# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 18 novembre 1970, 69-40.569, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983891
**Date de décision:** 1970-11-18
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983891

## Contenu de la décision

<p>SUR LE MOYEN UNIQUE, TIRE DE LA VIOLATION PAR FAUSSE APPLICATION DES ARTICLES 23, 31A ET SUIVANTS, 31E ET SUIVANTS DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL, 1134 DU CODE CIVIL, VIOLATION DE LA CONVENTION COLLECTIVE DES INGENIEURS ET CADRES DES INDUSTRIES METALLURGIQUES DE LA REGION PARISIENNE, ENSEMBLE VIOLATION DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, POUR DEFAUT DE MOTIFS ET DE REPONSE AUX CONCLUSIONS, DENATURATION DES DONNEES DU LITIGE, MECONNAISSANCE DES ELEMENTS DE LA CAUSE, ET MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QUE LA SOCIETE BASSET FILS REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECLARE APPLICABLE LA CONVENTION COLLECTIVE DES INGENIEURS ET CADRES DES INDUSTRIES METALLURGIQUES ET MECANIQUES DE LA REGION PARISIENNE A X..., INGENIEUR QU'ELLE AVAIT LICENCIE A RAISON DE LA REGRESSION DU CHIFFRE D'AFFAIRES, AUX MOTIFS QUE LA SOCIETE EXPLOITE UN LABORATOIRE DE RECHERCHES, MAIS PRODUIT EGALEMENT DES MATERIELS ; </p>
<p>QUE CETTE SECONDE ACTIVITE ENTRE DANS LES PREVISIONS DE LA CONVENTION COLLECTIVE EN CAUSE, ET QU'IL N'Y AVAIT PAS LIEU DE RECHERCHER QU'ELLE ETAIT L'ACTIVITE PRINCIPALE DE L'EMPLOYEUR DES LORS QUE LES BULLETINS DE PAYE REMIS A L'INTERESSE PORTAIENT UNE QUALIFICATION CONSTITUANT UNE REFERENCE A LA CLASSIFICATION DE LA CONVENTION COLLECTIVE SUSVISEE ET QUE L'ATTESTATION D'UN AUTRE EMPLOYE ETABLISSAIT QUE LA SOCIETE APPLIQUAIT LA CONVENTION COLLECTIVE CONTESTEE, ALORS QUE LA CONVENTION COLLECTIVE APPLICABLE SE DETERMINE EN FONCTION DE L'ACTIVITE PRINCIPALE DE L'ENTREPRISE, DE TELLE SORTE QUE LA COUR D'APPEL A FAIT A TORT ABSTRACTION DE CET ELEMENT FONDAMENTAL ; </p>
<p>QUE, DE PLUS, L'ACTIVITE PREPONDERANTE DE L'ENTREPRISE RESULTANT AUSSI DE SON CLASSEMENT PAR L'INSEE, LA COUR D'APPEL NE POUVAIT S'ABSTENIR DE TIRER LES CONSEQUENCES QU'IMPOSAIT SON CLASSEMENT DANS LA CATEGORIE DES LABORATOIRES DE RECHERCHES POUR FAIRE PREVALOIR DES ELEMENTS ACCESSOIRES ET INOPERANTS AU MEPRIS DES PRINCIPES REGISSANT LA MATIERE ET SANS EGARD POUR LA THESE DE L'INSPECTION DU TRAVAIL INVOQUEE EXPRESSEMENT DANS DES CONCLUSIONS DEMEUREES SANS REPONSE ; </p>
<p>MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE CONSTATE QUE X... A ETE LICENCIE PAR LA SOCIETE BASSET ET FILS ET CIE, LE 30 SEPTEMBRE 1967, POUR LE 31 DECEMBRE SUIVANT ; </p>
<p>QUE CETTE ENTREPRISE A UNE ACTIVITE DOUBLE : EXPLOITATION D'UN LABORATOIRE DE RECHERCHES ET FABRICATION DE MATERIEL POUR TRES HAUTES PRESSIONS, QU'ELLE A ETE INSCRITE A L'INSEE SOUS UN NUMERO APPLICABLE AUX ENTREPRISES PRODUISANT DES COMPTEURS MECANIQUES, AINSI QUE DES APPAREILS MECANIQUES DE REGULATION ET DE CONTROLE, PENDANT TOUTE LA DUREE DES SERVICES DE X... ; </p>
<p>QUE CE N'EST QU'APRES LE DEPART DE CELUI-CI QUE, DANS LE COURANT DE L'ANNEE 1968, ELLE A OBTENU L'ATTRIBUTION D'UN NUMERO CORRESPONDANT AUX ACTIVITES D'UN LABORATOIRE DE RECHERCHES ; </p>
<p>QUE LES BULLETINS DE PAYE REMIS A X... L'AVAIENT QUALIFIE D'INGENIEUR 2 B ET SE REFERAIENT MANIFESTEMENT A LA CONVENTION COLLECTIVE DES INGENIEURS ET CADRES DE LA METALLURGIE DE LA REGION PARISIENNE ; </p>
<p>QU'UN TEMOIN, ANCIEN AGENT TECHNIQUE DE L'ENTREPRISE, AVAIT DECLARE DANS UNE ATTESTATION QU'A SON DEPART LA SOCIETE L'AVAIT FAIT BENEFICIER DES AVANTAGES DE CETTE CONVENTION COLLECTIVE ; </p>
<p>ATTENDU QUE, SANS VIOLER AUCUN DES TEXTES VISES PAR LE POURVOI, LA COUR D'APPEL, QUI N'ETAIT PAS TENUE DE SUIVRE L'EMPLOYEUR DANS LE DETAIL DE SON ARGUMENTATION ET QUI A APPRECIE LA FORCE PROBANTE DES ELEMENTS DE LA CAUSE, A PU ESTIMER QU'IL RESULTAIT DE LEUR CONCORDANCE QUE LA SOCIETE BASSET FILS ET CIE, QUELLE QUE FUT SON ACTIVITE PRINCIPALE, APPLIQUAIT HABITUELLEMENT EN FAIT A SON PERSONNEL LA CONVENTION COLLECTIVE LITIGIEUSE ET QU'IL Y AVAIT LIEU, EN CONSEQUENCE, DE DECLARER BIEN FONDEE L'ACTION DE X... EN SES DIFFERENTS CHEFS DE DEMANDE, DES LORS QU'ILS AVAIENT POUR OBJET D'EN OBTENIR L'APPLICATION ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 3 JUIN 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS</p>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Convention collective DES INGENIEURS ET CADRES DES INDUSTRIES METALLURGIQUES ET MECANIQUES DE LA REGION PARISIENNE
**ECLI:** 
**Résumé:** AYANT RELEVE QU'UNE ENTREPRISE QUI AVAIT UNE ACTIVITE DOUBLE  : EXPLOITATION D'UN LABORATOIRE DE RECHERCHES ET FABRICATION DE  MATERIEL, APPLIQUAIT HABITUELLEMENT EN FAIT A SON PERSONNEL LA  CONVENTION COLLECTIVE DES INGENIEURS ET CADRES DES INDUSTRIES  METALLURGIQUES DE LA REGION PARISIENNE, LES JUGES DU FOND ONT PU EN  DEDUIRE QUE, QUELLE QUE FUT L'ACTIVITE PRINCIPALE DE CETTE  ENTREPRISE, IL Y AVAIT LIEU DE DECLARER BIEN FONDEE L'ACTION D'UN  INGENIEUR EN SES DIFFERENTS CHEFS DE DEMANDE, DES LORS QU'ILS  AVAIENT POUR OBJET D'OBTENIR L'APPLICATION DE LADITE CONVENTION.
**Mots-clés:** CONVENTIONS COLLECTIVES - APPLICATION - CONVENTION NON OBLIGATOIRE  ENTRE LES PARTIES - APPLICATION DE FAIT - PORTEE.,* CONVENTIONS COLLECTIVES - APPLICATION - CONDITIONS - ENTREPRISE  AYANT PLUSIEURS ACTIVITES DIFFERENTES - ACTIVITE ESSENTIELLE -  LABORATOIRE DE RECHERCHES AYANT UNE ACTIVITE DE PRODUCTION DE  MATERIEL.,* CONVENTIONS COLLECTIVES - METALLURGIE - REGION PARISIENNE -  INGENIEURS ET CADRES - APPLICATION - APPLICATION DE FAIT - INGENIEUR  D'UN LABORATOIRE DE RECHERCHES AYANT UNE ACTIVITE DE PRODUCTION DE  MATERIEL.