# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 3 janvier 1991, 89-13.844, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007025827
**Date de décision:** 1991-01-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007025827

## Contenu de la décision

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<br>   Sur le premier moyen :<br>
<br>   Vu l'article 783 du nouveau Code de procédure civile ;<br>
<br>   Attendu qu'après l'ordonnance de clôture, aucune conclusion ne peut être déposée ;<br>
<br>   Attendu, selon les énonciations de l'arrêt attaqué, que, réclamant le paiement de sommes qu'il prétendait lui demeurer dues par la société France-Solde, le Crédit lyonnais a assigné M. et Mme X... qui s'étaient portés cautions de la société ; qu'au cours de la procédure suivie devant la cour d'appel, des conclusions ont été déposées pour M. et Mme X... le jour où l'ordonnance de clôture a été rendue ;<br>
<br>   Attendu que, pour déclarer recevables les conclusions ainsi déposées, la cour d'appel s'est bornée à constater que l'ordonnance de clôture avait été rendue le même jour ;<br>
<br>   Attendu qu'en statuant ainsi, sans rechercher si les conclusions litigieuses avaient été déposées antérieurement à l'ordonnance de clôture, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ;<br>
<br>         PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le second moyen :<br>
<br>   CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 16 mars 1989, entre les parties, par la cour d'appel de Caen ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Angers<br>,A RAPPROCHER :
 Chambre civile 3, 1981-01-13 , Bulletin 1981, III, n° 10, p. 7 (rejet), et l'arrêt cité.<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation.
**Lois appliquées:** nouveau Code de procédure civile 783
**ECLI:** 
**Résumé:** Selon l'article 783 du nouveau Code de procédure civile, après l'ordonnance de clôture, aucune conclusion ne peut être déposée..
      Doit dès lors être censuré pour défaut de base légale, l'arrêt qui se borne pour déclarer recevables des conclusions à constater qu'elles ont été déposées le jour où l'ordonnance de clôture a été rendue, sans rechercher si elles l'ont été antérieurement à cette ordonnance.
**Mots-clés:** PROCEDURE CIVILE - Procédure de la mise en état - Ordonnance de clôture - Dépôt des conclusions des parties - Dépôt le jour de l'ordonnance - Dépôt antérieur à l'ordonnance - Recherche nécessaire,JUGEMENTS ET ARRETS - Conclusions - Dépôt - Dépôt le jour de l'ordonnance de clôture - Dépôt antérieur à l'ordonnance - Recherche nécessaire