# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 4 février 1966, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006972700
**Date de décision:** 1966-02-04
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006972700

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE PRIS EN SA SECONDE BRANCHE : VU L'ARTICLE 82 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DE CE TEXTE QUE LES JUGEMENTS ET ARRETS DOIVENT ETRE RENDUS SUR LE RAPPORT FAIT A L'AUDIENCE PAR LE MAGISTRAT CHARGE DE SUIVRE LA PROCEDURE ;<br>
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 QUE, PAR SUITE, SI, A L'AUDIENCE OU LA DECISION EST PRONONCEE, LE TRIBUNAL OU LA COUR D'APPEL SE TROUVE AUTREMENT COMPOSE, UN NOUVEAU RAPPORT DOIT ETRE FAIT, A CETTE AUDIENCE, PAR UN DES MAGISTRATS PRESENTS COMMIS A CET EFFET ;<br>
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 QUE CETTE FORMALITE, DONT L'ACCOMPLISSEMENT DOIT ETRE CONSTATE, EST D'ORDRE PUBLIC ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE LA MINUTE DE L'ARRET ATTAQUE, CONTRE LESQUELLES NE SAURAIENT PREVALOIR LES MENTIONS PORTEES AU PLUMITIF D'AUDIENCE, QU'A L'AUDIENCE DU 1ER OCTOBRE 1963 A ETE ENTENDU MONSIEUR LE CONSEILLER BOUDON, CHARGE DE SUIVRE LA PROCEDURE EN SON RAPPORT ;<br>
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 QUE, PAR AILLEURS, L'ARRET PORTE QU'IL A ETE RENDU A L'AUDIENCE DU 8 OCTOBRE 1963, LA COUR ETANT COMPOSEE DE MESSIEURS BAZIN, PRESIDENT, LEGER ET THIERRY, CONSEILLERS ;<br>
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ATTENDU QUE, MALGRE CETTE COMPOSITION NECESSAIREMENT DIFFERENTE, L'ARRET NE CONSTATE PAS QU'UN MAGISTRAT CHARGE DE SUIVRE LA PROCEDURE AIT, DE NOUVEAU, FAIT RAPPORT LE 8 OCTOBRE ;<br>
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 QU'IL SUIT DE LA QUE L'ARRET ATTAQUE A ETE RENDU PAR DES CONSEILLERS QUI N'ONT PAS TOUS EU CONNAISSANCE DU RAPPORT PRESCRIT PAR L'ARTICLE 82 ET QU'IL A AINSI VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL SOIT NECESSAIRE DE STATUER SUR LES AUTRES GRIEFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 8 OCTOBRE 1963 ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL D'AMIENS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE DOUAI. N° 63 - 13 902. EPOUX X... C / DAME Y.... PRESIDENT : M DROUILLAT - RAPPORTEUR : M CALBAIRAC - AVOCAT GENERAL : M ALBAUT - AVOCATS : MM HENNUYER ET NICOLAS. A RAPPROCHER : 12 OCTOBRE 1964, BULL 1964, III, N° 419, P 375 ET L'ARRET CITE.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** SELON L'ARTICLE 82 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, LES JUGEMENTS ET ARRETS DOIVENT ETRE RENDUS SUR LE RAPPORT FAIT A L'AUDIENCE PAR LE MAGISTRAT CHARGE DE SUIVRE LA PROCEDURE.
**Mots-clés:** JUGEMENTS ET ARRETS    RAPPORT (DECRET DU 22 DECEMBRE 1958) MAGISTRAT CHARGE DE SUIVRE LA PROCEDURE    PARTICIPATION A LA DECISION    INDICATION    NECESSITE,PAR SUITE, SI, A L'AUDIENCE OU LA DECISION EST PRONONCEE, LE TRIBUNAL DE LA COUR D'APPEL SE TROUVE AUTREMENT COMPOSE, UN NOUVEAU RAPPORT DOIT ETRE FAIT, A CETTE AUDIENCE, PAR UN DES MAGISTRATS PRESENTS COMMIS A CET EFFET : CETTE FORMALITE, DONT L'ACCOMPLISSEMENT DOIT ETRE CONSTATE, EST D'ORDRE PUBLIC.