# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1e chambre, du 30 décembre 1997, 95BX01474, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007490914
**Date de décision:** 1997-12-30
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 1E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007490914

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 25 septembre 1992, présentée par Mme Veuve X... demeurant Douar Agmroul - Ait Noss - Province d'Azizal (Maroc) ;<br>    Mme Veuve X... demande à la cour d'annuler le jugement en date du 11 avril 1992 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 15 janvier 1992 par laquelle le ministre de la défense a rejeté sa demande de pension de réversion ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 18 décembre 1997 :<br>    - le rapport de A. BEC, rapporteur ;<br>    - et les conclusions de J-F. DESRAME, commissaire du gouvernement ;<br>    Considérant qu'aux termes de l'alinéa 1er de l'article R.102 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel :  "Sauf en matière de travaux publics, le tribunal administratif ne peut être saisi que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée" ; et qu'aux termes de l'alinéa 1er de l'article R.105 du même code : "Les délais supplémentaires de distances prévus aux articles 643 et 644 du nouveau code de procédure civile s'ajoutent au délai de deux mois prévu à l'article R.102" ;<br>    Considérant qu'il est constant que la requête de Mme Veuve X... par laquelle elle demandait l'annulation de la décision du ministre de la défense en date du 15 janvier 1992, rejetant sa demande de pension de réversion et qui lui avait été notifiée le 11 février 1992, n'a été enregistrée au greffe du tribunal administratif de Poitiers que le 10 mai 1994, soit postérieurement au délai de 4 mois prévu par l'article R.105 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ; qu'une telle requête était ainsi irrecevable, et ne pouvait qu'être rejetée ;<br>    Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que Mme Veuve X... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande ;<br>Article 1er : La requête de Mme Veuve X... est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 48-03-06-01 PENSIONS - REGIMES PARTICULIERS DE RETRAITE - PENSIONS DES AGENTS ORIGINAIRES D'ALGERIE ET DE STATUT CIVIL DE DROIT LOCAL - MILITAIRES FRANCAIS MUSULMANS (DECRET DU 20 MARS 1962)