# Cour administrative d'appel de Nantes, 1ère Chambre, du 15 février 2006, 03NT00752, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007543491
**Date de décision:** 2006-02-15
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nantes
**Formation:** 1ERE CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007543491

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 22 mai 2003, présentée pour M. Jean-Luc X, demeurant ..., par Me Lacroix, avocat au barreau de Nantes  ; M. Jean-Luc X demande à la Cour  :
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       1°) d'annuler le jugement n° 99-1142 du 25 mars 2003 par lequel le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à la décharge du supplément d'impôt sur le revenu qui lui a été assigné au titre de l'année 1995  ;
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       2°) de prononcer la décharge demandée  ;
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       3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 2 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative  ;
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       Vu les autres pièces du dossier  ;
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       Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales  ;
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       Vu le code de justice administrative  ;
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 18 janvier 2006  :
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       - le rapport de Mme Magnier, rapporteur  ;
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       - les conclusions de M. Lalauze, commissaire du gouvernement  ;
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       Sur l'étendue du litige  :
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       Considérant que, par une décision en date du 5 octobre 2005, postérieure à l'introduction de la requête, le directeur des services fiscaux de Loire-Atlantique a prononcé le dégrèvement en droits et pénalités, à concurrence de la somme de 13 987 euros, de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle M. X a été assujetti au titre de l'année 1995  ; que les conclusions de la requête de M. X sont dans cette mesure devenues sans objet  ; 
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       Sur le surplus des conclusions de la requête  :
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       Considérant qu'aux termes de l'article 42 septies du code général des impôts dans sa rédaction applicable en l'espèce  : Les subventions d'équipement accordées aux entreprises par l'Etat ou les collectivités publiques à raison de la création ou de l'acquisition d'immobilisations déterminées ne sont pas comprises dans les résultats de l'exercice en cours à la date de leur versement. Lorsqu'elles ont été utilisées à la création ou à l'acquisition d'immobilisations amortissables, ces subventions doivent être rapportées aux bénéfices imposables de chacun des exercices suivants à concurrence du montant des amortissements pratiqués à la clôture desdits exercices sur le prix de revient de ces immobilisations  ;
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       Considérant que si M. X ne conteste plus le redressement qui lui a été notifié à raison du caractère excédentaire de la dotation aux amortissements de ses serres qu'il a comptabilisée à la clôture de l'exercice 1995, il demande, en revanche, à titre de compensation, en application de l'article L.205 du livre des procédures fiscales, que soit réduite dans la même proportion la quote-part de la subvention d'équipement qu'il a reçue pour l'acquisition des serres litigieuses, et qui est comprise dans la base imposable  ; que, contrairement à ce que soutient l'administration, M. X doit être regardé comme ayant pratiqué, au sens des dispositions précitées de l'article 42 septies du code général des impôts, à raison même du redressement notifié, un amortissement d'un montant inférieur à celui qu'il a comptabilisé à la clôture de l'exercice 1995  ; que, dans ces conditions, la quote-part de subvention devant être comprise dans la base imposable du même exercice doit être réduite de 2 554 F (389,35 euros)  ;
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que, s'agissant des impositions restant en litige, M. X est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande  ;
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative  :
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       Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de ces dispositions, de condamner l'Etat à payer à M. X une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens  ;
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DÉCIDE  :
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Article 1er  : A concurrence de la somme de 13 987 euros (treize mille neuf cent quatre-vingt-sept euros) en ce qui concerne le complément d'impôt sur le revenu auquel M. XX a été assujetti au titre de l'année 1995, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la demande de M. X.
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     Article 2     : La base de l'impôt sur le revenu assigné à M. X au titre de l'année 1995 est réduite de la somme de 389,35 euros (trois cent quatre-vingt-neuf euros).
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     Article 3     : M. X est déchargé des droits et pénalités d'impôt sur le revenu correspondant à la réduction en base prévue à l'article 2.
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     Article 4     : Le jugement du Tribunal administratif de Nantes du 25 mars 2003 est réformé en ce qu'il a de contraire au présent arrêt.
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     Article 5     : L'Etat versera à M. X une somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros) au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative. 
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     Article 6     : Le présent arrêt sera notifié à M. Jean-Luc X et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
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N° 03NT00752	
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## Métadonnées

**Solution:** Satisfaction totale
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**