# Conseil d'Etat, Président de la Section du Contentieux, du 23 avril 2003, 248852, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008150062
**Date de décision:** 2003-04-23
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008150062

## Contenu de la décision

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                Vu la requête et le mémoire complémentaire enregistrés les 22 juillet et 6 septembre 2002 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés par M. Stéphane X, demeurant ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d' Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 17 mai 2002 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif  de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 mai 2002  par lequel le préfet de police a décidé sa reconduite à  la frontière  ;
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                2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;
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                3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 700 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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     				      Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;	
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                 Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - les conclusions de M. Piveteau, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article 22-I de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : 1° Si l'étranger ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, à  moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité  ;
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                Considérant qu'il résulte des pièces du dossier que M. X, ressortissant ivoirien, est entré irrégulièrement en France sans être titulaire du visa exigé pour les ressortissants ivoiriens  ; qu'il ne justifie pas être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité  ; qu'il entre ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée  ;
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                 Considérant, d'une part, qu'aux termes de l'article 12 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale prévue au premier  alinéa du même article est délivrée de plein droit  : (...) 3° A l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans (...)  ;
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                 Considérant que si  M. X fait valoir qu'il réside depuis 1991 en France, les pièces qu'il produit à l'appui de ses allégations sont insuffisantes pour établir sa présence habituelle en France depuis plus de dix ans, notamment pendant la période 1991-1996  ; que par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 12 bis 3° de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée ne peut qu'être écarté  ;
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                 Considérant, d'autre part, que si M. X soutient qu'il vit en concubinage depuis 1994 et qu'il est père d'un enfant né en France en septembre 2000, il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment de la durée et des conditions de séjour de M. X en France et de la situation irrégulière de sa concubine ivoirienne en France, et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, l'arrêté du préfet de police en date du 13 mai 2002 n'a pas porté à son  droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris  ; qu'il n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                		    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à  soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande  ;
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                Sur les conclusions tendant  à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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                 Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, soit condamné à payer à M. X la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens  ;
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D E C I D E  :
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		Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Stéphane X, au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**