# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 15 janvier 1974, 72-12.868, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991566
**Date de décision:** 1974-01-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991566

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE QU'AUX TERMES D'UN ACTE SOUS SEING PRIVE DU 26 OCTOBRE 1962, LES DOCTEURS RAGUIN ET ANNONIER, MEDECINS ELECTRORADIOLOGISTES SE SONT ENGAGES A ASSURER LA DIRECTION EXCLUSIVE ET LE FONCTIONNEMENT DU SERVICE DE RADIOLOGIE DE LA SOCIETE CLINIQUE DU VAL ROGER, LAQUELLE METTAIT A LEUR DISPOSITION UN LOCAL AMENAGE ET SES DIFFERENTS SERVICES;<br>
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 QUE L'ARTICLE 9 DE LA CONVENTION STIPULAIT QUE LES MEDECINS VERSERAIENT A LA CLINIQUE 5% DU PRIX DES ACTES PAR EUX PRATIQUES;<br>
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 QU'EN 1969, ANNONIER, USANT DE LA FACULTE QUI LUI ETAIT DONNEE PAR LE CONTRAT, SE FIT REMPLACER PAR LE DOCTEUR X...;<br>
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 QUE LA SOCIETE CLINIQUE DU VAL ROGER, APRES AVOIR ASSIGNE RAGUIN ET X... EN VUE DE FAIRE PRONONCER LA RESILIATION DU CONTRAT A LEURS TORTS, A CONCLU A SA NULLITE, AU MOTIF QUE LE VERSEMENT QU'IL PREVOYAIT A SON PROFIT D'UN POURCENTAGE DES HONORAIRES MEDICAUX ETAIT CONTRAIRE AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE L365 DU CODE DE LA SANTE PUBLIQUE;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL A FAIT DROIT A CETTE DEMANDE DE NULLITE;<br>
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ATTENDU QU'IL EST REPROCHE AUX JUGES DU SECOND DEGRE D'AVOIR, EN STATUANT AINSI, VIOLE L'ARTICLE L365 DU CODE DE LA SANTE PUBLIQUE, LEQUEL N'INTERDIRAIT PAS A UNE CLINIQUE, METTANT A LA DISPOSITION DES MEDECINS SES LOCAUX ET SON ORGANISATION ADMINISTRATIVE, DE PRELEVER UNE PARTIE DES HONORAIRES MEDICAUX;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARTICLE L365 DU CODE DE LA SANTE PUBLIQUE, AUX TERMES DUQUEL IL EST INTERDIT A TOUTE PERSONNE, NE REMPLISSANT PAS LES CONDITIONS REQUISES POUR L'EXERCICE DE LA PROFESSION, DE RECEVOIR, EN VERTU D'UNE CONVENTION, LA TOTALITE OU UNE QUOTE-PART DES HONORAIRES OU DES BENEFICES PROVENANT DE L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE D'UN MEDECIN, NE COMPORTANT AUCUNE EXCEPTION, C'EST A BON DROIT QUE LA COUR D'APPEL A, PAR APPLICATION DE CE TEXTE, DECLARE NUL LE CONTRAT DU 26 OCTOBRE 1962, APRES AVOIR CONSTATE QUE CELUI-CI ACCORDAIT A LA SOCIETE CLINIQUE DU VAL ROGER UNE REMUNERATION PROPORTIONNELLE AUX HONORAIRES MEDICAUX PERCUS;<br>
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 QU'AINSI, LE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDUE LE 14 AVRIL 1972, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1973-04-10 Bulletin 1973 I N. 133 P. 120 (CASSATION PARTIELLE) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** L'ARTICLE L.365 DU CODE DE LA SANTE PUBLIQUE QUI INTERDIT A  TOUTE PERSONNE NE REMPLISSANT PAS LES CONDITIONS REQUISES POUR L 'EXERCICE DE LA PROFESSION DE RECEVOIR, EN VERTU D'UNE CONVENTION, LA  TOTALITE OU UNE QUOTE-PART DES HONORAIRES OU DES BENEFICES PROVENANT  DE L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE D'UN MEDECIN, NE COMPORTE AUCUNE  EXCEPTION.                       DES LORS EST A BON DROIT DECLARE  NUL LE CONTRAT PAR LEQUEL UN MEDECIN ACCORDE A UNE CLINIQUE QUI A  MIS A SA DISPOSITION SES LOCAUX ET SON ORGANISATION ADMINISTRATIVE,  UNE REMUNERATION PROPORTIONNELLE A SES HONORAIRES MEDICAUX.
**Mots-clés:** MEDECIN CHIRURGIEN - HONORAIRES - PARTAGE - PROHIBITION - MEDECIN D 'UNE CLINIQUE - PRELEVEMENT POUR FRAIS SUR LES HONORAIRES.,* MEDECIN CHIRURGIEN - HONORAIRES - DICHOTOMIE - PROHIBITION -  CLINIQUE PRIVEE - PRELEVEMENT SUR LES HONORAIRES POUR "FRAIS" /.,* CLINIQUE PRIVEE - PRATICIEN Y EXERCANT - HONORAIRES - PRELEVEMENT  PAR LA CLINIQUE POUR "FRAIS" - PARTAGE - PROHIBITION.