# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 5 mai 1965, 63-12.424,  Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006969531
**Date de décision:** 1965-05-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006969531

## Contenu de la décision

<p>SUR LE PREMIER MOYEN : </p>
<p>ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, QUE X..., CIRCULANT, DE NUIT, SUR UNE ROUTE, MONTE SUR UN CYCLOMOTEUR ET TRANSPORTANT Z..., HEURTA L'AUTOMOBILE DE A..., ARRETEE A SA DROITE, SUR LE BORD DE LA ROUTE ; </p>
<p>QUE X...ET Z... FURENT BLESSES, CE DERNIER MORTELLEMENT ; </p>
<p>ATTENDU QUE LA CAISSE DE SECURITE SOCIALE DE LYON, AYANT ASSIGNE A... EN REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS PAR ELLE VERSEES POUR LE COMPTE DE X...ET DE Z..., ASSURES SOCIAUX, UN JUGEMENT, EN DATE DU 14 NOVEMBRE 1957, DEVENU DEFINITIF, A DECLARE A... RESPONSABLE POUR MOITIE DES CONSEQUENCES DE L'ACCIDENT, SUR LA BASE DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1 DU CODE CIVIL, LE SURPLUS DE LA RESPONSABILITE ETANT IMPUTE A X..., QUI N'ETAIT POINT PARTIE A L'INSTANCE ; </p>
<p>ATTENDU QUE, PLUS DE QUATRE ANS APRES L'ACCIDENT, DAME Z..., MERE DE LA VICTIME DECEDEE, AGISSANT EN SON NOM PERSONNEL ET AU NOM DE SES DEUX ENFANTS MINEURS, A ASSIGNE A..., SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1 DU CODE CIVIL, EN REPARATION DES DOMMAGES RESULTANT DU DECES DE SON FILS ; </p>
<p>QUE A... A APPELE X..., EN INTERVENTION FORCEE, POUR LE GARANTIR DES CONDAMNATIONS QUI POURRAIENT ETRE PRONONCEES CONTRE LUI ; </p>
<p>ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR DECLARE PRESCRITE L'ACTION EN GARANTIE, INTENTEE PLUS DE TROIS ANS APRES L'ACCIDENT, AU MOTIF QUE LA PRESCRIPTION DE L'ACTION PUBLIQUE AURAIT EU POUR RESULTAT D'ETEINDRE L'ACTION RECURSOIRE, ALORS QUE LADITE ACTION, QUI N'ETAIT PAS INTENTEE PAR LA VICTIME DU DELIT, MAIS PAR LE CO-RESPONSABLE DU DOMMAGE, AURAIT ETE OUVERTE DANS LES LIMITES DE LA PRESCRIPTION TRENTENAIRE ; </p>
<p>MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ENONCE QUE LE RECOURS EN GARANTIE TENDAIT A FAIRE RECONNAITRE LA RESPONSABILITE DE X...DANS LA MORT DE Z... ; </p>
<p>QU'EN RAISON DU CARACTERE GRATUIT, NON CONTESTE, DU TRANSPORT DE Z... PAR X..., LA RESPONSABILITE DE CE DERNIER NE POUVAIT ETRE RECHERCHEE, SOIT DIRECTEMENT, SOIT PAR VOIE RECURSOIRE, QUE SUR LA BASE DE L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL ; </p>
<p>QUE LA FAUTE CIVILE, DONT LA PREUVE ETAIT EXIGEE PAR CE TEXTE, SE CONFONDAIT AVEC LA FAUTE SANCTIONNEE PAR LES ARTICLES 319 ET 320 DU CODE PENAL ET QUE, DES LORS, TOUTE ACTION BASEE SUR L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL SE PRESCRIVAIT PAR LE MEME LAPS DE TEMPS, QUE L'ACTION PUBLIQUE DONT ELLE NE POUVAIT ETRE DETACHEE ; </p>
<p>ATTENDU QU'EN SE DETERMINANT PAR DE TELS MOTIFS, POUR ADMETTRE, AU VU DES CIRCONSTANCES QU'ILS RELEVENT, QUE LE RECOURS EN GARANTIE NE POUVAIT ETRE EXERCE CONTRE X..., LES JUGES DU FOND, CONTRAIREMENT A LA THESE DU POURVOI, ONT LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION A CET EGARD ; </p>
<p>SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR DECLARE A... ENTIEREMENT RESPONSABLE DU DOMMAGE, ALORS QUE, LA RESPONSABILITE PARTIELLE DE X...AYANT ETE ADMISE PAR LE JUGEMENT DU 14 NOVEMBRE 1957, EN RAISON D'UNE FAUTE QU'IL AURAIT COMMISE, ET CELLE DE A..., DECOULANT DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1 DU CODE CIVIL, L'OBLIGATION DE REPARER LE DOMMAGE NE POUVAIT ETRE MISE A LEUR CHARGE IN SOLIDUM, D'OU IL SUIVRAIT QUE A..., QUI NE POUVAIT ETRE SUBROGE AUX DROITS DE LA VICTIME, N'AURAIT PAS DU ETRE DECLARE, ENVERS CELLE-CI, DEBITEUR DE L'ENTIERE REPARATION ; </p>
<p>MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND OBSERVENT, AVEC RAISON, QUE L'AUTORITE DE LA CHOSE JUGEE PAR LE JUGEMENT DU 14 NOVEMBRE 1957 N'ETAIT OPPOSABLE NI A X...NI A DAME Z..., QUI N'AVAIENT PAS ETE APPELES DANS L'INSTANCE ; </p>
<p>ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE A..., DECLARE SEUL RESPONSABLE DU DOMMAGE SUBI PAR DAME Z... ET SES ENFANTS, A ETE CONDAMNE A LE REPARER INTEGRALEMENT ; </p>
<p>QU'IL N'A DONC POINT ETE CONDAMNE IN SOLIDUM COMME LE PRETEND LE POURVOI, A PAYER, OUTRE SA PART, CELLE D'UN AUTRE CO-AUTEUR RESPONSABLE ; </p>
<p>QUE, PAR SUITE, LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 7 MAI 1963 PAR LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE. N° 63-12 424. A... ET AUTRE C/ EPOUX Y... ET AUTRE. </p>
<p>PRESIDENT : M DROUILLAT-RAPPORTEUR : M CONSTANT-AVOCAT GENERAL : M LEMOINE-AVOCAT : M ROQUES. </p>
<p>A RAPPROCHER : </p>
<p>SUR LE N° 1 : </p>
<p>11 JUIN 1963, BULL 1963, II, N° 43, P 33 ; </p>
<p>10 OCTOBRE 1963, BULL 1963, II, N° 600 (2°), P 448 ET LES ARRETS CITES ; </p>
<p>9 JUILLET 1964, BULL 1964, II, N° 549, P 407. </p>
<p>SUR LE N° 2 : </p>
<p>11 JUIN 1964, BULL 1964, II, N° 466, P 349 ; </p>
<p>11 JUIN 1964, BULL 1964, II, N° 467, P 350.</p>

## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° LA FAUTE CIVILE DONT LA PREUVE EST EXIGEE PAR L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL SE CONFONDANT AVEC LA FAUTE SANCTIONNEE PAR LES ARTICLES 319 ET 320 DU CODE PENAL, TOUTE ACTION BASEE SUR CET ARTICLE 1382 SE PRESCRIT PAR LE MEME LAPS DE TEMPS QUE L'ACTION PUBLIQUE DONT ELLE NE PEUT ETRE DETACHEE.    EST DONC LEGALEMENT JUSTIFIEE LA DECISION QUI DECLARE PRESCRITE L'ACTION EN GARANTIE EXERCEE PAR UN AUTOMOBILISTE A L'ENCONTRE D'UN CYCLOMOTORISTE DONT LE PASSAGER A ETE MORTELLEMENT BLESSE DANS LA COLLISION SURVENUE ENTRE LEURS DEUX VEHICULES DES LORS QUE CETTE ACTION A ETE INTRODUITE PLUS DE TROIS ANS APRES L'ACCIDENT ET QU'EN RAISON DU CARACTERE GRATUIT DU TRANSPORT, LA RESPONSABILITE DU CYCLOMOTORISTE NE POUVAIT ETRE RECHERCHEE, SOIT DIRECTEMENT, SOIT PAR VOIE RECURSOIRE, QUE SUR LA BASE DE L'ARTICLE 1382.,2° BIEN QU'UN AUTOMOBILISTE N'AIT ETE DECLARE PAR UN JUGEMENT DEVENU DEFINITIF STATUANT SUR L'ACTION DE LA SECURITE SOCIALE QUE PARTIELLEMENT RESPONSABLE D'UNE COLLISION SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 1384, ° 1, DU CODE CIVIL, CELUI-CI PEUT NEANMOINS DANS UNE INSTANCE ULTERIEURE ETRE CONDAMNE, EN VERTU DU MEME TEXTE A REPARER INTEGRALEMENT LE PREJUDICE SUBI PAR L'AYANT DROIT DE LA VICTIME DECIDEE, DES LORS QUE L'AUTORITE DE LA CHOSE JUGEE N'ETAIT OPPOSABLE NI A CET AYANT DROIT NI AU CONDUCTEUR DE L'AUTRE VEHICULE, QUI N'AVAIENT PAS ETE APPELES DANS LA PREMIERE INSTANCE.
**Mots-clés:** 1° RESPONSABILITE CIVILE - CHOSES INANIMEES - TRANSPORT BENEVOLE - FAUTE - NECESSITE - EFFET - PRESCRIPTION,2° CHOSE JUGEE - IDENTITE DE PARTIES - RESPONSABILITE CIVILE - ACCIDENT DE LA CIRCULATION - COLLISION DE VEHICULES - DECISION EDICTANT UN PARTAGE DE RESPONSABILITE SUR L'ACTION DE LA SECURITE SOCIALE - ACTION ULTERIEURE DES AYANTS DROIT DE LA VICTIME, NON PARTIES A LA PREMIERE INSTANCE