# Conseil d'Etat, 5 / 3 SSR, du 10 avril 1974, 80969, publié au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007643746
**Date de décision:** 1974-04-10
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 5 / 3 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007643746

## Contenu de la décision

REQUETE DE LA VILLE DE CANNES TENDANT A L'ANNULATION DU JUGEMENT DU 20 MAI 1970 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE NICE L'A CONDAMNEE A VERSER UNE INDEMNITE DE 37.144,73 F A LA SOCIETE "INSTITUT D'HELIOTHERAPIE" EN REPARATION DES CONSEQUENCES DOMMAGEABLES DE L'INONDATION SURVENUE DANS LE SOUS-SOL DE LA CLINIQUE "LE MERIDIEN", LE 29 SEPTEMBRE 1966 ;    VU LA LOI DU 28 PLUVIOSE AN VIII ; L'ARTICLE 1154 DU CODE CIVIL ; L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;<br>   CONSIDERANT, D'UNE PART, QU'IL RESULTE DE L'INSTRUCTION QUE, MALGRE LEUR IMPORTANCE ET LEUR INTENSITE EXCEPTIONNELLES, LES PLUIES ORAGEUSES QUI SE SONT ABATTUES SUR LA VILLE DE CANNES LE 29 SEPTEMBRE 1966 N'ONT PAS PRESENTE UN CARACTERE DE VIOLENCE IMPREVISIBLE CONSTITUANT UN CAS DE FORCE MAJEURE ;<br>   CONS. QU'IL RESULTE DE L'INSTRUCTION QUE LES DEGATS CAUSES PAR LES INONDATIONS SURVENUES DANS LE SOUS-SOL DE LA CLINIQUE "LE MERIDIEN", PROPRIETE DE LA SOCIETE "INSTITUT D'HELIOTHERAPIE" ONT EU POUR ORIGINE UN CHEMIN COMMUNAL ET DES OUVRAGES DESTINES A PERMETTRE L'ECOULEMENT DES EAUX PLUVIALES DONT LA VILLE DE CANNES A LA RESPONSABILITE ET A L'EGARD DESQUELS LA SOCIETE "INSTITUT D'HELIOTHERAPIE" A LA QUALITE DE TIERS ; QUE LES FAUTES COMMISES PAR CETTE SOCIETE EN NE PROTEGEANT PAS SON IMMEUBLE, SITUE DANS UNE PARTIE BASSE, PAR DES DISPOSITIFS DE PROTECTION ET D'EVACUATION SUFFISANTE ALORS QU'ETAIENT ENTREPOSES DANS UN SOUS-SOL PARTICULIEREMENT EXPOSE, UN MATERIEL COUTEUX ET DES STOCKS AVARIABLES, NE PEUVENT AVOIR POUR EFFET D'EXONERER LA VILLE DE LA RESPONSABILITE QU'ELLE ENCOURT DE CE FAIT. QUE CES FAUTES INTERDISENT, TOUTEFOIS, CONTRAIREMENT A CE QUE PRETEND LA SOCIETE "INSTITUT D'HELIOTHERAPIE" DE METTRE A LA CHARGE DE LA VILLE LA REPARATION DE L'INTEGRALITE DES DOMMAGES CAUSES A LA CLINIQUE DU "MERIDIEN" ; QU'IL A ETE FAIT PAR LES PREMIERS JUGES UNE JUSTE APPRECIATION DES RESPONSABILITES RESPECTIVES DES DEUX PARTIES EN CONDAMNANT LA VILLE A REPARER LE TIERS DE CES DOMMAGES ;<br>   CONS., D'AUTRE PART, QUE LES SALAIRES VERSES AUX EMPLOYES AFFECTES AU FONCTIONNEMENT DES INSTALLATIONS ENDOMMAGEES, PENDANT LA PERIODE OU LE SERVICE A ETE INTERROMPU, ONT CONSTITUE, POUR LA SOCIETE "INSTITUT D'HELIOTHERAPIE", UNE CHARGE SUPPORTEE SANS CONTREPARTIE ET QUI EST DIRECTEMENT LIEE AU SINISTRE ; QU'IL DOIT, PAR SUITE, EN ETRE TENU COMPTE POUR L'EVALUATION DU PREJUDICE SUBI ; QUE LE MOYEN TIRE PAR LA VILLE DE CE QUE L'EVALUATION FAITE PAR LES PREMIERS JUGES DU PREJUDICE INDEMNISABLE A ETE DE CE FAIT EXCESSIVE NE PEUT DES LORS ETRE RETENU ;<br>   CONS., PAR AILLEURS, QUE SI LES EAUX QUI ONT ENVAHI LE JARDIN ET LE BATIMENT DE LA CLINIQUE "LE MERIDIEN" ONT PREALABLEMENT TRAVERSE LA ROUTE NATIONALE N° 7, IL NE RESULTE PAS DE L'INSTRUCTION QUE CET OUVRAGE PUBLIC AIT COMPORTE UN DEFAUT D'AMENAGEMENT OU D'ENTRETIEN SUSCEPTIBLE D'AVOIR AGGRAVE LES DOMMAGES ; QUE LES CONCLUSIONS DE LA VILLE TENDANT A SE VOIR GARANTIR PAR L'ETAT DES CONDAMNATIONS ENCOURUES PAR ELLE NE PEUVENT, DES LORS, ETRE RETENUES ;<br>   CONS., ENFIN, QUE LES CONCLUSIONS DU RECOURS INCIDENT DE LA SOCIETE "INSTITUT D'HELIOTHERAPIE" TENDANT A LA CONDAMNATION A SON EGARD DE L'ETAT, CONJOINTEMENT ET SOLIDAIREMENT AVEC LA VILLE DE CANNES ONT ETE PRESENTEES POUR LA PREMIERE FOIS DEVANT LE CONSEIL D'ETAT ; QU'ELLES SONT, DES LORS, IRRECEVABLES ;<br>   SUR LES INTERETS : /CONS. QUE LA SOCIETE "INSTITUT D'HELIOTHERAPIE" A DROIT AUX INTERETS AU TAUX LEGAL DE LA SOMME DE 37.144,73 F A COMPTER DE LA RECEPTION PAR LA VILLE DE CANNES DE SA DEMANDE D'INDEMNITE DU 19 DECEMBRE 1966 ;<br>   SUR LA CAPITALISATION DES INTERETS : /CONS. QUE LA CAPITALISATION DES INTERETS A ETE DEMANDEE LE 14 JUIN 1971 ; QU'A CETTE DATE, IL ETAIT DU AU MOINS UNE ANNEE D'INTERETS DANS LA MESURE OU A CETTE MEME DATE LES INTERETS AURAIENT CONTINUE A COURIR DU FAIT DU NON REGLEMENT PAR LA VILLE DE CANNES DE L'INDEMNITE DE 37.144,73 F ; QUE, DES LORS, IL Y A LIEU DE FAIRE DROIT DANS CETTE MESURE AUX CONCLUSIONS DU RECOURS INCIDENT DE LA SOCIETE SUR CE POINT ; ...  DISPOSITIF EN CE SENS .<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET Admission partielle Recours incident
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** - EAUX. - OUVRAGES. - RESPONSABILITE DU FAIT DE CES OUVRAGES. -  Fondement de la responsabilité - Qualité de tiers - Ouvrages d 'évacuation des eaux pluviales.,- EAUX. - OUVRAGES. - RESPONSABILITE DU FAIT DE CES OUVRAGES. - FAITS  SUSCEPTIBLES OU NON D'OUVRIR UNE ACTION EN RESPONSABILITE. -  Ouvrages d'évacuation des eaux pluviales - Inondation d'un immeuble  - Responsabilité atténuée du fait de l'insuffisante protection du  bâtiment.,- RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE. - REPARATION. - LE  PREJUDICE. - CARACTERE DIRECT DU PREJUDICE. - Préjudice présentant  ce caractère - Salaires versés, durant l'interruption du service,  aux employés d'une clinique affectés au fonctionnement d 'installations endommagées.,- RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE. - REPARATION. - CAUSES  EXONERATOIRES DE RESPONSABILITE. - FAUTE DE LA VICTIME. - Imprudence  du propriétaire d'un immeuble - Protection insuffisante contre les  inondations.,- RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE. - REPARATION. - CAUSES  EXONERATOIRES DE RESPONSABILITE. - FORCE MAJEURE. - Absence -  Orages.,- TRAVAUX PUBLICS. - REGLES COMMUNES A L'ENSEMBLE DES DOMMAGES DE  TRAVAUX PUBLICS. - FONDEMENT DE LA RESPONSABILITE. - QUALITE DE  TIERS. - Chemin communal et ouvrages d'évacuation des eaux pluviales  - Propriétaire d'un immeuble.,- TRAVAUX PUBLICS. - REGLES COMMUNES A L'ENSEMBLE DES DOMMAGES DE  TRAVAUX PUBLICS. - CAUSES D'EXONERATION. - FAUTE DE LA VICTIME. -  EXISTENCE D'UNE FAUTE. - Imprudence du propriétaire d'un immeuble -  Protection insuffisante contre les inondations.,- TRAVAUX PUBLICS. - REGLES COMMUNES A L'ENSEMBLE DES DOMMAGES DE  TRAVAUX PUBLICS. - CAUSES D'EXONERATION. - FORCE MAJEURE. - Absence  - Orages.,- TRAVAUX PUBLICS. - REGLES COMMUNES A L'ENSEMBLE DES DOMMAGES DE  TRAVAUX PUBLICS. - PERSONNES RESPONSABLES. - ETAT OU AUTRE  COLLECTIVITE PUBLIQUE. - Etat ou commune - Inondations imputables à  des ouvrages communaux n'ayant pas été aggravées par un défaut d 'aménagement ou d'entretien d'une route nationale.,- TRAVAUX PUBLICS. - DIFFERENTES CATEGORIES DE DOMMAGES. - DOMMAGES  CAUSES PAR L'EXISTENCE OU LE FONCTIONNEMENT D'OUVRAGES PUBLICS. -  CONDITIONS DE FONCTIONNEMENT DE L'OUVRAGE. - Chemin communal et  ouvrages d'évacuation des eaux pluviales - Inondations imputables à  ces ouvrages.