# Conseil d'État, 10ème chambre, 21/06/2017, 409073, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000034993726
**Date de décision:** 2017-06-21
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 10ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000034993726

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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              Le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a demandé à la Cour nationale du droit d'asile de réviser la décision n° 04020864 du 28 avril 2005 par laquelle la Commission de recours des réfugiés a annulé sa décision du 14 avril 2004 rejetant la demande d'admission au bénéfice de l'asile présenté par M. A... et lui a reconnu la qualité de réfugié.<br>
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              Par une décision n° 15000389 du 19 octobre 2016, la Cour nationale du droit d'asile a admis la demande de révision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et a déclaré nulle et non avenue la décision du 28 avril 2005 de la Commission de recours des réfugiés.<br>
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              Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 mars 2017 et 31 mars 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A...demande qu'il soit sursis à l'exécution de cette décision et qu'il soit mis à la charge de l'OFPRA la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.<br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu : <br>
              - la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 relatif au statut des réfugiés ;<br>
              - la convention internationale des droits de l'enfant de 1990 ;<br>
              - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
              - le code de justice administrative ;<br>
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              Après avoir entendu en séance publique :<br>
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              - le rapport de M. Stéphane Hoynck, maître des requêtes,  <br>
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              - les conclusions de Mme Aurélie Bretonneau, rapporteur public ;<br>
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              La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano, avocat de M. B...A...;<br>
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<br>Considérant ce qui suit : <br>
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              1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 821-5 du code de justice administrative : " La formation de jugement peut, à la demande de l'auteur du pourvoi, ordonner qu'il soit sursis à l'exécution d'une décision juridictionnelle rendue en dernier ressort si cette décision risque d'entraîner des conséquences difficilement réparables et si les moyens invoqués paraissent, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation de la décision juridictionnelle rendue en dernier ressort, l'infirmation de la solution retenue par les juges du fond ".<br>
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              2. Si M. A...soutient, à l'appui des conclusions qu'il a présentées sur le fondement de l'article R. 821-5 du code de justice administrative précité, que l'exécution de la décision du 19 octobre 2016 par laquelle la Cour nationale du droit d'asile a déclaré nulle et non avenue la décision du 28 avril 2005 lui reconnaissant la qualité de réfugié, est susceptible d'entraîner des conséquences difficilement réparables au motif, d'une part, qu'elle le séparerait de la famille qu'il a créée en France et, d'autre part, qu'elle l'exposerait à des risques en cas de retour en Arménie, la décision litigieuse ne saurait produire, par elle-même, de tels effets que seules pourraient, le cas échéant, emporter la mesure ordonnant l'éloignement forcé de l'intéressé et la fixation du pays de renvoi. Il s'ensuit que l'une des conditions posées par l'article R. 821-5 n'est pas remplie. <br>
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              3. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner si les moyens qu'il soulève sont de nature à justifier l'annulation de la décision du 19 octobre 2016 et à infirmer la solution retenue, les conclusions de M. A...tendant à ce qu'il soit sursis à l'exécution de cette décision doivent être rejetées.<br>
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              4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'OFPRA la somme de 3 000 euros à verser à M. A....<br>
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<br>D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A...est rejetée.<br>
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A...et au directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** ECLI:FR:CECHS:2017:409073.20170621
**Résumé:** 
**Mots-clés:**