# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 7 octobre 1980, 79-10.903, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007006424
**Date de décision:** 1980-10-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007006424

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS, PRIS EN LEURS DIVERSES BRANCHES :<br>
    ATTENDU QUE, SELON L'ARRET ATTAQUE, MONIQUE X..., VEUVE Y..., ETANT DECEDEE LE 24 NOVEMBRE 1975, APRES AVOIR CONTRACTE MARIAGE AVEC Z..., SOUS LE REGIME DE LA COMMUNAUTE UNIVERSELLE AVEC CLAUSE D'ATTRIBUTION AU SURVIVANT, JACQUES Y..., NE D'UN PREMIER MARIAGE DE MONIQUE X..., ET SON UNIQUE HERITIER, A OBTENU EN REFERE LA NOMINATION D'UN ADMINISTRATEUR JUDICIAIRE DE LA SUCCESSION ET LA MISE SOUS SEQUESTRE D'UN CERTAIN NOMBRE D'ACTIONS DE LA SOCIETE LAUER ET CIE, DEVENUE SOCIETE PARIS-STUDIO-CINEMA, TITRES AYANT APPARTENU A MONIQUE X... ET CEDES PAR Z... A KAUFFMANN, BELFOND ET TOURRIOL, DANS DES CONDITIONS CONTESTEES PAR JACQUES Y..., QUI A INTRODUIT AU FOND UNE ACTION TENDANT A LA REINTEGRATION DE CES VALEURS DANS LA SUCCESSION;<br>
   ATTENDU QUE Z..., KAUFFMANN, BELFOND ET TOURRIOL FONT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR AINSI STATUE SANS AVOIR CONSTATE NI QU'IL Y AVAIT URGENCE, NI QUE LES MESURES PRISES AIENT ETE DESTINEES A PREVENIR UN DOMMAGE IMMINENT OU A FAIRE CESSER UN TROUBLE MANIFESTEMENT ILLICITE, CE QUI PRIVERAIT SA DECISION DE BASE LEGALE AU REGARD TANT DE L'ARTICLE 808 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE QUE DE L'ARTICLE 809, ALINEA 1ER, DU MEME CODE; QU'IL EST ENCORE REPROCHE A LA COUR D'APPEL DE S'ETRE DETERMINEE PAR DES MOTIFS HYPOTHETIQUES ET DES CONSIDERATIONS D'ORDRE GENERAL, EN PRESUMANT, CONTRAIREMENT A LA PRESOMPTION DE L'ARTICLE 2279 DU CODE CIVIL, LA MAUVAISE FOI DES POSSESSEURS DES TITRES EN LITIGE;<br>
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   MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DES ARTICLES 808 ET 809, ALINEA 1ER DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, QUE, DANS TOUS LES CAS D'URGENCE, LE JUGE DES REFERES PEUT, EN PRESENCE D'UNE CONTESTATION SERIEUSE, ORDONNER LES MESURES JUSTIFIEES PAR L'EXISTENCE D'UN DIFFEREND ET PRESCRIRE LES MESURES CONSERVATOIRES DESTINES A PREVENIR UN DOMMAGE IMMINENT; QUE L'URGENCE EST SOUVERAINEMENT APPRECIEE PAR LES JUGES DU FOND ET PEUT RESULTER IMPLICITEMENT DE LEURS CONSTATATIONS; QUE LA COUR D'APPEL, AYANT RELEVE QUE JACQUES Y... AVAIT ENGAGE UNE ACTION AU FOND TENDANT A LA NULLITE DU CONTRAT DE MARIAGE INTERVENU ENTRE SA MERE ET Z..., ET A LA RESTITUTION DES ACTIONS DE LA SOCIETE PARIS-STUDIO-CINEMA DETENUES PAR KAUFFMANN, BELFOND ET TOURRIOL, A ESTIME QU'IL EXISTAIT UN LITIGE SERIEUX QUANT A LA PROPRIETE DE CES ACTIONS ET QUANT AUX CONDITIONS DE LEUR CESSION PAR Z..., ET QUE CE CONTENTIEUX POURRAIT DONNER LIEU A DES RESTITUTIONS EN ARGENT DE Z... A JACQUES Y..., HERITIER RESERVATAIRE DE MONIQUE X..., SANS QUE SOIT ASSUREE LA SOLVABILITE DE Z... A L'EPOQUE OU CES VERSEMENTS DEVRAIENT AVOIR LIEU; QU'AYANT AINSI CARACTERISE L'URGENCE, LA COUR D'APPEL, SANS STATUER PAR DES MOTIFS HYPOTHETIQUES OU DES CONSIDERATIONS GENERALES, A LEGALEMENT JUSTIFIE LES MESURES CONSERVATOIRES ORDONNEES, QUE L'EXISTENCE D'UN DIFFEREND RENDAIT NECESSAIRES, ABSTRACTION FAITE DES MOTIFS SURABONDANTS CRITIQUES PAR LE SECOND MOYEN; QU'AUCUN DES DEUX MOYENS NE PEUT DONC ETRE RETENU;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 6 DECEMBRE 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1976-01-20 Bulletin 1976 I N. 24 p.10 (REJET) et l'arrêt cité. CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1978-03-20 Bulletin 1978 I N. 116 p.94 (REJET). CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1979-01-03 Bulletin 1979 I N. 2 p.2 (REJET) et les arrêts cités<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Nouveau Code de procédure civile 808,Nouveau Code de procédure civile 809 AL. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** Il résulte des articles 808 et 809, alinéa 1er du nouveau Code de procédure civile que dans tous les cas d'urgence le juge des référés peut, en présence d'une contestation sérieuse, ordonner les mesures justifiées par l'existence d'un différend et prescrire les mesures conservatoires destinées à prévenir un dommage imminent.          L'urgence est souverainement appréciée par les juges du fond et peut résulter implicitement de leurs constatations.
**Mots-clés:** REFERES - Urgence - Appréciation souveraine.,* REFERES - Administrateur provisoire - Nomination - Appréciation souveraine.