# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 20 avril 1970, 68-13.192, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006982319
**Date de décision:** 1970-04-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006982319

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QUE SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE (AIX-EN-PROVENCE, 30 AVRIL 1968), MIRAGLIA, ENTREPRENEUR DE MACONNERIE, AYANT ASSIGNE LA SOCIETE ANONYME IMMOBILIERE DU SQUARE DE CESSOLE, DONT DUCLOS ETAIT PRESIDENT-DIRECTEUR GENERAL, EN PAIEMENT DU SOLDE DE TRAVAUX EXECUTES POUR SON COMPTE ET DE DOMMAGES-INTERETS, LA SOCIETE FIT ETAT DE MALFACONS ;<br>
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 QUE L'EXPERT Y... LE 29 AVRIL 1961 POUR PROCEDER A DES VERIFICATIONS TECHNIQUES ET FAIRE LES COMPTES DES PARTIES DEPOSA, LE 26 JUILLET 1965, SON RAPPORT EVALUANT A 18250 FRANCS LA CREANCE DE MIRAGLIA ;<br>
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 QUE CE DERNIER AYANT REPRIS L'INSTANCE EN ASSIGNANT EGALEMENT DUCLOS, LE TRIBUNAL A CONDAMNE SOLIDAIREMENT LA SOCIETE ET DUCLOS A PAYER A MIRAGLIA LA SOMME PRINCIPALE DE 18250 FRANCS ET CELLE DE 200 FRANCS A TITRE DE DOMMAGES-INTERETS ;<br>
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QUE, SUR APPEL DE DUCLOS, CELUI-CI A ETE DECHARGE, PAR L'ARRET DEFERE, DE TOUTES LES CONDAMNATIONS AINSI PRONONCEES A SON ENCONTRE ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR INFIRME LA DECISION DES PREMIERS JUGES, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE, D'UNE PART, LA COUR D'APPEL NE S'EXPLIQUE PAS SUR LE MOYEN DES CONCLUSIONS DE MIRAGLIA PAR LESQUELLES CE DERNIER FAISAIT REPROCHE AU REPRESENTANT LEGAL DE LA SOCIETE D'AVOIR LAISSE SE CREER UNE SITUATION APPARENTE DE NATURE A TROMPER LES TIERS EN LEUR FAISANT CROIRE QUE C'ETAIT LUI QUI TRAITAIT PERSONNELLEMENT AVEC EUX TANDIS QUE LES IMMEUBLES ETAIENT CONSTRUITS POUR LE COMPTE DES SOCIETES, ET ALORS, D'AUTRE PART, QU'EN DECLARANT QU'IL RESSORTAIT DES DEBATS QUE DUCLOS N'ETAIT PAS RESPONSABLE DU RETARD APPORTE DANS LE DEPOT DU RAPPORT D'EXPERTISE, LA COUR D'APPEL A DENATURE LES ELEMENTS DE LA CAUSE ET NOTAMMENT LE RAPPORT LUI-MEME, DUQUEL IL RESULTAIT A L'EVIDENCE QUE L'EXPERT X... DEMANDE DEPUIS TRES LONGTEMPS ET A MAINTES REPRISES LA PRODUCTION PAR DUCLOS DE DOCUMENTS INDISPENSABLES, DOCUMENTS QUI NE LUI ONT JAMAIS ETE FOURNIS ;<br>
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 MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE L'ARRET RETIENT QUE MIRAGLIA A D'ABORD ASSIGNE LA SOCIETE ELLE-MEME, ET ELLE SEULE, EN PAIEMENT DES SOMMES QU'IL ESTIMAIT LUI ETRE DUES, FAISANT AINSI RESSORTIR QUE MIRAGLIA N'AVAIT ALORS AUCUN DOUTE SUR L'IDENTITE DE LA PERSONNE AVEC LAQUELLE IL AVAIT CONTRACTE ;<br>
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 QU'IL ENONCE EN OUTRE QUE LE GRIEF TIRE DE LA PRETENDUE CONFUSION ENTRE LES COMPTES DE LA SOCIETE ET CEUX DE DUCLOS NE RESSORT NULLEMENT DES INVESTIGATIONS DE L'EXPERT;<br>
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QUE, DES LORS, LA COUR D'APPEL A REPONDU AUX CONCLUSIONS DONT ELLE ETAIT SAISIE, ET QUE LA PREMIERE BRANCHE DU MOYEN DOIT DONC ETRE ECARTEE ;<br>
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 QUE, D'AUTRE PART, L'ARRET DECLARE QU'ILNE RESSORT PAS DU RAPPORT DE L'EXPERT ET DES CIRCONSTANCES DE LA CAUSE QUE DUCLOS, QUI N'ETAIT, ALORS, PAS LUI-MEME EN CAUSE, SOIT RESPONSABLE DU FAIT QUE LA MESURE D'INSTRUCTION A DURE DE JUIN 1961 A JUILLET 1965, QUE MIRAGLIA AURAIT PU EXIGER LE DEPOT DU RAPPORT ET TIRER LES CONSEQUENCES DE LA CARENCE DE L'ADVERSAIRE ;<br>
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 QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS ET APPRECIATIONS, LA COUR D'APPEL A PU STATUER COMME ELLE L'A FAIT, ET QU'AINSI LE MOYEN PRIS EN SA SECONDE BRANCHE N'EST PAS DAVANTAGE FONDE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 30 AVRIL 1968, PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** La Cour d'Appel qui décharge le président directeur général d'une société anonyme immobilière, assigné en payement de travaux par un entrepreneur, des condamnations prononcées contre lui, solidairement avec la société, répond aux conclusions de l'entrepreneur prétendant que le président directeur général avait fait croire aux tiers qu'il traitait personnellement avec lui, en relevant que le fait par l'entrepreneur d'avoir d'abord assigné la société et de n'avoir assigné le président directeur général qu'après expertise et en reprenant l'instance, révélait qu'il n'avait alors aucun doute sur l'identité de la personne avec laquelle il avait contracté.
**Mots-clés:** SOCIETE ANONYME - Président directeur général - Qualité - Action en payement exercée contre la société - Assignation ultérieure du président directeur général à titre personnel - Portée.,* ENTREPRISE CONTRAT - Coût des travaux - Payement - Action en payement - Action exercée contre une société anonyme immobilière - Assignation ultérieure du président directeur général à titre personnel - Portée.,* CONSTRUCTION - Société de construction - Société anonyme - Président directeur général - Assignation à titre personnel en payement de travaux - Assignation antérieure de la société.,* APPARENCE - Société anonyme immobilière - Président directeur général - Qualité - Commande de travaux - Commande passée par le Président directeur général à titre personnel.,* SOCIETE ANONYME - Action en justice - Qualité - Action exercée contre la société - Assignation ultérieure du président directeur général à titre personnel.