# Conseil d'Etat, 2ème sous-section jugeant seule, du 11 février 2005, 257207, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008229194
**Date de décision:** 2005-02-11
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2EME SOUS-SECTION JUGEANT SEULE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008229194

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 26 mai 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par le PREFET DE POLICE  ; le PREFET DE POLICE demande au Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler l'article 1er du jugement du 26 mars 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a annulé son arrêté du 4 décembre 2002 décidant la reconduite à la frontière de M. Abdelhakim X  ;
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                2°) de rejeter les conclusions présentées par M. X devant le président du tribunal administratif de Paris et tendant à l'annulation de cet arrêté  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;	
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     	Vu le code de justice administrative  ; 
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - le rapport de Mlle Béatrice Bourgeois, Maître des Requêtes,  
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                - les conclusions de Mme Emmanuelle Prada Bordenave, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'à l'appui de sa demande dirigée contre l'arrêté du 4 décembre 2002 décidant sa reconduite à la frontière, M. X, de nationalité algérienne, a excipé de l'illégalité de la décision du 26 février 2002 par laquelle le PREFET DE POLICE lui a refusé le renouvellement de sa carte de séjour temporaire en qualité d'étudiant  ; qu'il ressort des pièces du dossier que M. X est entré en France en novembre 1992  ; qu'il a obtenu en 1993 un diplôme d'études approfondies en Ambiances architecturales et urbaines, en 1994, un certificat d'études approfondies à l'école d'Architecture de Nantes et de Grenoble  ; qu'il a alors débuté des recherches en vue d'un doctorat portant sur l'histoire du recours à la géométrie dans la représentation architecturale du XVème  au XXème siècle  ; que son directeur de thèse ayant été nommé à Paris, M. X a suivi ce dernier pour poursuivre, sous sa direction, ses recherches au sein de l'Ecole des Hautes Etudes en Science Sociales  ; que la progression des études de M. X, qui a obtenu une bourse en 2002 pour achever ses travaux jusqu'au doctorat, ainsi que la difficulté du sujet de thèse choisi, nécessitant une très ample documentation à réunir, attestée à la fois par le président de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et par le directeur de thèse, sont de nature à établir qu'il a pu, tout en exerçant une activité salariée à plein temps, poursuivre des études cohérentes et sérieuses  ; qu'ainsi, en refusant le renouvellement de la carte de séjour temporaire de M. X, le PREFET DE POLICE a commis une erreur manifeste d'appréciation  ; que l'illégalité de la décision du 4 décembre 2002 entache la légalité de l'arrêté prononçant la reconduite à la frontière de l'intéressé  ; que, dès lors, le PREFET DE POLICE n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a annulé son arrêté du 4 décembre 2002 décidant la reconduite à la frontière de M. X  ;
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<br>D E C I D E  :
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     Article 1er  : La requête du PREFET DE POLICE est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée au PREFET DE POLICE, à M. Abdelhakim X et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**