# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 9 février 1966, 65-91.998, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007054088
**Date de décision:** 1966-02-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007054088

## Contenu de la décision

REJET DU POURVOI DE X... (CHRISTIAN), ES QUALITE DE PRESIDENT-DIRECTEUR GENERAL DE LA SOCIETE EXPLOITATION DES PROCEDES ELECTRO-VIBRATOIRES MARCEL VIOLET, CONTRE UN JUGEMENT DU 13 MAI 1965 DU TRIBUNAL DE POLICE DE PARIS QUI L'A CONDAMNE A 10 FRANCS D'AMENDE POUR DEFAUT D'AUTORISATION D'EMBOUTEILLAGE D'EAU. LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;<br>
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SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1 ET 8 DU DECRET 61-859 DU 1ER AOUT 1961, DE L'ARTICLE L 25 - 1° DU CODE DE LA SANTE PUBLIQUE, DE L'ARTICLE R 26 DU CODE PENAL ET DE L'ARTICLE 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT, INSUFFISANCE, CONTRADICTION ET NON-PERTINENCE DE MOTIFS, DENATURATION DES PIECES DU DOSSIER ET MANQUE DE BASE LEGALE, EN CE QUE LE JUGEMENT ATTAQUE A CONDAMNE UN PREVENU DU CHEF D'INFRACTION A UN REGLEMENT ADMINISTRATIF IMPOSANT A TOUTE ENTREPRISE QUI SE PROPOSE D'EMBOUTEILLER DE L'EAU POUR LA LIVRER AU PUBLIC D'OBTENIR L'AUTORISATION DU PREFET ;<br>
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AU MOTIF QUE LE FAIT POUR UN PRODUIT D'ETRE CONSIDERE COMME PRODUIT DIETETIQUE NE SAURAIT LE SOUSTRAIRE A L'APPLICATION DE LA LEGISLATION REGLEMENTANT LA VENTE DE L'EAU MISE EN BOUTEILLE ;<br>
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ALORS QUE LA REGLEMENTATION AINSI VISEE NE CONCERNE QUE LES EAUX DE BOISSONS OU EAUX DE TABLE ET EST PAR CONSEQUENT INAPPLICABLE A UN PRODUIT DIETETIQUE QUI, BIEN QU'OBTENU A PARTIR D'EAU NATURELLE, SUBIT UN TRAITEMENT ELECTRIQUE QUI EN FAIT UNE SUBSTANCE TOTALEMENT DIFFERENTE DE L'EAU ORDINAIRE ENVISAGEE COMME SIMPLE ATTENDU QU'IL APPERT DU JUGEMENT ATTAQUE QUE LE DEMANDEUR A MIS EN BOUTEILLES UNE EAU ENERGETIQUE ELECTRO-VIBREE DESTINEE A ETRE VENDUE AU PUBLIC COMME PRODUIT DIETETIQUE ;<br>
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QUE C'EST A BON DROIT QUE LE JUGE DU FOND A DIT QUE CE PRODUIT ETANT UNE BOISSON CONSTITUEE PAR DE L'EAU, LE DEMANDEUR AURAIT DU SOLLICITER L'AUTORISATION PREFECTORALE D'EMBOUTEILLAGE PREVUE PAR L'ARTICLE L 25 - 1° DU CHAPITRE III, TITRE 1ER, LIVRE I DU CODE DE LA SANTE PUBLIQUE, ET L'ARTICLE 8 DU DECRET DU 1ER AOUT 1961 ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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ET ATTENDU QUE LE JUGEMENT ATTAQUE EST REGULIER EN LA FORME ;<br>
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REJETTE LE POURVOI. PRESIDENT : M ZAMBEAUX - RAPPORTEUR : M COSTA - AVOCAT GENERAL : M TOUREN - AVOCAT : M BEURDELEY.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Une boisson constituée par de l'eau ayant subi un traitement "électro-vibratoire", baptisée "eau énergétique électro-vibrée" et présentée comme un produit diététique, n'en est pas moins de l'eau et, à ce titre, elle ne peut être mise en bouteilles qu'avec autorisation préfectorale.
**Mots-clés:** SANTE PUBLIQUE - Eaux potables - Distributions privées - Eaux embouteillées - Autorisation préfectorale - "Eau énergétique électro-vibrée",* SANTE PUBLIQUE - Eaux potables - Définition - "Eau énergétique électro-vibrée".