# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 2ème chambre (formation à 3), du 21 décembre 2004, 01BX00526, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007507583
**Date de décision:** 2004-12-21
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 2EME CHAMBRE (FORMATION A 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007507583

## Contenu de la décision

Vu la requête enregistrée au greffe de la Cour le 2 mars 2001, présentée par M. Yves X demeurant ...  ;
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     M. X demande à la Cour  :
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     - d'annuler le jugement du 19 décembre 2000 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté, d'une part, sa demande tendant à l'annulation de la  décision  du maire de Bordeaux en date du 20 octobre 1999 l'invitant à engager les démarches nécessaires pour faire valoir ses droits à la retraite ainsi que ses conclusions à fin d'injonction, d'autre part, sa demande à fin d'indemnité en réparation du préjudice subi  ;
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     - de faire droit aux conclusions de sa requête initiale et d'enjoindre à la commune de Bordeaux, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de le réintégrer dans ses fonctions de professeur de culture générale à l'école municipale des Beaux-Arts de Bordeaux dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir  ;
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     - de condamner la commune de Bordeaux à lui verser la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ; 
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     Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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     Vu le code de justice administrative  ;
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Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ; 
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 7 décembre 2004, 
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     le rapport de Mme Roca, premier conseiller  ;
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     les observations de M. X  ;
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     les observations de Me Laveissière pour la commune de Bordeaux  ;
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     et les conclusions de M. Péano, commissaire du gouvernement  ;
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Sur les conclusions à fin d'annulation  :
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     Considérant que la lettre du maire de Bordeaux du 15 octobre 1999 dont M. X, professeur d'enseignement artistique à l'école municipale des Beaux-Arts de Bordeaux, demande l'annulation en ce qu'elle aurait pour effet de le placer en position de retraite à compter du 1er juillet 2000, se borne à indiquer à l'intéressé qu'il a atteint la limite d'âge de son emploi à la date du 1er juillet 1999 et l'invite à engager les démarches nécessaires pour faire évaluer ses droits à la retraite  ; que si cette même lettre précise qu'à titre exceptionnel M. X est autorisé à poursuivre son activité d'enseignement jusqu'au 30 juin 2000, cette seule précision ne saurait signifier qu'il sera nécessairement mis en position de retraite au 1er juillet 2000  ; qu'ainsi la lettre dont il s'agit ne contient, en elle-même, aucune décision concernant les droits à la retraite du requérant  ; que, dès lors, elle ne fait pas grief à ce dernier et n'est, par suite, pas susceptible de recours contentieux  ; qu'il en résulte que les présentes conclusions sont irrecevables  ;
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     Considérant que la possibilité, conférée par les textes à M. X, de faire appel du jugement du tribunal administratif de Bordeaux, a pour effet de lui permettre de soumettre ses prétentions au juge du second degré qui est appelé à en réexaminer le bien-fondé  ; que le requérant ne saurait, dès lors, valablement soutenir que le jugement attaqué méconnaîtrait les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatives au droit à un procès équitable  ;
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Sur les conclusions à fin d'injonction  :
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     Considérant que ces conclusions doivent être rejetées par voie de conséquence du rejet des conclusions à fin d'annulation  ;
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     Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction  ;
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Sur les conclusions indemnitaires  :
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     Considérant que le désistement de M. X relatif à ces conclusions est pur et simple  ; que rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte  ;
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Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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     Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que la commune de Bordeaux, qui n'est pas partie perdante, soit condamnée à verser à M. X une somme au titre des frais engagés et non compris dans les dépens  ; qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner M. X à verser à la commune de Bordeaux une somme en application de ces mêmes dispositions  ;
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D E C I D E  :
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Article 1er  : Il est donné acte du désistement des conclusions indemnitaires présentées par M. X.
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Article 2  : Le surplus de la requête de M. X et les conclusions de la commune de Bordeaux tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
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N° 01BX00526
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**