# Cour administrative d'appel de Paris, 9ème Chambre, 23/02/2012, 11PA03203, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000025448954
**Date de décision:** 2012-02-23
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Paris
**Formation:** 9ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000025448954

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 14 juillet 2011, présentée pour M. Shenghu A, demeurant chez B ... par Me Sabon ; M. A demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 1100693/6 du 1er juin 2011 par lequel le Tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 24 décembre 2010 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ; <br>
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       2°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour mention  vie privée et familiale , dans le délai de quinze jours suivant la notification de l'arrêt à intervenir, à défaut, de réexaminer sa demande dans le même délai, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; <br>
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       3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 9 février 2012 :<br>
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       - le rapport de M. Lercher,<br>
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       - et les conclusions de Mme Bernard, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que par arrêté du 24 décembre 2010, le préfet du Val-de-Marne a rejeté la demande de titre de séjour présentée par M. A, de nationalité chinoise, et a assorti cette décision d'une obligation de quitter le territoire national et fixé le pays de destination ; que M. A relève appel du jugement du 1er juin 2010 par lequel le Tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté susmentionné ;<br>
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       Considérant, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile susvisé :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  est délivrée de plein droit : (...) / 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée (...)  ;<br>
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       Considérant que M. A fait valoir qu'il vit en France depuis le 6 décembre 2003 ; qu'il dispose d'attaches familiales sur le territoire français, notamment ses enfants, son frère et ses soeurs qui sont soit de nationalité française, soit titulaires de cartes de résident ; qu'il est hébergé par sa fille aînée de nationalité française ; que ses parents sont décédés ; qu'il est bien intégré dans la société française ; qu'il ressort, toutefois, des pièces du dossier que l'intéressé est entré irrégulièrement sur le territoire national en 2003, qu'il est divorcé et sans charges de famille en France et ne démontre pas être dépourvu d'attaches en Chine où il a vécu jusqu'à l'âge de 55 ans ; que s'il soutient que tous ses enfants seraient en situation régulière en France, il n'a versé au dossier, pas plus devant le Tribunal administratif que devant la Cour, les pièces justificatives qu'il annonce ; que par suite, l'arrêté contesté n'a pas porté, au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris ; qu'ainsi, cet arrêté n'a méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que pour les mêmes motifs, l'arrêté attaqué n'est pas davantage entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 24 décembre 2010 du préfet du Val-de-Marne ; qu'il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       D E C I D E<br>
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Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
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N° 11PA03203<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01-03 Étrangers. Séjour des étrangers. Refus de séjour.