# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 2e chambre, du 13 décembre 1999, 97BX00227, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007495928
**Date de décision:** 1999-12-13
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 2E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007495928

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 5 février 1997 sous le n 97BX00227, présentée pour M. X... Bernard, demeurant à "Pervillac", Montaigu-de-Quercy (Tarn-et-Garonne) ;<br>    M. X... demande à la cour :<br>    1 ) d'annuler le jugement du 3 décembre 1996 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a, d'une part, annulé l'avis du conseil de discipline de recours de la fonction publique territoriale de Midi-Pyrénées en date du 20 mars 1995 proposant à son encontre la sanction de l'avertissement et d'autre part rejeté le déféré du préfet du Tarn-et-Garonne tendant à l'annulation de l'arrêté du maire de Montaigu-de-Quercy du 10 décembre 1994, confirmé le 22 juin 1995 portant révocation de M. X... de ses fonctions d'agent d'entretien territorial ;<br>    2 ) de rejeter la décision du maire de Montaigu-de-Quercy du 22 juin 1995 de maintenir son arrêté de révocation du 10 décembre 1994 ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;<br>    Vu le décret n 89-677 du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 modifiée ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 15 novembre 1999 :<br>    - le rapport de M. MADEC, rapporteur ;<br>    - les observations de Maître MASCARAS, avocat de la commune de Montaigu-de-Quercy ;<br>    - et les conclusions de M. REY, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. Bernard X..., agent d'entretien à la commune de Montaigu-de-Quercy, s'est approprié trois portails métalliques, deux bacs à laver et le contenu d'un camion de terre végétale appartenant à la commune et qui, contrairement à ses dires, n'étaient pas destinés à la décharge ; qu'eu égard à la gravité des fautes ainsi commises par l'intéressé, l'avis du conseil de discipline de recours du 20 mars 1995 recommandant seulement la sanction disciplinaire de l'avertissement est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ; que, par suite, M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Toulouse a annulé ledit avis ; que, par suite, il n'est pas fondé non plus à soutenir qu'en application de l'article 91 de la loi susvisée du 26 janvier 1984, le maire de la commune de Montaigu-de-Quercy ne pouvait légalement prononcer à son encontre une sanction plus sévère que celle proposée par ledit conseil de discipline qui doit être réputée n'être jamais intervenue ;<br>    Considérant, cependant, que la sanction infligée par le maire à M. X..., à savoir la révocation de ses fonctions avec suspension de ses droits à pension, n'est pas au nombre des sanctions disciplinaires prévues par l'article 89 de la loi susvisée du 26 janvier 1984, comme le fait d'ailleurs observer le ministre de l'intérieur ; que, par suite, la décision prise par le maire de Montaigu-de-Quercy à l'encontre de M. X... le 10 décembre 1994, confirmée le 22 juin 1995 est illégale ; qu'il y a lieu pour ce motif, d'annuler l'article 2 du jugement attaqué ainsi que la décision précitée du maire de Montaigu-de-Quercy ;<br>Article 1er :L'article 2 du jugement du tribunal administratif de Toulouse en date du 3 décembre 1996 est annulé.<br>Article 2 : La décision du maire de Montaigu-de-Quercy prise à l'encontre de M. X... le 10 décembre 1994 et confirmée le 22 juin 1995 est annulée.<br>Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. X... est rejeté.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Loi 84-53 1984-01-26 art. 91, art. 89
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 36-09-04-01 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - DISCIPLINE - SANCTIONS - ERREUR MANIFESTE D'APPRECIATION