# Cour Administrative d'Appel de Paris, 7ème chambre , 26/11/2010, 09PA03021, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000023218662
**Date de décision:** 2010-11-26
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Paris
**Formation:** 7ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000023218662

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 26 mai 2009, présentée pour Mme Jing A, demeurant au ...), par Me Ben Slamia ; Mme A demande à la Cour :<br>
       1°) d'annuler le jugement n°0820377 en date du 2 avril 2009 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de police en date du 18 novembre 2008 refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai d'un mois et fixant le pays de destination ;<br>
       2°) d'annuler ledit arrêté pour excès de pouvoir ;<br>
       3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour au besoin sous astreinte de 53 euros par jour de retard ;<br>
       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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      Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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      Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 9 novembre 2010 :<br>
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       - le rapport de M. Couvert-Castéra, rapporteur, <br>
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       - et les conclusions de Mme Larere, rapporteur public ;<br>
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      Considérant que Mme A, de nationalité chinoise, a sollicité  un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que, par un arrêté en date du 18 novembre 2008, le préfet de police a opposé un refus à sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français ; que Mme A relève appel du jugement du 2 avril 2009 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté susmentionné ;<br>
        Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales:  1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; <br>
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       Considérant que Mme A fait valoir qu'elle est entrée en France en janvier 2005 et s'est mariée le 3 février 2007 avec un ressortissant cambodgien, titulaire d'une carte de résident valable jusqu'en 2017, avec lequel elle vivait maritalement depuis août 2006 ; qu'elle fait également valoir que son époux travaille et subvient aux besoins du foyer, qu'ils ont pour projet de s'acheter un appartement et qu'elle est bien intégrée en France, où elle a suivi des cours de français ; que, toutefois, la requérante ne produit aucune pièce de nature à justifier de la réalité de la vie commune avant son mariage et n'est pas dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine, où demeurent ses parents et sa soeur ; que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment du caractère récent du mariage de Mme A et de l'absence d'enfants à la date de l'arrêté du 18 novembre 2008 attaqué, le préfet de police n'a pas, en prenant ledit arrêté, porté au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris ; qu'ainsi, cet arrêté n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
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      Considérant que, pour les mêmes motifs que ceux exposés ci-dessus, Mme A n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté litigieux serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;<br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande ; <br>
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       Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :<br>
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       Considérant que le présent arrêt, qui rejette la requête de Mme A, n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions ci-dessus analysées doivent être rejetées ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : <br>
        Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme A demande au titre des frais exposés par  elle et non compris dans les dépens ; <br>
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D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.<br>
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N° 09PA03021<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**