# Cour administrative d'appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, du 5 juillet 2004, 02MA02449, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007585891
**Date de décision:** 2004-07-05
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 5EME CHAMBRE - FORMATION A 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007585891

## Contenu de la décision

Vu, enregistrée le 13 décembre 2002 au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, sous le n° 02MA02449, la requête présentée par Me Muriel Tribouillois, avocat, pour M. Hamid X domicilié chez M. Mohamed X, ...  ;
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     M. Hamid X demande à la Cour  :
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     1°/ d'annuler le jugement n° 00MA03979 en date du 18 octobre 2002 par lequel le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du préfet de l'Hérault datée du 19 juin 2000 refusant son admission au séjour  ;
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     2°/ d'annuler la décision préfectorale précitée  ;
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     3°/ d'ordonner au préfet de l'Hérault de lui délivrer le titre de séjour sollicité sous astreinte de 152 euros par jour de retard  ;
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Il soutient  :
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     - qu'il est entré en France en 1990 et s'y est maintenu depuis de manière continue  ;
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     - qu'il produit deux attestations de résidence et d'embauche ainsi que des attestations de présence de son oncle, ses cousins et de tiers  ;
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     - que la décision préfectorale est insuffisamment motivée et est entachée d'erreur de fait dès lors qu'il apporte la preuve de sa présence en France depuis 1990 et que son père et sa mère attestent qu'il a quitté le Maroc à l'âge de 16 ans  ;
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     - qu'il a fait un court séjour au Maroc en 1999 afin d'obtenir un passeport  ;
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     - que la décision attaquée souffre également d'une erreur de droit puisque, eu égard à la situation exposée, il peut bénéficier des dispositions de l'article 12 bis, § 3 et 7 de l'ordonnance du 2 novembre 1945  ;
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     - qu'en raison de l'intensité des biens personnels qu'il a tissé en France, la décision du préfet de l'Hérault est également entachée d'erreur manifeste d'appréciation  ;
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Vu le jugement attaqué  ; 
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Vu, enregistré le 28 janvier 2003  au greffe de la Cour, le mémoire en défense par lequel le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête par adoption des motifs retenus par les premiers juges dès lors que le requérant n'apporte aucun élément nouveau  ;
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Vu les autres pièces du dossier  ;
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Vu l'ordonnance modifiée n° 45-2658 du 2 novembre 1945  ;
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Vu le décret modifié N° 46-1574 du 30 juin 1946  ;
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Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel  ;
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Vu le code de justice administrative  ;
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Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 14 juin 2004  ; 
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     - le rapport de M. Francoz, premier conseiller  ;
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     - et les conclusions de M. Louis, commissaire du gouvernement  ;
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Considérant, en premier lieu, que pour demander l'annulation du jugement précité, M. X renouvelle devant la Cour les moyens développés en première instance tirés d'un défaut de motivation de la décision du préfet du 19 juin 2000, d'une erreur de droit dans l'application des dispositions de l'article 12 bis, § 3 et 7, de l'ordonnance modifiée du 2 novembre 1945, d'une erreur de fait dans la prise en compte des justificatifs fournis et d'une erreur manifeste dans l'appréciation des circonstances de l'espèce  ; qu'il ressort des pièces du dossier que, pour les mêmes motifs que ceux retenus par les premiers juges et qu'il y a lieu d'adopter, aucun de ces moyens ne saurait être accueilli  ;
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Considérant, en second lieu, que le requérant ne saurait utilement invoquer les dispositions d'une circulaire ministérielle, dont il ne précise ni la date ni la teneur, ni au demeurant, le caractère réglementaire  ;
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Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande  ;
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Considérant que le présent arrêt, qui rejette la requête de M. X, n'appelle aucune mesure d'exécution particulière  ; que les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte doivent être rejetées  ;
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D E C I D E  :
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     Article 1er  : La requête de M. Hamid X est rejetée.
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Article 2  : Le présent arrêt sera notifié M. Hamid X  et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.
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Délibéré à l'issue de l'audience du 14 juin 2004, où siégeaient  :
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Mme Bonmati, président de chambre,
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M. Moussaron, président assesseur,
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M. Francoz, premier conseiller,
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assistés de Mlle Ranvier, greffier  ;
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Prononcé à Marseille, en audience publique le 5 juillet 2004.
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     Le président,	Le rapporteur,
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     Signé	Signé
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     Dominique Bonmati	Patrick-Gilbert Francoz
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     Le greffier,
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     Signé
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     Patricia Ranvier
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     La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales en ce qui le concerne et à tous les huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Pour expédition conforme,
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Le greffier,
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Classement CNIJ  : 335-01-03
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C
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2
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N° 02MA02449
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     	MP
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**