# Cour administrative d'appel de Nantes, 1e chambre, du 22 décembre 1993, 93NT00726, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007523303
**Date de décision:** 1993-12-22
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nantes
**Formation:** 1E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007523303

## Contenu de la décision

<br>    VU, enregistrée au greffe de la Cour le 8 juillet 1993, sous le n° 93NT00726, la requête présentée pour le CENTRE HOSPITALIER REGIONAL ET UNIVERSITAIRE DE CAEN représenté par son directeur général en exercice, à ce, dûment autorisé par délibération du conseil d'administration en date du 10 septembre 1993, par Me Y..., avocat ;<br>    Le CHRU DE CAEN demande à la Cour :<br>    1°) d'annuler l'ordonnance du 21 juin 1993 par laquelle le président du tribunal administratif de Caen, statuant en référé, l'a condamné à verser à M. Christian X... une somme de 150 000 F à titre de provision ;<br>    2°) de rejeter la demande présentée par M. X... devant le président du tribunal administratif de Caen ;<br>    VU les autres pièces du dossier ;<br>    VU le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    VU la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience,<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 24 novembre 1993 :<br>    - le rapport de M. ROY, président rapporteur,<br>    - et les conclusions de M. ISAIA, commissaire du gouvernement,<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article R.129 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel : "Le président du tribunal administratif ou de la cour administrative d'appel ou le magistrat que l'un d'eux délègue peut accorder une provision au créancier qui a saisi le tribunal ou la Cour d'une demande au fond lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie" ;<br>
<br>    Considérant que la demande de M. X... est fondée sur l'obligation qui incombe au CENTRE HOSPITALIER REGIONAL UNIVERSITAIRE (CHRU) DE CAEN de réparer les préjudices subis à raison du retard dans le diagnostic et le traitement des luxations de ses épaules ; que les conclusions du rapport de l'expertise ordonnée en référé font ressortir, en l'état de l'instruction, l'existence d'une obligation non sérieusement contestable du CHRU DE CAEN à l'égard de M. X... ; que cet établissement n'est donc pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le président du Tribunal administratif de Caen, statuant par voie de référé, l'a condamné à verser à M. X... une provision de 150 000 F qui, en l'espèce, n'apparaît pas excessive ;<br>Article 1er - La requête du CENTRE HOSPITALIER REGIONAL UNIVERSITAIRE DE CAEN est rejetée.<br>Article 2 - Le présent arrêt sera notifié au CENTRE HOSPITALIER REGIONAL UNIVERSITAIRE DE CAEN, à M. Christian X... et à la caisse primaire d'assurance maladie du Calvados.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel R129
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 54-03-015 PROCEDURE - PROCEDURES D'URGENCE - REFERE-PROVISION