# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 1 juin 1972, 71-14.307, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006987462
**Date de décision:** 1972-06-01
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006987462

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE X..., VICTIME LE 21 JUILLET 1953 D' UN ACCIDENT DU TRAVAIL ET CONSIDERE COMME GUERI LE 30 JUILLET 1953, AYANT INVOQUE LE 27 SEPTEMBRE 1964 UNE RECHUTE, LA CAISSE PRIMAIRE D' ASSURANCE MALADIE L' A INFORME LE 21 SEPTEMBRE 1966 QUE CET ACCIDENT NE JUSTIFIAIT PAS AU 1ER NOVEMBRE 1965, DATE DE LA CONSOLIDATION, L' ATTRIBUTION D' UNE RENTE ; <br>
<br>QUE, SUR LE RECOURS FORME PAR X..., LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE A FIXE LES TAUX DE L' INCAPACITE PERMANENTE PARTIELLE A 34 % ET A RENVOYE X..., QUI FAISAIT ETAT DE NOUVELLES RECHUTES, " A SAISIR LA CAISSE D' UNE DEMANDE D' AGGRAVATION " ; <br>
<br>ATTENDU QU' IL EST FAIT GRIEF A LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE D' AVOIR AINSI STATUEAU MOTIF QU' ELLE NE POUVAIT SE PLACER QU' A LA DATE DU 1ER NOVEMBRE 1965 POUR APPRECIER L' ETAT DE SANTE DE X..., ALORS QUE, CE DERNIER, AYANT INVOQUE TROIS RECHUTES SUCCESSIVES, DONT DEUX POSTERIEURES A 1965, LA COMMISSION NE POUVAIT SE CONTENTER DE PRENDRE EN CONSIDERATION SEULEMENT LA RECHUTE DE 1964, SANS S' EXPLIQUER SUR LES MOTIFS DE FAIT OU DE DROIT POUVANT LEGALEMENT JUSTIFIER SON REFUS DE FAIRE DROIT AU FOND AUX DEUX AUTRES DEMANDES FONDEES SUR LES RECHUTES SURVENUES ENTRE LE 1ER NOVEMBRE 1965 ET LE 27 FEVRIER 1967 ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE LE LITIGE QUI, EN LA CIRCONSTANCE, OPPOSAIT LA CAISSE A X..., PORTAIT UNIQUEMENT SUR LE POINT DE SAVOIR SI CE DERNIER DEMEURAIT ATTEINT, AU 1ER NOVEMBRE 1965, DATE NON CONTESTEE DE LA CONSOLIDATION DE LA PREMIERE RECHUTE, D' UNE INCAPACITE PERMANENTE PARTIELLE EN RELATION AVEC L' ACCIDENT DU 21 JUILLET 1953 ; <br>
<br>QUE LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE, QUI A DECLARE SE PLACER AUDIT JOUR POUR FIXER LE TAUX DE L' INCAPACITE A 34 %, A PU LE DETERMINER SANS AVOIR EGARD AUX RECHUTES ULTERIEURES A L' OCCASION DESQUELLES LES DROITS DE X... DEMEURAIENT RESERVES ; <br>
<br>QUE LE MOYEN N' EST PAS FONDE ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LA DECISION RENDUE LE 16 JANVIER 1970, PAR LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE DE NANCY<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1954-07-19 Bulletin 1954 IV N. 559 P. 416 (REJET ) ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1960-06-16 Bulletin 1960 IV N. 646 P. 502 (REJET ) CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1963-06-13 Bulletin 1963 IV N. 509 (2) P. 418 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de la sécurité sociale L453 AL.3
**ECLI:** 
**Résumé:** LORSQUE LE LITIGE QUI OPPOSE LA CAISSE A LA VICTIME D'UN  ACCIDENT DU TRAVAIL PORTE UNIQUEMENT SUR LE POINT DE SAVOIR SI CETTE  DERNIERE DEMEURE ATTEINTE, A LA DATE, NON CONTESTEE DE LA  CONSOLIDATION D'UNE PREMIERE RECHUTE, D'UNE INCAPACITE PERMANENTE  PARTIELLE EN RELATION AVEC L'ACCIDENT, LA VICTIME NE PEUT PAS  REPROCHER A LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE DE S'ETRE PLACEE AUDIT  JOUR POUR FIXER LE TAUX DE SON INCAPACITE PERMANENTE PARTIELLE, SANS  AVOIR EGARD AUX RECHUTES ULTERIEURES A L'OCCASION DESQUELLES SES  DROITS DEMEURAIENT RESERVES.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE ACCIDENTS DU TRAVAIL - INVALIDITE - APPRECIATION -  DATE - JOUR DE LA CONSOLIDATION - AGGRAVATION ULTERIEURE - PORTEE.