# Cour Administrative d'Appel de Nancy, 2ème chambre - formation à 3, 12/12/2013, 13NC00011, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000028337013
**Date de décision:** 2013-12-12
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nancy
**Formation:** 2ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000028337013

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 4 janvier 2013, présentée pour M. A...C..., demeurant..., par MeB... ;<br>
      M. C...demande à la Cour :<br>
      1°) d'annuler le jugement n° 1201209 du 4 décembre 2012, par lequel le Tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du préfet du Doubs du 31 juillet 2012 portant refus de délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il sera reconduit ;<br>
      2°) d'annuler pour excès de pouvoir ces décisions ;<br>
      3°) d'enjoindre au préfet du Doubs de lui délivrer un titre de séjour, à défaut de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;<br>
<br>
      4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à Me B...en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
      Il soutient que :<br>
<br>
      - l'arrêté attaqué est entaché d'erreur d'appréciation dès lors qu'il a suivi avec succès son stage et que ses compétences techniques sont avérées ;<br>
	- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'un retour dans son pays d'origine porterait une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée ;<br>
<br>
      Vu le jugement et l'arrêté attaqués ;<br>
<br>
      Vu le mémoire en défense, enregistré le 19 mars 2013, présenté par le préfet du Doubs, qui conclut au rejet de la requête ;<br>
<br>
      Il soutient que les moyens du requérant ne sont pas fondés ;<br>
<br>
      Vu la décision du président du bureau d'aide juridictionnelle du 21 mars 2013 admettant M. C...au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;<br>
<br>
      Vu les autres pièces du dossier ;<br>
      Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
      Vu le code de justice administrative ;<br>
      Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;<br>
    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
      Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 21 novembre 2013 :<br>
      - le rapport de Mme Guidi, premier conseiller ;<br>
<br>
<br>
<br>
      Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
<br>
      1.  Considérant que M. C...se borne à reprendre à l'appui de sa requête d'appel dirigée contre l'arrêté du 31 juillet 2012 les mêmes moyens que ceux déjà présentés devant le Tribunal administratif de Besançon tirés ce que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation et une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ; que ces moyens doivent être écartés par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges ;<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
      2. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. C...n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 31 juillet 2012, par lequel le préfet du Doubs a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit ;<br>
      Sur les conclusions aux fins d'injonction :<br>
<br>
      3. Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M.C..., n'appelle aucune mesure d'exécution ; qu'il s'ensuit que les conclusions aux fins d'injonction de l'intéressé ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées ;<br>
<br>
      Sur les conclusions au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
      4. Considérant, d'une part, qu'il résulte des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relatives à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative que l'avocat du bénéficiaire de l'aide juridictionnelle peut demander au juge de condamner la partie perdante à lui verser la somme correspondant à celle qu'il aurait réclamée à ses clients, si ces derniers n'avaient pas eu l'aide juridictionnelle, à charge pour l'avocat qui poursuit, en cas de condamnation, le recouvrement de la somme qui lui a été allouée par le juge, de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée ; <br>
<br>
      5. Considérant que l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, ne saurait verser à l'avocat de M. C...une somme en application de ces dispositions ;<br>
<br>
<br>
<br>
D E C I D E :<br>
      Article 1er : La requête de M. C...est rejetée.<br>
      Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A...C...et au ministre de l'intérieur.<br>
      Copie en sera adressée au préfet du Doubs.<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
3<br>
N° 13NC00011<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01 Étrangers. Séjour des étrangers.