# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 17 février 1982, 80-13.761, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007008775
**Date de décision:** 1982-02-17
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007008775

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE LES CONSORTS X... ET Z... FONT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE (PAU, 5 MAI 1980), D'AVOIR DECIDE QUE LES ARCHITECTES, EN NE FORMULANT PAS DE RESERVES CONCERNANT LES VICES APPARENTS LORS DE LA RECEPTION D'UN IMMEUBLE PAR LASOCIETE CIVILE IMMOBILIERE CONSTRUCTRICE, AVAIENT MANQUE A LEURS OBLIGATIONS CONTRACTUELLES ET DEVAIENT, PAR SUITE, GARANTIE DE CES VICES AU SYNDICAT DE COPROPRIETE, ALORS, SELON LE MOYEN, << QUE N'EST PAS UN VICE DONNANT LIEU A GARANTIE DECENNALE ET DOIT ETRE CONSIDERE COMME UN VICE APPARENT, CELUI QUI PEUT ETRE DECELE PAR UN MAITRE D'A... NORMALEMENT DILIGENT AU MOMENT OU A EU LIEU LA RECEPTION;<br>
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 QUE L'ARCHITECTE, QUI ASSISTE LE MAITRE DE Y... LORS DE LA RECEPTION, CONFORMEMENT A L'ARTICLE 5 DU DECRET DU 24 SEPTEMBRE 1941, NE PEUT ENGAGER SA RESPONSABILITE CONTRACTUELLE A SON EGARD POUR NE PAS LUI AVOIR SIGNALE DES VICES APPARENTS QUE DANS LA MESURE OU CES DERNIERS NE POUVAIENT ETRE DECELES PAR LEDIT MAITRE D'A... NORMALEMENT DILIGENT;<br>
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 QU'IL APPARTIENT EN CE CAS AUX JUGES DE S'EXPLIQUER ET DE METTRE LE JUGE DE CASSATION EN MESURE DE VERIFIER QUE PAR SUITE DE LA CARENCE DE L'ARCHITECTE, LE MAITRE DE Y... N'A PU DECELER LE VICE APPARENT, EXONERATOIRE DE GARANTIE DECENNALE, ET ALORS QUE L'ARRET ATTAQUE A CONSTATE EN L'ESPECE, QUE LES MALFACONS SONT APPARUES DES L'ACHEVEMENT DES TRAVAUX ET QUE LEUR DESCRIPTION FAITE PAR L'EXPERT, DEMONTRE QU'ELLES ETAIENT FACILEMENT DECELABLES PAR UN NON-PROFESSIONNEL;<br>
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 QU'AINSI LE PROMOTEUR IMMOBILIER QU'ETAIT LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE NADAILLAC AUX DROITS DE LAQUELLE VIENT LE SYNDIC DE COPROPRIETE, QUI A REPRIS L'INSTANCE EN PRONONCANT COMME ELLE L'A FAIT LES RECEPTIONS PROVISOIRES ET DEFINITIVES, SANS RESERVE, MALGRE DES VICES APPARENTS DES L'ACHEVEMENT DES TRAVAUX ET FACILEMENT DECELABLES POUR UN NON-PROFESSIONNEL, NE POUVAIT PLUS NI RECHERCHER LA GARANTIE DECENNALE DES ARCHITECTES, NI METTRE EN CAUSE LEUR RESPONSABILITE CONTRACTUELLE POUR NE PAS AVOIR FORMULE DE RESERVES CONCERNANT LESDITS VICES APPARENTS, LORS DESDITES RECEPTIONS;<br>
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 QUE L'ARRET ATTAQUE A VIOLE AINSI LES ARTICLES 1142 ET SUIVANTS, 1792 ET 2270 DU CODE CIVIL, ET N'A PAS LEGALEMENT MOTIVE SA DECISION INFIRMATIVE DE CELLE DES PREMIERS JUGES &gt;&gt;;<br>
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MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR EXACTEMENT ENONCE QUE LE ROLE DE L'ARCHITECTE EST D'ASSISTER ET CONSEILLER LE MAITRE D'A... POUR LA RECEPTION DES TRAVAUX, L'ARRET RETIENT SOUVERAINEMENT QUE BIEN QUE LES MALFACONS APPARENTES AIENT ETE SIGNALEE LORS DE REUNIONS DE CHANTIER ANTERIEURES ET N'AIENT PAS ETE REPAREES, LES ARCHITECTES ONT, SANS EMETTRE AUCUNE RESERVE, SIGNE LES TROIS PROCES-VERBAUX DE RECEPTION DEFINITIVE;<br>
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 QUE, DE CES SEULS MOTIFS, LA COUR D'APPEL A PU DEDUIRE QU'AYANT MANQUE A LEURS OBLIGATIONS CONTRACTUELLES LORS DE LA RECEPTION, ILS DEMEURAIENT RESPONSABLES ENVERS LE MAITRE D'A...;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 5 MAI 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE PAU.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1978-10-12 Bulletin 1978 III N. 314 p.243 (CASSATION) et l'arrêt cité<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1142,Code civil 1792,Code civil 2270
**ECLI:** 
**Résumé:** Manquent à leurs obligations contractuelles et demeurent responsables envers le maître d'ouvrage les architectes qui, bien que des malfaçons apparentes aient été signalées lors de réunions de chantiers antérieures et n'aient pas été réparées, signent sans émettre aucune réserve le procès verbal de réception des travaux.
**Mots-clés:** ARCHITECTE - Obligations - Réception des travaux - Malfaçons apparentes - Nécessité de les signaler au maître de l'ouvrage.,* ARCHITECTE - Obligations - Obligation de renseigner le maître de l'ouvrage.