# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 1 avril 1981, 80-10.860, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007008241
**Date de décision:** 1981-04-01
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007008241

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    ATTENDU QUE LE 1ER AVRIL 1966, LA SOCIETE ANONYME BOURGUIGNONNE D'APPLICATIONS PLASTIQUES (SBAP) A SOUSCRIT UN CONTRAT D'ASSURANCE MALADIE COMPLEMENTAIRE AU PROFIT DE SES SALARIES AUPRES D'UNE COMPAGNIE D'ASSURANCES EN PRENANT EN CHARGE LA MOITIE DE LA PRIME, L'AUTRE MOITIE ETANT PAYEE PAR LE SALARIE AYANT ADHERE AU CONTRAT; QU'A LA SUITE D'UN CONTROLE EFFECTUE EN 1978 PAR L'URSSAF, CET ORGANISME AYANT DECIDE QUE LE MONTANT DES PRIMES VERSEES PAR LA SOCIETE POUR SES SALARIES DEVAIT ETRE INTEGRE DANS L'ASSIETTE DES COTISATIONS SOCIALES DUES PAR ELLE, A EFFECTUE UN REDRESSEMENT DE COTISATIONS CONCERNANT LA PERIODE NON PRESCRITE DE 1973 A 1978;<br>
   ATTENDU QUE L'URSSAF FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DIT QU'IL N'Y AVAIT PAS LIEU A REDRESSEMENT RETROACTIF DE COTISATIONS AU MOTIF NOTAMMENT QUE LORS D'UN CONTROLE AYANT EU LIEU EN 1969, L'URSSAF N'AVAIT PAS CRITIQUE LE MODE DE CALCUL DE L'ASSIETTE DES COTISATIONS ADOPTE PAR LA SOCIETE ALORS QUE LE CARACTERE D'ORDRE PUBLIC DE LA LEGISLATION SOCIALE INTERDIT AUX ORGANISMES CHARGES DU RECOUVREMENT DES COTISATIONS D'ACQUIESCER A DES ERREMENTS CONTRAIRES A CETTE LEGISLATION;<br>
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   MAIS ATTENDU QU'AYANT PAR UNE APPRECIATION DE L'ENSEMBLE DES ELEMENTS DE LA CAUSE DEDUIT DU DEFAUT D'OBSERVATIONS A LA SUITE DU CONTROLE DE L'URSSAF L'EXISTENCE D'UNE DECISION IMPLICITE PRISE SUR LA LEGIMITE DE LA PRATIQUE SUIVIE PAR L'EMPLOYEUR, LA COUR D'APPEL A EXACTEMENT ESTIME QUE, QUEL QUE SOIT LE CARACTERE IMPERATIF DE LA LEGISLATION DE SECURITE SOCIALE, L'URSSAF ETAIT LIEE PAR CETTE DECISION JUSQU'A NOTIFICATION D'UNE DECISION NOUVELLE SANS CARACTERE RETROACTIF FONDEE SUR UNE INTERPRETATION DIFFERENTE DES TEXTES; QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 19 DECEMBRE 1979 PAR LA COUR D'APPEL DE DIJON.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1975-06-05 Bulletin 1975 V N. 313 p. 273 (REJET). CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1979-01-18 Bulletin 1979 V N. 57 p. 42 (CASSATION) et les arrêts cités. CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1979-06-07 Bulletin 1979 V N. 495 p. 366 (REJET) et les arrêts cités. CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1979-06-13 Bulletin 1979 V N. 534 p. 392 (REJET). CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1979-10-17 Bulletin 1979 V N. 748 (2) p. 552 (CASSATION PARTIELLE) et les arrêts cités. CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1980-01-24 Bulletin 1980 V N. 83 p. 60 (CASSATION) et l'arrêt cité<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Quel que soit le caractère impératif de la législation de sécurité sociale, l'existence d'une décision implicite de l'URSSAF découlant de l'absence de critique, lors d'un contrôle, du mode de calcul de l'assiette des cotisations adopté par l'employeur, - qui en avait exclu le montant de la prime d'assurance maladie complémentaire au profit de ses salariés -, lie l'organisme de recouvrement jusqu'à notification d'une décision nouvelle, sans caractère rétroactif, fondé sur une interprétation différente des textes.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - Cotisations - Assiette - Décision de la caisse - Décision implicite - Absence de critique lors d'un contrôle.,* SECURITE SOCIALE - Caisse - Décision - Retrait - Effet - Date - Décision relative à l'assiette des cotisations.,* SECURITE SOCIALE - Cotisations - Assiette - Primes d'assurance complémentaire maladie versées par l'employeur.