# Conseil d'Etat, 10 SS, du 15 janvier 1992, 121529, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007774362
**Date de décision:** 1992-01-15
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 10 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007774362

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 6 décembre 1990 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Boudjena X..., demeurant Foyer Sonacotra à Aubagne (13400) ; M. X... demande au Conseil d'Etat d'annuler le jugement du 11 octobre 1990 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision de refus de l'agence nationale pour l'indemnisation des français d'outre-mer de le faire bénéficier de l'allocation forfaitaire prévue à l'article 9 de la loi du 16 juillet 1987 ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance du 21 juillet 1962 ;<br>    Vu la loi du 16 juillet 1987 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Ronteix, Conseiller d'Etat,<br>    - les conclusions de Mme Denis-Linton, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 9 de la loi du 16 juillet 1987 susvisée : "Une allocation de 60 000 F est versée à raison de 25 000 F en 1989 et 1990 et de 10 000 F en 1991 aux anciens harkis, moghaznis et personnels des diverses formations supplétives ayant servi en Algérie qui ont conservé la nationalité française en application de l'article 2 de l'ordonnance n° 62 825 du 21 juillet 1962 relative à certaines dispositions concernant la nationalité française ... et qui ont fixé leur domicile en France" ;<br>    Considérant qu'il résulte des dispositions susrappelées que le bénéfice de l'allocation en cause est réservé à des personnes qui, ayant appartenu en Algérie à une formation supplétive, ont, en outre, établi leur domicile en France et conservé la nationalité française ;<br>    Considérant que M. X..., domicilié d'ailleurs en Algérie lors du dépôt de sa demande, n'établit pas avoir conservé la nationalité française ; que, dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation du refus que lui a opposé l'ANIFOM de l'octroi de l'allocation prévue par l'article 9 de la loi du 16 juillet 1987 ; <br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X..., au directeur général de l'ANIFOM et au ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Loi 87-549 1987-07-16 art. 9
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 46-07-04 OUTRE-MER - AIDES AUX RAPATRIES D'OUTRE-MER - AUTRES FORMES D'AIDE