# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 01/07/2010, 08MA05033, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000022657087
**Date de décision:** 2010-07-01
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000022657087

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 9 décembre 2008, sous le n° 08MA05033, présentée pour M. Farouk A, élisant domicile ..., par Me Kuhn-Massot, avocat ; <br>
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      M. A demande à la Cour :<br>
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      1°) d'annuler le jugement n° 0606870 du 25 novembre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 3 septembre 2008 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un certificat de résidence et l'a obligé à quitter le territoire français ; <br>
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      2°) d'annuler la décision susmentionnée du préfet des Bouches-du-Rhône ;<br>
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      3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à un nouvel examen de sa demande, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;<br>
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      4°) de condamner l'Etat à lui payer une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
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      ....................................<br>
      Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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      Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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      Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;<br>
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      Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d'asile ;<br>
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      Vu le code de justice administrative ;<br>
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      Vu l'article 1er du décret du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ;<br>
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      Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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      Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 3 juin 2010 :<br>
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 - le rapport de Mme Pena, conseiller ;<br>
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      - les conclusions de M. Pocheron, rapporteur public ;<br>
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      - et les observations de Me Kuhn-Massot, avocat de M. Farouk A ; <br>
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      Considérant que M. Farouk A, de nationalité algérienne, relève appel du jugement du 25 novembre 2008 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 3 septembre 2008 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un certificat de résidence et l'a obligé à quitter le territoire français ; <br>
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      Sur les conclusions à fin d'annulation : <br>
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      Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; et qu'aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié :  (...) Le certificat de résidence d'un an portant la mention vie privée et familiale est délivré de plein droit : (...) 5°  Au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus  (...) ;<br>
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      Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. A, entré selon ses dires en France en 2002 à l'âge de quatorze ans en compagnie de son père, a été scolarisé dès son arrivée en France et a obtenu en juillet 2005 un brevet d'études professionnelles  métiers de la production mécanique informatisée  puis un baccalauréat professionnel en juin 2008 ; que toutefois, et alors qu'il ne s'est manifesté que plus de deux ans après sa majorité auprès des services de la préfecture afin de tenter d'obtenir une régularisation de sa situation administrative, M. A est célibataire, sans charge de famille et ne conteste ni la présence irrégulière de ses parents sur le territoire français, ni n'être pas dépourvu de toute attache familiale dans son pays d'origine ; que dès lors, le préfet des Bouches-du-Rhône, en refusant de délivrer au requérant le certificat de résidence sollicité, n'a pas porté à son droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette mesure a été prise ; qu'ainsi, la décision attaquée n'a pas méconnu les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ni celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sus mentionnées ;<br>
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      Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande ; que ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant au bénéfice des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative doivent, par voie de conséquence, être rejetées ;<br>
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      D É C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Farouk A et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
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N° 008MA05033	2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**