# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 4EME CHAMBRE, du 2 octobre 2003, 99BX02532, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007503320
**Date de décision:** 2003-10-02
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 4EME CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007503320

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 12 novembre 1999 sous le n° 99BX02532, présentée pour Mme Elisabeth X, demeurant ..., par Me Flemal, avocat  ;
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     Mme X demande à la cour  :
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     1°) d'annuler le jugement en date du 20 juillet 1999 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à la décharge de la taxe d'apprentissage à laquelle elle a été assujettie au titre des années 1991, 1992 et 1993, ainsi que des pénalités y afférentes  ;
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     2°) de lui accorder la décharge sollicitée  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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Classement CNIJ  : 	19-05-03
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	19-04-02-01-01	C++
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     Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales  ;
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     Vu le code de justice administrative  ;
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     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 18 septembre 2003  :
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     - le rapport de M. Pouzoulet, premier conseiller  ;
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- et les conclusions de M. Chemin, commissaire du gouvernement  ;
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     Considérant qu'aux termes de l'article 34 du code général des impôts  :  Sont considérés comme bénéfices industriels et commerciaux, pour l'application de l'impôt sur le revenu, les bénéfices réalisés par des personnes physiques et provenant de l'exercice d'une profession commerciale...   ; que selon l'article 224 du même code  :  1. Il est établi une taxe, dite taxe d'apprentissage, dont le produit est inscrit au budget de l'Etat pour y recevoir l'affectation prévue par la loi. /2. Cette taxe est due  : 1° Par les personnes physiques... lorsque ces personnes... exercent une activité visée aux articles 34 et 35   ;
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     Considérant qu'il résulte de l'instruction qu'en vertu d'un contrat passé avec la société CAMBO ENIA le 29 novembre 1989, Mme X a obtenu la concession de l'exclusivité des soins infirmiers à dispenser aux pensionnaires de la maison de retraite exploitée par cette société à Saint-Jean d'Illac (Gironde) et, à cette fin, la mise à disposition de locaux et de matériels  ; qu'en contrepartie, la requérante s'engageait à verser à la société une redevance égale à 5 % des honoraires bruts encaissés  ; que pour assurer la dispense des soins aux personnes âgées résidentes, qui étaient au nombre de 68 en 1993, elle a recruté 34 personnes assurant la présence permanente d'une équipe de 8 personnes  ; qu'à la suite d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 1991 au 31 décembre 1993, l'administration a estimé que l'intéressée avait en réalité exercé une activité de caractère commercial, et avait donc à tort déclaré ses revenus dans la catégorie des bénéfices non commerciaux, et que cette activité était assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée et aux taxes assises sur les salaires, y compris la taxe d'apprentissage  ; que Mme X conteste le jugement du tribunal administratif de Bordeaux par lequel ce dernier a rejeté sa demande en décharge de la taxe d'apprentissage à laquelle elle a par suite été assujettie au titre des années 1991, 1992 et 1993  ;
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     Considérant qu'il résulte de l'instruction que si toutes les feuilles de soins étaient établies au nom de Mme X et si cette dernière pouvait fournir elle-même certaines prestations d'infirmière, notamment pour remplacer l'un de ses salariés, l'activité première de la requérante consistait à diriger son personnel, constitué d'une équipe permanente de huit infirmiers  ; qu'en raison même de la qualification de ses employés, les revenus qu'elle a tirés de son activité ne peuvent être regardés comme provenant de sa propre profession d'infirmière exercée avec l'assistance de ces derniers  ; que Mme X a ainsi déclaré des recettes s'élevant à 2 129 940 F en 1991, à 2 372 561 F en 1992 et à 1 487 596 F en 1993 et dépassant manifestement le niveau des recettes qu'elle aurait retirées de la mise en oeuvre personnelle de sa profession d'infirmière, même avec le concours d'assistants  ; qu'ainsi, les revenus résultant de l'exploitation de la clientèle de la maison de retraite doivent être regardés comme provenant principalement du travail des collaborateurs salariés  ; que ces revenus devaient par suite être déclarés et imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux  ;
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     Considérant que le moyen tiré par Mme X de ce qu'elle peut se prévaloir d'une prise de position formelle de l'administration sur sa situation de fait n'est assorti d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé  ; 
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     Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à la décharge de la taxe d'apprentissage à laquelle elle a légitimement été assujettie à raison de son activité  ; 
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D E C I D E  :
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Article 1er  : La requête de Mme X est rejetée.
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99BX02532	- 3 -
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**