# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 6 octobre 1976, 76-90.245, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007058308
**Date de décision:** 1976-10-06
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007058308

## Contenu de la décision

<p>CASSATION SUR LE POURVOI FORME PAR X... (OLIVIER), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL D'ORLEANS (CHAMBRE CORRECTIONNELLE), EN DATE DU 9 JANVIER 1976, QUI, POUR CONTRAVENTION AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE R 40 DU CODE DE LA ROUTE, L'A CONDAMNE A LA PEINE DE 200 FRANCS D'AMENDE. </p>
<p>LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ; </p>
<p>SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES R 40, R 84, R 232-5, R 239 DU CODE DE LA ROUTE, DES ARTICLES 531, 532, 537 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIF ET MANQUE DE BASE LEGALE, " EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A CONDAMNE LE DEMANDEUR A UNE AMENDE DE 200 FRANCS POUR LA CONTRAVENTION DE DEFAUT DE FEU DE CROISEMENT DROIT ; </p>
<p>" ALORS QUE L'INFRACTION RELEVEE PAR LE PROCES-VERBAL DE GENDARMERIE - DEFAUT DE FEU DE CROISEMENT AVANT DROIT - EST CELLE VISEE EN TERMES IDENTIQUES PAR LA CITATION, EST CELLE PREVUE PAR L'ARTICLE R 84 DU CODE DE LA ROUTE, QUI VISE UN VICE DANS L'EQUIPEMENT DU VEHICULE, ET NON CELLE PREVUE PAR L'ARTICLE R 40 QUI CONCERNE EXCLUSIVEMENT L'USAGE FAIT PAR LE CONDUCTEUR DU SYSTEME D'ECLAIRAGE ; </p>
<p>QU'EN CONSEQUENCE, LA PEINE PRONONCEE EXCEDE LES PREVISIONS DE L'ARTICLE R 239 DU CODE DE LA ROUTE, SANCTIONNANT LES INFRACTIONS A L'ARTICLE R 84 " ; </p>
<p>VU LESDITS ARTICLES ; </p>
<p>ATTENDU QUE LE JUGE PENAL EST TENU DE MOTIVER SA DECISION ET QU'IL NE PEUT PRONONCER UNE PEINE A RAISON D'UN FAIT QU'IL QUALIFIE CONTRAVENTION SANS CONSTATER DANS SON JUGEMENT L'EXISTENCE DE TOUTES LES CIRCONSTANCES EXIGEES PAR LA LOI POUR QUE LE FAIT SOIT PUNISSABLE ; </p>
<p>QUE, D'AUTRE PART, LE JUGE EST TENU DE REPONDRE AUX CHEFS PEREMPTOIRES DES CONCLUSIONS DONT IL EST REGULIEREMENT SAISI ; </p>
<p>ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE QUE X... A ETE POURSUIVI ET CONDAMNE EN APPLICATION DES DISPOSITIONS DES ARTICLES R 40 ET R 232-5° DU CODE DE LA ROUTE PREVOYANT UNE AMENDE DE 160 A 600 FRANCS ET D'UN EMPRISONNEMENT DE HUIT JOURS AU MAXIMUM, SUR LA BASE D'UN PROCES-VERBAL DE GENDARMERIE CONSTATANT UNIQUEMENT QUE L'UN DES DEUX FEUX DE CROISEMENT DE LA VOITURE QU'IL CONDUISAIT NE FONCTIONNAIT PAS, CONTRAVENTION PREVUE PAR L'ARTICLE R 40 ET SANCTIONNEE PAR L'ARTICLE R 239 DU MEME CODE D'UNE SIMPLE PEINE D'AMENDE DE 80 A 160 FRANCS ; </p>
<p>QUE LA COUR D'APPEL, SAISIE DES CONCLUSIONS DU PREVENU CONTESTANT LA CONTRAVENTION VISEE PAR LA PREVENTION, NE POUVAIT, DES LORS, RETENIR A L'ENCONTRE DU CONDUCTEUR DU VEHICULE UNE INFRACTION A L'ARTICLE R 40 SANS PRECISER LE FAIT ETABLISSANT QUE X... N'AVAIT PAS UTILISE SES FEUX DE CROISEMENT DANS L'UN DES CAS OU LEDIT ARTICLE EN IMPOSE L'USAGE ; </p>
<p>QUE L'ARRET N'AYANT PAS RELEVE LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DE LA CONTRAVENTION ENCOURT LA CASSATION DE CE CHEF ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE EN TOUTES SES DISPOSITIONS L'ARRET DE LA COUR D'APPEL D'ORLEANS, EN DATE DU 9 JANVIER 1976, ET POUR ETRE STATUE A NOUVEAU CONFORMEMENT A LA LOI : RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE BOURGES.</p>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de la route R239,Code de la route R40
**ECLI:** 
**Résumé:** Les juges du fond, saisis d'une poursuite fondée sur les articles R 40 et 239 du code de la route, ne peuvent retenir la culpabilité du prévenu sans préciser les faits établissant que le contrevenant n'a pas utilisé ses feux de croisement dans l'un des cas où ledit article en impose l'usage (1).
**Mots-clés:** CIRCULATION ROUTIERE - Eclairage - Feux de croisement - Défaut d'usage - Constatations nécessaires.