# Cour administrative d'appel de Marseille, 1e chambre, du 20 janvier 2000, 97MA01638, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007578521
**Date de décision:** 2000-01-20
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 1E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007578521

## Contenu de la décision

<br>    Vu l'ordonnance en date du 29 août 1997 par laquelle le président de la Cour administrative d'appel de Lyon a transmis à la Cour administrative d'appel de Marseille, en application du décret n 97-457 du 9 mai 1997, la requête présentée par M. BALDACCI ;<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Lyon, le 11 juillet 1997 sous le n 97LY01638, présentée par M. Lucien BALDACCI, demeurant Vallée de la Restonica Corté (20250) ;<br>    M. BALDACCI demande à la Cour :<br>    1 / d'annuler le jugement n 96-822/96-823 du 7 mai 1997 par lequel le Tribunal administratif de Bastia a, sur déféré du PREFET DE LA HAUTE-CORSE, annulé le permis de construire en date du 22 janvier 1996 que lui avait délivré le maire de Corte ;<br>    2 / de rejeter le déféré du PREFET DE LA HAUTE-CORSE ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code de l'urbanisme ;<br>    Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 6 janvier 2000  :<br>    - le rapport de M. MOUSSARON, premier conseiller ;<br>    - et les conclusions de M. BENOIT, premier conseiller ;<br>
<br>    Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le PREFET DE LA HAUTE-CORSE :<br>    Considérant qu'aux termes de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme :  "Le permis de construire peut être refusé ou n'être accordé que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation ou leurs dimensions, sont de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique" ;<br>    Considérant que le Tribunal administratif a annulé le permis de construire délivré le 22 janvier 1996 par le maire de Corte à M. BALDACCI au motif que le terrain d'assiette du projet, situé en bordure de la rivière La Restonica, était soumis à un important risque d'inondation ; qu'à l'appui de sa requête, M. BALDACCI se borne à produire un extrait d'une étude portant sur les risques d'inondation en divers lieux de la vallée de ce cours d'eau ; que toutefois, cette production, qui n'est accompagnée d'aucun examen précis de la situation et des caractéristiques du projet au regard des conclusions de l'étude, n'est pas de nature à infirmer le bien-fondé du jugement attaqué ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. BALDACCI n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif a annulé le permis de construire en date du 22 janvier 1996 ;<br>Article 1er : La requ te de M. BALDACCI est rejetée.<br>Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. BALDACCI, au PREFET DE LA HAUTE-CORSE, la commune de Corté et au ministre de l'équipement, des transports et du logement.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code de l'urbanisme R111-2
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 68-03-03-01-02 URBANISME ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE - PERMIS DE CONSTRUIRE - LEGALITE INTERNE DU PERMIS DE CONSTRUIRE - LEGALITE AU REGARD DE LA REGLEMENTATION NATIONALE - REGLEMENT NATIONAL D'URBANISME