# Conseil d'Etat, 8 / 7 SSR, du 10 juillet 1981, 21406, publié au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007618969
**Date de décision:** 1981-07-10
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 8 / 7 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007618969

## Contenu de la décision

VU LA REQUETE, ENREGISTREE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 10 DECEMBRE 1979, PRESENTEE PAR MME X DEMEURANT ... , ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT :    -1°  ANNULE LE JUGEMENT DU 16 OCTOBRE 1979 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS A REJETE SA DEMANDE EN DECHARGE DE L'IMPOT SUR LE REVENU AUQUEL SON EPOUX A ETE ASSUJETTI AU TITRE DE L'ANNEE 1970 DANS LES ROLES DE LA VILLE DE ... ;    -2°  LUI ACCORDE LA DECHARGE DES IMPOSITIONS CONTESTEES ;<br>   VU LE CODE GENERAL DES IMPOTS ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;<br>   CONSIDERANT QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 4-1 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, DANS SA REDACTION APPLICABLE A L'ANNEE D'IMPOSITION 1970 :    "... L'IMPOT SUR LE REVENU EST DU PAR TOUTES LES PERSONNES PHYSIQUES AYANT EN FRANCE UNE RESIDENCE HABITUELLE - SONT CONSIDEREES COMME AYANT EN FRANCE UNE RESIDENCE HABITUELLE : 1° LES PERSONNES QUI Y POSSEDENT UNE HABITATION A LEUR DISPOSITION, A TITRE DE PROPRIETAIRES, D'USUFRUITIERS OU DE LOCATAIRES..." ; QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 164-2 DU MEME CODE : " EN CE QUI CONCERNE LES CONTRIBUABLES DE NATIONALITE FRANCAISE OU ETRANGERE N'AYANT PAS LEUR DOMICILE REEL EN FRANCE, MAIS Y POSSEDANT UNE OU PLUSIEURS RESIDENCES, LE REVENU IMPOSABLE EST FIXE A UNE SOMME EGALE A CINQ FOIS LA VALEUR LOCATIVE DE LA OU DES RESIDENCES QU'ILS POSSEDENT EN FRANCE ..." : QUE L'"HABITATION" OU LA "RESIDENCE" AU SENS DE CES TEXTES DOIT S'ENTENDRE DE TOUT LOGEMENT QUI EST EN ETAT D'ETRE HABITE ;<br>   CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE L'INSTRUCTION QUE M. Y QUI EN 1970 ETAIT DOMICILIE EN ... , ETAIT PROPRIETAIRE DEPUIS 1958 D'UN APPARTEMENT , DONT IL AVAIT LA DISPOSITION ET QUE CET APPARTEMENT ETAIT HABITABLE, MEME SI, POUR Y FAIRE DES REPARATIONS, IL AVAIT ETE VIDE DE SES MEUBLES ; QU'AINSI, C'EST A BON DROIT QUE M. Y A ETE REGARDE COMME AYANT EN FRANCE UNE RESIDENCE HABITUELLE AU SENS DE L'ARTICLE 4-1 PRECITE ET QU'EN VERTU DE L'ARTICLE 164-2, IL A ETE IMPOSE EN 1970 SUR UN REVENU EGAL A CINQ FOIS LA VALEUR LOCATIVE DE CETTE RESIDENCE ; QUE MME X N'EST, DES LORS, PAS FONDES A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS A REJETE SA DEMANDE EN DECHARGE DE L'IMPOSITION ETABLIE DANS CES CONDITIONS ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER : LA REQUETE DE MME X EST REJETEE.    ARTICLE 2 : LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A MME X ET AU MINISTRE DELEGUE AUPRES DU MINISTRE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES, CHARGE DU BUDGET.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** CGI 164 2,CGI 4 1 [1970]
**ECLI:** 
**Résumé:** 19-04-01-02-02          L'"habitation" ou la "résidence" à laquelle se réfèrent les articles 4-1 et 164-2 du C.G.I. doit s'entendre de tout logement qui est en état d'être habité. Est tel l'appartement qui a été vidé de ses meubles pour y faire des réparations.
**Mots-clés:** 19-04-01-02-02 CONTRIBUTIONS ET TAXES -  IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REGLES GENERALES PROPRES AUX DIVERS IMPOTS -  IMPOT SUR LE REVENU - LIEU D'IMPOSITION - Pays d'imposition - Résidence habituelle - Notion d'"habitation" ou de "résidence".