# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 17 juin 1970, 69-40.386, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983102
**Date de décision:** 1970-06-17
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983102

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 23, LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL, DE L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL ET DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DEBOUTE DAME X... QUI AVAIT ETE SECRETAIRE DE DIRECTION AU SERVICE DE LA SOCIETE ANONYME FINANCIERE INDUSTRIELLE ET COMMERCIALE AUDEMARD, DE 1947 AU 7 OCTOBRE 1965, DE LA DEMANDE EN INDEMNITE DE PREAVIS ET DE LICENCIEMENT ET EN DOMMAGES-INTERETS POUR RUPTURE ABUSIVE QU'ELLE AVAIT FORMEE CONTRE SON EMPLOYEUR, AUX MOTIFS QU'ELLE AVAIT COMMIS UNE FAUTE GRAVE ALORS QUE LES GRIEFS RELEVES PAR LES JUGES DU FOND NE SAURAIENT SUFFIRE A JUSTIFIER UN CONGEDIEMENT SANS AUCUNE INDEMNITE QUI AVAIT ETE BRUSQUE ET ASSORTI DE MOTIFS PORTANT ATTEINTE A L'HONNEUR DE LA DAME X..., L'INTENTION DE NUIRE RESSORTANT SUFFISAMMENT DE LA PUBLICITE DONNEE PAR LA SOCIETE A DES FAITS QU'ELLE A VOLONTAIREMENT DENATURES;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE RELEVE QUE DAME X... S'ETAIT FAIT REMETTRE PAR LA PREPOSEE A LA CAISSE, UNE SOMME DE 400 FRANCS, SANS AVOIR OBTENU L'ACCORD PREALABLE DE LA DIRECTION;<br>
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 QU'ELLE N'IGNORAIT CEPENDANT PAS QUE CETTE EMPLOYEE N'AVAIT PAS POUVOIR POUR CONSENTIR DE TELLES FACILITES, PUISQUE, APPRENANT L'IMMINENCE D'UN CONTROLE, ELLE AVAIT TENTE DE DISSIMULER CETTE OPERATION EN SE FAISANT REMETTRE LA MEME SOMME LITIGIEUSE PAR LA CAISSIERE D'UNE AUTRE SOCIETE AU MOYEN D'UNE ECRITURE COMPTABLE FICTIVE D'UN DEBIT DE COMPTES D'UNE SOCIETE A L'AUTRE;<br>
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ATTENDU QU'AU VU DE CES ELEMENTS DE FAIT, LA COUR D'APPEL A PU ESTIMER QUE DAME X... AVAIT COMMIS UNE INDELICATESSE DONT LA GRAVITE AVAIT INCITE SON EMPLOYEUR A N'AVOIR PLUS AUCUNE CONFIANCE EN ELLE ET JUSTIFIAIT UN CONGEDIEMENT IMMEDIAT ENLEVANT TOUT CARACTERE ABUSIF A LA RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL;<br>
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ATTENDU QUE LES MOYENS NE SONT PAS FONDES;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 30 JUIN 1969, PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Ayant relevé qu'une secrétaire de direction s'était fait remettre par la préposée à la caisse, une certaine somme, sans avoir obtenu l'accord préalable de la Direction, qu'apprenant l'imminence d'un contrôle, elle avait tenté de dissimuler cette opération en se faisant remettre la même somme litigieuse par la caissière d'une autre Société au moyen d'une écriture comptable fictive d'un débit de comptes d'une société à l'autre, les juges du fond ont pu estimer que l'intéressée avait commis une indélicatesse dont la gravité avait incité son employeur à n'avoir plus aucune confiance en elle, ce qui justifiait un congédiement immédiat et la débouter de ses demandes en payement d'indemnités de rupture et de dommages-intérêts pour licenciement abusif.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Congédiement - Indemnités - Délai-congé - Faute du salarié - Gravité - Secrétaire de direction - Indélicatesse.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Congédiement - Indemnités de licenciement - Faute lourde du salarié - Secrétaire de direction - Indélicatesse.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Congédiement - Rupture abusive - Faute de l'employeur - Nécessité - Attitude du salarié - Secrétaire de direction - Indélicatesse.