# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 24 juin 1987, 83-15.599, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007018693
**Date de décision:** 1987-06-24
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007018693

## Contenu de la décision

<br>   Sur le premier moyen, pris en sa première branche :  <br>
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<br>   Vu ensemble l'article 1134 et les articles 1382 et suivants du Code civil ; <br>
<br>   Attendu que ces derniers textes sont en principe inapplicables à la réparation d'un dommage se rattachant à l'exécution d'un engagement contractuel ; <br>
<br>   Attendu, selon l'arrêt infirmatif attaqué, qu'à la sortie d'une autoroute, M. X... perdit le contrôle de l'automobile qu'il conduisait, mise à sa dispostion par M. Y..., garagiste ; que Mme X... fut blessée ; que celle-ci, soutenant que l'accident avait été causé par une déficience du système de freinage, demanda au garagiste la réparation de son préjudice ; <br>
<br>   Attendu que pour condamner  in solidum  M. Y... et la Mutuelle générale française accidents à réparer le préjudice de la victime, l'arrêt retient que la convention passée entre les parties ne pouvait avoir comme conséquence le transfert de l'obligation d'entretien et de vérification d'organes mécaniques aussi importants que le système de freinage et que la qualité de professionnel de M. Y... dispensait les époux X... de prendre les dispositions nécessaires au bon fonctionnement du véhicule ; <br>
<br>   Qu'en statuant sur le fondement de l'article 1384, alinéa 1er, du Code civil, alors qu'elle retenait qu'il existait entre les parties un contrat  sui generis  caractéristique du commerce des véhicules automobiles, la cour d'appel a violé les textes susvisés ; <br>
<br>         PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la seconde branche du moyen et sur le second moyen : <br>
<br>   CASSE ET ANNULE l'arrêt rendu le 17 mai 1983, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Reims<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation .
**Lois appliquées:** Code civil 1382 et suivants, 1134, 1384 al. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** Les articles 1382 et suivants du Code civil sont en principe inapplicables à la réparation d'un dommage se rattachant à l'exécution d'un engagement contractuel ; .
      Par suite viole les articles 1134 et 1382 et suivants du Code civil l'arrêt qui statue sur le fondement de l'article 1384, alinéa 1er, du Code civil, alors qu'il retenait qu'il existait entre les parties un contrat sui generis caractéristique du commerce des véhicules automobiles
**Mots-clés:** RESPONSABILITE CONTRACTUELLE - Non-cumul des deux ordres de responsabilité - Condamnation fondée sur la responsabilité délictuelle - Constatation de la nature contractuelle de la responsabilité,* RESPONSABILITE CONTRACTUELLE - Non-cumul des deux ordres de responsabilité - Automobile - Garagiste - Remise d'un véhicule à un client - Accident de la circulation - Responsabilité du garagiste en tant que gardien à l'égard du client - Constatation de l'existence d'un contrat " sui generis " entre le garagiste et le client