# Cour administrative d'appel de Marseille, 1e chambre, du 18 juin 1998, 97MA05367, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007576132
**Date de décision:** 1998-06-18
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 1E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007576132

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 20 novembre 1997 sous le n 97MA05367, présentée par Madame X..., demeurant Le Riou 4 - ... (13090) Aix-en-Provence ;<br>    Madame X... demande à la Cour :<br>    - d'annuler l'ordonnance en date du 19 septembre 1997 par laquelle le vice-président délégué a rejeté sa requête tendant à la réparation du préjudice résultant de l'agression dont elle a fait l'objet de la part de deux gendarmes en service ;<br>    - de faire droit à sa demande ;<br>    Vu la décision par laquelle le président de la 1ère chambre a décidé qu'il n'y avait pas lieu d'instruire la requête ;<br>    Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 6 mai 1998 :<br>    - le rapport de Mme LORANT, conseiller ;<br>    - les observations de Mme X... ;<br>    - et les conclusions de M. BENOIT, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'il ressort des procès verbaux de gendarmerie que, alors qu'ils exerçaient une mission de contrôle de la circulation quartier de la Guérite Route Nationale 96 à Peyrolles, deux agents de la gendarmerie nationale ayant constaté que Madame X... n'aurait pas respecté le stop lui indiquant qu'elle devait s'arrêter, l'ont invitée à se garer et lui ont demandé ses papiers aux fins de la verbaliser ; que Madame X... soutient qu'à l'occasion de ces opérations, les militaires concernés se seraient rendus coupables de coups et blessures volontaires lui occasionnant ainsi un préjudice dont elle demande réparation ; que, ces faits, à les supposer établis, ne sont pas détachables du service ; que cependant les deux gendarmes ayant agi en vue de constater l'infraction commise par Madame X..., et nonobstant la circonstance que celle-ci en conteste la réalité, doivent être regardés comme ayant agi dans le cadre d'une opération de police judiciaire lorsqu'ils se sont livrés aux agissements dénoncés sur sa personne ; que l'action en responsabilité dirigée par Madame X... contre l'Etat relève donc de la compétence des tribunaux de l'ordre judiciaire, qu'il n'appartient pas, dès lors, à la juridiction administrative de connaître des conclusions susmentionnées de Madame X... et qu'il y a donc lieu d'annuler le jugement attaqué en tant que, par celui-ci, le Tribunal administratif de Marseille s'est reconnu implicitement compétent pour connaître desdites conclusions ; Considérant qu'il y a lieu d'évoquer et statuant immédiatement sur la demande de Madame X... devant les premiers juges, de la rejeter comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître ;<br>Article 1er : L'ordonnance du vice-président du Tribunal administratif de Marseille du 19 septembre 1997 est annulée.<br>Article 2 : La demande de Madame X... présentée devant le Tribunal administratif de Marseille est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.<br>Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à Madame X..., au ministre de l'intérieur et au ministre de la défense.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 17-03-02-07-05-02 COMPETENCE - REPARTITION DES COMPETENCES ENTRE LES DEUX ORDRES DE JURIDICTION - COMPETENCE DETERMINEE PAR UN CRITERE JURISPRUDENTIEL - PROBLEMES PARTICULIERS POSES PAR CERTAINES CATEGORIES DE SERVICES PUBLICS - SERVICE PUBLIC JUDICIAIRE - FONCTIONNEMENT