# Conseil d'Etat, 1 SS, du 5 juillet 1993, 105077, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007836671
**Date de décision:** 1993-07-05
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 1 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007836671

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire enregistrés les 8 février 1989 et 22 mai 1989 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour la SOCIETE DES USINES DE ROSIERES, dont le siège est ... ; la SOCIETE DES USINES DE ROSIERES demande que le Conseil d'Etat : <br>    1°) annule le jugement du 29 novembre 1988 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a annulé, à la demande de M. X..., la décision de l'inspecteur du travail du Cher en date du 8 janvier 1986 l'autorisant à licencier M. X... ;<br>    2°) rejette la demande présentée par M. X... devant le tribunal administratif d'Orléans ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code du travail ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. de Bellescize, Conseiller d'Etat,<br>    - les observations de la SCP Boré, Xavier, avocat de la SOCIETE DES USINES DE ROSIERES,<br>    - les conclusions de M. Bonichot, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur la recevabilité de la demande de première instance :<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que la décision du 8 janvier 1986 par laquelle l'inspecteur du travail du Cher a autorisé la SOCIETE DES USINES DE ROSIERES à licencier M. X..., délégué du personnel suppléant, n'a pas été notifiée à l'intéressé ; que, dès lors, le délai du recours contentieux n'a pas couru à l'égard de ce dernier ; qu'il en résulte que la demande tendant à l'annulation de cette décision, dont M. X... a saisi le tribunal administratif d' Orléans le 3 août 1987 et qui contenait l'exposé de faits et de moyens conformément à l'article R.77 du code des tribunaux administratifs alors en vigueur, était recevable ;<br>    Sur la légalité de la décision de l'inspecteur du travail :<br>    Considérant qu'en vertu de l'article R.436-4 du code du travail, dans sa rédaction résultant du décret du 8 juin 1983, la décision de l'inspecteur du travail statuant sur une demande d'autorisation de licenciement d'un délégué du personnel suppléant doit être motivée ; que la décision du 8 janvier 1986 par laquelle l'inspecteur du travail du Cher a autorisé le licenciement de M. X... ne précisait pas la nature des faits reprochés à celui-ci et justifiant son licenciement et, par suite, ne satisfaisait pas à cette obligation ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la SOCIETE DES USINES DE ROSIERES n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, dont la motivation n'est ni contradictoire ni insuffisante, le tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision de l'inspecteur du travail du Cher en date du 8 janvier 1986 ; <br>Article 1er : La requête de la SOCIETE DES USINES DE ROSIERES est rejetée.<br>Article 2 : La présente écision sera notifiée à la SOCIETE DES USINES DE ROSIERES, à M. X... et au ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code des tribunaux administratifs R77,Code du travail R436-4,Décret 83-470 1983-06-08
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 01-03-01-02-01-02 ACTES LEGISLATIFS ET ADMINISTRATIFS - VALIDITE DES ACTES ADMINISTRATIFS - FORME ET PROCEDURE - QUESTIONS GENERALES - MOTIVATION - MOTIVATION OBLIGATOIRE - MOTIVATION OBLIGATOIRE EN VERTU D'UN TEXTE SPECIAL,66-07-01-04-03 TRAVAIL ET EMPLOI - LICENCIEMENTS - AUTORISATION ADMINISTRATIVE - SALARIES PROTEGES - CONDITIONS DE FOND DE L'AUTORISATION OU DU REFUS D'AUTORISATION - LICENCIEMENT POUR MOTIF ECONOMIQUE