# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 19 décembre 1973, 73-40.147, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991165
**Date de décision:** 1973-12-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991165

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL, LES ARTICLES 31 ET SUIVANTS DU LIVRE I DU CODE DU TRAVAIL ET LE PROTOCOLE D'ACCORD DU 7 JUIN 1968 COMPLETANT ET MODIFIANT LA CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DES INDUSTRIES CHIMIQUES ;<br>
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ATTENDU QUE LES ARTICLES 1 A 8 DE CE PROTOCOLE SONT RELATIFS A LA FIXATION DU SALAIRE MINIMUM HORAIRE DU MANOEUVRE ORDINAIRE DONT ILS MAJORENT LE TAUX ;<br>
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 QUE LES ARTICLES 9 A 14 PREVOIENT DES REDUCTIONS SUCCESSIVES D'HORAIRES, ETANT PRECISE DANS L'ARTICLE 13 QUE LES REDUCTIONS D'HORAIRES AINSI OPEREES DONNERONT LIEU A UNE COMPENSATION DE 66 % DES SALAIRES CORRESPONDANTS ;<br>
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ATTENDU QUE LA COMPAGNIE FRANCAISE DE L'AZOTE (C O F A Z) A COMPRIS DANS LE SALAIRE MINIMUM GARANTI DE GRAND-DIDIER POUR ATTEINDRE LE CHIFFRE RESULTANT DES AUGMENTATIONS SUCCESSIVES DE CE SALAIRE INTERVENUES ULTERIEUREMENT, LA PART DE SA REMUNERATION CORRESPONDANT A LA COMPENSATION POUR REDUCTION D'HORAIRES ;<br>
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 QUE L'ARRET ATTAQUE A DECLARE L'INTERESSE MAL FONDE EN SA DEMANDE DE RAPPEL DE SALAIRES BASEE SUR LE CUMUL DES MAJORATIONS DU SALAIRE MINIMUM ET DE L'INDEMNITE COMPENSATRICE DE LA REDUCTION D'HORAIRES AUX MOTIFS ESSENTIELS QUE S'IL Y AVAIT DOUTE SUR LA PORTEE DE L'ACCORD, CELUI-CI DEVAIT ETRE INTERPRETE EN FAVEUR DE LA C O F A Z QUI ETAIT LA DEBITRICE, QU'EN PRINCIPE, TOUTES LES SOMMES PERCUES PAR UN SALARIE EN CONTREPARTIE OU A L'OCCASION DE SON TRAVAIL DOIVENT ETRE PRISES EN CONSIDERATION POUR DETERMINER S'IL PERCOIT LE SALAIRE MINIMUM CONVENU ET QUE LE PROTOCOLE DU 7 JUIN 1968 NE CONTREDIT PAS CETTE REGLE POSEE PAR LA CONVENTION COLLECTIVE PUISQU'IL NE SE PRONONCE PAS SUR L'INTEGRATION OU NON DANS LEDIT SALAIRE DE L'INDEMNITE COMPENSATRICE ;<br>
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ATTENDU, CEPENDANT, QU'IL RESULTE SANS EQUIVOQUE DUDIT PROTOCOLE QU'IL EST ACCORDE AUX SALARIES UNE COMPENSATION DE 65 % DES SALAIRES DES HEURES NON TRAVAILLEES EN SUITE DE LA REDUCTION D'HORAIRES EN SUS DE CEUX DES HEURES EFFECTUEES ;<br>
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 QUE CETTE COMPENSATION NE PEUT DONC ETRE CONSIDEREE COMME UN COMPLEMENT DE LA REMUNERATION DES SEULES HEURES TRAVAILLEES, ALORS QU'ELLE DOIT Y ETRE AJOUTEE ;<br>
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 QU'EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, LA COUR D'APPEL A, DES LORS, MECONNU LA PORTEE DES TEXTES SUSVISES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 10 JANVIER 1973 ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE PAU ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AGEN.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1134,Convention collective nationale INDUSTRIES CHIMIQUES 1952-12-30 Protocole ACCORD 1968-06-07 ART. 1 A 8 HA1 CA1 Protocole ACCORD 1968-06-07 ART. 13 HA1 CA1
**ECLI:** 
**Résumé:** LE PROTOCOLE D'ACCORD DU 7 JUIN 1968, COMPLETANT ET  MODIFIANT LA CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DES INDUSTRIES  CHIMIQUES DU 30 DECEMBRE 1952, ACCORDE AUX SALARIES UNE COMPENSATION  DE 66% DES SALAIRES DES HEURES NON TRAVAILLEES ENSUITE DE LA  REDUCTION D'HORAIRES, EN SUS DES SALAIRES DES HEURES EFFECTUEES.             CETTE COMPENSATION NE PEUT DONC ETRE CONSIDEREE COMME UN  COMPLEMENT DE REMUNERATION DES SEULES HEURES TRAVAILLEES ALORS QU 'ELLE DOIT Y ETRE AJOUTEE, ET, PAR SUITE, LA PART DE LA REMUNERATION  D'UN MANOEUVRE ORDINAIRE, CORRESPONDANT A LA REDUCTION D'HORAIRES,  NE DOIT PAS ENTRER EN LIGNE DEçOMPTE POUR DETERMINER S'IL PERCOIT  LE SALAIRE MINIMUM HORAIRE, DONT LE TAUX A ETE ULTERIEUREMENT  MAJORE.
**Mots-clés:** CONVENTIONS COLLECTIVES - INDUSTRIES CHIMIQUES - PROTOCOLE D'ACCORD  DU 7 JUIN 1968 - DUREE DU TRAVAIL - REDUCTION D'HORAIRES - INDEMNITE  COMPENSATRICE DE REDUCTION D'HORAIRES - SALAIRE - SALAIRE MINIMUM -  ELEMENT (NON).,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - INDEMNITES -  INDEMNITE  COMPENSATRICE DE REDUCTION D'HORAIRES - SALAIRE - SALAIRE MINIMUM -  ELEMENT (NON) - INDUSTRIES CHIMIQUES.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - SMIG - ELEMENTS - INDEMNITE  COMPENSATRICE DE REDUCTION D'HORAIRES (NON) - INDUSTRIES CHIMIQUES.,* CONVENTIONS COLLECTIVES - INDUSTRIES CHIMIQUES - SALAIRE -  SALAIRE MINIMUM - ELEMENTS - INDEMNITE COMPENSATRICE DE REDUCTION D 'HORAIRES (NON).,* TRAVAIL REGLEMENTATION - DUREE DU TRAVAIL - INDUSTRIES CHIMIQUES  - PROTOCOLE D'ACCORD DU 7 JUIN 1968 - REDUCTION D'HORAIRES -  INDEMNITE COMPENSATRICE DE REDUCTION D'HORAIRES - SALAIRE - SALAIRE  MINIMUM - ELEMENT (NON).