# Conseil d'État, , 07/07/2008, 317901, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000019216345
**Date de décision:** 2008-07-07
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000019216345

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 2 juillet 2008 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Aminata A, demeurant ... ; Mme A demande au juge des référés du Conseil d'Etat, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre l'exécution de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France confirmant la décision implicite par laquelle le consul général de France à Bamako a refusé de délivrer un visa de long séjour à sa fille Fatoumata Traore ;<br>
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              elle soutient que l'urgence résulte de l'atteinte à son  droit de mener une vie privée et familiale normale, tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ; qu'en effet, elle méconnaît l'article 9 de la convention internationale des droits de l'enfant ;<br>
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              Vu la copie de la requête à fin d'annulation et le recours présenté le 10 juin 2008 à la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ;<br>
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	Vu les autres pièces du dossier ;<br>
              Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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              Vu la convention internationale sur le droits de l'enfant ;<br>
	Vu le code de justice administrative ;<br>
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	Vu les autres pièces du dossier ;<br>
              Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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              Vu la convention internationale sur le droits de l'enfant ;<br>
	Vu le code de justice administrative ;<br>
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              Considérant qu'aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision » ; qu'en vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter sans instruction ni audience les demandes qui ne présentent pas un caractère d'urgence ;<br>
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              Considérant qu'il résulte de l'instruction que Mme A a sollicité le 10 janvier 2008 auprès des services du consulat général de France à Bamako un visa de long séjour en faveur de son enfant ; qu'elle a saisi le 10 juin 2008 la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France d'un recours contre le rejet de cette demande ; que, dès le 2 juillet 2008, et alors qu'aucun refus, même implicite, n'avait été opposé à sa demande, elle a introduit une demande de suspension devant le juge des référés du Conseil d'Etat ;<br>
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              Considérant que dans le cas où une décision administrative ne peut être déférée au juge qu'après l'exercice d'un recours administratif préalable, une requête tendant à la suspension de cette décision peut être présentée au juge des référés dès que ce recours préalable obligatoire a été formé ; que le requérant doit toutefois démontrer l'urgence qui justifie la saisine du juge des référés avant même que l'administration ait statué sur le recours introduit devant elle ;<br>
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              Considérant qu'en l'espèce et en l'absence de circonstances particulières, une telle urgence n'est pas justifiée à la suite de la saisine, dès le 2 juillet 2008, du juge des référés, alors que le recours devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France n'avait été introduit que le 10 juin précédent ; que la requête doit en conséquence être rejetée selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative ;<br>
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<br>O R D O N N E :<br>
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Article 1er : La requête de Mme Aminata A est rejetée.<br>
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme Aminata A.<br>
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**