# Conseil d'Etat, 2 / 6 SSR, du 1 avril 1998, 161786, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007991477
**Date de décision:** 1998-04-01
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2 / 6 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007991477

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée le 22 septembre 1994 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour la CLINIQUE DE LA PRESENTATION, dont le siège est BP 256, ... ; la CLINIQUE DE LA PRESENTATION demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 23 juin 1994 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande dirigée contre la décision de rejet implicite, par le ministre des affaires sociales et de l'intégration, de sa demande du 26 novembre 1991 tendant à la reconnaissance d'une autorisation implicite de création de 24 lits de chirurgie et à la publication de cette autorisation ;<br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir cette décision ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 70-1318 du 31 décembre 1970, modifiée ;<br>    Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Bordry, Conseiller d'Etat,<br>    - les observations de la SCP de Chaisemartin, Courjon, avocat de la CLINIQUE DE LA PRESENTATION,<br>    - les conclusions de M. Hubert, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'il résulte des dispositions, applicables en l'espèce, du troisième alinéa de l'article 34 de la loi n° 70-1318 du 31 décembre 1970, portant réforme hospitalière, que la décision du préfet de région ou du ministre chargé de la santé publique relative à l'autorisation de création d'un établissement sanitaire privé est notifiée au demandeur dans un délai maximum de six mois à compter du dépôt de la demande et qu'à défaut de décision dans ce délai, l'autorisation est réputée acquise ;<br>    Considérant que, lorsque la décision de rejet d'une demande introduite dans le cadre de dispositions législatives ou réglementaires ayant prévu que le silence gardé par l'autorité administrative sollicitée fait naître à l'expiration d'un certain délai une décision implicite d'acceptation, a été annulée pour excès de pouvoir, l'autorité administrative doit procéder à une nouvelle instruction de la demande, dont elle demeure saisie ; que, toutefois, le nouveau délai de nature à faire naître une décision implicite d'acceptation ne commence à courir qu'à dater du jour de la confirmation de la demande par son auteur, quel que soit le motif de l'annulation retenu par le juge ;<br>    Considérant que la CLINIQUE DE LA PRESENTATION a demandé l'autorisation de créer 24 lits de chirurgie supplémentaires dans son établissement ; que, par un jugement du 19 février 1991, le tribunal administratif d'Orléans a annulé pour excès de pouvoir la décision de refus opposée à cette demande par le ministre de la solidarité, de la santé et de la protection sociale ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la CLINIQUE DE LA PRESENTATION ait confirmé sa demande auprès du ministre après avoir reçu notification de ce jugement ; qu'ainsi, à la date de la décision attaquée du ministre des affaires sociales et de l'intégration, la CLINIQUE DE LA PRESENTATION ne pouvait se prévaloir d'une autorisation implicite et en demander la publication ; qu'elle n'est, par suite, pas fondée à se plaindre de ce que, par son jugement du 23 juin 1994, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande ;<br>    Considérant que les dispositions de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à payer à la CLINIQUE DE LA PRESENTATION la somme qu'elle demande, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ;<br>Article 1er : La requête de la CLINIQUE DE LA PRESENTATION est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à la CLINIQUE DE LA PRESENTATION et au ministre de l'emploi et de la solidarité.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Loi 70-1318 1970-12-31 art. 34,Loi 91-647 1991-07-10 art. 75
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 61-07 SANTE PUBLIQUE - ETABLISSEMENTS PRIVES D'HOSPITALISATION.