# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 28 avril 2004, 261023, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008166167
**Date de décision:** 2004-04-28
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008166167

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 14 octobre 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat,  présentée par M. Soloba Niarga X  demeurant ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 11 août 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du  15 mai  2003 par lequel  le préfet de police  a décidé sa reconduite à la frontière  ;
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                     Vu les autres pièces du dossier  ;	
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                 Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;	
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                Vu le code de justice administrative   ;
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Après avoir entendu en séance publique  :
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     - les conclusions de M. Le Chatelier, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article 22-I de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : I- Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris,  le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger, auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)   ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 21 juin 2002, de la décision du 5 juin 2002, lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'il était ainsi dans le cas visé au 3° de l'article 22-1 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 où le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière  ; 
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                Considérant que la demande de M. X tendant à obtenir le statut de réfugié a  été définitivement rejetée par une décision de l'office français de protection des réfugiés et apatrides en date du 17 octobre 2001 confirmée par une décision de  la commission des recours des réfugiés  le 19 février 2002  ; que les allégations relatives aux  persécutions qu'il encourrait en cas de retour au Mali ne sont assorties d'aucun document permettant d'en apprécier le bien-fondé et qu'à supposer même que ce risque soit fondé, cette circonstance serait sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué  qui n'impose pas à l'intéressé de regagner son pays d'origine  ; 
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande  ;
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D E C I D E  :
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      Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Soloba Niarga X, au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**