# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 29 décembre 2004, 267575, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008225802
**Date de décision:** 2004-12-29
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008225802

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 14 mai 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Wenhu X, demeurant ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 28 avril 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif  de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 avril 2004 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a décidé sa reconduite à la frontière  ;
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                2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ; 
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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                Vu le code de justice administrative  ;
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Après avoir entendu en séance publique  :
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- les conclusions de M. Stéphane Verclytte, Commissaire du gouvernement  ;
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                Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet des Hauts-de-Seine  :
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                Sur les conclusions aux fins d'annulation  :
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  :  Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 2° Si l'étranger s'est maintenu sur le territoire au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis  à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée sur le territoire sans être titulaire du premier titre de séjour régulièrement délivré  ; 3° Si l'étranger, auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)   ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité chinoise, s'est vu opposer un refus de titre de séjour par une décision du préfet de police en date du 9 avril 2000 notifiée le 5 juillet 2001  ; que le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé à tort sur les dispositions du 2° de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée pour décider la reconduite à la frontière de M. X  ;
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                Considérant toutefois qu'il est possible d'opérer une substitution de base légale dès lors que les deux dispositions permettent au préfet de prendre la même mesure et que la substitution de la seconde à la première comme base légale de l'arrêté de reconduite à la frontière n'a pas pour effet de priver l'intéressé de garanties de procédure qui lui sont offertes par la loi  ; qu'il ressort des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté attaqué, M. X s'était maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 5 juillet 2001, de la décision du préfet de police du 9 avril 2000 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition du 3° de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  ; que, par suite, la circonstance que le préfet des Hauts-de-Seine a pris son arrêté du 22 avril 2004 sur la base non du 3° du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945, mais du 2° du I du même article, n'est pas de nature à entacher cet arrêté d'illégalité  ;
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                Considérant que si M. X soutient qu'il réside sur le territoire national depuis mai 2000 et qu'il y vit depuis 2001 avec sa femme, que le couple a donné naissance en France à un enfant en novembre 2003 et qu'à la date de l'arrêté attaqué son épouse était enceinte, il résulte toutefois des pièces du dossier que l'épouse de M. X ne réside pas régulièrement en France  ; que, dès lors, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, notamment des conditions du séjour de M. X en France, lequel n'est pas dépourvu d'attache familiale en Chine où résident sa mère, sa soeur ainsi que sa fille, et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine n'a pas porté au droit de celui-ci au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris  ; qu'il n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à  soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande  ;
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<br>D E C I D E  :
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     Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Wenhu X, au préfet des Hauts-de-Seine et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**