# Cour Administrative d'Appel de Marseille, juge des reconduites, 02/06/2009, 07MA05127, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021007211
**Date de décision:** 2009-06-02
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** juge des reconduites
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021007211

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 3 août 2007, présentée pour M. Laradj X, demeurant ..., par Me Halimi, avocat ; M. X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement le jugement n° 0702912 en date du 16 juillet 2007 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 11 juillet 2007 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales a décidé sa reconduite à la frontière et fixé l'Algérie comme pays de destination ; <br>
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       2°) d'annuler l'arrêté de reconduite à la frontière précité ; <br>
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       3°) de mettre la somme de 1 200 euros à la charge de l'Etat en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
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      Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
      Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;<br>
      Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
      Vu la décision du président de la cour administrative d'appel du 1er septembre 2008 donnant délégation à M. Guy Fédou, président, pour exercer les compétences prévues par l'article R.776-19 du code de justice administrative ;<br>
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      Vu le décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 relatif au rapporteur public des juridictions administratives et au déroulement de l'audience devant ces juridictions ;<br>
	Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat, en date du 27 janvier 2009, fixant la liste des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;<br>
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      Vu le code de justice administrative ;<br>
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      Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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      Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 19 mai 2009 :<br>
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- le rapport de M. Fédou, magistrat désigné,<br>
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      - les conclusions de M. Brossier, rapporteur public,<br>
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	Considérant que l'article 52 de la loi du 24 juillet 2006 a introduit à l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile un I qui prévoit que :  L' autorité administrative qui refuse la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour à un étranger ou qui lui retire son titre de séjour, son récépissé de demande de carte de séjour ou son autorisation provisoire de séjour, pour un motif autre que l'existence d 'une menace à l'ordre public, peut assortir sa décision d'une obligation de quitter le territoire français (...)  et précise que l'étranger dispose, pour satisfaire à cette obligation d'un délai d'un mois ; que ce même article abroge les 3° et 6° de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui, dans leur rédaction antérieure à la loi du 24 juillet 2006, prévoyaient qu'un étranger pouvait être reconduit à la frontière s'il s'était maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois suivant une décision qui, soit avait refusé de lui délivrer un titre de séjour, de renouveler un tel titre ou qui avait retiré le titre dont il bénéficiait, soit avait retiré ou refusé de renouveler un récépissé de demande de carte de séjour ou une autorisation provisoire de séjour précédemment délivrée ; que, conformément à l'article 118 de la loi du 24 juillet 2006, ces dispositions sont entrées en vigueur le 29 décembre 2006, jour de la publication du décret en Conseil d'Etat pris pour leur application ;<br>
	Considérant qu'à compter du 1er janvier 2007, la nouvelle procédure d'obligation de quitter le territoire français est seule applicable lorsque l'autorité administrative refuse à un étranger, pour un motif autre que l'existence d'une menace à l'ordre public, la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, lui retire son titre de séjour, son récépissé de demande de carte ou son autorisation provisoire de séjour ; que, pour les étrangers qui avaient fait l'objet de telles mesures avant la publication du décret du 23 décembre 2006, un arrêté de reconduite frontière peut toutefois être pris s'ils entrent par ailleurs dans le champ d'application du 1° ou <br>
du 2° de II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur rédaction issue de la loi du 24 juillet 2006 ;<br>
	Considérant qu'aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  (...) II. L'autorité administrative compétente peut, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants : 1° Si l'étranger ne peut justifier être entré régulièrement en France, à moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; 2° Si l'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France sans être titulaire d'un premier titre de séjour régulièrement délivré ; <br>
	Considérant qu'il n'est pas contesté que M. X, de nationalité algérienne, dont la dernière demande de renouvellement de titre de séjour a fait l'objet d'une décision de refus du préfet des Pyrénées-Orientales en date du 24 novembre 2006, est entré régulièrement en France le 24 mars 1999 sous couvert d'un passeport muni d'un visa de trente jours ; que par suite, il n'entrait pas dans le champ d'application du 1° de l'article L. 511-1- II du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur la base duquel l'arrêté de reconduite à la frontière en litige a été pris ; que M. X, qui s'est vu délivrer un premier titre de séjour le <br>
16 septembre 1999 à la suite de la décision du ministre de l'intérieur lui accordant le bénéfice de l'asile territorial, ne se trouvait pas non plus dans la situation mentionnée au 2° de <br>
l'article précité ; <br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X est fondé à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué du 16 juillet 2007, le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 11 juillet 2007 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales a décidé qu'il serait reconduit à la frontière ; <br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :<br>
	Considérant qu'il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1200 euros que       M. X réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ; <br>
D E C I D E<br>
Article 1er : Le jugement du 16 juillet 2007 du magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Montpellier et l'arrêté du 11 juillet 2007 du préfet des Pyrénées-Orientales sont annulés. <br>
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Article 2 : L'Etat versera à M. Laradj X la somme de 1 200 euros (mille deux cents euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. <br>
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Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. Laradj X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire. <br>
Copie en sera adressée au préfet des Pyrénées-Orientales.<br>
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N° 07MA05127			2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**