# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 10/12/2009, 08MA01693, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021646366
**Date de décision:** 2009-12-10
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021646366

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour administrative d'appel de Marseille le 27 mars 2008, présentée pour M. Galip A, de nationalité turque, élisant domicile chez B, 1... à Marseille (13015), par Me Vincensini , avocat ; <br>
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       M. A demande à la Cour : <br>
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       1°) d'annuler le jugement n°0707948 du 3 mars 2008 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 27 novembre 2007 par laquelle le préfet de la région Provence, Alpes, Côte d'Azur, préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a notifié l'obligation de quitter le territoire français ; <br>
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       2°) d'annuler les décisions ci-dessus mentionnées du préfet de la région Provence, Alpes, Côte d'Azur, préfet des Bouches-du-Rhône ; <br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de la région Provence, Alpes, Côte d'Azur, préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour, ou subsidiairement de procéder à un nouvel examen de sa demande, dans le délai de quatre mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard, cette astreinte courant pendant un délai de trois mois après lequel elle pourra être liquidée et une nouvelle astreinte fixée ;<br>
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       4°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative ; <br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu l'article 1er du décret du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 12 novembre 2009<br>
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       - le rapport de M. Antonetti, président assesseur ; <br>
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- les conclusions de Mme Paix, rapporteur public ;<br>
      Considérant que M. A, de nationalité turque, relève appel du jugement en date du 3 mars 2008 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 27 novembre 2007 par laquelle le préfet de la région Provence, Alpes, Côte d'Azur, préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer le titre de séjour  vie privée et familiale  qu'il avait sollicité sur le fondement des dispositions du 11° de l'article L.313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et lui a, par ailleurs, notifié l'obligation de quitter le territoire français ; <br>
       Sur les conclusions à fins d'annulation du jugement entrepris et des décisions contestées :<br>
      En ce qui concerne la légalité de la décision par laquelle le préfet a rejeté la demande de délivrance d'un titre de séjour présentée par M. A :<br>
       Considérant qu'aux termes de l'article R.313-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Pour l'application du 11° de l'article L.313-11, le préfet délivre la carte de séjour temporaire au vu d'un avis émis par le médecin inspecteur départemental de santé publique compétent au regard du lieu de résidence de l'intéressé et, à Paris, par le médecin, chef du service médical de la préfecture de police. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de la population et des migrations, du ministre chargé de la santé et du ministre de l'intérieur, au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin agréé ou un praticien hospitalier et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de traitement dans le pays d'origine de l'intéressé.  ; que l'article 4 de l'arrêté interministériel du 8 juillet 1999 précise que l'avis rendu par le médecin inspecteur départemental de la santé publique doit indiquer  si l'état de santé de l'étranger lui permet de voyager sans risque vers son pays de renvoi  ; que le requérant ne peut utilement invoquer ces dispositions à l'encontre d'une décision qui ne constitue pas une mesure d'éloignement ; <br>
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       En ce qui concerne la légalité de la décision obligeant M. A à quitter le territoire français : <br>
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       Considérant que si l'avis rendu le 13 août 2007 par le médecin inspecteur départemental de la santé publique des Bouches-du-Rhône ne précise pas si l'état de santé de M. A lui permet de voyager sans risque vers la Turquie, il ne ressort pas des pièces versées au dossier, ainsi que l'a à bon droit relevé le tribunal administratif, que son état de santé pourrait susciter des interrogations sur sa capacité à supporter le voyage ; qu'il suit de là que M. A n'est pas fondé à soutenir que cette omission vicie la décision lui ordonnant de quitter le territoire français ;<br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. Galip A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande ; <br>
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       Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
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       Considérant qu'il suit de là et, par voie de conséquence, que les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées ;<br>
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       Sur l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à payer à M. A la somme que celui-ci demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
       D É C I D E :<br>
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Article 1er : La requête susvisée est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Galip A et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
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N° 08MA01693	3<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**