# Cour Administrative d'Appel de Nancy, 4ème chambre - formation à 3, 11/01/2010, 09NC00308, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021764410
**Date de décision:** 2010-01-11
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nancy
**Formation:** 4ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021764410

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 30 mars 2007, présentée pour Mme Marie A, demeurant ..., par Me Colle ;<br>
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       Mme A demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0800701 en date du 4 juillet 2008 par lequel le Tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande tendant, d'une part, à l'annulation de l'arrêté n° 26-2008 du 28 mars 2008 par lequel le préfet du Jura a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a enjoint de quitter le territoire dans le délai d'un mois et lui a indiqué qu'à l'expiration de ce délai elle pourrait être reconduite d'office à la frontière à destination du Cameroun ou de tout autre pays dans lequel elle établit être légalement admissible, d'autre part, à ce qu'il soit enjoint au préfet du Jura de lui délivrer une carte de séjour temporaire, assortie d'une astreinte fixée à 50 euros par jour de retard à compter du délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir ou, à défaut d'enjoindre, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer durant cet examen une autorisation provisoire de séjour, injonction assortie d'une astreinte fixée à 50 euros par jour de retard ;<br>
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       2°) d'annuler pour excès de pouvoir les décisions attaquées ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet du Jura de lui délivrer une carte de séjour temporaire, assortie d'une astreinte fixée à 50 euros par jour de retard à compter du délai de quinze jours suivant la notification de l'arrêt à intervenir ou, à défaut d'enjoindre, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et de lui délivrer durant cet examen une autorisation provisoire de séjour, injonction assortie d'une astreinte fixée à 50 euros par jour de retard ;<br>
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       4°) de condamner l'Etat à verser à Me Colle la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;<br>
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       Elle soutient que :<br>
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       - la décision de refus de séjour comme l'obligation de quitter le territoire français méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation ;<br>
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       Vu le jugement et la décision attaqués ;<br>
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       Vu le mémoire en défense, enregistré le 17 avril 2009, présenté par le préfet du Jura qui conclut au rejet de la requête comme non fondée ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la décision en date du 28 novembre 2008 du président du bureau d'aide juridictionnelle de Nancy (section administrative d'appel) refusant l'aide juridictionnelle à Mme A ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 7 décembre 2009 :<br>
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       - le rapport de M. Devillers, premier conseiller,<br>
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       - et les conclusions de M. Wallerich, rapporteur public ;<br>
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       Sur les conclusions à fins d'annulation :<br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier qu'il y a lieu, par adoption des motifs retenus par les premiers juges, d'écarter les moyens tirés par Mme A à l'encontre de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français attaquées de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, des dispositions de l'article L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'injonction : <br>
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       Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par la requérante, n'appelle aucune des mesures d'exécution prévues par le code de justice administrative ; que, par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme A ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que l'Etat n'étant pas la partie perdante dans le présent litige, il n'y a pas lieu, en tout état de cause, de faire application de ces dispositions ; <br>
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       D É C I D E :<br>
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       Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.<br>
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       Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme Marie A et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
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       Copie en sera adressée au préfet du Jura.<br>
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09NC00308<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**