# Conseil d'Etat, 5 SS, du 28 octobre 2002, 210655, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008150678
**Date de décision:** 2002-10-28
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 5 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008150678

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 19 juillet 1999 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Sinnarasa X...,  ; M. X... demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 17 février 1999 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 18 septembre 1998 du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant sa reconduite à la frontière ;<br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ;<br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Après avoir entendu en séance publique :<br>    - le rapport de M. Logak, Maître des Requêtes ;<br>    - les conclusions de M. Chauvaux, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 susvisée : "Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police, peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants : ( ...) 1° Si l'étranger ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français à moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ..." ;<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X..., de nationalité sri-lankaise, interpellé le 18 juin 1998 par les services de police sans titre de séjour, est entré irrégulièrement en France ; qu'il se trouvait ainsi dans le cas où, en application du 1° du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945, le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière ;<br>    Considérant que le moyen tiré des risques encourus par le requérant en cas de retour dans son pays d'origine ne peut être utilement invoqué à l'encontre de l'arrêté de reconduite à la frontière attaqué ;<br>    Considérant cependant que par une décision distincte, notifiée à l'intéressé le même jour que l'arrêté de reconduite attaqué, le préfet de Seine-Saint-Denis a décidé que le pays vers lequel devra être reconduit M. X... serait le Sri-Lanka ; qu'eu égard à l'argumentation de sa demande, l'intéressé doit être regardé comme ayant également présenté des conclusions tendant à l'annulation de cette décision ; que si M. X... fait état des risques que lui ferait courir son retour dans son pays d'origine et produit à l'appui de ses dires certains éléments, ces derniers ne sont pas de nature à établir la réalité des risques auxquels il serait personnellement exposé ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet de Seine-Saint-Denis, que M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 septembre 1998 par lequel le préfet de Seine-Saint-Denis a ordonné sa reconduite à la frontière ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Sinnarasa X..., au préfet de la Seine-Saint-Denis et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Arrêté 1998-09-18,Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-03 ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.