# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 7 mai 2004, 261312, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008179973
**Date de décision:** 2004-05-07
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008179973

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 27 octobre 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Saïd X, demeurant au ...)  ;  M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 9 septembre 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 1er septembre 2003 par lequel le préfet de l'Essonne a décidé sa reconduite à la frontière  ;
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                2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;
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     	Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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	Vu le code de justice administrative  ;
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Après avoir entendu en séance publique  :
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     - les conclusions de M. Vallée, Commissaire du gouvernement  ;
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                Sur la régularité du jugement attaqué   :
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                Considérant qu'aux termes du quatrième alinéa de l'article 22 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France   : L'audience est publique. Elle se déroule sans conclusions du commissaire du gouvernement, en présence de l'intéressé, sauf si celui-ci, dûment convoqué, ne se présente pas et qu'aux termes de l'article R. 776.10 du code de justice administrative   : Les parties doivent être averties par tous moyens de la date, de l'heure et du lieu de l'audience  ; qu'il résulte de ces dispositions que l'étranger qui a formé un recours contre l'arrêté ordonnant sa reconduite à la frontière doit, même s'il est assisté d'un avocat, être personnellement convoqué à l'audience  ;
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                Considérant que si M. X avance qu'il n'a pas été régulièrement convoqué à l'audience, il ressort des mentions du jugement attaqué, qui font foi jusqu'à preuve du contraire, que les parties ont été dûment convoquées à l'audience  ; que cette preuve n'est pas rapportée par M. X  ; que le moyen tiré de ce que le jugement aurait été rendu à  la suite d'une procédure irrégulière doit, par suite, être écarté  ;
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                Sur la légalité de l'arrêté de reconduite à la frontière   :
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 2° Si l'étranger s'est maintenu sur le territoire au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée sur le territoire sans être titulaire du premier titre de séjour régulièrement délivré (...)  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité marocaine, s'il est entré sur le territoire français régulièrement en 1993, n'a pas disposé par la suite d'un titre de séjour régulièrement délivré  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée  ;
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                Considérant qu'aux  termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative   : La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours  ; que la demande de M. X tendant à l'annulation de l'arrêté de reconduite à la frontière du 1er septembre 2003 devant le tribunal administratif de Paris, n'était pas motivée  ; que si la requête présentée en appel devant la section du contentieux du Conseil d'Etat contient l'exposé des faits et moyens que M. X souhaite développer à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté de reconduite à la frontière, ceux-ci sont nouveaux en appel et ne sont, par suite, pas recevables  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande  ;
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<br>D E C I D E  :
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     Article 1er  :   La requête  de M. X est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Saïd X, au préfet de l'Essonne et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**