# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 2, du 15 mars 1963, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006961979
**Date de décision:** 1963-03-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006961979

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL, ENSEMBLE L'ARTICLE 137 DU CODE DE SECURITE SOCIALE ;<br>
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 ATTENDU QUE LES MAJORATIONS DE RETARD ENCOURUES POUR LE VERSEMENT DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE NON EFFECTUE DANS LE DELAI PRESCRIT PEUVENT ETRE REDUITES NOTAMMENT EN CAS DE BONNE FOI ;<br>
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 QUE LES JUGES DU FAIT APPRECIENT SOUVERAINEMENT DANS QUELLE PROPORTION LA CONSTATATION DE LA BONNE FOI ENTRAINE LA REDUCTION DESDITES MAJORATIONS ;<br>
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 ATTENDU QUE, SELON LA DECISION ATTAQUEE, A LA SUITE D'UNE CONTESTATION TRANCHEE A SON PROFIT, QUANT A L'ASSUJETTISSEMENT AUX COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE, DE DIVERS ELEMENTS DE SALAIRES ALLOUES AU PERSONNEL DE L'AGENCE D'AMIENS DU CREDIT LYONNAIS, LA CAISSE D'ALLOCATIONS FAMILIALES DE LA SOMME AVAIT RECLAME A CELLE-CI UNE SOMME DE 400.285 ANCIENS FRANCS, A TITRE DE MAJORATION DE RETARD ;<br>
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 ATTENDU QUE LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE, RELEVANT QUE LA COMMISSION DE PROCEDURE GRACIEUSE AVAIT DEJA REDUIT LES MAJORATIONS ENCOURUES A 200.000 ANCIENS FRANCS, A EXONERE LA DEBITRICE DE 200.000 ANCIENS FRANCS LAISSES A SA CHARGE PAR LE MOTIF "QU'EN RAMENANT A 200.000 ANCIENS FRANCS LES MAJORATIONS INFLIGEES PAR LA CAISSE D'ALLOCATIONS FAMILIALES, LA COMMISSION DE PROCEDURE GRACIEUSE DUDIT ORGANISME AVAIT RECONNU LA BONNE FOI DU DEMANDEUR ;<br>
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 QUE, SI LA BONNE FOI N'EST PAS CONTESTEE, ELLE EST ENTIERE ET EMPORTE LOGIQUEMENT L'EXONERATION TOTALE" ;<br>
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 MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DES PRODUCTIONS, D'UNE PART, QUE LA COMMISSION DE PROCEDURE GRACIEUSE AVAIT SEULEMENT ADMIS QUE LES MAJORATIONS LITIGIEUSES REPRESENTAIENT UNE SANCTION TROP LOURDE ET QU'ELLES AVAIENT PU ETRE ENCOURUES, EN PARTIE , PAR SUITE D'UNE ERREUR D'INTERPRETATION ET, D'AUTRE PART, QUE DANS SES CONCLUSIONS DEVANT LADITE JURIDICTION, LA CAISSE DEFENDERESSE DECLARAIT QUE "LE CREDIT LYONNAIS N'AVAIT PAS DEMONTRE AVOIR ETE DE BONNE FOI" ; QU'IL RESULTE DE CE QUI PRECEDE QUE, NON SANS DENATURER LES TERMES DE LA DECISION DE LA COMMISSION DE PROCEDURE GRACIEUSE ET LES CONCLUSIONS DONT IL ETAIT SAISI, LE JUGE DE LA SECURITE SOCIALE S'EST, PAR UNE FAUSSE INTERPRETATION DE L'ARTICLE 137 SUSVISE, INTERDIT D'USER DU POUVOIR SOUVERAIN QUI LUI APPARTIENT POUR CONSTATER LA BONNE FOI DU DEBITEUR ET FIXER LA MESURE DE LA REDUCTION SOLLICITEE ; EN QUOI, IL A VIOLE LES DISPOSITIONS DES LOIS X... AU MOYEN ;  PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LA DECISION RENDUE ENTRE LES PARTIES, LE 19 NOVEMBRE 1959, PAR LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE D'AMIENS ;  REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LADITE DECISION ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE SAINT-QUENTIN. NO 60-11.092. CAISSE D'ALLOCATIONS FAMILIALES DE LA SOMME C/ CREDIT LYONNAIS (AGENCE D'AMIENS). PRESIDENT : M. CAMBOULIVES. - RAPPORTEUR : M. DUBOIS. - AVOCAT GENERAL : M. LEMOINE. - AVOCATS : MM. GALLAND ET CHAREYRE. DANS LE MEME SENS : 8 NOVEMBRE 1961, BULL. 1961, II, NO 735, P. 516 ;  25 JANVIER 1963, II, NO 90, P. 67 ;  30 JANVIER 1963, BULL. 1963, II, NO 96, P. 71 ET LES ARRETS CITES. A RAPPROCHER : 6 FEVRIER 1957, BULL. 1957, II, NO 121, P. 75 ;  14 JANVIER 1960, BULL. 1960, II, NO 40, P. 25.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** L'ARTICLE 137 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE CONFERE AU JUGE UN POUVOIR SOUVERAIN POUR CONSTATER LA BONNE FOI DU DEBITEUR DE MAJORATIONS DE RETARD ET FIXER LA MESURE DE LA REDUCTION SOLLICITEE.    MECONNAIT DONC LES DISPOSITIONS DE CE TEXTE, LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE QUI FAIT BENEFICIER UN EMPLOYEUR D'UNE EXONERATION TOTALE AU MOTIF QU'EN ACCORDANT UNE REDUCTION PARTIELLE, LA COMMISSION DE PROCEDURE GRACIEUSE DE LA CAISSE AVAIT RECONNU SA BONNE FOI ET QUE SI LA BONNE FOI N'EST PAS CONTESTEE ELLE EST ENTIERE ET EMPORTE LOGIQUEMENT L'EXONERATION TOTALE, DENATURANT AINSI ET LA DECISION GRACIEUSE QUI AVAIT SEULEMENT RETENU QUE LES MAJORATIONS RECLAMEES REPRESENTAIENT UNE SANCTION TROP LOURDE ET LES CONCLUSIONS DE LA CAISSE QUI CONTESTAIT LA BONNE FOI DE L'EMPLOYEUR.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - COTISATIONS - MAJORATIONS DE RETARD - REDUCTION - BONNE FOI - APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU FOND