# COUR DE CASSATION, Chambre sociale, du 4 avril 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006959938
**Date de décision:** 1962-04-04
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006959938

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX BRANCHES DU MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810;<br>
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ATTENDU QUE LA SENTENCE ATTAQUEE A CONDAMNE LA SOCIETE ANONYME "BERNARD MOTEURS" A VERSER A SON SALARIE DIEPDALLE UN SUPPLEMENT D'INDEMNITE DE CONGE PAYE AU MOTIF QUE LA SOMME TOTALE SERVANT DE BASE AU CALCUL DU 1/16 DEVAIT COMPORTER L'INTEGRALITE DES SOMMES EFFECTIVEMENT PERCUES PAR L'INTERESSE, Y COMPRIS CELLES DITES DE BENEFICES, DE FIN D'ANNEE, DE VACANCES, DE RENDEMENT ET AUTRES, D'AUTANT QUE LESDITES PRIMES DEVAIENT ETRE DECLAREES EN VUE DU PAYEMENT DES IMPOTS CONTRAIREMENT AUX INDEMNITES REVETANT LE CARACTERE DE REMBOURSEMENT DE FRAIS EFFECTIVEMENT DEBOURSES;<br>
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 QU'EN STATUANT AINSI, SANS REPONDRE AUX CONCLUSIONS DE LA SOCIETE QUI AVAIT SOUTENU, D'UNE PART, QUE LES PRIMES DE FIN D'ANNEE ET DE BENEFICES N'ETAIENT QUE DES GRATIFICATIONS EXCEPTIONNELLES, FACULTATIVES ET ALEATOIRES DONT L'EMPLOYEUR ETAIT SEUL JUGE DU MONTANT ET DES CONDITIONS D'ATTRIBUTION LORSQU'IL DECIDAIT DE LES VERSER ET QUE, PAR CONSEQUENT, ELLES N'AVAIENT PAS LE CARACTERE D'UN SALAIRE, ET, D'AUTRE PART, QUE LES PRIMES LITIGIEUSES NE SE TROUVAIENT EN AUCUNE MANIERE DIMINUEES DU FAIT DE L'ABSENCE DE DIEPDALLE PENDANT SES CONGES;<br>
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 QUE CHACUNE EN PARTICULIER ETAIT CALCULEE SELON UN POURCENTAGE SUR LES SALAIRES, QUI COMPRENAIENT DEJA L'INDEMNITE DE CONGES PAYES ET QUE, AYANT ETE PAYE POUR LA TOTALITE A LA DATE PREVUE, DIEPDALLE NE POUVAIT PRETENDRE A UN VERSEMENT SUPPLEMENTAIRE QUI, FAISANT DOUBLE EMPLOI, NE REPOSERAIT SUR AUCUNE BASE, LES JUGES DU FOND N'ONT PAS LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LA DECISION RENDUE ENTRE LES PARTIES PAR LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE LA SEINE, LE 20 JANVIER 1961, REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LADITE DECISION ET POUR ETRE FAIT DROIT LES RENVOIE DEVANT LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE VERSAILLES<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** N'EST PAS LEGALEMENT JUSTIFIEE LA DECISION QUI CONDAMNE UN EMPLOYEUR A VERSER A SON SALARIE UN SUPPLEMENT D'INDEMNITE DE CONGE PAYE AU MOTIF QUE LA SOMME TOTALE SERVANT DE BASE AU CALCUL DU 1/16 DE SA REMUNERATION DEVAIT COMPORTER L'INTEGRALITE DES SOMMES PERCUES PAR L'INTERESSE, Y COMPRIS LES PRIMES DITES DE BENEFICES, DE FIN D'ANNEE, DE VACANCES, DE RENDEMENT, SANS REPONDRE AUX CONCLUSIONS DE L'EMPLOYEUR QUI SOUTENAIT D'UNE PART, QUE LES PRIMES DE FIN D'ANNEE ET DE BENEFICES N'ETAIENT QUE DES GRATIFICATIONS EXCEPTIONNELLES, FACULTATIVES ET ALEATOIRES, N'AYANT PAS LE CARACTERE D'UN SALAIRE, ET D'AUTRE PART QUE LES PRIMES LITIGIEUSES NE SE TROUVAIENT PAS DIMINUEES DU FAIT DE L'ABSENCE DU SALARIE PENDANT SES CONGES
**Mots-clés:** TRAVAIL-REGLEMENTATION - CONGES PAYES - INDEMNITE - CALCUL - ASSIETTE - REMUNERATION TOTALE - PRIMES ET GRATIFICATIONS