puisse excéder les maxima ci-après : (...) Groupe II : 2 000 kilos pour le militaire ; 1 500 kilos : pour le conjoint; 500 kilos par  enfant ou par descendant ;<br>
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              Considérant qu'il résulte de ces dispositions que les frais de transport de mobilier supportés par les militaires à  l'occasion de leurs changements de résidence sont remboursés par l'Etat sur la base des frais réellement exposés sous la réserve, d'une part, des limites de poids fixées par ledit décret, d'autre part, d'une limite au  remboursement des frais spéciaux d'entreprises fixée par référence à une  estimation forfaitaire de la valeur du mobilier ;<br>
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              Considérant qu'à l'occasion de sa mutation de la base aérienne de Metz à l'établissement militaire de Prunay M. A, capitaine, a sollicité le remboursement des frais exposés pour son déménagement ; que, les dispositions précitées du décret du 1er mars 1954 donnaient droit à l'intéressé au remboursement de 4 500 kg  correspondant à un volume de 45 m3, compte tenu de son grade et de la composition de sa famille ; que, toutefois, il n'est pas contesté que le volume total de mobilier déménagé a été évalué lors d'un contrôle sur place à 53m3 ; que, par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision du 22 mars 2004 par laquelle le ministre de la défense, après avis de la commission des recours des militaires, a rejeté sa demande tendant à obtenir la prise en charge de l'intégralité des frais exposés à l'occasion de son déménagement  et a laissé à sa charge les frais engagés pour la partie du mobilier dépassant le volume maximum de 45 m3, a été prise en méconnaissance des dispositions du décret du 1er mars 1954 ; que la circonstance, à la supposer établie, que le devis établi par la société de déménagement et présenté au service du commissariat de l'air était entaché d'une erreur dans l'appréciation du volume à déménager est sans influence sur la légalité de la décision attaquée ; <br>
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              Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision  du ministre de la défense du 22 mars 2004 ;<br>
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      D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. David A et au ministre de la défense.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**