# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 2ème chambre - formation à 3, 21/10/2008, 06MA03066, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000019801903
**Date de décision:** 2008-10-21
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 2ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000019801903

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 25 octobre 2006, présentée pour M. Abdelkader X, élisant domicile ..., par la SCP Dessalces-Ruffel, avocats ; M. X demande à la Cour :<br>
   	1°) d'annuler le jugement n° 0405114 du Tribunal administratif de Montpellier en date du 29 juin 2006 qui a rejeté ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 juillet 2004 par lequel le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande d'admission au séjour ;<br>
	2°) d'annuler cette décision, d'enjoindre sous astreinte au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour et de condamner l'Etat à lui verser 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
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	Vu le jugement attaqué ; <br>
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      Vu la décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 15 janvier 2007 accordant à M. X le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;<br>
	Vu les autres pièces du dossier ;<br>
	Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ;<br>
	Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;<br>
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	Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
	Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 23 septembre 2008 :<br>
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       - le rapport de M. Renouf, rapporteur,<br>
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- les observations de Me Ruffel, de la SCP Dessalces-Ruffel, pour M. X,<br>
       - et les conclusions de M. Brossier, commissaire du gouvernement ;<br>
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	Considérant qu'aux termes d'une part des stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifiée : «Le certificat de résidence valable dix ans est délivrée de plein droit sous réserve de la régularité du séjour (...) a) Au ressortissant algérien, marié depuis au moins un an avec un ressortissant de nationalité française, dans les mêmes conditions que celles prévues à l'article 6-2°, et au dernier alinéa de ce même article» ; qu'aux termes des stipulations du 2° de l' article 6 de cet accord : «Le certificat de résidence d'un an portant la mention «vie privée et familiale» est délivré de plein droit : (...) 2. Au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ; (...) Le premier renouvellement du certificat de résidence délivré au titre du 2° ci-dessus est subordonné à une communauté de vie effective entre les époux.» ; qu'enfin, aux termes de l'article 6 du même accord : «Le certificat de résidence d'un an portant la mention «vie privée et familiale» est délivré de plein droit : (...) 5. Au ressortissant algérien (...) dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus» ; qu'aux termes d'autre part de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : «1/ Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2/ Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui» ;<br>
	Considérant que M. X, qui a bénéficié d'un titre de séjour en qualité de conjoint d'un ressortissant français, ne conteste pas la rupture de la vie commune des époux avant le premier renouvellement de ce titre ; qu'il se borne à soutenir que l'arrêté du 6 juillet 2004 par lequel le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande d'admission au séjour porte une atteinte excessive, en méconnaissance des stipulations de l'article 6 5° de l'accord <br>
franco-algérien précitées et de celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales également précitées, au respect de sa vie privée et familiale ; que cependant, s'il n'est pas contesté que M. X est entré en France en septembre 2000 et non en 2002 comme jugé à tort dans le jugement attaqué, il ne se prévaut plus d'aucune vie conjugale ni d'aucun lien particulier en France ; qu'ainsi, eu égard à la durée de son séjour à la date de la décision attaquée, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 6 5° de l'accord franco-algérien précitées et de celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté ;<br>
	Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 juillet 2004 par lequel le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande d'admission au séjour ; <br>
	Sur les conclusions à fin d'injonction :  <br>
	Considérant qu'aux termes de l'article L.911-1 du code de justice administrative : «Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution.» ; <br>
	Considérant que le présent arrêt n'implique aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions de M. X tendant à ce que la Cour enjoigne sous astreinte au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
	Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative :<br>
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	Considérant que les dispositions de l'article susvisé font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à M. X la somme qu'il demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ; <br>
DECIDE :<br>
Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Abdelkader X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.  <br>
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N° 06MA03066<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**