# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 29 mai 1979, 77-41.631, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007003696
**Date de décision:** 1979-05-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007003696

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS :<br>
    VU LES ARTICLES L. 122-4 DU NOUVEAU CODE DU TRAVAIL ET 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ;<br>
   ATTENDU QUE, POUR DIRE QUE LE LICENCIEMENT DE DAME X..., STYLISTE MODELISTE, INTERVENU LE 28 JANVIER 1976, AU COURS DE LA PERIODE D'ESSAI, ETAIT ABUSIF, LA COUR D'APPEL A ENONCE, D'UNE PART, QU'EN L'ESPECE L'ENGAGEMENT A L'ESSAI PAR LA SOCIETE ANONYME CONSORTIUM GENERAL TEXTILE AVAIT UN TERME PRECIS : LA REALISATION ET LA PRESENTATION D'UNE COLLECTION POUR LA FIN DU MOIS DE JANVIER 1976, QU'AINSI AU MOMENT DE CONCLURE L'ENGAGEMENT A DUREE INDETERMINEE AVEC UNE PERIODE D'ESSAI, LA SOCIETE SAVAIT DEJA QU'ELLE METTRAIT FIN A CE CONTRAT A LA DATE DE REALISATION DE LA COLLECTION, PROCEDE LUI PERMETTANT D'EVITER DE CONCLURE AVEC LES STYLISTES AUTEURS DE COLLECTIONS, DES CONTRATS A DUREE DETERMINEE PLUS ONEREUX POUR LA SOCIETE, QUE CE FAISANT CELLE-CI AVAIT DENATURE LE SENS DE LA PERIODE D'ESSAI ET, D'AUTRE PART, QU'ELLE N'AVAIT PAS APPORTE LA PREUVE DES FAUTES ET NEGLIGENCES ALLEGUEES PAR ELLE POUR LICENCIER DAME X... ;    QU'EN STATUANT AINSI, SANS PRECISER D'OU IL RESULTAIT QUE, AU MOMENT DE CONCLURE L'ENGAGEMENT, LE 22 SEPTEMBRE 1975, LA SOCIETE SAVAIT QU'ELLE METTRAIT UN TERME AU CONTRAT A LA FIN DU MOIS DE JANVIER 1976, NI EN QUOI LA CONCLUSION DU CONTRAT LITIGIEUX ETAIT ALORS POUR ELLE MOINS ONEREUSE QUE CELLE D'UN CONTRAT A DUREE DETERMINEE AYANT CETTE ECHEANCE, ET ALORS QU'AUCUNE INDEMNITE N'EST DUE EN PRINCIPE QUAND LA RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL INTERVIENT AU COURS DE LA PERIODE D'ESSAI, SAUF INTENTION DE NUIRE, L'EMPLOYEUR S'ETANT RESERVE LA FACULTE D'APPRECIER SI LA SALARIEE A FAIT PREUVE DES QUALITES NECESSAIRES PENDANT LA DUREE DE L'EPREUVE A LAQUELLE ELLE A CONSENTI A SE SOUMETTRE, LA COUR D'APPEL N'A PAS  LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 27 AVRIL 1977 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES, AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AMIENS.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code du travail L122-4 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** N'est pas légalement justifiée la décision déclarant abusif le licenciement d'une styliste modéliste intervenu au cours d'une période d'essai dont la durée correspondait à la réalisation de la collection au motif que l'employeur qui dès la conclusion du contrat savait qu'il y mettrait fin, avait dénaturé le sens de la période d'essai, sans préciser d'où résultait une telle affirmation ni en quoi la conclusion d'un contrat à durée indéterminée avec période d'essai était pour lui moins onéreuse que celle d'un contrat à durée déterminée.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Engagement à l'essai - Période d'essai - Durée - Durée correspondant à la réalisation d'un travail - Fraude de l'employeur alléguée.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Engagement à l'essai - Période d'essai - Licenciement au cours de la période d'essai - Styliste modéliste prétendant que le licenciement est intervenu lors de la réalisation de la collection.