# Cour administrative d'appel de Nantes, 3e chambre, du 8 mars 2002, 99NT01641, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007539366
**Date de décision:** 2002-03-08
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nantes
**Formation:** 3E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007539366

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 2 août 1999 au greffe de la Cour, présentée pour la commune de Montreuil- Juigné, représentée par son maire en exercice, par Me COLLIN, avocat au barreau d'Angers ;<br>    La commune de Montreuil-Juigné demande à la Cour :<br>    1°) d'annuler le jugement n° 95-3409 du 28 juin 1999 par lequel le Tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 7 septembre 1995 du maire de la commune décidant de ne pas renouveler le détachement de longue durée de Mme X... ;<br>    2°) de rejeter la demande présentée par Mme X... devant le Tribunal administratif ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ;<br>    02 Vu la loi n° 86-53 du 26 janvier 1984 ;<br>    Vu le décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 relatif E certaines positions des fonctionnaires hospitaliers ;<br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 8 février 2002 :<br>    -le rapport de M. PEANO, premier conseiller,<br>    -les observations de Me BROSSARD substituant Me COLLIN, avocat de la commune de Montreuil- Juigné,<br>    -et les conclusions de M. MORNET, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que, par arrêté du 22 mars 1990, Mme X..., infirmière de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, a été détachée pour une durée de cinq ans renouvelable pour exercer, à compter du 1er décembre 1990, les fonctions de directrice de la halte-garderie municipale de Montreuil- Juigné ; que, par arrêté du 7 septembre 1995, le maire de la commune de Montreuil-Juigné a décidé de ne pas renouveler le détachement de Mme X... à compter du 1er décembre 1995, date d'expiration de ce détachement ;<br>    Considérant que, pour annuler l'arrêté du 7 septembre 1995, le Tribunal administratif s'est fondé sur le motif que la commune n'établissait pas "les nécessités du service qui auraient conduit le maire à prendre sa décision" ; que, devant la Cour, la commune soutient que l'arrêté contesté était justifié par la volonté de confier la direction de la halte-garderie municipale à une puéricultrice diplômée, conformément aux dispositions de l'arrêté du 26 février 1979 portant réglementation des haltes-garderies ; qu'il n'est pas établi que les faits allégués par la commune qui a ultérieurement confié la gestion de la halte-garderie municipale à une puéricultrice diplômée soient matériellement inexacts  ; que c'est, par suite, à tort que le Tribunal administratif s'est fondé sur le motif précédemment analysé pour annuler l'arrêté contesté refusant le renouvellement du détachement de Mme X... ;<br>    Considérant toutefois qu'il appartient à la Cour, saisie de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens que Mme X... avait soulevés à l'appui de sa demande devant le Tribunal administratif ;<br>    Considérant que Mme X..., dont le détachement expirait le 1er décembre 1995, n'avait aucun droit à ce qu'il fut renouvelé  ; que la décision de ne pas renouveler ce détachement qui n'a pas été prise en considération de sa personne et ne constitue pas une sanction disciplinaire, n'avait pas à être motivée en application de la loi du 11 juillet 1979 ;<br>    Considérant que le motif fondé sur une appréciation de l'intérêt du service n'est pas entaché d'une erreur de droit  ; qu'il n'est pas établi que l'appréciation à laquelle s'est livré le maire de Montreuil-Juigné soit entachée d'une erreur manifeste alors même que les qualités professionnelles et humaines de Mme X... auraient été reconnues dans l'exercice de ses fonctions ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la commune de Montreuil-Juigné est fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 7 septembre 1995 ;<br>    Sur l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :<br>    Considérant que les dispositions susmentionnées font obstacle à ce que la commune de Montreuil-Juigné, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, soit condamnée à verser à Mme X... la somme qu'elle demande au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens ;<br>Article 1er: Le jugement du Tribunal administratif de Nantes du 28 juin 1999 est annulé.<br>Article 2  : La demande présentée par Mme X... devant le Tribunal administratif de Nantes et ses conclusions tendant au paiement des frais exposés et non compris dans les dépens sont rejetées.<br>Article 3  : Le présent arrêt sera notifié à la commune de Montreuil-Juigné, à Mme X... et au ministre de l'emploi et de la solidarité.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code de justice administrative L761-1,Loi 79-587 1979-07-11
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 36-05-03-01 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - POSITIONS - DETACHEMENT ET MISE HORS CADRE - DETACHEMENT