# Conseil d'État, , 10/06/2015, 390898, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000030750305
**Date de décision:** 2015-06-10
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000030750305

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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              Par une requête enregistrée le 10 juin 2015 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B...A...demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de prendre toute mesure de nature à assurer le versement de l'allocation de RSA et la mutation de son dossier de la caisse d'allocations familiales du département de l'Eure au département de Paris. 	<br>
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	Vu les autres pièces du dossier ;<br>
	Vu le code de justice administrative ;<br>
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<br>1. Considérant qu'aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures " ; qu'en vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée ;<br>
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              2. Considérant que le juge des référés du Conseil d'Etat ne peut être régulièrement saisi, en premier et dernier ressort, d'une requête tendant à la mise en oeuvre de l'une des procédures régies par le livre V du code de justice administrative que pour autant que le litige principal auquel se rattache ou est susceptible de se rattacher la mesure d'urgence qu'il lui est demandé de prendre, ressortit lui-même à la compétence directe du Conseil d'Etat ; que l'article R. 522-8-1 du même code prévoit que, par dérogation aux dispositions du titre V du livre III relatif au règlement des questions de compétence au sein de la juridiction administrative, le juge des référés entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance ;<br>
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              3. Considérant que la mesure d'urgence sollicitée par MmeA..., dont l'objet est au demeurant difficile à cerner, est manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de premier ressort du Conseil d'Etat ; qu'il en résulte qu'il est manifeste que la requête de Mme A...ne peut qu'être rejetée selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative ;<br>
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<br>O R D O N N E :<br>
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Article 1er : La requête de Mme A...est rejetée.<br>
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B...A....<br>
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Fait à Paris, le 10 juin 2015<br>
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    Signé : Bernard Stirn<br>
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Pour expédition conforme,<br>
Le secrétaire,<br>
Béatrice Guinot<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** ECLI:FR:CEORD:2015:390898.20150610
**Résumé:** 
**Mots-clés:**