# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 10 juillet 1980, 79-40.530, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007006625
**Date de décision:** 1980-07-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007006625

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L. 122-6 DU CODE DU TRAVAIL, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, 455 ET 458 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
    ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DEBOUTE ACHER, EMPLOYE DEPUIS LE 11 AOUT 1970 PAR GOULET COMME GARDIEN ET LICENCIE SANS PREAVIS NI INDEMNITE LE 17 AOUT 1976, DE SA DEMANDE EN PAIEMENT D'INDEMNITES DE PREAVIS ET DE LICENCIEMENT, AU MOTIF QUE LE FAIT DE LA PART DE CE SALARIE DE N'AVOIR PAS REPRIS SON SERVICE A L'EXPIRATION DE SON CONGE PAYE DE HUIT JOURS S'ANALYSAIT EN UN REFUS DE TRAVAIL CONSTITUANT UNE FAUTE GRAVE ALORS QUE, SI ACHER AVAIT EU LE TORT DE NE PAS OBTENIR L'ACCORD DE SON EMPLOYEUR POUR RECUPERER UNE JOURNEE QUI AVAIT ETE TRAVAILLEE, CE SEUL FAIT NE SAURAIT CONSTITUER UNE FAUTE GRAVE PRIVATIVE DES INDEMNITES DE PREAVIS ET DE LICENCIEMENT ;<br>
   MAIS ATTENDU QUE LE JUGES DU FOND ONT CONSTATE QUE LE CONGE DONT S'AGIT AVAIT ETE  ACCORDE PAR GOULET A ACHER DANS DES CONDITIONS DONT LA REGULARITE N'ETAIT PAS MISE EN CAUSE, QUE SA DATE D'EXPIRATION AVAIT ETE NORMALEMENT FIXEE ET QUE LE SALARIE NE CONTESTAIT PAS AVOIR RECU DE SON EMPLOYEUR L'ORDRE FORMEL ET REITERE DE REPRENDRE SON TRAVAIL A CETTE DERNIERE DATE TRES EXACTEMENT EN RAISON DES EXIGENCES DE LA CONTINUITE DU SERVICE ;    QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS DE FAIT, ILS ONT ESTIME QU'IL Y AVAIT EU, DE LA PART DE ACHER, REFUS VOLONTAIRE DE TRAVAIL  RESULTANT D'UNE MAUVAISE VOLONTE CARACTERISEE QUE NE POUVAIT EXCUSER LA PRETENDUE INTENTION DE RECUPERER UNE JOURNEE DE TRAVAIL ET CONSTITUANT UNE FAUTE GRAVE  ; QUE, PAR CETTE APPRECIATION DE FAIT QUI ECHAPPE AUX CRITIQUES DU MOYEN, LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 17 MAI 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE ROUEN.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code du travail L122-6
**ECLI:** 
**Résumé:** Le fait de la part d'un salarié de n'avoir pas repris son service à l'expiration de son congé payé de huit jours s'analyse en un refus volontaire de travail résultant d'une mauvaise volonté caractérisée que ne peut excuser la prétendue intention de récupérer une journée de travail et constitue une faute grave privative des indemnités de préavis et de licenciement.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Indemnité de licenciement - Faute du salarié - Gravité - Non reprise du travail à l'expiration du congé payé.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Délai-congé - Faute du salarié - Gravité - Non reprise du travail à l'expiration du congé payé.