# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 24 juillet 1967, 67-91.129, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007056284
**Date de décision:** 1967-07-24
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007056284

## Contenu de la décision

REJET DU POURVOI DE X... (GERARD), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, EN DATE DU 27 JANVIER 1967 QUI, SAISIE DANS LES TERMES DE L'ARTICLE 12 DE LA LOI DU 18 JUIN 1966, D'UNE REQUETE AUX FINS D'APPLICATION DE LADITE LOI, L'A REJETEE LA COUR, VU LE MEMOIRE SUR TIMBRE, REGULIEREMENT PRODUIT ET SIGNE PAR LE DEMANDEUR;<br>
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 SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DE LA LOI DU 18 JUIN 1966 PORTANT AMNISTIE;<br>
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 ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE, QUI CONFIRME LA DECISION DES PREMIERS JUGES, QUE X... (G) A ETE CONDAMNE : 1° PAR JUGEMENT DEFINITIF DU 23 JUIN 1964, A LA PEINE DE TROIS MOIS D'EMPRISONNEMENT, ASSORTIE DU SURSIS AVEC MISE A L'EPREUVE PENDANT CINQ ANS, POUR DELIT DE COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES;<br>
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 2° PAR ARRET DEFINITIF DU 25 MAI 1965, A TREIZE MOIS D'EMPRISONNEMENT, POUR UN NOUVEAU DELIT DE COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES COMMIS LE 24 MARS 1965;<br>
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 QUE CETTE DERNIERE CONDAMNATION A EU POUR EFFET DE REVOQUER, PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 740 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, LA MESURE DE SURSIS AVEC MISE A L'EPREUVE PRECEDEMMENT ORDONNEE;<br>
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 ATTENDU QU'EN CET ETAT, C'EST A BON DROIT QUE LA COUR D'APPEL, SAISIE DANS LES TERMES DE L'ARTICLE 12 DE LA LOI DU 18 JUIN 1966, A REJETE LA REQUETE DU DEMANDEUR TENDANT A FAIRE DECLARER AMNISTIEE, PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 9 DE LA LOI SUSVISEE, LA CONDAMNATION DU 23 JUIN 1964;<br>
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 QU'EN EFFET, LES LOIS D'AMNISTIE ETANT D'INTERPRETATION STRICTE, L'ARTICLE 10 DE LA LOI PRECITEE DU 18 JUIN 1966 DEVAIT SEUL RECEVOIR APPLICATION, DES LORS QUE LE SURSIS AVAIT ETE ACCORDE AVEC MISE A L'EPREUVE, POUR UNE PEINE D'EMPRISONNEMENT INFERIEURE A UN AN;<br>
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 QUE VAINEMENT EST-IL SOUTENU QUE PAR SUITE DE LA REVOCATION DU SURSIS, LA CONDAMNATION DU 23 JUIN 1964 AURAIT ETE MUTEE EN UNE PEINE SIMPLE DE TROIS MOIS D'EMPRISONNEMENT ET QU'ELLE SERAIT, EN CONSEQUENCE, AMNISTIEE PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 9, PARAGRAPHE A DE LA LOI DU 18 JUIN 1966;<br>
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 QUE CE TEXTE, VISANT EXCLUSIVEMENT LES CONDAMNATIONS A DES PEINES D'EMPRISONNEMENT INFERIEURES OU EGALES A TROIS MOIS SANS APPLICATION DU SURSIS, EST ETRANGER AU CAS DE L'ESPECE ET NE SAURAIT ETRE PRIS EN CONSIDERATION AU SOUTIEN DU POURVOI;<br>
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 QU'AINSI LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI;<br>
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ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME;<br>
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 REJETTE LE POURVOI PRESIDENT : M ZAMBEAUX - RAPPORTEUR : M GAGNE - AVOCAT GENERAL : M BOUCHERON<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** LOI 1966-06-18 ART. 10 AMNISTIE
**ECLI:** 
**Résumé:** L'article 10 de la loi du 18 juin 1966 doit seul recevoir application lorsque le sursis a été accordé avec mise à l'épreuve pour une condamnation à l'emprisonnement inférieure ou égale à un an, et la révocation du sursis avant l'accomplissement de deux années d'épreuve ne saurait avoir pour effet de permettre au condamné d'invoquer les dispositions de l'article 9, paragraphe a qui ne vise que les condamnations pour lesquelles le bénéfice de sursis n'avait pas été accordé.
**Mots-clés:** AMNISTIE - Loi du 18 juin 1966 - Amnistie de droit - Condamnation assortie de sursis avec mise à l'épreuve - Révocation du sursis - Application de l'article 9 (non),* PEINES - Sursis - Sursis avec mise à l'épreuve - Révocation - Amnistie (loi du 18 juin 1966).