# Conseil d'Etat, 1 / 4 SSR, du 8 février 1980, 12813, publié au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007667787
**Date de décision:** 1980-02-08
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 1 / 4 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007667787

## Contenu de la décision

VU LA REQUETE, ENREGISTREE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 31 MAI 1978, PRESENTEE PAR M. X...  JEAN-LOUIS , DEMEURANT ...  TARN-ET-GARONNE , ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT ANNULE UN JUGEMENT, EN DATE DU 2 MARS 1978 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE TOULOUSE A REJETE SA DEMANDE TENDANT A L'ANNULATION D'UN ARRETE DU 2 FEVRIER 1976 DU MINISTRE DE L'EDUCATION LE RAYANT DES CADRES DU PERSONNEL ENSEIGNANT ;<br>   VU L'ORDONNANCE DU 4 FEVRIER 1959 ;    VU LE DECRET N 59-310 DU 14 FEVRIER 1959 ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LE CODE DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS ;    VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;<br>   CONSIDERANT QUE M. X..., PROFESSEUR Y... AU LYCEE DE MONTAUBAN EN POSITION DE DISPONIBILITE, A ETE REINTEGRE DANS LES CADRES DE SON ADMINISTRATION ET AFFECTE AU LYCEE DE POISSY PAR ARRETE DU MINISTRE DE L'EDUCATION, EN DATE DU 27 JUIN 1974 ; QUE CET ARRETE SUBORDONNAIT LA REINTEGRATION DE L'INTERESSE AU CONTROLE MEDICAL DE SON APTITUDE A EXERCER DES FONCTIONS D'ENSEIGNEMENT ; QUE PAR DECISION DU 22 NOVEMBRE 1978, LE CONSEIL D'ETAT STATUANT AU CONTENTIEUX A JUGE QUE, CETTE CONDITION N'AYANT PAS ETE REMPLIE, LE MINISTRE AVAIT PU LEGALEMENT RAPPORTER L'ARRETE DU 27 JUIN 1974 PAR UN NOUVEL ARRETE DU 10 FEVRIER 1975 ; QU'IL SUIT DE LA TOUT A LA FOIS QUE M. X... N'A PAS CESSE D'ETRE EN DISPONIBILITE, QU'IL NE PEUT UTILEMENT A L'APPUI DE SON POURVOI SE PREVALOIR A LA PRETENDUE ILLEGALITE DONT AURAIT ETE ENTACHE L'ARRETE DU 27 JUIN 1974 ET QU'ENFIN IL N'EST PAS FONDE A DEMANDER L'ANNULATION DE L'ARRETE ATTAQUE DU 2 FEVRIER 1976 PAR VOIE DE CONSEQUENCE DE CELLE DE L'ARRETE DU 10 FEVRIER 1975 ;<br>   CONSIDERANT QUE PAR LETTRE DU 11 SEPTEMBRE 1975, LE MINISTRE A INVITE M. X... A DEMANDER SA REINTEGRATION OUT EN PRECISANT QUE CETTE REINTEGRATION DEMEURAIT SUBORDONNEE A UN CONTROLE MEDICAL ; QUE, DANS CETTE LETTRE, LE MINISTRE AJOUTAIT QU'EN L'ABSENCE DE CETTE DEMANDE DE REINTEGRATION PAR RETOUR DU COURRIER, IL SE VERRAIT DANS L'OBLIGATION DE PRONONCER SOIT LA MISE A LA RETRAITE DE M. X... S'IL EN SOLLICITAIT LE BENEFICE ET QU'IL EN REMPLIT LES CONDITIONS, SOIT SA RADIATION DES CADRES DU PERSONNEL ENSEIGNANT ; QUE, PAR LETTRE DU 4 NOVEMBRE 1975, LE MINISTRE DE L'EDUCATION A RENOUVELE SA DEMANDE A L'INTERESSE ET RAPPELE LES MESURES QU'IL SERAIT AMENE A PRENDRE SI L'INTERESSE NE SOLLICITAIT PAS SA<br>QUE LE MINISTRE A NOTIFIE UNE SECONDE FOIS A M. X..., QUI EN A ACCUSE RECEPTION LE 10 DECEMBRE 1975, SA LETTRE DU 4 NOVEMBRE 1975 ; QUE M. X... N'A PRESENTE AUCUNE DEMANDE DE REINTEGRATION ; QUE, DANS CES CONDITIONS, IL A, PAR SON FAIT, ROMPU LE LEEN QUI L'UNISSAIT AU SERVICE ET QUE LE MINISTRE A PU LEGALEMENT RAYER L'INTERESSE DES CADRES DU PERSONNEL ENSEIGNANT PAR L'ARRETE ATTAQUE DU 2 FEVRIER 1976 DONT IL N'EST PAS CONTESTE QUE LE SIGNATAIRE AIT RECU DELEGATION DU MINISTRE ; QUE, DES LORS, M. X... N'EST PAS FONDE A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, QUI A CORRECTEMENT ANALYSE SA DEMANDE ET SUFFISAMMENT REPONDU AUX MOYENS DE L'INTERESSE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE TOULOUSE A REJETE CETTE DEMANDE QUI TENDAIT A L'ANNULATION DE L'ARRETE DU 2 FEVRIER 1976 ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER - LA REQUETE DE M. X... EST REJETEE.    ARTICLE 2 - LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A M. X... ET AU MINISTRE DE L'EDUCATION.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Arrêté 1976-02-02 Education Decision attaquée Confirmation
**ECLI:** 
**Résumé:** 30-01-02-01-01, 36-10-09          Ministre de l'Education ayant invité, par lettre du 11 septembre 1975, un professeur en disponibilité à demander sa réintégration, en précisant que celle-ci demeurait subordonnée à un contrôle médical et qu'en l'absence de demande par retour du courrier, il se verrait dans l'obligation de prononcer soit la mise à la retraite de l'intéressé s'il en sollicitait le bénéfice et qu'il en remplît les conditions, soit sa radiation des cadres du personnel enseignant. Par une deuxième lettre du 4 novembre 1975, le ministre a renouvelé sa demande à ce professeur en lui rappelant les mesures qu'il serait amené à prendre si la réintégration n'était pas sollicitée. Cette lettre a été notifiée une deuxième fois à l'intéressé, qui en a accusé réception le 10 décembre 1975, mais qui n'a présenté aucune demande de réintégration. Il a ainsi, de son fait, rompu le lien qui l'unissait au service. Légalité de sa radiation des cadres du personnel enseignant par le ministre.
**Mots-clés:** 30-01-02-01-01 ENSEIGNEMENT -  QUESTIONS GENERALES - QUESTIONS RELATIVES AU PERSONNEL -  PERSONNEL ENSEIGNANT -  POSITIONS - Radiation des cadres - Professeur en disponibilité n'ayant pas, malgré mises en demeure, sollicité sa réintégration - Rupture du lien l'unissant au service.,36-10-09 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS -  CESSATION DE FONCTIONS - RADIATION DES CADRES -  Professeur en disponibilité n'ayant pas, malgré mises en demeure, sollicité sa réintégration - Rupture du lien l'unissant au service.