# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 6 janvier 1972, 70-40.137, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006987329
**Date de décision:** 1972-01-06
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006987329

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 23, PARAGRAPHE 7, DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL, 1134, 1382 DU CODE CIVIL, 9 DE LA CONVENTION COLLECTIVE DE LA MENUISERIE EN SERIE ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT ET INSUFFISANCE DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, DENATURATION DE CONVENTION ET DE CONCLUSIONS ; <br>
<br>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DEBOUTE X..., QUI AVAIT ETE DIRECTEUR COMMERCIAL DES ETABLISSEMENTS SOUBIRAN DU 15 AVRIL 1965 AU 30 AVRIL 1967, DE SA DEMANDE EN PAIEMENT DE DOMMAGES-INTERETS POUR RUPTURE ABUSIVE DE CONTRAT, AUX MOTIFS QU'IL N'AVAIT PAS RAPPORTE LA PREUVE D'UNE FAUTE DE SON EMPLOYEUR DANS L'EXERCICE DU DROIT DE METTRE FIN A UN CONTRAT DE TRAVAIL AVANT DE CONSTITUER UNE NOUVELLE SOCIETE ET QUE L'OMISSION DE L'OFFRE DE SITUATION DEVENUE VACANTE N'AVAIT PAS ENGAGE LA RESPONSABILITE DE SOUBIRAN, ALORS QUE, D'UNE PART, LE CONGE AVAIT ETE DONNE POSTERIEUREMENT A L'APPORT DE L'ENTREPRISE SOUBIRAN A UNE AUTRE, QUE LE CONTRAT DE TRAVAIL EN COURS SUBSISTAIT POUR LE NOUVEL ENTREPRENEUR ET QU'IL NE POUVAIT Y ETRE MIS FIN PAR L'ANCIEN ET ALORS QUE, D'AUTRE PART, L'EMPLOYEUR ETAIT TENU PAR LA CONVENTION COLLECTIVE SUSVISEE DE FAIRE APPEL AUX CADRES ANCIENS DE L'ENTREPRISE POUR LES EMPLOIS DEVENUS VACANTS ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND ONT CONSTATE QUE, SI SOUBIRAN AVAIT PRIS L'ENGAGEMENT FERME DE PARTICIPER A LA CONSTITUTION D'UNE NOUVELLE SOCIETE A LAQUELLE IL DEVAIT APPORTER SON FONDS ET DONT L'INTEGRALITE DE LA PRODUCTION SERAIT COMMERCIALISEE PAR UNE AUTRE FIRME, CETTE SOCIETE N'AVAIT ETE CONSTITUEE QUE PAR ACTE DU 15 DECEMBRE 1967 ET QUE SOUBIRAN ETAIT RESTE L'UNIQUE EMPLOYEUR DE X... JUSQU'A SON CONGEDIEMENT ; <br>
<br>QUE, D'AUTRE PART, L'ENTREPRISE SOUBIRAN AVAIT EU BESOIN D'ETRE EPAULEE AU POINT DE VUE FINANCIER ET TECHNIQUE ; <br>
<br>QUE SA REORGANISATION AVAIT ENTRAINE LE 27 FEVRIER 1967 LA RESILIATION DU CONTRAT DE TRAVAIL DE X..., SANS FRAUDE DE LA PART DE SOUBIRAN, NI DE LA NOUVELLE SOCIETE ; <br>
<br>QUE LA FIRME AVEC LAQUELLE CETTE DERNIERE ALLAIT ETRE REUNIE ETAIT BEAUCOUP PLUS PUISSANTE, DISPOSAIT D'UN RESEAU COMMERCIAL IMPORTANT DEJA EN PLACE ET DEVAIT COMMERCIALISER L'INTEGRALITE DE LA PRODUCTION DE LA FUTURE SOCIETE MOYENNANT UNE COMMISSION ; <br>
<br>QU'IL N'Y AVAIT PAS DE PLACE POUR X..., AVEC SES FONCTIONS DE DIRECTEUR COMMERCIAL, DANS LA NOUVELLE ORGANISATION ; <br>
<br>QU'ENFIN AUCUN EMPLOI COMPARABLE AU SIEN N'ETAIT DEVENU VACANT A UNE EPOQUE OU SOUBIRAN ETAIT ENCORE CHEF D'ENTREPRISE ; <br>
<br>D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 11 FEVRIER 1969 PAR LA COUR D'APPEL D'AGEN.<br>
<br>,.  CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1959-05-11 Bulletin 1959 IV N.553 P.450 (REJET) .  CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1963-10-03 Bulletin 1963 IV N.635 (3) P.526 (REJET) .  CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1968-01-24 Bulletin 1968 V N.48 (1) P.40 (REJET) ET L'ARRET CITE<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail 1023
**ECLI:** 
**Résumé:** NE PEUT ETRE CONSIDERE COMME ABUSIF LE LICENCIEMENT DU  DIRECTEUR COMMERCIAL D'UNE ENTREPRISE, DES LORS QUE SI L'EMPLOYEUR  AVAIT PRIS L'ENGAGEMENT FERME DE PARTICIPER A LA CONSTITUTION D'UNE  NOUVELLE SOCIETE A LAQUELLE IL DEVAIT APPORTER SON FONDS, LE  LICENCIEMENT AVAIT ETE ANTERIEUR A CETTE CONSTITUTION, QU'EN OUTRE  LA REORGANISATION DE L'ENTREPRISE QUI AVAIT ENTRAINE LA RESILIATION  DU CONTRAT DE TRAVAIL AVAIT ETE FAITE SANS FRAUDE DE LA PART DE L 'EMPLOYEUR NI DE LA NOUVELLE SOCIETE ET QU'ENFIN IL N'Y AVAIT PAS DE  PLACE POUR L'INTERESSE AVEC SES FONCTIONS DE DIRECTEUR COMMERCIAL  DANS LA NOUVELLE ORGANISATION.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - CESSION DE L'ENTREPRISE - CONGEDIEMENT -  REORGANISATION DE L'ENTREPRISE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - CONGEDIEMENT - RUPTURE ABUSIVE - FAUTE DE L 'EMPLOYEUR - NECESSITE - CESSION DE L'ENTREPRISE - CONGEDIEMENT PAR L 'ANCIEN EMPLOYEUR - REORGANISATION DE L'ENTREPRISE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - CESSION DE L'ENTREPRISE - CONGEDIEMENT -  CONGEDIEMENT ANTERIEUR A LA CESSION - ABUS DE DROIT - PREUVE -  CHARGE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - CESSION DE L'ENTREPRISE - EFFET - FUSION D 'ENTREPRISES - EMPLOI SUPPRIME DU FAIT DE LA FUSION.,* CONTRAT DE TRAVAIL - CESSION DE L'ENTREPRISE - CONGEDIEMENT -  CONGEDIEMENT ANTERIEUR A LA CESSION - EMPLOYEUR AYANT PARTICIPE A LA  CONSTITUTION D'UNE NOUVELLE SOCIETE.