# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 5 mars 1980, 78-41.527, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005671
**Date de décision:** 1980-03-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005671

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    VU LES ARTICLES 1134 DU CODE CIVIL ET 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE,<br>
   ATTENDU QUE BASSEVIEZ, QUI AVAIT ETE, DU 19 AVRIL 1961 AU 31 MARS 1969, DIRECTEUR COMMERCIAL DU SERVICE EXPORTATION DU MATERIEL DE SOUDAGE DE LA SOCIETE ANONYME CAREL-FOUCHE-LANGUEPIN (SOCIETE CFL) ETAIT ESSENTIELLEMENT REMUNERE PAR UNE COMMISSION DE 2 % SUR LE MONTANT DES COMMANDES PRISES A L'EXPORTATION ; QUE, POUR SE GARANTIR, DANS LE CAS DE COMMANDES COMPORTANT UN DELAI D'EXECUTION IMPORTANT CONTRE LES VARIATIONS RESULTANT DE LA CONJONCTURE ECONOMIQUE, LA SOCIETE S'ETAIT ASSUREE A LA COMPAGNIE D'ASSURANCES POUR LE COMMERCE EXTERIEUR DITE COFACE QUI, MOYENNANT LE PAIEMENT D'UNE PRIME, PRENAIT A SA CHARGE LE MONTANT DES AUGMENTATIONS DE PRIX, QUI N'ETAIENT PAS RECLAMEES AUX CLIENTS ;<br>
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   ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A CONDAMNE  LA SOCIETE  CFL A PAYER A BASSEVIEZ UN RAPPEL DE COMMISSION DE 2 % SUR LES COMPLEMENTS DE PRIX PAYES PAR LA COFACE POUR DES MARCHES INTERVENUS ENTRE 1966 ET 1969 AUX MOTIFS QUE SA COMMISSION DEVAIT ETRE CALCULEE SUR LE PRIX REEL DU MARCHE, C'EST-A-DIRE CELUI RESSORTANT EVENTUELLEMENT DES REVISIONS DE PRIX ET QUE, DE 1961 A 1965, BASSEVIEZ AVAIT PERCU DES COMMISSIONS SUR LES SOMMES VERSEES PAR LA COFACE ;<br>
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   ATTENDU, CEPENDANT, D'UNE PART, QU'AUX TERMES DU CONTRAT INTERVENU ENTRE LES PARTIES, LA COMMISSION DE 2 % ETAIT EXIGIBLE PAR BASSEVIEZ A RAISON DE 50 % APRES LA SIGNATURE DE LA COMMANDE, 50 % APRES PAIEMENT PAR LE CLIENT AU PRORATA ET AU FUR ET A MESURE DES PAIEMENTS ; QUE LA COUR D'APPEL A DENATURE LE CONTRAT DE BASSEVIEZ EN Y AJOUTANT ET EN ESTIMANT, CONTRAIREMENT A SES TERMES CLAIRS QUE L'INDEMNITE REGLEE PAR LA COFACE EN CONTREPARTIE D'UNE PRIME SPECIALE SANS INTERVENTION DU CLIENT ETRANGER ET SANS SUBSTITUTION A CE DERNIER DEVAIT ETRE CONSIDEREE COMME LE PAIEMENT D'UN COMPLEMENT DE PRIX PAR LE CLIENT LUI-MEME ; QUE, D'AUTRE PART, IL N'A PAS ETE REPONDU AUX CONCLUSIONS SELON LESQUELLES AUCUN USAGE OBLIGATOIRE N'AVAIT RESULTE DU VERSEMENT OCCASIONNEL DE COMMISSIONS SUR CES INDEMNITES ;    D'OU IL SUIT QUE LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 25 MAI 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE ROUEN.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1134,Nouveau Code de procédure civile 455 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** En l'état du contrat de travail d'un directeur commercial prévoyant sa rémunération par une commission de 2 % sur le montant des commandes prises à l'exportation, exigible à raison de 50 % après la signature de la commande et 50 % après paiement par le client au prorata et au fur et à mesure des paiements, une cour d'appel ne peut, sans dénaturer ce contrat, condamner l'employeur qui est par ailleurs assuré pour garantir les variations de prix résultant de la conjoncture économique dans le cas de commandes comportant un délai d'exécution important, auprès d'une compagnie d'assurance, qui moyennant le paiement d'une prime, prend à sa charge le montant des augmentations de prix qui ne sont pas réclamés au client, à payer à son salarié un rappel de commissions sur les compléments de prix payés par la compagnie d'assurance au motif que la commission revenant au directeur commercial devait être calculée sur le prix réel du marché c'est-à-dire celui ressortant éventuellement des révisions de prix, alors que l'indemnité réglée par l'assureur en contrepartie de la prime spéciale sans intervention du client étranger et sans substitution à ce dernier ne peut être considéré comme le paiement du complément de prix par le client lui-même.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Salaire - Fixation - Accord des parties - Directeur commercial rémunéré à la commission sur les exportations - Assiette de la commission - Prix effectivement payé par le client - Prise en compte du complément de prix versé par la compagnie d'assurances garantissant les variations résultant de la conjoncture économique (non).,* CONTRAT DE TRAVAIL - Salaire - Commissions - Assiette - Directeur commercial rémunéré à la commission sur les exploitations - Prise en compte du complément de prix versé par la compagnie d'assurance garantissant les variations résultant de la conjoncture économique (non).