# Cour de Cassation, Chambre Civile 2, du 22 février 1984, 82-17.061, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007012863
**Date de décision:** 1984-02-22
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007012863

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU, SELON L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE QUE M. X..., CIRCULANT A BICYCLETTE DANS UNE AGGLOMERATION, A ETE BLESSE DANS SA CHUTE PROVOQUEE PAR L'IRRUPTION D'UN CHIEN SUR LA CHAUSSEE ;<br>
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 QU'IL A ASSIGNE EN REPARATION DE SON PREJUDICE EN TANT QUE GARDIEN DE L'ANIMAL, LA SOCIETE SICA-WORMS ET SON ASSUREUR LA COMPAGNIE "LA CONCORDE" ;<br>
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 QUE LA CAISSE MUTUELLE REGIONALE DU RHONE ET LE FONDS DE GARANTIE AUTOMOBILE SONT INTERVENUS A L'INSTANCE ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR CONDAMNE LA SOCIETE SICAWORMS ET SON ASSUREUR A REPARER, PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 1385 DU CODE CIVIL, LE DOMMAGE SUBI PAR M. X... ALORS D'UNE PART, QUE S'AGISSANT D'UNE PERSONNE MORALE, LA GARDE DE L'ANIMAL, ETRANGER A SON OBJET SOCIAL, N'AURAIT PU S'EXERCER QUE PAR L'INTERMEDIAIRE D'UN PREPOSE DESIGNE OU AUTORISE A CET EFFET PAR SON COMMETTANT, ET QUE LA COUR D'APPEL N'A PAS CONSTATE L'EXISTENCE D'UNE TELLE AUTORISATION D'AILLEURS DENIEE PAR LA SOCIETE, ALORS D'AUTRE PART, QUE L'ARRET EN DEDUISANT QU'ELLE AURAIT TOLERE LE GESTE DE PITIE DES MEMBRES NON DENOMMES DE SON PERSONNEL POUR UN ANIMAL SANS UTILITE POUR L'ENTREPRISE, N'AURAIT PAS CARACTERISE LADITE GARDE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARRET RELEVE QUE L'ANIMAL SE TROUVAIT DEPUIS DE NOMBREUX MOIS A L'INTERIEUR DE L'ENCEINTE DES ETABLISSEMENTS SICAWORMS OU IL AVAIT ETE APERCU A PLUSIEURS REPRISES A L'ATTACHE DANS LA COUR ;<br>
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QUE DE CES CONSTATATIONS, LA COUR D'APPEL A PU DEDUIRE QUE, QUELLE QUE FUT L'UTILITE DE L'ANIMAL POUR L'EXERCICE DE SES ACTIVITES, LA SOCIETE SICAWORMS AVAIT SUR CELUI-CI, AU MOMENT DE L'ACCIDENT, LES POUVOIRS DE CONTROLE, DE DIRECTION ET D'USAGE QUI CARACTERISENT LA GARDE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 22 OCTOBRE 1982, PAR LA COUR D'APPEL DE LYON ;<br>
<br>,A rapprocher :
 Cour de Cassation, Chambre Civile 2, 1970-11-20 Bulletin 1970 II N° 316 p. 241 (Rejet)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** En l'état d'un accident survenu à un cycliste blessé dans sa chute provoquée par l'irruption d'un chien sur la chaussée, l'arrêt qui relève que l'animal, se trouvait depuis de nombreux mois à l'intérieur de l'enceinte des établissements d'une société où il avait été aperçu à plusieurs reprises à l'attache dans la cour, a pu déduire que quelle que fût l'utilité de l'animal pour l'exerice de ses activités, la société avait sur celui-ci, au moment de l'accident, les pouvoirs de contrôle, de direction et d'usage qui caractérise la garde et par suite condamner cette société à réparer le dommage.
**Mots-clés:** ANIMAUX - Responsabilité civile - Gardien - Définition - Tiers ayant recueilli un animal.,* ANIMAUX - Responsabilité civile - Gardien - Définition - Société - Société ayant recueilli un animal.,* PERSONNE MORALE - Responsabilité civile - Animaux - Garde - Animal recueilli.