# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 4ème chambre (formation à 3), 04/12/2008, 07BX00263, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000019989296
**Date de décision:** 2008-12-04
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 4ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000019989296

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 5 février 2007 sous le n° 07BX00263, présentée pour M. Flavien X, demeurant ..., par Me Tayeau Malgouyat, avocat ; M. X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0301175 du 30 novembre 2006 du Tribunal administratif de Basse-Terre, d'une part, en tant qu'il a rejeté ses demandes tendant à la condamnation de l'Etat à lui restituer les sommes de 4 097,68 et de 447 euros indûment versées et la somme de 2 680 euros indûment prélevée sur son traitement en exécution d'un avis à tiers détenteur du 6 février 2003, d'autre part, en tant qu'il l'a condamné à une amende de 1 000 euros pour recours abusif ;<br>
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       2°) de condamner l'Etat à lui restituer les sommes susmentionnées ; <br>
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       3°) d'annuler l'avis d'imposition relatif à la cotisation d'impôt sur le revenu mise à sa charge au titre de l'année 1997 ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 6 novembre 2008 :<br>
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       - le rapport de Mme Dupuy, conseiller,<br>
       - et les conclusions de M. Lerner, commissaire du gouvernement ;<br>
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       Sur les conclusions dirigées contre l'avis d'imposition : <br>
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       Considérant que les conclusions de M. X tendant à l'annulation de l'avis d'imposition relatif à la cotisation d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 1997 sont irrecevables, un avis d'imposition ne constituant pas un acte susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir ; qu'elles ne peuvent ainsi qu'être rejetées ; <br>
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       Sur les conclusions tendant à la restitution, par l'Etat, de sommes indûment versées :<br>
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       Considérant, en premier lieu, que pour rejeter la demande de M. X tendant à la condamnation de l'Etat à lui rembourser les sommes de 4 097, 68 euros et de 447 euros qu'il aurait indûment versées à la trésorerie de Sainte-Rose, les premiers juges se sont fondés sur l'absence de production, par l'intéressé, d'élément probant à l'appui de ses allégations ; que le requérant, qui ne conteste pas le motif retenu par le tribunal et ne fournit aucune pièce de nature à justifier ses affirmations, ne met pas la Cour en mesure de se prononcer sur l'erreur qu'auraient commise les premiers juges ; <br>
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       Considérant, en second lieu, qu'il résulte de l'instruction que le trésorier-payeur général de la Guadeloupe a prononcé le 17 février 2003 la mainlevée de l'avis à tiers-détenteur décerné à l'encontre de M. X le 6 février 2003 et lui a restitué, par lettre-chèque du 1er juin 2004, la somme de 2 680 euros qui avait été prélevée sur son traitement de février 2003 en exécution dudit acte de poursuites ; que, dès lors, les conclusions du requérant tentant à la condamnation de l'Etat à lui rembourser cette somme sont sans objet et ne peuvent, par suite, qu'être rejetées ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Basse-Terre a rejeté ses demandes aux fins de restitution des sommes susmentionnées ;<br>
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       Sur l'amende pour recours abusif : <br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : « Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 3 000 euros » ;<br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que la demande présentée au Tribunal administratif de Basse-Terre par M. X revêtait, dans les circonstances de l'espèce, le caractère d'un recours abusif justifiant la condamnation de l'intéressé au paiement d'une amende de 1 000 euros ; que, par suite, c'est à bon droit que les premiers juges ont infligé au requérant une amende de 1 000 euros sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 741-12 du code de justice administrative ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à demander l'annulation du jugement attaqué ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat qui n'a pas, dans la présente instance, la qualité de partie perdante, verse à M. X la somme qu'il réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
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DÉCIDE :<br>
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Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
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N° 07BX00263<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**