# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 13 février 1973, 71-14.345, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988379
**Date de décision:** 1973-02-13
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988379

## Contenu de la décision

SUR LA FIN DE NON-RECEVOIR OPPOSEE AU MOYEN PAR LA DEFENSE : ATTENDU QUE LE DEFENDEUR AU POURVOI FAITVALOIR QUE GUY ET MARCEL X... NE SERAIENT PAS RECEVABLES A SOUTENIR POUR LA PREMIERE FOIS DEVANT LA COUR DE CASSATION QUE LA LOI DU 13 JUILLET 1967 N'ETAIT PAS EN VIGUEUR A LA NOUVELLE-CALEDONIE LORSQU'A ETE PRONONCEE LA LIQUIDATION DES BIENS DE LA SOCIETE GUY X..., ALORS QUE DANS LEURS CONCLUSIONS PRISES DEVANT LA COUR D'APPEL, ILS S'ETAIENT BORNES A PRETENDRE QUE CETTE LOI N'ETAIT PAS APPLICABLE LORSQUE LADITE SOCIETE A DECLARE LA CESSATION DE SES PAIEMENTS ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE, POUR PRONONCER, EN VERTU DES ARTICLES 106 ET 107 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967, LA FAILLITE PERSONNELLE DE GUY ET MARCEL X..., GERANTS DE LA SOCIETE SUSVISEE, LA COUR D'APPEL NE S'EST FONDEE NI SUR LA DATE DE LA DECLARATION DE LA CESSATION DES PAIEMENTS, NI SUR CELLE DU PRONONCE DE LA LIQUIDATION DES BIENS DE LA SOCIETE ;<br>
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 QU'IL RETIENT EXCLUSIVEMENT QUE " LA PROCEDURE TENDANT A LA DECLARATION DE LA FAILLITE PERSONNELLE DE GUY ET DE MARCEL X... A ETE OUVERTE PAR LE JUGEMENT DU 31 MARS 1971, C'EST-A-DIRE, POSTERIEUREMENT A LA MISE EN VIGUEUR EN NOUVELLE-CALEDONIE DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967 ET DE SES DECRETS D'APPLICATION " ;<br>
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ATTENDU QUE LES DEMANDEURS AU POURVOI SONT RECEVABLES A CRITIQUER CETTE MOTIVATION DE LA COUR D'APPEL QUI NE FIGURE PAS DANS LE JUGEMENT DEFERE ET QUI N'AVAIT PAS ETE INVOQUEE PAR LES PARTIES ;<br>
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 REJETTE LA FIN DE NON-RECEVOIR ;<br>
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 ET SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU L'ARTICLE 160 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967 SUR LE REGLEMENT JUDICIAIRE, LA LIQUIDATION DES BIENS, LA FAILLITE PERSONNELLE ET LA BANQUEROUTE, DUQUEL IL RESULTE QUE LA FAILLITE PERSONNELLE NE PEUT ETRE PRONONCEE EN VERTU DES ARTICLES 106 ET 107 DE LADITE LOI, A L'ENCONTRE DES DIRIGEANTS DES PERSONNES MORALES QUE SI CELLES-CI ONT FAIT L'OBJET D'UNE PROCEDURE DE REGLEMENT JUDICIAIRE OU DE LIQUIDATION DES BIENS, OUVERTE EN APPLICATION DE CETTE LOI ;<br>
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 ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A PRONONCE, EN APPLICATION DES ARTICLES 106 ET 107 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967 LA FAILLITE PERSONNELLE DE GUY ET MARCEL X..., GERANTS DE LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE GUY X..., MISE EN LIQUIDATION DES BIENS PAR JUGEMENT DU 4 JANVIER 1971, AUX MOTIFS, CI-DESSUS RAPPORTES, QUE LA PROCEDURE DE FAILLITE PERSONNELLE AVAIT ETE OUVERTE PAR LA DECISION DES PREMIERS JUGES, RENDUE LE 31 MARS 1971, ET QU'A CETTE DATE, LA LOI DU 13 JUILLET 1967 ET LES TEXTES REGLEMENTAIRES PRIS POUR SON APPLICATION ETAIENT EN VIGUEUR A LA NOUVELLE-CALEDONIE ;<br>
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ATTENDU CEPENDANT QUE, SI LA LOI DU 13 JUILLET 1967 A ETE PROMULGUEE DANS CE TERRITOIRE D'OUTRE-MER PAR ARRETE DU 25 JUILLET 1967 PUBLIE AU JOURNAL OFFICIEL LOCAL DU 3 AOUT SUIVANT, LE DECRET DU 15 SEPTEMBRE 1969 PORTANT APPLICATION A CERTAINS TERRITOIRES D'OUTRE-MER, DONT LA NOUVELLE-CALEDONIE, DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1967 SUR LE REGLEMENT JUDICIAIRE ET LA LIQUIDATION DES BIENS ET LA FAILLITE PERSONNELLE N'EST DEVENU APPLICABLE A CE TERRITOIRE QUE PAR L'EFFET DE L'ARRETE DU 29 DECEMBRE 1970 PUBLIE AU JOURNAL OFFICIEL DU 8 JANVIER 1971 ;<br>
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 ATTENDU QU'EN L'ABSENCE DES DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES FIGURANT DANS CES DECRETS, LA LOI DU 13 JUILLET 1967 NE POUVAIT ETRE APPLIQUEE ;<br>
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 QU'AINSI, LORS DU PRONONCE DU JUGEMENT DU 4 JANVIER 1971, QUI A OUVERT LA PROCEDURE DE LIQUIDATION DES BIENS DE LA SOCIETE, LA LOI DU 13 JUILLET 1967 N'ETAIT PAS APPLICABLE A LA NOUVELLE-CALEDONIE ;<br>
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 QUE PAR VOIE DE CONSEQUENCE, LES GERANTS DE LADITE SOCIETE NE POUVAIENT SE VOIR OPPOSER LES ARTICLES 106 ET 107 DE CETTE LOI ;<br>
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 D'OU IL SUIT QU'EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL SOIT BESOIN D'EXAMINER LA SECONDE BRANCHE DU MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 17 AOUT 1971, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE NOUMEA ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE NOUMEA AUTREMENT COMPOSEE<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1969-03-12 Bulletin 1969 II N.76 (1) P. 57 (CASSATION) ET L'ARRET CITE. (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1972-07-18 Bulletin 1972 III N.475 (1) P.346 (CASSATION). (1)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** (1),(2),LOI 1790-11-27 ART. 3,LOI 1810-04-20 ART. 7,LOI 67-563 1967-07-13 ART. 106,LOI 67-563 1967-07-13 ART. 107,LOI 67-563 1967-07-13 ART. 160
**ECLI:** 
**Résumé:** LA MOTIVATION D'UNE COUR D'APPEL PEUT ETRE CRITIQUEE POUR LA  PREMIERE FOIS DEVANT LA COUR DE CASSATION, DES LORS QU'ELLE NE  FIGURAIT PAS DANS LE JUGEMENT DEFERE ET QU'ELLE N'AVAIT PAS ETE  INVOQUEE PAR LES PARTIES.,SI LA LOI DU 13 JUILLET 1967 A ETE PROMULGUEE EN  NOUVELLE-CALEDONIE PAR ARRETE LOCAL DU 25 JUILLET 1967, LE DECRET DU  15 SEPTEMBRE 1969 PORTANT APPLICATION A CE TERRITOIRE DU DECRET DU  22 SEPTEMBRE 1967 SUR LE REGLEMENT JUDICIAIRE ET LA LIQUIDATION DES  BIENS N'EST ENTRE EN VIGUEUR QUE PAR L'ARRETE LOCAL DU 29 DECEMBRE  1970 PUBLIE AU JOURNAL OFFICIEL DU 8 JANVIER 1971.  ET, EN L'ABSENCE  DES DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES FIGURANT DANS CES DECRETS LA LOI NE  POUVAIT ETRE APPLIQUEE.                                PAR SUITE, LA  FAILLITE PERSONNELLE, PREVUE PAR LES ARTICLES 106 ET 107 DE LA LOI,  NE POUVAIT, EN VERTU DE L'ARTICLE 160, ETRE PRONONCEE A L'ENCONTRE D 'UN GERANT DE SOCIETE, DONT LA PROCEDURE DE LIQUIDATION DES BIENS  AVAIT ETE OUVERTE PAR UN JUGEMENT RENDU LE 4 JANVIER 1971, ENTRE LA  DATE DE PROMULGATION DE LA LOI ET CELLE DE MISE EN VIGUEUR DU  DECRET.
**Mots-clés:** 1) CASSATION - MOYEN NOUVEAU - MOYEN TIRE DE LA DECISION ATTAQUEE -  IMPOSSIBILITE DE S'EN PREVALOIR AVANT QU'ELLE SOIT RENDUE.,2) FRANCE D'OUTRE-MER - TERRITOIRES - NOUVELLE-CALEDONIE - FAILLITE  REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - LOI DU 13 JUILLET 1967  - APPLICATION DANS LE TEMPS.,* FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - LOI DU 13  JUILLET 1967 - APPLICATION DANS LE TEMPS - NOUVELLE-CALEDONIE .,* FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - LOI DU 13  JUILLET 1967 - APPLICATION DANS LE TEMPS - TERRITOIRES D'OUTRE-MER -  PROCEDURE OUVERTE ENTRE LA PROMULGATION DE LA LOI ET L'ENTREE EN  VIGUEUR DU DECRET DU 15 SEPTEMBRE 1969 (NON).,* FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - FAILLITE  PERSONNELLE - DOMAINE D'APPLICATION - LIQUIDATION DES BIENS OU  REGLEMENT JUDICIAIRE OUVERT EN APPLICATION DE LA LOI DU 13 JUILLET  1967 - NECESSITE.,* LOIS ET REGLEMENTS - APPLICATION - FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE  LIQUIDATION DES BIENS - LOI DU 13 JUILLET 1967.,* LOIS ET REGLEMENTS - APPLICATION - EXECUTION SUBORDONNEE A UNE  CONDITION - DECRET D'APPLICATION - ABSENCE - PORTEE.,* FRANCE D'OUTRE-MER - TERRITOIRES - NOUVELLE-CALEDONIE - LOIS ET  REGLEMENTS - PROMULGATION PAR ARRETE LOCAL - NECESSITE.,* LOIS ET REGLEMENTS - PUBLICATION - TERRITOIRES D'OUTRE-MER -  NOUVELLE-CALEDONIE - PUBLICATION AU JOURNAL OFFICIEL LOCAL -  NECESSITE.