# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 30/03/2009, 07MA04051, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021006996
**Date de décision:** 2009-03-30
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021006996

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 11 octobre 2007 au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, sous le n° 07MA04051, présentée pour Mme Narmina X, élisant domicile ..., par Me Ciccolini, avocat ; Mme X demande à la Cour :<br>
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      1°) d'annuler le jugement n° 0703735 du 21 septembre 2007 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 26 juin 2007 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français ;<br>
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      2°) d'annuler la décision susmentionnée du préfet des Alpes-Maritimes ;<br>
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      3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer, en application des articles L.911-1 à L.911-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d'asile, un titre de séjour  vie privée et familiale  dans les 30 jours de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; <br>
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      4°) de condamner l'Etat à lui payer une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu la convention des Nations-Unies sur les droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ; <br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu l'article 1er du décret du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 9 mars 2008 :<br>
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       - le rapport de Mme Pena, conseiller ;<br>
       - et les conclusions de Mme Paix, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que Mme X, de nationalité azerbaïdjanaise, relève appel du jugement du 21 septembre 2007 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 26 juin 2007 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français ;<br>
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       Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ;<br>
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       Considérant que Mme X, qui s'est vue refuser par la décision attaquée un titre de séjour sollicité sur le fondement des dispositions de l'article L.313-11 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne fait aucunement mention dans ses écritures de son propre état de santé, mais fait valoir que son compagnon, M. Y, qui est le père de ses deux enfants dont l'un est né en France en 2006, n'était en possession, à la date de la décision attaquée, que d'une autorisation provisoire de séjour délivrée sur le fondement d'une demande se prévalant des soins nécessités par une tuberculose pulmonaire, qui a donné lieu ensuite à un refus de titre de séjour ; que les certificats médicaux mentionnant que l'intéressé était également atteint d'une hépatite C, de même que la décision du préfet des Alpes-Maritimes rapportant, compte tenu de cet élément nouveau, la décision de refus de titre de séjour susmentionnée, sont tous postérieurs à la décision attaquée et sont en conséquence sans incidence sur sa légalité, qui doit s'apprécier à la date à laquelle elle a été édictée; <br>
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       Considérant par ailleurs que, eu égard aux conditions et à la durée du séjour en France de la requérante, au jeune âge de ses enfants à la date de la décision attaquée, ainsi qu'à la situation administrative de son compagnon à cette même date, la décision attaquée n'a pas porté au droit de Mme X au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise ; que, par suite, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
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       Considérant, en second lieu, qu'aux termes de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant :  Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions politiques ou privées, de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale  ; qu'il ressort de ces stipulations que l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur de l'enfant dans toutes les décisions le concernant ;<br>
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       Considérant qu'ainsi que l'ont justement relevé les premiers juges, il n'est pas établi qu'une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants de Mme X, au sens des stipulations susmentionnées de l'article 3-1, n'ait pas été accordée par la décision attaquée, laquelle n'a ni pour objet ni pour effet de séparer la mère de ses enfants ;<br>
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       Considérant qu'il appartient le cas échéant à l'intéressée, si elle s'y croit fondée, de solliciter la délivrance d'un titre de séjour  vie privée et familiale  en faisant valoir les circonstances nouvelles sus rappelées ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que Mme X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande ; que ses conclusions présentées à la Cour à fin d'injonction doivent également être rejetées par voie de conséquence ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative : <br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L.761-1 du code de justice administrative :  Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.  ; que ces dispositions font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, l'indemnité que Mme X demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ; <br>
D É C I D E :<br>
Article 1er : La requête de Mme X est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme Narmina X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.<br>
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N° 07MA04051	2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**