# Cour administrative d'appel de Nantes, 1e chambre, du 21 décembre 1999, 96NT00803, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007532933
**Date de décision:** 1999-12-21
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nantes
**Formation:** 1E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007532933

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 25 mars 1996, présentée par M. Patrick X..., demeurant au Conquet (29217), rue du Bilou ;<br>    M. X... demande à la Cour :<br>    1 ) de réformer le jugement n 92-1895 du 25 janvier 1996 par lequel le Tribunal administratif de Rennes a rejeté ses conclusions tendant à la réduction de son impôt sur le revenu des années 1988 et 1989 ;<br>    2 ) de lui accorder la réduction de l'imposition ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 23 novembre 1999 :<br>    - le rapport de M. SANT, président,<br>    - et les conclusions de M. GRANGE, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que l'article 83 du code général des impôts fixe forfaitairement à 10 % du revenu brut le montant déductible du salaire au titre des frais professionnels ; que toutefois, en ce qui concerne les catégories de professions qui comportent des frais dont le montant est notoirement supérieur à la moyenne, cet article prévoit qu'un arrêté ministériel fixe le taux de la déduction dont les contribuables appartenant à ces professions peuvent bénéficier en sus de la déduction forfaitaire ; que l'article 5 de l'annexe IV au même code, par lequel sont codifiés les arrêtés ministériels pris en application des dispositions législatives précitées prévoit une déduction supplémentaire de 10 % pour les "ouvriers scaphandriers" ;<br>    Considérant que la liste des professions ouvrant droit au bénéfice de la déduction supplémentaire prévue par les dispositions précitées est strictement limitative ; que M. X... exerce la profession de plongeur démineur de la Marine nationale ; qu'il ne peut, dès lors, être regardé comme relevant de la catégorie des "ouvriers scaphandriers" retenue par l'article 5 de l'annexe IV au code général des impôts ; que les documents qu'il produit ne sont pas de nature à modifier une telle appréciation ;<br>    Considérant que M. X... ne saurait, sur le fondement des articles L.80 A et L.80 B du livre des procédures fiscales, se prévaloir des appréciations différentes qui seraient portées, ailleurs, sur l'activité d'autres contribuables exerçant le même métier, lesquelles ne constituent pas une prise de position de l'administration sur son activité effective au cours des années en cause ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande tendant à la réduction de son impôt sur le revenu des années 1988 et 1989 ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2  : Le présent arrêt sera notifié à M. X... et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** CGI 83,CGI Livre des procédures fiscales L80 A, L80 B,CGIAN4 5
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-01-01-03 CONTRIBUTIONS ET TAXES - GENERALITES - TEXTES FISCAUX - OPPOSABILITE DES INTERPRETATIONS ADMINISTRATIVES (ART. L.80 A DU LIVRE DES PROCEDURES FISCALES),19-04-02-07-02-01 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REVENUS ET BENEFICES IMPOSABLES - REGLES PARTICULIERES - TRAITEMENTS, SALAIRES ET RENTES VIAGERES - DEDUCTIONS POUR FRAIS PROFESSIONNELS - DEDUCTIONS FORFAITAIRES