# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 7 juillet 1971, 69-14.391, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006985262
**Date de décision:** 1971-07-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006985262

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 120, DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, L'ARRETE DU 28 SEPTEMBRE 1962 RELATIF A L'EVALUATION DES AVANTAGES EN NATURE ET L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 ;<br>
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ATTENDU QU'AUX TERMES DU PREMIER DE CES TEXTES POUR LE CALCUL DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE SONT CONSIDEREES COMME REMUNERATIONS TOUTES LES SOMMES VERSEES AUX TRAVAILLEURS EN CONTREPARTIE OU A L'OCCASION DU TRAVAIL, NOTAMMENT LES INDEMNITES, PRIMES, GRATIFICATIONS ET TOUS AUTRES AVANTAGES EN ARGENT, LES AVANTAGES EN NATURE... ;<br>
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ATTENDU QU'AUX TERMES DU SECOND, POUR LES TRAVAILLEURS SALARIES OU ASSIMILES AUXQUELS L'EMPLOYEUR FOURNIT LA NOURRITURE EN TOTALITE OU EN PARTIE, LA VALEUR DE LA NOURRITURE EST DETERMINEE CONFORMEMENT AUX STIPULATIONS DE LA CONVENTION COLLECTIVE OU DE L'ACCORD APPLICABLE A L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE CONSIDEREE ;<br>
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 QU'A DEFAUT D'UNE TELLE CONVENTION OU D'UN TEL ACCORD, LA NOURRITURE EST EVALUEE FORFAITAIREMENT PAR JOURNEE A DEUX FOIS LE SALAIRE HORAIRE MINIMUM GARANTI DANS LA LOCALITE CONSIDEREE OU POUR UN SEUL REPAS D'UNE FOIS LEDIT SALAIRE ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DES CONSTATATIONS DES JUGES DU FOND QUE LA SOCIETE TOTAL, EXPLOITANT UN DEPOT D'ESSENCE A BONNEUIL-SUR-MARNE Y EMPLOYAIT UN CERTAIN NOMBRE DE CHAUFFEURS DE CAMIONS DE LIVRAISON ;<br>
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 QU'A CEUX D'ENTRE-EUX QUI, NE POUVAIENT REGAGNER LEUR DOMICILE, ET DESIRAIENT PRENDRE LEUR REPAS A LA CANTINE DE L'ETABLISSEMENT ELLE VENDAIT DES TICKETS D'UNE VALEUR DE 4,40 AU PRIX DE 0,80 OU DE 0,60, SELON QU'IL S'AGISSAIT OU NON D'UN CADRE ;<br>
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ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A ESTIME QUE LA PARTICIPATION TRES IMPORTANTE DE L'EMPLOYEUR AU COUT DU REPAS CONSTITUAIT UNE REMUNERATION AU SENS DE L'ARTICLE 120, DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ET A DECIDE EN CONSEQUENCE QU'ELLE DEVAIT ETRE INCLUSE EN SA TOTALITE DANS L'ASSIETTE DES COTISATIONS ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE DEVAIENT ETRE CONSIDEREES COMME REMUNERATIONS NON LES SOMMES DEBOURSEES PAR L'EMPLOYEUR, MAIS L'AVANTAGE EN NATURE RESULTANT POUR LES SALARIES DE L'ECONOMIE DE LA PLUS GRANDE PARTIE DU COUT DU REPAS ET ALORS QU'IL N'A PAS ETE RECHERCHE COMMENT CET AVANTAGE DEVAIT ETRE EVALUE POUR SERVIR DE BASE A L'ASSIETTE DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE ;<br>
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 LA COUR D'APPEL A FAIT UNE FAUSSE APPLICATION DES TEXTES SUSVISES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 13 OCTOBRE 1969 ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1970-04-22 Bulletin 1970 V N.268 P.217 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1970-07-21 Bulletin 1970 V N.483 P.394 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Arrêté  1962-09-28,Code de la sécurité sociale 120
**ECLI:** 
**Résumé:** LORSQU'UNE ENTREPRISE VEND A SES SALARIES QUI DESIRENT  PRENDRE LEUR REPAS A LA CANTINE DE L'ETABLISSEMENT DES TICKETS A UN  PRIX TRES INFERIEUR A LEUR VALEUR, IL Y A LIEU DE CONSIDERER COMME  REMUNERATIONS, NON LES SOMMES DEBOURSEES PAR L'EMPLOYEUR, MAIS L 'AVANTAGE EN NATURE RESULTANT POUR SES SALARIES DE L'ECONOMIE DE LA  PLUS GRANDE PARTIE DU COUT DU REPAS, AVANTAGE QUI, POUR LE CALCUL  DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE DOIT ETRE EVALUE SELON LES  PRESCRIPTIONS DE L'ARRETE DU 20 SEPTEMBRE 1962 (ALORS EN VIGUEUR).
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - COTISATIONS - ASSIETTE - AVANTAGES EN NATURE -  EVALUATION - NOURRITURE - TICKET REPAS - DELIVRANCE A UN PRIX  INFERIEUR A LEUR VALEUR.