# Conseil d'État, Président de la section du Contentieux, 27/01/2006, 272309, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008240645
**Date de décision:** 2006-01-27
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** Président de la section du Contentieux
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008240645

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 17 septembre 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M.A... B..., demeurant... ; M. B...demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat :<br>
<br>
              1°) d'annuler le jugement du 16 août 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 août 2004 par lequel  le préfet des Hauts-de-Seine a décidé sa reconduite à la frontière ;<br>
<br>
              2°)  d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir ;<br>
<br>
              3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision du Conseil d'Etat ;<br>
<br>
              4°) de mettre à la charge de l'Etat  la somme de 500 euros au titre des frais exposés par lui  et non compris dans les dépens ;<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
              Vu les autres pièces du dossier ;	<br>
<br>
              Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
              Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;<br>
<br>
              Vu l'ordonnance n°45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ;<br>
<br>
              Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
<br>
<br>
              Après avoir entendu en séance publique :<br>
<br>
              - les conclusions de Mlle Célia Verot, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
              Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée, en vigueur à la date de l'arrêté attaqué : "Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants : (...) 2° Si l'étranger s'est maintenu sur le territoire au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation de visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France sans être titulaire d'un premier titre de séjour régulièrement délivré (...)" ;<br>
<br>
              Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M.B..., de nationalité algérienne, est entré en France le 23 mars 2001  et qu'il s'y est maintenu plus de trois mois sans être titulaire d'un premier titre de séjour ; que, par suite, M.B...             entrait dans le cas visé au 2° de l'article 22-I de l'ordonnance du 2 novembre 1945 où le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière ;<br>
<br>
              Considérant que si M. B...allègue qu'il a des liens familiaux en France où résident son frère et sa belle-soeur, tous deux de nationalité française et qu'il s'occupe de leurs cinq enfants dont un est handicapé, il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment de la durée et des conditions de séjour de M. B...qui est arrivé en France le 23 mars 2001 à l'âge de 32 ans et qui est célibataire et sans charge de famille, et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine en date du 13 août 2004 n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
<br>
              Sur les conclusions aux fins de régularisation de la situation administrative de l'intéressé :<br>
<br>
              Considérant que la présente décision, qui rejette la requête de M.   B...n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de délivrer à M.B...  un titre de séjour ne peuvent en tout état de cause qu'être rejetées ;<br>
<br>
              Considérant qu'il résulte de ce qui précède que  M. B...n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de  Paris  a rejeté sa demande ; <br>
<br>
              Sur les conclusions  tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
<br>
              Considérant que les conclusions présentées par M. B...tendant à ce que, en application de  l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme soit mise à la  charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
<br>
<br>
<br>
<br>			D E C I D E :<br>
              			--------------<br>
<br>
Article 1er : La requête de M.B...  est rejetée.<br>
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A...B..., au préfet des Hauts-de-Seine et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** ECLI:FR:CEORD:2006:272309.20060127
**Résumé:** 
**Mots-clés:**