# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 29 novembre 1982, 81-12.947, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007010480
**Date de décision:** 1982-11-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007010480

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA DEUXIEME BRANCHE : VU L'ARTICLE 1648 DU CODE CIVIL, ATTENDU, SELON L'ARRET ATTAQUE, QUE LA "SOCIETE NANTAISE DE TRANSPORTS ET AFFRETEMENTS ROUTIERS" (S.N.T.A.R.) A ACQUIS DE LA "SOCIETE NANTAISE DE POIDS LOURDS" (S.N.P.L.) ENTRE FEVRIER ET JUIN 1975 TROIS CAMIONS QUI ONT ETE TOUS LES TROIS L'OBJET DE NOMBREUSES PANNES ET AVARIES ;<br>
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 QU'ESTIMANT QUE CELLES-CI RESULTAIENT D'UN VICE CACHE "AFFECTANT LES ENSEMBLES MECANIQUES DE PROPULSION", LA S.N.T.A.R. A ASSIGNE, LE 10 MARS 1978, LA S.N.P.L. EN PAIEMENT DE DOMMAGES ET INTERETS ;<br>
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QUE CETTE DERNIERE A APPELE EN GARANTIE LA SOCIETE "RENAULT VEHICULES INDUSTRIELS" (SOCIETE R.V.I.) QUI SE TROUVE AUX DROITS ET OBLIGATIONS DE LA SOCIETE BERLIET, FABRICANT DES VEHICULES ET A DEMANDE RECONVENTIONNELLEMENT A LA S.N.T.A.R. LE PAIEMENT DE FACTURES DE REPARATIONS IMPAYEES ;<br>
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ATTENDU QUE POUR DECLARER LA DEMANDE EN GARANTIE DE LA S.N.T.A.R. IRRECEVABLE COMME TARDIVE, LA COUR D'APPEL A RETENU QUE DES INCIDENTS GRAVES ONT AFFECTE LES BOITES DE VITESSE DES CAMIONS DES JANVIER 1976 ET SE SONT REPETES JUSQU'EN MARS, MAI ET SEPTEMBRE, 1977 ET QUE C'EST A CE MOMENT QUE L'ACQUEREUR QUI AVAIT, EN TANT QUE PROFESSIONNEL, DES CONNAISSANCES TECHNIQUES, S'IL AVAIT ETE NORMALEMENT DILIGENT ET AVISE, AURAIT PU ET DU S'ENQUUERIR DE L'ORIGINE DE CES ANOMALIES DONT LA FREQUENCE ET L'IMPORTANCE NE POUVAIENT QUE L'AMENER A S'INTERROGER SUR L'EXISTENCE D'UN VICE ET QU'ELLE NE POUVAIT SOUTENIR EN S'APPUYANT SUR SA LETTRE DU 23 FEVRIER 1978, QU'ELLE N'AVAIT PU EN AVOIR LA REVELATION QUE LE 6 FEVRIER 1978 ;<br>
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ATTENDU QU'EN SE DETERMINANT AINSI, SANS PRECISER LA DATE A LAQUELLE LA S.N.T.A.R. AVAIT EFFECTIVEMENT EU CONNAISSANCE DES VICES POUR DETERMINER, EN RAISON DE LA NATURE DE CES VICES ET DES CIRCONSTANCES DE LA CAUSE SI ELLE AVAIT INTENTE SON ACTION A BREF DELAI LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 25 MARS 1981 PAR LA COUR D'APPEL DE RENNES ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE CAEN, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale) 1961-10-24 Bulletin 1961 III N. 377 p. 327 (REJET).
 CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale) 1971-12-21 Bulletin 1971 IV N. 309 (1) p. 291 (REJET).
 CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale) 1973-11-27 Bulletin 1973 IV N. 344 (1) p. 307 (REJET).
 CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale) 1982-01-12 Bulletin 1982 IV N. 12 p. 8 (CASSATION) et les arrêts cités.<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1648
**ECLI:** 
**Résumé:** Encourt la cassation l'arrêt qui pour déclarer irrecevable comme tardive l'action résultant des vices rédhibitoires intentée par un acheteur statue sans avoir préconisé la date à laquelle celui-ci avait eu effectivement connaissance de ces vices.
**Mots-clés:** VENTE - Garantie - Vices cachés - Action rédhibitoire - Délai - Point de départ - Découverte du vice.