# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 23 janvier 1975, 74-10.006, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006993911
**Date de décision:** 1975-01-23
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006993911

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 53 DU DECRET N° 72-684 DU 20 JUILLET 1972 ET 40 DU DECRET N° 72-788 DU 28 AOUT 1972 CE DERNIER DANS SA REDACTION PRIMITIVE APPLICABLE A L'ESPECE, ATTENDU QUE LA NULLITE D'UN ACTE DE PROCEDURE NE PEUT ETRE PRONONCEE QU'A LA CHARGE POUR L'ADVERSAIRE QUI L'INVOQUE DE PROUVER LE GRIEF QUE LUI CAUSE L'IRREGULARITE, MEME LORSQU'IL S'AGIT D'UNE FORMALITE SUBSTANTIELLE OU D'ORDRE PUBLIC ;<br>
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ATTENDU QUE POUR DECLARER RECEVABLE L'APPEL FORME LE 10 MAI 1972 CONTRE UN JUGEMENT DU 8 DECEMBRE 1971 SIGNIFIE LE 9 FEVRIER 1972, LA COUR D'APPEL A CONSIDERE COMME NULLE LA SIGNIFICATION QUI FAISAIT ETAT D'UN JUGEMENT DU 19 JANVIER 1972 SANS RECHERCHER SI CETTE IRREGULARITE AVAIT CAUSE UN GRIEF A L'APPELANT ;<br>
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EN QUOI ELLE A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 9 JUILLET 1973 ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE CHAMBERY ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1967-06-15 Bulletin 1967 II N. 225 P. 156 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1974-02-28 Bulletin 1974 II N. 82 P. 67 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret 72-684 1972-07-20 ART. 53,Décret 72-788 1972-08-28 ART. 40
**ECLI:** 
**Résumé:** LA NULLITE D'UN ACTE DE PROCEDURE NE PEUT ETRE PRONONCEE  QU'A LA CHARGE POUR L'ADVERSAIRE QUI L'INVOQUE DE PROUVER LE GRIEF  QUE LUI CAUSE L'IRREGULARITE, MEME LORSQU'IL S'AGIT D'UNE FORMALITE  SUBSTANTIELLE OU D'ORDRE PUBLIC.            ENCOURT DONC LA  CASSATION L'ARRET QUI, POUR DECLARER RECEVABLE UN APPEL FORME HORS  DELAI, CONSIDERE COMME NULLE LA SIGNIFICATION QUI PORTAIT UNE DATE  ERRONEE DU JUGEMENT ENTREPRIS ET CE SANS RECHERCHER SI CETTE  IRREGULARITE AVAIT CAUSE UN GRIEF A L'APPELANT.
**Mots-clés:** PROCEDURE CIVILE - NULLITE - ACTE DE PROCEDURE - CONDITIONS -  PREJUDICE - NECESSITE.,* APPEL CIVIL - DELAI - POINT DE DEPART - SIGNIFICATION - MENTION  ERRONEE - DATE DU JUGEMENT - PORTEE.,* JUGEMENTS ET ARRETS - SIGNIFICATION - NULLITE - CONDITIONS -  PREJUDICE - COPIE SIGNIFIEE PORTANT UNE DATE ERRONEE DE LA DECISION  SIGNIFIEE.