# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 10 juillet 1970, 70-10.516, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006982942
**Date de décision:** 1970-07-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006982942

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 ;<br>
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ATTENDU QUE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE REJETTE LA DEMANDE TENDANT A FAIRE CONSTATER QUE L'IMMEUBLE A USAGE DE BUREAUX, DONT L'ASSOCIATION POUR L'EMPLOI DANS L'INDUSTRIE ET LE COMMERCE (ASSEDIC) A ENTREPRIS LA CONSTRUCTION DANS LE LOTISSEMENT DU " PARC DE SAURUPT ", A NANCY, CONTREVENAIT AUX DISPOSITIONS DE L'ALINEA 1ER DE L'ARTICLE 14 DU CAHIER DES CHARGES DU 23 JANVIER 1902, STIPULANT " QU'IL NE POURRA ETRE EDIFIE DANS LE PARC DE SAURUPT QUE DES CONSTRUCTIONS EN PIERRES, BRIQUES OU MATERIAUX DURS, AYANT LE CARACTERE D'HOTELS PARTICULIERS, VILLAS, COTTAGES, MAISONS HABITEES BOURGEOISEMENT, AVEC LEURS DEPENDANCES " ;<br>
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 QUE, POUR EN DECIDER AINSI, LA COUR D'APPEL ENONCE QUE " LA DISPARITION DE L'ASSOCIATION SYNDICALE DES PROPRIETAIRES, DONT LE CAHIER DES CHARGES AVAIT PREVU LA CREATION, A RENDU CADUQUES TOUTES LES DISPOSITIONS LA CONCERNANT ET QUE L'OBJET DU CONTROLE, C'EST-A-DIRE L'OBSERVATION DU REGLEMENT D'URBANISME PARTICULIER INSTITUE PAR LE CAHIER, A LUI-MEME CESSE D'EXISTER " ;<br>
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 QU'EN SE PRONONCANT DE LA SORTE, SANS REPONDRE AUX CONCLUSIONS DES DEMANDEURS QUI SOUTENAIENT QUE LES DISPOSITIONS DE L'ALINEA 1ER DE L'ARTICLE 14 LIMITANT STRICTEMENT LE CARACTERE DES CONSTRUCTIONS, QU'ILS INVOQUAIENT, NE PREVOYAIENT NULLEMENT, POUR SON APPLICATION, L'INTERVENTION DE L'ASSOCIATION SYNDICALE, L'ARRET ATTAQUE N'A PAS SATISFAIT AUX EXIGENCES DU TEXTE SUSVISE ;<br>
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 SUR LE SECOND MOYEN PRIS EN SA DEUXIEME BRANCHE : VU L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL ;<br>
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 ATTENDU QU'EXAMINANT L'HYPOTHESE OU " LA DISPARITION DE L'ASSOCIATION SYNDICALE AURAIT NEANMOINS LAISSE SUBSISTER LES OBLIGATIONS IMPOSEES AUX PROPRIETAIRES DU LOTISSEMENT, DANS LA PARTIE OU SE TROUVENT LES IMMEUBLES DES ACTUELS DEMANDEURS ", LES JUGES D'APPEL ENONCENT " QUE L'ON SE TROUVE DANS L'HYPOTHESE DE L'ARTICLE 20 EN SES DISPOSITIONS RELATIVES A L'IMPLANTATION D'ETABLISSEMENTS, SOCIETES OU INSTITUTIONS D'INSTRUCTION, DE SCIENCES, DE MEDECINE, ETC , ET QU'EN L'OCCURRENCE L'ASSEDIC ENTEND INSTALLER, DANS LA CONSTRUCTION PROJETEE, DES BUREAUX OU S'EXERCERONT DES ACTIVITES COMPARABLES A CELLES D'UNE DES PROFESSIONS AUTORISEES PAR LE CAHIER DES CHARGES " ;<br>
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 QU'EN STATUANT PAR DE TELS MOTIFS, LA COUR D'APPEL A MECONNU LES DONNEES DU LITIGE QUI SOUMETTAIT AUX JUGES LA QUESTION DE SAVOIR SI, PAR SA NATURE ET SON CARACTERE, L'IMMEUBLE LITIGIEUX N'ENTRAIT PAS DANS LA CATEGORIE DES CONSTRUCTIONS QUI ETAIENT EXCLUES EN APPLICATION DE L'ARTICLE 14, ALINEA 1ER, FIGURANT AU TITRE IV, INTITULE " CONSTRUCTIONS ET PLANTATIONS ", DU CAHIER DES CHARGES, ALORS QUE L'ARTICLE 20, DONT IL A ETE FAIT APPLICATION, RELEVE DU TITRE V SUR LES " PROFESSIONS " QUI POUVAIENT ETRE AUTORISEES AVEC L'ACCORD DE LA MAJORITE DE L'ASSOCIATION SYNDICALE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LES AUTRES GRIEFS DU POURVOI : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE NANCY, LE 3 DECEMBRE 1969 ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE BESANCON<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Est cassé l'arrêt qui rejette la demande en démolition d'un immeuble pour contravention à une clause précise du cahier des charges d'un lotissement au motif que la disparition de l'association syndicale des propriétaires, dont ledit cahier avait prévu la création, a rendu caduques les dispositions la concernant, sans répondre aux conclusions des demandeurs qui soutenaient que la clause limitant strictement le caractère des constructions, qu'ils invoquaient, ne prévoyait nullement pour son application l'intervention de l'association syndicale.,Méconnait les termes du litige qui soumettait aux juges la question de savoir si, par sa nature et son caractère, un immeuble n'entrait pas dans la catégorie des constructions qui étaient exclues par les dispositions spéciales d'un titre du cahier des charges du lotissement intitulé "constructions et plantations", la Cour d'Appel qui statue sur la demande en démolition dont elle est saisie, par application des seules dispositions non invoquées d'un autre titre visant les "professions" qui pouvaient être autorisées dans ce lotissement.
**Mots-clés:** 1) LOTISSEMENT - Cahier des charges - Stipulations - Application - Contrôle de l'Association syndicale - Disparition de l'Association - Effet.,* LOTISSEMENT - Association syndicale des propriétaires - Pouvoirs - Observation du cahier des charges - Contrôle - Disparition de l'association - Effet.,* JUGEMENTS ET ARRETS - Conclusions - Absence de réponse - Lotissement - Cahier des charges - Stipulations - Application - Intervention de l'association syndicale.,2) JUGEMENTS ET ARRETS - Conclusions - Obligation de juger dans leurs limites - Lotissement - Cahier des charges - Application d'une disposition non invoquée.,* LOTISSEMENT - Cahier des charges - Violation - Construction non conforme - Démolition - Action en démolition - Application d'une disposition du cahier des charges non invoquée - Cassation.