# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 26 octobre 1971, 71-70.014, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006986597
**Date de décision:** 1971-10-26
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006986597

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE, QUI STATUE SUR L'INDEMNITE DUE A MILON A LA SUITE DE L'EXPROPRIATION, POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE, AU PROFIT DE L'ETAT FRANCAIS, D'IMMEUBLES LUI APPARTENANT, "DE NE FAIRE MENTION NI DU NOM, NI DE LA QUALITE DES PERSONNES QUI, A L'AUDIENCE, ONT OCCUPE LE SIEGE DU MINISTERE PUBLIC" ;<br>
<br>
MAIS ATTENDU QUE L'ARRET MENTIONNE QU'IL A ETE RENDU "LE REPRESENTANT DU DIRECTEUR DES SERVICES FONCIERS DE PARIS, CHARGE DES DOMAINES, COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT, ENTENDU" , ACTE LUI AYANT ETE DONNE DU DEPOT DE SES CONCLUSIONS ;<br>
<br>
 QUE L'INDICATION DU NOM DE CE FONCTIONNAIRE N'ETAIT PAS NECESSAIRE ;<br>
<br>
QUE LE PREMIER MOYEN EST DONC SANS FONDEMENT ;<br>
<br>
SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST EGALEMENT FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR REFUSE TOUTE INDEMNITE AFFERENTE A UN GARAGE DE DEUX ETAGES, AU MOTIF QU'EN 1943 LA CONSTRUCTION AVAIT ETE INTERDITE ET QUE L'EXPROPRIE AVAIT RENONCE A RECLAMER UNE INDEMNITE EN CAS D'EXPROPRIATION, ALORS QUE, SELON LE POURVOI "CET ENGAGEMENT, SOUSCRIT DANS DES CONDITIONS ASSEZ OBSCURES, AVAIT ETE SUIVI D'AUTORISATIONS ADMINISTRATIVES INCOMPATIBLES AVEC SON MAINTIEN" , ET QUE "L'ADMINISTRATION N'AVAIT PAS LE POUVOIR D'EXIGER A TERME UNE ACQUISITION GRATUITE DE PROPRIETE A SON PROFIT, MEME EN ECHANGE DE SA COMPLAISANCE A SUPPORTER UNE DEROGATION A TELLE OU TELLE DISPOSITION D'UN REGLEMENT" ;<br>
<br>
MAIS ATTENDU QUE, L'ARRET AYANT CONSTATE QUE LE BATIMENT LITIGIEUX AVAIT ETE CONSTRUIT SANS AUTORISATION PAR L'EXPROPRIE QUI AVAIT PRIS A L'EPOQUE L'ENGAGEMENT FORMEL, NON DISCUTE, DE NE RECLAMER AUCUNE INDEMNITE DANS LE CAS D'UNE EXPROPRIATION DONT IL AVAIT ETE AVISE, LA COUR D'APPEL A PU DEDUIRE DE CES CONSTATATIONS QUE "MILON N'ETAIT PAS FONDE A RECLAMER UNE INDEMNITE" , EN L'ETAT D'UNE SIMPLE TOLERANCE N'AYANT PU CONSTITUER A SON PROFIT UN DROIT ;<br>
<br>
 QUE LE MOYEN, DES LORS, NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ;<br>
<br>
PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 8 JANVIER 1970, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS, (CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS) ;<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de procédure civile 1134,Code de procédure civile 141,Décret 59-1335 1959-11-20 ART. 37,Ordonnance 58-997 1958-10-23 ART. 11
**ECLI:** 
**Résumé:** LA CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS N'EST PAS TENUE D'INDIQUER,  DANS SON ARRET, LE NOM DU FONCTIONNAIRE QUI A EXERCE LES FONCTIONS  DE COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT.
**Mots-clés:** EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23  OCTOBRE 1958) - INDEMNITE - APPEL - CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS -  COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT - NOM - MENTION DANS LA DECISION -  NECESSITE (NON).