# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 9 mars 1971, 69-14.731 70-10.801, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006984996
**Date de décision:** 1971-03-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006984996

## Contenu de la décision

JOINT, VU LEUR CONNEXITE, LES POURVOIS N° 69-14731 ET 70-10801, SUR LE PREMIER MOYEN DU POURVOI N° 70-10801, PRIS EN SES TROIS BRANCHES : ATTENDU QUE VENDEVILLE AYANT ETE BLESSE DANS UNE CHUTE DE VELOMOTEUR DUE A LA TRAVERSEE INOPINEE DE LA CHAUSSEE PAR LE JEUNE KERBAUL QUI SE RENDAIT A SON ECOLE, LE JUGEMENT ATTAQUE A DECLARE LA SOCIETE ASSURANCE MUTUELLE UNIVERSITAIRE ET LA COMPAGNIE LA POPULAIRE, L'UNE ET L'AUTRE ASSUREURS DE KERBAUL PERE CIVILEMENT RESPONSABLE, TENUES DE LE GARANTIR SOLIDAIREMENT DES CONDAMNATIONS PRONONCEES CONTRE LUI ;<br>
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ATTENDU QUE LE POURVOI SOUTIENT QUE LE TRIBUNAL AURAIT CONSIDERE, A TORT, QUE LES DEUX ASSURANCES CONTRACTEES PAR KERBAUL ETAIENT CUMULATIVES, BIEN QUE NE SONT CUMULATIVES QUE LES ASSURANCES GARANTISSANT LE MEME RISQUE, QUE L'ASSURANCE CONSENTIE PAR L'AMU COUVRANT LES SEULS RISQUES POUVANT RESULTER DE L'ACTIVITE SCOLAIRE OU, SOUS DIVERSES RESERVES, EXTRASCOLAIRE, D'UN ENFANT, ET L'ASSURANCE SOUSCRITE AUPRES DE LA COMPAGNIE LA POPULAIRE GARANTISSANT L'ENSEMBLE DES RISQUES QUE PEUT COURIR UN CHEF DE FAMILLE, NE S'APPLIQUAIENT PAS AUX MEMES RISQUES, QU'EN CONSEQUENCE, LE PREJUDICE SUBI PAR VENDEVILLE LUI AYANT ETE CAUSE PAR L'ENFANT MINEUR KERBAUL A L'OCCASION DE SON ACTIVITE SCOLAIRE, L'ASSUREUR QUI S'ETAIT ENGAGE A GARANTIR CE RISQUE SPECIAL, DEVAIT SEUL ETRE SUBSTITUE A SON ASSURE DANS LES CONDAMNATIONS PRONONCEES CONTRE CE DERNIER ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE DEUX ASSURANCES SONT CUMULATIVES LORSQUE, CONTRACTEES POUR UN MONTANT SUPERIEUR A LA VALEUR DE LA CHOSE ASSUREE, ELLES COUVRENT LE MEME RISQUE QUAND BIEN MEME EN DEHORS DE CE RISQUE CONSIDERE, ELLES AURAIENT DES ETENDUES DIFFERENTES ;<br>
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 QU'AINSI, SANS MECONNAITRE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 30 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1930, LE TRIBUNAL A PU CONSIDERE QUE LES DEUX ASSURANCES DE RESPONSABILITE CIVILE DONT KERBAUL ETAIT TITULAIRE ETAIENT CUMULATIVES EN TANT QU'ELLES COUVRAIENT SA RESPONSABILITE DANS L'ACCIDENT DONT VENDEVILLE AVAIT ETE VICTIME ;<br>
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QU'AUCUN DES GRIEFS INVOQUES NE SAURAIT ETRE RETENU ;<br>
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REJETTE LE PREMIER MOYEN DU POURVOI N° 70-10801 ;<br>
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MAIS SUR LA SECONDE BRANCHE DU MOYEN UNIQUE DU POURVOI N° 69-14731 :<br>
 VU L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL ;<br>
ATTENDU QUE LE JUGEMENT ATTAQUE AYANT RELEVE QUE D'UNE PART, L'ARTICLE 2E, PARAGRAPHE 2, DE LA POLICE DE L'AMU RELATE QUE, SI AU JOUR DU SINISTRE, IL EST CONSTATE L'EXISTENCE D'UNE AUTRE POLICE SOUSCRITE ANTERIEUREMENT ET COUVRANT EN TOTALITE OU EN PARTIE LES MEMES RISQUES, LA GARANTIE ACCORDEE PAR L'AMU N'INTERVIENDRA QUE DANS LA MESURE DE L'INSUFFISANCE EVENTUELLE DE LA PREMIERE ASSURANCE, ET QUE, D'AUTRE PART, LE CONTRAT DE LA COMPAGNIE LA POPULAIRE PREVOIT DANS SON ARTICLE 11 QUE, S'IL EXISTE UNE AUTRE ASSURANCE COUVRANT SPECIALEMENT LA RESPONSABILITE CIVILE DE L'ENFANT DANS LE CADRE DE SON ACTIVITE SCOLAIRE, EXTRA-SCOLAIRE OU LES DEUX, LA GARANTIE DE LA COMPAGNIE NE JOUERA QUE POUR COUVRIR L'INSUFFISANCE EVENTUELLE DU CONTRAT SPECIAL, S'EST BORNE, POUR JUSTIFIER L'OBLIGATION DES DEUX ASSUREURS A GARANTIR LE SINISTRE, A ENONCER QUE DANS CETTE AFFAIRE, DEVANT L'INERTIE CONSTATEE ENTRE CES DEUX ASSURANCES, IL Y A LIEU DE LEUR FAIRE SUPPORTER CHACUNE UNE PART DE REPARATION DU PREJUDICE SUBI PAR VENDEVILLE ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, SANS S'EXPLIQUER SUR LA PORTEE RESPECTIVE DES DEUX CLAUSES PRECITEES, LE TRIBUNAL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LES PREMIERE ET TROISIEME BRANCHES DU MOYEN UNIQUE DU POURVOI N° 69-14731, NI SUR LES DEUXIEME ET TROISIEME MOYENS DU POURVOI N° 70-10801 : CASSE ET ANNULE DANS LA LIMITE DU MOYEN AINSI ADMIS, LES JUGEMENTS RENDUS LE 13 MAI 1969 ENTRE LES PARTIES, PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE CHARTRES ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LESDITS JUGEMENTS ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE VERSAILLES ;<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1970-12-09 Bulletin 1970 I N. 326 P. 269 (REJET) ET L'ARRET CITE. (1)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle Cassation
**Lois appliquées:** (1),(2),Code civil 1134,LOI 1930-07-13 ART. 30
**ECLI:** 
**Résumé:** DEUX ASSURANCES SONT CUMULATIVES LORSQUE, CONTRACTEES POUR UN  MONTANT SUPERIEUR A LA VALEUR DE LA CHOSE ASSUREE, ELLES COUVRENT LE  MEME RISQUE QUAND BIEN MEME, EN-DEHORS DE CE RISQUE CONSIDERE, ELLES  AURAIENT DES ETENDUES DIFFERENTES.          AINSI, SANS MECONNAITRE  LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 30 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1930, LES  JUGES DU FOND PEUVENT CONSIDERER QUE LES DEUX ASSURANCES DE  RESPONSABILITE CIVILE SOUSCRITES PAR UN PERE DE FAMILLE - LA  PREMIERE AUPRES D'UNE SOCIETE MUTUELLE UNIVERSITAIRE POUR LES SEULS  RISQUES POUVANT RESULTER DE L'ACTIVITE SCOLAIRE DE SON ENFANT, LA  SECONDE AUPRES D'UNE COMPAGNIE, POUR L'ENSEMBLE DES RISQUES QUE PEUT  COURIR UN CHEF DE FAMILLE - ETAIENT CUMULATIVES EN TANT QU'ELLES  COUVRAIENT SA RESPONSABILITE DANS L'ACCIDENT CAUSE PAR SON FILS SE  RENDANT A L'ECOLE.,STATUANT SUR LA GARANTIE DUE A L'OCCASION DE L'ACCIDENT  CAUSE SUR LE CHEMIN DE L'ECOLE, PAR UN ENFANT DONT LE PERE AVAIT  SOUSCRIT DEUX ASSURANCES, ET ALORS QUE D'UNE PART LA PREMIERE POLICE  RELATE QUE SI, AU JOUR DU SINISTRE, IL EST CONSTATE L'EXISTENCE D'UN  AUTRE CONTRAT SOUSCRIT ANTERIEUREMENT ET COUVRANT EN TOTALITE OU EN  PARTIE LES MEMES RISQUES, LA GARANTIE ACCORDEE N'INTERVIENDRA QUE  DANS LA MESURE DE L'INSUFFISANCE EVENTUELLE DE CETTE ASSURANCE, ET  QUE, D'AUTRE PART LA SECONDE POLICE PREVOIT QUE S'IL EXISTE UNE  AUTRE ASSURANCE COUVRANT SPECIALEMENT LA RESPONSABILITE CIVILE DE L 'ENFANT DANS LE CADRE DE SON ACTIVITE SCOLAIRE OU EXTRA SCOLAIRE, LA  GARANTIE DE LA COMPAGNIE NE JOUERA QUE POUR COUVRIR L'INSUFFISANCE  EVENTUELLE DU CONTRAT, MANQUE DE BASE LEGALE LA DECISION QUI, POUR  JUSTIFIER L'OBLIGATION DES DEUX ASSUREURS A GARANTIR LE SINISTRE, SE  BORNE A ENONCER QUE "DEVANT L'INERTIE CONSTATEE ENTRE CES DEUX  ASSURANCES, IL Y A LIEU DE LEUR FAIRE SUPPORTER CHACUNE UNE PART DE  REPARATION DU PREJUDICE SUBI" SANS S'EXPLIQUER SUR LA PORTEE  RESPECTIVE DES DEUX CLAUSES PRECITEES.
**Mots-clés:** 1) ASSURANCE EN GENERAL - ASSURANCES CUMULATIVES - DEFINITION.,* ASSURANCE EN GENERAL - ASSURANCES CUMULATIVES - ARTICLE 30 DE  LA LOI DU 13 JUILLET 1930 - APPLICATION - POLICE MULTIRISQUE -  CONCOURS AVEC UNE AUTRE POLICE - RISQUE COMMUN.,* ASSURANCE MUTUELLE - ASSURANCE MUTUELLE UNIVERSITAIRE -  CONCOURS AVEC UNE AUTRE ASSURANCE.,* ENSEIGNEMENT - ASSURANCE DES ELEVES - ASSURANCE MUTUELLE  UNIVERSITAIRE - CONCOURS AVEC UNE AUTRE ASSURANCE.,2) ASSURANCE EN GENERAL - ASSURANCES CUMULATIVES - CLAUSES DE  GARANTIE SUBSIDIAIRE - REPARTITION DE LA CHARGE DU PREJUDICE ENTRE  LES DEUX COMPAGNIES (NON).