# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 21 octobre 1971, 70-11.891, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006986088
**Date de décision:** 1971-10-21
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006986088

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU, SELON L'ARRET ATTAQUE, PARTIELLEMENT INFIRMATIF, QUE, SUR UNE ROUTE, UNE COLLISION SE PRODUISIT ENTRE LA VOITURE AUTOMOBILE CONDUITE PAR VIAL, DANS LAQUELLE PES AVAIT PRIS PLACE, ET CELLE CONDUITE PAR COVES, QUI DEBOUCHAIT D'UNE VOIE SITUEE A LA GAUCHE DE VIAL ET COMPORTANT UN SIGNAL "STOP" ;<br>
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 QUE COVES FUT TUE ET PES BLESSE ;<br>
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 QUE CE DERNIER A ASSIGNE EN REPARATION DE SON PREJUDICE LES HERITIERS DE COVES ET LEUR ASSUREUR, LA CAISSE REGIONALE DES MUTUELLES AGRICOLES DES BOUCHES-DU-RHONE ;<br>
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 QUE CEUX-CI ONT APPELE EN GARANTIE VIAL ET SON ASSUREUR, LA COMPAGNIE LA NATIONALE ;<br>
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 QUE LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE DES BOUCHES-DU-RHONE EST INTERVENUE A L'INSTANCE AFIN D'OBTENIR LE REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS VERSEES A PES ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET, QUI A RETENU LA RESPONSABILITE DE COVES, D'AVOIR, POUR ACCUEILLIR PARTIELLEMENT LA DEMANDE EN GARANTIE, RELEVE UNE FAUTE A LA CHARGE DE VIAL ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR ANALYSE LES ELEMENTS DU DOSSIER, ET RELEVE NOTAMMENT LA DISPOSITION DES LIEUX ET SPECIALEMENT NOTE LA PRESENCE D'IMPORTANTS IMMEUBLES EN BORDURE DE LA ROUTE ET L'INTENSITE DE LA CIRCULATION TANT DES VEHICULES QUE DES PIETONS AU MOMENT DE L'ACCIDENT, L'ARRET OBSERVE QUE LA VITESSE DE VIAL, TELLE QU'ELLE RESULTAIT DES CONSTATATIONS MATERIELLES, ETAIT EXCESSIVE ET QUE, S'IL AVAIT ROULE A LA VITESSE RAISONNABLE QU'EXIGEAIT LA DIFFICULTE DE LA CIRCULATION, L'ACCIDENT AURAIT PU ETRE EVITE, LE HEURT S'ETANT PRODUIT ALORS QUE LA VOITURE DE COVES AVAIT PRESQUE ACHEVE SA TRAVERSEE, EXECUTEE A UNE ALLURE TRES LENTE ;<br>
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ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS ET ENONCIATIONS LA COUR D'APPEL A PU, SANS ENCOURIR AUCUNE DES CRITIQUES DU POURVOI, RETENIR A LA CHARGE DE VIAL UNE FAUTE AYANT CONCOURU A LA PRODUCTION DU DOMMAGE DANS UNE MESURE QU'ELLE A SOUVERAINEMENT APPRECIEE ;<br>
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 QU'ELLE A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION DE CE CHEF ;<br>
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MAIS SUR LE SECOND MOYEN : VU LES ARTICLES 397 ET 398 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DE CES TEXTES QUE LORSQUE L'ACCIDENT OU LA BLESSURE DONT L'ASSURE EST VICTIME EST IMPUTABLE A UN TIERS, LES CAISSES D'ASSURANCE MALADIE SONT ADMISES, COMME SUBROGEES DE PLEIN DROIT A L'INTERESSE OU A SES AYANTS DROIT, A POURSUIVRE CONTRE LE TIERS RESPONSABLE LE REMBOURSEMENT DES DEPENSES QUE LEUR OCCASIONNE L'ACCIDENT OU LA BLESSURE, A DUE CONCURRENCE DE L'INDEMNITE MISE A LA CHARGE DU TIERS ;<br>
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 QU'AINSI LES INDEMNITES AUXQUELLES PEUVENT PRETENDRE LES ORGANISMES DE SECURITE SOCIALE NE SAURAIENT DEPASSER LE MONTANT DES DOMMAGES-INTERETS DUS PAR LE TIERS RESPONSABLE ;<br>
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ATTENDU QUE BIEN QU'AYANT, PAR CONFIRMATION DE LA DECISION DES PREMIERS JUGES, PRESCRIT UNE EXPERTISE MEDICALE POUR EVALUER L'IMPORTANCE DU DOMMAGE SUBI PAR PES, ET ALLOUE A CELUI-CI UNE PROVISION, LA COUR D'APPEL A CONDAMNE D'ORES ET DEJA COVES ET LA MUTUELLE AGRICOLE A REMBOURSER A LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE DES BOUCHES-DU-RHONE LE MONTANT DES PRESTATIONS PAR ELLE VERSEES A SON ASSURE, ET DIT QUE VIAL ET LA COMPAGNIE LA NATIONALE DEVRAIENT LES GARANTIR PARTIELLEMENT DE CETTE CONDAMNATION ;<br>
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ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LE MONTANT DU PREJUDICE SUBI PAR PES N'ETAIT PAS FIXE, LES JUGES D'APPEL N'ONT PAS MIS LA COUR DE CASSATION EN MESURE DE VERIFIER SI LE MONTANT DE LA CONDAMNATION PRONONCEE AU PROFIT DE LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE RESTAIT DANS LA LIMITE DE L'INDEMNITE QUI SERA, EN DEFINITIVE, MISE A LA CHARGE DU TIERS RESPONSABLE ;<br>
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EN QUOI LA DECISION MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, MAIS SEULEMENT EN CE QUE L'ARRET A DIT QUE VIAL ET LA COMPAGNIE LA NATIONALE SERAIENT TENUS DE PAYER D'ORES ET DEJA LES PRESTATIONS DE LA SECURITE SOCIALE, L'ARRET RENDU LE 13 OCTOBRE 1969 ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER.<br>
<br>,.  ID. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1961-12-21 Bulletin 1961 II N. 914 (2) P. 650 (CASSATION). (2)
 .  ID. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1968-02-14 Bulletin 1968 II N. 53 (2) P. 34 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES. (2)
 .  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1969-01-08 Bulletin 1969 II N. 7 P. 5 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle REJET Cassation
**Lois appliquées:** (2),Code civil 1382,Code de la sécurité sociale 397,Code de la sécurité sociale 398
**ECLI:** 
**Résumé:** EN L'ETAT D'UNE COLLISION SURVENUE ENTRE UNE AUTOMOBILE  CIRCULANT SUR UNE ROUTE ET UNE VOITURE QUI DEBOUCHAIT D'UNE VOIE  SITUEE A GAUCHE, COMPORTANT UN SIGNAL "STOP" LES JUGES DU FOND QUI  RELEVENT QUE SI LA VITESSE DU CONDUCTEUR DU PREMIER VEHICULE N'AVAIT  PAS ETE EXCESSIVE, COMPTE TENU DE LA DISPOSITION DES LIEUX ET DE L 'INTENSITE DE LA CIRCULATION, L'ACCIDENT AURAIT PU ETRE EVITE,  PEUVENT RETENIR UNE PART DE RESPONSABILITE A LA CHARGE DU  CONDUCTEUR.,IL RESULTE DES ARTICLES 397 ET 398 DU CODE DE LA SECURITE  SOCIALE QUE LES INDEMNITES AUXQUELLES PEUVENT PRETENDRE LES  ORGANISMES DE SECURITE SOCIALE POURSUIVANT CONTRE UN TIERS  RESPONSABLE, PAR SUBROGATION A L'ASSURE VICTIME D'UN ACCIDENT, LE  REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS QU'ILS ONT VERSEES, NE SAURAIENT  DEPASSER LE MONTANT DES DOMMAGES-INTERETS DUS PAR CE TIERS.                                       ENCOURT DONC LA CASSATION L 'ARRET QUI, APRES AVOIR PRESCRIT UNE EXPERTISE MEDICALE POUR EVALUER  L'IMPORTANCE DU DOMMAGE SUBI PAR LA VICTIME, CONDAMNE D'ORES ET DEJA  LE TIERS DECLARE PARTIELLEMENT RESPONSABLE A REMBOURSER A LA CAISSE  PRIMAIRE LE MONTANT DES PRESTATIONS VERSEES PAR CET ORGANISME SANS  QUE LE MONTANT DE L'INDEMNITE DEVANT ETRE MISE EN DEFINITIVE, A LA  CHARGE DE CETTE PARTIE AIT ETE FIXE.
**Mots-clés:** 1) RESPONSABILITE CIVILE - FAUTE - CIRCULATION ROUTIERE - PRIORITE  - FAUTE DU BENEFICIAIRE - VITESSE EXCESSIVE - RESPONSABILITE TOTALE (NON).,* RESPONSABILITE CIVILE - LIEN DE CAUSALITE - CIRCULATION ROUTIERE  - VITESSE EXCESSIVE - COLLISION ENTRE DEUX VEHICULES - PRIORITE -  FAUTE DU BENEFICIAIRE.,* CIRCULATION ROUTIERE - PRIORITE - FAUTE DU BENEFICIAIRE - VITESSE  EXCESSIVE.,2) SECURITE SOCIALE ASSURANCES SOCIALES - TIERS RESPONSABLE -  RECOURS DES CAISSES - PARTAGE DE RESPONSABILITE - EVALUATION DU  PREJUDICE GLOBAL - NECESSITE.