# Cour administrative d'appel de Marseille, 2e chambre, du 10 juillet 2001, 99MA02051, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007581499
**Date de décision:** 2001-07-10
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 2E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007581499

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 14 octobre 1999 sous le n° 99MA02051, présentée par M. Sauveur X..., demeurant 1, Résidence du Pré Carré à Saint-Etienne-Les-Orgues (04230) ;<br>    M. X... demande à la Cour :<br>    1°/ d'annuler le jugement, en date du 2 juillet 1999, par lequel le Tribunal administratif de Marseille, a rejeté comme tardive sa requête qui tendait à l'annulation de la décision du MINISTRE DE L'EQUIPEMENT, DES TRANSPORTS ET DU LOGEMENT, en date du 20 mars 1995, lui refusant le bénéfice des dispositions de l'ordonnance n° 45-1283 du 15 juin 1945 modifiée ;<br>    2°/ d'annuler la décision susmentionnée du MINISTRE DE L'EQUIPEMENT, DES TRANSPORTS ET DU LOGEMENT ;<br>    Vu les autres pièces produites et jointes au dossier ;<br>    Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 26 juin 2001 :<br>    - le rapport de M. GONZALES, premier conseiller ;<br>    - et les conclusions de M. BOCQUET, premier conseiller ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article R.421-1 du code de justice administrative  :  "Sauf en matière de travaux publics, le tribunal administratif ne peut être saisi que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée" ;<br>    Considérant qu'il résulte des dispositions qui précédent que le délai de recours contre la décision contestée par M. X..., qui lui a été notifiée le 28 mars 1995, expirait le lundi 29 mai 1995 ; qu'il ressort des pièces du dossier que la requête de M. X..., enregistrée au greffe du Tribunal administratif de Marseille le 31 mai 1995, a été postée le vendredi 26 mai 1995 à 17 heures, soit à la veille d'un congé de fin de semaine ; que, même en tenant compte des difficultés prévisibles d'acheminement du courrier à cette période, elle ne peut être regardée comme ayant été remise au service postal en temps utile pour parvenir au greffe du tribunal avant le terme du délai de recours  ; qu'ainsi ladite requête, enregistrée le 31 mai 1995, ne pouvant qu'être regardée comme tardive, M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Marseille l'a déclarée irrecevable ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. X... et au ministre de l'équipement, des transports et du logement.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code de justice administrative R421-1
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 54-01-07-05-01 PROCEDURE - INTRODUCTION DE L'INSTANCE - DELAIS - EXPIRATION DES DELAIS - EXISTENCE OU ABSENCE D'UNE FORCLUSION