# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 14 janvier 1975, 73-11.404, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006993564
**Date de décision:** 1975-01-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006993564

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES TROIS BRANCHES : ATTENDU QUE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE AYANT, SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 313, ALINEA 3, DU CODE CIVIL, DANS SA REDACTION ANTERIEURE A LA LOI DU 3 JANVIER 1972, DECLARE IRRECEVABLE L'ACTION EN DESAVEU DE PATERNITE DE L'ENFANT QUE DAME H., ALORS EN INSTANCE DE DIVORCE, A MIS AU MONDE, LE 3 DECEMBRE 1968, PLUS DE TROIS CENTS JOURS APRES L'ORDONNANCE L'AUTORISANT A AVOIR UNE RESIDENCE SEPAREE DE CELLE DE SON MARI, H. REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR ADMIS QU'IL Y AVAIT EU REUNION DE FAIT ENTRE LES EPOUX, ALORS, SELON LE MOYEN, D'UNE PART, QUE LES JUGES DU SECOND DEGRE N'AURAIENT PU, SANS SE CONTREDIRE, AFFIRMER, EN MEME TEMPS, QUE LA PERIODE LA PLUS FAVORABLE A LA CONCEPTION SE SITUAIT ENTRE LE 28 FEVRIER ET LE 4 MARS 1968, ET DEDUIRE LA PATERNITE DU MARI DE SIMPLES VISITES ENTRE LE 15 ET LE 20 FEVRIER ;<br>
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 ALORS, D'AUTRE PART, QUE LA REUNION DE FAIT, FIN DE NON-RECEVOIR A L'ACTION EN DESAVEU PAR SIMPLE DENEGATION, DOIT ETRE PROUVEE, ET NON PRESUMEE ;<br>
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 QUE L'ARRET ATTAQUE N'AURAIT DONC PU, SANS RENVERSER LA CHARGE DE LA PREUVE ET SE FONDER SUR DE SIMPLES HYPOTHESES, SE BORNER, D'APRES LE POURVOI, A ENONCER QUE LA POSSIBILITE D'UNE REUNION N'ETAIT PAS EXCLUE (ET) QUE LE MARI N'AVAIT ETABLI, NI L'INFIDELITE DE SA FEMME, NI L'IMPOSSIBILITE DE TOUT RAPPROCHEMENT ;<br>
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 ET ALORS, ENFIN QUE DE SIMPLES VISITES NE POUVAIENT, EN DEHORS D'AUTRES CIRCONSTANCES, LAISSER PRESUMER LE FAIT MATERIEL DU RAPPROCHEMENT, QUI DOIT ETRE PROUVE ;<br>
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 QUE LA RESSEMBLANCE N'ETABLIT PAS DAVANTAGE LA REALITE D'UNE TELLE REUNION, QUI, SEULE, CONSTITUE UNE CAUSE D'IRRECEVABILITE ;<br>
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 QU'AINSI, LA COUR D'APPEL SE SERAIT APPUYEE SUR DES CIRCONSTANCES INSUSCEPTIBLES DE DONNER UNE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA REUNION DE FAIT PREVUE PAR LE TEXTE SUSVISE SUPPOSE SEULEMENT L'EXISTENCE DE CIRCONSTANCES RENDANT VRAISEMBLABLE LA PATERNITE DU MARI, CIRCONSTANCES QU'IL APPARTIENT AUX JUGES DU FOND D'APPRECIER ;<br>
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 QU'EN L'ESPECE, LA JURIDICTION DU SECOND DEGRE, QUI NE S'EST NI CONTREDITE, NI FONDEE SUR DES MOTIFS HYPOTHETIQUES, ET QUI N'A PAS RENVERSE LA CHARGE DE LA PREUVE, A, APRES AVOIR ANALYSE LES ELEMENTS DE LA CAUSE, NOTAMMENT LES RESULTATS DE LA COMPARUTION PERSONNELLE DES PARTIES, SOUVERAINEMENT DEDUIT DE SES CONSTATATIONS QUE CELLES-CI CONSTITUENT UN ENSEMBLE DE PRESOMPTIONS GRAVES, PRECISES ET CONCORDANTES, QUI NE LAISSENT PLACE A AUCUN DOUTE QUANT A LA REALITE DE LA REUNION DE FAIT ALLEGUEE ;<br>
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QU'IL S'ENSUIT QUE L'ARRET ATTAQUE, QUI EST MOTIVE, A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ET QUE LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI EN AUCUNE DE SES BRANCHES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 4 MAI 1972 PAR LA COUR D'APPEL DE ROUEN.<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1974-03-19 Bulletin 1974 I N. 91 P. 78 (REJET) ET L'ARRET CITE<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 313
**ECLI:** 
**Résumé:** EN MATIERE DE DESAVEU DE PATERNITE, IL APPARTIENT AUX JUGES  DU FOND D'APPRECIER SOUVERAINEMENT LES CIRCONSTANCES DE LA "REUNION  DE FAIT" DES EPOUX RENDANT VRAISEMBLABLE LA PATERNITE DU MARI.
**Mots-clés:** FILIATION LEGITIME - DESAVEU DE PATERNITE - FIN DE NON-RECEVOIR -  REUNION DES EPOUX - APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU FOND.