# Cour administrative d'appel de Paris, 9ème Chambre, 01/12/2011, 11PA01237, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000024942350
**Date de décision:** 2011-12-01
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Paris
**Formation:** 9ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000024942350

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 10 mars 2011, présentée pour M. Belabbes A, demeurant chez M. B, ..., par Me Sando ; M. A demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0900645/5 du 20 décembre 2010 par lequel le Tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 17 décembre 2008 du préfet du Val-de-Marne lui refusant la délivrance d'un titre de séjour ;<br>
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       2°) d'annuler cet arrêté ;<br>
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       3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en ce qui concerne les frais de procès de première instance et de 4 500 euros en ce qui concerne les frais de procès d'appel sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ; <br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 17 novembre 2011 :<br>
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       - le rapport de Mme Samson, <br>
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       - et les conclusions de Mme Bernard, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. A, de nationalité algérienne, a sollicité le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'accompagnant de son épouse malade ; que, par arrêté du 17 décembre 2008, le préfet du Val-de-Marne a rejeté sa demande ; que M. A relève appel du jugement du 20 décembre 2010 par lequel le Tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande d'annulation dudit arrêté ; <br>
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       Considérant, en premier lieu, que la décision critiquée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement ; que le préfet, en mentionnant notamment que le médecin inspecteur de santé publique, saisi pour avis de la situation de Mme C, a précisé dans son avis du 4 novembre 2008, dont aucun texte n'impose qu'il soit joint à l'arrêté préfectoral, mais dont certaines conclusions y sont reprises, que Mme C peut bénéficier de soins appropriés dans son pays d'origine, a suffisamment motivé sa décision du 17 décembre 2008 rejetant la demande de renouvellement d'un titre de séjour à M. A en qualité d'accompagnant de son épouse malade ; que, par ailleurs, en ajoutant qu'entré en France le 12 décembre 2004, sous couvert d'un visa de court séjour, M. A ne peut se prévaloir ni des stipulations de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, ni au surplus de celles de l'article 7bis b) alors qu'il ne justifie pas être pris en charge par sa fille de nationalité française, ni d'aucune autre stipulation du même accord, l'auteur de l'arrêté attaqué a suffisamment exposé les considérations de droit et de fait sur lesquelles il s'est fondé ; qu'ainsi, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de l'arrêté contesté doit être écarté ;<br>
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       Considérant, en deuxième lieu, que M. A a présenté une demande de renouvellement de son titre de séjour en qualité d'accompagnant de son épouse malade en se prévalant de l'état de santé de cette dernière et de l'impossibilité pour elle de recevoir des soins appropriés dans son pays d'origine ; qu'il ressort, toutefois, des pièces du dossier que le médecin inspecteur de la santé publique a estimé, le 4 novembre 2008, que si l'état de santé de Mme C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, l'intéressée peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ; que si M. A a produit divers certificats médicaux, dont un postérieur à l'arrêté contesté, provenant de praticiens hospitaliers de l'hôpital Bichat-Claude Bernard et de l'hôpital privé Paul d'Egine à Champigny sur Marne, faisant état de l'hypertension artérielle sévère dont souffre son épouse nécessitant un traitement médical qui ne peut être interrompu, ces documents, qui ne précisent pas que les soins, traitements ou médicaments ne seraient pas disponibles en Algérie, ne permettent pas de remettre en cause l'avis du médecin inspecteur de santé publique selon lequel Mme C peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ; que, dans ces conditions, ainsi que l'a jugé la Cour de céans par un arrêt du même jour, le préfet du Val-de-Marne n'a pas, en rejetant la demande de Mme C, méconnu, les stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ; qu'il suit de là que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse portant refus d'un titre de séjour en qualité d'accompagnant de son épouse malade est entachée d'illégalité ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Val-de-Marne aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur la situation personnelle de son épouse ; <br>
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       Considérant, en troisième lieu, qu'aux termes de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 :  Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour / (...) / b) (...) aux ascendants d'un ressortissant français et de son conjoint qui sont à sa charge  ;<br>
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       Considérant que l'autorité administrative, lorsqu'elle est saisie d'une demande tendant à la délivrance d'un certificat de résidence au bénéfice d'un ressortissant algérien qui fait état de sa qualité d'ascendant à charge d'un ressortissant français, peut légalement fonder sa décision de refus sur la circonstance que l'intéressé ne saurait être regardé comme étant à la charge de son descendant, dès lors qu'il dispose de ressources propres, que son descendant de nationalité française ne pourvoit pas régulièrement à ses besoins, ou qu'il ne justifie pas des ressources nécessaires pour le faire ; que s'il n'est pas contesté que M. A est hébergé chez l'une de ses filles, de nationalité française, le seul bulletin de salaire de cette dernière pour le mois de décembre 2008 et l'attestation d'un expert comptable indiquant que son conjoint recevait, au titre de l'année 2008, une rémunération nette mensuelle de 1 300 euros ne permettent pas d'établir que ceux-ci se trouvaient en mesure de prendre en charge financièrement, pour un séjour de longue durée, M. A et son épouse ; que, par ailleurs, si M. A fait valoir que le préfet du Val-de-Marne a examiné sa demande exclusivement au regard des ressources de sa fille Nadia, de nationalité française, et de son conjoint sans prendre en compte les ressources financières de ses filles Mama et Ismahene ainsi que celles de leurs compagnons respectifs, ces dernières n'ont pas la nationalité française ; que, dans ces conditions, le préfet du Val-de-Marne n'était pas tenu, en vertu des stipulations précitées de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, d'examiner la demande du requérant au regard de leurs ressources ; que, par suite, en décidant que M. A ne pouvait prétendre à la délivrance d'un certificat de résidence de dix ans sur le fondement des stipulations précitées de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du  27 décembre 1968, le préfet de du Val-de-Marne n'a pas méconnu lesdites stipulations ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande ; que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées ; <br>
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D É C I D E :<br>
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
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N° 11PA01237<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01-03 Étrangers. Séjour des étrangers. Refus de séjour.