# Conseil d'Etat, 7 SS, du 16 mars 1994, 122574, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007834719
**Date de décision:** 1994-03-16
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007834719

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 24 janvier 1991 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Gérard X..., demeurant ... ; M. X... demande au Conseil d'Etat d'annuler la décision du 25 octobre 1990 par laquelle le ministre de la défense a rejeté son recours tendant à l'annulation de l'ordre de mutation du 19 juin 1990 l'affectant à la base aérienne de Rochefort ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 72-662 du 13 juillet 1972 ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de Mlle Valérie Roux, Auditeur,<br>    - les conclusions de M. Lasvignes, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que la décision de rejet d'un recours hiérarchique formé à l'encontre d'une décision de mutation n'a pas à être motivée en vertu des dispositions de la loi du 11 juillet 1979 ;<br>    Considérant que si M. X... soutient que le ministre de la défense aurait rejeté son recours hiérarchique sans s'être informé sur les circonstances dans lesquelles la décision de mutation a été prise, il ressort des pièces du dossier que le moyen manque en fait ;<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 12 de la loi du 13 juillet 1972 : "Les militaires peuvent être appelés à servir en tout temps et en tout lieu" ; qu'il ressort des pièces du dossier que l'affectation de M. X... à la base aérienne de Rochefort a été décidée pour des considérations tirées de l'intérêt du service ; que celles-ci pouvaient légalement prévaloir sur les considérations tirées de la situation familiale de l'intéressé ;<br>    Considérant que le fait que la décision de mutation porterait préjudice à M. X..., notamment du fait de sa situation familiale, est sans influence sur la légalité de la décision attaquée ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 25 octobre 1990 du ministre de la défense rejetant son recours formé contre la décision du 19 juin 1990 l'affectant à la base aérienne de Rochefort ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X... et au ministre d'Etat, ministre de la défense.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Loi 72-662 1972-07-13 art. 12,Loi 79-587 1979-07-11
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 08-01-01-02 ARMEES - PERSONNELS DES ARMEES - QUESTIONS COMMUNES A L'ENSEMBLE DES PERSONNELS MILITAIRES - POSITIONS,36-05-01-02 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - POSITIONS - AFFECTATION ET MUTATION - MUTATION