# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 25 février 1971, 69-13.829, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006984588
**Date de décision:** 1971-02-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006984588

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1384, PARAGRAPHE PREMIER, DU CODE CIVIL, ATTENDU QUE, POUR CONDAMNER LA SOCIETE DES HOUILLERES DU BASSIN DE BLANZY A REPARER L'INTEGRALITE DU PREJUDICE SUBI PAR PERRIER, Y COMPRIS CELUI AFFERENT A LA RUINE DU BATIMENT QU'IL AVAIT FAIT EDIFIER SUR LE TERRAIN LUI APPARTENANT, DOMMAGE PROVOQUE PAR DES AFFAISSEMENTS DU SOL DUS AUX TRAVAUX ENTREPRIS EN SOUS-SOL PAR CETTE SOCIETE ET POUR REFUSER DE TENIR COMPTE DU COMPORTEMENT FAUTIF DE PERRIER ALLEGUE PAR CELLE-CI, L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE ENONCE QUE LE DEFAUT DE TOUTE PARTICIPATION DE LA VICTIME A LA PRODUCTION DU DOMMAGE EXCLUAIT LA RELATION CAUSALE ENTRE CE COMPORTEMENT ET LE PREJUDICE ;<br>
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 QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET IL RESSORT QUE PERRIER, QUI, BIEN QU'AYANT ETE EXPRESSEMENT AVISE PAR LA SOCIETE DES HOUILLERES, AVANT MEME QU'IL EUT ENTREPRIS LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION ET AU COURS DES TRAVAUX, DES DANGERS D'AFFAISSEMENT DE SON TERRAIN QUI SE TROUVAIT A L'APLOMB D'UNE ZONE DE DEPILAGE, AVAIT CONSTRUIT SON BATIMENT AVEC L'EXACTE CONNAISSANCE DES RISQUES GRAVES AUXQUELS IL S'EXPOSAIT VOLONTAIREMENT, ET QU'AINSI SON ACCEPTATION FAUTIVE DES RISQUES ENCOURUS ETAIT EN RELATION DIRECTE AVEC LE DOMMAGE AUQUEL IL AVAIT PARTICIPE, LA COUR D'APPEL, QUI N'A PAS TIRE DES CONSTATATIONS PAR ELLE FAITES, LES CONSEQUENCES JURIDIQUES QU'ELLES COMPORTAIENT, N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 9 JUILLET 1969 ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE DIJON ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE BESANCON ;<br>
<br>,.  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1966-07-13 II N. 791 (2) P. 553 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1384 AL. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** NE DONNE PAS DE BASE LEGALE A SA DECISION, L'ARRET QUI FAIT  SUPPORTER A L'EXPLOITANT D'UNE MINE L'INTEGRALITE DU PREJUDICE CAUSE  A LA CONSTRUCTION EDIFIEE PAR LE PROPRIETAIRE DU SOL, ALORS QU'IL  RESULTE DE SES CONSTATATIONS QUE LA VICTIME AVAIT CONSTRUIT AVEC L 'EXACTE CONNAISSANCE DES RISQUES GRAVES AUXQUELS ELLE S'EXPOSAIT  VOLONTAIREMENT ET QUE SON ACCEPTATION FAUTIVE DES RISQUES ENCOURUS  ETANT EN RELATION DIRECTE AVEC LE DOMMAGE AUQUEL ELLE AVAIT  PARTICIPE.
**Mots-clés:** MINES - CONCESSIONNAIRE - RESPONSABILITE - AFFAISSEMENT DE TERRAIN  - DEMANDE EN REPARATION DU PROPRIETAIRE DE LA SURFACE - CONSTRUCTION  EDIFIEE EN CONNAISSANCE DES RISQUES.,* RESPONSABILITE CIVILE - CHOSES INANIMEES - ARTICLE 1384 DU CODE  CIVIL - RESPONSABILITE DE PLEIN DROIT - PARTAGE DE RESPONSABILITE -  FAUTE DE LA VICTIME - ACCEPTATION D'UN RISQUE - CONSTRUCTION SUR UN  TERRAIN DECONSOLIDE PAR DES TRAVAUX MINIERS.,* RESPONSABILITE CIVILE - FAUTE - ACCEPTATION DU RISQUE - IMMEUBLE  - CONSTRUCTION - TERRAIN DECONSOLIDE PAR DES TRAVAUX MINIERS.,* IMMEUBLE - CONSTRUCTION - TERRAIN DECONSOLIDE PAR DES TRAVAUX  MINIERS - CONSTRUCTION EDIFIEE EN CONNAISSANCE DES RISQUES - FAUTE.