# Conseil d'Etat, 7 SS, du 13 octobre 2000, 211063, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008053865
**Date de décision:** 2000-10-13
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008053865

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 30 juillet 1999 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Itto Y... demeurant chez M. Miloud X... O.N.P.T., avenue Mohamed V à Khemisset (Maroc) ; Mme Y... demande que le Conseil d'Etat annule pour excès de pouvoir la décision du 2 juillet 1999 par laquelle le consul général de France à Rabat (Maroc) a refusé de lui délivrer un visa d'entrée sur le territoire français ; <br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ; <br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Lenica, Auditeur,<br>    - les conclusions de Mme Bergeal, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par le ministre des affaires étrangères :<br>    Considérant que Mme Y..., ressortissante marocaine, demande l'annulation de la décision du 2 juillet 1999 par laquelle le consul général de France à Rabat(Maroc) lui a refusé la délivrance d'un visa d'entrée sur le territoire français ; <br>    Considérant que le mari de Mme Y..., qui jusqu'alors exerçait une activité professionnelle en France, est décédé le 7 septembre 1998 ; qu'au soutien de sa requête, Mme Y... se borne à faire valoir, sans assortir sa demande d'aucune précision, qu'elle souhaite se rendre en France pour régulariser sa situation auprès de l'organisme d'assurance-vieillesse auquel était rattaché son époux ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il lui soit impossible de régulariser sa situation à partir du Maroc ; que dans ces conditions, le consul général de France à Rabat n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation ; <br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme Y... n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision attaquée ;<br>Article 1er : La requête de Mme Y... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Itto Y... et au ministre des affaires étrangères.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01 ETRANGERS - SEJOUR DES ETRANGERS.