# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 2, du 20 décembre 1960, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006955696
**Date de décision:** 1960-12-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006955696

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, ALORS QUE LA SOCIETE ADONTO TRANSPORTAIT DES PLAQUES DE MARBRE QUE LA SOCIETE INDUSTRIELLE ET COMMERCIALE DES MARBRES FAISAIT LIVRER A UN CLIENT, LE CHARGEMENT, ROMPANT LES CABLES QUI LE RETENAIT, GLISSA ET BLESSA BERETTONI, OUVRIER DE LA SOCIETE VENDERESSE, QUI ACCOMPAGNAIT LA MARCHANDISE ;<br>
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 QUE BERETTONI SE RECLAMANT DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1, DU CODE CIVIL, A ASSIGNE LA SOCIETE ADONTO ET SON ASSUREUR EN REPARATION DU PREJUDICE PAR LUI SUBI ;<br>
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 QUE LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE DES ALPES-MARITIMES ET LA CAISSE REGIONALE DE SECURITE SOCIALE DU SUD-EST ONT SOLLICITE LE REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS VERSEES A LEUR ASSURE ;<br>
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 QUE LA COMPAGNIE INDUSTRIELLE DES MARBRES EST INTERVENUE A L'INSTANCE ;<br>
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 ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A LA COU D'APPEL D'AVOIR, NON SANS CONTRADICTION DE MOTIFS, NI DENATURATION DES PIECES DE LA PROCEDURE, ACCUEILLI CETTE DEMANDE, EN SE FONDANT SUR DES MOTIFS, DUBITATIFS, QUI IMPLIQUERAIENT QU'IL Y AVAIT TRAVAIL EN COMMUN DU TRANSPORTEUR ET DE LA VICTIME, ET QUE DANS LE CAS CONTRAIRE, CELLE-CI BENEFICIAIT D'UN TRANSPORT DE PURE COMPLAISANCE, LUI INTERDISANT D'AGIR AUTREMENT QUE SUR LA BASE DE L'ARTICLE 1382 ;<br>
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 MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR ECARTE L'EXISTENCE D'UN TRAVAIL EN COMMUN, SOUS LA DIRECTION DU REPRESENTANT DE LA SOCIETE ADONTO ET OBSERVE QUE CELLE-CI ETAIT CHARGEE, CONFORMEMENT A SON ACTIVITE SOCIALE, D'UN TRANSPORT, OPERATION DISTINCTE DE LA VENTE, DU CHARGEMENT ET DU DECHARGEMENT DES MATERIAUX QUI INCOMBAIENT A LA COMPAGNIE INDUSTRIELLE DES MARBRES OU A L'ACHETEUR, BERETTONI AYANT POUR MISSION PRINCIPALE DE PROCEDER AU DECHARGEMENT A L'ARRIVEE, LES JUGES D'APPEL RELEVENT QUE "LA PRESENCE DE CET OUVRIER SUR LE CAMION SE RATTACHAIT A L'ACTIVITE COMMERCIALE DE LA SOCIETE ADONTO ET PRESENTAIT POUR ELLE UN INTERET, EN PARTICULIER CELUI DE SATISFAIRE AU MAXIMUM UN CLIENT", QUE LE JUGEMENT, DONT L'ARRET ADOPTE LES MOTIFS, PRECISAIT QUE LEDIT BERETTONI AVAIT, PENDANT LE TRAJET, LA SURVEILLANCE DU CHARGEMENT, LOURD ET DELICAT, QU'IL ACCOMPAGNAIT ;<br>
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 ATTENDU QUE, PAR CES ENONCIATIONS, LES JUGES DU FOND ONT NECESSAIREMENT ESTIME, D'UNE PART, QU'EN ACCOMPAGNANT LES MATERIAUX TRANSPORTES POUR EN ASSURER LA LIVRAISON ET LE DECHARGEMENT, BERETTONI, SANS ETRE CEPENDANT SOUS L'AUTORITE DU TRANSPORTEUR, PARTICIPAIT A UNE DES PHASES DU TRANSPORT, QU'IL FACILITAIT ;<br>
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 D'AUTRE PART, QU'EN ACCEPTANT DE LE PRENDRE A BORD DE SON CAMION, LA SOCIETE ADONTO APPORTAIT A LA SOCIETE INDUSTRIELLE DES MARBRES UNE AIDE DONT CELLE-CI NE POUVAIT QUE LUI SAVOIR GRE ET SERVAIT AINSI SON PROPRE INTERET ;<br>
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 ATTENDU QUE, PAR DE TELS MOTIFS QUI NE DENATURENT AUCUNE DES PIECES DE LA PROCEDURE, ABSTRACTION FAITE DE TOUS AUTRES QUI APPARAISSENT SURABONDANTS , LA COUR D'APPEL, SANS SE CONTREDIRE, A REPONDU AUX CONCLUSIONS DONT ELLE ETAIT SAISIE ET LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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 SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QUE LE POURVOI CRITIQUE, EN VAIN, L'ARRET POUR AVOIR DECLARE RECEVABLE L'APPEL DE LA COMPAGNIE L'EUROPE QUI DEMANDAIT, EN RAISON D'UNE DECHEANCE PARTIELLE QU'AURAIT ENCOURUE ET ACCEPTEE SON ASSURE, A VOIR LIMITER SON OBLIGATION DE GARANTIE, ALORS QU'IL SE SERAIT AGI D'UN LITIGE DISTINCT DU PROCES EN RESPONSABILITE ;<br>
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 QU'EN EFFET LADITE COMPAGNIE, ASSIGNEE CONJOINTEMENT AVEC LA SOCIETE ADONTO POUR SE VOIR CONDAMNER, EN EXECUTION DE SON CONTRAT, A GARANTIR CELLE-CI DE TOUTES LES CONDAMNATIONS POUVANT ETRE PRONONCEES CONTRE ELLE, APRES AVOIR CONCLU AU PRINCIPAL, COMME SON ASSURE, AU DEBOUTE DU DEMANDEUR, AVAIT, A TITRE SUBSIDAIRE , CONCLU CONTRE LEDIT ASSURE, EN EXCIPANT DE LA DECHEANCE PARTIELLE DE CELUI-CI ;<br>
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 QU'AYANT SUCCOMBE SUR CES DEUX CHEFS EN PREMIERE INSTANCE, ELLE ETAIT PAR SUITE FONDEE, A INTIMER, EN APPEL, LA SOCIETE ADONTO, DE CE SECOND CHEF, QUI LUI FAISAIT GRIEF ;<br>
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 D'OU IL SUIT QU'EN STATUANT AINSI QU'ELLE L'A FAIT, LA COUR D'APPEL N'A VIOLE AUCUN DES TEXTES VISES AU MOYEN ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 3 JUILLET 1958 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE. NO 59-13.213. ADONTO ET AUTRE C/ BERETTONI ET AUTRES. PRESIDENT : M. CAMBOULIVES, CONSEILLER DOYEN, FAISANT FONCTIONS.   RAPPORTEUR : M. MARTIN.   AVOCAT GENERAL : M. ALBUCHER.   AVOCATS : MM. BEURDELEY, HERSANT ET ROQUES. A RAPPROCHER : SUR LE NO 1 : 30 DECEMBRE 1958, BULL. 1958, I, NO 538 (2O), P. 479. SUR LE NO 2 : 24 NOVEMBRE 1955, BULL. 1955, IV, NO 846 (2O), P. 636.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° JUSTIFIENT LEGALEMENT LEUR DECISION DECLARANT QU'EN VERTU DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1, DU CODE CIVIL, UN TRANSPORTEUR EST RESPONSABLE DE L'ACCIDENT SURVENU A UN OUVRIER LEQUEL, ACCOMPAGNANT LA MARCHANDISE QUE SON EMPLOYEUR FAISAIT LIVRER A UN DE SES CLIENTS, A ETE BLESSE PAR LA CHUTE DU CHARGEMENT, LES JUGES DU FOND QUI - APRES AVOIR ECARTE L'EXISTENCE D'UN TRAVAIL EN COMMUN SOUS LA DIRECTION DU REPRESENTANT DU TRANSPORTEUR EN OBSERVANT QUE CELUI-CI ETAIT CHARGE CONFORMEMENT A SA RAISON SOCIALE D'UN TRANSPORT, OPERATION DISTINCTE DE LA VENTE, DU CHARGEMENT ET DU DECHARGEMENT DES MATERIAUX QUI INCOMBAIENT AU VENDEUR OU A L'ACHETEUR, L'OUVRIER BLESSE AYANT POUR MISSION PRINCIPALE DE PROCEDER AU DECHARGEMENT DES MATERIAUX A L'ARRIVEE APRES EN AVOIR EU LA SURVEILLANCE DURANT LE TRAJET - ONT RELEVE QUE LA PRESENCE DE CET OUVRIER SUR LE CAMION SE RATTACHAIT A L'ACTIVITE COMMERCIALE DU TRANSPORTEUR ET PRESENTAIT POUR LUI UN INTERET, EN PARTICULIER CELUI DE SATISFAIRE AU MAXIMUM UN CLIENT.,2° EN L'ETAT D'UNE ACTION EN DOMMAGES-INTERETS ENGAGEE PAR LA VICTIME D'UN ACCIDENT TANT CONTRE L'AUTEUR DE CET ACCIDENT QUE CONTRE LA COMPAGNIE D'ASSURANCES DE CE DERNIER, ET D'UN JUGEMENT DE PREMIERE INSTANCE DEBOUTANT CETTE COMPAGNIE DE SES DEUX CHEFS DE CONCLUSIONS TENDANT D'ABORD AU REJET DE L'ACTION DU DEMANDEUR ET SUBSIDIAIREMENT A LA LIMITATION DE LA GARANTIE DE L'ASSUREUR A RAISON D'UNE DECHEANCE PARTIELLE DE L'ASSURE, LA COMPAGNIE SE TROUVE FONDEE A INTERJETER APPEL CONTRE SON ASSURE ET L'INTIMER DU SECOND CHEF QUI LUI FAIT GRIEF.
**Mots-clés:** 1° RESPONSABILITE CIVILE  - CHOSES INANIMEES  - ARTICLE 1384 DU CODE CIVIL  - PRESOMPTION  - CONSTATATIONS SUFFISANTES   - TRANSPORTEUR ACCEPTANT A BORD DE SON CAMION LE PREPOSE DU VENDEUR  - ABSENCE DE TRAVAIL EN COMMUN ET DE TRANSPORT BENEVOLE,2° APPEL  - INTERET  - APPEL CONTRE UN CO-DEFENDEUR  - ASSUREUR AYANT CONCLU A LA DECHEANCE PARTIELLE DE L'ASSURE