# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 25 janvier 1965, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006967386
**Date de décision:** 1965-01-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006967386

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL, APPELEE A DETERMINER L'ETENDUE DES FACADES DES DEUX MAGASINS CONTIGUS APPARTENANT RESPECTIVEMENT AUX PARTIES, D'AVOIR, DANS L'ARRET ATTAQUE, CONFIRMATIF DE CE CHEF, DECIDE QUE LES DEVANTURES SE JOIGNAIENT DANS L'AXE MEDIAN DU PILIER EN BETON QUI CONSTITUE UNE PARTIE COMMUNE DE L'IMMEUBLE ET SUR LEQUEL EST SCELLE UN REVETEMENT EN MARBRE ET NON, AINSI QUE LE PRETENDAIT DAME Z..., SUIVANT LE PROLONGEMENT DE LA CLOISON MITOYENNE SEPARANT, A L'INTERIEUR, LES MAGASINS, LAQUELLE NE COINCIDE PAS AVEC L'AXE DU PILIER ; <br>
<br>QUE, SELON LE MOYEN, EN RETENANT QU'UNE LIGNE DIVISOIRE N'EST PAS NECESSAIREMENT RECTILIGNE ET QUE LA PRETENTION DE DAME Z... AURAIT POUR EFFET, SINON DE SUPPRIMER, DU MOINS DE GENER CONSIDERABLEMENT L'ACCES DU MAGASIN D'A..., LES JUGES DU SECOND DEGRE, S'INSPIRANT DIRECTEMENT DU RAPPORT D'EXPERTISE, SE SERAIENT APPUYES SUR UN POSTULAT THEORIQUE, MATERIALISE DANS UN " CROQUIS NO 2 ", DESTINE A MONTRER QUE DANS UNE HYPOTHESE EXTREME, LE RESPECT DE LA LIGNE DROITE CONDUIRAIT A UNE CONSEQUENCE AUSSI ABSURDE QUE LA SUPPRESSION DE L'ACCES MEME DE L'UN DES MAGASINS, MAIS QUE CE POSTULAT NE CORRESPONDAIT NULLEMENT, EN FAIT, AU PLAN REEL DES LIEUX, AINSI QU'IL RESULTAIT DES CONCLUSIONS D'APPEL DES EPOUX Z..., QUE LES JUGES AURAIENT DELAISSEES ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QU'AUX DEUX DEGRES DE JURIDICTION, C'EST LE CROQUIS NO 1 DE L'EXPERT, ET NON LE CROQUIS NO 2 VISE PAR LE MOYEN QUI A ETE PRIS EN CONSIDERATION ET EFFECTIVEMENT APPLIQUE ; <br>
<br>QUE, CONTRAIREMENT AUX ALLEGATIONS DU POURVOI, L'EXPERT N'A PAS COMMIS D'ERREUR DE FAIT ET QUE LA COUR D'APPEL N'A PAS DAVANTAGE ENTERINE UN CROQUIS INEXACT ; <br>
<br>QUE, SE FONDANT SUR LES DOCUMENTS DE LA CAUSE SANS LES DENATURER, ELLE A SEULEMENT ESTIME, PAR UNE APPRECIATION SOUVERAINE, QUE L'ADMISSION DES PRETENTIONS DE SON ADVERSAIRE SERAIT DE NATURE A CAUSER A A... UNE GENE IMPORTANTE DANS L'EXERCICE DE SON COMMERCE, EN ENTRAVANT L'ACCES A SON MAGASIN ; <br>
<br>QU'ENFIN, LES JUGES DU SECOND DEGRE ONT, PAR LA MEME, REPONDU, IMPLICITEMENT MAIS NECESSAIREMENT, POUR LES REJETER, AUX CONCLUSIONS CONTRAIRES DES EPOUX Z... ; <br>
<br>QUE LE MOYEN NE SAURAIT DONC ETRE ACCUEILLI ; <br>
<br>SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QUE TOUT AUSSI VAINEMENT IL EST SOUTENU QUE L'ARRET ATTAQUE AURAIT A TORT CONDAMNE DAME Z... A ENLEVER UN PANNEAU DE SOUBASSEMENT DE LA DEVANTURE DE SON MAGASIN QUI OBSTRUE LE SOUPIRAIL D'UNE CAVE APPARTENANT A A..., SANS RECHERCHER A QUELLE DATE CE SOUPIRAIL AVAIT PU ETRE OBSTRUE ET PAR QUI ET QUELLES DISPOSITIONS DU CAHIER DES CHARGES DE LA CO-PROPRIETE ETAIENT DE NATURE A IMPOSER A DAME Z... L'OBLIGATION AINSI MISE A SA CHARGE ; <br>
<br>ATTENDU, EN EFFET, D'UNE PART, QUE LES PREMIERS JUGES, A LA DECISION DESQUELS L'ARRET ATTAQUE SE REFERE A CET EGARD, CONSTATENT QUE L'EXPERT N'A PU PRECISER DEPUIS QUELLE DATE LE SOUPIRAIL A ETE OBSTRUE, MAIS QUE CES VERIFICATIONS ONT REVELE QU'IL NE L'ETAIT PAS DE 1929 A 1944 ET QU'EN OUTRE, DAME Z... N'A JUSTIFIE D'AUCUNE AUTORISATION PERMETTANT UNE MODIFICATION DE L'ETAT DES LIEUX ANTERIEUR ; <br>
<br>QUE LA COUR D'APPEL A RELEVE, DE SON COTE, QUE DAME Z..., QUI SOUTIENT QUE L'OBTURATION DU SOUPIRAIL " REMONTERAIT A UNE EPOQUE ANTERIEURE A L'ACQUISITION D'A...... N'EN PRECISE TOUTEFOIS PAS LA DATE, CE QUI LA MET DANS L'IMPOSSIBILITE D'INVOQUER UNE PRESCRIPTION QU'ELLE N'ARTICULE PAS D'AILLEURS FORMELLEMENT " ; <br>
<br>QUE, D'AUTRE PART, LES CONCLUSIONS DE LA DEMANDERESSE AU POURVOI NE SE SONT NULLEMENT REFEREES AUX STIPULATIONS QUE POURRAIT CONTENIR, SUR LE POINT LITIGIEUX, LE CAHIER DES CHARGES DE LA CO-PROPRIETE ; <br>
<br>QUE, MELANGE DE FAIT ET DE DROIT, LE GRIEF ADRESSE AUX JUGES D'APPEL DE NE PAS S'ETRE SOUCIES DE CES DISPOSITIONS EVENTUELLES NE PEUT ETRE PRESENTE POUR LA PREMIERE FOIS DEVANT LA COUR DE CASSATION ; <br>
<br>D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN, MAL FONDE EN SA PREMIERE BRANCHE, EST IRRECEVABLE DANS LA SECONDE ET QUE L'ARRET ATTAQUE, MOTIVE, EST LEGALEMENT JUSTIFIE ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 13 NOVEMBRE 1962 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE. NO 63-10. 571. EPOUX Z... C / A.... PRESIDENT : M. BLIN.- RAPPORTEUR : M. GOUBIER.- AVOCAT GENERAL : M. LINDON.- AVOCATS : <br>MM. DESACHE ET MAYER.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** DES LORS QU'INTERVENUES DANS UN LITIGE OPPOSANT LES PROPRIETAIRES DE DEUX MAGASINS CONTIGUS, LES CONCLUSIONS DU DEMANDEUR AU POURVOI NE SE SONT NULLEMENT REFEREES AUX STIPULATIONS QUE POURRAIT CONTENIR, SUR LE POINT LITIGIEUX, LE CAHIER DES CHARGES DE LA CO-PROPRIETE, LE GRIEF ADRESSE AUX JUGES D'APPEL DE NE PAS S'ETRE SOUCIES DE CES DISPOSITIONS EVENTUELLES, MELANGE DE FAIT ET DE DROIT, NE PEUT ETRE PRESENTE POUR LA PREMIERE FOIS DEVANT LA COUR DE CASSATION.
**Mots-clés:** CASSATION - MOYEN NOUVEAU - INDIVISION - IMMEUBLE DIVISE PAR APPARTEMENTS - REGLEMENT DE CO-PROPRIETE - APPLICATION