# Conseil d'Etat, 4 / 1 SSR, du 7 février 1990, 96860, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007743346
**Date de décision:** 1990-02-07
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 4 / 1 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007743346

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête, enregistrée le 11 avril 1988 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour la CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE BEZIERS-SAINT-PONS, et tendant à ce que le Conseil d'Etat :<br>    1°) annule le jugement du 25 janvier 1988 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a annulé la décision du 3 février 1984 du président de la CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE BEZIERS-SAINT-PONS révoquant Mlle Françoise X... ;<br>    2°) rejette la demande présentée devant ce tribunal par Mlle X... ;<br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ;<br>    Vu le statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de Mme Daussun, Auditeur,<br>    - les observations de Me Cossa, avocat de la CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE BEZIERS-SAINT-PONS,<br>    - les conclusions de M. Daël, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête :<br>    Considérant que l'article 37 du statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie dispose dans son dernier alinéa : "Toute sanction doit être motivée et notifiée à l'agent par écrit" ;<br>    Considérant que la décision par laquelle le président de la CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE BEZIERS-SAINT-PONS a prononcé à l'encontre de Mlle X... la sanction de la révocation se borne à indiquer qu'après avoir consulté la commission paritaire locale le 3 février 1984, il a été décidé de procéder à sa révocation ; qu'ainsi, cette décision ne comporte pas l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en sont le fondement et est, dès lors, insuffisamment motivé ; que la chambre de commerce requérante n'est, par suite, pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Montpellier a annulé ladite décision ;<br>Article 1er : La requête de la CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE BEZIERS-SAINT-PONS est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à la CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE BEZIERS-SAINT-PONS, à Mlle X... et au ministre de l'industrie et de l'aménagement du territoire.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 14-06-01-03 COMMERCE, INDUSTRIE, INTERVENTION ECONOMIQUE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE - ORGANISATION PROFESSIONNELLE DES ACTIVITES ECONOMIQUES - CHAMBRES DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE - PERSONNEL -Révocation - Motivation.