# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 6ème chambre (formation à 3), du 3 octobre 2006, 03BX01177, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007514552
**Date de décision:** 2006-10-03
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 6EME CHAMBRE (FORMATION A 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007514552

## Contenu de la décision

Vu le recours enregistré au greffe de la cour le 6 juin 2003, présenté par le MINISTRE DE L'INTERIEUR, DE LA SECURITE INTERIEURE ET DES LIBERTES LOCALES  ; 
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        Le MINISTRE demande à la cour d'annuler le jugement en date du 2 avril 2003, par lequel le tribunal administratif de Saint-Denis de la Réunion a annulé l'article 3 de l'arrêté du 21 avril 2000 refusant à M.X le bénéfice de l'indemnité d'éloignement  ; 
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             Vu les autres pièces produites et jointes au dossier  ;
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        Vu le décret n° 53-1266 du 22 décembre 1953  ;
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        Vu le code de justice administrative  ;
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 5 septembre 2006  :
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        - le rapport de M. Dronneau  ;
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        - et les conclusions de M. Valeins, commissaire du gouvernement  ;
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        Considérant qu'aux termes de l'article 2 du décret du 22 décembre 1953 portant aménagement du régime de rémunération des fonctionnaires de l'Etat en service dans les départements d'Outre-mer  : « Les fonctionnaires de l'Etat qui recevront une affectation dans l'un des départements de la Guadeloupe ou de la Guyane française ou de la Réunion, à la suite de leur entrée dans l'administration, d'une promotion ou d'une mutation et dont le précédent domicile était distant de plus de 3 000 km du lieu d'exercice de leurs nouvelles fonctions, percevront, s'ils accomplissent une durée minimum de services de quatre années consécutives, une indemnité dénommée « indemnité d'éloignement des départements d'outre-mer »  ;
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        Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, gardien de la paix, né en métropole où il avait toujours vécu, a été affecté à sa demande, par arrêté du ministre de l'intérieur du 21 avril 2000, à la Réunion  ; qu'il avait jusqu'alors le centre de ses intérêts matériels et moraux en métropole  ; que dès lors, le ministre ne pouvait légalement refuser à l'intéressé le bénéfice de l'indemnité d'éloignement à laquelle il pouvait prétendre sur le fondement des dispositions précitées de l'article 2 du décret du 22 décembre 1953  ; que, par suite, le ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le conseiller délégué du tribunal administratif de la Réunion a annulé l'article 3 de l'arrêté du 21 avril 2000, refusant l'attribution à M. X de cette indemnité, ainsi que le rejet de son recours gracieux du 22 juin 2001  ;
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        Sur l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative  :
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        Considérant que, dans les circonstances de l'espèce, l'Etat versera à M. X, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 765,25  que celui-ci demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens  ;
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        DECIDE  :
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Article 1er  : Le recours du MINISTRE DE L'INTERIEUR est rejeté.
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Article 2  : L'Etat versera à M. X une somme de 765,25  en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
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No 03BX01177
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**