# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 15 mars 1972, 70-10.071, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006987263
**Date de décision:** 1972-03-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006987263

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL ; <br>
<br>ATTENDU QUE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE A DECIDE QUE LA GARANTIE DU CONTRAT D'ASSURANCE CONTRE LES ACCIDENTS, CONCLU AVEC LA COMPAGNIE L'URBAINE ET LA SEINE PAR X..., NE COUVRAIT PAS LE DECES DE CE DERNIER, SURVENU A LA SUITE DE LA MALADIE QU'IL AVAIT CONTRACTEE EN SUBISSANT L'ASSAUT DES VAGUES AU COURS DE SON TRANSBORDEMENT D'UN BATEAU SUR UN AUTRE QU'AVAIT NECESSITE LA TEMPETE QUI SEVISSAIT PENDANT QU'IL EFFECTUAIT, LE 6 JANVIER 1967, LE TRAJET MARITIME DE RETOUR DE SON TRAVAIL, AU MOTIF QUE CE DECES NE POUVAIT ETRE CONSIDERE COMME UN ACCIDENT AU SENS DE LA POLICE, AUCUN FAIT SOUDAIN N'ETANT A SON ORIGINE, DES LORS QU'IL ETAIT ETABLI QUE, EN RAISON DE L'ETAT TRES AGITE DE LA MER LORSQUE X... AVAIT PRIS LE BATEAU, IL ETAIT NORMALEMENT PREVISIBLE QUE LES PASSAGERS RECEVRAIENT DES PAQUETS D'EAU PENDANT LA TRAVERSEE ; <br>
<br>QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LA POLICE DEFINISSAIT COMME ACCIDENTELLES LES ATTEINTES CORPORELLES PROVENANT DE L'ACTION SOUDAINE D'UNE CAUSE EXTERIEURE, SANS EXIGER QUE L'EVENEMENT QUI AVAIT CONSTITUE CETTE CAUSE FUT IMPREVISIBLE, LA COUR D'APPEL A DENATURE LA CONVENTION DES PARTIES ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE SE PRONONCER SUR LA SECONDE BRANCHE DU MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 6 OCTOBRE 1969 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE ; <br>
<br>REMET EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE NIMES.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1134
**ECLI:** 
**Résumé:** DENATURE LE CONTRAT D'ASSURANCE CONTRE LES ACCIDENTS  SOUSCRIT PAR UN ASSURE DECEDE DES SUITES D'UNE MALADIE CONTRACTEE EN  SUBISSANT L'ASSAUT DES VAGUES, ALORS QU'IL REVENAIT EN BATEAU,  PENDANT UNE TEMPETE, DE SON LIEU DE TRAVAIL, L'ARRET QUI ENONCE QUE  CE DECES NE PEUT ETRE CONSIDERE COMME UN ACCIDENT AU SENS DE LA  POLICE, AUCUN FAIT SOUDAIN N'ETANT A SON ORIGINE PUISQU'IL ETAIT  ETABLI QU'EN RAISON DE L'ETAT DE LA MER, IL ETAIT NORMALEMENT  PREVISIBLE QUE LES PASSAGERS SERAIENT ATTEINTS PAR DES PAQUETS D'EAU  PENDANT LA TRAVERSEE, ALORS QUE LA POLICE DEFINISSAIT COMME  ACCIDENTELLES LES ATTEINTES CORPORELLES "PROVENANT DE L'ACTION  SOUDAINE D'UNE CAUSE EXTERIEURE", SANS EXIGER QUE L'EVENEMENT QUI  AVAIT CONSTITUE CETTE CAUSE FUT IMPREVISIBLE.
**Mots-clés:** ASSURANCES DE PERSONNES - ACCIDENTS CORPORELS - POLICE - DENATURATION  - ACCIDENT - DEFINITION - ACTION SOUDAINE D'UNE CAUSE EXTERIEURE -  DECES CONSECUTIF A UN VOYAGE EN MER PAR TEMPETE - DECISION REFUSANT  LA GARANTIE - FONDEMENT - DEFAUT D'IMPREVISIBILITE DU FAIT  GENERATEUR DE PREJUDICE - CONDITION NON EXIGEE PAR LA POLICE.,* ASSURANCE EN GENERAL - POLICE - DENATURATION - ASSURANCE  ACCIDENTS CORPORELS - ACCIDENT - DEFINITION - ACTION SOUDAINE D'UNE  CAUSE EXTERIEURE - DECES CONSECUTIF A UN VOYAGE EN MER PAR TEMPETE -  DECISION REFUSANT LA GARANTIE - FONDEMENT - DEFAUT D'IMPREVISIBILITE  DU FAIT GENERATEUR DE PREJUDICE - CONDITION NON EXIGEE PAR LA  POLICE.,* CONTRATS ET OBLIGATIONS - CLAUSES CLAIRES ET PRECISES -  DENATURATION - ASSURANCE ACCIDENTS CORPORELS - ACCIDENT -  DEFINITION.