# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 23 novembre 1971, 70-11.222, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006986480
**Date de décision:** 1971-11-23
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006986480

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU L'ARTICLE 21 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1930 ;<br>
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ATTENDU QUE, POUR REJETER LA DEMANDE DE LA COMPAGNIE LA PRESERVATRICE TENDANT A FAIRE PRONONCER LA NULLITE DU CONTRAT D'ASSURANCE AVEC ELLE CONCLU PAR LE CORRE, QUI AVAIT DECLARE, DANS LA PROPOSITION D'ASSURANCE QU'IL LUI AVAIT ADRESSEE, N'AVOIR JAMAIS ETE TRADUIT DEVANT UNE JURIDICTION REPRESSIVE, ALORS QU'IL AVAIT SUBI UNE CONDAMNATION PENALE, DEPUIS LORS AMNISTIEE, L'ARRET ATTAQUE A ESTIME QUE L'AFFIRMATION DE LE CORRE NE POUVAIT ETRE QUALIFIEE DE FAUSSE DECLARATION INTENTIONNELLE ;<br>
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 QU'EN S'ABSTENANT DE RECHERCHER SI LA RETICENCE CONSTATEE DE LA CORRE N'AVAIT PAS EN L'ESPECE ETE COMMISE DE MAUVAISE FOI DANS L'INTENTION DE DIMINUER L'OPINION DU RISQUE POUR L'ASSUREUR, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL AIT LIEU DE SE PRONONCER SUR LA SECONDE BRANCHE DU MOYEN ;<br>
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CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES, LE 22 DECEMBRE 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE BOURGES ;<br>
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 REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE POITIERS.<br>
<br>,.  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1970-03-11 Bulletin 1970 I N. 92 P. 74 (REJET ) ET L'ARRET CITE .  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1971-03-24 Bulletin 1971 I N. 103 P. 84 (REJET) ET LES ARRETS CITES .  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1971-03-24 Bulletin 1971 I N. 101 P. 82 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** LOI 1930-07-13 ART. 21
**ECLI:** 
**Résumé:** MANQUE DE BASE LEGALE L'ARRET QUI, POUR REJETER LA DEMANDE D 'UNE COMPAGNIE EN NULLITE D'UN CONTRAT D'ASSURANCE, EN INVOQUANT LA  FAUSSE DECLARATION DE L'ASSURE QUI, DANS LA PROPOSITION D'ASSURANCE,  A DECLARE N'AVOIR JAMAIS ETE TRADUIT DEVANT UNE JURIDICTION  REPRESSIVE , ALORS QU'IL AVAIT SUBI UNE CONDAMNATION PENALE, DEPUIS  LORS AMNISTIEE, ESTIME QU'UNE TELLE AFFIRMATION NE POUVAIT ETRE  QUALIFIEE DE FAUSSE DECLARATION INTENTIONNELLE, SANS RECHERCHER SI  LA RETICENCE CONSTATEE N'AVAIT PAS ETE COMMISE DE MAUVAISE FOI DANS  L'INTENTION DE DIMINUER L'OPINION DU RISQUE POUR L'ASSUREUR.
**Mots-clés:** ASSURANCE RESPONSABILITE - RISQUE - DECLARATION - RETICENCE OU  FAUSSE DECLARATION - CONDAMNATION PENALE AMNISTIEE.,* ASSURANCE EN GENERAL - RISQUE - DECLARATION - RETICENCE OU FAUSSE  DECLARATION - ARTICLE 21 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1930 - CONDAMNATION  PENALE AMNISTIEE - INFLUENCE DE L'OMISSION SUR L'OPINION DE L 'ASSUREUR - RECHERCHE NECESSAIRE.,* AMNISTIE - ASSURANCE RESPONSABILITE - RISQUE - DECLARATION -  RETICENCE OU FAUSSE DECLARATION - CONDAMNATION PENALE AMNISTIEE.,* ASSURANCE EN GENERAL - POLICE - NULLITE - RETICENCE  OU FAUSSE  DECLARATION - MAUVAISE FOI DE L'ASSURE - RECHERCHE - NECESSITE.