# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 3 octobre 1973, 72-12.101, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006990930
**Date de décision:** 1973-10-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006990930

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE LE REDRESSEMENT OPERE PAR L'U R S S A F EN REINTEGRANT DANS L'ASSIETTE DES COTISATIONS L'ABATTEMENT SUPPLEMENTAIRE DE 10% POUR FRAIS PROFESSIONNELS QUE LA SOCIETE DES ETABLISSEMENTS BRETON AVAIT APPLIQUE POUR SON PERSONNEL TRAVAILLANT EN ATELIER, ETAIT JUSTIFIE, BIEN QUE CET ABATTEMENT EUT ETE ACCEPTE PAR L'ADMINISTRATION FISCALE, AUX MOTIFS QUE, SI LES ABATTEMENTS DONT IL DOIT ETRE TENU COMPTE POUR CALCULER L'ASSIETTE DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE SONT DETERMINES SELON LES REGLES APPLICABLES EN MATIERE D'IMPOT SUR LE REVENU, IL NE S'ENSUIT PAS QUE L'U R S S A F SOIT TENUE DE SE CONFORMER AUX DECISIONS QUI ONT ETE PRISES EN FAIT PAR LES SERVICES FISCAUX SI CEUX-CI ONT FAIT UNE INEXACTE APPLICATION DES TEXTES, ET QU'EN L'ESPECE, BIEN QUE L'ADMINISTRATION, APRES UN CONTROLE AIT PAR ERREUR ACCEPTE LA DEDUCTION DE L'ABATTEMENT SUPPLEMENTAIRE POUR TOUS LES SALARIES, IL RESULTAIT DES DOCUMENTS DE LA CAUSE QUE CERTAINS DE CES SALARIES TRAVAILLAIENT EN ATELIER ET NE POUVAIENT DONC, AUX TERMES DE L'ARTICLE 5 DE L'ANNEXE IV DU CODE GENERAL DES IMPOTS, BENEFICIER DE CET ABATTEMENT, ALORS QUE L'ARRET ATTAQUE N'A PU DECIDER AINSI QU'AU MEPRIS DES TEXTES APPLICABLES POUR DONNER A L' U R S S A F UN DROIT DE CONTROLE DU BIEN-FONDE DE L'ABATTEMENT < REALISE > PAR L'ADMINISTRATION FISCALE FISCALE QU'ELLE NE POSSEDE NULLEMENT ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND, APRES AVOIR EXACTEMENT RELEVE QUE SEULS POUVAIENT BENEFICIER DE L'ABATTEMENT LES OUVRIERS DU BATIMENT TRAVAILLANT SUR DES CHANTIERS EXTERIEURS A L'EXCLUSION DE CEUX TRAVAILLANT EN ATELIER, ONT CONSTATE, APPRECIANT LA PORTEE DES DOCUMENTS QUI LEUR ETAIENT SOUMIS, QUE LA SOCIETE DES ETABLISSEMENTS BRETON AVAIT OPERE L'ABATTEMENT SUPPLEMENTAIRE SUR LES SALAIRES D'OUVRIERS QUI TRAVAILLAIENT A L'ATELIER DE L'ENTREPRISE SANS EFFECTUER DE DEPLACEMENTS, ET QUE SI L'ADMINISTRATION FISCALE N'AVAIT PAS PROCEDE A UN REDRESSEMENT A CET EGARD, C'ETAIT EN RAISON D'UNE OMISSION D'UN DE SES AGENTS RECONNUE PAR CE DERNIER, QU'ILS ONT PU, DES LORS, ESTIMER QU'IL N'ETAIT PAS DEMONTRE QUE L'ADMINISTRATION FISCALE AIT SCIEMMENT ET EXPRESSEMENT FAIT BENEFICIER LES SALARIES CONCERNES D'UNE REDUCTION D'IMPOT CORRESPONDANT A L'ABATTEMENT FORFAITAIRE, LAQUELLE EUT D'AILLEURS ETE MANIFESTEMENT CONTRAIRE AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 5 DE L'ANNEXE IV DU CODE GENERAL DES IMPOTS, ET QU'EN CONSEQUENCE, L' U R S S A F ETAIT FONDEE A REINTEGRER DANS L'ASSIETTE DES COTISATIONS LES SOMMES QUI EN AVAIENT ETE IRREGULIEREMENT DEDUITES PAR LA SOCIETE BRETON A CE TITRE ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 23 MARS 1972 PAR LA COUR D'APPEL D'ORLEANS<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1971-11-09 Bulletin 1971 V N. 648 P. 552 (REJET) ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1973-04-04 Bulletin 1973 V N. 220 P. 201 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Arrêté  1960-09-14,CGIAN4 5,Code de la sécurité sociale 120
**ECLI:** 
**Résumé:** IL RESULTE DE L'ARTICLE 5 DE L'ANNEXE IV DU CODE GENERAL DES  IMPOTS QUE SEULS PEUVENT BENEFICIER DE L'ABATTEMENT FORFAITAIRE  SUPPLEMENTAIRE DE 10 POUR CENT, LES OUVRIERS DU BATIMENT TRAVAILLANT  SUR LES CHANTIERS EXTERIEURS A L'EXCLUSION DE CEUX TRAVAILLANT EN  ATELIER.             LORSQUE NEANMOINS  UN EMPLOYEUR A PRATIQUE CET ABATTEMENT  SUR LES SALAIRES D'OUVRIERS TRAVAILLANT EN ATELIER SANS QUE L 'ADMINISTRATION FISCALE PROCEDE A UN REDRESSEMENT, MAIS UNIQUEMENT EN  RAISON D'UNE OMMISSION D'UN DE SES AGENTS, RECONNUE PAR CE DERNIER,  LES JUGES DU FOND PEUVENT CONSIDERER QU'IL N'EST PAS DEMONTRE QUE L 'ADMINISTRATION FISCALE AIT SCIEMMENT ET EXPRESSEMENT FAIT BENEFICIER  CES SALARIES D'UNE REDUCTION D'IMPOT CORRESPONDANT A L'ABATTEMENT  FORFAITAIRE ET DECIDER, EN CONSEQUENCE QUE L'EMPLOYEUR N'EST PAS  FONDE A L'APPLIQUER POUR LE CALCUL DES COTISATIONS DE SECURITE  SOCIALE.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - COTISATIONS - ASSIETTE - ABATTEMENT POUR FRAIS  PROFESSIONNELS - REDUCTION PROPRE A CERTAINS SALARIES - OUVRIERS DU  BATIMENT.,* SECURITE SOCIALE - COTISATIONS - ASSIETTE - ABATTEMENT POUR  FRAIS PROFESSIONNELS - REDUCTION PROPRE A CERTAINS SALARIES -  EXISTENCE - CONDITION - REDUCTION CORRESPONDANTE D'IMPOT -  AUTORISATION EXPRESSE DE L'ADMINISTRATION FISCALE - NECESSITE.