# Conseil d'Etat, 9 / 7 SSR, du 25 juillet 1980, 16748, mentionné aux tables du recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007617367
**Date de décision:** 1980-07-25
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 9 / 7 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007617367

## Contenu de la décision

VU LA REQUETE, ENREGISTREE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 12 MARS 1979, PRESENTEE PAR MME VEUVE X..., DEMEURANT ... A LOGES EN JOSAS  YVELINES , ET LES HERITIERS DE M.VOLMERANGE, ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT :    1  ANNULE LE JUGEMENT DU 28 NOVEMBRE 1978 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS  3EME SECTION - 1ERE CHAMBRE  A REJETE LA DEMANDE DE M. X... TENDANT A LA DECHARGE DE LA CONTRIBUTION MOBILIERE ET DE LA TAXE SPECIALE D'EQUIPEMENT SUR LA CONTRIBUTION MOBILIERE AUXQUELLES IL A ETE ASSUJETTI, AU TITRE DES ANNEES 1972 ET 1973, DANS LES ROLES DE LA VILLE DE PARIS,    2  ACCORDE LA DECHARGE DES IMPOSITIONS CONTESTEES ;    VU LE CODE GENERAL DES IMPOTS ;    VU LE CODE DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;<br>   CONSIDERANT QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 1444 DU CODE GENERAL DES IMPOTS : "LA CONTRIBUTION MOBILIERE EST DUE POUR TOUTE HABITATION MEUBLEE SITUEE SOIT DANS LA COMMUNE DU DOMICILE REEL, SOIT DANS TOUTE AUTRE COMMUNE" ;    CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE L'INSTRUCTION QUE M. X... A ETE IMPOSE A LA CONTRIBUTION MOBILIERE, AU TITRE DES ANNEES 1972 ET 1973, A RAISON D'UN APPARTEMENT SITUE A ... ; QUE MME VVE X... ET LES HERITIERS DE M. X..., QUI ONT REPRIS, APRES SON DECES, L'INSTANCE QU'IL AVAIT ENGAGEE, SOUTIENNENT QUE CET APPARTEMENT ETAIT EXCLUSIVEMENT AFFECTE A USAGE PROFESSIONNEL ; QU'IL RESULTE TOUTEFOIS DES TERMES D'UN ACTE D'ECHANGE SIGNE LE 23 AVRIL 1971 QUE LES EPOUX X... S'ETAIENT ENGAGES A AFFECTER L'APPARTEMENT DU ..., QU'ILS VENAIENT D'ACQUERIR PAR VOIE D'ECHANGE CONTRE UN AUTRE APPARTEMENT, A USAGE D'HAITATION PENDANT TROIS ANS ; QUE, DANS CES CONDITIONS, LEDIT APPARTEMENT NE POUVAIT ETRE REGARDE COMME EXCLUSIVEMENT AFFECTE A USAGE PROFESSIONNEL AU PREMIER JANIER DE CHACUNE DES ANNEES D'IMPOSITION ;<br>   CONSIDERANT QUE LES REQUERANTS N'ALLEGUENT PAS QUE CERTAINES PIECES DE L'APPARTEMENT AURAIENT FAIT L'OBJET D'AMENAGEMENT SPECIAUX LE RENDANT IMPROPRE A L'HABITATION PERSONNELLE ;    CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE CE QUI PRECEDE QUE MME VVE X... ET LES HERITIERS X... NE SONT PAS FONDES A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS A REJETE LEUR DEMANDE EN DECHARGE DE LA CONTRIBUTION MOBILIERE A LAQUELLE M. X... A ETE ASSUJETTI AU TITRE DES ANNEES 1972 ET 1973 ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER : LA REQUETE DE MME VVE X... ET DES HERITIERS X... EST REJETEE.    ARTICLE 2 : LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A MME VVE X... ET AUX HERITIERS X... AINSI QU'AU MINISTRE DU BUDGET.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** CGI 1444
**ECLI:** 
**Résumé:** 19-03-03          Ne peut être regardé comme exclusivement affecté à usage professionnel un appartement acquis par voie d'échange, que les propriétaires se sont engagés, aux termes de l'acte d'échange, à affecter à usage d'habitation et dont il n'est pas allégué que certaines pièces auraient fait l'objet d'aménagements spéciaux le rendant impropre à l'habitation personnelle.
**Mots-clés:** 19-03-03 CONTRIBUTIONS ET TAXES -  IMPOSITIONS LOCALES ET TAXES ASSIMILEES - CONTRIBUTION MOBILIERE -  Locaux imposables - Locaux à usage professionnel.