# Cour administrative d'appel de Nantes, du 26 septembre 1991, 90NT00058, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007518557
**Date de décision:** 1991-09-26
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nantes
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007518557

## Contenu de la décision

<br>    VU la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 30 janvier 1990, présentée pour la COMMUNE DE DOUE-LA-FONTAINE (Maine-et-Loire), représentée par son maire en exercice, et le SYNDICAT INTERCOMMUNAL A VOCATION MULTIPLE DE DOUE-LA-FONTAINE, représenté par son président, par la SCP CASSARD, SALAUN, RUFFAULT, CARON, avocats ;<br>    La COMMUNE DE DOUE-LA-FONTAINE et le SIVOM DE DOUE-LA-FONTAINE demandent à la Cour :<br>    1°) d'annuler le jugement n° 87-1139 du 21 décembre 1989 par lequel le Tribunal administratif de NANTES les a déclarés responsables de la totalité des conséquences dommageables de l'accident dont M. Langlais a été victime le 7 octobre 1983, les a condamnés solidairement à verser à M. Langlais une indemnité de 4 089 F ainsi qu'une somme de 30 000 F à titre de provision, et a ordonné une expertise médicale afin de déterminer le préjudice corporel de la victime ;<br>    2°) de rejeter la requête présentée par M. Langlais devant le Tribunal administratif de NANTES ;<br>    VU les autres pièces du dossier ;<br>    VU le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    VU la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience,<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 12 septembre 1991 :<br>    - le rapport de M. DUPOUY, conseiller,<br>    - les observations de Me X..., se substituant à la SCP CASSARD, SALAUN, RUFFAULT, CARON, avocats de la COMMUNE DE DOUE-LA-FONTAINE et du SIVOM DE DOUE-LA-FONTAINE,<br>    - et les conclusions de M. CADENAT, commissaire du gouvernement,<br>
<br>    Sur la responsabilité :<br>    Considérant qu'il résulte de l'instruction, et notamment du procès-verbal d'enquête établi par la gendarmerie et du rapport d'expertise, que la collision qui s'est produite entre plusieurs véhicules le 7 octobre 1983, vers 8 h du matin, à DOUE-LA-FONTAINE (Maine-et-Loire), sur le chemin départemental 761, a eu pour origine la présence d'une nappe de fumée particulièrement épaisse provenant d'un feu allumé dans une décharge publique appartenant à la COMMUNE DE DOUE-LA-FONTAINE et exploitée par le SYNDICAT INTERCOMMUNAL A VOCATION MULTIPLE DE DOUE-LA-FONTAINE ; que, dès lors, la commune et le syndicat sont responsables, même en l'absence de faute, des dommages causés à M. Langlais par cet ouvrage public, vis-à-vis duquel ce dernier avait la qualité de tiers ; qu'en admettant même que l'incendie de la décharge ait été provoqué par des tiers non identifiés, cette circonstance ne saurait être de nature à faire disparaître ou à restreindre la responsabilité des personnes publiques requérantes envers M. Langlais ; que si ces dernières invoquent également les fautes qu'aurait commises le conducteur du véhicule dans lequel avait pris place M. Langlais, il ne résulte pas de l'instruction que celui-ci roulait à une vitesse excessive avant de pénétrer dans la nappe de fumée ni qu'il ait ensuite fait preuve d'imprudence, compte tenu du caractère inattendu et soudain de la réduction de la visibilité, en ne réduisant pas assez énergiquement l'allure de son véhicule ; qu'ainsi, le comportement du conducteur du véhicule n'est pas de nature à exonérer, même partiellement, la commune et le syndicat de leur responsabilité ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la COMMUNE DE DOUE-LA-FONTAINE et le SYNDICAT INTERCOMMUNAL DE DOUE-LA-FONTAINE ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de NANTES les a condamnés à verser à M. Langlais une indemnité de 4 089 F et une somme de 30 000 F à titre de provision ;<br>    Sur l'application des dispositions de l'article R.222 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel :<br>    Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article R.222 et de condamner la COMMUNE DE DOUE-LA-FONTAINE et le SYNDICAT INTERCOMMUNAL à payer à M. Langlais la somme globale de 3 000 F au titre des sommes exposées par lui et non comprises dans les dépens ;<br>Article 1er - La requête de la COMMUNE DE DOUE-LA-FONTAINE et du SYNDICAT INTERCOMMUNAL A VOCATION MULTIPLE DE DOUE-LA-FONTAINE est rejetée.<br>Article 2 - La COMMUNE DE DOUE-LA-FONTAINE et le SYNDICAT INTERCOMMUNAL A VOCATION MULTIPLE DE DOUE-LA-FONTAINE verseront à M. Langlais une somme globale de trois mille francs (3 000 F) au titre de l'article R.222 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel.<br>Article 3 - Le présent arrêt sera notifié à la COMMUNE DE DOUE-LA-FONTAINE, au SYNDICAT INTERCOMMUNAL A VOCATION MULTIPLE DE DOUE-LA-FONTAINE, à M. Langlais, à la caisse primaire d'assurance maladie du Maine-et-Loire, à M. Y... et au ministre de l'équipement, du logement, des transports et de l'espace.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel R222
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 67-02-02-03 TRAVAUX PUBLICS - REGLES COMMUNES A L'ENSEMBLE DES DOMMAGES DE TRAVAUX PUBLICS - FONDEMENT DE LA RESPONSABILITE - QUALITE DE TIERS,67-02-04-01-01 TRAVAUX PUBLICS - REGLES COMMUNES A L'ENSEMBLE DES DOMMAGES DE TRAVAUX PUBLICS - CAUSES D'EXONERATION - FAUTE DE LA VICTIME - ABSENCE DE FAUTE,67-02-04-04 TRAVAUX PUBLICS - REGLES COMMUNES A L'ENSEMBLE DES DOMMAGES DE TRAVAUX PUBLICS - CAUSES D'EXONERATION - FAIT DU TIERS