# Conseil d'Etat, 7 / 8 SSR, du 15 janvier 1992, 88444, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007631527
**Date de décision:** 1992-01-15
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 / 8 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007631527

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 13 juin 1987 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. X..., liquidateur de la S.C.I. "LES LACS SAINT-JAMES", demeurant ... ; M. X... demande que le Conseil d'Etat :<br>    1°) annule le jugement n° 22 674 en date du 27 avril 1987 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande en décharge de pénalités complémentaires mises à sa charge par un avis de mise en recouvrement de 240 954 F du 15 avril 1981, contestées dans une réclamation du 5 juin 1981, et demande la restitution de versements effectués à tort par la requérante pour un montant de 1 215 875,97 F de droits ;<br>    2°) prononce la décharge de ces impositions ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code général des impôts ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Turquet de Beauregard, Conseiller d'Etat,<br>    - les conclusions de Mme Hagelsteen, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que la S.C.I. "LES LACS SAINT-JAMES" a sollicité, par une réclamation en date du 5 juin 1981 la décharge d'une indemnité de retard de 240 954 F mise à sa charge par un avis de mise en recouvrement du 15 avril 1981 ;<br>    Considérant, d'une part, que, par une décision du 10 février 1987, prise au cours de l'instance devant le tribunal administratif, le directeur des services fiscaux de Paris-Ouest a accordé à la S.C.I. "LES LACS SAINT-JAMES" un dégrèvement de 37 923,86 F sur des indemnités de retard contestées ; qu'à concurrence de ce montant, la demande de la S.C.I. "LES LACS SAINT-JAMES" est irrecevable ;<br>    Considérant, d'autre part, que, par une décision en date du 22 mai 1990 postérieure à l'introduction du pourvoi, le directeur des services fiscaux de Paris-Ouest a accordé à la S.C.I. "LES LACS SAINT-JAMES" décharge du solde des pénalités contestées ; qu'il suit de là que les conclusions de la requête sont, dans cette mesure, devenues sans objet ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la S.C.I. "LES LACS SAINT-JAMES" n'est pas fondée à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le tribunal a rejeté sa demande ;<br>Article 1er : A concurrence de la somme de 230 754,89 F, en ce qui concerne les pénalités de retard auxquelles la S.C.I. "LES LACS SAINT-JAMES" a été assujettie au titre de la période du 1er mai 1972 au 31 juillet 1974, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la S.C.I. "LES LACS SAINT-JAMES".<br>Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.<br>Article 3 : La présente décision sera notifiée à la S.C.I. "LES LACS SAINT-JAMES" et au ministre délégué au budget.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-06-02 CONTRIBUTIONS ET TAXES - TAXES SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES ET ASSIMILEES - TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE