# Conseil d'État,  2ème sous-section jugeant seule, 15/05/2013, 364970, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000027415958
**Date de décision:** 2013-05-15
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 2ème sous-section jugeant seule
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000027415958

## Contenu de la décision

Vu l'ordonnance n° 1206243 du 21 décembre 2012, enregistrée le 7 janvier 2013 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, par laquelle le président du tribunal administratif de Nantes a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, la requête présentée à ce tribunal par Mme A...B...;<br>
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              Vu la requête, enregistrée le 25 juin 2012 au greffe du tribunal administratif de Nantes, présentée par Mme A...B..., demeurant..., tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de la décision du 30 avril 2012 par laquelle le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration a refusé de modifier le décret du 24 janvier 2012 lui accordant la nationalité française pour y porter le nom de l'enfant Anna ;<br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu le code civil ;<br>
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              Vu le code de justice administrative ;<br>
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              Après avoir entendu en séance publique :<br>
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              - le rapport de M. Tristan Aureau, Auditeur, <br>
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              - les conclusions de Mme Béatrice Bourgeois-Machureau, rapporteur public ;<br>
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              Considérant qu'aux termes de l'article 22-1 du code civil : " L'enfant mineur dont l'un des deux parents acquiert la nationalité française, devient français de plein droit s'il a la même résidence habituelle que ce parent ou s'il réside alternativement avec ce parent dans le cas de séparation ou divorce./ Les dispositions du présent article ne sont applicables à l'enfant d'une personne qui acquiert la nationalité française par décision de l'autorité publique ou par déclaration de nationalité que si son nom est mentionné dans le décret ou dans la déclaration " ; que l'article 37-1 du décret du 30 décembre 1993, applicable aux demandes de naturalisation et de réintégration dans la nationalité prévoit au 5°, parmi les pièces que le demandeur doit fournir, " le cas échéant, la copie intégrale des actes de naissance de ses enfants mineurs étrangers qui résident avec lui de manière habituelle ou alternativement dans le cas de séparation ou de divorce ainsi que les pièces de nature à établir cette résidence " ;<br>
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              Considérant qu'il résulte de ces dispositions qu'un enfant mineur ne peut devenir français de plein droit par l'effet du décret qui confère la nationalité française à l'un de ses parents qu'à condition, d'une part, que ce parent ait porté son existence, sauf impossibilité ou force majeure, à la connaissance de l'administration chargée d'instruire la demande préalablement à la signature du décret et, d'autre part, qu'il ait, à la date du décret, résidé avec ce parent de manière stable et durable sous réserve, le cas échéant, d'une résidence en alternance avec l'autre parent en cas de séparation ou de divorce ;<br>
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              Considérant que Mme B...a acquis la nationalité française par l'effet d'un décret en date du 24 janvier 2012 ; qu'elle a demandé, par déclaration de changement de situation personnelle et familiale du 2 février 2012, à ce que sa fille Anna, qui est née le 10 décembre 2011, bénéficie de la nationalité française en conséquence de sa naturalisation ; qu'elle a formé un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 30 avril 2012 par laquelle le ministre chargé des naturalisations a refusé de modifier le décret du 24 janvier 2012 pour y porter mention du nom de l'enfant ; <br>
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              Considérant qu'il ressort des pièces du dossier et qu'il n'est pas contesté que Mme B...n'a pas informé l'administration de la naissance de sa fille le 10 décembre 2011 avant l'intervention du décret procédant à sa naturalisation le 24 janvier 2012 ; qu'il n'est pas établi qu'elle aurait été dans l'impossibilité de porter ce fait à la connaissance de l'administration ; <br>
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              Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme B...n'est pas fondée à demander l'annulation pour excès de pouvoir de la décision du 30 avril 2012 par laquelle le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration a refusé de modifier le décret du 24 janvier 2012 lui accordant la nationalité française pour y porter le nom de sa fille Anna ;<br>
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<br>D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de Mme B...est rejetée.<br>
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Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A...B...et au ministre de l'intérieur.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** ECLI:FR:CESJS:2013:364970.20130515
**Résumé:** 
**Mots-clés:**