# Conseil d'Etat, 3 / 5 SSR, du 30 mai 1994, 107740, mentionné aux tables du recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007836540
**Date de décision:** 1994-05-30
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 3 / 5 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007836540

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 7 juin et 8 décembre 1989 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés par M. Gérard X..., demeurant ... ; M. X... demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 3 mai 1989 par lequel le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du 13 janvier 1987 par lequel le maire de Lyon lui a infligé la sanction de l'abaissement d'échelon ;<br>    2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, cet arrêté ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des communes ; <br>    Vu la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ; <br>    Vu le décret n° 85-1141 du 23 octobre 1985 ; <br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Burguburu, Conseiller d'Etat,<br>    - les observations de Me Boulloche, avocat de la ville de Lyon,<br>    - les conclusions de M. Toutée, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que le moyen tiré par M. X... de ce que le conseil de discipline n'aurait pas été saisi par un rapport de l'autorité disposant à son égard du pouvoir disciplinaire manque en fait ; qu'aux termes du deuxième alinéa de l'article L.414-15 du code des communes : "Le rapport précise les faits répréhensibles et les circonstances dans lesquelles ils ont été commis" ; que le rapport présenté en l'espèce au conseil de discipline respectait ces dispositions ;<br>    Considérant qu'aux termes de l'article R.414-15 du code des communes applicable en l'espèce : "Le conseil de discipline communal est présidé par le juge du tribunal d'instance comprenant dans son ressort la commune qui emploie l'agent en cause" ; que la circonstance que le magistrat désigné pour présider le conseil de discipline réuni le 2 décembre 1986 pour examiner le cas de M. X..., ait présidé un précédent conseil de discipline qui avait eu à connaître d'une procédure concernant le même agent, n'est pas à elle seule de nature à faire douter de l'impartialité de ce magistrat et à entacher d'irrégularité la procédure suivie ;<br>    Considérant que si, au début de la réunion du conseil de discipline, le secrétaire général de la mairie de Lyon a développé les raisons pour lesquelles il estimait qu'une sanction devait être infligée à cet agent, il est constant qu'il a ensuite quitté la réunion et n'a participé ni au délibéré, ni au vote du conseil ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la secrétaire du conseil ait pris la parole au délibéré ; que M. X... n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que la procédure suivie devant le conseil de discipline aurait été irrégulière ;<br>
<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que, le 4 novembre 1985, M. X..., ingénieur de la ville de Lyon a diffusé auprès de ses collègues de la direction des services techniques une lettre critiquant en termes injurieux le directeur général des services techniques et les invitant à contester les décisions de leur supérieur ; que ce fait était de nature à justifier légalement qu'une sanction lui soit infligée ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du maire de Lyon en date du 13 janvier 1987 prononçant à son encontre la sanction de l'abaissement d'échelon ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X..., à la ville de Lyon et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Arrêté 1987-01-13,Code des communes L414-15, R414-15
**ECLI:** 
**Résumé:** 36-09-05-01        Est régulière la procédure suivie devant le conseil de discipline alors même qu'au début de la réunion le secrétaire général de la mairie a développé les raisons pour lesquelles il estimait qu'une sanction devait être infligée à cet agent communal, dès lors qu'il a ensuite quitté la réunion et n'a participé ni au délibéré ni au vote du conseil.
**Mots-clés:** 36-09-05-01 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - DISCIPLINE - PROCEDURE - CONSEIL DE DISCIPLINE -Procédure - Rapport liminaire d'un supérieur hiérarchique de l'agent - Régularité de la procédure.