# Cour administrative d'appel de Nantes, 1e chambre, du 9 mai 2000, 96NT01670, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007533678
**Date de décision:** 2000-05-09
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nantes
**Formation:** 1E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007533678

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 29 juillet 1996 et le mémoire ampliatif, enregistré le 20 janvier 1997, présentés pour la société "Au mobilier chic", ayant son siège Les Prises le Mollin, à La Garnache (85710), représentée par son liquidateur, M. J.L. X..., par la SCP Alain MONOD, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation ;<br>    La société "Au mobilier chic" demande à la Cour :<br>    1 ) d'annuler le jugement n 94665 du 29 mai 1996 par lequel le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande en décharge de la taxe foncière à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 1992 ;<br>    2 ) de prononcer la décharge de l'imposition contestée ;<br>    3 ) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 15 000 F au titre des frais irrépétibles ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 11 avril 2000 :<br>    - le rapport de M. ISAÏA, premier conseiller,<br>    - et les conclusions de M. GRANGE, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur la régularité de la procédure d'imposition :<br>    Considérant que les vices qui entachent la procédure d'instruction par l'administration de la réclamation d'un contribuable sont sans influence sur la régularité et le bien-fondé de l'imposition ; que, par suite, le moyen soulevé par la SARL "Au mobilier chic", tiré de ce que l'administration n'aurait pas communiqué sa réclamation au maire de Sallertaine, en application des dispositions de l'article R.198-3 du livre des procédures fiscales, est inopérant ;<br>    Sur le bien-fondé de l'imposition :<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 1389 du code général des impôts :  "I. Les contribuables peuvent obtenir le dégrèvement de la taxe foncière en cas ... d'inexploitation d'un immeuble utilisé par le contribuable lui-même à usage commercial ou industriel ... Le dégrèvement est subordonné à la ... condition que l'inexploitation ... soit indépendante de la volonté du contribuable ..." ; que la SARL "Au mobilier chic" se prévaut de ces dispositions pour justifier une demande d'exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 1992 à raison d'un entrepôt dont elle était propriétaire sur le territoire de la commune de Sallertaine en Vendée ;<br>    Considérant que, pour être admise au bénéfice du dégrèvement prévu par les dispositions précitées de l'article 1389 du code général des impôts, la société devait, notamment, établir qu'il lui était impossible de continuer à utiliser son entrepôt, soit en modifiant les conditions d'exploitation de l'activité qui y était jusqu'alors exercée, soit en y exerçant une activité différente ;<br>    Considérant que la SARL "Au mobilier chic" n'établit pas que l'état du chemin rural n 4, seul accès légalement existant de l'entrepôt, sur lequel des travaux de bitumage ont été effectués ne permettait en aucun cas l'utilisation commerciale ou industrielle du bâtiment ; que, par suite, la circonstance que les autorités locales n'aient plus toléré après 1987 la desserte de l'entrepôt par le chemin départemental n 948 est sans influence ; que, dans ces conditions, la société requérante n'établit pas que l'inexploitation du bâtiment dont il s'agit était indépendante de sa volonté ; que, dès lors, c'est à bon droit qu'au titre de l'année 1992, l'administration lui a refusé le bénéfice du dégrèvement prévu par les dispositions précitées de l'article 1389 du code général des impôts ;<br>    Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que la SARL "Au mobilier chic" n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande ;<br>Article 1er : La requête de la SARL "Au mobilier chic" est rejetée.<br>Article 2  : Le présent arrêt sera notifié à M. X..., liquidateur de la SARL "Au mobilier chic" et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** CGI 1389,CGI Livre des procédures fiscales R198-3
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-02-02-03 CONTRIBUTIONS ET TAXES - REGLES DE PROCEDURE CONTENTIEUSE SPECIALES - RECLAMATIONS AU DIRECTEUR - VALIDITE DE LA DECISION DU DIRECTEUR,19-03-03-01 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOSITIONS LOCALES AINSI QUE TAXES ASSIMILEES ET REDEVANCES - TAXES FONCIERES - TAXE FONCIERE SUR LES PROPRIETES BATIES