# Cour administrative d'appel de Bordeaux, du 20 juin 1989, 89BX00011, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007473461
**Date de décision:** 1989-06-20
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007473461

## Contenu de la décision

<br>    Vu la décision en date du 1er décembre 1988, enregistrée au greffe de la cour le 15 décembre 1988, par laquelle le président de la 5ème sous-section de la Section du contentieux du Conseil d'Etat a transmis à la cour, en application de l'article 17 du décret n° 88-906 du 2 septembre 1988, la requête présentée pour ELECTRICITE DE FRANCE ;<br>    Vu la requête, enregistréeau secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 25 septembre1987 et le mémoire complémentaire enregistré le 21 janvier 1988 présentés pourELECTRICITE DE FRANCE représenté parson directeur général en exercice, tendant à l'annulation du jugement du 1er juillet 1987, en tant que, par ledit jugement le tribunal administratif de Montpellierl'a condamnée à verser à M. Didier X... la somme de 357.904,57 F, avec intérêts de droit à compter du 12 juin 1985, et capitalisation desdits intérêts le 10 septembre 1986, en réparation du préjudice résultant de l'incendie des propriétés de M. X..., survenu le 6 août 1984, notamment en ce que ladite somme comprend 100.000 F à titre de préjudice commercial ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n° 87-1127 du 31décembre 1987, le décret n° 88-707 du 9 mai 1988 et le décret n° 88-906 du 2 septembre 1988 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Aprèsavoir entendu au cours de l'audience du 23 mai 1989 :<br>    - le rapport de M. Laborde, conseiller, - les observations deMe Cabanes substituant la SCP Coutard-Mayer, avocat d' ELECTRICITE DE FRANCE, - etles conclusions deM. de Malafosse, commissaire du gouvernement,<br>
<br>    Sur l'appel principal d'ELECTRICITE DE FRANCE :<br>    Considérant qu'à la suite d'un incendie provoqué par un ouvrage public appartenant à E.D.F. qui a affecté sa propriété M. Didier X... s'est trouvé dans l'obligation de cesser pendant plus de 19 mois l'activité commerciale qu'il avait entreprise quatre mois et demi plus tôt ; que le dommage qui en est résulté présente un caractère certain ;<br>    Considérant qu'en allouant à M. X... une indemnité de 100.000 F, les premiers juges ont fait une évaluation excessive du préjudice subi ; qu'il sera fait une équitable appréciationde celui-ci, eu égard au chiffre d'affaires réalisé pendant la période d'activité et sans qu'il y ait lieu de prescrire une expertise, en le fixant à 50.000 F ; qu'il y a lieu de réformer le jugement attaqué en ce sens ;<br>    Sur le recours incident :<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que les conclusions du recours incident de M. X... tendant à ce qu'ELECTRICITE DE FRANCE soit condamné à lui verser la somme de 312.312,54 F doivent être rejetées ;<br>Article 1er : L'indemnité qu'ELECTRICITE DE FRANCE a été condamnée à verser à M. X... est ramenée de 100.000 F à 50.000 F.<br>Article 2 : Le jugement du tribunal administratif de Montpellier en date du 1er juillet 1987 est réformé en ce qu'il a de contraire à la présente décision.<br>Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête d'ELECTRICITE DE FRANCEet le recours incident de M. X... sont rejetés.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 60-04-01-02 RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE - REPARATION - PREJUDICE - CARACTERE CERTAIN DU PREJUDICE