# COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON, 3ème chambre - formation à 3, 10/06/2009, 08LY02069, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021100403
**Date de décision:** 2009-06-10
**Juridiction:** COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
**Formation:** 3ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021100403

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 4 septembre 2008 à la Cour, présentée pour M. Nacer-Eddine X, domicilié chez M. Messaoud X ...  ; <br>
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       M. X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0701943, en date du 22 juillet 2008, par lequel le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 7 juin 2006 du préfet de la Savoie portant refus de délivrance d'un titre de séjour, et de celle du 28 juin 2006 confirmant ce refus ; <br>
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        2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, les décisions susmentionnées  ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de la Savoie, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour d'une durée d'un an dans un délai de deux mois, sous astreinte ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
        Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié, relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 27 mai 2009 :<br>
       - le rapport de M. Le Gars, président,<br>
       - et les conclusions de M.  Reynoird, rapporteur public ;<br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien modifié:  (...) Le certificat de résidence d'un an portant la mention  vie privée et familiale  est délivré de plein droit (...) 5. Au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus  ; qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ;<br>
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       Considérant que M. X, ressortissant algérien né le 6 septembre 1972, est entré en France, le 3 novembre 2003, sous couvert d'un visa touristique de trente jours ; qu'il soutient que l'état de santé de ses parents nécessite une prise en charge quotidienne que sa soeur ne peut pas assumer seule de sorte que sa présence à leurs côtés est indispensable et qu'il a le centre de ses intérêts privés et familiaux en France ; qu'il ressort toutefois des pièces du dossier que la soeur de M. X, désignée comme mandataire spéciale de son père, et admise au séjour en raison de l'état de santé de ses parents, assure la prise en charge quotidienne de ces derniers ; qu'il n'est aucunement établi que la présence de M. X auprès de ses parents soit indispensable ; que l'intéressé, entré en France à l'âge de 31 ans, moins de trois ans avant que ne soit prise la décision attaquée, a vécu la plus grande partie de sa vie en Algérie, est célibataire et sans enfant, et n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident trois de ses soeurs ; que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce,  et notamment de la durée et des conditions d'entrée et de séjour M. X en France, les décisions contestées n'ont pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elles ont été prises ; qu'elles n'ont, ainsi, méconnu ni les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, ni celles de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; que pour les mêmes raisons, les décisions en litige ne sont pas davantage entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X  n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande ; que ses conclusions aux fins d'injonction et de mise à la charge de l'Etat des frais exposés par lui et non compris dans les dépens doivent être rejetées par voie de conséquence ;<br>
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DECIDE :<br>
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Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
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N°  08LY02069    	<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**