# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 18 mars 2005, 270597, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008226049
**Date de décision:** 2005-03-18
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008226049

## Contenu de la décision

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                	Vu la requête, enregistrée le 29 juillet 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour Mme Fatiha X demeurant ...  ; Mme X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 17 mai 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 avril 2004 par lequel le préfet du Gard a décidé sa reconduite à la frontière  ;
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                2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ; 
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - les conclusions de M. Christophe Devys, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes des dispositions du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée telles que reprises par celles de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme X, de nationalité marocaine, s'est maintenue sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 29 novembre 2003, de la décision du préfet du Gard du 28 novembre 2003 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'elle entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée  ;
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                Considérant que si Mme X a formé le 18 décembre 2003 un recours gracieux à l'encontre de la décision du préfet du Gard du 28 novembre 2003 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, elle n'a pas contesté la décision implicite de rejet de ce recours née du silence gardé par l'administration pendant deux mois sur cette demande ; qu'ainsi, à la date à laquelle Mme X a demandé l'annulation de l'arrêté ordonnant sa reconduite à la frontière, soit le 10 mai 2004, la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, qui mentionnait les voies et délais de recours dont elle pouvait faire l'objet et qui lui a été régulièrement notifiée le 29 novembre 2003, était devenue définitive  ; qu'elle n'est dès lors pas recevable à exciper de son illégalité  ; 
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                Considérant que si Mme X fait valoir qu'elle est en France depuis 1998, qu'elle vit maritalement avec un compatriote titulaire d'une carte de résident père d'un enfant né en 1995 dont elle s'occupe pendant les vacances scolaires, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée est entrée en France à l'âge de quarante ans et qu'elle a l'essentiel de sa famille au Maroc  ; qu'ainsi, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, l'arrêté attaqué n'a pas porté au droit de Mme X au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris et n'est pas intervenu en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Considérant que Mme X ne fait état d'aucune pathologie permettant de considérer qu'en prenant la mesure d'éloignement attaquée, le préfet du Gard aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette mesure sur la situation personnelle de la requérante  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande  ;
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<br>				D E C I D E  :
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Article 1er : La requête de Mme X est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à Mme Fatiha X, au préfet du Gard et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**