# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 15 décembre 1969, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006981237
**Date de décision:** 1969-12-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006981237

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE (PARIS, 30 MARS 1968) D'AVOIR DECLARE IRRECEVABLE LA "TIERCE OPPOSITION" FORMEE PAR MEUNIER CONTRE LE PRECEDENT ARRET, EN DATE DU 28 JANVIER 1966, QUI A PRONONCE LA FAILLITE DE LA SOCIETE LES MENUISERIES FRANCAISES, AU MOTIF QUE CETTE OPPOSITION A ETE FORMEE PLUS DE QUINZE JOURS APRES L'ACCOMPLISSEMENT DE LA DERNIERE DES FORMALITES D'AFFICHAGE ET D'INSERTION EXIGEES PAR LA LOI, ALORS QUE LE DELAI PREVU A L'ARTICLE 454 (ANCIEN) DU CODE DE COMMERCE NE S'APPLIQUE PAS A LA TIERCE OPPOSITION ;<br>
   MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL RETIENT A BON DROIT QUE L'OPPOSITION PREVUE PAR LEDIT ARTICLE 454, APPLICABLE EN LA CAUSE, CONTRE LES JUGEMENTS OU ARRETS RENDUS EN MATIERE DE FAILLITE OU DE REGLEMENT JUDICIAIRE, EST UNE VOIE DE RECOURS AUTONOME DONT LE DELAI DE RIGUEUR S'IMPOSE AUX TIERS QUI DESIRENT EN BENEFICIER ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 30 MARS 1968 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>
N° 68-12.759. MEUNIER C/ HUET. PRESIDENT : M. GUILLOT. - RAPPORTEUR : M. BRUNHES. - AVOCAT GENERAL : M. ROBIN. - AVOCATS : MM. RYZIGER ET TETREAU. A RAPPROCHER : SUR LE N° 3 : COM., 3 JUILLET 1968, BULL. 1968, IV, N° 218, P. 199 (REJET).<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1 L'OPPOSITION PREVUE PAR L'ARTICLE 454 ANCIEN DU CODE DE COMMERCE, CONTRE LES JUGEMENTS OU ARRETS RENDUS EN MATIERE DE FAILLITE OU DE REGLEMENT JUDICIAIRE EST UNE VOIE DE RECOURS AUTONOME DONT LE DELAI DE RIGUEUR S'IMPOSE AUX TIERS QUI DESIRENT EN BENEFICIER (ARRET N 1).,2 LES DECISIONS DE REPORT A LA DATE DE CESSATION DES PAIEMENTS SONT SOUMISES AUX FORMALITES DE PUBLICITE PRESCRITES PAR L'ARTICLE 451 DU CODE DE COMMERCE (ARRET N 2).,3 DOIT ETRE CASSE L'ARRET QUI DECLARE IRRECEVABLE COMME TARDIVE LA TIERCE OPPOSITION FORMEE, CONTRE UNE DECISION DE REPORT DE LA DATE DE CESSATION DES PAIEMENTS, A L'EXPIRATION DU DELAI DE QUINZAINE PREVU PAR L'ARTICLE 451 DU CODE DE COMMERCE A COMPTER DE LA PUBLICATION QUI EN AVAIT ETE FAITE AU JOURNAL DES PETITES AFFICHES SANS PRECISER SI LA FORMALITE D'AFFICHAGE EGALEMENT EXIGEE PAR LA LOI AVAIT ETE ELLE AUSSI ACCOMPLIE (ARRET N 2).
**Mots-clés:** 1 FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE    PROCEDURE    TIERCE OPPOSITION   DELAI    DELAI DE L'ARTICLE 454 ANCIEN DU CODE DE COMMERCE,2 FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE    CESSATION DES PAIEMENTS DATE    REPORT    JUGEMENT DE REPORT    JUGEMENT SOUMIS AUX FORMALITES DE PUBLICITE,3 FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE    PROCEDURE    TIERCE OPPOSITION   DELAI    POINT DE DEPART    JUGEMENT SOUMIS AUX FORMALITES DE L'AFFICHAGE    EXPIRATION DU DELAI D'AFFICHAGE