# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 20 janvier 1975, 73-14.915, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006993697
**Date de décision:** 1975-01-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006993697

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 49 DU DECRET DU 9 SEPTEMBRE 1971 SELON LEQUEL APRES L'ORDONNANCE DE CLOTURE AUCUNE CONCLUSION NE PEUT ETRE DEPOSEE NI AUCUNE PIECE PRODUITE AUX DEBATS, A PEINE D'IRRECEVABILITE PRONONCEE D'OFFICE ;<br>
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ATTENDU QUE, SAISIE PAR Z... ET DAME Y... D'UNE ACTION EN PAIEMENT DE BILLETS A ORDRE DIRIGEE CONTRE LES EPOUX X..., LA COUR D'APPEL, APRES AVOIR RELEVE QUE LES PORTEURS ETAIENT DECHUS DE LEURS DROITS FAUTE D'AVOIR FAIT DRESSER PROTETS, A CONDAMNE LES EPOUX X... EN SE FONDANT SUR L'EXISTENCE DE DETTES QUE CEUX-CI AVAIENT A L'EGARD DES PARTIES ADVERSES, DETTES RESULTANT D'UNE RECONNAISSANCE SIGNEE PAR EUX ;<br>
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ATTENDU QU'EN DECIDANT AINSI, ALORS QU'IL NE RESULTE PAS DES ECRITURES DE LA CAUSE QUE Z... ET DAME Y... AIENT INVOQUE ET PRODUIT CETTE RECONNAISSANCE DE DETTE AVANT L'ORDONNANCE DE CLOTURE, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 8 OCTOBRE 1973 PAR LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AGEN.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1071-03-23 Bulletin 1971 IV N. 89 P. 82 (CASSATION PARTIELLE) CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1973-07-04 Bulletin 1973 IV N. 236 P. 213 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1974-01-16 Bulletin 1974 III N. 26 P. 20 (CASSATION) CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1974-10-29 Bulletin 1974 IV N. 273 P. 221 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret 71-740 1971-09-09 ART. 49
**ECLI:** 
**Résumé:** MECONNAIT LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 49 DU DECRET N.  71-740 DU 9 SEPTEMBRE 1971 SELON LEQUEL, APRES L'ORDONNANCE DE  CLOTURE AUCUNE CONCLUSION NE PEUT ETRE DEPOSEE NI AUCUNE PIECE  PRODUITE AUX DEBATS A PEINE D'IRRECEVABILITE PRONONCEE D'OFFICE, LA  COUR D'APPEL QUI, SAISIE D'UNE ACTION EN PAYEMENT DE BILLET A ORDRE,  DECIDE QUE LES PORTEURS, BIEN QUE DECHUS DE LEURS DROITS FAUTE  D'AVOIR FAIT DRESSER PROTET, PEUVENT OBTENIR PAYEMENT DE LA DETTE  ALLEGUEE APRES EN AVOIR JUSTIFIE PAR UNE RECONNAISSANCE DE DETTES,  ALORS QU'IL NE RESULTE PAS DES ECRITURES DE LA CAUSE QUE CETTE  RECONNAISSANCE DE DETTE AIT ETE INVOQUEE NI PRODUITE AUX DEBATS  AVANT L'ORDONNANCE DE CLOTURE.
**Mots-clés:** PROCEDURE CIVILE - PROCEDURE DES MISES EN ETAT - ORDONNANCE DE  CLOTURE - EFFETS - PIECES - PRODUCTION - ANTERIORITE NECESSAIRE.,* PROCEDURE CIVILE - PIECES - VERSEMENT AUX DEBATS - MOMENT -  PROCEDURE DES MISES EN ETAT - DEPOT POSTERIEUR A L'ORDONNANCE DE  CLOTURE.,* EFFETS DE COMMERCE - BILLET A ORDRE - ACTION - DECHEANCE -  PORTEUR ALLEGANT UNE RECONNAISSANCE DE DETTE - PRODUCTION ANTERIEURE  A L'ORDONNANCE DE CLOTURE - NECESSITE.