# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 26 janvier 1972, 70-13.603, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006986923
**Date de décision:** 1972-01-26
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006986923

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1356 DU CODE CIVIL ; <br>
<br>ATTENDU QU'IL RESULTE DU TEXTE SUSVISE QUE L'AVEU JUDICIAIRE EST UN ACTE UNILATERAL ET QU'IL NE PEUT ETRE REVOQUE QUE S'IL A ETE LA SUITE D'UNE ERREUR DE FAIT PROUVEE ; <br>
<br>ATTENDU QUE, POUR ECARTER L'AVEU JUDICIAIRE D'UN DROIT DE PASSAGE SUR LE CHEMIN LITIGIEUX RECONNU AUX EPOUX X... PAR LES EPOUX Y... ET CONTENU DANS LEUR ASSIGNATION INTRODUCTIVE D'INSTANCE, LA COUR D'APPEL ENONCE QUE CES DERNIERS ONT RETRACTE CET AVEU DANS LEURS CONCLUSIONS ET QUE CETTE RETRACTION INTERVENUE AVANT TOUT ACCEPTATION DES EPOUX X..., EST VALABLE ; <br>
<br>QU'EN DECIDANT DE LA SORTE, ALORS QUE N'ETAIT NI ETABLIE, NI MEME ALLEGUEE UNE ERREUR DE FAIT POUVANT JUSTIFIER LA REVOCATION DE L'AVEU JUDICIAIRE QU'ELLE VENAIT DE CONSTATER, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 24 JUIN 1970, PAR LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER ; <br>
<br>REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE NIMES.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1356
**ECLI:** 
**Résumé:** IL RESULTE DE L'ARTICLE 1356 DU CODE CIVIL QUE L'AVEU  JUDICIAIRE EST UN ACTE UNILATERAL ET QU'IL NE PEUT ETRE REVOQUE QUE  S'IL A ETE LA SUITE D'UNE ERREUR DE FAIT PROUVEE.
**Mots-clés:** AVEU - AVEU JUDICIAIRE - RETRACTATION - ERREUR - ERREUR DE FAIT -  NECESSITE.,* AVEU - AVEU JUDICIAIRE - DEFINITION - ACTE UNILATERAL.