# Conseil d'Etat, 5 SS, du 23 novembre 1988, 67329, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007753962
**Date de décision:** 1988-11-23
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 5 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007753962

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête, enregistrée le 29 mars 1985 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme X..., demeurant ..., et tendant à ce que le Conseil d'Etat :<br>    1°) annule le jugement du 29 janvier 1985 par lequel le tribunal administratif de Chalons-sur-Marne a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du ministre de la défense du 26 mars 1982 lui refusant la révision de la pension militaire proportionnelle de son mari décédé,<br>    2°) annule cette décision,<br>    3°) la renvoie devant le ministre de la défense pour qu'il soit procédé à la révision de la pension à laquelle elle a droit ;<br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des pensions civiles et militaires de retraite ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs ;<br>    Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;<br>    Vu la loi du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Medvedowsky, Auditeur,<br>    - les conclusions de M. Stirn, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant qu'aux termes de l'article 1er de l'arrêté interministériel du 24 juin 1980 : "les militaires admis à la retraite avant le 31 décembre 1962 sont considérés, pour la détermination de l'échelle de solde applicable, comme titulaires d'un brevet supérieur correspondant à une formation technique particulière lorsqu'ils se trouvent dans l'une des situations suivantes : ... 1°) les officiers provenant des sous-officiers qui, avant leur nomination au grade d'officier n'étaient pas titulaires d'un tel titre" ;<br>    Considérant qu'il est constant que M. Henri X..., ancien adjudant-chef de carrière, s'il a exercé effectivement à plusieurs reprises des fonctions d'officier n'a jamais été nommé dans un grade d'officier et ne pouvait dès lors bénéficier des dispositions précitées de l'arrêté interministériel du 24 juin 1980 ; que sa veuve ne peut utilement invoquer la lettre en date du 4 mai 1981 par laquelle le ministre délégué chargé du budget aurait étendu le bénéfice des dispositions ci-dessus rappelées de l'arrêté interministériel du 24 juin 1980 aux sous-officiers ayant assumé en activité les responsabilités d'officier à la suite de leur nomination à titre temporaire dans un grade d'officier ; que par suite Mme veuve X... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Châlons-sur-Marne a rejeté la demande de son mari tendant à l'annulation de la décision du ministre de la défense lui refusant la révision de la pension militaire proportionnelle ;<br>Article 1er : La requête de Mme veuve X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme veuve X..., au ministre de la défense et au ministre délégué auprès du ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé du budget.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Arrêté interministériel 1980-06-24 art. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 48-02-03-11 PENSIONS - PENSIONS CIVILES ET MILITAIRES DE RETRAITE - PENSIONS MILITAIRES - REVISION DES PENSIONS CONCEDEES -Militaires considérés comme titulaires d'un brevet suoérieur - Conditions (article 1 1° de l'arrêté du 24 juin 1980) - Nomination dans un grade d'officier