# Cour Administrative d'Appel de Versailles, 2ème Chambre, 29/12/2009, 08VE03231, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021852278
**Date de décision:** 2009-12-29
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Versailles
**Formation:** 2ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021852278

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 13 octobre 2008 en télécopie et le 17 octobre 2008 en original, présentée pour Mme Naminata A, demeurant ..., par Me Merguy ; Mme A demande à la Cour :<br>
<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 0801586 du 29 mai 2008 par lequel le Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 12 novembre 2007 du préfet des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays à destination duquel elle pouvait être reconduite ;<br>
<br>
       2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté ;<br>
<br>
       3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer son dossier dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;<br>
<br>
       4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 050 euros au titre de l'article  L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
<br>
       Elle soutient que :<br>
<br>
       - le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - l'arrêté en cause est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
<br>
...........................................................................................................................................................<br>
<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 15 décembre 2009 :<br>
<br>
       - le rapport de M. Lenoir, président assesseur,<br>
       - et les conclusions de Mme Kermorgant, rapporteur public ;<br>
<br>
<br>
       Considérant que Mme A, ressortissante ivoirienne, qui déclare être entrée en France le 15 décembre 2006, a sollicité un titre de séjour en se prévalant des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que, par un arrêté du 12 novembre 2007, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté cette demande ; que la requérante relève appel du jugement en date du 29 mai 2008 par lequel le Tribunal administratif de Versailles, saisi d'une demande d'annulation de cet arrêté, a rejeté celle-ci ;<br>
<br>
       Considérant, d'une part, qu'aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (...)  ; que, si Mme A, née le 2 juillet 1982, célibataire et sans enfant et qui n'était, au mieux, présente en France que depuis un peu plus d'un an à la date à laquelle le préfet a pris sa décision, soutient ne plus avoir d'attaches familiales dans son pays d'origine alors que l'ensemble de sa famille résiderait en France, elle ne le démontre aucunement ; que, dès lors, compte tenu des circonstances de l'espèce, l'arrêté n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris et n'a ainsi pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; que, pour les mêmes motifs, cette décision n'est pas davantage entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;<br>
<br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande ; qu'il y a lieu, dès lors, de rejeter sa demande d'annulation dudit jugement ainsi que, par voie de conséquence, tant ses conclusions à fin d'injonction, dès lors que le présent arrêt n'appelle aucune mesure d'exécution, que celles tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dès lors que l'État n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante ;<br>
<br>
DECIDE<br>
<br>
       Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.<br>
<br>
<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
2<br>
N° 08VE03231<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**