# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 19 mars 1980, 78-40.864, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005946
**Date de décision:** 1980-03-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005946

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    VU LES ARTICLES L. 122-14.3, L. 751-1 ET L. 751-2 DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
   ATTENDU QUE LA SOCIETE ETABLISSEMENTS LAVECIRE-FRANCE AVAIT ENGAGE, SELON CONVENTION ECRITE DU 18 SEPTEMBRE 1970, BERNARD X... COMME REPRESENTANT STATUTAIREA TITRE EXCLUSIF ET L'A LICENCIE PAR LETTRES DES 10 ET 24 SEPTEMBRE 1974, AUX MOTIFS, NOTAMMENT, D'ABSENCE DE RAPPORTS JOURNALIERS IMPOSES PAR LE CONTRAT ET DE JUSTIFICATION D'ACTIVITE, D'ABSENTEISME, DE VISITES SUPERFICIELLES, DE NON-RETOUR DE MARCHANDISES REPRISES CHEZ DES CLIENTS ; QUE, POUR DECIDER QUE CE LICENCIEMENT, INTERVENU SANS ENTRETIEN PREALABLE ET SANS PREAVIS, N'AVAIT PAS DE CAUSE REELLE NI SERIEUSE, ET POUR CONDAMNER LA SOCIETE A VERSER A SON ANCIEN REPRESENTANT UNE " INDEMNITE DE PREAVIS LEGAL ET DE PREVENANCE ", UNE INDEMNITE POUR NON-OBSERVATION DES FORMES LEGALES ET UNE INDEMNITE DE CLIENTELE, L'ARRET ATTAQUE, D'UNE PART, A ESTIME QUE LES GRIEFS FORMULES MANQUAIENT DE PERTINENCE, ET, D'AUTRE PART, QUE LA SOCIETE N'AVAIT SUBI AUCUN PREJUDICE DU FAIT DE X... ;<br>
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   QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LA COUR D'APPEL, QUI AVAIT CONSTATE ELLE-MEME QUE LE REPRESENTANT NE CONSACRAIT PAS EN PERMANENCE ET EXCLUSIVEMENT SON ACTIVITE PROFESSIONNELLE A LA SOCIETE LAVECIRE, PUISQU'IL PARTICIPAIT, AVEC SON EPOUSE, A L'EXPLOITATION D'UN HOTEL, N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 9 JANVIER 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE LYON.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code du travail L122-14-3 CASSATION,Code du travail L751-1 CASSATION,Code du travail L751-2
**ECLI:** 
**Résumé:** Les juges du fond qui, pour réduire le montant de l'indemnité de clientèle due à un voyageur représentant placier, constatent que celui-ci ne consacrait pas en permanence et exclusivement son activité professionnelle à son employeur puisqu'il participait, avec son épouse, à l'exploitation d'un hôtel, ne peuvent décider que le licenciement de ce voyageur représentant placier était dépourvu de cause réelle et sérieuse en déclarant que les griefs invoqués par l'employeur et notamment ceux d'absence de rapports journaliers imposés par le contrat et de justification d'activité, d'absentéisme, de visites superficielles et de non retour de marchandises reprises chez les clients, manquaient de pertinence et que l'employeur n'avait subi aucun préjudice du fait de son salarié.
**Mots-clés:** VOYAGEUR REPRESENTANT PLACIER - Licenciement - Cause - Cause réelle et sérieuse - Voyageur représentant placier ne se consacrant pas exclusivement à son activité professionnelle et exerçant celle-ci superficiellement.