# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 5 décembre 1972, 71-12.882, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988882
**Date de décision:** 1972-12-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988882

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SES TROIS BRANCHES : ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A DECIDE QUE LA MUTUELLE DES ARCHITECTES FRANCAIS SERAIT TENUE DE GARANTIR, DANS LES LIMITES DE SON CONTRAT, SON ASSURE, L'ARCHITECTE VAUGELADE, POUR LA RESPONSABILITE PAR LUI ENCOURUE DANS LES MALFACONS CONSECUTIVES A LA CONSTRUCTION DES IMMEUBLES DU PARC DU CHATEAU A VIRY-CHATILLON ;<br>
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 ATTENDU QUE LE POURVOI FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR STATUE EN DEHORS DES CONCLUSIONS DEPOSEES ET JOINTES AU DOSSIER PREVU PAR L'ARTICLE 79 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, D'AVOIR DENATURE LES CONCLUSIONS DE VAUGELADE QUI NE SOUTENAIENT PAS QUE LA GARANTIE DE LA MUTUELLE SERAIT DUE, S'AGISSANT NON D'UNE ASSURANCE-DOMMAGE, MAIS D'UNE ASSURANCE RESPONSABILITE ET QUE L'ASSUREUR N'AURAIT PU SE SOUSTRAIRE A LA COUVERTURE D'UN RISQUE POUR LEQUEL IL AVAIT TOUCHE DES PRIMES, ENFIN, D'AVOIR STATUE AU MEPRIS DES TERMES DU LITIGE ET DU PRINCIPE DES DROITS DE LA DEFENSE EN RETENANT D'OFFICE LA PRETENTION DE VAUGELADE SUR LE FONDEMENT D'UN TEL MOYEN ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE RELEVE QUE, DANS SES CONCLUSIONS D'APPEL, " LA MUTUELLE FAIT VALOIR QUE, DANS LE CAS TRES PRECIS D'EFFONDREMENT TOTAL OU PARTIEL, IL S'AGIRAIT D'UNE ASSURANCE-DOMMAGE AU SEUL BENEFICE DE L'ENTREPRENEUR ", ET QUE DANS SES ECRITURES VAUGELADE RECLAME LA GARANTIE DE LA MUTUELLE POUR AUTANT QUE SA RESPONSABILITE PUISSE ETRE, PAR IMPOSSIBLE, RETENUE ;<br>
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 QUE, DES LORS, LA COUR D'APPEL, QUI N'A PAS DENATURE LES CONCLUSIONS DES PARTIES, ETAIT TENUE DE SE PRONONCER SUR LA NATURE DE L'ASSURANCE LITIGIEUSE ET N'A PAS STATUE HORS DES LIMITES DU DEBAT ;<br>
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 QU'AUCUN DES GRIEFS INVOQUES N'EST DONC FONDE ;<br>
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 SUR LE SECOND MOYEN, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL AYANT APPLIQUE LE CONTRAT D'ASSURANCE EN COURS AU MOMENT DE LA CONSTRUCTION DES IMMEUBLES, MAIS RESILIE ANTERIEUREMENT A L'APPARITION DES MALFACONS, LE POURVOI INVOQUE LE PARAGRAPHE II DU CHAPITRE 2 DU REGLEMENT INTERIEUR DE LA MUTUELLE QUI DISPOSE QU'EN CAS DE RESILIATION TOUTES LES GARANTIES RESTERONT ACQUISES AUX SOCIETAIRES POUR LES OUVRAGES TOTALEMENT TERMINES A LA DATE D'EFFET DE LADITE RESILIATION MOYENNANT LE PAIEMENT D'UNE COTISATION FORFAITAIRE PREVUE AU CHAPITRE B, PARAGRAPHE 8, ET IL FAIT VALOIR QUE CETTE CLAUSE SUBORDONNE LE MAINTIEN DE LA GARANTIE DE L'ASSUREUR A LA DOUBLE CONDITION, NON CONSTATEE PAR LA COUR D'APPEL, QUE LES OUVRAGES AIENT ETE TOTALEMENT TERMINES A LA DATE D'EFFET DE LA RESILIATION ET QUE LA COTISATION PRECITEE AIT ETE PAYEE ;<br>
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 QU'IL REPROCHE ENFIN A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DENATURE ET FAUSSEMENT APPLIQUE LE REGLEMENT INTERIEUR, AUCUNE DISPOSITION DE CELUI-CI NE FAISANT A L'ASSUREUR OBLIGATION DE DENONCER A L'ASSURE LA CLAUSE EN QUESTION, NI DE LUI RECLAMER LA COTISATION FORFAITAIRE, ALORS QUE CE SERAIT AU CONTRAIRE A L'ASSURE QU'IL INCOMBERAIT DE REGLER CETTE COTISATION ANTERIEUREMENT A TOUT SINISTRE ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES JUGES D'APPEL ONT CONSTATE QU'AU COURS DE L'EPOQUE PREVUE, SOIT EN 1959 ET 1960, " L'OUVRAGE A FAIT L'OBJET AU MOINS TACITEMENT D'UNE RECEPTION DEFINITIVE " ;<br>
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 QUE, D'AUTRE PART, APRES AVOIR REPRODUIT LES TERMES MEMES DE LA CLAUSE PRECITEE ET CONSTATE QUE LA MUTUELLE NE L'AVAIT PAS DENONCEE ET QUE L'ASSURE NE S'ETAIT PAS SOUSTRAIT AU PAIEMENT DE LA COTISATION FORFAITAIRE QUI NE LUI AVAIT PAS ETE RECLAMEE, ILS ONT, DANS LE SILENCE DU TEXTE QUANT AUX INITIATIVES A PRENDRE PAR LES PARTIES POUR SON APPLICATION, ESTIME SANS DENATURATION, QUE LA GARANTIE DE LA MUTUELLE DEVAIT ETRE CONSIDEREE COMME ETANT RESTEE ACQUISE A VAUGELADE ;<br>
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 QUE LE MOYEN NE PEUT QU'ETRE ECARTE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 6 MAI 1971 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1971-02-17 Bulletin 1971 I N.51 (1) P.42 (REJET) . (1)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (2),Code civil 1134,Code civil 1156
**ECLI:** 
**Résumé:** C'EST SANS DENATURER LES CONCLUSIONS DES PARTIES NI SORTIR DES  LIMITES DU DEBAT QUE LES JUGES DU FOND, POUR DECIDER QU'UN ASSUREUR  SERAIT TENU DE GARANTIR SON ASSURE ARCHITECTE POUR LA RESPONSABILITE  PAR LUI ENCOURUE DANS DES MALFACONS CONSECUTIVES A LA CONSTRUCTION D 'IMMEUBLES, RELEVENT QUE DANS SES CONCLUSIONS, "L'ASSUREUR A FAIT  VALOIR QUE DANS LE CAS D'EFFONDREMENT, IL S'AGIRAIT D'UNE ASSURANCE  DE DOMMAGE AU SEUL BENEFICE DE L'ENTREPRENEUR" ET QUE, DANS SES  ECRITURES, L'ARCHITECTE RECLAME LA GARANTIE POUR AUTANT QUE SA  RESPONSABILITE PUISSE ETRE RETENUE, PUISQU'ILS ETAIENT AINSI DANS L 'OBLIGATION DE SE PRONONCER SUR LA NATURE DE L'ASSURANCE LITIGIEUSE.,LES JUGES DU FOND NE DENATURENT PAS LA CLAUSE DU CONTRAT D 'ASSURANCE SOUSCRIT PAR UN ARCHITECTE AUX TERMES DE LAQUELLE, EN CAS  DE RESILIATION, TOUTES LES GARANTIES RESTERONT ACQUISES AUX  SOCIETAIRES POUR LES OUVRAGES TOTALEMENT TERMINES A LA DATE D'EFFET  DE LA RESILIATION MOYENNANT LE PAYEMENT D'UNE COTISATION FORFAITAIRE , DES LORS QU'ILS CONSTATENT QU'ANTERIEUREMENT A LA RESILIATION DE LA  POLICE PAR L'ASSUREUR, L'OUVRAGE POUR LEQUEL SA GARANTIE EST  DEMANDEE A FAIT L'OBJET D'UNE RECEPTION DEFINITIVE, QUE LA CLAUSE  LITIGIEUSE N'A PAS ETE DENONCEE PAR L'ASSUREUR, ET QUE L'ASSURE NE S 'ETAIT PAS SOUSTRAIT AU PAYEMENT DE LA COTISATION FORFAITAIRE QUI NE  LUI AVAIT PAS ETE RECLAMEE ET QU'ILS ESTIMENT, DANS LE SILENCE DU  TEXTE QUANT AUX INITIATIVES A PRENDRE PAR LES PARTIES POUR SON  APPLICATION, QUE LA GARANTIE DEVAIT ETRE CONSIDEREE COMME ETANT  RESTEE ACQUISE A L'ARCHITECTE.
**Mots-clés:** 1) ASSURANCES DOMMAGES - ARCHITECTE ENTREPRENEUR - CLAUSE DE  GARANTIE DES DOMMAGES SUBIS PAR LES OUVRAGES - NATURE DE L'ASSURANCE  - ASSURANCE DOMMAGES OU ASSURANCE RESPONSABILITE - OBLIGATION POUR  LE JUGE D'EN DETERMINER LA NATURE - DENATURATION DES TERMES DU  LITIGE (NON).,* ARCHITECTE ENTREPRENEUR - ASSURANCE - MALFACONS - NATURE DE L 'ASSURANCE - ASSURANCE RESPONSABILITE OU ASSURANCE DOMMAGES -  OBLIGATION POUR LE JUGE DE LA DETERMINER.,* JUGEMENTS ET ARRETS - CONCLUSIONS - OBLIGATION DE JUGER DANS  LEURS LIMITES - ASSURANCE EN GENERAL - ARCHITECTE - MALFACONS -  CONTESTATION SUR LA NATURE DE L'ASSURANCE - ASSURANCE DOMMAGES OU  ASSURANCE RESPONSABILITE - OBLIGATION POUR LE JUGE DE STATUER SUR LA  NATURE DE L'ASSURANCE.,2) ASSURANCE EN GENERAL - POLICE - INTERPRETATION - ARCHITECTE  ENTREPRENEUR - CLAUSE DE CONTINUATION DE GARANTIE APRES RESILIATION  - CONDITIONS - OUVRAGES TERMINES AVANT LA RESILIATION - RECEPTION  DEFINITIVE - PAYEMENT D'UNE COTISATION FORFAITAIRE.,* ARCHITECTE ENTREPRENEUR - ASSURANCE - POLICE - INTERPRETATION -  CLAUSE DE CONTINUATION DE GARANTIE APRES RESILIATION - CONDITIONS -  OUVRAGES TERMINES AVANT LA RESILIATION - PAYEMENTS D'UNE COTISATION  FORFAITAIRE.,* ASSURANCE EN GENERAL - POLICE - RESILIATION - ARCHITECTE - CLAUSE  DE CONTINUATION DE GARANTIE POUR LES OUVRAGES TERMINES -  DENATURATION DE LA POLICE (NON).