# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 3 juin 1982, 80-40.820, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007010340
**Date de décision:** 1982-06-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007010340

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L 122-14-2 ET R 122-3 ET L122-14-3 DU CODE DU TRAVAIL : ATTENDU QUE M X..., ENGAGE EN 1964 EN QUALITE DE VOYAGEUR, REPRESENTANT ET PLACIER PAR LA SOCIETE SOCOLEC, A ETE LICENCIE LE 29 DECEMBRE 1977 AVEC PREAVIS DE DEUX MOIS, QUE LA SOCIETE SOCOLEC N'AYANT PAS REPONDU DANS LE DELAI DE DIX JOURS IMPARTI PAR LES ARTICLES L 122-14-2 ET R 122-3 DU CODE DU TRAVAIL A LA LETTRE RECOMMANDEE AVEC AVIS DE RECEPTION DU 5 JANVIER 1978 AUX TERMES DE LAQUELLE M X... LUI DEMANDAIT D'ENONCER LES CAUSES REELLES ET SERIEUSES DE SON LICENCIEMENT, IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR FAIT DROIT A LA DEMANDE DU SALARIE TENDANT A OBTENIR DES DOMMAGES-INTERETS POUR LICENCIEMENT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE, AUX MOTIFS QUE L'EMPLOYEUR QUI N'A PAS REPONDU A LA DEMANDE DU SALARIE FAITE EN APPLICATION DE L'ARTICLE L 122-14-2 PRECITE EST PRESUME DE MANIERE IRREFRAGABLE NE PAS AVOIR DE MOTIFS DE RUPTURE A FAIRE VALOIR, ALORS QU'IL ETAIT CONSTANT QUE LA SOCIETE SOCOLEC AVAIT INDIQUE AU SALARIE LORS DE L'ENTRETIEN PREALABLE LES MOTIFS DE LA RUPTURE ;<br>
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 QUE LA LETTRE DE LICENCIEMENT SE REFERAIT A CET ENTRETIEN ET QUE L'EMPLOYEUR AVAIT VERBALEMENT REPONDU A LA DEMANDE DU SALARIE EN LUI CONFIRMANT CES MOTIFS ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'EMPLOYEUR QUI NE SATISFAIT PAS AUX PRESCRIPTIONS D'ORDRE PUBLIC DE L'ARTICLE 122-14-2 PRECITE, EST EN PRINCIPE REPUTE NE PAS AVOIR EU DE MOTIF REEL ET SERIEUX DE LICENCIEMENT ;<br>
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 QU'EN L'ESPECE, LA SOCIETE SOCOLEC N'AYANT PAS REPONDU DANS LES DELAIS ET FORMES PRESCRITES A LA DEMANDE ECRITE DU SALARIE, CE QUE LA SIMPLE REFERENCE DANS LA LETTRE DE LICENCIEMENT A L'ENTRETIEN PREALABLE NI L'ENONCE VERBAL - A LE SUPPOSER MEME ETABLI - DE CES GRIEFS NE POUVAIT PALLIER, LA COUR D'APPEL A EXACTEMENT DECIDE QUE LE LICENCIEMENT ETAIT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 5 FEVRIER 1980 PAR LA COUR D'APPEL D'ANGERS ;<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1976-10-26 Bulletin 1976 V N. 521 p. 427 (CASSATION). CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1977-11-30 Bulletin 1977 V N. 657 (2) p. 527 (REJET). CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1979-01-10 Bulletin 1979 V N. 18 p. 14 (REJET). CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1980-02-27 Bulletin 1980 V N. 189 p. 142 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail L122-14-2
**ECLI:** 
**Résumé:** L'employeur qui ne satisfait pas aux prescriptions d'ordre public de l'article L 122-14-2 du Code du travail est en principe réputé ne pas avoir eu de motif réel et sérieux de licenciement. En conséquence il ne saurait être fait grief à une Cour d'appel d'avoir condamné à des dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse un employeur n'ayant pas répondu dans les délais et formes prescrits à la demande par laquelle le salarié lui demandait d'énoncer les causes réelles et sérieuses de son licenciement, la simple référence, dans sa lettre de licenciement, à l'entretien préalable ni l'énoncé verbal - à le supposer même établi - de ces griefs ne pouvant y pallier.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Formalités légales - Notification des causes du licenciement - Inobservation - Portée.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Cause - Cause réelle et sérieuse - Notification écrite au salarié - Obligation - Inobservation - Portée.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Formalités légales - Lettre de licenciement - Contenu - Référence à l'entretien préalable - Portée.