# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 3 juillet 1979, 78-60.795, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007003155
**Date de décision:** 1979-07-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007003155

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L. 321-9 ET R. 436-3 DU CODE DU TRAVAIL :<br>
    ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AU JUGEMENT ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE FRONTEAU ET CASIN POUVAIENT PARTICIPER AUX ELECTIONS DES DELEGUES DU PERSONNEL QUI DEVAIENT AVOIR LIEU A LA SOCIETE GUIMIER, AU MOTIF ESSENTIEL QUE LEURS LICENCIEMENTS, INTERVENUS A UNE DATE A LAQUELLE LEURS CANDIDATURES AVAIENT ETE DEJA PRESENTEES PAR LE SYNDICAT CGT POUR LE PREMIER TOUR DE SCRUTIN, N'AVAIENT PAS ETE AUTORISES PAR L'INSPECTEUR DU TRAVAIL ET QU'ILS ETAIENT TOUJOURS, EN CONSEQUENCE, LES SALARIES DE L'ENTREPRISE, ALORS QUE LE DELAI DE TROIS MOIS AUQUEL L'ARTICLE L. 420-22 DU CODE DU TRAVAIL LIMITE LA PROTECTION DES CANDIDATS AUX FONCTIONS DE REPRESENTANT DU PERSONNEL ETANT EXPIRE, L'INSPECTEUR DU TRAVAIL DISPOSAIT, POUR STATUER SUR LA DEMANDE D'AUTORISATION PRESENTEE LE 4 OCTOBRE 1978 DE LICENCIER CES DEUX SALARIES, NON DU DELAI DE QUINZE JOURS PREVU PAR L'ARTICLE L. 436-1 DU MEME CODE EN CAS DE LICENCIEMENT DE REPRESENTANTS DU PERSONNEL, MAIS DU DELAI DE SEPT JOURS IMPARTI PAR L'ARTICLE L. 321-9, LE LICENCIEMENT AYANT ETE DEMANDE POUR CAUSE ECONOMIQUE, ET QU'AINSI, A DEFAUT DE REPONSE DANS CE DELAI, LES SALARIES INTERESSES AVAIENT ETE VALABLEMENT LICENCIES PAR LETTRES DU 19 OCTOBRE 1978 ET NE POUVAIENT PLUS ETRE CANDIDATS;<br>
   MAIS ATTENDU QU'A LA DATE DE LA DEMANDE D'AUTORISATION FRONTEAU ET CASIN APPARTENAIENT TOUJOURS AU PERSONNEL DE L'ENTREPRISE ET BENEFICIAIENT DES DISPOSITIONS PROTECTRICES DE L'ARTICLE L. 420-22 JUSQU'AUX ELECTIONS QUI AURAIENT DU AVOIR LIEU SELON UN PRECEDENT JUGEMENT, AVANT LE 26 OCTOBRE, L'EMPLOYEUR NE POUVANT SE PREVALOIR DE SON RETARD A EXECUTER UNE DECISION DE JUSTICE; QUE PEU IMPORTANT, DES LORS, QUE L'AUTORISATION DE LICENCIEMENT EUT ETE DEMANDEE POUR CAUSE ECONOMIQUE, SANS QU'IL FUT FAIT ETAT DE LA PRESENTATION DE LA CANDIDATURE A CES ELECTIONS DES SALARIES CONCERNES, LE TRIBUNAL D'INSTANCE A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 30 OCTOBRE 1978 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE SAINT-CALAIS.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail L420-22
**ECLI:** 
**Résumé:** Justifie sa décision le Tribunal d'instance qui décide que deux candidats aux élections des délégués du personnel d'une entreprise peuvent participer auxdites élections, au motif essentiel de leurs licenciements intervenus à une date à laquelle leurs candidatures avaient déjà été présentées pour le premier tour de scrutin, n'avaient pas été autorisés par l'inspecteur du travail, en relevant qu'à la date de la demande d'autorisation, les intéressés appartenaient toujours au personnel de l'entreprise et bénéficiaient des dispositions protectrices de l'article L 420-22 jusqu'aux élections qui auraient dû avoir lieu selon un précédent jugement, avant une date déterminée, l'employeur ne pouvant se prévaloir de son retard à exécuter une décision de justice, peu important dès lors, que l'autorisation de licenciement eût été demandée pour cause économique, sans qu'il fût fait état de la présentation de la candidature à ces élections des salariés concernés.
**Mots-clés:** ELECTIONS - Délégués du personnel - Eligibilité - Conditions - Salarié de l'entreprise - Salarié licencié - Salarié déjà délégué du personnel - Durée de la période de protection spéciale - Contestation.,* ELECTIONS - Délégués du personnel - Liste électorale - Inscription - Conditions - Salarié de l'entreprise - Licenciement d'un salarié ayant déjà la qualité de délégué du personnel - Durée de la période de protection spéciale - Contestation.