# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 23 mai 1979, 78-94.017, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007061000
**Date de décision:** 1979-05-23
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007061000

## Contenu de la décision

<p>LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ; </p>
<p>SUR LE PREMIER MOYEN DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 40 DU DECRET DU 6 JUILLET 1810, MODIFIE PAR LE DECRET DU 13 DECEMBRE 1965, DES ARTICLES 266, 591 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, "EN CE QUE LE TIRAGE AU SORT DU JURY DE SESSION A ETE EFFECTUE PAR M. BILLY, PRESIDENT DE CHAMBRE A LA COUR D'APPEL DE RIOM, DESIGNE PAR ORDONNANCE DU PREMIER PRESIDENT EN DATE DU 16 DECEMBRE 1977, POUR LE SUPPLEER DANS LES FONCTIONS QUI LUI SONT SPECIALEMENT ATTRIBUEES ; </p>
<p>"ALORS QU'UNE TELLE SUPPLEANCE N'EST PREVUE PAR LE TEXTE QUE "S'IL Y A LIEU", C'EST-A-DIRE DANS L'HYPOTHESE D'UN EMPECHEMENT QUI N'EST PAS CONSTATE EN L'ESPECE" ; </p>
<p>ATTENDU QU'IL RESULTE D'UN PROCES-VERBAL QU'IL A ETE PROCEDE AU TIRAGE AU SORT DU JURY DE SESSION PAR UN PRESIDENT DE CHAMBRE DESIGNE PAR LE PREMIER PRESIDENT POUR LE SUPPLEER DANS LES FONCTIONS QUI LUI SONT SPECIALEMENT ATTRIBUEES ; </p>
<p>ATTENDU QUE CETTE CONSTATATION ETABLIT QU'IL A ETE FAIT L'EXACTE APPLICATION DE L'ARTICLE R. 213-6 DU CODE DE L'ORGANISATION JUDICIAIRE, QUI A REPRIS LES TERMES DU DECRET DU 13 DECEMBRE 1965 SEUL VISE PAR LE MOYEN ; QU'EN EFFET, CE TEXTE DISTINGUE, DANS SON ALINEA 1, LA SUPPLEANCE DU PREMIER PRESIDENT, S'IL Y A LIEU, ET DANS SON ALINEA 2 LE REMPLACEMENT DU SUPPLEANT EMPECHE ; QU'IL EN RESULTE QUE L'EMPECHEMENT DU PREMIER PRESIDENT NE CONSTITUE PAS UNE CONDITION DE L'INTERVENTION DU PRESIDENT DE CHAMBRE DESIGNE COMME SUPPLEANT ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ;</p>
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<p>SUR LE SECOND MOYEN DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 249, 250, 591 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, R. 213, 27 DES DECRETS N° 78-329 ET 78-330 DU 16 MARS 1978 RELATIFS A L'ORGANISATION JUDICIAIRE, VIOLATION DES DROITS DE LA DEFENSE ET MANQUE DE BASE LEGALE, "EN CE QU'A ETE DESIGNEE COMME ASSESSEUR MME MILLON, JUGE CHARGE DU TRIBUNAL D'INSTANCE DE CLERMONT-FERRAND, DELEGUE AU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE RIOM ; </p>
<p>"ALORS QUE D'UNE PART MME MILLON DEJA CHARGEE DU SERVICE DU TRIBUNAL D'INSTANCE DE CLERMONT-FERRAND NE POUVAIT ETRE DE SURCROIT DELEGUEE DANS UN AUTRE TRIBUNAL SANS QUE SOIENT MECONNUES LES REGLES RELATIVES A LA DELEGATION ; </p>
<p>"ET QUE D'AUTRE PART, AUX TERMES DE L'ARTICLE R. 213-27 DU DECRET DU 16 MARS 1978, RELATIF A L'ORGANISATION JUDICIAIRE, UNE TELLE DELEGATION NE POUVANT EN TOUTE HYPOTHESE EXCEDER DEUX MOIS SAUF RENOUVELLEMENT POUR UNE MEME DUREE QUI NE PEUT ETRE DECIDEE QUE PAR ARRETE DU GARDE DES SCEAUX, AUCUNE PIECE DU DOSSIER NE PERMET A LA COUR DE CASSATION D'EXERCER SON CONTROLE SUR LA REGULARITE DE LA DELEGATION DE MME MILLON AU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE RIOM, NI SUR CELLE DE LA COMPOSITION DE LA COUR D'ASSISES, QUI POURRAIT AINSI DEPENDRE DE DESIGNATIONS FAITES A LA FAVEUR DES CIRCONSTANCES ; </p>
<p>"ET ALORS ENFIN QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 250 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, LES ASSESSEURS ETANT DESIGNES PAR LE PREMIER PRESIDENT POUR UNE DUREE DE TROIS MOIS, UN MAGISTRAT DELEGUE PRES D'UN TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE POUR UNE DUREE QUI NE SAURAIT EXCEDER DEUX MOIS, NE PEUT DE LA SORTE ETRE DESIGNE COMME ASSESSEUR PRES DE LA COUR D'APPEL DE CE TRIBUNAL";</p>
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<p>ATTENDU QUE L'ORDONNANCE DU 19 SEPTEMBRE 1978 FIXANT LA DATE D'OUVERTURE DE LA SESSION DES ASSISES, DESIGNE, EN QUALITE D'ASSESSEUR DU PRESIDENT "MME MILLON, JUGE CHARGE DU TRIBUNAL D'INSTANCE DE CLERMONT-FERRAND, DELEGUE AU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE RIOM, A COMPTER DU LUNDI 23 OCTOBRE 1978 ET POUR LA DUREE DE LA SESSION DES ASSISES DU PUY-DE-DOME" ; </p>
<p>ATTENDU QUE LE DEMANDEUR NE SAURAIT SE FAIRE UN GRIEF DE CE QUE LA DELEGATION, DONT L'ARTICLE R. 213-27 DU CODE DE L'ORGANISATION JUDICIAIRE LIMITE LA DUREE A DEUX MOIS, N'AIT PAS ETE RENOUVELEE PAR ARRETE DU GARDE DES SCEAUX ; QU'EN EFFET, L'ARTICLE 250 DU CODE DE PROCEDURE PENALE PREVOIT LA DESIGNATION DES ASSESSEURS DU PRESIDENT POUR LA DUREE DU TRIMESTRE, MAIS N'EXIGE PAS QUE LE MAGISTRAT RESTE DELEGUE AU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DU LIEU DE LA TENUE DES ASSISES LORSQUE LES BESOINS DU SERVICE NE L'IMPOSENT PAS; D'OU IL SUIT QUE LE JUGE AYANT ETE DELEGUE A COMPTER DU 23 OCTOBRE 1978 ET AYANT SIEGE DU 6 AU 9 NOVEMBRE 1978, LA COMPOSITION DE LA COUR D'ASSISES ETAIT CONFORME AUX PRESCRIPTIONS LEGALES ; </p>
<p>ET ATTENDU QUE LA PROCEDURE EST REGULIERE ET QUE LA PEINE A ETE LEGALEMENT APPLIQUEE AUX FAITS DECLARES CONSTANTS PAR LA COUR ET LE JURY ; QU'AUCUN MOYEN N'EST PRODUIT CONTRE LES ARRETS CIVILS ;</p>
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<p>REJETTE LE POURVOI.</p>
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<br>,(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1978-06-22 Bulletin Criminel 1978 N. 211 p.553 (CASSATION) et les arrêts cités.

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (1),(2),Code de l'organisation judiciaire R213-6,Code de procédure pénale 250
**ECLI:** 
**Résumé:** Le Président de chambre désigné par le Premier président pour le suppléer dans les fonctions qui lui sont spécialement attribuées a qualité pour procéder au tirage au sort des noms des jurés de la liste de session. Il résulte des termes de l'article R. 213-6 du Code de l'organisation judiciaire que l'empêchement du Premier président ne constitue pas une condition de l'intervention du Président de chambre désigné comme suppléant (1).,Un juge délégué au Tribunal de grande instance du lieu de la tenue des assises peut être désigné comme assesseur. Si la session de la Cour d'assises ne doit pas se poursuivre plus de deux mois après le début de la délégation, celle-ci n'a pas à être renouvelée par arrêté du Garde des Sceaux, l'article 250 du Code de procédure pénale n'exigeant pas que le magistrat reste délégué audit tribunal, lorsque les besoins du service ne l'imposent pas.
**Mots-clés:** 1) COUR D'ASSISES - Jury - Liste de session - Tirage au sort - Suppléance du Premier président.,2) COUR D'ASSISES - Composition - Assesseurs - Magistrat délégué au tribunal du lieu de la tenue des assises - Durée de la délégation.