# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 29 mai 1979, 79-60.053, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007003394
**Date de décision:** 1979-05-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007003394

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L. 412-4, L. 412-10, L. 412-15 DU CODE DU TRAVAIL, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
    ATTENDU QUE GAZIL, MECANICIEN MOTORISTE AU SERVICE DE LA SOCIETE AEROTOUR DEPUIS LE 16 AVRIL 1976 ET MEMBRE SUPPLEANT DU COMITE D'ENTREPRISE A, EN OUTRE, ETE DESIGNE COMME DELEGUE SYNDICAL CFDT, LE 14 OCTOBRE 1978 ;    ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AU JUGEMENT ATTAQUE D'AVOIR ANNULE CETTE DESIGNATION AUX MOTIFS QU'ELLE ETAIT INTERVENUE QUELQUES JOURS APRES QUE L'EMPLOYEUR EUT ANNONCE AUX DELEGUES DU PERSONNEL SON INTENTION DE LICENCIER GAZIL, QUI NE POUVAIT L'IGNORER AYANT FAIT L'OBJET DE PLUSIEURS AVERTISSEMENTS ANTERIEURS, ALORS QUE LA DESIGNATION D'UN DELEGUE SYNDICAL NE POUVANT ETRE ANNULEE QUE SI ELLE EST FAITE DANS LE SEUL BUT DE LUI ASSURER LA PROTECTION INDIVIDUELLE PARTICULIERE DES BENEFICIAIRES DE MANDATS REPRESENTATIFS, LE TRIBUNAL NE POUVAIT JUSTIFIER SA DECISION PAR UN TEL MOTIF APRES AVOIR CONSTATE QUE GAZIL ETAIT MEMBRE SUPPLEANT DU COMITE D'ENTREPRISE ET ETAIT PAR SUITE DEJA PROTEGE, PEU IMPORTANT QU'IL EUT ETE AVISE, AVANT SA DESIGNATION, DE L'INTENTION DE SON EMPLOYEUR DE LE LICENCIER ;    MAIS ATTENDU QUE SI LE LICENCIEMENT D'UN MEMBRE DU COMITE D'ENTREPRISE PEUT INTERVENIR AVEC L'ASSENTIMENT DE CE COMITE, QUI L'A DONNE LE 3 NOVEMBRE 1978, LE LICENCIEMENT D'UN DELEGUE SYNDICAL NECESSITE DE PLUS L'AVIS CONFORME DE L'INSPECTEUR DU TRAVAIL ; QUE LE TRIBUNAL D'INSTANCE A ESTIME, QUE LA DESIGNATION LITIGIEUSE AVAIT POUR BUT DE PROCURER A GAZIL LE SURCROIT DE PROTECTION QUI EN RESULTAIT, SANS ENCOURIR LE GRIEF DU RENVOI ;<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 27 DECEMBRE 1978 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE PARIS, 17E ARRONDISSEMENT.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1974-11-06 Bulletin 1974 V N. 524 (1) p. 494 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail L412-15 REJET
**ECLI:** 
**Résumé:** Le fait qu'un salarié soit déjà protégé en qualité de membre suppléant du comité d'entreprise n'exclut pas l'annulation par un tribunal de sa désignation comme délégué syndical, au motif que celle-ci avait eu pour seul but la protection individuelle de l'intéressé, le licenciement d'un membre du comité d'entreprise pouvant intervenir avec l'assentiment de ce comité alors que le licenciement d'un délégué syndical nécessite de plus l'avis conforme de l'inspecteur du travail ce qui constitue un surcroît de protection.
**Mots-clés:** SYNDICAT PROFESSIONNEL - Délégué syndical - Désignation - Désignation intervenue au cours de la procédure préalable au licenciement - Désignation ayant pour but de faire échec au licenciement.,* COMITE D'ENTREPRISE - Membres - Licenciement - Mesures spéciales - Salarié désigné délégué syndical au cours de la procédure préalable au licenciement - Désignation ayant pour but de faire échec au licenciement - Portée.,* SYNDICAT PROFESSIONNEL - Délégué syndical - Licenciement - Mesures spéciales - Délégué ayant la qualité de membre du comité d'entreprise - Désignation ayant pour but de faire échec au licenciement - Portée.