# Conseil d'Etat, 3 / 5 SSR, du 25 juillet 1980, 10629, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007669638
**Date de décision:** 1980-07-25
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 3 / 5 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007669638

## Contenu de la décision

VU LE RECOURS, ENREGISTRE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 8 JANVIER 1978, PRESENTE PAR LE MINISTRE DE LA CULTURE ET DE L'ENVIRONNEMENT ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT :    1°  ANNULE LE JUGEMENT DU 4 NOVEMBRE 1977 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE NANTES A REJETE SA DEMANDE TENDANT A CE QUE L'ENTREPRISE RINEAU SOIT CONDAMNEE A LUI VERSER UNE SOMME DE 13.794.521,47 F EN REPARATION DES DOMMAGES CAUSES A LA CATHEDRALE DE NANTES PAR L'INCENDIE SURVENU LE 28 JANVIER 1972 ;    2°  CONDAMNE L'ENTREPRISE A SUPPORTER LE COUT DE LA RESTAURATION DE LA CATHEDRALE DE NANTES ;    VU LA LOI DU 28 PLUVIOSE AN VIII ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;<br>   CONSIDERANT QUE L'INCENDIE QUI S'EST PRODUIT LE 26 JANVIER 1972 A LA CATHEDRALE DE NANTES S'EST DECLARE ALORS QUE M. X..., OUVRIER DE L'ENTREPRISE RINEAU FRERES, SE TROUVAIT A L'EXTERIEUR DE L'EDIFICE SUR LE CHEMIN DE RONDE ENTOURANT LE TRANSEPT ET PROCEDAIT A DES TRAVAUX DE SOUDURE DONT L'EXECUTION AVAIT ETE DEMANDEE A L'ENTREPRISE PAR L'ARCHITECTE DES MONUMENTS HISTORIQUES ; QUE, COMPTE TENU DE LEUR MONTANT, LES TRAVAUX POUVAIENT, CONFORMEMENT AU CODE DES MARCHES, NE PAS FAIRE L'OBJET D'UN MARCHE ; QU'UN CONTRAT VERBAL LIAIT NEANMOINS L'ETAT ET L'ENTREPRISE ; QUE CONTRAIREMENT A CE QUE SOUTIENT LE MINISTRE, CE CONTRAT N'A PAS EU POUR EFFET DE PLACER LA CATHEDRALE SOUS LA GARDE DE L'ENTREPRISE RINEAU ; QU'AINSI LA RESPONSABILITE DE LADITE ENTREPRISE NE PEUT ETRE ENGAGEE QUE DANS LA MESURE OU UNE FAUTE A ETE COMMISE DANS L'EXECUTION DU CONTRAT ;<br>   CONSIDERANT, D'UNE PART, QUE L'EXECUTION DES TRAVAUX DE SOUDURE QUI AVAIENT ETE DEMANDES A L'ENTREPRISE RINEAU ENTRAINAIT NECESSAIREMENT, DANS LES CIRCONSTANCES DE L'ESPECE L'UTILISATION D'UNE LAMPE A SOUDER ; QUE, COMPTE TENU DE L'ETAT ET DE LA DISPOSITION DES LIEUX, CE PROCEDE COMPORTAIT EN LUI-MEME DES RISQUES PARTICULIERS CONTRE LESQUELS IL APPARTENAIT AU MAITRE DE Y... DE SE PREMUNIR ;<br>   CONSIDERANT, D'AUTRE PART, QUE LE MINISTRE N'ETABLIT PAS QUE L'ENTREPRISE OU SON PREPOSE, M. X... AIT COMMIS DES FAUTES OU DES NEGLIGENCES DANS L'EXECUTION DES TRAVAUX ; QU'EN PARTICULIER LE MINISTRE N'EST PAS FONDE A SOUTENIR QU'IL INCOMBAIT A L'ENTREPRISE DE PROCEDER AU DEPOUSSIERAGE DES COMBLES DE LA CATHEDRALE AVANT D'ENTREPRENDRE LES TRAVAUX ; QUE, DES LORS, C'EST A BON DROIT QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE NANTES A REJETE LA DEMANDE DU MINISTRE DES AFFAIRES CULTURELLES ET DE L'ENVIRONNEMENT ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER - LE RECOURS DU MINISTRE DE LA CULTURE ET DE L'ENVIRONNEMENT EST REJETE.    ARTICLE 2 - LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A LA SOCIETE RINAU FRERES ET AU MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 39-02-02 MARCHES ET CONTRATS ADMINISTRATIFS - FORMATION DES CONTRATS ET MARCHES - MODE DE PASSATION DES CONTRATS -Contrat verbal liant un entrepreneur à l'Etat.,39-03-03 MARCHES ET CONTRATS ADMINISTRATIFS - EXECUTION TECHNIQUE DU CONTRAT - PERSONNE RESPONSABLE -Administration maître d'ouvrage ayant imposé à son cocontractant l'emploi d'un procédé comportant des risques particuliers compte tenu de l'état et de la disposition des lieux.