# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 11 mai 1971, 70-10.523, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006985670
**Date de décision:** 1971-05-11
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006985670

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1641 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QUE L'OBLIGATION DE GARANTIE DU VENDEUR, POUR VICE CACHE DE LA CHOSE VENDUE, PEUT RESULTER IMPLICITEMENT DE LA NATURE DE LA CHOSE VENDUE ET DU BUT QUE LES PARTIES SE SONT PROPOSE ;<br>
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ATTENDU QUE POUR REJETER L'ACTION EN RESOLUTION, POUR VICE CACHE, DE LA VENTE PAR LE GOFF A LA SOCIETE SALOMON ET COMPAGNIE, D'UN TAUREAU DESTINE A LA BOUCHERIE DONT, APRES ABATTAGE, L'EXAMEN PAR LES SERVICES VETERINAIRES A REVELE QU'IL ETAIT ATTEINT DE CYSTICERCOSE, LE TRIBUNAL D'INSTANCE A ENONCE QUE LA SOCIETE SALOMON NE RAPPORTAIT PAS LA PREUVE, DANS LES CONDITIONS PREVUES PAR L'ARTICLE 1341 DU CODE CIVIL, DE L'EXISTENCE, ENTRE ELLE ET SON VENDEUR, D'UNE CONVENTION EXPLICITE FORMELLE, DEROGATOIRE AUX DISPOSITIONS DES ARTICLES 284 ET 285 DU CODE RURAL ECARTANT LA GARANTIE DE DROIT COMMUN POUR LES VENTES D'ANIMAUX DESTINES A LA BOUCHERIE ;<br>
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 QU'EN NE RECHERCHANT PAS SI LES CIRCONSTANCES DU CONTRAT DEMONTRAIENT L'EXISTENCE D'UNE VOLONTE COMMUNE TACITE DE DEROGATION AUDIT TEXTE, LE TRIBUNAL D'INSTANCE N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU LE 9 DECEMBRE 1969 ENTRE LES PARTIES PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE MORLAIX ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE GUINGAMP.<br>
<br>,.  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1965-07-16 Bulletin 1965 I N. 475 P. 355 (REJET) ET L'ARRET CITE<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1341,Code civil 1641,Code rural 284,Code rural 285,LOI 1884-08-02
**ECLI:** 
**Résumé:** L'OBLIGATION PESANT SUR LE VENDEUR DE GARANTIR LES VICES  CACHES DE LA CHOSE VENDUE PEUT RESULTER IMPLICITEMENT DE LA NATURE  DE CELLE-CI ET DU BUT QUE LES PARTIES SE SONT PROPOSE.                 DOIT EN CONSEQUENCE ETRE CASSEE LA DECISION QUI  DEBOUTE DE  SON ACTION L'ACHETEUR D'UN ANIMAL DESTINE A LA BOUCHERIE  ET ATTEINT DE CYSTICERCOSE, MALADIE LE RENDANT IMPROPRE A LA  CONSOMMATION, AU MOTIF QU'IL NE RAPPORTAIT PAS LA PREUVE DANS LES  CONDITIONS PREVUES PAR L'ARTICLE 1341 DU CODE CIVIL, DE L'EXISTENCE  D'UNE CONVENTION EXPLICITE FORMELLE DEROGATOIRE AUX DISPOSITIONS DES  ARTICLES 284 ET 285 DU CODE RURAL, SANS RECHERCHER SI LES  CIRCONSTANCES DU CONTRAT NE DEMONTRAIENT PAS L'EXISTENCE D'UNE  VOLONTE COMMUNE TACITE DE DEROGATION.
**Mots-clés:** VENTE - ANIMAUX DOMESTIQUES - GARANTIE - DEROGATION CONVENTIONNELLE  - CONVENTION TACITE - RECHERCHE NECESSAIRE.,* VENTE - GARANTIE - VICES CACHES - ACTION REDHIBITOIRE - ANIMAL DE  BOUCHERIE ATTEINT D'UNE MALADIE LE RENDANT IMPROPRE A LA  CONSOMMATION.,* VENTE - ANIMAUX DOMESTIQUES - GARANTIE - DEROGATION  CONVENTIONNELLE - PREUVE - ECRIT - NECESSITE (NON).,* ANIMAUX - ANIMAUX DOMESTIQUES - VENTE - GARANTIE - VICES CACHES -  GARANTIE CONVENTIONNELLE - CONVENTION TACITE.