# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 5ème chambre (formation à 3), 06/10/2009, 09BX00499, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021191329
**Date de décision:** 2009-10-06
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 5ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021191329

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 23 février 2009, présentée pour M. William X dont l'adresse est celle du centre de rétention administrative de Bordeaux ;<br>
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        M. X demande à la cour : <br>
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        1°) d'annuler le jugement du 7 janvier 2009 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 7 juin 2008 par lequel le préfet de la Gironde a ordonné son placement en rétention administrative ; <br>
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        2°) d'annuler cet arrêté ; <br>
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        3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
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        Vu le code de justice administrative ;<br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 7 septembre 2009 :<br>
        - le rapport de M. Normand, conseiller ;<br>
        - et les conclusions de Mme Dupuy, rapporteur public ;<br>
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        Sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté de placement en rétention :<br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article L. 551-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Le placement en rétention d'un étranger dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire peut être ordonné lorsque cet étranger : 3° (...) faisant l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière pris en application des articles L. 511-1 à L. 511-3 et édicté moins d'un an auparavant (...), ne peut quitter immédiatement le territoire français  ;<br>
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        Considérant, en premier lieu, que, pour écarter le moyen tiré de ce que l'auteur de la décision attaquée ne justifiait d'aucune délégation de signature, les premiers juges ont relevé que, par arrêté du 19 septembre 2007 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 21 du 24 août au 19 septembre 2007, le préfet de la Gironde avait donné à M. Labadens, secrétaire administratif de préfecture, délégation pour signer les décisions de placement en rétention des étrangers en situation irrégulière ; qu'il y a lieu, par adoption de ces motifs retenus à bon droit par les premiers juges, d'écarter le moyen présenté sur ce point en appel par le requérant ;<br>
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        Considérant, en deuxième lieu, que, pour écarter le moyen tiré par le requérant de ce que l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé en droit et en fait, les premiers juges ont relevé que l'arrêté fait référence aux articles L. 551-1 à 3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise, d'une part, que l'intéressé fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire prononcée le 4 décembre 2007, d'autre part,  qu'il ne peut quitter immédiatement le territoire français et qu'il ne présente pas de garanties de représentation effectives  ; qu'il y a lieu, par adoption de ces motifs retenus à bon droit par les premiers juges, d'écarter le moyen présenté sur ce point en appel par le requérant ;<br>
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        Considérant, en troisième lieu, qu'il ressort des pièces du dossier qu'à la date à laquelle a été pris l'arrêté contesté, M. X faisait l'objet d'une mesure de reconduite à la frontière édictée moins d'un an auparavant et avait fait l'objet, le 15 mai 2008, d'une condamnation pénale pour refus d'embarquement ; que, dès lors, le moyen tiré de ce que le préfet n'a pu légalement placer le requérant en rétention ne saurait être accueilli ; <br>
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        Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande ;<br>
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        Sur l'application des articles 37 deuxième alinéa de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative : <br>
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        Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par M. X au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
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DÉCIDE :<br>
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Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
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No 09BX00499<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**