# Conseil d'État,  2ème sous-section jugeant seule, 20/12/2011, 344194, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000025041140
**Date de décision:** 2011-12-20
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 2ème sous-section jugeant seule
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000025041140

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 5 novembre 2010 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Euloge A, demeurant ... ; M. A demande au Conseil d'Etat :<br>
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              1°) d'annuler pour excès de pouvoir le décret du 26 juillet 2010 lui refusant l'acquisition de la nationalité française ; <br>
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              2°) d'enjoindre au ministre chargé des naturalisations de faire droit à sa demande d'acquisition de la nationalité française, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir ;<br>
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              3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu le code civil ;<br>
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              Vu le code de justice administrative ;<br>
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              Après avoir entendu en séance publique :<br>
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              - le rapport de M. David Gaudillère, Auditeur,<br>
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              - les conclusions de M. Damien Botteghi, rapporteur public ;<br>
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              Considérant qu'aux termes de l'article 21-4 du code civil :  Le Gouvernement peut s'opposer par décret en Conseil d'Etat, pour indignité ou défaut d'assimilation, autre que linguistique, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger dans un délai de deux ans à compter de la date du récépissé prévu au deuxième alinéa de l'article 26 (...)  ; <br>
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              Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. A s'est rendu coupable, en avril 2006, d'atteinte sexuelle sur une mineure de quinze ans sur laquelle il avait autorité, faits pour lesquels il a été condamné par jugement correctionnel du tribunal de grande instance de Bordeaux ; qu'en estimant qu'en raison de la nature et du caractère récent de ces faits, M. A ne pouvait être considéré comme digne d'acquérir la nationalité française, le Premier ministre n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article 21-4 du code civil ; que, par suite, M. A n'est pas fondé à demander l'annulation du décret du 26 juillet 2010 lui refusant l'acquisition de la nationalité française ; <br>
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Article 1er  La requête de M. A est rejetée.<br>
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Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Euloge A et au ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**