# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 23 mai 1967, 66-93.642, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007059500
**Date de décision:** 1967-05-23
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007059500

## Contenu de la décision

CASSATION SUR LE POURVOI DE X... (ALFRED), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'ASSISES DES ALPES-MARITIMES EN DATE DU 1ER OCTOBRE 1966 QUI, POUR VOLS QUALIFIES L'A CONDAMNE A CINQ ANS DE RECLUSION CRIMINELLE LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;<br>
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 SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 310, 343, 592 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, "EN CE QUE LA COUR D'ASSISES, SAISIE DE CONCLUSIONS TENDANT AU RENVOI DE L'AFFAIRE A UNE SESSION ULTERIEURE AFIN DE PERMETTRE L'AUDITION DE NOUVEAUX TEMOINS ET LA COMMUNICATION D'UNE PROCEDURE PENALE CONCERNANT L'ACCUSE, S'EST DECLAREE, PAR ARRET INCIDENT, INCOMPETENTE POUR EN CONNAITRE ;<br>
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 AU MOTIF QUE L'AUDITION DE PERSONNE NON CITEE ET L'APPORT DE NOUVELLES PIECES RELEVENT EXCLUSIVEMENT DU POUVOIR DISCRETIONNAIRE DU PRESIDENT ;<br>
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 ALORS QUE L'AUDITION DE PERSONNES NON CITEES ET L'APPORT DE NOUVELLES PIECES IMPLIQUENT NECESSAIREMENT L'EVENTUALITE DU RENVOI DE L'AFFAIRE A UNE SESSION ULTERIEURE LEQUEL ETAIT DU RESTE EXPRESSEMENT DEMANDE, LA COUR EST LEGALEMENT COMPETENTE POUR ORDONNER DE TELLES MESURES ;<br>
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 ET ALORS QUE, EN TOUTE HYPOTHESE, LA COUR SEULE EST COMPETENTE POUR ORDONNER LE RENVOI DE L'AFFAIRE A UNE PROCHAINE SESSION ET NE POUVAIT DONC S'ABSTENIR DE STATUER SUR LES CONCLUSIONS PRISES A CETTE FIN PAR L'ACCUSE" ;<br>
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VU LESDITS ARTICLES ;<br>
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 ATTENDU QUE LA COUR EST INVESTIE D'UN POUVOIR EXCLUSIF ET SOUVERAIN POUR DECIDER, AU COURS DES DEBATS ET EN TOUT ETAT DE CAUSE, D'OFFICE OU A LA REQUETE DU MINISTERE PUBLIC OU DE L'UNE DES PARTIES, S'IL Y A LIEU D'ORDONNER LE RENVOI DE L'AFFAIRE A LA PROCHAINE SESSION ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DU PROCES-VERBAL DES DEBATS QU'EN COURS D'AUDIENCE, LA DEFENSE A DEPOSE DES CONCLUSIONS TENDANT AU RENVOI DE L'AFFAIRE A UNE SESSION ULTERIEURE AFIN DE PERMETTRE L'AUDITION DE NOUVEAUX TEMOINS ET LA COMMUNICATION D'UNE AUTRE PROCEDURE PENALE CONCERNANT L'ACCUSE ;<br>
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 ATTENDU QU'EN SE DECLARANT INCOMPETENTE, EN REPONSE AUXDITES CONCLUSIONS, AU MOTIF QUE L'AUDITION DE PERSONNES NON CITEES ET L'APPORT DE TOUTES NOUVELLES PIECES RELEVAIENT EXCLUSIVEMENT, AUX TERMES DE L'ARTICLE 310 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DU POUVOIR DISCRETIONNAIRE DU PRESIDENT ET EN S'ABSTENANT AINSI DE STATUER SUR LA DEMANDE DE RENVOI PRESENTEE PAR LA DEFENSE, LA COUR A MECONNU SA PROPRE COMPETENCE ET VIOLE LES TEXTES VISES AU MOYEN ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LES ARRETS DE LA COUR D'ASSISES DES ALPES-MARITIMES DU 1ER OCTOBRE 1966, ENSEMBLE LA DECLARATION DE LA COUR ET DU JURY ET LES DEBATS QUI L'ONT PRECEDEE ET, POUR ETRE STATUE A NOUVEAU, CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'ASSISES DU VAR PRESIDENT : M ZAMBEAUX - RAPPORTEUR : M BOGUE - AVOCAT GENERAL : M BARC - AVOCAT: M LYON CAEN<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de procédure pénale 343
**ECLI:** 
**Résumé:** Aux termes de l'article 343 du Code de procédure pénale, la Cour est investie d'un pouvoir exclusif et souverain pour décider, au cours des débats et en tout état de cause, d'office ou à la requête du ministère public ou de l'une des parties, s'il y a lieu d'ordonner le renvoi de l'affaire à la prochaine session.
**Mots-clés:** COUR D'ASSISES - Débats - Renvoi - Article 343 du Code de procédure pénale - Demande formée par la défense - Pouvoir exclusif et souverain de la Cour,* COUR D'ASSISES - Pouvoirs - Débats - Renvoi.