# COUR DE CASSATION, Chambre sociale, du 12 décembre 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006963083
**Date de décision:** 1962-12-12
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006963083

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE DANS SA DECISION CONFIRMATIVE DU 23 OCTOBRE 1959, LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE A DECIDE QUE LA SOCIETE DES ETABLISSEMENTS ROUMEAS DEVAIT REGLER SES COTISATIONS D'ACCIDENTS DU TRAVAIL SUR LA BASE DE 7,70 % AVEC EFFET DU 1ER JANVIER 1959, TANT POUR SON PERSONNEL OUVRIER QUE POUR LES EMPLOYES DE BUREAU, MOTIFS PRIS QU'ELLE N'AVAIT FOURNI, AU SOUTIEN DE SON APPEL, AUCUN DES RENSEIGNEMENTS ET DOCUMENTS DEMANDES ;<br>
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ATTENDU QU'EN LA PREMIERE BRANCHE DU MOYEN, LE POURVOI FAIT GRIEF A LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE DE NE RELATER, NI D'ANALYSER LES CONCLUSIONS DE LA SOCIETE ET DE NE PAS VISER CERTAINES D'ENTRE ELLES ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARTICLE 141 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE QUE VISE LE POURVOI N'EST POINT APPLICABLE AUX JURIDICTIONS DE LA SECURITE SOCIALE ;<br>
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ATTENDU QU'EN LA SECONDE BRANCHE LA SOCIETE ROUMEAS PRETEND QU'IL NE LUI A PAS ETE DONNE COMMUNICATION DU DOSSIER DE L'AFFAIRE MALGRE SA DEMANDE DU 4 JUILLET 1959 ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA DEMANDERESSE AU POURVOI N'A PAS SOULEVE CE MOYEN DEVANT LA COMMISSION NATIONALE ;<br>
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 QUE MELANGE DE FAIT ET DE DROIT, IL DOIT ETRE CONSIDERE COMME NOUVEAU ET PARTANT DECLARE IRRECEVABLE ;<br>
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ATTENDU QU'EN SA TROISIEME BRANCHE, LE MOYEN REPROCHE ENCORE A LA COMMISSION NATIONALE D'AVOIR RENDU SA DECISION AVEC LE CONCOURS DE TROIS ASSESSEURS, ALORS QUE SELON L'ARTICLE 38 DU DECRET D'APPLICATION, LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE NE DOIT COMPRENDRE QUE DEUX ASSESSEURS ET QU'EN OUTRE IL N'EST PAS JUSTIFIE QUE LES MEMBRES DE LA COMMISSION AIENT ETE DESIGNES CONFORMEMENT AUX PRESCRIPTIONS LEGALES ET REGLEMENTAIRES ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 48 DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1958 MODIFIE LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE NE PEUT VALABLEMENT STATUER QUE SI AU MOINS TROIS DE SES MEMBRES, DONT LE PRESIDENT, SONT PRESENTS QU'ELLE A PU AINSI VALABLEMENT DELIBERER, ALORS QUE LA SOCIETE NE DEMONTRE NULLEMENT QUE LES TROIS MEMBRES SIEGEANT AVEC LE PRESIDENT N'AVAIENT PAS QUALITE POUR CE FAIRE ;<br>
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ATTENDU QU'ENFIN EN SES 4E, 5E ET 6E BRANCHES, IL EST FAIT GRIEF A LA COMMISSION NATIONALE D'AVOIR STATUE COMME ELLE L'A FAIT AU SEUL MOTIF QUE LA SOCIETE N'AVAIT PAS PRODUIT LES RENSEIGNEMENTS ET DOCUMENTS QUI LUI AVAIENT ETE DEMANDES PAR DEUX LETTRES RECOMMANDEES SANS AUTREMENT S'EXPLIQUER SUR L'ACTIVITE DE CETTE SOCIETE ET NOTAMMENT SUR LES CONDITIONS DANS LESQUELLES TRAVAILLAIT SON PERSONNEL DE BUREAU ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA SOCIETE N'AYANT PAS MIS EN MESURE LA COMMISSION NATIONALE D'EXAMINER UTILEMENT SA RECLAMATION, CELLE-CI NE POUVAIT QUE SE BORNER, CE QU'ELLE A FAIT, QU'A CONSTATER SA CARENCE ET L'IMPOSSIBILITE DANS LAQUELLE ELLE SE TROUVAIT D'ADMETTRE LE BIEN-FONDE DE SES PRETENTIONS ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN INVOQUE DOIT ETRE REJETE EN TOUTES SES BRANCHES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LA DECISION RENDUE LE 23 OCTOBRE 1959, PAR LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE. N° 59 - 13 285 ETABLISSEMENTS ROUMEAS ET CIE C/ CAISSE REGIONALE DE SECURITE SOCIALE DU NORD-EST. PRESIDENT : M VERDIER - RAPPORTEUR : M PERRET - AVOCAT GENERAL : M CHERPITEL - AVOCATS : MM COMPAIN ET DE SEGOGNE. DANS LE MEME SENS : SUR LE N° 3 : 17 OCTOBRE 1962, BULL 1962, II, N° 654, P 000, ET L'ARRET CITE. A RAPPROCHER : SUR LE N° 4 : 30 OCTOBRE 1962, BULL 1962, IV, N° 772, P 639 ;<br>
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14 NOVEMBRE 1962, BULL 1962, IV, N° 808, P 671.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° L'ARTICLE 141 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE N'EST PAS APPLICABLE AUX JURIDICTIONS DE LA SECURITE SOCIALE.,2° LA PARTIE QUI N'A PAS FAIT VALOIR DEVANT LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE QU'IL NE LUI AURAIT PAS ETE DONNE COMMUNICATION DU DOSSIER, NE SAURAIT FORMULER POUR LA PREMIERE FOIS CE GRIEF EN CASSATION.,3° AUX TERMES DE L'ARTICLE 48 DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1948 LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE NE PEUT VALABLEMENT STATUER QUE SI AU MOINS TROIS DE SES MEMBRES SONT PRESENTS.    ELLE EST DONC REGULIEREMENT COMPOSEE LORSQU'ELLE COMPREND, OUTRE LE PRESIDENT, TROIS ASSESSEURS.,4° UN EMPLOYEUR NE SAURAIT FAIRE GRIEF A LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE D'AVOIR REJETE SANS EN EXAMINER LE BIEN-FONDE, SON RECOURS CONTRE LA DECISION FIXANT LE TAUX DE SA COTISATION D'ACCIDENT DU TRAVAIL DES LORS QU'EN DEPIT DES LETTRES RECOMMANDEES QUI LUI AVAIENT ETE ADRESSEES, IL N'AVAIT PAS FOURNI LES RENSEIGNEMENTS ET DOCUMENTS QUI LUI AVAIENT ETE DEMANDES NE METTANT PAS DES LORS CETTE COMMISSION EN MESURE D'EXAMINER UTILEMENT SA RECLAMATION.
**Mots-clés:** 1° SECURITE SOCIALE - CONTENTIEUX  - PROCEDURE  - JUGEMENT  - MENTIONS  - MENTIONS OBLIGATOIRES  - CONCLUSIONS DES PARTIES  - EXPOSITION DES POINTS DE FAIT ET DE DROIT  - ARTICLE 141 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE  - APPLICATION (NON),2° SECURITE SOCIALE - CONTENTIEUX  - CONTENTIEUX TECHNIQUE  - COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE  - PROCEDURE  - COMMUNICATION DES PIECES  - ABSENCE  - ABSENCE INVOQUEE POUR LA PREMIERE FOIS EN CASSATION,3° SECURITE SOCIALE - CONTENTIEUX  - CONTENTIEUX TECHNIQUE  - COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE  - COMPOSITION  - REGLE DE L'IMPARITE  - OBSERVATION  - NECESSITE (NON),4° SECURITE SOCIALE-ACCIDENT DU TRAVAIL  - COTISATIONS  - TAUX  - FIXATION  - DECISION DE LA CAISSE REGIONALE  - CONTESTATION PAR L'EMPLOYEUR  - ABSENCE DE JUSTIFICATIONS  - PORTEE