# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 7 décembre 1994, 92-15.593, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007032622
**Date de décision:** 1994-12-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007032622

## Contenu de la décision

Sur le moyen relevé d'office, après l'avertissement prévu à l'article 1015 du nouveau Code de procédure civile :<br>
<br>   Vu l'article 12 du décret n° 80-608 du 30 juillet 1980 ;<br>
<br>   Attendu que l'émolument proportionnel dû à l'avoué près une cour d'appel pour sa rémunération est représenté par un multiple de l'unité de base déterminé conformément aux articles 13 et 14 du même décret pour les demandes dont l'intérêt du litige n'est pas évaluable en argent ;<br>
<br>   Attendu, selon l'ordonnance de taxe attaquée, qu'à la suite du décès de M. X... les parts de la société à responsabilité limitée X... ont été indivises entre sa veuve, Mme X..., et sa fille, Mme Y... ; que, sur la demande de Mme X..., un arrêt d'une cour d'appel a autorisé celle-ci, en vertu des dispositions de l'article 815-5 du Code civil, à céder la totalité des parts à un certain prix minimum ;<br>
<br>   Attendu que, pour taxer les frais de la société civile professionnelle Junillon et Wicky, avoué de Mme X..., qui en réclamait le règlement à Mme Y..., en calculant son émolument sur cette valeur des parts, l'ordonnance retient que l'autorisation devant avoir pour suite la vente des parts sociales, l'intérêt du litige était évaluable en argent au montant prévu pour cette vente et entériné par l'arrêt de la cour d'appel ;<br>
<br>   Qu'en se déterminant ainsi, alors que le litige portait, non sur la propriété des parts qui n'était pas contestée, mais sur l'autorisation de les vendre, le premier président a violé le texte susvisé ;<br>
<br>         PAR CES MOTIFS :<br>
<br>   CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'ordonnance rendue le 2 avril 1992, entre les parties, par le conseiller taxateur de la première chambre civile de la cour d'appel de Lyon ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ladite ordonnance et, pour être fait droit, les renvoie devant le premier président de la cour d'appel d'Aix-en-Provence.<br>,DANS LE MEME SENS :
 Chambre civile 2, 1993-11-03, Bulletin 1993, II, n° 309, p. 172 (cassation).<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation.
**Lois appliquées:** Décret 80-608 1980-07-30 art. 12
**ECLI:** 
**Résumé:** Dès lors qu'un litige porte non sur la propriété des parts sociales d'une société à responsabilité limitée mais sur l'autorisation de les vendre, l'émolument proportionnel dû à l'avoué près une cour d'appel pour sa rémunération ne peut être calculé sur la valeur des parts.
**Mots-clés:** OFFICIERS PUBLICS OU MINISTERIELS - Avoué - Tarif (décret du 30 juillet 1980) - Droit proportionnel - Unités de base - Application - Action tendant à autoriser un indivisaire à céder les parts indivises d'une société .,OFFICIERS PUBLICS OU MINISTERIELS - Avoué - Tarif (décret du 30 juillet 1980) - Droit proportionnel - Assiette - Action tendant à autoriser un indivisaire à céder les parts indivises d'une société