# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 22 avril 1980, 77-13.206, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005369
**Date de décision:** 1980-04-22
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005369

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN :<br>
    ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, LIGERS AVAIT CONFIE A LA SOCIETE IMPRIMERIE BAYEUSAINE L'IMPRESSION D'UN OUVRAGE EN DEUX VOLUMES, OUVRAGE DE LUXE QUI DEVAIT ETRE TIRE A 500 EXEMPLAIRES ; QU'APRES LE TIRAGE DU PREMIER VOLUME, LA SOCIETE A PRESENTE UNE FACTURE DE 16 465 FRANCS A LIGERS QUI NE L'A PAS REGLEE ; QUE LA SOCIETE A FAIT NOTIFIER A LIGERS, LE 23 AVRIL 1975, UNE INJONCTION DE PAYER ; QUE LIGERS A FORME CONTREDIT A CETTE INJONCTION, EN SOUTENANT QU'IL Y AVAIT EU DES MALFACONS DANS L'IMPRESSION ET UN RETARD DANS LA LIVRAISON ; QU'IL A DEMANDE RECONVENTIONNELLEMENT LA RESILIATION DU CONTRAT D'IMPRESSION, DES DOMMAGES-INTERETS, AINSI QUE DIVERSES RESTITUTIONS ; QUE LA SOCIETE IMPRIMERIE BAYEUSAINE A INVOQUE L'IRRECEVABILITE DE LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE DE LIGERS ; QU'APRES COMPARUTION PERSONNELLE ET UNE EXPERTISE, LA COUR D'APPEL A FAIT DROIT AUX DEMANDES DE LIGERS ;<br>
   ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AUX JUGES DU SECOND DEGRE D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS QUE, SELON LE MOYEN, LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE DE LIGERS, QUI NE REPONDAIT PAS AUX CONDITIONS PREVUES PAR LA PROCEDURE D'INJONCTION RELATIVE AU RECOUVREMENT DE CERTAINES CREANCES, N'ETAIT PAS RECEVABLE DANS LE CADRE DE CETTE PROCEDURE PARTICULIERE ;<br>
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   MAIS ATTENDU QUE C'EST A BON DROIT QUE LA COUR D'APPEL A DECLARE LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE RECEVABLE DES LORS QUE CELLE-CI REMPLISSAIT LES CONDITIONS PREVUES A L'ARTICLE 70 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ET QUE LA JURIDICTION, SAISIE DU CONTREDIT, DEVANT LAQUELLE ELLE AVAIT ETE FORMEE, STATUAIT CONTRADICTOIREMENT APRES COMPARUTION DES PARTIES DANS LS CONDITIONS DU DROIT COMMUN ;    QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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   ET SUR LE SECOND MOYEN :<br>
    ATTENDU QU'IL EST ENCORE REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR LAISSE SANS REPONSE LES CONCLUSIONS PAR LESQUELLES LA SOCIETE IMPRIMERIE BAYEUSAINE FAISAIT VALOIR QUE LES BONS DE LIVRAISON STIPULAIENT QUE TOUTE RECLAMATION DEVAIT ETRE FAITE DANS LES 48 HEURES QUI SUIVENT LA LIVRAISON, DE SORTE QUE L'AUTEUR, QUI N'AVAIT FORMULE AUCUNE RECLAMATION, ETAIT IRRECEVABLE A INVOQUER DES MALFACONS ;<br>
   MAIS ATTENDU QU'EN RELEVANT "QUE LES DEFAUTS DE TIRAGE N'ONT PU ETRE CONSTATES QU'A L'OCCASION DE LA RELIURE, QU'IL NE PEUT ETRE EXIGE D'UN AUTEUR PUBLIANT A SON COMPTE DE VERIFIER LA QUALITE DES LIVRAISONS A LUI FAITES", LA COUR D'APPEL A REPONDU AUX CONCLUSIONS DONT ELLE ETAIT SAISIE ;    QUE CE MOYEN NE PEUT ETRE MIEUX ACCUEILLI QUE LE PRECEDENT ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 29 AVRIL 1977 PAR LA COUR D'APPEL DE CAEN.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1978-04-05 Bulletin 1978 III N. 153 p. 120 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Décret 72-790 1972-08-28,Nouveau Code de procédure civile 70
**ECLI:** 
**Résumé:** Est recevable la demande reconventionnelle émanant de la partie, qui a formé contredit à une injonction de payer, dès lors que cette demande reconventionnelle remplit les conditions prévues à l'article 70 du nouveau Code de procédure civile et que la juridiction saisie du contredit, devant laquelle cette demande incidente est formée, statue contradictoirement, après comparution des parties dans les conditions du droit commun.
**Mots-clés:** RECOUVREMENT DE CERTAINES CREANCES (décret du 28 août 1972) - Injonction de payer - Contredit - Demande reconventionnelle - Recevabilité - Conditions.,* PROCEDURE CIVILE - Demande reconventionnelle - Recevabilité - Conditions de l'article 70 du nouveau Code de procédure civile - Recouvrement de certaines créances (décret du 28 août 1972).