# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 22 avril 1971, 69-14.453, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006984819
**Date de décision:** 1971-04-22
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006984819

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION ;<br>
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VU L'ARTICLE 33 DU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953, APPLICABLE EN L'ESPECE DANS SA REDACTION ANTERIEURE AU DECRET DU 3 JANVIER 1966 ;<br>
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ATTENDU QUE CET ARTICLE DISPOSE : "TOUTES LES ACTIONS EXERCEES EN VERTU DU PRESENT DECRET, AUTRES QUE CELLES VISEES AUX ARTICLES 18 ET 29 A 32 CI-DESSUS, SONT PORTEES DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE LA SITUATION DE L'IMMEUBLE. ELLES SE PRESCRIVENT PAR UNE DUREE DE DEUX ANS" ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESSORT DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE LA COMPAGNIE D'ASSURANCES LA NATIONALE A DONNE CONGE LE 26 JUIN 1963, A LA SOCIETE SAUER, SA LOCATAIRE EN VERTU D'UN BAIL COMMERCIAL ;<br>
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 QUE CETTE DERNIERE SOCIETE N'A ASSIGNE SA PROPRIETAIRE EN PAYEMENT D'UNE INDEMNITE D'EVICTION QUE LE 9 DECEMBRE 1966, C'EST A DIRE PLUS DE DEUX ANS APRES LE CONGE ET L'EXPIRATION DU BAIL ;<br>
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 QUE LA COMPAGNIE LA NATIONALE A SOUTENU QUE L'ACTION DE LA SOCIETE LOCATAIRE ETAIT PRESCRITE ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL, CONFIRMANT LA DECISION DES PREMIERS JUGES, A DECIDE QUE L'ACTION DE LA SOCIETE SAUER N'ETAIT ATTEINTE, LE 9 DECEMBRE 1966, NI PAR LA PRESCRIPTION TRENTENAIRE, NI PAR LA PRESCRIPTION BIENNALE DE L'ARTICLE 33 DU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953, AU MOTIF QUE CELLE-CI N'AVAIT PU COMMENCER A COURIR AVANT L'ENTREE EN VIGUEUR DU DECRET DU 3 JANVIER 1966 ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ACTION EN RENOUVELLEMENT DE BAIL OU, A DEFAUT, EN PAYEMENT D'UNE INDEMNITE D'EVICTION ETANT FORMEE EN VERTU DE L'ALINEA 1ER DE L'ARTICLE 8 DU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953, EST PRESCRITE PAR UNE DUREE DE DEUX ANS, PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 33 DUDIT DECRET, MEME DANS SA REDACTION ANTERIEURE AU DECRET DU 3 JANVIER 1966 ;<br>
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 QU'EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 2 JUILLET 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
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 REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE REIMS.<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1971-04-01 Bulletin 1971 III N.236  P.170 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret 53-960 1953-09-30 ART. 33
**ECLI:** 
**Résumé:** L'ACTION EN RENOUVELLEMENT DE BAIL OU, A DEFAUT, EN PAYEMENT  D'UNE INDEMNITE D'EVICTION EST FORMEE EN VERTU DE L'ARTICLE 8 ALINEA  1 DU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ; ELLE EST DONC SOUMISE A LA  PRESCRIPTION BIENNALE EDICTEE PAR L'ARTICLE 33 DUDIT DECRET, DANS SA  REDACTION ANTERIEURE AU DECRET DU 3 JANVIER 1966.
**Mots-clés:** BAUX COMMERCIAUX (DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953) - PROCEDURE -  PRESCRIPTION - PRESCRIPTION BIENNALE - DOMAINE D'APPLICATION -  ACTION EN PAYEMENT D'UNE INDEMNITE D'EVICTION.,* BAUX COMMERCIAUX (DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953) - RENOUVELLEMENT -  PROCEDURE - PRESCRIPTION  BIENNALE - APPLICATION.,* BAUX COMMERCIAUX (DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953) - INDEMNITE D 'EVICTION - DEMANDE - PRESCRIPTION BIENNALE - APPLICATION.