# Conseil d'Etat, 6 SS, du 30 janvier 1995, 146429, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007863801
**Date de décision:** 1995-01-30
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 6 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007863801

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 23 mars 1993, présentée par Mme Louisa Z... demeurant chez Mme X... 4 cité les Crenboux BTD 41-45 Augustin A... à Marseille (13000) ; Mme Z... demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 2 juillet 1991 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande dirigée contre la décision du 9 juillet 1990 par laquelle le préfet des Alpes de Haute-Provence a rejeté sa demande de certificat de résidence en qualité de visiteur ;<br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir cette décision ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2novembre 1945 modifiée ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Seban, Maître des Requêtes,<br>    - les conclusions de M. du Marais, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme Z..., pour demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande de certificat de résidence "visiteur", se borne à invoquer devant le juge d'appel le même moyen que celui développé en première instance et tiré de ce que sa fille, domiciliée à Manosque, aurait des ressources suffisantes pour la prendre en charge, alors qu'elle-même, répudiée par son mari, est en Algérie sans ressource ni domicile ; qu'il ressort des pièces du dossier que Mme Zoughba Y..., qui atteste vouloir prendre la requérante à sa charge n'a avec cette dernière aucun lien de parenté ; qu'au surplus si elle a perçu en 1992 des ressources de l'ordre de 100 000 F, elle est veuve et a trois enfants à charge ; que la fille de Mme Z... qui a également déclaré vouloir prendre sa mère à sa charge, n'a pas justifié de ses ressources ; qu'ainsi en rejetant la demande de Mme Z... au motif que la requérante ne disposait pas de ressources personnelles stables et suffisantes, le préfet des Bouches-du-Rhône n'a pas entaché son appréciation d'une erreur manifeste ; que dès lors Mme Z... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande ;<br>Article 1er : La requête de Mme Z... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Louisa Z..., et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01 ETRANGERS - SEJOURS DES ETRANGERS.