# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 5 juillet 1973, 72-12.468, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006990816
**Date de décision:** 1973-07-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006990816

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 2 DU DECRET DU 28 AVRIL 1960, L'ARTICLE 2 DE L'ARRETE DU 8 JUIN 1960 ET L'ARRETE DU 5 JUIN 1961, ENSEMBLE L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DU PREMIER DE CES TEXTES QUE LES FRAIS MENTIONNES A L'ARTICLE 283 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE NE COMPRENNENT, EN CE QUI CONCERNE LES CURES THERMALES, QUE LES FRAIS DE SURVEILLANCE MEDICALE DES CURES ET LES FRAIS DE TRAITEMENT DANS LES ETABLISSEMENTS THERMAUX ;<br>
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QUE LE DEUXIEME DISPOSE QUE LES FRAIS DE TRAITEMENT SONT REGLES SUR LA BASE DE FORFAITS, FIXES PAR DES CONVENTIONS, QUI DETERMINENT LA NATURE DU TRAITEMENT ET LES PRATIQUES DE SOINS THERMAUX INCLUS DANS LES FORFAITS ;<br>
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QUE LE TROISIEME PRECISE QUE, SOUS RESERVE DE QUELQUES EXCEPTIONS CONCERNANT CERTAINES PRATIQUES THERMALES COMPLEMENTAIRES LIMITATIVEMENT ENUMEREES ET EFFECTUEES DANS DES STATIONS DETERMINEES, LE FORFAIT DE SURVEILLANCE MEDICALE REMUNERE TOUS LES ACTES ACCOMPLIS PENDANT LA DUREE NORMALE DE LA CURE ;<br>
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ATTENDU QUE, POUR ACCORDER A CASTELLO, EN SUS DU REGLEMENT DU FORFAIT DE LA CURE SUIVIE PAR SON EPOUSE A GREOUX-LES-BAINS, DU 18 AVRIL AU 8 MAI 1971, LE REMBOURSEMENT DE DIX DOUCHES PHARINGEES DISPENSEES PENDANT LA CURE, LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE A ENONCE QUE L'INTERESSE AYANT DEMANDE LA PRISE EN CHARGE DE CES DOUCHES, PRESCRITES PAR LE MEDECIN ATTACHE A L'ETABLISSEMENT, COMME SOINS COMPLEMENTAIRES, LA CAISSE LUI AVAIT REPONDU LE 30 AVRIL 1971 &lt;LE FORFAIT DE CURE THERMALE COMPREND TOUS LES SOINS DISPENSES PENDANT LE SEJOUR POUR NOUS PERMETTRE DE DONNER SUITE A VOTRE DEMANDE DE REMBOURSEMENT DE PRESTATIONS, VEUILLEZ NOUS ADRESSER LA FACTURE DES SOINS ET TOUTES LES JUSTIFICATIONS MEDICALES&gt; ET ESTIME QU'UNE TELLE REPONSE NE POUVAIT &lt;ETRE INTERPRETEE QUE COMME UN ACCORD A LA PRISE EN CHARGE DEMANDEE &gt; ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI ALORS, D'UNE PART, QUE LA PRATIQUE THERMALE COMPLEMENTAIRE DONT S'AGIT N'EST PAS COMPRISE PARMI CELLES LIMITATIVEMENT ENUMEREES PAR L'ARRETE DU 5 JUIN 1961, CONCERNANT LA STATION THERMALE DE GREOUX-LES-BAINS ET QUE LE FORFAIT REMUNERAIT EN PRINCIPE TOUS LES ACTES ACCOMPLIS PENDANT LA DUREE NORMALE DE LA CURE, ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE LES DOUCHES PHARINGEES N'AURAIENT PU ETRE PRISES EN CHARGE, AU TITRE DE L'ASSURANCE MALADIE QUE SI ELLES AVAIENT ETE RENDUES NECESSAIRES PAR UNE CAUSE AUTRE QUE QUE L'AFFECTION AYANT MOTIVE LA CURE ET DANS CE CAS, APRES ACCOMPLISSEMENT DE LA FORMALITE D'ENTENTE PREALABLE, SI LES ACTES PRECITES Y ETAIENT SOUMIS, LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE QUI A DENATURE LA REPONSE DE LA CAISSE DU 30 AVRIL 1971, LA CONSIDERANT COMME UN ACCORD ALORS QUE LA CAISSE SUBORDONNAIT SA DECISION A L 'ENVOI DE JUSTIFICATIONS A L'EXAMEN DU DOSSIER DEMANDE, A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LA DECISION RENDUE ENTRE LES PARTIES LE 29 FEVRIER 1972 PAR LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE MONTPELLIER ;<br>
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REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LADITE DECISION, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE L'AUDE<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1972-01-21 Bulletin 1972 V. N.54 P.51 (CASSATION ) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Arrêté 1960-06-08,Arrêté 1961-06-05,Code de la sécurité sociale 283,Décret 60-412 1960-04-28
**ECLI:** 
**Résumé:** LES FORFAITS DE SURVEILLANCE MEDICALE FIXES PAR CONVENTIONS  REMUNERENT EN PRINCIPE TOUS LES ACTES ACCOMPLIS PENDANT LA DUREE D 'UNE CURE, SOUS RESERVE DE QUELQUES EXCEPTIONS CONCERNANT CERTAINES  PRATIQUES THERMALES COMPLEMENTAIRES LIMITATIVEMENT ENUMEREES ET  EFFECTUEES DANS DES STATIONS DETERMINEES.  EN DEHORS DE CES EXCEPTIONS VISEES PAR L'ARRETE DU 5 JUIN 1961, LES  ACTES NE PEUVENT ETRE PRIS EN CHARGE AU TITRE DE L'ASSURANCE MALADIE  QUE S'ILS ONT ETE RENDUS NECESSAIRES PAR UNE CAUSE AUTRE QUE L 'AFFECTION AYANT MOTIVE LA CURE.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE ASSURANCES SOCIALES - MALADIE - FRAIS DE CURE -  ACTES ACCOMPLIS AU COURS DE LA CURE - REMBOURSEMENT DISTINCT -  CONDITIONS.