# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1e chambre, du 30 juillet 1993, 91BX00635, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007479241
**Date de décision:** 1993-07-30
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 1E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007479241

## Contenu de la décision

<br>    LA COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE BORDEAUX (1ère chambre)<br>    Vu la requête, enregistrée le 22 août 1991 au greffe de la cour, présentée pour M. Y..., demeurant Mas des Carmes, à Saint-Siffret (Gard) ;<br>    M. Y... demande à la cour :<br>    1°) d'annuler le jugement en date du 16 mai 1991 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'état exécutoire émis à son encontre par l'office national d'immigration le 25 mars 1984 ;<br>    2°) d'annuler ledit état exécutoire ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code du travail ;<br>    Vu le code de procédure pénale ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 29 juin 1993 :<br>    - le rapport de M. BRENIER, conseiller ;<br>    - et les conclusions de M. de MALAFOSSE, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes du 1er alinéa de l'article L. 341-6 du code du travail dans sa rédaction applicable à l'espèce :  "Il est interdit à toute personne d'engager ou de conserver à son service un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France, lorsque la possession de ce titre est exigée en vertu soit de dispositions législatives ou réglementaires, soit de traités ou accords internationaux" ; qu'aux termes de l'article L. 341-7 du même code :  "Sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être intentées à son encontre, l'employeur qui aura occupé un travailleur étranger en violation des dispositions de l'article L. 341-6, premier alinéa, sera tenu d'acquitter une contribution spéciale au bénéfice de l'office national d'immigration" ;<br>    Considérant qu'il résulte des énonciations du procès-verbal dressé le 19 novembre 1983 par la brigade de gendarmerie de Bagnols-sur-Cèzes (Gard) à l'encontre de M. Y..., que celui-ci reconnaissait avoir fait travailler quelques jours sur sa propriété M. X... et que ce dernier, travailleur étranger démuni de titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France, a reconnu avoir travaillé chez M. Y... ; qu'en vertu des dispositions de l'article 431 du code de procédure pénale il appartient à M. Y..., qui conteste la contribution spéciale mise à sa charge par application des dispositions précitées du code du travail et qui soutient désormais que c'est à la suite d'une erreur commise sur la personne qu'il a reconnu un tel fait, de rapporter la preuve contraire auxdites énonciations du procès-verbal ; que les éléments que le requérant a versés au dossier, notamment des attestations de tiers, ne sont pas de nature à établir l'inexactitude des faits reconnus par M. X... et figurant dans le procès-verbal ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. Y... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif a, par le jugement attaqué, rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'état exécutoire émis à son encontre par le directeur de l'office national d'immigration le 27 mars 1984 ;<br>    Sur les conclusions tendant à l'allocation des sommes non comprises dans les dépens :<br>
<br>    Considérant que, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de condamner M. Y... à payer à l'office des migrations internationales la somme demandée au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>Article 1er : La requête de M. Y... est rejetée.<br>Article 2 : Les conclusions de l'office des migrations internationales tendant au bénéfice de l'article L 8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel sont rejetées.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code de procédure pénale 431,Code du travail L341-6, L341-7
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 54-06-05-11 PROCEDURE - JUGEMENTS - FRAIS ET DEPENS - REMBOURSEMENT DES FRAIS NON COMPRIS DANS LES DEPENS,66-032-01-02-02 TRAVAIL ET EMPLOI - REGLEMENTATIONS SPECIALES A L'EMPLOI DE CERTAINES CATEGORIES DE TRAVAILLEURS - EMPLOI DES ETRANGERS - MESURES INDIVIDUELLES - CONTRIBUTION SPECIALE DUE A RAISON DE L'EMPLOI IRREGULIER D'UN TRAVAILLEUR ETRANGER