# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 23 octobre 1979, 79-60.171, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007004257
**Date de décision:** 1979-10-23
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007004257

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L. 412-10 ET R. 412-3 DU CODE DU TRAVAIL, ET DES ARTICLES 455 ET 458 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
    ATTENDU QUE LA SOCIETE TOTAL FAIT GRIEF AU JUGEMENT ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE SES SERVICES DE TOULOUSE, QUI SONT RATTACHES A LA REGION DE BORDEAUX, ET COMPRENNENT 56 SALARIES, CONSTITUENT UN ETABLISSEMENT DISTINCT PERMETTANT LA DESIGNATION D'UN DELEGUE SYNDICAL, ALORS, SELON LE POURVOI, D'UNE PART, QUE, FAUTE D'AVOIR RECHERCHE SI CET ETABLISSEMENT POSSEDAIT UNE CERTAINE HOMOGENEITE ET UNE CERTAINE AUTONOMIE ET S'IL AVAIT A SA TETE UN REPRESENTANT DE LA DIRECTION POUVANT RECEVOIR LES REVENDICATIONS DU DELEGUE ET Y REPONDRE, LE TRIBUNAL A PRIVE SA DECISION DE BASE LEGALE, ET QUE, D'AUTRE PART, IL S'EST DETERMINE PAR UNE MAUVAISE APPRECIATION DES ELEMENTS DE LA CAUSE, DES LORS QUE L'INCONVENIENT TENANT A LA DISTANCE DE BORDEAUX A TOULOUSE ETAIT TRES  ATTENUE  PAR LES FACILITES DONNEES AU DELEGUE DE BORDEAUX D'UTILISER LES LIGNES TELEPHONIQUES ET LES SERVICES INTERIEURS DU COURRIER DE LA SOCIETE TANDIS QUE LE DELEGUE DE TOULOUSE SERAIT PRIVE, EN RAISON DU NOMBRE RESTREINT DE SALARIES DANS CET ETABLISSEMENT, DE L'AVANTAGE DU CREDIT D'HEURES DE DELEGATION ET DE LA JOUISSANCE D'UN LOCAL;    MAIS ATTENDU QUE L'ARTICLE R. 412-3 DU CODE DU TRAVAIL A POUR BUT DE FACILITER L'EXERCICE DE LA MISSION DES DELEGUES AUSSI BIEN VIS-A-VIS DES MEMBRES DE LA  SECTION SYNDICALE  QUE VIS-A-VIS DE LA DIRECTION; QUE LE JUGE DU FOND DEVANT LEQUEL LA SOCIETE TOTAL N'A PAS ALLEGUE QUE LE CHEF DE SES SERVICES DE TOULOUSE N'AVAIT PAS LE POUVOIR DE RECEVOIR TOUTES LES REVENDICATIONS QUE POURRAIT LUI PRESENTER LE DELEGUE SYNDICAL ET D'Y REPONDRE A RELEVE QUE, MALGRE LES FACILITES QUI LUI AVAIENT ETE CONSENTIES, LE DELEGUE DE BORDEAUX NE POUVAIT, EN RAISON DE SON ELOIGNEMENT, AVOIR AVEC LES MEMBRES DE LA SECTION SYNDICALE DE TOULOUSE DES CONTACTS SUFFISANTS POUR LUI PERMETTRE D'ACCOMPLIR CONVENABLEMENT SA TACHE; QU'IL A AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION;<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 16 MARS 1979 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE TOULOUSE.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1978-07-20 Bulletin 1978 V N. 630 p.470 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail R412-3
**ECLI:** 
**Résumé:** Justifie sa décision selon laquelle les services de Toulouse d'une société, rattachés à la région de Bordeaux et comprenant 56 salariés, constituent un établissement distinct permettant la désignation d'un délégué syndical, le juge du fond qui relève que, malgré les facilités qui lui avaient été consenties, le délégué de Bordeaux ne pouvait, en raison de son éloignement, avoir avec les membres de la section syndicale de Toulouse des contacts suffisants pour lui permettre d'accomplir convenablement sa tâche.
**Mots-clés:** SYNDICAT PROFESSIONNEL - Délégué syndical - Pluralité d'établissements - Etablissements distincts - Appréciation - Critères.,* SYNDICAT PROFESSIONNEL - Délégué syndical - Désignation - Conditions - Effectif minimum des salariés de l'entreprise - Pluralité d'établissements.