# Conseil d'Etat, 7 / 8 SSR, du 17 octobre 1990, 56813, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007630237
**Date de décision:** 1990-10-17
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 / 8 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007630237

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 6 février 1984 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. X..., demeurant Ilhat à Lavelanet (09300) ; M. X... demande que le Conseil d'Etat :<br>    1°/ annule le jugement du 1er décembre 1983 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande en décharge des suppléments d'impôt sur le revenu des personnes physiques et de taxe complémentaire établis au nom de M. Y... au titre des années 1965 à 1967, et dont il a été déclaré solidairement responsable par arrêt de la cour d'appel de Paris du 28 novembre 1978,<br>    2°/ lui accorde la décharge des impositions litigieuses ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code général des impôts ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de Mme Denis-Linton, Maître des requêtes,<br>    - les conclusions de M. Fouquet, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Sur la régularité du jugement attaqué :<br>    Considérant que si M. X... soutient que le jugement du 1er décembre 1983 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande en décharge des suppléments d'impôt sur le revenu des personnes physiques et de taxe complémentaire auxquels il a été assujetti au titre des années 1965 à 1967 est insuffisamment motivé, il résulte de l'examen de la décision des premiers juges que ce moyen manque en fait ;<br>     Sur le bien-fondé de l'imposition :<br>    Considérant que dans sa requête introductive d'instance, M. X... s'est borné à contester la régularité du jugement attaqué ; que c'est seulement dans un mémoire produit le 22 février 1984, postérieurement, par conséquent, à l'expiration du délai d'appel qu'il a soulevé des moyens propres au bien-fondé des impositions en litige ; que ces prétentions, fondées sur une cause juridique distincte de celle à laquelle se rattache le moyen de sa requête introductive constituent une demande nouvelle, qui, présentée tardivement, n'est pas recevable ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande en décharge des impositions litigieuses ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X... et au ministre délégué auprès du ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé du budget.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-04-01-02 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REGLES GENERALES PROPRES AUX DIVERS IMPOTS - IMPOT SUR LE REVENU