# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 6 mars 1969, 68-91.776, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007056737
**Date de décision:** 1969-03-06
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007056737

## Contenu de la décision

REJET DES POURVOIS DE : 1° X... (MARIO);<br>
<br>
2° X... (ROMEO);<br>
<br>
3° X... (JOACHIM), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE TOULOUSE, EN DATE DU 21 MAI 1968, LEQUEL ARRET LES A CONDAMNES CHACUN A 1000 FRANCS D'AMENDE AINSI QU'A DES MESURES DE PUBLICITE POUR FRAUDES FISCALES LA COUR, VU LES MEMOIRES PRODUITS;<br>
<br>
 SUR LE PREMIER MOYEN DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION ET FAUSSE APPLICATION DES ARTICLES 253, 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, VICE DE FORME, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A ETE RENDU PAR LA COUR D'APPEL OU SIEGEAIT UN MAGISTRAT QUI A PARTICIPE A L'INFORMATION ET A FAIT PARTIE DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION LORSQUE PAR SON ARRET DU 16 JUIN 1964, CETTE JURIDICTION A ORDONNE UNE EXPERTISE, SANS QUE LA RENONCIATION DES DEMANDEURS A SOULEVER L'IRREGULARITE DE LA COMPOSITION DE LA COUR PUISSE LEUR ETRE OPPOSEE ALORS QUE LA COMPOSITION DES TRIBUNAUX EST D'ORDRE PUBLIC ET QUE LA NULLITE ENCOURUE NE SAURAIT ETRE COUVERTE PAR L'ACQUIESCEMENT DES PREVENUS";<br>
<br>
 ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE CONSTATE QUE "LES PREVENUS PRESENTS ONT ETE INTERROGES APRES QUE M LE PRESIDENT AIT FAIT OBSERVER QU'IL AVAIT SIEGE EN TANT QUE MEMBRE DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION LE 16 JUIN 1964 ET QU'UN ARRET EN DATE DU MEME JOUR AVAIT ORDONNE UNE EXPERTISE ET APRES QUE LES PREVENUS, LA PARTIE CIVILE ET LEURS CONSEILS AIENT RENONCE A SOULEVER CE MOYEN";<br>
<br>
 ATTENDU S'IL EST VRAI QUE LES REGLES FIXANT LA COMPOSITION DES TRIBUNAUX SONT D'ORDRE PUBLIC ET QU'IL NE SAURAIT ETRE RENONCE AUX NULLITES POUVANT DECOULER DE LEUR INOBSERVATION, LA NULLITE ALLEGUEE AU MOYEN NE SAURAIT ETRE ADMISE;<br>
<br>
 QU'EN EFFET L'ARTICLE 253 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, N'INTERDIT AUX CONSEILLERS QUI ONT PRIS PART A UN ARRET DE CHAMBRE D'ACCUSATION DE PARTICIPER A LA JURIDICTION DE JUGEMENT QUE LORSQU'ILS ONT CONCOURU A L'ARRET DE MISE EN ACCUSATION, SOIT FAIT UN ACTE DE POURSUITE OU D'INSTRUCTION SOIT ENCORE PARTICIPE A UNE DECISION SUR LE FOND RELATIVE A LA CULPABILITE;<br>
<br>
 QUE TEL N'ETAIT PAS LE CAS DE L'ESPECE;<br>
<br>
 QUE LES INCOMPATIBILITES PREVUES PAR L'ARTICLE 253 DU CODE DE PROCEDURE PENALE SONT DE DROIT ETROIT ET NE PEUVENT ETRE ETENDUES EN DEHORS DES CAS QUE LA LOI A EXPRESSEMENT DETERMINES;<br>
<br>
 D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI;<br>
<br>
SUR LE SECOND MOYEN DE CASSATION (SANS INTERET);<br>
<br>
ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME;<br>
<br>
 REJETTE LES POURVOIS PRESIDENT : M COMTE - RAPPORTEUR : M MAZARD - AVOCAT GENERAL : M BARC - AVOCATS : MM JOLLY ET ROUSSEAU<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de procédure pénale 253
**ECLI:** 
**Résumé:** Les incompatibilités prévues par l'article 253 du Code de procédure pénale sont de droit étroit et ne peuvent être étendues par voie d'analogie ; elles ne concernent pas les magistrats qui ont participé à un arrêt de la Chambre d'accusation ayant ordonné une expertise (1).
**Mots-clés:** JURIDICTIONS CORRECTIONNELLES - Composition - Cour d'appel - Magistrat ayant participé à un arrêt de la Chambre d'accusation ayant ordonné expertise