# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 3 janvier 1978, 76-13.437, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007000505
**Date de décision:** 1978-01-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007000505

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 21 DU DECRET DU 20 OCTOBRE 1935 ;<br>
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ATTENDU QUE SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE LA SOCIETE TRANSPORTS BANSARD A EMIS DES CHEQUES AU BENEFICE DE DIVERSES PERSONNES, QU'UN DE SES EMPLOYES GRINO S'EN EST EMPARE ET, APRES LES AVOIR FRAUDULEUSEMENT ENDOSSES A SON ORDRE, LES A LUI-MEME ENDOSSES AU NOM DE LA BANQUE REGIONALE D'ESCOMPTE ET DE DEPOTS (BRED), QUI EN A AUSSITOT PORTE LE MONTANT AU CREDIT DE SON COMPTE ;<br>
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 QU'A PRESENTATION LE PAIEMENT EN A ETE REFUSE PAR LES ETABLISSEMENTS TIRES ET QU'AGISSANT EN QUALITE DE TIERS PORTEUR, LA BRED, EN A RECLAME LE REGLEMENT AU TIREUR, LA SOCIETE TRANSPORTS BANSARD ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL A REJETE CETTE DEMANDE AUX MOTIFS QUE SI AUCUN REPROCHE NE POUVAIT ETRE ADRESSE AU TIREUR LA BRED, EN CREDITANT LE COMPTE DE GRINO AVANT L'ENCAISSEMENT DES CHEQUES, A PRIS UN RISQUE DONT ELLE DOIT SEULE SUPPORTER LES CONSEQUENCES ;<br>
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ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI ALORS QUE LE TIERS PORTEUR D'UN CHEQUE DONT LE TIREUR A ETE DEPOSSEDE N'EST TENU DE S'EN DESSAISIR QUE S'IL L'A ACQUIS DE MAUVAISE FOI OU SI EN L'ACQUERANT IL A COMMIS UNE FAUTE LOURDE ET QUE LE FAIT POUR UN BANQUIER D'ACQUERIR UN CHEQUE AVANT LE PAIEMENT N'EST PAS, EN LUI-MEME, CONSTITUTIF DE FAUTE, LA COUR D'APPEL QUI NE RELEVE PAS QUE LA BRED AIT ETE DE MAUVAISE FOI ET QUI NE FAIT PAS APPARAITRE QUE CELLE-CI AIT COMMIS UNE FAUTE LOURDE, N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 23 JUIN 1976 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1976-01-15 Bulletin 1976 IV N. 203 p.176 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret  1935-10-30 ART. 21
**ECLI:** 
**Résumé:** Le tiers porteur d'un chèque dont le tireur a été dépossédé n'est tenu de s'en dessaisir que s'il l'a acquis de mauvaise foi ou si, en l'acquérant, il a commis une faute lourde ; et le fait par un banquier d'acquérir un chèque avant le paiement n'est pas en lui-même consitutif d'une faute.          Dès lors, manque de base légale l'arrêt qui déclare qu'en créditant le compte d'un employé d'une société qui avait frauduleusement endossé à son nom des chèques qu'il avait détournés, le banquier a pris un risque dont il doit supporter les conséquences et rejette son recours contre le tireur.
**Mots-clés:** BANQUE - Responsabilité - Chèques - Encaissement - Chèque volé - Endossement par le voleur - Recours de la banque contre le tireur - Exclusion - Faute lourde - Compte crédité avant encaissement (non).,* CHEQUE - Endossement - Remise pour encaissement - Chèque volé - Recours de l'endossataire contre le tireur - Exclusion - Faute lourde - Compte du remettant crédité avant encaissement (non).