# Conseil d'Etat, 7 SS, du 21 mars 2003, 233874, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008102329
**Date de décision:** 2003-03-21
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008102329

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 18 mai 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. Hervé X...,  ; M. X... demande au Conseil d'Etat : <br>    1°) d'annuler la décision du 29 janvier 2001 par laquelle le commissaire général de la marine à Toulon, directeur du commissariat de la marine, a opposé la prescription quadriennale à sa créance constituée de quotes-parts de loyer prélevées à tort sur sa solde au titre de l'occupation d'un logement pris à bail par l'Etat en Polynésie française du 8 août 1993 au 31 décembre 1994, ensemble la décision du 19 mars 2001 rejetant son recours gracieux tendant à ce qu'il soit relevé de la prescription quadriennale ; <br>    2°) de condamner l'Etat à l'indemniser du préjudice, correspondant au montant des créances prescrites, résultant de la faute commise dans l'information du personnel ; <br>    3°) de condamner l'Etat à lui verser les intérêts de droits, et les intérêts des intérêts ; <br>    4°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 15 000 F au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ; <br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 modifiée relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics ; <br>    Vu la loi n° 72-662 du 13 juillet 1972 modifiée portant statut général des militaires ; <br>    Vu le décret n° 98-81 du 11 février 1998 modifiant la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;<br>     Vu le code de justice administrative ;<br>    Après avoir entendu en séance publique :<br>    - le rapport de M. J. Boucher, Auditeur ;<br>    - les observations de la SCP Defrenois, Levis, avocat de M. X..., <br>    - les conclusions de M. Piveteau, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur les conclusions dirigées contre les décisions du 29 janvier 2001 et du 19 mars 2001 : <br>    Considérant qu'aux termes de l'article 2 du décret n° 98-81 du 11 février 1998 : "les ordonnateurs principaux ou secondaires sont compétents pour opposer la prescription quadriennale aux créances sur l'Etat intéressant les dépenses dont ils sont ordonnateurs" ; qu'il ressort des pièces du dossier que le commissaire général de 2ème classe, directeur du commissariat de la marine, est ordonnateur secondaire des dépenses relatives à la solde ; qu'ainsi, la décision du 29 janvier 2001 a été compétemment prise ; <br>    Considérant que la décision du 29 janvier 2001, qui mentionne les éléments de fait et de droit sur lesquels elle se fonde, est suffisamment motivée ; <br>    Considérant que la circonstance qu'il a été fait application d'une instruction émanant d'une autorité incompétente au lieu du tarif légalement applicable en vertu des décrets régulièrement publiés, n'est pas de nature à faire regarder l'intéressé comme ayant ignoré l'existence de sa créance jusqu'à ce que la juridiction administrative ait constaté l'irrégularité de ladite instruction ; <br>    Considérant que les notes des 21 août 1997 et 6 mai 1998 de la sous-direction du contentieux et des domaines du secrétariat général pour l'administration du ministère de la défense n'ont trait ni au fait générateur, ni à l'existence, ni au montant, ni au paiement de la créance de M. X... ; que, par suite, ces notes n'ont pas interrompu le délai de prescription de cette créance ; <br>    Considérant qu'à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision du 19 mars 2001 opposant un refus à sa demande de relèvement de la prescription quadriennale, le requérant n'a articulé aucun moyen ; que, par suite, ces conclusions ne sont pas recevables ; <br>    Sur les conclusions tendant à l'octroi d'une indemnité : <br>    Considérant que, faute pour l'intéressé d'avoir saisi l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, d'une demande préalable tendant à l'octroi d'une indemnité, les conclusions de M. X... présentées à cette fin ne sont, en tout état de cause, pas recevables ; qu'elles doivent ainsi être rejetées ; <br>    Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : <br>    Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, soit condamné à payer à M. X... la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Hervé X... et au ministre de la défense.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code de justice administrative R421-1, L761-1,Décret 98-81 1998-02-11 art. 2
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 08-01-01-06 ARMEES - PERSONNELS DES ARMEES - QUESTIONS COMMUNES A L'ENSEMBLE DES PERSONNELS MILITAIRES - SOLDES ET AVANTAGES DIVERS.