# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 6 mai 1971, 70-93.160, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007056840
**Date de décision:** 1971-05-06
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007056840

## Contenu de la décision

CASSATION SUR LE POURVOI DE X... (JEAN-PIERRE), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE ROUEN, EN DATE DU 26 NOVEMBRE 1970 QUI, POUR VOLS, L'A CONDAMNE A HUIT MOIS D'EMPRISONNEMENT LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;<br>
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 SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 496 ET SUIVANTS DU CODE DE PROCEDURE PENALE ET NOTAMMENT DES ARTICLES 496 ET 509, DU PRINCIPE DU DOUBLE DEGRE DE JURIDICTION DES DROITS DE LA DEFENSE, DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE, POUR INFIRMER LA DECISION DES PREMIERS JUGES QUI AVAIT RELAXE LE DEMANDEUR DES FINS DE LA POURSUITE, S'EST FONDE SUR LA DECOUVERTE, DANS UNE PIECE DE LA BRIGADE DE GENDARMERIE, POSTERIEUREMENT AU JUGEMENT DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL, DE DEUX LIASSES DE BILLETS DE BANQUE DONT L'UNE DE 640 FRANCS CORRESPONDAIT A LA SOMME DEROBEE AU PREJUDICE DU SIEUR Y... ;<br>
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 ALORS QU'IL EST INTERDIT EN APPEL DE CONNAITRE DES FAITS NOUVEAUX ;<br>
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 VU LESDITS ARTICLES ;<br>
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 ATTENDU QUE S'IL APPARTIENT AUX COURS D'APPEL DE CHANGER LA QUALIFICATION DES FAITS ET DE SUBSTITUER UNE QUALIFICATION NOUVELLE A CELLE QUI LEUR ETAIT DEFEREE, C'EST A LA CONDITION QU'IL NE SOIT RIEN CHANGE AUX FAITS DE LA PREVENTION ET QU'ILS RESTENT TELS QU'ILS ONT ETE DENONCES DANS LES ACTES DE PROCEDURE ;<br>
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 ATTENDU QUE LE DEMANDEUR A ETE POURSUIVI DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL, SUR PROCEDURE DE FLAGRANT DELIT, POUR AVOIR AU TILLEUL, LE 5 AOUT 1970, ENSEMBLE ET DE CONCERT AVEC Z..., A... ET B..., TENTE DE COMMETTRE DES SOUSTRACTIONS FRAUDULEUSES A L'INTERIEUR DE VEHICULES EN STATIONNEMENT, LESDITES TENTATIVES MANIFESTEES PAR UN COMMENCEMENT D'EXECUTION, LA VERIFICATION DE LA FERMETURE DES PORTIERES, N'AYANT MANQUE LEUR EFFET QUE PAR DES CIRCONSTANCES INDEPENDANTES DE LEUR VOLONTE, L'IMPOSSIBILITE DE LES OUVRIR, PUIS L'INTERVENTION DES GENDARMES ;<br>
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ATTENDU QUE RELAXE DE CE CHEF PAR LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL, X..., SUR APPEL DU PROCUREUR GENERAL, A ETE DECLARE COUPABLE PAR LA COUR D'APPEL D'AVOIR, AU TILLEUL, LE 5 AOUT 1970, ENSEMBLE ET DE CONCERT AVEC SES COPREVENUS, FRAUDULEUSEMENT SOUSTRAIT, AU PREJUDICE DU SIEUR C..., UNE SOMME D'ENVIRON 580 FRANCS, AU PREJUDICE DU SIEUR Y..., UNE SOMME DE 640 FRANCS, AU PREJUDICE DU SIEUR D..., UNE SOMME DE 3 FRANCS ET AU PREJUDICE DE LA DEMOISELLE E..., UN PORTEFEUILLE CONTENANT DIVERS PAPIERS ;<br>
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 QU'A CET EFFET, L'ARRET ATTAQUE DECLARE RETENIR, EN SUS DES ELEMENTS SOUMIS AUX PREMIERS JUGES, LA DECOUVERTE, POSTERIEUREMENT AU JUGEMENT, A LA BRIGADE DE GENDARMERIE D'ETRETAT OU LES QUATRE PREVENUS AVAIENT SEJOURNE, DE DEUX LIASSES DE BILLETS DE BANQUE, DONT L'UNE, DE 640 FRANCS CORRESPOND EXACTEMENT A LA SOMME DEROBEE AU PREJUDICE DU SIEUR Y... ;<br>
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 MAIS ATTENDU, QU'EN L'ESPECE, LE FAIT RETENU PAR LA COUR DE ROUEN EST AUTRE QUE CELUI QUI AVAIT ETE DENONCE PAR L'INCULPATION OPEREE PAR LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE AGISSANT EN MATIERE DE FLAGRANT DELIT ET RAPPELEE, ENSUITE PAR LES PREMIERS JUGES ;<br>
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QU'EN EFFET, PAR CETTE INCULPATION, ALORS QUE LE MINISTERE PUBLIC IMPUTAIT A X... DES TENTATIVES DE VOLS AYANT PAR LA-MEME MANQUE LEUR EFFET, L'ARRET ATTAQUE LE DECLARE COUPABLE DE VOLS ACCOMPLIS AU PREJUDICE DE VICTIMES DETERMINEES ;<br>
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 QU'AINSI, LA COUR NE S'EST PAS BORNEE A DONNER AUX FAITS UNE NOUVELLE QUALIFICATION, MAIS QU'ELLE A STATUE SUR DES FAITS QUI N'AVAIENT PAS FAIT L'OBJET DE LA PREVENTION, OMETTANT, AU CONTRAIRE, DE STATUER SUR LES TENTATIVES DE VOL DONT ELLE ETAIT REGULIEREMENT SAISIE ;<br>
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 QU'IL N'APPARAIT, ENFIN, D'AUCUNE ENONCIATION DE L'ARRET, QUE LE DEMANDEUR AIT CONSENTI A ETRE JUGE SUR CETTE NOUVELLE PREVENTION ;<br>
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 QU'IL SUIT DE LA QU'IL Y A EU VIOLATION DES TEXTES VISES AU MOYEN ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE ROUEN, EN DATE DU 26 NOVEMBRE 1970, ET POUR QU'IL SOIT STATUE A NOUVEAU, CONFORMEMENT A LA LOI : RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE CAEN<br>
<br>,(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1961-12-20 Bulletin Criminel 1961 N. 541 (1) p.1033 (CASSATION PARTIELLE) et les arrêts cités . (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1970-05-12 Bulletin Criminel 1970 N. 161 p.377 (CASSATION PARTIELLE)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** S'il appartient aux tribunaux de changer la qualification des faits et de substituer un délit nouveau à celui qui leur était déféré, ce n'est qu'à la condition qu'il ne soit rien changé à ces faits et qu'ils restent tels qu'ils ont été dénoncés dans les actes de procédure, à moins que le prévenu n'ait formellement accepté le débat sur les faits nouveaux.
**Mots-clés:** JURIDICTIONS CORRECTIONNELLES - Disqualification - Conditions - Identité de faits matériels.,* FLAGRANT DELIT - Jugement - Disqualification - Conditions - Identité de faits matériels.,* FLAGRANT DELIT - Jugement - Disqualification - Faits non relevés dans l'interrogatoire du Procureur de la République.,* JURIDICTIONS CORRECTIONNELLES - Disqualification - Conditions - Procédure de flagrant délit.