# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 16 mai 1973, 72-11.271, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006989917
**Date de décision:** 1973-05-16
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006989917

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS : VU L'ARTICLE 15 DU DECRET N° 58-1291 DU 22 DECEMBRE 1958 ;<br>
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 ATTENDU QU'IL RESULTE DE CE TEXTE QUE LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DOIT ETRE SAISIE DANS UN DELAI DE DEUX MOIS A COMPTER DE LA DATE DE LA NOTIFICATION DE LA DECISION ;<br>
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ATTENDU QUE POUR DIRE QUE GOECHON, OPPOSANT A UNE CONTRAINTE DELIVREE PAR L'UNION POUR LE RECOUVREMENT DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE ET D'ALLOCATIONS FAMILIALES (URSSAF), LE 16 JUIN 1971, POUR NON PAIEMENT DE MAJORATIONS DE RETARD, N'ETAIT PAS FORCLOS EN SA DEMANDE JUDICIAIRE TARDIVE DE REMISE DESDITES MAJORATIONS, LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE RELEVE QU'IL RESULTE DES PIECES DU DOSSIER QUE LA DEMANDE GRACIEUSE DE REMISE FORMULEE LE 8 MARS 1971 AVAIT ETE SOUMISE A LA COMMISSION DE RECOURS GRACIEUX DE L'ORGANISME CREANCIER BIEN QUE, EU EGARD AU MONTANT DES MAJORATIONS, ELLE EUT DU ETRE PORTEE DEVANT LE DIRECTEUR DUDIT ORGANISME CONFORMEMENT AUX PRESCRIPTIONS DE L'ARTICLE 13 DU DECRET DU 25 JANVIER 1961, EN SORTE QUE LA FORCLUSION QUI AURAIT PU RESULTER DE CE QUE LA DECISION DE REFUS N'AVAIT PAS ETE DEFEREE PAR GOECHON DANS LE DELAI DE DEUX MOIS A LA COMMISSION CONTENTIEUSE, NE POUVAIT ETRE INVOQUEE ET QU'IL CONVENAIT DE RENVOYER LES PARTIES DEVANT L'AUTORITE COMPETENTE POUR CONNAITRE DE LA DEMANDE DE REMISE GRACIEUSE ET DE SURSEOIR A STATUER SUR L'OPPOSITION A CONTRAINTE ;<br>
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 ATTENDU, CEPENDANT, QUE LA COMPETENCE DE L'AUTORITE QUI AVAIT STATUE NE POUVAIT ETRE CONTESTEE QUE DANS LE DELAI IMPARTI ET QUE LA DECISION ETAIT DEVENUE DEFINITIVE A DEFAUT DE RECOURS DANS LEDIT DELAI ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LA DECISION RENDUE ENTRE LES PARTIES LE 14 FEVRIER 1972, PAR LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE ROUEN ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LADITE DECISION, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DU HAVRE<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1971-05-05 Bulletin 1971 V N.336 P.283 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1972-02-03 Bulletin 1972 V N. 97 P. 93 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret 58-1291 1958-12-22 ART. 15,Décret 61-100 1961-01-25 ART. 13,Décret 61-100 1961-01-25 ART. 18
**ECLI:** 
**Résumé:** ENCOURT LA CASSATION LA DECISION QUI, POUR DECLARER UN  ASSUJETTI NON FORCLOS A CONTESTER LA DECISION DE LA COMMISSION DE  RECOURS GRACIEUX DE L'URSSAF REJETANT SA DEMANDE DE REMISE DE  MAJORATIONS DE RETARD RETIENT QU'EU EGARD AU MONTANT DE CELLE-CI,  ELLE AURAIT DU ETRE PORTEE DEVANT LE DIRECTEUR DE CET ORGANISME  ALORS QUE LA COMPETENCE DE L'AUTORITE QUI AVAIT STATUE NE POUVAIT  ETRE CONTESTEE QUE DANS LE DELAI IMPARTI ET QUE LA DECISION ETAIT  DEVENUE DEFINITIVE A DEFAUT DE RECOURS DANS LEDIT DELAI.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - COTISATIONS - MAJORATIONS DE RETARD - REDUCTION  - DEMANDE - AUTORITE COMPETENTE POUR Y DONNER SUITE - CONTESTATION -  DELAI.,* SECURITE SOCIALE CONTENTIEUX - PROCEDURE - PROCEDURE GRACIEUSE  PREALABLE - COMMISSION DE RECOURS GRACIEUX - DECISIONS - CARACTERE  DEFINITIF - EFFETS.,* DELAIS - VOIES DE RECOURS - IRREGULARITE DE LA DECISION OU DE L 'ACTE ATTAQUE - PORTEE.