# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 25 juin 1970, 68-12.262, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983149
**Date de décision:** 1970-06-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983149

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE, DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE, IL RESULTE QUE VALENTIN ETAIT LOCATAIRE, A TITRE COMMERCIAL, DE LOCAUX DEPENDANT D'UN IMMEUBLE APPARTENANT AUX CONSORTS X... ;<br>
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QUE SON BAIL, RENOUVELE LE 5 JANVIER 1960, AVEC EFFET DU 1ER JANVIER 1954, LUI DONNAIT AUTORISATION DE SOUS-LOUER ET PRECISAIT QUE L'IMMEUBLE SE TROUVAIT DANS UN PERIMETRE SUSCEPTIBLE D'EXPROPRIATION ;<br>
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 QUE VALENTIN S'EST REINSTALLE EN D'AUTRES LIEUX ET A SOUS-LOUE LES LOCAUX, PARTIE A LA SOCIETE GLOBUS, EN MARS 1960, PARTIE A DAME Y..., EN MAI 1960 ;<br>
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 QU'UNE ORDONNANCE D'EXPROPRIATION EST INTERVENUE LE 12 OCTOBRE 1961 AU PROFIT DE LA VILLE DE PARIS ET QUE, AU COURS DE LA PROCEDURE QUI S'EN EST SUIVIE, LA COUR D'APPEL DE PARIS A ALLOUE A VALENTIN UNE INDEMNITE DE 45000 FRANCS, A TITRE HYPOTHETIQUE ET ALTERNATIF, SUBORDONNANT LE PAIEMENT DE CETTE SOMME A LA PERSPECTIVE QU'IL POUVAIT AVOIR, A LA DATE DE L'ORDONNANCE, D'OBTENIR LE RENOUVELLEMENT DE SON BAIL A L'EXPIRATION DE CELUI-CI ;<br>
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 QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE VALENTIN ETAIT SUSCEPTIBLE DE BENEFICIER DU DROIT A RENOUVELLEMENT DE SON BAIL AU MOTIF QU'IL JUSTIFIAIT D'UN MOTIF LEGITIME DE NON-EXPLOITATION PERSONNELLE, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE LE MOTIF LEGITIME PREVU A L'ARTICLE 4 DU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 EST SEULEMENT CELUI QUI PEUT EXCUSER LA NON-EXPLOITATION PERSONNELLE DU FONDS MAIS NON CELUI QUI EXPLIQUE LE DEFAUT TOTAL D'EXPLOITATION ;<br>
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 MAIS ATTENDU QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 4 DU DECRET SUSVISE, LES MOTIFS LEGITIMES INVOQUES PAR LE LOCATAIRE PEUVENT JUSTIFIER AUSSI BIEN LE DEFAUT D'EXPLOITATION PERSONNELLE DU FONDS QUE LE DEFAUT TOTAL D'EXPLOITATION ;<br>
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QUE LA COUR D'APPEL, EXAMINANT LES MOTIFS QUI LUI ETAIENT SOUMIS, ENONCE : " QUE CONSTITUE UN TEL MOTIF LE FAIT POUR VALENTIN, QUI EXERCAIT SON ACTIVITE DANS LES LIEUX DEPUIS ENVIRON VINGT-CINQ ANS, D'AVOIR DU TRANSFERER SON FONDS DANS UN AUTRE LOCAL, EN RAISON DES INCONVENIENTS GRAVES QUE PRESENTAIT, POUR SON EXPLOITATION, LA PRECARITE DE SON INSTALLATION, TELLE QU'ELLE RESULTAIT, NON SEULEMENT DES DECISIONS ADMINISTRATIVES QUI INTERDISAIENT TOUT RENOUVELLEMENT DE BAIL ET TOUS TRAVAUX D'AMENAGEMENT SANS AUTORISATION PREFECTORALE, MAIS AUSSI DE LA PERSPECTIVE DE L'EXPROPRIATION IMMINENTE AUXQUELLES CES MESURES OUVRAIENT LA VOIE " ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL A AINSI SOUVERAINEMENT DECIDE QUE LES MOTIFS INVOQUES PAR VALENTIN ETAIENT LEGITIMES ET QUE L'ARRET SE TROUVE JUSTIFIE SANS ENCOURIR LES REPROCHES FORMULES AU MOYEN ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 15 MARS 1968, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Décret  1953-09-30 ART. 4,Ordonnance  1958-10-23
**ECLI:** 
**Résumé:** Aux termes de l'article 4 du décret du 30 septembre 1953, les motifs légitimes invoqués par le locataire peuvent justifier aussi bien le défaut d'exploitation personnelle du fonds que le défaut total d'exploitation.          C'est par une appréciation souveraine que les juges décident qu'un locataire, qui a transféré son fonds dans un autre local par suite de décisions administratives interdisant dans la perspective d'une expropriation tout renouvellement de bail et tous travaux d'aménagement sans autorisation, justifie de motifs légitimes de non exploitation.
**Mots-clés:** BAUX COMMERCIAUX (Décret du 30 septembre 1953) - Renouvellement - Conditions - Exploitation effective du commerce - Dispense - Appréciation souveraine.,* BAUX COMMERCIAUX (Décret du 30 septembre 1953) - Renouvellement - Conditions - Exploitation effective du commerce - Dispense - Perspective d'expropriation.,* EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (Ordonnance du 23 octobre 1958) - Indemnité - Fonds de commerce - Absence d'exploitation  effective - Cessation d'exploitation en raison de la menace d'expropriation - Effet.