# CAA de MARSEILLE, 4ème chambre - formation à 3, 13/06/2017, 16MA01645, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000035033216
**Date de décision:** 2017-06-13
**Juridiction:** CAA de MARSEILLE
**Formation:** 4ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000035033216

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       Mme A... B...a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 22 octobre 2013 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de l'admettre au séjour et l'a invitée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours.<br>
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       Par un jugement n° 1400080 du 1er octobre 2015, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.<br>
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       Procédure devant la Cour :<br>
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       Par une requête enregistrée le 22 avril 2016, Mme B..., représentée par Me C..., demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du 1er octobre 2015 du tribunal administratif de Marseille ;<br>
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       2°) d'annuler l'arrêté préfectoral du 22 octobre 2013 ; <br>
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       3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer le titre de séjour qu'elle a sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.<br>
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       Elle soutient que :<br>
       - la décision de refus de séjour est insuffisamment motivée en ce qu'elle repose sur des mentions stéréotypées ;<br>
       - cette décision méconnaît les stipulations des articles 6-1) et 6-5) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
       - l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.<br>
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       Par un mémoire en défense enregistré le 11 mai 2017, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut à ce qu'il soit constaté qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, dès lors qu'il a délivré à la requérante, le 14 novembre 2016, un certificat de résidence en qualité d'étranger malade, qui a été renouvelé jusqu'au 7 février 2018.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier.<br>
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       Vu :<br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
       - le code de justice administrative. <br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       Le rapport de Mme Carotenuto a été entendu au cours de l'audience publique. <br>
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       1. Considérant que Mme B..., ressortissante algérienne, a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article 6-5) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ; que par arrêté du 22 octobre 2013, le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de l'admettre au séjour et l'a invitée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ; que Mme B... relève appel du jugement du 1er octobre 2015 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté ; <br>
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       2. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'enregistrement de la requête, le préfet des Bouches-du-Rhône a, le 14 novembre 2016, délivré à Mme B... un certificat de résidence valable jusqu'au 24 février 2017, qui a été renouvelé par un titre d'un an valable jusqu'au 7 février 2018 ; que, dès lors, la requête de Mme B... est devenue sans objet ;<br>
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       3. Considérant que, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme B... tendant au bénéfice des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;<br>
       D É C I D E :<br>
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B....<br>
Article 2 : Les conclusions de Mme B... tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.<br>
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à FatmaB..., à Me C... et au ministre de l'intérieur.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
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       Délibéré après l'audience du 30 mai 2017, où siégeaient :<br>
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       - M. Cherrier, président,<br>
       - Mme Chevalier-Aubert, président assesseur,<br>
       - Mme Carotenuto, premier conseiller.<br>
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       Lu en audience publique, le 13 juin 2017.<br>
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N° 16MA01645<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01-03 Étrangers. Séjour des étrangers. Refus de séjour.