# Conseil d'Etat, 10 SS, du 10 mai 1995, 126181, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007909119
**Date de décision:** 1995-05-10
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 10 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007909119

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 27 mai 1991 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Roger Y... demeurant ... ; M. Y... demande que le Conseil d'Etat :<br>    1°) annule un jugement en date du 9 avril 1991 par lequel le tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 26 décembre 1986 du maire de Rosières-aux-Salines accordant un permis de construire à M. X... et à la réparation du préjudice subi du fait de l'octroi dudit permis ;<br>    2°) annule l'arrêté litigieux et lui accorde réparation du préjudice subi ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code de l'urbanisme ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de Mme Bechtel, Maître des Requêtes,<br>    - les conclusions de M. Scanvic, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que si, pour contester le permis délivré le 26 décembre 1986 à M. X..., M. Y..., voisin de la parcelle sur laquelle a été autorisée la construction litigieuse, fait valoir que le permis ne pouvait légalement être accordé dès lors qu'il avait, antérieurement à l'intervention de l'arrêté attaqué, fait valoir ses droits, il ressort des dispositions de l'article 2 dudit arrêté que le permis de construire est délivré sous réserve des droits des tiers ; qu'ainsi l'argumentation invoquée par M. Y... sur ce point est inopérante ;<br>    Considérant que la circonstance que l'arrêté litigieux n'aurait été affiché sur le terrain que le lendemain du jour du commencement des travaux est sans influence sur la légalité dudit permis ;<br>    Considérant enfin que M. Y... n'apporte aucun élément de nature à justifier la réalité du préjudice subi ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. Y... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nancy a rejeté ses demandes ;<br>Article 1er : La requête de M. Y... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Roger Y..., à la commune de Rosières-aux-Salines, à M. Michel X... et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 68-03 URBANISME ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE - PERMIS DE CONSTRUIRE.