# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 2ème chambre - formation à 3, 16/06/2009, 07MA03897, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021100584
**Date de décision:** 2009-06-16
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 2ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021100584

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 18 septembre 2007, présentée pour M. Ismaël X élisant domicile chez M. Abderrahmane Souidi résidence plein ciel bâtiment 62 <br>
1324 avenue Heidelberg à Montpellier (34080), par la SCP d'avocats Dessalces-Ruffel ; <br>
M. X demande à la Cour :<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 0700061 du Tribunal administratif de Montpellier en date du 2 juillet 2007 qui a rejeté ses conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour prise à son encontre le 16 novembre 2006 par le préfet de l'Hérault ;<br>
       2°) d'annuler pour excès de pouvoir cette décision ;<br>
       3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, sous astreinte, de lui délivrer un titre de séjour ou de réexaminer sa demande  ;<br>
       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 700 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu le décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 relatif au rapporteur public des juridictions administratives et au déroulement de l'audience devant ces juridictions ;<br>
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       Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat, en date du 27 janvier 2009, fixant la liste des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 5 mai 2009 :<br>
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       - le rapport de M. Renouf, rapporteur,<br>
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       - les conclusions de M. Brossier, rapporteur public, <br>
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        - et les observations de Me Ruffel, de la SCP d'avocats Dessalces-Ruffel, pour M. X ;<br>
       Considérant, en premier lieu, qu'il résulte de l'examen de la décision du 16 novembre 2006 attaquée que le préfet de l'Hérault, qui n'est pas tenu de mentionner l'ensemble des circonstances dont l'intéressé se prévaut, a suffisamment motivé en l'espèce sa décision ; <br>
       Considérant, en second lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et des libertés d'autrui. ; qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit :  (...) 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; qu'aux termes de l'article L. 312-2 du même code : La commission est saisie par l'autorité administrative lorsque celle-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article L. 313-11 ou de délivrer une carte de résident à un étranger mentionné aux articles L. 314-11 et L. 314-12, ainsi que dans le cas prévu à l'article L. 431-3 ; qu'il résulte de ces dispositions que le préfet est tenu de saisir la commission du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues aux articles L. 313-11, L. 314-11 et L. 314-12 du code précité auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions ; <br>
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       Considérant, d'une part, que M. X, de nationalité marocaine, entré en France en octobre 2003 selon ses propres allégations, avait alors 27 ans ; que s'il se prévaut de la présence en France de son épouse et des deux enfants nés en France avant la décision du 16 novembre 2006 attaquée, ainsi que de plusieurs oncles et cousins, il ne conteste pas que son épouse, également marocaine et entrée en France en octobre 2003, est elle-même en situation irrégulière ; que par suite, l'intéressé peut reconstituer sa cellule familiale dans leur pays d'origine avec leurs enfants ; qu'ainsi, et eu égard notamment à la durée du séjour de M. X en France et à l'âge auquel celui-ci a débuté, la décision attaquée ne saurait être regardée comme ayant porté une atteinte disproportionnée au respect dû à la vie privée et familiale de l'intéressé ;<br>
       Considérant, d'autre part, que M. X ne remplissant pas les conditions des dispositions de l'article L. 313-11 qu'il invoque, le préfet de l'Hérault n'était pas tenu de consulter la commission du titre de séjour ;   <br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa requête tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour prise à son encontre le 16 novembre 2006 par le préfet de l'Hérault ;<br>
       Sur les conclusions à fin d'injonction :  <br>
       Considérant qu'aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ; <br>
       Considérant que le présent arrêt n'implique aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions de M. X tendant à ce que la Cour enjoigne, sous astreinte, au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour mention vie privée et familiale ou réexamine sa demande ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que les dispositions de l'article susvisé font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à M. X la somme qu'il demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ; <br>
DECIDE :<br>
Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Ismaël X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.  <br>
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N° 07MA038972<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**