# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 2 mars 1977, 75-15.027, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006998296
**Date de décision:** 1977-03-02
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006998296

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QU'EN APPLICATION DE LA CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DE L'INDUSTRIE DES TUILES ET BRIQUES DU 15 OCTOBRE 1970 ET DU PROTOCOLE D'ACCORD DU 22 OCTOBRE 1970, LA SOCIETE DES TUILERIES DES MUREAUX DEVAIT REDUIRE EFFECTIVEMENT LES HORAIRES DE SES SALARIES, AU MOTIF QUE DANS LES QUARANTE CINQ HEURES FIXEES COMME MAXIMUM DE LA DUREE DU TRAVAIL HEBDOMADAIRE PAR LE PROTOCOLE, IL FALLAIT INCLURE LES DEUX HEURES (VINGT MINUTES PAR JOUR) DE PAUSE REMUNEREE PREVUES PAR L'ARTICLE O.17 DE LA CONVENTION COLLECTIVE, ALORS QUE LE FAIT QUE CES TEMPS DE REPOS FUSSENT REMUNERES N'IMPLIQUAIT NULLEMENT QUE LES CONTRACTANTS AIENT EU L'INTENTION DE CONSIDERER CES TEMPS DE PAUSE COMME DES TEMPS DE TRAVAIL EFFECTIF PUISQUE DURANT CES MOMENTS, NON SEULEMENT LES OUVRIERS N'ETAIENT ASTREINTS A AUCUNE TACHE PRODUCTIVE MAIS JOUISSAIENT D'UNE LIBERTE TOTALE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A RELEVE QUE LE TEMPS DE PAUSE QUI ETAIT PREVU PAR L'ARTICLE O.17 DE LA CONVENTION COLLECTIVE ET QUI ETAIT REMUNERE ENTRAIT EN OUTRE, AUX TERMES DE CE TEXTE DANS LE CALCUL DES HEURES SUPPLEMENTAIRES ;<br>
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 QU'ELLE EN A DEDUIT EXACTEMENT QUE LES PARTIES AVAIENT ENTENDU ASSIMILER CE TEMPS DE REPOS DE VINGT MINUTES, PRIS EN PRINCIPE AU MILIEU DU POSTE D'UNE DUREE CONTINUE DE SEPT HEURES TRENTE, A UN TEMPS DE TRAVAIL EFFECTIF PAR UNE DISPOSITION, PLUS FAVORABLE AUX TRAVAILLEURS QUE CELLE RESULTANT DE L'ARTICLE L.212-4 DU CODE DU TRAVAIL, ET PERMISE PAR L'ARTICLE L.132-1 DU MEME CODE ;<br>
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 QU'ABSTRACTION FAITE DE TOUS AUTRES MOTIFS SURABONDANTS, SA DECISION SE TROUVE AINSI JUSTIFIEE. PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 9 JUILLET 1975 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1975-02-12 Bulletin 1975 V N. 59 p.58 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail L191-1,Code du travail L212-4,Convention collective nationale 1970-10-15 Industries des Tuiles et Briques ART. 17,Protocole ACCORD 1970-10-22 Industries des Tuiles et Briques
**ECLI:** 
**Résumé:** Il résulte de l'article 0.17 de la convention collective nationale des industries des tuiles et briques du 15 octobre 1970 et du protocole d'accord du 22 octobre 1970, d'après lequel le temps de pause rémunéré entre dans le calcul des heures supplémentaires, que les parties ont entendu assimiler ce temps de repos de vingt minutes, pris en principe au milieu du poste d'une durée continue de sept heures trente, à un temps de travail effectif par une disposition plus favorable aux travailleurs que celle de l'article L 212-4 du Code du travail, assimilation qui est permise par l'article L 191-1 du même code.          Par suite, les deux heures hebdomadaires de pause doivent être incluses dans les quarante-cinq heures hebdomadaires de travail fixées par le protocole susvisé.
**Mots-clés:** TRAVAIL REGLEMENTATION - Durée du travail - Industries des tuiles et briques - Temps de pause - Assimilation à un temps de travail effectif.,* CONVENTIONS COLLECTIVES - Industries des tuiles et briques - Convention nationale du 15 octobre 1970 - Durée du travail - Temps de pause - Assimilation à un temps de travail effectif.