# Cour administrative d'appel de Marseille, 2e chambre, du 24 mars 1998, 97MA05022, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007577092
**Date de décision:** 1998-03-24
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 2E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007577092

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 4 septembre 1997 sous le n 97MA05022, présentée par M. Jean-Pierre X..., demeurant "les Fleurs", avenue du Tapis Vert à Vallauris (06220) ;<br>    M. X... demande à la Cour :<br>    1 / d'annuler l'ordonnance du président de la 5ème chambre du Tribunal administratif de Nice rejetant, le 30 juin 1997, son opposition à l'injonction et au commandement émis à la demande de la CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE NICE COTE D'AZUR pour les frais de port de son bateau, comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître ;<br>    2 / de condamner les responsables des préjudices qu'il a subis à réparer ceux-ci ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 24 février 1998 :<br>    - le rapport de M. GONZALES, conseiller ;<br>    - et les conclusions de M. BOCQUET, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article R.87 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel :  "la requête concernant toute affaire sur laquelle la Cour administrative d'appel est appelée à statuer doit contenir l'exposé des faits et moyens, les conclusions" ;<br>    Considérant que la requête de M. X... adressée à la Cour ne contient aucun moyen ni conclusion relatifs à la régularité ou au bien-fondé de l'ordonnance du président de la 5ème chambre du Tribunal administratif de Nice qu'elle attaque ; qu'elle ne met pas ainsi la Cour en mesure de se prononcer sur cette ordonnance ; que méconnaissant ainsi les dispositions de l'article R.87 du code précité, elle est de ce fait irrecevable et doit être rejetée pour ce motif  ;<br>    Considérant en outre, et en tout état de cause, qu'il ressort des pièces du dossier que la créance dont la CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE NICE COTE D'AZUR a poursuivi le recouvrement par la voie du commandement auquel M. X... s'est opposé, est liée à l'utilisation par ce dernier des outillages portuaires exploités par la CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE dans le cadre d'un service public industriel et commercial ; qu'il n'appartient qu'aux juridictions judiciaires de connaître d'une créance liée à l'usage d'un tel service ; que, dès lors, c'est à bon droit que le président de la 5ème chambre du Tribunal administratif de Nice a rejeté cette opposition comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître ;<br>    Sur les conclusions relatives à la réparation d'un préjudice :<br>    Considérant que ces conclusions présentées pour la première fois en appel par M. X... sont dès lors irrecevables ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. X..., à la CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE NICE COTE D'AZUR et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel R87
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 17-03-02-07-02 COMPETENCE - REPARTITION DES COMPETENCES ENTRE LES DEUX ORDRES DE JURIDICTION - COMPETENCE DETERMINEE PAR UN CRITERE JURISPRUDENTIEL - PROBLEMES PARTICULIERS POSES PAR CERTAINES CATEGORIES DE SERVICES PUBLICS - SERVICE PUBLIC INDUSTRIEL ET COMMERCIAL