# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 24 mars 2004, 260771, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008172401
**Date de décision:** 2004-03-24
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008172401

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée le 3 octobre 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Fouad X demeurant ... ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d' Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 4 juillet 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 19 juin 2003 par lequel le préfet du Val-de-Marne a décidé sa reconduite à la frontière  ;
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                2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;	
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                Vu le code de justice administrative  ;
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     Après avoir entendu en séance publique  :
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- les conclusions de M. Lamy, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité algérienne, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification,  le 27 janvier 2004, de la décision du préfet du Val-de-Marne lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée  ;
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                Sur la légalité externe de l'arrêté de reconduite à la frontière  :
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                Considérant qu'il ressort des mentions de l'arrêté attaqué que la situation de l'intéressé a été examinée au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ; qu'ainsi, le préfet du Val-de-Marne a bien procédé à l'examen de la situation personnelle de l'intéressé  ;
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                Considérant qu'aucune disposition ne faisant obligation au préfet, saisi d'une demande de certificat de résidence sur le fondement des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié d'instruire cette demande dans les mêmes conditions qu'une demande fondée sur le 11° de l'article 12 bis de l'ordonnance de 1945  ;
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                Sur la légalité interne de l'arrêté de reconduite à la frontière  :
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                Considérant qu'aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié  :  Le certificat de résidence d'un an portant la mention  vie privée et familiale  est délivré de plein droit  : (...) 5° Au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels avec la France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte au regard des motifs du refus (...) 7° Au ressortissant algérien résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays (...)   ; que d'une part, il ressort des pièces du dossier que M. X est célibataire, sans enfant et n'allègue pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine  ; d'autre part qu'il ne ressort pas des pièces du dossier, notamment des certificats médicaux produits, que l'état de santé de M. X nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans le pays de renvoi  ; qu'ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées ne peut qu'être écarté  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article 2 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  :  Les étrangers sont, en ce qui concerne leur séjour en France, soumis aux dispositions de la présente ordonnance, sous réserve des conventions internationales   ; que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature et la durée de validité des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés  ; que dès lors, M. X ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article 12 bis-7° et de l'article 25-8° de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée qui ne s'appliquent aux ressortissants algériens  ;
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                Considérant que le moyen tiré des risques encourus en cas de retour dans son pays d'origine ne peut être utilement invoqué à l'encontre de l'arrêté de reconduite à la frontière qui ne fixe pas le pays de destination de la reconduite  ;
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                Sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi  :
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                Considérant que les conclusions tendant à l'annulation de la décision distincte fixant le pays de destination de la reconduite en date du 19 juin 2003 du préfet du Val-de-Marne sont présentées pour la première fois en appel  ; qu'elles sont, dès lors, et en tout état de cause, irrecevables  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à  soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande  ;
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D E C I D E  :
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      Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Fouad X, au préfet du Val-de-Marne et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**