# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 20 juillet 1981, 81-60.062, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007008671
**Date de décision:** 1981-07-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007008671

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    VU LES ARTICLES L. 420-7 ET L. 433-2 DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
ATTENDU QUE LE JUGEMENT ATTAQUE A ANNULE LE PREMIER ET LE SECOND TOUR DE SCRUTIN DES ELECTIONS DES DELEGUES SUPPLEANTS DU PERSONNEL ET DES MEMBRES SUPPLEANTS DU COMITE D'ETABLISSEMENT QUI AVAIENT EU LIEU LE 13 NOVEMBRE ET LE 5 DECEMBRE 1980 A L'ETABLISSEMENT DE WERVICQ DE LA SOCIETE URGE, AUX MOTIFS QUE, D'UNE PART, L'EMPLOYEUR AVAIT REFUSE SANS RAISON SERIEUSE LE REPORT DU PREMIER TOUR SOLLICITE PAR LES TROIS SYNDICATS DE L'ENTREPRISE EN CONSIDERATION DES REPERCUSSIONS SUR LE TAUX DE PARTICIPATION A CE SCRUTIN DE LA GREVE QUI ETAIT PREVUE POUR LA MEME DATE, ET QUE, D'AUTRE PART, LES IRREGULARITES TENANT AU CHANGEMENT D'HORAIRE DE VOTE SANS INFORMATION PREALABLE DU PERSONNEL ET A LA COMPOSITION DU BUREAU SUFFISAIENT A RENDRE SUSPECTS LES RESULTATS DU PREMIER TOUR ;<br>
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ATTENDU CEPENDANT QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DU JUGEMENT QUE LES ORGANISATIONS SYNDICALES AVAIENT LANCE UN ORDRE DE GREVE POUR LE JOUR AUQUEL UN ACCORD PREELECTORAL, QU'ELLES AVAIENT SIGNE LE 8 OCTOBRE 1980, AVAIT FIXE LE PREMIER TOUR DE SCRUTIN ET QU'APRES AVOIR DEMANDE EN VAIN LE REPORT DE CE SCRUTIN, ELLES AVAIENT APPELE LE PERSONNEL DE L'ETABLISSEMENT A BOYCOTTER LE VOTE, QUI A PU ETRE MAINTENU A LA DATE CONVENUE AVEC DES AMENAGEMENTS MINEURS ; QU'EN ADMETTANT NEANMOINS CES SYNDICATS A INVOQUER A L'APPUI DE LEUR DEMANDE D'ANNULATION DES ELECTIONS DES FAITS QUI LEUR ETAIT DIRECTEMENT IMPUTABLE, LE TRIBUNAL N'A PAS TIRE DE SES CONSTATATIONS LES CONSEQUENCES QUI EN DECOULAIENT ET N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU ENTRE LES PARTIES LE 30 DECEMBRE 1980 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE LILLE ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE DOUAI.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1977-06-22 Bulletin 1977 V N. 415 p. 326 (CASSATION). CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1977-10-05 Bulletin 1977 V N. 513 p. 410 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Encourt la cassation, le jugement par lequel un tribunal d'instance annule les deux tours de scrutin de l'élection de délégués suppléants du personnel aux motifs que l'employeur avait refusé le report du premier tour sollicité par les syndicats de l'entreprise en raison d'une grève et que des irrégularités tenant à un changement d'horaire de vote et à la composition du bureau suffisaient à rendre suspects les résultats de celui-ci, tout en constatant que l'ordre de grève avait été lancé pour le jour fixé pour le vote par un accord préélectoral signé par les mêmes organisations syndicales, qui après avoir demandé en vain le report des élections avaient appelé le personnel de l'établissement à boycoter le vote, qui a pu être maintenu à la date convenue avec des aménagements mineurs.
**Mots-clés:** ELECTIONS PROFESSIONNELLES - Délégués du personnel - Scrutin - Irrégularité - Annulation - Constatations nécessaires.,* ELECTIONS PROFESSIONNELLES - Délégués du personnel - Scrutin - Irrégularité - Irrégularités imputables au syndicat demandeur.