# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 8 janvier 1981, 79-41.099, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007006937
**Date de décision:** 1981-01-08
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007006937

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    VU L'ARTICLE 39 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967;<br>
   ATTENDU QU'AUX TERMES DE CE TEXTE, LE JUGEMENT DECLARATIF DE REGLEMENT JUDICIAIRE OU DE LIQUIDATION DES BIENS ARRETE, A L'EGARD DE LA MASSE SEULEMENT, LE COURS DES INTERETS DE TOUTE CREANCE NON GARANTIE PAR UN PRIVILEGE SPECIAL, PAR UN NANTISSEMENT OU PAR UNE HYPOTHEQUE;    ATTENDU QUE LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE GAMAELEC-SARTE, QUI AVAIT LICENCIE JACQUINOT, DIRECTEUR COMMERCIAL, LE 31 JUILLET 1975, AYANT ETE DECLAREE PAR LA SUITE EN ETAT DE LIQUIDATION DES BIENS, L'ARRET ATTAQUE A DECIDE QUE LES DIVERSES INDEMNITES DE RUPTURE DONT IL FIXAIT, PAR AILLEURS, LE MONTANT, PORTERAIENT INTERETS AU TAUX LEGAL A COMPTER DU JOUR DE L'INTRODUCTION DE L'INSTANCE;    ATTENDU CEPENDANT, QUE LES CREANCES DONT IL S'AGIT N'ETANT PAS GARANTIES PAR UN PRIVILEGE SPECIAL, UN NANTISSEMENT OU UNE HYPOTHEQUE, LA COUR D'APPEL, EN DECIDANT QUE JACQUINOT POURRAIT PRODUIRE AU PASSIF POUR LES INTERETS A ECHOIR POSTERIEUREMENT AU JUGEMENT DECLARATIF, A VIOLE LE TEXTE SUSVISE;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE, MAIS SEULEMENT EN CE QUI CONCERNE LES INTERETS, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 4 JANVIER 1979 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS; REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1975-11-17 Bulletin 1975 IV N. 266 p.219 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle Cassation
**Lois appliquées:** LOI 67-563 1967-07-13 ART. 39 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** Le jugement déclaratif de règlement judiciaire ou de liquidation des biens arrête, à l'égard de la masse seulement, le cours des intérêts de toute créance non garantis par un privilège spécial, un nantissement ou par une hypothèque.          Par suite encourt la cassation la décision déclarant qu'un salarié licencié par sa société avant la mise en état de liquidation de biens de celle-ci, pourra produire au passif pour les intérêts de ses diverses indemnités de rupture à échoir postérieurement au jugement déclaratif.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Employeur - Faillite règlement judiciaire liquidation des biens - Créances des salariés - Indemnités de rupture - Calcul - Intérêts postérieurs au jugement déclaratif (non).,* FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - Créanciers de la masse - Salariés - Indemnités de rupture - Calcul - Intérêts postérieurs au jugement déclaratif (non).,* FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - Effets - Intérêts des créances - Suspension - Suspension à l'égard de la masse seule.