# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 1 avril 1974, 73-10.337, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006992444
**Date de décision:** 1974-04-01
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006992444

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : VU LE PRINCIPE DE L'AUTORITE ABSOLUE DE LA CHOSE JUGEE AU PENAL, ENSEMBLE L'ARTICLE 1351 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QUE LE JUGE CIVIL NE PEUT MECONNAITRE CE QUI A ETE CERTAINEMENT ET NECESSAIREMENT JUGE PAR LE JUGE PENAL ;<br>
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ATTENDU, SELON L'ARRET PARTIELLEMENT INFIRMATIF ATTAQUE, QUE DE JOUR, SUR UNE ROUTE, TENEZE, QUI CONDUISANT SA VOITURE AUTOMOBILE SUIVAIT DEUX POIDS LOURDS ET N'AVAIT VU QUE CELUI LE PRECEDANT IMMEDIATEMENT, UN ENSEMBLE SEMI-REMORQUE, ENTREPRIT DE DEPASSER CELUI-CI AU MOMENT OU L'AUTRE, UN CAMION APPARTENANT A LA LAITERIE MASSIP ET CONDUIT PAR CATTAI, OPERAIT UN CHANGEMENT DE DIRECTION A GAUCHE POUR S'ENGAGER DANS UN CHEMIN S'OUVRANT DE CE COTE DE LA CHAUSSEE ET CONDUISANT A UNE LAITERIE, QUE CATTAI AYANT ARRETE SON VEHICULE POUR LAISSER PASSER UN AUTRE CAMION CIRCULANT EN SENS INVERSE, LE VEHICULE DE TENEZE HEURTA LA PARTIE ARRIERE DROITE DU CAMION DE LA LAITERIE MASSIP ;<br>
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 QUE TENEZE FUT BLESSE AINSI QUE SA PASSAGERE DAME X... ;<br>
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 QUE POURSUIVI DU CHEF DE BLESSURES INVOLONTAIRES IL FUT RELAXE PAR LA COUR D'APPEL, LA PREUVE N'ETANT PAS RAPPORTEE QU'IL EUT COMMIS DES FAUTES EN RELATION AVEC L'ACCIDENT ;<br>
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 QUE TENEZE ET DAME X... ONT ENSUITE DEMANDE REPARATION DE LEUR PREJUDICE A CATTAI, A LA LAITERIE MASSIP, ET A L'ASSUREUR DE CELLE-CI, LA COMPAGNIE MUTUELLE GENERALE ACCIDENTS, EN INVOQUANT L'ARTICLE 1382 ET L'ARTICLE 1384 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QUE LES PREMIERS JUGES AYANT FAIT DROIT A LA DEMANDE, L'ARRET, APRES AVOIR RELEVE QUE LES DEFENDEURS POUVAIENT PRETENDRE ETRE EXONERES EN TOTALITE OU EN PARTIE DE LEUR RESPONSABILITE DU FAIT DE TENEZE, ENONCE QUE CELUI-CI, QUI NE JOUISSAIT QUE D'UNE COURTE LIGNE DROITE AU SORTIR D'UN VIRAGE ET D'UNE VISIBILITE TRES LIMITEE PUISQU'IL NE VOYAIT NI LE CAMION DE CATTAI, NI LE CAMION VENANT EN SENS INVERSE, ET QUI, EN OUTRE N'A PAS VU LE PANNEAU SIGNALANT L'ACCES A LA LAITERIE, A ETE IMPRUDENT EN TENTANT DE DOUBLER DANS CES CONDITIONS PRECAIRES LE VEHICULE QUI LE PRECEDAIT IMMEDIATEMENT ;<br>
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ATTENDU QU'EN SE FONDANT AINSI SUR DES FAUTES IMPUTEES A TENEZE, LES JUGES D'APPEL ONT MECONNU DONC VIOLE LE PRINCIPE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE SE PRONONCER SUR LE SECOND MOYEN : CASSE ET ANNULE, EN TOUTES SES DISPOSITIONS, L'ARRET RENDU, ENTRE LES PARTIES, LE 6 NOVEMBRE 1972 PAR LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AGEN<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1960-05-04 Bulletin 1960 II N. 276 (1) P. 189 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES $ CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1960-06-23 Bulletin 1960 II N. 402 P. 281 (CASSATION) ET L'ARRET CITE CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1962-01-10 Bulletin 1962 II N. 43 P. 30 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1967-02-22 Bulletin 1967 II N. 86 P. 60 (CASSATION) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1968-03-27 Bulletin 1968 II N. 97 P. 66 (CASSATION) ET L'ARRET CITE CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1970-03-04 Bulletin 1970 II N. 78 (2) P. 61 (REJET) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1351,Code civil 1382,Code civil 1384
**ECLI:** 
**Résumé:** LE JUGE CIVIL NE PEUT MECONNAITRE CE QUI A ETE CERTAINEMENT  ET NECESSAIREMENT JUGE PAR LE JUGE PENAL.                LORSQU'A LA SUITE D'UNE COLLISION ENTRE UNE AUTOMOBILE  ET UN CAMION, LE CONDUCTEUR DE L'AUTOMOBILE POURSUIVI DEVANT LA  JURIDICTION CORRECTIONNELLE DU CHEF DE BLESSURES INVOLONTAIRES SUR  LA PERSONNE DE SON PASSAGER A ETE RELAXE AU MOTIF QUE LA PREUVE N 'ETAIT PAS RAPPORTEE QU'IL EUT COMMIS DES FAUTES EN RELATION AVEC L 'ACCIDENT, LES JUGES CIVILS STATUANT SUR L'ACTION EN REPARATION DE  LEUR PREJUDICE INTENTEE PAR CET AUTOMOBILISTE ET SON PASSAGER CONTRE  LE CHAUFFEUR ET LE PROPRIETAIRE DU CAMION, SUR LA BASE DES ARTICLES  1382 ET 1384 DU CODE CIVIL, NE PEUVENT SANS VIOLER LE PRINCIPE DE L 'AUTORITE ABSOLUE DE LA CHOSE JUGEE AU PENAL, RELEVER QUE LES  DEFENDEURS POUVAIENT ETRE EXONERES EN TOTALITE OU EN PARTIE DE LEUR  RESPONSABILITE DU FAIT DE L'AUTOMOBILISTE EN SE FONDANT SUR DES  FAUTES D'IMPRUDENCE IMPUTEES A CE DERNIER.
**Mots-clés:** CHOSE JUGEE - AUTORITE DU PENAL - HOMICIDE OU BLESSURES  INVOLONTAIRES - RELAXE - PORTEE - INTERDICTION AUX JUGES CIVILS DE  RELEVER UNE FAUTE DELICTUELLE.,* CHOSE JUGEE - AUTORITE DU PENAL - HOMICIDE OU BLESSURES  INVOLONTAIRES - RELAXE - PORTEE - ARTICLE 1384 DU CODE CIVIL -  IMPOSSIBILITE DE RETENIR UNE FAUTE CIVILE.,* CHOSE JUGEE - AUTORITE DU PENAL - HOMICIDE OU BLESSURES  INVOLONTAIRES - RELAXE - PORTEE - ARTICLE 1384 DU CODE CIVIL - FAUTE  DE LA VICTIME - PARTAGE DE RESPONSABILITE - IMPOSSIBILITE.,* RESPONSABILITE CIVILE - CHOSES INANIMEES - ARTICLE 1384 DU CODE  CIVIL - RESPONSABILITE DE PLEIN DROIT - PARTAGE DE RESPONSABILITE -  FAUTE DE LA VICTIME - RELAXE DE LA VICTIME PAR LA JURIDICTION PENALE  - PORTEE.,* CHOSE JUGEE - AUTORITE DU PENAL - HOMICIDE OU BLESSURES  INVOLONTAIRES - RELAXE - PORTEE - ARTICLE 1384 DU CODE CIVIL -  CAUSES D'EXONERATION.