# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 30 mars 1971, 70-10.252, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006984725
**Date de décision:** 1971-03-30
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006984725

## Contenu de la décision

SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, QU'UNE COLLISION SE PRODUISIT DE NUIT, DANS UNE AGGLOMERATION, ENTRE L'AUTOMOBILE DE DAME Y... X... A... JEAN-RAYMOND NIVELLE, SON PREPOSE ET L'ENSEMBLE ROUTIER CONDUIT PAR SCHAFFAS, AU SERVICE DE ESSER, LESQUELS CIRCULAIENT EN SENS INVERSE ;<br>
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 QUE JEAN-RAYMOND Z..., DAME Y... ET L'UN DES ENFANTS DE CELLE-CI FURENT TUES ;<br>
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 QU'OUTRE LES DEGATS OCCASIONNES AUX VEHICULES, L'IMMEUBLE DE PINSARD, HEURTE PAR L'ENSEMBLE ROUTIER, SUBIT DES DOMMAGES ;<br>
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 QUE PINSARD A DEMANDE REPARATION DE SON PREJUDICE A B... JEAN-RAYMOND NIVELLE ET A Y..., PRIS CHACUN EN SA QUALITE D'HERITIER DE SON CONJOINT, A SCHAFFAS ET A ESSER, AINSI QU'AUX COMPAGNIES D'ASSURANCES LA PARISIENNE DE GARANTIE ET AGRIPPINA ;<br>
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 QUE B... JEAN-RAYMOND NIVELLE, TANT EN SON NOM PERSONNEL QU'EN QUALITE D'ADMINISTRATRICE LEGALE DES BIENS DE SES ENFANTS MINEURS, ET JEAN NIVELLE, PERE DU CONDUCTEUR DE L'AUTOMOBILE, ONT ATTRAIT EN DOMMAGES-INTERETS SCHAFFAS ET ESSER ;<br>
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 QUE CES DERNIERS ONT DEMANDE REPARATION A B... JEAN-RAYMOND NIVELLE, A Y... ET A LA COMPAGNIE LA PARISIENNE DE GARANTIE QUI ASSURAIT DAME Y... ;<br>
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 QUE LA COMPAGNIE AGRIPPINA A DEMANDE LE REMBOURSEMENT DES SOMMES PAR ELLE VERSEES A ESSER, SON ASSURE ;<br>
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 QUE LES CAUSES ONT ETE JOINTES EN RAISON DE LEUR CONNEXITE ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR CONDAMNE VEUVE JEAN-RAYMOND NIVELLE A REPARER EN SON ENTIER LE PREJUDICE DE PINSARD, EN SE BORNANT A DECLARER FONDEE LA DEMANDE D'INDEMNITE DE CELUI-CI ET SANS RECHERCHER SI LES FAUTES REPROCHEES A JEAN RAYMOND Z... N'AVAIENT PAS ETE, POUR SCHAFFAS, PREVISIBLES ET EVITABLES, EN SORTE QUE, DANS L'AFFIRMATIVE, L'ARRET N'AURAIT PU METTRE L'ENTIERE RESPONSABILITE DU DOMMAGE SUBI PAR PINSARD A LA CHARGE DU CONDUCTEUR DE L'AUTOMOBILE ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'AYANT CONSTATE QUE LE DOMMAGE SUBI PAR PINSARD ETAIT LA CONSEQUENCE DIRECTE DES FAUTES COMMISES PAR JEAN-RAYMOND NIVELLE, LA COUR D'APPEL, QUI N'AVAIT PAS A S'EXPLIQUER QUANT A L'APPLICATION DE L'ARTICLE 1384, PARAGRAPHE 1ER DU CODE CIVIL, A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION DE CE CHEF ;<br>
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MAIS SUR LE PREMIER MOYEN : VU L'ARTICLE 1384, PARAGRAPHE PREMIER, DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QUE LE GARDIEN D'UNE CHOSE INANIMEE QUI A ETE LA CAUSE D'UN DOMMAGE EST RESPONSABLE DE CELUI-CI, A MOINS QU'IL NE PROUVE QU'IL A ETE MIS DANS L'IMPOSSIBILITE DE L'EVITER SOUS L'EFFET D'UNE CAUSE ETRANGERE QUI NE PEUT LUI ETRE IMPUTEE, TEL, S'IL N'A PU NORMALEMENT LE PREVOIR, LE FAIT DE LA VICTIME ;<br>
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ATTENDU QUE POUR DEBOUTER LES CONSORTS Z... DE LEUR DEMANDE, L'ARRET ENONCE QUE L'ACCIDENT ETAIT DU AU DEPORT DU VEHICULE DE TOURISME ROULANT TROP VITE, ET SUR SA GAUCHE, DANS UN VIRAGE SIGNALE COMME DANGEREUX PAR DES FEUX CLIGNOTANTS ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, SANS RECHERCHER SI LES FAUTES RETENUES A L'ENCONTRE DE JEAN-RAYMOND Z... PRESENTAIENT, AU REGARD DE SCHAFFAS ET DE ESSER, LE CARACTERE D'UN EVENEMENT IMPREVISIBLE ET INSURMONTABLE, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, MAIS SEULEMENT DANS LA LIMITE DU MOYEN ADMIS, L'ARRET RENDU, LE 29 OCTOBRE 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE DIJON ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE BESANCON ;<br>
<br>,.  ID. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1970-12-17 Bulletin 1970 II N. 351 P. 268 (CASSATION) ET L'ARRET CITE<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1382,Code civil 1384 AL. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** LES JUGES DU FOND QUI CONSTATENT QUE LE DOMMAGE SUBI PAR UN  TIERS EST LA CONSEQUENCE DIRECTE DES FAUTES COMMISES PAR L'UN DES  DEFENDEURS, N'ONT PAS A S'EXPLIQUER QUANT A L'APPLICATION DE L 'ARTICLE 1384 ALINEA 1ER DU CODE CIVIL.,LES JUGES DU FOND NE PEUVENT PAS DEBOUTER UN AUTOMOBILISTE,  ENTRE EN COLLISION AVEC UN AUTRE, DE SA DEMANDE EN REPARATION FONDEE  SUR L'ARTICLE 1384 ALINEA 1 DU CODE CIVIL, SANS RECHERCHER SI LES  FAUTES RETENUES A SON ENCONTRE PRESENTAIENT, AU REGARD DE L'AUTRE  CONDUCTEUR, LE CARACTERE D'UN EVENEMENT IMPREVISIBLE ET INEVITABLE.
**Mots-clés:** 1) RESPONSABILITE CIVILE - CHOSES INANIMEES - ARTICLES 1382 ET 1384  DU CODE CIVIL - RESPONSABILITE DETERMINEE PAR RAPPORT A L'ARTICLE  1382 - EFFET.,2) RESPONSABILITE CIVILE - CHOSES INANIMEES - ARTICLES 1382 ET 1384  DU CODE CIVIL - REJET DE L'ACTION FONDEE SUR LE PREMIER DE CES  TEXTES - EFFET.,* RESPONSABILITE CIVILE - CHOSES INANIMEES - ARTICLES 1382 ET 1384 DU  CODE CIVIL - CONSTATATION D'UNE FAUTE - DEFAUT DE REPONSE SUR L 'ARTICLE 1384 DU CODE CIVIL.,* RESPONSABILITE CIVILE - CHOSES INANIMEES - ARTICLE 1384 DU CODE  CIVIL - RESPONSABILITE DE PLEIN DROIT - EXONERATION - CONSTATATIONS  NECESSAIRES - IMPREVISIBILITE ET INEVITABILITE.