# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1ERE CHAMBRE, du 5 juin 2003, 00BX00980, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007502907
**Date de décision:** 2003-06-05
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 1ERE CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007502907

## Contenu de la décision

Vu le recours, enregistré le 28 avril 2000 au greffe de la cour, présenté par le MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE  ; 
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Le ministre demande à la cour  :
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1°) d'annuler le jugement en date du 18 janvier 2000 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a annulé la décision du 2 juin 1997 infligeant la sanction du blâme à Mme X...  ; 
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2°) de rejeter la demande présentée par Mme X... devant le tribunal administratif  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu la loi n 83-643 du 13 juillet 1983  ;
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Vu la loi n 84-16 du 11 janvier 1984, modifiée  ;
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     Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel et le code de justice administrative  ;
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Classement CNIJ  : 36-09-04                 C
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     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 7 mai 2003  :
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     - le rapport de M. Bichet, premier conseiller,
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     - et les conclusions de M. Bec, commissaire du gouvernement
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     Considérant que par décision du 2 juin 1997 le MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE a infligé un blâme à Mme Maryse X..., adjoint administratif principal, au motif qu'elle s'est livrée à des voies de fait sur un agent de la direction régionale  ;  
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     Considérant que Mme X..., qui a reçu des coups et des griffures profondes, notamment au visage, lors de l'altercation qui l'a opposée le 6 septembre 1996 à une de ses collègues dans les locaux de l'administration, soutient ne s'être livrée à aucune violence physique envers son agresseur  ; que l'administration n'établit pas davantage, en appel qu'en première instance, que l'intéressée aurait commis à l'encontre de l'autre agent un acte matériel violent constitutif d'une voie de fait  ; que si le ministre, dans son recours, reproche à Mme X... d'avoir participé à une violente dispute, ce motif ne saurait rendre légale sa décision qui a été prise sur la base du motif susmentionné, lequel n'est pas matériellement établi  ; que, par suite, le MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Toulouse a annulé la décision en litige  ; 
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D É C I D E  :
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ARTICLE 1er  : Le recours du MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE est rejeté. 
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00BX00980
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**