# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 22/10/2009, 08MA04744, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021219376
**Date de décision:** 2009-10-22
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021219376

## Contenu de la décision

Vu la requête, transmise au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille par télécopie le 13 novembre 2008, régularisée le 17 novembre 2008, sous le n° 08MA04744, présentée pour M. Jamal X, élisant domicile ..., par Me Ciccolini, avocat ; M. X demande à la Cour :<br>
<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 0804013 du 3 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande d'annulation des décisions du 5 juin 2008 par lesquelles le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation d'avoir à quitter le territoire français dans le délai d'un mois ;<br>
<br>
       2°) d'annuler les décisions précitées ;<br>
<br>
       3°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour portant la mention  vie privée et familiale  dans le délai de trente jours à compter de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;<br>
<br>
       4°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
<br>
       ..........................................................................................................<br>
<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       Vu l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 ;<br>
<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
       Vu l'article 1er du décret du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ;<br>
<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 24 septembre 2009 :<br>
<br>
       - le rapport de Mme Lefebvre-Soppelsa, premier conseiller ;<br>
<br>
       - et les conclusions de Mme Paix, rapporteur public ;<br>
<br>
<br>
       Considérant que M. X, né le 21 septembre 1966, de nationalité algérienne, relève appel du jugement en date du 3 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions du 5 juin 2008 du préfet des Alpes-Maritimes refusant de lui délivrer un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français dans le délai d'un mois ; <br>
<br>
       Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non recevoir opposée par le préfet des Alpes-Maritimes :<br>
<br>
       Considérant qu'aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé :  Le certificat de résidence d'un an portant la mention  vie privée et familiale  est délivré de plein droit : (...) 5° Au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser le séjour porterait à son droit au respect d'une vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (...)  ;<br>
<br>
       Considérant que le requérant est entré en France à l'âge de trente-cinq ans ; que sa mère et l'un de ses frères vivent en Algérie, son pays d'origine ; que son épouse se trouve également en situation irrégulière sur le territoire français ; que le couple ne justifie d'aucune contrainte familiale particulière lui imposant de résider en France; que, par suite, le moyen tiré de ce que les stipulations précitées auraient été méconnues ne saurait être accueilli ;<br>
<br>
       Considérant que, eu égard à la situation ainsi exposée, M. X n'est pas fondé à invoquer à son bénéfice les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, lesquelles ne sauraient être interprétées comme comportant l'obligation pour un Etat membre de respecter le choix personnel pour les étrangers d'établir leur vie privée et familiale sur le territoire d'un pays de l'Union Européenne en dehors de toute circonstance particulière dûment établie pouvant le justifier ;<br>
<br>
       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande ;<br>
<br>
       Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions présentées à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution particulière ; que, par suite, il y a lieu de rejeter également les conclusions de la requête présentées à fin d'injonction et d'astreinte ;<br>
<br>
       Considérant que les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas en l'espèce la partie perdante, soit condamné à verser à M. X la somme qu'il demande au titre des frais engagés et non compris dans les dépens ;<br>
D É C I D E :<br>
Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Jamal X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
N° 08MA04744	2<br>
		mp<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**