# Conseil d'État, 10ème sous-section jugeant seule, 11/06/2007, 271881, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000020374621
**Date de décision:** 2007-06-11
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 10ème sous-section jugeant seule
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000020374621

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 6 septembre 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. Luenda A, demeurant chez Mme Bépouse A ... ; M. A demande au Conseil d'Etat :<br>
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              1°) d'annuler la décision du 12 décembre 2003 par laquelle la Commission des recours des réfugiés a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision  du 20 février 2003 du directeur de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides rejetant sa demande d'admission au statut de réfugié ;<br>
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              2°) de renvoyer l'affaire devant la Commission des recours des réfugiés ;<br>
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              3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros qu'il demande pour la SCP Coutard-Mayer au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, la SCP renonçant dans ce cas à percevoir la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée ;<br>
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	Vu les autres pièces du dossier ;<br>
	Vu la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New-York le 31 janvier 1967 ;<br>
	Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
	Vu la loi n° 52-893 du 25 juillet 1952 modifiée relative au droit d'asile ;<br>
	Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;<br>
              Vu le décret n° 53-377 du 2 mai 1953 relatif à l'office français de protection des réfugiés et apatrides et à la Commission des recours des réfugiés ;<br>
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	Vu le code de justice administrative ;<br>
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              Après avoir entendu en séance publique :<br>
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              - le rapport de M. Jean-Claude Hassan, Conseiller d'Etat,  <br>
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              - les observations de la SCP Coutard, Mayer, avocat de M. A et de Me Foussard, avocat de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, <br>
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              - les conclusions de Mlle Célia Verot, Commissaire du gouvernement ;<br>
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              Considérant qu'aux termes du dernier alinéa de l'article 5 de la loi du 25 juillet 1952 dans sa rédaction alors en vigueur : « Les intéressés pourront présenter leurs explications à la Commission des recours des réfugiés et s'y faire assister d'un conseil » ; que cette disposition impose à la commission l'obligation de mettre les intéressés à même d'exercer la faculté qui leur est reconnue ;<br>
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              Considérant qu'il ressort des pièces du dossier qu'alors même que dans son recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, en date du 5 mars 2003, M. A a indiqué sa nouvelle adresse, il a été convoqué à l'audience du 17 novembre 2003 par une lettre en date du 17 octobre 2003 à une ancienne adresse qu'il avait signalée à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par un courrier du 16 août 2002 ; qu'ainsi, M. A, qui n'a pas été averti de la date de la séance au cours de laquelle son recours devait être examiné, est fondé à soutenir que la Commission des recours des réfugiés a statué à la suite d'une procédure irrégulière ; que, par suite, il y a lieu d'annuler la décision attaquée du 12 décembre 2003 ;<br>
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              Considérant qu'il y a lieu, en l'espèce de renvoyer l'affaire devant la Commission des recours des réfugiés ;<br>
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              Sur les conclusions de M. A tendant à l'application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :<br>
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              Considérant que, M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle ; que par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ; qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que la SCP Coutard, Mayer, avocat de M. A renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros que demande celui-ci sur le fondement de ces dispositions ;<br>
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Article 1er : La décision de la Commission des recours des réfugiés en date du 12 décembre 2003 est annulée.<br>
Article 2 : L'affaire est renvoyée devant la Commission des recours des réfugiés.<br>
Article 3 : L'Etat versera à la SCP Coutard, Mayer, avocat de M. A, la somme de 1 500  euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ladite société renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.<br>
Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. Luenda A, à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, à la Commission des recours des réfugiés. <br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**