# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 3 décembre 1970, 69-11.966, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983792
**Date de décision:** 1970-12-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983792

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL;<br>
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 ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE QUE LA SOCIETE DES ETABLISSEMENTS SIV A PRIS UNE INSCRIPTION HYPOTHECAIRE PROVISOIRE SUR LES IMMEUBLES DE LA SOCIETE VALENCE-MEUBLES;<br>
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 QUE, LE 2 OCTOBRE 1965, CETTE SOCIETE S'ENGAGEA A PAYER 29747,44 FRANCS LA SOCIETE DES ETABLISSEMENTS SIV S'ENGAGEANT A " RAPPORTER MAINLEVEE DE L'INSCRIPTION HYPOTHECAIRE " DES REGLEMENT DE CETTE SOMME;<br>
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 QUE CELLE-CI FUT PAYEE QUATRE JOURS PLUS TARD MAIS QUE LA SOCIETE DES ETABLISSEMENTS SIV NE FIT PAS LEVER L'INSCRIPTION ET QUE LE 5 FEVRIER 1966, ASSIGNEE EN REFERE PAR LA SOCIETE VALENCE-MEUBLES, JEAN ET HUILLIER, QUI ETAIENT PARTIES A LA TRANSACTION, ELLE CONSENTIT A DONNER MAINLEVEE;<br>
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 QU'ENFIN, LE 5 AVRIL 1966, LA SOCIETE VALENCE-MEUBLES, JEAN ET HUILLIER ASSIGNERENT LES ETABLISSEMENTS SIV EN PAIEMENT DE 50000 FRANCS PREVUS PAR UNE CLAUSE PENALE DE LA TRANSACTION DU 2 OCTOBRE 1965 POUR LE CAS OU IL SERAIT CONTREVENU A L'UNE QUELCONQUE DE SES CLAUSES;<br>
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 ATTENDU QUE, POUR DEBOUTER LA SOCIETE VALENCE-MEUBLES DE SA DEMANDE, L'ARRET ENONCE QU'ELLE A RENONCE A CONTRAINDRE LA SOCIETE SIV ET LES EPOUX X... A EXECUTER EUX-MEMES LEUR OBLIGATION DE DONNER MAIN-LEVEE A L'INSCIPTION HYPOTHECAIRE PROVISOIRE, EN LES ASSIGNANT EN MAIN-LEVEE JUDICIAIRE;<br>
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 QU'EN DEDUISANT DE CE SEUL MOTIF LA RENONCIATION DE LA SOCIETE VALENCE-MEUBLES A L'EXECUTION VOLONTAIRE PAR LA SOCIETE SIV ET LES EPOUX X... DE LEUR OBLIGATION, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE UNE BASE LEGALE A SA DECISION;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE LE 10 FEVRIER 1969;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE LYON<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** N'EST PAS LEGALEMENT JUSTIFIE L'ARRET QUI DEDUIT DE L 'ASSIGNATION EN MAINLEVEE JUDICIAIRE LA RENONCIATION DU DEMANDEUR A L 'EXECUTION VOLONTAIRE PAR SON ADVERSAIRE DE SON ENGAGEMENT DE FAIRE  LEVER L'INSCRIPTION D'HYPOTHEQUE, QU'IL AVAIT PRIS DANS UNE  TRANSACTION ANTERIEURE ENTRE LES PARTIES.
**Mots-clés:** HYPOTHEQUE - HYPOTHEQUE JUDICIAIRE - INSCRIPTION PROVISOIRE -  MAINLEVEE VOLONTAIRE - ENGAGEMENT DU CREANCIER - ASSIGNATION EN  MAINLEVEE JUDICIAIRE - RENONCIATION DU DEBITEUR A L'EXECUTION  VOLONTAIRE (NON).,* RENONCIATION - RENONCIATION TACITE - HYPOTHEQUE - HYPOTHEQUE  JUDICIAIRE - INSCRIPTION PROVISOIRE - MAINLEVEE VOLONTAIRE -  ENGAGEMENT DU CREANCIER - ASSIGNATION EN MAINLEVEE JUDICIAIRE -  RENONCIATION DU DEBITEUR A L'EXECUTION VOLONTAIRE (NON).