# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 22 mars 1978, 77-40.007, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007000290
**Date de décision:** 1978-03-22
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007000290

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 12 DE LA CONVENTION COLLECTIVE DES INDUSTRIES METALLURGIQUES, MECANIQUES ET CONNEXES DU DOUBS ET LES ARTICLES L. 122-14.6, L. 321-7 ET L. 321-12 DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
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ATTENDU QUE, POUR DIRE DAME X... ENGAGEE LE 20 AOUT 1974 ET LICENCIEE LE 9 JUILLET 1976 BIEN FONDEE DANS SA DEMANDE DE DOMMAGES-INTERETS POUR RUPTURE ABUSIVE DE CONTRAT DE TRAVAIL PAR LA SOCIETE ANONYME ALPIA, LA SENTENCE PRUD'HOMALE ATTAQUEE A RETENU QUE, SI EN SEPT MOIS, LA SALARIEE AVAIT EU TROIS ARRETS DE TRAVAIL POUR MALADIE D'UNE DUREE TOTALE DE L'ORDRE DE CINQ CENTS HEURES, D'UNE PART, LA CONVENTION COLLECTIVE APPLICABLE NE PERMETTRAIT PAS UN LICENCIEMENT POUR CAUSE DE MALADIE LORSQUE LES ABSENCES N'EXCEDAIENT PAS SIX MOIS, QUE, D'AUTRE PART, L'EMPLOYEUR NE POUVAIT JUSTIFIER LE LICENCIEMENT EN SE PREVALANT DE LA NECESSITE D'UNE REORGANISATION DU SERVICE, QUI N'AVAIT PAS ETE INVOQUEE LORS DU LICENCIEMENT, QU'ENFIN, MEME SI LA REORGANISATION DU SERVICE AVAIT ETE LE MOTIF VERITABLE, IL SE SERAIT AGI D'UNE SUPPRESSION DE POSTE POUR MOTIF ECONOMIQUE D'ORDRE STRUCTUREL, SOUMISE EN TANT QUE TELLE A UNE AUTORISATION ADMINISTRATIVE QUI N'AVAIT PAS ETE SOLLICITEE EN L'ESPECE ;<br>
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ATTENDU, CEPENDANT, QUE, SI L'ARTICLE 12 DE LA CONVENTION COLLECTIVE APPLICABLE DISPOSE QUE LES ABSENCES JUSTIFIEES PAR LA MALADIE NE CONSTITUENT PAS UNE RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL A MOINS QU'ELLES N'EXCEDENT LA DUREE DE SIX MOIS ET SI LES ARRETS DE TRAVAIL POUR MALADIE DE LA DAME X... N'AVAIENT EU QU'UNE DUREE TOTALE INFERIEURE A SIX MOIS, CETTE DISPOSITION DE LA CONVENTION COLLECTIVE SUSVISEE NE FAIT PAS OBSTACLE A UN CONGEDIEMENT AVEC INDEMNITES POUR UN MOTIF REEL ET SERIEUX COMME LA NECESSITE D'UNE REORGANISATION OU D'UN REMPLACEMENT, ET QUE LE LICENCIEMENT DE DAME X... AVAIT ETE PRONONCE EN RAISON DE LA DESORGANISATION DU SERVICE ENTRAINEE PAR SES ABSENCES NOMBREUSES ET REPETEES ET DE LA NECESSITE DE PROCEDER A SON REMPLACEMENT DANS SON POSTE, NECESSITE INVOQUEE DES L'ORIGINE PAR LA SOCIETE ALPIA TANT DANS SA LETTRE DU 29 JUIN 1976 PORTANT CONVOCATION DE LA SALARIEE A L'ENTRETIEN PREALABLE QUE DANS SA LETTRE DE LICENCIEMENT DU 19 JUILLET 1976 ;<br>
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ATTENDU, ENFIN, QU'IL NE S'AGISSAIT PAS EN LA CIRCONSTANCE D'UN LICENCIEMENT FONDE SUR UN MOTIF ECONOMIQUE D'ORDRE CONJONCTUREL OU STRUCTUREL, LE CONGEDIEMENT CRITIQUE N'ETANT PAS LIE A LA CONJONCTURE ECONOMIQUE NI JUSTIFIE PAR UNE RESTRUCTURATION DE L'ENTREPRISE ENTRAINANT UNE SUPPRESSION D'EMPLOI ;<br>
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D'OU IL SUIT QU'EN STATUANT COMME IL L'A FAIT, LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES, QUI A DENATURE LES DOCUMENTS DE LA CAUSE, N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU ENTRE LES PARTIES LE 2 DECEMBRE 1976 PAR LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE BESANCON ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE DOLE.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1977-10-12 Bulletin 1977 V N. 526 p.419 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code du travail L112-14-6,Code du travail L321-12,Code du travail L321-7,Convention collective DES INDUSTRIES METALLURGIQUES, MECANIQUES ET CONNEXES DU DOUBS ART. 12
**ECLI:** 
**Résumé:** La disposition de la convention collective des industries métallurgiques du Doubs selon laquelle les absences justifiées par la maladie ne constituent pas une rupture du contrat de travail à moins qu'elles n'excèdent la durée de six mois ne fait pas obstacle à un congédiement avec indemnité pour un motif réel et sérieux comme la nécessité d'une réorganisation ou d'un remplacement.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Cause - Maladie du salarié - Nécessité de le remplacer - Convention collective des industries métallurgiques.,* CONVENTIONS COLLECTIVES - Métallurgie - Industries métallurgiques mécaniques et connexes du Doubs - Maladie du salarié - Maladie de plus six mois - Nécessité de remplacer le salarié antérieurement.