# Conseil d'Etat, 7 / 8 SSR, du 23 novembre 1983, 46768, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007619303
**Date de décision:** 1983-11-23
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 / 8 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007619303

## Contenu de la décision

VU LES REQUETES, ENREGISTREES AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 16 NOVEMBRE 1982, PRESENTEES PAR LA SOCIETE X... , SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE, REPRESENTEE PAR SON LIQUIDATEUR, M. V... , DEMEURANT A ... , ... ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT :    1° - ANNULE LE JUGEMENT DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS EN DATE DU 8 JUILLET 1982 EN TANT QUE PAR CE JUGEMENT LE TRIBUNAL A REJETE SA DEMANDE EN DECHARGE DES COTISATIONS SUPPLEMENTAIRES D'IMPOT SUR LES SOCIETES AUXQUELLES ELLE A ETE ASSUJETTIE AU TITRE DE 1969 PAR ROLE N° 20 001 DE LA VILLE DE ... MIS EN RECOUVREMENT LE 31 MARS 1975 ;    2° - DECIDE QU'IL SERA SURSIS A L'EXECUTION DE CE JUGEMENT,    3° - LUI ACCORDE LA DECHARGE DES IMPOSITIONS CONTESTEES ;    VU LE CODE GENERAL DES IMPOTS ;    VU LE CODE DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;<br>   SUR LA REGULARITE DE LA PROCEDURE D'IMPOSITION ET DU JUGEMENT ATTAQUE :    CONSIDERANT QUE LA SOCIETE X... SOUTIENT QUE, DANS LE JUGEMENT ATTAQUE EN DATE DU 8 JUILLET 1982, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF A OMIS DE STATUER SUR LE MOYEN, TIRE DE L'IRREGULARITE DE LA PROCEDURE D'IMPOSITION, QU'ELLE AVAIT FORMULE A L'ENCONTRE DE L'IMPOSITION SUPPLEMENTAIRE A L'IMPOT SUR LES SOCIETES QUI LUI A ETE RECLAMEE AU TITRE DE 1969 ET QUI EST SEULE CONTESTEE DANS LA PRESENTE REQUETE ;<br>   CONSIDERANT QUE PAR UN PREMIER JUGEMENT, EN DATE DU 8 DECEMBRE 1980, DEVENU DEFINITIF, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF, AVANT D'ORDONNER UNE EXPERTISE, A EXPRESSEMENT REJETE LE MOYEN DE PROCEDURE SUSANALYSE ; QUE, DES LORS LA SOCIETE REQUERANTE NE SAURAIT UTILEMENT SOUTENIR QUE FAUTE DE S'ETRE PRONONCE UNE NOUVELLE FOIS SUR LE MEME MOYEN, LE JUGEMENT SUSVISE DU 8 JUILLET 1982, QUI A STATUE SUR LE BIEN FONDE DE L'IMPOSITION, SERAIT ENTACHE D'UNE OMISSION DE STATUER ;<br>   AU FOND :    CONSIDERANT QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 39 DUODECIES DU CODE GENERAL DES IMPOTS, APPLICABLE, EN VERTU DE L'ARTICLE 209, AUX SOCIETES PASSIBLES DE L'IMPOT SUR LES SOCIETES : "1. PAR DEROGATION AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 38, LES PLUS-VALUES PROVENANT DE LA CESSION D'ELEMENTS DE L'ACTIF IMMOBILISE SONT SOUMISES A DES REGIMES DISTINCTS SUIVANT QU'ELLES SONT REALISEES A COURT OU LONG TERME .... " ;<br>   CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE L'INSTRUCTION QUE LA "SOCIETE X... " , CONSTITUEE EN 1965 SOUS FORME DE SOCIETE CIVILE PARTICULIERE ET TRANSFORMEE EN SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE LE 23 AOUT 1968, EST DEVENUE PROPRIETAIRE, A LA SUITE DE PLUSIEURS ACQUISITIONS REALISEES EN 1965 ET 1968, D'IMMEUBLES CONTIGUS, SIS A ... RUE ... , POUR UN PRIX TOTAL DE 600 068 F ; QU'ELLE A REVENU CET ENSEMBLE IMMOBILIER, LE 24 OCTOBRE 1968, POUR UN PRIX DE 3 400 000 F ;<br>   CONSIDERANT QUE, POUR CONTESTER LA REINTEGRATION DES PROFITS DE CESSION AINSI REALISES DANS LES BASES IMPOSABLES A L'IMPOT SUR LES SOCIETES DE L'ANNEE ET SON ASSUJETTISSEMENT AUDIT IMPOT DANS LES CONDITIONS PREVUES PAR L'ARTICLE 38 DU CODE GENERAL DES IMPOTS LA "SOCIETE X... " , SE PREVAUT DE SES STATUTS POUR ALLEGUER QUE SON SEUL OBJET ETANT L'ACQUISITION ET LA GESTION D'IMMEUBLES LOCATIFS, LA PLUS-VALUE LITIGIEUSE DEVAIT ETRE IMPOSEE SELON LE REGIME DEFINI PAR L'ARTICLE 39 DUODECIES DU MEME CODE ;<br>   CONSIDERANT CEPENDANT QUE D'UNE PART LE CAPITAL SOCIAL DE LA SOCIETE REQUERANTE A ETE MAINTENU AU COURS DES ANNEES 1965 A 1968 A LA SOMME DE 30 000 F ; QUE D'AUTRE PART, PAR ACTES SOUS-SEINGS PRIVES QU'IL AVAIT PASSES EN 1968, M. C... , GERANT ET ASSOCIE PRINCIPAL DE LA SOCIETE, S'ETAIT ENGAGE A REVENDRE A UN GROUPE FINANCIER, AVANT MEME QUE LA SOCIETE LES EUT ACQUIS ENTRE LE 7 MAI ET LE 19 JUILLET 1968, UNE PARTIE DES TERRAINS LITIGIEUX ; QU'IL RESULTE DE CET ENSEMBLE DE CIRCONSTANCES QUE LA SOCIETE X... , QUI NE DISPOSAIT PAS DES MOYENS FINANCIERS LUI PERMETTANT DE LANCER UNE OPERATION DE CONSTRUCTION, A EU EN L'ESPECE POUR OBJET DE VALORISER EN LES GROUPANT EN UNE SEULE MAIN, UN ENSEMBLE DE TERRAINS CONSTRUCTIBLES EN VUE DE LEUR REVENTE ; QU'IL SUIT DE LA QUE LES IMMEUBLES ACQUIS DOIVENT ETRE REGARDES NON COMME CONSTITUANT L'ACTIF IMMOBILISE D'UNE ENTREPRISE DE LOCATION D'IMMEUBLES BATIS MAIS COMME DES ELEMENTS DU STOCK DE LA SOCIETE ; QUE, DES LORS, ILS NE PEUVENT, LORS DE LEUR VENTE, BENEFICIER DES DISPOSITIONS PRECITEES DE L'ARTICLE 39 DUODECIES QUI SONT LIMITEES A LA CESSION D'ELEMENTS DE L'ACTIF IMMOBILISE. QUE, PAR SUITE, C'EST A BON DROIT QUE LES PROFITS DE CESSION DONT ILS ONT ETE L'OCCASION ONT ETE ASSUJETTIS A L'IMPOT SUR LES SOCIETES, DANS LES CONDITIONS PREVUES PAR L'ARTICLE 38 "POUR LES OPERATIONS DE TOUTE NATURE REALISEES PAR LES ENTREPRISES" ;<br>   CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE CE QUI PRECEDE QUE LA SOCIETE REQUERANTE N'EST PAS FONDEE A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF A REJETE SA DEMANDE ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER - LA REQUETE DE LA SOCIETE X... EST REJETEE.    ARTICLE 2 - LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A LA SOCIETE X... ET AU MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DU BUDGET.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** CGI 209,CGI 38,CGI 39 duodecies
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-04-02-01-03-03 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REVENUS ET BENEFICES IMPOSABLES - REGLES PARTICULIERES - B.I.C. - EVALUATION DE L'ACTIF - PLUS ET MOINS-VALUES DE CESSION -Notion de cession d'un élément d'actif immobilisé - Sommes constituant des recettes d'exploitation.,19-04-02-01-03-05 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REVENUS ET BENEFICES IMPOSABLES - REGLES PARTICULIERES - B.I.C. - EVALUATION DE L'ACTIF - STOCKS -Qualification - Eléments de l'actif immobilier d'une société présentant le caractère de stocks.