# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 15 décembre 1970, 70-40.069, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006984117
**Date de décision:** 1970-12-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006984117

## Contenu de la décision

<p>SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL, DES ARTICLES 19 ET SUIVANTS DU CODE DU TRAVAIL, DE L'ARTICLE 81 DU DECRET 58-1292 DU 22 DECEMBRE 1958, DE L'ARTICLE 462 DU CODE DE LA SANTE PUBLIQUE, ENSEMBLE VIOLATION DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, POUR DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, DEFAUT DE REPONSE AUX CONCLUSIONS;</p>
<p>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR RETENU LA COMPETENCE DU TRIBUNAL D'INSTANCE STATUANT EN MATIERE PRUD'HOMMALE POUR CONNAITRE DES DIFFICULTES QUI SE SONT ELEVEES ENTRE LA SOCIETE HOPITAL PEAN ET LE DOCTEUR X... QUI ASSURAIT UNE CONSULTATION D'OPHTALMOLOGIE DANS SON DISPENSAIRE AUX MOTIFS QUE L'ABSENCE D'UN CONTRAT ECRIT ETAIT SANS PORTEE DANS LA SOLUTION DU LITIGE ET QUE LE DOCTEUR X... EXERCAIT SON ACTIVITE PROFESSIONNELLE DANS UN ETAT DE SUBORDINATION, ALORS QUE, L'ARTICLE 462 DU CODE DE LA SANTE PUBLIQUE FAIT OBLIGATION AU MEDECIN SALARIE DE SOUMETTRE UN CONTRAT ECRIT AU CONSEIL DE L'ORDRE, DE SORTE QUE L'ABSENCE D'UN TEL CONTRAT ETAIT UN ELEMENT DETERMINANT DANS LA RECHERCHE DE L'EXISTENCE D'UN CONTRAT DE TRAVAIL ET ALORS QUE LES ELEMENTS RELEVES PAR L'ARRET ATTAQUE FAISAIENT SEULEMENT APPARAITRE UN CADRE D'ORGANISATION MATERIELLE N'ENTRAINANT PAS POUR L'INTERESSE DES OBLIGATIONS DIFFERENTES DE CELLES AUXQUELLES SE SOUMET TOUT MEDECIN DANS SON CABINET ET A L'EGARD DE SA CLIENTELE PERSONNELLE;</p>
<p>QU'AU CONTRAIRE, IL N'ETAIT PAS CONTESTE QU'IL DEVAIT S'ASSURER PERSONNELLEMENT POUR SES RISQUES PROFESSIONNELS, ETAIT REMUNERE A L'ACTE MEDICAL, ET QU'IL EXERCAIT SES FONCTIONS MEDICALES DANS UNE TOTALE INDEPENDANCE QU'IL AVAIT RECONNUE EN REFUSANT SON AFFILIATION A LA SECURITE SOCIALE, CE QUI AVAIT FAIT VALOIR LA SOCIETE HOPITAL PEAN DANS DES CONCLUSIONS LAISSEES SANS REPONSE : MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE LA QUALIFICATION JURIDIQUE DU CONTRAT INTERVENUE ENTRE LES PARTIES NE POUVAIT DEPENDRE DE L'OBSERVATION DES PRESCRIPTIONS DU CODE DE LA SANTE PUBLIQUE ET DU CODE DE DEONTOLOGIE;</p>
<p>QU'A BON DROIT PAR SUITE DE COUR D'APPEL A ESTIME QUE L'ABSENCE DE CONTRAT ECRIT ETAIT SANS INTERET POUR LA SOLUTION DU LITIGE;</p>
<p>ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE L'ARRET A RELEVE QUE LE DOCTEUR X... ASSURAIT, DANS LE DISPENSAIRE ANNEXE A L'HOPITAL PEAN UNE CONSULTATION LES LUNDIS ET JEUDIS A PARTIR DE 8,30 HEURES ET RECEVAIT LES MALADES QUI SE PRESENTAIENT;</p>
<p>QU'IL REDIGEAIT SES ORDONNANCES SUR DU PAPIER A EN-TETE DE L'HOPITAL, QU'IL DEVAIT REMPLIR DES FICHES D'EXAMEN FOURNIS PAR L'HOPITAL ET CLASSEES DANS UN FICHIER QUE CELUI-CI CONSERVAIT;</p>
<p>QUE DU MATERIEL ET DU PERSONNEL ETAIENT MIS A SA DISPOSITION DANS DES CONDITIONS DONT L'HOPITAL DEMEURAIT SEUL JUGE, QU'IL DEVAIT DIRIGER SUR LES SERVICES DE CHIRURGIE LES MALADES DEVANT SUBIR DES OPERATIONS CHIRURGICALES;</p>
<p>QUE LE PRIX DE LA CONSULTATION RESULTANT DE LA CONVENTION PASSEE PAR L'HOPITAL AVEC LA SECURITE SOCIALE ET VERSE INTEGRALEMENT PAR LES MALADES ETAIT REPARTI A RAISON DE 30 % A L'HOPITAL ET 70 % AU MEDECIN, DE TELLE SORTE QUE CE DERNIER, BIEN QU'IL NE FUT PAS CONVENTIONNE PAR LA SECURITE SOCIALE, EN RECEVAIT QU'UNE PARTIE DES PRESTATIONS DE CELLE-CI;</p>
<p>ATTENDU QU'EN DEDUISANT DE LA QUE LE DOCTEUR X..., SOUMIS A UNE DISCIPLINE IMPOSEE ET TENU DE RESPECTER CERTAINES INSTRUCTIONS DANS LE CADRE D'UN SERVICE ORGANISE, AVAIT EXERCE DES FONCTIONS SALARIEES A TEMPS PARTIEL AU SERVICE DE LA SOCIETE HOPITAL PEAN ET QUE LA JURIDICTION PRUD'HOMMALE ETAIT COMPETENTE POUR CONNAITRE DU DIFFEREND RELATIF A UN CONTRAT DE LOUAGE DE SERVICE, QUI L'OPPOSAIT A CETTE SOCIETE, LA COUR D'APPEL, QUI N'ETAIT PAS TENUE DE SUIVRE LES PARTIES DANS LE DETAIL DE LEUR ARGUMENTATION, A DONNE UNE BASE LEGALE A SA DECISION;</p>
<p>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 19 NOVEMBRE 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS;</p>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de la santé publique 462
**ECLI:** 
**Résumé:** BIEN QUE L'ARTICLE 462 DU CODE DE LA SANTE PUBLIQUE FASSE  UNE OBLIGATION AU MEDECIN SALARIE DE SOUMETTRE UN CONTRAT ECRIT AU  CONSEIL DE L'ORDRE, LA QUALIFICATION JURIDIQUE D'UN CONTRAT  INTERVENU ENTRE UN MEDECIN ET UN HOPITAL NE PEUT DEPENDRE DE L 'OBSERVATION DES PRESCRIPTIONS DE CE CODE ET DU CODE DE DEONTOLOGIE,  ET L'ABSENCE D'UN CONTRAT EST SANS INTERET POUR LA SOLUTION DU  LITIGE RELATIF A L'EXISTENCE D'UN CONTRAT DE TRAVAIL ENTRE LES  PARTIES.,AYANT RELEVE QU'UN MEDECIN ASSURAIT DANS LE DISPENSAIRE  ANNEXE A UN HOPITAL UNE CONSULTATION ET RECEVAIT LES MALADES QUI SE  PRESENTAIENT, QU'IL REDIGEAIT SES ORDONNANCES SUR DU PAPIER A  EN-TETE DE L'HOPITAL, QUE DU MATERIEL ET DU PERSONNEL ETAIENT MIS A  SA DISPOSITION DANS DES CONDITIONS DONT L'HOPITAL DEMEURAIT SEUL  JUGE, QUE LE PRIX DE LA CONSULTATION RESULTANT DE LA CONVENTION  PASSEE PAR L'HOPITAL AVEC LA SECURITE SOCIALE ET VERSE INTEGRALEMENT  PAR LES MALADES ETAIT REPARTI ENTRE L'HOPITAL ET LUI, LES JUGES DU  FOND ONT PU EN DEDUIRE QUE L'INTERESSE SOUMIS A UNE DISCIPLINE  IMPOSEE ET TENU DE RESPECTER CERTAINES INSTRUCTIONS DANS LE CADRE D 'UN SERVICE ORGANISE, AVAIT EXERCE DES FONCTIONS SALARIEES A TEMPS  PARTIEL ET QUE LA JURIDICTION PRUD"HOMALE ETAIT COMPETENTE POUR  CONNAITRE DU DIFFEREND RELATIF A UN CONTRAT DE LOUAGE DE SERVICE QUI  L'OPPOSAIT A L'HOPITAL.
**Mots-clés:** 1) CONTRAT DE TRAVAIL - PREUVE - MEDECIN SALARIE - CONTRAT ECRIT -  NECESSITE (NON).,2) PRUD"HOMMES - COMPETENCE D'ATTRIBUTION - CONTRAT DE TRAVAIL -  MEDECIN D'UN HOPITAL.