# Cour administrative d'appel de Marseille, 3e chambre, du 27 décembre 2001, 98MA01407, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007580982
**Date de décision:** 2001-12-27
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 3E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007580982

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 17 août 1998 sous le n° 98MA01407, présentée pour M. EZ X...,  par Me MERLIN, avocat ;<br>    M. EZ X... demande à la Cour d'annuler le jugement du Tribunal administratif de Marseille du 28 mai 1998 rejetant sa demande tendant à l'annulation d'une décision du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 14 août 1997 refusant la délivrance d'un titre de séjour à son épouse et à deux de ses filles ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions de séjour des étrangers en France ;<br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 13 décembre 2001 :<br>    - le rapport de M. CHAVANT, premier conseiller ;<br>    - et les conclusions de M. DUCHON-DORIS, premier conseiller ;<br>
<br>    Considérant que M. EZ X..., de nationalité marocaine a souhaité bénéficier des dispositions de l'article 29-1 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée pour permettre à son épouse et à ses deux dernières filles de venir le rejoindre en France ; que cette demande a été rejetée le 14 août 1997 par le préfet des Bouches-du-Rhône au motif que le demandeur ne disposait pas d'un logement considéré comme normal pour une famille comparable vivant en France, susceptible d'accueillir la famille de M. EZ X... ;<br>    Considérant que les photos produites par le requérant à l'appui de ses allégations selon lesquelles le logement dont s'agit serait parfaitement habitable, ont été réalisées postérieurement à l'enquête réalisée par l'office des migrations internationales le 10 février 1997 qui concluait que le logement était inhabitable au motif qu'il était en cours de réfection totale ; que, par suite, M. EZ X... n'établit pas que les faits sur lesquels s'est fondé le préfet des Bouches-du-Rhône sont matériellement inexacts ;<br>    Considérant que si par une décision postérieure à l'introduction de la requête en appel présentée par M. EZ X..., le préfet des Bouches-du-Rhône a invité l'intéressé à poursuivre l'instruction de sa demande, en autorisant les membres de sa famille à se soumettre à un examen médical cette demande qui n'a pas la nature d'une décision de retrait, est postérieure à la décision attaquée et au dépôt de la requête introductive d'instance et donc sans incidence sur la décision attaquée ; que, par suite, le moyen tiré d'une erreur du préfet des Bouches-du-Rhône consistant à ne pas rapporter la décision du 14 août 1997 doit être écarté ; qu'il résulte de tout ce qui précède que M. EZ X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa requête ;<br>Article 1er : La requête présentée par M. EZ X... est rejetée.<br>Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. EZ X... et au ministre de l'intérieur.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Ordonnance 1945-11-02 art. 29-1
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01-04 ETRANGERS - SEJOUR DES ETRANGERS - RESTRICTIONS APPORTEES AU SEJOUR