# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 17 avril 1975, 74-10.050, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006992731
**Date de décision:** 1975-04-17
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006992731

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1384, ALINEA 1ER DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QUE LE GARDIEN D'UNE CHOSE AYANT CAUSE UN DOMMAGE PEUT S'EXONERER DE LA RESPONSABILITE PAR LUI ENCOURUE EN RAPPORTANT LA PREUVE QU'IL A ETE MIS DANS L'IMPOSSIBILITE D'EVITER CE DOMMAGE SOUS L'EFFET D'UNE CAUSE ETRANGERE QUI NE PEUT LUI ETRE IMPUTEE ;<br>
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ATTENDU, SELON LE JUGEMENT ATTAQUE RENDU EN DERNIER RESSORT, QU'UNE VOITURE AUTOMOBILE, APPARTENANT A LA SOCIETE A. SEGARD ET EN STATIONNEMENT A COTE D'UN GROUPE D'IMMEUBLES EN COURS DE CONSTRUCTION PAR LES SOINS DU GROUPEMENT D'INTERET ECONOMIQUE DES SOCIETES IMMOBILIERES DE CONSTRUCTION (GSCIC), AYANT ETE ENDOMMAGEE PAR LA CHUTE D'UN PANNEAU PUBLICITAIRE PLACE SUR CES IMMEUBLES, LA SOCIETE SEGARD A DEMANDE LA REPARATION DE SON PREJUDICE AU GSCIC EN SE PREVALANT DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1ER DU CODE CIVIL ;<br>
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 QUE POUR ACCUEILLIR LE MOYEN DE DEFENSE SOULEVE TENDANT A VOIR RECONNAITRE QUE LA CHUTE DU PANNEAU AVAIT ETE PROVOQUEE PAR UNE TEMPETE D'UNE VIOLENCE EXCEPTIONNELLE CONSTITUANT UN CAS DE FORCE MAJEURE, LE TRIBUNAL S'EST FONDE UNIQUEMENT SUR LES RELEVES EFFECTUES AU JOUR DE L'ACCIDENT A UNE STATION METEOROLOGIQUE ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, SANS CONSTATER QUE LE VENT AIT EFFECTIVEMENT SOUFFLE AU TEMPS ET AU LIEU DE L'ACCIDENT A LA VITESSE MAXIMALE INDIQUEE POUR LA JOURNEE PAR LE SERVICE METEOROLOGIQUE, LE TRIBUNAL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU ENTRE LES PARTIES LE 30 MARS 1973 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE ROUBAIX ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE TOURCOING.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1961-12-06 Bulletin 1961 II N. 828 P.584 (REJET) ET L'ARRET CITE CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1968-02-15 Bulletin 1968 III N. 63 P.52 (CASSATION) ET L'ARRET CITE CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1973-06-27 Bulletin 1973 II N. 209 P.166 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1974-03-13 Bulletin 1974 II N. 91 P.76 (REJET) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1384 AL. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** ENCOURT LA CASSATION LE JUGEMENT, QUI, STATUANT LES  CONSEQUENCES DE LA CHUTE SUR UNE VOITURE AUTOMOBILE EN  STATIONNEMENT, D'UN PANNEAU PUBLICITAIRE PLACE SUR UN IMMEUBLE,  RECONNAIT A LA TEMPETE QUI EST A L'ORIGINE DE L'ACCIDENT LES  CARACTERES DE LA FORCE MAJEURE EN SE FONDANT UNIQUEMENT SUR LES  RELEVES EFFECTUES AU JOUR DE L'ACCIDENT PAR UNE STATION  METEOROLOGIQUE, SANS CONSTATER QUE LE VENT AIT EFFECTIVEMENT SOUFFLE  AU TEMPS ET AU LIEU DE L'ACCIDENT A LA VITESSE MAXIMALE INDIQUEE  POUR LA JOURNEE PAR LE SERVICE METEOROLOGIQUE.
**Mots-clés:** RESPONSABILITE CIVILE - CHOSES INANIMEES - ARTICLE 1384 DU CODE  CIVIL - RESPONSABILITE DE PLEIN DROIT - EXONERATION - CAS FORTUIT OU  DE FORCE MAJEURE - VENT - CHUTE D'UN PANNEAU PUBLICITAIRE - VIOLENCE  EXCEPTIONNELLE DE LA TEMPETE - TEMPS ET LIEU DE L'ACCIDENT -  CONSTATATIONS NECESSAIRES.,* RESPONSABILITE CIVILE - FORCE MAJEURE - VENT - TEMPETE - VIOLENCE  EXCEPTIONNELLE - TEMPS ET LIEU DE L'ACCIDENT - CONSTATATIONS  NECESSAIRES.,* RESPONSABILITE CIVILE - FORCE MAJEURE - VENT - TEMPETE -  DEFINITION.,* RESPONSABILITE CIVILE - FORCE MAJEURE - VENT - CHUTE D'UN PANNEAU  PUBLICITAIRE SUR UNE AUTOMOBILE - CONSTATATIONS NECESSAIRES.