# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 5 novembre 1969, 68-93.216, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007057190
**Date de décision:** 1969-11-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007057190

## Contenu de la décision

CASSATION PARTIELLE SUR LE POURVOI FORME PAR X... (ANDRE), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE, DU 22 OCTOBRE 1968, QUI A FIXE LE MONTANT DES DOMMAGES-INTERETS AINSI QUE DES REMBOURSEMENTS AU TRESOR PUBLIC DUS PAR LE DEMANDEUR EN REPARATION DU PREJUDICE RESULTANT D'UN ACCIDENT CAUSE A Y... (RAYMOND) ET DONT X... A ETE DECLARE RESPONSABLE LA COUR, VU LES MEMOIRES PRODUITS TANT EN DEMANDE QU'EN DEFENSE;<br>
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 SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL, DES ARTICLES 3 ET 4, 418 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, L 416, L 434, L 435, L 470 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, DES ARTICLES 1, 2 ET SUIVANTS DE L'ORDONNANCE N° 59-76 DU 7 JANVIER 1959, DE L'ARTICLE DE LA LOI DU 30 OCTOBRE 1946, ENSEMBLE VIOLATION DE L'ARTICLE 485 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, POUR DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE, APRES AVOIR FIXE, D'UNE MANIERE DEFINITIVE, LE MONTANT DE L'INDEMNITE REPRESENTATIVE DU PREJUDICE SUBI PAR LA VICTIME, AINSI QUE LE MONTANT DES PRESTATIONS DONT L'AGENT JUDICIAIRE ETAIT FONDE A DEMANDER LE REMBOURSEMENT, N'EN A PAS MOINS DONNE ACTE AU REPRESENTANT DE L'ETAT DE SES RESERVES A RAISON DES NOUVELLES DEPENSES QU'IL ETAIT SUSCEPTIBLE D'EFFECTUER A TITRE DE FRAIS MEDICAUX ET PHARMACEUTIQUES ET MASSAGES ET AJOUTE QUE CES DEBOURS, NON COMPRIS DANS L'EVALUATION GLOBALE DU PREJUDICE, AUGMENTERONT CELLE-CI A DUE CONCURRENCE AVANT D'ETRE PRECOMPTES;<br>
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 ALORS QU'UNE TELLE DECISION, RESERVANT LE DROIT DE L'ADMINISTRATION A DES REMBOURSEMENTS DE FRAIS N'AYANT QU'UN CARACTERE EVENTUEL, EST CONTRAIRE AVEC LA FIXATION D'UNE MANIERE DEFINITIVE DES INDEMNITES MISES A LA CHARGE DU TIERS RESPONSABLE";<br>
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 VU LESDITS ARTICLES;<br>
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 ATTENDU QUE SEUL UN PREJUDICE NE ET ACTUEL PEUT JUSTIFIER L'ALLOCATION, PAR LES JURIDICTIONS REPRESSIVES DE REPARATIONS CIVILES;<br>
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 ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A FIXE LE MONTANT DES DOMMAGES-INTERETS AINSI QUE DES REMBOURSEMENTS AU TRESOR PUBLIC DUS PAR X... EN SUITE D'UN ACCIDENT QUI A CAUSE DES BLESSURES AU JEUNE Y..., ACCIDENT DONT LE DEMANDEUR AVAIT ETE DECLARE ENTIEREMENT RESPONSABLE, AUX TERMES D'UNE PRECEDENTE DECISION DEVENUE DEFINITIVE;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL ENONCE QUE LE TRESOR PUBLIC INTERVENANT, "A DEMANDE ACTE DE SES RESERVES QUANT AUX NOUVELLES DEPENSES RELATIVES AUX MASSAGES, FRAIS MEDICAUX ET PHARMACEUTIQUES QUI, AUX TERMES DU RAPPORT D'EXPERTISE, CONTINUENT A ETRE NECESSAIRES A Y...;<br>
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 QUE CETTE DEMANDE CORRESPOND A UN PREJUDICE FUTUR MAIS D'ORES ET DEJA CERTAIN NON COMPRIS DANS L'EVALUATION, QUE, SEUL, LE MONTANT DE CETTE CREANCE NE POUVANT ETRE ACTUELLEMENT FIXE, IL ECHET DE DIRE QUE LES DEBOURS SERONT REMBOURSES SUR JUSTIFICATION AU FUR ET A MESURE DE LEUR PAYEMENT;<br>
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 QUE CES DEBOURS AUGMENTERONT, A DUE CONCURRENCE, L'EVALUATION DU PREJUDICE GLOBAL DE LA VICTIME ET SERONT IMMEDIATEMENT ET PAR PRIORITE PRECOMPTES SUR CETTE MAJORATION, EN SORTE QUE L'INDEMNITE COMPLEMENTAIRE, CALCULEE CI-AVANT, NE S'EN TROUVE EN AUCUN CAS MODIFIEE;<br>
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ATTENDU QU'EN SON DISPOSITIF, L'ARRET A DONNE ACTE AU TRESOR PUBLIC DE SES RESERVES CONCERNANT LE REMBOURSEMENT DES SOINS POSTERIEURS A CETTE DECISION ET A DIT QUE CES SOINS SERAIENT REMBOURSES PAR LE DEMANDEUR AU FUR ET A MESURE DE LEUR PAYEMENT, SUR JUSTIFICATION;<br>
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ATTENDU QUE, S'IL APPARTENAIT AUX JUGES DE DONNER ACTE - AINSI QU'ILS L'ONT FAIT - AU TRESOR PUBLIC, DE SES RESERVES CONCERNANT LE REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS QU'IL SERAIT AMENE, ULTERIEUREMENT A SERVIR A LA VICTIME, LA COUR D'APPEL NE POUVAIT, NI STATUER PAR AVANCE SUR CES REMBOURSEMENTS NI LES INCLURE DANS LE PREJUDICE GLOBAL;<br>
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 QU'EN EFFET, C'EST EN SE PLACANT AU JOUR OU ILS STATUENT QUE LES JUGES SONT TENUS D'EVALUER CE PREJUDICE;<br>
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 QU'A CE MOMENT, LES PRESTATIONS LITIGIEUSES DONT LA NATURE ET LE MONTANT ETAIENT INDETERMINES - CONSTITUAIENT DE CE FAIT, POUR LE TRESOR, UN DOMMAGE EVENTUEL;<br>
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QU'IL S'ENSUIT QU'AYANT STATUE SUR CE PREJUDICE QUI N'ETAIT PAS NE ET ACTUEL, LA COUR A VIOLE LES TEXTES VISES AU MOYEN;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE PAR VOIE DE RETRANCHEMENT ET SANS RENVOI, L'ARRET RENDU PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE DU 22 OCTOBRE 1968, MAIS SEULEMENT EN CE QU'IL A STATUE SUR LE REMBOURSEMENT AU TRESOR PUBLIC DES PRESTATIONS SERVIES A LA VICTIME POSTERIEUREMENT AUDIT ARRET, TOUTES AUTRES DISPOSITIONS ET NOTAMMENT L'ACTE DONNE PAR LA COUR, AU TRESOR DE SES RESERVES ETANT EXPRESSEMENT MAINTENUES PRESIDENT : M COSTA, CONSEILLER DOYEN, FAISANT FONCTIONS - RAPPORTEUR : M ESCOLIER - AVOCAT GENERAL : M BOUCHERON - AVOCATS : MM TALAMON, SOURDILLAT ET CONSOLO<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle
**Lois appliquées:** Ordonnance 1959-01-07,Ordonnance 1959-02-04
**ECLI:** 
**Résumé:** Seul un préjudice né et actuel, déterminé au jour où le juge statue peut justifier l'allocation de réparations civiles par les juridictions répressives (1).
**Mots-clés:** ACTION CIVILE - Préjudice - Préjudice éventuel - Etat - Recours - Recours du Trésor public - Remboursement de prestations servies à la victime postérieurement à la décision - Nature et montant indéterminés,* ACTION CIVILE - Préjudice - Réparation - Victime agent d'un service public - Recours - Recours du trésor public (ordonnances des 7 janvier et 4 février 1959) - Objet.,* ACTION CIVILE - Préjudice - Réparation - Victime agent d'un service public - Recours - Recours du trésor public (ordonnances des 7 janvier et 4 février 1959) - Etendue - Remboursement des prestations servies postérieurement à la décision (non).,* ETAT - Action civile - Préjudice - Réparation - Victime agent d'un service public.