# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 21 avril 1971, 70-10.297, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006985273
**Date de décision:** 1971-04-21
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006985273

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 2093 DU CODE CIVIL, 470 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ; <br>
<br>ATTENDU QUE SAISI PAR Y..., CHAUFFEUR AU SERVICE DE LA SOCIETE CERALUX, VICTIME D' UN ACCIDENT DU TRAVAIL DONT UN AGENT DE L' ETAT A ETE RECONNU SEUL RESPONSABLE, D' UNE ACTION EN REPARATION COMPLEMENTAIRE DE SON PREJUDICE ET DE DEMANDES DE LA CAISSE PRIMAIRE D' ASSURANCES MALADIE DE LA REGION PARISIENNE EN PAYEMENT DE SES DEPENSES, AINSI QUE DE LA SOCIETE CERALUX, EN REMBOURSEMENT DU COMPLEMENT DE SALAIRES PAR ELLE VERSE A SON PREPOSE PENDANT LA DUREE DE L' INCAPACITE TOTALE, LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE, AVANT DIRE DROIT SUR LE MONTANT DU PREJUDICE DE Y..., A ORDONNE UNE EXPERTISE MEDICALE, CONDAMNE L' AGENT JUDICIAIRE DU TRESOR PUBLIC A PAYER A CETTE SOCIETE LA SOMME DE 3. 411, 48 FRANCS QU' ELLE RECLAMAIT A TITRE DE COMPLEMENTS DE SALAIRES ET SURSIS A STATUER SUR LA DEMANDE DE LA CAISSE ; <br>
<br>ATTENDU QUE CETTE DERNIERE AYANT, AU SOUTIEN DE L' APPEL QU' ELLE AVAIT INTERJETE, FAIT VALOIR QUE LE TRIBUNAL AVAIT A TORT ACCORDE D' ORES ET DEJA CE REMBOURSEMENT A L' EMPLOYEUR LA COUR D' APPEL, PAR L' ARRET ATTAQUE, A ECARTE CE MOYEN ET CONFIRME LE JUGEMENT ENTREPRIS AU MOTIF ESSENTIEL QUE LA CAISSE NE DEMONTRAIT PAS QUE LA SOCIETE CERALUX AVAIT EN LA CIRCONSTANCE AGI COMME SUBROGEE AUX DROITS DE LA VICTIME ; <br>
<br>ATTENDU, CEPENDANT, QUE L' EMPLOYEUR QUI EN VERTU D' UN CONTRAT, VERSE A SON PREPOSE, VICTIME D' UN ACCIDENT DU TRAVAIL DONT UN TIERS EST RECONNU ENTIEREMENT RESPONSABLE, UN COMPLEMENT DE SALAIRE CONTRIBUE, COMME LA CAISSE, DANS LA MESURE OU ILS Y SONT L' UN ET L' AUTRE TENUS, A LA REPARATION DE CARACTERE INDEMNITAIRE DU PREJUDICE ; <br>
<br>QU' IL EN RESULTE QUE, DANS LA MESURE OU L' INDEMNITE MISE A LA CHARGE DE CE TIERS ET CALCULEE EN TENANT COMPTE DE LA PERTE DU SALAIRE DE LA VICTIME, EST INSUFFISANTE POUR ASSURER LE REMBOURSEMENT INTEGRAL DES DEPENSES DE L' EMPLOYEUR ET DE LA CAISSE, IL Y A LIEU D' EN REPARTIR LE MONTANT AU MARC LE FRANC, ENTRE CES DEUX CREANCIERS EGAUX EN DROITS, DE TELLE SORTE QUE, EN VUE D' UNE REPARTITION EVENTUELLE, AUCUNE SOMME NE PEUT ETRE ALLOUEE A L' EMPLOYEUR AVANT QU' AIT ETE EVALUE LE PREJUDICE GLOBAL DE LA VICTIME ET FIXEE L' INDEMNITE MISE A LA CHARGE DU TIERS ; <br>
<br>D' OU IL SUIT QU' EN ACCORDANT D' ORES ET DEJA A LA SOCIETE CERALUX LE REMBOURSEMENT DE SES DEPENSES, LA COUR D' APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L' ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 27 NOVEMBRE 1969, PAR LA COUR D' APPEL DE PARIS ; <br>
<br>REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D' APPEL D' ORLEANS.<br>
<br>,.  ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  )1969-02-06 Bulletin 1969 V N. 82 P. 69 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 2093,Code de la sécurité sociale 470
**ECLI:** 
**Résumé:** L'EMPLOYEUR QUI, EN VERTU DU CONTRAT LE LIANT A SON PREPOSE,  VERSE A CE DERNIER, VICTIME D'UN ACCIDENT DU TRAVAIL IMPUTABLE A UN  TIERS, UN COMPLEMENT DE SALAIRE, CONTRIBUE COMME LA CAISSE DE  SECURITE SOCIALE, DANS LA MESURE OU ILS Y SONT L'UN ET L'AUTRE TENUS , A LA REPARATION DU PREJUDICE.         IL EN RESULTE QUE LORSQUE L 'INDEMNITE MISE A LA CHARGE DU TIERS ET CALCULEE EN TENANT COMPTE DE  LA PERTE DE SALAIRE DE LA VICTIME EST INSUFFISANTE POUR ASSURER LE  REMBOURSEMENT INTEGRAL DES DEPENSES DE L'EMPLOYEUR ET DE LA CAISSE,  IL Y A LIEU D'EN REPARTIR LE MONTANT AU MARC LE FRANC ENTRE CES DEUX  CREANCIERS, EGAUX EN DROITS, DE TELLE SORTE QUE, EN VUE D'UNE  REPARTITION EVENTUELLE, AUCUNE SOMME NE PEUT ETRE ALLOUEE A L 'EMPLOYEUR AVANT QU'AIT ETE EVALUE LE PREJUDICE GLOBAL DE LA VICTIME  ET FIXEE L'INDEMNITE MISE A LA CHARGE DU TIERS.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE ACCIDENT DU TRAVAIL - TIERS RESPONSABLE - RECOURS  DES CAISSES - CONCOURS AVEC L'EMPLOYEUR - COMPLEMENT DU SALAIRE  VERSE DURANT L'INVALIDITE DE LA VICTIME.,* RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - REPARATION - SALARIE - RECOURS  DE L'EMPLOYEUR CONTRE LE TIERS - COMPLEMENT DE SALAIRE VERSE DURANT  L'INVALIDITE DU SALARIE - CONCOURS AVEC LA CAISSE DE SECURITE  SOCIALE.