# Cour administrative d'appel de Douai, 3e chambre, du 24 avril 2002, 01DA00131, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007599237
**Date de décision:** 2002-04-24
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Douai
**Formation:** 3E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007599237

## Contenu de la décision

<br>    Vu la décision en date du 10 octobre 2001 par laquelle la cour administrative d'appel de Douai, statuant au contentieux, a prononcé une astreinte de 500 francs par jour contre le ministre de l'éducation nationale s'il ne justifie pas, dans les quatre mois suivant la notification de ladite décision, avoir statué à nouveau sur la demande de M. X... relative à la prise en compte de ses années d'exercice au Sénégal pour son reclassement dans le corps des professeurs certifiés ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Vu le décret n 51-1423 du 5 décembre 1951 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience,<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 3 avril 2002<br>    - le rapport de Mme Brenne, premier conseiller,<br>    - les observations de M. Laurent X..., requérant,<br>    - et les conclusions de M. Evrard, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article L.911-4 du code de justice administrative :  " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte " ; et qu'aux termes de l'article L. 911-7 du même code :  " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive , la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte " ;<br>    Considérant que par un arrêt en date du 10 octobre 2001, devenu définitif, la cour administrative d'appel de Douai, statuant au contentieux, a prononcé une astreinte de 500 francs par jour contre l'Etat (ministère de l'éducation nationale), s'il ne justifiait pas, dans les quatre mois suivant la notification de ladite décision, avoir statué à nouveau sur la demande de M. X... relative à la prise en compte de ses années d'exercice au Sénégal pour son reclassement dans le corps des professeurs certifiés ;<br>    Considérant que la décision sus-analysée a été notifiée au ministre le 19 octobre 2001 ; que par arrêté en date du 26 février 2002, annulant et remplaçant un précédent arrêté en date du 22 janvier 2002, le recteur de l'académie d'Amiens a reclassé M. X... dans le corps des professeurs certifiés, en tenant compte de ses services antérieurs ; qu'ainsi, le ministre de l'éducation nationale a exécuté la décision du 10 octobre 2001 ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède qu'il n'y a pas lieu à la liquidation de l'astreinte ;<br>Article 1er : Il n'y a pas lieu à la liquidation de l'astreinte prononcée à l'encontre du ministre de l'éducation nationale.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée au ministre de l'éducation nationale et à M. Laurent X....     Copie sera transmise au recteur de l'académie d'Amiens .<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code de justice administrative L911-4, L911-7
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 01-04-04-02 ACTES LEGISLATIFS ET ADMINISTRATIFS - VALIDITE DES ACTES ADMINISTRATIFS - VIOLATION DIRECTE DE LA REGLE DE DROIT - CHOSE JUGEE - CHOSE JUGEE PAR LE JUGE ADMINISTRATIF