# CAA de NANTES, 6ème chambre, 12/11/2020, 20NT00223, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000042528624
**Date de décision:** 2020-11-12
**Juridiction:** CAA de NANTES
**Formation:** 6ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000042528624

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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        M. D... A... a demandé au tribunal administratif de Nantes, d'une part, d'annuler les arrêtés du 10 septembre 2019 par lesquels le préfet de la Loire-Atlantique a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et l'a assigné à résidence, d'autre part, d'enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé valant autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il ait statué sur sa situation, enfin de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.<br>
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       Par un jugement n°1909931 du 20 septembre 2019, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande. <br>
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       Procédure devant la cour :<br>
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       Par une requête, enregistrée le 20 janvier 2020, M. D... A..., représenté par Me C... demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes du 20 septembre 2019 ;<br>
        2°) d'annuler les arrêtés du 10 septembre 2019 du préfet de la Loire-Atlantique ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé valant autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il ait statué sur sa situation ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au profit de son avocat au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.<br>
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       Il soutient que :<br>
      - les arrêtés du 10 septembre 2019 sont insuffisamment motivés ; <br>
      - l'arrêté du 10 septembre 2019 en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français est illégal à raison de l'illégalité de la décision du 24 avril 2018 portant obligation de quitter le territoire français ; cette décision méconnait son droit à une vie privée et familiale car elle l'oblige à regagner un pays indéterminé la conduisant à être séparée de sa fille ou sa fille de sa mère ; alors qu'il est de nationalité chinoise, la cellule familiale ne saurait se reconstituer en Mongolie ou en Chine car sa compagne possède la nationalité nord-coréenne ;<br>
      - l'arrêté du 10 septembre 2019 en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français est également illégal à raison de l'illégalité de la décision du 24 avril 2018 fixant le pays à destination duquel il sera renvoyé ;<br>
      - l'arrêté du 10 septembre 2019 en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ; cet arrêté méconnait son droit à une vie privée et familiale ;<br>
      - l'arrêté du 10 septembre 2019 en tant qu'il ordonne son assignation à résidence est entaché d'un défaut de motivation en droit, les textes applicables à sa situation n'étant pas détaillés ;<br>
      - l'arrêté du 10 septembre 2019 en tant qu'il ordonne son assignation à résidence est dans ses modalités également entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation. <br>
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       Par un mémoire en défense, enregistré le 19 octobre 2020, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.<br>
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       Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé. <br>
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       M. A... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 décembre 2019.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier.<br>
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       Vu :<br>
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Le rapport de M. B... a été entendu au cours de l'audience publique.<br>
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       Considérant ce qui suit :<br>
      1. M. A... déclare être de nationalité chinoise, né le 18 août 1983 à Shilingol, (Chine, région autonome de Mongolie intérieure) et indique être entré irrégulièrement en France en 2009. Il a présenté une demande d'asile rejetée par le directeur de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 24 septembre 2010. Par un arrêté du 25 septembre 2012, le préfet de la Gironde lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par un arrêté du 9 mai 2018, le préfet de Tarn-et-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de trois années. Par un jugement du 18 septembre 2018, le tribunal administratif de Toulouse a annulé cette interdiction de retour en France et rejeté le surplus des conclusions à fin d'annulation dirigées contre cet arrêté. M. A... a été interpellé et placé en garde à vue par les services de la gendarmerie nationale le 9 septembre 2019 pour des faits de tentative de vol en réunion et maintien irrégulier sur le territoire français. M. A... a demandé au tribunal administratif de Nantes l'annulation des arrêtés du 10 septembre 2019 par lesquels le préfet de la Loire-Atlantique a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et l'a assigné à résidence. Il relève appel du jugement du 20 septembre 2019 par lequel le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de ces arrêtés.<br>
        Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
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En ce qui concerne l'arrêté portant interdiction de retour sur le territoire français :<br>
      2. Aux termes des dispositions du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " (...) / Lorsque l'étranger ne faisant pas l'objet d'une interdiction de retour s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative prononce une interdiction de retour pour une durée maximale de deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. / (...) / La durée de l'interdiction de retour mentionnée aux premier, sixième et septième alinéas du présent III ainsi que le prononcé et la durée de l'interdiction de retour mentionnée au quatrième alinéa sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".<br>
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      3. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.<br>
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      4. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.<br>
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      5. En premier lieu, la décision contestée vise les dispositions du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et rappelle que M. A... a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire prononcée le 9 mai 2018. Elle mentionne notamment que M. A... déclare être présent en France depuis 2009, fait état des liens avec la France dont il s'est prévalu, et rappelle les délits commis par l'intéressé sur le territoire français. Par ailleurs, le préfet n'était pas tenu d'énoncer précisément les raisons le conduisant à retenir une durée d'un an d'interdiction du territoire. Dès lors, cette décision est suffisamment motivée au regard des principes rappelés aux points précédents. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision contestée doit être écarté.<br>
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      6. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas pour objet, par elle-même, de fixer le pays à destination duquel l'étranger sera renvoyé en cas d'exécution d'office. Ce pays est déterminé par une décision administrative distincte, comme cela est indiqué clairement à l'article L. 513-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, quand bien même les deux décisions peuvent être matériellement regroupées dans un même arrêté. <br>
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      7. Il résulte de ce qui vient d'être dit, d'une part, que le moyen, soulevé de nouveau en appel par la voie de l'exception, tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire, intervenue le 24 avril 2018, serait entachée d'illégalité en ce qu'elle impliquerait, en méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale, un renvoi de M. A... dans un pays indéterminé ou dans un pays dans lequel sa fille et sa compagne ne seraient pas admissibles, est inopérant et ne peut, en tout état de cause, qu'être écarté. D'autre part, si M. A... entend également se prévaloir expressément devant la cour, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision fixant le pays de renvoi qui serait entachée d'une erreur de fait faute de désigner clairement un pays de destination, un tel moyen n'est pas davantage opérant, dès lors que cette décision ne constitue pas, ainsi que l'a justement rappelé le premier juge, la base légale de l'interdiction de retour en France, et que cette dernière n'a pas été prise pour son application. Dès lors, ce moyen ne peut, en tout état de cause, qu'être écarté.<br>
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      8. En troisième lieu, M. A... soutient qu'il réside depuis six ans sur le territoire français, et que sa fille et sa compagne vivent également en France. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la compagne de l'intéressé fait également l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et qu'elle a indiqué, lors de son audition par les services de gendarmerie, que le requérant, qu'elle fréquente depuis un peu plus de deux ans, n'est pas le père de son enfant. En outre, M. A... a lui-même indiqué lors de son audition par les services de gendarmerie que, postérieurement à sa première entrée en France, il a effectué des séjours aux Pays-Bas puis en Allemagne. Enfin, il est constant que le requérant a été condamné à deux peines d'emprisonnement d'une durée de trois mois, purgées en 2013 et en 2018, en raison des multiples délits commis sur le territoire français. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que la durée d'un an de l'interdiction de retour en France est disproportionnée et que le préfet de la Loire-Atlantique aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.<br>
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      9. En quatrième lieu, la décision contestée n'a pas, par elle-même, pour effet de séparer l'intéressé de la fille de sa compagne ou de cette dernière, laquelle n'est d'ailleurs pas autorisée à séjourner en France et fait l'objet, ainsi qu'il a été rappelé au point précédent, d'une obligation de quitter le territoire français. Dès lors, et compte tenu des éléments relatifs à la situation personnelle et familiale du requérant, la décision contestée du 10 septembre 2019 prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.<br>
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       En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :<br>
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      10. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de ce que la décision portant assignation à résidence devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant interdiction de retour, qui au demeurant n'en constitue pas le fondement, ne peut qu'être écarté.<br>
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      11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I.- L'autorité administrative peut prendre une décision d'assignation à résidence à l'égard de l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, lorsque cet étranger : (...) 6° Doit être reconduit d'office à la frontière en exécution d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une interdiction de circulation sur le territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire ; (...) ".<br>
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      12. La décision en litige vise les dispositions du 6° de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'arrêté du même jour par lequel le requérant s'est vu interdire le retour en France pendant une année. Elle rappelle que M. A... ne peut quitter immédiatement le territoire français mais que l'exécution de la mesure d'éloignement dont elle fait l'objet demeure une perspective raisonnable. Elle comporte ainsi un énoncé suffisamment précis des considérations de fait et de droit qui la fondent pour permettre à la requérante de les comprendre et au juge de les contrôler. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cet arrêté doit être écarté.<br>
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      13. En troisième lieu et dernier lieu, la décision contestée impose au requérant de se présenter les lundis, mercredis et vendredis de chaque semaine, entre 9 heures et 11 heures, aux services de la police aux frontières de Nantes, hors jours fériés. En se bornant à soutenir que sa présentation trois fois par semaine n'est pas nécessaire pour prévoir l'organisation matérielle de son départ, il n'établit pas que la mesure serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.<br>
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      14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation des arrêtés du 10 septembre 2019. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles tendant au bénéfice des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.<br>
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DECIDE :<br>
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Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.   <br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. D... A... et au ministre de l'intérieur. <br>
Une copie en sera transmise au préfet de la Loire-Atlantique.<br>
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       Délibéré après l'audience du 23 octobre 2020, à laquelle siégeaient :<br>
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       - M. Gaspon, président<br>
       - M. B..., président assesseur,<br>
       - M. Pons, premier conseiller. <br>
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       Lu en audience publique, le 12 novembre 2020.<br>
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Le rapporteur,<br>
O. B...Le président,<br>
 O. GASPONLa greffière<br>
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E. HAUBOIS<br>
               La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
N° 20NT00223 		2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**