# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 13 décembre 1972, 71-11.849, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988422
**Date de décision:** 1972-12-13
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988422

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS : ATTENDU, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, QUE X..., CONDUISANT SON AUTOMOBILE SUR UNE ROUTE COMPORTANT TROIS BANDES DE ROULEMENT MATERIALISEES, SE DISPOSAIT A VIRER SUR LA GAUCHE POUR EMPRUNTER UNE ROUTE TRANSVERSALE, MAIS EN FUT EMPECHE PAR LA VENUE EN SENS INVERSE D'AUTRES VEHICULES ET RESTA SUR LA PARTIE DROITE DE LA ROUTE ; <br>
<br>QUE SON VEHICULE FUT ALORS HEURTE A L'ARRIERE PAR CELUI DE Y..., DANS LEQUEL ETAIT NOTAMMENT TRANSPORTE Z... ; <br>
<br>QUE CELUI-CI FUT BLESSE ET QUE LES AUTOMOBILES FURENT ENDOMMAGEES ; <br>
<br>QUE X..., POURSUIVI DEVANT LA JURIDICTION REPRESSIVE POUR BLESSURES INVOLONTAIRES ET CONTRAVENTION AU CODE DE LA ROUTE, FUT RELAXE ; <br>
<br>QUE Y... ET Z... L'ONT ASSIGNE POUR LUI RECLAMER, SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1, DU CODE CIVIL, LA REPARATION DE LEUR PREJUDICE, ET QUE X... A FORME UNE DEMANDE RECONVENTIONNELLE SUR LE MEME FONDEMENT ET TENDANT AUX MEMES FINS ; <br>
<br>ATTENDU QUE X... FAIT GRIEF A L'ARRET QUI A RETENU LA RESPONSABILITE DE X... D'AVOIR VIOLE L'AUTORITE DE LA CHOSE JUGEE PAR LA DECISION DE RELAXE, ALORS QUE CETTE DECISION AURAIT DEFINITIVEMENT JUGE QUE L'ON NE POUVAIT FAIRE GRIEF A X... D'AVOIR EFFECTUE UNE MANOEUVRE DE CONVERSION FAUTIVE, ALORS QU'ELLE AURAIT AUSSI DEFINITIVEMENT FIXE LA POSITION DE L'AUTOMOBILE DE X... ET FAIT ETAT DES TRACES DE FREINAGE DE LA VOITURE DE Y... INDICATIVES DE SA VITESSE ET DE SA DISTANCE PAR RAPPORT AU VEHICULE DE X..., ET ALORS QUE SI LES DEPOSITIONS DES TEMOINS TRANSPORTES PAR Y... POUVAIENT PARAITRE SUSPECTES EN CE QU'ELLES CONTENAIENT DE FAVORABLE A LEUR TRANSPORTEUR, ELLES AURAIENT AU CONTRAIRE TOUTE LEUR VALEUR EN CE QU'ELLES CONTENAIENT DE FAVORABLE A X..., ET QU'IL EN ETAIT AINSI NOTAMMENT POUR LA VITESSE DE 90 KM / HEURE ATTRIBUEE A Y... ET ATTESTEE PAR L'UN DES TEMOINS, LAQUELLE VITESSE S'AVERAIT EXCESSIVE A L'INTERSECTION DE DEUX ROUTES ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE LA DECISION DES JUGES REPRESSIFS RELAXANT X... AU MOTIF QU'IL N'AVAIT PAS COMMIS DE FAUTE PENALE N'INTERDISAIT PAS AUX JUGES CIVILS DE RETENIR SA RESPONSABILITE SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 1384 ALINEA 1 DU CODE CIVIL ; <br>
<br>ET ATTENDU D'AUTRE PART, QUE, TANT PAR MOTIFS PROPRES QU'ADOPTES, L'ARRET APRES AVOIR RAPPELE QUE X... SOUTENAIT LE ROLE POSSIF DE SON VEHICULE, CONSTATE QUE CELUI-CI AVAIT ETE DEPLACE AVANT L'ARRIVEE DES GENDARMES ET QUE CEUX-CI N'AVAIENT PU ENTENDRE AUCUN TEMOIN AUTRE QUE LES PASSAGERS DES VOITURES, ET ENONCE QUE LA CAUSE GENERATRICE DE L'ACCIDENT, TELLE QU'ELLE ETAIT ALLEGUEE PAR X... N'ETAIT QU'HYPOTHETIQUE, ET QUE LES DECLARATIONS DE CE DERNIER ETAIENT EN CONTRADICTION AVEC CELLES DE Y... ET DE SES PASSAGERS AU SUJET DE LA POSITION EXACTE DE SA VOITURE LORS DE LA COLLISION ET AU SUJET DU MOMENT OU IL MIT EN MARCHE SON CLIGNOTANT ; <br>
<br>QUE DE CES CONSTATATIONS, ET DE CES ENONCIATIONS, LA COUR D'APPEL, QUI DISPOSAIT D'UN POUVOIR SOUVERAIN POUR APPRECIER LA VALEUR ET LA PORTEE DES ELEMENTS DE PREUVE QUI LUI ETAIENT SOUMIS, ET QUI NE S'EST PAS CONTREDITE, A PU DEDUIRE QUE LES CIRCONSTANCES DE L'ACCIDENT N'ETAIENT PAS DETERMINEES ; <br>
<br>QU'ELLE A, DES LORS, A BON DROIT, FAIT APPLICATION A CHACUN DES GARDIENS DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1 DU CODE CIVIL ; <br>
<br>D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 5 NOVEMBRE 1970 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1351,Code civil 1384 AL. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** LA DECISION DES JUGES REPRESSIFS, RELAXANT LE CONDUCTEUR D'UNE  AUTOMOBILE, ENTREE EN COLLISION AVEC UNE AUTRE, AU MOTIF QU'IL N 'AVAIT PAS COMMIS DE FAUTE PENALE, N'INTERDIT PAS AUX JUGES CIVILS DE  RETENIR SA RESPONSABILITE SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 1384 ALINEA  1 DU CODE CIVIL.             ET LES CIRCONSTANCES DE L'ACCIDENT ETANT DEMEUREES  INDETERMINEES, C'EST A BON DROIT QUE LES JUGES DU FOND ONT FAIT, A  CHACUN DES GARDIENS DES VEHICULES, APPLICATION DU TEXTE SUSVISE.
**Mots-clés:** RESPONSABILITE CIVILE - CHOSES INANIMEES - ARTICLE 1384 DU CODE  CIVIL - RESPONSABILITE DE PLEIN DROIT - EXONERATION - RELAXE PAR UNE  JURIDICTION PENALE (NON).,* CHOSE JUGEE - AUTORITE DU PENAL - HOMICIDE OU BLESSURES  INVOLONTAIRES - RELAXE - PORTEE - ARTICLE 1384 DU CODE CIVIL -  CAUSES D'EXONERATION.,* RESPONSABILITE CIVILE - CHOSES INANIMEES - ARTICLE 1384 DU CODE  CIVIL - RESPONSABILITE DE PLEIN DROIT - EXONERATION - CAUSES DE L 'ACCIDENT DEMEUREES INCONNUES (NON) - RELAXE DU CONDUCTEUR.