# Cour administrative d'appel de Nantes, 2e chambre, du 31 mai 2000, 98NT02101, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007532431
**Date de décision:** 2000-05-31
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nantes
**Formation:** 2E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007532431

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 10 août 1998, présentée pour la commune de Dragey-Ronthon (Manche), représentée par son maire en exercice dûment habilité, par Me Y..., avocat au barreau de Caen ;<br>    La commune de Dragey-Ronthon demande à la Cour :<br>    1 ) d'annuler le jugement n 97-378 du 9 juin 1998 par lequel le Tribunal administratif de Caen a annulé, à la demande du groupement régional des associations de protection de l'environnement de Basse-Normandie (G.R.A.P.E.), l'arrêté du 20 janvier 1997 par lequel le maire de la commune a délivré à M. X... un permis de construire un hangar pour ULM ;<br>    2 ) de rejeter la demande présentée par le groupement régional des associations de protection de l'environnement de Basse-Normandie devant le Tribunal administratif de Caen ;<br>    3 ) de condamner le groupement régional des associations de protection de l'environnement de Basse-Normandie à lui verser une somme de 5 000 F au titre de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code de l'urbanisme ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 3 mai 2000 :<br>    - le rapport de Mme STEFANSKI, premier conseiller,<br>    - les observations de M. X...,<br>    - et les conclusions de M. LALAUZE, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes du I de l'article L.146-4 du code de l'urbanisme, applicable aux communes littorales définies à l'article 2 de la loi du 3 janvier 1986 relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral :  "L'extension de l'urbanisation doit se réaliser soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l'environnement" ;<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier, que le terrain sur lequel le maire de la commune de Dragey-Ronthon a accordé à M. X... le permis de construire attaqué pour l'édification d'un bâtiment à usage de hangar pour ULM et de locaux d'habitation, est entouré de parcelles agricoles et est situé à plus de cent mètres du bourg de Dragey-Ronthon dont il est séparé par une zone occupée par quelques constructions éparses consistant essentiellement en des hangars agricoles, ainsi que par une voie communale ; que la circonstance que la parcelle d'assiette du projet se trouve à proximité d'un terrain de camping comportant de nombreux "mobil homes" n'est pas de nature à pouvoir faire regarder cette zone comme étant en continuité avec une agglomération ou un village existant ; qu'il suit de là que le permis de construire attaqué est intervenu en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L.146-4 du code de l'urbanisme ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la commune de Dragey-Ronthon n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Caen a annulé, à la demande du groupement régional des associations de protection de l'environnement de Basse-Normandie, l'arrêté du 20 janvier 1997 par lequel le maire de la commune a délivré à M. X... le permis de construire contesté ;<br>    Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel :<br>    Considérant que les dispositions de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel font obstacle à ce que le groupement régional des associations de protection de l'environnement de Basse-Normandie qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à la commune de Dragey-Ronthon la somme qu'elle demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ; qu'en revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application des mêmes dispositions de condamner la commune de Dragey-Ronthon à payer au groupement régional des associations de protection de l'environnement de Basse-Normandie la somme de 1 000 F qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>Article 1er : La requête de la commune de Dragey-Ronthon est rejetée.<br>Article 2 : La commune de Dragey-Ronthon versera au groupement régional des associations de protection de l'environnement de Basse-Normandie une somme de mille francs (1 000 F) au titre de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel.<br>Article 3  : Le présent arrêt sera notifié à la commune de Dragey-Ronthon, au groupement régional des associations de protection de l'environnement de Basse-Normandie, à M. X... et au ministre de l'équipement, des transports et du logement.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Arrêté 1997-01-20,Code de l'urbanisme L146-4,Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel L8-1,Loi 1986-01-03 art. 2
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 68-03-025-03 URBANISME ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE - PERMIS DE CONSTRUIRE - NATURE DE LA DECISION - REFUS DU PERMIS,68-03-03-01-04 URBANISME ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE - PERMIS DE CONSTRUIRE - LEGALITE INTERNE DU PERMIS DE CONSTRUIRE - LEGALITE AU REGARD DE LA REGLEMENTATION NATIONALE - PRESCRIPTIONS POSEES PAR LES LOIS D'AMENAGEMENT ET D'URBANISME