# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 4ème chambre (formation à 3), 10/02/2011, 09BX02863, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000023603885
**Date de décision:** 2011-02-10
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 4ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000023603885

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 10 décembre 2009, présentée pour M. Laurent A, demeurant ..., par Me Planchat ; M. A demande à la cour :<br>
<br>
        1°) d'annuler le jugement n° 0704181 du 12 novembre 2009 par lequel le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à la restitution des droits de taxe sur la valeur ajoutée qu'il a acquittés au titre de la période allant du 1er janvier 1987 au 31 décembre 1999 ; <br>
<br>
        2°) de lui accorder la restitution des droits contestés ;<br>
<br>
        3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
<br>
        ..........................................................................................................<br>
<br>
        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
<br>
        Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et notamment son premier protocole additionnel ;<br>
<br>
        Vu la sixième directive n° 77/388/CEE du Conseil du 17 mai 1977 ;<br>
<br>
        Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;<br>
<br>
<br>
        Vu le code de la santé publique ;<br>
<br>
        Vu la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé ;<br>
<br>
        Vu le décret n° 96-879 du 8 octobre 1996 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute ;<br>
<br>
        Vu le décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d' exercice de l'ostéopathie ;<br>
<br>
        Vu le décret n° 2007-437 du 25 mars 2007 relatif à la formation des ostéopathes et à l'agrément des établissements de formation ;<br>
<br>
        Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
<br>
        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 13 janvier 2011 :<br>
<br>
        - le rapport de Mme Madelaigue, premier conseiller ;<br>
        - les observations de Me Planchat, pour M. A ;<br>
        - et les conclusions de M. Normand, rapporteur public ;<br>
<br>
        La parole ayant à nouveau été donnée aux parties ;<br>
<br>
<br>
        Considérant que M. A, titulaire d'un diplôme d'ostéopathe, a spontanément acquitté, au titre de la période du 1er janvier 1987 au 31 décembre 1999, les droits de taxe sur la valeur ajoutée correspondant à son activité d'ostéopathe ; qu'il a formé une réclamation tendant à en obtenir la restitution ; qu'il relève appel du jugement en date du 12 novembre 2009 par lequel le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande ;<br>
<br>
<br>
        Sur la recevabilité de la demande de première instance :<br>
<br>
        Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative:  Les délais de recours ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision  ; que les formulaires de déclarations de taxe sur la valeur ajouté ne sont pas des décisions ; que, par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les délais de recours ne lui étaient pas opposables en l'absence de leur mention sur les formulaires de déclaration de taxe sur la valeur ajoutée ;<br>
<br>
        Considérant, en second lieu, qu'aux termes de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales :  Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts autres que les impôts directs locaux et les taxes annexes à ces impôts doivent être présentées à l'administration au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle, selon le cas : a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement ; b) Du versement de l'impôt contesté lorsque cet impôt n'a pas donné lieu à l'établissement d'un rôle ou à la notification d'un avis de mise en recouvrement ; c) De la réalisation de l'événement qui motive la réclamation (...)  ; qu'aux termes de l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  Toute personne physique ou morale a droit au respect de ses biens. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d'utilité publique et dans les conditions prévues par la loi et les principes généraux du droit international. Les dispositions précédentes ne portent pas atteinte au droit que possèdent les Etats de mettre en vigueur les lois qu'ils jugent nécessaires pour réglementer l'usage des biens conformément à l'intérêt général ou pour assurer le paiement des impôts ou d'autres contributions et amendes  ; <br>
<br>
        Considérant que si la perception d'un impôt indu doit être regardée comme une atteinte à un bien, il résulte des termes mêmes de ces stipulations que le droit au respect de ses biens reconnu à toute personne physique ou morale ne fait pas obstacle au droit de chaque Etat de mettre en oeuvre les lois qu'il juge nécessaires pour assurer le paiement des impôts ; que, dans ces conditions, l'existence d'un délai de réclamation ne saurait être regardée comme portant en elle-même une atteinte disproportionnée au respect des biens du contribuable au sens de cet article ; <br>
<br>
        Considérant qu'il résulte de l'instruction que M. A, qui a spontanément acquitté la taxe sur la valeur ajoutée à raison de son activité d'ostéopathe, en a demandé la restitution par une réclamation formée auprès de l'administration le 18 avril 2007 ; qu'il est constant qu'à cette date, le délai prévu au b) de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales susmentionné était expiré ; qu'ainsi, la réclamation par laquelle M. A demande la restitution de la taxe acquittée au cours des années 1987 à 1999 est tardive et, par suite, irrecevable ;<br>
<br>
        Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à la restitution de la taxe sur la valeur ajoutée qu'il a acquittée au titre de la période du 1er janvier 1987 au 31 décembre 1999 ;<br>
<br>
<br>
        Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
<br>
        Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à verser à M. A la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
<br>
<br>
DÉCIDE :<br>
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
2<br>
N° 09BX02863<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**