# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 25 février 1969, 67-91.228, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007056523
**Date de décision:** 1969-02-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007056523

## Contenu de la décision

CASSATION SUR LES POURVOIS FORMES PAR : 1° X... (MAURICE), 2° Y... (RENEE), FEMME Z..., CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE, CHAMBRE D'ACCUSATION, EN DATE DU 7 AVRIL 1967, QUI, POUR COMPLICITE DE BANQUEROUTE FRAUDULEUSE, A RENVOYE LES SUSNOMMES DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE GRASSE LA COUR, VU LA CONNEXITE, JOINT LES POURVOIS;<br>
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 VU LE MEMOIRE PRODUIT, COMMUN AUX DEUX DEMANDEURS;<br>
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SUR LA RECEVABILITE DU POURVOI : ATTENDU QUE, PAR L'ARRET ATTAQUE QUI A RENVOYE LES DEMANDEURS DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL POUR COMPLICITE DE BANQUEROUTE FRAUDULEUSE, LA CHAMBRE D'ACCUSATION A STATUE SUR LE SEUL APPEL DE LA PARTIE CIVILE CONTRE L'ORDONNANCE DU JUGE D'INSTRUCTION QUI AVAIT DECLARE N'Y AVOIR LIEU A SUIVRE DE CE CHEF CONTRE LES SUSNOMMES;<br>
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 QU'UN ARRET DE CETTE NATURE, EN CE QU'IL A FAIT DROIT A L'APPEL DE LA PARTIE CIVILE AUSSI BIEN SUR L'ACTION PUBLIQUE QUE SUR L'ACTION CIVILE, CONSTITUE UNE DECISION DEFINITIVE QUE LE TRIBUNAL SAISI DE LA PREVENTION N'A PAS LE POUVOIR DE MODIFIER EN CE QU'IL DEVRA STATUER SUR L'ACTION PUBLIQUE QUAND BIEN MEME IL SERAIT DEMONTRE DEVANT LUI QUE LA PARTIE CIVILE AURAIT ETE SANS QUALITE POUR AGIR;<br>
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 QUE, DES LORS, UN TEL ARRET RENTRE DANS LA CLASSE DE CEUX PREVUS PAR L'ARTICLE 574 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ET CONTRE LESQUELS LE POURVOI DES PREVENUS EST RECEVABLE;<br>
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SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 614-4 ET 614-5 DU CODE DE COMMERCE, 2, 3, 85, 186, 574, 591 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, "EN CE QUE, SAISIE DE L'APPEL D'UNE ORDONNANCE DE NON-LIEU PAR LE SYNDIC D'UNE FAILLITE QUI S'ETAIT CONSTITUE PARTIE CIVILE POUR BANQUEROUTE ET COMPLICITE SANS AVOIR OBTENU L'AUTORISATION DE L'ASSEMBLEE DES CREANCIERS, LA CHAMBRE D'ACCUSATION A DECLARE L'ACTION CIVILE ET L'APPEL RECEVABLES;<br>
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 AU MOTIF QUE L'AUTORISATION DES CREANCIERS N'EST PAS NECESSAIRE LORSQUE LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE VISE UNE PERSONNE AUTRE QUE LE FAILLI;<br>
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 ALORS QU'EN L'ESPECE LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE VISAIT ESSENTIELLEMENT LE FAILLI LUI-MEME DONT LE SYNDIC ADMINISTRAIT LE PATRIMOINE, LA CIRCONSTANCE QUE DES COMPLICES ETAIENT EGALEMENT POURSUIVIS NE PERMETTANT PAS DE CONSIDERER QUE L'ACTION CIVILE ETAIT EXERCEE CONTRE UN AUTRE QUE LE FAILLI ET A PERMETTRE AU SYNDIC D'AGIR SANS AUTORISATION;<br>
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ET ALORS EGALEMENT QU'IL ETAIT SOUTENU DANS LE MEMOIRE D'APPEL QUE LA FAILLITE AVAIT ETE DECLAREE COMMUNE A L'UN DES COMPLICES AUQUEL LE MEME SYNDIC AVAIT ETE DESIGNE, D'OU IL SUIT QUE, FAUTE D'AVOIR REPONDU A CETTE ARTICULATION ESSENTIELLE D'OU IL RESULTERAIT QU'AU MOINS, EN CE QUI CONCERNE CE COMPLICE, LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DU SYNDIC NON AUTORISE ETAIT IRRECEVABLE, L'ARRET ATTAQUE NE SATISFAIT PAS AUX CONDITIONS ESSENTIELLES DE SON EXISTENCE LEGALE";<br>
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 SUR LA RECEVABILITE DU MOYEN : ATTENDU QUE LE MOYEN, QUI CONTESTE A LA PARTIE CIVILE LE DROIT D'EXERCER SON ACTION, EST RECEVABLE;<br>
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 AU FOND : VU LES ARTICLES VISES AU MOYEN : ATTENDU QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 614-5 DU CODE DE COMMERCE, DANS DES POURSUITES EN BANQUEROUTE, LE SYNDIC OU L'ADMINISTRATEUR NE PEUT AGIR CONTRE LE FAILLI AU NOM DE LA MASSE QU'APRES Y AVOIR ETE AUTORISE PAR UNE DELIBERATION PRISE PAR LES CREANCIERS REUNIS EN ASSEMBLEE A LA MAJORITE DES CREANCIERS PRESENTS;<br>
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 ATTENDU QUE, POUR DECLARER RECEVABLE A L'EGARD DES DEMANDEURS LA CONSTITUTION DE LA PARTIE CIVILE DE A..., SYNDIC DE LA FAILLITE DU NOMME Z..., L'ARRET ATTAQUE SE BORNE A ENONCER QUE CETTE CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE VISE DES PERSONNES AUTRES QUE LE FAILLI, ET QUE L'ARTICLE 614-5 DU CODE DE COMMERCE NE S'APPLIQUE PAS EN L'ESPECE;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES PRESENTES POURSUITES SONT COMMUNES A CELLES EXERCEES CONTRE Z... POUR BANQUEROUTE FRAUDULEUSE;<br>
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 QUE, FAUTE D'AVOIR RECHERCHE SI, EN SA QUALITE DE SYNDIC DE LA FAILLITE DE Z..., ET CONFORMEMENT A L'ARTICLE 614-5 SUSVISE, A... AVAIT ETE AUTORISE PAR LA MAJORITE DES CREANCIERS A AGIR AU NOM DE LA MASSE, ET SI, EN CONSEQUENCE, L'ACTION CIVILE ETAIT REGULIEREMENT EXERCEE, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET DE LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE, EN DATE DU 7 AVRIL 1967 (CHAMBRE D'ACCUSATION), ET POUR ETRE STATUE A NOUVEAU CONFORMEMENT A LA LOI : RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE NIMES (CHAMBRE D'ACCUSATION) PRESIDENT : M ROLLAND, CONSEILLER DOYEN, FAISANT FONCTIONS - RAPPORTEUR : M BAURES - AVOCAT GENERAL : M TOUREN - AVOCAT : M GARAUD<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de commerce 614-5
**ECLI:** 
**Résumé:** Lorsque les poursuites sont communes à la fois au failli poursuivi pour banqueroute, et à des personnes autres que le failli poursuivies pour complicité de banqueroute, celles-ci peuvent se prévaloir de l'inobservation des dispositions de l'article 614-5 du Code de commerce aux termes duquel l'administrateur au règlement judiciaire partie civile ne peut agir au nom de la masse qu'après y avoir été autorisé par les créanciers (1).
**Mots-clés:** BANQUEROUTE - Action civile - Administrateur au règlement judiciaire - Autorisation de la masse - Nécessité,* ACTION CIVILE - Recevabilité - Administrateur au règlement judiciaire - Banqueroute - Autorisation de la masse - Nécessité.