# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 24 mars 1971, 70-70.160, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006985161
**Date de décision:** 1971-03-24
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006985161

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE, QUI FIXE LE MONTANT DE L'INDEMNITE DUE A CUGUEN, A LA SUITE DE L'EXPROPRIATION, AU PROFIT DE LA COMMUNE DE SAINT-BRIAC, DE DEUX PARCELLES DE TERRE LUI APPARTENANT, DE N'AVOIR ACCORDE, EN CE QUI CONCERNE L'UNE DE CES PARCELLES, QU'UNE INDEMNITE DE REMPLOI DE 15%, ALORS QUE, DANS SON MEMOIRE, L'EXPROPRIE FAISAIT VALOIR QUE SI LADITE PARCELLE CONSTITUAIT BIEN UN TERRAIN A BATIR, IL N'AVAIT CONTRACTE AUCUN ENGAGEMENT DE CONSTRUIRE DANS UN CERTAIN DELAI ET NE POUVAIT DONC BENEFICIER D'AUCUN AVANTAGE FISCAL DE NATURE A REDUIRE LES FRAIS DE REMPLOI ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU SECOND DEGRE, EN ASSORTISSANT L'INDEMNITE PRINCIPALE, FIXEE A 38850 FRANCS, D'UNE INDEMNITE DE REMPLOI AU TAUX DE 15%, ONT FAIT UNE EXACTE APPLICATION DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 30-IV DU DECRET DU 20 NOVEMBRE 1959, QUI, AINSI QUE LE RAPPELLE L'ARRET ATTAQUE, NE PREVOIT QUE LA SEULE HYPOTHESE D'UNE ACQUISITION DE BIENS DE MEME NATURE, MOYENNANT UN PRIX EGAL AU MONTANT DE L'INDEMNITE PRINCIPALE ;<br>
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 QU'ILS ONT AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION ;<br>
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QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 30 JANVIER 1970, PAR LA COUR D'APPEL DE RENNES (CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS) ;<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1968-11-28 Bulletin 1968 III N.500 (1) P.384 (REJET) ET LES ARRETS CITES  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1970-12-16 Bulletin 1970 III N.707 P.571 (REJET<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Décret 58-1135 1958-11-20 ART. 30 IV
**ECLI:** 
**Résumé:** L'ARTICLE 30 IV DU DECRET DU 20 NOVEMBRE 1959, RELATIF A L 'INDEMNITE DE REMPLOI, NE PREVOIT QUE LA SEULE HYPOTHESE D'UNE  ACQUISITION DE BIENS DE MEME NATURE, MOYENNANT UN PRIX EGAL AU  MONTANT DE L'INDEMNITE PRINCIPALE.
**Mots-clés:** EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23  OCTOBRE 1958) - INDEMNITE - INDEMNITES ACCESSOIRES - INDEMNITE DE  REMPLOI - DEFINITION - ARTICLE 30 DU DECRET DU 20 NOVEMBRE 1959.