# Conseil d'Etat, 2 SS, du 29 octobre 1990, 96931, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007794550
**Date de décision:** 1990-10-29
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007794550

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête sommaire, enregistrée le 12 avril 1988 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Ramasombazaha X... et par Mme Ihan Z... Y..., demeurant à Lot IVE 60 Behoririka 101 Antanariuo Madagascar ; M. X... et Mme Y... demandent que le Conseil d'Etat :<br>    1°) annule le jugement du 9 mars 1988 par lequel le tribunal administratif de Saint-Denis de la Réunion a rejeté leur demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 3 novembre 1987 du commissaire de la République de la Réunion ordonnant leur reconduite à la frontière ;<br>    2°) annule pour excès de pouvoir cette décision ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée par la loi n° 86-1025 du 9 septembre 1986 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Fratacci, Auditeur,<br>    - les conclusions de Mme Leroy, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945, relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France : "Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants : ... 2°) si l'étranger s'est maintenu sur le territoire à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France sans être titulaire d'un premier titre de séjour régulièrement délivré." ;<br>    Considérant que les requérants ne contestent pas être entrés à la Réunion avec un visa touristique qui leur a été délivré, pour M. X..., le 7 novembre 1982, et pour Mme Y... le 19 mars 1985, et s'être maintenus depuis lors sans titres de séjour réguliers sur le territoire français ;<br>    Considérant que par suite M. X... et Mme Y... ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par jugement attaqué, le tribunal administratif a rejeté leur demande ;<br>Article 1er : La requête de M. X... et de Mme Y... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X..., àMme Y... et au ministre de l'intérieur.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 26-05-01-04 DROITS CIVILS ET INDIVIDUELS - ETRANGERS, REFUGIES, APATRIDES - ETRANGERS - QUESTIONS COMMUNES - RECONDUITE A LA FRONTIERE,49-05-04-04 POLICE ADMINISTRATIVE - POLICES SPECIALES - POLICE DES ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE