# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 9 juillet 1975, 74-11.783, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006994874
**Date de décision:** 1975-07-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006994874

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN: ATTENDU, SELON LE JUGEMENT ATTAQUE RENDU EN DERNIER RESSORT, QUE, LE 7 JANVIER 1972, TAVERNIER AYANT LAISSE SON VEHICULE AUTOMOBILE STATIONNER LA NUIT SUR LA VOIE PUBLIQUE DEVANT L'HOTEL DE DECOLIN OU IL SEJOURNAIT, UN PAN DE NEIGE SE DETACHA DE LA TOITURE DE L'IMMEUBLE ET TOMBA SUR LE VEHICULE QUI FUT ENDOMMAGE;<br>
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 QUE TAVERNIER SE PREVALANT NOTAMMENT DES ARTICLES 1382 ET 1383 DU CODE CIVIL DEMANDA REPARATION DE SON PREJUDICE A DECOLIN;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AU JUGEMENT D'AVOIR REJETE LA DEMANDE ALORS D'UNE PART, QUE, DANS UNE REGION ENNEIGEE, L'ABSENCE DE PRESCRIPTIONS REGLEMENTAIRES A CET EGARD ET LA STRUCTURE DE LA TOITURE N'AURAIT PAS DISPENSE LE PROPRIETAIRE DE L'IMMEUBLE DE PRENDRE LES PRECAUTIONS NECESSAIRES POUR REMEDIER AUX CONSEQUENCES DE CHUTE DE BLOCS DE NEIGE PROVENANT DU TOIT, ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE LE RADOUCISSEMENT DE LA TEMPERATURE QUI, SEL ON LE JUGEMENT, SERAIT A L'ORIGINE DE L'ACCIDENT N'AURAIT ETE NI IMPREVISIBLE, NI IRRESISTIBLE DANS SES CONSEQUENCES;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LE JUGEMENT OBSERVE QU'AUCUN ARRETE MUNICIPAL NE PRESCRIVAIT AUX HABITANTS DE LA LOCALITE DE MUNIR LEURS TOITURES D'UN SYSTEME DE PROTECTION CONTRE LA CHUTE D'UN BLOC DE NEIGE;<br>
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 QU'IL ENONCE QU'IL N'EST PAS FAIT GRIEF A DECOLIN DE CE QUE SA TOITURE PRESENTERAIT EN RAISON DE SA PENTE UN RISQUE ANORMAL SUSCEPTIBLE DE PROVOQUER UN ACCIDENT EN CAS DE CHUTE DE NEIGE;<br>
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ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS ET ABSTRACTION FAITE D'UN MOTIF TIRE DE L'ARTICLE 1384 DU CODE CIVIL QUI EST SURABONDANT, LE TRIBUNAL D'INSTANCE A PU ESTIMER QUE LA RESPONSABILITE DE DECOLIN NE POUVAIT ETRE RETENUE AU REGARD DES ARTICLES 1382 ET 1383 DU CODE CIVIL;<br>
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SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE AU JUGEMENT D'AVOIR ECARTE L'APPLICATION AUX FAITS DE LA CAUSE DE L'ARTICLE 1952 DU CODE CIVIL, DONT TAVERNIER S'ETAIT EGALEMENT PREVALU, SANS RECHERCHER SI DECOLIN N'AVAIT PAS L'HABITUDE DE FAIRE STATIONNER LES VOITURES DE SES CLIENTS A L'EMPLACEMENT OU TAVERNIER AVAIT GARE LA SIENNE, ET N'AVAIT PAS ENGAGE CELUI-CI A PLACER SON AUTOMOBILE A CET ENDROIT, CIRCONSTANCES QUI AURAIENT ETE DE NATURE A ENGAGER LA RESPONSABILITE DE L'HOTELIER SUR LA BASE DU TEXTE PRECITE;<br>
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MAIS ATTENDU QU'EN ENONCANT QUE L'AUTOMOBILE DE TAVERNIER ETAIT STATIONNEE SUR LA VOIE PUBLIQUE L'ARRET A ADMIS NECESSAIREMENT QUE L'HOTELIER N'AVAIT MIS A LA DISPOSITION DE SON CLIENT AUCUN LOCAL OU AUCUN EMPLACEMENT DETERMINE POUR LA GARER, DE SORTE QUE CE VEHICULE ETAIT ETRANGER AUX RAPPORTS CONTRACTUELS DES PARTIES;<br>
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 QU'EN L'ETAT DE CES MOTIFS LE JUGE DU FOND, N'A PAS ENCOURU LA CRITIQUE DU POURVOI;<br>
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QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
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PAR CES MOTIFS: REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 30 OCTOBRE 1973 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DU PUY-EN-VELAY<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1961-02-17 Bulletin 1961 II N. 138 p.101 (REJET). (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1963-01-18 Bulletin 1963 II N. 64 (2) p.48 (REJET). (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1971-01-20 Bulletin 1971 II N. 23 p.15 (CASSATION). (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1961-06-06 Bulletin 1961 I N. 290 p.231 (CASSATION). (2)
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1963-01-18 Bulletin 1963 II N. 64 (1) p.48 (REJET). (2)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1382,Code civil 1383,Code civil 1952
**ECLI:** 
**Résumé:** Saisis par un automobiliste, dont le véhicule a été endommagé par un pan de neige s'étant détaché de la toiture de l'hôtel devant lequel il était stationné, d'une action en réparation de son préjudice formée contre l'hôtelier propriétaire de l'immeuble, les juges du fond qui ont relevé d'une part qu'aucun arrêté municipal ne prescrivait aux habitants de la localité de munir leurs toitures d'un système de protection contre la chute d'un bloc de neige, d'autre part qu'il n'était pas fait grief au défendeur de ce que sa toiture présenterait en raison de sa pente un risque anormal susceptible de provoquer un accident en cas de chute de neige, ont pu décider que la responsabilité de ce dernier ne pouvait être retenue au regard des articles 1382 et 1383 du Code civil.,En énonçant que l'automobile du client d'un hôtel était stationnée sur la voie publique, le jugement a admis nécessairement que l'hôtelier n'avait mis à sa disposition aucun local ou aucun emplacement déterminé pour la garer, de sorte que ce véhicule était étranger aux rapports contractuels des parties. Il ne saurait donc être reproché à cette décision d'avoir écarté l'application de l'article 1952 du Code civil, dont le client s'était prévalu pour obtenir réparation des dégâts subis par ledit véhicule endommagé par la chute d'un pan de neige qui s'était détaché de la toiture de l'hôtel.
**Mots-clés:** 1) RESPONSABILITE CIVILE - Faute - Immeuble - Chute de neige - Voiture en stationnement endommagée - Responsabilité de l'hôtelier, propriétaire de l'immeuble - Conditions.,* RESPONSABILITE CIVILE - Faute - Neige - Chute d'un toit - Responsabilité du propriétaire - Hôtelier - Conditions.,* RESPONSABILITE CIVILE - Faute - Propriétaire - Immeuble - Amas de neige sur le toit - Chute sur un véhicule en stationnement - Hôtelier.,* HOTELIER - Responsabilité - Conditions - Automobile - Stationnement devant l'hôtel - Chute de neige.,2) HOTELIER - Responsabilité - Conditions - Dépôt - Lieu - Automobile stationnée sur la voie publique (non).,* DEPOT CONTRAT - Hôtelier - Responsabilité - Conditions - Lieu du dépôt - Automobile stationnée sur la voie publique (non).