# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 15 décembre 1971, 71-40.081, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006986378
**Date de décision:** 1971-12-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006986378

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS LA VIOLATION DES ARTICLES 23 LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE REPONSE A CONCLUSIONS, DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE PREBOIS, DIRECTEUR DE LA CLINIQUE JEANNE-D'ARC, A ARLES, AVAIT PU, SANS ABUSER DE SON DROIT DE LICENCIEMENT, METTRE FIN AU CONTRAT DE TRAVAIL A DUREE INDETERMINEE QUI LE LIAIT A DEMOISELLE MOINE X... EN QUALITE D'INFIRMIERE, EN SE FONDANT SUR LE COMPORTEMENT DE CETTE DERNIERE, QUI NE DONNAIT PAS SATISFACTION AUX MEDECINS DE LA CLINIQUE, QUI AVAIT ADOPTE UNE ATTITUDE DE DENIGREMENT ET UN ESPRIT DE REVENDICATION RENDANT SES RAPPORTS DIFFICILES AVEC LES AGENTS DE LA CLINIQUE, ALORS QU'EN L'ESPECE LA COUR D'APPEL S'EST ABSTENUE DE RECHERCHER COMME L'Y INVITAIENT LES CONCLUSIONS DE DEMOISELLE MOINE X..., SI LE VERITABLE MOTIF DE SON LICENCIEMENT N'ETAIT PAS SON ACTIVITE SYNDICALE ET N'A, CE FAISANT, PAS PU DONNER UNE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE RELEVE QUE DEMOISELLE MOINE X... AVAIT ETE LICENCIEE AU COURS D'UNE PERIODE D'ESSAI, QUE SON COMPORTEMENT N'AVAIT PAS DONNE SATISFACTION AUX MEDECINS DE LA CLINIQUE, QUI AVAIENT DEMANDE SON RENVOI ;<br>
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 QUE CETTE INFIRMIERE AVAIT ADOPTE UNE ATTITUDE DE DENIGREMENT ET DE REVENDICATION RENDANT SES RAPPORTS DIFFICILES AVEC LES AUTRES AGENTS DE LA CLINIQUE ;<br>
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ATTENDU QU'AU VU DE CES ELEMENTS LA COUR D'APPEL A PU ESTIMER QUE LE VERITABLE MOTIF DU LICENCIEMENT ETAIT L'ABSENCE DE LA BONNE ENTENTE INDISPENSABLE DANS UN ETABLISSEMENT HOSPITALIER POUR CREER AUTOUR DES MALADES UNE ATMOSPHERE DE SECURITE ET QU'IL N'ETAIT PAS ETABLI QUE L'EMPLOYEUR EUT ABUSE DE SON DROIT DE ROMPRE UN CONTRAT DE TRAVAIL CONCLU AVEC UNE EMPLOYEE DONT L'ATTITUDE COMPROMETTAIT LA BONNE MARCHE DE L'ENTREPRISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 16 NOVEMBRE 1970, PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE.<br>
<br>,.  CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1968-10-28 Bulletin 1968 V N. 471 P. 390 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail 1023
**ECLI:** 
**Résumé:** AYANT RELEVE QU'UNE INFIRMIERE QUI AVAIT ETE LICENCIEE AU  COURS D'UNE PERIODE D'ESSAI, AVAIT ADOPTE UNE ATTITUDE DE  DENIGREMENT ET DE REVENDICATION RENDANT SES RAPPORTS DIFFICILES AVEC  LES AUTRES AGENTS DE LA CLINIQUE, LES JUGES DU FOND ONT PU ESTIMER  QUE LE VERITABLE MOTIF DU LICENCIEMENT N'ETAIT PAS SON ACTIVITE  SYNDICALE AINSI QU'ELLE LE SOUTENAIT, MAIS L'ABSENCE DE LA BONNE  ENTENTE INDISPENSABLE DANS UN ETABLISSEMENT HOSPITALIER POUR CREER  AUTOUR DES MALADES UNE ATMOSPHERE DE SECURITE ET QU'IL N'ETAIT PAS  ETABLI QUE L'EMPLOYEUR EUT ABUSE DE SON DROIT DE ROMPRE UN CONTRAT  DE TRAVAIL CONCLU AVEC UNE EMPLOYEE DONT L'ATTITUDE COMPROMETTAIT LA  BONNE MARCHE DE L'ENTREPRISE.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - CONGEDIEMENT - RUPTURE ABUSIVE - FAUTE DE L 'EMPLOYEUR - NECESSITE - ATTITUDE DU SALARIE - ATTITUDE INCOMPATIBLE  AVEC LA BONNE MARCHE DE L'ENTREPRISE - ATTITUDE DE DENIGREMENT ET DE  REVENDICATION RENDANT SES RAPPORTS DIFFICILES AVEC LES AUTRES  EMPLOYES - INFIRMIERE D'UNE CLINIQUE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - CONGEDIEMENT - PERIODE D'ESSAI -  APPRECIATION DES QUALITES DE L'EMPLOYE - EMPLOYEUR SEUL JUGE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - CONGEDIEMENT - RUPTURE ABUSIVE - FAUTE DE L 'EMPLOYEUR - NECESSITE - CONGEDIEMENT AU COURS DE LA PERIODE D 'ESSAI.,* CONTRAT DE TRAVAIL - PERIODE D'ESSAI - RUPTURE ABUSIVE - FAUTE DE  L'EMPLOYEUR - NECESSITE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - CONGEDIEMENT - RUPTURE ABUSIVE - FAUTE DE L 'EMPLOYEUR - NECESSITE - INTERET DE L'ENTREPRISE - COMPORTEMENT D'UN  SALARIE - INFIRMIERE D'UNE CLINIQUE.,* HOPITAL HOSPICE - PERSONNEL - ETABLISSEMENT PRIVE - INFIRMIERE -  CONTRAT DE TRAVAIL - CONGEDIEMENT - RUPTURE ABUSIVE - FAUTE DE L 'EMPLOYEUR - NECESSITE - ATTITUDE DE L'EMPLOYEE - ATTITUDE  INCOMPATIBLE AVEC LA BONNE MARCHE DE L'ENTREPRISE - ABSENCE DE LA  BONNE ENTENTE INDISPENSABLE POUR CREER AUTOUR DES MALADES UNE  ATMOSPHERE DE SECURITE.