# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 4ème chambre (formation à 3), 26/02/2009, 08BX01731, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000020381564
**Date de décision:** 2009-02-26
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 4ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000020381564

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 10 juillet 2008, présentée pour M. Rachid X, demeurant ..., par Me Trebesses ; M. X demande à la Cour : <br>
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        1°) d'annuler le jugement n° 0801666 du 17 juin 2008 par lequel le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté en date du 3 mars 2008 du préfet de la Gironde portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;<br>
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        2°) d'annuler ledit arrêté ; <br>
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        3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer une carte de séjour mention « vie privée et familiale » ; <br>
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        4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 300 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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        Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
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        Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        Vu le code de justice administrative ;<br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 29 janvier 2009 :<br>
        - le rapport de M. Normand, conseiller ;<br>
        - les observations de Me Trebesses, pour M. X,<br>
        - et les conclusions de M. Lerner, commissaire du gouvernement ;<br>
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        Sur l'aide juridictionnelle provisoire :<br>
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        Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre M. X au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;<br>
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        Sur les conclusions aux fins d'annulation :<br>
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        Considérant, en premier lieu, que l'arrêté attaqué indique que le requérant est entré irrégulièrement en France, qu'il ne peut justifier de l'intensité, de l'ancienneté et de la stabilité de ses liens familiaux en France compte tenu de son mariage récent avec une française et qu'il n'est pas démuni d'attaches familiales dans son pays d'origine ; que cette décision, qui comporte ainsi les considérations de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée ;<br>
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        Considérant, en deuxième lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : « 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui » ; que si M. X a épousé le 22 septembre 2007 une française qui à la date de la décision attaquée attendait un enfant, il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et notamment de la durée et des conditions de son séjour en France ainsi que du caractère récent de son mariage, de la possibilité pour le requérant de régulariser sa situation par l'obtention d'un visa approprié et du fait qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales au Maroc où résident ses parents, la décision contestée n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise ; que, par suite, le préfet de la Gironde n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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        Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 3 mars 2008 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;<br>
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        Sur les conclusions à fin d'injonction : <br>
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        Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de M. X, n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par le requérant ne peuvent qu'être rejetées ;  <br>
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        Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : <br>
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        Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par M. X au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
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DÉCIDE :<br>
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Article 1er : M. X est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.<br>
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Article 2 : La requête de M. X est rejetée.<br>
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N° 08BX01731<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**