# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 21/05/2010, 08MA03789, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000022329778
**Date de décision:** 2010-05-21
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000022329778

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 7 août 2008 au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, sous le n° 08MA03788, présentée pour M. Mansour A, de nationalité algérienne, élisant domicile ..., par Me Ciccolini, avocat ; M. A demande à la Cour : <br>
<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 0802592 du 26 juin 2008 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 14 avril 2008 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un certificat de résidence et lui a notifié l'obligation de quitter le territoire français ; <br>
<br>
       2°) d'annuler les décisions ci-dessus mentionnées du préfet des Alpes-Maritimes ; <br>
<br>
       3°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention  vie privée et familiale , dans le délai de trente jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;<br>
<br>
       4°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 500 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative ; <br>
<br>
       ..........................................................................................................<br>
<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
<br>
       Vu l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire signé le 27 décembre 1968, ensemble les avenants signés les 22 décembre 1985, 28 septembre 1994 et 11 juillet 2001 ; <br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
       Vu l'article 1er du décret du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ;<br>
<br>
<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 1er avril 2010 :<br>
<br>
       - le rapport de M. Perrier, président ;<br>
<br>
- et les conclusions de M. Pocheron, rapporteur public ;<br>
       Considérant que M. A, de nationalité algérienne, relève appel du jugement en date du 26 juin 2008 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 14 avril 2008 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer le certificat de résidence  vie privée et familiale  qu'il avait sollicité sur le fondement des stipulations de l'article 6 5° de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et lui a, par ailleurs, notifié l'obligation de quitter le territoire français ;<br>
<br>
       Sur les conclusions à fins d'annulation du jugement entrepris et de la décision contestée :<br>
<br>
       Considérant qu'aux termes de l'article 6 5° de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié :  (...) Le certificat de résidence d'un an portant la mention  vie privée et familiale  est délivré de plein droit : 5°) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (...) et qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1-Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance - 2-Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ;<br>
<br>
       Considérant que si M. A fait valoir qu'il est entré le 25 décembre 2001 en France, où il vit désormais depuis 2003 avec son épouse, avec qui il s'est marié religieusement le 12 février 2003 et civilement le 16 décembre 2006, que de cette union est né le 22 mai 2006 un enfant placé en crèche depuis plus d'un an à la date de la décision contestée ; il ressort toutefois des pièces versées au dossier que Mme B, épouse C, également de nationalité algérienne, elle aussi en situation irrégulière sur le territoire français, fait de même l'objet d'une décision de refus de certificat de résidence assortie d'une obligation de quitter le territoire français, qu'en outre le requérant n'établit ni même n'allègue être dépourvu d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-et-un ans, que rien ne s'oppose à la poursuite de sa vie familiale en Algérie ; que par suite, et ainsi que l'ont relevé les premiers juges, la décision attaquée n'a pas méconnu les stipulations de l'article 6 5° de l'accord franco-algérien modifié ni celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
<br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. Mansour A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande ;<br>
<br>
       Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
<br>
       Considérant qu'il suit de ce qui précède, et par voie de conséquence, que les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées ;<br>
<br>
       Sur l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :<br>
<br>
       Considérant que les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à payer à M. A la somme que celui-ci demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
D É C I D E :<br>
Article 1er : La requête susvisée est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Mansour A et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
N° 08MA03789	2<br>
		mp<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**