# CAA de NANTES, 4ème chambre, 01/03/2019, 18NT01265, 18NT01266, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000038190981
**Date de décision:** 2019-03-01
**Juridiction:** CAA de NANTES
**Formation:** 4ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000038190981

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       M. A... a demandé au tribunal administratif de Nantes l'annulation des arrêtés du 22 février 2018 par lesquels le préfet de Maine-et-Loire, d'une part, a prononcé sa remise aux autorités italiennes, d'autre part, l'a assigné à résidence.<br>
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       Par un jugement 1801718 et 1801719 du 26 février 2018, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande.<br>
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       Procédure devant la cour :<br>
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       I. Par une requête, enregistrée sous le n°18NT01265 le 25 mars 2018, M. A..., représenté par MeC..., demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nantes du 26 février 2018 ;<br>
       2°) d'annuler l'arrêté du 22 février 2018 du préfet de Maine-et-Loire prononçant sa remise aux autorités italiennes ;<br>
       3°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un récépissé en qualité de demandeur d'asile, à défaut, de prendre une nouvelle décision sur sa demande d'admission au séjour, dans un  délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; <br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.<br>
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       Il soutient que :<br>
       - la décision est insuffisamment motivée ; <br>
       - le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation notamment au regard de son état de santé ;<br>
       - les dispositions des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ont été méconnues ; <br>
       - la saisine des autorités italiennes était tardive en application des dispositions de l'article 21 du règlement (UE) n° 604/2013 ; c'est à la France qu'incombait l'examen de sa demande de protection internationale en raison de l'échéance du délai de trois mois prévu à cet article ; <br>
       - le préfet de Maine-et-Loire n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation notamment au regard de son état de santé ; <br>
       - en cas de renvoi en Italie il y a un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - les dispositions de l'article 17-1 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et de l'article L. 742-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été méconnues.<br>
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       Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 juin 2018 et le 7 décembre 2018, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.<br>
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       Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. A... n'est fondé.<br>
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       II. Par une requête, enregistrée sous le n°18NT01266 le 25 mars 2018, M. A..., représenté par MeC..., demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nantes du 26 février 2018 ;<br>
       2°) d'annuler l'arrêté du 22 février 2018 du préfet de Maine-et-Loire l'assignant à résidence ;<br>
       3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.<br>
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       Il soutient que :<br>
       - la décision n'est pas suffisamment motivée ;<br>
       - elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant réadmission en Italie ;<br>
       - le préfet n'a pas procédé à un examen de sa situation personnelle.<br>
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       Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 juin 2018 et le 7 décembre 2018, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.<br>
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       Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. A... n'est fondé.<br>
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       M. A... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision en date du 9 avril 2018.<br>
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       Vu les autres pièces des dossiers.<br>
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       Vu :<br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       -  la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;<br>
       - le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil en date du 26 juin 2013 ; <br>
       - le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil en date du 26 juin 2013 ; <br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Le rapport de Mme Allio-Rousseau a été entendu au cours de l'audience publique.<br>
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       Considérant ce qui suit :<br>
       1. Les requêtes n° 18NT01265 et 18NT01266 présentées pour M. A...présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul arrêt.<br>
       2. M.A..., ressortissant soudanais né en 1991, a sollicité l'asile auprès des services de la préfecture de Maine-et-Loire le 12 décembre 2017. La consultation du fichier Eurodac a révélé que ses empreintes digitales avaient été enregistrées en Italie le 23 juin 2017. Par deux arrêtés du 22 février 2018, le préfet de Maine-et-Loire a ordonné sa remise aux autorités italiennes, qui avaient implicitement accepté sa prise en charge, et son assignation à résidence. M. A...relève appel du jugement du 26 février 2018 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de ces deux décisions.<br>
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       Sur l'arrêté de transfert aux autorités italiennes :<br>
       3. En premier lieu, en vertu du paragraphe 1 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, lorsqu'une telle demande est présentée, un seul Etat, parmi ceux auxquels s'applique ce règlement, est responsable de son examen. Cet Etat, dit Etat membre responsable, est déterminé en faisant application des critères énoncés aux articles 7 à 15 du chapitre III du règlement ou, lorsqu'aucun Etat membre ne peut être désigné sur la base de ces critères, du premier alinéa du paragraphe 2 de son article 3 du chapitre II. Si l'Etat membre responsable est différent de l'Etat membre dans lequel se trouve le demandeur, ce dernier peut être transféré vers cet Etat, qui a vocation à le prendre en charge. Lorsqu'une personne a antérieurement présenté une demande d'asile sur le territoire d'un autre Etat membre, elle peut être transférée vers cet Etat, à qui il incombe de la reprendre en charge, sur le fondement des b), c) et d) du paragraphe 1 de l'article 18 du chapitre V et du paragraphe 5 de l'article 20 du chapitre VI de ce même règlement. En application de l'article L. 742-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision de transfert dont fait l'objet un ressortissant de pays tiers ou un apatride qui a déposé auprès des autorités françaises une demande d'asile dont l'examen relève d'un autre Etat membre ayant accepté de le prendre ou de le reprendre en charge doit être motivée, c'est-à-dire qu'elle doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Pour l'application de ces dispositions, est suffisamment motivée une décision de transfert qui mentionne le règlement du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 et comprend l'indication des éléments de fait sur lesquels l'autorité administrative se fonde pour estimer que l'examen de la demande présentée devant elle relève de la responsabilité d'un autre Etat membre, une telle motivation permettant d'identifier le critère du règlement communautaire dont il est fait application. <br>
       4. L'arrêté du 22 février 2018 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a décidé le transfert de M. A... aux autorités italiennes en vue de l'examen de sa demande d'asile vise les textes sur lesquels il se fonde, vise l'article 13 de ce règlement et mentionne qu'il ressort de la comparaison des empreintes digitales de M. A... dans le système Eurodac que ce dernier a franchi irrégulièrement la frontière italienne dans la période précédant les 12 mois du dépôt de sa première demande d'asile. Il en déduit que les autorités italiennes sont responsables de l'examen de sa demande d'asile. Ces énonciations ont mis à même M. A... de comprendre les motifs de la décision, lui permettant de la contester utilement. Il suit de là que cette décision est suffisamment motivée.<br>
       5. En deuxième lieu, les moyens tirés de la méconnaissances des dispositions des articles 4, 5 et 21 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, que M. A... reprend en appel sans plus de précisions, doivent être écartés par adoption des motifs retenus à juste titre par le magistrat désigné du tribunal administratif.<br>
       6. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 susvisé : " 1. Les Etats membres examinent toute demande de protection internationale présentée par un ressortissant de pays tiers ou par un apatride sur le territoire de l'un quelconque d'entre eux (...). La demande est examinée par un seul État membre, qui est celui que les critères énoncés au chapitre III désignent comme responsable. / 2. (...) / Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'Etat membre procédant à la détermination de l'Etat membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre Etat membre peut être désigné comme responsable (...) ". L'application de ces critères peut toutefois être écartée en vertu de l'article 17 du même règlement, aux termes duquel : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'État membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'État membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité. (...) ". Il résulte de ces dispositions que si le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 pose en principe dans le 1 de son article 3 qu'une demande d'asile est examinée par un seul Etat membre et que cet Etat est déterminé par application des critères fixés par son chapitre III, dans l'ordre énoncé par ce chapitre, l'application des critères d'examen des demandes d'asile est toutefois écartée en cas de mise en oeuvre de la clause dérogatoire énoncée au 1 de l'article 17 du règlement, qui procède d'une décision prise unilatéralement par un Etat membre.<br>
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       7. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de Maine-et-Loire n'aurait pas procédé à un examen complet et rigoureux de la situation de M. B... A...et des conséquences de sa réadmission en Italie. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté qu'il conteste serait entaché d'un défaut d'examen sérieux.<br>
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       8. D'autre part, l'intéressé fait état de la situation exceptionnelle dans laquelle se trouve l'Italie, confrontée à un afflux sans précédent de réfugiés, qui ne pourrait pas être dans ces conditions correctement pris en charge dans ce pays. Toutefois, il n'est pas établi que cette circonstance exposerait sa demande d'asile à un risque sérieux de ne pas être traitée par les autorités italiennes dans des conditions conformes à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile. Il n'est pas démontré davantage qu'il serait personnellement exposé à des risques de traitements inhumains ou dégradants en Italie, alors que ce pays est un Etat membre de l'Union européenne, partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New-York, qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dès lors, doit être écarté le moyen tiré de ce qu'en ne dérogeant pas aux critères de détermination de l'Etat responsable de sa demande d'asile, la décision contestée aurait été prise en méconnaissance des dispositions des articles 3 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union  européenne et de l'article L. 742-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. <br>
       Sur l'arrêté d'assignation à résidence : <br>
       9. En premier lieu, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté en litige, que M. A... reprend en appel sans plus de précisions, doit être écarté par adoption des motifs retenus à juste titre par le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes.<br>
       10. En second lieu, il résulte des points 3 à 8 du présent arrêt que M. A... n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de la décision ordonnant sa remise aux autorités italiennes.<br>
       11. Il résulte de tout ce qui précède que M. B... A...n'est pas fondé  à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions du préfet de Maine-et-Loire du 22 février 2018. Ses conclusions à fin d'annulation ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées.<br>
DÉCIDE :<br>
Article 1er : 	Les requêtes de M. A... sont rejetées.<br>
Article 2 : 	Le présent arrêt sera notifié à M. B... A...et au ministre de l'intérieur.<br>
Une copie en sera transmise pour information au préfet de Maine-et-Loire.<br>
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       Délibéré après l'audience du 5 février 2019, à laquelle siégeaient :<br>
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       - M. Lainé, président de chambre,<br>
       - Mme Allio-Rousseau, premier conseiller, <br>
       - M. Besse, premier conseiller.<br>
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       Lu en audience publique, le 1er mars 2019.<br>
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Le rapporteur,<br>
M-P. Allio-RousseauLe président,<br>
L. Lainé       <br>
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Le greffier,<br>
V. Desbouillons        <br>
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       La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
2<br>
N° 18NT01265 et 18NT01266<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**