# Conseil d'Etat, 7 / 8 SSR, du 11 mai 1984, 40412, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007620040
**Date de décision:** 1984-05-11
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 / 8 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007620040

## Contenu de la décision

VU LA REQUETE ENREGISTREE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 24 FEVRIER 1982, PRESENTEE PAR MME VEUVE PIERRE X... DEMEURANT ... A PARIS  16EME , REPRESENTEE PAR M. MAURICE SURAMY ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL :    1° ANNULE UN JUGEMENT, EN DATE DU 13 JANVIER 1982, PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS A EN PARTIE, REJETE SA DEMANDE TENDANT A LA DECHARGE DE L'IMPOSITION SUPPLEMENTAIRE A L'IMPOT SUR LE REVENU QUI A ETE ASSIGNEE A SON MARI, M. PIERRE X..., AU TITRE DE L'ANNEE 1972 ;    2° PRONONCE LA DECHARGE DE L'IMPOSITION RESTANT A SA CHARGE ;    VU LE CODE GENERAL DES IMPOTS ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;    VU LA LOI DU 29 DECEMBRE 1983, PORTANT LOI DE FINANCES POUR 1984, NOTAMMENT SON ARTICLE 93-II ;<br>   CONSIDERANT QU'APRES TRENTE ANS DE CARRIERE DANS LE GROUPE DONT FAIT PARTIE LA SOCIETE LANCOME, M. X..., ALORS AGE DE 65 ANS, A DEMISSIONNE, LE 8 JUILLET 1971, DE SES FONCTIONS DE PRESIDENT-DIRECTEUR GENERAL DE CETTE SOCIETE, LAQUELLE REVETAIT A L'EPOQUE, LA FORME D'UNE SOCIETE ANONYME ; QUE, SUR LA DEMANDE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION, CETTE DEMISSION N'A PRIS EFFET QUE LE 7 JANVIER 1972 ; QUE L'ARBITRE, DESIGNE PAR LES PARTIES A FIXE A UN MILLION DE FRANCS LA SOMME DUE PAR LA SOCIETE LANCOME A M. X... EN REPARATION DU PREJUDICE QUI LUI AVAIT ETE CAUSE DU FAIT QU'IL AVAIT ETE CONDUIT A DONNER SA DEMISSION ;<br>   CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE L'INSTRUCTION QUE, QUELLES QUE SOIENT LES CONDITIONS DANS LESQUELLES M. X... A DEMISSIONNE, L'INDEMNITE QUI LUI A ETE VERSEE PAR LA SOCIETE LANCOME N'A PAS EU POUR OBJET, EN L'ESPECE, DE REPARER UN PREJUDICE AUTRE QUE LE PREJUDICE PECUNIAIRE QU'IL A SUBI DU FAIT DE CETTE DEMISSION ; QUE, DES LORS, CETTE SOMME PRESENTAIT LE CARACTERE D'UN SUPPLEMENT DE SALAIRES ET NON CELUI DE DOMMAGES ET INTERETS ; QUE LE JUGE DE L'IMPOT N'EST PAS LIE PAR LA QUALIFICATION DE DOMMAGES ET INTERETS RETENUE PAR LA SENTENCE ARBITRALE INVOQUEE PAR LE CONTRIBUABLE ;<br>   CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE CE QUI PRECEDE QUE MME VEUVE X... N'EST PAS FONDEE A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE L'INDEMNITE DONT S'AGIT A ETE IMPOSEE AU NOM DE SON MARI, DANS LA CATEGORIE DES TRAITEMENTS ET SALAIRES, AU TITRE DE L'ANNEE 1972 ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER - LA REQUETE DE MME VEUVE X... EST REJETEE.    ARTICLE 2 - LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A MME VEUVE X... ET AU MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DU BUDGET.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-04-02-07-01 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REVENUS ET BENEFICES IMPOSABLES - REGLES PARTICULIERES - TRAITEMENTS, SALAIRES ET RENTES VIAGERES - PERSONNES ET REVENUS IMPOSABLES -Versements liés à la cessation des fonctions - Indemnité ne présentant pas le caractère de dommages et intérêts - Supplément de salaires.