# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 26 mai 1965, 59-50.777, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006970071
**Date de décision:** 1965-05-26
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006970071

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DE LA DECISION CONFIRMATIVE ATTAQUEE ET DES PRODUCTIONS QUE Y..., MARIN DU COMMERCE, AYANT ETE VICTIME DE DEUX ACCIDENTS DU TRAVAIL, EN 1945 ET 1950, OBTINT, EN 1954, UNE PENSION D'INVALIDITE DE LA CAISSE GENERALE DE PREVOYANCE DES MARINS ; <br>
<br>QUE SON ETAT DE SANTE S'ETANT AGGRAVE EN MARS 1955, IL FUT TRANSPORTE DE LA GUADELOUPE OU IL AVAIT SON DOMICILE A MARSEILLE, POUR Y SUBIR DIVERSES INTERVENTIONS CHIRURGICALES ; <br>
<br>QUE LA CAISSE DE PREVOYANCE, QUI SANS Y ETRE TENUE, AVAIT ACCEPTE DE PRENDRE EN CHARGE LES FRAIS D'HOSPITALISATION ET DE SOINS, REFUSA DE PAYER LES FRAIS DE TRANSPORT, EXPOSES PAR L'INTERESSE POUR VENIR SE FAIRE OPERER DANS LA METROPOLE ; <br>
<br>ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A LA DECISION D'AVOIR, TOUT EN CONSTATANT LE CARACTERE INDISPENSABLE ET URGENT DU TRANSPORT, ADMIS QUE Y... NE POUVAIT PRETENDRE AU REMBOURSEMENT DES FRAIS, AU MOTIF QU'IL N'AVAIT PAS OBTENU L'ACCORD PREALABLE PREVU PAR LE REGLEMENT INTERIEUR DE LA CAISSE, ALORS QUE LE REMBOURSEMENT DE TELS FRAIS PREVU PAR L'ARTICLE 283 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, SERAIT DU EN APPLICATION DE L'ARTICLE 18 DE L'ARRETE DU 19 JUIN 1947, DONT LES DISPOSITIONS RESERVENT NECESSAIREMENT, OUTRE LE CAS D'URGENCE EXPRESSEMENT PREVU, CELUI OU L'ACCOMPLISSEMENT DES FORMALITES D'ENTENTE PREALABLE N'A PU AVOIR LIEU EN RAISON DES CIRCONSTANCES, ET QUE CES TEXTES DU REGIME GENERAL DE LA SECURITE SOCIALE SERAIENT EGALEMENT APPLICABLES AUX REGIMES SPECIAUX, NOTAMMENT A CELUI DES MARINS, EN VERTU DE LA REGLE DE L'EQUIVALENCE DES PRESTATIONS PREVUE PAR L'ARTICLE 62 DU DECRET DU 8 JUIN 1946 ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE SI, AUX TERMES DE L'ARTICLE 62 DUDIT DECRET, L'ORGANISATION SPECIALE DE LA SECURITE SOCIALE DES MARINS DU COMMERCE ASSURE A SES BENEFICIAIRES, POUR L'ENSEMBLE DES PRESTATIONS DE CHACUN DES RISQUES, DES AVANTAGES AU MOINS EQUIVALENTS A CEUX DU REGIME GENERAL, IL N'APPARTIENT PAS AUX JUGES, A L'OCCASION DES CAS D'ESPECE DONT ILS SONT SAISIS, DE RECHERCHER CETTE EQUIVALENCE, MAIS D'APPLIQUER PUREMENT ET SIMPLEMENT LES TEXTES DE L'ORGANISATION SPECIALE DONT RELEVENT LES ASSURES ; <br>
<br>ET ATTENDU QU'AYANT OBSERVE QUE L'ARTICLE 3 DU REGLEMENT INTERIEUR DE LA CAISSE DE PREVOYANCE DES MARINS SOUMETTAIT, SANS RESTRICTION, DANS LE CAS ENVISAGE, LA PRISE EN CHARGE DES FRAIS DE DEPLACEMENT DE L'ASSURE A L'ACCORD PREALABLE DE LA CAISSE, LA COMMISSION REGIONALE D'APPEL CONSTATE QUE NON SEULEMENT Y... N'AVAIT PAS OBTENU CET ACCORD PREALABLE MAIS QU'IL AVAIT ETE PREVENU PAR L'ADMINISTRATEUR DE L'INSCRIPTION MARITIME QUE LES FRAIS DE TRANSPORTS SERAIENT A SA CHARGE ; <br>
<br>D'OU IL SUIT QU'EN STATUANT AINSI QU'ILS L'ONT FAIT, LES JUGES DU FOND, LOIN DE VIOLER LES TEXTES VISES AU MOYEN, EN ONT FAIT AU CONTRAIRE UNE EXACTE APPLICATION ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LA DECISION RENDUE LE 13 FEVRIER 1959 PAR LA COMMISSION REGIONALE D'APPEL DE MARSEILLE. N° 59-50 777. Y... C/ CAISSE GENERALE DE PREVOYANCE DES MARINS. PRESIDENT : M DROUILLAT-RAPPORTEUR : M CONSTANT-AVOCAT GENERAL : <br>M AMOR-AVOCATS : MM MAYER ET LABBE. A RAPPROCHER : 15 JANVIER 1960, BULL 1960, II, N° 49, P 31. 5 JUILLET 1962, BULL 1962, II, N° 563, P 407. 13 MARS 1963, BULL 1963, II, N° 248, P 181. 11 DECEMBRE 1964, BULL 1964, II, N° 817 P 600, ET LES ARRETS CITES.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** SI AUX TERMES DE L'ARTICLE 62 DU DECRET DU 8 JUIN 1946, L'ORGANISATION SPECIALE DE LA SECURITE SOCIALE DES MARINS DU COMMERCE ASSURE A SES BENEFICIAIRES, POUR L'ENSEMBLE DES PRESTATIONS DE CHACUN DES RISQUES, DES AVANTAGES AU MOINS EQUIVALENTS A CEUX DU REGIME GENERAL, IL N'APPARTIENT PAS AUX JUGES, A L'OCCASION DES CAS D'ESPECE DONT ILS SONT SAISIS, DE RECHERCHER CETTE EQUIVALENCE, MAIS D'APPLIQUER PUREMENT ET SIMPLEMENT LES TEXTES DE L'ORGANISATION SPECIALE DONT RELEVENT LES ASSURES.    PAR SUITE, C'EST A BON DROIT QU'UNE DECISION REFUSE A UN ANCIEN MARIN LE REMBOURSEMENT DE FRAIS DE DEPLACEMENT EN OBSERVANT QUE L'ARTICLE 3 DU REGLEMENT INTERIEUR DE LA CAISSE DE PREVOYANCE DES MARINS SOUMETTAIT, SANS RESTRICTION, DANS LE CAS ENVISAGE LA PRISE EN CHARGE DE CES FRAIS A L'ACCORD PREALABLE DE LA CAISSE ET QU'EN L'ESPECE NON SEULEMENT L'INTERESSE N'AVAIT PAS OBTENU CET ACCORD MAIS AVAIT ETE PREVENU QU'ILS SERAIENT A SA CHARGE.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE-REGIMES SPECIAUX - MARINS - ASSURANCES SOCIALES - MALADIE - FRAIS DE TRANSPORT - REMBOURSEMENT - ABSENCE D'ENTENTE PREALABLE