# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 29 avril 1980, 79-40.472, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005334
**Date de décision:** 1980-04-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005334

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 100 ET 101, 455 ET 458 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, R.516-9 ET R.517-1 DU CODE DU TRAVAIL, 1134 DU CODE CIVIL, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ET DENATURATION DES DOCUMENTS DE LA CAUSE :<br>
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   ATTENDU QUE LA SOCIETE ANONYME ENTREPOSE GTM POUR LES TRAVAUX PETROLIERS MARITIMES DITE ETPM AYANT ENGAGE CONTRE SON SALARIE MAJESTE UNE ACTION EN RESILIATION DU CONTRAT DE TRAVAIL AUX TORTS DE L'INTERESSE, PORTEE EN APPLICATION DE L'ARTICLE R.517-1, ALINEA 2, DU CODE DU TRAVAIL, DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE LOURDES, LIEU DU DOMICILE DU SALARIE, LADITE JURIDICTION, FAISANT DROIT A L'EXCEPTION DE LITISPENDANCE SOULEVEE PAR CE DERNIER, A, PAR JUGEMENT DU 6 SEPTEMBRE 1978, RENVOYE L'AFFAIRE DEVANT LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE PARIS SAISI PAR MAJESTE, EN VERTU DE L'ARTICLE R.517-1, ALINEA 3, DU MEME CODE, D'UNE ACTION CONTRE CETTE SOCIETE EN DOMMAGES-INTERETS POUR LICENCIEMENT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE ET RUPTURE ABUSIVE DU CONTRAT DE TRAVAIL ;<br>
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   ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR REJETE LE CONTREDIT FORME PAR LA SOCIETE ETPM A CE JUGEMENT AUX MOTIFS ESSENTIELS QUE LES LITIGES PORTES DEVANT CHACUNE DES JURIDICTIONS ETAIENT IDENTIQUES ET QUE L'ANTERIORITE DE LA SAISINE DU CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE PARIS ETAIT ATTESTEE PAR UN CERTIFICAT DELIVRE PAR LE SECRETAIRE DE CETTE JURIDICTION ALORS QUE, D'UNE PART, L'ANTERIORITE DE LA SAISINE DE LA JURIDICTION PRUD'HOMALE NE POUVAIT ETRE MATERIALISEE QUE PAR LA DATE PORTEE AU RECEPISSE QUE LE SECRETAIRE EST TENU DE DELIVRER LORS DU DEPOT DE LA DEMANDE, QU'ELLE NE SAURAIT ETRE DEDUITE D'UNE ATTESTATION RECUEILLIE  AUPRES  DE SON SECRETAIRE N'INDIQUANT D'AILLEURS AUCUNE DATE PRECISE DE LA SAISINE DU CONSEIL SAUF A DEDUIRE D'UN TEL DOCUMENT UNE CERTITUDE QU'IL NE COMPORTE PAS ET A EN DENATURER LA PORTEE, ET ALORS QUE, D'AUTRE PART, ET SUBSIDIAIREMENT, LA COMPETENCE TERRITORIALE DU CONSEIL DE PRUD'HOMMES DU DOMICILE DU SALARIE EST EXCLUSIVE ET D'ORDRE PUBLIC ET QU'IL NE SAURAIT Y ETRE PORTE ATTEINTE PAR LE BIAIS D'UNE PROROGATION LEGALE AU PROFIT D'UNE AUTRE JURIDICTION ;<br>
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   MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND, EXAMINANT L'ENSEMBLE DES ELEMENTS DE PREUVE QUI LEUR ETAIENT SOUMIS, Y COMPRIS L'ATTESTATION DELIVREE PAR LE SECRETAIRE DU CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE PARIS A DEFAUT DU RECEPISSE PREVU PAR L'ARTICLE R.516-9 DU CODE DU TRAVAIL, ONT ESTIME QUE LA PREUVE ETAIT APPORTEE QUE LA SAISINE DE CETTE JURIDICTION PAR LE SALARIE ETAIT ANTERIEURE A CELLE DU TRIBUNAL D'INSTANCE PAR L'EMPLOYEUR ;<br>
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   ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE, CONTRAIREMENT AUX ENONCIATIONS DU POURVOI, L'ARTICLE R.517-1 DU CODE DU TRAVAIL N'EDICTE PAS, DANS SON ALINEA 2, DE COMPETENCE EXCLUSIVE AU PROFIT DU CONSEIL DE PRUD'HOMMES DU DOMICILE DU SALARIE, CE DERNIER AYANT TOUJOURS LA FACULTE, AUX TERMES DE L'ALINEA 3 DU MEME TEXTE, DE SAISIR LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DU LIEU OU L'EMPLOYEUR EST ETABLI ;    D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 11 JANVIER 1979 PAR LA COUR D'APPEL DE PAU.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** (1),(2),Code du travail R516-9,Code du travail R517-1 AL. 2, AL. 3,Nouveau Code de procédure civile 100,Nouveau Code de procédure civile 101
**ECLI:** 
**Résumé:** En l'état de l'examen par les juges du fond d'une exception de litispendance en matière prud"homale, ceux-ci peuvent, en l'absence du récépissé prévu par l'article R 516-9 du Code du travail se prononcer sur la chronologie des saisines des deux juridictions en se fondant sur l'ensemble des éléments de preuve qui leur sont soumis y compris l'attestation délivrée par le secrétaire de l'un des conseils de prud"hommes.,L'article R 517-1 du Code du travail n'édicte pas, dans son alinéa 2, de compétence exclusive au profit du conseil de prud"hommes du domicile du salarié, ce dernier ayant toujours la faculté, aux termes de l'alinéa 3 du même texte, de saisir le conseil de prud"hommes du lieu où l'employeur est établi.
**Mots-clés:** 1) PRUD"HOMMES - Procédure - Litispendance - Renvoi devant le premier juge saisi - Détermination - Preuve.,* PROCEDURE CIVILE - Litispendance - Renvoi devant le premier juge saisi - Détermination - Preuve.,2) PRUD"HOMMES - Compétence territoriale - Domicile du salarié - Possibilité de saisir la juridiction du lieu où l'employeur est établi (oui).