# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 28 avril 1981, 80-10.587, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007006863
**Date de décision:** 1981-04-28
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007006863

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE D'AVOIR ANNULE UNE DECISION DE LA CAISSE REGIONALE DU 17 MARS 1978 APPLIQUANT A COMPTER DU 1ER JANVIER 1978 A LA SOCIETE DES ATELIERS DE CONSTRUCTIONS DU CENTRE UN TAUX DE COTISATIONS DETERMINE COMPTE TENU DES PRESTATIONS SERVIES EN 1976 PAR LA CAISSE PRIMAIRE DU FAIT DU DECES EN 1974, RECONNU IMPUTABLE A L'ASBESTOSE PROFESSIONNELLE DE MEUNIER QUI AVAIT ETE EXPOSE AU RISQUE DE CETTE AFFECTION DE 1940 A 1948 AU SERVICE DE CETTE ENTREPRISE, AUX MOTIFS QUE SELON UNE CIRCULAIRE MINISTERIELLE DU 22 FEVRIER 1956, LES DEPENSES ENGAGEES PAR SUITE DE LA PRISE EN CHARGE D'UNE VICTIME D'UNE MALADIE PROFESSIONNELLE MEDICALEMENT CONSTATEE ENTRE LE 31 DECEMBRE 1946 ET LA DATE D'ENTREE EN VIGUEUR DU TABLEAU MENTIONNANT CETTE MALADIE COMME MALADIE PROFESSIONNELLE DEVAIENT ETRE INSCRITES   NON AU COMPTE DE L'EMPLOYEUR   MAIS AU COMPTE SPECIAL PREVU POUR LA SILICOSE; QU'EN L'ESPECE LA MALADIE DE MEUNIER N'AVAIT PU ETRE CONTRACTEE QU'AVANT LA DATE DU DECRET CONCERNANT L'INSCRIPTION DE L'ASBESTOSE AU NOMBRE DES MALADIES PROFESSIONNELLES, ALORS QUE, D'UNE PART, LA CIRCULAIRE EN CAUSE NE S'IMPOSE PAS AU JUGE ET QUE L'ARTICLE 4 DE L'ARRET DU 1ER OCTOBRE 1976 PREVOIT QUE DOIVENT ETRE PRIS EN COMPTE LES CAPITAUX AFFERENTS AUX ACCIDENTS MORTELS DONT LE CARACTERE PROFESSIONNEL A ETE RECONNU AU COURS DE LA PERIODE DE REFERENCE ET ALORS QUE, D'AUTRE PART, LADITE CIRCULAIRE NE CONCERNE QUE LES PRESTATIONS SERVIES AVANT QUE LE CARACTERE PROFESSIONNEL DE LA MALADIE AIT ETE RECONNU;<br>
   MAIS ATTENDU QU'UN DECES CONSECUTIF A UNE MALADIE NE PEUT ETRE CONSIDERE COMME UN "FAIT ACCIDENTEL" INDEPENDANT DE L'AFFECTION QUI L'A PROVOQUE; QUE L'EMPLOYEUR NE PEUT ETRE TENU POUR FINANCIEREMENT RESPONSABLE DES CONSEQUENCES QUELLE QUE SOIT LA DATE A LAQUELLE ELLES SE MANIFESTENT, D'UNE MALADIE QUI, LORSQU'ELLE A ETE CONTRACTEE, N'ETAIT PAS INSCRITE AU TABLEAU DES MALADIES PROFESSIONNELLES; QUE, DES LORS, LA DECISION ATTAQUEE QUI A CONSTATE QU'EN FAIT L'ASBESTOSE CAUSE DU DECES DE MEUNIER AVAIT ETE CONTRACTEE AVANT QUE CETTE MALADIE NE FUT INSCRITE AU TABLEAU DES MALADIES PROFESSIONNELLES, A EXACTEMENT DECIDE QUE LES FRAIS DE PRISE EN CHARGE DE CE DECES, AU TITRE PROFESSIONNEL, DEVAIENT ETRE IMPUTES AU COMPTE SPECIAL PREVU POUR LA SILICOSE;    QU'AINSI LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LA DECISION RENDUE LE 24 SEPTEMBRE 1979 PAR LA COMMISSION NATIONALE TECHNIQUE INSTITUEE PAR L'ARTICLE 1995 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Arrêté 1976-10-01 ART. 4
**ECLI:** 
**Résumé:** Le juge du fond qui constate qu'en fait l'asbestose cause du décès d'un salarié avait été contractée avant que cette maladie ne fut inscrite au tableau des maladies professionnelles, décide exactement que les frais de prise en charge de ce décès au titre professionnel devaient être imputés au compte spécial prévu pour la silicose.          Un décès consécutif à une maladie ne pouvant être considéré comme un "fait accidentel" indépendant de l'affection qui l'a provoqué et l'employeur ne pouvant être tenu pour financièrement responsable des conséquences, quelle que soit la date à laquelle elles se manifestent, d'une maladie qui, lorsqu'elle a été contractée, n'était pas intervenu au tableau des maladies professionnelles.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE ACCIDENTS DU TRAVAIL - Maladie professionnelle - Silicose - Maladie contractée avant l'inscription de cette maladie au tableau des maladies professionnelles - Imputation au compte spécial prévu pour la silicose (oui).