# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 16 décembre 1970, 69-13.039, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983990
**Date de décision:** 1970-12-16
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983990

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, QUE X... ETANT DECEDE A LA SUITE D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION, SA VEUVE AGISSANT PERSONNELLEMENT ET COMME TUTRICE DE SES ENFANTS MINEURS, AVAIT RECLAME A LARATTE, POURSUIVI PENALEMENT, LA REPARATION DES PREJUDICES, ET QUE, PAR UNE DECISION DEFINITIVE DE LA JURIDICTION REPRESSIVE, LARATTE AVAIT ETE JUGE RESPONSABLE ET, NONOBSTANT LA FAUTE DECLAREE CONSTANTE DE LA VICTIME, AVAIT ETE CONDAMNE A REPARER L'INTEGRALITE DU DOMMAGE;<br>
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 QUE LES ASSURANCES GENERALES DE FRANCE, ASSURANT LARATTE, ET AYANT PAYE LA TOTALITE DES INDEMNITES FIXEES, ONT ASSIGNE LES CONSORTS X..., PRIS EN LEUR QUALITE D'HERITIERS DE FEU X..., POUR OBTENIR LE REMBOURSEMENT DE LA MOITIE DESDITES INDEMNITES;<br>
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ATTENDU QUE LA COMPAGNIE D'ASSURANCES FAIT GRIEF A L'ARRET DE L'AVOIR DEBOUTEE DE SA DEMANDE, ALORS QUE LA DECISION QUI AVAIT CONDAMNE SON ASSURE A LA REPARATION TOTALE DU DOMMAGE, BIEN QU'IL N'EN FUT RESPONSABLE QUE POUR MOITIE, IMPLIQUERAIT L'EXISTENCE D'UNE OBLIGATION IN SOLIDUM ENTRE LES DEUX RESPONSABLES DE L'ACCIDENT, LES HERITIERS DU DEFUNT AYANT ETE PARTIES DANS LA CAUSE, ET ETANT AU SURPLUS TENUS DE REPARER LE DOMMAGE DANS LA MESURE OU CETTE OBLIGATION CONSTITUERAIT UNE DETTE DE LA VICTIME, DONT LE PASSIF SERAIT A LEUR CHARGE, D'OU IL S'ENSUIVRAIT QUE LE CO-AUTEUR DE L'ACCIDENT ET SON ASSUREUR, SUBROGE DANS SES DROITS, SERAIENT FONDES A RECLAMER AUX HERITIERS DE LA VICTIME LEUR PART ET PORTION DANS LA REPARATION DU PREJUDICE, DONT LA RESPONSABILITE AVAIT ETE PARTAGEE, ET DONT ILS N'AVAIENT PAYE LA TOTALITE QUE SOUS RESERVE D'UNE ACTION DECOULANT DE L'OBLIGATION IN SOLIDUM;<br>
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MAIS ATTENDU QUE TANT PAR MOTIFS PROPRES QU'ADOPTES, L'ARRET ENONCE QU'IL N'EXISTE AUCUNE RESPONSABILITE DE LA VICTIME DECEDEE ENVERS SES PROCHES QU'ELLE N'EST EVIDEMMENT PAS TENUE D'INDEMNISER DU PREJUDICE RESULTANT DE SON PROPRE DECES;<br>
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 QU'EN CONSEQUENCE, SI L'AUTEUR DE L'ACCIDENT A ETE CONDAMNE A REPARER L'INTEGRALITE DU PREJUDICE, IL NE DISPOSE D'AUCUNE ACTION RECURSOIRE OU SUBROGATOIRE CONTRE LA SUCCESSION;<br>
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 QU'EN L'ETAT DE CES MOTIFS, LA COUR D'APPEL A, SANS ENCOURIR LES REPROCHES DU POURVOI, LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 23 AVRIL 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1970-06-12 Bulletin 1970 II N. 207 (3) P. 158 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** IL N'EXISTE AUCUNE RESPONSABILITE DE LA VICTIME DECEDEE  ENVERS SES PROCHES QU'ELLE N'EST PAS TENUE D'INDEMNISER DU PREJUDICE  RESULTANT DE SON PROPRE DECES.               EN CONSEQUENCE, SI L'AUTEUR D'UN ACCIDENT A ETE  CONDAMNE A REPARER L'INTEGRALITE DU PREJUDICE SUBI PAR LES  AYANTS CAUSE DE LA VICTIME, BIEN QUE LA FAUTE DE CELLE-CI AIT ETE  DECLAREE CONSTANTE, IL NE DISPOSE D'AUCUNE ACTION RECURSOIRE OU  SUBROGATOIRE CONTRE LA SUCCESSION.
**Mots-clés:** SUBROGATION - SUBROGATION LEGALE - CAS - ARTICLE 1251-3. DU CODE  CIVIL - COAUTEURS D'UN DOMMAGE - VICTIME DECLAREE PARTIELLEMENT  RESPONSABLE - CONDAMNATION DU COAUTEUR A LA REPARATION TOTALE DU  PREJUDICE SUBI PAR LES AYANTS CAUSE DE LA VICTIME - PAYEMENT DES  INDEMNITES - RECOURS CONTRE LES HERITIERS DE LA VICTIME -  IMPOSSIBILITE.,* RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - REPARATION - PARTAGE DE  RESPONSABILITE - OPPOSABILITE AUX AYANTS DROIT INVOQUANT UN  PREJUDICE PERSONNEL - REFUS - EFFET.,* RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - REPARATION - PLURALITE D 'AUTEURS - DEMANDE EN REPARATION D'UN TIERS - AYANT DROIT D'UNE  VICTIME COAUTEUR DU DOMMAGE - CONDAMNATION DU COAUTEUR A LA  REPARATION TOTALE DU PREJUDICE SUBI PAR CET AYANT DROIT - RECOURS  SUBROGATOIRE - IMPOSSIBILITE.