# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 24 mars 2004, 260053, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008170760
**Date de décision:** 2004-03-24
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008170760

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 5 septembre 2003, présentée pour M. Mohamed X, demeurant  ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  : 
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                1°)' d'annuler le jugement du 28 février 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 24 février 2003 du préfet du Val-de-Marne ordonnant sa reconduite à la frontière  ;
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                2°)' d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté   ;
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                3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative   ; 
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     	Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ; 
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     	Vu le code de justice administrative  ;
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Après avoir entendu en séance publique  :
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                     - les observations de la SCP Delaporte, Briard, Trichet, avocat de M. X, 
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     - les conclusions de M. Devys, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article 22 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France  : L'étranger qui fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière peut, dans les quarante-huit heures suivant sa notification lorsque l'arrêté est notifié par voie administrative ou dans les sept jours lorsqu'il est notifié par voie postale, demander l'annulation de cet arrêté au président du tribunal administratif   ;
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                Considérant qu'il résulte de ces dispositions que le délai de quarante-huit  heures qu'elles instituent n'est pas un délai franc et se décompte d'heure à heure  ;
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                Considérant qu'il ressort des  pièces du dossier, et qu'il n'est pas contesté, que l'arrêté du 24 février 2003 ordonnant la reconduite à la frontière de M. X lui a été notifié le 24 février 2003 à 17 heures 35 par voie administrative et que la notification de cet arrêté comportait l'indication des voies et délais de recours ouverts contre cette décision  ; que la demande de M. X tendant à l'annulation de cet arrêté a été enregistrée le 26 février 2003 à 18 heures 22 au greffe du tribunal administratif, soit après l'expiration du délai de quarante-huit heures fixé par l'article 22 bis  précité  ; qu'elle était donc tardive et, par suite, irrecevable  ;  
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande pour irrecevabilité  ; 
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                Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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                Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, soit condamné à verser à M. X la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens  ;
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<br>D E C I D E  :
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      Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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 Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Mohamed X, au préfet du Val-de-Marne et au ministre de l'intérieur, de la  sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**