# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 2ème chambre - formation à 3, 05/05/2009, 07MA04092, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021100580
**Date de décision:** 2009-05-05
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 2ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021100580

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 16 octobre 2007, présentée pour Mme Halima Y épouse X, élisant domicile ... ; par Me Céline Coupard, avocate ; Mme X demande à la Cour :<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 0700338 du Tribunal administratif de Montpellier en date du 3 juillet 2007 qui a rejeté ses conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour prise à son encontre le 13 décembre 2006 par le préfet des Pyrénées-Orientales ;<br>
       2°) d'annuler pour excès de pouvoir cette décision ;<br>
       3°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales, sous astreinte, de lui délivrer un certificat de résident ;<br>
       4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
       Vu le décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 relatif au rapporteur public des juridictions administratives et au déroulement de l'audience devant ces juridictions ;<br>
       Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'État, en date du 27 janvier 2009, fixant la liste des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 31 mars 2009 :<br>
       - le rapport de M. Renouf, rapporteur,<br>
       - et les conclusions de M. Brossier, rapporteur public ;<br>
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       Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, tel que modifié par l'avenant du 11 juillet 2001,  le certificat de résidence d'un an portant la mention vie privée et familiale est délivré de plein droit : (...) 7° Au ressortissant algérien, résidant habituellement France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays.  ;<br>
       Considérant qu'il est constant que le médecin inspecteur de la santé publique, saisi par le préfet des Pyrénées-Orientales, a émis un avis en date du 7 novembre 2006 selon lequel, si l'état de santé de Mme X nécessitait une prise en charge médicale de longue durée, elle pouvait avoir accès dans son pays d'origine à un traitement approprié à sa pathologie ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet se soit cru lié par l'avis précité ; que Mme X, en se bornant à se prévaloir de certificats médicaux qu'elle produit faisant état notamment de l'incidence psychologique de l'éloignement de l'intéressée de son époux mais dont aucun n'affirme l'impossibilité de bénéficier d'un traitement approprié dans son pays, n'établit pas que ledit préfet aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation ;<br>
       Considérant, en second lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,  1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à  la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté par adoption des motifs des premiers juges ;<br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa requête tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour prise à son encontre le 13 décembre 2006 par le préfet des Pyrénées-Orientales ;<br>
       Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
       Considérant qu'aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative :  Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution.  ; <br>
       Considérant que le présent arrêt n'implique aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions de Mme X tendant à ce que la Cour enjoigne au préfet des Pyrénées-Orientales de lui délivrer un titre de séjour mention vie privée et familiale ou de réexaminer sa demande ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
       Considérant que les dispositions de l'article susvisé font obstacle à ce que l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à Mme X la somme qu'elle demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
DECIDE :<br>
Article 1er :	La requête de Mme Y épouse X est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme Halima Y épouse X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Pyrénées-Orientales.<br>
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N° 07MA040922<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**