# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 20 février 1973, 72-10.301, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006989113
**Date de décision:** 1973-02-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006989113

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE, LA SOCIETE TRAMATRA, CHARGEE DE TRAVAUX EN VUE DE LA CONSTRUCTION D'UN COLLEGE D'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, A RECU EN LOCATION DE L'ENTREPRISE DESMICHT UN ENGIN CATERPILLAR QUE CETTE DERNIERE AVAIT ELLE-MEME RECU EN LOCATION DE LA SOCIETE TRAVAUX ET ENTRETIEN DE LA REGION DU HAVRE, QUE L'ENGIN A ETE GRAVEMENT ENDOMMAGE PAR L'EXPLOSION D'UNE MINE ANTICHAR ENFOUIE DANS DU SABLE QU'IL NIVELAIT, QUE LA SOCIETE TRAVAUX ET ENTRETIEN DE LA REGION DU HAVRE A DEMANDE LA REPARATION DU DOMMAGE SUBI A DESMICHT QUI A SOULEVE UNE EXCEPTION D'INCOMPETENCE EN FAVEUR DES JURIDICTIONS ADMINISTRATIVES ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL A REJETE CETTE EXCEPTION ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS QUE L'ARTICLE 4 DE LA LOI DU 28 PLUVIOSE AN VIII ATTRIBUE COMPETENCE AUX TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS POUR CONNAITRE DE TOUTES ACTIONS EN INDEMNITE FORMEES CONTRE LES ENTREPRENEURS DE TRAVAUX PUBLICS ET MEME LEURS SOUS-TRAITANTS A L'OCCASION DE TOUS DOMMAGES QUI LEUR SONT IMPUTES DANS L'EXECUTION D'UN TRAVAIL PUBLIC ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES LITIGES QUI OPPOSENT, A L'OCCASION DE LEURS RAPPORTS CONTRACTUELS, LES ENTREPRISES MEME PARTICIPANT A L'EXECUTION D'UN TRAVAIL PUBLIC, RELEVENT DES JURIDICTIONS COMPETENTES EN RAISON DE LA NATURE JURIDIQUE DU CONTRAT QUI LES LIE ;<br>
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 ATTENDU QU'AYANT CONSTATE QUE L'ACTION DE LA SOCIETE TRAVAUX ET ENTRETIEN DE LA REGION DU HAVRE EST FONDEE " SUR L'INEXECUTION DE L'OBLIGATION ASSUMEE PAR DESMICHT EN VERTU D'UN CONTRAT DE LOCATION D'UN CATERPILLAR PASSE ENTRE ELLE ET LUI ", LA COUR D'APPEL EN A JUSTEMENT DEDUIT QUE LE LITIGE ETAIT " D'ORDRE PRIVE ET QUE LES TRIBUNAUX DE L'ORDRE JUDICIAIRE ETAIENT SEULS COMPETENTS POUR EN CONNAITRE " ;<br>
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 QUE LE MOYEN EST SANS FONDEMENT ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 19 NOVEMBRE 1971 PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LES LITIGES QUI OPPOSENT, A L'OCCASION DE LEURS RAPPORTS  CONTRACTUELS, LES ENTREPRISES MEME PARTICIPANT A L'EXECUTION D'UN  TRAVAIL PUBLIC, RELEVENT DES JURIDICTIONS COMPETENTES EN RAISON DE  LA NATURE JURIDIQUE DU CONTRAT QUI LES LIE.                       AINSI, DES LORS QU'IL CONSTATENT QUE L'ACTION  DE LA SOCIETE PROPRIETAIRE D'UN ENGIN DE TERRASSEMENT, LOUE A UNE  AUTRE SOCIETE, SOUS-LOUE PAR CELLE-CI A UNE TROISIEME ENTREPRISE, ET  ENDOMMAGE AU COURS DE L'EXECUTION D'UN TRAVAIL PUBLIC CONFIE A CETTE  DERNIERE, EST FONDEE SUR L'INEXECUTION DE L'OBLIGATION ASSUMEE PAR  LA SOCIETE LOCATAIRE, LES JUGES DU FOND EN DEDUISENT JUSTEMENT QUE  LE LITIGE ETAIT D'ORDRE PRIVE ET QUE LES TRIBUNAUX JUDICIAIRES  ETAIENT SEULS COMPETENTS POUR EN CONNAITRE.
**Mots-clés:** SEPARATION DES POUVOIRS - TRAVAUX PUBLICS - DEFINITION -  ENTREPRISES PARTICIPANT A UN TRAVAIL PUBLIC - LITIGE RELATIF A DES  OBLIGATIONS CONTRACTUELLES DE DROIT PRIVE - COMPETENCE JUDICIAIRE.,* BAIL EN GENERAL - OBJET - CHOSE MOBILIERE - LOCATION D'UN ENGIN  POUR L'EXECUTION D'UN TRAVAIL PUBLIC - LITIGE ENTRE BAILLEUR ET  PRENEUR - COMPETENCE JUDICIAIRE.,* BAIL EN GENERAL - PRENEUR - OBLIGATIONS - INEXECUTION - ACTION DU  BAILLEUR - JURIDICTION COMPETENTE - LOCATION D'UN ENGIN POUR  EXECUTER UN TRAVAIL PUBLIC.,* SEPARATION DES POUVOIRS - TRAVAUX PUBLICS - DEFINITION - ENGIN DE  LOCATION DETERIORE AU COURS D'UN TRAVAIL PUBLIC - LITIGE ENTRE LE  LOCATAIRE ET LE BAILLEUR - FONDEMENT - CONTRAT DE DROIT PRIVE -  COMPETENCE JUDICIAIRE.