# Conseil d'Etat, 5 / 3 SSR, du 22 mars 1993, 92913, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007824124
**Date de décision:** 1993-03-22
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 5 / 3 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007824124

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 28 novembre 1987 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Alain X..., demeurant ... ; M. MEURET demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 29 septembre 1987 par lequel le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne a rejeté sa demande dirigée contre la décision du 19 juin 1985 par laquelle la commission départementale d'aménagement foncier de la Haute-Marne a statué sur sa réclamation relative au remembrement de Champigny-les-Langres ;<br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir cette décision et de lui attribuer la parcelle Z D 129 ;<br>
<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code rural ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Philippe Boucher, Conseiller d'Etat,<br>    - les conclusions de M. Daël, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que la requête présentée par M. MEURET tend à obtenir du Conseil d'Etat l'attribution d'une parcelle ZD129 de 5 ares 90 qui lui a été refusée par la commission départementale d'aménagement foncier de la Haute-Marne, et l'annulation à cette seule fin de la décision de refus prise par la commission ;<br>    Considérant, en premier lieu, que, comme l'a à bon droit rappelé le tribunal administratif, il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration quant aux actes que celle-ci serait tenue d'accomplir ; que dès lors, les conclusions tendant à ce que soit ordonnée l'attribution au requérant de la parcelle litigieuse sont irrecevables ;<br>    Considérant, en second lieu, qu'aucune disposition législative ou réglementaire ne faisait obligation à la commission départementale d'attribuer à M. MEURET la parcelle ZD129, qui n'était pas une parcelle d'apport ; que M. MEURET n'est dès lors pas fondé à contester son attribution à un tiers, par la commission départementale ;<br>    Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. MEURET n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par la décision attaquée, le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne a rejeté sa demande ;<br>Article 1er : La requête de M. MEURET est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. MEURET et auministre de l'agriculture et du développement rural.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 03-04-03-02-04 AGRICULTURE - REMEMBREMENT FONCIER AGRICOLE - COMMISSIONS DE REMEMBREMENT - COMMISSION DEPARTEMENTALE - POUVOIRS