# Cour administrative d'appel de Marseille, 2ème Chambre - formation à 5, du 6 janvier 2004, 01MA01123, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007584759
**Date de décision:** 2004-01-06
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 2EME CHAMBRE - FORMATION A 5
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007584759

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 14 mai 2001 sous le n°01MA01123, présentée pour la Société 2ème CLASSE (enseigne DEGRIFF JEANS, par Me A..., avocat  ;
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La Société 2ème CLASSE demande à la Cour  :
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     1°/ d'annuler le jugement en date du 6 mars 2001 par lequel le Tribunal administratif de Marseille, à la demande de l'Association Société des commerçants, industriels et artisans de Marseille et de la région (SOCIAM), a annulé les arrêtés du préfet des Bouches du Rhône autorisant les commerçants de la zone d'activité de Plan de Campagne à déroger à la règle du repos dominical des salariés et à ouvrir le dimanche  ; 
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     2°/ de condamner la SOCIAM à lui verser la somme de 10.000 F (1.524,49 euros) au titre des frais non compris dans les dépens  ;
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      Classement CNIJ  : 66-03-02-02
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               C 
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     Elle soutient que les conditions d'octroi des dérogations prévues aux articles L.221-6  et L.221-7du code du travail sont remplies en l'espèce  ; qu'en effet il est établi que la fermeture le dimanche porterait une atteinte au fonctionnement normal de l'établissement  ; que son chiffre d'affaires le dimanche représente pour l'exercice 2000, 27% du chiffre d'affaires total selon la saison  ; que cela représente également pour l'année 2000, 25,8% de sa clientèle  ; qu'il y aurait impossibilité d'un report suffisant de celle-ci sur les autres jours de la semaine  ; que son implantation géographique dans une zone peu peuplée, ne lui permet de bénéficier exclusivement que d'une clientèle de passage le dimanche dont elle ne pourrait bénéficier les autres jours de la semaine  ; 
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Vu le jugement attaqué  ;
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Vu le mémoire enregistré le 3 septembre 2001 présenté pour la SOCIETE DES COMMERÇANTS, INDUSTRIELS ET ARTISANS DE MARSEILLE ET LA REGION (SOCIAM), par Me Z..., avocat  ;
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     La SOCIAM demande à la Cour  :
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     1°/ de rejeter la requête  ;
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     2°/ de condamner la société 2ème CLASSE à lui verser la somme de 10.000 F (1.524,49 euros)  au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative  ;
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     Elle soutient  : 
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     1 - Sur la recevabilité de l'action qu'elle a intentée  :
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     - qu'elle a pour objet la défense des droits professionnels de ses membres présentant un intérêt général commun à l'ensemble des professions ou à une famille professionnelle déterminée  ; que dès lors que la réglementation relative au repos hebdomadaire des salariés constitue non seulement une règle les protégeant mais également une condition du maintien d'une situation d'égalité de la concurrence, le défaut de qualité à agir ne peut pas lui être opposé  ;
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     - qu'elle est une association régulièrement constituée et déclarée  ; que son conseil d'administration a régulièrement, le 18 juin 1997, autorisé son président à engager la procédure dont s'agit devant le tribunal administratif  ;
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     - que les arrêtés attaqués ayant fait l'objet de la procédure pour annulation ont tous le même texte sans aucune spécificité eu égard à chacune des sociétés bénéficiaires de la dérogation  ; qu'elle a d'ailleurs produit la liste exacte de ces arrêtés portant les dates et les numéros correspondants  ; qu'en tout état de cause, ils figurent tous au dossier comme le précise le jugement attaqué  ;
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     2 - Sur la légalité des arrêtés  :
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     - qu'ils n'auraient pas dû se borner à rappeler les termes de l'article L.221-6 du code du travail mais auraient dû être motivés eu égard aux conditions de fait et de droit qui justifient l'octroi de la dérogation  ;
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     - que la motivation générale établit, ainsi que l'a retenu le tribunal administratif, que le préfet n'a pas pris en compte précisément le type d'activité exercé et la nature des produits mis en vente par chaque établissement concerné implanté sur la zone commerciale de Plan de Campagne mais s'est fondé sur une approche globale et générale de l'ensemble des commerces implantés dans cette zone  ;
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     - que le motif des arrêtés tiré de ce que le préjudice pour le public de la fermeture dominicale du magasin serait constitué par l'impossibilité d'effectuer des achats en famille dans un ensemble commercial assez étendu pour offrir un large choix de produits, ne correspond nullement à la notion de préjudice au public établie par la jurisprudence en la matière  ; que la réalité du préjudice au public ne peut reposer sur de simples motifs de commodité ou de gêne  ; qu'il doit exister dans les faits des inconvénients ou des dommages réels  ; que s'agissant d'une exception principe du repos dominical, la dérogation doit revêtir un caractère exceptionnel et induire une interprétation stricte  ; que d'ailleurs l'application des 35 heures entraîne pour le public, dans sa grande majorité, des journées de repos supplémentaires en semaine  ;
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     - que de plus, alors qu'actuellement les salariés aspirent aux 35 heures, il ne peut être soutenu qu'il existe aujourd'hui dans le secteur commercial un accord entre les partenaires sociaux en faveur du travail dominical  ;
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     - qu'en ce qui concerne le fonctionnement normal de l'entreprise, il est à remarquer que les documents relatifs à l'argumentation de l'appelante tirée de ce qu'elle réalise le dimanche un chiffre d'affaires d'environ 25% à 30% de son chiffre d'affaires total ne sont pas majoritairement confirmés par un expert comptable  ; que si les menaces de licenciement ou de réduction de salaires et même de dépôt de bilan sont formulées à nouveau, ces motifs ne peuvent être utilement invoqués eu égard aux conditions fixées par le code du travail ainsi que l'a rappelé le tribunal et en plus en l'espèce sont fondés sur des présentations en terme de chiffres d'affaires et de point mort de l'entreprise très simplistes,  sans que soient recherchées les incidences de report des achats effectués le dimanche sur les autres jours de la semaine, et ce alors que la zone commerciale en cause n'est qu'à 15 km du centre des agglomérations de Marseille  et d'Aix-en-Provence et  qu'elle est desservie par l'autoroute reliant ces deux communes  ; 
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     - que les dérogations accordées et leur renouvellement démentent le caractère temporaire et limité de celles-ci  ; qu'il y a de fait une voie générale de dérogations en méconnaissance des dispositions du code du travail  ;
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     - qu'il n'appartient pas au juge de se substituer au législateur en adaptant sa jurisprudence aux coutumes qui seraient apparues dans le domaine commercial en ce qui concerne l'ouverture dominicale  ; que l'usage et l'habitude ne peuvent primer sur les dispositions légales du code du travail applicables en l'espèce  ;
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     Vu les mémoires enregistrés les 6 et 8 mars 2002, présentés pour la SOCIAM tendant aux mêmes fins que ses précédentes écritures  ;
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     Elle invoque les mêmes moyens et  soutient en outre  :
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     - que l'argumentation par l'association des exploitants du centre commercial d'AVANT CAP tirée de ce que la zone commerciale serait un lieu de passage et un haut lieu touristique n'est pas sérieuse  ; 
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     - que le document produit au titre d'une enquête qui aurait été menée dans la zone auprès de 3000 clients et des commerçants relève du manifeste et non d'une étude reprenant de façon neutre les faits  ; qu'en tout état de cause il s'agit d'une période postérieure aux arrêtés litigieux  ; 
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     - que si dans un autre dossier, l'une des sociétés concernées la société LEROY MERLIN produit aux débats un protocole d'accord signé le 23 janvier 2003, elle en dénature les termes et l'objectif  ; qu'il n'est pas intervenu entre les partenaires sociaux, la SOCIAM et le préfet, celui-ci n'étant pas signataire  ; que la SOCIAM n'y a pas reconnu, contrairement aux allégations de la société en cause, l'importance économique de la zone de Plan de Campagne, le montant du chiffre d'affaires indiqué comme réalisé par les commerçants de celle-ci qui ne sont d'ailleurs pas signataires et le fait que la fermeture le dimanche entraînerait un fonctionnement anormal de l'entreprise  ; que la SOCIAM y précise qu'elle ne donnera des avis favorables en cas de demandes de dérogation par les commerçants concernés que si celles-ci sont conformes aux dispositions de l'article L.221-6 et suivants du code du travail  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu le code du travail  ;
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     Vu le code de justice administrative  ;
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     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 16 décembre 2003  :
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     - le rapport de Mme FERNANDEZ, premier conseiller  ;
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     	- les observations de Me Z... pour la SOCIAM  ;
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     - et les conclusions de M. BOCQUET, premier conseiller  ;
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- Sur la légalité des arrêtés préfectoraux  :
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     Sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête en tant qu'elle  concerne  la partie du jugement relative à l'annulation des arrêtés préfectoraux autres que celui dont la société requérante a bénéficié  :
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     Considérant qu'aux termes de l'article L.221-5 du code du travail  : Le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche  ; que l'article L.221-6 du même code énonce  : Lorsqu'il est établi que le repos simultané, le dimanche, de tout le personnel d'un établissement serait préjudiciable au public ou compromettrait le fonctionnement normal de cet établissement, le repos peut être donné, soit toute l'année, soit à certaines époques de l'année seulement suivant l'une des modalités ci-après  : a) un autre jour que le dimanche à tout le personnel de l'établissement  ; b) du dimanche midi au lundi matin  ; c) le dimanche après-midi avec repos compensateur d'une journée par roulement et par quinzaine  ; d) par roulement à tout ou partie du personnel. Les autorisations nécessaires ne peuvent être accordées que pour une durée limitée. Elles sont données après avis du conseil municipal, de la chambre de commerce et d'industrie et des syndicats d'employeurs et de travailleurs intéressés de la commune...  ; qu'il résulte de ces dispositions que toute dérogation à la règle du repos dominical ne peut revêtir qu'un caractère d'exception pour faire face à des situations particulières tenant à des circonstances déterminées de temps, de lieu et au regard du type d'activité exercée et de la nature des produits vendus  ;
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Considérant que les arrêtés attaqués se fondent d'une part, sur des motifs tirés de ce que les établissements de la zone commerciale de Plan de Campagne béneficient, depuis sa création, d'une ouverture le dimanche, que la fermeture le dimanche empêcherait le public important qui s'y rend ce jour là d'y mener des activités dominicales, notamment d'achats en famille, avec un large choix et une gamme de prix étendue et serait de ce fait préjudiciable au public, et d'autre part, sur des motifs tirés de ce que, en cas de fermeture le dimanche, il y aurait impossibilité d'un report suffisant de la clientèle du dimanche sur les autres jours de la semaine compte tenu de l'implantation excentrée et éloignée de toute agglomération importante, et, en conséquence  que cela compromettrait le fonctionnement normal des établissements ainsi que l'emploi  ;
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Considérant que la seule circonstance que la fréquentation dominicale serait le fait d'une clientèle de passage en raison  de l'implantation géographique de l'établissement de la société requérante dans une zone peu peuplée, ne démontre pas, à elle seule, que ce public serait dans l'impossibilité de se rendre dans l'établissement de la requérante situé la zone commerciale dont s'agit pour y effectuer ses achats les autres jours de la semaine  ; que la société requérante soutient que le chiffre d'affaires qu'elle réalise le dimanche a représenté, en 2000, environ 27% de son chiffre d'affaires total et 27% de sa clientèle et que la cessation de cette situation compromettrait son fonctionnement normal  ;  que, comme il a été dit ci-dessus, il n'est pas établi que sa clientèle ne puisse  reporter sur les autres jours de la semaine les achats qu'elle effectue le dimanche  ; qu'au surplus, la perte de chiffre d'affaires alléguée ne pourrait résulter que de la cessation d'une situation illégale et non d'un refus illégal de déroger à la règle du repos dominical des salariés ; que dès lors, l'absence d'autorisation d'ouverture dominicale ne peut être regardée comme de nature à compromettre le fonctionnement normal de la société au sens de l'article L.221-6 du code du travail  ; 
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Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la société requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort, que par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Marseille a annulé les arrêtés préfectoraux autorisant les établissements commerciaux de la zone de Plan de Campagne à déroger à la règle du repos dominical des salariés et en particulier l'arrêté en date du 15 juin 1996 délivré au bénéfice de la société requérante  ;
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     - Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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	Considérant que les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la  SOCIAM, qui n'est pas dans la présente instance, la partie perdante soit condamnée à verser à la société requérante  la somme qu'elle demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens  ; 
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     	Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner la société requérante à verser la somme de 150 euros à la SOCIAM au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative  ;
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D E C I D E  :
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Article 1er  : La requête de la SOCIETE 2EME CLASSE (ENSEIGNE DEGRIFF JEANS) est rejetée.
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     	Article 2  : La SOCIETE 2EME CLASSE (ENSEIGNE DEGRIFF JEANS) versera à la SOCIAM une somme de 150 euros (cent cinquante euros) au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
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     	Article 3  : Le présent arrêt sera notifié à la SOCIETE 2EME CLASSE (ENSEIGNE DEGRIFF JEANS), au ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité et à la société des commerçants, industriels et artisans de Marseille et de sa région (SOCIAM).
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     Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
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Délibéré à l'issue de l'audience du 16 décembre 2003, où siégeaient  :
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     M. LAPORTE, président de chambre,
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Mme LORANT, présidente assesseur,
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M. MOUSSARON, président assesseur,
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Mme GAULTIER, premier conseiller,
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Mme FERNANDEZ, premier conseiller,
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assistés de Mme LOMBARD, greffier  ;
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Prononcé à Marseille, en audience publique le 6 janvier 2004.
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Le président,								Le rapporteur,
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     Signé									Signé
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Guy LAPORTE							X... Y...
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     Le greffier,
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Signé
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Marie-Claire LOMBARD 
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     La République mande et ordonne au ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité en ce qui le concerne et à tous les huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Pour expédition conforme,
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Le greffier,
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2
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N° 01MA01123 
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**