# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 14 avril 1972, 71-11.522, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988088
**Date de décision:** 1972-04-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988088

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE LE 10 AOUT 1968, X..., ARTISAN MACON, EFFECTUAIT AVEC SON OUVRIER Y..., DES TRAVAUX DE REMISE EN ETAT D'UN IMMEUBLE VETUSTE, QU'EN S'ABATTANT, UN PAN DE MUR, QU'ILS AVAIENT A DEMOLIR, ENTRAINA LA CHUTE D'UNE CONSOLE SUPPORTANT UN CONDUCTEUR ELECTRIQUE QUI RESTA SUSPENDU A 1 M 50 DU SOL ; <br>
<br>QU'EN FIN DE JOURNEE, Y..., EN RAMASSANT LES, SAISIT CE FIL ET FUT ELECTROCUTE OUTILS ; <br>
<br>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DIT QUE L'ACCIDENT MORTEL DU TRAVAIL SURVENU A Y... ETAIT DU A LA FAUTE INEXCUSABLE DE SON EMPLOYEUR, AU MOTIF QUE CELUI-CI NE POUVAIT PAS NE PAS ETRE CONSCIENT DU DANGER AUQUEL IL EXPOSAIT SON OUVRIER, ALORS QUE DANS DES CONCLUSIONS DEMEUREES SANS REPONSE X... FAISAIT ETAT DE CE QUE MODESTE ARTISAN-MACON DEPUIS PEU, SES CONNAISSANCES EN ELECTRICITE ETAIENT TROP INSUFFISANTES ET L'ETAT DE DELABREMENT DE LA MAISON QU'IL DETRUISAIT TROP AVANCE POUR LUI LAISSER SUPPOSER QUE LES LIGNES ELECTRIQUES ETAIENT ENCORE SOUS TENSION ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE ENONCE QUE, SELON L'EXPERT, EN RAISON DE L'EXISTENCE DU BRANCHEMENT ELECTRIQUE QUI, POUR ALIMENTER EN COURANT L'IMMEUBLE EN CAUSE, TRAVERSAIT LA CHAUSSEE ET PARVENAIT A UN POTELET DU PIGNON, X... NE POUVAIT PAS NE PAS AVOIR REMARQUE CET ENSEMBLE DE FILS ELECTRIQUES ; <br>
<br>QU'IL LUI APPARTENAIT DONC, AUX TERMES DES REGLEMENTS DE SECURITE EN VIGUEUR QUI NE FONT QUE PRESCRIRE DES REGLES DE PRUDENCE ELEMENTAIRE, QUELLES QU'EUSSENT ETE SES CONNAISSANCES PROFESSIONNELLES, DE SE METTRE EN RAPPORT AVEC LES SERVICES DE L'EDF AFIN DE FAIRE EVENTUELLEMENT COUPER LE COURANT SI LA LIGNE SE TROUVAIT ENCORE SOUS TENSION ; <br>
<br>QUE PAR CETTE OMISSION, QUE RIEN NE JUSTIFIE ET QUI EST LA CAUSE INITIALE ET DETERMIANTE DE L'ACCIDENT, IL A LAISSE TRAVAILLER SON OUVRIER A PROXIMITE D'UNE LIGNE PRESENTANT UN DANGER DONT IL NE POUVAIT PAS NE PAS ETRE CONSCIENT ; <br>
<br>QUE, D'AILLEURS, POURSUIVI POUR HOMICIDE INVOLONTAIRE ET INFRACTION A LA LEGISLATION DU TRAVAIL POUR AVOIR OMIS DE S'INFORMER AUPRES DE L'EXPLOITANT DE LA VALEUR DE TENSION DE LA LIGNE ELECTRIQUE AU VOISINAGE DE LAQUELLE IL EFFECTUAIT DES TRAVAUX, IL A RECONNU SANS RESERVE LES FAITS QUI LUI ETAIENT REPROCHES, DECLARANT MEME SAVOIR QUE LES TRAVAUX DEVAIENT S'ARRETER A ENVIRON 1 M OU 1 M 50 DES FILS ELECTRIQUES ; <br>
<br>ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS, LA COUR D'APPEL A PU ESTIMER QUE X... AVAIT COMMIS UNE FAUTE INEXCUSABLE AU SENS DE L'ARTICLE 468 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 9 FEVRIER 1971, PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1971-03-24 Bulletin 1971 V N.244 P.205 (REJET) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de la sécurité sociale 468
**ECLI:** 
**Résumé:** UNE FAUTE INEXCUSABLE DE L'EMPLOYEUR PEUT ETRE RETENUE A L 'ORIGINE DE L'ACCIDENT MORTEL DU TRAVAIL SURVENU A UN OUVRIER,  ELECTROCUTE AU MOMENT OU IL AVAIT SAISI UN FIL ELECTRIQUE RESTE  SUSPENDU AU-DESSUS DU SOL A LA SUITE DE LA DEMOLITION D'UN MUR ET DE  LA CHUTE D'UNE CONSOLE SUPPORTANT CE FIL, DES LORS QUE LES JUGES DU  FOND CONSTATENT QU'EN RAISON DE L'EXISTENCE DU BRANCHEMENT  ELECTRIQUE QUI, POUR ALIMENTER EN COURANT L'IMMEUBLE, TRAVERSAIT LA  CHAUSSEE ET PARVENAIT A UN PIGNON, L'EMPLOYEUR NE POUVAIT PAS NE PAS  AVOIR REMARQUE CET ENSEMBLE DE FILS ELECTRIQUES, QU'IL LUI  APPARTENAIT DONC, CONFORMEMENT AUX REGLEMENTS DE SECURITE EN VIGUEUR , DE SE METTRE EN RAPPORT AVEC LES SERVICES D' E.D.F. AFIN DE FAIRE,  EVENTUELLEMENT, COUPER LE COURANT SI LA LIGNE SE TROUVAIT ENCORE  SOUS TENSION, QUE, PAR CETTE OMISSION, QUE RIEN NE JUSTIFIAIT ET QUI  ETAIT LA CAUSE INITIALE ET DETERMINANTE DE L'ACCIDENT, IL A LAISSE  TRAVAILLER SON OUVRIER A PROXIMITE D'UNE LIGNE PRESENTANT UN DANGER  DONT IL NE POUVAIT PAS NE PAS ETRE CONSCIENT ET QUE, D'AILLEURS,  POURSUIVI POUR HOMICIDE INVOLONTAIRE ET INFRACTION A LA LEGISLATION  DU TRAVAIL POUR AVOIR OMIS DE S'INFORMER AUPRES DE L'EXPLOITANT DE  LA VALEUR DE LA TENSION DE LA LIGNE ELECTRIQUE, IL A RECONNU SANS  RESERVE LES FAITS QUI LUI ETAIENT REPROCHES, DECLARANT MEME SAVOIR  QUE LES TRAVAUX DEVAIENT S'ARRETER A 1,50 M DES FILS ELECTRIQUES.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE ACCIDENTS DU TRAVAIL - FAUTE INEXCUSABLE DE L 'EMPLOYEUR - DEFINITION - DEFAUT DE PRECAUTIONS - ELECTROCUTION -  TRAVAUX A PROXIMITE D'UNE LIGNE MAINTENUE SOUS TENSION.,* SECURITE SOCIALE ACCIDENTS DU TRAVAIL - FAUTE INEXCUSABLE DE L 'EMPLOYEUR - DEFINITION - DEFAUT DE PRECAUTIONS - ELECTROCUTION -  ABSENCE DE COUPURE DE COURANT.,* SECURITE SOCIALE ACCIDENTS DU TRAVAIL - FAUTE INEXCUSABLE DE L 'EMPLOYEUR - CARACTERES - CONSCIENCE DU DANGER COURU - ELECTROCUTION  - TRAVAUX A PROXIMITE D'UNE LIGNE MAINTENUE SOUS TENSION.