# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 17 novembre 1970, 69-11.386, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983715
**Date de décision:** 1970-11-17
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983715

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE (LYON, 14 JANVIER 1969) D'AVOIR DECIDE QUE LE TRESOR PUBLIC QUI AVAIT, POUR LE PAIEMENT D'UNE CREANCE D'IMPOTS DIRECTS, PRODUIT A UNE PROCEDURE DE DISTRIBUTION PAR CONTRIBUTION DEVAIT ETRE COLLOQUE EN PREMIER RANG, AVANT LES FRAIS DE JUSTICE, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE L'ARRET N'A PAS RECHERCHE SI, COMME L'AVAIENT DECIDE LES PREMIERS JUGES, DONT LES MOTIFS ETAIENT REPRIS EN APPEL, PAR GATT, ES QUALITES, LE TRESOR PUBLIC, EN EXERCANT SON DROIT DE PRIVILEGE SELON LES NORMES DU DROIT COMMUN, DANS LE CADRE D'UNE PRODUCTION A UNE PROCEDURE D'ORDRE, NE S'ETAIT PAS CONDUIT COMME UN SIMPLE CREANCIER, EN SE SOUMETTANT AUXDITES REGLES DE DROIT COMMUN, NOTAMMENT A CELLE DE L'ARTICLE 2101 DU CODE CIVIL ET QUE, FAUTE D'AVOIR STATUE SUR CE POINT ESSENTIEL POUR LA SOLUTION DU LITIGE, L'ARRET ATTAQUE N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE ENONCE QU'EN PRODUISANT A LA PROCEDURE DE DISTRIBUTION, LE TRESOR PUBLIC N'A PAS IMPLICITEMENT ADMIS LES REGLES DU DROIT COMMUN, ET CORRELATIVEMENT, ACCEPTE, TOUT AUSSI IMPLICITEMENT, D'ABANDONNER LE BENEFICE DES DISPOSITIONS LEGALES QUI LUI SONT PROPRES;<br>
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 QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
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 SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST ENCORE REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR REFUSE D'ADMETTRE QUE LES FRAIS DE JUSTICE ONT ETE EXPOSES DANS L'INTERET COMMUN, AU MOTIF QUE LE TRESOR PUBLIC N'AVAIT PAS BESOIN POUR LE REGLEMENT DE SA CREANCE DE LA PROCEDURE QUI AVAIT ETE OUVERTE, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE DU MOMENT QU'IL ETAIT ACQUIS QUE LE TRESOR N'AVAIT PAS UTILISE LES NORMES FISCALES D'EXCEPTION, MAIS AVAIT BENEFICIE DE LA PROCEDURE DE DROIT COMMUN, LA QUESTION RESTAIT A TRANCHER DE LA NECESSITE ET DE L'UTILITE DES FRAIS DE JUSTICE ENGAGES DANS L'INTERET COMMUN, QUESTION QUE L'ARRET ATTAQUE N'A PU RESOUDRE PAR UNE SIMPLE PETITION DE PRINCIPE, EN L'ETAT DES CONCLUSIONS DONT LA COUR ETAIT SAISIE SUR CE TERRAIN PAR GATT, ES QUALITES;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE SI LES FRAIS DE JUSTICE SONT OPPOSABLES AU TRESOR PUBLIC, QUI INVOQUE LE PRIVILEGE PREVU A L'ARTICLE 1920 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, C'EST SEULEMENT LORSQUE CES FRAIS LUI ONT PROFITE;<br>
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 ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL QUI RELEVE, EN REPONDANT AINSI AUX CONCLUSIONS DONT ELLE ETAIT SAISIE, QU'EN L'ESPECE LE TRESOR N'AVAIT NUL BESOIN POUR RECEVOIR LE PAIEMENT DE SA CREANCE PRIVILEGIEE DE LA PROCEDURE DONT IL S'AGIT ET QUE LES FRAIS EXPOSES NE LUI ETAIENT NI NECESSAIRES NI UTILES, A PU DECIDER QU'IL N'AVAIT PAS A SUPPORTER CES FRAIS;<br>
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 QUE LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 14 JANVIER 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE LYON<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1970-10-19 Bulletin 1970 IV N. 272 P. 239 (REJET<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (2),CGI 1920
**ECLI:** 
**Résumé:** DES LORS QU'ILS RELEVENT QU'EN PRODUISANT, POUR LE PAYEMENT  D'UNE CREANCE D'IMPOTS DIRECTS, A UNE PROCEDURE DE DISTRIBUTION PAR  CONTRIBUTION, LE TRESOR PUBLIC N'A PAS IMPLICITEMENT ADMIS LES  REGLES DU DROIT COMMUN ET CORRELATIVEMENT ACCEPTE, TOUT AUSSI  IMPLICITEMENT, D'ABANDONNER LE BENEFICE DES DISPOSITIONS LEGALES QUI  LUI SONT PROPRES, LES JUGES DU FOND DONNENT UNE BASE LEGALE A LEUR  DECISION LE COLLOQUANT AU 1ER RANG AVANT LES FRAIS DE JUSTICE.,SI LES FRAIS DE JUSTICE SONT OPPOSABLES AU TRESOR PUBLIC QUI  INVOQUE LE PRIVILEGE PREVU A L'ARTICLE 1920 DU CODE GENERAL DES  IMPOTS, C'EST SEULEMENT LORSQUE CES FRAIS LUI ONT PROFITE. PAR SUITE , APRES AVOIR RELEVE QUE, POUR RECEVOIR LE PAYEMENT D'UNE CREANCE  PRIVILEGIEE, LE TRESOR PUBLIC N'AVAIT NUL BESOIN DE LA PROCEDURE DE  DISTRIBUTION PAR CONTRIBUTION A LAQUELLE IL A PRODUIT ET QUE LES  FRAIS EXPOSES NE LUI ETAIENT NI NECESSAIRES NI UTILES, LES JUGES DU  FOND PEUVENT DECIDER QU'IL N'A PAS A SUPPORTER LES FRAIS.
**Mots-clés:** 1) IMPOTS ET TAXES - PRIVILEGE DU TRESOR - RENONCIATION -  PRODUCTION D'UNE PROCEDURE D'ORDRE (NON).,* RENONCIATION - RENONCIATION TACITE - PRIVILEGE DU TRESOR -  PRODUCTION A UNE PROCEDURE D'ORDRE (NON).,* ORDRE ENTRE CREANCIERS - PRODUCTION A UNE PROCEDURE - PRODUCTION  PAR LE TRESOR.,* PRIVILEGES - TRESOR PUBLIC - CONTRIBUTIONS DIRECTES - CREANCE  PRODUITE A UNE PROCEDURE D'ORDRE.,* TRESOR PUBLIC - RECOUVREMENT DES DROITS - PRODUCTION A UNE  PROCEDURE D'ORDRE - PORTEE.,2) IMPOTS ET TAXES - PRIVILEGE DU TRESOR - ARTICLE 1920 DU CODE  GENERAL DES IMPOTS - EFFETS - CREANCE PRODUITE A UNE PROCEDURE D 'ORDRE - FRAIS DE JUSTICE - OPPOSABILITE AU TRESOR - CONDITIONS.,* FRAIS ET DEPENS - CHARGE - TRESOR PUBLIC - PRODUCTION A UNE  PROCEDURE D'ORDRE.,* ORDRE ENTRE CREANCIERS - FRAIS - PRODUCTION PAR LE TRESOR PUBLIC  - DISPENSE - CONDITIONS.,* PRIVILEGES - TRESOR PUBLIC - CONTRIBUTIONS DIRECTES - ARTICLES  1920 DU CODE GENERAL DES IMPOTS - EFFETS - CREANCE PRODUITE A UNE  PROCEDURE D'ORDRE - FRAIS DE JUSTICE.