# Cour Administrative d'Appel de Versailles, 5ème chambre, 10/09/2009, 08VE01272, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021242590
**Date de décision:** 2009-09-10
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Versailles
**Formation:** 5ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021242590

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 30 avril 2008 au greffe de la Cour administrative d'appel de Versailles, présentée pour M. Christian X, demeurant ..., par Me Samson ; M. X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0509939-0509940 en date du 3 avril 2008 par lequel le magistrat désigné par le président du Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a procédé au retrait de douze points sur son permis de conduire suite aux infractions au code de la route des 21 février et 16 mai 2004 ; <br>
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       2°) d'annuler les décisions contestées ; <br>
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       M. X soutient que le magistrat désigné a commis une erreur de droit en considérant que la réalité de l'infraction constatée le 21 février 2004 était établie par la reconnaissance de cette infraction au moment de la verbalisation ; qu'il n'a pas payé l'amende forfaitaire, n'a pas effectué de requête en exonération et n'a pas reçu de titre exécutoire ; qu'il ne peut donc lui être reproché de ne pas avoir fait de réclamation ; qu'à l'occasion de l'infraction commise le 16 mai 2004 il n'a pas été informé par l'imprimé qui lui a été remis du mode de calcul de la perte de points ainsi que de la possibilité de reconstituer son capital de points ; <br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu le code de procédure pénale ; <br>
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       Vu le code de la route ; <br>
       Vu l'arrêté du 29 juin 1992 fixant les supports techniques de la communication par le ministère public au ministre de l'intérieur des informations prévues à l'article L. 30 (4°, 5°, 6° et 7°) du code de la route ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 27 août 2009 :<br>
       - le rapport de Mme Courault, premier conseiller,<br>
       - et les conclusions de M. Davesne, rapporteur public ;<br>
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       Sur la légalité de la décision de retrait de six points consécutive à l'infraction constatée le 21 février 2004 : <br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route dans sa rédaction, en vigueur à la date de la constatation de l'infraction :  Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. (...) La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive.  ;<br>
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       Considérant qu'il résulte des articles 529, 529-1, 529-2 et du premier alinéa de l'article 530 du code de procédure pénale que, pour les infractions des quatre premières classes dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat, le contrevenant peut, dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention, soit acquitter une amende forfaitaire et éteindre ainsi l'action publique, soit présenter une requête en exonération ; que s'il s'abstient tant de payer l'amende forfaitaire que de présenter une requête, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée au profit du Trésor public en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public, lequel est exécuté suivant les règles prévues pour l'exécution des jugements de police ; qu'aux termes du deuxième alinéa de l'article 530 du même code, dans sa rédaction applicable au litige :  Dans les trente jours de l'envoi de l'avis invitant le contrevenant à payer l'amende forfaitaire majorée, l'intéressé peut former auprès du ministère public une réclamation motivée qui a pour effet d'annuler le titre exécutoire en ce qui concerne l'amende contestée. Cette réclamation reste recevable tant que la peine n'est pas prescrite, s'il ne résulte pas d'un acte d'exécution ou de tout autre moyen de preuve que l'intéressé a eu connaissance de l'amende forfaitaire majorée. S'il s'agit d'une contravention au code de la route, la réclamation n'est toutefois plus recevable à l'issue d'un délai de trois mois lorsque l'avis d'amende forfaitaire majorée est envoyé par lettre recommandée à l'adresse figurant sur le certificat d'immatriculation du véhicule, sauf si le contrevenant justifie qu'il a, avant l'expiration de ce délai, déclaré son changement d'adresse au service d'immatriculation des véhicules  ;<br>
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       Considérant que l'article L. 225-1 du code de la route fixe la liste des informations qui, sous l'autorité et le contrôle du ministre de l'intérieur, sont enregistrées au sein du système national des permis de conduire ; que sont notamment mentionnés au 5° de cet article les procès-verbaux des infractions entraînant retrait de points et ayant donné lieu au paiement d'une amende forfaitaire en vertu de l'article 529 du code de procédure pénale ou à l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée prévu à l'article 529-2 du code de procédure pénale ; qu'en vertu de l'arrêté du 29 juin 1992 fixant les supports techniques de la communication par le ministère public au ministère de l'intérieur des informations prévues à l'article L. 30 (4°, 5°, 6° et 7°) du code de la route, les informations mentionnées au 6° de l'article L. 30, devenu le 5° de l'article L. 225-1 du code de la route, sont communiquées par l'officier du ministère public par support ou liaison informatique ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de l'ensemble de ces dispositions que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée ;<br>
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       Considérant que M. X soutient qu'il n'a pas payé l'amende forfaitaire et n'a pas effectué de requête à fin d'exonération de cette amende dans les conditions prévues par l'article 529-2 du code de procédure pénale ; qu'il ressort des mentions portées sur le relevé d'information intégral produit par le requérant qu'un titre exécutoire a alors été émis, le 21 septembre 2004, par le ministère public près le Tribunal d'instance de Versailles rendant redevable M. X d'une amende forfaitaire majorée ; que le requérant n'avance aucun élément de nature à mettre en doute l'exactitude de ces mentions ; qu'en vertu des dispositions précitées, l'émission du titre exécutoire a établi la réalité de l'infraction constatée le 21 février 2004 alors même que le requérant, comme il le soutient, n'en aurait pas été informé par la réception d'un avis d'amende forfaitaire majorée ; que cette dernière circonstance pouvait seulement permettre à M. X, s'il estimait qu'il demeurait recevable à le faire eu égard aux dispositions précitées de l'article 530 du code de procédure pénale, de saisir le ministère public d'une réclamation susceptible d'entraîner l'annulation du titre exécutoire et, par suite, l'obligation pour le ministre de l'intérieur de rapporter la décision de retrait de points ;<br>
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       Sur la légalité de la décision de retrait de six points consécutive à l'infraction commise le 16 mai 2004 : <br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route :  Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif.  ; qu'aux termes de l'article R. 223-3 du même code dans sa rédaction en vigueur à la date de la constatation de l'infraction en cause :  I. - Lors de la constatation d'une infraction, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1 / II.- Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9 (...).  ; <br>
        Considérant que M. X soutient qu'il n'a pas été informé, par l'imprimé qui lui a été remis, du mode de calcul du nombre de points susceptibles d'être perdus et de l'existence d'un traitement automatisé des pertes et reconstitutions de points, en méconnaissance des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ; qu'il ressort des pièces du dossier que M. X a fait l'objet, le 16 mai 2004, d'un procès-verbal d'audition au cours duquel il lui a été indiqué le nombre exact de points du retrait que l'infraction était susceptible d'entraîner ; que le document dénommé  information sur le permis de conduire  qui lui a été remis à cette occasion mentionne l'existence d'un traitement automatisé d'information nominative et informe le contrevenant qu'il a la possibilité d'accéder aux informations qui le concernent ; que la circonstance que ces mentions n'aient pas indiqué que le traitement automatisé portait également sur la reconstitution de points n'a pas privé l'intéressé d'une information constituant par elle-même une garantie substantielle ; que dans ces conditions, M. X doit être regardé comme ayant reçu l'ensemble des informations prévues par les dispositions précitées des articles   L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le magistrat désigné a rejeté sa demande ; <br>
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DECIDE :<br>
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       Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
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N° 08VE01272		4<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**