# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 3 novembre 1977, 76-40.668, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006999969
**Date de décision:** 1977-11-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006999969

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L 122-14-3, L 321-7, L 321-12 DU CODE DU TRAVAIL, 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QUE, REMPLACEE DANS LA GESTION DE LA GARE ROUTIERE DE SETE PAR L'ENTREPRISE DE TRANSPORTS LES COURRIERS DU MIDI, LA SOCIETE LES AUTOCARS BLEUS A, LE 13 MARS 1975, Y... POUR SUPPRESSION D'X... FULCRAND QU'ELLE Y EMPLOYAIT COMME MANUTENTIONNAIRE;<br>
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ATTENDU QU'ELLE FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR CONDAMNEE A PAYER A L'INTERESSE DES DOMMAGES-INTERETS AU MOTIF QU'ELLE L'AVAIT PRIVE DE LA POSSIBILITE DE CONSERVER SON X... ALORS QUE, D'UNE PART, LE FAIT QUE L'EMPLOYEUR EUT OBTENU L'AUTORISATION ADMINISTRATIVE EXCLUAIT LA POSSIBILITE POUR LE JUGE DE REMETTRE EN CAUSE LA LEGITIMITE DU LICENCIEMENT, ALORS QUE, D'AUTRE PART, LA COUR D'APPEL QUI AVAIT RECONNU LA REALITE DE LA SUPPRESSION DU POSTE DU SALARIE ET, PAR LA, LA NECESSITE DE SON LICENCIEMENT NE POUVAIT, SANS ENTACHER SA DECISION D'UNE CONTRADICTION DE MOTIFS, JUGER CEPENDANT QUE L'EMPLOYEUR AVAIT AGI AVEC LEGERETE BLAMABLE EN NE RECLASSANT PAS CE SALARIE DANS UNE ENTREPRISE DISTINCTE;<br>
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MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DES CONSTATATIONS DE L'ARRET QUE, BIEN QUE LA SOCIETELES COURRIERS DU MIDI EUT BESOIN D'UN MANUTENTIONNAIRE POUR REMPLACER FULCRAND A LA GARE ROUTIERE, LA SOCIETE LES AUTOCARS BLEUS, AU PRETEXTE QU'ELLE ENTENDAIT CONSERVER TOUT SON PERSONNEL, LUI AVAIT REFUSE LA POSSIBILITE D'ENGAGER L'INTERESSE ET DE LE MAINTENIR PAR SUITE A SON POSTE DE TRAVAIL;<br>
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QU'EN L'ETAT DE CETTE CONSTATATION LA COUR D'APPEL A PU, SANS CONTRADICTION, ESTIMER QUE CETTE SOCIETE, QUI AVAIT PEU APRES Y... FULCRAND POUR SUPPRESSION D' X..., AVAIT AGI EN LA CIRCONSTANCE AVEC UNE LEGERETE BLAMABLE, EN L'EMPECHANT DE CONSERVER, EN APPLICATION DE L'ARTICLE L122-12 DU CODE DU TRAVAIL, SES FONCTIONS A LA GARE ROUTIERE DE SETE AU SERVICE DES COURRIERS DU MIDI ET AVAIT CAUSE A SON SALARIE UN PREJUDICE DONT ELLE LUI DEVAIT REPARATION, PEU IMPORTANT A CET EGARD QUE LA SUPPRESSION DE SON X... DANS LA SOCIETE LES AUTOCARS BLEUS FUT OU NON LEGITIME;<br>
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 QUE CE SEUL MOTIF SUFFIT A JUSTIFIER SA DECISION;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 11 FEVRIER 1976 PAR LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1976-11-03 Bulletin 1976 V N. 543 p.445 (CASSATION) . CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1976-11-03 Bulletin 1976 V N. 544 p.446 (CASSATION) et les arrêts cités<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail L122-12
**ECLI:** 
**Résumé:** La société gestionnaire d'une gare routière, remplacée dans cette gestion par une autre entreprise, qui licencie un manutentionnaire pour suppression d'emploi, agit avec une légèreté blâmable en empêchant l'intéressé de conserver, en application de l'article L 122-12 du code du travail,, ses fonctions à la gare routière au service du nouvel exploitant et cause au salarié un préjudice dont elle doit réparation, peu important que la suppression de l'emploi soit ou non légitime.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Cause - Cause réelle et sérieuse - Suppression d'emploi - Cession de l'entreprise.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Cession de l'entreprise - Continuation du contrat de travail - Conditions - Poursuite de la même entreprise - Gérants successifs d'une gare routière.