# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 26 octobre 1979, 78-41.147, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007004022
**Date de décision:** 1979-10-26
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007004022

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    VU L'ARRETE DU 22 FEVRIER 1946, L'ARTICLE 8 DE LA LOI DU 11 FEVRIER 1950 ET LES ARTICLES 19 ET 28 DE LA CONVENTION COLLECTIVE DES RESTAURANTS D'ENTREPRISE DU 1ER FEVRIER 1975;<br>
   ATTENDU QUE D'UNE PART, L'ARTICLE 2 DE LA LOI DU 11 FEVRIER 1950 PREVOIT QUE LES ARRETES MINISTERIELS RELATIFS AUX SALAIRES RESTENT EN VIGUEUR JUSQU'A L'INTERVENTION DE CONVENTIONS COLLECTIVES; QUE, D'AUTRE PART, SELON LES ARTICLES SUSVISES DE LA CONVENTION COLLECTIVE, L'EMPLOYEUR EST TENU DE NOURRIR  GRATUITEMENT SON PERSONNEL DE SERVICE LORSQUE CE DERNIER EST PRESENT SUR LES LIEUX DU TRAVAIL AU MOMENT DES REPAS;    ATTENDU QUE, POUR CONDAMNER LA SOCIETE ANONYME GENERALE DE RESTAURATION, ENTREPRISE DE RESTAURATION D'ENTREPRISE, A PAYER UNE INDEMNITE COMPENSATRICE DE REPAS POUR LE DINER A DAME X..., EMBAUCHEE LE 1ER SEPTEMBRE 1975, LE JUGEMENT ATTAQUE A RELEVE, D'UNE PART, QUE LA CONVENTION COLLECTIVE QUI ETAIT MOINS FAVORABLE AUX SALARIES N'AVAIT PAS PU ANNULER L'ARRETE DU 22 FEVRIER 1946 EDICTANT QUE L'EMPLOYEUR QUI NE NOURRISSAIT  PAS SON PERSONNEL LUI DEVAIT UNE INDEMNITE COMPENSATRICE, D'AUTRE PART, QU'IL Y AVAIT UNE REGLE GENERALE DE LA PROFESSION QUI VOULAIT QUE DEUX REPAS SOIENT FOURNIS OU PAYES AU-DESSUS DE CINQ HEURES DE TRAVAIL QUOTIDIEN; QUE L'ARRETE DU 22 FEVRIER 1946 CONSTITUAIT UN AVANTAGE ACQUIS POUR LES SALARIES DE LA CORPORATION QUI DEVAIT S'APPLIQUER AUX RESTAURANTS D'ENTREPRISE;    ATTENDU CEPENDANT QUE, SELON LA LOI DU 11 FEVRIER 1950, LES ARRETES MINISTERIELS SUR LES SALAIRES NE RESTENT EN VIGUEUR QUE JUSQU'A L'INTERVENTION DE CONVENTIONS COLLECTIVES; QU'EN L'ESPECE, D'UNE PART, LA CONVENTION COLLECTIVE APPLICABLE AUX PARTIES A LIE LA FOURNITURE DU REPAS OU L'ATTRIBUTION D'UNE INDEMNITE COMPENSATRICE A LA PRESENCE DU SALARIE SUR LES LIEUX DU TRAVAIL AU MOMENT DES REPAS; QUE, D'AUTRE PART, IL N'ETAIT PAS CONTESTE QUE L'INTERESSEE NE SE TROUVAIT PAS SUR LES LIEUX DU TRAVAIL A L'HEURE DU DINER; QU'EN REFUSANT DE FAIRE APPLICATION DE LA CONVENTION COLLECTIVE OBLIGATOIRE QUELS QU'AIENT PU ETRE LES USAGES DE LA PROFESSION DE RESTAURATION D'ENTREPRISE OU LES ARRETES MINISTERIELS ANTERIEURS, PEU IMPORTANT QU'ILS EUSSENT ETE PLUS OU MOINS AVANTAGEUX POUR LES SALARIES, LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU ENTRE LES PARTIES LE 18 AVRIL 1978 PAR LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE PARIS; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE VERSAILLES.<br>,Même espèce : Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1979-10-26 (CASSATION) N. 78-41.148 S.A. GENERALE DE RESTAURATION. Même espèce : Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1979-10-26 (CASSATION) n. 78-41.149 S.A. GENERALE DE RESTAURATION. Même espèce : Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1979-10-26 (CASSATION) N. 78-41.150 S.A. GENERALE DE RESTAURATION. Même espèce : Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1979-10-26 (CASSATION) N. 78-41.151 S.A. GENERALE DE RESTAURATION. CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1979-02-16 Bulletin 1979 V N. 149 p. 106 (CASSATION) et les arrêts cités . CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1979-10-18 Bulletin 1979 V N. 758 (CASSATION)

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Arrêté  1946-02-22,Convention collective 1976-02-01 Restaurants d'entreprise ART. 19, ART. 28,LOI 1950-02-11 ART. 2
**ECLI:** 
**Résumé:** Les juges du fond ne peuvent refuser de faire application de la convention collective applicable aux restaurants d'entreprise quels qu'aient pu être les usages de la profession ou les arrêtés ministériels antérieurs qui conformément à la loi du 11 février 1950 ne restent  en vigueur que jusqu'à l'intervention d'une convention collective, peu important en outre que ces usages ou arrêtés eussent été plus ou moins avantageux pour les salariés et ne peuvent, ladite convention collective liant la fourniture du repas ou l'attribution d'une indemnité compensatrice à la présence du salarié sur les lieux du travail au moment des repas, condamner une entreprise de restauration d'entreprise à payer à un salarié une indemnité compensatrice de repas pour le dîner dès lors qu'il n'est pas contesté que ce salarié ne se trouvait pas sur les lieux du travail à l'heure du dîner.
**Mots-clés:** CONVENTIONS COLLECTIVES - Application - Conditions - Loi du 11 février 1950 - Convention collective se substituant aux arrêtés ministériels antérieurs.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Salaire - Avantages en nature - Nourriture - Personnel hôtelier - Restauration collective.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Salaire - Indemnités - Indemnité compensatrice de nourriture - Hôtellerie - Serveuse d'un restaurant d'entreprise.,* CONVENTIONS COLLECTIVES - Hôtellerie - Restaurants d'entreprise - Convention du 1er février 1976 - Salaire - Indemnités - Indemnité de repas - Attribution - Conditions.,* HOTELIER - Personnel hôtelier - Salaire - Indemnité compensatrice de nourriture - Restauration collective.