# Conseil d'Etat, 9ème sous-section jugeant seule, du 28 juillet 2004, 254140, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008155193
**Date de décision:** 2004-07-28
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 9EME SOUS-SECTION JUGEANT SEULE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008155193

## Contenu de la décision

Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 12 février et 11 juin 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. Jean X, demeurant ...  ; M. X demande au Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie a refusé d'inclure dans les bases de liquidation de sa pension la bonification d'ancienneté pour enfants prévue au b) de l'article L. 12 du code des pensions civiles et militaires de retraite  ;
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                2°) d'enjoindre au ministre de modifier, dans le délai de deux mois, les bases de liquidation de sa pension en tenant compte de ces bonifications et de la revaloriser rétroactivement  ;
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                3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 300 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu le Traité de Rome instituant la Communauté économique européenne devenue la Communauté européenne  ;
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                Vu le Traité sur l'Union européenne et les protocoles qui y sont annexés  ;
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                Vu le code des pensions civiles et militaires de retraite  ;
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                Vu la loi n° 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites  ;
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - le rapport de Mme Julie Burguburu, Auditeur,  
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                - les observations de Me Delvolvé, avocat de M. X, 
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                - les conclusions de M. Laurent Vallée, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article L. 55 du code des pensions civiles et militaires de retraite, dans sa rédaction en vigueur à la date de radiation des cadres de M. BARRAUD DE LAGERIE et dont l'application n'est pas affectée par l'intervention de la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites  : La pension et la rente viagère d'invalidité sont définitivement acquises et ne peuvent être révisées ou supprimées à l'initiative de l'administration ou sur demande de l'intéressé que dans les conditions suivantes  : / A tout moment en cas d'erreur matérielle  ; / Dans un délai de six mois à compter de la notification de la décision de concession initiale de la pension ou de la rente viagère, en cas d'erreur de droit  ; que, pour demander la révision de la pension de retraite qui lui a été concédée, M. BARRAUD DE LAGERIE soutient que celle-ci a été liquidée sans qu'il ait été tenu compte des droits que lui ouvraient les dispositions du b) de l'article L. 12 du même code  ; qu'il invoque ainsi une erreur de droit  ;
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                Considérant, d'une part, qu'il résulte de l'instruction que M. BARRAUD DE LAGERIE s'est vu concéder une pension militaire de retraite par arrêté du 10 avril 1978  ; qu'ainsi, le délai imparti à M. BARRAUD DE LAGERIE pour exciper, au soutien d'une demande de révision de sa pension, de l'erreur de droit qu'aurait commise l'administration en ne prenant pas en compte dans les éléments de liquidation de sa pension la bonification d'ancienneté mentionnée au b) de l'article L. 12 du même code, était expiré lorsque, le 17 octobre 2002, l'intéressé a saisi le ministre de la défense d'une telle demande  ;
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                Considérant, d'autre part, que la circonstance que, statuant sur une question préjudicielle relative à cette bonification d'ancienneté, la Cour de justice des Communautés européennes a rendu, le 29 novembre 2001, un arrêt interprétant une disposition du droit communautaire sans limiter les effets dans le temps de cet arrêt n'affecte pas le droit d'un Etat membre de la Communauté européenne d'opposer aux demandes de révision de pensions établies en violation de cette disposition un délai de forclusion, dès lors que ce délai, mentionné à l'article L. 55 précité du code des pensions civiles et militaires de retraite, s'applique de la même manière aux demandes de révision de pension qui sont fondées sur le droit communautaire et à celles qui sont fondées sur le droit interne  ;
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                Considérant, enfin, qu'aux termes des dispositions du II de l'article 48 de la loi du 21 août 2003  : Les dispositions du b de l'article L. 12 du code des pensions civiles et militaires de retraite issues de la rédaction du 2° du I s'appliquent aux pensions liquidées à compter du 28 mai 2003  ; que le moyen tiré de la méconnaissance du droit communautaire par les dispositions du b) de l'article L. 12 du code des pensions civiles et militaires de retraite issues de cette loi, qui ne régissent pas la situation de M. X, est inopérant  ;
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                Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. BARRAUD DE LAGERIE n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par la décision implicite attaquée, le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie a rejeté sa demande  ;
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                Sur les conclusions aux fins d'injonction  :
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                Considérant que la présente décision, qui rejette la requête de M. X, n'appelle aucune mesure d'exécution  ; que, dès lors, les conclusions aux fins d'injonction présentées par M. BARRAUD DE LAGERIE ne peuvent qu'être rejetées  ;
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                Sur les conclusions de M. BARRAUD DE LAGERIE tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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                Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par M. BARRAUD DE LAGERIE au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens  ;
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<br>D E C I D E  :
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     Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Jean X, au ministre de la défense et au ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**