# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 29 octobre 1970, 69-12.481, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983129
**Date de décision:** 1970-10-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983129

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESSORT DES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE QUE LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE SALMSON-LE-POINT DU JOUR-PONT DE BOULOGNE, DITE SOCIETE SALMSON, FAIT PARTIE D'UN GROUPE DE SOCIETES CIVILES IMMOBILIERES CREES PAR LE COMPTOIR NATIONAL DU LOGEMENT (CNL) EN PREVISION DE LA CONSTRUCTION D'UN ENSEMBLE D'IMMEUBLES D'HABITATION ;<br>
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 QU'APRES LA FAILLITE DU CNL, A ETE CONSTITUEE LA SOCIETE NOUVELLE DU POINT DU JOUR, QUI A RECU MANDAT DES SCI D'APURER LES COMPTES ET DE POURSUIVRE LA REALISATION DE L'ENSEMBLE IMMOBILIER ENTREPRIS ;<br>
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 QUE CETTE DERNIERE SOCIETE A DEMANDE AUX SCI DE NE PAS AUTORISER LES VENTES DE PARTS AVANT L'APUREMENT DEFINITIF DES COMPTES ;<br>
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 QUE CETTE POLITIQUE A ETE APPROUVEE A LA MAJORITE LORS D'UNE ASSEMBLEE DES SOCIETAIRES DE LA SCI SALMSON ;<br>
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 QUE, PAR ACTE SOUS SEING PRIVE DU 7 FEVRIER 1963, GRIELEN AVAIT PROMIS DE CEDER A KINSBOURG 61 PARTS DE CETTE SOCIETE, ETANT STIPULE QUE KINSBOURG DEVRAIT FAIRE SON AFFAIRE PERSONNELLE DE L'ACCEPTATION PAR CELLE-CI DE LA CESSION ;<br>
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 QUE CETTE PROMESSE A ETE SIGNIFIEE A LA SOCIETE ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DEBOUTE KINSBOURG ET GRIELEN DE LEURS DEMANDES TENDANT A RENDRE OPPOSABLE A LA SOCIETE SALMSON LA CESSION DE PARTS LITIGIEUSES, AUX MOTIFS QUE LA SOCIETE NOUVELLE DU POINT DU JOUR A EU DE JUSTES MOTIFS DE DEMANDER A LA SOCIETE SALMSON DE NE PLUS AUTORISER DES VENTES DE PARTS, CE QUE LADITE SOCIETE AVAIT FINALEMENT ADMIS AU COURS D'UNE ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE, ET QUE GRIELEN N'AURAIT PAS ETE PRIVE DE LA POSSIBILITE DE VENDRE SES PARTS, CAR IL AURAIT PU PROPOSER A L'AGREMENT DE LA SOCIETE UN ACQUEREUR AUTRE QUE KINSBOURG QUE LADITE SOCIETE AVAIT DE JUSTES MOTIFS D'ECARTER, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE LA COUR D'APPEL NE POUVAIT, SANS CONTRADICTION, DIRE QUE LE REFUS D'AGREMENT REPOSAIT EN L'ESPECE SUR UNE DECISION DE L'ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE DE LA SOCIETE SALMSON ECARTANT LE PRINCIPE DE TOUTE CESSION DE PARTS ET QUE GRIELEN AURAIT PU PROPOSER UN ACQUEREUR AUTRE QUE KINSBOURG, QUE L'INTERDICTION GENERALE ET NON LIMITEE DANS LE TEMPS DE TOUTE CESSION EQUIVALAIT A UNE INALIENABILITE ABSOLUE TOMBANT SOUS LE COUP DE L'ARTICLE 537 DU CODE CIVIL, DES LORS QU'ELLE N'ETAIT PAS COMPENSEE PAR UNE OBLIGATION DE PREEMPTION, ET QU'EN TOUT CAS CETTE INALIENABILITE NE POUVAIT ETRE VALABLEMENT DECIDEE PAR UNE ASSEMBLEE GENERALE EN DEHORS DE TOUTE MODIFICATION DE L'ARTICLE 11 DES STATUTS, QUI SUBORDONNAIT TOUTE CESSION DE PARTS A UN AGREMENT, QU'ELLE ABOUTISSAIT A VIOLER ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE ENONCE QUE, S'IL AVAIT ETE DECIDE, EN PRINCIPE, DE N'ACCEPTER AUCUNE CESSION, IL ETAIT CEPENDANT ADMIS QUE L'AGREMENT POURRAIT ETRE DONNE DANS DES CAS EXCEPTIONNELS ET QUE CETTE POLITIQUE RESTRICTIVE ADOPTEE DANS L'INTERET DES ASSOCIES PRENDRAIT FIN AVEC L'APUREMENT DES COMPTES DU COMPTOIR NATIONAL DU LOGEMENT ;<br>
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QUE LA COUR D'APPEL, QUI NE S'EST PAS CONTREDITE ET A CONSTATE QUE LA PREUVE N'ETAIT PAS RAPPORTEE PAR KINSBOURG DE CE QUE LA DECISION COMPORTANT REFUS D'AGREMENT EUT ETE PRISE DANS LE SEUL DESSEIN DE NUIRE AUX COCONTRACTANTS, N'A VIOLE AUCUN DES TEXTES VISES AU MOYEN ET A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 9 MAI 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Les juges du fond peuvent refuser de rendre opposable à une société de construction une cession de parts, dès lors qu'ils relèvent que, si la société a décidé en principe de n'accepter aucune cession, elle a cependant admis que l'agrément pourrait être donné dans des cas exceptionnels, que cette politique restrictive, adoptée dans l'intérêt des associés, n'est que temporaire et qu'il n'est pas établi que la décision portant refus d'agrément du cessionnaire ait été prise dans le seul but de nuire aux cocontractants.
**Mots-clés:** CONSTRUCTION IMMOBILIERE - Société de construction - Parts ou actions - Cession - Agrément des coassociés - Refus d'agrément - Interdiction de toute cession sauf cas exceptionnels - Interdiction rtemporaire - Validité.,* SOCIETE CIVILE - Société civile immobilière - Parts - Cession - Agrément des coassociés - Refus d'agrément - Interdiction de toute cession sauf cas exceptionnels - Interdiction temporaire - Validité.