# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 24 octobre 1979, 78-11.643, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007004372
**Date de décision:** 1979-10-24
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007004372

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    ATTENDU QUE MIEGEVILLE A ETE VICTIME D'UN ACCIDENT DU TRAVAIL LE 5 MAI 1971 PENDANT QU'IL ETAIT AU SERVICE DE LA SOCIETE LE BURIN ET QUE LA CONSOLIDATION DE SES BLESSURES A ETE FIXEE AU 17 MAI SUIVANT AVEC UN TAUX D'INCAPACITE PERMANENTE PARTIELLE DE 18 % PORTE ENSUITE A 24 %; QUE LE 15 MARS 1972, IL A DEMANDE A LA CAISSE PRIMAIRE LA MAJORATION DE SA RENTE EN RAISON DE LA FAUTE INEXCUSABLE DE L'EMPLOYEUR ET QUE LA CAISSE LUI AYANT FAIT SAVOIR LE 7 FEVRIER 1975 QUE L'EMPLOYEUR N'AVAIT PAS DONNE SON ACCORD, IL A SAISI LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE LE 7 FEVRIER 1977; QUE LA SOCIETE A SOULEVE L'IRRECEVABILITE DE SON ACTION AU MOTIF QU'ELLE ETAIT PRESCRITE; QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR CONFIRME LA DECISION DES PREMIERS JUGES QUI AVAIENT REJETE LA FIN DE NON-RECEVOIR OPPOSEE PAR LA SOCIETE A L'ACTION DE MIEGEVILLE, ALORS QUE LA COUR NE POUVAIT, SANS SE CONTREDIRE, DECLARER LA PRESCRIPTION BIENNALE SUSPENDUE PAR LA RECLAMATION DE MIEGEVILLE A LA CAISSE PRIMAIRE ET DECLARER RECEVABLE SON ACTION CONTENTIEUSE ENGAGEE LE 7 FEVRIER 1977, LA SUSPENSION D'UN DELAI DE PRESCRIPTION AYANT POUR  SEULE CONSEQUENCE DE PRIVER D'EFFET LA PERIODE DE SUSPENSION; QU'EN L'ESPECE LA PRESCRIPTION AVAIT COURU DEPUIS LA DATE DE LA CLOTURE DE L'ENQUETE LEGALE, LE 25 FEVRIER 1972, JUSQU'A LA RECLAMATION FAITE A LA CAISSE PAR MIEGEVILLE LE 15 MARS 1972, SOIT PENDANT 18 JOURS ET AVAIT RECOMMENCE A COURIR APRES LA NOTIFICATION DE LA CAISSE DU REJET DE CETTE RECLAMATION PAR LETTRE DATEE DU 5 FEVRIER 1975 RECUE PAR MIEGEVILLE LE 7 FEVRIER SUIVANT ET QU'AU 7 FEVRIER 1977, LE DELAI DE DEUX ANNEES ETAIT LARGEMENT EXPIRE; ALORS, D'AUTRE PART, QUE SI L'ON ADMETTAIT, CONTRAIREMENT AUX REGLES SUR LA PRESCRIPTION, QUE LE DELAI DE DEUX ANNEES N'AVAIT COURU QU'A COMPTER DE LA NOTIFICATION DE LA CAISSE, C'ETAIT LA DATE DE CETTE NOTIFICATION, SOIT LE 5 FEVRIER 1975, QUI FIXAIT LE POINT DE DEPART DE LA PRESCRIPTION ET NON LA DATE DE RECEPTION DE LA NOTIFICATION LE 7 FEVRIER 1975 ET QUE, DE TOUTE MANIERE, LA PRESCRIPTION ETAIT ACQUISE LE 7 FEVRIER 1977;    MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE LA PRESCRIPTION INTERROMPUE LE 15 MARS 1972 PAR LA RECLAMATION DE MIEGEVILLE A LA CAISSE, N'A RECOMMENCE A COURIR QU'A LA RECEPTION DE LA NOTIFICATION DE LA CAISSE, LE 7 FEVRIER 1975, PORTANT A SA CONNAISSANCE L'ECHEC DES POURPARLERS ENGAGES AVEC L'EMPLOYEUR SUR LA MAJORATION DE SA RENTE; QUE LA COUR D'APPEL A, SANS SE CONTREDIRE, DECIDE QUE LA PRESCRIPTION N'ETAIT PAS ACQUISE LE 7 FEVRIER 1977 ET QUE MIEGEVILLE AVAIT SAISI LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DANS LE DELAI DE DEUX ANNEES PREVU PAR L'ARTICLE L. 465 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE; QU'IL S'ENSUIT QUE LE POURVOI N'EST FONDE DANS AUCUNE DE SES BRANCHES;<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 10 FEVRIER 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1972-02-24 Bulletin 1972 V N. 157 p.148 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** La prescription biennale de l'action de la victime d'un accident du travail tendant à la majoration de sa rente pour faute inexcusable de l'employeur, est interrompue par la réclamation adressée par la victime à la caisse, du résultat des pourparlers engagés avec l'employeur.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE ACCIDENTS DU TRAVAIL - Faute inexcusable de l'employeur - Majoration de l'indemnité - Prescription - Interruption - Réclamation adressée à la caisse.,* SECURITE SOCIALE ACCIDENTS DU TRAVAIL - Faute inexcusable de l'employeur - Majoration de l'indemnité - Prescription - Suspension - Réclamation adressée à la caisse.,* SECURITE SOCIALE ACCIDENTS DU TRAVAIL - Prescription - Interruption - Acte interruptif - Action en majoration de rente pour faute inexcusable de l'employeur - Réclamation adressée à la caisse.,* SECURITE SOCIALE ACCIDENTS DU TRAVAIL - Prescription - Suspension - Impossibilité d'agir - Action en majoration de rente pour faute inexcusable de l'employeur - Réclamation adressée à la caisse.