# Conseil d'Etat, 1 / 4 SSR, du 24 octobre 1986, 69430, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007682243
**Date de décision:** 1986-10-24
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 1 / 4 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007682243

## Contenu de la décision

<br>     Vu le recours enregistré le 11 juin 1985 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présenté par le ministre de l'agriculture, et tendant à ce que le Conseil d'Etat annule le jugement du 7 mars 1985 par lequel le tribunal administratif de Nantes a, à la demande de M. X... et autres, annulé la décision de la commission de remembrement et de réorganisation foncière du département de Loire-Atlantique du 16 mars 1983, décidant de modifier l'emprise du chemin d'exploitation cadastré DV n° 4-a, à la suite des opérations de remembrement de Vallet ;<br>
<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code rural ;<br>    Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;<br>    Vu la loi du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Leulmi, Conseiller d'Etat<br>    - les observations de Me Roger, avocat de M. Pierre X... et autres,<br>    - les conclusions de Mme de Clausade, Commissaire du gouvernement ;<br>     Sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'agriculture :<br>
<br>    Considérant que M. X... et neuf autres requérants en leur qualité de riverains ou d'usagers du chemin d'exploitation cadastré DV n° 42 ont intérêt à contester, sans que puisse leur être opposé le délai d'un mois prévu à l'article 4 du code rural, la décision du 16 mars 1983 de la commission départementale d'aménagement foncier de Loire-Atlantique bien que leur compte n'ait pas été affecté par cette décision ; que le ministre n'est dès lors pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nantes a rejeté la fin de non-recevoir ;<br>     Sur la légalité de la décision du 16 mars 1983 :<br>    Considérant qu'en vertu du deuxième alinéa de l'article 19 du code rural, si le remembrement a principalement pour but, par la constitution d'exploitations rurales d'un seul tenant ou à grandes parcelles bien groupées, d'améliorer l'exploitation agricole des biens qui y sont soumis, il doit également avoir pour objet l'aménagement rural du périmètre dans lequel il est mis en oeuvre ;<br>    Considérant qu'il résulte des pièces du dossier que, sur réclamation de l'un des propriétaires riverains du chemin d'exploitation susmentionné, la commission départementale d'aménagement foncier de Loire-Atlantique a décidé de réduire l'emprise de ce chemin dans la partie Est bordant les parcelles du réclamant sur une longueur de 200 mètres ; que cette décision n'est motivée par aucune considération liée aux impératifs du remembrement, tels qu'ils sont définis à l'article 19 précité du code rural et qu'elle est, par suite, entachée d'une erreur de droit ; que, dès lors, le ministre de l'agriculture n'est pas fondé à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif a annulé ladite décision ;<br>Article ler : Le recours du ministre de l'agriculture est rejeté.<br>
<br>     Article 2 : La présente décision sera notifiée au ministre de l'agriculture, à M. Charle Y..., à M. X... et autres.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 03-04 AGRICULTURE - REMEMBREMENT FONCIER AGRICOLE