# Conseil d'Etat, du 24 septembre 2004, 272333, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008168628
**Date de décision:** 2004-09-24
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008168628

## Contenu de la décision

Vu la requête enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 17 septembre 2004  présentée par M. Christian X, Administrateur civil hors classe, demeurant ...  ;  M. X demande au juge des référés du Conseil d'Etat de suspendre la mesure d'exécution d'un titre de perception prise à son encontre par l'administration du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie pour un montant de 2 936,80 euros au titre d'un prétendu  trop perçu  de sa rémunération statutaire d'administrateur civil au cours de l'année 2003  ;
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                Il soutient que la décision du 29 juin 2004 ordonnant le  reversement d'un trop perçu  a été prise par une autorité administrative ne justifiant pas d'une délégation de signature régulière  ; qu'ayant été admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er septembre 2003 l'administration n'était plus en droit de remettre en cause sa rémunération d'activité  ; qu'il était statutairement  en instance d'affectation  et non en congé de maladie  ; qu'il y a rupture de l'égalité devant le service public  ; qu'il y a urgence  à suspendre l'exécution du titre de perception en raison des menaces d'exécution forcée imminentes annoncées par le Receveur général des finances de Paris  ;
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     	Vu les autres pièces du dossier  ;
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           	Vu le code de justice administrative, notamment ses articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1  ;
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                Considérant que la possibilité pour le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution d'une décision administrative est subordonnée à la condition qu'il y ait urgence  ; qu'aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code  :  la requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit..... justifier de l'urgence de l'affaire   ; qu'au soutien de sa demande de suspension, M. X n'apporte aucune précision sur sa situation financière et ses ressources permettant d'apprécier si le reversement du trop perçu qui lui est réclamé crée une situation d'urgence  ; qu'ainsi l'urgence n'étant pas justifiée, il y a lieu de rejeter la requête pour ce seul motif, sans même qu'il y ait lieu de rechercher si M. X a engagé régulièrement une procédure d'opposition à état exécutoire à caractère suspensif, qui aurait eu pour effet de priver d'objet la saisine du juge des référés  ;
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<br>O R D O N N E  :
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     Article 1er  : La requête de M. Christian X est rejetée.
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     Article 2  : La présente ordonnance sera notifiée à M. Christian X.
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     Copie en sera adressée pour information à M. le ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**