# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 22 février 1972, 71-10.135, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006986875
**Date de décision:** 1972-02-22
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006986875

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'INFIRMANT UNE ORDONNANCE DE REFERE, L'ARRET ATTAQUE A REJETE LA DEMANDE DE DEMOISELLE Y... TENDANT A OBTENIR DES EPOUX X... L'AUTORISATION DE CREUSER UNE TRANCHEE EN BORDURE D'UN CHEMIN, DESTINEE A LA POSE D'UN CABLE ELECTRIQUE NECESSAIRE AU FONCTIONNEMENT DE LA POMPE ALIMENTANT EN EAU SON IMMEUBLE ;<br>
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ATTENDU QUE LE POURVOI SOUTIENT QUE LA DOUBLE DIFFICULTE D'EXAMEN RETENUE PAR L'ARRET ATTAQUE RELATIVE A L'ETAT D'ENCLAVE DU FONDS DE DEMOISELLE Y... ET A UNE MESURE SUSCEPTIBLE D'OCCASIONNER UN DOMMAGE A L'UNE DES PARTIES N'ETAIT PAS SERIEUSE ;<br>
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 QU'IL EST, D'AUTRE PART, FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL DE REFUSER DE CONSTATER L'URGENCE AU PRIX D'UN DEFAUT DE REPONSE A DES CONCLUSIONS QUI S'ACCOMPAGNERAIT D'UNE DENATURATION DES PIECES DE LA PROCEDURE ;<br>
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MAIS ATTENDU, D'ABORD, QU'APRES AVOIR RELEVE L'ETAT D'ENCLAVEMENT DU FONDS DE DEMOISELLE Y..., L'ETABLISSEMENT D'UNE SERVITUDE AU CAS OU CELLE CI SE VERRAIT DENIER SON DROIT DE PROPRIETE SUR LE CHEMIN, L'EXISTENCE D'UNE CONTESTATION PORTANT SUR LA MAJEURE PARTIE DU CHEMIN ET LA POSSIBILITE DE DOMMAGES, LA COUR D'APPEL A PU EN DEDUIRE QUE LE PREMIER JUGE AVAIT TRANCHE DES CONTESTATIONS SERIEUSES ET AVAIT AINSI EXCEDE LES POUVOIRS DE LA JURIDICTION DES REFERES ;<br>
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ATTENDU EN SECOND LIEU, QUE LES JUGES D'APPEL, REPONDANT, SANS DENATURATION, AUX CONCLUSIONS DONT ILS ETAIENT SAISIS, N'ONT FAIT QU'USER DE LEUR POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION EN CONSTATANT QUE L'ENFOUISSEMENT DU CABLE ELECTRIQUE DANS LE SOL NE REVETAIT PAS UN CARACTERE IMPERIEUX ET DECISIF DE CELERITE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN UNIQUE N'EST FONDE EN AUCUN DE SES GRIEFS ET QUE L'ARRET, MOTIVE, EST LEGALEMENT JUSTIFIE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 29 OCTOBRE 1970 PAR LA COUR D'APPEL DE COLMAR (CHAMBRE DETACHEE A METZ).<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de procédure civile 806,Code de procédure civile 809
**ECLI:** 
**Résumé:** POUR INFIRMER UNE ORDONNANCE DE REFERE AUTORISANT UN  PROPRIETAIRE A ENTREPRENDRE DES TRAVAUX SUR UN CHEMIN VOISIN, UNE  COUR D'APPEL A PU ESTIMER QUE L'ETAT D'ENCLAVE DU TERRAIN DU  DEMANDEUR, LA PROPRIETE DU CHEMIN ET LE POINT DE SAVOIR SI LES  TRAVAUX A EFFECTUER NE CAUSERAIENT PAS AU DEFENDEUR, UN PREJUDICE  IRREPARABLE, SOULEVAIENT DES CONTESTATIONS SERIEUSES ET QU'EN LES  TRANCHANT LE PREMIER JUGE AVAIT EXCEDE SES POUVOIRS.,C'EST DANS L'EXERCICE DE SON POUVOIR SOUVERAIN QUE LE JUGE  DES REFERES DECIDE SI LES MESURES QUI LUI SONT DEMANDEES SONT  JUSTIFIEES PAR UN "CARACTERE IMPERIEUX ET DECISIF DE CELERITE".
**Mots-clés:** 1) REFERES - CONTESTATION SERIEUSE - PROPRIETE - TRAVAUX  SUSCEPTIBLES DE CAUSER A AUTRUI UN DOMMAGE IRREPARABLE.,* REFERES - CONTESTATION SERIEUSE - SERVITUDES - PASSAGE - ETAT D 'ENCLAVE.,2) REFERES - URGENCE - APPRECIATION SOUVERAINE.