# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 5 décembre 1979, 78-93.744, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007061183
**Date de décision:** 1979-12-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007061183

## Contenu de la décision

<p>LA COUR, VU LES MEMOIRES PRODUITS TANT EN DEMANDE QU'EN DEFENSE ; </p>
<p>SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1382 ET SUIVANTS DU CODE CIVIL, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DENATURATION DES TERMES DU LITIGE, 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, </p>
<p>" EN CE QUE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE A CONDAMNE LE TIERS RESPONSABLE AU PAIEMENT D'UNE INDEMNITE COMPLEMENTAIRE APRES AVOIR DEDUIT DE L'INDEMNITE GLOBALE LE CAPITAL CONSTITUTIF DE LA RENTE EVALUE A LA SOMME DE " 368 774, 13 FRANCS " ; </p>
<p>" ALORS QUE POUR FIXER LE MONTANT DE L'INDEMNITE COMPLEMENTAIRE, LE JUGE DU FOND DOIT PRENDRE EN CONSIDERATION LES ARRERAGES ECHUS SOIT EN LES RETRANCHANT DIRECTEMENT DU PREJUDICE GLOBAL DE LA VICTIME SOIT EN LES INTEGRANT AU CAPITAL CONSTITUTIF DE LA RENTE REPRESENTANT LE MONTANT TOTAL DE LA DEPENSE EFFECTUEE PAR L'ORGANISME DE SECURITE SOCIALE ; QU'EN L'ESPECE, L'ARRET ATTAQUE FIXE LE MONTANT DU CAPITAL CONSTITUTIF DE LA RENTE AU 7 JUIN 1977 A LA SOMME DE 368 774, 13 FRANCS QUI, SELON LES CONCLUSIONS DE L'AGENT JUDICIAIRE DU TRESOR, NE COMPRENAIT QUE LES ARRERAGES A ECHOIR A PARTIR DE CETTE DATE PROCHE DE CELLE DU PRONONCE DU JUGEMENT CONFIRME ; " QU'AINSI LA COUR D'APPEL A OMIS DE DEDUIRE DU MONTANT DE L'INDEMNITE ALLOUEE A LA VICTIME LES ARRERAGES ECHUS, ET PAR LA MEME, A ENTACHE SON ARRET D'UNE MECONNAISSANCE DES TEXTES VISES PLUS HAUT " ; </p>
<br>
<p>VU LESDITS ARTICLES, ENSEMBLE LES ARTICLES L. 497 ET L. 470 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ; </p>
<p>ATTENDU QUE LORSQUE LA LESION DONT A ETE ATTEINT UN ASSURE SOCIAL EST IMPUTABLE A UN TIERS, LES TRIBUNAUX DOIVENT SE PLACER A LA DATE A LAQUELLE ILS RENDENT LEUR DECISION POUR EVALUER TANT LE DOMMAGE SUBI PAR LA VICTIME QUE LA MESURE DANS LAQUELLE CE DOMMAGE SE TROUVE REPARE PAR LES PRESTATIONS SOCIALES ; </p>
<p>ATTENDU QUE, STATUANT SUR LA REPARATION DES CONSEQUENCES DOMMAGEABLES D'UN ACCIDENT DONT X..., RECONNU COUPABLE DE BLESSURES INVOLONTAIRES SUR LA PERSONNE DE Y..., AVAIT ETE DECLARE RESPONSABLE POUR LES TROIS QUARTS, LA COUR D'APPEL A CONFIRME LES DISPOSITIONS DU JUGEMENT QUI AVAIT EVALUE A LA SOMME DE 575 000 FRANCS LE PREJUDICE RESULTANT DE L'ATTEINTE A L'INTEGRITE PHYSIQUE DE LA VICTIME, FIXE A 431 250 FRANCS L'INDEMNITE A LA CHARGE DU PREVENU COMPTE TENU DU PARTAGE DE RESPONSABILITE ET DEDUIT DE CETTE SOMME LES PRESTATIONS EN NATURE AINSI QUE LE CAPITAL CONSTITUTIF, EVALUE AU 7 JUIN 1977, DE LA RENTE D'ACCIDENT DU TRAVAIL SERVIE A LA VICTIME ; </p>
<p>MAIS ATTENDU QU'EN PROCEDANT AINSI POUR DETERMINER LE MONTANT DE L'INDEMNITE COMPLEMENTAIRE REVENANT A Y..., ALORS QU'ILS AURAIENT DU DEDUIRE DE L'INDEMNITE DE DROIT COMMUN, OUTRE LES ARRERAGES ECHUS DE LA RENTE SERVIE A LA VICTIME, LE CAPITAL REPRESENTATIF CALCULE A LA DATE OU ILS STATUAIENT DES ARRERAGES A ECHOIR DE LADITE RENTE, LES JUGES ONT MECONNU LE PRINCIPE CI-DESSUS ENONCE ; D'OU IL SUIT QUE LA CASSATION EST ENCOURUE ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : </p>
<br>
<p>CASSE ET ANNULE L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE, EN DATE DU 27 SEPTEMBRE 1978 ; </p>
<p>ET POUR ETRE STATUE A NOUVEAU CONFORMEMENT A LA LOI : </p>
<p>RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE LYON.</p>
<br>,(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1974-05-15 Bulletin Criminel 1974 N. 175 p. 449 (CASSATION PARTIELLE) et les arrêts cités . (1) CF. Cour de Cassation (Chambre sociale ) 1978-06-01 Bulletin 1978 V N. 434 p. 329 (CASSATION) et l'arrêt cité.

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de la sécurité sociale L397 CASSATION,Code de la sécurité sociale L470 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** Lorsque la lésion dont a été atteint un assuré social est imputable à un tiers, les tribunaux doivent se placer à la date à laquelle ils rendent leur décision pour évaluer tant le dommage subi par la victime que la mesure dans laquelle ce dommage se trouve réparé par les prestations sociales.          Encourt la cassation l'arrêt qui déduit du montant de l'indemnité mise à la charge du tiers responsable le capital constitutif, évalué à une date antérieure, de la rente servie à la victime, au lieu de déduire les arrérages échus de la rente et le capital représentatif des arrérages à échoir, calculé à la date de la décision.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - Accident du travail - Tiers responsable - Recours de la victime - Indemnité complémentaire - Evaluation - Déduction des arrérages échus de la rente.,* SECURITE SOCIALE - Accident du travail - Tiers responsable - Recours de la victime - Indemnité complémentaire - Evaluation - Capital constitutif de la rente - Calcul - Date.