# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 1, du 1 juin 1960, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006954512
**Date de décision:** 1960-06-01
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006954512

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QU'EN NOVEMBRE 1908 CLAUDE Z... AVAIT CONSTITUE, AVEC SES TROIS X... MICHEL, AUX DROITS DE QUI EST AUJOURD'HUI SON X... PIERRE, ROBERT ET LOUIS, AUX DROITS DUQUEL SE TROUVE SON X... JACQUES, UNE SOCIETE AYANT POUR OBJET L'EXPLOITATION DE DEUX HOTELS A CHATEL-GUYON ;<br>
<br>
 QU'APRES LA MORT DE SES PARENTS, MICHEL Z... A DEMANDE LE PARTAGE DE LEURS SUCCESSIONS ET LA LICITATION DES BIENS DE LA SOCIETE Z... PERE ET X..., VENUE STATUAIREMENT A EXPIRATION ;<br>
<br>
 QU'UN JUGEMENT DU 18 JANVIER 1935 ORDONNA CE PARTAGE ET CETTE LICITATION, ET QUE, LE 18 FEVRIER SUIVANT, MICHEL Z... SE PORTA ADJUDICATAIRE DE CINQ LOTS, LES DOUZE AUTRES LOTS ETANT ACQUIS PAR UN TIERS ;<br>
<br>
 QU'EN JUIN 1954, JACQUES Z... A ASSIGNE PIERRE Z... EN SA DOUBLE QUALITE D'HERITIER DE MICHEL Z... ET DE LIQUIDATEUR DE LA SOCIETE Z... PERE ET X... POUR VOIR ORDONNER UNE NOUVELLE LICITATION DES BIENS ADJUGES EN 1935 A MICHEL Z... ;<br>
<br>
 QUE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE A DECIDE QUE LES ENCHERES PORTEES PAR MICHEL Z... LE 18 FEVRIER 1935 ET NON COUVERTES N'AVAIENT PAS ENTRAINE A SON PROFIT DE TRANSFERT DEFINITIF, QUE LES OPERATIONS DE COMPTE, LIQUIDATION ET PARTAGE ORDONNEES PAR LE JUGEMENT DU 18 JANVIER 1935 ETAIENT TOUJOURS EN COURS, A DESIGNE DEUX NOTAIRES POUR PROCEDER A CES OPERATIONS ET NOMME TROIS EXPERTS Y... DETERMINER LA VALEUR ACTUELLE DES BIENS A PARTAGER ;<br>
<br>
ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR AINSI STATUE AU MOTIF QUE LE PRIX DE L'ADJUDICATION N'AVAIT PAS ETE PAYE ;<br>
<br>
 QUE, SELON LE POURVOI, LA LICITATION, COMME LA VENTE, OPERANT TRANSFERT IMMEDIAT DE LA PROPRIETE, INDEPENDAMMENT DE TOUT PAYEMENT DU PRIX, L'ADJUDICATAIRE DEVAIT ETRE CONSIDERE COMME DEVENU PROPRIETAIRE ET N'AURAIT PU PERDRE CETTE QUALITE QUE PAR L'EXERCICE D'UNE ACTION EN RESOLUTION QUI N'AVAIT PAS, EN L'ESPECE, ETE INTENTEE ET NE POUVAIT L'ETRE ;<br>
<br>
MAIS ATTENDU QUE LE PROBLEME QU'AVAIENT A RESOUDRE LES JUGES DU FOND CONSISTAIT A SAVOIR SI L'ADJUDICATION DE 1935 CONSTITUAIT UN PARTAGE PARTIEL COMPORTANT UNE ATTRIBUTION DEFINITIVE A SON BENEFICIAIRE, QUE L'ARRET ATTAQUE CONSTATE QUE, S'IL EN EST AINSI A L'EGARD DU TIERS ACQUEREUR DE CERTAINS LOTS, IL N'EN VA PAS DE MEME EN CE QUI CONCERNE LES DROITS ACQUIS PAR MICHEL Z..., CO-INDIVISAIRE ;<br>
<br>
 QUE CETTE OPERATION, INTERVENUE AU PROFIT D'UN CO-HERITIER, CONSTITUAIT EN SOI UN ACTE DE PARTAGE ECHAPPANT NORMALEMENT, COMME TEL, AUX REGLES HABITUELLES DE LA VENTE, QUE LA COUR D'APPEL RELEVE ENCORE, QUE LES LIQUIDATEURS N'AVAIENT ETABLI, AU MOMENT DE LA LIQUIDATION DE LA SOCIETE, QU'UN PROJET DE PARTAGE, QUE, DE CES CONSTATATIONS, LA COUR D'APPEL, SOULIGNANT QUE LE PRIX DE L'ACQUISITION N'AVAIT PAS ETE VERSE, CONCLUT QUE, DANS L'INTENTION DES PARTIES, LA LICITATION DE 1935 NE CONSTITUAIT QU'UNE OPERATION PREALABLE A UN PARTAGE QUI SE REALISERAIT ENSUITE ;<br>
<br>
 QUE, DES LORS, EN DECIDANT QU'IL Y AVAIT LIEU DE PROCEDER AUDIT PARTAGE ET, AUPARAVANT, DE DETERMINER LA VALEUR EXACTE DES BIENS SUSCEPTIBLES D'Y ETRE COMPRIS, L'ARRET ATTAQUE N'A FAIT QUE TIRER LES CONCLUSIONS LOGIQUES DE SES CONSTATATIONS SOUVERAINES ET A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
<br>
PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 8 JUILLET 1957, PAR LA COUR D'APPEL DE RIOM. N° 58-11302. PIERRE Z... C/JACQUES Z... ET AUTRES. PRESIDENT : M BORNET - RAPPORTEUR : M ANCEL - AVOCAT GENERAL : M ITHIER - AVOCATS : MM LABBE, CAIL ET DE CHAISEMARTIN.<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LA LICITATION D'UN BIEN SUCCESSORAL QUI INTERVIENT AU PROFIT D'UN COHERITIER CONSTITUE EN SOI UN ACTE DE PARTAGE ECHAPPANT NORMALEMENT, COMME TEL, AUX REGLES HABITUELLES DE LA VENTE.    UNE COUR D'APPEL NE FAIT QUE TIRER LES CONCLUSIONS LOGIQUES DE SES CONSTATATIONS SOUVERAINES LORSQUE, AYANT RELEVE QU'AU MOMENT DE LA LICITATION LITIGIEUSE LES COHERITIERS N'AVAIENT ETABLI QU'UN PROJET DE PARTAGE ET QUE LE PRIX N'A PAS ETE VERSE, ELLE DECLARE QUE DANS L'INTENTION DE CEUX-CI CETTE LICITATION NE CONSTITUAIT QU'UNE OPERATION PREALABLE A UN PARTAGE QUI DEVAIT SE REALISER ENSUITE, ET NON UN PARTAGE PARTIEL COMPORTANT UNE ATTRIBUTION DEFINITIVE.
**Mots-clés:** SUCCESSION  - PARTAGE  - LICITATION  - ADJUDICATAIRE COHERITIER - OPERATION PREALABLE AU PARTAGE  - NON-PAYEMENT DU PRIX  - ATTRIBUTION DEFINITIVE (NON)