# CAA de MARSEILLE, 3ème chambre - formation à 3, 05/10/2017, 17MA00052, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000035766275
**Date de décision:** 2017-10-05
**Juridiction:** CAA de MARSEILLE
**Formation:** 3ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000035766275

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 2 mars 2016 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours.<br>
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       Par un jugement n° 1605201 du 4 octobre 2016, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.<br>
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       Procédure devant la Cour :<br>
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       Par une requête, enregistrée le 6 janvier 2017, M. A..., représenté par Me C..., demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du 4 octobre 2016 du tribunal administratif de Marseille ;<br>
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       2°) d'annuler l'arrêté du 2 mars 2016 du préfet des Bouches-du-Rhône ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans le délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;<br>
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       4°) de mettre la somme de 1 500 euros à la charge de l'Etat en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil.<br>
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       Il soutient que :<br>
       - son insertion socioprofessionnelle sur le territoire national est réelle ;<br>
       - la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.<br>
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       M. A... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 12 décembre 2016.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier.<br>
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       Vu :<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Haïli.<br>
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       1. Considérant que M. A..., de nationalité philippine, relève appel du jugement du 4 octobre 2016 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours ;<br>
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       2. Considérant qu'aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée au 1° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 311-7 (...) " ; <br>
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       3. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. A... ne justifie que d'une présence récente en France, au plus tôt depuis septembre 2012 ; que, célibataire et sans enfant, il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu au moins jusqu'à l'âge de quarante ans ; que, s'il a exercé ponctuellement des fonctions d'employé de maison et dispose de deux promesses d'embauche en cette qualité, il ne justifie ni à titre personnel et familial ni à titre professionnel de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels permettant une admission au séjour sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que, par suite, eu égard aux conditions irrégulières et à la durée de séjour en France de M. A..., le préfet n'a pas, en prenant l'arrêté contesté, commis d'erreur manifeste d'appréciation ; <br>
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       4. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande ; que doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;<br>
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D É C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.<br>
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Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B... A..., à Me C... et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
       Délibéré après l'audience du 21 septembre 2017, où siégeaient :<br>
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       - M. Bédier, président,<br>
       - Mme Paix, président assesseur,<br>
       - M. Haïli, premier conseiller. <br>
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       Lu en audience publique le 5 octobre 2017.<br>
N° 17MA00052	3<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-03 Étrangers. Obligation de quitter le territoire français (OQTF) et reconduite à la frontière.