# Cour Administrative d'Appel de Paris, 6ème Chambre, 19/10/2009, 08PA02531, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021262929
**Date de décision:** 2009-10-19
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Paris
**Formation:** 6ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021262929

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 15 mai 2008, présentée pour Mme Hélène Leya , demeurant c/o M. Jean B ..., par Me Mabanga ; Mme  demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0719795/3-2 du 9 avril 2008 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du <br>
15 novembre 2007 du préfet de police lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination ;   <br>
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté précité ; <br>
       3°)  d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
        Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
        Vu code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        Vu le code de justice administrative ; <br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 5 octobre 2009 :<br>
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       - le rapport de M. Dellevedove, rapporteur,<br>
       - les conclusions de Mme Dely, rapporteur public,<br>
       - et les observations de Me M. Mabanga pour Mme  ;<br>
        Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
       Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : (...) 11° A l'étranger résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative, après avis du médecin inspecteur de santé publique compétent au regard du lieu de résidence de l'intéressé ou à Paris, du médecin chef du service médical de la préfecture de police (...)  ; qu'il appartient à l'étranger qui entend se prévaloir des dispositions précitées de fournir au juge, qui se prononce au vu des pièces du dossier, les éléments relatifs à la nature et à la gravité de l'affection en cause, afin de lui permettre de déterminer si cette affection remplit les conditions définies par lesdites dispositions à la date de la décision querellée ;<br>
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       Considérant que Mme , de nationalité congolaise, fait valoir qu'elle souffre d'un syndrome de stress post-traumatique, d'une hypertension artérielle et d'un diabète non insulino-dépendant qui lui imposeraient de rester en France ; que, toutefois, s'il ressort des pièces du dossier que son état santé nécessite une prise en charge médicale, elle n'établit pas qu'elle ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ; qu'en particulier, les documents généraux relatifs à la dégradation du système sanitaire de son pays et les certificats médicaux produits apparaissent insuffisamment circonstanciés à cet égard, ne précisant nullement en quoi la prise en charge médicale de ses pathologies ne serait pas possible dans son pays d'origine ; que la circonstance que l'avis du médecin, chef de la préfecture de police, n'ait pas été produit au dossier est sans incidence à cet égard et ne saurait suffire à établir que les premiers juges auraient commis une erreur de fait ou inexactement qualifié les faits soumis à leur contrôle alors même qu'ils ont clairement caractérisé l'insuffisance des documents produits par l'intéressée ;<br>
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       Considérant, en second lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ;<br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que l'intéressée, née le 25 juillet 1947, est célibataire, sans charge de famille et serait entrée en France le 23 avril 2006 selon ses déclarations ; que, si elle soutient être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où elle a toujours vécu avant son entrée en France, que son époux et ses enfants auraient émigré du Congo en Angola ou en Afrique du Sud, elle n'établit pas mener une quelconque vie familiale en France ; que, dans ces conditions, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et notamment de la durée et des conditions de son séjour et eu égard aux effets d'une mesure de refus de séjour avec obligation de quitter le territoire, l'arrêté susvisé n'a pas porté aux droits de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris ; que, dès lors, l'arrêté querellé n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme  n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a rejeté ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté litigieux ; <br>
       Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :<br>
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       Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme , n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées ; <br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la requérante au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ;<br>
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D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de Mme  est rejetée.<br>
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N° 08PA02531<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**