# Cour Administrative d'Appel de Nancy, 4ème chambre - formation à 3, 09/05/2011, 10NC01822, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000024081358
**Date de décision:** 2011-05-09
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nancy
**Formation:** 4ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000024081358

## Contenu de la décision

Vu la requête enregistrée le 25 novembre 2010, présentée pour Mlle Gonjge A demeurant chez MB ..., par Me Malka, avocat ; M. A demande à la Cour : <br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 1003676 en date du 28 octobre 2010 par lequel le Tribunal administratif de Strasbourg  a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 29 juin 2010 par lequel le préfet du Bas-Rhin lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination ; <br>
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       2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative<br>
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       Elle soutient que :<br>
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       - la décision portant refus de séjour méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  et les dispositions de L. 313-11.11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
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       - la décision portant refus de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la décision lui faisant obligation de quitter le territoire méconnaît l'article L. 712-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       - la décision fixant le pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le jugement et l'arrêté attaqués ;<br>
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       Vu le mémoire enregistré le 27 janvier 2011, présenté par le préfet du Bas-Rhin qui conclut au rejet de la requête au motif que les moyens invoqués ne sont pas fondés ;<br>
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       Vu la décision du 28 janvier 2011 par laquelle le président du bureau d'aide juridictionnelle (section administrative d'appel) a admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale Mlle Gonjge A ;<br>
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       Vu les pièces du dossier ;<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 11 avril 2011 ; <br>
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       - le rapport de Mme Richer, président,<br>
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       - et les conclusions de M.Wiernasz, rapporteur public ;<br>
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       Sur la légalité de l'arrêté du préfet du Bas-Rhin :<br>
       Considérant, qu'au soutien de sa critique du jugement attaqué, Mlle A, ressortissante kosovare, reprend avec la même argumentation les moyens soutenus en première instance tirés  de la violation, en ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour ,   des articles L. 313-11-11° et L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire,  de l'article L. 712-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et en ce qui concerne le pays de renvoi,  de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; que toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que les premiers juges auraient, par les motifs qu'ils ont retenus et qu'il y a lieu d'adopter, commis une erreur en écartant ces moyens ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède, que Mlle A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande ; <br>
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       Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :  <br>
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       Considérant que l'Etat n'étant pas, dans la présente instance, la partie perdante, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  font obstacle à ce que soit mis à sa charge le versement de la somme de 3 000 euros que  Mlle A demande au titre dudit article ; <br>
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       D E C I D E :<br>
       Article 1er : La requête de Mlle A est rejetée.<br>
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       Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mlle Gonjge A et au ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration.<br>
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10NC01822<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01 Étrangers. Séjour des étrangers.