# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 7 mai 1981, 79-40.191, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007007875
**Date de décision:** 1981-05-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007007875

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L 122-14-3 ET SUIVANTS DU CODE DU TRAVAIL, 6 DE L'AVENANT A LA CONVENTION COLLECTIVE DE TRAVAIL DU PERSONNEL DE RADIO MONTE-CARLO DU 3 OCTOBRE 1968, ET 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS, DEFAUT DE REPONSE A CONCLUSIONS, MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
    ATTENDU QUE MAURICE X..., ENTRE AU SERVICE DE LA SOCIETE RADIO MONTE-CARLO EN 1967 ET OCCUPANT DEPUIS 1971 L'EMPLOI DE DELEGUE REGIONAL A MONTPELLIER, A ETE LICENCIE PAR LETTRE DU 28 MARS 1974 AU MOTIF DE LA SUPPRESSION DE SON EMPLOI; QU'IL FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR DEBOUTE DE SA DEMANDE EN DOMMAGES-INTERETS POUR RUPTURE ABUSIVE DU CONTRAT DE TRAVAIL; ALORS, D'UNE PART, QUE LA COUR D'APPEL QUI AVAIT RAPPELE QUE L'EMPLOYEUR AVAIT INVOQUE LA SUPPRESSION DE LA DELEGATION REGIONALE DE MONTPELLIER NE POUVAIT, SANS SE CONTREDIRE, DECLARER QUE CE MOTIF ETAIT REEL ET SERIEUX TOUT EN RELEVANT QU'APRES LE DEPART DE L'INTERESSE LE BUREAU DE MONTPELLIER AVAIT SUBSISTE AVEC UN SERVICE ETOFFE; ALORS, D'AUTRE PART, QUE LE FAIT QUE X... AURAIT EU DES DETTES PERSONNELLES NE SAURAIT ETRE CONSIDERE COMME UN MOTIF REEL ET SERIEUX DE NE PAS LUI CONFIER LE POSTE DE DELEGUE REGIONAL A LYON, CETTE CIRCONSTANCE APPARTENANT A SA VIE PRIVEE NE LUI AYANT JAMAIS ETE REPROCHEE ET LES RESULTATS QU'IL AVAIT OBTENUS PROUVANT QU'ELLE NE PRESENTAIT AUCUN INCONVENIENT POUR L'EMPLOYEUR ET QUE LA COUR D'APPEL, QUI AVAIT CONSTATE QUE X... ETAIT CONNU DANS LA FRANCE ENTIERE ET QU'IL S'ETAIT RENDU FREQUEMMENT A LYON, NE POUVAIT, SANS SE CONTREDIRE, ESTIMER QU'IL N'AVAIT PAS LES APTITUDES REQUISES POUR ASSURER LES FONCTIONS DE DELEGUE REGIONAL A LYON, CETTE AFFIRMATION N'ETANT FONDEE SUR AUCUN MOTIF;<br>
   MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE LA COUR D'APPEL, QUI A APPRECIE LA PORTEE ET LA VALEUR PROBANTE DES ELEMENTS DE LA CLAUSE ET N'ETAIT PAS TENUE D'ORDONNER UNE NOUVELLE MESURE D'INSTRUCTION, A ESTIME, EN FAIT, QUE LA SOCIETE AVAIT SUPPRIME LE POSTE OCCUPE PAR X...;    ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE LA COUR D'APPEL A RELEVE QUE, SI L'ARTICLE 6 DE L'AVENANT A LA CONVENTION COLLECTIVE PREVOYAIT QU'EN CAS DE VACANCE OU DE CREATION DE POSTE, L'EMPLOYEUR DEVAIT DANS LA MESURE DU POSSIBLE, FAIRE APPEL DE PREFERENCE AU PERSONNEL EMPLOYE DANS LA SOCIETE POSSEDANT LES COMPETENCES ET APTITUDES REQUISES POUR CE POSTE, CE TEXTE LAISSAIT UN CERTAIN POUVOIR D'APPRECIATION A L'EMPLOYEUR; QU'ELLE A ESTIME QUE CELUI-CI AVAIT PU, SANS COMMETTRE D'ABUS, DECIDER QU'IL ETAIT PREFERABLE DE CONFIER LE POSTE DE DELEGUE REGIONAL A LYON A UN CANDIDAT DEJA IMPLANTE DANS LE MILIEU DES AFFAIRES DE LA REGION, ET, S'AGISSANT ESSENTIELLEMENT D'UNE FONCTION DE RELATIONS PUBLIQUES, TENIR COMPTE DU FAIT QUE X... AVAIT FAIT L'OBJET DE PLAINTES ET RECLAMATIONS POUR DES DETTES PARFOIS TRES IMPORTANTES;    QU'IL S'ENSUIT QUE LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 26 OCTOBRE 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1980-02-28 Bulletin 1980 V N. 201 (1) p. 150 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail L122-14-3 S.,Convention collective 1968-10-03 DE TRAVAIL DU PERSONNEL RADIO MONTE-CARLO AVENANT ART. 6
**ECLI:** 
**Résumé:** Justifie sa décision reconnaissant le caractère réel et sérieux du licenciement du délégué régional de la société Radio Monte-Carlo à la suite de la suppression de son emploi, la Cour d'appel qui relève que si l'article 6 de l'avenant à la convention collective du personnel de cette société prévoit qu'en cas de vacance ou de création de poste, l'employeur doit, dans la mesure du possible, faire appel de préférence au personnel employé dans la société possédant les compétences et aptitudes requises pour ce poste, ce texte laisse un certain pouvoir d'appréciation à l'employeur et qui estime que celui-ci a pu, sans commettre d'abus, décider qu'il était préférable de confier un poste vacant dans une autre région à un candidat déjà implanté dans le milieu des affaires de cette région, et, s'agissant essentiellement d'une fonction de relations publiques, tenir compte du fait que l'intéressé avait fait l'objet de plaintes et réclamations pour des dettes parfois très importantes.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Cause - Cause réelle et sérieuse - Réorganisation de l'entreprise - Suppression de poste - Employeur ne proposant pas au salarié un autre poste vacant contrairement aux dispositions de la convention collective - Fonction de relations publiques - Salarié faisant l'objet de plaintes pour dettes personnelles.,* CONVENTIONS COLLECTIVES - Radiodiffusion-Télévision - Radio Monte-Carlo - Convention du 3 octobre 1968 - Avenant - Vacances et créations de postes.