# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 21 janvier 1981, 78-41.239, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007007141
**Date de décision:** 1981-01-21
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007007141

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1134 DU CODE CIVIL, 93, 101 ET 110 DE LA LOI DU 24 JUILLET 1966, 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE;    ATTENDU QUE L'ASSEDIC DES ALPES FRANCAISES FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE TAVERNIER QUI AVAIT CUMULE LES FONCTIONS DE DIRECTEUR TECHNIQUE ET DE PRESIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA SOCIETE TEXTILES INDUSTRIELS DE LA FRETTE (STIF), DECLAREE LE 16 DECEMBRE 1976 EN REGLEMENT JUDICIAIRE ET AVAIT ETE LICENCIE PAR LA SUITE, N'AVAIT PERCU QU'UNE SEULE REMUNERATION EN QUALITE DE SALARIE, ALORS QUE LE MONTANT DE SON SALAIRE N'AVAIT PAS ETE FIXE PAR LE CONSEIL D'ADMINISTRATION, QUI AVAIT DETERMINE SEULEMENT SA REMUNERATION DE MANDATAIRE SOCIAL;<br>
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   MAIS ATTENDU QUE LE CONTRAT DE TRAVAIL CONCLU AVEC LA SOCIETE AVANT QUE LE SALARIE SOIT NOMME MANDATAIRE SOCIAL, CE QUI ETAIT LE CAS DE TAVERNIER, SUBSISTE EN PRINCIPE, AUX MEMES CONDITIONS SANS QU'UNE DELIBERATION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION SOIT NECESSAIRE EN L'ABSENCE DE MODIFICATION;    QUE CE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI DE CE CHEF;<br>
   MAIS SUR LE DEUXIEME MOYEN :<br>
    VU L'ARTICLE 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE;<br>
   ATTENDU QU'APRES AVOIR RELEVE LE MONTANT DU SALAIRE NET MENSUEL DE TAVERNIER, SELON SON DERNIER BULLETIN DE PAYE, L'ARRET ATTAQUE A CONDAMNE LA SOCIETE A LUI PAYER AU TITRE DE SOLDE DE SALAIRES ET D'INDEMNITES DE RUPTURE DIVERSES SOMMES CALCULEES SUR DES BASES PLUS ELEVEES ET DIFFERENTES ENTRE ELLES; QUE LA COUR D'APPEL N'A PAS MIS AINSI LA COUR DE CASSATION EN MESURE D'EXERCER SON CONTROLE;<br>
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   PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU D'EXAMINER LE TROISIEME ET LE QUATRIEME MOYEN :<br>
    CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 17 MAI 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES, AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE LYON.<br>,Même espèce : Cour de Cassation (Chambre sociale) 1981-01-21 (CASSATION) N. 78-41.090 ASSEDIC. Même espèce : Cour de Cassation (Chambre sociale) 1981-01-21 (REJET) N. 78-41.089 ASSEDIC. ID. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1979-03-28 Bulletin 1979 V N. 284 (2) p. 203 (REJET) et les arrêts cités

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Le contrat de travail conclu avec une société avant que le salarié soit nommé mandataire social subsiste en principe aux mêmes conditions de rémunération sans qu'une délibération du Conseil d'administration soit nécessaire en l'absence de modification.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Définition - Société - Directeur technique devenu président du conseil d'administration - Cumul du mandat social avec les fonctions de salarié - Constatations suffisantes.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Définition - Société - Directeur technique devenu président du conseil d'administration - Contrat de travail antérieur au mandat social - Autorisation du conseil d'administration - Nécessité (non).