# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 29 novembre 1972, 71-14.690, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988912
**Date de décision:** 1972-11-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988912

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, QUI A PRONONCE LE DIVORCE D'ENTRE LES EPOUX X... AUX TORTS DE LA FEMME, D'AVOIR DECLARE IRRECEVABLE DES CONCLUSIONS DEPOSEES PAR CETTE DERNIERE LE 1ER OCTOBRE 1971, SOIT TROIS JOURS SEULEMENT AVANT L'AUDIENCE DES PLAIDOIRIES, ALORS QUE, DANS CES CONCLUSIONS, DAME X..., APPELANTE, DEMANDAIT QU'IL SOIT SURSIS A STATUER SUR LE FOND DU DIVORCE JUSQU'AU RESULTAT DE LA PROCEDURE PENALE ENGAGEE A LA SUITE DU DEPOT PAR ELLE D'UNE PLAINTE POUR FAUX TEMOIGNAGE, QU'ELLE AURAIT AINSI INVOQUE UN MOYEN D'ORDRE PUBLIC POUVANT ETRE SOULEVE A TOUT MOMENT DE LA PROCEDURE ET QUE, DE CE FAIT, LA COUR N'AURAIT PU REFUSER DE L'EXAMINER ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, QUI ENONCE QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 82, ALINEA 3, DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, LES CONCLUSIONS SIGNIFIEES EN MOINS DE DIX JOURS AVANT L'AUDIENCE A LAQUELLE L'AFFAIRE SERA PLAIDEE NE SERONT PAS RECEVABLES, ET QUI CONSTATE QUE X... AVAIT SOULEVE CETTE IRRECEVABILITE, N'AURAIT PU, MEME EN CONSIDERATION DE L'OBJET DES CONCLUSIONS DE LA DAME X..., RELEVER CELLE-CI DE LA FORCLUSION PAR ELLE ENCOURUE QUE SI ELLE EN AVAIT FAIT LA DEMANDE ;<br>
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 ET ATTENDU, A CET EGARD, QUE LES JUGES DU SECOND DEGRE, APRES AVOIR OBSERVE QUE DAME X..., DANS DES CONCLUSIONS SIGNIFIEES LE 20 MARS 1971, AVAIT SIMPLEMENT CONCLU A L'INFIRMATION DU JUGEMENT ENTREPRIS ET QUE C'EST SEULEMENT DANS SES CONCLUSIONS SIGNIFIEES LE 1ER OCTOBRE 1971, QU'ELLE A FAIT ETAT DE SA PLAINTE EN DECLARANT L'AVOIR DEPOSEE LE 2 DECEMBRE 1970, CONSTATENT QUE CETTE APPELANTE N'A DEPOSE AUCUNE CONCLUSION AUX FINS D'ETRE RELEVEE DE LA FORCLUSION DONT S'AGIT ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 8 NOVEMBRE 1971 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de procédure civile 82 AL. 3
**ECLI:** 
**Résumé:** AUX TERMES DE L'ARTICLE 82 ALINEA 3 DU CODE DE PROCEDURE  CIVILE, LES CONCLUSIONS SIGNIFIEES MOINS DE DIX JOURS AVANT L 'AUDIENCE A LAQUELLE L'AFFAIRE DOIT ETRE PLAIDEE NE SONT PAS  RECEVABLES.               ET MEME SI LESDITES CONCLUSIONS TENDAIENT  A CE QU'IL SOIT SURSIS A STATUER JUSQU'AU RESULTAT D'UNE PROCEDURE  PENALE D'AUTRE PART ENGAGEE, LES JUGES DU FOND, A DEFAUT D'UNE  DEMANDE FORMELLE DE RELEVE DE FORCLUSION, NE PEUVENT QUE FAIRE DROIT  A L'EXCEPTION D'IRRECEVABILITE SOULEVEE PAR LA PARTIE ADVERSE.
**Mots-clés:** JUGEMENTS ET ARRETS - CONCLUSIONS - SIGNIFICATION - SIGNIFICATION  DIX JOURS AVANT L'AUDIENCE - INOBSERVATION - IRRECEVABILITE.,* PROCEDURE CIVILE - SURSIS A STATUER - DEMANDE - DEMANDE PAR  CONCLUSIONS SIGNIFIEES MOINS DE DIX JOURS AVANT L'AUDIENCE -  IRRECEVABILITE.,* PROCEDURE CIVILE - SURSIS A STATUER - QUESTION PREJUDICIELLE -  FORCLUSION ENCOURUE - CONCLUSIONS SIGNIFIEES MOINS DE DIX JOURS  AVANT L'AUDIENCE - DEMANDE DE RELEVE DE FORCLUSION - ABSENCE -  EFFET.,* PROCEDURE CIVILE - LE CRIMINEL TIENT LE CIVIL EN L'ETAT -  QUESTION PREJUDICIELLE - DEMANDE - DEMANDE PAR CONCLUSIONS  SIGNIFIEES MOINS DE DIX JOURS AVANT L'AUDIENCE - IRRECEVABILITE.,* PROCEDURE CIVILE - LE CRIMINEL TIENT LE CIVIL EN L'ETAT -  QUESTION PREJUDICIELLE - DEMANDE - FORCLUSION ENCOURUE - ABSENCE DE  DEMANDE DE RELEVE DE FORCLUSION - EFFET.