# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 29 juin 1967, 67-90.925, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007057436
**Date de décision:** 1967-06-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007057436

## Contenu de la décision

REJET DU POURVOI FORME PAR X... (ROGER), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, CHAMBRE D'ACCUSATION, EN DATE DU 7 MARS 1967, QUI A CONFIRME UNE ORDONNANCE DU JUGE D'INSTRUCTION REJETANT UNE DEMANDE DE MISE EN LIBERTE PROVISOIRE LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT;<br>
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 SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 131, 137, 139 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DE LA LOI DU 10 MARS 1927 ET DE LA CONVENTION FRANCO-ALGERIENNE DU 27 AOUT 1964 PUBLIEE PAR DECRET DU 11 AOUT 1965, ENSEMBLE VIOLATION DES ARTICLES 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE;<br>
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 "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE FAIT COURIR LE DELAI DE PROLONGATION DE LA DETENTION PREVENTIVE DU JOUR DE L'INCARCERATION EN FRANCE DE L'INCULPE PRECEDEMMENT ARRETE A L'ETRANGER PAR VOIE D'EXTRADITION, ET REFUSE POUR CE MOTIF DE LE METTRE EN LIBERTE PROVISOIRE DE DROIT;<br>
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 "ALORS QUE L'ARRESTATION PAR L'ETAT REQUIS D'EXTRADITION CONSTITUE, AU REGARD DU PREVENU UN ACTE D'EXECUTION DU MANDAT D'ARRET DELIVRE PAR LE JUGE D'INSTRUCTION FRANCAIS, EXECUTION A LAQUELLE L'ETAT REQUIS EST TENU DE CONCOURIR EN VERTU DE LA CONVENTION INTERNATIONALE D'EXTRADITION QUI LE LIE, QU'EN CONSEQUENCE C'EST CET ACTE D'EXECUTION ET L'ARRESTATION CONSECUTIVE A L'ETRANGER QUI MARQUENT LE POINT DE DEPART DU DELAI IMPARTI AU JUGE D'INSTRUCTION POUR RENOUVELER S'IL Y A LIEU, LA DUREE DE LA DETENTION PREVENTIVE";<br>
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ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE QUE X..., INCULPE D'ABUS DE CONFIANCE ET D'ESCROQUERIE, OBJET D'UN MANDAT D'ARRET INTERNATIONAL DELIVRE PAR LE JUGE D'INSTRUCTION AU TRIBUNAL DE LA SEINE LE 5 NOVEMBRE 1964, ET DONT L'EXTRADITION A ETE ACCORDEE PAR LE GOUVERNEMENT ALGERIEN, A ETE ARRETE A ALGER LE 28 SEPTEMBRE 1966 ET QU'IL A ETE TRANSFERE EN FRANCE LE 16 NOVEMBRE 1966 ET ECROUE LE MEME JOUR;<br>
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QUE X... A DEMANDE SA MISE EN LIBERTE PROVISOIRE ET QUE SA REQUETE A ETE REJETEE PAR LE JUGE D'INSTRUCTION;<br>
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QU'AU SOUTIEN DE L'APPEL PAR LUI INTERJETE DE L'ORDONNANCE DE REJET, L'INCULPE A PRETENDU, PAR MEMOIRE REGULIEREMENT DEPOSE AU GREFFE DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION LE 1ER MARS 1967, QUE LE MANDAT D'ARRET AVAIT CESSE DE PRODUIRE EFFET, AUCUNE ORDONNANCE DE PROLONGATION DE DETENTION N'ETANT INTERVENUE, EN VIOLATION DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 139 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEPUIS LA DATE DE SON ARRESTATION A ALGER;<br>
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 QUE DES LORS SA DETENTION NE SE TROUVAIT PAS LEGALEMENT JUSTIFIEE;<br>
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 ATTENDU QU'EN REJETANT LES CONCLUSIONS DU DEMANDEUR, L'ARRET ATTAQUE N'A VIOLE AUCUN DES TEXTES VISES AU MOYEN;<br>
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 QU'EN EFFET L'ARRESTATION A ALGER, DE L'INCULPE, OBJET DU MANDAT D'ARRET, A ETE OPEREE CONFORMEMENT AUX REGLES PARTICULIERES REGISSANT LA MATIERE DE L'EXTRADITION;<br>
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 QUE LE DELAI DE QUATRE MOIS PREVU PAR L'ARTICLE 139 DU CODE DE PROCEDURE PENALE NE COMMENCE A COURIR QU'A PARTIR DU JOUR OU L'INCULPE A ETE ECROUE SUR LE TERRITOIRE NATIONAL ET MIS AINSI A LA DISPOSITION DU MAGISTRAT INSTRUCTEUR;<br>
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 QUE, DES LORS, C'EST A BON DROIT QUE LA CHAMBRE D'ACCUSATION A DECIDE QUE C'EST SEULEMENT A COMPTER DU 16 NOVEMBRE 1966, JOUR OU L'EXTRADE A ETE REGULIEREMENT ECROUE EN FRANCE, EN EXECUTION DU MANDAT D'ARRET, QUE LES DISPOSITIONS DES ARTICLES SUSVISES ET NOTAMMENT DE L'ARTICLE 139, ALINEA 1ER DEVAIENT RECEVOIR LEUR APPLICATION;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
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ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME;<br>
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 REJETTE LE POURVOI PRESIDENT : M ZAMBEAUX   RAPPORTEUR : M BOGUE   AVOCAT GENERAL : M BOUCHERON   AVOCAT : M CHOUCROY<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de procédure pénale 139 AL. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** Le délai de quatre mois prévu par l'article 139 alinéa 1er du Code de procédure pénale ne commence à courir pour l'inculpé arrêté à l'étranger en vertu d'une demande d'extradition du Gouvernement français qu'à partir du jour où il a été écroué sur le territoire national et ainsi mis à la disposition du magistrat instructeur.
**Mots-clés:** INSTRUCTION - Détention préventive - Point de départ - Extradition - Date de l'écrou sur le territoire national,* DETENTION PREVENTIVE - Calcul - Extradition - Point de départ - Date de l'écrou sur le territoire national.,* EXTRADITION - Effet - Détention préventive - Point de départ - Date de l'écrou sur le territoire national.