# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 2ème chambre - formation à 3, 08/07/2010, 08MA05205, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000022657096
**Date de décision:** 2010-07-08
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 2ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000022657096

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 22 décembre 2008, présentée pour <br>
M. Benamar A, domicilié ..., par la SCP d'avocats Dessalces-Ruffel ; M. A demande à la Cour :<br>
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       1°)	d'annuler le jugement n° 0803906 du 18 novembre 2008 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions en date du <br>
8 août 2008 par lesquelles le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire national dans le délai d'un mois ;<br>
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       2°)	d'annuler, pour excès de pouvoir, lesdites décisions ;<br>
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       3°)	d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour comportant la mention vie privée et familiale sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir ou, subsidiairement, d'ordonner le réexamen de la demande de titre de séjour comportant la mention vie privée et familiale dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;<br>
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       4°)	de mettre à la charge de l'État soit, en cas d'admission à l'aide juridictionnelle, une somme de 1 196 euros au visa des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à la <br>
SCP d'avocats Dessalces-Ruffel soit, en cas de refus d'admission à l'aide juridictionnelle, une somme de 1 196 euros à son profit au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ; <br>
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       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ;<br>
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       Vu la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu le décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 relatif au rapporteur public des juridictions administratives et au déroulement de l'audience devant ces juridictions ;<br>
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       Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'État, en date du 27 janvier 2009, fixant la liste des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 15 juin 2010 :<br>
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       - le rapport de M. Fédou, président-rapporteur,<br>
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       - les conclusions de M. Brossier, rapporteur public,<br>
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       - et les observations de Me Bonomo, de la SCP d'avocats Dessalces-Ruffel, pour <br>
M. A ;<br>
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       Considérant que M. A interjette appel du jugement en date du 18 novembre 2008 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions en date du 8 août 2008 par lesquelles le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire national dans le délai d'un mois ;<br>
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       Sur le non-lieu à statuer :<br>
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       Considérant que, postérieurement à l'introduction de la requête d'appel, le préfet de l'Hérault a décidé, le 25 janvier 2010, de délivrer à M. A un certificat de résident algérien d'une durée d'un an ; que, dès lors, les conclusions en annulation des décisions précitées et en injonction de délivrance d'un tel titre sont devenues sans objet ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :  Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation  ;<br>
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       Considérant qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions précitées de M. A ; <br>
DECIDE :<br>
Article 1er :	Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de <br>
M. A aux fins d'annulation des décisions du préfet de l'Hérault portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire national et aux fins d'injonction de délivrance d'un titre de séjour.<br>
Article 2	:	Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.<br>
Article 3	:	Le présent arrêt sera notifié à M. Benamar A et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.<br>
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N° 08MA052052<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**