# Conseil d'Etat, 2 SS, du 19 novembre 1993, 116464, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007835546
**Date de décision:** 1993-11-19
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007835546

## Contenu de la décision

<br>    Vu l'ordonnance en date du 3 avril 1990, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 3 mai 1990, par laquelle le président du tribunal administgratif de Lyon a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R.81 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel la demande présentée à ce tribunal par M. Amin X... ;<br>    Vu la demande, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Lyon le 26 février 1990, présentée par M. X..., et tendant, d'une part, à l'annulation du jugement du 9 février 1990 par lequel le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande d'annulation de la décision en date du 5 juin 1989 par laquelle le préfet du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour et, d'autre part, à l'annulation de cette décision ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ;<br>    Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Chauvaux, Auditeur,<br>    - les conclusions de M. Abraham, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aucun moyen de légalité externe n'a été invoqué devant les premiers juges ; qu'ainsi, M. X... n'est pas recevable à invoquer pour la première fois en appel un moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué ;<br>    Considérant qu'aux termes de l'alinéa 5 de l'article 12 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 : "La carte de séjour temporaire peut être refusée à tout étranger dont la présence constitue une menace pour l'ordre public" ;<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que des calques permettant de reproduire des sceaux officiels de plusieurs Etats du Moyen-Orient ont été saisis au cours d'une perquisition dans l'établissement de la société "X... M.A", qu'exploite à Vaux-en-Velin M. X... ; qu'il suit de là qu'en estimant, pour refuser la demande de titre de séjour que celui-ci avait présentée en qualité de commerçant , que la présence de M. X... présentait une menace pour l'ordre public, le préfet du Rhône n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. Amin X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du préfet du Rhône en date du 5 juin 1989 ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X... et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 12
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 26-05-01-01 DROITS CIVILS ET INDIVIDUELS - ETRANGERS, REFUGIES, APATRIDES - ETRANGERS - QUESTIONS COMMUNES - ADMISSION AU SEJOUR