# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 17 décembre 1974, 72-14.439, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006993956
**Date de décision:** 1974-12-17
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006993956

## Contenu de la décision

<p>SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU, SELON L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, QUE X..., QUI HABITE A PROXIMITE DE L'AEROPORT D'ORLY A, SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE L 141-2 DU CODE DE L'AVIATION CIVILE, DEMANDE CONDAMNATION IN SOLIDUM DES COMPAGNIES AERIENNES AIR FRANCE, PAN AMERICAN WORLD AIRWAYS ET TRANS WORLD AIR LINES, A REPARER DES TROUBLES CAUSES PAR LE BRUIT D'AVIONS ; </p>
<p>ATTENDU QUE X... FAIT GRIEF A L'ARRET, QUI A ADMIS LE PRINCIPE DE LA RESPONSABILITE, D'AVOIR LIMITE L'OBLIGATION DE REPARATION AUX TROUBLES PREJUDICIABLES DEPASSANT CEUX QUI DOIVENT ETRE NORMALEMENT SUPPORTES DANS UN ENVIRONNEMENT URBAIN, ALORS QU'EN VERTU DE L'ARTICLE L 141-2 SUSVISE, LA RESPONSABILITE DE L'EXPLOITANT D'UN AERONEF NE PEUT ETRE ATTENUEE QUE PAR LA FAUTE DE LA VICTIME, ET QU'EN DEHORS DE CETTE HYPOTHESE EXCLUE PAR L'ARRET, L'EXPLOITANT SERAIT TENU A LA REPARATION INTEGRALE DE TOUS LES DOMMAGES CORPORELS ET MATERIELS DONT LE LIEN DE CAUSALITE AVEC L'EVOLUTION DE L'AERONEF EST ETABLI, LES DISPOSITIONS LEGALES N'ETABLISSANT AUCUNE DISTINCTION ENTRE LES DOMMAGES QUI SOIT RELATIVE A LEUR DEGRE DE NUISANCE ; </p>
<p>MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ENONCE A BON DROIT QUE X..., QUI VIT EN VILLE, EST SOUMIS PAR CE SEUL FAIT A DIVERS INCONVENIENTS QU'IL LUI FAUT SUBIR, ET NE SAURAIT SE MONTRER PLUS EXIGEANT A L'EGARD D'UNE COMPAGNIE AERIENNE QU'IL NE L'EST A L'EGARD D'UN USAGER DE LA VOIE PUBLIQUE ; </p>
<p>QUE L'ARRET A DONNE A DES EXPERTS MISSION DE DETERMINER DANS QUELLE MESURE LES ENVOLS ET ATTERRISSAGES D'AVIONS AVAIENT PROVOQUE DES BRUITS EXCEDANT LES TROUBLES QUI DOIVENT ETRE NORMALEMENT SUPPORTES DANS UN ENVIRONNEMENT URBAIN ; </p>
<p>QU'EN STATUANT AINSI, LA COUR D'APPEL, QUI N'A FAIT QUE FIXER LES CIRCONSTANCES DE FAIT SUSCEPTIBLES DE CARACTERISER UN DOMMAGE DONT X... POURRAIT OBTENIR REPARATION, A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 12 AVRIL 1972 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS. </p>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** EST LEGALEMENT JUSTIFIE L'ARRET QUI, APRES AVOIR ADMIS LE  PRINCIPE DE LA RESPONSABILITE D'UNE COMPAGNIE AERIENNE, EN VERTU DE  L'ARTICLE L141-2 DU CODE DE L'AVIATION CIVILE, N'A FAIT QUE FIXER  LES CIRCONSTANCES DE FAIT SUSCEPTIBLES DE CARACTERISER LE DOMMAGE  DONT LE DEMANDEUR, HABITANT A PROXIMITE D'UN AEROPORT, POURRAIT  DEMANDER REPARATION, EN DONNANT A DES EXPERTS, MISSION DE DETERMINER  DANS QUELLE MESURE LES ENVOLS ET LES ATTERRISSAGES D'AVIONS AVAIENT  PROVOQUE DES BRUITS EXCEDANT LES TROUBLES QUI DOIVENT ETRE  NORMALEMENT SUPPORTES DANS UN ENVIRONNEMENT URBAIN.
**Mots-clés:** RESPONSABILITE CIVILE - FAUTE - VOISINAGE - BRUITS - TRANSPORTS  AERIENS - TROUBLE CAUSE AUX RIVERAINS D'UN AEROPORT PAR LE BRUIT DES  AVIONS - PREJUDICE - REPARATION - LIMITES - BRUITS EXCEDANT LES  TROUBLES QUI DOIVENT ETRE NORMALEMENT SUPPORTES DANS UN MILIEU  URBAIN.,* PROPRIETE - VOISINAGE - TROUBLE - GENE EXCEDANT LES OBLIGATIONS  ORDINAIRES DU VOISINAGE - TRANSPORTS AERIENS - BRUITS - TROUBLES  CAUSES AUX RIVERAINS D'UN AEROPORT - PREJUDICE - REPARATION -  LIMITES.,* TRANSPORTS AERIENS - RESPONSABILITE CIVILE - TROUBLE DE VOISINAGE  - BRUITS - TROUBLES CAUSES AUX RIVERAINS D'UN AEROPORT - PREJUDICE -  REPARATION - LIMITES.