# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 16 février 1981, 79-13.174, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007006375
**Date de décision:** 1981-02-16
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007006375

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN :<br>
    ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE (PARIS, 27 FEVRIER 1979) QUE L'ASSOCIATION TOURISME ET TRAVAIL (L'ASSOCIATION) A CHARGE LA SOCIETE QUEFFELEC DE LA CONSTRUCTION DE COUVERTURES EN TOILE POUR UN CAMP DE VACANCES, QU'ELLE LUI A REPROCHE DES MALFACONS DANS L'EXECUTION DE CES TRAVAUX ET QUE, LA DITE SOCIETE AYANT ETE MISE EN REGLEMENT JUDICIAIRE, ELLE L'A ASSIGNEE EN PAIEMENT DE DOMMAGES ET INTERETS APRES QU'UNE EXPERTISE SUR REFERE AVAIT EU LIEU EN PRESENCE DU SYNDIC;    ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET, CONFIRMATIF SUR CE POINT, D'AVOIR DECLARE IRRECEVABLE L'ACTION INTRODUITE PAR L'ASSOCIATION CONTRE LA SOCIETE QUEFFELEC AU MOTIF QU'ELLE N'AVAIT PAS PRODUIT SA CREANCE ENTRE LES MAINS DU SYNDIC ALORS, SELON LE POURVOI, QUE LES DECISIONS CONSACRANT LA RESPONSABILITE CONTRACTUELLE ENCOURUE PAR UNE PARTIE ET EMPORTANT CONDAMNATION A DES DOMMAGES ET INTERETS SONT CONSTITUTIVES ET NON DECLARATIVES DE DROIT, DE TELLE SORTE QUE LE DEMANDEUR A UNE PAREILLE ACTION NE SAURAIT ETRE CONSIDERE COMME UN CREANCIER TANT QU'IL N'A PAS OBTENU DE CONDAMNATION ET NE SAURAIT, DANS CES CONDITIONS, ETRE ASTREINT A PRODUIRE AU PASSIF DU REGLEMENT JUDICIAIRE PAR APPLICATION TANT DE L'ARTICLE 40 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967 QUE DE L'ARTICLE 55 DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1967;<br>
   MAIS ATTENDU QUE LES TEXTES PRECITES OBLIGENT LE CREANCIER D'UN DEBITEUR EN REGLEMENT JUDICIAIRE A SE SOUMETTRE, CONCERNANT LES DEMANDES TENDANT AU PAIEMENT D'UNE SOMME D'ARGENT POUR UNE CAUSE ANTERIEURE A L'OUVERTURE DU REGLEMENT JUDICIAIRE, A LA PROCEDURE DE VERIFICATION DES CREANCES, ALORS MEME QUE CE CREANCIER DEVRAIT, A DEFAUT DE TITRE, FAIRE RECONNAITRE SON DROIT; QUE LE MOYEN EST SANS FONDEMENT;<br>
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   SUR LE SECOND MOYEN :<br>
    ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR REFUSE DE CONSIDERER QUE L'ASSOCIATION AVAIT PRODUIT EN SOMMANT LE SYNDIC D'ASSISTER AUX OPERATIONS D'EXPERTISE ET EN ASSIGNANT CELUI-CI DEVANT TRIBUNAL ALORS, SELON LE POURVOI, QUE L'ARTICLE 45 DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1967 N'IMPOSE AUCUNE FORMALITE SACRAMENTELLE POUR LA DECLARATION, ET QUE DOIT ETRE CONSIDERE COMME UNE PRODUCTION TOUT ACTE EMANANT D'UN CREANCIER OU D'UNE PERSONNE AYANT VOCATION A DEVENIR CREANCIER ET MANIFESTANT SA VOLONTE D'OBTENIR LA RECONNAISSANCE DE SON DROIT;<br>
   MAIS ATTENDU QUE L'ARRET RETIENT A JUSTE TITRE QUE LE SYNDIC N'AVAIT PAS A INSCRIRE D'OFFICE LA CREANCE EVENTUELLE DE L'ASSOCIATION OU A NOTIFIER A CELLE-CI SON REFUS D'INSCRIPTION, PAR LE SEUL EFFET DES SOMMATION ET ASSIGNATION SUSVISEES DONT IL FAIT RESSORTIR QUE, N'ETANT PAS ACCOMPAGNEES DES DECLARATIONS ET DOCUMENTS VISES A L'ARTICLE 45 DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1967, ELLES NE MANIFESTAIENT PAS DE FACON CERTAINE LA VOLONTE DE L'ASSOCIATION DE PRODUIRE AU REGLEMENT JUDICIAIRE DE LA SOCIETE QUEFFELEC; QUE LE MOYEN N'EST, DES LORS PAS MIEUX FONDE QUE LE PRECEDENT;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 27 FEVRIER 1979 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre MIXTE) 1977-04-29 Bulletin 1977 C.M. N. 1 p. 1 (REJET) et (CASSATION PARTIELLE). (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1979-01-22 Bulletin 1979 IV N. 26 p. 20 (CASSATION) et l'arrêt cité. (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1980-02-26 Bulletin 1980 IV N. 97 p. 74 (REJET) et l'arrêt cité. (2)
 CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1980-12-08 Bulletin 1980 IV N. 412 (REJET). (2)

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (1),(2),Décret 67-1120 1967-12-22 ART. 45,Décret 67-1120 1967-12-22 ART. 55,LOI 67-563 1967-07-13 ART. 40
**ECLI:** 
**Résumé:** Les articles 40 de la loi du 13 juillet 1967 et 55 du décret du 22 décembre 1967 obligent le créancier d'un débiteur en règlement judiciaire à se soumettre, concernant les demandes tendant au paiement d'une somme d'argent pour une cause antérieure à l'ouverture du règlement judiciaire à la procédure de vérification des créances, alors même que le créancier devrait, à défaut de titre faire reconnaître son droit.,Le syndic sommé par le créancier du débiteur en règlement judiciaire d'assister à des opérations d'expertise destinées à établir la réalité de sa créance et assigné devant le tribunal sans ouverture du rapport n'est pas tenu d'inscrire d'office la créance litigieuse ou de notifier au créancier son refus d'inscription. En effet à défaut des déclarations et documents visés à l'article 45 du décret du 22 décembre 1967, le créancier ne manifeste pas de façon certaine sa volonté de produire au règlement judiciaire de son débiteur.
**Mots-clés:** 1) FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - Créances - Vérification - Domaine d'application - Créancier sans titre - Action en justice pour faire reconnaître son droit - Action tendant au payement de sommes d'argent - Action en dommages-intérêts fondée sur une créance contractuelle.,* FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - Créances - Production - Nécessité - Créancier sans titre.,* FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - Créanciers du débiteur - Action individuelle - Suspension - Portée - Créancier sans titre - Action en justice pour faire reconnaître son droit - Action tendant au payement de sommes d'argent - Action en dommages intérêts fondée sur une créance contractuelle.,2) FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - Créances - Production - Forme - Remise au syndic d'une déclaration - Nécessité.