# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 2e chambre, du 19 février 1996, 94BX00790, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007485390
**Date de décision:** 1996-02-19
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 2E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007485390

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée au greffe de la cour le 16 mai 1994 présentée par Mme Monique X... demeurant ... ;<br>    Mme X... demande à la cour :<br>    - d'annuler le jugement en date du 18 mars 1994 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande aux fins d'annulation pour excès de pouvoir de l'acte du 17 avril 1989 par lequel le directeur général du centre hospitalier régional et universitaire de Nîmes lui a fait connaître que la commission de réforme du département du Gard avait émis un avis défavorable à l'imputabilité au service de l'affection qu'elle avait déclarée le 6 juin 1988 ;<br>    - de statuer sur l'imputabilité au service de l'affection dont elle est atteinte et de la reconnaître en tant que maladie professionnelle ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;<br>    Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 22 janvier 1996 :<br>    - le rapport de M. TRIOULAIRE, conseiller ; - et les conclusions de M. CIPRIANI, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur les conclusions aux fins d'annulation de la lettre du 17 avril 1989 :<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière :  " ... Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L.27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à sa mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de la maladie ou de l'accident est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales ..." ; que lorsqu'elle apprécie, conformément aux dispositions précitées, l'imputabilité au service d'une maladie, la commission de réforme se borne à émettre un avis auquel l'autorité administrative n'est pas tenue de se conformer ;<br>    Considérant que la lettre du 17 avril 1989 par laquelle le directeur général du centre hospitalier régional et universitaire de Nîmes a informé Mme X... de l'avis défavorable émis le 6 janvier 1989 à la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'affection qu'elle soutient avoir contractée en 1988 constitue une simple notification d'un avis ; qu'elle ne peut dès lors être regardée comme une décision faisant grief, seule susceptible de faire l'objet d'un recours en annulation ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que c'est à bon droit que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Montpellier, après avoir constaté l'absence de décision expresse ou implicite intervenue d'office ou sur demande de Mme X..., a rejeté pour irrecevabilité les conclusions qu'elle avait présentées aux fins d'annulation de la lettre du 17 avril 1989 ;<br>    Sur les conclusions aux fins de réparation du préjudice :<br>    Considérant que si Mme X... demande à la cour réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi à raison de l'absence de décision du centre hospitalier régional et universitaire de Nîmes au regard de l'imputabilité au service de la maladie qu'elle a contractée en 1988, de telles conclusions présentées pour la première fois en appel ne sont pas recevables ;<br>Article 1ER : La requête de Mme Monique X... est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Loi 86-33 1986-01-09 art. 41
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 01-01-05-02-02 ACTES LEGISLATIFS ET ADMINISTRATIFS - DIFFERENTES CATEGORIES D'ACTES - ACTES ADMINISTRATIFS - NOTION - ACTES A CARACTERE DE DECISION - ACTES NE PRESENTANT PAS CE CARACTERE,54-08-01-02-01 PROCEDURE - VOIES DE RECOURS - APPEL - CONCLUSIONS RECEVABLES EN APPEL - CONCLUSIONS NOUVELLES