# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 8 novembre 1972, 71-40.627, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988688
**Date de décision:** 1972-11-08
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988688

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 31 ET SUIVANTS DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL, DE LA CONVENTION COLLECTIVE DES OUVRIERS ET EMPLOYES, TECHNICIENS, DESSINATEURS, AGENTS DE MAITRISE DE LA METALLURGIE DES BOUCHES-DU-RHONE DU 10 JUILLET 1964, DE SON AVENANT DU 13 JANVIER 1967, DES ARTICLES 1134 DU CODE CIVIL ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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 ATTENDU QUE DEYNIER, OUVRIER TOURNEUR, AU SERVICE DE LA SOCIETE ANONYME "ETABLISSEMENTS COQ", FAIT GRIEF A L'ARRET QU'IL ATTAQUE DE L'AVOIR DEBOUTE DE SA DEMANDE DE RAPPEL DE SALAIRE FONDEE SUR LES DISPOSITIONS DE L'AVENANT DU 13 JANVIER 1967 A LA CONVENTION COLLECTIVE "OUVRIERS, EMPLOYES, TECHNICIENS, DESSINATEURS, AGENTS DE MAITRISE", DES INDUSTRIES METALLURGIQUES ET CONNEXES DES BOUCHES-DU-RHONE AU MOTIF QUE, COMPTE TENU DES PRIMES DE CHIFFRE D'AFFAIRES ET DE RENDEMENT QUE COMPORTAIT SA REMUNERATION, CETTE DERNIERE AVAIT TOUJOURS EXCEDE LE MINIMUM GARANTI PAR LEDIT AVENANT, ALORS QUE D'UNE PART, LA PRIME DE CHIFFRE D'AFFAIRES PRESENTAIT, SELON LES CONSTATATIONS DE L'ARRET ATTAQUE, UN CARACTERE COLLECTIF ET POUVAIT ETRE SUPPRIMEE, NOTAMMENT EN CAS DE DIMINUTION DES COMMANDES OU D'AUGMENTATION DES PRIX DE VENTE, QU'ELLE ETAIT DONC, DANS SON IMPORTANCE ET SON EXISTENCE MEME, ALEATOIRE ET, EN OUTRE, DISTINCTE, PAR SA NATURE, DU SALAIRE QUI EST DU QUELLE QUE SOIT L'IMPORTANCE DES COMMANDES OU DES PRIX, ET ALORS QUE, D'AUTRE PART, IL RESULTAIT DE LA CONVENTION COLLECTIVE QUE LA PRIME DE RENDEMENT DEVAIT ASSURER A UN OUVRIER TRAVAILLANT NORMALEMENT UN SALAIRE SUPERIEUR AU SALAIRE MINIMUM GARANTI D'OU IL SUIT QU'ELLE DEVAIT S'AJOUTER A CELUI-CI ET NON S'INTEGRER AU SALAIRE REEL A COMPARER AVEC LE MINIMUM GARANTI ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE RELEVE, D'UNE PART, QUE LES NOUVEAUX BAREMES, NE PORTANT QUE SUR LES SALAIRES MINIMAUX GARANTIS, N'ENTRAINENT PAR EUX-MEMES AUCUN RELEVEMENT OBLIGATOIRE DES SALAIRES REELS DEJA EGAUX OU SUPERIEURS A CEUX-CI ;<br>
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 D'AUTRE PART, QUE LA DEFINITION DONNEE PAR LA CONVENTION COLLECTIVE DESDITS SALAIRES MINIMAUX GARANTIS, LAQUELLE EXCLUT NOTAMMENT LES PRIMES OU GRATIFICATIONS AYANT UN CARACTERE EXCEPTIONNEL OU BENEVOLE ET NON LES MAJORATIONS DIVERSES AYANT LE CARACTERE D'UN COMPLEMENT DE SALAIRE, N'INDIQUE, PARMI LES ELEMENTS A ECARTER, NI LA PRIME DE CHIFFRE D'AFFAIRES NI LA PRIME DE RENDEMENT ;<br>
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 QUE LES JUGES DU FOND CONSTATENT, QU'EN L'ESPECE, LES MODALITES DE CALCUL ET D'ATTRIBUTION DE LA PRIME DE CHIFFRE D'AFFAIRES SONT PREVUES PAR LE REGLEMENT INTERIEUR ;<br>
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 QU'ELLE CONSISTE EN UN POURCENTAGE DU CHIFFRE DES VENTES REPARTI ENTRE LES SALARIES PROPORTIONNELLEMENT A LEURS SALAIRES ;<br>
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QU'ELLE A UN CARACTERE OBLIGATOIRE ET NE PEUT ETRE SUPPRIMEE ARBITRAIREMENT, QU'ELLE CONSTITUE DONC UN COMPLEMENT DE SALAIRE ;<br>
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QU'EN CE QUI CONCERNE LA PRIME DE RENDEMENT, ELLE CONSTITUE EGALEMENT UNE MAJORATION DE REMUNERATION ;<br>
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 QUE SI L'ARTICLE 11 DE L'AVENANT OUVRIER PREVOIT QUE LE TARIF DES TRAVAUX AU RENDEMENT DOIT ETRE CALCULE DE FACON A ASSURER A UN OUVRIER D'HABILETE MOYENNE UN SALAIRE SUPERIEUR AU MINIMUM GARANTI, IL NE S'ENSUIT PAS QUE LA PRIME DE RENDEMENT DOIVE ETRE EXCLUE DE LA DETERMINATION DE CE DERNIER ;<br>
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 QU'EN EN DEDUISANT QUE CES DEUX PRIMES DEVAIENT ETRE PRISES EN CONSIDERATION POUR DECIDER SI LA REMUNERATION DE L'INTERESSE AVAIT ETE OU NON INFERIEURE AU SALAIRE MINIMUM GARANTI DANS LA PROFESSION, LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 30 JUIN 1971 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE<br>
<br>,Même espèce : Cour de Cassation (Chambre sociale) 1972-11-08 (REJET) N. 71-40.628 S.A. ETS COQ.
 CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1968-01-10 Bulletin 1968 V N. 17 (2) P. 14 (CASSATION).
 CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1971-10-13 Bulletin 1971 V N. 560 P. 472 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES.
 Arrêts groupés : Cour de Cassation (Chambre sociale) 1972-11-08 (CASSATION) 71-40.097

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail 1031,Convention collective METALLURGIE DES BOUCHES-DU-RHONE ART. 19
**ECLI:** 
**Résumé:** SELON L'ARTICLE 19 DE LA CONVENTION COLLECTIVE DE LA  METALLURGIE DES BOUCHES-DU-RHONE, LE SALAIRE MINIMAL GARANTI EST LE  SALAIRE AU-DESSOUS DUQUEL AUCUN SALARIE, TRAVAILLANT NORMALEMENT, NE  POURRA ETRE REMUNERE ; COMME LE PRECISE LA DEFINITION DU S.M.I.G.,  IL COMPREND LES AVANTAGES EN NATURE ET LES MAJORATIONS DIVERSES  AYANT LE CARACTERE PERMANENT D'UN COMPLEMENT DE SALAIRE, A L 'EXCLUSION DES SOMMES VERSEES A TITRE DE REMBOURSEMENT DE FRAIS, DES  MAJORATIONS POUR HEURES SUPPLEMENTAIRES, POUR HEURES DE NUIT, DE  DIMANCHES ET JOURS FERIES, DES INDEMNITES REPONDANT A DES CONDITIONS  PARTICULIERES DE DANGER ET D'INSALUBRITE DANS LE TRAVAIL, DES PRIMES  DE GRATIFICATIONS AYANT UN CARACTERE EXCEPTIONNEL ET BENEVOLE (ARRET  N. 1).                         NE PEUVENT ETRE CONSIDEREES COMME  EXCEPTIONNELLES ET BENEVOLES MAIS CONSTITUENT UN COMPLEMENT DE  SALAIRE :                  - LA PRIME DE CHIFFRES D'AFFAIRES PREVUE  PAR LE REGLEMENT INTERIEUR DE L'ENTREPRISE ET CONSISTANT EN UN  POURCENTAGE DU CHIFFRE DES VENTES REPARTI ENTRE DES SALARIES  PROPORTIONNELLEMENT A LEUR SALAIRE, CETTE PRIME AYANT UN CARACTERE  OBLIGATOIRE ET NE POUVANT ETRE ARBITRAIREMENT SUPPRIMEE ;                                                  - LA PRIME DE  RENDEMENT ALLOUEE INDIVIDUELLEMENT A CHAQUE SALARIE SELON SON  TRAVAIL.         EN EFFET, SI L'ARTICLE 11 DE L'AVENANT OUVRIER A LA  CONVENTION COLLECTIVE SUSVISEE PREVOIT QUE LE TARIF DES TRAVAUX AU  RENDEMENT DOIT ETRE CALCULE DE FACON A ASSURER A UN OUVRIER D 'HABILETE MOYENNE UN SALAIRE SUPERIEUR AU MINIMUM GARANTI, IL NE S 'ENSUIT PAS QUE LA PRIME DE RENDEMENT DOIVE ETRE EXCLUE DE LA  DETERMINATION DE CE DERNIER (ARRET N. 2).
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - PRIMES - PRIMES INTEGREES - PRIME DE  RENDEMENT - SALAIRE MINIMUM PREVU PAR LA CONVENTION COLLECTIVE -  CALCUL - INCLUSION DANS LE SALAIRE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - PRIMES - PRIMES INTEGREES - PRIME  DE CHIFFRE D'AFFAIRES - SALAIRE MINIMUM PREVU PAR LA CONVENTION  COLLECTIVE - CALCUL - INCLUSION DANS LE SALAIRE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - FIXATION - CONVENTION COLLECTIVE -  SALAIRE GARANTI - PRIMES ET GRATIFICATIONS - PRIME DE RENDEMENT -  INCLUSION.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - FIXATION - CONVENTION COLLECTIVE -  SALAIRE GARANTI - PRIMES ET GRATIFICATIONS - PRIME DE CHIFFRE D 'AFFAIRES - INCLUSION.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - S.M.I.G. - ELEMENTS - PRIMES -  PRIME DE RENDEMENT.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - S.M.I.G. - ELEMENTS - PRIMES -  PRIME DE CHIFFRE D'AFFAIRES.,*  CONVENTIONS COLLECTIVES - METALLURGIE - BOUCHES-DU-RHONE -  SALAIRE - SALAIRE MINIMUM GARANTI - DEFINITION.,* CONVENTIONS COLLECTIVES - METALLURGIE - BOUCHES-DU-RHONE -  SALAIRE - SALAIRE GARANTI - FIXATION - PRIME DE RENDEMENT.,* CONVENTIONS COLLECTIVES - METALLURGIE - BOUCHES-DU-RHONE -  SALAIRE - SALAIRE GARANTI - FIXATION - PRIME DE CHIFFRE D'AFFAIRES.