# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 23/05/2013, 11MA04420, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000027467383
**Date de décision:** 2013-05-23
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000027467383

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 1er décembre 2011 au greffe de la cour administrative de Marseille, sous le n°11MA04420, présentée pour M. A...C..., demeurant..., par Me B... ; <br>
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       M. C...demande à la Cour : <br>
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       1°) d'annuler le jugement n°0903688 du 15 novembre 2011 par lequel le tribunal administratif de Nice a rejeté ses demandes tendant à l'annulation d'une part des quatre décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur lui a retiré de son permis de conduire un, deux, deux et quatre points à la suite des infractions au code de la route commises respectivement les 14 octobre 2006, 20 février, 14 juillet 2007 et 23 juillet 2008 et, d'autre part, de la décision 48 SI du ministre de l'intérieur du 31 août 2009 retirant trois points de son permis à la suite de l'infraction commise le 22 mai 2008 et portant invalidation de son permis de conduire ; <br>
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       2°) d'annuler les décisions du ministre de l'intérieur prononçant quatre pertes de points sur le capital affectant son permis de conduire ; <br>
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       3°) d'annuler la décision du ministre de l'intérieur du 31 août 2009 prononçant une perte de trois points sur le capital affectant son permis de conduire à la suite d'une infraction du 22 mai 2008 et l'invalidation de son permis de conduire ; <br>
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       4°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer l'ensemble des points retirés sur son permis de conduire ainsi que ledit permis valide ; <br>
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       5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; <br>
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       Vu le code de procédure pénale ; <br>
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       Vu le code de la route ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 2 mai 2013 :<br>
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       le rapport de Mme Ciréfice, premier conseiller ;<br>
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       1. Considérant que M. C...relève appel du jugement en date du 15 novembre 2011 par lequel le tribunal administratif de Nice a rejeté ses demandes tendant à l'annulation d'une part des quatre décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur lui a retiré de son permis de conduire un, deux, deux et quatre points à la suite des infractions au code de la route commises respectivement les 14 octobre 2006, 20 février, 14 juillet 2007 et 23 juillet 2008 et, d'autre part, de la décision 48 SI du ministre de l'intérieur du 31 août 2009 retirant trois points de son permis à la suite de l'infraction commise le 22 mai 2008 et portant invalidation de son permis de conduire ; <br>
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       Sur l'absence de notification des décisions contestées :<br>
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       2. Considérant que si M. C...soutient que les différentes décisions de retrait de points faisant suite aux différentes infractions constatées ne lui ont pas été notifiées, les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévue par les dispositions précitées de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits ; que, par suite, les conditions de notification de ces décisions sont sans incidence sur leur légalité ;<br>
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       Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision de retrait d'un point consécutive à l'infraction commise le 14 juillet 2007 : <br>
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       3. Considérant, en premier lieu, s'agissant de l'infraction du 14 juillet 2007, qu'il résulte de l'instruction que l'avis de contravention fait état d'un excès de vitesse compris entre 20 et 30 km/h constaté par radar automatisé et que le paiement de l'amende forfaitaire majorée afférente à cette contravention est attesté par le trésorier public ; qu'ainsi la réalité de cette infraction est établie ;<br>
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       4. Considérant, en second lieu, qu'il ressort tant du relevé intégral d'information que de l'attestation de paiement du trésorier principal de Rennes produits par l'administration que le requérant a acquitté l'amende forfaitaire majorée ; qu'il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention ; qu'eu égard aux mentions dont cet avis, produit lui aussi par l'administration, est revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers le requérant de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de ladite amende, les informations requises ;<br>
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       Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision de retrait de point consécutive à l'infraction commise le 14 octobre 2006 : <br>
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       5. Considérant qu'il résulte des dispositions des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route, combinées avec celles des articles 529 et suivants du code de procédure pénale et du premier alinéa de l'article 530 du même code, que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à estimer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 de ce code dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou avoir formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée ; <br>
que quand de telles mentions figurent au relevé d'information intégral relatif à la situation de son permis de conduire, extrait du système national du permis de conduire, l'intéressé ne peut utilement les contredire en se bornant à affirmer qu'il n'a pas payé une amende forfaitaire enregistrée comme payée ou à soutenir que l'administration n'apporte pas la preuve que la réalité de l'infraction a été établie dans les conditions requises par les dispositions précitées ; <br>
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       6. Considérant que, contrairement à ce que soutient M.C..., il résulte des mentions du relevé d'information intégral versé au dossier qu'il a payé l'amende forfaitaire correspondant à l'infraction du 14 octobre 2006 ; qu'en l'absence de tout élément avancé par l'intéressé de nature à mettre en doute l'exactitude de ces mentions, la réalité de cette infraction est, dès lors, établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route ; qu'il découle par ailleurs de cette seule constatation que M. C...a nécessairement reçu l'avis de contravention pour cette infraction, lequel comporte, au verso, les différentes informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ; que, dans ces conditions, faute pour M. C...de démontrer avoir été destinataire d'un avis de contravention inexact ou incomplet l'administration doit être regardée comme apportant la preuve qu'elle a satisfait à son obligation d'information préalable ;<br>
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       Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision de retrait de point consécutive à l'infraction commise le 20 février 2007 : <br>
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       7. Considérant que les dispositions portant application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale en vigueur à la date des infractions litigieuses, prévoient que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est relevée avec interception du véhicule mais sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, ce dernier utilise un formulaire réunissant, en une même liasse autocopiante, le procès-verbal conservé par le service verbalisateur, une carte de paiement matériellement indispensable pour procéder au règlement de l'amende et l'avis de contravention, également remis au contrevenant pour servir de justificatif du paiement ultérieur, qui comporte une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;<br>
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       8. Considérant, dès lors, que le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un formulaire conforme à ce modèle et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé l'amende forfaitaire correspondant à cette infraction a nécessairement reçu l'avis de contravention ; qu'eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit alors être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet ; que si l'intervention de l'arrêté du 5 octobre 1999 ne garantit pas, à elle seule, que des formulaires établis selon un modèle antérieur, où le document comportant les informations requises et celui nécessaire au paiement étaient entièrement distincts, n'aient pas continué à être utilisés pour la constatation des infractions, il résulte tant du règlement du Conseil du 3 mai 1998 concernant l'introduction de l'euro que des mesures législatives et réglementaires prises pour sa mise en oeuvre, s'agissant notamment du montant des amendes, que de tels formulaires, libellés en francs, n'ont pu être employés après le 1er janvier 2002 ; que, pour les infractions relevées avec interception du véhicule à compter de cette date, la mention au système national des permis de conduire du paiement ultérieur de l'amende forfaitaire est de nature à apporter la preuve que le titulaire du permis s'est vu remettre un avis de contravention comportant les informations requises ;<br>
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       9. Considérant que, contrairement à ce que soutient M.C..., il résulte des mentions du relevé d'information intégral versé au dossier qu'il a payé l'amende forfaitaire correspondant à l'infraction du 20 février 2007 ; qu'en l'absence de tout élément avancé par l'intéressé de nature à mettre en doute l'exactitude de ces mentions, la réalité de cette infraction est, dès lors, établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route ; qu'il découle par ailleurs de cette seule constatation que M. C...a nécessairement reçu l'avis de contravention pour cette infraction, lequel comporte, au verso, les différentes informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ; que, dans ces conditions, faute pour M. C...de démontrer avoir été destinataire d'un avis de contravention inexact ou incomplet l'administration doit être regardée comme apportant la preuve qu'elle a satisfait à son obligation d'information préalable ;<br>
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       Sur les conclusions aux fins d'annulation des décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 23 juillet et 22 mai 2008 : <br>
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       10. Considérant que le ministre de l'intérieur verse au dossier le relevé d'information intégral de M.C..., extrait du système national du permis de conduire ; qu'il ressort de ce relevé d'information que les infractions en cause ont donné lieu, en application des dispositions de l'article 529-2 du code de procédure pénale, à défaut du paiement de l'amende forfaitaire ou du dépôt régulier d'une requête tendant à son exonération, à l'émission de deux titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée devenus définitifs ; que le ministre produit par ailleurs les procès-verbaux de contravention, signés par le contrevenant, qui y reconnaît avoir commis lesdites infractions et avoir reçu les cartes de paiement et les avis de contravention ; que le ministre verse une copie vierge des avis de contravention utilisés depuis le 1er janvier 2002, qui comportent les informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route relatives aux conséquences du paiement de l'amende forfaitaire sur la reconnaissance de la réalité de l'infraction, à l'existence d'un traitement automatisé des points et à la possibilité pour lui d'exercer un droit d'accès ; que M.C..., qui s'est abstenu de produire les avis de contravention qui lui ont été remis, n'apporte aucun élément de nature à démontrer qu'il aurait été destinataire d'avis inexacts ou incomplets au regard des dispositions précitées du code de la route ; que, dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme établissant que M. C... a reçu communication des informations requises par les dispositions précitées lors de la constatation des infractions dont s'agit ;<br>
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       11. Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. C...n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nice a rejeté ses demandes tendant à l'annulation d'une part des quatre décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur lui a retiré de son permis de conduire un, deux, deux et quatre points à la suite des infractions au code de la route commises respectivement les 14 octobre 2006, 20 février, 14 juillet 2007 et 23 juillet 2008 et, d'autre part, de la décision 48 SI du ministre de l'intérieur du 31 août 2009 retirant trois points de son permis à la suite de l'infraction commise le 22 mai 2008 et portant invalidation de son permis de conduire ; qu'il n'est pas davantage fondé à demander l'annulation des différentes décisions du ministre de l'intérieur prononçant les retraits de points affectant le capital de son permis de conduire ; que, par suite, il y a lieu de rejeter sa requête ; <br>
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       Sur les conclusions aux fins d'injonction :<br>
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       12. Considérant que le présent arrêt, qui rejette la requête de M.C..., n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par l'appelant ne peuvent qu'être rejetées,<br>
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       Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       13. Considérant qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme réclamée par M. C...au titre des frais exposés par celui-ci et non compris dans les dépens ;<br>
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D E C I D E :<br>
Article 1er : La requête de M. C...est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A...C...et au ministre de l'intérieur.<br>
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N° 11MA04420	<br>
		cd<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 49-04-01-04 Police. Police générale. Circulation et stationnement. Permis de conduire.