# Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 28 septembre 2022, 22-85.547, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000046389097
**Date de décision:** 2022-09-28
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000046389097

## Contenu de la décision

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : <br>
<br>N° R 22-85.547 FS-B<br>
<br> N° 01335<br>
<br>
<br> RB5<br> 28 SEPTEMBRE 2022<br>
<br>
<br> IRRECEVABILITE<br>
<br>
<br> M. BONNAL président,<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br> R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E<br> ________________________________________<br>
<br>
<br> AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS<br> _________________________<br>
<br>
<br> ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, <br> DU 28 SEPTEMBRE 2022<br>
<br>
<br>
<br>  M. [M] [H] a formé un recours contre l'ordonnance du juge d'instruction du tribunal judiciaire de Lyon, en date du 24 juin 2022, qui, dans l'information suivie notamment contre lui des chefs d'association de malfaiteurs et détention illégale de produit ou engin explosif, s'est dessaisi au profit de la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (JUNALCO).   <br>
<br>  Un mémoire a été produit.<br>
<br> Sur le rapport de Mme Sudre, conseiller, les observations de la SCP Piwnica et Molinié, avocat de M. [M] [H], et les conclusions de M. Valat, avocat général, après débats en l'audience publique du 28 septembre 2022 où étaient présents M. Bonnal, président, Mme Sudre, conseiller rapporteur, M. de Larosière de Champfeu, Mme Leprieur, MM. Turbeaux, Laurent, Brugère, conseillers de la chambre, M. Mallard, Mme Guerrini, conseillers référendaires, M. Valat, avocat général, et Mme Boudalia, greffier de chambre,<br>
<br> la chambre criminelle de la Cour de cassation, composée des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt. <br>
<br>  Examen de la recevabilité du recours<br>
<br> Le recours formé par M. [H], le 30 juin 2022, plus de cinq jours après la notification de l'ordonnance de dessaisissement du juge d'instruction de Lyon au profit de la JUNALCO, rendue le 24 juin 2022, est irrecevable comme tardif en application de l'article 706-78 du code de procédure pénale.<br>
<br> PAR CES MOTIFS, la Cour :<br>
<br> DÉCLARE le recours IRRECEVABLE.  <br>
<br> Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président le vingt-huit septembre deux mille vingt-deux.,Crim., 7 septembre 2011, pourvoi n° 11-86.559, Bull. crim. 2011, n° 174 (irrecevabilité).

## Métadonnées

**Solution:** Irrecevabilité
**Lois appliquées:** Article 706-78 du code de procédure pénale.
**ECLI:** ECLI:FR:CCASS:2022:CR01335
**Résumé:** Le recours prévu par l'article 706-78 du code de procédure pénale, qui n'est pas un pourvoi en cassation, est irrecevable lorsqu'il est formé plus de cinq jours après la notification  au requérant de l'ordonnance de dessaisissement du juge d'instruction. Le délai n'est pas un délai franc
**Mots-clés:** INSTRUCTION - Ordonnances -  Ordonnance de dessaisissement -  Dessaisissement au profit d'une juridiction interrégionale spécialisée -  Recours -  Délai