# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 11 juin 1980, 78-41.709, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005627
**Date de décision:** 1980-06-11
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005627

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L. 122-14, L. 122-14-1, L. 122-14-4 DU CODE DU TRAVAIL ET 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE :<br>
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   ATTENDU QU'ENGAGE LE 1ER OCTOBRE 1974 PAR LA SOCIETE ANONYME LAPORTE ET LICENCIE LE 13 JANVIER 1977 POUR MOTIF ECONOMIQUE, PIERRE CULAS REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECLARE QU'EN MATIERE DE LICENCIEMENT INDIVIDUEL POUR MOTIF ECONOMIQUE, AUCUNE DISPOSITION LEGALE N'IMPOSAIT A L'EMPLOYEUR DE CONVOQUER LE SALARIE A UN ENTRETIEN AVANT DE DEMANDER A L'INSPECTEUR DU TRAVAIL L'AUTORISATION DE LICENCIEMENT, ET DE L'AVOIR DEBOUTE DE SA DEMANDE EN DOMMAGES-INTERETS POUR CONGEDIEMENT ABUSIF, ALORS, D'UNE PART, QUE L'ARTICLE L. 122-14-1 DU CODE DU TRAVAIL, MODIFIE PAR LA LOI N 75-5 DU 3 JANVIER 1975, PRESCRIT QU'EN CAS DE LICENCIEMENT POUR MOTIF ECONOMIQUE, LA DEMANDE D'AUTORISATION MENTIONNEE A L'ARTICLE L. 321-7 DU MEME CODE NE PEUT ETRE ADRESSEE PAR L'EMPLOYEUR A L'AUTORITE ADMINISTRATIVE QU'APRES L'ENTRETIEN PREALABLE VISE AU PREMIER ALINEA DUDIT ARTICLE L. 122-4 ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE LA COUR D'APPEL NE POUVAIT S'ABSTENIR D'EXAMINER LES MOYENS DE CULAS FAISANT VALOIR QUE LA REDUCTION DU PERSONNEL INVOQUEE PAR LA SOCIETE LAPORTE POUR JUSTIFIER SON CONGEDIEMENT N'AVAIT PAS ETE REALISEE ET QU'ELLE NE CONSTITUAIT QU'UN MOTIF FALLACIEUX ;<br>
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   MAIS ATTENDU QUE LES JUGES D'APPEL ONT CONSTATE QUE, L'AUTORISATION DE LICENCIER PIERRE CULAS POUR MOTIF ECONOMIQUE AYANT ETE SOLLICITEE DANS LES CONDITIONS PREVUES A L'ARTICLE L. 321-7 DU CODE DU TRAVAIL, L'INSPECTEUR DU TRAVAIL N'AVAIT FAIT CONNAITRE EXPRESSEMENT, DANS LE DELAI QUI LUI ETAIT IMPARTI, NI SON ACCORD NI SON REFUS, CE DONT IL RESULTAIT QUE LE LICENCIEMENT ETAIT REPUTE AUTORISE ; QUE, DES LORS QUE LA LOI RESERVE A L'INSPECTEUR DU TRAVAIL L'APPRECIATION NON SEULEMENT DE LA REALITE DU MOTIF ECONOMIQUE INVOQUE PAR L'EMPLOYEUR POUR JUSTIFIER LE LICENCIEMENT INDIVIDUEL, MAIS ENCORE LA REGULARITE DE LA PROCEDURE, LES JUGES D'APPEL ONT, EN L'ETAT DE LEURS CONSTATATIONS, EXACTEMENT ESTIME QUE LA DECISION IMPLICITE DE L'INSPECTEUR DU TRAVAIL ECHAPPAIT AU CONTROLE DE L'AUTORITE JUDICIAIRE ET NE POUVAIT ETRE CRITIQUEE QUE PAR LA VOIE DU RECOURS HIERARCHIQUE OU DU RECOURS CONTENTIEUX DEVANT LES JURIDICTIONS ADMINISTRATIVES ; QU'AINSI, ABSTRACTION FAITE DU MOTIF ERRONE DECLARANT L'ENTRETIEN PREALABLE NON APPLICABLE AU LICENCIEMENT ECONOMIQUE DE CULAS, LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 20 JUIN 1978 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1978-06-01 Bulletin 1978 V N. 428 p. 325 (REJET) (SUR LA COMPETENCE EXCLUSIVE DE L'AUTORITE ADMINISTRATIVE). CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1979-07-09 Bulletin 1979 V N. 634 p. 463 (CASSATION) (SUR LA COMPETENCE EXCLUSIVE DE L'AUTORITE ADMINISTRATIVE). CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1980-04-29 Bulletin 1980 V N. 375 p. (CASSATION) (SUR LA COMPETENCE EXCLUSIVE DE L'AUTORITE ADMINISTRATIVE). CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1979-10-25 Bulletin 1979 V N. 788 (2) p. 584 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES (SUR LA PORTEE DE L'AUTORISATION IMPLICITE)

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code du travail L122-14,Code du travail L122-14-1,Code du travail L122-14-4
**ECLI:** 
**Résumé:** La loi réserve à l'Inspecteur du travail l'appréciation non seulement de la réalité du motif économique invoqué par l'employeur pour justifier le licenciement individuel mais encore la régularité de la procédure.          Et sa décision même implicite échappe au contrôle de l'autorité judiciaire et ne peut être critiquée que par la voie du recours hiérarchique ou du recours contentieux devant les juridictions administratives.          Par suite, un salarié licencié pour motif économique avec l'autorisation implicite de l'inspecteur du travail est mal fondé à invoquer devant la juridiction prud"homale le défaut d'entretien préalable et le caractère fallacieux du motif économique.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement économique - Contrôle de sa régularité - Compétence administrative - Compétence exclusive.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement économique - Autorisation administrative - Autorisation implicite - Effet - Contrôle du motif économique - Pouvoir du juge judiciaire (non).,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement économique - Autorisation administrative - Effet - Contrôle du motif économique - Pouvoir du juge judiciaire (non).,* SEPARATION DES POUVOIRS - Contrat de travail - Licenciement économique - Appréciation de sa régularité - Compétence de l'autorité administrative.