# Cour Administrative d'Appel de Paris, 4ème chambre, 29/09/2009, 09PA00823, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021219132
**Date de décision:** 2009-09-29
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Paris
**Formation:** 4ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021219132

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 13 février 2009, présentée par le PREFET DE POLICE ; le PREFET DE POLICE demande à la cour :<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 0816199/7-1 du 31 décembre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Paris a annulé son arrêté du 26 septembre 2008 refusant à Mme Farida A la délivrance d'un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays destination, lui a enjoint de délivrer à Mme A un titre de séjour sur le fondement de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement et a mis à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
	2°) de rejeter la demande présentée par Mme A devant le Tribunal administratif de Paris ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 15 septembre 2009 :<br>
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        - le rapport de Mme Monchambert, rapporteur,<br>
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        - les conclusions de Mme Descours-Gatin, rapporteur public,<br>
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       - et les observations de Me Boudjelti, pour Mme A ;<br>
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        Considérant que le PREFET DE POLICE, par une décision prise le 26 septembre 2008, a refusé d'accorder à Mme Farida A un titre de séjour portant la mention  vie privée et familiale , lui a notifié une obligation de quitter le territoire dans le délai d'un mois et a prescrit qu'à l'expiration de ce délai elle pourrait être reconduite d'office à destination du pays dont elle a la nationalité ou de tout pays où elle établirait être légalement admissible ; que par un jugement du 31 décembre 2008 le Tribunal administratif de Paris a annulé cet arrêté ;<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; que, par ailleurs, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé :  (...) Le certificat de résidence d'un an portant la mention  vie privée et familiale  est délivré de plein droit : (...) 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (...)  ;<br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme A réside chez ses parents, de nationalité française depuis la fin de l'année 2005 ; que son frère avec lequel elle a vécu en Algérie après le départ de leur mère en 1999 qui a seule pu bénéficier d'une mesure de regroupement familial est titulaire d'un certificat de résidence algérien ; que si elle s'est mariée en 2002 à un ressortissant français, elle a subi une fausse couche en avril 2006 et est divorcée depuis le 13 septembre 2007 ; qu'il est établi par les pièces du dossier que ces événements l'ont, ainsi que l'a jugé le tribunal, considérablement fragilisée et sont cause de difficultés psychologiques et de dépression, pour lesquelles Mme A est suivie au centre médico-psychologique de l'hôpital de Maison-Blanche ; que, dans ces circonstances, l'arrêté litigieux est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ; que le PREFET DE POLICE n'est dès lors pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a annulé son arrêté du 26 septembre 2008 ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : <br>
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       Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens ;<br>
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D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête du PREFET DE POLICE est rejetée.<br>
Article 2 : L'Etat versera à Mme A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.<br>
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N° 09PA00823<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**