# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 24 mars 2004, 259495, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008169013
**Date de décision:** 2004-03-24
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008169013

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 14 août 2003, présentée par M. Seljer X, demeurant  ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  : 
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                1°) d'annuler le jugement du 12 août 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 8 août 2003 du préfet des Pyrénées-Orientales ordonnant sa reconduite à la frontière et de la décision du même jour ordonnant son placement dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire  ;
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                2°)' d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté et cette décision  ;
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                3°)' de prononcer le sursis à exécution de l'arrêté et du jugement attaqués  ;
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                4°)' de condamner l'Etat à lui verser la somme de 700 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative   ; 
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     	Vu les autres pièces du dossier  ;
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                     Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Vu la convention relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ; 
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     	Vu le code de justice administrative  ;
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Après avoir entendu en séance publique  :
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     - les conclusions de M. Devys, Commissaire du gouvernement  ;
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                Sur le moyen tiré de l'existence d'un nouvel arrêté de reconduite à la frontière  :
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                Considérant que lorsqu'un arrêté de reconduite à la frontière a été  dépourvu de mesure d'exécution pendant une durée anormalement longue, caractérisée par un changement de circonstances de fait ou de droit, et que ce retard est exclusivement imputable à l'administration, l'exécution d'office d'une reconduite à la frontière doit être regardée comme fondée non sur l'arrêté initial, même si celui-ci est devenu définitif faute d'avoir été contesté dans les délais, mais sur un nouvel arrêté de reconduite à la frontière, dont l'existence est révélée par la mise en oeuvre de l'exécution d'office elle-même et qui doit être regardé comme s'étant substitué à l'arrêté initial  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X a fait l'objet d'une mesure de reconduite à la frontière du préfet des Alpes-maritimes en date du 19 novembre 2001  ; que, par un jugement du 3 décembre 2001, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Montpellier a annulé cette mesure  ; que toutefois, par une décision en date du 13 juin 2003, le Conseil d'Etat a, sur appel du préfet des Pyrénées-Orientales, annulé ce jugement et confirmé la légalité de la décision d'éloignement prononcée par le préfet des Pyrénées-Orientales à l'encontre de M. X  ; que, dans ces conditions, le retard éventuel pris pour l'exécution de l'arrêté du 19 novembre 2001 ne saurait être regardé comme étant imputable à l'administration  ; que, par suite, M. X n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté prononçant sa mise en rétention administrative, en date du 8 août 2003, révèle une nouvelle mesure d'éloignement  ; 
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                Sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision de placement de M. X dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire  :
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                Considérant que ces conclusions, présentées pour la première fois en appel, sont irrecevables  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande  ;
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                Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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                Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, soit condamné à verser à M. X la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens  ;
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<br>			D E C I D E  :
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 Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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 Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Seljer X, au préfet des Pyrénées-Orientales et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**