# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 9 octobre 1970, 69-11.787, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006982911
**Date de décision:** 1970-10-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006982911

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS : ATTENDU QUE LA SOCIETE LES POMPES FUNEBRES GENERALES, LOCATAIRE D'UN IMMEUBLE A USAGE COMMERCIAL, FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE, QUI A VALIDE LE CONGE DONNE PAR GUINDINE, PROPRIETAIRE D'AVOIR DECLARE IRRECEVABLE SA DEMANDE RECONVENTIONNELLE EN INDEMNITE D'EVICTION, AU MOTIF QU'ELLE AVAIT ETE INTRODUITE PLUS DE DEUX ANS APRES LE CONGE ET ETAIT PRESCRITE, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE, D'UNE PART, L'ARTICLE 33 DU DECRET DU 30SEPTEMBRE 1953, DANS SA REDACTION DU 5 JANVIER 1957,EXCLUAIT DE LA PRESCRIPTION BIENNALE LES ACTIONS VISEES AUX ARTICLES 18 ET 29 A 32, C'EST-A-DIRE EN PARTICULIER L'ACTION EN PAIEMENT D'UNE INDEMNITE D'EVICTION, ET QUE, D'AUTRE PART, A SUPPOSER L'ACTION PRESCRITE, LE LOCATAIRE GARDAIT LA FACULTE D'OPPOSER PAR VOIE D'EXCEPTION SON DROIT A INDEMNITE D'EVICTION, EN VERTU DE L'ADAGE QUAE TEMPORALIA SUNT AD EXCIPIENDUM, L'EXCEPTION S'ENTENDANT DE TOUTE DEFENSE AU SENS LARGE ET NOTAMMENT D'UNE DEMANDE RECONVENTIONNELLE QUI CONSTITUE UNE DEFENSE A L'ACTION PRINCIPALE ;<br>
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 MAIS ATTENDU, D'ABORD, QUE LA DEMANDE EN PAIEMENT D'UNE INDEMNITE D'EVICTION, DONT LE FONDEMENT EST L'ARTICLE 8 DU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953, EST SOUMISE A LA PRESCRIPTION DE DEUX ANS PREVUE PAR L'ARTICLE 33 DU MEME DECRET, DANS SA REDACTION RESULTANT DE LA LOI DU 5 JANVIER 1957 ;<br>
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 ATTENDU ENSUITE QUE L'ADAGE PRECITE EST SANS APPLICATION A L'EGARD D'UNE DEMANDE EN INDEMNITE D'EVICTION, QUI CONSTITUE UNE VERITABLE ACTION, ET NON UNE EXCEPTION ;<br>
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 QU'AINSI AUCUN DES DEUX MOYENS NE PEUT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 27 FEVRIER 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1968-10-24 Bulletin 1968 III N. 406 p. 309 (REJET) . ID. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1969-05-21 Bulletin 1969 III N. 397 p. 304 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (1),Décret  1953-09-30 ART. 33,Décret  1953-09-30 ART. 8,LOI 1953-01-05
**ECLI:** 
**Résumé:** La demande en payement d'une indemnité d'éviction, dont le fondement est l'article 8 du décret du 30 septembre 1953, est soumise à la prescription de deux ans prévue par l'article 33 du même décret, dans sa rédaction résultant de la loi du 5 janvier 1957.,L'adage "quae temporalia sunt ad agendum, perpetua sunt ad excipiendum" est sans application à l'égard d'une demande en indemnité d'éviction, formulée reconventionnellement sur une demande en validation de congé. Cette demande constitue en effet une véritable action, et non une exception.
**Mots-clés:** 1) BAUX COMMERCIAUX (Décret du 30 septembre 1953) - Procédure - Prescription - Prescription biennale - Domaine d'application - Action en payement d'une indemnité d'éviction.,* BAUX COMMERCIAUX (Décret du 30 septembre 1953) - Renouvellement - Procédure - Prescription - Article 33 du décret - Application - Effet - Prescription biennale.,* BAUX COMMERCIAUX (Décret du 30 septembre 1953) - Indemnité d'éviction - Demande - Demande formée plus de 2 ans après le refus de renouvellement - Prescription biennale - Application.,2) BAUX COMMERCIAUX (Décret du 30 septembre 1953) - Indemnité d'éviction - Demande - Demande reconventionnelle - Nature - Différence avec l'exception.,* PROCEDURE CIVILE - Demande reconventionnelle - Prescription - Bail commercial - Indemnité d'éviction.,* PROCEDURE CIVILE - Demande reconventionnelle - Définition - Distinction avec l'exception.,* PRESCRIPTION CIVILE - Domaine d'application - Exception (non).