# CAA de MARSEILLE, , 06/11/2020, 19MA04533, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000042506129
**Date de décision:** 2020-11-06
**Juridiction:** CAA de MARSEILLE
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000042506129

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       M. D... A... B... a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler l'arrêté du 6 avril 2019 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. <br>
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       Par un jugement n° 1902046 du 16 septembre 2019, le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande. <br>
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       Procédure devant la Cour :<br>
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       Par une requête, enregistrée le 16 octobre 2019, M. A... B..., représenté par Me C..., demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nice du 16 septembre 2019 et de statuer à nouveau sur la légalité de l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 6 avril 2019 ;<br>
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       2°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " ; <br>
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       3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. <br>
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       Il soutient que :<br>
       - la décision est insuffisamment motivée ;<br>
       - elle est entachée d'erreur de fait ;<br>
       - elle méconnaît les dispositions des articles L. 313-7 et L. 313-11°7 et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;<br>
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       - elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.<br>
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       M. A... B... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 mai 2020. <br>
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       Vu les autres pièces du dossier. <br>
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       Vu :<br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Considérant ce qui suit :<br>
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       1. M. A... B..., né le 20 juillet 1999, de nationalité marocaine, fait appel du jugement du 16 septembre 2019 par lequel le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 6 avril 2019 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination.<br>
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       2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " (...) les présidents des formations de jugement des cours peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (...) après l'expiration du délai de recours (...) les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. (...) ".<br>
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       3. Il y a lieu d'écarter les moyens soulevés par M. A... B..., tirés d'un défaut de motivation, d'une erreur de fait, d'une méconnaissance des dispositions des articles L. 313-7, L. 313-11 7° et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et d'une erreur manifeste d'appréciation, qui ont été précédemment invoqués dans les mêmes termes devant les juges de première instance, par adoption des motifs retenus par le tribunal administratif aux points 2 à 9 de son jugement, le requérant ne faisant état devant la Cour d'aucun élément distinct de ceux soumis à leur appréciation. Il y a lieu de préciser, en outre, que la situation de l'intéressé, postérieure à l'intervention de la décision attaquée, telle qu'elle ressort des pièces versées au dossier devant la Cour, ne peut avoir aucune incidence sur la légalité de cette décision. <br>
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       4. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. A... B... qui est manifestement dépourvue de fondement, au sens des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction et d'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.<br>
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       O R D O N N E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A... B... est rejetée. <br>
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... A... B..., à Me C... et au ministre de l'intérieur. <br>
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.<br>
Fait à Marseille, le 6 novembre 2020.<br>
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N°19MA04533<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-03 Étrangers. Obligation de quitter le territoire français (OQTF) et reconduite à la frontière.