# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 13 mai 1981, 80-11.705 80-11.985, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007008065
**Date de décision:** 1981-05-13
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007008065

## Contenu de la décision

VU LA CONNEXITE, JOINT LES POURVOIS N° 80-11 705 ET N° 80-11 985 :<br>
    SUR LE MOYEN UNIQUE DES DEUX POURVOIS :<br>
    ATTENDU QU'A COMPTER DU 2 MAI 1974 HOMBERT, CHIRURGIEN-DENTISTE, A EXERCE SON ART AU CABINET DENTAIRE APPARTENANT A SEBBAH AUQUEL IL ETAIT LIE PAR UN CONTRAT D'ASSISTANT-COLLABORATEUR; QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE, DU CHEF DE CETTE ACTIVITE HOMBERT ETAIT ASSUJETTI AU REGIME GENERAL DE LA SECURITE SOCIALE ALORS QUE, LE SEUL TRAVAIL D'UN CHIRURGIEN-DENTISTE EN COLLABORATION AVEC L'UN DE SES CONFRERES NE SAURAIT IMPLIQUER L'EXISTENCE D'UN LIEN DE SUBORDINATION, QUE LES JUGES DU FOND N'ONT PAS PRECISE LES SUJETIONS AUXQUELLES L'INTERESSE AURAIT ETE SOUMIS ET N'ONT PAS REPONDU A DES CONCLUSIONS SOULIGNANT QU'IL ETAIT ENTIEREMENT LIBRE DANS L'ORGANISATION DE SON TRAVAIL ET QUE LA CLIENTELE ETAIT SAUF DEMANDE EXPRESSE, DIRIGEE ALTERNATIVEMENT VERS LES PRATICIENS EXERCANT DANS LE CABINET, QUE L'INDEPENDANCE DANS LES HORAIRES DE TRAVAIL, LA POSSIBILITE D'AVOIR UNE CLIENTELE PERSONNELLE, LA PERCEPTION DIRECTE DES HONORAIRES AUPRES DES CLIENTS CARACTERISENT LE LOUAGE D'OUVRAGE ET SONT EXCLUSIVES DE TOUTE SUBORDINATION; QUE LA RESTITUTION A SON CONFRERE D'UNE PARTIE DES HONORAIRES VERSES AU PRATICIEN COLLABORATEUR REMUNERE D'UNE FACON NORMALE LA MISE A SA DISPOSITION DU LOCAL ET DU MATERIEL ET QU'AUCUNE CONSEQUENCE NE POUVAIT ETRE TIREE DU FAIT QUE LES REVENUS D'HOMBERT ONT ETE PLUS ELEVES A PARTIR DU MOMENT OU IL EST DEVENU ACTIONNAIRE DANS LE CABINET CONSTITUE EN SOCIETE EN JANVIER 1977;<br>
   MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR RELEVE QUE DEPUIS LE 2 MAI 1974 HOMBERT APPORTAIT SA COLLABORATION A SEBBAH DANS LE CABINET EXPLOITE PAR CE DERNIER, LA COUR D'APPEL OBSERVE QUE, S'IL POUVAIT PRODIGUER DES SOINS AUX PATIENTS QUI AVAIENT PRIS RENDEZ-VOUS AVEC LUI, IL ETAIT EGALEMENT TENU DE LES DONNER A CEUX QUI LUI ETAIENT PRESENTES PAR SEBBAH ET QU'AINSI IL N'AVAIT PAS LE LIBRE CHOIX DES PATIENTS QUI NE CONSTITUAIENT PAS DES LORS SA CLIENTELE PERSONNELLE MAIS CELLE DU CABINET; QU'AUCUNE PLAQUE A SON NOM N'ETAIT APPOSEE A L'ENTREE DU CABINET, PEU IMPORTANT A CET EGARD QU'ELLE FUT OU NON OBLIGATOIRE; QUE MALGRE L'INDEPENDANCE DONT IL JOUISSAIT DANS L'EXERCICE DE SON ART ET LA RELATIVE LIBERTE DONT IL BENEFICIAIT DANS L'AMENAGEMENT DE SES HORAIRES DE TRAVAIL, IL ETAIT ASTREINT A DES SUJETIONS DU FAIT QU'IL TRAVAILLAIT DANS UN CABINET QUI AVAIT ETE MIS EN PLACE AVANT LE DEBUT DE SES PROPRES ACTIVITES ET UTILISAIT, DANS DES CONDITIONS PREETABLIES, LE LOCAL, LES INSTALLATIONS ET LE PERSONNEL MIS PAR SEBBAH A SA DISPOSITION; QUE SA REMUNERATION ETAIT CONSTITUEE, NON PAR UN POURCENTAGE DE L'ENSEMBLE DES ACTES ET RECETTES DU CABINET, MAIS PAR UN POURCENTAGE PREALABLEMENT FIXE ET LIMITE DES HONORAIRES DE SES SEULS ACTES PROFESSIONNELS;<br>
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   QUE DE L'ENSEMBLE DE CES CONSTATATIONS ET ENONCIATIONS QUI REPONDENT AUX CONCLUSIONS PRISES, LES JUGES DU FOND ONT PU DEDUIRE QUE NONOBSTANT LA QUALIFICATION DE LOUAGE D'OUVRAGE DONNEE A LA CONVENTION LIANT LES PARTIES, L'ACTIVITE DE HOMBERT, S'EXERCANT DANS LE CADRE D'UN SERVICE ORGANISE PAR SEBBAH ET POUR LE COMPTE DE CE DERNIER, NE POUVAIT ETRE CONSIDEREE COMME INDEPENDANTE MAIS RENTRAIT DANS LES PREVISIONS DE L'ARTICLE L 241 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE; QU'ILS ONT AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LES POURVOIS FORMES CONTRE L'ARRET RENDU LE 31 JANVIER 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES.<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre sociale   ) 1975-02-20 Bulletin 1975 V N. 88 p. 82 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** En dépit de l'indépendance dont il dispose dans l'exercice de son art et nonobstant la qualification de louage d'ouvrage donnée à la convention liant les parties, le chirurgien-dentiste qui apporte sa collaboration à un de ses confrères dans le cabinet de ce dernier est assujetti au régime général de la sécurité sociale dès lors que s'il peut prodiguer ses soins à des patients ayant pris rendez-vous avec lui il est également tenu de les donner à ceux qui lui sont présentés par son confrère en sorte qu'il n'a pas le libre choix des patients qui constituent la clientèle du cabinet, qu'aucune plaque à son nom n'est apposée à l'entrée du cabinet où il travaille dans des conditions préétablies avec des installations et un personnel mis à sa disposition et que sa rémunération est constituée non par un pourcentage de l'ensemble des actes et recettes du cabinet, mais par un pourcentage préalablement fixé et limité des honoraires de ses seuls actes professionnels, l'ensemble de ces éléments établissant que son activité s'exerce dans le cadre d'un service organisé par son confrère.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - Assujettissement - Personnes assujetties - Chirurgien-dentiste - Chirurgien-dentiste collaborateur d'un confrère.,* CHIRURGIEN-DENTISTE - Sécurité sociale - Assujettissement - Chirurgien-dentiste collaborateur d'un confrère.,* SECURITE SOCIALE - Assujettissement - Généralités - Conditions - Lien de subordination - Existence d'un contrat de louage d'ouvrage.