# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 15 novembre 1972, 72-91.317, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007057009
**Date de décision:** 1972-11-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007057009

## Contenu de la décision

CASSATION SUR LE POURVOI DE X... (RENE), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE RIOM EN DATE DU 22 MARS 1972 QUI, POUR INFRACTION A LA LOI DU 31 DECEMBRE 1913 SUR LES MONUMENTS HISTORIQUES, L'A CONDAMNE A 800 F D'AMENDE ET A LA REMISE EN ETAT DES LIEUX. LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;<br>
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SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 257 DU CODE PENAL, 32 DE LA LOI DU 31 DECEMBRE 1913, 485 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, POUR DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A PRONONCE CONDAMNATION CONTRE LE DEMANDEUR POUR DEGRADATION D'UN MONUMENT CLASSE, LUI ETANT REPROCHE D'AVOIR ELEVE SANS AUTORISATION UN MUR DANS LA COUR INTERIEURE D'UN IMMEUBLE DONT UNE PARTIE ETAIT CLASSEE A L'INVENTAIRE DES MONUMENTS HISTORIQUES ;<br>
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"ALORS QUE LE DEMANDEUR AVAIT SOUTENU QUE LE MUR EXISTAIT AVANT QU'IL NE DEVINT LOCATAIRE DES LIEUX, QU'IL N'AVAIT FAIT QUE LE RECREPIR ET QUE LA COUR N'A ECARTE CET ARGUMENT QU'EN DECLARANT QU'IL Y AVAIT DOUTE A CET EGARD, CE QUI NE SAURAIT CONSTITUER UN MOTIF VALABLE PUISQUE LA CHARGE DE LA PREUVE INCOMBRE AU MINISTERE PUBLIC ET QUE, PAR SUITE, LE DOUTE PROFITAIT NECESSAIREMENT AU DEMANDEUR ;<br>
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 QU'AU SURPLUS, ET DE TOUTES FACONS, LE DEMANDEUR NE PEUT SE VOIR REPROCHER D'AVOIR COMMIS AUCUNE DEGRADATION OU DESTRUCTION DE PARTIE D'UN MONUMENT CLASSE ;<br>
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VU LESDITS ARTICLES ;<br>
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ATTENDU QUE TOUT JUGEMENT OU ARRET DOIT ETRE MOTIVE ;<br>
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 QUE L'INSUFFISANCE OU LA CONTRADICTION DES MOTIFS EQUIVAUT A LEUR ABSENCE ;<br>
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ATTENDU QUE LES ARTICLES 9, 30 ET 32 DE LA LOI DU 31 DECEMBRE 1913 SUR LES MONUMENTS HISTORIQUES PREVOIENT DES INFRACTIONS DISTINCTES, SELON LA SITUATION DIFFERENTE PREVUE PAR CES TEXTES ;<br>
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ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, EN SE BORNANT A INDIQUER QUE DES TRAVAUX DE REFECTION D'UN MUR ONT ETE EFFECTUES PAR LE DEMANDEUR DANS LA COUR DE L'IMMEUBLE SIS RUE DU COMMERCE N° 8 A RIOM, CLASSE A L'INVENTAIRE DES MONUMENTS HISTORIQUES, NE PRECISE NI LA SITUATION DES LIEUX, NI LA NATURE EXACTE DES TRAVAUX ACCOMPLIS PAR X... ;<br>
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QU'ELLE NE PERMET PAS, DES LORS, A LA COUR DE CASSATION D'EXERCER SON CONTROLE SUR LA LEGALITE DE SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE RIOM DU 22 MARS 1972 ET POUR ETRE STATUE A NOUVEAU CONFORMEMENT A LA LOI : RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR DE LYON.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** LOI 1913-12-31 ART. 9, ART. 30, ART. 32
**ECLI:** 
**Résumé:** Encourt la cassation, en ce qu'il ne permet pas à la Cour de cassation d'exercer son contrôle sur la légalité de la décision rendue et l'application, en l'espèce, des articles 9, 30 et 32 de la loi du 31 décembre 1913, en raison de la situation différente prévue par ces textes, l'arrêt qui ne précise ni la situation des lieux litigieux, ni la nature exacte des travaux accomplis, en violation de la réglementation.
**Mots-clés:** MONUMENTS HISTORIQUES - Infraction à la réglementation - Faits constitutifs de l'infraction - Constatations nécessaires.,* JUGEMENTS ET ARRETS - Défaut de motifs - Condamnation - Faits constitutifs de l'infraction - Monuments historiques - Infraction à la réglementation.