# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 5 juin 1973, 72-40.577, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006990998
**Date de décision:** 1973-06-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006990998

## Contenu de la décision

SUR LE SECOND MOYEN, TIRE DE LA VIOLATION DES ARTICLES 141 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, 31 ET SUIVANTS DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, MECONNAISSANCE DE L'OFFICE DU JUGE, DEFAUT DE MOTIFS, NON RESPECT DES DROITS DE LA DEFENSE, MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A LA DECISIONATTAQUEE D'AVOIR CONDAMNE LA SOCIETE " TRAVAUX ET ENTREPRISES DE LA REGION DU HAVRE ", DITE TERH, A PAYER A HOLLANT, SON ANCIEN OUVRIER, DES INDEMNITES DE PANIERS ET DE FRAIS DE ROUTE, AU MOTIF " QU'IL EST D'X... CONSTANT A DUNKERQUE QUE LES OUVRIERS DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS TOUCHENT LES PANIERS ET FRAIS DE ROUTE ", ALORS QUE, D'UNE PART, L'INTERESSE N'AVAIT PAS INDIQUE SUR QUELLE BASE JURIDIQUE IL FONDAIT SES DEMANDES, BIEN QU'IL Y EUT ETE INVITE PAR LES CONCLUSIONS DE LA SOCIETE, ET ALORS QUE, D'AUTRE PART, IL AVAIT ETE DEMONTRE QUE LES OUVRIERS DE LA SOCIETE TERH RELEVENT DE LA CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DES OUVRIERS DE TRAVAUX PUBLICS DU 15 DECEMBRE 1954, LAQUELLE NE PREVOIT L'ATTRIBUTION D'AUCUNE DES INDEMNITES RECLAMEES PAR HOLLANT ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES, AUQUEL IL APPARTENAIT DE RECHERCHER LES DISPOSITIONS REGISSANT LE LITIGE, A CONSTATE L'EXISTENCE A DUNKERQUE, OU HOLLANT HABITAIT ET AVAIT ETE EMPLOYE PAR LA SOCIETE A DES TRAVAUX DE VOIRIE, DE L'X... CONSTANT D'ALLOUER AUX OUVRIERS DES TRAVAUX PUBLICS COMME A CEUX DU BATIMENT UNE INDEMNITE DE PANIER ET DES FRAIS DE ROUTE ;<br>
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 QU'ABSTRACTION FAITE DE MOTIFS SURABONDANTS SUR L'APPLICATION A LA SOCIETE D'UNE CONVENTION QUI NE L'AURAIT PAS LIEE ET ALORS QU'EN APPLICATION DE L'ARTICLE 31EME DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL LES DISPOSITIONS D'UNE CONVENTION COLLECTIVE NE S'IMPOSENT AUX RAPPORTS NES DES CONTRATS INDIVIDUELS OU D'EQUIPE QUE SAUF DISPOSITIONS CONVENTIONNELLES OU LOCALES PLUS FAVORABLES, LES JUGES DU FOND ONT, PAR LA SEULE CONSTATATION D'UN X... PLUS FAVORABLE A L'INTERESSE, DONNE UNE BASE LEGALE A LEUR DECISION ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LE SECOND MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS, REJETTE LE SECOND MOYEN ;<br>
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MAIS SUR LE PREMIER MOYEN : VU L'ARTICLE 86 DU DECRET N° 58-1292 DU 22 DECEMBRE 1958 ET L'ARTICLE 23 DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
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 ATTENDU QUE, SELON LE PREMIER DE CES TEXTES, TOUTES DEMANDES DERIVANT DU CONTRAT DE TRAVAIL ENTRE LES MEMES PARTIES DOIVENT FAIRE L'OBJET D'UNE MEME INSTANCE ET QUE SONT RECEVABLES LES NOUVEAUX CHEFS DE DEMANDES TANT QUE LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES NE S'EST PAS PRONONCE SUR LA DEMANDE PRIMITIVE ;<br>
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 ATTENDU QUE LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES, SAISI D'UNE DEMANDE EN PAIEMENT DE PRIMES DE PANIER ET DE FRAIS DE ROUTE FORMEE PAR HOLLANT, MANOEUVRE, CONTRE SON ANCIEN EMPLOYEUR, LA SARL " TRAVAUX ET ENTREPRISES DE LA REGION DU HAVRE " (TERH), A DECLARE IRRECEVABLE LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE DE CETTE DERNIERE EN PAIEMENT D'UNE INDEMNITE COMPENSATRICE DE PREAVIS POUR N'AVOIR PAS FAIT L'OBJET D'UNE TENTATIVE DE CONCILIATION ET L'A DITE EGALEMENT MAL FONDE, AU SEUL MOTIF QUE LA SOCIETE NE JUSTIFIAIT PAS ET N'OFFRAIT PAS DE JUSTIFIER QUE HOLLANT EUT QUITTE SON EMPLOI " SANS AUTORISATION ET SANS DONNER SON PREAVIS " ;<br>
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 QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE FORMEE AVANT QUE LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES SE FUT PRONONCE SUR LA DEMANDE PRINCIPALE ETAIT RECEVABLE, SAUF A SURSEOIR A STATUER EVENTUELLEMENT JUSQU'A REGULARISATION DE LA PROCEDURE, ET ALORS QUE LA SOCIETE AVAIT ALLEGUE, SANS QUE CELA EUT ETE CONTESTE PAR HOLLANT, QU'IL AVAIT QUITTE L'ENTREPRISE LE 4 AOUT 1968 SANS EFFECTUER SON PREAVIS, LES JUGES DU FOND ONT VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, MAIS SEULEMENT DU CHEF RELATIF A L'INDEMNITE COMPENSATRICE DE PREAVIS, LE JUGEMENT RENDU LE 31 JANVIER 1970, ENTRE LES PARTIES, PAR LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE DUNKERQUE ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE ROUEN<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1963-10-28 Bulletin 1963 IV N.741 P.617 (REJET) ET L'ARRET CITE. (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1971-01-20 Bulletin 1971 V N. 37 P. 29 (CASSATION) ET L'ARRET CITE. (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1956-01-19 Bulletin 1956 IV N. 53 (2) P. 38 (CASSATION). (2)
 CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1958-03-24 Bulletin 1958 IV N.458 (1) P.334 (REJET) ET LES ARRETS CITES. (2)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle REJET Cassation
**Lois appliquées:** (1),(2),Code civil 1134,Code du travail 1031-E,Décret 58-1292 1958-12-22 ART. 86
**ECLI:** 
**Résumé:** EN APPLICATION DE L'ARTICLE 31-E DU LIVRE 1ER DU CODE DU  TRAVAIL, LES DISPOSITIONS D'UNE CONVENTION COLLECTIVE NE S'IMPOSENT  AUX RAPPORTS NES DES CONTRATS INDIVIDUELS OU D'EQUIPE QUE SAUF  DISPOSITIONS CONVENTIONNELLES OU LOCALES PLUS FAVORABLES.             DES LORS, EST LEGALEMENT JUSTIFIEE LA DECISION QUI A  CONDAMNE UNE ENTREPRISE DE BATIMENT ET DE TRAVAUX PUBLICS A PAYER A  UN ANCIEN OUVRIER DES INDEMNITES DE PANIER ET DE FRAIS DE ROUTE,  BIEN QUE CES INDEMNITES NE SOIENT PAS PREVUES PAR LA CONVENTION  COLLECTIVE NATIONALE DES OUVRIERS DE TRAVAUX PUBLICS DU 15 DECEMBRE  1954, LES JUGES DU FOND, AUQUEL IL APPARTENAIT DE RECHERCHER LES  DISPOSITIONS REGISSANT LE LITIGE, AYANT CONSTATE L'EXISTENCE A  DUNKERQUE, OU L'INTERESSE HABITAIT ET AVAIT ETE EMPLOYE PAR L 'ENTREPRISE, DE L'USAGE CONSTANT D'ALLOUER AUX OUVRIERS DES TRAVAUX  PUBLICS COMME A CEUX DU BATIMENT UNE INDEMNITE DE PANIER ET DES  FRAIS DE ROUTE.,MECONNAIT L'ARTICLE 86 DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1958, LE  CONSEIL DE PRUD"HOMMES QUI, SAISI D'UNE DEMANDE PRINCIPALE DU  SALARIE A DECLARE IRRECEVABLE LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE DE L 'EMPLOYEUR POUR N'AVOIR PAS FAIT L'OBJET D'UNE TENTATIVE DE  CONCILIATION, ALORS QUE CETTE DEMANDE RECONVENTIONNELLE FORMEE AVANT  QUE LA JURIDICTION PRUD'HOMALE SE FUT PRONONCEE SUR LA DEMANDE  PRINCIPALE ETAIT RECEVABLE, SAUF A SURSEOIR A STATUER EVENTUELLEMENT  JUSQU'A REGULARISATION DE LA PROCEDURE.
**Mots-clés:** 1) CONVENTIONS COLLECTIVES - APPLICATION - USAGE PLUS FAVORABLE AU  SALARIE - PORTEE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - PRIMES - PRIME DE PANIER -  BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS - USAGE - CONSTATATIONS SUFFISANTES.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - INDEMNITES - INDEMNITE DE PANIER -  BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS - USAGE - CONSTATATIONS SUFFISANTES.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - INDEMNITES - FRAIS DE ROUTE -  BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS - USAGE - CONSTATATIONS SUFFISANTES.,* USAGES - CONTRAT DE TRAVAIL - USAGE PLUS FAVORABLE QU'UNE  CONVENTION COLLECTIVE - APPLICATION (OUI).,* USAGES - CONVENTIONS COLLECTIVES - USAGE PLUS FAVORABLE AU  SALARIE - PORTEE.,* USAGES - CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - PRIMES - PRIME DE PANIER  - BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS - REGION DE DUNKERQUE - CONSTATATIONS  SUFFISANTES.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - INDEMNITES - INDEMNITE DE PANIER -  BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS - INDEMNITE NON PREVUE PAR LA CONVENTION  COLLECTIVE MAIS INSTITUEE PAR UN USAGE LOCAL - REGION DE DUNKERQUE.,* USAGES - CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - AVANTAGE NON PREVU PAR LA  CONVENTION COLLECTIVE MAIS INSTITUE PAR UN USAGE LOCAL.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - INDEMNITES - FRAIS DE ROUTE -  BATIMENT ET TRAVAUX PUBLICS - INDEMNITE NON PREVUE PAR LA CONVENTION  COLLECTIVE MAIS INSTITUEE PAR UN USAGE LOCAL - REGION DE DUNKERQUE.,2) PRUD"HOMMES - PROCEDURE - PLURALITE DE DEMANDES - INSTANCE  UNIQUE - DEMANDE NOUVELLE - DEMANDE PRIMITIVE NON ENCORE JUGEE.,* PRUD"HOMMES - PROCEDURE - PLURALITE DE DEMANDES - INSTANCE UNIQUE  - DEMANDE NOUVELLE - DEMANDE RECONVENTIONNELLE (NON).