# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1ère chambre - formation à 3, 01/03/2012, 11BX03084, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000025468729
**Date de décision:** 2012-03-01
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 1ère chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000025468729

## Contenu de la décision

Vu l'ordonnance n° 11BX03084 en date du 25 novembre 2011 par laquelle le président de la Cour administrative d'appel de Bordeaux, statuant sur la demande de Me Anne-Hélène DIEUMEGARD a ouvert une procédure juridictionnelle en vue de prescrire, s'il y a lieu, les mesures nécessaires à l'exécution du jugement n° 0902973 rendu le 11 mars 2010 par le tribunal administratif de Poitiers ; <br>
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        Vu le jugement dont l'exécution est demandée ;<br>
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        Vu la demande, enregistrée le 30 juillet 2010, présentée par Me DIEUMEGARD, avocat, demeurant 11 bis rue des Ecossais BP 54 à Poitiers (86000) en vue d'obtenir l'exécution du jugement n° 0902973 du 11 mars 2010 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a mis à la charge de l'Etat la somme de 1.000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;<br>
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        Me DIEUMEGARD demande en outre de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; <br>
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        Vu l'arrêt n° 10BX00826 du 10 février 2011 de la Cour administrative d'appel de Bordeaux ; <br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu le code de justice administrative ; <br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 2 février 2012 : <br>
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- le rapport de M. Péano, président-assesseur ;<br>
- et les conclusions de M. Katz, rapporteur public ;<br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative :  En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. Toutefois, en cas d'inexécution d'un jugement frappé d'appel, la demande d'exécution est adressée à la juridiction d'appel. Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte. <br>
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        Considérant que par jugement n° 0902973 du 11 mars 2010, le tribunal administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du 2 décembre 2009 par lequel le préfet de la Vienne a refusé l'admission au séjour de M. X, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi et a mis à la charge de l'Etat la somme de 1.000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ; que l'administration était légalement tenue d'exécuter ce jugement dès sa notification, sauf s'il en était prononcé le sursis à exécution ; qu'en raison de son caractère non suspensif, l'appel interjeté par le préfet de la Vienne contre ce jugement était sans incidence par lui-même sur cette obligation ; <br>
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        Mais considérant que, par arrêt n° 10BX00826 du 10 février 2011, devenu définitif, la Cour administrative d'appel de Bordeaux a annulé ledit jugement ; qu'alors même que la cour ne s'est pas expressément prononcée sur les frais exposés en première instance et non compris dans les dépens, en annulant le jugement, elle a implicitement mais nécessairement annulé l'ensemble de son dispositif ; que, par suite, du fait de cet arrêt, la demande de Me DIEUMEGARD tendant à obtenir l'exécution dudit jugement en tant que le tribunal administratif de Poitiers a mis à la charge de l'Etat la somme de 1.000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 a perdu son objet ; <br>
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        Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ; <br>
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DECIDE :<br>
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Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution présentée par Me DIEUMEGARD.<br>
Article 2 : Le surplus des conclusions de la demande de Me DIEUMEGARD est rejeté.<br>
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No 11BX03084<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 37-05 Juridictions administratives et judiciaires. Exécution des jugements.