# COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, du 10 janvier 1984, 82-12.975, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007012761
**Date de décision:** 1984-01-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007012761

## Contenu de la décision

VU L'ARTICLE L 131-6 DU CODE DE L'ORGANISATION JUDICIAIRE ;<br>
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SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE, SELON L'ARRET INFIRMATIF DEFERE (PAU, 24 FEVRIER 1982), LES ETABLISSEMENTS Y... ONT ENDOSSE TROIS LETTRES DE CHANGE ACCEPTEES PAR M X... A LA BANQUE REGIONALE D'ESCOMPTE ET DE CREDIT (LA BANQUE), QUI LES A PRISES A L'ESCOMPTE ET EN A CREDITE LE COMPTE COURANT DES ETABLISSEMENTS Y... ;<br>
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 QUE CES EFFETS ETANT DEMEURES IMPAYES, LA BANQUE EN A PORTE LE MONTANT AU DEBIT D'UN COMPTE OUVERT AUX ETABLISSEMENTS Y... SOUS LA DENOMINATION I A R (IMPAYES AU RETOUR) ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR CONDAMNE M X... A PAYER LE MONTANT DE CES EFFETS A LA BANQUE, AU MOTIF QUE CETTE DERNIERE NE LES AVAIT PAS CONTREPASSES ET EN ETAIT RESTEE PROPRIETAIRE, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE DES LORS QUE LE COMPTE IMPAYES AU RETOUR AVAIT ENREGISTRE A SON CREDIT D'AUTRES OPERATIONS QUE DES REMBOURSEMENTS PARTIELS OU TOTAUX DE TRAITES IMPAYEES, IL AVAIT FONCTIONNE COMME UN COMPTE COURANT ;<br>
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 QU'EN NE TIRANT PAS DE SES PROPRES CONSTATATIONS LES CONCLUSIONS LEGALES EN DECOULANT NECESSAIREMENT, LA COUR D'APPEL A ENTACHE SA DECISION D'UN MANQUE DE BASE LEGALE AU REGARD DE L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, AU VU DES DOCUMENTS PRODUITS, ENONCE QUE LE COMPTE I A R N'A PAS FONCTIONNE COMME UN COMPTE COURANT, MAIS COMME UN COMPTE D'ATTENTE, SPECIALEMENT , AFFECTE A L'ENREGISTREMENT A SON DEBIT DU MONTANT DES EFFETS IMPAYES, ET A SON CREDIT DU PAIEMENT DE TOUT OU PARTIE DE CES EFFETS ;<br>
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 QU'ELLE A PU DEDUIRE DE CES CONSTATATIONS QUE LA BANQUE A CONSERVE SA CREANCE CAMBIAIRE A L'EGARD DU TIRE ACCEPTEUR ;<br>
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 QUE LE MOYEN EST SANS FONDEMENT ;<br>
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SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST ENCORE FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR STATUE COMME IL L'A FAIT, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE DANS SES CONCLUSIONS D'APPEL, M X... AVAIT DEMANDE LA CONFIRMATION DU JUGEMENT ENTREPRIS ;<br>
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QUE LES MOTIFS DE CETTE DECISION SE TROUVAIENT DONC INCORPORES A SES CONCLUSIONS ;<br>
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 QUE LE TRIBUNAL AVAIT ENONCE QUE LE COMPTE I A R N'AVAIT PAS ENREGISTRE A SON CREDIT TOUS LES REMBOURSEMENTS D'IMPAYES PUISQUE LES CHEQUES REMIS PAR M Y... LES 25 OCTOBRE ET 3 DECEMBRE 1975 AVAIENT ETE ENREGISTRES SUR UN AUTRE COMPTE ;<br>
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 QU'UNE LETTRE DE M Y... A LA BANQUE EN DATE DU 31 DECEMBRE 1975 PRECISAIT POURTANT QUE M X... A PAYE LE MONTANT DES TRAITES LITIGIEUSES PAR DES CHEQUES QUI ONT ETE REMIS A LA BANQUE ;<br>
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 QUE FAUTE DE S'ETRE EXPLIQUEE SUR CET ELEMENT DECISIF POUR LA SOLUTION DU LITIGE, LA COUR D'APPEL A PRIVE SA DECISION DE MOTIFS EN VIOLATION DE L'ARTICLE 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL RETIENT QUE LES CHEQUES DE 25 500 FRANCS ET DE 60 000 FRANCS EMIS PAR M X..., ET REMIS PAR M Y... A LA BANQUE LES 25 OCTOBRE ET 3 DECEMBRE 1975 NE CORRESPONDENT PAS AU MONTANT DES LETTRES DE CHANGE LITIGIEUSES, QUE CES REMISES SONT INTERVENUES AVANT L'ECHEANCE DE CES EFFETS, ET QUE CES CHEQUES ONT SERVI A ALIMENTER LE COMPTE COURANT DES ETABLISSEMENTS Y..., QU'ELLE A, PAR CES MOTIFS, REPONDU AUX CONCLUSIONS INVOQUEES ;<br>
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 QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 24 FEVRIER 1982, PAR LA COUR D'APPEL DE PAU ;<br>
<br>,A rapprocher :
 Cour de Cassation, Chambre Commerciale, 1977-01-31, Bulletin 1977 IV N. 31 P. 27 (Rejet).
 Cour de Cassation, Chambre commerciale, 1980-06-04, Bulletin 1980 IV N. 237 P. 192 (Cassation) et l'arrêt cité.
 Cour de Cassation, Chambre Commerciale, 1981-03-17, Bulletin 1981 IV N. 144 (2) P. 112 (Rejet) et l'arrêt cité.<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** En énonçant qu'un compte dénommé "impayés au retour" (I.A.R.) n'a pas fonctionné comme un compte-courant mais comme un compte d'attente, spécialement affecté à l'enregistrement à son débit du montant des effets impayés, et à son crédit du paiement de tout ou partie de ces effets, une Cour d'appel a pu en déduire que la banque a conservé sa créance cambiaire à l'égard du tiré accepteur.
**Mots-clés:** EFFETS DE COMMERCE - Lettre de change - Escompte - Escompte en compte-courant - Effet impayé - Contrepassation au débit du tireur - Absence - Portée - Action de l'escompteur contre le tireur - Fondement.,* COMPTE-COURANT - Contrepassation d'écritures - Effet de commerce non contrepassé - Action en paiement - Fondement.