# Conseil d'Etat, du 30 décembre 2002, 241141, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008149084
**Date de décision:** 2002-12-30
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008149084

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 18 décembre 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Chunchun X... épouse Y...,  ; M. X... épouse Y... demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 23 octobre 2001 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 9 juillet 2001 du préfet de police ordonnant sa reconduite à la frontière ;<br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté ;<br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France ;<br>     Vu le code de justice administrative ;<br>    Après avoir entendu en séance publique :<br>    - les conclusions de M. Le Chatelier, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sans qu'il soit besoin de statuer sur les moyens de la requête  :<br>    Considérant qu'aux termes du premier alinéa de l'article L. 411-1 du code de justice administrative : "L'introduction des requêtes est subordonné à l'acquittement d'un droit de timbre (.)" et qu'aux termes de l'article R. 411-2 du même code  : "Lorsque la formalité prévue à l'article 1089 B du code général des impôts est requise et n'a pas été respectée, la requête est irrecevable" ; qu'aux termes de l'article R. 811-13 du code susvisé : "Sauf dispositions contraires prévues par le présent titre, l'introduction de l'instance devant le juge d'appel suit les règles relatives à l'introduction de l'instance de premier ressort définies au livre IV. Sont de même applicables les dispositions des livres VI et VII" ; qu'aux termes de l'article R. 612-2 du code susvisé  : "S'agissant des irrecevabilités prévues aux articles R. 411-2, R. 411-3, R. 412-1, R. 431-2 et R. 811-7, la demande de régularisation peut prendre la forme d'une mise en demeure. A l'expiration du délai, qui ne peut être inférieur à un mois, fixé dans une mise en demeure. A l'expiration du délai, qui ne peut être inférieur à un mois, fixé dans une mise en demeure par le président de la formation du jugement ou, au Conseil d'Etat, par le président de la sous-section chargée de l'instruction, les irrecevabilités prévues au articles R. 411-2, R. 411-3, R. 412-1, R. 431-2 et R. 811-7 ne sont plus susceptibles d'être couvertes en cours d'instance. La mise en demeure le mentionne. (.)" ;<br>    Considérant que la requête de Mme X... épouse Y... contre le jugement du tribunal administratif de Paris ne comportait pas de timbre ; que par lettre recommandée avec accusé de réception présentée au domicile de l'intéressée le 24 septembre 2002 Mme X... épouse Y... a été mise en demeure de régulariser sa requête en produisant un timbre fiscal d'un montant de 15 euros dans le délai d'un mois à compter de la réception dudit courrier ; que cette lettre a été renvoyée au Conseil d'Etat avec la mention "non réclamé retour à l'envoyeur" ; qu'à défaut pour la requérante d'avoir régularisé sa requête dans le délai sus-indiqué, celle-ci est irrecevable ;<br>Article 1er : La requête de Mme X... épouse Y... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Chunchun X... épouse Y..., au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code de justice administrative L411-1, R411-2, R811-13, R612-2
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-03 ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.