# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 24 juillet 1967, 67-90.469, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007056286
**Date de décision:** 1967-07-24
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007056286

## Contenu de la décision

CASSATION SUR LE POURVOI DE X... (MAURICE, JEAN), CIVILEMENT RESPONSABLE DE SON FILS MINEUR X... (GUY), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, DU 1ER DECEMBRE 1966, QUI A DIT RECEVABLE EN LA FORME L'APPEL INTERJETE PAR LES CONSORTS Y..., PARTIES CIVILES, CONTRE UN JUGEMENT RENDU LE 16 JUIN 1966 PAR LE TRIBUNAL POUR ENFANTS DU DEPARTEMENT DE LA SEINE, QUI A STATUE SUR LEURS DEMANDES DE DOMMAGES ET INTERETS A LA SUITE D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION SURVENU LE 6 JUILLET 1965 ET AU COURS DUQUEL JACQUES Y... A TROUVE LA MORT LA COUR, VU L'ORDONNANCE DE M LE PRESIDENT DE LA CHAMBRE CRIMINELLE DE LA COUR DE CASSATION EN DATE DU 3 JUILLET 1967 QUI, PAR APPLICATION DES ARTICLES 570 ET 571 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, A DECLARE IMMEDIATEMENT RECEVABLE LE POURVOI FORME PAR X... CONTRE L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS DU 1ER DECEMBRE 1966 SUSVISE;<br>
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 VU LE MEMOIRE PRODUIT;<br>
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 SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 498 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DENATURATION DES DOCUMENTS DE LA CAUSE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A DECLARE RECEVABLE L'APPEL INTERJETE PAR LA PARTIE CIVILE LE 27 JUIN 1966, SOIT LE ONZIEME JOUR APRES LE PRONONCE DU JUGEMENT;<br>
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 "AUX MOTIFS QU'IL RESULTAIT DES DOCUMENTS VERSES AUX DEBATS QUE LES CONSORTS Y... AVAIENT ADRESSE DES INSTRUCTIONS A LEUR AVOUE EN VUE DE LA FORMALISATION D'UN APPEL PAR LETTRE PNEUMATIQUE DATEE DU 25 JUIN 1966 A 13 H 30 MAIS QUE CETTE LETTRE N'AVAIT ETE REMISE A SON DESTINATAIRE QUE LE 27 JUIN 1966, QU'IL ETAIT ETABLI QUE CE RETARD ETAIT IMPUTABLE A UNE GREVE POSTALE DECLENCHEE INOPINEMENT D'UNE FACON IMPREVISIBLE POUR LES USAGERS, CETTE CIRCONSTANCE CONSTITUANT UN CAS DE FORCE MAJEURE;<br>
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 "ALORS QUE, D'UNE PART, CE N'EST QU'AU PRIX D'UNE DENATURATION DES MENTIONS PORTEES SUR LA LETTRE PNEUMATIQUE QUE LA COUR A TENU POUR ACQUIS QUE CE PNEUMATIQUE N'AVAIT ETE REMIS A SON DESTINATAIRE QUE LE 27 JUIN 1966;<br>
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 "ALORS QUE, D'AUTRE PART, UNE SIMPLE GREVE POSTALE NE CONSTITUE PAS PAR ELLE-MEME UN CAS DE FORCE MAJEURE METTANT LA PARTIE CIVILE DANS L'IMPOSSIBILITE DE SE RENDRE AU GREFFE";<br>
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VU LESDITS ARTICLES;<br>
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 ATTENDU QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 498 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, L'APPEL DES JUGEMENTS CONTRADICTOIRES DOIT ETRE DECLARE AU GREFFE DIX JOURS AU PLUS TARD APRES CELUI OU CES JUGEMENTS ONT ETE PRONONCES ET QUE SI, DANS DES CAS EXCEPTIONNELS, IL PEUT ETRE DEROGE A CES PRESCRIPTIONS, C'EST A LA CONDITION QUE PAR UN EVENEMENT DE FORCE MAJEURE OU UN OBSTACLE INVINCIBLE ET INDEPENDANT DE SA VOLONTE, L'APPELANT SE SOIT TROUVE DANS L'IMPOSSIBILITE ABSOLUE DE S'Y CONFORMER;<br>
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ATTENDU QUE POUR DECLARER RECEVABLE L'APPEL INTERJETE PAR LES CONSORTS Y... DU JUGEMENT DU 16 JUIN 1966, L'ARRET ATTAQUE ENONCE, QU'ILS ONT ADRESSE DES INSTRUCTIONS POUR FORMALISER CET APPEL A MAITRE BETHOUT LEUR AVOUE, PAR UNE LETTRE PNEUMATIQUE DATEE DU 25 JUIN 1966 A 13 H 30 ET QUE CETTE LETTRE PAR SUITE D'UNE GREVE POSTALE DECLENCHEE INOPINEMENT N'EST PARVENUE QUE LE 27 JUIN A SON DESTINATAIRE QUI A FAIT, AU GREFFE, LA DECLARATION D'APPEL LE MEME JOUR;<br>
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 ATTENDU QU'IL NE RESULTE PAS DE CES ENONCIATIONS, QUE LES CONSORTS Y... AIENT ETE EMPECHES DE SE CONFORMER AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 498 DU CODE DE PROCEDURE PENALE PAR UN EVENEMENT DE FORCE MAJEURE OU UN OBSTACLE INVINCIBLE;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS DU 1ER DECEMBRE 1966 ET, POUR ETRE STATUE A NOUVEAU, CONFORMEMENT A LA LOI;<br>
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RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL D'AMIENS PRESIDENT : M ZAMBEAUX - RAPPORTEUR : M BOGUE - AVOCAT GENERAL : M BOUCHERON - AVOCAT : M LE PRADO<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de procédure pénale 498
**ECLI:** 
**Résumé:** Il ne saurait être dérogé aux prescriptions de l'article 498 du Code de procédure pénale, relatives au délai d'appel, qu'à la condition que, par un événement de force majeure ou un obstacle invincible et indépendant de sa volonté, l'appelant se soit trouvé dans l'impossibilité absolue de s'y conformer.          Ne saurait présenter ce caractère la circonstance que, par suite d'une grève postale déclenchée inopinément, une lettre pneumatique adressée par l'appelant à son avoué la veille du jour de l'expiration du délai d'appel, n'est parvenue à son destinataire que le lendemain du jour où ce délai était expiré.
**Mots-clés:** APPEL CORRECTIONNEL - Délai - Dérogation - Force majeure - Grève postale inopinée (non)