# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 6ème chambre - formation à 3, 05/10/2009, 07MA03977, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021219317
**Date de décision:** 2009-10-05
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 6ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021219317

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 1er octobre 2007, présentée pour M. Hama X, demeurant chez M. ..., par Me Vincensini ; <br>
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       M. X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0704029 du 20 septembre 2007 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 15 juin 2007 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ;<br>
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       2°) d'annuler ladite décision ; <br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour  vie privée et familiale  et, à titre subsidiaire, d'instruire à nouveau sa demande et de prendre une décision dans les quatre mois de la notification de la décision à intervenir, sous une astreinte de 150 euros par jour de retard, courant pendant un délai de trois mois après lequel l'astreinte pourra être liquidée et une nouvelle astreinte fixée ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile  ;<br>
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       Vu le décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 relatif au rapporteur public des juridictions administratives et au déroulement de l'audience devant ces juridictions ; <br>
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       Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 27 janvier 2009 fixant la liste des tribunaux et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ; <br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 7 septembre 2009 :<br>
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       - le rapport de Mme E. FELMY, conseiller, <br>
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       - et les conclusions de M. Marcovici, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. X, de nationalité tunisienne, interjette appel du jugement par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 15 juin 2007 par laquelle le préfet des Bouches du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étranger malade et lui a fait obligation de quitter le territoire ;<br>
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       Sur la légalité de la décision attaquée :<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour de l'étranger et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention ''  vie privée et familiale '' est délivrée de plein droit : (...) 11° A l'étranger résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative, après avis du médecin inspecteur de santé publique compétent au regard du lieu de résidence de l'intéressé ou, à Paris, du médecin, chef du service médical de la préfecture de police. Le médecin inspecteur ou le médecin chef peut convoquer le demandeur pour une consultation médicale devant une commission médicale régionale dont la composition est fixée par décret en Conseil d'Etat  ; qu'en vertu de l'article 4 de l'arrêté du 8 juillet 1999 pris pour l'application de ces dispositions, le médecin chargé d'émettre un avis doit préciser si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale, si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, si l'intéressé peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement médical approprié dans son pays, la durée prévisible du traitement, et si l'état de santé de l'étranger lui permet de voyager sans risque vers le pays de renvoi ; <br>
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       Considérant, en premier lieu, que les dispositions précitées ne font pas obligation au médecin inspecteur de santé publique d'examiner individuellement l'étranger demandeur d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-11 11° du code précité ; <br>
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       Considérant, en deuxième lieu, que le médecin inspecteur de santé publique a, pour donner un avis défavorable à la délivrance du titre de séjour, le 23 avril 2007, mentionné que l'état de santé de l'intéressé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et que celui-ci pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ; que si M. X fait valoir que l'avis du médecin-inspecteur ne comportait pas d'indication sur la possibilité pour lui de voyager sans risque vers son pays, il ne ressort pas des pièces du dossier que son état de santé pouvait susciter des interrogations sur sa capacité à supporter ce voyage ; qu'ainsi, en se fondant sur un avis rendu par le médecin inspecteur de santé publique qui ne comportait pas une telle indication, la décision de refus de séjour n'a pas été prise à la suite d'une procédure irrégulière ; <br>
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       Considérant, en troisième lieu, que si M. X invoque l'erreur manifeste d'appréciation de son état de santé et des conséquences de sa décision sur sa situation qu'aurait commise le préfet, aucune des pièces du dossier ne permet d'établir que le requérant ne pourrait suivre le traitement dont il a besoin en Tunisie pour les troubles psychiatriques dont il est atteint, alors que le préfet produit sans être contredit, un document indiquant la disponibilité sur tout le territoire tunisien de disposer de soins pour les troubles mentaux et du comportement ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande ;<br>
       Sur l'injonction et l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que le présent arrêt, qui rejette la requête de M. X, n'appelle aucune mesure d'exécution ; que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat la somme que le requérant demande sur ce fondement ; <br>
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DÉCIDE :<br>
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       Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
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       Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Hama X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
       Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
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N° 07MA03977<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**