# Conseil d'Etat, du 29 mai 1991, 110857, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007783877
**Date de décision:** 1991-05-29
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007783877

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 10 octobre et 6 novembre 1989 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour la FONDATION HOPITAL SAINT-JOSEPH, dont le siège social est ..., représentée par son président en service ; la FONDATION HOPITAL SAINT-JOSEPH demande que le Conseil d'Etat :<br>    1°) annule un jugement en date du 1er août 1990 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à ce qu'il soit sursis à l'exécution de l'arrêté du 20 avril 1989, par lequel le maire de Marseille a accordé à la société Balladins un permis de construire en vue de l'édification d'un hôtel de 75 chambres sur un terrain sis ... dans le 9e arrondissement ;<br>    2°) ordonne qu'il soit sursis à l'exécution de cette décision ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code de l'urbanisme ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Fratacci, Auditeur,<br>    - les observations de Me Pradon, avocat de la FONDATION HOPITAL SAINT-JOSEPH et de la S.C.P. Waquet, Farge, Hazan, avocat de la société anonyme les Balladins et de la S.C.P. Coutard, Mayer, avocat de la ville de Marseille,<br>    - les conclusions de Mme Leroy, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aucun des moyens invoqués par la FONDATION HOPITAL SAINT-JOSEPH à l'appui du recours pour excès de pouvoir qu'elle a présenté contre l'arrêté en date du 20 avril 1989 par lequel le maire de Marseille a accordé un permis de construire un hôtel à la société Balladins, ne parait de nature, en l'état du dossier, à justifer l'annulation de cet arrêté ; que, par suite, la Fondation requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à ce qu'il soit sursis à l'exécution de ladite décision du maire de Marseille ;<br>Article 1er : La requête de la FONDATION HOPITAL SAINT-JOSEPH est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à la FONDATION HOPITAL SAINT-JOSEPH, à la ville de Marseille, à la société Balladins et au ministre de l'équipement, du logement, des transports et de l'espace.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 54-03-03-02-01 PROCEDURE - PROCEDURES D'URGENCE - SURSIS A EXECUTION - CONDITIONS D'OCTROI DU SURSIS - MOYENS SERIEUX,68-03-07-02-02 URBANISME ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE - PERMIS DE CONSTRUIRE - REGLES DE PROCEDURE CONTENTIEUSE SPECIALES EN MATIERE DE PERMIS DE CONSTRUIRE - PROCEDURE D'URGENCE - SURSIS