# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 7 mars 1984, 82-12.804, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007013763
**Date de décision:** 1984-03-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007013763

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : VU LES ARTICLES 562, ALINEA 2, DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ET 510-2 DU CODE CIVIL ;<br>
<br>
ATTENDU QUE SI, SELON LE PREMIER DE CES TEXTES LA DEVOLUTION D'OPERE POUR LE TOUT LORSQUE L'APPEL TEND A L'ANNULATION DU JUGEMENT, IL EN VA DIFFEREMMENT LORSQUE LE PREMIER JUGE N'A PAS ETE VALABLEMENT SAISI ;<br>
<br>
 QUE, D'APRES LE SECOND, TOUTE SIGNIFICATION FAITE AU MAJEUR EN CURATELLE DOIT L'ETRE AUSSI A SON CURATEUR, A PEINE DE NULLITE ;<br>
<br>
ATTENDU, SELON L'ARRET ATTAQUE, QUE DANS UN LITIGE OPPOSANT GERARD Y..., MAJEUR EN CURATELLE AYANT JEAN A... POUR CURATEUR, A MME X..., L'ASSIGNATION A COMPARAITRE DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DELIVREE PAR CELLE-CI A GERARD Y... Z..., N'A PAS ETE SIGNIFIEE A SON CURATEUR ;<br>
<br>
QUE POUR DECLARER CEPENDANT VALABLE LA PROCEDURE DE PREMIERE INSTANCE, L'ARRET ENONCE QU'EN APPLICATION DE L'ARTICLE 121 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, L'INTERVENTION FORCEE DU CURATEUR EN APPEL A FAIT DISPARAITRE LA CAUSE DE NULLITE TENANT A LA MECONNAISSANCE DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 510-2 DU CODE CIVIL ;<br>
<br>
QU'EN SE DETERMINANT PAR CES MOTIFS, ALORS QUE LE TRIBUNAL N'AVAIT PAS ETE VALABLEMENT SAISI ET QUE LA CAUSE DE NULLITE N'AVAIT PAS DISPARU LORSQU'IL A STATUE, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
<br>
PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LES DEUXIEME ET TROISIEME MOYENS ;<br>
<br>
CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 11 FEVRIER 1982, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
<br>
 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AMIENS, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;<br>
<br>,A rapprocher :
 Cour de Cassation, Chambre commerciale, 1980-12-15, Bulletin 1980 IV N. 422 p. 338 (Cassation) et l'arrêt cité.
 Cour de Cassation, Chambre civile 2, 1982-03-10, Bulletin 1982 II N. 38 p. 27 (Cassation) et l'arrêt cité.<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 510-2,Nouveau Code de procédure civile 562 AL. 2
**ECLI:** 
**Résumé:** Si, selon l'article 562 alinéa 2 du nouveau Code de procédure civile, la dévolution s'opère pour le tout lorsque l'appel tend à l'annulation du jugement, il en va différemment lorsque le premier juge n'a pas été valablement saisi.
         D'après l'article 510-2 du Code civil, toute signification, faite au majeur en curatelle doit l'être aussi à son curateur à peine de nullité.
         Encourt par suite la cassation l'arrêt qui, pour déclarer valable la procédure de première instance suivie à l'encontre d'un majeur en curatelle seul et statuer au fond, énonce qu'en application de l'article 121 du nouveau Code de procédure civile, l'intervention forcée du curateur en cause d'appel a fait disparaître la cause de nullité tenant à la méconnaissance des dispositions de l'article 510-2 du Code civil, alors que le tribunal n'avait pas été valablement saisi au regard dudit article et que la cause de nullité n'avait pas disparu lorsqu'il a statué.
**Mots-clés:** APPEL CIVIL - Effet dévolutif - Portée - Jugement sur le fond - Annulation - Irrégularité affectant la saisine des premiers juges.,* MAJEURS PROTEGES - Curatelle - Effets - Acte de procédure - Notification - Signification au curateur - Défaut - Portée.,* PROCEDURE CIVILE - Acte de procédure - Nullité - Irrégularité de fond - Régularisation en cause d'appel - Assignation - Assignation d'un majeur en curatelle - Absence de signification au curateur - Intervention forcée du curateur - Impossibilité.