# Conseil d'Etat, 7 / 9 SSR, du 18 janvier 1989, 85821, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007624043
**Date de décision:** 1989-01-18
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 / 9 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007624043

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire enregistrés les 16 mars 1987 et 3 juin 1987 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. X... DI GIORGIO, demeurant ..., et tendant à ce que le Conseil d'Etat : <br>    1° annule le jugement du 20 novembre 1986 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant, d'une part, à la décharge des compléments de taxe sur la valeur ajoutée auxquels il a été assujetti au titre de la période du 1er novembre 1975 au 31 décembre 1978 et des pénalités correspondantes et, d'autre part, à la restitution de la taxe acquittée à raison d'un montant total de 56 818,67 F d'affaires demeurées impayées réalisées jusqu'au 31 octobre 1975 ;<br>    2° lui accorde la décharge de l'imposition contestée et la restitution demandée,<br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs ;<br>    Vu le livre des procédures fiscales<br>    Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;<br>    Vu la loi du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Toutée, Maître des requêtes,<br>    - les observations de Me Odent, avocat de M. X... DI GIORGIO,<br>    - les conclusions de M. Martin-Laprade, Commissaire du gouvernement ;<br>     Sur les conclusions tendant à la décharge du complément de taxe sur la valeur ajoutée établi au titre de la période du 1er novembre 1975 au 31 décembre 1978 :<br>
<br>    Considérant que, par deux décisions en date des 8 et 22 mars 1988, postérieures à l'introduction du pourvoi, le directeur des services fiscaux de l'Essonne a accordé à M. DI GIORGIO le dégrèvement intégral des droits et pénalités contestés ; que, dans cette mesure, la requête de M. DI GIORGIO est devenue sans objet ;<br>     Sur les conclusions tendant à la restitution de la taxe sur la valeur ajoutée acquittée au titre de la période antérieure au 1er novembre 1975 à concurrence du montant de la taxe figurant sur des factures restées impayées :<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 272 du code général des impôts : "1. Si la taxe sur la valeur ajoutée a été perçue à l'occasion de ventes ou de services qui sont par la suite résiliés, annulés ou qui restent impayés, elle est imputée sur la taxe due pour les opérations faites ultérieurement ; elle est restituée si la personne qui l'a acquittée a cessé d'y être assujettie. - L'imputation ou la restitution est subordonnée à la justification auprès de l'administration de la rectification préalable de la facture initiale ..." ;<br>    Considérant qu'il résulte de l'instruction que M. DI GIORGIO, qui a cessé, le 31 octobre 1975, l'activité d'entreprise de bâtiment et de vente de matériaux de construction qu'il exerçait à titre individuel, a justifié, par la production des factures initiales établies en 1974 et 1975 avant sa cessation d'activité et des factures rectificatives correspondantes, adressées à ses clients le 20 juillet 1981, quil a acquitté la taxe sur la valeur ajoutée sur un montant total d'affaires demeurées impayées de 56 818,67 F ; que l'administration n'allègue pas qu'il n'aurait pas accompli des diligences normales en vue du recouvrement des créances correspondantes ; que, par suite, il remplit ainsi les conditions légales auxquelles est subordonnée la restitution de la taxe, laquelle s'élève en l'espèce au montant non contesté de 8 265 F ; que, dès lors, le requérant est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté ses conclusions sur ce point ;<br>Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. DI GIORGIO tendant à la décharge du complément de taxe sur la valeur ajoutée qui lui a été assigné au titre de la période du 1er novembre 1975 au 31 décembre 1978.<br>Article 2 : Il est accordé à M. DI GIORGIO la restitution d'un montant de taxe sur la valeur ajoutée de 8 265 F.<br>Article 3 : Le jugement susvisé du tribunal administratif de Versailles en date du 20 novembre 1986 est réformé en ce qu'il a de contraire à la présente décision.<br>Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. DI GIORGIO et au ministre délégué auprès du ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé du budget.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** CGI 272
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-06-02 CONTRIBUTIONS ET TAXES - TAXES SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES ET ASSIMILEES - TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE