# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 18 octobre 1971, 70-10.892, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006986248
**Date de décision:** 1971-10-18
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006986248

## Contenu de la décision

CONTRATS ET OBLIGATIONS - RECONNAISSANCE DE DETTE - ACTE SOUS SEING  PRIVE - PROMESSE UNILATERALE - FORMALITES DE L'ARTICLE 1326 DU CODE  CIVIL - "BON POUR" - DISPENSE - COMMERCANT.<br>
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SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE (REIMS, 3 DECEMBRE 1969) , RENDU SUR RENVOI APRES CASSATION, DE NE COMPORTER NI LA MENTION DU CARACTERE SOLENNEL DE L'AUDIENCE A LAQUELLE LES DEBATS ONT EU LIEU ET DE CELLE A LAQUELLE IL A ETE PRONONCE, NI LA CONSTATATION QUE LES MAGISTRATS QUI L'ONT RENDU FORMAIENT LA REUNION DE DEUX CHAMBRES, ALORS QUE L'ARRET DOIT PORTER EN LUI-MEME LA PREUVE DE SA REGULARITE ET QUE LES MENTIONS SUSVISEES SONT PRESCRITES A PEINE DE NULLITE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARRET PORTE EN MARGE DE LA PREMIERE PAGE LA MENTION : "AUDIENCE SOLENNELLE DU 3 DECEMBRE 1969" ET, DANS LE TEXTE DE LA MEME PAGE, LA COMPOSITION DE LA COUR COMPRENANT UN PREMIER PRESIDENT ET QUATRE CONSEILLERS ;<br>
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 QU'A LA DEUXIEME PAGE, APRES L'INDICATION QU'A L'AUDIENCE DU 18 NOVEMBRE 1969, OU LA CAUSE FUT APPELEE ET MISE EN DELIBERE, SIEGEAIENT LES MEMES MAGISTRATS, IL EST PRECISE QUE LA COUR STATUE "COMME JURIDICTION DE RENVOI" ;<br>
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 QUE, LE NOMBRE DES MAGISTRATS PRESENTS IMPLIQUANT LA REUNION DE DEUX CHAMBRES, IL RESULTE DE L'ENSEMBLE DE CES ENONCIATIONS QU'IL A ETE SATISFAIT AUX PRESCRIPTIONS DE L'ARTICLE 22 DU DECRET DU 30 MARS 1808 CONCERNANT TANT LE DEROULEMENT DES DEBATS ET LE PRONONCE DE LA DECISION EN AUDIENCE SOLENNELLE QUE LA REGULARITE DE LA COMPOSITION DE LA COUR ;<br>
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 QU'AINSI, LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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SUR LE SECOND MOYEN (SUBSIDIAIRE) : ATTENDU QUE LES EPOUX X... REPROCHENT ENCORE A L'ARRET D'AVOIR DECIDE QUE TORTORICI ETAIT EN DROIT DE SE PRETENDRE CREANCIER DE LA COMMUNAUTE AYANT EXISTE ENTRE LES EPOUX Z... POUR LA SOMME DE 41 870 FRANCS RESULTANT DE L'ENGAGEMENT SOUSCRIT PAR RENE Y... LE 12 MARS 1952, AU MOTIF QU'AUCUN ELEMENT N'ETAIT PRODUIT A L'APPUI DE L'ALLEGATION DE DAME Y..., EPOUSE X..., SELON LAQUELLE CET ENGAGEMENT AURAIT ETE EXTORQUE SUR LE LIT DE MORT DE SON PERE RENE Y..., ALORS, SELON LE POURVOI, QUE, DANS LEURS CONCLUSIONS DEMEUREES SANS REPONSE SUR CE POINT, LES EPOUX X... AVAIENT A CET EGARD INVOQUE L'ABSENCE, SUR L'ENGAGEMENT LITIGIEUX, DE LA MENTION "LU ET APPROUVE" POURTANT HABITUELLEMENT APPOSEE PAR RENE Y... SUR SES RECONNAISSANCES DE DETTES ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, APRES AVOIR RELEVE QUE LA MENTION "BON POUR" N'ETAIT PAS EXIGEE PAR L'ARTICLE 1326 DU CODE CIVIL LORSQUE, COMME EN L'ESPECE, LE SOUSCRIPTEUR AVAIT LA QUALITE DE COMMERCANT AU MOMENT DE LA REDACTION DE L'ACTE, N'A FAIT QU'USER DE SON POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION ET A REPONDU AUX CONCLUSIONS PRETENDUMENT DELAISSEES EN RETENANT IMPLICITEMENT MAIS NECESSAIREMENT QUE L'ABSENCE DE LA MENTION "LU ET APPROUVE" SUR L'ENGAGEMENT DU 12 MARS 1952 NE CONSTITUAIT PAS UN ELEMENT DE NATURE A ETAYER L'ALLEGATION D'EXTORSION ET EN DECIDANT QUE RIEN NE PERMETTAIT DE DIRE QUE LE CONSENTEMENT DE RENE Y... AURAIT ETE ENTACHE D'UN VICE QUELCONQUE, LORSQUE, PLUS DE DEUX MOIS AVANT SON DECES, IL AVAIT SOUSCRIT LEDIT ENGAGEMENT ;<br>
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 QUE LE MOYEN EST MAL FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 3 DECEMBRE 1969 PAR LA COUR D'APPEL DE REIMS.<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1970-05-14 Bulletin 1970 III N. 329 (1) P. 240 (REJET). (1)
 .  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1971-05-07 Bulletin 1971 III N. 290 P. 207 (CASSATION). (1)
 .  CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1968-07-09 Bulletin 1968 IV N. 228 (2) P. 207 (CASSATION). (2)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (1),Décret  1808-03-30 ART. 22
**ECLI:** 
**Résumé:** LORSQU'UN ARRET RENDU SUR RENVOI APRES CASSATION PORTE EN  MARGE LA MENTION, A LA DATE DE SON PRONONCE, D'UNE AUDIENCE  SOLENNELLE, ET, DANS LE TEXTE DE LA MEME PAGE, LA COMPOSITION DE LA  COUR COMPRENANT SON PREMIER PRESIDENT ET QUATRE CONSEILLERS, ET QU 'APRES AVOIR INDIQUE QU'A L'AUDIENCE PRECEDENTE OU LA CAUSE AVAIT ETE  APPELEE, SIEGEAIENT LES MEMES MAGISTRATS, L'ARRET PRECISE QUE LA  COUR STATUE "COMME JURIDICTION DE RENVOI", IL RESULTE DE L'ENSEMBLE  DE CES ENONCIATIONS, LE NOMBRE DES MAGISTRATS PRESENTS IMPLIQUANT LA  REUNION DES DEUX CHAMBRES, QU'IL A ETE SATISFAIT AUX PRESCRIPTIONS  DE L'ARTICLE 22 DU DECRET DU 30 MARS 1808 CONCERNANT TANT LE  DEROULEMENT DES DEBATS ET LE PRONONCE DE LA DECISION EN AUDIENCE  SOLENNELLE QUE LA REGULARITE DE LA COMPOSITION DE LA COUR.,EN L'ETAT DE CONCLUSIONS PAR LESQUELLES LES AYANTS CAUSE  DU SOUSCRIPTEUR D'UN ENGAGEMENT SOUTIENNENT QUE CET ACTE A ETE  EXTORQUE SUR LE LIT DE MORT DE LEUR AUTEUR, ET INVOQUENT A CET EGARD  L'ABSENCE DE LA MENTION "LU ET APPROUVE", POURTANT HABITUELLEMENT  APPOSEE PAR LE SIGNATAIRE SUR SES RECONNAISSANCES DE DETTE, LES  JUGES DU FOND, APRES AVOIR RELEVE QUE, LE SOUSCRIPTEUR AYANT LA  QUALITE DE COMMERCANT AU MOMENT DE LA REDACTION DE L'ACTE, LE "BON POUR" N'ETAIT PAS EXIGE PAR L'ARTICLE 1326 DU CODE CIVIL, NE  FONT QU'USER DE LEUR POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION ET REPONDENT A  CES CONCLUSIONS EN RETENANT IMPLICITEMENT MAIS NECESSAIREMENT QUE L 'ABSENCE DE LA MENTION INVOQUEE NE CONSTITUE PAS UN ELEMENT DE NATURE  A ETAYER L'ALLEGATION D'EXTORSION ET EN DECIDANT QUE RIEN NE PERMET  DE DIRE QUE LE CONSENTEMENT DU SOUSCRIPTEUR AURAIT ETE ENTACHE D'UN  VICE QUELCONQUE LORS DE LA SIGNATURE DE L'ACTE, PLUS DE DEUX MOIS  AVANT SON DECES.
**Mots-clés:** 1) CASSATION - JURIDICTION DE RENVOI - AUDIENCE SOLENNELLE -  COMPOSITION - REGULARITE - CONSTATATIONS SUFFISANTES.,* COURS ET TRIBUNAUX - COUR D'APPEL -  AUDIENCE SOLENNELLE -  COMPOSITION - REUNION DES DEUX CHAMBRES - REGULARITE - CONSTATATIONS  SUFFISANTES.,* COURS ET TRIBUNAUX - COUR D'APPEL - AUDIENCE SOLENNELLE -  AUDIENCES SUCCESSIVES - MENTIONS SUFFISANTES.,2) CONTRATS ET OBLIGATIONS - RECONNAISSANCE DE DETTE - CONSENTEMENT  - VICES - ELEMENTS CONSTITUTIFS - PREUVE - ABSENCE DE LA MENTION "LU  ET APPROUVE" - APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU FOND.,* PREUVE LITTERALE - ACTE SOUS SEING PRIVE - PROMESSE UNILATERALE -  FORMALITES DE L'ARTICLE 1326 DU CODE CIVIL - DISPENSE - COMMERCANT.,* CONTRATS ET OBLIGATIONS - CONSENTEMENT - VICES - ELEMENTS  CONSTITUTIFS - PREUVE - APPRECIATION SOUVERAINE.