# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 6 décembre 1979, 78-40.511, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005073
**Date de décision:** 1979-12-06
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005073

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L. 122-9 ET SUIVANTS DU CODE DU TRAVAIL, 455 ET 458 DU CODE DE  PROCEDURE CIVILE, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT, INSUFFISANCE ET CONTRADICTION DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
    ATTENDU QUE CEYROLLES, PREPARATEUR EN PHARMACIE, EMPLOYE PAR DAME X... DEPUIS  LE  MOIS DE SEPTEMBRE 1972, LICENCIE LE 14  FEVRIER 1975 AVEC UN PREAVIS DE DEUX MOIS , FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR DEBOUTE DE SA DEMANDE EN PAIEMENT DE L'INDEMNITE DE LICENCIEMENT, ALORS QUE, D'UNE PART, LA COUR NE POUVAIT, SANS GRAVEMENT SE CONTREDIRE, RELEVER A LA FOIS QUE LE SALARIE AVAIT ETE LICENCIE MAIS QUE C'ETAIT CEPENDANT LUI QUI AVAIT ROMPU LE CONTRAT DE TRAVAIL, ET ALORS QUE, D'AUTRE PART, SEULE LA FAUTE GRAVE COMMISE PAR LE SALARIE EST DE NATURE A LE PRIVER DU BENEFICE DE L'INDEMNITE LEGALE DE LICENCIEMENT; QUE, DANS CES CONDITIONS, LA COUR NE POUVAIT SUPPRIMER LADITE INDEMNITE SANS RELEVER EXPRESSEMENT LA FAUTE GRAVE IMPUTABLE AU SALARIE, LA CIRCONSTANCE QUE CE DERNIER AIT ABREGE LA DUREE DE SON PREAVIS N'ETANT PAS DE NATURE A CARACTERISER LADITE FAUTE GRAVE;    MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A RELEVE QUE CEYROLLES, DONT LE PREAVIS EXPIRAIT LE 14 AVRIL 1975, A PRODUIT UN CERTIFICAT MEDICAL D'ARRET DE TRAVAIL POUR LA PERIODE DU 14 FEVRIER AU 13 MAI 1975 ET A CEPENDANT TRAVAILLE POUR UN AUTRE EMPLOYEUR A PARTIR DU 1ER MARS; QU'IL RESULTE DE CES FAITS QU'IL S'EST SOUSTRAIT SOUS UN FALLACIEUX PRETEXTE AUX OBLIGATIONS DECOULANT DE SON CONTRAT DE TRAVAIL AUXQUELLES IL RESTAIT SOUMIS JUSQU'A L'EXPIRATION DU DELAI-CONGE, ET QU'IL A DE CE FAIT COMMIS UNE FAUTE GRAVE ENTRAINANT LA PRIVATION DE TOUT DROIT AUX INDEMNITES LEGALES DE RUPTURE;    D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI;<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 25 OCTOBRE 1976 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail L122-9
**ECLI:** 
**Résumé:** Commet une faute grave privative des indemnités de délai-congé et de licenciement le salarié qui, licencié avec un préavis de deux mois, produit un certificat médical d'arrêt de travail recouvrant la totalité de ce préavis et commence à travailler pour un autre employeur 15 jours après le début de l'arrêt de travail, se soustrayant ainsi sous un fallacieux prétexte aux obligations découlant de son contrat de travail auxquelles il restait soumis jusqu'à l'expiration du délai-congé.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Délai-congé - Faute du salarié - Gravité - Faute en cours de préavis.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Délai-congé - Inobservation par le salarié - Fausse déclaration d'arrêt de maladie pour entrer chez son nouvel employeur.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Indemnité de licenciement - Faute du salarié - Gravité - Faute en cours de préavis.