# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 15 avril 2005, 266243, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008214300
**Date de décision:** 2005-04-15
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008214300

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 5 avril 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat,  présentée par M. Abdelali X demeurant ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 20 février 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 9 février 2004 par lequel  le préfet de l'Hérault a décidé sa reconduite à la frontière  ;
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                2°)  d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;	
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                3°) de mettre les dépens à la charge de l'Etat  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;			
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;	
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - les conclusions de M. Rémi Keller, Commissaire du gouvernement  ;
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                Sur la légalité externe de l'arrêté  :
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 9 février 2004, par lequel le préfet de l'Hérault  a décidé la reconduite à la frontière de M. X, énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement  ; qu'il est ainsi suffisamment motivé  ;  qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation de M. X n'aurait pas fait l'objet d'un examen particulier  ;
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                Sur la légalité interne de l'arrêté  :
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                Considérant que M. X est actuellement en instance de divorce de son épouse de nationalité française  ; que s'il soutient que le centre de ses intérêts n'est plus au Maroc, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la mesure d'éloignement sur la situation personnelle de l'intéressé, ou porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale  ;
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                Considérant que le détournement de pouvoir allégué n'est pas établi  ; 
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande  ; que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application de  l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ne peuvent qu'être rejetées  ;
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<br>				D E C I D E  :
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Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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     Article 2  :  La présente décision sera notifiée à M. Abdelali X, au préfet de l'Hérault  et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**