# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 6ème chambre (formation à 3), 13/11/2008, 07BX01127, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000019801702
**Date de décision:** 2008-11-13
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 6ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000019801702

## Contenu de la décision

Vu la requête enregistrée au greffe de la cour le 29 mai 2007, présentée pour M. Georges X, demeurant ..., par Me Fiard, avocat ; <br>
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        M. X demande à la cour :<br>
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        1°) d'annuler le jugement du 4 avril 2007 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 26 janvier 2006 par laquelle le ministre de la défense a confirmé la décision du 31 mars 2005 le plaçant en position de retraite et le radiant des cadres à compter du 7 avril 2005 ;<br>
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        2°) d'annuler la décision litigieuse ;<br>
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        3°) d'enjoindre au ministre de la défense de le réintégrer dans son emploi à la date de la décision contestée et de reconstituer sa carrière ; <br>
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        4°) de condamner l'Etat aux frais de l'instance ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu la loi n° 2005-270 du 24 mars 2005 ;<br>
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        Vu le code de justice administrative ;<br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 14 octobre 2008 :<br>
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        - le rapport de M. Davous, premier conseiller ;<br>
        - et les conclusions de M. Gosselin, commissaire du gouvernement ;<br>
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        Considérant que M. X, sous-officier de carrière de l'armée de terre, fait appel du jugement du tribunal administratif de Poitiers du 4 avril 2007 qui a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du ministre de la défense du 26 janvier 2006 confirmant sur son recours, la décision du 31 mars 2005, l'admettant à la retraite et le radiant des cadres à compter du 7 avril 2005 suite à sa demande formulée le 22 mars 2005 ; <br>
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        Sur la légalité de la décision du 26 janvier 2006 :<br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article 73 de la loi n° 2005-270 du 24 mars 2005 : « La démission du militaire de carrière (...) régulièrement acceptée par le ministre de la défense, entraîne la cessation de l'état militaire (...) » ; <br>
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        Considérant que, le 22 mars 2005, M. X a, d'une part, remis un avis d'arrêt de travail pour une période allant jusqu'au 5 avril 2005, d'autre part, effectué une demande de radiation des cadres avec prise d'effet au 7 avril 2005 ; que M. X ne peut valablement soutenir que l'arrêt de travail pour raison médicale obligeait l'autorité militaire à retarder la date de sa radiation des cadres dans l'attente de la fin du congé maladie prolongé, dès lors que l'autorité militaire n'a fait que répondre à la demande faite par l'intéressé le 22 mars 2005 ; que, la circonstance qu'un nouvel arrêt maladie ait été prescrit à partir du 5 avril 2005 est sans incidence sur la légalité de la décision ; que, dès lors, l'autorité militaire n'a commis aucune erreur de droit ;<br>
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        Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que le formulaire complété par M. X, le 22 mars 2005, par lequel il a sollicité sa radiation des cadres pour bénéficier de sa pension de retraite est suffisamment précis et n'a pu l'induire en erreur ; que si l'intéressé se prévaut, pour la première fois en appel, de duplicata des arrêts maladie des 22 mars et 5 avril 2005 portant mention d'une dépression réactionnelle, alors que les originaux de ces documents parvenus à l'autorité militaire ne comportaient pas cette mention, M. X n'établit pas qu'il se trouvait, à la date de sa demande de radiation des cadres, dans un état psychologique fragile qui ne lui aurait pas permis d'apprécier toute la portée de sa demande ; qu'il est constant que la décision de radiation des cadres est intervenue avant que l'intéressé n'exprime sa volonté d'y renoncer ou de la voir retarder ;<br>
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        Sur la demande d'injonction :<br>
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        Considérant que le présent arrêt qui rejette la requête de M. X n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, dès lors, les conclusions tendant à ce que soit ordonnée sa réintégration ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
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        Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande ;<br>
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        Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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        Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme, en tout état de cause non chiffrée, que demande M. X au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
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        DECIDE :<br>
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Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
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No 07BX01127<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**