# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 9 janvier 1974, 72-14.637, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991484
**Date de décision:** 1974-01-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991484

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE LE JEUNE PASCAL X... A ETE ADMIS AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE NANTES DU 1ER AU 11 SEPTEMBRE 1971 POUR Y SUBIR UNE INTERVENTION CHIRURGICALE;<br>
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 QUE LA CAISSE DE LA MUTUALITE SOCIALE AGRICOLE FAIT GRIEF A LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE L'AVOIR CONDAMNEE AU PAIEMENT D'UN COMPLEMENT DE PRESTATIONS REPRESENTANT LA DIFFERENCE ENTRE LE TARIF DE RESPONSABILITE DE L'HOPITAL D'ANCENIS ET LE TARIF DU CENTRE HOSPITALIER DE NANTES QUI ETAIT UN ETABLISSEMENT HOSPITALIER PLUS ELOIGNE DU DOMICILE DE L'ASSURE ET PLUS ONEREUX QUE CELUI D'ANCENIS, ALORS QUE LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE, QUI N'A PAS RELEVE UNE MENTION D'URGENCE NI DE PRESCRIPTION MEDICALE SPECIALE NECESSITANT L'HOSPITALISATION A NANTES PLUTOT QU'A ANCENIS N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ET CELA D'AUTANT PLUS QUE LA CAISSE SOUTENAIT DANS SES CONCLUSIONS QUE LE CHOIX DE NANTES N'AVAIT ETE MOTIVE NI PAR L'URGENCE, NI PAR UNE RAISON MEDICALE SPECIALE, MAIS PAR LA SEULE PREFERENCE DU MEDECIN TRAITANT ET DES PARENTS DE L'OPERE;<br>
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MAIS ATTENDU QUE SE FONDANT SUR LE RAPPORT DE L'EXPERT Y..., LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE RELEVE QUE PASCAL X..., ATTEINT D'UNE AFFECTION NECESSITANT DEUX OPERATIONS SUCCESSIVES, AVAIT ETE HOSPITALISE UNE PREMIERE FOIS DU 5 AU 9 AVRIL 1971 AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE NANTES ET QUE LES FRAIS DE CETTE HOSPITALISATION AVAIENT ETE PRIS EN CHARGE EN LEUR TOTALITE PAR LA CAISSE;<br>
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 QU'ELLE OBSERVE AUSSI QUE, DE L'AVIS DE L'EXPERT, IL ETAIT PREFERABLE QUE LA SECONDE OPERATION, DEUXIEME TEMPS DE LA MEMEE INTERVENTION DELICATE, FUT PRATIQUEE PAR LE MEME CHIRURGIEN PARTICULIEREMENT EXPERIMENTE, CONSEILLE PAR UN MEDECIN DIGNE DE CONFIANCE;<br>
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QU'EN L'ETAT DE CES ENONCIATIONS D'OU IL RESULTAIT QU'UNE PRESCRIPTION MEDICALE SPECIALE JUSTIFIAIT L'HOSPITALISATION A NANTES DE PREFERENCE A ANCENIS, LIEU DU DOMICILE, LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE, QUI A REPONDU AUX CONCLUSIONS, A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LA DECISION RENDUE, LE 29 SEPTEMBRE 1972, PAR LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE LA MUTUALITE SOCIALE AGRICOLE DE LOIRE-ATLANTIQUE<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1967-11-09 Bulletin 1967 II N. 320 P. 226 (REJET ) CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1973-01-05 Bulletin 1973 V N. 4 P. 4 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** EST LEGALEMENT JUSTIFIEE LA DECISION QUI POUR ACCORDER LE  REMBOURSEMENT DES FRAIS D'HOSPITALISATION EXPOSES PAR UN ASSURE SUR  LA BASE DU TARIF DE RESPONSABILITE DE L'ETABLISSEMENT OU IL AVAIT  ETE ADMIS, SUPERIEUR A CELUI DU LIEU DE SON DOMICILE RELEVE QUE L 'INTERESSE ATTEINT D'UNE AFFECTION NECESSITANT DEUX OPERATIONS  SUCCESSIVES AVAIT ETE HOSPITALISE UNE PREMIERE FOIS DANS CET  ETABLISSEMENT, QUE LES FRAIS AVAIENT ETE PRIS EN CHARGE EN TOTALITE  PAR LA CAISSE ET QUE SELON L'AVIS DE L'EXPERT, IL ETAIT PREFERABLE  QUE LA NOUVELLE OPERATION, SECONDE PHASE DE LA MEME INTERVENTION  DELICATE, FUT PRATIQUEE PAR LE CHIRURGIEN PARTICULIEREMENT  EXPERIMENTE CONSEILLE PAR UN MEDECIN DIGNE DE CONFIANCE.
**Mots-clés:** AGRICULTURE - MUTUALITE AGRICOLE - ASSURANCES SOCIALES - MALADIE -  FRAIS D'HOSPITALISATION - TARIF DE REMBOURSEMENT - HOSPITALISATIONS  SUCCESSIVES POUR UNE MEME AFFECTION.,* AGRICULTURE - MUTUALITE AGRICOLE - ASSURANCES SOCIALES -  PRESTATIONS (DISPOSITIONS GENERALES) - ETABLISSEMENT HOSPITALIER -  LIBRE CHOIX DE L'ASSURE - LIMITES - DECRET DU 5 FEVRIER 1962 MODIFIE  - APPLICATION.,* SECURITE SOCIALE ASSURANCES SOCIALES - PRESTATIONS (DISPOSITIONS  GENERALES) - ETABLISSEMENT HOSPITALIER - LIBRE CHOIX DE L'ASSURE -  LIMITES - DECRET DU 5 FEVRIER 1962 MODIFIE - APPLICATION.