# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 14/01/2010, 08MA00270, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021764473
**Date de décision:** 2010-01-14
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021764473

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour administrative d'appel de Marseille le 18 janvier 2008, sous le n° 08MA00270, présentée pour M. Jamel A, élisant domicile ... à Marseille (13004), par Me Oreggia, avocat ; <br>
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      M. A demande à la Cour :<br>
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      1°) d'annuler le jugement n° 0702245 du 22 novembre 2007 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 13 novembre 2006 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour en qualité de conjoint de français, ensemble la décision implicite du 13 février 2007 rejetant le recours gracieux formé à l'encontre de ladite décision ; <br>
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      2°) d'annuler les décisions susmentionnées du préfet des Bouches-du-Rhône ;<br>
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      3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour portant la mention  vie privée et familiale  dans le délai de deux mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ;<br>
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      4°) de condamner l'Etat à lui payer une somme de 1 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
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      .....................................<br>
      Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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      Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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      Vu l'accord franco-tunisien en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 modifié ;<br>
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      Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d'asile ;<br>
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      Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu l'article 1er du décret du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ;<br>
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      Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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      Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 10 décembre 2009 :<br>
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      - le rapport de Mme Pena, conseiller ;<br>
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      - les conclusions de M. Pocheron, rapporteur public ;<br>
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      Considérant que M. Jamel A, de nationalité tunisienne, a sollicité le renouvellement de son titre de séjour en qualité de  conjoint de français  sur le fondement des stipulations de l'article 10 alinéa 1 a) de l'accord franco-tunisien ; que par décision en date du 13 novembre 2006, le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande en se fondant sur l'absence de persistance de communauté de vie ; que, par jugement en date du 22 novembre 2007 le Tribunal administratif de Marseille a également rejeté la requête tendant à l'annulation de ladite décision ; que M. A relève appel de ce jugement ; <br>
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      Considérant qu'il ressort des pièces du dossier qu'un titre  vie privée et familiale  a été délivré à l'intéressé postérieurement à l'introduction de sa requête ; que, par suite, les conclusions de cette dernière sont devenues sans objet ;<br>
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      Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative : <br>
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      Considérant qu'aux termes de l'article L.761-1 du code de justice administrative : Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ; que, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions susmentionnées de M. A ;<br>
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      D É C I D E :<br>
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Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête susvisée de M. A.<br>
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Article 2 : Les conclusions de M. A tendant à la condamnation de l'Etat au paiement des frais exposés par lui et non compris dans les dépens sont rejetées.<br>
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. Jamel A et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
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N° 08MA00270	2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**