# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 3ème Chambre, 11/06/2009, 08NT02652, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021031383
**Date de décision:** 2009-06-11
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 3ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021031383

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 18 septembre 2008, présentée pour M. David X, demeurant ..., par Me Rouxel, avocat au barreau de Nantes ; M. David X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 08-1427 du 23 mai 2008 par lequel le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 février 2008 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et lui fait obligation de quitter le territoire français ;<br>
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       2°) d'annuler ledit arrêté ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour temporaire dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé ce délai, subsidiairement d'enjoindre à cette même autorité de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, l'autorité préfectorale lui délivrant une autorisation provisoire de séjour durant cet examen, lesdites injonctions étant assorties, comme précédemment d'une astreinte de 100 euros par jour de retard passé le délai de quinze jours ;<br>
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       4°) de condamner l'Etat à verser à son conseil la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 14 mai 2009 :<br>
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       - le rapport de Mme Tholliez, président ;<br>
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       - et les conclusions de M. Geffray, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. X, interjette appel du jugement du 23 mai 2008 par lequel le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 février 2008 du préfet de la Loire-Atlantique portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
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       Considérant que l'arrêté contesté indique de manière suffisamment précise l'ensemble des circonstances de droit et de fait qui ont justifié les décisions prises à l'encontre de M. X ; qu'en particulier, il vise les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, relève que M. X est entré en France le 10 janvier 2007, que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et par la Cour nationale du droit  d'asile, que l'intéressé ne remplit aucune des conditions permettant de lui délivrer un titre de séjour, qu'il n'est pas porté une atteinte excessive à sa vie privée et familiale et que les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'ont pas été méconnues ; qu'ainsi, M. X n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté contesté serait entaché d'un défaut de motivation ;<br>
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       Considérant que, contrairement aux affirmations de M. X, il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique a procédé à l'examen particulier de sa situation personnelle, en fonction, notamment des éléments portés à sa connaissance par l'intéressé ; <br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, né le 1er janvier 1983 à Conakry en Guinée, pays dont il a la nationalité, est entré irrégulièrement en France en janvier 2007 ; qu'il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où vivent ses deux enfants et ne se prévaut d'aucun autre lien familial ; qu'ainsi, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment de la durée et des conditions de séjour en France de M. X, le refus de titre de séjour du 13 février 2008 n'a pas porté au respect dû à la vie privée et familiale du requérant une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       Considérant que si M. X, dont la demande d'admission au statut de réfugié a d'ailleurs été rejetée par une décision du directeur de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, en date du 18 avril 2007, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 23 janvier 2008, soutient qu'il serait exposé à des risques en cas de retour en Guinée, du fait notamment de la situation qui y prévaut, il n'établit toutefois pas, faute de précisions suffisantes, la réalité des dangers qu'il prétend courir personnellement en cas de retour dans le pays dont il a la nationalité ; qu'il n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales auraient été, en l'espèce méconnues, ni davantage les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
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       Considérant que le présent arrêt, qui rejette la requête de M. X n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions de l'intéressé tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer, après réexamen, un titre de séjour doivent être rejetées ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à payer à M. X la somme qu'il demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
DÉCIDE :<br>
Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2    : Le présent arrêt sera notifié à M. David X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire. Une copie sera adressée au préfet de la Loire-Atlantique. <br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**