# Conseil d'Etat, 10 / 8 SSR, du 10 février 1982, 28336, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007686799
**Date de décision:** 1982-02-10
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 10 / 8 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007686799

## Contenu de la décision

VU LA REQUETE, ENREGISTREE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 26 NOVEMBRE 1980 ET PRESENTEE POUR M. MICHEL Y..., ARCHITECTE, DEMEURANT A BOULOGNE-SUR-SEINE  HAUTS-DE-SEINE , ..., ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT :    1°  ANNULE LE JUGEMENT DU 7 OCTOBRE 1980 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS L'A CONDAMNE A VERSER, CONJOINTEMENT ET SOLIDAIREMENT, AU DEPARTEMENT DE LA SEINE-SAINT-DENIS UNE INDEMNITE DE 150.000 F, AVEC INTERETS DE DROIT A COMPTER DU 30 AVRIL 1972 EN REPARATION DES PREJUDICES CAUSES PAR LES DESORDRES CONSTATES DANS LE REVETEMENT MURAL DE LA SALLE DU CONSEIL GENERAL DE LA SEINE-SAINT-DENIS A LA NOUVELLE PREFECTURE DE BOBIGNY ;    2°  REJETTE LA DEMANDE PRESENTEE PAR LE DEPARTEMENT DE LA SEINE-SAINT-DENIS DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS ;<br>   VU LE CODE DES MARCHES PUBLICS ;    VU LE CODE DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;<br>   SUR LA RESPONSABILITE :    CONSIDERANT QU'IL RESSORT DES PIECES DU DOSSIER QUE LES DESORDRES SURVENUS DANS LE REVETEMENT DE LA SALLE DU CONSEIL GENERAL DE LA SEINE-SAINT-DENIS ONT ETE CONSTATES DANS LE DELAI DE GARANTIE D'UN AN APRES LA RECEPTION PROVISOIRE DE L'OUVRAGE ; QU'ILS ENGAGENT LA RESPONSABILITE CONTRACTUELLE, A L'EGARD DU MAITRE DE Z..., DE L'ARCHITECTE CHARGE, AUX TERMES DES DISPOSITIONS CONTRACTUELLES, DU "CONTROLE" DE LA MISSION DU DECORATEUR ; QUE LA CAUSE DE CES DESORDRES EST LA MECONNAISSANCE CARACTERISEE DES REGLES DE LEUR ART PAR L'ARCHITECTE, PAR LE DECORATEUR ET PAR L'ENTREPRENEUR ; QUE, PAR SUITE, M. Y... N'EST PAS FONDE A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS L'A RECONNU, CONJOINTEMENT ET SOLIDAIREMENT, RESPONSABLE DESDITS DESORDRES AVEC LE DECORATEUR ET L'ENTREPRENEUR ;<br>   SUR LE PREJUDICE :    CONSIDERANT QUE, CONTRAIREMENT A CE QUE SOUTIENT M. Y..., LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF N'A PAS FAIT UNE EVALUATION EXAGEREE DE L'INDEMNITE ALLOUEE AU DEPARTEMENT EN INCLUANT DANS CELLE-CI, CONFORMEMENT AUX SUGGESTIONS DE L'EXPERT, LE COUT D'INSTALLATION D'UN HYDROFILM PROTECTEUR NECESSAIRE A LA BONNE TENUE DE LA MOQUETTE MURALE ; QUE LE DEPARTEMENT N'EST POUR SA PART, PAS FONDE A DEMANDER, PAR LA VOIE DE RECOURS INCIDENT, QUE CETTE INDEMNITE SOIT MAJOREE D'UNE SOMME CORRESPONDANT A L'UTILISATION, POUR LA MOQUETTE MURALE, D'UN MATERIAU AUTRE QUE CELUI PREVU PAR LES DOCUMENTS CONTRACTUELS ;<br>   SUR LES INTERETS :    CONSIDERANT QUE LES INTERETS MORATOIRES DEMANDES PAR LE DEPARTEMENT NE PEUVENT ETRE ALLOUES QU'A COMPTER DE SA DEMANDE INTRODUCTIVE D'INSTANCE SOIT LE 23 MARS 1979 ; QUE PAR SUITE, M. Y... EST FONDE A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE POINT DE DEPART DE CES INTERETS A ETE FIXE AU 30 AVRIL 1972, DATE DE LA CONSTATATION DES PREMIERS DESORDRES ;<br>   SUR LES INTERETS DES INTERETS :    CONSIDERANT QUE LA CAPITALISATION DES INTERETS A ETE DEMANDEE LE 26 NOVEMBRE 1980 ; QU'A CETTE DATE IL ETAIT DU AU MOINS UNE ANNEE D'INTERETS ; QUE, DES LORS, CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 1154 DU CODE CIVIL, IL Y A LIEU DE FAIRE DROIT A CETTE DEMANDE ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER - LE POINT DE DEPART DES INTERETS MORATOIRES DUS AU DEPARTEMENT DE LA SEINE-SAINT-DENIS PAR M. Y... EST REPORTE DU 30 AVRIL 1972 AU 23 MARS 1979.    ARTICLE 2 - LES INTERETS DUS PAR M. FOLLIASSON A... 26 NOVEMBRE 1980 SONT CAPITALISES A CETTE DATE POUR PORTER EUX-MEMES INTERETS.    ARTICLE 3 - LE JUGEMENT DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS EN DATE DU 7 OCTOBRE 1980 EST REFORME EN CE QU'IL A DE CONTRAIRE A LA PRESENTE DECISION.    ARTICLE 4 - LE SURPLUS DES CONCLUSIONS DE LA REQUETE DE M. Y..., ET DU RECOURS INCIDENT DU DEPARTEMENT DE LA SEINE-SAINT-DENIS SONT REJETES.    ARTICLE 5 - LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A M. X..., AU DEPARTEMENT DE LA SEINE-SAINT-DENIS, AU MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'INTERIEUR ET DE LA DECENTRALISATION.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Réformation rejet surplus
**Lois appliquées:** Code civil 1154
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 39-06-02 MARCHES ET CONTRATS ADMINISTRATIFS - ARCHITECTES ET ENTREPRENEURS - RESPONSABILITE CONTRACTUELLE -Faits de nature à entraîner la responsabilité contractuelle de l'architecte - Désordres constatés dans le délai de garantie d'un an après la réception provisoire de l'ouvrage.