# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 4ème chambre (formation à 3), 20/05/2010, 09BX02319, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000022328861
**Date de décision:** 2010-05-20
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 4ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000022328861

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 29 septembre 2009, présentée pour M. Pradel X, demeurant ..., par Me Doutrelong ; M. X demande à la Cour :<br>
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        1°) d'annuler le jugement n° 060354 du 27 juillet 2009 par lequel le Tribunal administratif de Cayenne a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du préfet de la Guyane en date du 22 mai 2006 lui opposant un refus de titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire français ; <br>
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        2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ladite décision ; <br>
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        3°) d'enjoindre au préfet de la Guyane de lui délivrer une carte de séjour temporaire ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours suivant la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;<br>
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        4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier :<br>
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        Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
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        Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
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        Vu le code de justice administrative ; <br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 8 avril 2010 :<br>
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        - le rapport de Mme Madelaigue, premier conseiller ;<br>
        - et les conclusions de M. Lerner, rapporteur public ;<br>
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        Considérant que, par décision du 22 mai 2006, le préfet de la Guyane a refusé à M. X, de nationalité haïtienne, la délivrance d'un titre de séjour et l'a invité à quitter le territoire français ; que M. X fait appel du jugement du 27 juillet 2009 par lequel le Tribunal administratif de Cayenne a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cette décision ; <br>
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        Sur les conclusions relatives au refus de titre de séjour :<br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction applicable au litige :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  est délivrée de plein droit : (...) 7°A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus  ; qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; que, pour l'application des stipulations et dispositions précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine ;<br>
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        Considérant que M. X fait valoir qu'il s'est installé en Guyane en 1998, où il a retrouvé l'ensemble de sa famille en situation régulière ou de nationalité française, s'agissant de ses deux soeurs ; que, toutefois, il n'établit pas, par les pièces produites, entretenir des relations régulières avec sa famille installée en Guyane ni être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine ; qu'à la date de la décision attaquée, il était célibataire et n'établit pas que, comme il le soutient, il vivrait avec son fils Pradnel ; que, dans ces conditions, le préfet n'a méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions de l'article L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour ; que, pour les même motifs, et alors même qu'il aurait quitté son pays d'origine depuis 1998, le préfet n'a pas davantage commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé ; <br>
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        Sur les conclusions relatives à l'invitation à quitter le territoire :<br>
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        Considérant que si M. X a entendu demander l'annulation de l'invitation à quitter le territoire dont est assorti le refus de titre de séjour litigieux, ces conclusions, dirigées contre un acte qui ne fait pas grief, doivent être rejetées comme irrecevables ;<br>
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        Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Cayenne a rejeté sa demande ;<br>
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        Sur les conclusions à fin d'injonction : <br>
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        Considérant que le présent arrêt n'implique aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet, sous astreinte, de délivrer à M. X une carte de séjour ou de réexaminer sa situation ne peuvent être accueillies ; <br>
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        Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : <br>
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        Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande M. X au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ; <br>
DÉCIDE :<br>
Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
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N° 09BX02319<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**