# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 25 mars 1971, 70-40.171, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006984694
**Date de décision:** 1971-03-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006984694

## Contenu de la décision

SUR LES TROIS MOYENS REUNIS, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1 ET 7 DE L'ARRET MINISTERIEL DU 22 FEVRIER 1946, DU DECRET DU 9 AVRIL 1936 PORTANT NOMENCLATURE DES PROFESSIONS, DE LA LOI DU 8 FEVRIER 1955, MODIFIEE PAR LA LOI DU 7 JANVIER 1959, SUR LES DEBITS DE BOISSONS, DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, POUR DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; <br>
<br>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR RECONNU LE PRINCIPE D'UN DROIT A INDEMNITE DE NOURRITURE A X..., QUI AVAIT ETE EMPLOYE EN QUALITE DE GARCON DE BAL REMUNERE AU POURBOIRE PAR LA SARL GAY NENY, LAQUELLE EXPLOITE UN BAL POPULAIRE A L'ENSEIGNE DE MIAMI DANCING, AU MOTIF ESSENTIEL QUE LA SOCIETE L'A TOUJOURS CONSIDERE ET REMUNERE COMME S'IL APPARTENAIT AU PERSONNEL DE L'HOTELLERIE, ACTIVITE QU'ELLE EXERCAIT ACCESSOIREMENT A CELLE D'ENTREPRENEUR DE SPECTACLES, ALORS, D'UNE PART, QUE LA SOCIETE GAY NENY EST UN ENTREPRENEUR DE BAL PUBLIC, QU'ELLE N'ENTRE PAS DANS LE CHAMP D'APPLICATION DE L'ARRETE DU 22 FEVRIER 1946 RELATIF AU PERSONNEL DES HOTELS, CAFES, RESTAURANTS, QUE LES CONDITIONS DE TRAVAIL DES EMPLOYES DE BAL SONT DIFFERENTES ET QU'IL IMPORTE PEU QUE LA SOCIETE N'AIT PAS ADHERE A LA CONVENTION COLLECTIVE DU SPECTACLE, ALORS, D'AUTRE PART, QUE LE FAIT QUE LA SOCIETE SOIT TITULAIRE DE LA GRANDE LICENCE ET VENDE DES BOISSONS A CONSOMMER SUR PLACE EST INSUFFISANT POUR LA FAIRE RENTRER DANS L'INDUSTRIE HOTELIERE, ALORS, PAR AILLEURS, QUE SI L'ARTICLE 1ER DE L'ARRETE DU 22 FEVRIER 1946 VISE LES ETABLISSEMENTS OU L'ON VEND A TITRE ACCESSOIRE DES DENREES ET BOISSONS A CONSOMMER SUR PLACE, IL DONNE COMME EXEMPLE LES SALONS DE THE, LUNCHS, PATISSERIES, VENDANT PRINCIPALEMENT DES MARCHANDISES A EMPORTER, CE QUI EXCLUT LES ENTREPRISES DONT L'ACTIVITE UNIQUE EST CELLE DE BAL ET NON DE VENTE DE CONSOMMATIONS, QUE CE SOIT SUR PLACE OU A EMPORTER ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND CONSTATENT QUE PENDANT TOUTE LA DUREE OU X... A ETE EMPLOYE PAR LA SOCIETE GAY NENY SES BULLETINS DE PAYE ONT ETE ETABLIS PAR REFERENCE AUX ARRETES RELATIFS AU PERSONNEL DE L'INDUSTRIE HOTELIERE ; <br>
<br>QUE LES FONCTIONS DE X... CONSISTAIENT A PLACER LE CLIENT ET A LUI SERVIR UNE CONSOMMATION DANS LE PRIX DE LAQUELLE ETAIT INCLUS LE PRIX DU DROIT A LA DANSE ; <br>
<br>QU'IL ETAIT REMUNERE PAR UN POURBOIRE PERCU GLOBALEMENT ET DIRECTEMENT DE LA CLIENTELE ; <br>
<br>QUE LA SOCIETE NE L'AVAIT PAS AFFILIE A LA CAISSE DES CONGES PAYES DU SPECTACLE ET VERSAIT LES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE SELON LES REGLES PROPRES AU PERSONNEL DE L'HOTELLERIE ; <br>
<br>QU'EN EN DEDUISANT QUE, MEME SI LA PROFESSION DE BAL PUBLIC FIGURAIT DANS LA NOMENCLATURE, SOUS LA RUBRIQUE SPECTACLES DIVERS, LA SOCIETE EXERCAIT EN MEME TEMPS L'ACTIVITE DE DEBITANT DE BOISSONS, QU'ELLE AVAIT ACCESSOIREMENT CETTE QUALITE AU SENS DU DERNIER ALINEA DE L'ARTICLE 1ER DE L'ARRETE DU 22 FEVRIER 1946, ET QUE, DANS SES RAPPORTS AVEC X..., CELUI-CI AVAIT TOUJOURS ETE CONSIDERE COMME UN GARCON, AU SENS DE L'INDUSTRIE HOTELIERE, CE QUI ENTRAINAIT POUR LUI LE DROIT, EN PRINCIPE, A L'INDEMNITE DE NOURRITURE EN VERTU EN TOUS CAS DE LA CONVENTION DES PARTIES, LA COUR D'APPEL A DONNE UNE BASE LEGALE A LA DECISION ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 12 JANVIER 1970, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Arrêté  1946-02-22 ART. 1,Code civil 1134
**ECLI:** 
**Résumé:** AYANT CONSTATE QUE LE BULLETIN DE PAYE D'UN GARCON D'UNE  ENTREPRISE DE BAL PUBLIC AVAIT ETE ETABLI PAR REFERENCE AUX ARRETES  RELATIFS AU PERSONNEL DE L'INDUSTRIE HOTELIERE, QUE LES FONCTIONS DE  L'INTERESSE CONSISTAIENT A PLACER LE CLIENT ET A LUI SERVIR UNE  CONSOMMATION DANS LE PRIX DE LAQUELLE ETAIT INCLUS LE PRIX DU DROIT  A LA DANSE, QU'IL ETAIT REMUNERE PAR UN POURBOIRE PERCU GLOBALEMENT  ET DIRECTEMENT DE LA CLIENTELE, QUE L'EMPLOYEUR NE L'AVAIT PAS  AFFILIE A LA CAISSE DES CONGES PAYES DU SPECTACLE ET VERSAIT LES  COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE SELON LES REGLES PROPRES AU  PERSONNEL DE L'HOTELLERIE, LES JUGES DU FOND ONT PU EN DEDUIRE QUE,  MEME SI LA PROFESSION DE BAL PUBLIC FIGURAIT DANS LA NOMENCLATURE,  SOUS LA RUBRIQUE "SPECTACLE DIVERS" L'EMPLOYEUR AVAIT ACCESSOIREMENT  LA QUALITE DE DEBITANT DE BOISSON AU SENS DU DERNIER ALINEA DE  L'ARTICLE 1ER DE L'ARRETE DU 22 FEVRIER 1946 ET QUE LE SALARIE AVAIT  TOUJOURS ETE CONSIDERE COMME UN GARCON AU SENS DE L'INDUSTRIE  HOTELIERE, CE QUI LUI DONNAIT DROIT, EN PRINCIPE, A L'INDEMNITE DE  NOURRITURE.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - INDEMNITES - INDEMNITE COMPENSATRICE  DE NOURRITURE - HOTELLERIE - BENEFICIAIRES - GARCON D'UNE ENTREPRISE  DE BAL PUBLIC (OUI).,* SPECTACLES - ENTREPRISE DE BAL PUBLIC - PERSONNEL - CONTRAT DE  TRAVAIL - SALAIRE - INDEMNITES - INDEMNITE COMPENSATRICE DE  NOURRITURE - GARCON DE BAL - GARCON CONSIDERE COMME EMPLOYE DE  L'INDUSTRIE HOTELIERE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - INDEMNITES - INDEMNITES  COMPENSATRICE DE NOURRITURE - BENEFICIAIRE - ENTREPRISE DE BAL  PUBLIC AYANT ACCESSOIREMENT LA QUALITE DE DEBITANT DE BOISSONS -  GARCON DE BAL.