# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 30 novembre 1967, 67-90.989, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007058079
**Date de décision:** 1967-11-30
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007058079

## Contenu de la décision

CASSATION SUR LE POURVOI FORME PAR LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE DE MONTPELLIER, CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE CETTE VILLE, DU 14 MARS 1967, QUI, AYANT REJETE UNE DEMANDE DE SURSIS A STATUER FORME PAR LADITE CAISSE, A FIXE LE MONTANT DES DOMMAGES-INTERETS DUS A X..., VICTIME D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION, ET CELUI DES REMBOURSEMENTS DUS A LA SECURITE SOCIALE LA COUR, VU LES MEMOIRES PRODUITS, TANT EN DEMANDE QU'EN DEFENSE ;<br>
<br>
 SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 434, 435, 441 ET SUIVANTS, 470 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, DES ARTICLES 483, 512, 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A REJETE LES CONCLUSIONS DE SURSIS A STATUER PRESENTEES PAR LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE, JUSQU'AU MOMENT OU X... AURAIT TERMINE SON STAGE DE REEDUCATION, C'EST-A-DIRE LE 20 SEPTEMBRE 1967, LA DETERMINATION DES SOMMES A REMBOURSER A LA CAISSE NE POUVANT ETRE FAITE AUPARAVANT, AU MOTIF QUE LA CAISSE REQUERANTE NE SAURAIT ETRE ADMISE A SE FAIRE REMBOURSER LES DEPENSES NECESSITEES PAR CES STAGES, SOIT QUE CES DEPENSES SOIENT COMPRISES DANS L'EVALUATION DU PREJUDICE SUBI PAR LA VICTIME, SOIT QUE ENFIN LA SECURITE SOCIALE SOIT AUTORISEE A RECUPERER CES DEPENSES SUR LE MONTANT DE L'INDEMNITE SANS QU'ELLES AIENT ETE COMPRISES DANS CELLE-CI, "ALORS QUE L'ARTICLE 470 DU CODE DE SECURITE SOCIALE PREVOIT QUE LORSQUE LA RESPONSABILITE DU TIERS, AUTEUR DE L'ACCIDENT, EST ENTIERE OU PARTAGEE AVEC LA VICTIME, LA CAISSE EST ADMISE A POURSUIVRE LE REMBOURSEMENT DES INDEMNITES MISES A SA CHARGE, A DUE CONCURRENCE DE L'INDEMNITE MISE A LA CHARGE DU TIERS, QUE D'APRES LES ARTICLES 434 ET 435 DU MEME CODE, LA CHARGE DES FRAIS NECESSITES PAR LE TRAITEMENT DE LA READAPTATION FONCTIONNELLE, LA REEDUCATION PROFESSIONNELLE, LE RECLASSEMENT DE LA VICTIME, INCOMBE A LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE, ET QU'EN CONSEQUENCE LA CAISSE EST EN DROIT DE DEMANDER L'IMPUTATION DE CES FRAIS SUR LE MONTANT DE L'INDEMNITE ALLOUEE" ;<br>
<br>
 VU LESDITS ARTICLES ;<br>
<br>
 ATTENDU D'UNE PART, QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE L470 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, LES CAISSES DE CET ORGANISME SONT ADMISES A POURSUIVRE LE REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS ET DES INDEMNITES SERVIES A LA VICTIME D'UN ACCIDENT DU TRAVAIL, A DUE CONCURRENCE DE L'INDEMNITE MISE A LA CHARGE DU TIERS QUI A ETE DECLARE TOTALEMENT OU PARTIELLEMENT RESPONSABLE DUDIT ACCIDENT ;<br>
<br>
 QUE, D'AUTRE PART, LES ARTICLES L434 ET L435 DU MEME CODE PREVOIENT QUE LES CAISSES DE SECURITE SOCIALE SERONT TENUES D'ACQUITTER LES FRAIS NECESSITES PAR LA REEDUCATION PROFESSIONNELLE DE LA VICTIME ;<br>
<br>
 ATTENDU QUE STATUANT SUR LE MONTANT DES DOMMAGES-INTERETS, EN SUITE D'UN JUGEMENT QUI A DECLARE Y... ENTIEREMENT RESPONSABLE D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION AYANT LE CARACTERE D'UN ACCIDENT DU TRAVAIL ET DONT A ETE VICTIME X..., L'ARRET ATTAQUE A REJETE UNE DEMANDE DE SURSIS A STATUER FORMEE PAR LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE DE MONTPELLIER, INTERVENANTE ;<br>
<br>
 QUE CETTE DEMANDE ETAIT FONDEE SUR LE FAIT QUE LADITE CAISSE NE POUVAIT EVALUER, A CE MOMENT LE MONTANT DES FRAIS NECESSITES PAR LA REEDUCATION PROFESSIONNELLE DE LA VICTIME, UN STAGE DE REEDUCATION ETANT ENCORE EN COURS ;<br>
<br>
 ATTENDU QUE L'ARRET A DECLARE QUE LA CAISSE DE SECURITE SOCIALE N'ETAIT PAS ADMISE A SE FAIRE REMBOURSER CES PRESTATIONS, AUX MOTIFS QU'ELLES ETAIENT GRATUITES POUR LA VICTIME ;<br>
<br>
 QUE LA REEDUCATION NE PERMETTAIT POINT DE REDUIRE LE TAUX D'INCAPACITE PERMANENTE PARTIELLE, QUE LE RECLASSEMENT EVENTUEL DE LA VICTIME N'ETAIT PAS UNE CONSEQUENCE DIRECTE DE L'ACCIDENT, QUE LA REEDUCATION DE CETTE DERNIERE N'AVAIT PAS UN CARACTERE MEDICAL ET QU'EN L'ESPECE CETTE MESURE NE PRESENTAIT AUCUNE UTILITE ;<br>
<br>
 MAIS ATTENDU QUE LES CAISSES DE SECURITE SOCIALE ETANT AUTORISEES A POURSUIVRE LE REMBOURSEMENT DES FRAIS DE REEDUCATION PROFESSIONNELLE, IL N'IMPORTE QUE CES PRESTATIONS NE SOIENT POINT ACQUITTEES PAR LA VICTIME, QU'ELLES NE PERMETTENT PAS DE REDUIRE LE TAUX DE L'INCAPACITE PERMANENTE PARTIELLE, QU'ELLES N'AIENT POINT CONSTITUE DES ACTES MEDICAUX ET QU'ELLES N'AIENT PAS PERMIS D'OBTENIR LES RESULTATS ESCOMPTES ;<br>
<br>
 QU'A TORT ENFIN, LA COUR D'APPEL A ESTIME QUE LA REEDUCATION PROFESSIONNELLE NE RESULTAIT PAS DIRECTEMENT DE L'ACCIDENT QUI L'A RENDUE NECESSAIRE ;<br>
<br>
QU'AINSI, L'EVALUATION DU PREJUDICE FAITE PAR L'ARRET SE TROUVE DEPOURVUE DE BASE LEGALE ;<br>
<br>
 PAR CES MOTIFS, CASSE ET ANNULE, EN TOUTES SES DISPOSITIONS L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER DU 14 MARS 1967 ET, POUR ETRE STATUE A NOUVEAU, CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE NIMES PRESIDENT : M ROLLAND, CONSEILLER DOYEN, FAISANT FONCTIONS - RAPPORTEUR : M ESCOLIER - AVOCAT GENERAL : M RELIQUET - AVOCATS : MM NICOLAY ET GALLAND<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de la sécurité sociale L434,Code de la sécurité sociale L435,Code de la sécurité sociale L470
**ECLI:** 
**Résumé:** Aux termes des articles L. 434 et L. 435 du Code de la sécurité sociale, les frais de rééducation professionnelle incombent à cet organisme, qui est autorisé par l'article L. 470 du même code à en poursuivre le recouvrement. Il n'importe que ces prestations, qui résultent directement de l'accident, soient gratuites pour la victime et qu'elles n'aient pas permis d'obtenir les résultats escomptés.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - Accident du travail - Tiers responsable - Recours des caisses - Frais de rééducation professionnelle (non)