# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 14 janvier 1971, 69-12.945, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983718
**Date de décision:** 1971-01-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983718

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE LA SOCIETE CREILLOISE DU MAGASIN PRINTANIA ETAIT PROPRIETAIRE DE GROUPES D'ACTIONS DE LA SOCIETE COMMERCIALE DE CREIL-LE-HAUT, QUI A POUR OBJET DE CONSTRUIRE UN ENSEMBLE IMMOBILIER, CHACUN DE CES GROUPES CORRESPONDANT A UN LOT DANS L'ENSEMBLE ;<br>
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 QU'ELLE LES A VENDUS A TALLEUX, A BOUHADANA ET A LA SOCIETE CREILLOISE DE X... FRANCK ;<br>
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 QU'AUBRIOT ET DANNEELS, EGALEMENT PORTEURS D'ACTIONS DE LA SOCIETE COMMERCIALE, ET JOUISSANT AINSI DE LOTS DANS LESQUELS ILS EXERCENT DES COMMERCES, SE SONT OPPOSES A LA CESSION DES ACTIONS DE LA SOCIETE CREILLOISE DES MAGASINS PRINTANIA EN SE FONDANT SUR LA CIRCONSTANCE QUE LES CESSIONNAIRES LEURS FERAIENT CONCURRENCE DANS LES LOTS CORRESPONDANTS ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A CET ARRET DE DEBOUTER, AUBRIOT ET DANNEELS, AUX MOTIFS QUE LA CLAUSE DE NON CONCURRENCE FIUGRANT A L'ARTICLE 6 P DU REGLEMENT DE JOUISSANCE DES LOTS DE L'ENSEMBLE IMMOBILIER ETAIT DEPOURVUE D'EFFET ET QUE L'ARTICLE 11 DES STATUTS, QUI DEVAIT PREVALOIR EN CAS DE CONTRADICTION, NE COMPORTAIT PAS UNE TELLE INTERDICTION ET POSAIT AU CONTRAIRE LE PRINCIPE QUE LA CESSION DES ACTIONS ETAIT LIBRE, ALORS, SELON LE MOYEN, QUE LA PREPONDERANCE DES STATUTS D'UNE SOCIETE DE CONSTRUCTION SUR LES CLAUSES D'UN REGLEMENT DE JOUISSANCE NE PEUT ETRE AFFIRMEE QU'A PROPOS DE PROBLEMES RELEVANT DE L'ORGANISATION MEME DE SON FONCTIONNEMENT ET QUE LES CLAUSES DU REGLEMENT DE JOUISSANCE NE PEUVENT ETRE ANNULEES PAR CELLES DES STATUTS QUE DANS LA MESURE OU ELLES SERAIENT INCOMPATIBLES AVEC LE FONCTIONNEMENT DE LA SOCIETE DE CONSTRUCTION ET AFFECTERAIENT LE JEU NORMAL DE SES ORGANES ;<br>
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 QU'EN L'ESPECE, LA LIBERTE DE CESSION PREVUE A L'ARTICLE 11 DES STATUTS ETAIT LA CONSEQUENCE DE LA STRUCTURE DE LA SOCIETE MAIS QUE, L'IMMEUBLE ETANT ACHEVE, LES PARTIES POUVAIENT APPORTER UNE RESTRICTION A CE LIBRE DROIT DE CESSION JUSTIFIEE PAR LA DESTINATION DE L'IMMEUBLE AFIN D'EMPECHER L'INSTALLATION DE COMMERCES CONCURRENTS, ET QU'EN DONNANT UNE PREDOMINANCE AU PRINCIPE DE LA CESSION LIBRE DES ACTIONS, PREVUE PAR LES STATUTS, SUR LA CLAUSE DE NON CONCURRENCE, PREVUE PAR LE REGLEMENT DE JOUISSANCE, LA COUR D'APPEL N'A PAS JUSTIFIE LEGALEMENT SA DECISION ET A MECONNU L'INTENTION DES PARTIES TELLE QU'ELLE AVAIT ETE FORMELLEMENT EXPRIMEE ET A DENATURE LES TERMES CLAIRS ET PRECIS DES STATUTS ET DU REGLEMENT ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'AYANT CONSTATE QUE L'ARTICLE 11 DES STATUTS DE LA SOCIETE COMMERCIALE DE CREIL-LE-HAUT POSE EN PRINCIPE QUE LA CESSION DE LA TOTALITE DES ACTIONS COMPOSANT UN GROUPE EST LIBRE ET QUE L'ARTICLE 6 P DU REGLEMENT DE JOUISSANCE EDICTE UNE VERITABLE INTERDICTION DE VENTE OU DE CESSION, C'EST SANS DENATURER NI LES STATUTS NI LE REGLEMENT DE JOUISSANCE QUE LA COUR D'APPEL A DECIDE QUE LES STATUTS DEVAIENT PREVALOIR SUR LE REGLEMENT ET A ENONCE QU'ADMETTRE QUE LES DISPOSITIONS DU REGLEMENT DE JOUISSANCE PUISSENT ETRE CONTRAIRES AUX STATUTS ABOUTIRAIT A MODIFIER INDIRECTEMENT LE PACTE SOCIAL ;<br>
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QUE LE MOYEN N'EST DONC PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 28 MAI 1969 PAR LA COUR D'APPEL D'AMIENS ;<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1134
**ECLI:** 
**Résumé:** LES STATUTS D'UNE SOCIETE DE CONSTRUCTION DOIVENT PREVALOIR  SUR LE REGLEMENT DE JOUISSANCE DE L'IMMEUBLE.
**Mots-clés:** CONSTRUCTION IMMOBILIERE - SOCIETE DE CONSTRUCTION - STATUTS -  CLAUSE CONTRAIRE AU REGLEMENT DE JOUISSANCE - APPLICATION DES  STATUTS.