# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 18 octobre 1973, 72-12.927, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006990564
**Date de décision:** 1973-10-18
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006990564

## Contenu de la décision

SUR L'EXCEPTION DE DECHEANCE DU POURVOI : ATTENDU QUE DEMOISELLE X... SOULEVE LA DECHEANCE DU POURVOI FORME PAR LE DIRECTEUR REGIONAL DE LA SECURITE SOCIALE DU LANGUEDOC-ROUSSILLON DONT LE MEMOIRE AMPLIATIF A ETE SIGNIFIE A SON AVOCAT PAR EXPLOIT D'UN HUISSIER AUDIENCIER PRES LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS, ALORS QUE LES HUISSIERS AUDIENCIERS PRES LA COUR DE CASSATION ONT SEULS LE DROIT D'INSTRUMENTER DANS L'ETENDUE DU LIEU DE RESIDENCE DE CETTE JURIDICTION POUR LES AFFAIRES PORTEES DEVANT ELLE, ET QUE LADITE SIGNIFICATION ETANT NULLE ET NON AVENUE, AUCUN MEMOIRE NE SE TROUVE AVOIR ETE SIGNIFIE DANS LES DELAIS ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE DEMOISELLE X... N'ALLEGUE PAS AVOIR SUBI UN PREJUDICE DU CHEF DE CETTE SIGNIFICATION ;<br>
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 QUE SELON L'ARTICLE 53 DU DECRET N. 72-684 DU 20 JUILLET 1972 LA NULLITE D'UN ACTE DE PROCEDURE NE PEUT ETRE PRONONCEE QU'A CHARGE POUR L'ADVERSAIRE QUI L'INVOQUE DE PROUVER LE GRIEF QUE LUI CAUSE L'IRREGULARITE, MEME LORSQU'IL S'AGIT D'UNE FORMALITE SUBSTANTIELLE OU D'ORDRE PUBLIC ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE PEU IMPORTANT A CET EGARD LA FAUTE PROFESSIONNELLE QUI A PU ETRE COMMISE PAR L'HUISSIER INSTRUMENTAIRE, IL Y A LIEU DE REJETER L'EXCEPTION DE DECHEANCE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE L'EXCEPTION DE DECHEANCE ;<br>
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 ET SUR LES DEUX MOYENS REUNIS : VU LES ARTICLES L 286-1 (PARAGRAPHE 1-3.) DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ET 1ER DU DECRET N. 69-132 DU 6 FEVRIER 1969 RELATIFS A LA SUPPRESSION DE LA PARTICIPATION DE L'ASSURE AUX TARIFS SERVANT DE BASE AU CALCUL DES PRESTATIONS EN NATURE DE L'ASSURANCE MALADIE, ATTENDU QUE, SELON CES TEXTES, LA PARTICIPATION DE L'ASSURE EST SUPPRIMEE LORSQUE LE BENEFICIAIRE DES PRESTATIONS A ETE RECONNU ATTEINT D'UNE DES AFFECTIONS COMPORTANT UN TRAITEMENT PROLONGE ET UNE THERAPEUTIQUE PARTICULIEREMENT COUTEUSE INSCRITES SUR UNE LISTE SPECIALE ETABLIE PAR DECRET ;<br>
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 QUE L'ARTICLE 1ER DU DECRET SUSVISE PRECISE QUE &lt; LA DECISION PRISE SUR AVIS DU CONTROLE MEDICAL PAR LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE OU PAR UNE COMMISSION AYANT RECU DELEGATION A CET EFFET FIXE LA DUREE DE LA PERIODE POUR LAQUELLE ELLE EST VALABLE ;<br>
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 ELLE PEUT ETRE RENOUVELEE A L'EXPIRATION DE CETTE PERIODE S'IL EST RECONNU, SUR AVIS DU CONTROLE MEDICAL, QUE L'ETAT DU MALADE NECESSITE ENCORE, OUTRE UN TRAITEMENT PROLONGE, UNE THERAPEUTIQUE PARTICULIEREMENT COUTEUSE &gt; ;<br>
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 ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND ONT CONSTATE QUE DEMOISELLE X... ETAIT ATTEINTE D'UNE AFFECTION INSCRITE SUR LA LISTE PREVUE AU 3. DE L'ARTICLE L 286-1, PARAGRAPHE 1, ET FIGURANT AU DECRET N. 69-132 DU 6 FEVRIER 1969 ;<br>
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 QUE CETTE AFFECTION COMPORTAIT UN TRAITEMENT PROLONGE LAISSANT A LA CHARGE DE L'ASSUREE UNE DEPENSE MOYENNE INFERIEURE A 50 FRANCS PAR MOIS ;<br>
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 QU'ESTIMANT CETTE DEPENSE PARTICULIEREMENT ONEREUSE UNIQUEMENT EN RAISON DE LA MODICITE DES RESSOURCES DE L'INTERESSEE, LA COUR D'APPEL A ACCORDE A CELLE-CI LE RENOUVELLEMENT DE LA DISPENSE DE PARTICIPATION AUX TARIFS, POUR LA PERIODE DU 17 FEVRIER AU 1ER DECEMBRE 1971 ;<br>
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 QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE L'EXONERATION DU TICKET MODERATEUR NE POUVAIT ETRE ACCORDEE QUE POUR UNE THERAPEUTIQUE PARTICULIEREMENT COUTEUSE EN ELLE-MEME, CARACTERISEE PAR UNE DEPENSE RESIDUELLE EGALE OU SUPERIEURE A LA LIMITE DE 50 FRANCS PAR MOIS FIXEE, POUR L'APPLICATION DES TEXTES SUSVISES, PAR LA CAISSE NATIONALE D'ASSURANCE MALADIE, ET QU'EN DEHORS DES LIMITES ET EXONERATIONS PREVUES, A TITRE EXCEPTIONNEL, AU PROFIT DE CERTAINES CATEGORIES D'ASSURES, IL N'Y AVAIT PAS LIEU DE SE REFERER, EN OUTRE, A LA SITUATION PERSONNELLE DIFFICILE DE L'INTERESSEE, CELLE-CI N'ETANT NORMALEMENT PRISE EN CONSIDERATION QUE PAR LE BUREAU D'AIDE SOCIALE POUR L'ATTRIBUTION DES PRESTATIONS DE L'AIDE MEDICALE, LA COUR D'APPEL N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 19 MAI 1972, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE NIMES ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1973-03-29 Bulletin 1973 V N. 213 (2) P. 194 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES. (2)
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1966-06-21 Bulletin 1966 I N. 379 P. 293 (DECHEANCE). (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1973-10-17 Bulletin 1973 V N. 493 P. 452 (RENVOI AU TRIBUNAL DES CONFLITS). (2)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** (1),(2),Code de la sécurité sociale 286-1,Décret 67-1210 1967-12-22 ART. 5,Décret 67-1210 1967-12-22 ART. 7,Décret 69-132 1969-02-06,Décret 72-684 1972-07-20 ART. 53,Ordonnance  1967-08-21
**ECLI:** 
**Résumé:** SELON L'ARTICLE 53 DU DECRET N. 72-684 DU 20 JUILLET 1972,  LA NULLITE D'UN ACTE DE PROCEDURE NE PEUT ETRE PRONONCEE QU'A CHARGE  POUR L'ADVERSAIRE QUI L'INVOQUE DE PROUVER LE GRIEF QUE LUI CAUSE L 'IRREGULARITE, MEME LORSQU'IL S'AGIT D'UNE FORMALITE SUBSTANTIELLE OU  D'ORDRE PUBLIC.                 PAR SUITE, LA SIGNIFICATION DU MEMOIRE AMPLIATIF A L 'AVOCAT DU DEFENDEUR AU POURVOI PAR EXPLOIT D'UN HUISSIER AUDIENCIER  PRES LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS ET NON D'UN HUISSIER  PRES LA COUR DE CASSATION NE SAURAIT, EN L'ABSENCE D'ALLEGATION D'UN  PREJUDICE PAR LE DEFENDEUR, ENTRAINER LA DECHEANCE DU POURVOI, PEU  IMPORTANT A CET EGARD LA FAUTE PROFESSIONNELLE QUI A PU ETRE COMMISE  PAR L'HUISSIER INSTRUMENTAIRE.,L'EXONERATION DU TICKET MODERATEUR NE PEUT ETRE ACCORDEE QUE  POUR UNE THERAPEUTIQUE PARTICULIEREMENT COUTEUSE EN ELLE-MEME  CARACTERISEE PAR UNE DEPENSE RESIDUELLE EGALE OU SUPERIEURE A LA  LIMITE DE 50 FRANCS FIXEE PAR LA CAISSE NATIONALE D'ASSURANCE  MALADIE.                 EN DEHORS DES LIMITATIONS ET EXONERATIONS  PREVUES A TITRE EXCEPTIONNEL AU PROFIT DE CERTAINES CATEGORIES D 'ASSURES, IL N'Y A PAS LIEU DE SE REFERER, EN OUTRE, A LA SITUATION  PERSONNELLE DIFFICILE DE L'INTERESSE, CELLE-CI N'ETANT NORMALEMENT  PRISE EN CONSIDERATION QUE PAR LE BUREAU D'AIDE SOCIALE POUR L 'ATTRIBUTION DES PRESTATIONS DE L'AIDE MEDICALE.
**Mots-clés:** 1) CASSATION - MEMOIRE - SIGNIFICATION A AVOCAT - SIGNIFICATION PAR  UN HUISSIER PAR LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS - ABSENCE DE  GRIEF POUR LA PARTIE ADVERSE - DECHEANCE (NON).,* CASSATION - MEMOIRE - SIGNIFICATION - SIGNIFICATION A AVOCAT -  HUISSIER AUDIENCIER A LA COUR DE CASSATION - MONOPOLE.,* HUISSIER DE JUSTICE - DISCIPLINE - FAUTE PROFESSIONNELLE -  INCIDENCE SUR LA VALIDITE DE L'ACTE.,* HUISSIER DE JUSTICE - HUISSIER AUDIENCIER A LA COUR DE CASSATION  - MONOPOLE.,* PROCEDURE CIVILE - NULLITE - DECRET DU 20 JUILLET 1972 - ARTICLE  53 - CONDITIONS - PREJUDICE - NECESSITE.,2) SECURITE SOCIALE ASSURANCES SOCIALES - PRESTATIONS (DISPOSITIONS  GENERALES) - TICKET MODERATEUR - REDUCTION OU SUPPRESSION -  CONDITIONS - REGIME DE L'ORDONNANCE DU 21 AOUT 1967 - AFFECTIONS  COMPORTANT UN TRAITEMENT PROLONGE ET UNE THERAPEUTIQUE  PARTICULIEREMENT COUTEUSE - COUT DE LA THERAPEUTIQUE - APPRECIATION  - CRITERES.