# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 13 janvier 1977, 76-10.346, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006997540
**Date de décision:** 1977-01-13
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006997540

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A ESTIME ETABLIE LA RELATION DE CAUSE A EFFET ENTRE L'ACCIDENT DU TRAVAIL DONT X... FUT, AU SERVICE DE LA SOCIETE SINGER, VICTIME LE 3 MARS 1971 ET SON DECES LE 14 MARS SUIVANT, AU MOTIF QU'IL RESULTAIT DU RAPPORT D'AUTOPSIE QUE LA MORT ETAIT DUE AU TRAITEMENT A LA COLCHICINE QUI LUI AVAIT ETE ADMINISTREE EN RAISON D'UNE CRISE DE GOUTTE DECLENCHEE PAR LE TRAUMATISME ACCIDENTEL ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'AVOIR AINSI STATUE SANS TENIR COMPTE DE L'AVIS EMIS EN AVRIL 1973 PAR LE MEDECIN-EXPERT SELON LEQUEL IL N'ETAIT PAS PROUVE QUE LA NEPHRITE SURAIGUE DONT X... ETAIT, SELON LUI, MORT EUT UNE ORIGINE MEDICAMENTEUSE, ALORS QUE SI COMME L'ARRET LE RELEVE, LE MEDECIN-LEGISTE N'AVAIT PAS EMPLOYE L'EXPRESSION NEPHRITE AIGUE, IL AVAIT CEPENDANT NOTE QUE LE MALADE PRESENTAIT LES SYMPTOMES D'UNE AFFECTION RENALE ET QUE, S'IL AVAIT LUI-MEME ESTIME QUE LE DECES ETAIT DU A UNE INTOLERANCE A LA COLCHICINE, IL N'AVAIT NULLEMENT AFFIRME QUE LE TRAUMATISME AVAIT DECLENCHE UNE CRISE DE GOUTTE A L'ENDROIT DU CHOC ;<br>
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 QUE, COMME LE MEDECIN EXPERT, IL AVAIT CONCLU QUE LE DECES ETAIT DU A UNE CAUSE INDEPENDANTE DE L'ACCIDENT ET QU'AINSI LA COUR AVAIT DENATURE LES DOCUMENTS MEDICAUX AUXQUELS ELLE S'ETAIT REFEREE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE, A SUPPOSER MEME QUE DAME X... NE FUT PAS FONDEE A INVOQUER LA PRESOMPTION D'IMPUTABILITE, L'ARRET ATTAQUE A RELEVE QUE LE MEDECIN-LEGISTE, APRES AVOIR NOTE QU'UNE CRISE DE GOUTTE S'ETAIT TRES RAPIDEMENT DECLAREE A L'ENDROIT MEME DU TRAUMATISME CAUSE PAR L'ACCIDENT, AVAIT TRES NETTEMENT AFFIRME QUE LE DECES DE L'INTERESSE AVAIT EU POUR CAUSE L'INTOLERANCE A LA COLCHICINE QUI LUI AVAIT ETE ADMINISTREE A CETTE OCCASION, PEU IMPORTANT DES LORS LA NATURE EXACTE DE L'AFFECTION MORTELLE QUI EN ETAIT RESULTEE ;<br>
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 QUE LE MEDECIN-EXPERT, EXAMINANT L'HYPOTHESE D'UNE INTOXICATION PAR CE MEME PRODUIT AVAIT LUI-MEME NOTE QUE L'ACCES DE GOUTTE DEVAIT, EN RAISON DE LA CONCORDANCE DE LOCALISATION, ETRE CONSIDERE COMME AYANT ETE DECLENCHEE PAR LE TRAUMATISME EN CAUSE ;<br>
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ATTENDU QUE LA COUR APPRECIANT SANS LES DENATURER CES DIFFERENTS ELEMENTS MEDICAUX A PU DES LORS ESTIMER QUE LE DECES DE X... AVAIT ETE CAUSE PAR UN TRAITEMENT DESTINE A SOIGNER UNE AFFECTION CONSECUTIVE A L'ACCIDENT DU TRAVAIL DONT IL AVAIT ETE VICTIME ET QU'IL ETAIT DONC EN RELATION DIRECTE DE CAUSE A EFFET AVEC CELUI-CI ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 2 DECEMBRE 1975 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1960-04-23 Bulletin 1960 IV N. 388 p. 303 (REJET) . CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1973-05-23 Bulletin 1973 V N. 329 p. 296 (REJET) . CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1977-01-12 Bulletin 1977 V N. 22 p. 19 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de la sécurité sociale L415
**ECLI:** 
**Résumé:** Le décès d'un salarié, survenu moins de quinze jours après un accident du travail, à supposer même qu'il ne soit pas couvert par la présomption d'imputabilité, peut être considéré comme en relation directe de cause à effet avec l'accident dès lors qu'il a été causé par un traitement destiné à soigner une affection consécutive à celui-ci.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE ACCIDENTS DU TRAVAIL - Imputabilité - Lésion, maladie ou décès causés par le traitement d'une affection consécutive à l'accident.,* SECURITE SOCIALE ACCIDENTS DU TRAVAIL - Imputabilité - Preuve - Présomption d'imputation - Conditions - Lésion, maladie ou décès se produisant au moment de l'accident ou dans un temps voisin.