# Conseil d'Etat, 6 SS, du 31 mars 1989, 79630, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007731388
**Date de décision:** 1989-03-31
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 6 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007731388

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête, enregistrée le 20 juin 1986 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mlle Chantal Y..., demeurant ..., et tendant à ce que le Conseil d'Etat annule le jugement en date du 18 mars 1986 qui a rejeté sa demande tendant à ce que soit déclarée illégale la décision de l'inspecteur du travail en date du 15 février 1985 autorisant l'association française d'Attelage à le licencier pour motif économique ;<br>
<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code du travail ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Vu la loi n° 77-1468 du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Arnoult, Maître des requêtes,<br>    - les conclusions de M. E. Guillaume, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que l'Association Française d'Attelage, qui traversait des difficultés financières sérieuses, a demandé à l'inspection du travail l'autorisation de licencier pour motif économique Mlle Y..., secrétaire à mi-temps ; que cette autorisation lui a été accordée le 18 février 1985 ; que, même si la comptable de l'Association a repris quelques unes des activités exercées par Mlle Y..., le poste que celle-ci occupait a été supprimé ; que l'Association n'a pas procédé à de nouveaux recrutements à la suite de ce licenciement ; que la circonstance que l'Association a eu recours aux services d'une attachée de presse indépendante est sans influence sur le caractère économique du licenciement de Mlle Y... ; qu'en accordant l'autorisation sollicitée, l'inspecteur du travail n'a donc commis aucune erreur manifeste d'appréciation ;<br>    Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que Mlle Y... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a déclaré non fondée l'exception d'illégalité relative à la décision en date du 15 février 1985 ayant autorisé l'Association Française d'Attelage à licencier Mlle Y... pour motif économique ;<br>Article 1er : La requête de Mlle Y... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mlle MAIGROT X..., à l'Association Française d'Attelage et au ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 66-07-02-04-01 TRAVAIL ET EMPLOI - LICENCIEMENTS - AUTORISATION ADMINISTRATIVE - SALARIES NON PROTEGES - LICENCIEMENT POUR MOTIF ECONOMIQUE - REALITE DU MOTIF ECONOMIQUE - MOTIF REEL -Difficultés financières sérieuses - Suppression du poste de l'intéressé.