# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 10 février 1976, 75-70.007, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006995743
**Date de décision:** 1976-02-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006995743

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE CONSTATER QUE SI LES EPOUX Y..., X..., PAR ACTE DU 3 JUIN 1972 D'UN JUGEMENT STATUANT SUR L'INDEMNITE D'EXPROPRIATION QUI LEUR EST DUE, N'AVAIENT PAS DEPOSE LEUR MEMOIRE D'APPEL DANS LES DEUX MOIS A COMPTER DE LEUR ACTE D'APPEL, C'ETAIT A RAISON DE CE QUE LEUR DOSSIER N'AVAIT PAS ETE TRANSMIS A LA COUR D'APPEL PAR SUITE D'UNE ERREUR DU GREFFE DE LA JURIDICTION DE PREMIERE INSTANCE ET DE LES DECLARER CEPENDANT DECHUS DE LEUR APPEL A RAISON DE CE QU'ILS N'AVAIENT FINALEMENT DEPOSE LEUR MEMOIRE QUE SEPT MOIS APRES LES CONCLUSIONS DE L'ADMINISTRATION LEUR OPPOSANT LA DECHEANCE, ALORS, SELON LE MOYEN, QUE CETTE CIRCONSTANCE NE POUVAIT ETRE UNE CAUSE DE DECHEANCE, FAUTE D'AVOIR ETE PREVUE PAR UN TEXTE ET QU'ELLE NE CAUSAIT AUCUN PREJUDICE A L'ADVERSAIRE ;<br>
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MAIS ATTENDU, D'ABORD, QUE L'APPEL ETANT ANTERIEUR AU 1ER JANVIER 1973, LE MEMOIRE DES X... DEVAIT, A PEINE DE DECHEANCE, ETRE DEPOSE AU PLUS TARD DANS LES DEUX MOIS A COMPTER DE CETTE DATE, PAR APPLICATION DES DISPOSITIONS DES ARTICLES 56 DU DECRET DU 20 NOVEMBRE 1959, 185-1 ET 202 DU DECRET N 72-788 DU 28 AOUT 1972 ;<br>
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 QUE LES FAITS CONSTATES PAR LA COUR D'APPEL CONCERNANT LE RETARD DE TRANSMISSION DU DOSSIER DE LA PROCEDURE AU SECRETARIAT DE LA CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS NE SONT PAS SUSCEPTIBLES D'EMPECHER LE DELAI LEGAL DE COURIR A COMPTER DE LADITE DATE DU 1ER JANVIER 1973 ;<br>
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 QU'AINSI, ABSTRACTION FAITE DU MOTIF JUSTEMENT CRITIQUE PAR LE POURVOI ET QUI EST SURABONDANT, L'ARRET SE TROUVE LEGALEMENT JUSTIFIE ;<br>
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ATTENDU, EN SECOND LIEU, QUE L'EXPROPRIANT ET LE COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT, INTIMES, ETAIENT FONDES A INVOQUER LA DECHEANCE DE L'APPEL SANS AVOIR A ETABLIR UN PREJUDICE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 12 JUILLET 1974 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (1),(2),Décret 59-1335 1959-11-20 ART. 56,Décret 72-788 1972-08-28 ART. 185,Décret 72-788 1972-08-28 ART. 202,Ordonnance 58-997 1958-10-23
**ECLI:** 
**Résumé:** Le retard apporté par le greffe de la juridiction de première instance à transmettre le dossier de la procédure au secrétariat de la Chambre des expropriations n'est pas susceptible d'empêcher de courir le délai légal de deux mois imparti à l'appelant pour déposer son mémoire d'appel.,Lorsque la partie, qui a interjeté appel d'un jugement statuant sur une indemnité d'expropriation, n'a pas déposé son mémoire d'appel dans le délai légal de deux mois, l'intimé est fondé à invoquer la déchéance de l'appel sans avoir à établir un préjudice.
**Mots-clés:** 1) EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ordonnance du 23 octobre 1958) - Indemnité - Mémoire - Mémoire d'appel - Dépôt et notification - Mémoire de l'appelant - Délai de deux mois - Transmission tardive du dossier de la procédure - Portée.,2) EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ordonnance du 23 octobre 1958) - Indemnité - Mémoire - Mémoire d'appel - Dépôt et notification - Mémoire de l'appelant - Délai de deux mois - Inobservation - Déchéance.