# Cour de Cassation, Chambre Criminelle, du 12 juillet 1982, 81-94.795, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007060673
**Date de décision:** 1982-07-12
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007060673

## Contenu de la décision

<p>STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR :</p>
<p>- X... MARCEL, </p>
<p>CONTRE UN JUGEMENT DU TRIBUNAL DE POLICE DE DIGNE, EN DATE DU 4 NOVEMBRE 1981, QUI, POUR INFRACTION AUX DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES SUR LA POLICE DES MARCHES, L'A CONDAMNE A 120 FRANCS D'AMENDE ; </p>
<p>SUR LE MOYEN RELEVE D'OFFICE, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 546 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ; </p>
<p>VU LEDIT ARTICLE ; </p>
<p>ATTENDU QUE TOUT JUGEMENT OU ARRET DOIT CONTENIR DES MOTIFS QUI PERMETTENT A LA COUR DE CASSATION D'EXERCER SON CONTROLE ET DE RECONNAITRE SI LA LOI A ETE RESPECTEE DANS LE DISPOSITIF ; </p>
<p>ATTENDU QUE LE JUGEMENT ATTAQUE, QUI A CONDAMNE A 120 FRANCS D'AMENDE LE DEMANDEUR, CITE POUR INFRACTION A L'ARTICLE R. 38 14° DU CODE PENAL, A DECLARE STATUER EN DERNIER RESSORT, ALORS QUE, L'ARTICLE PRECITE PREVOYANT UNE PEINE DE 600 A 1 200 FRANCS D'AMENDE, LEDIT JUGEMENT ETAIT, SELON LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 546 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, SUSCEPTIBLE D'APPEL ; </p>
<p>QU'AINSI LE TRIBUNAL, EN PROVOQUANT PAR DES MENTIONS CONTRADICTOIRES UNE INCERTITUDE SUR LE TEXTE APPLIQUE, N'A PAS MIS LA COUR DE CASSATION EN MESURE DE S'ASSURER DE LA LEGALITE DE LA DECISION ET, PAR LA MEME, DE LA RECEVABILITE DU POURVOI ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU D'EXAMINER LE MEMOIRE DU DEMANDEUR, CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT SUSVISE DU TRIBUNAL DE POLICE DE DIGNE, EN DATE DU 4 NOVEMBRE 1981, ET POUR QU'IL SOIT A NOUVEAU STATUE CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LE TRIBUNAL DE POLICE DE GAP, A CE DESIGNE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN CHAMBRE DU CONSEIL.</p>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Les motifs d'un jugement ou d'un arrêt doivent permettre à la Cour de Cassation de reconnaître si la loi a été respectée dans le dispositif. Dès lors, viole ce principe le tribunal de police qui, par des mentions contradictoires de sa décision provoque une incertitude sur le texte de loi appliqué et, par là même, sur la recevabilité du pourvoi.
**Mots-clés:** CASSATION - Moyen - Moyen d'ordre public - Moyen relevé d'office - Jugements et arrêts - Décision contradictoire.,* JUGEMENTS ET ARRETS - Motifs - Contradiction - Annulation.