# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 2ème chambre - formation à 3, 18/03/2008, 04MA02299, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000018983394
**Date de décision:** 2008-03-18
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 2ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000018983394

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 22 octobre 2004, présentée par Me Chopin, avocat, pour 
M. Raphaël X, élisant domicile ...) ;
      
      M. X demande à la Cour :
      
      1°/ d'annuler le jugement du 6 mai 2004 par lequel le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande de réintégration dans les services de la chambre de commerce et d'industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary qui l'avait licencié, ainsi que sa demande tendant au paiement des salaires qu'il aurait dû percevoir depuis la date de son licenciement ;
      
      2°/ de condamner la chambre de commerce et d'industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary à lui payer la somme de 55 388, euros, correspondant à la différence entre ce qu'il aurait perçu s'il n'avait pas été licencié et ce qu'il a perçu après son licenciement ;
      
      3°/ de condamner la chambre de commerce et d'industrie à lui verser la somme 
de 3 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      
      Vu l'arrêt de la Cour de céans, en date du 9 octobre 2007, prononçant l'annulation du jugement du 6 mai 2004 en tant qu'il a rejeté les conclusions de M. X présentées à fin de réintégration dans ses anciennes fonctions, ordonnant à M. X, avant de statuer sur ses conclusions indemnitaires, de produire la justification de ses revenus ainsi que la copie de ses avis d'imposition concernant la période courant de son éviction jusqu'au 9 octobre 2007, réservant jusqu'en fin d'instance les conclusions des parties présentées au titre de 
l'article L.761-1 du code de justice administrative et rejetant le surplus des conclusions de la chambre de commerce et d'industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary ;
      
      
       ................
       
       Vu le jugement attaqué ;
       
       Vu les autres pièces du dossier ;
       
       Vu le code de justice administrative ;
       
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; 
       
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 8 février 2008 :
       
       - le rapport de M. Gonzales, président assesseur,
       - et les conclusions de M. Brossier, commissaire du gouvernement ;
       
       
       
       
       
       
       
      Sur les conclusions indemnitaires de la requête :
      
      Considérant que M. X ne peut, en l'absence de service fait, prétendre au rappel de ses traitements pendant la période de son éviction du service, soit du mois d'avril 1996 jusqu'à la date du 9 octobre 2004 retenue par l'arrêt susvisé de la Cour de céans ; qu'il est cependant fondé à demander une indemnité correspondant à la différence entre les traitements qu'il aurait pu recevoir et les revenus qu'il a effectivement perçus pendant cette période ; que compte-tenu de l'ensemble des éléments d'appréciation contenus dans le dossier, notamment des justifications fournies par le requérant après l'arrêt de la Cour de céans du 9 octobre 2007, cette différence peut être évaluée à la somme de 15 000 euros ; qu'il y a lieu, par suite, de condamner la chambre de commerce et d'industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary à  verser une indemnité de ce montant à M. X ;
      
      
      Sur l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
      
      Considérant que la chambre de commerce et d'industrie, qui succombe dans la présente instance, ne peut prétendre au remboursement de ses frais de procédure ;

      Considérant en revanche qu'il il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'allouer 
1 500 euros à M. X à la charge de la chambre de commerce et d'industrie, au titre des frais de procédure qu'il a exposés ;
       
       DÉCIDE :
       
       
Article 1er : La chambre de commerce et d'industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary est condamnée à verser une indemnité de 15 000 euros (quinze mille euros) à M. X.
Article 2 : La chambre de commerce et d'industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary versera en outre 1500 euros (mille cinq cents euros) à M. X en application de 
l'article L.761-1 du code de justice administrative.
       
Article 3 : Le surplus des conclusions de M. X est rejeté.
Article 4 : Les conclusions de la chambre de commerce et d'industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent arrêt sera notifié à M. Raphaël X et à la chambre de commerce et d'industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary.
Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de l'emploi.
04MA02299
2

<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**