# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 6ème chambre (formation à 3), 01/03/2011, 10BX02637, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000023690639
**Date de décision:** 2011-03-01
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 6ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000023690639

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 18 octobre 2010, présentée pour M. Rabah X, demeurant ..., par Me Cianciarullo, avocat ; <br>
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        M. X demande à la cour :<br>
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        1°) d'annuler le jugement du 15 septembre 2010 par lequel le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 27 avril 2010 par lequel le préfet de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai d'un mois et a fixé le pays de renvoi ;<br>
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        2°) d'annuler l'arrêté du 27 avril 2010 ; <br>
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        3°) d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer un titre de séjour portant la mention  vie privée et familiale  dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'arrêt à venir, et ce, sous astreinte de 150  par jour de retard ; <br>
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        4°) de condamner le préfet de la Charente-Maritime à lui verser une somme de 850  sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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        Vu la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;<br>
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        Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié, relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;<br>
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        Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
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        Vu le code de justice administrative ;<br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 1er février 2011 :<br>
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        - le rapport de M. Bentolila, premier conseiller ;<br>
        - et les conclusions de M. Gosselin, rapporteur public ;<br>
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        Considérant que M. X de nationalité algérienne relève appel du jugement du 15 septembre 2010 par lequel le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 27 avril 2010 par lequel le préfet de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé de quitter le territoire français dans le délai d'un mois et a fixé le pays de renvoi ;<br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 susvisé :  (...) Le certificat de résidence d'un an portant la mention  vie privée et familiale  est délivré de plein droit : (...) 5. Au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (...)  ; qu'aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (...)  ; <br>
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        Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, alors âgé de 36 ans, est entré en France, avec un visa de court séjour, le 13 juillet 2008 , accompagné de son épouse et de leur premier enfant, né le 20 octobre 2006 ; qu'un deuxième enfant est né en France le 1er août 2008 ; que, compte tenu du caractère récent de son entrée en France, et du fait qu'il ne justifie pas ne pas avoir conservé de liens avec ses deux autres frères restés en Algérie, et nonobstant les liens pouvant l'unir à son frère aîné, qui réside et travaille régulièrement en France, et la circonstance que contrairement à ce qu'indique le préfet dans la décision de refus de séjour, ses parents qui vivaient en Algérie sont décédés, la décision en litige n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. X au respect de sa vie privée et familial ; que, par suite, le préfet de Charente-Maritime n'a méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles du 5ème de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ; que faute d'avoir présenté une demande de titre de séjour en qualité de salarié, la circonstance invoquée par M. X tirée de la promesse d'embauche dont il bénéficierait, est inopérante ; <br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant aux termes : Dans toutes les instances qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ; qu'il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un refus de séjour, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant ; que la décision de refus de séjour n'a pas en elle-même pour effet de séparer les enfants, en bas âge à la date de la décision attaquée, de leurs parents ; qu'il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ne peut qu'être écarté ;<br>
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        Sur l'injonction :<br>
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        Considérant que le présent arrêt de rejet n'implique aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions de M. X tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer un titre de séjour temporaire doivent être rejetées ; <br>
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        Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :<br>
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        Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement à M. X de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ; <br>
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        DECIDE :<br>
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Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
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No 10BX02637<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**