# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 27 octobre 1971, 69-14.169, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006986329
**Date de décision:** 1971-10-27
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006986329

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LE PARAGRAPHE 1ER DE L'ARRETE DU 14 SEPTEMBRE 1960 ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DE CE TEXTE QUE LES FRAIS PROFESSIONNELS POUVANT ETRE DEDUITS DE L'ASSIETTE DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE S'ENTENDENT DES SOMMES VERSEES AUX TRAVAILLEURS SALARIES POUR LES COUVRIR DES CHARGES INHERENTES A LA FONCTION OU A L'EMPLOI, SOIT SOUS FORME DE REMBOURSEMENT DES DEPENSES REELLES, SOIT SOUS FORME D'ALLOCATIONS FORFAITAIRES ;<br>
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QUE DANS CE DERNIER CAS LA DEDUCTION EST SUBORDONNEE A L'UTILISATION EFFECTIVE DES ALLOCATIONS CONFORMEMENT A LEUR OBJET ;<br>
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ATTENDU QUE LA SOCIETE ANONYME "GARAGE DU HAMEAU" AYANT EXCLU DE L'ASSIETTE DES COTISATIONS LES PRIMES DE PANIER QU'ELLE ALLOUE A SES GARDIENS DE NUIT, L'URSSAF LUI A RECLAME UN COMPLEMENT DE COTISATIONS POUR LA PERIODE DE 1962 A 1965 INCLUS ;<br>
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 QUE POUR DECLARER CE REDRESSEMENT INJUSTIFIE, LA DECISION ATTAQUEE RETIENT ESSENTIELLEMENT QUE LES CONDITIONS D'ATTRIBUTION DE LA PRIME LITIGIEUSE AUX SEULS GARDIENS DE NUIT LUI CONFERE LE CARACTERE, AFFIRME PAR L'EMPLOYEUR, D'UN APPOINT DISCRET AUX DEPENSES EXCEPTIONNELLES QU'IMPOSE A CES TRAVAILLEURS DANS LE CADRE DES HORAIRES DE LEURS FONCTIONS LA NECESSITE D'UNE COLLATION SUR PLACE, INTERVENANT EN SUS DE LEURS DEPENSES ALIMENTAIRES NORMALES , ET SANS LAQUELLE ILS S'EXPOSERAIENT A DES DEFAILLANCES REPROCHABLES ;<br>
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 QU'AINSI CETTE PRIME CORRESPOND PAR SA NATURE NON A UN SUR-SALAIRE MAIS A UNE CONTRIBUTION EXTRA-SALARIALE A DES DEPENSES EXCEPTIONNELLES QU'IL CONVIENT DE TENIR, EN LEUR MOYENNE COMPENSEE, POUR REELLEMENT EXPOSEES PAR LE TRAVAILLEUR ;<br>
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QU'EN SE BORNANT A CES CONSIDERATIONS D'ORDRE GENERAL SANS PRECISER NI LE MONTANT DE L'INDEMNITE LITIGIEUSE NI LE COUT DES DEPENSES QU'ELLE ETAIT APPELEE A COUVRIR, ALORS QUE, S'AGISSANT D'UNE ALLOCATION FORFAITAIRE, SA DEDUCTION NE POUVAIT ETRE AUTORISEE QUE S'IL ETAIT JUSTIFIE PAR L'EMPLOYEUR DE SON UTILISATION EFFECTIVE CONFORMEMENT A SON OBJET, LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE, QUI N'A PAS MIS LA COUR DE CASSATION EN MESURE D'EXERCER SON CONTROLE, N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LA DECISION RENDUE, LE 27 JUIN 1969, ENTRE LES PARTIES PAR LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE PARIS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LADITE DECISION, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COMMISSION DE VERSAILLES.<br>
<br>,.  CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1968-10-04 Bulletin 1968 V N.420 P.346 (REJET ) .  CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1969-04-30 Bulletin 1969 V N. 285 P.237 (REJET) .  CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1970-05-26 Bulletin 1970 V N.391 P.329 (REJET<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Arrêté  1960-09-14,Code de la sécurité sociale 120
**ECLI:** 
**Résumé:** EN APPLICATION DE L'ARRETE DU 14 SEPTEMBRE 1960 LES  INDEMNITES FORFAITAIRES ALLOUEES AUX SALARIES POUR LES COUVRIR DES  CHARGES INHERENTES A LA FONCTION OU A L'EMPLOI NE PEUVENT ETRE  DEDUITES DE L'ASSIETTE DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE QUE S'IL  EST JUSTIFIE PAR L'EMPLOYEUR DE LEUR UTILISATION EFFECTIVE  CONFORMEMENT A LEUR OBJET.             MANQUE, PAR SUITE, DE BASE LEGALE LA DECISION QUI POUR  EXCLURE DE L'ASSIETTE DES COTISATIONS LA PRIME DE PANIER ALLOUEE PAR  L'EXPLOITANT D'UN GARAGE A SES VEILLEURS DE NUIT SE BORNE A RETENIR  QUE CETTE INDEMNITE PRESENTE LE CARACTERE AFFIRME PAR L'EMPLOYEUR D 'UNE CONTRIBUTION MODIQUE A DES DEPENSES EXCEPTIONNELLES DE  NOURRITURE EXPOSEES PAR LES INTERESSES SANS PRECISER NI LE MONTANT  DE L'INDEMNITE ALLOUEE NI LE COUT DES DEPENSES QU'ELLE ETAIT APPELEE  A COUVRIR.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - COTISATIONS - ASSIETTE - INDEMNITE DE PANIER.