# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 16 octobre 1972, 71-10.777, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988440
**Date de décision:** 1972-10-16
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988440

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 1382 ET 1383 DU CODE CIVIL ; <br>
<br>ATTENDU QUE POUR CONDAMNER X... DU CHEF DE CONCURRENCE DELOYALE AU PREJUDICE D'Y..., LA COUR D'APPEL S'EST BORNEE A ENONCER QUE X..., ANCIEN OUVRIER COIFFEUR AU SERVICE D'Y..., NE POUVAIT IGNORER QU'EN CHOISISSANT DE S'INSTALLER DANS UN SALON QUASIMENT MITOYEN DE CELUI OU IL AVAIT LONGTEMPS TRAVAILLE IL ALLAIT ATTIRER UNE GRANDE PARTIE DE LA CLIENTELE DE SON ANCIEN EMPLOYEUR ET QU'IL LUI SUFFIRAIT POUR CELA DE QUELQUES APPARITIONS SUR LE PAS DE LA PORTE, VOLONTAIRES OU NON ; <br>
<br>QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QU'ELLE RETIENT QUE, D'UNE PART, AUCUN REGLEMENT N'INTERDIT L'OUVERTURE D'UN SALON DE COIFFURE A PROXIMITE D'UN AUTRE, ET QUE D'AUTRE PART, X... N'ETAIT SOUMIS A AUCUNE OBLIGATION DE NON-CONCURRENCE ET ALORS QU'ELLE NE RELEVE AUCUNE CIRCONSTANCE DE NATURE A IMPRIMER A CETTE CONCURRENCE UN CARACTERE DELOYAL, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 12 JANVIER 1971, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ; <br>
<br>REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1969-05-20 Bulletin 1969 IV N. 184 P. 181 (REJET ) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1382
**ECLI:** 
**Résumé:** UN ARRET NE PEUT CONDAMNER POUR CONCURRENCE DELOYALE, AU  MOTIF QUE LE DEFENDEUR N'IGNORAIT PAS QU'EN CHOISISSANT DE S 'INSTALLER DANS UN SALON VOISIN DE CELUI DE SON ANCIEN EMPLOYEUR IL  ALLAIT ATTIRER UNE GRANDE PARTIE DE LA CLIENTELE DE CELUI-CI, TOUT  EN RETENANT QU'AUCUNE DISPOSITION LEGALE OU REGLEMENTAIRE N 'INTERDISAIT L'OUVERTURE DE CE SALON A PROXIMITE DE L'AUTRE, QU 'AUCUNE CLAUSE DE NON CONCURRENCE NE SOUMETTAIT LE DEFENDEUR A UNE  OBLIGATION QUELCONQUE ET SANS RELEVER DE CIRCONSTANCE DE NATURE A  IMPRIMER A CETTE CONCURRENCE UN CARACTERE DELOYAL.
**Mots-clés:** CONCURRENCE DELOYALE OU ILLICITE - FAUTE - DETOURNEMENT DE  CLIENTELE - DETOURNEMENT PAR UN ANCIEN EMPLOYE - CREATION D'UNE  ENTREPRISE CONCURRENTE - CONSTATATIONS NECESSAIRES.,* COIFFEUR - CONCURRENCE DELOYALE - DETOURNEMENT DE CLIENTELE -  INSTALLATION D'UN SALON VOISIN DE CELUI DE L'ANCIEN EMPLOYEUR -  ABSENCE DE CLAUSE DE NON CONCURRENCE - EFFET.,* CONCURRENCE DELOYALE OU ILLICITE - FAUTE - AGISSEMENTS  INCOMPATIBLES AVEC DES OBLIGATIONS CONTRACTUELLES - CONTRAT DE  TRAVAIL - FAITS POSTERIEURS A L'EXPIRATION DU CONTRAT - OUVERTURE D 'UNE EXPLOITATION CONCURRENTE - ABSENCE DE CLAUSE DE NON  CONCURRENCE.