# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 13 novembre 1970, 69-12.817, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983817
**Date de décision:** 1970-11-13
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983817

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 517 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, 28 DU DECRET DU 10 DECEMBRE 1946, 7 DU DECRET DU 19 JUILLET 1962 ET 46 DU REGLEMENT INTERIEUR DES CAISSES D'ALLOCATIONS FAMILIALES ANNEXE A L'ARRETE MINISTERIEL DU 24 JUILLET 1958 ;<br>
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 ATTENDU QU'EN APPLICATION DE CES TEXTES , LE RETARD APPORTE A L'UN DES EXAMENS PRENATAUX PRESCRITS PAR L'ARTICLE 159 DU CODE DE LA SANTE PUBLIQUE EMPORTE SUPPRESSION DU DROIT A LA FRACTION DES ALLOCATIONS PRENATALES CORRESPONDANTE ;<br>
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 QUE, TOUTEFOIS, CETTE ALLOCATION PEUT ETRE ATTRIBUEE SUR AVIS CONFORME DU DIRECTEUR DEPARTEMENTAL DE L'ACTION SANITAIRE ET SOCIALE LORSQUE LA FUTURE MERE N'A PU SE SOUMETTRE A L'EXAMEN POUR UN MOTIF DE FORCE MAJEURE ;<br>
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 ATTENDU QUE POUR ACCORDER A X... LA TROISIEME FRACTION DES ALLOCATIONS PRENATALES BIEN QUE SON EPOUSE N'AIT SUBI QUE LE 26 SEPTEMBRE 1967 LE TROISIEME EXAMEN PRENATAL QUI AURAIT DU ETRE PRATIQUE ENTRE LE 20 AOUT ET LE 5 SEPTEMBRE PRECEDENTS, LA DECISION ATTAQUEE ENONCE QUE, DURANT CETTE PERIODE, LES DEUX MEDECINS QUI SUIVAIENT LE DEROULEMENT DE SA GROSSESSE, SE TROUVAIENT EN VACANCES ET QU'ON NE PEUT IMPOSER A UNE FUTURE MERE DE CONSULTER UN AUTRE MEDECIN SURTOUT LORSQU'ELLE PRESENTE, COMME C'ETAIT LE CAS EN L'ESPECE, UNE GROSSESSE DIFFICILE NECESSITANT UNE SURVEILLANCE ATTENTIVE, LE GYNECOLOGUE ATTESTANT, EN OUTRE, QU'IL AVAIT EXAMINE LA DAME X... EN AOUT AVANT SON DEPART EN VACANCES ;<br>
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 QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE DES FAITS CONSTATES PAR LES JUGES DU FOND RESULTAIT LA NECESSITE D'UNE SURVEILLANCE MEDICALE STRICTE ET QUE LA CIRCONSTANCE RELEVEE N'ETAIT PAS CONSTITUTIVE D'UN EVENEMENT DE FORCE MAJEURE AYANT PLACE L'INTERESSEE DANS L'IMPOSSIBILITE DE SATISFAIRE, EN TEMPS UTILES, AUX PRESCRIPTIONS REGLEMENTAIRES DESTINEES A ASSURER LA PROTECTION MATERNELLE ET INFANTILE, LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE A VIOLE LES TEXTES SUBVISES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LA DECISION RENDUE ENTRE LES PARTIES PAR LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE NANTES, LE 22 MAI 1969 ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LADITE DECISION, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE RENNES<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de la sécurité sociale 517,Décret 1946-12-10 ART. 28,Décret 1962-07-19 ART. 7
**ECLI:** 
**Résumé:** null
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE PRESTATIONS FAMILIALES - Allocations prénatales - Conditions - Examens prénataux - Délai - Inobservation - Force majeure - Absence du médecin traitant (non).