# Cour administrative d'appel de Paris, 7ème chambre , 24/06/2011, 09PA05670, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000024327852
**Date de décision:** 2011-06-24
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Paris
**Formation:** 7ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000024327852

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 15 septembre 2009, présentée pour Mme Sokhna A épouse B, demeurant chez C au ... à Paris (75018), par Me Terrel ; Mme B demande à la Cour :<br>
        1°) d'annuler l'ordonnance n° 0906701 en date du 28 mai 2009 par laquelle le vice-président du Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de police en date du 16 janvier 2009 refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai d'un mois et fixant le pays de destination ;<br>
        2°) puis à titre principal, de renvoyer le jugement de l'affaire devant le Tribunal administratif de Paris ; <br>
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        3°) ou à titre subsidiaire, d'annuler, cet arrêté et d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour, ou, subsidiairement, d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation ; <br>
        4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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        Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        Vu le code de justice administrative ;<br>
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        Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et son décret d'application n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;<br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 10 juin 2011 :<br>
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        - le rapport de M. Ladreit de Lacharrière, rapporteur,<br>
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        - et les conclusions de M. Blanc, rapporteur public ;<br>
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        Sur les conclusions tendant l'annulation de l'ordonnance :<br>
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        Considérant que Mme B, de nationalité sénégalaise, a sollicité le 28 septembre 2008 un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-11 (11°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que par un arrêté en date du 16 janvier 2009, le préfet de police a opposé un refus à sa demande  et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français ; que Mme B relève appel de l'ordonnance du 28 mai 2009 par laquelle le vice-président du Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation dudit arrêté ;<br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative :  ... le vice-président du tribunal administratif de Paris et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : ... 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.  ;<br>
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        Considérant que pour contester devant le Tribunal administratif de Paris le refus de titre de séjour attaqué, Mme B, de nationalité sénégalaise, a soulevé devant le tribunal plusieurs moyens opérants, notamment la méconnaissance des dispositions de l'article L. 313-11 (11°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation de l'arrêté du 28 mai 2009, l'erreur manifeste d'appréciation et la violation des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; que les termes dans lesquels ces moyens étaient exprimés, qui permettaient d'en saisir le sens et la portée, les rendaient suffisamment intelligibles pour que le juge exerçât son office en en appréciant le bien fondé au regard des pièces d'ores et déjà produites ou de celles qui viendraient à l'être ; que, dans ces conditions, le vice-président du Tribunal administratif de Paris ne pouvait, comme il l'a fait par l'ordonnance attaquée, rejeter cette demande en application des dispositions précitées par le motif qu'elle n'était manifestement pas assortie de précisions permettant d'en apprécier le bien fondé ;<br>
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        Considérant qu'il résulte de ce qui précède que l'ordonnance du vice-président du Tribunal administratif de Paris du 28 mai 2009 doit être annulée ; que, dès lors, il y a lieu, comme elle le sollicite à titre principal, de renvoyer Mme B devant le Tribunal administratif de Paris pour qu'il soit statué sur sa demande ; <br>
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        Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de  justice administrative :<br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article 75-I de la loi susvisée du 10 juillet 1991 :  Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés  ; que l'article 43 de la même loi autorise le bénéficiaire de l'aide juridictionnelle à demander au juge de condamner, dans les conditions prévues à l'article 75 précité, la partie perdante  au paiement d'une somme au titre des frais qu'il a exposés  ; que l'article 37 de la même loi dispose que  ( ) l'avocat du bénéficiaire de l'aide juridictionnelle peut demander au juge de condamner, dans les conditions prévues à l'article 75, la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, à une somme au titre des frais que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. Il peut, en cas de condamnation, renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et poursuivre le recouvrement à son profit de la somme allouée par le juge  ;<br>
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        Considérant qu'il résulte des dispositions des articles 37 et 43 de la loi du 10 juillet 1991 que le bénéficiaire de l'aide  juridictionnelle ne peut demander au juge de condamner à son profit la partie perdante qu'au paiement des seuls frais visés à l'article L. 761-1 du code de justice administrative qu'il a personnellement exposés, à l'exclusion de la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle confiée à son avocat, mais que l'avocat de ce bénéficiaire peut demander au juge de condamner la partie perdante à  lui verser la somme correspondant à celle qu'il aurait réclamée à son client, si ce dernier n'avait eu l'aide juridictionnelle, à charge pour l'avocat qui poursuit, en cas de condamnation, le recouvrement à son  profit de la somme qui lui a été allouée par le juge, de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée ; <br>
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        Considérant d'une part, Mme B, pour le compte de qui les conclusions relatives à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été présentées, n'allègue pas avoir exposé de frais autres que ceux pris en charge par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle totale qui lui a été allouée ; que, d'autre part, son avocat ne demande pas qu'il soit mis à la charge de l'Etat, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative la somme égale au montant des frais exposés qu'il aurait réclamée à son client si ce dernier n'avait bénéficié d'une aide juridictionnelle totale ; que, dès lors, les conclusions présentées par Mme B au titre des frais exposés à l'occasion du litige doivent être rejetées ;<br>
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D E C I D E<br>
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Article 1er : L'ordonnance du vice-président du Tribunal administratif de Paris en date du 28 mai 2009 est annulée.<br>
Article 2 : Mme B est renvoyée devant le Tribunal administratif de Paris pour qu'il soit statué sur sa demande.<br>
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.<br>
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N° 09PA05670<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-03 Étrangers. Reconduite à la frontière.