# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 2, du 14 février 1963, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006962533
**Date de décision:** 1963-02-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006962533

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DU JUGEMENT ATTAQUE, RENDU EN DERNIER RESSORT, QUE JURQUET AYANT ETE PREVENU DU DELIT DE BLESSURES PAR IMPRUDENCE, A LA SUITE D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION DONT PAPOTI, ASSURE SOCIAL, AVAIT ETE VICTIME, CELUI-CI SE CONSTITUA PARTIE CIVILE ET LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE DES ALPES-MARITIMES INTERVINT AU LITIGE POUR OBTENIR REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS QU'ELLE AVAIT VERSEES A SON ASSURE ;<br>
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 QUE LA CHAMBRE DES APPELS CORRECTIONNELS, DECLARA JURQUET, CONVAINCU DUDIT DELIT PARTIELLEMENT RESPONSABLE DU DOMMAGE, ALLOUA A PAPOTI, COMPTE TENU DU PARTAGE DE RESPONSABILITE, 1.030.000 FRANCS DE DOMMAGES-INTERETS ET ACCORDA A LA CAISSE PRIMAIRE, LE REMBOURSEMENT, SUR CETTE INDEMNITE, DE LA SOMME DE 111.190 FRANCS QU'ELLE RECLAMAIT ;<br>
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 QUE LADITE CAISSE A ASSIGNE ENSUITE JURQUET DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE, POUR OBTENIR LE REMBOURSEMENT D'UNE SOMME SUPPLEMENTAIRE DE 82.607 FRANCS, MONTANT DE NOUVELLES PRESTATIONS, QU'ELLES AVAIT VERSSER A PAPOTI, EN RAISON DU MEME ACCIDENT ;<br>
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 ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE AU TRIBUNAL D'AVOIR ACCUEILLI CETTE DEMANDE, ALORS QUE LA CAISSE N'AURAIT EU LE DROIT D'AGIR CONTRE LE TIERS RESPONSABLE QUE DANS LA MESURE OU LA VICTIME AURAIT PU, ELLE-MEME, LE FAIRE ET QUE SON ACTION, DE PLUS, A DEFAUT DE TOUTE AGGRAVATION CONSTATEE DE L'ETAT DE LA VICTIME, AVAIT POUR LIMITE LE MONTANT DE L'INDEMNITE ALLOUEE A CELLE-CI PAR LA PRECEDENTE DECISION, PASSEE EN FORCE DE CHOSE JUGEE ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LE JUGEMENT RELEVE QUE, DEPUIS LE PRONONCE DE L'ARRET DE LA CHAMBRE DES APPELS CORRECTIONNELS, DE NOUVELLES PRESTATIONS AVAIENT DU ETRE VERSEES A PAPOTI PAR LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE DES ALPES-MARITIMES, QU'ELLES S'ELEVAIENT A LA SOMME DE 82.607 FRANCS ET N'ETAIENT QUE LA CONSEQUENCE DU MEME ACCIDENT ;<br>
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 ATTENDU QU'IL RESSORT DE CES ENONCIATIONS QUE LA DEMANDE AVAIT POUR OBJET LE REMBOURSEMENT DE DEPENSES QUI, BIEN QU'OCCASIONNEES PAR L'ACCIDENT, N'AVAIENT PAS ETE COMPRISES DANS LA RECLAMATION DONT AVAIENT EU A CONNAITRE LES JUGES REPRESSIFS ET QUE CEUX-CI N'AVAIENT PU, PAR SUITE, LES INCLURE DANS L'INDEMNITE PAR EUX ACCORDEE ;<br>
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 QUE LADITE DEMANDE AVAIT, EN CONSEQUENCE, UN OBJET DIFFERENT DE CELUI DE LA DEMANDE INITIALE, SOUMISE A CETTE JURIDICTION ET TENDAIT AU REMBOURSEMENT D'UNE SOMME VERSEE PAR LA CAISSE PRIMAIRE A LA VICTIME POUR ASSURER LA REPARATION D'UN PREJUDICE SUPPLEMENTAIRE, DONT ELLE N'AVAIT PAS ETE ENCORE COUVERTE, QUE LA DEMANDERESSE A L'ACTION, SUBROGEE AUX DROITS DE CETTE VICTIME, SON ASSURE, ETAIT DONC FONDEE A POURSUIVRE ELLE-MEME LE PAYEMENT DE LADITE SOMME ;<br>
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 D'OU IL SUIT QU'EN STATUANT AINSI QU'IL L'A FAIT, LE TRIBUNAL N'A VIOLE AUCUN DES PRINCIPES VISES AU MOYEN ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LA DECISION RENDUE LE 1ER SEPTEMBRE 1960 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE CANNES. NO 61-11.990.JURQUET C/ LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE DES ALPES-MARITIMES. PRESIDENT : M. CAMBOULIVES. - RAPPORTEUR : M. MARTIN. - AVOCAT GENERAL : M. ALBUCHER. - AVOCATS : MM. TALAMON ET ROUVIERE. A RAPPROCHER : 22 JUIN 1962, BULL. 1962, II, NO 550, P. 396 ET LES ARRETS CITES.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** UNE CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE QUI A OBTENU DU JUGE REPRESSIF LE REMBOURSEMENT PAR L'AUTEUR, PARTIELLEMENT RESPONSABLE, D'UN ACCIDENT SURVENU A UN DE SES ASSURES, DES PRESTATIONS VERSEES A CE DERNIER PEUT DEMANDER AU JUGE CIVIL LE REMBOURSEMENT DE NOUVELLES PRESTATIONS SERVIES DEPUIS LA DECISION PENALE, S'AGISSANT DE DEPENSES QUI, BIEN QU'OCCASIONNEES PAR L'ACCIDENT, N'ONT PAS ETE COMPRISES DANS LA RECLAMATION DONT LE JUGE REPRESSIF A EU A CONNAITRE ET QUI ONT ETE EXPOSEES POUR ASSURER LA REPARATION D'UN PREJUDICE SUPPLEMENTAIRE DONT LA VICTIME, AUX DROITS DE LAQUELLE LA CAISSE SE TROUVE SUBROGEE, N'A PAS ENCORE ETE COUVERTE.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE-ASSURANCES SOCIALES - TIERS RESPONSABLE - RECOURS DES CAISSES - RECOURS COMPLEMENTAIRE - PRESTATIONS ULTERIEURES - REMBOURSEMENT