# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 3 novembre 2004, 263648, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008157975
**Date de décision:** 2004-11-03
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008157975

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée le 19 janvier 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat,  présentée par M. Rachid X demeurant ...   ; M. X  demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 4 décembre 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 2 décembre 2003 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé sa reconduite à la frontière  ;
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                2°) d'annuler cet arrêté  pour excès de pouvoir  ; 
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié  ;	
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;			
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - les conclusions de M. Jacques-Henri Stahl, Commissaire du gouvernement  ;
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                Sur la légalité de l'arrêté de reconduite à la frontière  :
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 2° Si l'étranger s'est maintenu sur le territoire au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation de visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France sans être titulaire d'un premier titre de séjour régulièrement délivré (...)  ; 
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité algérienne, est entré en France le 21 novembre 2000  et qu'il s' y est maintenu plus de trois mois sans être titulaire d'un premier titre de séjour  ; que, par suite, M. X  entrait dans le cas visé au 2° de l'article 22-I de l'ordonnance du 2 novembre 1945 où le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière  ;
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                Considérant que si M. X, de nationalité algérienne, fait valoir qu'il s'est installé en France  depuis 3 ans en compagnie de  son épouse également en situation irrégulière, et qu'une partie de sa famille en particulier, son père et son frère de nationalité française, leur apportent un soutien matériel, il ressort des pièces du dossier qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine et que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, notamment de la durée et des conditions de séjour de M. X en France, et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, l'arrêté du préfet des Bouches-du Rhône en date du 2 décembre 2003 n'a pas porté au droit de celui-ci au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris  ; qu'il n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                 Considérant qu'au soutien de sa demande d'annulation de l'arrêté ordonnant sa reconduite à la frontière, M. X fait valoir que sa présence en France serait indispensable en raison du traitement que lui et son épouse suivent pour combattre une infertilité sans établir  qu'un tel traitement doive se poursuivre et ne puisse être dispensé dans son pays d'origine  ; que ces circonstances ne permettent pas de faire regarder l'arrêté attaqué comme entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M.  X  n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande  ;
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                		D E C I D E  :
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Article 1er  : La requête de M.  X  est rejetée.
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     Article 2  :  La présente décision sera notifiée à M. Rachid X, au préfet des Bouches-du-Rhône et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**