# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 11 octobre 1973, 72-12.007, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006990896
**Date de décision:** 1973-10-11
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006990896

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE L 513 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, L'ARTICLE 153 DU DECRET N. 46-1378 DU 8 JUIN 1946 - LES ARTICLES 1 ET 2 DU DECRET N. 46-2880 DU 10 DECEMBRE 1946 DANS LEUR REDACTION ANTERIEURE AU DECRET N. 72-314 DU 17 AVRIL 1972 - L'ARTICLE 3 DU REGLEMENT INTERIEUR MODELE DES CAISSES D'ALLOCATIONS FAMILIALES FIXE PAR ARRETE DU 24 JUILLET 1958 ;<br>
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 ATTENDU QU'IL RESULTE DE LA COMBINAISON DE CES TEXTES, QUE LES EMPLOYEURS ET TRAVAILLEURS INDEPENDANTS NE PEUVENT PRETENDRE AUX ALLOCATIONS FAMILIALES POUR LA PERIODE POSTERIEURE AU 1ER JUILLET DE CHAQUE ANNEE QUE SI LE MONTANT DES REVENUS IMPOSABLES DECLARES, QU'ILS ONT TIRES DE LEUR ACTIVITE PROFESSIONNELLE PENDANT L'ANNEE CIVILE ANTERIEURE EST AU MOINS EGAL AU MINIMUM REGLEMENTAIRE FIXE POUR SERVIR DE BASE AU CALCUL DES COTISATIONS ;<br>
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 ATTENDU QUE, POUR ADMETTRE QUE BRUN-COSME TRANSPORTEUR, TRAVAILLEUR INDEPENDANT, AVAIT DROIT AUX ALLOCATIONS FAMILIALES POUR LA PERIODE DU 1ER JUILLET 1970 AU 30 JUIN 1971, BIEN QUE L'ANNEE DE REFERENCE AIT PRESENTE UN DEFICIT FISCAL DE 5 501 FRANCS, 96 CENTIMES, LA COUR D'APPEL A ESTIME QU'EN REALITE CETTE ANNEE AVAIT ETE BENEFICIAIRE S'IL N'ETAIT PAS TENU COMPTE DES AMORTISSEMENTS ;<br>
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 QUE L'INTERESSE, LOIN D'AVOIR ENTAME SON CAPITAL, AINSI QUE LE SOUTENAIT LA CAISSE, L'AVAIT AU CONTRAIRE CONSOLIDE, ET QU'IL AVAIT VECU SUR LES REVENUS DE SON TRAVAIL DE TRANSPORTEUR ;<br>
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 ATTENDU, CEPENDANT, QUE BRUN-COSME, QUI AVAIT FAIT UNE DECLARATION FISCALE ACCUSANT UN DEFICIT LUI AYANT PERMIS D'ETRE DISPENSE DU PAIEMENT DES COTISATIONS D'ALLOCATIONS FAMILIALES NE POUVAIT PRETENDRE QUE SON REVENU PROFESSIONNEL DEVAIT ETRE DIFFEREMMENT ETABLI POUR LA DETERMINATION DE SON DROIT AU PAIEMENT DE CES ALLOCATIONS ;<br>
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 QU'EN EN DECIDANT AUTREMENT, ET EN AFFIRMANT QUE L'INTERESSE AVAIT TIRE DE SON ACTIVITE DE TRANSPORTEUR DES MOYENS NORMAUX D'EXISTENCE, LA COUR D'APPEL A FAIT UNE FAUSSE APPLICATION DES TEXTES SUSVISES QU'ELLE A VIOLES ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 3 MARS 1972 PAR LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE CHAMBERY<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1972-11-09 Bulletin 1972 V N. 612 P. 557 (REJET) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Arrêté 1958-07-24,Code de la sécurité sociale 513,Décret 46-1378 1946-06-08 ART. 153,Décret 46-2880 1946-12-10 ART. 1,Décret 46-2880 1946-12-10 ART. 2
**ECLI:** 
**Résumé:** LES EMPLOYEURS ET TRAVAILLEURS INDEPENDANTS NE PEUVENT  PRETENDRE AUX ALLOCATIONS FAMILIALES POUR LA PERIODE POSTERIEURE AU  1ER JUILLET DE CHAQUE ANNEE QUE SI LE MONTANT DES REVENUS IMPOSABLES  DECLARES QU'ILS ONT TIRES DE LEUR ACTIVITE PROFESSIONNELLE PENDANT L 'ANNEE CIVILE ANTERIEURE EST AU MOINS EGAL AU MINIMUM REGLEMENTAIRE  FIXE POUR SERVIR DE BASE AU CALCUL DES COTISATIONS.             DES LORS, LE TRAVAILLEUR INDEPENDANT QUI, COMPTE ENU DE  CERTAINS AMORTISSEMENTS, A FAIT UNE DECLARATION FISCALE ACCUSANT UN  DEFICIT LUI AYANT PERMIS D'ETRE DISPENSE DU PAYEMENT DES COTISATIONS  D'ALLOCATIONS FAMILIALES NE PEUT PRETENDRE QUE SON REVENU  PROFESSIONNEL DOIT ETRE DIFFEREMMENT ETABLI POUR LA DETERMINATION DE  SON DROIT AU PAYEMENT DE CES ALLOCATIONS ET NE PEUT ETRE REPUTE  AVOIR TIRE DE SON ACTIVITE DES MOYENS NORMAUX D'EXISTENCE.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE PRESTATIONS FAMILIALES - CONDITIONS - MOYENS  NORMAUX D'EXISTENCE - TRAVAILLEUR INDEPENDANT - REVENU INFERIEUR AU  MINIMUM REQUIS POUR L'ASSUJETTISSEMENT A COTISATION.