# Conseil d'Etat, 7ème sous-section jugeant seule, du 10 mai 2006, 272896, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008239710
**Date de décision:** 2006-05-10
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7EME SOUS-SECTION JUGEANT SEULE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008239710

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 5 octobre 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Lyes A, demeurant ...  ; M. A demande au Conseil d'Etat d'annuler la décision du 19 août 2004 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté son recours dirigé contre la décision du consul général de France à Alger lui refusant un visa d'entrée en France  ;
<br>
<br>
<br>
     
              Vu les autres pièces du dossier  ;
<br>
<br>
     
              Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945  ;
<br>
<br>
     
              Vu le décret n° 2000-1093 du 10 novembre 2000  ;
<br>
<br>
     
              Vu le code de justice administrative  ;
<br>
<br>
<br>
<br>
     
              Après avoir entendu en séance publique  :
<br>
<br>
     
              - le rapport de M. Jacky Richard, Conseiller d'Etat,  
<br>
<br>
     
              - les conclusions de M. Nicolas Boulouis, Commissaire du gouvernement  ;
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>Sur le moyen tiré du défaut de motivation de la décision de refus  :
<br>
<br>
     
              Considérant que M. A ne fait pas partie des catégories de personnes pour lesquelles la décision de refus de visa d'entrée doit être motivée en application de l'article 5 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 alors en vigueur  ;
<br>
<br>
     
              Sur le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation  :
<br>
<br>
     
              Considérant qu'en l'absence de toute disposition conventionnelle, législative ou réglementaire déterminant les cas où le visa peut être refusé à un étranger désirant se rendre en France, et eu égard à la nature d'une telle décision, les autorités française à l'étranger disposent d'un large pouvoir d'appréciation à cet égard et peuvent se fonder sur toute considération d'intérêt général  ;
<br>
<br>
     
              Considérant que M. A a établi une demande de visa de court séjour pour visiter une entreprise française de fabrication et de diffusion de pièces détachées de véhicules automobiles  ; qu'il est célibataire, âgé de 25 ans et qu'il est chef-magasinier dans l'entreprise qui l'emploie  ; 
<br>
<br>
     
              Considérant que pour confirmer le refus de visa qui a été opposé à M. A, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a retenu le jeune âge de l'intéressé, son statut de célibataire et la relative précarité de sa situation professionnelle  ; qu'elle n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'existait, dans ces circonstances, un risque de détournement de l'objet du visa  ;
<br>
<br>
     
              Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France en date du 19 août 2004  ;
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>				D E C I D E  :
<br>
     
              				--------------
<br>
<br>
     
Article 1er  : La requête de M. A est rejetée.
<br>
<br>
     
Article 2   : La présente décision sera notifiée à M. Lyes A et au ministre des affaires étrangères.
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**