# Conseil d'Etat, 2 SS, du 26 février 1997, 167513, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007976298
**Date de décision:** 1997-02-26
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007976298

## Contenu de la décision

<br>    Vu le recours du MINISTRE DE L'INTERIEUR enregistré le 28 février 1995 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat ; le MINISTRE DE L'INTERIEUR demande que le Conseil d'Etat :<br>    1°) annule le jugement du 9 décembre 1994 par lequel le tribunal administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police du 4 juillet 1990 refusant de délivrer un titre de séjour en qualité de réfugié politique à M. X... et l'invitant à quitter le territoire français ;<br>    2°) rejette la demande présentée par M. X... devant le tribunal administratif de Paris ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ;<br>    Vu le décret du 30 juin 1946 modifié ;<br>    Vu l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de Mme de Margerie, Maître des Requêtes,<br>    - les conclusions de M. Delarue, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que, dès lors que l'office français de protection des réfugiés et apatrides avait, par une décision en date du 8 décembre 1989 confirmée par la commission des recours des réfugiés le 20 mars 1990, refusé à M. X... la qualité de réfugié politique qu'il avait sollicitée, le préfet de police était tenu de refuser à ce dernier la délivrance d'une carte de résident en tant que réfugié politique ; que, par suite, le moyen tiré de ce que le préfet a omis de mentionner, sur sa décision de refus du 4 juillet 1990, les textes applicables qui en constituaient le fondement légal, n'est pas opérant ; que le jugement attaqué qui annulait cette décision pour défaut de motivation doit être annulé ;<br>    Considérant qu'il appartient au Conseil d'Etat, saisi de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens soulevés par M. X... ;<br>    Considérant en premier lieu que si M. X... soutient qu'il a déposé un pourvoi en cassation contre la décision de la commission des recours, ce pourvoi n'a pas un caractère suspensif ; qu'en second lieu, la circulaire du 17 mai 1985 sur les demandeurs d'asile n'a pas un caractère réglementaire et ne peut être utilement invoquée ; qu'enfin, le préfet de police n'avait pas à examiner la situation de M. X... à un autre titre que celui de réfugié politique, dès lors que la demande de séjour était faite sur la base de la reconnaissance du statut de réfugié ; que, par suite le MINISTRE DE L'INTERIEUR est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police refusant de délivrer un titre de séjour en qualité de réfugié politique à M. X... et l'invitant à quitter le territoire français ;<br>Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Paris du 9 décembre 1994 est annulé.<br>Article 2 : La demande de M. X... devant le tribunal administratif de Paris est rejetée.<br>Article 3 : La présente décision sera notifiée au ministre de l'intérieur et à M. X....<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Circulaire 1985-05-17
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01 ETRANGERS - SEJOUR DES ETRANGERS.