# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 7 décembre 1966, 66-91.669, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007059117
**Date de décision:** 1966-12-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007059117

## Contenu de la décision

REJET DU POURVOI DE X... (FELIX), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS DU 21 MARS 1966 QUI L'A CONDAMNE A DIX-HUIT MOIS D'EMPRISONNEMENT POUR VOL. LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;<br>
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SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 7 ET 8 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A CONSIDERE COMME ACTE INTERRUPTIF DE LA PRESCRIPTION, UN PROCES-VERBAL DRESSE PAR UN OFFICIER DE POLICE JUDICIAIRE A LA SUITE D'UNE ENQUETE PRELIMINAIRE ORDONNEE PAR LE PLAIGNANT ;<br>
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AU MOTIF QU'ENREGISTRANT LE RAPPORT ETABLI PAR L'AGENT DE POLICE JUDICIAIRE PARTICIPANT A L'ENQUETE, IL S'AGISSAIT BIEN D'UN ACTE D'INSTRUCTION ;<br>
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ALORS D'UNE PART, QUE LA CONSTATATION DE LA REMISE D'UN SIMPLE RAPPORT DE POLICE NE SAURAIT PRESENTER LE CARACTERE D'UN ACTE D'INSTRUCTION OU DE POLICE AU SENS DES ARTICLES 7 ET 8 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ;<br>
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ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE L'ARRET ATTAQUE N'A PAS REPONDU AUX CONCLUSIONS REGULIEREMENT VISEES DU PREVENU SOUTENANT QUE L'ENQUETE PRELIMINAIRE POURSUIVIE SUR INSTRUCTION DU PARQUET, N'ETAIT QU'UN ACTE DE POLICE ET NON UN ACTE DE POURSUITE ;<br>
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ATTENDU QUE POUR REFORMER LA DECISION DES PREMIERS JUGES QUI AVAIENT DECLARE ETEINTE PAR PRESCRIPTION L'ACTION PUBLIQUE EXERCEE CONTRE X... DU CHEF DE VOL, L'ARRET ATTAQUE ENONCE QU'UNE SOUSTRACTION FRAUDULEUSE A ETE COMMISE A PARIS LE 1ER JUILLET 1961 AU PREJUDICE DE Y... ;<br>
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 QUE LA POLICE, SAISIE D'UNE PLAINTE DE CE DERNIER, A AUSSITOT PROCEDE A DES INVESTIGATIONS ET RELEVE SUR LES LIEUX DES TRACES PAPILLAIRES DONT IL EST FAIT MENTION DANS DEUX PROCES-VERBAUX DES 1ER ET 3 JUILLET 1961 ;<br>
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 QUE SI UN DELAI DE PLUS DE TROIS ANS S'EST ECOULE ENTRE L'ETABLISSEMENT DESDITS PROCES-VERBAUX ET LE 8 JUILLET 1964, DATE DE L'OUVERTURE D'UNE INFORMATION CONTRE X..., AUQUEL S'APPLIQUAIENT LES EMPREINTES DIGITALES DECOUVERTES, L'ENQUETE CONFIEE A UN OFFICIER DE POLICE ADJOINT, AGISSANT CONFORMEMENT A L'ARTICLE 20 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, A ETE POURSUIVIE JUSQU'EN AOUT 1961 ;<br>
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 QUE SES VERIFICATIONS A L'EFFET DE DECOUVRIR LE DELINQUANT ETANT DEMEUREES INFRUCTUEUSES, IL RENDIT COMPTE DE SA MISSION LE 7 AOUT 1961 PAR UN RAPPORT AU COMMISSAIRE DE POLICE QU'IL SECONDAIT DANS L'EXERCICE DE SES FONCTIONS ;<br>
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 QUE CELUI-CI, AUX TERMES D'UN PROCES-VERBAL DU MEME JOUR, CONSTATA LES VAINES RECHERCHES ENTREPRISES PAR L'OFFICIER DE POLICE ADJOINT POUR IDENTIFIER L'AUTEUR DE L'INFRACTION ;<br>
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ATTENDU QUE PAR CES ENONCIATIONS, LA COUR D'APPEL, EN DECLARANT QUE L'ACTION PUBLIQUE DIRIGEE CONTRE X... LE 8 JUILLET 1964 N'ETAIT PAS PRESCRITE, A REPONDU IMPLICITEMENT AUX CONCLUSIONS DU PREVENU ET JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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QU'EN EFFET, LE PROCES-VERBAL DU 7 AOUT 1961 A ETE ETABLI PAR UN OFFICIER DE POLICE JUDICIAIRE AU COURS DE L'ENQUETE EFFECTUEE D'OFFICE, SUR LA PLAINTE PORTEE PAR Y..., ET TENDANT A LA CONSTATATION D'UN DELIT AINSI QU'A LA RECHERCHE DE SON AUTEUR ;<br>
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 QUE CE PROCES-VERBAL DOIT ETRE CONSIDERE COMME UN ACTE D'INSTRUCTION, INTERRUPTIF DE PRESCRIPTION, AU SENS DES ARTICLES 7 ET 8 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN DOIT ETRE ECARTE ;<br>
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ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ;<br>
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REJETTE LE POURVOI. PRESIDENT : M ZAMBEAUX - RAPPORTEUR : M CALENGE - AVOCAT GENERAL : M TOUREN - AVOCAT : M CAIL.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de procédure pénale 7,Code de procédure pénale 8, 20
**ECLI:** 
**Résumé:** La prescription est interrompue par le procès-verbal du commissaire de police qui constate les vaines recherches entreprises par un officier de police adjoint, agissant conformément à l'article 20 du Code de procédure pénale, pour identifier l'auteur de l'infraction.          Ce procès-verbal du commissaire de police, officier de police judiciaire, doit être considéré comme un acte d'instruction au sens des articles 7 et 8 du Code de procédure pénale, soit que l'enquête ait été effectuée d'office à la réception de la dénonciation, soit qu'elle ait été effectuée sur réquisition du Parquet (1).
**Mots-clés:** PRESCRIPTION - Action publique - Interruption - Acte de poursuite - Procès-verbaux - Procès-verbal de vaines recherches en vue d'identifier l'auteur de l'infraction,* ACTION PUBLIQUE - Extinction - Prescription - Interruption - Actes de poursuite - Procès-verbaux - Procès-verbal de vaines recherches en vue d'identifier l'auteur de l'infraction.