# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 2ème chambre - formation à 3, 05/05/2009, 07MA04207, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021007142
**Date de décision:** 2009-05-05
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 2ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021007142

## Contenu de la décision

Vu la requête et le mémoire complémentaire, enregistrés les ..., présentés pour M. Azzedine X élisant domicile 2 rue des Trolles <br>
Petit Bard bâtiment A appartement 7 à Montpellier (34080), par la SCP d'avocats <br>
Dessalces-Ruffel ; M. X demande à la Cour :<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 0603095 du Tribunal administratif de Montpellier en date du 2 juillet 2007 qui a rejeté ses conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour prise à son encontre le 29 mars 2006 par le préfet de l'Hérault ;<br>
       2°) d'annuler pour excès de pouvoir  cette décision ;<br>
       3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault sous astreinte de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande ;<br>
       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 196 euros à verser à la SCP d'avocats Dessalces-Ruffel, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, la SCP Dessalces-Ruffel renonçant alors au bénéfice de l'indemnité versée au titre de l'aide juridictionnelle ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 modifiée ;<br>
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       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : <br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu le décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 relatif au rapporteur public des juridictions administratives et au déroulement de l'audience devant ces juridictions ;<br>
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       Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat, en date du 27 janvier 2009, fixant la liste des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 31 mars 2009 :<br>
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       - le rapport de M. Renouf, rapporteur,<br>
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       - les conclusions de M. Brossier, rapporteur public, <br>
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       - et les observations de Me Ruffel, de la SCP d'avocats Dessalces-Ruffel, pour M. X ;<br>
       Considérant en premier lieu qu'il résulte de l'examen de la décision attaquée que <br>
celle-ci énonce avec une précision suffisante les circonstances de droit et de fait sur lesquelles elle repose ; <br>
       Considérant, en deuxième lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et des libertés d'autrui. ; qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : (...) ; 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; qu'aux termes de l'article L. 312-2 du même code : La commission est saisie par l'autorité administrative lorsque celle-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article L. 313-11 ou de délivrer une carte de résident à un étranger mentionné aux articles L. 314-11 et L. 314-12, ainsi que dans le cas prévu à l'article L. 431-3 ; qu'il résulte de ces dispositions que le préfet est tenu de saisir la commission du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues aux articles L. 313-11, L. 314-11 et L. 314-12 du code précité auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions ; <br>
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       Considérant que M. X, qui soutient être entré en France en 2004 fait valoir qu'il a établi le centre de ses intérêts privés et familiaux en France où résident ses parents ainsi que ses deux frères et soeur mineurs qui ont, pour la plupart, bénéficié du regroupement familial en 2004 ; que cependant, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a vécu au Maroc jusqu'à l'âge de 23 ans ainsi qu'il ne le conteste pas ; qu'il est célibataire et sans charge de famille ; qu'il ressort des écrits de l'intéressé qu'à la date à laquelle la décision attaquée a été prise, un de ses frères, majeur au moment du regroupement familial du reste de la famille, n'est pas autorisé à résider en France ; que, par suite, dans les circonstances de l'espèce, les circonstances postérieures étant sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé l'admission au séjour de M. X ne porte pas au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise ; <br>
       Considérant, en troisième lieu, que M. X n'étant pas au nombre des étrangers pouvant obtenir de plein droit un titre de séjour en application des dispositions précitées qu'il invoque, le préfet n'était pas tenu, en application de l'article L. 312-2, de soumettre son cas à la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande ;<br>
       Considérant, en quatrième lieu, que si M. X fait valoir, outre les circonstances relatives à sa vie privée et familiale, qu'il dispose d'un domicile et d'une promesse d'embauche, ces circonstances ne sont pas de nature à faire regarder le refus de séjour attaqué comme entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;<br>
       Considérant, enfin, qu'il ressort de l'examen de la décision attaquée que le préfet de l'Hérault ne s'est pas cru tenu de rejeter la demande de titre de séjour de M. X au motif que l'intéressé ne disposait pas d'un visa de long séjour ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa requête tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour prise à son encontre le 29 mars 2006 par le préfet de l'Hérault ;<br>
       Sur les conclusions à fin d'injonction :  <br>
       Considérant qu'aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ; <br>
       Considérant que le présent arrêt n'implique aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions de M. X tendant à ce que la Cour enjoigne sous astreinte au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour mention vie privée et familiale ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande, ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que les dispositions de l'article susvisé font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à M. X la somme qu'il demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ; <br>
DECIDE :<br>
Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Azzedine X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.  <br>
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N° 07MA042072<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**