# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 1ère  Chambre , 28/12/2009, 09NT01341, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021764374
**Date de décision:** 2009-12-28
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 1ère  Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021764374

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 9 juin 2009, présentée pour Mme Salima X épouse Y, demeurant ..., par Me Gouedo, avocat au barreau de Laval ; Mme Y demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 09-517 du 7 mai 2009 par lequel le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Mayenne en date du 24 décembre 2008 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;<br>
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ledit arrêté ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de la Mayenne de procéder à un nouvel examen de sa demande ;<br>
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       4°) de condamner l'Etat à verser à Me Gouedo la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi sur l'aide juridictionnelle et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 30 novembre 2009 :<br>
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       - le rapport de M. Grangé, président ;<br>
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       - et les conclusions de M. Hervouet, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que Mme Salima X épouse Y, de nationalité marocaine, fait appel du jugement du 7 mai 2009 du Tribunal administratif de Nantes rejetant sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Mayenne en date du 24 décembre 2008 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : (...) 4° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français. ; et qu'aux termes de l'article L. 311-7 du même code : Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues par les dispositions législatives du présent code, l'octroi de la carte de séjour temporaire et celui de la carte de séjour compétences et talents sont subordonnés à la production par l'étranger d'un visa pour un séjour pour une durée supérieure à trois mois. ; qu'aux termes de l'article L. 211-2-1 dudit code : La demande d'un visa pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois donne lieu à la délivrance par les autorités diplomatiques et consulaires d'un récépissé indiquant la date du dépôt de la demande. Le visa mentionné à l'article L. 311-7 ne peut être refusé à un conjoint de Français qu'en cas de fraude, d'annulation du mariage ou de menace à l'ordre public. (...) Lorsque la demande de visa de long séjour émane d'un étranger entré régulièrement en France, marié en France avec un ressortissant de nationalité française et que le demandeur séjourne en France depuis plus de six mois avec son conjoint, la demande de visa de long séjour est présentée à l'autorité administrative compétente pour la délivrance d'un titre de séjour. ;<br>
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       Considérant que Mme Y a sollicité du préfet de la Mayenne la délivrance d'une carte de séjour en tant que conjointe d'un ressortissant de nationalité française ; que pour rejeter cette demande le préfet s'est fondé sur la circonstance que l'intéressée ne produisait pas de visa pour un séjour pour une durée supérieure à trois mois ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle ait obtenu un visa correspondant aux prévisions de l'article L. 211-2-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que le préfet a pu dès lors sans erreur de droit en l'absence de visa de long séjour lui refuser la délivrance du titre de séjour sollicité ; que le préfet n'était pas tenu d'examiner la demande sur le fondement d'autres dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment celles visant le cas des étrangers malades ;<br>
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       Considérant qu'eu égard au caractère récent du mariage de Mme Y et du court séjour en France de l'intéressée qui y était entrée irrégulièrement en 2005 et ne s'y était maintenue que sous couvert d'autorisations provisoires de séjour pour étranger malade et qui peut revenir munie d'un visa de long séjour, le préfet de la Mayenne n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme Y n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
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       Considérant que le présent arrêt qui rejette la requête de Mme Y n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par suite, ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de réexaminer sa situation doivent être rejetées ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à payer une somme au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ;<br>
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DÉCIDE :<br>
Article 1er : 	La requête de Mme Y est rejetée.<br>
Article 2 : 	Le présent arrêt sera notifié à Mme Salima X épouse Y et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire. Une copie sera transmise au préfet de la Mayenne.<br>
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N° 09NT01341                                      2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**