# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 29 juin 2005, 272224, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008230061
**Date de décision:** 2005-06-29
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008230061

## Contenu de la décision

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                Vu la requête,  enregistrée le 15 septembre 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Diakalia X, demeurant ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 23 juillet 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 14 juillet 2004 par lequel le préfet du Val-de-Marne a décidé sa reconduite à la frontière  ;
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                2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;	
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                Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979  ;
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - les conclusions de Mme Emmanuelle Prada Bordenave, commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France, en vigueur à la date de l'arrêté attaqué  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger, auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité malienne, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 21 février 2003, de la décision du préfet du Val-de-Marne du 17 février 2003 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée  ;
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                Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête  :
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                Considérant que M. X soutient être présent en France de façon interrompue depuis janvier 1995  ; que les diverses pièces versées au dossier à l'appui de cette allégation, qui ne sont pas discutées, permettent de tenir cette circonstance pour établie  ; que par ailleurs son état de santé lui rend indispensable un suivi médical à vie et a notamment justifié son admission au séjour sur le territoire entre l'année 2000 et l'année 2003  ; que si le médecin inspecteur de santé publique compétent a alors considéré que M. X pouvait bénéficier des soins appropriés dans son pays d'origine, cette circonstance est contredite par des pièces médicales postérieures versées au dossier  ; qu'en outre, M. X atteste d'une parfaite intégration sur le territoire français  ; qu'ainsi, eu égard tant à son antériorité de séjour en France qu'à ses nécessités médicales, M. X est fondé à soutenir qu'en décidant sa reconduite à la frontière, le préfet du Val-de-Marne a commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la mesure sur sa situation personnelle  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande  ;
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Article 1er  : Le jugement du 23 juillet 2004 du magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Melun et l'arrêté du préfet du Val-de-Marne en date du 14 juillet 2004 décidant la reconduite à la frontière de M. X sont annulés.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Diakalia X, au préfet du Val-de-Marne et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.
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## Métadonnées

**Solution:** Satisfaction totale
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**