# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 21 novembre 1972, 71-12.868, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988707
**Date de décision:** 1972-11-21
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988707

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE QUE PETITGUYOT QUI AVAIT DEJA PRETE AUX EPOUX X... 40000 FRANCS SUIVANT ACTE RECU PAR BLANC, NOTAIRE, LE 21 NOVEMBRE 1962 PUIS 58400 FRANCS PAR ACTE SOUS-SEINGS PRIVES DU 1ER JUILLET 1964 A, SUR LES CONSEILS DU NOTAIRE QUI LUI FOURNISSAIT A CET EFFET LA LISTE DES AUTRES CREANCIERS, DECIDE DE LES REMBOURSER POUR RESTER SEUL PRETEUR, QUE CE PROJET FUT REALISE ET QU'AUX TERMES D'UN NOUVEL ACTE RECU PAR BLANC LE 21 JUIN 1965 LES EPOUX X... SE SONT RECONNUS DEBITEURS ENVERS PETITGUYOT DE LA SOMME DE 220984 FRANCS COMPRENANT LEUR DETTE ANTERIEURE EN PRINCIPAL ET LUI ONT CONSENTI UN NANTISSEMENT SUR LEUR FONDS DE COMMERCE DECLARANT DANS L'ACTE QU'AUCUNE INSCRIPTION NE LE GREVAIT, QUE CE PRET N'A JAMAIS ETE REMBOURSE, DEUX INSCRIPTIONS POUR DES SOMMES SUPERIEURES A SA VALEUR S'ETANT REVELEES ET X... AYANT ETE DECLARE EN FAILLITE ;<br>
<br>
 QUE PETITGUYOT A ALORS FORME CONTRE LE NOTAIRE UNE ACTION EN PAIEMENT DE 300000 FRANCS DE DOMMAGES-INTERETS POUR REPARER LE PREJUDICE QUI LUI AVAIT ETE CAUSE PAR LES FAUTES PROFESSIONNELLES QU'IL LUI IMPUTAIT ;<br>
<br>
 QUE LES PREMIERS JUGES ONT FAIT DROIT A CETTE DEMANDE ;<br>
<br>
 QUE LA COUR D'APPEL TOUT EN LA DECLARANT FONDEE A REDUIT LA CONDAMNATION A 160000 FRANCS ;<br>
<br>
 ATTENDU QU'IL LUI EST FAIT GRIEF D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS, SELON LE POURVOI, QU'EN L'ETAT DE SES CONSTATIONS " SELON LESQUELLES BLANC AVAIT MANQUE A SON DEVOIR DE CONSEIL EN NE LEVANT PAS L'ETAT DES INSCRIPTIONS SUR LE FONDS ET EN LAISSANT PETITGUYOT AUGMENTER SES PRETS SOUS LA GARANTIE ILLUSOIRE D'UN NANTISSEMENT, LA COUR NE POUVAIT, SANS SE CONTREDIRE ET MANQUER DE TIRER LES CONSEQUENCES LEGALES QUI S'IMPOSAIENT DE SES CONSTATATIONS, LIMITER LE PREJUDICE A L'AUGMENTATION DU PRET ET NE PAS TENIR COMPTE DE L'INTEGRALITE DES SOMMES MENTIONNEES A L'ACTE, QUE SI PETITGUYOT ETAIT EN DROIT DE SE CONSIDERER COMME ETANT GARANTI PAR LA VALEUR DU FONDS " ;<br>
<br>
 MAIS ATTENDU QUE LES JUGES D'APPEL NE SE SONT PAS CONTREDITS LORSQU'ILS ONT RETENU, D'UNE PART, QUE LE NOTAIRE BLANC AVAIT MANQUE A SON DEVOIR DE CONSEIL EN N'ATTIRANT PAS L'ATTENTION DE PETITGUYOT SUR LE RISQUE QU'IL COURAIT EN ELEVANT LE MONTANT DE SES PRETS A UNE SOMME VOISINE DE LA VALEUR DU FONDS DE COMMERCE, EN LUI FOURNISSANT UNE LISTE INCOMPLETE DES CREANCIERS DE X... ET, EN DEFINITIVE, EN LE LAISSANT " AUGMENTER SES PRETS SOUS LA GARANTIE ILLUSOIRE D'UN NANTISSEMENT INEFFICACE ", D'AUTRE PART, QUE LE MONTANT DU PRET DU 21 JUIN 1965 COMPRENAIT LES SOMMES DEJA DUES AVANT CETTE DATE ET QU'AUCUN GRIEF N'ETANT FAIT A BLANC QUANT AU ROLE QU'IL A PU JOUER EN CE QUI CONCERNE LES PRETS ANTERIEURS, C'EST SEULEMENT DE LA PERTE DES SOMMES NOUVELLEMENT PRETEES QUE LE NOTAIRE DEVAIT INDEMNISER PETITGUYOT ;<br>
<br>
 QU'ILS ONT, DES LORS, SOUVERAINEMENT FIXE L'ETENDUE DU PREJUDICE A 160000 FRANCS ;<br>
<br>
 QUE LE MOYEN N'EST DONC PAS FONDE ;<br>
<br>
 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 21 JANVIER 1971 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1971-11-16 Bulletin 1971 I N.559 P.399 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1147
**ECLI:** 
**Résumé:** SAISIS DE L'ACTION FORMEE CONTRE UN NOTAIRE PAR UN CLIENT DE L 'ETUDE QUI, AYANT PRETE DIVERSES SOMMES A UN TIERS, A, SUR LES  CONSEILS DE CET OFFICIER PUBLIC, PAYE, POUR RESTER SEUL PRETEUR, LES  AUTRES DETTES DE SON DEBITEUR, EN OBTENANT UN NANTISSEMENT SUR LE  FONDS DE COMMERCE DE CELUI-CI, MAIS N'A PU ETRE REMBOURSE EN RAISON  D'AUTRES INSCRIPTIONS POUR DES SOMMES SUPERIEURES A LA VALEUR DU  FONDS, LES JUGES DU FOND QUI, APRES AVOIR RETENU LES FAUTES  PROFESSIONNELLES ALLEGUEES, LIMITENT LES CONDAMNATIONS QU'ILS  PRONONCENT AU SEUL MONTANT DES CREANCES RACHETEES, NE SE  CONTREDISENT PAS EN RETENANT, D'UNE PART, QUE LE NOTAIRE AVAIT  MANQUE A SON DEVOIR DE CONSEIL EN N'ATTIRANT PAS L'ATTENTION DE SON  CLIENT SUR LE RISQUE QU'IL COURAIT EN ELEVANT LE MONTANT DE SES  PRETS A UNE SOMME VOISINE DE LA VALEUR DU FONDS, EN FOURNISSANT UNE  LISTE INCOMPLETE DES CREANCIERS ET EN LAISSANT CE CLIENT AUGMENTER  SES PRETS SOUS LA GARANTIE ILLUSOIRE D'UN NANTISSEMENT INEFFICACE ET , D'AUTRE PART, QUE LE MONTANT TOTAL DES PRETS MENTIONNE DANS UNE  RECONNAISSANCE DE DETTE GLOBALE, COMPRENAIT LES SOMMES DEJA DUES  AVANT LA SIGNATURE DE CET ACTE ET QU'AUCUN GRIEF N'ETANT FAIT AU  NOTAIRE QUANT AU ROLE QU'IL A PU JOUER EN CE QUI CONCERNE LES PRETS  ANTERIEURS, C'EST SEULEMENT DE LA PERTE DES SOMMES NOUVELLEMENT  PRETEES QUE LEDIT NOTAIRE DEVAIT INDEMNISER SON CLIENT.
**Mots-clés:** NOTAIRE - RESPONSABILITE - OBLIGATION D'ECLAIRER LES PARTIES - PRET  HYPOTHECAIRE - GARANTIES INSUFFISANTES - FONDS DE COMMERCE -  NANTISSEMENT - MONTANT DES PRETS PROCHE DE LA VALEUR DU FONDS.,* NOTAIRE - RESPONSABILITE - OBLIGATION D'ECLAIRER LES PARTIES -  REVELATION AUX PARTIES DES RISQUES DONT IL A CONNAISANCE.,* JUGEMENTS ET ARRETS - MOTIFS - CONTRADICTION - NOTAIRE -  RESPONSABILITE - PRET HYPOTHECAIRE - GARANTIES INSUFFISANTES -  INSUFFISANCE DUE A L'EXISTENCE DE PRETS ANTERIEURS - PRETS  ANTERIEURS NON NEGOCIES PAR LE NOTAIRE - FAUTE DU NOTAIRE -  CONSTATATION.,* RESPONSABILITE CONTRACTUELLE - OBLIGATION DE RENSEIGNER - NOTAIRE  - PRET HYPOTHECAIRE - REVELATION AUX PARTIES DES RISQUES DONT IL A  CONNAISSANCE.