# Conseil d'État, , 23/12/2020, 447522, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000042992807
**Date de décision:** 2020-12-23
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000042992807

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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              Par une requête, enregistrée le 12 décembre 2020 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la Compagnie Albedo demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521- 2 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 en tant qu'il prévoit la fermeture des théâtres. <br>
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              Elle soutient que la mesure contestée porte atteinte au principe d'égalité, dès lors que l'exercice collectif des cultes est autorisé dans les églises. <br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu le code de justice administrative ;<br>
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<br>Considérant ce qui suit :<br>
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              1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.<br>
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              2. Si la requérante soutient que la fermeture des théâtres méconnaîtrait le principe d'égalité, l'invocation de cette seule circonstance, en tout état de cause non assortie des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, ne suffit pas à caractériser l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. <br>
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              3. Il suit de là que, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, la requête de la compagnie Albedo doit être rejetée, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.<br>
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<br>O R D O N N E :<br>
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Article 1 : La requête de la compagnie Albedo est rejetée.<br>
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la compagnie Albedo. <br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** ECLI:FR:CEORD:2020:447522.20201223
**Résumé:** 
**Mots-clés:**