# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 16 juillet 1974, 73-80.008, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006992658
**Date de décision:** 1974-07-16
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006992658

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SA DEUXIEME BRANCHE : VU L'ARTICLE 375-3, ALINEA 2 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DE CE TEXTE QUE, LORSQU'UNE REQUETE EN DIVORCE A ETE PRESENTEE, LES MESURES D'ASSISTANCE EDUCATIVE PREVUES A L'ALINEA 1ER DU MEME ARTICLE NE PEUVENT ETRE PRISES QUE SI UN FAIT NOUVEAU, DE NATURE A ENTRAINER UN DANGER POUR LE MINEUR, S'EST REVELE POSTERIEUREMENT A LA DECISION STATUANT SUR LA GARDE DE L'ENFANT ;<br>
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 ATTENDU QUE DEUX ENFANTS SONT ISSUS DE L'UNION DES EPOUX B... : STEPHANIE, NEE LE 13 MARS 1970 ET FREDERIC, NE LE 10 MARS 1971 ;<br>
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 QUE, DANS LE CADRE D'UNE PROCEDURE DE DIVORCE, UNE ORDONNANCE DE NON-CONCILIATION, RENDUE ANTERIEUREMENT A LA NAISSANCE DE FREDERIC, A CONFIE A LA MERE LA GARDE DE STEPHANIE ;<br>
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 QUE DAME A... Y... X... STEPHANIE AUX EPOUX ALAIN Z... ET FREDERIC AUX EPOUX JACQUES Z... ;<br>
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 QUE, PAR DECISION PROVISOIRE DU 11 OCTOBRE 1971, LE JUGE DES ENFANTS, STATUANT EN MATIERE D'ASSISTANCE EDUCATIVE, CONSACRA LE PLACEMENT DE STEPHANIE CHEZ LES EPOUX ALAIN Z... ;<br>
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 QUE, PAR JUGEMENT DU 13 MARS 1972, LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE, JUGE DU DIVORCE, SAISI, D'UNE PART, D'UNE DEMANDE DE A... TENDANT A OBTENIR LA GARDE DE STEPHANIE, ET, D'AUTRE PART, D'UNE DEMANDE DES EPOUX Z... SOLLICITANT LA GARDE DE FREDERIC, A, AVANT DIRE DROIT, APRES AVOIR RAPPELE LA SITUATION ALORS EXISTANTE, ORDONNE UNE ENQUETE SOCIALE ;<br>
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 QUE, PAR JUGEMENT DU 1ER JUIN 1972, LE JUGE DES ENFANTS, STATUANT SUR LE FOND, A CONFIE LA GARDE DE STEPHANIE AUX EPOUX ALAIN Z... ET CELLE DE FREDERIC AUX EPOUX JACQUES Z... ;<br>
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 QUE A... A RELEVE APPEL DE CE DERNIER JUGEMENT, EN SOUTENANT QUE LE JUGE DES ENFANTS ETAIT INCOMPETENT, COMPTE TENU DE LA SAISINE DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE ET DE LA DECISION DEJA RENDUE PAR CE TRIBUNAL ;<br>
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 ATTENDU QUE, POUR ADMETTRE LA COMPETENCE DU JUGE DES ENFANTS, L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE ENONCE " QU'IL RESULTE DE L'ENSEMBLE DES ELEMENTS RASSEMBLES PAR LE PREMIER JUGE QU'UNE MESURE D'ASSISTANCE EDUCATIVE DEVAIT ETRE PRISE " ET QUE " LA JURIDICTION CIVILE DEJA SAISIE CONSERVE SON LIBRE POUVOIR D'APPRECIATION, AU VU D'ELEMENTS NOUVEAUX QU'ELLE POURRA OBTENIR " ;<br>
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 QU'EN SE PRONONCANT AINSI, SANS PRECISER SI UN FAIT NOUVEAU, DE NATURE A ENTRAINER UN DANGER POUR LES MINEURS, S'ETAIT REVELE POSTERIEUREMENT AU JUGEMENT DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE, QUI, EN STATUANT AVANT DIRE DROIT SUR LA GARDE, AVAIT, A DEFAUT DE DECISION CONTRAIRE, IMPLICITEMENT MAINTENU EN L'ETAT LA SITUATION ANTERIEURE, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LES AUTRES BRANCHES DU MOYEN, NI SUR LE SECOND MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 6 OCTOBRE 1972 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE NIMES (COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE LE 6 OCTOBRE 1972)<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Assemblée plénière) 1972-06-23 Bulletin 1972 A.P. N. 2 P. 2 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1973-02-13 Bulletin 1973 I N. 51 (2) P. 47 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 375-3
**ECLI:** 
**Résumé:** IL RESULTE DE L'ARTICLE 375-3, ALINEA 2 DU CODE CIVIL QUE  LORSQU'UNE REQUETE EN DIVORCE A ETE PRESENTEE, DES MESURES D 'ASSISTANCE EDUCATIVE PREVUES A L'ALINEA 1 DU MEME ARTICLE NE PEUVENT  ETRE PRISES QUE SI UN FAIT NOUVEAU, DE NATURE A ENTRAINER UN DANGER  POUR LE MINEUR, S'EST REVELE POSTERIEUREMENT A LA DECISION STATUANT  SUR LA GARDE DE L'ENFANT.
**Mots-clés:** ASSISTANCE EDUCATIVE - INTERVENTION DU JUGE DES ENFANTS -  COMPETENCE - LIMITES - DIVORCE - SEPARATION DE CORPS - DECISION  STATUANT SUR LA GARDE - REVELATION POSTERIEURE D'UN FAIT NOUVEAU DE  NATURE A ENTRAINER UN DANGER POUR LE MINEUR - NECESSITE.,* DIVORCE SEPARATION DE CORPS - GARDE DES ENFANTS - MODIFICATION -  ASSISTANCE EDUCATIVE - INTERVENTION DU JUGE DES ENFANTS - CONDITION  - REVELATION POSTERIEURE D'UN FAIT NOUVEAU DE NATURE A ENTRAINER UN  DANGER POUR LE MINEUR - NECESSITE.