# COUR DE CASSATION, Chambre sociale, du 18 janvier 1963, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006962847
**Date de décision:** 1963-01-18
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006962847

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS DE CE QUE LE JUGEMENT ATTAQUE A ETE, A TORT, INDIQUE COMME RENDU EN MATIERE CIVILE ET EN PREMIER RESSORT, ALORS QU'IL A ETE RENDU EN MATIERE DE TRAVAIL ET EN APPEL, DONC EN DERNIER RESSORT ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE SI LE JUGEMENT PORTE "STATUANT PUBLIQUEMENT, CONTRADICTOIREMENT, EN MATIERE CIVILE ET EN PREMIER RESSORT", IL RESULTE DU TEXTE MEME DE LA DECISION QUE LE TRIBUNAL A STATUE SUR L'APPEL INTERJETE D'UN JUGEMENT RENDU PAR LE TRIBUNAL DU TRAVAIL, QUE N'ETANT PAS JUSTIFIE QU'AIT PORTE PREJUDICE AUX INTERETS DE LA DEFENSE LA MENTION ERRONEE CRITIQUEE, LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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 SUR LE DEUXIEME MOYEN PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 2271 DU CODE CIVIL, 106 DU CODE DU TRAVAIL D'OUTRE-MER, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AU JUGEMENT ATTAQUE D'AVOIR DECLARE PRESCRITE LA DEMANDE FORMEE PAR GODINEAU CONTRE LA SOCIETE DREUX ROBILLARD EN PAYEMENT DE COMPLEMENTS DE SALAIRES ET DE CONGES PAYES, ALORS QU'UNE TELLE PRESCRIPTION EST BASEE SUR UNE PRESOMPTION DE PAYEMENT QUE LA SOCIETE, QUI AVAIT CONTESTE L'EXISTENCE MEME DU CONTRAT DE LOUAGE DE SERVICES, AVAIT RECONNU IMPLICITEMENT N'AVOIR PAS PAYE LES SALAIRES RECLAMES, ET QUE GODINEAU ETAIT FONDE A DEFERER LE SERMENT A SON EMPLOYEUR SANS PRECISER D'AUTRES CIRCONSTANCES QUE LE PAYEMENT MEME DES SALAIRES ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND ONT CONSTATE QUE LA DEMANDE DE SOLDE DE SALAIRES FORMEE PAR GODINEAU LE 5 AVRIL 1956 POUR UN TRAVAIL ACCOMPLI DU 1ER JANVIER 1951 AU 31 DECEMBRE 1953 ETAIT FONDEE SUR UNE COMPARAISON EFFECTUEE PAR LUI AVEC LA REMUNERATION D'AUTRES DIRECTEURS DE SCIERIES, ET NON SUR LA CONVENTION DES PARTIES, ET QU'IL NE RAPPORTAIT PAS LA PREUVE QU'IL AURAIT DU TOUCHER LE COMPLEMENT D'APPOINTEMENTS QU'IL RECLAMAIT ;<br>
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 QUE LA SOCIETE AVAIT DEPOSE UN RELEVE DE COMPTES SELON LEQUEL ELLE AURAIT VERSE A GODINEAU LES SEULES SOMMES DONT IL ETABLISSAIT ETRE CREANCIER, QU'EN EN DEDUISANT QU'EN L'ETAT DES CIRCONSTANCES DE LA CAUSE ET DES ELEMENTS DE PREUVE DEJA REUNIS, IL N'Y AVAIT PAS LIEU A DELATION DE SERMENT SUR DES FAITS, QUI, A LES SUPPOSER PROUVES, NE POUVAIENT AVOIR UNE INFLUENCE DECISIVE SUR LA SOLUTION DU CONFLIT, LES JUGES DU FOND ONT DONNE UNE BASE LEGALE A LEUR DECISION, ABSTRACTION FAITE DE MOTIFS SURABONDANTS TIRES DE LA PRESCRIPTION. PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 19 JANVIER 1957 PAR LE TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE DE PORT-GENTIL. NO 59-40.089. GODINEAU C/ SOCIETE DREUX ET ROBILLARD. PRESIDENT : M. DE MONTERA. - RAPPORTEUR : M. GRANIE. - AVOCAT GENERAL : M. ROCCA.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1ER LE JUGEMENT MENTIONNANT A TORT AVOIR ETE RENDU EN MATIERE CIVILE ET EN PREMIER RESSORT NE SAURAIT ETRE CRITIQUE DES LORS QU'IL RESULTE DU TEXTE MEME DE LA DECISION QUE LE TRIBUNAL A STATUE SUR L'APPEL INTERJETE D'UN JUGEMENT RENDU PAR LE TRIBUNAL DU TRAVAUL ET QU'IL N'EST PAS JUSTIFIE QUE LA MENTION ENONCEE AIT PORTE PREJUDICE AUX INTERETS DE LA DEFENSE.,2EME APRES AVOIR CONSTATE QUE LA DEMANDE DE SOLDE DE SALAIRES FORMEE PAR UN EMPLOYE POUR UN TRAVAIL ACCOMPLI PLUSIEURS ANNEES AVANT ETAIT FONDEE SUR UNE COMPARAISON EFFECTUEE PAR LUI ENTRE SA REMUNERATION ET CELLE D'AUTRES EMPLOYES ET NON SUR LA CONVENTION DES PARTIES, QUE L'INTERESSE NE RAPPORTAIT PAS LA PREUVE QU'IL AURAIT DU TOUCHER LE COMPLEMENT D'APPOINTEMENTS QU'IL RECLAMAIT ET QUE L'EMPLOYEUR AVAIT DEPOSE UN RELEVE DE COMPTES SELON LEQUEL IL AURAIT VERSE A CE SALARIE LES SEULES SOMMES DONT IL ETABLISSAIT ETRE CREANCIER, LES JUGES DU FOND PEUVENT DECIDER QU'IL N'Y A PAS LIEU A DELATION DE SERMENT SUR DES FAITS QUI, A LES SUPPOSER PROUVES, NE PEUVENT AVOIR UNE INFLUENCE DECISIVE SUR LA SOLUTION DU LITIGE, SANS QU'IL PUISSE LEUR ETRE FAIT GRIEF DE MOTIFS SURABONDANTS TIRES DE LA PRESCRIPTION.
**Mots-clés:** 1ER REPUBLIQUES AFRICAINES - CONTRAT DE TRAVAIL - TRIBUNAUX DU TRAVAIL - PROCEDURE - JUGEMENT - MENTIONS - PREMIER ET DERNIER RESSORT - JUGEMENT MENTIONNANT A TORT AVOIR ETE RENDU EN PREMIER RESSORT,2EME REPUBLIQUES AFRICAINES - CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - PAYEMENT - PREUVE - SERMENT DECISOIRE