# Conseil d'État,  2ème sous-section jugeant seule, 17/07/2013, 366734, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000027724768
**Date de décision:** 2013-07-17
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 2ème sous-section jugeant seule
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000027724768

## Contenu de la décision

Vu l'ordonnance n° 1108295 du 6 mars 2013, enregistrée le 11 mars 2013 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, par laquelle le président du tribunal administratif de Nantes a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, la requête présentée à ce tribunal par M. B...A...;<br>
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              Vu la requête, enregistrée le 29 août 2011 au greffe du tribunal administratif de Nantes, présentée par M. B...A...demeurant..., tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de la décision du 13 juillet 2011 par laquelle le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration a refusé de modifier le décret du 7 mai 2010 lui accordant la nationalité française pour y porter le nom de l'enfant Nathanaël ;<br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu le code civil ; <br>
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              Vu le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ; <br>
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              Vu le code de justice administrative ;<br>
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              Après avoir entendu en séance publique :<br>
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              Le rapport de Mme Bénédicte Vassallo-Pasquet, Maître des requêtes en service extraordinaire, <br>
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              Les conclusions de Mme Béatrice Bourgeois-Machureau, Rapporteur public ;<br>
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              Considérant qu'aux termes de l'article 22-1 du code civil : " L'enfant mineur dont l'un des deux parents acquiert la nationalité française, devient français de plein droit s'il a la même résidence habituelle que ce parent ou s'il réside alternativement avec ce parent dans le cas de séparation ou divorce./ Les dispositions du présent article ne sont applicables à l'enfant d'une personne qui acquiert la nationalité française par décision de l'autorité publique ou par déclaration de nationalité que si son nom est mentionné dans le décret ou dans la déclaration " ; que l'article 37-1 du décret du 30 décembre 1993, applicable aux demandes de naturalisation et de réintégration dans la nationalité prévoit au 5°, parmi les pièces que le demandeur doit fournir, " le cas échéant, la copie intégrale des actes de naissance de ses enfants mineurs étrangers qui résident avec lui de manière habituelle ou alternativement dans le cas de séparation ou de divorce ainsi que les pièces de nature à établir cette résidence " ;<br>
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              Considérant qu'il résulte de ces dispositions qu'un enfant mineur ne peut devenir français de plein droit par l'effet du décret qui confère la nationalité française à l'un de ses parents qu'à condition, d'une part, que ce parent ait porté son existence, sauf impossibilité ou force majeure, à la connaissance de l'administration chargée d'instruire la demande préalablement à la signature du décret et, d'autre part, qu'il ait, à la date du décret, résidé avec ce parent de manière stable et durable sous réserve, le cas échéant, d'une résidence en alternance avec l'autre parent en cas de séparation ou de divorce ;<br>
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              Considérant que M. A...a acquis la nationalité française par l'effet d'un décret en date du 7 mai 2010 ; qu'il a demandé, par lettres du 26 novembre 2010 et du 19 juin 2011, que son fils Nathanaël, né le 5 avril 2010, bénéficie de la nationalité française en conséquence de sa naturalisation ; qu'il a formé un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 13 juillet 2011 par laquelle le ministre chargé des naturalisations a refusé de modifier le décret du 7 mai 2010 pour y porter mention du nom de l'enfant ; <br>
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              Considérant qu'il ressort des pièces du dossier et qu'il n'est pas contesté que M. A...n'a pas porté à la connaissance de l'administration chargée d'instruire sa demande de naturalisation la naissance de son fils Nathanaël avant l'intervention du décret lui ayant conféré la nationalité française ; que M. A...ne fait pas valoir qu'il aurait été dans l'impossibilité de le faire ; que s'il soutient qu'il ignorait cette obligation, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée ; que les conséquences éventuelles de cette situation au cours de la scolarité de l'enfant sont, de même, sans incidence sur la légalité de la décision ;  <br>
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              Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A...n'est pas fondé à demander l'annulation pour excès de pouvoir de la décision du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration refusant d'accorder la nationalité française à son enfant ; <br>
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  Article 1er : La requête de M. A...est rejetée.<br>
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Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B...A...et au ministre de l'intérieur.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** ECLI:FR:CESJS:2013:366734.20130717
**Résumé:** 
**Mots-clés:**