# Cour Administrative d'Appel de Versailles, 2ème Chambre, 28/01/2010, 08VE03257, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021879721
**Date de décision:** 2010-01-28
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Versailles
**Formation:** 2ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021879721

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 14 octobre 2008 au greffe de la Cour administrative d'appel de Versailles, présentée pour M. Nénad A, demeurant ..., par Me Toinette ; M. A demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0805278 du 19 septembre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 11 avril 2008 du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant sa demande de titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays à destination duquel il sera reconduit ;<br>
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       2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour temporaire l'autorisant à travailler dans un délai d'un mois ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Il soutient que :<br>
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       - l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;<br>
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       - le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation puisqu'il est marié à une compatriote titulaire d'une carte de résident avec qui il a eu deux enfants et qu'il dispose d'une promesse d'embauche dans un secteur  sous tension  ;<br>
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       - le préfet a également méconnu les dispositions des articles L. 313-11 7° et L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu l'arrêté du 18 janvier 2008 relatif à la délivrance, sans opposition de la situation de l'emploi, des autorisations de travail aux étrangers non ressortissants d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'espace économique européen ou de la Confédération suisse ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 14 janvier 2010 :<br>
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       - le rapport de M. Lenoir, président assesseur,<br>
       - et les conclusions de Mme Kermorgant, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. A, ressortissant serbe, est entré en France le 2 septembre 2007 et a sollicité la délivrance d'une carte de séjour en se prévalant de sa situation familiale ; que cette demande a été rejetée par arrêté du préfet de la Seine-Saint Denis en date du 11 avril 2008 ; que le requérant relève appel du jugement en date du 19 septembre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d'une demande d'annulation de cet arrêté, a rejeté celle-ci ;<br>
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       Considérant, en premier lieu, que, contrairement à ce que soutient M. A, l'arrêté attaqué, qui énonce les considérations de droit et de fait sur lesquels il se fonde, est suffisamment motivé ;<br>
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       Considérant, en deuxième lieu, que M. A n'apporte devant la Cour aucun élément nouveau à l'appui de son argumentation relative à la méconnaissance des dispositions de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à laquelle le tribunal administratif a suffisamment répondu ; qu'il y a lieu, dès lors, par adoption des motifs retenus par les premiers juges, de rejeter ce moyen ;<br>
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       Considérant, en troisième lieu, qu'aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (...)  ; qu'aux termes des dispositions de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : (...) 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République  ; que, si M. A s'est remarié, le 13 octobre 2007, avec son ex-épouse, titulaire d'une carte de résident, et est le père de deux enfants nés en France, il ne démontre pas, compte tenu de la faible durée de sa présence sur le territoire national et de la possibilité dont il dispose de bénéficier des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au regroupement familial, que le préfet aurait méconnu les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Considérant, enfin, que, pour les mêmes motifs que ceux-ci-dessus évoqués, l'arrêté attaqué n'est pas davantage entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande ; qu'il y a lieu, dès lors, de rejeter ses conclusions à fin d'annulation dudit jugement ainsi que, par voie de conséquence, tant ses conclusions à fin d'injonction, dès lors que le présent arrêt n'appelle aucune mesure d'exécution, que celles tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dès lors que l'Etat n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante ;<br>
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DECIDE<br>
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       Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
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N° 08VE03257<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**