# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 4 mars 1965, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006967765
**Date de décision:** 1965-03-04
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006967765

## Contenu de la décision

<p>SUR LES CONCLUSIONS DE MISE HORS DE CAUSE DE Y... ET DE LA GARANTIE MUTUELLE DES FONCTIONNAIRES : ATTENDU QU'A RAISON DE L'INDIVISIBILITE, IL N'Y A PAS LIEU DE PRONONCER LA MISE HORS DE CAUSE SOLLICITEE ; </p>
<p>SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A L'ARRET, STATUANT SUR L'EVALUATION DES PREJUDICES CORPOREL ET MATERIEL SUBIS PAR X..., DU FAIT D'UN ACCIDENT DONT Y... ET LA GARANTIE MUTUELLE DES FONCTIONNAIRES ONT ETE DECLARES SOLIDAIREMENT RESPONSABLES, D'AVOIR, TOUT EN MAJORANT LE MONTANT DU PREJUDICE FIXE PAR LES PREMIERS JUGES, ALLOUE UNE INDEMNITE INFERIEURE EN FAISANT ENTRER, DANS LES PRELEVEMENTS DES CAISSES DE SECURITE SOCIALE, OUTRE LE CAPITAL CONSTITUTIF DE LA RENTE, LES ARRERAGES ECHUS DE CETTE DERNIERE, SANS PRECISER DE QUELLE MANIERE LEDIT CAPITAL AVAIT ETE CALCULE, ET ALORS QUE LESDITS ARRERAGES N'AURAIENT PU VENIR S'AJOUTER AU CAPITAL REPRESENTATIF ; </p>
<p>MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE POUR L'APPRECIATION SOUVERAINE QU'ILS FONT DU MONTANT DE LA REPARATION, LES JUGES DU FOND NE SONT PAS TENUS D'ANALYSER SPECIALEMENT CHACUN DES ELEMENTS SUR LESQUELS ILS FONDENT LEUR EVALUATION ; </p>
<p>ET ATTENDU D'AUTRE PART QU'APRES AVOIR RELEVE QUE LA CAISSE REGIONALE DE SECURITE SOCIALE DE PARIS JUSTIFIAIT AVOIR VERSE A X... AU 28 FEVRIER 1960 DES SOMMES COMPRENANT DES ARRERAGES DE RENTE AU REMBOURSEMENT DESQUELLES ELLE AVAIT DROIT, ET QU'ELLE VERSAIT, DEPUIS LE 1ER MARS 1960, AUDIT X..., UNE RENTE ANNUELLE MAJOREE, EN VERTU D'UNE DISPOSITION LEGALE ET CORRESPONDANT A UN CAPITAL CONSTITUTIF QU'ELLE FIXE, LA COUR D'APPEL A DECIDE QU'IL Y AVAIT LIEU, POUR L'ESTIMATION DE L'ENSEMBLE DES DOMMAGES AU JOUR DE LA DECISION, D'INCLURE DANS L'EVALUATION DE LA CREANCE DE LA SECURITE SOCIALE OUTRE LES ARRERAGES ECHUS JUSQU'AU JOUR DE LA FIXATION DE LA RENTE " ACTUELLEMENT PAYEE " A LA VICTIME LE NOUVEAU CHIFFRE DU CAPITAL DEVANT COUVRIR LES ARRERAGES A ECHOIR DE LA NOUVELLE RENTE MAJOREE ; </p>
<p>QUE PAR CES MOTIFS, EXEMPTS DE LA CONTRADICTION PRETENDUE, L'ARRET EST LEGALEMENT JUSTIFIE ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 18 MAI 1961 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS. N° 61-13.785. X... C/ Y... ET AUTRES. PRESIDENT : M. DROUILLAT.- RAPPORTEUR : M. DUBOIS.- AVOCAT GENERAL : M. AMOR.- AVOCATS : MM. FORTUNET, TALAMON ET DESACHE. A RAPPROCHER : CRIM. : 11 JANVIER 1962, BULL. CRIM. 1962, N° 34, P. 60 ; </p>
<p>30 JANVIER 1964, BULL. 1964, II, N° 107, P. 79 ; </p>
<p>27 OCTOBRE 1964, BULL 1964, IV, N° 713, P. 586 ET LES ARRETS CITES.</p>

## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** EST LEGALEMENT JUSTIFIE L'ARRET QUI, POUR EVALUER L'INDEMNITE REVENANT A LA VICTIME D'UN ACCIDENT DU TRAVAIL, FIXE LA CREANCE DE LA SECURITE SOCIALE EN Y INCLUANT, OUTRE LES ARRERAGES ECHUS JUSQU'AU JOUR DE LA FIXATION DE LA RENTE VERSEE A LA VICTIME A LA DATE DE L'ARRET, LE MONTANT DU CAPITAL DEVANT COUVRIR LES ARRERAGES A ECHOIR DE LA NOUVELLE RENTE MAJOREE.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - ACCIDENT DU TRAVAIL - TIERS RESPONSABLE - RECOURS DE LA VICTIME - INDEMNITE COMPLEMENTAIRE - EVALUATION - CAPITAL CONSTITUTIF DE LA RENTE - CALCUL