# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 26 janvier 1965, 64-90.688, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007053856
**Date de décision:** 1965-01-26
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007053856

## Contenu de la décision

CASSATION SUR LE POURVOI FORME PAR X... (JEAN), TANT EN SON NOM PERSONNEL QU'EN SA QUALITE DE CIVILEMENT RESPONSABLE DE SON FILS MINEUR JEAN-CHRISTIAN, CONTRE UN ARRET DU 9 JANVIER 1964 DE LA COUR D'APPEL DE RENNES QUI A DECLARE LE MINEUR X... CONVAINCU DE BLESSURES PAR IMPRUDENCE, A DIT X... (JEAN) CIVILEMENT RESPONSABLE DE SON FILS, A ALLOUE UNE PROVISION DE 5000 FRANCS A Y..., PARTIE CIVILE, ET A ORDONNE UNE EXPERTISE MEDICALE. LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;<br>
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SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 7 DE L'ORDONNANCE N° 58-1274 DU 22 DECEMBRE 1958, 8 DE L'ORDONNANCE DU 2 FEVRIER 1945, 591 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, VIOLATION DES REGLES SUR LES FORMES DE LA PROCEDURE, EN CE QUE LA DECISION ATTAQUEE ENONCE QUE LA COUR A EXAMINE LA CAUSE A L'AUDIENCE SPECIALE POUR MINEURS DU 26 SEPTEMBRE 1963 PUIS A L'AUDIENCE DU 24 OCTOBRE 1963 ET A RENDU SON ARRET A L'AUDIENCE PUBLIQUE ALORS QUE, S'AGISSANT D'UN APPEL D'UN JUGEMENT DU JUGE DES ENFANTS, L'AFFAIRE DEVAIT ETRE JUGEE DANS LES MEMES CONDITIONS QU'EN PREMIERE INSTANCE, C'EST-A-DIRE QUE LES DEBATS AURAIENT DU SE DEROULER ET L'ARRET ETRE PRONONCE EN CHAMBRE DU CONSEIL ;<br>
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VU LESDITS ARTICLES ;<br>
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ATTENDU QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 7 DE L'ORDONNANCE N° 58 - 1274 DU 22 DECEMBRE 1958, L'APPEL DES DECISIONS DU JUGE DES ENFANTS EST JUGE PAR LA COUR D'APPEL DANS UNE AUDIENCE SPECIALE, DANS LES MEMES CONDITIONS QU'EN PREMIERE INSTANCE ;<br>
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 QU'IL EN RESULTE QUE LORSQUE LE JUGE DES ENFANTS A RENDU SON JUGEMENT EN CHAMBRE DU CONSEIL, PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 8 DE L'ORDONNANCE DU 2 FEVRIER 1945, L'ARRET DE LA COUR D'APPEL STATUANT SUR APPEL DUDIT JUGEMENT NE PEUT ETRE RENDU QU'EN CHAMBRE DU CONSEIL APRES DES DEBATS QUI DOIVENT EGALEMENT AVOIR EU LIEU EN CHAMBRE DU CONSEIL ;<br>
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ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE QUE CELUI-CI, RENDU SUR L'APPEL D'UN JUGEMENT DE RELAXE DU JUGE DES ENFANTS DE LORIENT, PRONONCE LE 23 FEVRIER 1963 EN CHAMBRE DU CONSEIL, A ETE, LE 9 JANVIER 1964, LU PAR LE PRESIDENT EN AUDIENCE PUBLIQUE, APRES QUE LES DEBATS SE FURENT DEROULES CONFORMEMENT AUX REGLES DE PUBLICITE RESTREINTES EDICTEES PAR L'ARTICLE 14 DE L'ORDONNANCE DU 2 FEVRIER 1945 ;<br>
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 QUE LA CASSATION EST ENCOURUE DE CES DEUX CHEFS ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET SUSVISE DU 9 JANVIER 1964 DE LA COUR D'APPEL DE RENNES, ET POUR QU'IL SOIT STATUE A NOUVEAU, CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL D'ANGERS. PRESIDENT : M ZAMBEAUX - RAPPORTEUR : M COSTA - AVOCAT GENERAL : M BARC - AVOCATS : MM LE PRADO ET CAIL.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Ordonnance 1945-02-08 ART. 8,Ordonnance 1958-12-22 ART. 7
**ECLI:** 
**Résumé:** Aux termes de l'article 7 de l'ordonnance du 22 décembre 1958, l'appel des décisions du juge des enfants est jugé par la Cour d'appel dans une audience spéciale, dans les mêmes conditions qu'en première instance ; il en résulte que lorsque le juge des enfants a rendu son jugement en Chambre du Conseil, par application de l'article 8 de l'ordonnance du 8 février 1945, l'arrêt de la Cour d'appel, statuant sur appel dudit jugement, ne peut être rendu qu'en Chambre du Conseil, après des débats qui doivent également avoir eu lieu en Chambre du Conseil (1).
**Mots-clés:** MINEURS - Cour d'appel - Audience - Appel d'un jugement du juge des enfants rendu en Chambre du Conseil - Arrêt rendu en Chambre du Conseil - Inobservation - Nullité,* MINEURS - Juge des enfants - Audience - Jugement rendu en Chambre du Conseil - Appel - Audience de la Cour - Audience en Chambre du Conseil.