# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 12 mars 1981, 79-14.559, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007007744
**Date de décision:** 1981-03-12
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007007744

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    VU LES ARTICLES L 141 ET L 242 (7°) DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ;<br>
   ATTENDU QUE LE JUGEMENT ATTAQUE A FAIT DROIT A LA DEMANDE DE MICHELE X... EN REMBOURSEMENT PAR L'UNION DE RECOUVREMENT DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE ET D'ALLOCATIONS FAMILIALES DES ARDENNES D'UNE SOMME DE 300 FRANCS QU'ELLE AVAIT VERSEE A CET ORGANISME EN PAIEMENT PARTIEL DES COTISATIONS DUES, POUR LA PERIODE DU TROISIEME TRIMESTRE 1973 AU QUATRIEME TRIMESTRE 1976, EN APPLICATION DE L'ARTICLE L 242 (7°) DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE L'ARRETE DU 27 NOVEMBRE 1946 MODIFIE, EN QUALITE D'EMPLOYEUR D'UNE GARDIENNE D'ENFANT, AUX MOTIFS QUE LE MINISTRE DE LA SANTE ET DE LA SECURITE SOCIALE AVAIT, PAR LETTRE DU 26 JUILLET 1977, DIFFUSEE PAR CIRCULAIRE DE L'AGEN CE CENTRALE DES ORGANISMES DE SECURITE SOCIALE N° 4338 DU 4 AOUT 1977, PRECISE QUE LES COTISATIONS DES EMPLOYEURS DE GARDIENNES D'ENFANTS ANTERIEURES AU 1° AVRIL 1977 NE SERAIENT PAS RECOUVREES, QUE CETTE LETTRE ETAIT D'APPLICATION RETROACTIVE ET QU'IL DEVAIT DONC ETRE FAIT DROIT, EN VERTU DE L'ARTICLE L 141 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, A LA DEMANDE DE REMBOURSEMENT DES COTISATIONS INDUMENT VERSEES ;<br>
<br>
   QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LA LETTRE MINISTERIELLE ET LA CIRCULAIRE DE L'AGENCE CENTRALE DES ORGANISMES DE SECURITE SOCIALE NE PREVOYAIENT QU'UNE CERTAINE SOUPLESSE DANS L'EXAMEN DES SITUATIONS DONNANT LIEU A VERSEMENTS RETROACTIFS DE COTISATIONS ET QUE MICHELE X... NE POUVAIT S'EN PREVALOIR POUR OBTENIR LE REMBOURSEMENT D'UNE SOMME VOLONTAIREMENT VERSEE ET DUE EN APPLICATION DES DISPOSITIONS LEGALES ET REGLEMENTAIRES PRECITEES, LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE LA DECISION RENDUE ENTRE LES PARTIES LE 2 AVRIL 1979 PAR LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DES ARDENNES ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LADITE DECISION ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE LAON.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1976-05-20 Bulletin 1976 V N. 303 p. 250 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Circulaire 1977-08-04 AGENCE CENTRALE DES ORGANISMES DE SECURITE SOCIALE
**ECLI:** 
**Résumé:** La lettre ministérielle du 26 juillet 1977 et la circulaire de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale du 4 août 1977 précisant que les cotisations des employeurs de gardiennes d'enfants antérieures au 1er avril 1977 ne seraient pas recouvrées ne prévoyaient qu'une certaine souplesse dans l'examen des situations donnant lieu à versements rétroactifs de cotisations et un employeur ne peut s'en prévaloir pour obtenir le remboursement d'une somme volontairement versée et due en application des dispositions légales et réglementaires.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - Cotisations - Payement indû - Erreur - Instructions autorisant le non recouvrement des cotisations versées (non).,* LOIS ET REGLEMENTS - Circulaire ministérielle - Force légale (non).,* PAYEMENT DE L'INDU - Conditions - Absence de dette - Sécurité sociale - Cotisations - Instructions ultérieures écartant leur recouvrement - Portée.,* PAYEMENT DE L'INDU - Sécurité sociale - Cotisations - Instructions ultérieures écartant leur recouvrement - Portée.,* SECURITE SOCIALE - Caisse - Agence centrale des organismes de sécurité sociale - Circulaires - Portée.