# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 2, du 9 novembre 1960, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006955106
**Date de décision:** 1960-11-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006955106

## Contenu de la décision

VU LA CONNEXITE, JOINT LES POURVOIS NO 58-12.638 ET 58-12.724 ;<br>
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 SUR LE MOYEN UNIQUE DE CES DEUX POURVOIS PRIS EN LEURS DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE QUE LE JEUNE CHIMIAK, AGE DE DIX-SEPT ANS, QUI SE RENDAIT A BICYCLETTE DE L'USINE DE LA SOCIETE SORETEX OU IL ETAIT EMPLOYE COMME APPRENTI, AUX COURS PROFESSIONNELS DU SOIR, HEURTA ET BLESSA VEUVE BELLOT ;<br>
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 QUE CELLE-CI A ASSIGNE EN REPARATION DU PREJUDICE PAR ELLE SUBI, VEUVE CHIMIAK EN QUALITE DE TUTRICE DE SON FILS MINEUR ET LA SOCIETE SORETEX, COMME CIVILEMENT RESPONSABLE DE SON APPRENTI ;<br>
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 ATTENDU QUE LESDITS POURVOIS REPROCHENT AUDIT ARRET D'AVOIR, SUR CE DERNIER POINT, REJETE SA DEMANDE ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LE JUGE DU SECOND DEGRE OBSERVE QUE, CONFORMEMENT A L'ARTICLE 8, DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL, ET A L'ARTICLE 45 DE LA LOI DU 25 JUILLET 1919, VISE PAR LE CONTRAT D'APPRENTISSAGE, LA SOCIETE SORETEX AVAIT L'OBLIGATION D'ASSURER L'ASSIDUITE DU JEUNE CHIMIAK AUX COURS PROFESSIONNELS ;<br>
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 QUE, DANS CE BUT, CE DERNIER AVAIT ETE AUTORISE A QUITTER L'USINE A 18 HEURES AU LIEU DE 18 HEURES 30, HEURE NORMALE DE SORTIE DES ATELIERS ;<br>
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 QUE, DURANT CE TRAJET POUR SE RENDRE AU COURS, SI LE JEUNE CHIMIAK NE SE TROUVAIT PAS DANS UN LIEN DE SUBORDINATION VIS A VIS Y... MAITRE X... A L'ATELIER, LA SOCIETE SORETEX N'EN AVAIT PAS MOINS UNE MISSION DE SURVEILLANCE A SON EGARD ;<br>
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 QUE CETTE SOCIETE A FAIT TOUTE DILIGENCE POUR QUE SON APPRENTI PUISSE SE RENDRE, EN TEMPS VOULU, A SON COURS, PUISQU'ELLE LUI A PERMIS DE SORTIR A 18 HEURES ET D'ARRIVER AINSI, SANS HATE, A CE COURS QUI AVAIT LIEU A 19 HEURES, QU'ELLE NE POUVAIT FAIRE DAVANTAGE ET DEVAIT, A JUSTE TITRE, PENSER QUE SON APPRENTI, AGE DE DIX-SEPT ANS, DEVAIT POUVOIR CIRCULER NORMALEMENT A BICYCLETTE ;<br>
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 ATTENDU QUE DE CES CONSTATATIONS ET APPRECIATIONS, LA COUR D'APPEL A PU DEDUIRE QUE CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 7 DU CODE CIVIL, LA SOCIETE SORETEX AVAIT FAIT LA PREUVE QU'ELLE N'AVAIT PU EMPECHER LE FAIT DONNANT LIEU A LA RESPONSABILITE PAR ELLE ENCOURUE EN VERTU DE L'ALINEA 6 Y... MEME ARTICLE ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE L'ARRET QUI A REPONDU AUX CONCLUSIONS PRISES, A DONNE UNE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LES POURVOIS FORMES CONTRE UN ARRET RENDU LE 26 MARS 1958 PAR LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE. NO 58-12.638. VEUVE BELLOT C/ SOCIETE SORETEX ET AUTRES. NO 58-12.724. VEUVE CHIMIAK C/ SOCIETE SORETEX ET AUTRES. PRESIDENT : M. CAMBOULIVES, CONSEILLER DOYEN, FAISANT FONCTIONS. - RAPPORTEUR : M. VASSART. - AVOCAT GENERAL : M. ALBUCHER. - AVOCATS : MM. DEFERT, GEORGE ET LEVY-FALCO.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** UN EMPLOYEUR RESTE TENU D'UNE MISSION DE SURVEILLANCE A L'EGARD DE SON APPRENTI QUI SE REND A UN COURS PROFESSIONNEL.    TOUTEFOIS IL S'EXONERE DE LA RESPONSABILITE QU'IL ENCOURT EN VERTU DE L'ALINEA 6 DE L'ARTICLE 1384 DU CODE CIVIL LORSQU'IL FAIT LA PREUVE DE LA DILIGENCE QU'IL APPORTEE POUR QUE CET APPRENTI PUISSE SE RENDRE EN TEMPS VOULU A CE COURS.
**Mots-clés:** RESPONSABILITE CIVILE  - COMMETTANT PREPOSE  - LIEN DE SUBORDINATION  - APPRENTI  - APPRENTI SE RENDANT A UN COURS PROFESSIONNEL