# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1e chambre, du 3 octobre 1996, 94BX00406, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007487481
**Date de décision:** 1996-10-03
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 1E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007487481

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée le 25 février 1994 au greffe de la cour, présentée par M. X..., demeurant ..., agissant en son nom personnel et en qualité de co-directeur du comité de sauvegarde du patrimoine du pays de Montpellier ;<br>    M. X... et le COMITE DE SAUVEGARDE DU PATRIMOINE DU PAYS DE MONTPELLIER demandent à la cour :<br>    1 ) d'annuler le jugement en date du 31 décembre 1993 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a décidé qu'il n'y avait pas lieu à statuer sur leur demande tendant à l'annulation de la délibération en date du 25 juillet 1989 par laquelle le conseil municipal de Montpellier a approuvé la quatrième modification-extension de la zone d'aménagement concerté "Antigone" et l'avenant au traité de concession entre la commune et la société d'équipement de la région de Montpellier ;<br>    2 ) d'annuler cette délibération ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code de l'urbanisme ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 3 juillet 1996 :<br>    - le rapport de M. DESRAME, conseiller ;<br>    - et les conclusions de M. BRENIER, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur les conclusions de la commune de Montpellier tendant à la "suspension" de l'instance :<br>    Considérant qu'à la date du décès de M. X... la requête était en état d'être jugée ; qu'au surplus, M. X... n'était qu'un des deux requérants ; que pour ces motifs, il y a lieu, pour la cour, de statuer sur la requête ;<br>    Sur le bien-fondé du jugement attaqué :<br>    Considérant que, par délibération en date du 28 juillet 1993, le conseil municipal de Montpellier a adopté le principe de "retrait" de la délibération créant la zone d'aménagement concerté "Antigone" ; que, par un arrêté en date du 2 août 1993, le préfet de l'Hérault devenu compétent du fait de l'annulation du plan d'occupation des sols a "retiré" la délibération créant la zone en question ;<br>    Considérant que la décision créant une zone d'aménagement concerté, bien que ne présentant pas un caractère réglementaire, emporte des effets de droit ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la délibération litigieuse n'aurait fait l'objet d'aucune mesure d'application avant son abrogation par l'arrêté préfectoral du 2 août 1993 ; que dès lors la demande des requérants tendant à l'annulation de cette délibération n'était pas devenue sans objet ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... et le COMITE DE SAUVEGARDE DU PATRIMOINE DU PAYS DE MONTPELLIER sont fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Montpellier a décidé qu'il n'y avait pas lieu à statuer sur ses demandes d'annulation et de sursis à exécution dirigées contre cette délibération ; qu'ainsi le jugement du tribunal administratif de Montpellier en date du 31 décembre 1993 doit être annulé ; qu'il y a lieu de renvoyer l'affaire devant le tribunal administratif de Montpellier pour qu'il y soit statué ;<br>    Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel :<br>    Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que M. X... et le COMITE DE SAUVEGARDE DU PATRIMOINE DU PAYS DE MONTPELLIER qui n'ont pas, dans la présente instance, la qualité de partie perdante, soient condamnés à payer une somme à ce titre à la commune de Montpellier ;<br>Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Montpellier en date du 31 décembre 1993 est annulé.<br>Article 2 : La demande de M. X... et du COMITE DE SAUVEGARDE DU PATRIMOINE DU PAYS DE MONTPELLIER est renvoyée devant le tribunal administratif de Montpellier pour qu'il y soit statué.<br>Article 3 : Les conclusions de la commune de Montpellier au titre de l'article L8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel sont rejetées.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel L8-1
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 54-05-05-02 PROCEDURE - INCIDENTS - NON-LIEU - EXISTENCE