# Conseil d'État,  2ème sous-section jugeant seule, 10/04/2013, 364884, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000027300334
**Date de décision:** 2013-04-10
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 2ème sous-section jugeant seule
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000027300334

## Contenu de la décision

Vu l'ordonnance n° 1107727 du 17 décembre 2012, enregistrée le 2 janvier 2013 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, par laquelle le président du tribunal administratif de Nantes a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, la requête présentée à ce tribunal par M. B...A...; <br>
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              Vu la requête, enregistrée le 8 août 2011 au greffe du tribunal administratif de Nantes, présentée par M. B...A..., demeurant..., tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de la décision du 17 juin 2011 par laquelle le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration a refusé de modifier le décret du 20 janvier 2010 lui accordant la nationalité française pour y porter le nom de l'enfant Eniola Marie-Andréa ; <br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu le code civil ;<br>
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              Vu le code de justice administrative ;<br>
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              Après avoir entendu en séance publique :<br>
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              - le rapport de M. Tristan Aureau, Auditeur, <br>
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              - les conclusions de Mme Béatrice Bourgeois-Machureau, rapporteur public ;<br>
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              Considérant qu'aux termes de l'article 22-1 du code civil : " L'enfant mineur dont l'un des deux parents acquiert la nationalité française, devient français de plein droit s'il a la même résidence habituelle que ce parent ou s'il réside alternativement avec ce parent dans le cas de séparation ou divorce. / Les dispositions du présent article ne sont applicables à l'enfant d'une personne qui acquiert la nationalité française par décision de l'autorité publique ou par déclaration de nationalité que si son nom est mentionné dans le décret ou dans la déclaration " ; qu'aux termes de l'article 373-2-9 du même code : " (...) la résidence de l'enfant peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l'un d'eux. / (...) Lorsque la résidence de l'enfant est fixée au domicile de l'un des parents, le juge aux affaires familiales statue sur les modalités du droit de visite de l'autre parent (...) " ; <br>
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              Considérant que M. A...a acquis la nationalité française par l'effet d'un décret du 20 janvier 2010 ; qu'il a demandé la modification de ce décret pour faire bénéficier l'enfant Eniola Marie-Andréa, qui est née le 17 mai 2005, de la nationalité française en conséquence de sa naturalisation ; qu'il a formé un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 17 juin 2011 par laquelle le ministre chargé des naturalisations a refusé la modification du décret du 20 janvier 2010 pour y porter mention du nom de l'enfant ; <br>
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              Considérant que M. A...reconnaît qu'il ne partageait la garde de son enfant Eniola Marie-Andréa qu'en vertu d'un accord informel passé avec la mère de l'enfant et qu'il ne soutient pas que celui-ci avait sa résidence habituelle à son domicile ; qu'ainsi, l'enfant ne partageait pas la même résidence que M. A...ni n'avait sa résidence fixée en alternance au domicile de chacun de ses parents ; que, dès lors, au sens des articles 22-1 et 373-2-9 précités du code civil, elle ne peut être regardée comme ayant habituellement ou alternativement résidé chez...; <br>
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              Considérant que la circonstance que l'enfant ait toujours été à sa charge est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée ;<br>
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              Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A...n'est pas fondé à demander l'annulation pour excès de pouvoir de la décision du 17 juin 2011 par laquelle le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration a refusé de modifier le décret du 20 janvier 2010 lui accordant la nationalité française pour y porter le nom de l'enfant Eniola Marie-Andréa ;<br>
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<br>D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A...est rejetée.<br>
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Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B...A...et au ministre de l'intérieur.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** ECLI:FR:CESJS:2013:364884.20130410
**Résumé:** 
**Mots-clés:**