# Conseil d'Etat, 7 SS, du 16 janvier 2002, 227549, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008113628
**Date de décision:** 2002-01-16
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008113628

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 28 novembre 2000 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Y... X... demeurant ... à vent, à Vénissieux (69200) ; Madame X... demande que le Conseil d'Etat annule pour excès de pouvoir la décision du 10 août 2000 par laquelle le consul de France à Rome a refusé de lui délivrer un visa d'entrée sur le territoire français ;     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>    Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et le protocole qui lui est annexé ; <br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Après avoir entendu en séance publique :<br>    - le rapport de M. Lenica, Auditeur, <br>    - les conclusions de Mme Bergeal, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que Mme X..., ressortissante algérienne, demande l'annulation de la décision du 10 août 2000 par laquelle le consul de France à Rome (Italie) a refusé de lui délivrer un visa d'entrée sur le territoire français ;<br>    Sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête :<br>    Considérant, en premier lieu, que, pour refuser à Mme X... le visa qu'elle sollicitait, le consul de France à Rome s'est fondé sur ce que l'intéressée ne justifiait d'aucun domicile en Italie et résidait déjà en France ; que ces motifs, qui ne reposaient pas sur des faits matériellement inexacts à la date de la décision attaquée, sont de nature à justifier légalement la décision attaquée ; <br>    Considérant, en deuxième lieu, que, si Mme X... fait valoir que la décision attaquée méconnaît son droit au respect de sa vie familiale, ce moyen manque en fait, dès lors qu'ainsi qu'il a été dit ci-dessus, la requérante résidait en France auprès de son époux lorsqu'elle a déposé sa demande de visa, ainsi qu'à la date de la décision attaquée ; <br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme X... n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision attaquée ;<br>    Considérant toutefois qu'il ressort des pièces du dossier soumis au Conseil d'Etat que Mme X... réside désormais en Italie ; qu'il lui appartient désormais, dans ces conditions, de solliciter l'octroi d'un visa de long séjour auprès du consul de France à Rome en se prévalant de sa double qualité de mère d'un enfant en bas âge né en France et d'épouse d'un ressortissant algérien régulièrement installé en France ;<br>Article 1er : La requête de Mme X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Z... X... et au ministre des affaires étrangères.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-005-01 ETRANGERS - ENTREE EN FRANCE - VISAS.