# Cour Administrative d'Appel de Paris, 9ème Chambre, 22/10/2009, 08PA02514, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021219171
**Date de décision:** 2009-10-22
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Paris
**Formation:** 9ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021219171

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 14 mai 2008, présentée pour M. Alam A, demeurant ..., par Me Meurou ; M. A demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0800268/6-2 du 15 avril 2008 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 7 décembre 2007 par laquelle le préfet de police a refusé de renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination et à ce qu'il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;<br>
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, cette décision ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour portant la mention  vie privée et familiale  dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt de la cour sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; <br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 8 octobre 2009 :<br>
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       - le rapport de M. Bossuroy, rapporteur,<br>
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       - les conclusions de Mme Samson, rapporteur public,<br>
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       - et les observations de Me Gorvitz, pour M. A ;<br>
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       Sur la légalité externe :<br>
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       Considérant que la décision du 7 décembre 2007 du préfet de police rejetant la demande de titre de séjour de M. A comporte les motifs de droit et de fait sur lesquels elle se fonde ; qu'elle est par suite suffisamment motivée ;<br>
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       Sur la légalité interne :<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit :... 11° A l'étranger résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative, après avis du médecin inspecteur de santé publique compétent au regard du lieu de résidence de l'intéressé ou, à Paris, du médecin, chef du service médical de la préfecture de police  ;<br>
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       Considérant que le préfet de police a estimé, conformément à l'avis du médecin, chef du service médical, que si l'état de santé de M. A, ressortissant du Bangladesh et notamment sa pathologie cardiaque nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il pouvait recevoir le traitement approprié dans son pays d'origine ; que si M. A soutient qu'il est originaire d'un village éloigné de 450 km de Dacca et que le traitement approprié ne pourrait lui être dispensé que dans la capitale, cette seule circonstance, qui n'est assortie d'aucune précision quant à l'impossibilité où serait le requérant de s'installer dans un lieu plus proche de celui où sont dispensés les traitements que nécessite son état de santé, ne suffit pas à justifier qu'il ne peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié au Bangladesh ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 7 décembre 2007 par laquelle le préfet de police a refusé de renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination ; que ses conclusions aux fins d'injonction et ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent dès lors qu'être rejetées ;<br>
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D E C I D E :<br>
Article 1er :  La requête de M. A est rejetée.<br>
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N° 08PA02514<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**