# Cour Administrative d'Appel de Versailles, 4ème Chambre, 18/12/2007, 06VE00486, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000018077521
**Date de décision:** 2007-12-18
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Versailles
**Formation:** 4ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000018077521

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 3 mars 2006 au greffe de la cour administrative d'appel de Versailles, présentée pour la SOCIETE PEINT ECLAIR, dont le siège est  19 bis rue de Godefroy à Puteaux (92800), par Me Stephane Dumont, avocat ;
       
       La société demande à la cour :
       
       1°) d'annuler le jugement n° 0405633 en date du 30 décembre 2005 par lequel le Tribunal administratif de Versailles n'a fait droit que partiellement à sa demande tendant à la décharge des cotisations supplémentaire à l'impôt sur les sociétés et de contribution d'impôt sur les sociétés et des pénalités y afférentes, auxquelles elle a été assujettie au titre des années 1997, 1998 et 1999, ainsi que de la pénalité visée à l'article 1763 A du code général des impôts ;
       
       2°) de prononcer la décharge desdites impositions ;
       
       3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement de la somme de 2000 euros en application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative ; 
       
       Elle soutient que la procédure d'imposition, non contradictoire, est irrégulière, le vérificateur n'ayant pas fait connaître oralement certains chefs de redressement ;  que les provisions étaient justifiées et que le redressement de ce chef conduit à une double imposition, dans la mesure où ces provisions ont fait l'objet d'une reprise sur l'exercice 2000 ; que le vérificateur a inclus à tort, dans le montant des espèces prélevées en 1999, la somme de 76 700 francs dont il n'établit pas qu'elle constitue le solde du compte caisse ; 
       ...................................................................................................................................................
       
       Vu les autres pièces du dossier ;
       
       Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
       
       Vu le code de justice administrative ;
       
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
       
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 4 décembre 2007 :
       - le rapport de Mme Boret, premier conseiller ;
       - les observations de Me Stephane Dumont ; 
       - et les conclusions de Mme Colrat, commissaire du gouvernement ;
       
       
       Sur la régularité de la procédure d'imposition :
       
       Considérant que la SOCIETE PEINT ECLAIR soutient que la procédure d'imposition est entachée d'irrégularité au motif que le vérificateur l'aurait privée de débat oral et contradictoire ; qu'il y a lieu, sur ce point, par adoption des motifs retenus par les premiers juges d'écarter ce moyen ;
       
       Sur le bien-fondé des impositions en litige : 
       
       Considérant, en premier lieu, que l'administration a réintégré aux résultats de l'entreprise des provisions pour créances douteuses dont la société n'avait pas justifié la déductibilité ;  qu'il y a lieu de confirmer également sur ce point le jugement attaqué, par adoption des motifs retenus par les premiers juges ; 
       
       Considérant que la circonstance, en l'admettant établie, que les mêmes provisions ont été spontanément reprises dans les écritures des exercices postérieurs est sans incidence sur le bien-fondé du redressement au titre des années vérifiées ;
         
       Considérant, en deuxième lieu, que le vérificateur ayant constaté que le solde créditeur  du compte caisse s'élevait le 31 mars 1999 à 76 700 francs, a réintégré cette somme dans les résultats de l'entreprise ; que si la société conteste l'existence de ce solde et soutient que ce montant correspond à des espèces conservées dans son coffre-fort, elle ne l'établit, en tout état de cause, pas ; que, par suite, l'administration était fondée à ajouter ce montant, correspondant à une dissimulation de recettes, aux résultats de l'entreprise ;
       
       Considérant, en troisième lieu, qu'il y a lieu de rejeter par adoption des motifs retenus par les premiers juges, les moyens présentés par la SOCIETE PEINT ECLAIR relatifs au bien-fondé des redressements concernant les prélèvements d'espèces et les frais généraux ; 
       
       Considérant, enfin, que, faute pour la société d'avoir répondu à la demande de désignation des bénéficiaires des distributions adressée par l'administration, cette dernière était fondée à faire application de la pénalité instituée par l'article 1763 A du code général des impôts ; 
       Considérant qu'il résulte de  ce qui précède que la SOCIETE PEINT ECLAIR  n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort, que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Versailles n'a que partiellement fait droit à sa demande en décharge ; que doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 7611 du code de justice administrative ; 
       
       
DECIDE :
       
       
       Article 1er : La requête de la SOCIETE PEINT ECLAIR est rejetée.
       
       
N° 06VE00486		2

		

<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**