# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 14 janvier 1975, 73-13.922, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006993589
**Date de décision:** 1975-01-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006993589

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1583 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DE CE TEXTE QUE LA VENTE EST PARFAITE ENTRE LES PARTIES DES QU'ON EST CONVENU DE LA CHOSE ET DU PRIX ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE, PAR ACTE SOUS SEING PRIVE EN DATE DES 22 ET 23 JUILLET 1969, LES EPOUX X... ET LEUR FILLE ONT ACQUIS CONJOINTEMENT DE TOSONI UN IMMEUBLE INACHEVE, CONSTRUIT PAR LE VENDEUR, POUR LE PRIX DE 160000 FRANCS, SOUS UNE DOUBLE CONDITION SUSPENSIVE ;<br>
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 QUE LA DOUBLE CONDITION S'ETANT REALISEE, UN NOUVEL ACTE SOUS SEING PRIVE DU 11 NOVEMBRE 1969 A CONSTATE LA REITERATION DE L'ACCORD DES PARTIES AINSI QUE LE VERSEMENT D'UN ACOMPTE DE 40000 FRANCS QUI SERA DEDUIT AU MOMENT DU REGLEMENT DEFINITIF DE LA VENTE, DU PRIX TOTAL DU PAVILLON, SOIT 160000 FRANCS ;<br>
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 M X... NE SERA DONT PLUS REDEVABLE QUE DE LA SOMME DE 120000 FRANCS POUR REGLEMENT DE TOUT COMPTE ;<br>
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 QUE CEPENDANT, L'ACTE AUTHENTIQUE QUI DEVAIT INTERVENIR UN MOIS APRES, N'A PAS ETE DRESSE, UN DIFFEREND S'ETANT ELEVE ENTRE LES PARTIES POUR SAVOIR A QUI INCOMBAIT LE PAIEMENT DE LA TAXE A LA VALEUR AJOUTEE ;<br>
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 QUE L'ADMINISTRATION DES CONTRIBUTIONS A ESTIME QUE, S'AGISSANT D'UN IMMEUBLE INACHEVE, SON PAIEMENT DEVAIT INCOMBER, EN PRINCIPE, A L'ACHETEUR ;<br>
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 QUE LES CONSORTS X... ONT DONC REGLE CETTE TAXE S'ELEVANT A 24000 FRANCS ET ONT ASSIGNE TOSONI EN REMBOURSEMENT ;<br>
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 QUE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE A DECLARE LA VENTE NULLE, AU MOTIF QUE LES PARTIES NE S'ETAIENT JAMAIS ENTENDUES SUR LE POINT DE SAVOIR QUI PAIERAIT LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE ET QU'IL N'Y AVAIT DONC PAS EU ACCORD DES PARTIES SUR LE PRIX, LEQUEL ETAIT RESTE INDETERMINE ;<br>
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ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QU'ELLE DECLARAIT QUE LES PARTIES ETAIENT D'ACCORD SUR LE PRIX DE VENTE DE 160000 FRANCS QUI RESULTAIT DE LA SIGNATURE DES DEUX ACTES SOUS SEING PRIVE SUS-VISES, LA COUR D'APPEL N'A PAS TIRE DE SES CONSTATATIONS LES CONSEQUENCES QUI S'IMPOSAIENT, LES TEXTES FISCAUX N'AYANT AUCUNE INCIDENCE SUR LA REALITE ET LA VALIDITE DE L'ACCORT, ET A, EN CONSEQUENCE, VIOLE LE TEXTE SUS-VISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 20 JUIN 1973 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE REIMS.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1583 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** Il résulte de l'article 1583 du Code civil que la vente est parfaite entre les parties dès qu'on est convenu de la chose et du prix.          Doit donc être cassé l'arrêt qui après avoir constaté que l'accord des parties sur le prix de vente d'un immeuble inachevé construit par le vendeur résultait de la signature de deux actes sous seing privé, déclare cependant la vente nulle au motif que les parties ne s'étant jamais entendues sur le point de savoir qui paierait la taxe sur la valeur ajoutée, le prix était resté indéterminé, alors que les textes fiscaux n'avaient aucune incidence sur la réalité et la validité de l'accord.
**Mots-clés:** VENTE - Formation - Accord des parties - Accord sur le prix - Impôt - Charge - Absence d'accord - Effet.,* IMPOTS ET TAXES - Taxe sur la valeur ajoutée - Vente d'immeuble - Payement - Charge - Absence d'accord des parties - Effet.,* VENTE - Prix - Fixation - Indétermination - Impôt - Charge - Absence d'accord - Portée.