# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 24 janvier 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006959090
**Date de décision:** 1962-01-24
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006959090

## Contenu de la décision

SUR LA RECEVABILITE DU MOYEN ADDITIONNEL : VU L'ARTICLE 19 DE LA LOI DU 23 JUILLET 1947 ;<br>
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 ATTENDU QUE LA PRODUCTION D'UN MOYEN ADDITIONNEL EQUIVAUT AU DEPOT D'UN MEMOIRE AMPLIATIF SUPPLEMENTAIRE QUI DOIT ETRE SOUMIS AUX MEMES REGLES DE DEPOT QUE LE MEMOIRE INITIAL, A PEINE DE DECHEANCE ;<br>
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 ATTENDU QUE SUR LE A... FORME LE 5 JUILLET 1960 CONTRE L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS Y... 6 JUIN 1960, LES DEMANDEURS AU A... ONT DEPOSE LE 25 SEPTEMBRE 1961 UN MOYEN ADDITIONNEL ;<br>
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 QUE LE DELAI IMPARTI POUR DEPOSER LEDIT MOYEN ETANT EXPIRE, LA DECHEANCE EST EN CONSEQUENCE ENCOURUE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : DIT AUGE ET DEMOISELLE POUILLE X... Y... A... FORME PAR EUX, MAIS SEULEMENT EN CE QUI CONCERNE LE MOYEN ADDITIONNEL ;<br>
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 SUR LE DEUXIEME MOYEN : ATTENDU QUE AUGE AYANT ETE DECLARE EN FAILLITE ET CETTE FAILLITE AYANT ETE CLOTUREE POUR INSUFFISANCE D'ACTIF, LE TRIBUNAL DE COMMERCE APPRIT QUE AUGE EXPLOITAIT EN ASSOCIATION AVEC LA DEMOISELLE Z... UN FONDS DE GARAGE ET, A LA MEME ADRESSE, UN FONDS DE CAFE, DONT LA SITUATION REVELAIT UN PASSIF IMPORTANT, ET ORDONNA EN CONSEQUENCE D'OFFICE LA REOUVERTURE DES OPERATIONS DE LA FAILLITE ET EN MEME TEMPS PRONONCA LA FAILLITE PERSONNELLE DE DEMOISELLE Z... ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR CONFIRME LA DECLARATION DE FAILLITE DE DEMOISELLE Z... AU MOTIF QUE CELLE-CI PARAISSAIT EXPLOITER EN ASSOCIATION LE FONDS DE COMMERCE ACQUIS OU CREE PAR AUGE ET QUE L'EXPLOITATION COMMERCIALE COMMUNE ETANT ETABLIE, L'ETAT DE CESSATION DES PAYEMENTS LE SERAIT EGALEMENT, ALORS QUE LA CONSTATATION D'UNE ASSOCIATION ENTRE AUGE ET DEMOISELLE Z... NE RESULTE QUE D'UN MOTIF DUBITATIF ET QU'IL N'EST PAS PRECISE AQUEL TITRE DEMOISELLE Z... AURAIT EXPLOITE EN COMMUN AVEC AUGE LE FONDS LITIGEUX, NI MEME SI ELLE AVAIT LA QUALITE DE COMMERCANTE ET ALORS QU'A SUPPOSER L'EXISTENCE D'UNE ASSOCIATION ENTRE AUGE ET DEMOISELLE Z... IL N'EST PAS CONSTATE QUE CETTE ASSOCIATION OU DEMOISELLE Z... AIENT ETE ELLES-MEMES EN ETAT DE CESSATION DE PAYEMENTS ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL ENONCE QUE "L'EXPLOITATION COMMERCIALE EN COMMUN PAR AUGE ET DEMOISELLE Z... EST ETABLIE ;<br>
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 QUE, DANS CES CONDITIONS, L'ETAT DE CESSATION DES PAYEMENTS EST CONSTANT A L'EGARD DE DEMOISELLE POUILLE B... COMME A L'EGARD DE AUGE QUI NE LE CONTESTE PAS" ;<br>
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 QU'ELLE CONSTATE L'EXISTENCE D'UN PASSIF DE PRES DE 40.000.000 DE FRANCS EN FACE D'UN ACTIF D'ENVIRON 8.500.000 FRANCS ;<br>
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 QU'EN L'ETAT DE CES ENONCIATIONS QUI NE RENFERMENT AUCUN MOTIF DUBITATIF, ET ALORS QUE LA CONSTATATION D'UNE EXPLOITATION EN COMMUN Y... FONDS DE COMMERCE IMPLIQUE LA QUALITE DE COMMERCANTE DE LA DEMOISELLE Z..., LA COUR D'APPEL A PU PRONONCER LA FAILLITE PERSONNELLE DE DEMOISELLE Z... ;<br>
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 QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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 MAIS SUR LE PREMIER MOYEN : VU L'ARTICLE 183 DU DECRET DU 20 MAI 1955 AUX TERMES DUQUEL "LES DISPOSITIONS DU PRESENT DECRET NE S'APPLIQUENT QU'AUX PROCEDURES ENGAGEES APRES LA DATE DE SON ENTREE EN VIGUEUR" ;<br>
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 ATTENDU QU'EN ORDONNANT LA REOUVERTURE DES OPERATIONS DE LA FAILLITE DE AUGE, CLOTUREE POUR INSUFFISANCE D'ACTIF, LA COUR D'APPEL ENONCE QUE CETTE REOUVERTURE CONSTITUE UNE PROCEDURE NOUVELLE SOUMISE AU DECRET DU 20 MAI 1955 ET QUE CE TEXTE D'ORDRE PUBLIC EST D'APPLICATION IMMEDIATE ;<br>
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ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LA REOUVERTURE DES OPERATIONS DE FAILLITE, APRES LA SOLUTION PROVISOIRE QU'EST LA CLOTURE POUR INSUFFISANCE D'ACTIF, NE FAIT QUE REPRENDRE LA PROCEDURE AU POINT OU ELLE S'ETAIT ARRETEE ET AVEC LES MEMES DISPOSITIONS LEGALES LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, MAIS SEULEMENT EN CE QU'IL A DECIDE QUE LA PROCEDURE APRES REOUVERTURE DES OPERATIONS DE LA FAILLITE DE AUGE ETAIT SOUMISE AU DECRET DU 20 MAI 1955, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS LE 6 JANVIER 1960 ;<br>
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 REMET EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS. NO 60-12.216. AUGE ET AUTRE C/ FILLETTE. PREMIER PRESIDENT : M. BATTESTINI. - RAPPORTEUR : M. NECTOUX. - AVOCAT GENERAL : M. COME. - AVOCATS : MM. NICOLAS ET GEORGE. DANS LE MEME SENS : SUR LE NO 1 :<br>
 14 AVRIL 1959, BULL. 1959, III, NO 164 (1ER), P. 150. A RAPPROCHER :<br>
 SUR LE NO 2 : 18 NOVEMBRE 1958, BULL. 1958, III, NO 396, P. 336.<br>

## Métadonnées

**Solution:** CASSATION PARTIELLE
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° LA PRODUCTION D'UN MOYEN ADDITIONNEL EQUIVAUT AU DEPOT D'UN MEMOIRE AMPLIATIF SUPPLEMENTAIRE QUI DOIT ETRE SOUMIS AUX MEMES REGLES DE DEPOT QUE LE MEMOIRE INITIAL, A PEINE DE DECHEANCE EST DONC IRRECEVABLE LE MOYEN ADDITIONNEL DEPOSE HORS DU DELAI IMPARTI PAR L'ARTICLE 19 DE LA LOI DU 23 JUILLET 1947,2° L'EXPLOITATION EN COMMUN D'UN FONDS DE COMMERCE IMPLIQUE LA QUALITE DE COMMERCANT ET LA FAILLITE DE L'UN DES EXPLOITANTS PEUT ENTRAINER LA FAILLITE PERSONNELLE DE L'AUTRE, DES LORS QUE L'ETAT DE CESSATION DES PAYEMENTS EST DECLARE CONSTANT,3° LE DECRET DU 20 MAI 1955 AUX TERMES DE SON ARTICLE 183 NE S'APPLIQUE QU'AUX PROCEDURES ENGAGEES APRES LA DATE DE SON ENTREE EN VIGUEUR ENCOURT LA CASSATION L'ARRET QUI ORDONNE LA REOUVERTURE DES OPERATIONS D'UNE FAILLITE DECLAREE AVANT LE DECRET DU 20 MAI 1955 ET CLOTUREE POUR INSUFFISANCE D'ACTIF EN ENONCANT QU'IL S'AGIT D'UNE PROCEDURE NOUVELLE SOUMISE A CE DECRET, ALORS QUE LA REOUVERTURE DES OPERATIONS DE FAILLITE, APRES LA SOLUTION PROVISOIRE QU'EST LA CLOTURE POUR INSUFFISANCE D'ACTIF, NE FAIT QUE REPRENDRE LA PROCEDURE AU POINT OU ELLE S'ETAIT ARRETEE ET AVEC LES MEMES DISPOSITIONS LEGALES
**Mots-clés:** 1° CASSATION - MOYEN - MOYEN ADDITIONNEL - RECEVABILITE - CONDITIONS,2° FAILLITE - REGLEMENT JUDICIAIRE - DECLARATION - CONDITIONS - QUALITE DE COMMERCANT - EXPLOITATION EN COMMUN D'UN FONDS DE COMMERCE - CONSTATATIONS SUFFISANTES,3° FAILLITE - REGLEMENT JUDICIAIRE - DECRET DU 20 MAI 1955 - APPLICATION DANS LE TEMPS - APPLICATION AUX PROCEDURES ENGAGEES APRES LA DATE DE SON ENTREE EN VIGUEUR - REOUVERTURE D'UNE FAILLITE ANTERIEURE CLOTUREE POUR INSUFFISANCE D'ACTIF (NON)