# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 25 mai 1982, 80-16.257, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007009500
**Date de décision:** 1982-05-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007009500

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 153, ALINEA 1ER, DU DECRET DU 8 JUIN 1946 ET L'ARTICLE 239 TER DU CODE GENERAL DES IMPOTS ;<br>
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ATTENDU QU'AUX TERMES DU PREMIER DE CES TEXTES EST CONSIDERE COMME EMPLOYEUR OU TRAVAILLEUR INDEPENDANT TOUT ASSOCIE D'UNE SOCIETE EN NOM COLLECTIF ;<br>
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 QUE, SELON LE SECOND, LES SOCIETES CIVILES QUI ONT POUR OBJET LA CONSTRUCTION D'IMMEUBLES EN VUE DE LA VENTE SONT SOUMISES AU MEME REGIME QUE LES SOCIETES EN NOM COLLECTIF EFFECTUANT LES MEMES OPERATIONS ;<br>
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ATTENDU QUE, POUR ANNULER LA DECISION DE L'URSSAF ASSUJETTISSANT LES ASSOCIES DE LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE RESIDENCE SAINT-FRANCOIS A FREJUS A LA COTISATION D'ALLOCATIONS FAMILIALES, L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE ENONCE ESSENTIELLEMENT QUE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 239 TER DU CODE GENERAL DES IMPOTS APPARTIENNENT A LA LEGISLATION FISCALE APPLICABLE EN MATIERE D'IMPOSITION DES REVENUS, QUE L'ASSUJETTISSEMENT AUX ORGANISMES DE SECURITE SOCIALE RELEVE DE LA LEGISLATION DE LA SECURITE SOCIALE, LAQUELLE N'ASSIMILE PAS LES ASSOCIES DES SOCIETES CIVILES DE CONSTRUCTION AUX TRAVAILLEURS INDEPENDANTS, ET QU'IL NE RESULTE D'AUCUN ELEMENT DU DOSSIER QUE LES INTERESSES AIENT EXERCE UNE ACTIVITE PROFESSIONNELLE EFFECTIVE EN LEUR QUALITE D'ASSOCIE ;<br>
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ATTENDU CEPENDANT QU'IL N'ETAIT CONTESTE NI QUE LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE EN CAUSE AVAIT POUR OBJET SOCIAL LA CONSTRUCTION D'IMMEUBLES EN VUE DE LA VENTE NI QUE SUR LE PLAN FISCAL LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 239 TER DU CODE GENERAL DES IMPOTS ETAIENT APPLICABLES A LA SOCIETE, ET QUE CE TEXTE A POUR EFFET DE PLACER CHACUN DES ASSOCIES DANS LA POSITION D'UN MEMBRE D'UNE SOCIETE EN NOM COLLECTIF EN CE QUI CONCERNE L'IMPOSITION DES REVENUS PROFESSIONNELS, CE QUI A POUR CONSEQUENCE DE FIXER SA SITUATION VIS-A-VIS DE L'ARTICLE 153, ALINEA 1ER, DU DECRET DU 8 JUIN 1946 ;<br>
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QU'EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 11 JUILLET 1980 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE NIMES.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** CGI 239-ter,Décret 1946-06-08 ART. 153 AL. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** Selon l'article 239 ter du Code général des Impôts les sociétés civiles qui ont pour objet la construction d'immeubles en vue de la vente sont soumises au même régime que les sociétés en nom collectif effectuant les mêmes opérations.          Ce texte a pour effet de placer chacun des associés dans la position d'un membre d'une société en nom collectif en ce qui concerne l'imposition des revenus professionnels, ce qui a pour conséquence de fixer sa situation vis-à-vis de l'article 153 alinéa 1 du décret du 8 juin 1946, en sorte qu'il doit être considéré, au regard du régime des allocations familiales, comme exerçant une activité non salariée.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE PRESTATIONS FAMILIALES - Assujettis - Employeurs et travailleurs indépendants - Associés d'une société civile - Société civile immobilière.,* SOCIETE CIVILE - Société civile immobilière - Associés - Sécurité sociale - Prestations familiales - Assujettissement.