# CAA de NANTES, 3ème chambre, 08/02/2019, 18NT02971, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000038116794
**Date de décision:** 2019-02-08
**Juridiction:** CAA de NANTES
**Formation:** 3ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000038116794

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       M. C... B...a demandé au tribunal administratif d'Orléans d'annuler l'arrêté du 21 septembre 2017 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai.<br>
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       Par un jugement n° 1800468 du 29 mars 2018, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande.<br>
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       Procédure devant la cour :<br>
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       Par une requête enregistrée le 1er août 2018 M. B..., représenté par MeA..., demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif d'Orléans du 29 mars 2018 ;<br>
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       2°) d'annuler l'arrêté du 21 septembre 2017 ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de renouveler son titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir.<br>
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       Il soutient que la réalité et le sérieux des études ne constituent pas un motif de refus de renouvellement d'un titre de séjour " étudiant " pour un ressortissant algérien.<br>
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       Par un mémoire en défense enregistré le 10 décembre 2018 le préfet d'Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête.<br>
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       Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B... ne sont pas fondés.<br>
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       M. B... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 juillet 2018.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier.<br>
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       Vu :<br>
       - l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;<br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
       - le décret n°91-1266 du 19 décembre 1991 ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Le rapport de M. Berthon a été entendu au cours de l'audience publique.<br>
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       Considérant ce qui suit :<br>
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       1. M. B..., ressortissant algérien, est entré en France le 3 septembre 2016 sous couvert d'un visa de long séjour " étudiant ". Il a obtenu un certificat de résidence valable jusqu'au 2 septembre 2017 dont il a demandé le renouvellement le 14 septembre 2017. Par un arrêté du 21 septembre 2017, le préfet d'Indre-et-Loire a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé d'office. M. B... relève appel du jugement du 29 mars 2018 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.	<br>
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       2. Selon le titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les ressortissants algériens qui suivent un enseignement, un stage ou font des études en France et justifient de moyens d'existence suffisants (bourses ou autres ressources) reçoivent sur présentation, soit d'une attestation de pré-inscription ou d'inscription dans un établissement d'enseignement français, soit d'une attestation de stage, un certificat de résidence valable un an, renouvelable et portant la mention ''étudiant'' ou ''stagiaire'' ".<br>
       3. Ces dispositions permettent à l'administration d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies. Par suite, M. B...n'est pas fondé à soutenir que le préfet d'Indre-et-Loire aurait commis une erreur de droit en rejetant, au motif tiré de l'absence de réalité et de sérieux de ses études, sa demande de renouvellement de son titre de séjour. <br>
       4. Il résulte de ce qui précède que M. B... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.<br>
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DÉCIDE :<br>
Article 1er : 	La requête de M. B... est rejetée.<br>
Article 2 : 	Le présent arrêt sera notifié à M. C... B...et au ministre de l'intérieur. <br>
Copie sera adressée au préfet d'Indre-et-Loire.<br>
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       Délibéré après l'audience du 24 janvier 2019, à laquelle siégeaient :<br>
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       - Mme Perrot, président de chambre,<br>
       - M. Coiffet, président assesseur,<br>
       - M. Berthon, premier conseiller.<br>
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       Lu en audience publique, le 8 février 2019.<br>
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Le rapporteur,<br>
E. Berthon<br>
Le président,<br>
                               I. Perrot       <br>
Le greffier,<br>
M. D...       <br>
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       La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
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N° 18NT02971<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**