# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 28 mars 1968, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006977897
**Date de décision:** 1968-03-28
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006977897

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE (AIX, 28 AVRIL 1964) QUE LES CONSORTS Z... PRETENDANT QUE LA MAISON DENOMMEE VILLA MELODIE, DONT ILS SONT PROPRIETAIRES A BANDOL, AVAIT ETE LOUEE PAR LEUR AUTEUR A USAGE D'HABITATION, REPROCHERENT A LA LOCATAIRE, VEUVE BEGOU, D'UTILISER LA VILLA COMME ANNEXE DE L'HOTEL TERMINUS QU'ELLE EXPLOITAIT A PROXIMITE ET LUI DONNERENT CONGE, LE 24 NOVEMBRE 1959, SUIVANT LA LOI DU 1ER SEPTEMBRE 1948 ;<br>
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 QU'ASSIGNES EN NULLITE DE CE CONGE PAR VEUVE BEGOU, ILS SOUTINRENT SUBSIDIAIREMENT QUE LA VILLA CONSTITUAIT UN ACCESSOIRE NON NECESSAIRE A L'EXPLOITATION DU FONDS DE COMMERCE DE LADITE DAME ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A CET ARRET QUI A DECLARE LE CONGE NUL POUR N'AVOIR PAS ETE DONNE CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 6 DU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953, D'AVOIR DECIDE QUE LA VILLA CONSTITUAIT NON UN LOCAL ACCESSOIRE AU FONDS DE COMMERCE DE L'HOTEL TERMINUS, MAIS L'EXTENSION DU LOCAL COMMERCIAL PRINCIPAL OU CET HOTEL EST EXPLOITE, ALORS QUE LES JUGES DOIVENT STATUER DANS LES LIMITES DES CONCLUSIONS DES PARTIES ET NE PEUVENT MODIFIER ARBITRAIREMENT LES TERMES DU DEBAT ET QUE LES PARTIES S'ACCORDAIENT A RECONNAITRE A LA VILLA LE CARACTERE DE LOCAL ACCESSOIRE, LE SEUL POINT EN LITIGE ETANT CELUI DE SAVOIR SI CE LOCAL ETAIT OU NON NECESSAIRE A L'EXPLOITATION DU FONDS DE COMMERCE PRINCIPAL ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE, SI, D'UNE PART, VEUVE BEGOU AVAIT, DEVANT LES PREMIERS JUGES, NON SEULEMENT SOUTENU QUE LA VILLA AVAIT ETE LOUEE A USAGE COMMERCIAL MAIS ENCORE QUE SON UTILISATION ETAIT NECESSAIRE A L'EXPLOITATION DU FONDS DE COMMERCE DE L'HOTEL, ET SI, D'AUTRE PART, LES CONSORTS Z... AVAIENT, EN CAUSE D'APPEL, SUBSIDIAIREMENT CONTESTE CE CARACTERE NECESSAIRE, LA COUR D'APPEL, QUI A PUISE LES MOTIFS DE SA DECISION DANS LES DIVERS ELEMENTS DU DEBAT, ET NOTAMMENT DANS LE RAPPORT DE L'EXPERT Y... PAR ARRET AVANT-DIRE-DROIT, N'EST SORTIE DES LIMITES DU DEBAT, DONT ELLE ETAIT SAISIE, NI EN RELEVANT QUE, LORS DE LA CONCLUSION DU CONTRAT, LA VILLA AVAIT ETE DESTINEE A RECEVOIR LA CLIENTELE DE BEGOU EN QUALITE D'ANNEXE DE L'HOTEL ET QUE TELLE AVAIT BIEN ETE L'UTILISATION QU'EN AVAIT FAITE VEUVE BEGOU, NI EN APPRECIANT QUE L'IMMEUBLE LITIGIEUX DEVAIT ETRE CONSIDERE COMME FAISANT PARTIE DU LOCAL PRINCIPAL DE L'HOTEL, LA COUR NE FAISANT ALORS, COMME ELLE EN AVAIT LE POUVOIR, QUE DE RESTITUER AUX LIEUX LOUES LA QUALIFICATION QU'ILS DOIVENT RECEVOIR POUR L'APPLICATION DU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;<br>
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 QU'IL S'ENSUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 28 AVRIL 1964 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE N° 64-14 046 EPOUX Z... ET X... C/ VEUVE BEGOU PRESIDENT : M DE MONTERA - RAPPORTEUR : M DEGOUY - AVOCAT GENERAL : M LAGUERRE - AVOCATS : MM CALON ET COLAS DE LA NOUE.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** EN PRESENCE DE CONCLUSIONS D'UN LOCATAIRE SOUTENANT QU'UNE VILLA AVAIT ETE LOUEE A UN USAGE COMMERCIAL ET QUE SON UTILISATION ETAIT NECESSAIRE A L'EXPLOITATION D'UN FONDS DE COMMERCE D'HOTEL ET DE CONCLUSIONS DU PROPRIETAIRE PRETENDANT QUE LA LOCATION AVAIT ETE CONSENTIE A USAGE D'HABITATION ET CONTESTANT SUBSIDIAIREMENT LE CARACTERE NECESSAIRE DE L'UTILISATION INVOQUEE, LES JUGES DU FOND, SANS SORTIR DES LIMITES DU DEBAT, SE BORNENT A RESTITUER AUX LIEUX LOUES LA QUALIFICATION QU'ILS DOIVENT RECEVOIR POUR L'APPLICATION DU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 EN RELEVANT, D'UNE PART, QUE, LORS DE LA CONCLUSION DU CONTRAT, LA VILLA AVAIT ETE DESTINEE A RECEVOIR LA CLIENTELE DU LOCATAIRE EN TANT QU'ANNEXE DE L'HOTEL ET AVAIT ETE AINSI UTILISEE, ET EN APPRECIANT, D'AUTRE PART, QUE CET IMMEUBLE FAISAIT PARTIE DU LOCAL PRINCIPAL DUDIT FONDS DE COMMERCE.
**Mots-clés:** BAIL COMMERCIAL (DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953)    DOMAINE D'APPLICATION    BAIL D'UN LOCAL DANS LEQUEL UN FONDS DE COMMERCE EST EXPLOITE    ANNEXE D'UN HOTEL