# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 21 mai 1981, 79-41.935, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007008211
**Date de décision:** 1981-05-21
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007008211

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L 122-14-2, L 122-14-3, L 122-14-4 DU CODE DU TRAVAIL,455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
    ATTENDU QUE CHANDELLE, ENTREPRENEUR DE COUVERTURE QUI A EMPLOYE STRA EN QUALITE DE PLOMBIER MONTEUR DU 27 OCTOBRE 1952 AU 13 SEPTEMBRE 1977 DATE DE SON LICENCIEMENT POUR FAUTE GRAVE CONSISTANT EN IVRESSE REPETEE SUR LES CHANTIERS, FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR ESTIME QUE LE LICENCIEMENT ETAIT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE, AUX MOTIFS, SELON LE POURVOI, QUE, S'IL EST VRAI QUE LE COMPORTEMENT DU SALARIE CORRESPONDAIT A CELUI D'UN HOMME EN ETAT D'EBRIETE, IL POUVAIT S'EXPLIQUER PAR LE TRAITEMENT MEDICAL PAR GARDENAL SUIVI PAR LE SALARIE QU'AUCUN TEMOIN N'AVAIT VU S'ENIVRER, ET QUE L'EMPLOYEUR AURAIT DU VERIFIER LE BIEN-FONDE DU GRIEF D'ALCOOLISME, ALORS QUE, LA CAUSE DU LICENCIEMENT S'APPRECIANT AU JOUR OU IL INTERVIENT, L'APPARENCE A CETTE DATE DE SA REALITE ET DE SON SERIEUX SUFFIT A LE JUSTIFIER, SAUF AU SALARIE A FAIRE CONNAITRE A CE MOMENT LA REALITE, EN L'OCCURRENCE QUE SON ETAT APPARENT D'ETHYLISME RECOUVRAIT LES SOINS DONNES A UNE AFFECTION NERVEUSE, REALITE QUI N'AVAIT JAMAIS ETE PORTEE A LA CONNAISSANCE DE L'EMPLOYEUR LEQUEL N'AVAIT PAS L'OBLIGATION DE S'EN ENQUERIR LUI-MEME;<br>
   MAIS ATTENDU QU'APPRECIANT LA VALEUR ET LA PORTEE DES ELEMENTS DE LA CAUSE, LA COUR D'APPEL A ESTIME QUE LE LICENCIEMENT DE STRA EFFECTUE AVEC PRECIPITATION ET LEGERETE, ET FONDE SUR UN COMPORTEMENT APPARENT EN REALITE NON FAUTIF CE QUE L'EMPLOYEUR AVAIT OMIS DE VERIFIER BIEN QU'IL EUT ETE INFORME DE L'ETAT DE SANTE DE STRA QU'IL EMPLOYAIT DEPUIS 25 ANS, ETAIT DEPOURVU DE CAUSE REELLE ET SERIEUSE;    QU'ELLE A AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 23 MAI 1979 PAR LA COUR D'APPEL D'AMIENS.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail L122-14-3 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** Justifie sa décision la Cour d'appel qui, appréciant la valeur et la portée des éléments de la cause, estime, que le licenciement pour ivresse répétée sur les chantiers d'un salarié dont l'attitude qui correspondait à celui d'un homme en état d'ébriété pouvait s'expliquer par le traitement par gardénal qu'il suivait, a été effectué avec précipitation et légèreté et est fondé sur un comportement apparent en réalité non fautif ce que l'employeur a omis de vérifier bien qu'il ait été informé de l'état de santé de l'intéressé qu'il employait depuis 25 ans.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Cause - Cause réelle et sérieuse - Caractère objectif - Nécessité.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Cause - Cause réelle et sérieuse - Attitude du salarié - Apparence d'ébriété due à un traitement médical.