# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 31 mai 1978, 77-40.038, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007001591
**Date de décision:** 1978-05-31
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007001591

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES L. 122. 6, L. 122. 8, L. 122. 9 DU CODE DU TRAVAIL ET L'ARTICLE 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ;<br>
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ATTENDU QUE LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE ETABLISSEMENTS LABESSE ET CIE, SPECIALISEE DANS LA FABRICATION DE PIECES EN CAOUTCHOUC MOULE, AYANT CONSTATE, A LA SUITE DE RECLAMATIONS DE CLIENTS, QU'UN CERTAIN NOMBRE DE MARCHANDISES DESTINEES A LA VENTE COMPORTAIENT DES MALFACONS LES RENDANT INUTILISABLES ET QUE D'AUTRES, PARFAITEMENT USINEES, AVAIENT ETE JETEES A LA POUBELLE, A, LE 28 AOUT 1974, LICENCIE, SANS PREAVIS, DAME X..., OUVRIERE SPECIALISEE A SON SERVICE DEPUIS LE 15 MARS 1967, POUR AVOIR EU UN POURCENTAGE DE MALFACONS DE 50 % SUR LES PRODUITS FABRIQUES PAR SA PROPRE PRESSE, ET NE PAS AVOIR AVISE LE GERANT DE CETTE ANOMALIE ET D'AVOIR RECU A CE SUJET UN AVERTISSEMENT LE 26 JUIN 1974 ;<br>
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ATTENDU QUE POUR CONDAMNER LA SOCIETE A PAYER A DAME X... UNE INDEMNITE DE PREAVIS ET L'INDEMNITE MINIMUM DE LICENCIEMENT PREVUE A L'ARTICLE L. 122. 9 DU CODE DU TRAVAIL, LES JUGES DU FOND ONT RETENU QUE SI L'INTERESSEE AVAIT BIEN COMMIS DES NEGLIGENCES DANS SON SERVICE, QUI CONSTITUAIENT UN MOTIF REEL ET SERIEUX DE LICENCIEMENT, CES NEGLIGENCES NE PRESENTAIENT PAS UN CARACTERE DE GRAVITE SUFFISANT POUR LA PRIVER DU BENEFICE DESDITES INDEMNITES ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE NE PEUT ETRE MAINTENUE DANS SON EMPLOI, MEME POUR LA DUREE DU DELAI-CONGE ET COMMET UNE FAUTE GRAVE L'OUVRIERE SPECIALISEE QUI, AYANT CONSTATE QUE LE POURCENTAGE DE MALFACONS SUR SA PROPRE MACHINE ATTEIGNAIT 50 % DES PRODUITS FABRIQUES ET AYANT DEJA RECU UN AVERTISSEMENT, N'EN AVISE PAS SON EMPLOYEUR, PEU IMPORTANT PAR AILLEURS LA MAUVAISE GESTION POSSIBLE DE CELUI-CI, LA COUR D'APPEL, QUI N'A PAS TIRE DE SES PROPRES CONSTATATIONS LES CONSEQUENCES QUI EN DECOULAIENT, N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 12 NOVEMBRE 1976 PAR LA COUR D'APPEL DE BOURGES ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de procédure civile 455,Code du travail L122-6,Code du travail L122-8,Code du travail L122-9
**ECLI:** 
**Résumé:** Commet une faute grave privative du préavis, l'ouvrière spécialisée qui, ayant constaté que le pourcentage de malfaçons sur sa propre machine atteignait 50 % des produits fabriqués et ayant déjà reçu un avertissement, n'en avise pas son employeur, peu important, par ailleurs, la mauvaise gestion possible de celui-ci.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Délai-congé - Faute du salarié - Gravité - Malfaçons répétées non signalées à l'employeur - Salarié ayant déjà reçu un avertissement.