# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 5 juillet 1973, 72-11.068, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006990024
**Date de décision:** 1973-07-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006990024

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS, PRIS EN LEURS DIFFERENTES BRANCHES :<br>
 ATTENDU, SELON LES ENONCIATIONS DU JUGEMENT ATTAQUE, QUE GEROMINI, QUI AVAIT ACHETE LE 24 AOUT 1970 A LA SOCIETE CONFORAMA UNE MACHINE A LAVER, A, APRES AVOIR FAIT PROCEDER A PLUSIEURS REPARATIONS PAR LE VENDEUR, ASSIGNE CE DERNIER EN RESOLUTION DE LA VENTE POUR VICES REDHIBITOIRES ET EN VERSEMENT D'UNE INDEMNITE POUR RESISTANCE ABUSIVE;<br>
 QUE LE TRIBUNAL D'INSTANCE A FAIT DROIT A CETTE DEMANDE;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AU JUGEMENT ATTAQUE D'AVOIR ADMIS LA RECEVABILITE DE L'ACTION, DONT LE VENDEUR SOULEVAIT LA TARDIVETE, ALORS QUE LE DELAI D'UN AN PREVU PAR LE CONTRAT S'APPLIQUERAIT SEULEMENT A LA GARANTIE SPECIALE VISANT L'ECHANGE OU LA REPARATION, MAIS SERAIT ETRANGER A L'ACTION REDHIBITOIRE DE DROIT COMMUN DONT LE TRIBUNAL AURAIT FAIT APPLICATION EN DEHORS DES DISPOSITIONS CONTRACTUELLES ET QUE, DES LORS, CE DERNIER AURAIT DU, POUR LEGALEMENT JUSTIFIER DE SA DECISION, DETERMINER LA DUREE DU BREF DELAI DE L'ARTICLE 1648 DU CODE CIVIL ET CONSTATER QUE CE BREF DELAI ETAIT CONFORME A LA NATURE DES VICES ET AUX USAGES LOCAUX, ALORS, ENSUITE, QUE LE TRIBUNAL N'AURAIT PU DECLARER QUE L'APPEL EN GARANTIE DU VENDEUR AVAIT EU LIEU DES JUIN 1971, DATE DE L'ARRET DE LA MACHINE APRES REPARATION, L'ACTION EN GARANTIE NE POUVANT ETRE EN EFFET ENGAGEE QUE DANS LA MESURE OU LE JUGE EN EST EFFECTIVEMENT SAISI ;<br>
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QUE LE POURVOI SOUTIENT ENFIN QUE LE TRIBUNAL A CONDAMNE LA SOCIETE CONFORAMA A DES DOMMAGES-INTERETS POUR RESISTANCE ABUSIVE SANS AVOIR CONSTATE LA MAUVAISE FOI OU L'ERREUR GRAVE QUI, SEULES, AURAIENT PU CARACTERISER L'ABUS DU DROIT DE RESISTER EN JUSTICE A UNE DEMANDE ET JUSTIFIER LEGALEMENT UNE CONDAMNATION A DES DOMMAGES-INTERETS ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LE MOYEN TIRE DE CE QUE LE DELAI CONVENTIONNEL DE GARANTIE AURAIT ETE ETRANGER AU LITIGE DONT LE TRIBUNAL ETAIT SAISI, N'AYANT PAS ETE SOULEVE DEVANT LE JUGE DU FAIT, EST NOUVEAU ET, MELANGE DE FAIT ET DE DROIT, IRRECEVABLE DEVANT LA COUR DE CASSATION ;<br>
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 ET ATTENDU QUE LE TRIBUNAL CONSTATE QUE " LES DEUX PARTIES RECONNAISSENT L'EXISTENCE " DE LA GARANTIE SPECIALE D'UN AN, ET RELEVE, PAR UNE APPRECIATION SOUVERAINE, QUE " L'ARRET TOTAL DE LA MACHINE EST DEVENU PATENT APRES PLUSIEURS TENTATIVES DE REPARATION EN JUIN 1971, BIEN AVANT L'EXPIRATION DU DELAI D'UNE ANNEE ET QUE S'IL A DURE AU-DELA, C'EST SEULEMENT PAR LA FAUTE DE LA SOCIETE CONFORAMA QUI N'A PU REMETTRE EN MARCHE LA MACHINE ET A FAIT TRAINER L'AFFAIRE EN L'ETAT PAR DES REPARATIONS INOPERANTES JUSQU'AU DELA DU DELAI D'UN AN " ;<br>
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 QU'IL A PU EN DEDUIRE QUE L'ACTION EN RESOLUTION DE LA VENTE ETAIT RECEVABLE ET, COMPTE TENU DES CIRCONSTANCES PRECITEES, A CARACTERISE LA NATURE FAUTIVE DE LA RESISTANCE OPPOSEE PAR LA SOCIETE, ET QUI N'ETAIT PAS D'ORDRE EXCLUSIVEMENT PROCEDURAL ;<br>
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 QU'ILA AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION PAR CES MOTIFS :<br>
 REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 12 JANVIER 1972 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE D'AIX-EN-PROVENCE.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1952-01-30 Bulletin 1952 III N. 47 P. 37 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1955-11-30 Bulletin 1955 III N. 350 P. 295 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1971-02-02 Bulletin 1971 IV N. 34 P. 35 (REJET) ET LES ARRETS CITES CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1971-05-17 Bulletin 1971 IV N. 134 (1) P. 130 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1134,Code civil 1648
**ECLI:** 
**Résumé:** SAISIS DE LA DEMANDE DE RESOLUTION, POUR VICES REDHIBITOIRES,  D'UNE VENTE STIPULANT UNE LIMITATION DANS LE TEMPS DU DELAI DE  GARANTIE DU VENDEUR, LES JUGES PEUVENT DIRE RECEVABLE L'ACTION, BIEN  QU'INTENTEE APRES L'EXPIRATION DU DELAI CONVENTIONNEL, EN RETENANT  QUE LE VICE EST DEVENU PATENT AU COURS DE CE DELAI ET QUE L'ATTITUDE  DU VENDEUR A "FAIT TRAINER" L'AFFAIRE EN L'ETAT PAR DES REPARATIONS  INOPERANTES JUSQU'AU-DELA DU DELAI".
**Mots-clés:** VENTE - GARANTIE - GARANTIE CONVENTIONNELLE - DUREE - ACTION EN  GARANTIE - RECEVABILITE - CONDITIONS - APPRECIATION SOUVERAINE DES  JUGES DU FOND.,* VENTE - GARANTIE - VICES CACHES - ACTION REDHIBITOIRE - DELAI -  DUREE - INTERVENTION DU VENDEUR AVANT L'ASSIGNATION - REPARATIONS  INEFFICACES.