# Cour Administrative d'Appel de Versailles, 4ème Chambre, 02/03/2010, 09VE00412, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021995640
**Date de décision:** 2010-03-02
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Versailles
**Formation:** 4ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021995640

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée en télécopie le 12 février 2009 et en original le 13 février 2009, présentée pour M. Abdelkader A, demeurant chez M. Slimane B ..., par Me Gondard ; M. A demande à la Cour : <br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0807562 du 12 janvier 2009 par lequel le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 février 2008 refusant de lui délivrer un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français à destination de son pays d'origine ;<br>
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       2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire de plein droit en qualité de salarié, sous astreinte de 200 euros par jour de retard dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Il soutient, en premier lieu, que l'arrêté attaqué a été pris en violation des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie d'une résidence habituelle en France depuis 1998 ; qu'il a toutes ses attaches dans ce pays où il est bien intégré, ayant travaillé lorsqu'il était en possession d'un titre de séjour ; qu'il est le seul à pouvoir apporter de l'aide à son père, titulaire d'un titre de séjour et handicapé à 80 %, le reste de la famille travaillant ; en second lieu, que, pour les mêmes motifs, l'arrêté méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 9 février 2010 :<br>
       - le rapport de Mme Signerin-Icre, président,<br>
       - et les conclusions de Mme Jarreau, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. A, ressortissant marocain né en 1972, fait appel du jugement du 12 janvier 2009 par lequel le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 février 2008 refusant de lui délivrer un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français à destination de son pays d'origine ;<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infraction pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : (...) 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République  ;<br>
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       Considérant que M. A soutient qu'il vit depuis l'année 1998 en France, qu'il a toutes ses attaches dans ce pays où il a régulièrement travaillé et qu'il est le seul à pouvoir apporter de l'aide à son père, handicapé, qui réside en France sous couvert d'un titre de séjour ; qu'il ressort, toutefois, des pièces du dossier que le requérant, entré en France à l'âge de 26 ans, divorcé de son épouse de nationalité française depuis le 11 décembre 2006, est célibataire et sans charge de famille en France et n'est pas dépourvu d'attaches au Maroc où il est constant que résident sa mère, ses trois frères et sa soeur ; que M. A n'établit pas qu'il serait la seule personne à pouvoir apporter l'assistance que requiert l'état de santé de son père eu égard, notamment, à la présence en France de nombreux autres membres de la famille de l'intéressé ; que, dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que, dans les circonstances de l'espèce, alors même que le requérant a été autorisé à séjourner et travailler en France, l'arrêté attaqué aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris ; qu'ainsi, en refusant à M. A, le bénéfice d'un titre de séjour et en lui faisant obligation de quitter le territoire français, le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a méconnu ni les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande ; que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées ;<br>
DECIDE<br>
       Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
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N° 09VE00412<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**