# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 28/01/2010, 08MA03096, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021852441
**Date de décision:** 2010-01-28
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021852441

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 30 juin 2008, sous le n° 08MA03096, présentée pour M. Fehin A, élisant domicile ... à Marseille (13014), par Me Kuhn-Massot, avocat ; <br>
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      M. A demande à la Cour :<br>
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      1°) d'annuler le jugement n° 0801809 du 2 juin 2008 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 6 février 2008 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ;<br>
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      2°) d'annuler la décision susmentionnée du préfet des Bouches-du-Rhône ;<br>
      3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à un nouvel examen de sa demande dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;<br>
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      4°) de condamner l'Etat à lui payer une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
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      .........................................<br>
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      Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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      Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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      Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d'asile ;<br>
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      Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu l'article 1er du décret du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 16 décembre 2009 :<br>
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       - le rapport de Mme Pena, conseiller ;<br>
- les conclusions de M. Pocheron, rapporteur public ;<br>
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      Considérant que M. Fehin A, de nationalité turque, relève appel du jugement du 2 juin 2008 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 6 février 2008 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L.313-11 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d'asile et l'a obligé à quitter le territoire français ;<br>
      Sur les conclusions à fin d'annulation : <br>
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      Considérant, en premier lieu, qu'il ressort des pièces du dossier que le préfet des Bouches-du-Rhône s'est livré à une appréciation particulière du dossier de M. A à l'occasion de l'instruction de la décision attaquée, laquelle mentionne au demeurant les circonstances de droit et de fait qui en constituent le fondement, et satisfait ainsi aux exigences de l'article 1er de la loi du 11 juillet 1979 ; <br>
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      Considérant, en deuxième lieu, que si M. A qui reconnaît que son état de santé ne nécessite pas de soins particuliers, soutient qu'eu égard à la régularité de la situation en France de son épouse, de nationalité allemande, il pouvait prétendre à un titre de séjour en qualité de conjoint de ressortissant communautaire, le préfet des Bouches-du-Rhône n'était toutefois pas tenu de rechercher si un tel titre pouvait lui être délivré alors que la demande se prévalait des dispositions de l'article L.313-11 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d'asile, M A faisant valoir la nécessité de demeurer en France pour y recevoir des soins ;<br>
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      Considérant, en troisième et dernier lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui.  ; <br>
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      Considérant que si M. A persiste à faire valoir qu'il réside en France depuis 2004, sans pour autant l'établir, et qu'il s'est marié le 13 avril 2007 à Marseille avec une ressortissante allemande, il ressort toutefois des pièces du dossier que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et notamment de la brève durée de cette relation dont il n'établit ni la réalité ni l'intensité à la date de la décision attaquée et de ce que, sans enfant, il ne démontre pas davantage être totalement dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, la décision attaquée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise ; que, par suite, le préfet des Bouches-du-Rhône n'a pas méconnu, comme l'a jugé le tribunal administratif, les stipulations sus mentionnées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
      Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande ; que ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant au bénéfice des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative doivent, par voie de conséquence, être rejetées ;<br>
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      D É C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Fehin A et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
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N° 08MA03096	2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**