# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 17 février 1971, 69-12.980, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006985134
**Date de décision:** 1971-02-17
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006985134

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE L'AFFILIATION A LA SECURITE SOCIALE DE X..., VOLONTAIREMENT D'UNE OFFICINE PHARMACEUTIQUE QUI VENAIT ACCESSOIREMENT GERER LA PHARMACIE DE LA CLINIQUE TENUE PAR LA SARL LA PERGOLA, AUX SEULS MOTIFS QUE LE CONTRAT LIANT LES PARTIES FIXAIT UNE REMUNERATION MENSUELLE ; <br>
<br>QUE TOUTES LES CHARGES DE CETTE PHARMACIE INCOMBAIENT A LA CLINIQUE ET QUE, SELON LA CONVENTION, LE PHARMACIEN N'AVAIT PAS LA LIBERTE DE DESIGNATION DU PERSONNEL DESTINE A LE SECONDER ET NE POUVAIT PROCEDER A L'INSPECTION DES DEPOTS DE MEDICAMENTS AUTREMENT QU'ASSISTE DU REPRESENTANT DE LA DIRECTION, ALORS QUE, D'UNE PART, APRES AVOIR ENONCE QUE LA CLINIQUE SOUTENAIT NOTAMMENT QUE LE GERANT DE SA PHARMACIE N'ETAIT ASTREINT NI A UN HORAIRE DETERMINE, NI A UNE PRESENCE EFFECTIVE, LA COUR D'APPEL A ENSUITE LAISSE SANS REPONSE CETTE ARGUMENTATION ESSENTIELLE ; <br>
<br>QUE, D'AUTRE PART, LES MOTIFS DE L'ARRET SUR LA REMUNERATION DE X... ET LES CHARGES DE LA PHARMACIE RESTAIENT SANS PORTEE QUANT A LA PREUVE DU LIEN DE SUBORDINATION ALLEGUE, ET, QU'ENFIN, LES AUTRES MOTIFS DE L'ARRET PROCEDENT D'UNE DENATURATION DU CONTRAT QUI SUR LE FONDEMENT DES FONCTIONS DE CONTROLE ET DE RESPONSABILITE EXPRESSEMENT DEVOLUES AU PHARMACIEN LAISSAIT A L'INTERESSE LE DROIT DE REFUSER OU D'APPROUVER LE CHOIX DU PERSONNEL QUI LUI ETAIT ADJOINT ET DE DONNER DES DIRECTIVES AU REPRESENTANT DE LA CLINIQUE A L'OCCASION DES INSPECTIONS DE DEPOTS DE MEDICAMENTS ; <br>
<br>D'OU IL SUIT QU'EN RETENANT L'ETAT DE DEPENDANCE DU PHARMACIEN VIS-A-VIS DE LA CLINIQUE, L'ARRET A MECONNU LE SENS ET LA PORTEE DES ELEMENTS DE LA CAUSE DONT IL N'A PAS TIRE LES CONSEQUENCES JURIDIQUES QUI S'IMPOSAIENT EN L'ESPECE ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A RELEVE QUE, DU CONTRAT TYPE LIANT LES PARTIES, IL RESULTAIT QUE L'OFFICINE DE LA CLINIQUE CONSTITUAIT UN SERVICE DE CELLE-CI, INSTITUE POUR ASSURER L'EXECUTION DES PRESCRIPTIONS MEDICALES INTERIEURES ET DONT TOUTES LES CHARGES, Y COMPRIS CELLE DE L'ASSURANCE RESPONSABILITE DU PHARMACIEN GERANT, INCOMBAIENT A CETTE CLINIQUE ; <br>
<br>QUE X... N'AVAIT PAS LA LIBERTE DE DESIGNER LE PERSONNEL DESTINE A LE SECONDER ET NE POUVAIT PROCEDER A L'INSPECTION DES DEPOTS DE MEDICAMENTS AUTREMENT QU'ASSISTE DU REPRESENTANT DE LA DIRECTION ; <br>
<br>QU'ELLE A PU EN DEDUIRE, SANS ETRE TENUE DE SUIVRE LES PARTIES DANS LE DETAIL DE LEUR ARGUMENTATION, QU'EN DE TELLES CIRCONSTANCES, LE PHARMACIEN SE TROUVAIT ASTREINT A DIVERSES SUJETIONS POUR L'EXECUTION DES OBLIGATIONS CONVENUES ET A L'OBSERVATION DE PRESCRIPTIONS ADMINISTRATIVES DANS LE CADRE DU SERVICE ORGANISE PAR LA CLINIQUE, CE QUI LE METTAIT DANS UNE SITUATION DE DEPENDANCE VIS-A-VIS DE LA SARL LA PERGOLA ET FAISAIT DE CELLE-CI SON EMPLOYEUR AU SENS DE L'ARTICLE 241 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ; <br>
<br>ATTENDU QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 28 AVRIL 1969 PAR LA COUR D'APPEL DE RIOM.<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1969-03-24 Bulletin 1969 V N.214 P. 178 (REJET) ET L'ARRET CITE<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LE PHARMACIEN QUI, EN VERTU D'UN CONTRAT TYPE ET MOYENNANT  UNE REMUNERATION MENSUELLE, EST CHARGE DE GERER L'OFFICINE D'UNE  CLINIQUE CONSTITUANT UN SERVICE DE CELLE-CI INSTITUE POUR ASSURER L 'EXECUTION DES PRESCRIPTIONS MEDICALES ANTERIEURES ET DONT TOUTES LES  CHARGES, Y COMPRIS L'ASSURANCE RESPONSABILITE DU PHARMACIEN GERANT,  INCOMBENT A CET ETABLISSEMENT SANS QUE L'INTERESSE AIT LA LIBERTE DE  DESIGNER LE PERSONNEL DESTINE A LE SECONDER NI CELLE DE PROCEDER A L 'INSPECTION DES DEPOTS DE MEDICAMENTS AUTREMENT QU'ASSISTE DU  REPRESENTANT DE LA DIRECTION DOIT ETRE CONSIDERE COMME SE TROUVANT  ASTREINT A DIVERSES SUJETIONS POUR L'EXECUTION DES OBLIGATIONS  CONVENUES ET A L'OBSERVATION DE PRESCRIPTIONS ADMINISTRATIVES DANS  LE CADRE DU SERVICE ORGANISE PAR LA CLINIQUE, QUI LE METTENT  VIS-A-VIS DE CELLE-CI DANS UNE SITUATION DE DEPENDANCE ENTRAINANT  SON ASSUJETTISSEMENT AU REGIME GENERAL DE LA SECURITE SOCIALE.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - ASSUJETTIS - PHARMACIEN GERANT LA PHARMACIE D'UN  ETABLISSEMENT DE SOINS.,* PHARMACIE - PHARMACIEN - SECURITE SOCIALE - ASSUJETTISSEMENT -  PHARMACIEN GERANT LA PHARMACIE D'UN ETABLISSEMENT DE SOINS.