# Conseil d'Etat, Président de la Section du contentieux, du 14 novembre 1997, 187653, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007975644
**Date de décision:** 1997-11-14
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007975644

## Contenu de la décision

<br>    Vu, enregistrée le 7 mai 1997, au secrétariat de la section du contentieux du Conseil d'Etat, l'ordonnance par laquelle le président de la cour administrative d'appel de Paris a transmis au Conseil d'Etat en application de l'article R. 81 du code des tribunaux administratifs et cours administratives d'appel la requête présentée par M. Jean-Jacques TODAN ;<br>    Vu, la requête enregistrée le 28 avril 1997 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. TODAN, demeurant chez Me Thom X... 38, cours Blaise Y... à Evry (91000) ; M. TODAN demande au président de la section du contentieux :<br>    1°) d'annuler le jugement du 8 avril 1997 par lequel le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 5 avril 1997 par lequel le préfet de l'Essonne a prononcé sa reconduite à la frontière ;<br>    2°) d'ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de cet arrêté ;<br>    3°) d'ordonner au préfet de lui délivrer un titre de séjour ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée, notamment par la loi du 2 août 1989, la loi du 10 janvier 1990, la loi du 26 février 1992 et la loi du 24 août 1993 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n° 80-539 du 16 juillet 1980 ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - les conclusions de M. Bonichot, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur la régularité de la procédure devant le juge de première instance :<br>    Considérant qu'à l'appui de son appel dirigé contre le jugement, en date du 8 avril 1997, par lequel le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a rejeté ses conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de l'Essonne du 5 avril 1997 ordonnant qu'il soit reconduit à la frontière, M. TODAN, de nationalité béninoise, soutient qu'il n'a reçu la convocation à l'audience du 8 avril 1997 à 10 H 30 que postérieurement à celle-ci et ainsi la procédure aurait été irrégulière ;<br>    Considérant toutefois que le jugement mentionne que les parties ont été dûment convoquées à l'audience, conformément aux dispositions de l'article R. 241-10 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ; qu'il ressort du surplus des pièces du dossier que M. TODAN a apposé sa signature sur le bordereau de transmission de cette convocation le 7 avril 1997 au commissariat de police de Savigny-sur-Orge ; que, par suite, le requérant ne peut valablement soutenir ni que la convocation aurait été tardive ni que son absence à l'audience résulterait d'une irrégularité de procédure ;<br>    Sur la légalité de l'arrêté du 5 avril 1997 décidant la reconduite à la frontière :<br>    Considérant qu'il n'est pas contesté que M. TODAN, démuni de titre de séjour, n'a pu justifier d'une entrée régulière sur le territoire français ; qu'il était ainsi dans la situation où, en application de l'article 22-1-1° de l'ordonnance du 2 novembre 1945 susvisée, le préfet pouvait ordonner sa reconduite ;<br>    Considérant que l'arrêté du 5 avril 1997 n'a pas porté au droit de M. TODAN, âgé de trente cinq ans à la date de la décision attaquée, célibataire et sans enfant, au respect de sa vie familiale une atteinte excessive ; que le préfet de l'Essonne n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation qu'il a faite des conséquences de la mesure sur la situation personnelle et familiale de l'intéressé ; que, par suite, ce dernier n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté ordonnant sa reconduite serait entaché d'irrégularité ;<br>    Sur la demande de M. TODAN tendant à ce qu'il lui soit délivré un titre de séjour :<br>    Considérant que la présente décision n'implique aucune mesure d'exécution ; qu'ainsi les conclusions de la requête de M. TODAN, présentées sur le fondement de l'article 6-1 de la loi du 16 juillet 1980 susvisée, et tendant à se voir délivrer un titre de séjour, sont irrecevables ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. TODAN n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande ;<br>Article 1er : La requête de M. TODAN est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Jean-Jacques TODAN, au préfet de l'Essonne et au ministre de l'intérieur.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel R241-10,Loi 80-539 1980-07-16 art. 6-1,Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22-1
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-03 ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.