# Conseil d'Etat, 2 / 6 SSR, du 11 juin 1997, 142168, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007974725
**Date de décision:** 1997-06-11
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2 / 6 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007974725

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée le 21 octobre 1992 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Benjamin Y... demeurant 53, square Louis Aragon à Chambéry (73000) ; M. Y... demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 22 juillet 1992 par lequel le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 17 avril 1990 du ministre de l'intérieur mettant M. Jacques X..., inspecteur des transmissions, à la disposition du préfet de la Savoie pour y exercer les fonctions de chef de service départemental des transmissions et de l'informatique jusqu'alors confiées à M. Y... contrôleur principal des transmissions ;<br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir cette décision ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;<br>    Vu la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;<br>    Vu le décret n° 24-238 du 29 mars 1984 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Bordry, Conseiller d'Etat,<br>    - les conclusions de M. Abraham, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur la recevabilité :<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que le jugement du tribunal administratif de Grenoble dont M. Y... fait appel lui a été notifié le 24 août 1992 ; qu'ainsi sa requête, enregistrée le 21 octobre suivant au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, n'est pas tardive ;<br>    Considérant que, par la décision attaquée en date du 17 avril 1990, le directeur des transmissions et de l'informatique au ministère de l'intérieur a chargé M. Jacques X... des fonctions de chef du service des transmissions et de l'informatique à la préfecture de la Savoie précédemment confiées à M. Y... ; que ce dernier avait intérêt et, par suite, qualité pour contester la nomination de M. X... ; que sa demande devant le tribunal administratif de Grenoble tendant à l'annulation de cette décision était donc recevable ;<br>    Sur la légalité de la décision attaquée :<br>    Sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête :<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 61 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat : "Les autorités compétentes sont tenues de faire connaître au personnel, dès qu'elles ont lieu, les vacances de tous emplois ..." ;<br>    Considérant qu'il est constant qu'aucune publicité concernant la vacance de l'emploi de chef du centre des transmissions et de l'informatique à la préfecture de Chambéry n'a été effectuée préalablement à la décision du 17 avril 1990 nommant M. Jacques X... à cet emploi ; qu'ainsi ladite décision est intervenue à la suite d'une procédure irrégulière ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que le requérant est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande ;<br>Article 1er : Le jugement susvisé en date du 22 juillet 1992 du tribunal administratif de Grenoble, ensemble la décision du 17 avril 1990 sont annulés.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Benjamin Y... et au ministre de l'intérieur.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Loi 84-16 1984-01-11 art. 61
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 36-06 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - NOTATION ET AVANCEMENT.