# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 25 novembre 1970, 70-60.063 70-60.064, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983220
**Date de décision:** 1970-11-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983220

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 7 ET 8 DE L'ORDONNANCE DU 22 FEVRIER 1945, MODIFIEE PAR LA LOI DU 16 MAI 1946, ET DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AU JUGEMENT ATTAQUE D'AVOIR ORDONNE L'INSCRIPTION SUR LES LISTES ELECTORALES ETABLIES EN VUE DES ELECTIONS AU COMITE D'ENTREPRISE DE L'ETABLISSEMENT PSYCHIATRIQUE SAINTE-MARIE-DE-L'ASSOMPTION AU PUY, DE X..., ANCIEN INFIRMIER DESIGNE COMME DELEGUE PERMANENT SYNDICAL, AFIN D'ASSURER LA COORDINATION, L'APPLICATION DE LA CONVENTION COLLECTIVE ET LE LIBRE EXERCICE DU DROIT SYNDICAL EN EXECUTION DES ACCORDS PARITAIRES INTERVENUS A L'ECHELON NATIONAL DES 4 ET 5 JUIN 1968, AUX MOTIFS QUE LE DETACHEMENT D'UN SALARIE NE SAURAIT ETRE ASSIMILE A UNE RUPTURE DE CONTRAT DE TRAVAIL MAIS TOUT AU PLUS A UNE SUSPENSION DE CELUI-CI ET QUE L'ORDONNANCE SUSVISEE OUVRANT LE DROIT ELECTORAL AUX SALARIES TRAVAILLANT DANS L'ENTREPRISE CONCERNE TOUTES LES PERSONNES LIEES A L'EMPLOYEUR PAR UN CONTRAT DE TRAVAIL, QUAND BIEN MEME LES OCCUPATIONS DU SALARIE NE CONSISTERAIENT PAS DANS UN TRAVAIL PRODUCTIF MAIS UNIQUEMENT DANS DES FONCTIONS SYNDICALES OU SOCIALES EXCLUSIVES DE TOUT LIEN DE SUBORDINATION, ALORS, D'UNE PART, QUE LE JUGEMENT ATTAQUE NE POUVAIT SANS CONTRADICTION CONSTATER L'ABSENCE DE LIEN DE SUBORDINATION ET L'EXISTENCE D'UN CONTRAT DE TRAVAIL, QUE LA SEULE REMUNERATION NE SUFFIT PAS A CARACTERISER, ALORS, D'AUTRE PART, QUE SELON L'ARTICLE 7 DE L'ORDONNANCE SUSVISEE, SEULS CEUX QUI SONT UNIS A L'EMPLOYEUR PAR UN LIEN DE SUBORDINATION PEUVENT ETRE ELECTEURS POUR LA DESIGNATION DES MEMBRES DU COMITE D'ENTREPRISE, ALORS, ENFIN, QUE LA SUSPENSION DU CONTRAT DE TRAVAIL SANS LIMITATION DEDUREE NE SAURAIT PERMETTRE AU SALARIE DE SE PREVALOIR DE LA QUALITE DE TRAVAILLEUR " DANS L'ENTREPRISE ", CONDITION NECESSAIRE AUX TERMES DU TEXTE SUSVISE POUR PARTICIPER AUX ELECTIONS AU COMITE D'ENTREPRISE ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR EXACTEMENT RELEVE QUE NE PEUVENT ETRE ELECTEURS AU COMITE D'ENTREPRISE QUE LES SALARIES TRAVAILLANT DEPUIS 6 MOIS AU MOINS DANS L'ENTREPRISE, LE JUGEMENT ATTAQUE CONSTATE QUE SI X..., DONT L'ANCIENNETE DE PLUS DE 6 MOIS N'ETAIT PAS CONTESTEE, ETAIT DETACHE DE L'HOPITAL PSYCHIATRIQUE POUR EXERCER DES FONCTIONS SYNDICALES AUPRES DU GROUPE D'HOPITAUX DONT SON EMPLOYEUR FAIT PARTIE, EN EXECUTION DE DECISIONS DE LA COMMISSION NATIONALE PARITAIRE DE CONCILIATION, IL DEVAIT ETRE REINTEGRE DANS SON EMPLOI LE JOUR OU IL SERAIT MIS FIN AUXDITES FONCTIONS, QUE SON ACTIVITE PREVUE PAR LA CONVENTION COLLECTIVE DANS UN INTERET SOCIAL ETAIT REMUNEREE PAR L'HOPITAL COMME TEMPS DE TRAVAIL EFFECTIF, ET QUE S'IL N'ETAIT PAS TENU PAR UN LIEN DE SUBORDINATION DANS L'EXERCICE MEME DE SA MISSION, SON CONTRAT DE TRAVAIL, DONT L'EXECUTION HABITUELLE AVAIT ETE SEULE SUSPENDUE, N'AVAIT PAS ETE ROMPU ; <br>
<br>QU'EN EN DEDUISANT QUE X... ETAIT FONDE A DEMANDER SON INSCRIPTION SUR LA LISTE ELECTORALE, LE TRIBUNAL D'INSTANCE A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LES POURVOIS FORMES CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 31 JANVIER 1970 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DU PUY<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LE TRIBUNAL D'INSTANCE JUSTIFIE LEGALEMENT SA DECISION  ORDONNANT L'INSCRIPTION D'UN DELEGUE PERMANENT SYNDICAL SUR LA LISTE  ELECTORALE ETABLIE EN VUE DES ELECTIONS AU COMITE D'ENTREPRISE, DES  LORS QU'IL CONSTATE QUE CE DELEGUE, DONT L'ANCIENNETE DE PLUS DE SIX  MOIS DANS L'ENTREPRISE N'ETAIT PAS CONTESTEE, ETANT DETACHE POUR  EXERCER DES FONCTIONS SYNDICALES AUPRES D'UN GROUPE D'ENTREPRISES,  DONT SON EMPLOYEUR FAISAIT PARTIE, EN EXECUTION DES DECISIONS DE LA  COMMISSION NATIONALE PARITAIRE DE CONCILIATION, QU'IL DEVAIT ETRE  REINTEGRE DANS SON EMPLOI LE JOUR OU IL SERAIT MIS FIN AUXDITES  FONCTIONS QUE SON ACTIVITE, PREVUE PAR LA CONVENTION COLLECTIVE DANS  UN INTERET SOCIAL, ETAIT REMUNEREE PAR SON ENTREPRISE COMME TEMPS DE  TRAVAIL EFFECTIF, ET QUE S'IL N'ETAIT PAS TENU PAR UN LIEN DE  SUBORDINATION DANS L'EXERCICE MEME DE SA MISSION, SON CONTRAT DE  TRAVAIL, DONT L'EXECUTION HABITUELLE AVAIT SEULE ETE SUSPENDUE, N 'AVAIT PAS ETE ROMPU.
**Mots-clés:** ELECTIONS - COMITE D'ENTREPRISE - LISTE ELECTORALE - INSCRIPTION -  CONDITIONS - ACTIVITE SALARIEE DEPUIS SIX MOIS AU MOINS DANS L 'ENTREPRISE - SALARIE DETACHE - FONCTIONS SYNDICALES - DELEGUE  SYNDICAL PERMANENT.,* SYNDICAT - DELEGUE SYNDICAL - DELEGUE PERMANENT SYNDICAL -  ELECTIONS - COMITE D'ENTREPRISE - LISTE ELECTORALE - INSCRIPTION.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SUSPENSION - SALARIE DETACHE EN QUALITE DE  DELEGUE SYNDICAL PERMANENT.,* SYNDICAT - DELEGUE SYNDICAL - DELEGUE PERMANENT SYNDICAL -  SALARIE DETACHE EN CETTE QUALITE - PORTEE.