# Cour administrative d'appel de Douai, 1re chambre - formation à 3 (ter), du 1 décembre 2005, 04DA00964, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007602142
**Date de décision:** 2005-12-01
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Douai
**Formation:** 1RE CHAMBRE - FORMATION A 3 (TER)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007602142

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 3 novembre 2004 par télécopie et le 5 novembre 2004, présentée pour M. Stéphane X demeurant ..., par la SCP de Bezenac, Lamy, Mahieu, Alexandre  ; le requérant demande à la Cour  :
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      1°) d'annuler le jugement n° 0103085 du 29 juin 2004 par lequel le Tribunal administratif de Rouen a rejeté sa demande qui tendait à la condamnation de la commune de Sotteville-lès-Rouen à lui verser la somme de 11 052,55 euros en réparation du préjudice subi du fait de l'accident dont il a été victime le 13 décembre 2000  ;
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      2°) de condamner la commune de Sotteville-lès-Rouen à lui verser la somme de 11 052,55 euros et les intérêts y afférents à compter du 29 décembre 2001 en réparation dudit préjudice  ;
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      Il soutient qu'il n'a pas commis de faute en freinant à l'approche de la flaque d'eau  ; que l'absence de signalement de la flaque d'eau constitue un entretien anormal de la chaussée  ;
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      Vu le jugement et la décision attaqués  ;
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      Vu le mémoire, enregistré le 4 janvier 2005 par télécopie et le 6 janvier 2005 en son original, présenté pour M. X, qui persiste dans ses conclusions  ; il soutient que son appel est recevable dès lors qu'il n'a pas reçu notification du jugement  ;
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      Vu le mémoire en défense, enregistré le 6 avril 2005, présenté pour la commune de Sotteville-lès-Rouen, par la SCP Bonutto, Becavin, Robert, qui conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. X à lui verser la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens  ; la commune soutient que M. X a commis une faute lui-même  ; qu'une flaque d'eau sur une voie ne constitue pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration  ; qu'elle a normalement entretenu la chaussée  ; que le préjudice allégué et son lien avec la faute éventuelle ne sont pas établis  ; qu'il serait inéquitable de laisser à sa charge les frais de l'instance  ;
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      Vu le mémoire en réplique, enregistré le 5 octobre 2005, présenté pour M. X, qui persiste dans ses conclusions par les mêmes moyens  ;
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      Vu le mémoire en réponse, enregistré le 10 novembre 2005, présenté pour la commune de Sotteville-lès-Rouen, qui persiste dans ses conclusions  ; la commune soutient que M. X a nécessairement remarqué la flaque d'eau avant de s'y engager  ;
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      Vu les autres pièces du dossier  ;
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      Vu le code de justice administrative  ;
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      Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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      Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 17 novembre 2005, à laquelle siégeaient Mme Tricot, président de chambre, M. Dupouy, président-assesseur et M. Le Garzic, conseiller  :
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      - le rapport de M. Le Garzic, conseiller  ;
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      - les observations de Me Saudemont pour M. X  ;
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      - et les conclusions de M. Lepers, commissaire du gouvernement  ;
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      Considérant qu'il résulte de l'instruction que M. X, qui circulait, en voiture, sur le chemin de Hallage à Sotteville-lès-Rouen le matin du 13 décembre 2000, a été victime d'un accident, son véhicule s'immobilisant dans une flaque d'eau  ; 
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      Considérant qu'il résulte de l'instruction que des barrières ont été posées dans l'après-midi du 12 décembre 2000 par les services de police municipale de la commune  ; que dès lors M. X n'établit pas, nonobstant les attestations qu'il produit, l'absence de signalisation de la flaque d'eau incriminée quelques heures après la pose de ces barrières et que la commune de Sotteville-lès-Rouen aurait ainsi manqué à l'obligation d'entretien normal de la voie publique qui lui incombe  ; que, par suite, M. X n'est pas fondé à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Rouen a rejeté sa demande de condamnation de la commune de Sotteville-lès-Rouen à lui verser la somme de 11 052,55 euros en réparation du préjudice matériel causé par son accident  ;
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      Sur les frais exposés et non compris dans les dépens  :
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      Considérant qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de condamner la commune de Sotteville-lès-Rouen à verser à M. X une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens  ;
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     DÉCIDE  :
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      Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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      Article 2  : Les conclusions de la commune de Sotteville-lès-Rouen relatives aux frais exposés et non compris dans les dépens sont rejetées.
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      Article 3  : Le présent arrêt sera notifié à M. Stéphane X, à la commune de Sotteville-lès-Rouen et au ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer.
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      Copie sera transmise au préfet de la région Haute-Normandie, préfet de la Seine-Maritime.
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N°04DA00964
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**