# Cour administrative d'appel de Marseille, 3ème chambre - formation à 3, du 6 novembre 2003, 99MA01643, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007581166
**Date de décision:** 2003-11-06
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 3EME CHAMBRE - FORMATION A 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007581166

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel le 19 août 1999 sous le n° 99MA01643, présentée pour M. X... X, demeurant ...,  par Mes PAULHAN et associés, avocats  ;
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     M. X... X demande à la Cour  :
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     1'/ d'annuler le jugement n° 936289 du Tribunal administratif de Marseille en date du 11 mai 1999 en tant qu'il a rejeté sa demande en décharge des cotisations complémentaires d'impôt sur le revenu maintenues à sa charge pour les années 1988, 1989 et 1990 dans les rôles de la commune de Moustiers Sainte Marie, ainsi que des pénalités y afférentes ;
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     2°/ d'ordonner le sursis à exécution  des articles de rôle relatifs aux impositions en litige  ;
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     ''/ de prononcer la décharge des impositions litigieuses  ;
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     4°/ de condamner l'Etat à lui rembourser les frais exposés  ;
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     Classement CNIJ  : 54-08-01-01-03
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54-06-02-01
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C
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Il soutient que le jugement attaqué a été pris à la suite d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il n'a reçu l'avis d'audience qu'après la tenue de l'audience  ; que l'engagement de caution qu'il avait pris en faveur de la société MFM était bien dans l'intérêt de la conservation de son revenu, qu'il n'était pas disproportionné avec les rémunérations perçues par lui-même et sa femme, et que le fait que le couple ait été actionnaire majoritaire de la société ne faisait pas obstacle à la déductibilité des sommes versées en exécution de cet engagement de caution, dont il justifie d'ailleurs le décompte  ; que les intérêts d'emprunt qu'il a déduit se rapportaient à un prêt contracté en 1987 qui se substituait à un prêt destiné à l'acquisition de sa résidence principale, contracté en 1979, et doit bénéficier des dispositions de l'article 199 sexies du code général des impôts  ; qu'en outre ce prêt a bien été utilisé en vue de l'acquisition de revenus fonciers et constitue une charge déductible desdits revenus  ; que le recouvrement de ces impositions aurait pour lui des conséquences irréversibles  ;
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Vu le jugement attaqué  ;
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     Vu la lettre du 19 octobre 1999 par laquelle le président de la troisième chambre a avisé les parties que la décision à intervenir était susceptible d'être fondée sur un moyen d'ordre public tiré de la tardiveté de la requête  ;
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     Vu le mémoire enregistré le 27 octobre 1999 par lequel M. X... X fait valoir qu'aucune tardiveté ne saurait être opposée à sa requête enregistrée le 19 août, dès lors qu'il l'a mise à la poste le vendredi 13 août et que le jugement avait été notifié le 16 juin  ;
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     Vu le mémoire enregistré le 5 novembre 1999 par lequel le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie conclut au rejet de la requête comme tardive  ;
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     Vu le mémoire enregistré le 1er décembre 1999 par lequel M. X... X confirme ses précédentes écritures  ;
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     Vu le mémoire enregistré le 4 janvier 2000 par lequel le Trésorier-Payeur Général des Alpes de Haute-Provence conclut au rejet de la demande de sursis à exécution, en faisant valoir que le recouvrement des impositions litigieuses n'est pas susceptible d'entraîner pour le requérant des conséquences difficilement réparables  ;
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     Vu le mémoire enregistré le 14 janvier 2000 par lequel le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie confirme ses précédentes écritures  ;
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     Vu le mémoire enregistré le 3 mai 2000 par lequel M. X... X confirme ses précédentes écritures  ;
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     Vu le mémoire enregistré le 24 juillet 2000 par lequel le Trésorier-Payeur Général des Alpes de Haute-Provence confirme ses précédentes écritures  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales   ;
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     Vu le code de justice administrative  ;
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Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 16 octobre 2003  :
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     - le rapport de M. GUERRIVE, président assesseur  ;
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     - et les conclusions de M.TROTTIER, premier conseiller  ;
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Sur la recevabilité de la requête  :
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     	Considérant qu qu'il résulte de l'instruction que le jugement du Tribunal administratif de Marseille en date du 11 mai 1999 a été notifié au conseil de M. X... X le 16 juin 1999  ; que si sa requête d'appel n'a été enregistrée au greffe de la Cour que le 19 août 1999, elle avait été postée par lettre recommandée au bureau de poste de Paris-Trocadéro le 13 août 1999, en temps utile pour être enregistrée avant l'expiration du délai d'appel de deux mois imparti par l'article R.229 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, alors en vigueur  ; que ladite requête n'est, dès lors, pas tardive  ;
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Sur la régularité du jugement attaqué  :
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     	Considérant qu'il résulte du dossier de première instance que le conseil de M. X... X n'a été informé de la date de l'audience qui s'est tenue au Tribunal administratif de Marseille le 8 avril 1999 que par un avis d'audience reçu le 26 avril 1999, ainsi qu'en fait foi l'avis de réception du pli contenant cet avis  ; qu'il en résulte que le jugement attaqué est irrégulier, et que M. X... X est fondé à en demander l'annulation  ;
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     	Considérant qu' il y a lieu de renvoyer M. X... X devant le Tribunal administratif de Marseille pour qu'il soit statué sur sa demande  ;
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Sur l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative  :
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     	Considérant que la demande par laquelle M. X... X demande le remboursement par l'administration des frais qu'il a exposés n'est pas chiffrée  ; qu'elle est, par suite, irrecevable  ;
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D E C I D E  :
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Article 1er  : Le jugement n° 936289 du Tribunal administratif de Marseille en date du 11 mai 1999 est annulé.
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     	Article 2  : M. X... X est renvoyé devant le Tribunal administratif de Marseille pour qu'il soit statué sur sa requête.
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     	Article 3  : Les conclusions de la requête de M. X... X tendant à la condamnation de l'administration à lui rembourser les frais exposés sont rejetées.
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     Article 4  : Le présent arrêt sera notifié à M. X... X et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
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     	Copie sera adressée à la direction de contrôle fiscal sud-est, et la SCP Paulhan et associés.
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     Délibéré à l'issue de l'audience du 16 octobre 2003, où siégeaient  :
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     M. DARRIEUTORT, président de chambre,
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M. GUERRIVE, président assesseur,
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M CHAVANT, premier conseiller,
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assistés de Melle MARTINOD, greffière  ;
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     Prononcé à Marseille, en audience publique le 6 novembre 2003.
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     Le président,								Le rapporteur,
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     Signé									Signé
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     Jean-Pierre DARRIEUTORT						Jean-Louis GUERRIVE
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La greffière,
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     Signé
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     Isabelle MARTINOD
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     La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne et à tous les huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Pour expédition conforme,
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Le greffier,
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     N° 99MA01643										4
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## Métadonnées

**Solution:** TA Marseille
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**