# Conseil d'Etat, 10 SS, du 19 janvier 1994, 124681, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007834538
**Date de décision:** 1994-01-19
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 10 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007834538

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 2 avril 1991 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Marianne X..., demeurant 205, Parc d'Aurèle à Fréjus (83600) ; Mme X... demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 17 décembre 1990 par lequel le tribunal administratif de Nouméa a rejeté sa demande tendant à constater qu'elle était en situation de détachement, à dire et juger qu'elle doit bénéficier de tous les avantages qui y sont liés et à condamner le Territoire de la Nouvelle-Calédonie aux dépens ;<br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 9 juin 1989 par laquelle le secrétaire général de la Nouvelle-Calédonie lui a refusé le bénéfice des avantages indemnitaires liés au détachement ;     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Aprés avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Jeanneney, Maître des requêtes,<br>    - les conclusions de M. Scanvic, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article R. 87 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel : "La requête concernant toute affaire sur laquelle le tribunal administratif ou la cour administrative d'appel est appelé à statuer doit contenir l'exposé des faits et moyens, les conclusions, nom et demeure des parties" ; que ledit code est pleinement applicable en Nouvelle-Calédonie et pour les demandes portées devant le tribunal administratif de Nouméa ;<br>    Considérant que par son jugement du 17 décembre 1990, le tribunal administratif de Nouméa a rejeté pour défaut de conclusions et défaut de moyens de droit la demande de Mme X... en date du 7 septembre 1989 ; qu'il ressort des pièces du dossier que cette demande ne comporte effectivement ni conclusions dirigées contre une décision, ni moyen de droit ; que dans son mémoire introductif d'instance d'appel du 2 avril 1991 la requérante ne le consteste d'ailleurs pas ; que si elle soulève en appel des moyens et présente des conclusions, cette circonstance est sans influence sur la recevabilité de la demande qu'elle avait formée en première instance ;<br>    Considérant, dès lors, que Mme X... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nouméa a rejeté sa demande du 7 septembre 1989 ;<br>Article 1er : La requête de Mme X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme X..., au délégué du Gouvernement, Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie et au ministre d'Etat, ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel R87
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 54-01-08-01 PROCEDURE - INTRODUCTION DE L'INSTANCE - FORMES DE LA REQUETE - OBLIGATION DE MOTIVER LA REQUETE