# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 22 octobre 1975, 74-13.217, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006994583
**Date de décision:** 1975-10-22
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006994583

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE L'X... JACQUES Y... S'EST, PAR ACTE SOUS SEINGS PRIVES DU 12 JUILLET 1971, ENGAGE A SE PRODUIRE, LE 26 SEPTEMBRE 1971, COMME VEDETTE AU COURS D'UNE FETE ORGANISEE A RIGNY-LE-FERRON PAR LA COOPERATIVE SCOLAIRE ET LE SYNDICAT D'INITIATIVE DE CETTE LOCALITE ;<br>
<br>
 QUE, JACQUES Y... NE S'ETANT PAS PRESENTE LE JOUR CONVENU, LES ORGANISATEURS L'ONT ASSIGNE EN PAIEMENT DE DOMMAGES-INTERETS;<br>
<br>
 QUE LA COUR D'APPEL, POUR CONDAMNER CET X... AU PAIEMENT D'UNE SOMME SUPERIEURE AU MONTANT DU DEDIT PREVU AU CONTRAT, S'EST FONDEE SUR LE FAIT QU'IL AVAIT COMMIS UNE FAUTE DOLOSIVE;<br>
<br>
ATTENDU QU'IL EST REPROCHE AUX JUGES DU SECOND DEGRE D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS QUE LE DEBITEUR QUI N'A PAS EXECUTE SON OBLIGATION N'EST TENU QUE DES DOMMAGES-INTERETS QUI ONT ETE STIPULES AU CONTRAT, LORSQUE CELUI-CI CONTIENT, COMME EN L'ESPECE, UNE CLAUSE PENALE ET QUE, S'IL EN EST AUTREMENT LORSQUE C'EST PAR SON DOL QUE L'OBLIGATION N'EST PAS EXECUTEE, LES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE N'AURAIENT PAS CARACTERISE L'EXISTENCE D'UN DOL;<br>
<br>
MAIS ATTENDU QUE LES JUGES D'APPEL ONT RELEVE QUE JACQUES Y..., QUI AVAIT SIGNE LUI-MEME LE CONTRAT, N'AVAIT PAS, NE FUT-CE QU'EN DERNIERE HEURE, AVISE DE SA DEFECTION ET N'AVAIT JAMAIS ALLEGUE LE MOINDRE PRETEXTE QUI SOIT DE NATURE A EXPLIQUER CELLE-CI, CE QUI ETABLISSAIT QU'IL AVAIT EU LA VOLONTE ARRETEE DE NE PAS EXECUTER L'OBLIGATION QU'IL AVAIT CONTRACTEE;<br>
<br>
 QU'EN L'ETAT DE CES ENONCIATIONS, ILS ONT PU ESTIMER QUE JACQUES Y... AVAIT COMMIS UNE FAUTE DOLOSIVE PERMETTANT L'ALLOCATION DE DOMMAGES-INTERETS SUPERIEURS A CEUX PREVUS AU CONTRAT;<br>
<br>
PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 19 AVRIL 1974 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1150,Code civil 1151
**ECLI:** 
**Résumé:** En l'état d'un contrat, par lequel un artiste du spectacle s'est engagé à se produire en vedette au cours d'une fête locale, les juges du fond, saisis d'une action en dommages-intérêts en raison de la non exécution du contrat, peuvent estimer que l'artiste, qui a signé lui-même l'engagement et n'a, ni avisé les organisateurs de sa défection ni fourni la moindre explication, ce qui établit sa volonté arrêtée de ne pas exécuter son obligation, a commis une faute dolosive justifiant sa condamnation à une somme supérieure au dédit prévu au contrat.
**Mots-clés:** RESPONSABILITE CONTRACTUELLE - Faute - Dol - Dommages-intérêts supplémentaires.,* CONTRATS ET OBLIGATIONS - Exécution - Inexécution imputée à l'une des parties - Faute dolosive - Dommages-intérêts supplémentaires.,* SPECTACLES - Artistes - Contrat de représentation - Inexécution - Faute dolosive - Dommages-intérêts supplémentaires.,* RESPONSABILITE CONTRACTUELLE - Dommage - Réparation - Dommages-intérêts - Pouvoirs des juges - Inexécution dolosive.,* RESPONSABILITE CONTRACTUELLE - Faute - Spectacles - Artiste - Faute dolosive - Dommages-intérêts supplémentaires.