# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 26 octobre 1970, 69-11.559, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983489
**Date de décision:** 1970-10-26
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983489

## Contenu de la décision

SUR LE TROISIEME MOYEN, PRIS EN SES DIVERSES BRANCHES : VU LES ARTICLES 1382 ET 1383 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE, LA FEDERATION NATIONALE DU NEGOCE DE L'AMEUBLEMENT (FNA) ET LE SYNDICAT GENERAL DE L'AMEUBLEMENT, DE LA DECORATION ET DES PROFESSIONS S'Y RATTACHANT (SGAD) AINSI QUE TRENTE-QUATRE NEGOCIANTS EN AMEUBLEMENT ONT FAIT ASSIGNER EN CONCURRENCE DELOYALE LA SOCIETE DITE ASSOCIATION FAMILIALE ECONOMIQUE DES ACHETEURS (AFEDA) ET LA SOCIETE D'EQUIPEMENTS FAMILIAUX (SEF) ;<br>
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 ATTENDU QUE LA FEDERATION ET LE SYNDICAT INVOQUAIENT NOTAMMENT A L'APPUI DE LEUR DEMANDE LA PUBLICITE " ABUSIVE ET MENSONGERE " CONSTITUEE PAR L'ANNONCE, FAITE PAR L'AFEDA DANS SES BULLETINS, TRACTS ET DANS SON GUIDE-MEMENTO AU SUJET DE LA VENTE A CREDIT QUE :<br>
 " LE PREMIER VERSEMENT DOIT REPRESENTER DANS VOTRE INTERET VOTRE MINIMUM DISPONIBLE ET EN PRINCIPE LE QUART DE L'ACHAT MAIS L'ASSOCIATION RESTE TRES LARGE DANS CE DOMAINE " ET QUE NOTAMMENT DANS SON BULLETIN N° 27, L'AFEDA, TOUT EN REAFFIRMANT L'OBLIGATION DE PAYER COMPTANT LE QUART A LA COMMANDE LAISSAIT ENTENDRE " QU'EN CAS DE NECESSITE IL PEUT ETRE DEROGE A CETTE REGLE ", QUE LA FEDERATION ET LE SYNDICAT VISAIENT AUSSI L'ARTICLE 22 DES STATUTS DE L'AFEDA, AUX TERMES DESQUELS " LA REDUCTION EXCEPTIONNELLE DE 20 % SUR LES PRIX OFFICIELS DEPART USINE, EMBALLAGE D'ORIGINE EST EQUIVALENTE AU QUART DE L'ACHAT A CREDIT EXIGIBLE, C'EST-A-DIRE QUE L'ADHERENT PREND POSSESSION DE SON APPAREIL EN VERSANT PEU DE CHOSE A L'ACHAT " ;<br>
 ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL REJETTE LA DEMANDE DE LA FEDERATION ET DU SYNDICAT, AUX MOTIFS QUE LA FORMULE EMPLOYEE NE PERMETTAIT PAS A LA CLIENTELE DE CROIRE QUE LA SOCIETE AFEDA ETAIT DISPOSEE A TRANSGRESSER LES PRESCRIPTIONS REGLEMENTAIRES EN MATIERE DE VENTE A CREDIT, ET QUE " SI L'INOBSERVATION DE PRESCRIPTIONS REGLEMENTAIRES PEUT A JUSTE TITRE ETRE CONSIDEREE COMME CONSTITUANT UN ACTE DE CONCURRENCE DELOYALE, CE NE PEUT ETRE QUE DANS LA MESURE OU CES INOBSERVATIONS PERMETTENT D'ATTIRER LE CLIENT PAR DES PRIX PLUS BAS OU DES FACILITES D'ACHAT ET QUE TEL N'EST PAS LE CAS EN LE PRESENT LITIGE " ;<br>
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ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE CETTE PUBLICITE ETAIT DE NATURE A FAIRE CROIRE A LA CLIENTELE QU'ELLE POURRAIT BENEFICIER D'UNE DEROGATION AUX DISPOSITIONS REGLEMENTANT LES VENTES A CREDIT ET CONSTITUAIT, EN CONSEQUENCE, A L'ENCONTRE DES CONCURRENTS, UNE FAUTE CARACTERISANT UNE CONCURRENCE DELOYALE, LA COUR D'APPEL A VIOLE, PAR FAUSSE APPLICATION, LES TEXTES SUSVISES ;<br>
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 PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LES PREMIER ET DEUXIEME MOYENS : CASSE ET ANNULE, DANS SON ENTIER, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES, LE 8 JANVIER 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE REIMS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** La publicité faite par un commerçant au sujet de la vente à crédit, de nature à faire croire à la clientèle qu'elle pourrait bénéficier d'une dérogation aux dispositions règlementant ces ventes, constitue à l'encontre des concurrents, une faute caractérisant une concurrence déloyale.
**Mots-clés:** CONCURRENCE DELOYALE OU ILLICITE - Faute - Publicité - Publicité annonçant une dérogation possible aux dispositions règlementant la vente à crédit.,* VENTE - Vente à crédit - Versement comptant d'une partie du prix - Dérogation - Publicité commerciale annonçant une dérogation possible - Faute - Concurrence déloyale.