# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 3 février 1972, 70-13.786, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006987010
**Date de décision:** 1972-02-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006987010

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU, SELON L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE, QUE LE MINEUR JEAN-MICHEL Z..., AGE DE DOUZE ANS, MARCHANT DANS UN GROUPE D'ELEVES D'UNE ECOLE PUBLIQUE CONDUIT PAR UN INSTITUTEUR, FUT BLESSE A UN OEIL PAR L'EXTREMITE D'UN CABLE DE FREIN DE BICYCLETTE QUE TRAINAIT UN AUTRE ELEVE, LE MINEUR CHRISTIAN Y..., AGE AUSSI DE DOUZE ANS ; <br>
<br>QUE DAME X..., DIVORCEE Z..., AGISSANT COMME REPRESENTANT LEGAL DE SON FILS, A DEMANDE REPARATION DU PREJUDICE SUBI A Y... BARTHELEMY, PRIS COMME REPRESENTANT LEGAL DE SON FILS CHRISTIAN, ET A LA COMPAGNIE L'AIGLE, ASSUREUR DE Y..., QUI ONT APPELE EN CAUSE L'ETAT FRANCAIS ; <br>
<br>QUE LA CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE DE L'AUBE EST INTERVENUE DANS L'INSTANCE ; <br>
<br>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET, QUI A MIS HORS DE CAUSE L'ETAT FRANCAIS, D'AVOIR REFUSE DE RETENIR LA RESPONSABILITE DE L'INSTITUTEUR, POUR FAUTE DANS LA SURVEILLANCE, EN SE FONDANT SUR DES MOTIFS HYPOTHETIQUES, SANS RECHERCHER SI LA PERSONNALITE DU MINEUR Y... N'ETAIT PAS DE NATURE A LAISSER CRAINDRE UN ACCIDENT OU, EN TOUT CAS, A NECESSITER UNE SURVEILLANCE PLUS ETROITE, ET ALORS QUE L'ACCIDENT NE SE SERAIT PAS PRODUIT AVEC UNE SOUDAINETE TELLE QUE L'INSTITUTEUR AURAIT ETE DANS L'IMPOSSIBILITE DE LA PREVENIR ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE L'ARRET, QUI CONSTATE QUE LE CABLE TIRE ETAIT UN CABLE FIN, ENONCE QUE RIEN N'ETABLISSAIT QU'AU MOMENT OU CHRISTIAN Y... AVAIT RAMASSE CE CABLE IL EUT PROVOQUE LA MOINDRE PERTURBATION DANS LA MARCHE DU GROUPE, NI QU'IL N'EUT PAS CONTINUE A MARCHER NORMALEMENT EN S'AMUSANT A TRAINER LE CABLE PAR TERRE ; <br>
<br>QUE LA COUR D'APPEL RELEVE AUSSI QU'APPAREMMENT LE COMPORTEMENT DES ENFANTS AVAIT ETE NORMAL ET N'AVAIT PAS ETE DE NATURE A ATTIRER L'ATTENTION DE L'INSTITUTEUR ; <br>
<br>ATTENDU QUE DE CES CONSTATATIONS ET ENONCIATIONS, EXEMPTES DE TOUT CARACTERE HYPOTHETIQUE, LA COUR D'APPEL, A LAQUELLE IL N'AVAIT PAS ETE SPECIALEMENT DEMANDE DE RECHERCHER QUELLE ETAIT LA PERSONNALITE DE CHRISTIAN Y..., ET QUI DISPOSAIT D'UN POUVOIR SOUVERAIN POUR APPRECIER LES ELEMENTS DE PREUVE, A PU DEDUIRE QU'AUCUNE FAUTE DE L'INSTITUTEUR N'ETAIT DEMONTREE ; <br>
<br>QU'AINSI LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 18 JUIN 1970, PAR LA COUR D'APPEL DE REIMS.<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1384 AL. 6, 8
**ECLI:** 
**Résumé:** EN L'ETAT D'UN ACCIDENT AU COURS DUQUEL UN ENFANT, MARCHANT  DANS UN GROUPE D'ELEVES D'UNE ECOLE PUBLIQUE, A ETE BLESSE A L'OEIL  PAR L'EXTREMITE D'UN CABLE DE FREIN DE BICYCLETTE QU'UN AUTRE ELEVE  LAISSAIT TRAINER A TERRE POUR S'AMUSER, LES JUGES DU FOND QUI  RELEVENT NOTAMMENT QUE LE CABLE TIRE ETAIT FIN, QUE RIEN N 'ETABLISSAIT QU'EN LE RAMASSANT L'ENFANT AVAIT PROVOQUE LA MOINDRE  PERTURBATION DANS LA MARCHE DU GROUPE ET QUE LE COMPORTEMENT DES  ENFANTS N'AVAIT PAS ETE APPAREMMENT DE NATURE A ATTIRER L'ATTENTION  DE L'INSTITUTEUR QUI LES ACCOMPAGNAIT, PEUVENT EN DEDUIRE QUE CE  DERNIER N'AVAIT PAS COMMIS DE FAUTE DE SURVEILLANCE ENGAGEANT SA  RESPONSABILITE ET, PARTANT, CELLE DE L'ETAT.
**Mots-clés:** RESPONSABILITE CIVILE - INSTITUTEUR - FAUTE - ACCIDENT SURVENU A UN  ELEVE - MARCHE EN GROUPE - ELEVE JOUANT AVEC UN CABLE DE FREIN -  CAMARADE BLESSE A L'OEIL - DEFAUT DE SURVEILLANCE (NON).,* ENSEIGNEMENT - INSTITUTEUR - RESPONSABILITE - ACCIDENT SURVENU A  UN ELEVE - MARCHE EN GROUPE - ELEVE JOUANT AVEC UN CABLE DE FREIN -  CAMARADE BLESSE A L'OEIL - DEFAUT DE SURVEILLANCE (NON).