# Cour administrative d'appel de Nantes, 3ème Chambre, du 5 février 2004, 03NT00557, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007540609
**Date de décision:** 2004-02-05
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nantes
**Formation:** 3EME CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007540609

## Contenu de la décision

Vu le recours, enregistré au greffe de la Cour le 8 avril 2003, présenté par le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche  ;
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	Le ministre demande à la Cour  :
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     	1°) d'annuler le jugement n° 99-1433 du 22 janvier 2003 par lequel le Tribunal administratif de Rennes a, à la demande de M. François X, annulé la décision implicite du recteur de l'académie de Rennes rejetant sa demande tendant à la réduction de ses obligations de service de 23 heures à 18 heures et condamné l'Etat à lui verser la différence entre les 23 heures hebdomadaires et les 18 heures qu'il aurait dû effectuer, à titre d'heures supplé-mentaires, pour la période allant du 1er septembre 1998 au 3 décembre 1998  ;
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		C   CNIJ    n° 30-02-03-02
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	2°) de rejeter la demande présentée par M. X devant le Tribunal administratif de Rennes   ;
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     	Vu les autres pièces du dossier  ;
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     	Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée, portant droits et obligations des fonctionnaires, ensemble la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée, portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat  ;
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     	Vu le décret n° 92-1189 du 6 novembre 1992 relatif au statut particulier des professeurs de lycée professionnel  ;
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     	Vu l'arrêté du ministre de l'éducation nationale du 3 septembre 1997 portant création du baccalauréat professionnel équipements et installations électriques  ;
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     	Vu le code de justice administrative  ;
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     	Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     	Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 8 janvier 2004  :
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     	- le rapport de M. GEFFRAY, premier conseiller,
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     	- et les conclusions de M. MILLET, commissaire du gouvernement  ;
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		Considérant qu'aux termes de l'article 30 du décret du 6 novembre 1992 susvisé alors en vigueur  : ...Les professeurs de lycée professionnel sont tenus de fournir, sans rémunération supplémentaire, dans l'ensemble de l'année scolaire, le maximum de service hebdomadaire suivant  : 1. Pour l'enseignement des disciplines littéraires et scientifiques et les enseignements professionnels théoriques  : dix-huit heures - Pour les enseignements pratiques  : vingt-trois heures  ; qu'aucune disposition réglementaire ne fixe, en application de ces prescriptions, les critères permettant d'établir le caractère pratique ou théorique d'un enseignement dispensé par un professeur de lycée professionnel  ; 
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     	Considérant qu'il ressort des pièces du dossier, et notamment du référentiel caractéristique des compétences professionnelles du baccalauréat professionnel équipements et installations électriques figurant en annexe à l'arrêté ministériel du 3 septembre 1997 créant ledit baccalauréat, que l'ensei-gnement du génie électrique, option électrotechnique, dispensé par M. X  dans le lycée professionnel Dupuy de Lome à Brest est, pour l'essentiel, celui d'un savoir-faire professionnel  ; que si les programmes correspondants comportent l'acquisition d'une méthodologie et de concepts, ils font une large part à des cours délivrés en ateliers devant des groupes à effectifs réduits  ; que les épreuves auxquelles prépare cet enseignement tendent principalement à vérifier la capacité des élèves, soit à appliquer ou à expérimenter des règles et procédés techniques en présence de situations professionnelles déterminées, soit à proposer des solutions technologiques à des problèmes pratiques auxquels sont confrontés les professionnels de la branche ou du secteur d'activité  ; que, dès lors, l'enseignement ainsi dispensé, à titre principal, par l'intéressé présente un caractère pratique  ; que, par suite, le ministre de l'éducation nationale est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Rennes a annulé la décision implicite litigieuse  ;     
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     	Considérant, toutefois, qu'il appartient à la Cour administrative d'appel, saisie de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner l'autre moyen soulevé par M. X devant le Tribunal administratif de Rennes  ;
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     	Considérant que s'il complète son service par des heures de la même matière dans des classes préparant au brevet d'études professionnelles d'électrotechnique, cet enseignement accessoire, en admettant même qu'il présente un caractère théorique, n'est pas de nature à remettre en cause le caractère pratique du service assuré par l'intéressé  ;
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     	Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision implicite de refus du recteur de l'académie de Rennes  ; 
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DÉCIDE  :
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Article 1er    :	Le jugement susvisé du Tribunal administratif de Rennes du 22  janvier 2003 est annulé. 
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     Article 2       :		La demande présentée par M. François X devant le Tribunal administratif de Rennes est rejetée.
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     Article 3       :	Le présent arrêt sera notifié au ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche et à M. François X.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**