# Cour administrative d'appel de Marseille, 3ème chambre - formation à 3, du 10 mars 2005, 02MA00679, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007587463
**Date de décision:** 2005-03-10
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 3EME CHAMBRE - FORMATION A 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007587463

## Contenu de la décision

Vu les requêtes, enregistrées le 17 avril 2002, présentées pour M. Jean X, élisant domicile résidence Le Comte quartier Grands Bravoux à Monteux 
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(84047), par Me Constantieux  ; M. X demande à la Cour  :
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1°) d'annuler le jugement n° 0003909-0003910 en date du 18 février 2002 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande de décharge des impositions supplémentaires à la taxe sur la valeur ajoutée auxquelles il a été assujetti au titre 
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des années 1993, 1994 et 1995 et sa demande tendant au sursis de paiement desdites impositions  ; 
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     2°) d'ordonner le sursis à exécution du jugement  ;
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     3°) de le décharger desdites impositions  ;
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     4°) de condamner l'Etat à lui payer la somme de 30 euros au titre des frais de timbre outre les frais irrépétibles de procédure  ; 
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     Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales  ; 
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     Vu le code de justice administrative  ;
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     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 3 février 2005  :
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     - le rapport de Mme Massé-Degois, rapporteur  ;
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     - et les conclusions de M. Trottier, commissaire du gouvernement  ;
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     	Sur l'étendue du litige  :
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     	Considérant que par une décision du 1er octobre 2002, postérieure à l'introduction de la requête de M. X, le directeur des services fiscaux d'Avignon a prononcé le dégrèvement des impositions supplémentaires à la taxe sur la valeur ajoutée auxquelles il a été assujetti au titre des années 1993 et 1994 pour un montant total de 10 300,52 euros en droits et pénalités  ; que les conclusions en décharge de la requête sont, dans cette mesure, devenues sans objet  ; qu'il n'y a pas lieu d'y statuer  ;
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     Sur l'assujettissement à la TVA de l'acompte versé lors de la vente de l'immeuble de Saint Génies de Comolas  :
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     Considérant qu'aux termes de l'article 269 du code général des impôts applicable  :
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 1. Le fait générateur de la taxe se produit  : a. au moment où la livraison, l'achat au sens du 
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10° de l'article 257, l'acquisition intracommunautaire du bien ou la prestation de services est effectué  ; (...) c. pour les mutations à titre onéreux ou les apports en société entrant dans le champ d'application du 7° de l'article 257, à la date de l'acte qui constate l'opération ou, à défaut, au moment du transfert de propriété. (...) 2 La taxe est exigible  : a pour les livraisons et les achats visés au a du 1 et pour les opérations mentionnées aux b, c et d du 1, lors de la réalisation du fait générateur  ; Toutefois, pour les livraisons d'électricité, de gaz, de chaleur, de froid ou de biens similaires donnant lieu à des décomptes ou des encaissements successifs, l'exigibilité peut intervenir au moment du débit sur autorisation du directeur des services fiscaux  ; elle intervient en tout état de cause dès la perception d'acomptes et à concurrence de leur montant, lorsqu'il en est demandé avant l'intervention du fait générateur ou du débit.   ; 
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     Considérant qu'il résulte des dispositions de l'article 269 du code général des impôts précité relatif au fait générateur et à l'exigibilité de la TVA que l'exigibilité de cette taxe intervient pour les hypothèses visées aux a, b, c et d du 1 de l'article, en tout état de cause, dès la perception d'acomptes et à concurrence de leur montant, lorsqu'il en est demandé avant l'intervention du fait générateur  ; qu'il est constant que M. X a perçu en 1995 un acompte de l'acquéreur de l'immeuble qu'il possédait à Saint Génies de Comolas (Gard) et dont l'acte de vente a été signé le 9 février 1996  ; que si l'intéressé allègue avoir acquitté en 1996 l'intégralité de la TVA sur le prix de vente global dudit bien et qu'ainsi le redressement aboutit à une double imposition, il ne l'établit cependant pas  ; que, par suite, 
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M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à la décharge du rappel de TVA opéré à ce titre en 1995  ; 
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     Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative  :
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     Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative, de condamner l'Etat à payer à M. X la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens  ;
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     D E C I D E  :
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     Article 1er  : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. X à concurrence de la somme de 10 300,52 euros.
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     Article 2  : L'Etat (ministre de l'économie, des finances et de l'industrie) versera à 
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M. X la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative. 
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     Article 3  : Le surplus de la requête de M. X est rejeté.
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     Article 4  : Le présent arrêt sera notifié à M. Jean X et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
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     Copie sera adressée à Me Constantieux et au directeur de contrôle fiscal sud-est.
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N° 02MA00679	2
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## Métadonnées

**Solution:** Non-lieu partiel
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**