# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 19 mai 1980, 79-10.716, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005436
**Date de décision:** 1980-05-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005436

## Contenu de la décision

SUR LES PREMIER ET DEUXIEME MOYENS REUNIS, PRIS EN LEURS DIVERSES BRANCHES :<br>
    ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET PARTIELLEMENT INFIRMATIF ATTAQUE (BOURGES, 5 JUILLET 1978), LA SOCIETE HILAIRE FRERES(LA SOCIETE HILAIRE), QUI AVAIT CONCLU DES MARCHES PUBLICS ET PRIVES AVEC DIVERS MAITRES D'OUVRAGE ET AVAIT DONNE CES MARCHES EN NANTISSEMENT AU PROFIT D'UN "POOL" BANCAIRE (LES BANQUES), A SOUS-TRAITE UNE PARTIE DE CES MARCHES A UN CERTAIN NOMBRE D'ENTREPRENEURS SPECIALISES (LES SOUS-TRAITANTS), QUE CES  DERNIERS, APRES LE PRONONCE DU REGLEMENT JUDICIAIRE DE LA SOCIETE HILAIRE, LE 27 SEPTEMBRE 1977, ONT RECLAME, POUR LES MARCHES PUBLICS, LE PAIEMENT DIRECT AUX MAITRES D'OUVRAGE, ET, POUR LES MARCHES PRIVES, ONT EXERCE L'ACTION DIRECTE CONTRE LES MAITRES D'OUVRAGE, QU'EN COURS D'INSTANCE, LES BANQUES SONT INTERVENUES POUR S'OPPOSER AUX PRETENTIONS DES SOUS-TRAITANTS NON ACCEPTES PAR LES MAITRES D'OUVRAGE ;<br>
   ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR DECIDE QUE LES SOUS-TRAITANTS DE MARCHES PRIVES  ETAIENT FONDES A EXCIPER, A L'ENCONTRE DES BANQUES, DE L'INOPPOSABILITE DES NANTISSEMENTS ET A EXERCER L'ACTION DIRECTE CONTRE LES MAITRES D'OUVRAGE, A CONCURRENCE DES QUATRES CINQUIEMES DE LEURS CREANCES, AUX MOTIFS QUE, SI EN PRINCIPE,  LES SOUS-TRAITES OCCULTES SONT INOPPOS ABLES AUX TIERS, MAITRE DE X...  ET CREANCIER NANTI, IL N'EN VA PAS AINSI LORSQUE CES TIERS ONT EU CONNAISSANCE DE  L'EXISTENCE DES SOUS-TRAITES, ET QU'EN  L'ESPECE, LES BANQUES, QUI SAVAIENT QUE LA SOCIETE HILAIRE ETAIT UNIQUEMENT UNE ENTREPRISE DE GROS OEUVRE, DEVAIENT, EN VERTU DE LEUR OBLIGATION GENERALE DE PRUDENCE ET DE BONNE FOI, S'ENQUERIR, AUPRES DE L'ENTREPRENEUR PRINCIPAL, DU NOM DES SOUS-TRAITANTS POUR PERMETTRE LE JEU DE L'ACTION DIRECTE, CE QU'ELLES NE JUSTIFIENT PAS AVOIR FAIT, ALORS, SELON LE POURVOI, DE PREMIERE PART, QU'IL RESULTE DES DISPOSITIONS D'ORDRE PUBLIC DE LA LOI DU 31 DECEMBRE 1975, QUE L'ACTION DIRECTE DES SOUS-TRAITANTS EST SUBORDONNEE A L'ACCEPTATION DE CES DERNIERS ET A L'AGREMENT DES CONDITIONS DE PAIEMENT DE CHAQUE CONTRAT DE SOUS-TRAITANCE PAR LE  MAITRE  DE X..., QUE LE DEFAUT D'ACCOMPLISSEMENT DE CES FORMALITES OBLIGATOIRES,  LESQUELLES NE PEUVENT ETRE SUPPLEEES PAR LA CONNAISSANCE DE FAIT DES SOUS-TRAITES PAR LES TIERS INTERESSES, MAITRES DE L'OUVRAGE  ET CREANCIERS NANTIS, PRIVE LE SOUS-TRAITANT, DONT LE CONTRAT RESTE DES LORS INOPPOSABLE AUXDITS TIERS, DU BENEFICE DE L'ACTION DIRECTE, SEUL L'ENTREPRENEUR PRINCIPAL DEMEURANT TENU ENVERS LE SOUS-TRAITANT NON AGREE, ALORS DE DEUXIEME PART, QU'EN SE BORNANT A RELEVER QUE LES BANQUES NANTIES DEVAIENT AVOIR CONNAISSANCE DE L'EXISTENCE DE SOUS-TRAITES OCCULTES, ET QUE CES DERNIERS LEUR ETAIENT  DES LORS OPPOSABLES, QUAND LES BANQUES INVOQUAIENT LES DISPOSITIONS D'ORDRE PUBLIC  SUSVISEES SUBORDONNANT LE BENEFICE DE  L'ACTION DIRECTE DES SOUS-TRAITANTS A L'AGREMENT DU SOUS-TRAITANT ET DES CONDITIONS DE PAIEMENT DU CONTRAT DE SOUS-TRAITANCE PAR LE MAITRE DE X..., LA COUR D'APPEL A STATUE PAR UN MOTIF INOPERANT QUI PRIVE SA DECISION DE BASE LEGALE, ALORS, DE TROISIEME PART, QUE L'ARRET  CONSTATE QU'IL N'EST PAS ALLEGUE QUE LES DONNEURS D'OUVRAGE PRIVES AIENT EU CONNAISSANCE DE L'EXISTENCE DES SOUS-TRAITES OCCULTES, QU'IL RESULTE DE CES CONSTATATIONS QU'IL N'EST ETABLI D'AUCUNE MANIERE QUE LES DONNEURS D'OUVRAGES PRIVES AIENT ACCEPTE LES SOUS-TRAITANTS ET AGREE LES CONDITIONS DE PAIEMENT DES SOUS-TRAITES, QUE, PAR SUITE, LA COUR D'APPEL N'A PAS TIRE LES CONSEQUENCES QU'IMPLIQUAIENT SES PROPRES CONSTATATIONS ET A DERECHEF VIOLE LA LOI SUSVISEE EN RECONNAISSANT AUX SOUS-TRAITANTS  LE BENEFICE DE L'ACTION DIRECTE CONTRE LES DONNEURS D'OUVRAGES PRIVES, ALORS, DE QUATRIEME PART<br>
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   QU'EN DECLARANT LES CONTRATS DE NANTISSEMENT INOPPOSABLES AUX SOUS-TRAITANTS, ET  LES CONTRATS DE SOUS-TRAITANCE OCCULTES OPPOSABLES AUX CREANCIERS NANTIS, SANS RECHERCHER SI LES NANTISSEMENTS N'AVAIENT PAS ETE CONCLUS ET SIGNIFIES AUX MAITRES DE L'OUVRAGE ANTERIEUREMENT A LA CONCLUSION DES SOUS-TRAITES ET A L'AGREMENT DES SOUS-TRAITANTS ET DES CONDITIONS DE PAIEMENT DE LEURS CONTRATS PAR LE MAITRE DE X..., LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION, ALORS, DE CINQUIEME PART, QUE LA COUR D'APPEL, QUI CONSTATE QUE LES CONTRATS DE NANTISSEMENT CONTENAIENT L'AFFIRMATION " FORMELLE "  PAR L'ENTREPRENEUR PRINCIPAL DE L'INEXISTENCE DES SOUS-TRAITES, NE POUVAIT, SANS SE CONTREDIRE, RETENIR QUE LES BANQUES  N'AVAIENT PAS INTERROGE LEUR COCONTRACTANT SUR L'EXISTENCE DES SOUS-TRAITES ET LE NOM DES SOUS-TRAITANTS, ALORS, ENFIN, QUE LA FAUTE RETENUE A L'ENCONTRE DES BANQUES POUR MANQUEMENT A UNE OBLIGATION GENERALE DE PRUDENCE CONSISTANT A NE PAS S'ETRE ENQUIS AUPRES DE L'ENTREPRENEUR PRINCIPAL DU NOM DES SOUS-TRAITANTS, BIEN QU'ELLES AIENT DU CONNAITRE "LA REALITE DE SOUS-TRAITANTS OCCULTES", N'EST PASCARACTERISEE QUAND IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE CERTAINS CONTRATS  DE NANTISSEMENT CONSTATAIENT L'EXISTENCE DES SOUS-TRAITES ET QUE LES AUTRES STIPULAIENT FORMELLEMENT QU'IL N'EXISTAIT AUCUN SOUS-TRAITE SUR LE MARCHE NANTI, QUAND, EN OUTRE, LA COUR D'APPEL, QUI RELEVE ENCORE QUE L'IDENTITE DE TOUS LES  SOUS-TRAITANTS, AINSI QUE LA DATE, LE MONTANT ET L'ETENDUE DES SOUS-TRAITES CORRESPONDANTS, NE SONT TOUJOURS PAS CONNUS, N'A RECHERCHE  NI SI LES BANQUES POUVAIENT, POUR CHAQUE MARCHE, CONNAITRE LES SOUS-TRAITANTS AINSI QUE LE MONTANT ET L'ETENDUE DES SOUS-TRAITES, NI SI LES CONTRATS DE SOUS-TRAITANCE ETAIENT ANTERIEURS OU POSTERIEURS AU NANTISSEMENT, QUAND, ENFIN, LE NANTISSEMENT DE LA TOTALITE D'UN MARCHE, CE DERNIER DUT-IL ETRE ULTERIEUREMENT POUR PARTIE SOUS-TRAITE, MOYENNANT REDUCTION DU NANTISSEMENT, ETANT TOUJOURS POSSIBLE, LA CONCLUSION D'UN TEL NANTISSEMENT NE POUVAIT ETRE A PRIORI CONSIDEREE COMME FAUTIVE, QUE, PAR SUITE, L'ARRET ATTAQUE, DEPOURVU DE TOUTES PRECISIONS SUR LES CIRCONSTANCES PROPRES A CHAQUE NANTISSEMENT, N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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   MAIS ATTENDU QUE, MEME SI L'ENTREPRENEUR  PRINCIPAL N'A PAS FAIT ACCEPTER LE SOUS-TRAITANT ET N'A PAS FAIT AGREER LES CONDITIONS DE PAIEMENT DU CONTRAT DE SOUS-TRAITANCE  PAR LE MAITRE DE X..., LE SOUS-TRAITANT A. DE PAR LA LOI, EN CAS DE DEFAILLANCE  DE L'ENTREPRENEUR PRINCIPAL, UNE ACTION DIRECTE CONTRE LE MAITRE DE X... ET PEUT, DES LORS, EXCIPER DE L'INOPPOSABILITE A SON EGARD DES PRIVILEGES RESULTANT DES NANTISSEMENTS CONSENTIS SUR LA CREANCE DE L'ENTREPRENEUR PRINCIPAL CONTRE LE MAITRE DE X... ; QUE CE MOTIF DE PUR DROIT, SUBSTITUE A CEUX CRITIQUES PAR LE POURVOI, SUFFIT A JUSTIFIER LE CHEF ATTAQUE DE LA DECISION ; QUE LES PREMIER ET DEUXIEME MOYENS NE PEUVENT ETRE ACCUEILLIS EN AUCUNE DE LEURS BRANCHES ;<br>
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   SUR LE TROISIEME MOYEN, PRIS EN SES DEUX BRANCHES :<br>
    ATTENDU QU'IL EST ENCORE FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR DECIDE QUE LES CREANCIERS NANTIS NE POUVAIENT INVOQUER LA NULLITE DES SOUS-TRAITES POUR DEFAUT DE CAUTIONNEMENT, ALORS, SELON LE POURVOI, D'UNE PART, QUE LA NULLITE POUR DEFAUT DE CAUTIONNEMENT A UN CARACTERE ABSOLU, ET PEUT ETRE INVOQUEE PAR TOUT TIERS INTERESSE, ALORS, D'AUTRE PART, QUE, LE CAUTIONNEMENT ETANT DESTINE A GARANTIR LE PAIEMENT DE TOUTES LES SOMMES DUES PAR L'ENTREPRENEUR PRINCIPAL AUX SOUS-TRAITANTS, LES CREANCIERS NANTIS ONT, EN CAS DE CONFLIT AVEC UN SOUS-TRAITANT, UN INTERET CERTAIN A SE PREVALOIR DE LA NULLITE DU SOUS-TRAITE POUR DEFAUT DE CAUTIONNEMENT ;<br>
   MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A RETENU, A JUSTE TITRE, QUE LE CAUTIONNEMENT ET LA DELEGATION PREVUS A L'ARTICLE 14 DE LA LOI DU 31 DECEMBRE 1975 CONSTITUAIENT DES GARANTIES COMPLEMENTAIRES CREEES POUR LA PROTECTION DES SOUS-TRAITANTS ET QUE LA NULLITE DU SOUS-TRAITE, RESULTANT DE L'ABSENCE  DE CES GARANTIES, NE POUVAIT ETRE INVOQUE QUE PAR LE SOUS-TRAITANT ; QUE LE  MOYEN EST DEPOURVU DE FONDEMENT EN CHACUNE DE SES BRANCHES ;<br>
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   SUR LE QUATRIEME MOYEN, PRIS EN SES DIVERSES BRANCHES :<br>
    ATTENDU QU'IL EST ENFIN REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR DECIDE QUE LES SOUS-TRAITANTS N'AVAIENT PAS A PRODUIRE AU REGLEMENT JUDICIAIRE DE L'ENTREPRENEUR PRINCIPAL ET ETAIENT FONDES A EXERCER LEUR ACTION DIRECTE, A CONCURRENCE DES QUATRE CINQUIEMES DE LEURS CREANCES, SUR LE SOLDE ENCORE DU A L'ENTREPRENEUR PRINCIPAL PAR LE MAITRE DE X..., MAIS QUE LES CREANCIERS NANTIS SUR MARCHES NE BENEFICIAIENT PAS D'UNE ACTION DIRECTE ET, DEMEURANT AU NOMBRE DES CREANCIERS PRIVILEGIES, DEVAIENT PRODUIRE A LA PROCEDURE COLLECTIVE, ALORS, SELON LE POURVOI, D'UNE PART, QUE LE BENEFICIAIRE DU NANTISSEMENT DISPOSE D'UNE ACTION DIRECTE CONTRE LE MAITRE DE X..., LEQUEL, PAR L'EFFET DU NANTISSEMENT ET A CONCURRENCE DE LA FRACTION NANTIE DU MARCHE, N'A PAS D'AUTRE CREANCIER, DES LA SIGNIFICATION DU NANTISSEMENT, QUE, PAR SUITE, LA COUR D'APPEL, QUI A RELEVE QUE L'INOPPOSABILITE DES CONTRATS DE NANTISSEMENT AUX SOUS-TRAITANTS ETAIT SEULEMENT PARTIELLE, NE POUVAIT RECONNAITRE AUX SOUS-TRAITANTS UNE CREANCE "SUR LE SOLDE ENCORE DU A L'ENTREPRENEUR PRINCIPAL PAR LE MAITRE DE X..." SANS MECONNAITRE NECESSAIREMENT LES DROITS OPPOSABLES DES CREANCIERS NANTIS, ALORS, DE DEUXIEME PART, QUE LE SOUS-TRAITANT, LORS MEME QU'AGREE IL DISPOSE DE L'ACTION DIRECTE, N'EST PAS DISPENSE DE PRODUIRE AU PASSIF DU REGLEMENT JUDICIAIRE, ALORS, DE TROISIEME PART, QU'EN CAS DE CONFLIT, LE PRIVILEGE DU TITULAIRE D'UN NANTISSEMENT SUR MARCHE DE TRAVAUX, AVEC DEPOSSESSION DU GAGE AINSI QUE LE CONSTATE L'ARRET ATTAQUE, L'EMPORTE SUR LE PRIVILEGE DU SOUS-TRAITANT DE L'ENTREPRISE DE TRAVAUX, NONOBSTANT L'ACTION DIRECTE DONT DISPOSE CE DERNIER CONTRE LE MAITRE DE X..., ALORS, ENFIN, EN TOUTE HYPOTHESE, QUE LE CREANCIER NANTI PRIME LE SOUS-TRAITANT DONT LE CONTRAT EST POSTERIEUR AU NANTISSEMENT, QUE, PAR  SUITE, EN S'ABSTENANT, POUR STATUER SUR LES DROITS RESPECTIFS DES CREANCIERS NANTIS ET DES SOUS-TRAITANTS, DE DISTINGUER SELON L'ANTERIORITE DES CONTRATS DONT ILS SE PREVALAIENT, LA COUR D'APPEL A PRIVE SA DECISION DE TOUTE BASE LEGALE ;<br>
   MAIS ATTENDU, EN PREMIER LIEU, QUE LA COUR D'APPEL, QUI A RETENU A BON DROIT QU'AUCUN TEXTE NE CONFERAIT AU CREANCIER BENEFICIAIRE D'UN NANTISSEMENT SUR UN MARCHE ENTRANT DANS LE CHAMP D'APPLICATION DU TITRE III DE LA LOI DU 31 DECEMBRE 1975 UNE ACTION DIRECTE SUR LA CREANCE DE L'ENTREPRENEUR PRINCIPAL A L'EGARD DU MAITRE DE X..., N'A FAIT QU'APPLIQUER, CONCERNANT L'ACTION DIRECTE ACCORDEE AU SOUS-TRAITANT, LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 13, ALINEA 2, DE LA LOI PRECITEE, SELON  LESQUELLES LES OBLIGATIONS DU MAITRE DE X... SONT LIMITEES A CE QU'IL DOIT ENCORE A L'ENTREPRENEUR PRINCIPAL A LA DATE DE LA RECEPTION DE LA COPIE DE LA MISE EN DEMEURE ;<br>
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   ATTENDU, EN SECOND LIEU, QUE LA COUR D'APPEL A RETENU A JUSTE TITRE QUE, BENEFICIANT CONTRE LES MAITRES D'OUVRAGE D'UNE ACTION DIRECTE, DONT LA LOI PRECISE QU'ELLE SUBSISTE MEME SI L'ENTREPRENEUR PRIRINCIPAL FAIT L'OBJET D'UNE PROCEDURE COLLECTIVE, LES SOUS-TRAITANTS N'ETAIENT PAS TENUS DE PRODUIRE AU PASSIF DU REGLEMENT JUDICIAIRE DE LA SOCIETE HILAIRE ;<br>
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   ATTENDU, EN TROISIEME LIEU, QUE, S'AGISSANT,  EN L'ESPECE, D'UN CONFLIT, NON PAS ENTRE CREANCIERS PRIVILEGIES, MAIS ENTRE CREANCIERS BENEFICIAIRES D'UNE ACTION DIRECTE ET CREANCIERS PRIVILEGIES, LA COUR D'APPEL N'AVAIT A RECHERCHER NI SI UN PRIVILEGE L'EMPORTAIT SUR L'AUTRE, NI A QUELLES DATES AVAIENT ETE PASSES LES ACTES DONNANT NAISSANCE A ACTION DIRECTE ET PRIVILEGE ;    D'OU IL SUIT LE MOYEN N'EST FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 5 JUILLET 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE BOURGES.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** (1),(2),(3),(4),LOI 75-1334 1975-12-31 ART. 12 PAR. 3,LOI 75-1334 1975-12-31 ART. 13 PAR. 2,LOI 75-1334 1975-12-31 ART. 14, ART. 15,LOI 75-1334 1975-12-31 ART. 3 S.
**ECLI:** 
**Résumé:** Même si l'entrepreneur principal n'a pas fait accepter le sous-traitant et n'a pas fait agréer les conditions de paiement du contrat de sous-traitance par le maître de l'ouvrage, le sous-traitant a, de par la loi, en cas de défaillance de l'entrepreneur principal, une action directe contre le maître de l'ouvrage et peut, dès lors, exciper de l'inopposabilité à son égard des privilèges résultant des nantissements consentis sur la créance de l'entrepreneur principal contre le maître de l'ouvrage.,Le cautionnement et la délégation prévus à l'article 14 de la loi du 31 décembre 1975 constituent des garanties complémentaires créées pour la protection des sous-traitants et la nullité du sous-traité, résultant de l'absence de ces garanties, ne peut être invoquée que par le sous-traitant.,Aucun texte ne confère au créancier, bénéficiaire d'un nantissement sur un marché entrant dans le champ d'application du titre III de la loi du 31 décembre 1975, une action directe sur la créance de l'entrepreneur principal à l'égard du maître de l'ouvrage.          Sont dès lors applicables à l'action directe accordée au sous-traitant les dispositions de l'article 13 paragraphe 2 de la loi du 31 décembre 1975, selon lesquelles les obligations du maître de l'ouvrage sont limitées à ce qu'il doit à l'entrepreneur principal à la date de la réception de la copie de la mise en demeure.,Dès lors que les sous-traitants bénéficient à l'encontre des maîtres d'ouvrage d'une action directe qui, selon la loi, subsiste même si l'entrepreneur principal fait l'objet d'une procédure collective, ils ne sont pas tenus de produire au passif de cette procédure collective.
**Mots-clés:** 1) ENTREPRISE CONTRAT - Sous-traitant - Action en payement - Action exercée contre le maître de l'ouvrage - Action directe - Conditions - Acceptation du sous-traitant et agrément des conditions de payement.,* ENTREPRISE CONTRAT - Coût des travaux - Créance de l'entrepreneur - Nantissement de marchés - Inopposabilité - Action exercée par le sous-traitant contre le maître de l'ouvrage - Action directe.,* ENTREPRISE CONTRAT - Sous-traitant - Action en payement - Action exercée contre le maître de l'ouvrage - Action directe - Nantissement consenti par l'entrepreneur principal - Inopposabilité.,* NANTISSEMENT - Marchés de travaux privés - Inopposabilité du nantissement - Action exercée par le sous-traitant contre le maître de l'ouvrage - Action directe.,2) ENTREPRISE CONTRAT - Sous-traitant - Rapports avec l'entrepreneur principal - Payement - Garanties obligatoires - Absence - Nullité du contrat - Qualité pour l'invoquer.,3) ENTREPRISE CONTRAT - Coût des travaux - Créance de l'entrepreneur - Nantissement de marchés - Nantissement entrant dans le champ d'application de la loi du 31 décembre 1975 - Créancier nanti - Action directe contre le maître de l'ouvrage (non).,* NANTISSEMENT - Marchés de travaux privés - Nantissement entrant dans le champ d'application de la loi du 31 décembre 1975 - Créancier nanti - Action directe contre le maître de l'ouvrage (non).,4) FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - Créances - Production - Nécessité - Sous-traitant bénéficiant d'une action directe contre le maître de l'ouvrage (non).,* ENTREPRISE CONTRAT - Sous-traitant - Rapports avec l'entrepreneur principal - Règlement judiciaire ou liquidation des biens de l'entrepreneur - Sous-traitant bénéficiant d'une action directe contre le maître d'ouvrage - Production au passif de sa créance (non).