# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 3 février 1981, 80-95.216, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007062601
**Date de décision:** 1981-02-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007062601

## Contenu de la décision

<p>VU LA DEMANDE EN REGLEMENT DE JUGES FORMEE PAR LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE PRES LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE SAUMUR DANS LE PROCES INSTRUIT CONTRE X... JACQUES, PREVENU DE VIOLENCES ET VOIES DE FAIT PAR ASCENDANT SUR MINEUR DE QUINZE ANS ; VU LES ARTICLES 657 ET SUIVANTS DU CODE DE PROCEDURE PENALE ET L'ARTICLE 312 ALINEAS 6 ET 8, ALORS EN VIGUEUR, DU CODE PENAL ;</p>
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<p>ATTENDU QUE, PAR ORDONNANCE DU JUGE D'INSTRUCTION AU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE SAUMUR, EN DATE DU 21 JUILLET 1980, LE NOMME X... JACQUES A ETE RENVOYE DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE SAUMUR COMME PREVENU DU DELIT DE VIOLENCE ET VOIES DE FAIT PAR ASCENDANT SUR MINEURE DE QUINZE ANS, PREVU PAR L'ARTICLE 312 ALINEAS 6 ET 8, ALORS EN VIGUEUR, DU CODE PENAL ; </p>
<p>ATTENDU QUE, PAR JUGEMENT DU 24 OCTOBRE 1980, LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE SAUMUR S'EST DECLARE INCOMPETENT AU MOTIF QUE LES FAITS REPROCHES AU PREVENU, A LES SUPPOSER ETABLIS, CONSTITUERAIENT UNE TENTATIVE DE VIOL ET DES ATTENTATS A LA PUDEUR ; </p>
<p>ATTENDU QUE, SI LA LOI DU 23 DECEMBRE 1980, SANCTIONNANT DE PEINES CORRECTIONNELLES L'ATTENTAT A LA PUDEUR, QUI CONSTITUE DESORMAIS UN DELIT, HORMIS LES CAS PREVUS A L'ARTICLE 333-1 NOUVEAU DU CODE PENAL, DOIT ETRE APPLIQUEE AUX POURSUITES EN COURS POUR LES FAITS COMMIS ANTERIEUREMENT A SON ENTREE EN VIGUEUR, LE VIOL, EN REVANCHE, RESTE UN CRIME AUX TERMES DE L'ARTICLE 332 DU CODE PENAL TEL QUE MODIFIE PAR LADITE LOI ; </p>
<p>ATTENDU QUE, DE L'ORDONNANCE ET DU JUGEMENT PRECITES, PASSES EN FORCE DE CHOSE JUGEE ET CONTRADICTOIRES ENTRE EUX, RESULTE UN CONFLIT NEGATIF DE JURIDICTION QUI INTERROMPT LE COURS DE LA JUSTICE ET QU'IL IMPORTE DE FAIRE CESSER ;</p>
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<p>REGLANT DE JUGES, SANS S'ARRETER A L'ORDONNANCE DU JUGE D'INSTRUCTION, LAQUELLE SERA CONSIDEREE COMME NON AVENUE, RENVOIE LA CAUSE ET LE PREVENU EN L'ETAT OU ILS SE TROUVENT DEVANT LA CHAMBRE D'ACCUSATION DE LA COUR D'APPEL D'ANGERS, QUI, AU VU DE L'INSTRUCTION DEJA FAITE ET DE TOUT SUPPLEMENT D'INFORMATION, S'IL Y A LIEU, STATUERA, TANT SUR LA PREVENTION QUE SUR LA COMPETENCE ; ORDONNE QUE LE PRESENT ARRET SERA NOTIFIE A QUI DE DROIT.</p>
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## Métadonnées

**Solution:** Règlement de juges recevable
**Lois appliquées:** Code pénal 312,Code pénal 332,Code pénal 333-1 NOUVEAU,LOI 1980-12-23
**ECLI:** 
**Résumé:** La loi du 23 décembre 1980, sanctionnant de peines correctionnelles l'attentat à la pudeur, qui constitue désormais un délit, hormis les cas prévus à l'article 333-1 nouveau du Code pénal, doit être appliqué aux poursuites en cours pour les faits commis antérieurement à son entrée en vigueur.
**Mots-clés:** LOIS ET REGLEMENTS - Application dans le temps - Loi plus douce - Rétroactivité - Loi du 23 décembre 1980 - Attentats à la pudeur - Faits antérieurs à la loi - Poursuites en cours.,* ATTENTATS A LA PUDEUR - Attentats sans violence - Attentats commis sur mineure de moins de 15 ans - Loi du 23 décembre 1980 - Loi plus douce - Application dans le temps - Rétroactivité.