# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 3e chambre, du 11 septembre 2001, 00BX00142, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007500118
**Date de décision:** 2001-09-11
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 3E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007500118

## Contenu de la décision

<br>    Vu le recours, enregistré au greffe de la cour le 21 janvier 2000, présenté par le MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE ;<br>    Le ministre demande à la cour :<br>    1°) d'annuler le jugement n° 9800560, en date du 18 novembre 1999, par lequel le tribunal administratif de Saint- Denis-de-la-Réunion a annulé sa décision du 13 mai 1998 refusant à Mme Monique X... le bénéfice de l'indemnité d'éloignement ;<br>    2°) de rejeter la demande de Mme Monique X... ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le décret n° 53-1266 du 22 décembre 1953 modifié ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel et le code de justice administrative ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 6 juillet 2001 :<br>    - le rapport de Mme Leymonerie, premier conseiller ;<br>    - et les conclusions de M. Heinis, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que Mme X..., fonctionnaire au ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, avait sollicité le bénéfice de l'indemnité d'éloignement après son affectation à la Réunion le 1er septembre 1997 ; que, par une décision du 13 mai 1998, le MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE lui a signifié le rejet de sa demande ; que cette décision a été annulée par le tribunal administratif de Saint-Denis-de-la-Réunion ;<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 2 du décret susvisé du 22 décembre 1953 :  "Les fonctionnaires de l'Etat qui recevront une affectation dans l'un des départements de la Guadeloupe, de la Guyane française, de la Martinique ou de la Réunion, à la suite de leur entrée dans l'administration, d'une promotion ou d'une mutation et dont le précédent domicile était distant de plus de 3 000 km du lieu d'exercice de leurs nouvelles fonctions, percevront, s'ils accomplissent une durée minimum de service de quatre années consécutives, une indemnité dénommée "indemnité d'éloignement des départements d'outre-mer" non renouvelable dont les taux et les conditions d'attribution sont fixés ci-après  :<br>    L'indemnité d'éloignement est payable en trois fractions  :  la première lors de l'installation du fonctionnaire dans son nouveau poste, la seconde au début de la troisième année de service et la troisième après quatre ans de services ..." ;<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme X..., née à la Réunion le 29 avril 1947, est venue en métropole avec ses parents en 1966 où elle a terminé ses études  ; qu'à l'issue de celles-ci, elle a été recrutée par l'administration le 1er septembre 1969 en qualité d'agent de constatation des impôts stagiaire puis titularisée dans ce grade le 1er juillet 1970  ; qu'elle a été mutée à la Réunion, à sa demande, le 1er septembre 1997 ; que, depuis son affectation dans ce département, elle n'y a pas acquis de résidence ; que, si Mme X... a fait valoir ses origines réunionnaises pour bénéficier, d'une part, de congés bonifiés à sept reprises entre 1974 et 1996, d'autre part, de 40 points accordés aux agents afin de faciliter leur retour dans le département d'outre-mer dont ils sont originaires et a demandé sa mutation à la Réunion en 1997, elle soutient sans être contredite que sa mère, sa fille et sa petite-fille demeurent en métropole  ; qu'ainsi, eu égard à la durée de son séjour en métropole, soit 31 ans dont 27 dans les services du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, à la circonstance que sa proche famille y réside, Mme X... doit être regardée comme y ayant établi le centre de ses intérêts matériels et moraux ; qu'ainsi, elle remplit les conditions fixées par les dispositions susrappelées de l'article 2 du décret du 22 décembre 1953  ; que, par suite, le MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Saint-Denis-de- la-Réunion a annulé sa décision du 13 mai 1998 ;<br>Article 1  : Le recours du MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE est rejeté.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Décret 53-1266 1953-12-22 art. 2
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 36-08-03-02 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - REMUNERATION - INDEMNITES ET AVANTAGES DIVERS - INDEMNITES ALLOUEES AUX FONCTIONNAIRES SERVANT OUTRE-MER (VOIR OUTRE-MER)