# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 3 février 1971, 70-10.309, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006985054
**Date de décision:** 1971-02-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006985054

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE QUE DAME Y... EPOUSE Z..., BLESSEE AU COURS D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION A ASSIGNE CHARDAVOINE ET LA CAISSE MUTUELLE DE REASSURANCE AGRICOLE CONTRE LES ACCIDENTS, POUR OBTENIR LA REPARATION DE SON PREJUDICE ;<br>
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ATTENDU QUE L'ARRET AYANT RETENU L'ENTIERE RESPONSABILITE DES DEFENDEURS ET FIXE LES DOMMAGES-INTERETS DUS A LA VICTIME, CELLE-CI REPROCHE A SES HOMMES D'AFFAIRES D'AVOIR VIOLE DIVERS TEXTES DE PROCEDURE CIVILE, RELATIFS NOTAMMENT A LA MISE EN ETAT DES CAUSES, SON AVOUE NE L'AYANT TENUE AU COURANT DE LA DATE DE L'ORDONNANCE DE CLOTURE QUE TROIS JOURS PLUS TARD, ET SIX JOURS SEULEMENT AVANT LA DATE DE L'AUDIENCE ;<br>
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 QU'ELLE ALLEGUE EGALEMENT LE DEPOT, TROIS JOURS APRES LADITE ORDONNANCE, DES CONCLUSIONS DE L'AVOUE ADVERSE, ET SE PREVAUT ENFIN DU RETARD APPORTE PAR SON PROPRE AVOUE A LA RESTITUTION DE LA GROSSE DU JUGEMENT FRAPPE D'APPEL ;<br>
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MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE LES GRIEFS ELEVES PAR UNE PARTIE A L'ENCONTRE DE SON AVOUE RELATIVEMENT AUX DILIGENCES PAR LUI ACCOMPLIES NE DONNENT PAS OUVERTURE A CASSATION ;<br>
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QUE, D'AUTRE PART, IL RESULTE DU DOSSIER PRESCRIT PAR L'ARTICLE 79 DU CODE DE PROCEDURE, QUE L'ORDONNANCE DE CLOTURE EST INTERVENUE APRES LE DEPOT AU GREFFE DES CONCLUSIONS ADVERSES ET LEUR VISA PAR LE CONSEILLER DES MISES EN ETAT ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN EST, POUR PARTIE, IRRECEVABLE, ET POUR LE SURPLUS MAL FONDE ;<br>
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SUR LE DEUXIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR VIOLE LA LOI, EN CE SENS QU'IL NE SAURAIT ETRE REPUTE CONTRADICTOIRE, LE NOM DE L'AVOCAT DE DAME A... N'AYANT PAS ETE MENTIONNE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARRET A ETE RENDU CONTRADICTOIREMENT LES PARTIES ETANT REPRESENTEES PAR LEUR AVOUE ;<br>
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QUE LE MOYEN NE SAURAIT DONC ETRE ACCUEILLI ;<br>
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SUR LE TROISIEME MOYEN : ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR TRANSFORME LE NOM DE L'APPELANTE QUI, DE DAME A... DANS LE JUGEMENT, EST DEVENU DAME Y... DANS LEDIT ARRET ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARRET, COMME LE JUGEMENT ET COMME LES CONCLUSIONS DE L'APPELANTE, PORTE LA MENTION : DAME Y..., EPOUSE X... ET AUTORISEE DE SON MARI, A... EDMOND ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN MANQUE EN FAIT ;<br>
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SUR LE QUATRIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL DE N'AVOIR PAS REPONDU AU DISPOSITIF DES CONCLUSIONS DEPOSEES DEVANT LE TRIBUNAL ET SIGNIFIEES LE 23 NOVEMBRE 1967, SEULES VALABLES EN CE QUI CONCERNE LA DEMANDE D'EXECUTION PROVISOIRE DU JUGEMENT ET LE VERSEMENT D'INTERETS, CE QUI AURAIT AMENE LA VICTIME A NE RECEVOIR QU'UNE PROVISION INSUFFISANTE ET A FAIRE L'AVANCE DE FRAIS IMPORTANTS DE JUSTICE ET DES HONORAIRES D'AVOCAT ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DES PRODUCTIONS QUE DAME A..., SANS REPRENDRE SES CONCLUSIONS D'INSTANCE, AVAIT DEMANDE L'INFIRMATION DU JUGEMENT ;<br>
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 QUE, D'AUTRE PART, LA VICTIME, A QUI IL APPARTENAIT DE FAIRE EXECUTER L'ARRET INTERVENU NE SAURAIT FAIRE GRIEF A CETTE DECISION DU REGLEMENT QU'ELLE A ETE AMENEE A EFFECTUER DES HONORAIRES DE SES AVOCATS OU DES FRAIS MIS A SA CHARGE PAR LA LOI ET LES DECISIONS DE JUSTICE ;<br>
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QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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SUR LES CINQUIEME ET SEPTIEME MOYENS : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A LA COUR D'APPEL, D'UNE PART, D'AVOIR VIOLE LES REGLES DE NEUTRALITE ET D'INDEPENDANCE DES EXPERTS, LE DOCTEUR C... AYANT, APRES UNE PREMIERE EXPERTISE PRATIQUEE PAR LUI A LA SUITE D'UNE DECISION DU JUGE DE LA MISE EN ETAT, REPRESENTE LA PARTIE ADVERSE AU COURS D'UNE SECONDE EXPERTISE PRATIQUEE PAR D'AUTRES MEDECINS COMMIS PAR LE TRIBUNAL, ET, D'AUTRE PART, D'AVOIR CONFIRME UN JUGEMENT QUI AURAIT CONTENU UNE CONTRADICTION, CHARDAVOINE ET SES ASSUREURS AYANT ETE CONDAMNES AUX ENTIERS DEPENS AVEC DISTRACTION AU PROFIT DU PROPRE AVOUE DES CONDAMNES ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'IL NE RESULTE NI DE L'ARRET NI DES PRODUCTIONS QUE CES MOYENS AIENT ETE SOUTENUS DEVANT LES JUGES D'APPEL ;<br>
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 QUE, MELANGES DE FAIT ET DE DROIT, ILS SONT NOUVEAUX, ET COMME TELS, IRRECEVABLES ;<br>
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SUR LE SIXIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR CONFIRME L'ALLOCATION A LA VICTIME DE DOMMAGES-INTERETS DEFINITIFS, TOUT EN HOMOLOGUANT UN RAPPORT D'EXPERTISE SELON LEQUEL LA LESION DONT SOUFFRAIT LA VICTIME SEMBLAIT SUBIR, A MESURE QUE LE TEMPS PASSAIT, UNE CERTAINE AGGRAVATION AVEC EN PARTICULIER ACCENTUATION DE LA GENE FONCTIONNELLE QU'ELLE ENGENDRAIT ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR OBSERVE QUE DAME A... NE CONTESTAIT PAS L'EVALUATION A 9% DE SON INCAPACITE PERMANENTE, MAIS VOUDRAIT FAIRE ADMETTRE, CONTRE L'AVIS CONCORDANT DE QUATRE EXPERTS, QUI AVAIENT FIXE AU 9 AVRIL 1962, LA DATE DE CONSOLIDATION DE SA BLESSURE, QUE SON INCAPACITE TEMPORAIRE TOTALE S'ETAIT PROLONGEE PLUS DE QUATRE ANNEES, L'ARRET ENONCE QU'UNE TELLE PRETENTION ETAIT EN CONTRADICTION AVEC LE PROPRE AVIS DU DOCTEUR B..., QUI, PAR CERTIFICAT DU 9 AVRIL 1962, PRODUIT PAR LA VICTIME, ATTESTAIT QUE LES LESIONS DONT SOUFFRAIT DAME A... ETAIENT CONSOLIDEES, ET QUE CELLE-CI POUVAIT REPRENDRE SON TRAVAIL ;<br>
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QU'EN SE DETERMINANT PAR DE TELS MOTIFS, LA COUR D'APPEL, QUI DISPOSAIT D'UN POUVOIR SOUVERAIN POUR APPRECIER LA FORCE ET LA PORTEE DES ELEMENTS DE PREUVE QUI LUI ETAIENT SOUMIS, A, SANS ENCOURIR LES REPROCHES DU POURVOI, LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 27 MAI 1969 PAR LA COUR D'APPEL DE POITIERS ;<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Irrecevabilité REJET
**Lois appliquées:** (2),Code civil 1382,Code de procédure civile 132,Code de procédure civile 149,Code de procédure civile 457,Code de procédure civile 79,Décret 65-872 1965-10-13 LC4,LOI 1790-11-27 ART. 3,LOI 1810-04-20 ART. 7
**ECLI:** 
**Résumé:** LES GRIEFS ELEVES PAR UNE PARTIE A L'ENCONTRE DE SON AVOUE  RELATIVEMENT AUX DILIGENCES PAR LUI ACCOMPLIES, NE DONNENT PAS  OUVERTURE A CASSATION.,UNE PARTIE NE SAURAIT ALLEGUER QUE LES CONCLUSIONS DE L 'AVOUE DE SON ADVERSAIRE ONT ETE DEPOSES HORS DELAI, DES LORS QU'IL  RESULTE DU DOSSIER PRESCRIT PAR L'ARTICLE 79 DU CODE DE PROCEDURE  CIVILE QUE L'ORDONNANCE DE CLOTURE EST INTERVENUE APRES LE DEPOT AU  GREFFE DESDITES CONCLUSIONS ET LEUR VISA PAR LE MAGISTRAT DES  MISES N TAT.
**Mots-clés:** 1) CASSATION - MOYEN - MOYEN VISANT LES DILIGENCES D'UN AVOUE (NON,* AVOUE - RESPONSABILITE - GRIEFS RELATIFS A DES DILIGENCES -  CASSATION - MOYEN - IRRECEVABILITE.,* ACCIDENT - Préjudice - Homme d'affaire - Mises en état des causes - Ordonnance de clôture - Visa - Grosse du jugement.,2) PROCEDURE CIVILE - Procédure des mises en état - Ordonnance de clôture - Dépôt des conclusions des parties - Antériorité nécessaire - Preuve.,* PROCEDURE CIVILE - Procédure des mises en état - Ordonnance de clôture - Effet - Pièces - Production - Antériorité nécessaire - Preuve.,* JUGEMENTS ET ARRETS - CONCLUSIONS - DEPOT - PREUVE.,* PROCEDURE CIVILE - DOSSIER - CONCLUSIONS - DEPOT - PREUVE.