# Conseil d'Etat, 8 / 9 SSR, du 12 novembre 1975, 94214, publié au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007615393
**Date de décision:** 1975-11-12
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 8 / 9 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007615393

## Contenu de la décision

REQUETE DU SIEUR X  ALAIN  TENDANT A L'ANNULATION DU JUGEMENT DU 21 JANVIER 1974 DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE REJETANT COMME IRRECEVABLE SES DEMANDES TENDANT D'UNE PART A LA DECHARGE DE LA COTISATION SUPPLEMENTAIRE A LAQUELLE IL A ETE ASSUJETTI EN MATIERE D'I.R.P.P. ET DE TAXE COMPLEMENTAIRE AU TITRE DES ANNEES 1968 ET 1969, D'AUTRE PART A L'INDEMNISATION DU PREJUDICE A LUI CAUSE PAR UNE PROCEDURE D'IMPOSITION IRREGULIERE ET ABUSIVE ;    VU LE CODE GENERAL DES IMPOTS ; L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;<br>   CONSIDERANT QU'AU COURS DES ANNEES 1968 ET  1969 LE SIEUR X  ALAIN  ET SON FRERE LE SIEUR X  FRANCOIS  ONT EXPLOITE LA SOCIETE DE FAIT Y DONT ILS SE PARTAGEAIENT PAR MOITIE LES BENEFICES ; QUE LE REQUERANT DEMANDE D'UNE PART, A ETRE DECHARGE DU SUPPLEMENT D'IMPOT SUR LE REVENU DE LA TAXE COMPLEMENTAIRE QU'A ENTRAINE POUR LUI LE REDRESSEMENT DES BENEFICES DECLARES DE LA SOCIETE DE FAIT PENDANT LES DEUX EXERCICES SUSINDIQUES ET QU'IL RECLAME D'AUTRE PART, UNE INDEMNITE EN REPARATION DU PREJUDICE QU'AURAIT ENTRAINE POUR LUI CE SUPPLEMENT D'IMPOSITION, IRREGULIEREMENT ETABLI ;    SUR LES IMPOSITIONS CONTESTEES ;    EN CE QUI CONCERNE LES IMPOSITIONS ETABLIES AU TITRE DE L'ANNEE 1969 : - CONS. QU'IL RESULTE DE L'INSTRUCTION, ET QUE LE SIEUR X  ALAIN  NE CONTESTE D'AILLEURS PAS, QUE LA DECISION PAR LAQUELLE LE DIRECTEUR DEPARTEMENTAL DES IMPOTS A PARTIELLEMENT REJETE LA RECLAMATION DU REQUERANT A ETE NOTIFIEE A CELUI-CI LE 30 JUIN 1972 ; QUE C'EST, PAR SUITE, A BON DROIT QUE LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE A REJETE COMME TARDIVE LA DEMANDE DONT IL AVAIT ETE SAISI LE 30 NOVEMBRE 1972, SOIT APRES L'EXPIRATION DU DELAI DE RECOURS CONTENTIEUX +<br>   EN CE QUI CONCERNE LES IMPOSITIONS ETABLIES AU TITRE DE L'ANNEE 1968 : - CONS.  QU'AUX  TERMES DE L'ARTICLE 1933-1 DU CODE GENERAL DES IMPOTS "LES RECLAMATIONS DOIVENT ETRE INDIVIDUELLES. TOUTEFOIS LES  MEMBRES DES SOCIETES DE PERSONNES QUI  CONTESTENT  LES IMPOTS A LA CHARGE DE LA SOCIETE PEUVENT FORMULER UNE RECLAMATION COLLECTIVE" ; QUE, SI L'ADMINISTRATION PROCEDANT AU REDRESSEMENT DE LA COMPTABILITE DE LA SOCIETE DE FAIT A ADRESSE A CELLE-CI LES NOTIFICATIONS OCCASIONNEES PARCETTE PROCEDURE CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 60 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, LES REHAUSSEMENTS QUI EN SONT RESULTES POUR LES IMPOTS SUR LE REVENU DU RESPECTIVEMENT PAR LE SIEUR X  FRANCOIS  ET LE SIEUR X  ALAIN  ONT FAIT L'OBJET DE DEUX IMPOSITIONS DISTINCTES CONFORMEMENT AUX TERMES DE L'ARTICLE 8 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, NOTIFIES AUX CONTRIBUABLES PAR DEUX AVERTISSEMENTS SEPARES DONT CHACUN A ETE ADRESSE PERSONNELLEMENT AU CONTRIBUABLE INTERESSE ; QU'AINSI LA DISPOSITION PRECITEE QUI VISE LES RECLAMATIONS RELATIVES AUX IMPOTS MIS, NON A LA CHARGE DES MEMBRES DES SOCIETES DE PERSONNES, MAIS A LA CHARGE DE CES SOCIETES  ELLES-MEMES, N'ETAIT PAS APPLICABLE, ET QU'IL APPARTENAIT EN CONSEQUENCE A CHACUN DES FRERES X DE CONTESTER POUR SON PROPRE COMPTE, LE MONTANT DES IMPOSITIONS LE CONCERNANT ; QUE, C'EST, DES LORS, PAR UNE EXACTE APPLICATION DE LA DISPOSITION SUSREPRODUITE QUE L'ADMINISTRATION N'A TENUE POUR RECEVABLE QU'EN CE QUI CONCERNE LE SIEUR X  FRANCOIS , PREMIER DENOMME, LA RECLAMATION UNIQUE FORMULEE CONJOINTEMENT PAR LES DEUX CONTRIBUABLES ; QUE, C'EST PAR SUITE A BON DROIT QUE LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF A ESTIME QUE LA DEMANDE DU SIEUR X  ALAIN  N'AVAIT PAS ETE PRECEDEE D'UNE RECLAMATION AU DIRECTEUR REGULIEREMENT PRESENTEE ET L'A REJETEE COMME IRRECEVABLE ;    SUR LES CONCLUSIONS A FIN D'INDEMNITE : - CONS. QUE CES CONCLUSIONS NE SONT PAS AU NOMBRE DE CELLES QUI, PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 45 DE L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945, MODIFIE PAR L'ARTICLE 13 DU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953, SONT DISPENSEES DU MINISTERE D'UN AVOCAT AU CONSEIL D'ETAT ; QUE PRESENTEES PAR L'INTERMEDIAIRE D'UN AVOCAT A LA COUR D'APPEL DE, ELLES NE SONT PAS RECEVABLES ;  REJET AVEC DEPENS .<br>,1. CONF. Conseil d'Etat 1971-10-13 n. 80516 ; 1971-11-10 n. 81683<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET Droits maintenus
**Lois appliquées:** CGI 1933    CGI 60    CGI 8,Décret 1958-09-30 Art. 13,Ordonnance 1945-07-31 Art. 45
**ECLI:** 
**Résumé:** 19-02-02-01, 19-02-03-01-01 L'administration a procédé au redressement de la comptabilité d'une  société de fait.  Les rehaussements qui en sont résultés pour les  impôts sur le revenu dûs par les associés ont fait l'objet de deux  impositions distinctes notifiées personnellement à chacun des  intéressés.  Par suite la disposition de l'article 1933-1,  permettant aux membres des sociétés de personnes, qui contestent les  impôts à la charge de la société, de formuler une réclamation  collective, n'était pas applicable à la contestation des impositions  personnelles des associés.  Dès lors c'est à bon droit que l 'administration n'a tenu pour recevable la réclamation présentée  conjointement par les associés qu'en ce qui concerne le premier  dénommé et que le Tribunal a estimé que la demande d'un autre  associé n'avait pas été précédée d'une réclamation régulière.,19-02-04-01-06 Irrecevabilité, pour défaut d'avocat au Conseil d'Etat, de  conclusions à fin d'indemnité.  Dépens à la charge du requérant [1].
**Mots-clés:** 19-02-02-01 CONTRIBUTIONS ET TAXES - PROCEDURE CONTENTIEUSE - RECLAMATIONS AU  DIRECTEUR - FORMES -Cas d'une réclamation collective [Art.  1933-1 du C.G.I.] - Recevabilité pour le premier dénommé.,19-02-03-01-01 CONTRIBUTIONS ET TAXES - PROCEDURE CONTENTIEUSE - DEMANDES ET  OPPOSITIONS DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF - FORMES -  RECLAMATION PREALABLE -Cas où la réclamation préalable a été  présentée collectivement par plusieurs contribuables -  Irrecevabilité de la demande qui n'émane pas du premier dénommé.,19-02-04-01-06,RJ1 CONTRIBUTIONS ET TAXES - PROCEDURE CONTENTIEUSE - REQUETES AU  CONSEIL D'ETAT - FORMES - CONTENU DE LA REQUETE -Conclusions  irrecevables - Défaut d'avocat au Conseil d'Etat - Conclusions à fin  d'indemnité.