# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 6 novembre 1974, 73-12.292, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006992823
**Date de décision:** 1974-11-06
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006992823

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LA REGLE DU DOUBLE DEGRE DE JURIDICTION ;<br>
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VU L'ARTICLE 466 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ALORS EN VIGUEUR ;<br>
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ATTENDU QUE SI, EN VERTU DE CE TEXTE, TOUTE PERSONNE QUI A INTERET ET QUALITE POUR INTERVENIR EN APPEL PEUT ETRE MISE EN CAUSE PAR VOIE D'INTERVENTION FORCEE DEVANT LES JUGES DU SECOND DEGRE, C'EST A LA CONDITION QUE LE TIERS APPELE A INTERVENIR EN CAUSE D'APPEL NE SOIT PAS CONTRAINT DE RENONCER A LA GARANTIE DE SES INTERETS QUE REPRESENTE LE DOUBLE DEGRE DE JURIDICTION ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE, RENDU LE 12 MAI 1972, QUE LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE BAUDOUIN-DUNOIS, QUI AVAIT FAIT EDIFIER UN IMMEUBLE, S'EST TROUVEE DANS L'OBLIGATION DE SURELEVER LES CONDUITS DE FUMEE DE L'IMMEUBLE CONTIGU SIS AU NUMERO 48 DE LA RUE DUNOIS A PARIS ;<br>
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 QUE CE TRAVAIL A ETE REALISE PAR L'ENTREPRISE CUDENNES SOUS LE CONTROLE DE L'ARCHITECTE PEYRE ;<br>
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 QUE LA JURIDICTION DU PREMIER DEGRE A, AU VU DU RAPPORT D'UN EXPERT, COMMIS DANS UNE AUTRE PROCEDURE, DECLARE LADITE SOCIETE RESPONSABLE VIS-A-VIS DU SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES DE L'IMMEUBLE DU ..., A AUTORISE LEDIT SYNDICAT A FAIRE PROCEDER A LA RECONSTRUCTION DES CONDUITS ET A CONDAMNE LA SOCIETE BAUDOUIN-DUNOIS A LUI PAYER UNE CERTAINE SOMME A TITRE PROVISIONNEL ;<br>
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 QUE LA SOCIETE BAUDOUIN-DUNOIS A INTERJETE APPEL DECE JUGEMENT ET A ASSIGNE EN INTERVENTION FORCEE ET EN DECLARATION D'ARRET COMMUN, NOTAMMENT, L'ARCHITECTE PEYRE ;<br>
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ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A CONFIRME LE JUGEMENT ENTREPRIS ET A DECLARE SON ARRET COMMUN, NOTAMMENT A CET ARCHITECTE, AUX MOTIFS QUE CELUI-CI, QUI AVAIT EDIFIE LES CONDUITS DE FUMEE DEFECTUEUX ET QUI POUVAIT ETRE AMENE A DISCUTER SA RESPONSABILITE AINSI QUE LES REMEDES A APPORTER, AVAIT INTERET A ETRE PARTIE A L'INSTANCE ET, PAR CONSEQUENT, POUVAIT ETRE APPELE EN INTERVENTION FORCEE ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'EN DECLARANT SON ARRET COMMUN A PEYRE, ALORS QUE L'ASSIGNATION EN INTERVENTION FORCEE TENDAIT A OBTENIR LA GARANTIE DES CONDAMNATIONS QUI SERAIENT EVENTUELLEMENT PRONONCEES CONTRE LA SOCIETE BAUDOUIN-DUNOIS SANS QUE LEDIT PEYRE AIT ETE EN MESURE DE DISCUTER DEVANT LA JURIDICTION DU PREMIER DEGRE L'EXISTENCE ET LE MONTANT DU PREJUDICE SUBI PAR LE SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES DE L'IMMEUBLE DU ..., LA COUR D'APPEL A VIOLE LE PRINCIPE ET LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, EN TANT QU'IL A ETE DECLARE COMMUN A PEYRE, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 12 MAI 1972 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE ROUEN.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1971-10-13 Bulletin 1971 II N. 275 P. 198 (CASSATION) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1972-07-12 Bulletin 1972 II N. 219 P. 178 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle Cassation
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** SI TOUTE PERSONNE QUI A INTERET ET QUALITE POUR INTERVENIR  EN APPEL PEUT ETRE MISE EN CAUSE PAR VOIE D'INTERVENTION FORCEE  DEVANT LES JUGES DU SECOND DEGRE C'EST A LA CONDITION QUE LE TIERS  APPELE A INTERVENIR EN CAUSE D'APPEL NE SOIT PAS CONTRAINT DE  RENONCER A LA GARANTIE DE SES INTERETS QUE REPRESENTE LE DOUBLE  DEGRE DE JURIDICTION.                               AINSI L'ARRET QUI STATUE SUR LA  RESPONSABILITE DE MALFACONS DANS LA SURELEVATION D'UN IMMEUBLE ET  SUR LE PREJUDICE AINSI CAUSE AUX VOISINS NE PEUT PAS ETRE DECLARE  COMMUN A L'ARCHITECTE SANS QUE CELUI-CI AIT ETE EN MESURE DE  DISCUTER DEVANT LA JURIDICTION DU PREMIER DEGRE L'EXISTENCE ET LE  MONTANT DU PREJUDICE DES LORS QUE L'ASSIGNATION EN INTERVENTION  FORCEE TENDAIT A OBTENIR LA GARANTIE DES CONDAMNATIONS QUI SERAIENT  EVENTUELLEMENT PRONONCEES CONTRE LA SOCIETE IMMOBILIERE AYANT FAIT  PROCEDER A LA SURELEVATION.
**Mots-clés:** PROCEDURE CIVILE - DROITS DE LA DEFENSE - DOUBLE DEGRE DE  JURIDICTION - INTERVENTION EN APPEL - APPEL EN DECLARATION D'ARRET  COMMUN.,* ARCHITECTE ENTREPRENEUR - RESPONSABILITE - RESPONSABILITE A L 'EGARD DU MAITRE DE L'OUVRAGE - CONDITIONS - PREJUDICE - REPARATION -  MISE EN CAUSE DE L'ARCHITECTE - APPEL EN INTERVENTION FORCEE EN  CAUSE D'APPEL - DEMANDE D'ARRET COMMUN - ASSIGNATION TENDANT A  GARANTIR LE MAITRE DE L'OUVRAGE.,* PROCEDURE CIVILE - INTERVENTION - INTERVENTION FORCEE -  INTERVENTION EN APPEL - DEMANDE TENDANT A LA GARANTIE DES  CONDAMNATIONS PAR UN TIERS RESTE ETRANGER A LA PROCEDURE DE PREMIERE  INSTANCE - DROITS DE LA DEFENSE.