# Conseil d'État, , 06/10/2009, 332300, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021164508
**Date de décision:** 2009-10-06
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021164508

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 28 septembre 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Serge A, demeurant ... ; M. A demande au juge des référés du Conseil d'Etat :<br>
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              1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision refusant de l'inscrire au tableau de l'ordre des médecins et de l'agréer comme chirurgien ;<br>
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              2°) de lui accorder l'aide juridictionnelle provisoire ;<br>
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              3°) d'enjoindre au Conseil national de l'ordre des médecins de procéder à son agrément en qualité de chirurgien ;<br>
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              4°) d'enjoindre au Conseil national de l'ordre des médecins de procéder à  son inscription au tableau, sous astreinte de 3 500 euros par jour de retard ;<br>
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              5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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              il soutient que la condition d'urgence est remplie dès lors que, ne pouvant exercer son activité professionnelle sans être inscrit au tableau, le refus de l'y inscrire porte atteinte à son droit au travail, ainsi qu'au principe d'égalité de traitement ; qu'au surplus, il risque de perdre son emploi et ses honoraires ; qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, dès lors qu'elle est entachée d'un défaut de motivation ; qu'en outre, elle est mal fondée puisque les remplacements qu'il a effectués de juin à août 2009 sont la preuve de sa capacité à exercer sa profession ; qu'au surplus, l'ordre des médecins n'a pas immédiatement consulté la commission de qualification, en méconnaissance des dispositions de l'arrêté n° 2004-252 du 19 mars 2004 ;<br>
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              Vu la décision attaquée ;<br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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              Vu le code de la santé publique ;<br>
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              Vu l'arrêté n° 2004-252 du 19 mars 2004 ;<br>
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              Vu le code de justice administrative ;<br>
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              Considérant que le premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonne la suspension d'une décision administrative par le juge des référés à la double condition qu'il soit justifié de l'urgence et que la demande d'annulation de cette décision comporte, en l'état de l'instruction, au moins un moyen propre à créer un doute sérieux quant à sa légalité ; que l'article L. 522-3 du même code autorise le juge des référés à rejeter une demande aux fins de suspension sans instruction ni audience publique, lorsqu'il apparaît manifeste que cette requête est mal fondée ;<br>
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              Considérant qu'à l'évidence, aucun des moyens invoqués par M. A n'est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité des décisions dont il demande la suspension ; que la requête de M. A ne peut donc qu'être rejetée en toutes ses conclusions selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 de ce code, sans qu'il y ait lieu d'accorder au requérant l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;<br>
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<br>O R D O N N E :<br>
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Article 1er : La requête de M. Serge A est rejetée.<br>
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. Serge A.<br>
Copie en sera adressée pour information au Conseil national de l'ordre des médecins<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**