# CAA de NANTES, 3ème chambre, 22/01/2021, 20NT00274, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000043052544
**Date de décision:** 2021-01-22
**Juridiction:** CAA de NANTES
**Formation:** 3ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000043052544

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       M. A... B... a demandé au tribunal administratif d'Orléans d'annuler l'arrêté du 6 mars 2019 par lequel le préfet de Loir-et-Cher a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.<br>
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       Par un jugement no 1902598 du 17 décembre 2019, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande. <br>
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       Procédure devant la cour :<br>
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       Par une requête enregistrée le 23 janvier 2020 M. B..., représenté par Me C..., demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif d'Orléans du 17 décembre 2019 ;<br>
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       2°) d'annuler l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 6 mars 2019 ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir.<br>
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       Il soutient que le préfet de Loir-et-Cher a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.<br>
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       Par un mémoire enregistré le 23 novembre 2020, le préfet de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.<br>
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       Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. B... n'est fondé.<br>
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       M. B... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 février 2020.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier.<br>
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       Vu :<br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
       - le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Le rapport de Mme D... a été entendu au cours de l'audience publique.<br>
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       Considérant ce qui suit :<br>
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       1. M. B..., ressortissant marocain, relève appel du jugement du 17 décembre 2019 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 mars 2019 par lequel le préfet de Loir-et-Cher a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.<br>
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       2. En premier lieu, M. B... soutient qu'il vit en France depuis quinze ans et qu'il est marié avec une ressortissante marocaine avec laquelle il a eu un enfant né le 5 octobre 2016. Toutefois, les pièces produites au dossier, essentiellement des pièces médicales éparses et peu nombreuses ainsi que des avis d'imposition sans revenus déclarés hormis pour l'année 2017, sont insuffisantes pour établir la présence durable de l'intéressé en France et témoignent tout au plus d'une présence ponctuelle sur le territoire français. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que l'intéressé est titulaire d'une carte de séjour délivrée par les autorités espagnoles, pays dans lequel il n'est pas établi que la cellule familiale de M. B... ne pourrait pas se reconstituer dès lors que son épouse est en situation irrégulière en France. Il n'est pas davantage établi que la cellule familiale ne pourrait se reconstituer au Maroc, pays dont M. B... et son épouse ont la nationalité, et où il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé serait dépourvu d'attaches familiales. Dans ces conditions, le préfet de Loir-et-Cher n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a pris son arrêté et n'a, par suite, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.<br>
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       3. En second lieu, le moyen tiré par M. B... de ce que, en considérant, pour refuser de lui délivrer une carte de séjour temporaire sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que son admission au séjour ne répondait pas à des considérations humanitaires et n'était pas justifiée au regard des motifs exceptionnels qu'il faisait valoir, le préfet de Loir-et-Cher aurait commis une erreur manifeste d'appréciation, doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent.<br>
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       4. Il résulte de ce qui précède que M. B... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.<br>
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DÉCIDE :<br>
Article 1er :	La requête de M. B... est rejetée.<br>
Article 2 :	Le présent arrêt sera notifié à M. A... B... et au ministre de l'intérieur.<br>
      Une copie sera transmise au préfet de Loir-et-Cher.<br>
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       Délibéré après l'audience du 7 janvier 2021, à laquelle siégeaient :<br>
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       - Mme Perrot, président de chambre,<br>
       - Mme Brisson, président-assesseur,<br>
       - Mme D..., premier conseiller.<br>
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       Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 janvier 2021.<br>
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Le rapporteur<br>
M. D...Le président<br>
I. Perrot<br>
Le greffier<br>
R. Mageau       <br>
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       La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
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No 20NT002742<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**