# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 01/09/2011, 09MA04769, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000024585276
**Date de décision:** 2011-09-01
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000024585276

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 28 décembre 2009, au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, sous le n° 09MA04769, présentée par le PREFET DES ALPES-MARITIMES ; <br>
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       Le PREFET DES ALPES-MARITIMES demande à la Cour :<br>
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       1°) de réformer le jugement n° 0903234 du 10 novembre 2009 en tant que le Tribunal administratif de Nice a annulé l'arrêté en date du 29 juillet 2009 par lequel il a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme Amita A épouse B, lui a enjoint de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et a condamné l'Etat à lui verser la somme de 600 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative ; <br>
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       2°) de rejeter la demande présentée par Mme Amita A épouse B devant le Tribunal administratif de Nice ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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     Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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     Vu le code de justice administrative ;<br>
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     Vu l'article 1er de l'arrêté du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ;<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 7 juillet 2011 :<br>
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       -le rapport de Mme Lopa Dufrénot ;<br>
       - et les conclusions de Mme Chenal-Peter, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que, par arrêté du 29 juillet 2009, le PREFET DES ALPES-MARITIMES a refusé de délivrer à Mme B, ressortissante de nationalité philippine, un titre de séjour et lui a notifié une obligation de quitter le territoire français ; que le préfet relève appel du jugement du 10 novembre 2009 par lequel le Tribunal administratif de Nice a annulé cet arrêté ; <br>
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       Sur l'appel principal : <br>
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       Considérant que pour annuler l'arrêté en 29 juillet 2009, les premiers juges ont estimé qu'en s'opposant à la demande d'admission au séjour présentée par Mme B, l'autorité préfectorale a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences dudit arrêté sur la situation personnelle de Mme B qui entrée en France le 31 juillet 2002 pour rejoindre son époux, est insérée dans la société française ; qu'en se bornant, dans sa requête, à soutenir que, eu égard notamment à l'absence de justification d'une activité professionnelle en France, à la circonstance que l'absence de toute attache dans le pays d'origine n'est pas établie et à la situation administrative irrégulière de son époux, l'arrêté préfectoral ne méconnaît ni l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni l'article L.131-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, le PREFET DES ALPES-MARITIMES ne conteste pas utilement le motif d'annulation précité retenu par les premiers juges ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que le PREFET DES ALPES-MARITIMES n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nice a annulé son arrêté du 29 juillet 2009 portant refus de séjour, lui a enjoint de délivrer une carte de séjour temporaire, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, pour la durée nécessaire au réexamen de la demande de titre de séjour et a condamné l'Etat à verser la somme de 600 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L.761-1 du code de justice administrative :  Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.  ;<br>
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       Considérant que, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'Etat le versement à Mme B d'une somme de 800 euros au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens <br>
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D E C I D E :<br>
Article 1er : La requête du PREFET DES ALPES-MARITIMES est rejetée.<br>
Article 2 : L'Etat versera à Mme B une somme de 800 (huit cents) euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative. <br>
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à Mme Amita A épouse B et au ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration.<br>
Copie en sera adressée au PREFET DES ALPES-MARITIMES.<br>
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N° 09MA04769	2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01-03 Étrangers. Séjour des étrangers. Refus de séjour.