# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 17 décembre 1969, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006981370
**Date de décision:** 1969-12-17
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006981370

## Contenu de la décision

SUR LES DEUXIEME, TROISIEME, QUATRIEME ET SIXIEME MOYENS :<br>
    VU L'ARTICLE 6 DE L'ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958,    ATTENDU QU'AVANT DE RENDRE UNE ORDONNANCE PRONONCANT UNE EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE, LE MAGISTRAT EST TENU DE VERIFIER SI TOUTES LES FORMALITES PRESCRITES PAR LA LOI ONT ETE ACCOMPLIES ET DE CONSTATER CETTE VERIFICATION EN VISANT DANS L'ORDONNANCE LES PIECES PRODUITES A L'APPUI DE LA DEMANDE ;<br>
   ATTENDU QUE L'ORDONNANCE ATTAQUEE, QUI PRONONCE L'EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE, AU PROFIT DE LA COMMUNE DE MILLAU, D'UN IMMEUBLE APPARTENANT A MERCIER, NE FAIT MENTION NI DE LA DESIGNATION, PAR ARRETE PREFECTORAL, DU COMMISSAIRE ENQUETEUR, NI DE L'AVIS DE CELUI-CI ET NE CONSTATE PAS QUE L'ARRETE PRESCRIVANT L'ENQUETE PARCELLAIRE A ETE PUBLIE PAR VOIE D'AFFICHE ET QUE LES NOTIFICATIONS INDIVIDUELLES ONT ETE FAITES AVANT LE DEBUT DE L'ENQUETE ;<br>
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   D'OU IL SUIT QU'EN OMETTANT DE VISER LES ENONCIATIONS SUSINDIQUEES DONT LA MENTION ETAIT NECESSAIRE POUR JUSTIFIER L'ACCOMPLISSEMENT DES FORMALITES LEGALES, L'ORDONNANCE ATTAQUEE EST ENTACHEE DE VICES DE FORME QUI DOIVENT EN FAIRE PRONONCER L'ANNULATION ;<br>
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   PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LES PREMIER ET CINQUIEME MOYENS ;<br>
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   CASSE ET ANNULE L'ORDONNANCE RENDUE ENTRE LES PARTIES PAR LE JUGE DE L'EXPROPRIATION DU DEPARTEMENT DE L'AVEYRON, LE 8 FEVRIER 1968 ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LADITE ORDONNANCE ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE JUGE DE L'EXPROPRIATION DU DEPARTEMENT DE LA HAUTE-GARONNE SIEGEANT A TOULOUSE.<br>
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N° 68-70.170. MERCIER C/ COMMUNE DE MILLAU. PRESIDENT : M. DE MONTERA. - RAPPORTEUR : M. GIRARD. - AVOCAT GENERAL : M. PAUCOT. - AVOCATS : MM. DE SEGOGNE ET LE BRET. DANS LE MEME SENS : SUR LA DESIGNATION DU COMMISSAIRE ENQUETEUR : 3E CIV., 10 DECEMBRE 1969, BULL. 1969, III, N° 814, P. 617 (CASSATION) ;<br>
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SUR LES NOTIFICATIONS INDIVIDUELLES : 3E CIV., 17 DECEMBRE 1969, BULL. 1969, III, N° 846, P. 638 (CASSATION) ;<br>
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SUR L'AFFICHAGE DE L'ARRETE PREFECTORAL ORDONNANT ENQUETE : 3E CIV., 17 DECEMBRE 1969, BULL. 1969, III, N° 846, P. 368 (CASSATION).<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** DOIT ETRE CASSEE, POUR VICES DE FORME, L'ORDONNANCE D'EXPROPRIATION QUI NE FAIT MENTION NI DE LA DESIGNATION DU COMMISSAIRE ENQUETEUR PAR ARRETE PREFECTORAL, NI DE L'AVIS DE CELUI-CI ET QUI NE CONSTATE PAS QUE L'ARRETE PRESCRIVANT L'ENQUETE PARCELLAIRE A BIEN ETE PUBLIE PAR VOIE D'AFFICHE ET QUE LES NOTIFICATIONS INDIVIDUELLES ONT ETE FAITES AVANT LE DEBUT DE L'ENQUETE.
**Mots-clés:** EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958)    ORDONNANCE D'EXPROPRIATION    VISAS    ENQUETE PARCELLAIRE    COMMISSAIRE ENQUETEUR    DESIGNATION