# Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 7 janvier 1971, 68-13.977, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983675
**Date de décision:** 1971-01-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983675

## Contenu de la décision

SUR LA RECEVABILITE DU POURVOI : ATTENDU QUE LA DEFENSE FAIT VALOIR QUE LE POURVOI N'A ETE DEPOSE AU GREFFE DE LA COUR DE CASSATION QUE LE 17 OCTOBRE 1968, ALORS QUE L'ARRET ATTAQUE AVAIT ETE SIGNIFIE AU DEMANDEUR PAR L'EXPLOIT DU 8 AOUT 1968 ET QU'AINSI LE DELAI PREVU PAR L'ARTICLE 1ER DU DECRET N° 67-1210 DU 22 DECEMBRE 1967 ETAIT EXPIRE ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE LA COPIE DE L'ACTE DE SIGNIFICATION, LAQUELLE EST PRODUITE ET TIENT LIEU D'ORIGINAL POUR LA PARTIE QUI LA RECOIT, NE PORTE QUE LE MILLESIME SANS INDICATION DU MOIS OU DU JOUR DE LA SIGNIFICATION, QUE L'EXPLOIT SE TROUVE DONC FRAPPE DE NULLITE ET N'A PU FAIRE COURIR, A L'ENCONTRE DU DEMANDEUR, LE DELAI PREVU PAR LE TEXTE SUSVISE ; <br>
<br>DECLARE LE POURVOI RECEVABLE ; <br>
<br>ET SUR LE MOYEN UNIQUE DU POURVOI PRIS EN SES DEUX BRANCHES : <br>ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DES JUGES DU FOND, LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE SOURCE MOZART A CONSTRUIT, EN 1961, SUR UN TERRAIN 4BIS ET 6, RUE DE LA SOURCE A PARIS, UN ENSEMBLE IMMOBILIER CONTIGU, POUR PARTIE, A LA PROPRIETE DE X... ; <br>QUE LE TERRAIN DE LA SOCIETE ETAIT EN ASSEZ FORTE DECLIVITE, LE FOND DE LA PROPRIETE SE TROUVANT A ENVIRON 4 METRES AU-DESSUS DU NIVEAU DE LA RUE ; <br>
<br>QU'IL A ETE NIVELE CE QUI A EU POUR CONSEQUENCE D'ACCOLER LE BATIMENT DU FOND A UN MUR DE SOUTENEMENT QUI A ETE ENLEVE PAR LADITE SOCIETE AFIN DE MAINTENIR LES TERRES PLUS ELEVEES DES PROPRIETES VOISINES ; <br>
<br>QUE, DES INFILTRATIONS S'ETANT PRODUITES DANS LES APPARTEMENTS SE TROUVANT EN CONTREBAS, LA SOCIETE SOURCE MOZART A ASSIGNE X..., POUR QU'IL SOIT PROCEDE, AUX FRAIS AVANCES PAR ELLE, A L'EXECUTION DE TRAVAUX DE DRAINAGE DANS LE JARDIN DE CE DERNIER, DE FACON A EVACUER LES EAUX DE RUISSELLEMENT PAR UN RACCORDEMENT AUX EGOUTS DE LA VILLE, S'OFFRANT DE RETABLIR LE JARDIN ET SES VEGETAUX DANS LEUR ETAT ANTERIEUR AUX TRAVAUX ; <br>
<br>QU'ELLE FONDAIT SA DEMANDE SUR L'OBLIGATION, QUI INCOMBE A TOUT PROPRIETAIRE D'IMMEUBLE, D'ASSURER L'EVACUATION NORMALE DES TRAVAUX ; <br>
<br>QU'ELLE FONDAIT SA DEMANDE SUR L'OBLIGATION, QUI INCOMBE EAUX DE PLUIE QUI TOMBENT SUR SON FONDS, PAR LES EGOUTS MUNICIPAUX, ECOULEMENT NORMAL DES EAUX PLUVIALES DE LA VILLE DE PARIS, ET SUR SON REFUS DE L'OFFRE QUI LUI AVAIT ETE FAITE PAR LA SOCIETE D'ASSURER LE COUT ET L'EXECUTION DES TRAVAUX ; <br>
<br>QU'ELLE RECLAMAIT EGALEMENT DES DOMMAGES-INTERETS POUR LE PREJUDICE QUI LUI ETAIT CAUSE PAR LE REFUS DE X... ; <br>
<br>ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE D'AVOIR DEBOUTE LA SCI SOURCE MOZART DE SES DEMANDES, ALORS QUE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 33 DU DECRET DU 5 OCTOBRE 1953, PORTANT CODIFICATION DES TEXTES LEGISLATIFS CONCERNANT LA SANTE PUBLIQUE, ISSUES DE L'ARTICLE 4 DU DECRET DU 30 OCTOBRE 1935, IMPOSERAIENT LES TRAVAUX NECESSAIRES A L'EVACUATION DES EAUX PLUVIALES NON SEULEMENT AUX PROPRIETAIRES D'IMMEUBLES NEUFS MAIS EGALEMENT AUX PROPRIETAIRES D'IMMEUBLES ANCIENS DEJA RATTACHES AUX CANALISATIONS PLUVIALES POUR LEURS EAUX USEES ; <br>
<br>QU'IL EST ENCORE SOUTENU QUE LE REGLEMENT SANITAIRE-TYPE, APPLICABLE A PARIS, DU JOUR DE SA MISE EN VIGUEUR, SANS EXCEPTION, IMPOSAIT LA MEME OBLIGATION A TOUS LES PROPRIETAIRES ANCIENS ET NOUVEAUX ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU SECOND DEGRE, TANT PAR MOTIFS PROPRES QUE PAR ADOPTION DE CEUX DU JUGEMENT, ONT ESTIME QUE LA SOCIETE SOURCE MOZART, EN CREUSANT LE SOL DE SA PROPRIETE ET EN EDIFIANT UN MUR DE SOUTIEN POUR MAINTENIR LES TERRES DES PROPRIETES VOISINES, A CONTRARIE L'ECOULEMENT DES EAUX NATURELLES ET LES A ARTIFICIELLEMENT CONTENUES PAR UNE DIGUE, EN CONTRAVENTION AUX PRESCRIPTIONS DE L'ARTICLE 640 DU CODE CIVIL ; <br>
<br>QU'EN RETENANT, DES LORS, L'UNE DES SOLUTIONS, PRECONISEES PAR L'EXPERT, QUI PERMET A LA SOCIETE SOURCE MOZART DE SATISFAIRE AUX OBLIGATIONS QUE LUI IMPOSENT LES TEXTES DONT ELLE SE RECLAME, SANS AVOIR A EFFECTUER DES TRAVAUX SUR LE FONDS DE X... ET MEME SANS AVOIR BESOIN D'Y PENETRER, LA COUR D'APPEL, PAR CES SEULS MOTIFS, A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; <br>
<br>D'OU IL SUIT QU'EN AUCUNE DE SES BRANCHES LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 2 JUILLET 1968 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code civil 640,Décret 1935-10-30 ART. 4,Décret 53-1001 1953-10-05 ART. 33,Décret 67-1210 1967-11-22 ART. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** SI LA COPIE DE L'ACTE DE SIGNIFICATION QUI TIENT_LIEU D 'ORIGINAL POUR LA PARTIE QUI LE RECOIT, NE PORTE QUE LE MILLESIME ET NON L'INDICATION DU MOIS, NI DU JOUR DE LA SIGNIFICATION, L'EXPLOIT SE TROUVE FRAPPE DE NULLITE ET NE PEUT FAIRE COURIR A L'ENCONTRE DU DEMANDEUR AU POURVOI LE DELAI PREVU A L'ARTICLE 1ER DU DECRET 67-1210 DU 22 DECEMBRE 1967.,EN RETENANT UNE SOLUTION QUI PERMET A UN PROPRIETAIRE DE SATISFAIRE A L'OBLIGATION D'EVACUER LES EAUX PLUVIALES, IMPOSEE PAR L'ARTICLE 33 DU DECRET DU 5 OCTOBRE 1953 PORTANT CODIFICATION DES TEXTES LEGISLATIFS CONCERNANT LA SANTE PUBLIQUE, SANS AVOIR A EFFECTUER DES TRAVAUX SUR LE FONDS VOISIN, LES JUGES DU FOND JUSTIFIENT LEUR DECISION DEBOUTANT CE PROPRIETAIRE QUI, EN CONTRAVENTION AUX PRESCRIPTIONS DE L'ARTICLE 640 DU CODE CIVIL, A EDIFIE UN MUR DE SOUTIEN POUR MAINTENIR LES TERRES DES PROPRIETES VOISINES, CONTRARIANT AINSI L'ECOULEMENT DES EAUX NATURELLES, DE SA DEMANDE TENDANT, PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 33 PRECITE, A FAIRE EXECUTER A SES FRAIS DES TRAVAUX DE DRAINAGE DANS LA PROPRIETE VOISINE POUR PERMETTRE L'EVACUATION DES EAUX PLUVIALES INONDANT SA PROPRIETE.
**Mots-clés:** CASSATION - Pourvoi -  Délai -  Point de départ -  Signification -  NULLITE DE L'EXPLOIT -  Copie non datée,EXPLOIT -  SIGNIFICATION -  DATE -  EXPLOIT NON DATE -  COPIE NE PORTANT QUE LE MILLESIME. EXPLOIT -  NULLITE -  ABSENCE DE DATE -  COPIE NE PORTANT QUE LE MILLESIME. EXPLOIT -  COPIE SIGNIFIEE -  NATURE -  VALEUR D'ORIGINAL PAR LA PARTIE QUI LA RECOIT. EXPLOIT -  DATE -  COPIE NE PORTANT QUE LE MILLESIME -  NULLITE. EXPLOIT -  DATE -  FORMALITES SUBSTANTIELLES -  OMISSION -  OMISSION DU MILLESIME -  SIGNIFICATION D'ARRET -  NULLITE DE L'EXPLOIT -  EFFET -  POURVOI EN CASSATION -  DELAI. EXPLOIT -  NULLITE -  FORMALITES SUBSTANTIELLES -  DEFINITION -  SIGNIFICATION -  DATE -  OMISSION DU MILLESIME. JUGEMENTS ET ARRETS -  SIGNIFICATION -  COPIE SIGNIFIEE -  ERREUR -  DATE -  OMISSION DU MILLESIME. JUGEMENTS ET ARRETS -  SIGNIFICATION -  NULLITE -  EXPLOIT NON DATE -  COPIE NE PORTANT QUE LE MILLESIME.,EAUX - Ecoulement -  OBLIGATION D'AMENER L'EVACUATION PAR LES EGOUTS MUNICIPAUX -  TRAVAUX DE DRAINAGE -  EXECUTION SUR LE FONDS VOISIN -  DEMANDE -  REJET.,SANTE PUBLIQUE -  AGGLOMERATION -  EAUX USEES -  EVACUATION -  EVACUATION PAR LES EGOUTS MUNICIPAUX -  TRAVAUX DE DRAINAGE -  EXECUTION SUR LE FONDS VOISIN -  DEMANDE -  REJET. EAUX -  ECOULEMENT -  SERVITUDE -  PROPRIETAIRE INFERIEUR -  CONSTRUCTION D'UNE DIGUE -  INTERDICTION. SERVITUDE -  ECOULEMENT DES EAUX -  PROPRIETAIRE INFERIEUR -  CONSTRUCTION D'UNE DIGUE -  INTERDICTION.