# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 29 octobre 1973, 72-12.496, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006990735
**Date de décision:** 1973-10-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006990735

## Contenu de la décision

SUR LE DEUXIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE QUE LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE DU ... A VERSAILLES ET SON GERANT, DESCOTTE, ONT FAIT PRATIQUER DES SAISIES-ARRETS ENTRE LES MAINS DES SOCIETES CIVILES LE MESNIL ET LE PLESSIS, POUR DES CREANCES QUE LA SOCIETE SAISISSANTE PRETENDAIT AVOIR SUR CHARLES X... ET SUR Y..., AU TITRE DE LEURS QUOTESPARTS DANS LES APPELS DE FONDS NECESSITES PAR LA REALISATION EFFECTIVE DE L'OBJET SOCIAL ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL A DONNE MAIN-LEVEE DES SAISIES-ARRETS ET NOMME UN ADMINISTRATEUR A L'EFFET DE DETERMINER LES SOMMES QUI POURRAIENT ETRE DUES PAR CHARLES ET ARMAND X... ET PAR Y..., ET DE PREPARER LE REGLEMENT DE COPROPRIETE ;<br>
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 QU'ELLE A, EN OUTRE, DECIDE QU'A DEFAUT DE VERSEMENT DES SOMMES DUES PAR LES ASSOCIES OU CERTAINS D'ENTRE EUX, IL DEVRA ETRE PROCEDE A LA VENTE DES LOCAUX A L'ATTRIBUTION DESQUELS LES PARTS SOCIALES DES ASSOCIES DEFAILLANTS DONNENT VOCATION ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR REFUSE DE CONDAMNER LES ASSOCIES DEFAILLANTS AU PAIEMENT DES APPELS DE FONDS REGULIEREMENT FAITS PAR LE REPRESENTANT LEGAL DE LA SOCIETE, ET D'AVOIR DONNE MAIN-LEVEE DE LA SAISIE-ARRET PRATIQUEE PAR CE DERNIER, AINSI QUE D'AVOIR ORDONNE L'ETABLISSEMENT D'UN PLAN D'ATTRIBUTION DES LOCAUX CONSTRUITS ET D'UN PROJET DE REGLEMENT DE COPROPRIETE, AUX MOTIFS QUE LES ASSOCIES DU GROUPE MAJORITAIRE ETAIENT CERTAINS D'ETRE PAYES PAR COMPENSATION, ALORS, SELON LE POURVOI, &lt; QUE, LA COUR D'APPEL AYANT CONSTATE QUE LES ASSOCIES DEBITEURS DOIVENT S'ACQUITTER DE LEURS DETTES APRES ETABLISSEMENT D'UN PROJET D'ATTRIBUTION DES LOCAUX A CHAQUE GROUPE DE PARTS SOCIALES ET D'UN REGLEMENT DE COPROPRIETE ET APRES EPUREMENT DES COMPTES, LA VENTE DES PARTS SOCIALES DES ASSOCIES DEBITEURS NE POUVANT ETRE POURSUIVIE QU'A DEFAUT DE REGLEMENT PREALABLE DE LEUR DETTE, ELLE NE POUVAIT, SANS ENTACHER SON ARRET D'UNE CONTRADICTION DE MOTIFS, ORDONNER LA MAIN-LEVEE DES SAISIES-ARRETS SUR LE FONDEMENT D'UN PAIEMENT PAR COMPENSATION APRES LA VENTE &gt; ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, QUI N'ETAIT PAS SAISIE D'UNE ACTION RELATIVE A LA VENTE DES PARTS SOCIALES DES CONSORTS Y... X..., NE S'EST PAS CONTREDITE EN DECIDANT QUE CES DERNIERS NE SERAIENT TENUS D'UNE DETTE ENVERS LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE QU'APRES APUREMENT DES COMPTES, ET EN ORDONNANT UN PROJET D'ATTRIBUTION DES LOCAUX AFFERENTS A CHAQUE GROUPE DE PARTS, PUIS LA MAIN-LEVEE DE LA SAISIE-ARRET PRATIQUEE ENTRE LES MAINS DES DEBITEURS DESDITS CONSORTS, AUX MOTIFS, ADOPTES DES PREMIERS JUGES, QUE LES ASSOCIES ETAIENT CERTAINS D'ETRE PAYES PAR COMPENSATION LORSQUE LES APPARTEMENTS DES DEBITEURS SERAIENT VENDUS ;<br>
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 QU'IL S'ENSUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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 REJETTE LE DEUXIEME MOYEN ;<br>
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 MAIS, SUR LE PREMIER MOYEN ;<br>
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 VU L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A DESIGNE UN ADMINISTRATEUR PROVISOIRE A LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE SANS REPONDRE AUX CONCLUSIONS PAR LESQUELLES CHARLES ET ARMAND X..., AINSI QUE Y..., SOUTENAIENT QU'IL N'Y AVAIT PAS LIEU D'ORDONNER LA NOMINATION D'UN TEL ADMINISTRATEUR, LES INTERETS SOCIAUX N'ETANT NULLEMENT MENACES PAR SUITE DE LA CARENCE OU DE LA PARALYSIE DES ORGANES DE GESTION DE LA SOCIETE ;<br>
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 QU'EN STATUANT AINSI, LA COUR D'APPEL N'A PAS SATISFAIT AUX EXIGENCES DU TEXTE SUSVISE ;<br>
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 ET SUR LE TROISIEME MOYEN, PRIS EN SA SECONDE BRANCHE : VU L'ARTICLE 3 DE LA LOI DU 28 JUIN 1938, ATTENDU QU'IL RESULTE DE CE TEXTE QUE, SI UN ASSOCIE NE REMPLIT PAS SES OBLIGATIONS, SES DROITS DE TOUTE NATURE DANS L'ACTIF SOCIAL, Y COMPRIS CEUX QUI SONT AFFERENTS A LA JOUISSANCE D'UNE FRACTION DE L'IMMEUBLE, POURRONT ETRE MIS EN VENTE PUBLIQUE ;<br>
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 ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A DECIDE &lt; QU'A DEFAUT DE VERSEMENT DES SOMMES DUES PAR LES ASSOCIES OU CERTAINS D'ENTRE EUX, IL DEVRA ETRE PROCEDE A LA VENTE DES LOCAUX A L'ATTRIBUTION DESQUELS LES PARTS SOCIALES DES ASSOCIES DEFAILLANTS DONNENT VOCATION &gt; ;<br>
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 QU'EN STATUANT DE LA SORTE, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LA PREMIERE BRANCHE DU TROISIEME MOYEN, CASSE ET ANNULE, MAIS SEULEMENT DANS LA LIMITE DES DEUXIEME ET TROISIEME MOYENS, L'ARRET RENDU LE 1ER MARS 1972, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE ROUEN<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle Cassation REJET
**Lois appliquées:** (1),LOI 1810-04-20 ART. 7 LOI 1810-04-20 ART. 7,LOI 1938-06-28 ART. 3
**ECLI:** 
**Résumé:** VIOLE L'ARTICLE 3 DE LA LOI DU 28 JUIN 1938 SELON LEQUEL, SI  UN ASSOCIE NE REMPLIT PAS SES OBLIGATIONS, SES DROITS DE TOUTE  NATURE DANS L'ACTIF SOCIAL, Y COMPRIS CEUX QUI SONT AFFERENTS A LA  JOUISSANCE D'UNE FRACTION DE L'IMMEUBLE, POURRONT ETRE MIS EN VENTE  PUBLIQUE, L'ARRET QUI DECIDE QU'A DEFAUT DE VERSEMENT DES SOMMES  DUES, IL SERA PROCEDE A LA VENTE DES LOCAUX, A L'ATTRIBUTION  DESQUELS LES PARTS SOCIALES DES ASSOCIES DEFAILLANTS DONNENT  LOCATION.
**Mots-clés:** CONSTRUCTION IMMOBILIERE - SOCIETE DE CONSTRUCTION - ASSOCIE -  OBLIGATIONS - SOUSCRIPTION AUX APPELS DE FONDS - INEXECUTION -  SANCTION - VENTE PUBLIQUE DES DROITS DES ASSOCIES - DECISION  ORDONNANT LA VENTE DES LOCAUX - CASSATION.,* CONSTRUCTION IMMOBILIERE - SOCIETE DE CONSTRUCTION - PARTS OU  ACTIONS - VENTE PUBLIQUE.,*  CONSTRUCTION IMMOBILIERE - SOCIETE DE CONSTRUCTION - PARTS OU  ACTIONS - VENTE PUBLIQUE.