# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 16 juillet 1979, 78-10.373, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007003861
**Date de décision:** 1979-07-16
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007003861

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SA SECONDE BRANCHE :<br>
    VU LES ARTICLES 103 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967 ET 53, ALINEA 3, DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1967;<br>
   ATTENDU QUE, POUR DECLARER RECEVABLE L'APPEL INTERJETE PAR LA SOCIETE DES STUDIOS DAVOUT (SOCIETE DAVOUT) DU JUGEMENT DU TRIBUNAL DE COMMERCE QUI, STATUANT  PROVISOIREMENT  SUR LA RECLAMATION FORMULEE PAR CETTE SOCIETE CONTRE L'ORDONNANCE DU JUGE-COMMISSAIRE AYANT REJETE SA DEMANDE D'ADMISSION AU PASSIF DU REGLEMENT JUDICIAIRE DE LA SOCIETE DES STUDIOS D'ENREGISTREMENT MICHEL MAGNE ET DE MICHEL X..., A DIT N'Y AVOIR LIEU DE PRONONCER L'ADMISSION A TITRE PROVISOIRE ET A RENVOYE LA CONTESTATION A TOUTES AUDIENCES ULTERIEURES  POUR STATUER DEFINITIVEMENT AU FOND APRES LA REUNION CONCORDATAIRE, LA COUR D'APPEL A RETENU QUE LE TRIBUNAL DE COMMERCE AVAIT, EN APPLICATION DE L'ARTICLE 53 DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1967, L'OBLIGATION DE PRONONCER UNE ADMISSION PROVISIONNELLE FIXANT LA SOMME POUR LAQUELLE LA SOCIETE DAVOUT SERAIT ADMISE A TITRE PROVISOIRE DANS LES DELIBERATIONS, DE SORTE QUE LE JUGEMENT DEFERE CONSTITUAIT, PAR UNE VIOLATION MANIFESTE DE DISPOSITIONS D'ORDRE PUBLIC, UN REFUS DE  STATUER  ET RESTAIT AINSI, NONOBSTANT LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 103 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967, SUSCEPTIBLE D'APPEL;<br>
<br>
   ATTENDU, CEPENDANT QU'EN STATUANT AINSI ALORS QUE L'ARTICLE 53, ALINEE 3, DU DECRET PRECITE N'OBLIGE PAS LE TRIBUNAL A ADMETTRE A TITRE PROVISOIRE, POUR UNE SOMME QU'IL FIXE, LE CREANCIER D'UN DEBITEUR EN REGLEMENT JUDICIAIRE, MAIS LUI LAISSE LA FACULTE DE REJETER A TITRE PROVISOIRE L'ADMISSION SOLLICITEE JUSQU'A DECISION A INTERVENIR AU FOND APRES LA REUNION DE L'ASSEMBLEE CONCORDATAIRE, DE SORTE QU'EN APPLICATION DE L'ARTICLE 103 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967, LE JUGEMENT AYANT REJETE A TITRE PROVISOIRE L'ADMISSION DEMANDEE PAR LA SOCIETE DAVOUT N'ETAIT PAS SUSCEPTIBLE D'APPEL, LA COUR D'APPEL A VIOLE, PAR FAUSSE APPLICATION, LES TEXTES SUSVISES;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LA PREMIERE BRANCHE DU PREMIER MOYEN ET SUR LES DEUXIEME ET TROISIEME MOYENS :<br>
    CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 24 NOVEMBRE 1977 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE REIMS.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret 67-1120 1967-12-22 ART. 53 AL. 3,LOI 67-563 1967-07-13 ART. 103
**ECLI:** 
**Résumé:** L'article 53, alinéa 3, du décret du 22 décembre 1967 n'oblige pas le Tribunal de commerce à admettre à titre provisoire, pour une somme qu'il fixe, le créancier d'un débiteur en règlement judiciaire, mais lui laisse la faculté de rejeter à titre provisoire l'admission sollicitée jusqu'à décision à intervenir sur le fond après la réunion de l'assemblée concordataire.          Dès lors, le jugement ayant rejeté à titre provisoire l'admission demandée par un créancier n'est pas susceptible d'appel, en application des dispositions de l'article 103 de la loi du 13 juillet 1967.
**Mots-clés:** FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE - Créances - Admission - Admission provisionnelle - Créances contestées - Obligation pour le tribunal de prononcer l'admission provisoire (non).,* FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - Créances - Réclamation - Admission provisionnelle - Obligation pour le tribunal (non).,* FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - Procédure - Voies de recours - Exclusion - Jugement statuant sur le recours contre une ordonnance du Juge-commissaire - Jugement rejetant l'admission provisionnelle d'une créance.