# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 13 novembre 1980, 79-94.465, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007061078
**Date de décision:** 1980-11-13
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007061078

## Contenu de la décision

<p>VU LE MEMOIRE PRODUIT ; </p>
<p>SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 474 ET 475 DU CODE PENAL, 427, 1185, 551 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, 6 ET 13 DE LA CONVENTION EUROPEENNE DE SAUVEGARDE DES DROITS DE L'HOMME ET DES LIBERTES FONDAMENTALES, ENSEMBLE VIOLATION DES DROITS DE LA DEFENSE ; </p>
<p>" EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A CONDAMNE LE PREVENU A 3 MOIS ET UN JOUR D'EMPRISONNEMENT ET 1 000 F D'AMENDE POUR LA CONTRAVENTION DE COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES ; </p>
<p>" AU MOTIF QU'IL ETAIT EN ETAT DE RECIDIVE, AYANT ETE DEJA DEFINITIVEMENT CONDAMNE PAR LE TRIBUNAL DE POLICE DE MONTARGIS LE 13 AVRIL 1978 ; </p>
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<p>" ALORS QUE LE PREVENU DOIT ETRE PREALABLEMENT INFORME DES ELEMENTS DE NATURE A MODIFIER LA PREVENTION ET MIS EN MESURE DE SE DEFENDRE SPECIALEMENT SUR CHACUN DE CES ELEMENTS ; QU'EN L'ESPECE, D'UNE PART, LA RECIDIVE N'ETAIT VISEE NI DANS LA CITATION DEVANT LE TRIBUNAL DE POLICE, NI DANS CELLE DEVANT LA COUR D'APPEL, ET QUE D'AUTRE PART, LE SEUL AVERTISSEMENT DONNE AU CONSEIL DU PREVENU AU COURS DES DEBATS NE SAURAIT EQUIVALOIR A L'INFORMATION PREALABLE NECESSAIRE POUR PERMETTRE AUX DROITS DE LA DEFENSE DE S'EXERCER VALABLEMENT ; " </p>
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<p>ATTENDU QUE POUR FAIRE APPLICATION DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 476-1 DU CODE PENAL AU DEMANDEUR, CITE DEVANT ELLE COMME PREVENU DE LA CONTRAVENTION DE COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES PREVUE ET REPRIMEE PAR L'ARTICLE 40-1 DUDIT CODE, ET LE CONDAMNER A 3 MOIS ET UN JOUR D'EMPRISONNEMENT ET A 1 000 FRANCS D'AMENDE, LA COUR D'APPEL RELEVE QUE X... ETAIT EN ETAT DE RECIDIVE LEGALE COMME AYANT ETE CONDAMNE DEFINITIVEMENT POUR COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES A 350 F D'AMENDE PAR JUGEMENT DU TRIBUNAL DE POLICE DE MONTARGIS DU 13 AVRIL 1978 ; QUE L'ARRET ATTAQUE MENTIONNE QUE LE CONSEIL DU PREVENU, QUI REPRESENTAIT CELUI-CI NON COMPARANT, A ETE INFORME DE L'EXISTENCE DE CETTE CIRCONSTANCE AGGRAVANTE ET S'EST EXPLIQUE A SON SUJET ; </p>
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<p>ATTENDU EN CET ETAT QUE, SI LA CIRCONSTANCE AGGRAVANTE DE RECIDIVE N'ETAIT PAS MENTIONNEE DANS LA CITATION ET A ETE RELEVEE D'OFFICE PAR LA COUR D'APPEL, LE PREVENU A ETE PREALABLEMENT INFORME DE CET ELEMENT MODIFICATIF DE LA PREVENTION EN LA PERSONNE DE SON CONSEIL QUI LE REPRESENTAIT, ET QUI A ETE AINSI MIS EN MESURE DE PRESENTER SPECIALEMENT SA DEFENSE SUR CE POINT DEVANT LES JUGES DU FOND ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; </p>
<p>ET ATTENDU QUE LA PROCEDURE EST REGULIERE ; </p>
<br>
<p>REJETTE LE POURVOI.</p>
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<br>,(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1978-12-05 Bulletin Criminel 1978 N. 346 p.906 (CASSATION). (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1979-06-01 Bulletin Criminel 1979 N. 197 p.542 (CASSATION).

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code pénal 40-1,Code pénal 475
**ECLI:** 
**Résumé:** Voir le sommaire suivant.,En application notamment de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, tout prévenu a droit à être informé d'une manière détaillée de la nature et de la cause de la prévention (1) ; échappe néanmoins au grief de méconnaissance de ce principe l'arrêt qui a relevé d'office, bien qu'elle n'ait pas été mentionnée dans la citation, contre un prévenu de la contravention de coups et blessures volontaires réprimés par l'article 40-1 du Code pénal, la circonstance aggravante de récidive prévue par l'article 475 du même Code, dès lors que le conseil dudit prévenu, qui représentait celui-ci, préalablement informé de cet élément modificatif de la prévention, a pu s'expliquer spécialement à ce sujet devant les juges du fond.
**Mots-clés:** 1) JURIDICTIONS CORRECTIONNELLES - Droits de la défense - Nature et cause de la prévention - Circonstance aggravante - Information du prévenu de manière détaillée.,2) CONVENTIONS DIPLOMATIQUES - Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales - Article 6 - Droit du prévenu à être informé d'une manière détaillée de la nature et de la cause de la prévention.