# Cour de Cassation, CHAMBRE TEMPORAIRE DES EXPROPRIATIONS, du 14 mai 1965, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006968761
**Date de décision:** 1965-05-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006968761

## Contenu de la décision

VU LEUR CONNEXITE, ORDONNE LA JONCTION DES PROCEDURES 64 - 70 014 ET 64 - 70 015 ;<br>
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SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE LA PREMIERE ORDONNANCE ATTAQUEE EN DATE DU 15 OCTOBRE 1963 A PRESCRIT UN TRANSPORT EN VUE DE L'EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE DE DIVERSES PARCELLES DE TERRAIN SISES SUR LE TERRITOIRE DE LA VILLE D'ORANGE ET DESTINEES A L'AMENAGEMENT D'UNE AUTOROUTE ;<br>
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 QUE LA SECONDE ORDONNANCE ATTAQUEE EN DATE DU 18 OCTOBRE 1963 A PRONONCE L'EXPROPRIATION DESDITES PARCELLES AU PROFIT DE L'ETAT ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST D'ABORD REPROCHE A L'ORDONNANCE D'AVOIR ETE RENDUE, ALORS QUE DAME JEANNE Y..., EPOUSE DE PIERRE X..., N'A RECU AUCUNE NOTIFICATION ET N'A PAS ETE DESIGNEE COMME PROPRIETAIRE DANS L'ORDONNANCE D'EXPROPRIATION ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE, MEME S'IL A ETE SAISI EN TEMPS UTILE D'UNE REQUETE RELATIVE AU DROIT DE PROPRIETE QUE LA DEMANDERESSE SOUTIENT AVOIR SUR LES PARCELLES EXPROPRIEES, LE MAGISTRAT, QUI EST SANS QUALITE POUR STATUER SUR LE FOND DU DROIT OU LA QUALITE DE RECLAMANT, A PU PASSER OUTRE ET PRONONCER L'EXPROPRIATION A L'ENCONTRE DE LA SEULE PERSONNE DESIGNEE COMME PROPRIETAIRE, CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 15 DU DECRET DU 6 JUIN 1959 ;<br>
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SUR LES TROISIEME, QUATRIEME, SEPTIEME ET NEUVIEME MOYENS : ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A L'ORDONNANCE D'AVOIR ETE RENDUE : 1° ALORS QUE LE DECRET DU 26 AOUT 1963 QUI PREVOIT, DANS UN CAS NORMAL, UNE PROCEDURE EXCEPTIONNELLE INSTAURANT LE PEAGE, EST NUL ;<br>
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2° QUE, DE MEME, EST NUL LE DECRET DU 2 AVRIL 1962 QUI PREVOIT L'URGENCE SEPAREMENT DE L'ACTE DECLARATIF D'UTILITE PUBLIQUE ;<br>
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3° QUE L'EXPROPRIATION ENVISAGEE NE PRESENTE PAS LE CARACTERE D'UTILITE PUBLIQUE ;<br>
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4° QUE LES PRESCRIPTIONS EDICTEES PAR L'ARTICLE 10 DE LA LOI DU 8 AOUT 1962 COMPLEMENTAIRE DE LA LOI D'ORIENTATION AGRICOLE, N'ONT PAS ETE OBSERVEES ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LE MAGISTRAT QUI PRONONCE, PAR ORDONNANCE, L'EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE, DOIT SE BORNER A VERIFIER ET A CONSTATER L'ACCOMPLISSEMENT DES FORMALITES LEGALES ET N'A AUCUNE QUALITE POUR APPRECIER LA REGULARITE DES ACTES ADMINISTRATIFS QUI LUI SONT PRESENTES A L'APPUI DE LA REQUETE ;<br>
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 QUE LESDITS MOYENS DOIVENT ETRE REJETES ;<br>
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SUR LES DEUXIEME ET SIXIEME MOYENS : ATTENDU QU'IL EST ENCORE FAIT GRIEF A LA DECISION ATTAQUEE DE NE POINT CONSTATER : 1° LE DEFAUT D'ACTE D'UTILITE PUBLIQUE ;<br>
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2° L'ABSENCE DE L'AVIS PREALABLE ET OBLIGATOIRE DE LA COMMISSION DE CONTROLE DES OPERATIONS IMMOBILIERES ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ORDONNANCE ENONCE, D'UNE PART : VU LE DECRET D'UTILITE PUBLIQUE DU 28 AOUT 1961 ET LE DECRET MODIFICATIF DU 17 JANVIER 1963 PORTANT DECLARATION D'UTILITE PUBLIQUE DES TRAVAUX DE CONSTRUCTION DE L'AUTOROUTE VALENCE-MARSEILLE ;<br>
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 D'AUTRE PART : VU LE CERTIFICAT DE M LE PREFET DU VAUCLUSE EN DATE DU 11 OCTOBRE 1963 ATTESTANT QUE LES ACQUISITIONS IMMOBILIERES NECESSAIRES A LA REALISATION DU PROJET DE RETABLISSEMENT DE LA CIRCULATION SUR LES CHEMINS COUPES PAR LA DEVIATION AUTOROUTIERE D'ORANGE SONT EXEMPTEES DU CONTROLE PREVU A L'ARTICLE 7 DU DECRET DU 28 AOUT 1949 ;<br>
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 QUE LES DEUX MOYENS MANQUENT EN FAIT ;<br>
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SUR LES CINQUIEME ET HUITIEME MOYENS : ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE ENFIN A L'ORDONNANCE DE NE PAS COMPORTER LE VISA DE L'AVIS PREALABLE ET OBLIGATOIRE DES BEAUX-ARTS ET CELUI DU MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DES CHAMBRES PROFESSIONNELLES ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LES AVIS SUS-ENONCES SONT PREVUS AUX ARTICLES 11 ET 12 DU DECRET DU 6 JUIN 1959 ET FIGURENT SOUS LE TITRE PREMIER DUDIT DECRET QUI TRAITE DE L'ENQUETE PREALABLE A LA DECLARATION D'UTILITE PUBLIQUE DONT LA VERIFICATION DES MODALITES ECHAPPE AU CONTROLE DU JUGE DE L'EXPROPRIATION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LES POURVOIS FORMES CONTRE LES DEUX ORDONNANCES RENDUES LE 15 OCTOBRE 1963 (POURVOI N° 64 - 70 014) ET LE 18 OCTOBRE 1963 (POURVOI N° 64 - 70 015) PAR LE JUGE DE L'EXPROPRIATION DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE D'AVIGNON. N° 64 - 70 014. X... C/ ETAT FRANCAIS. N° 64 - 70 015. X... C/ ETAT FRANCAIS. PRESIDENT : M DE MONTERA - RAPPORTEUR : M DEVISE - AVOCAT GENERAL : M BLONDEAU. A RAPPROCHER : SUR LE N° 3 : 22 JANVIER 1965, BULL 1965, V, N° 15, P 11, ET LES ARRETS CITES.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° MEME SI LE JUGE DE L'EXPROPRIATION A ETE SAISI EN TEMPS UTILE D'UNE REQUETE RELATIVE AU DROIT DE PROPRIETE QUE LE DEMANDEUR SOUTIENT AVOIR SUR LES PARCELLES EXPROPRIEES , LE MAGISTRAT, QUI EST SANS QUALITE POUR STATUER SUR LE FOND DU DROIT OU LA QUALITE DU RECLAMANT, PEUT PASSER OUTRE ET PRONONCER L'EXPROPRIATION A L'ENCONTRE DE LA SEULE PERSONNE DESIGNEE COMME PROPRIETAIRE, CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 15 DU DECRET DU 6 JUIN 1959.,2° LE MAGISTRAT QUI PRONONCE L'EXPROPRIATION EST SANS QUALITE POUR APPRECIER LA REGULARITE DES ACTES ADMINISTRATIFS QUI LUI SONT PRESENTES A L'APPUI DE LA REQUETE. ON NE SAURAIT DONC LUI REPROCHER D'AVOIR STATUE ALORS QUE LE DECRET DU 26 AOUT 1963 QUI PREVOIT, DANS UN CAS NORMAL, UNE PROCEDURE EXCEPTIONNELLE INSTAURANT UN PEAGE SUR LES AUTOROUTES ET CELUI DU 2 AVRIL 1962 QUI PREVOIT L'URGENCE SEPAREMENT DE L'ACTE DECLARATIF D'UTILITE PUBLIQUE QUE L'EXPROPRIATION ENVISAGEE N'A PAS UN CARACTERE D'UTILITE PUBLIQUE ET QUE L'ARTICLE 10 DE LA LOI DU 8 AOUT 1962 COMPLEMENTAIRE DE LA LOI D'ORIENTATION AGRICOLE N'A PAS ETE OBSERVE.,3° LES VISAS DE L'AVIS PREALABLE ET OBLIGATOIRE DES BEAUX-ARTS ET CELUI DU MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DES CHAMBRES PROFESSIONNELLES, PREVUS AUX ARTICLES 11 ET 12 DU DECRET DU 6 JUIN 1959 ET QUI FIGURENT SOUS LE TITRE 1ER DUDIT DECRET QUI TRAITE DE L'ENQUETE PREALABLE A LA DECLARATION D'UTILITE PUBLIQUE, NE FONT PAS PARTIE DES FORMALITES LEGALES DONT LA VERIFICATION DE L'ACCOMPLISSEMENT INCOMBE AU JUGE DE L'EXPROPRIATION.
**Mots-clés:** 1° EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958) - ORDONNANCE D'EXPROPRIATION - POUVOIRS DU JUGE DE L'EXPROPRIATION - ABSENCE DE QUALITE POUR STATUER SUR LE FOND DU DROIT OU LA QUALITE DU RECLAMANT - DEMANDEUR SOUTENANT AVOIR UN DROIT DE PROPRIETE SUR LES PARCELLES EXPROPRIEES,2° EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958) - ORDONNANCE D'EXPROPRIATION - POUVOIRS DU JUGE DE L'EXPROPRIATION - APPRECIATION DE LA REGULARITE DES ACTES ADMINISTRATIFS (NON) - NULLITE DE CERTAINS TEXTES,3° EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958) - ORDONNANCE D'EXPROPRIATION - VERIFICATION DE L'ACCOMPLISSEMENT DES FORMALITES LEGALES - ENQUETE PREALABLE (NON)