# Conseil d'Etat, 2 SS, du 8 juillet 1988, 67744, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007719233
**Date de décision:** 1988-07-08
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007719233

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête enregistrée le 11 avril 1985 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Abdeljabar X..., demeurant ..., et tendant à ce que le Conseil d'Etat :<br>     °1 annule le jugement en date du 26 février 1985 par lequel le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du préfet, commissaire de la République délégué pour la police à Lyon rejetant sa demande de titre de séjour,<br>    °2 annule ladite décision,<br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs ;<br>    Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;<br>    Vu la loi du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Rossi, Auditeur,<br>    - les conclusions de M. Faugère, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant que pour contester la légalité de la décision en date du 23 août 1982 du commissaire de la République délégué pour la police à Lyon rejetant sa demande de titre de séjour M. X... s'est borné à invoquer l'illégalité de la décision du même jour du directeur départemental du travail lui refusant une carte de travail ; que M. X... ayant déposé une demande de carte de travail le 27 octobre 1981, le silence gardé pendant 4 mois par l'administration a fait naître une décision implicite de rejet, qui n'a pas été attaquée dans le délai du recours contentieux ; que si par une décision explicite en date du 23 août 1982 le directeur départemental du travail a rejeté la demande de carte de travail, cette décision, n'étant pas intervenue dans le délai de recours contre la décision implicite susmentionnée, n'a pu faire courir à nouveau ledit délai au profit de M. X... ; qu'il suit de là que le refus de carte de travail devant être regardé comme définitif, son illégalité ne pouvait pas être invoquée à l'appui de la requête dirigée contre le refus de titre de séjour ; que dès lors M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa requête tendant à l'annulation de la décision en date du 23 août 1982 du commissaire de la République délégué pour la police à Lyon ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Abdeljabar X... et au ministre de l'intérieur.<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 49-05-04-02 POLICE ADMINISTRATIVE - POLICES SPECIALES - POLICE DES ETRANGERS - REFUS DE SEJOUR -Etranger invoquant, à l'appui de sa requête tendant à l'annulation d'une décision rejetant sa demande de titre de séjour, l'illégalité d'un refus de carte de travail devenu définitif - Rejet.,54-01-07-02-03-02 PROCEDURE - INTRODUCTION DE L'INSTANCE - DELAIS - POINT DE DEPART DES DELAIS - AUTRES CIRCONSTANCES DETERMINANT LE POINT DE DEPART DES DELAIS - DECISIONS IMPLICITES DE REJET -Silence gardé sur une demande de carte de travail - Décision implicite n'ayant pas été attaquée dans le délai du recours contentieux - Conséquences.