# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 7 juillet 2004, 263087, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008171807
**Date de décision:** 2004-07-07
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008171807

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 26 décembre 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Khalifa Mohamed X demeurant ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 19 septembre 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 5 juin 2003 par lequel le préfet de police a décidé sa reconduite à  la frontière  ;
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                2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                     Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                     Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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                Vu le code de justice administrative  ;
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Après avoir entendu en séance publique  :
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     - les conclusions de M. Olson, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité égyptienne, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification,  le 26 mars 2003, de la décision du préfet de police du 20 mars 2003 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée  ;
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                Sur la légalité externe de l'arrêté de reconduite à la frontière  :
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                Considérant que, contrairement à ce que soutient M. X, l'arrêté de reconduite à la frontière en date du 5 juin 2003 pris par le préfet de police qui énonce les considérations de droit et de fait sur lesquels il se fonde, est suffisamment motivé  ; que le préfet, qui a indiqué que la situation de l'intéressé a été examinée, notamment au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, a bien procédé à l'examen de la situation personnelle du  requérant  ;
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                Sur la légalité interne de l'arrêté de reconduite à la frontière  :
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                Sur l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour  :
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X n'a  pas contesté la décision en date du 20 mars 2003 du préfet de police lui refusant un titre de séjour, dans les deux mois suivant sa notification le 26 mars 2003  ; qu'il n'est pas contesté que la décision mentionnait les voies et délais de recours dont elle pouvait faire l'objet  ; que l'intéressé n'est pas recevable à exciper de son illégalité après l'expiration du délai de recours contentieux  ; 
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                Considérant que si M. X soutient avoir résidé régulièrement  en France depuis 1983, il n'établit pas y avoir eu sa résidence habituelle depuis plus de dix ans à la date de l'arrêté attaqué  ; 
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                Sur les autres moyens  :
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                Considérant que si M. X, de nationalité égyptienne, fait valoir qu'il est dénué de toutes attaches familiales dans son pays d'origine où il se trouverait dans une situation de grande précarité, qu'il est parfaitement intégré en France où il vit depuis près de vingt ans, il ressort des pièces du dossier que M. X est célibataire et sans enfant en France  ; que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, l'arrêté du préfet de police en date du 5 juin 2003 n'a pas porté au droit de celui-ci au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris  ; qu'il n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la mesure d'éloignement sur la situation personnelle de l'intéressé  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande  ;
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D E C I D E  :
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      Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Khalifa Mohamed X, au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**