# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 9 mai 1972, 71-10.681, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988176
**Date de décision:** 1972-05-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988176

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE QUI A CONDAMNE LA SOCIETE CADY A PAYER A L'UNION POUR LE RECOUVREMENT DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE ET D'ALLOCATIONS FAMILIALES (URSSAF) LES COTISATIONS SUR LES PRIMES DE DEBARQUEMENT ET DE GARDE, ET LA PRIME DE SALISSURE VERSEE PAR ELLE A CERTAINS DE SES SALARIES EN LES REINTEGRANT DANS LA MASSE SALARIALE, AU MOTIF QUE LA PREMIERE ETAIT ACCORDEE AUX OUVRIERS TRAVAILLANT LE DIMANCHE DANS DES CONDITIONS QUI NE DIFFERENT PAS DE CELLES DES AUTRES JOURS DE LA SEMAINE ET QU'ELLE POUVAIT CONSTITUER UNE PRIME DE PRODUCTIVITE AUSSI BIEN QU'UNE PRIME DE PANIER DESTINEE AU MOINS POUR PARTIE A COUVRIR DES FRAIS DE REPAS SUPPLEMENTAIRES ET QU'IL N'ETAIT PAS ETABLI QUE LA PRIME DE SALISSURE FUT LA CONTREPARTIE DE DEPENSES DE NETTOYAGE IMPOSEES AUX SALARIES QUI LA PERCEVAIENT PAR LE CARACTERE SALISSANT DU TRAVAIL, LES MODALITES DE SON ATTRIBUTION DEMONTRANT MEME LE CONTRAIRE, ALORS QUE, CONCERNANT LA PRIME DE PANIER, L'ARRET ATTAQUE A DENATURE LES ELEMENTS DE LA CAUSE EN NE RECONNAISSANT PAS AUX CONDITIONS DE TRAVAIL DU DIMANCHE UN CARACTERE PLUS ONEREUX POUR CELUI QUI L'ACCOMPLISSAIT OCCASIONNELLEMENT PAR ROULEMENT ET A ADOPTE UNE MOTIVATION DUBITATIVE POUR CARACTERISER CETTE PRIME, ET ALORS QUE, D'AUTRE PART, C'EST L'ATTRIBUTION D'UNE PRIME DE SALISSURE A LA GENERALITE DES SALARIES QUI CARACTERISE LE SURSALAIRE ET NON SON ATTRIBUTION A UNE FRACTION DES SALARIES OU SA VARIABILITE SUIVANT LES TACHES DE CHACUN ET QUE SON TAUX MEME ELEVE NE FAIT PAS OBSTACLE A CE QUE SON MONTANT FORFAITAIREMENT FIXE SOIT DEDUIT DE L'ASSIETTE DES COTISATIONS, COMPTE TENU DE CE QUE LA SALISSURE ATTEIGNAIT D'AUTRES VETEMENTS QUE CEUX DONT L'EMPLOYEUR PRENAIT EN CHARGE LE NETTOYAGE, DE SORTE QUE LA DECISION ATTAQUEE A EXIGE EN VIOLATION DE LA LOI UNE PREUVE ABSOLUE DU QUANTUM DES DEPENSES EXPOSEES PAR LES SALARIES, IMPOSSIBLE A ADMINISTRER AU LIEU DE S'EN TENIR A LA PRESOMPTION SERIEUSE D'UNE ADEQUATION ENTRE LES FRAIS ET LES ALLOCATIONS, QUITTE A REDUIRE CONVENABLEMENT LE MONTANT DEDUCTIBLE DE CELLES-CI DE LA MASSE SALARIALE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND ONT OBSERVE EN CE QUI CONCERNE LA PRIME DE DEBARQUEMENT ET DE GARDE, D'UNE PART, QU'IL ETAIT ARBITRAIRE DE L'ASSIMILER MEME POUR PARTIE A UNE PRIME DE PANIER, CAR LES CONDITIONS DE TRAVAIL ETANT LES MEMES LE DIMANCHE QUE LES AUTRES JOURS DE LA SEMAINE, LA NECESSITE POUR LES OUVRIERS D'UN REPAS SUPPLEMENTAIRE LE DIMANCHE SEULEMENT N'APPARAISSENT PAS JUSTIFIEE, D'AUTRE PART, QUE SON MODE DE CALCUL PERMETTAIT DE L'ASSIMILER PLUTOT A UNE PRIME DE PRODUCTIVITE COMPENSANT AUSSI LE DESAGREMENT DU TRAVAIL DOMINICAL ;<br>
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 QU'EN CE QUI CONCERNE LA PRIME DE SALISSURE ILS ONT RELEVE QUE NI LA DETERMINATION DE SES BENEFICIAIRES, NI LE QUANTUM TRES VARIABLE DE CELLE-CI N'ETAIENT ETABLIS EN FONCTION DU RISQUE DE SALISSURE, QU'ELLE ETAIT VERSEE AUX SALARIES MEME PENDANT LES PERIODES OU ILS PRENAIENT LEURS CONGES PAYES ET N'ETAIENT PAS EXPOSES A CE RISQUE, QUE L'ENTREPRISE ASSURAIT ELLE-MEME LA CHARGE DU BLANCHISSAGE DES VETEMENTS DE TRAVAIL DES MEMBRES DU PERSONNEL LES PLUS EXPOSES A SE SALIR, ET QUE L'EMPLOYEUR QUI A UNE CERTAINE EPOQUE PAR CRAINTE D'UN CONTROLE L'AVAIT SUPPRIMEE EN L'INTEGRANT DANS LE SALAIRE L'AVAIT RETABLIE POUR PREVENIR DES REVENDICATIONS SALARIALES ;<br>
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 QU'EN DEDUISANT DE CES CONSTATATIONS QUE LA SOCIETE N'AVAIT PAS RAPPORTE LA PREUVE QUE TANT LA PRIME DE DEBARQUEMENT ET DE GARDE QUE LA PRIME DE SALISSURE, DONT L'ARRET RELEVAIT AUSSI L'IMPORTANCE ANORMALE PAR RAPPORT AU SALAIRE, FUSSENT DESTINEES A COUVRIR LES SALARIES DE CHARGES INHERENTES A LEUR EMPLOI ET EFFECTIVEMENT UTILISEES PAR EUX A CETTE FIN, ET QUE, PAR SUITE, CES PRIMES CONSTITUAIENT NON DES FRAIS PROFESSIONNELS MAIS DES ELEMENTS DE REMUNERATION DES TRAVAILLEURS DEVANT ETRE RETENUS EN VERTU DE L'ARTICLE L 120 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE POUR LE CALCUL DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE, LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 9 DECEMBRE 1970, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1970-01-29 Bulletin 1970 V N. 72 P. 53 (REJET) ET LES ARRETS CITES. (2).<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Arrêté  1969-09-14,Code de la sécurité sociale 120
**ECLI:** 
**Résumé:** EST LEGALEMENT JUSTIFIE L'ARRET QUI, POUR INCLURE DANS L 'ASSIETTE DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE, LA PRIME VERSEE PAR  UNE ENTREPRISE A CEUX DE SES SALARIES APPELES A TRAVAILLER LE  DIMANCHE OBSERVE QU'IL EST ARBITRAIRE DE L'ASSIMILER MEME POUR  PARTIE A UNE PRIME DE PANIER, CAR LES CONDITIONS DE TRAVAIL ETANT  LES MEMES QUE LES AUTRES JOURS DE LA SEMAINE, LA NECESSITE POUR LES  OUVRIERS D'UN REPAS SUPPLEMENTAIRE N'APPARAIT PAS JUSTIFIEE ET QUE  SON MODE DE CALCUL PERMET DE L'ASSIMILER PLUTOT A UNE PRIME DE  PRODUCTIVITE COMPENSANT EGALEMENT LE DESAGREMENT DU TRAVAIL  DOMINICAL.,AYANT RELEVE QUE NI LA DETERMINATION DES BENEFICIAIRES DE LA  PRIME DE SALISSURE PAYEE PAR UNE ENTREPRISE NI LE MONTANT DE  CELLE-CI N'ETAIENT ETABLIS EN FONCTION DU RISQUE DE SALISSURE, QU 'ELLE ETAIT VERSEE MEME PENDANT LES PERIODES OU ILS PRENAIENT LEURS  CONGES PAYES, QUE L'ENTREPRISE ASSURAIT ELLE-MEME LA CHARGE DU  BLANCHISSAGE DES VETEMENTS DE TRAVAIL DES MEMBRES DU PERSONNEL LES  PLUS EXPOSES A SE SALIR ET QU'ELLE AVAIT A UNE CERTAINE EPOQUE  SUPPRIME LA PRIME EN L'INTEGRANT DANS LE SALAIRE, LES JUGES DU FOND  PEUVENT ESTIMER QUE L'EMPLOYEUR N'A PAS RAPPORTE LA PREUVE QUE CETTE  PRIME EST DESTINEE A COUVRIR LES SALARIES DE CHARGES INHERENTES A  LEUR EMPLOI ET EFFECTIVEMENT UTILISEE A CETTE FIN, ET QUE PAR SUITE  ELLE CONSTITUE UN ELEMENT DE REMUNERATION DEVANT ETRE RETENU EN  VERTU DE L'ARTICLE 120 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE POUR LE CALCUL  DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE.
**Mots-clés:** 1) SECURITE SOCIALE - COTISATIONS - ASSIETTE - INDEMNITE DE TRAVAIL  DOMINICAL.,2) SECURITE SOCIALE - COTISATIONS - ASSIETTE - PRIME DE SALISSURE.