# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1ère chambre - formation à 3, du 4 mai 2006, 05BX00045, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007514207
**Date de décision:** 2006-05-04
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 1ERE CHAMBRE - FORMATION A 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007514207

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 10 janvier 2005, présentée pour M. et Mme Jean X, demeurant ..., par la Selarl Montazeau-Cara, avocats  ; les époux X demandent à la Cour  :
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        1°) d'annuler l'ordonnance n° 0404211 du 16 décembre 2004 par laquelle le président de la 4ème chambre du Tribunal administratif de Toulouse a rejeté leur demande tendant à l'annulation de la décision implicite de la commune rejetant leur demande d'attribution d'un droit d'accès sur la rue Alphonse Daudet  ; 
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        2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ladite décision  ;
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        3°) de mettre à la charge de la commune une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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        .......................................................................................................................................
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        Vu les autres pièces du dossier  ;
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        Vu la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000  ;
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        Vu le code de justice administrative  ; 
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ; 
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 23 mars 2006, 
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- le rapport de M. Rey  ;
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- les observations de Me Dufour Dutheillet collaborateur de la Selarl Montazeau - Cara, avocat de Mme X  ;
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        - les observations de la SCP Bauguil Nguyen, avocat de la commune de Luc Primaube  ;
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- et les conclusions de M. Chemin, commissaire du gouvernement  ;
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        Considérant que par un courrier du 2 mars 2004, reçu en mairie le 4 mars 2004, M. et Mme X ont demandé à la commune de Luc Primaube un droit d'accès sur l'espace public dénommé « Jeu de Quilles »  ; que le 5 mai 2004, une décision implicite de rejet est née du silence gardé par ladite commune, en application de l'article 21 de la loi du 12 avril 2000  ; que par ordonnance du 16 décembre 2004, le président de la 4ème chambre du  Tribunal administratif de Toulouse a rejeté comme tardive la demande des époux X, enregistrée le 2 décembre 2004, et tendant à l'annulation du refus implicite du maire de la commune de Luc Primaube  ; 
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        Considérant qu'aux termes de l'article 19 de la loi du 12 avril 2000  : « Toute demande adressée à une autorité administrative fait l'objet d'un accusé de réception (). Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications prévues »  ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la demande adressée le 2 mars 2004, par les époux X, à la commune de Luc Primaube, ait fait l'objet d'un accusé de réception mentionnant le délai à l'issu duquel intervient une décision implicite ainsi que les délais et voies de recours  ; que dès lors, le délai de recours contentieux de deux mois ne pouvait leur être opposé  ; qu'il résulte de ce qui précède que Mme X est fondée à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le président de la 4ème chambre du Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la demande qu'elle avait présentée avec son époux comme étant tardive  ; qu'ainsi l'ordonnance en date du 16 décembre 2004 doit être annulée  ; 
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        Considérant qu'il y a lieu de renvoyer Mme X devant le Tribunal administratif de Toulouse pour qu'il soit statué sur sa requête  ; 
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        Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  : 
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        Considérant qu'il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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        DÉCIDE  :
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Article 1er  : L'ordonnance du président de la 4ème chambre du Tribunal administratif de Toulouse du 16 décembre 2004 est annulée.
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Article 2  : Mme X est renvoyée devant le Tribunal administratif de Toulouse pour qu'il soit statué sur sa requête.
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Article 3  : Le surplus des conclusions de la requête d'appel de Mme X est rejeté.
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Article 4  : Les conclusions de la commune de Luc Primaube tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
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No 05BX00045
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## Métadonnées

**Solution:** Renvoi
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**