# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 4 décembre 1974, 73-14.191, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006993774
**Date de décision:** 1974-12-04
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006993774

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 445-1 ET 158-1 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ALORS EN VIGUEUR ;<br>
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ATTENDU QU'AUX TERMES DE CES TEXTES, LE DELAI D'APPEL D'UN JUGEMENT PAR DEFAUT FAUTE DE COMPARAITRE REPUTE CONTRADICTOIRE ET NON EXECUTOIRE PAR PROVISION, SIGNIFIE AU DOMICILE OU A LA RESIDENCE DU DEFAILLANT, COURT DU JOUR DE CETTE SIGNIFICATION A MOINS QUE, SI LA COPIE DE L'EXPLOIT A ETE REMISE EN MAIRIE, ELLE N'AIT PAS ETE RETIREE PAR LEDIT DEFAILLANT, AUQUEL CAS L'ARTICLE 158-1 INSTITUE UNE PROCEDURE QUI ABOUTIT A LA FIXATION OU A LA CONSTATATION DU POINT DE DEPART DU DELA D'APPEL ;<br>
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ATTENDU QUE DAME VEUVE X... AYANT ASSIGNE LA SOCIETE EQUIPEMENT DE CAFETERIE-RESTAURANT-MENAGER ET COLLECTIVITES (ECREMCO) EN RESOLUTION DE LA VENTE D'UN APPAREIL ET REMBOURSEMENT DU PRIX ET LADITE SOCIETE AYANT, SUIVANT EXPLOIT DU 3 FEVRIER 1972, INTERJETE APPEL DU JUGEMENT REPUTE CONTRADICTOIRE RENDU A SON ENCONTRE LE 26 OCTOBRE 1971, L'ARRET ATTAQUE A DECLARE CET APPEL IRRECEVABLE COMME TARDIF AUX MOTIFS QUE LE JUGEMENT A ETE A LA REQUETE DE DAME VEUVE X... ET SUIVANT EXPLOIT DU 1ER DECEMBRE 1971, SIGNIFIE A LA SOCIETE ECREMCO A SON SIEGE SOCIAL AVEC REMISE DE LA COPIE EN MAIRIE QUE L'HUISSIER A LAISSE UN AVIS DE PASSAGE ET QUE LA LETTRE RECOMMANDEE DESTINEE A AVISER L'INTERESSEE DES CONDITIONS DANS LESQUELLES LADITE COPIE AVAIT ETE REMISE A ETE ADRESSEE LE 2 DECEMBRE 1971 A LA SOCIETE ECREMCO, LAQUELLE L'A RECUE LE LENDEMAIN ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'EN CONSIDERANT PAR CES SEULS MOTIFS QUE LE DELAI D'APPEL AVAIT COMMENCE A COURIR LE JOUR DE LA SIGNIFICATION SANS CONSTATER QUE LA SOCIETE ECREMCO AVAIT RETIRE A LA MAIRIE LA COPIE DE L'EXPLOIT, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE UNE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 11 JUILLET 1973 PAR LA COUR D'APPEL DE LYON ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE CHAMBERY.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1965-05-25 Bulletin 1965 IV N. 394 P. 326 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1972-01-26 Bulletin 1972 II N. 26 P. 21 (CASSATION) ET L'ARRET CITE<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de procédure civile 158-1,Code de procédure civile 445-1
**ECLI:** 
**Résumé:** AUX TERMES DES ARTICLES 445-1 ET 158-1 DU CODE DE PROCEDURE  CIVILE, LE DELAI D'APPEL D'UN JUGEMENT PAR DEFAUT FAUTE DE  COMPARAITRE, REPUTE CONTRADICTOIRE ET NON EXECUTOIRE PAR PROVISION,  SIGNIFIE AU DOMICILE OU A LA RESIDENCE DU DEFAILLANT, COURT DU JOUR  DE CETTE SIGNIFICATION A MOINS QUE, SI LA COPIE DE L'EXPLOIT A ETE  REMISE EN MAIRIE, ELLE N'AIT PAS ETE RETIREE PAR LEDIT DEFAILLANT,  AUQUEL CAS L'ARTICLE 158-1 INSTITUE UNE PROCEDURE QUI ABOUTIT A LA  FIXATION OU A LA CONSTATATION DU POINT DE DEPART DU DELAI D'APPEL.          ENCOURT LA CASSATION L'ARRET QUI DECLARE IRRECEVABLE COMME  TARDIF, L'APPEL INTERJETE PAR UNE SOCIETE, D'UN JUGEMENT  CONTRADICTOIRE RENDU A SON ENCONTRE, AUX MOTIFS QUE LE JUGEMENT A  ETE SIGNIFIE A CETTE SOCIETE A SON SIEGE SOCIAL AVEC REMISE DE LA  COPIE EN MAIRIE, QUE L'HUISSIER A LAISSE UN AVIS DE PASSAGE ET QUE  LA LETTRE RECOMMANDEE DESTINEE A AVISER L'INTERESSE DES CONDITIONS  DANS LESQUELLES LADITE COPIE AVAIT ETE REMISE A ETE ADRESSEE A LA  SOCIETE LE LENDEMAIN ET RECUE PAR ELLE LE SURLENDEMAIN. EN EFFET, EN  CONSIDERANT PAR CES SEULS MOTIFS QUE LE DELAI D'APPEL AVAIT COMMENCE  A COURIR LE JOUR DE LA SIGNIFICATION, SANS CONSTATER QUE LA SOCIETE  AVAIT RETIRE A LA MAIRIE LA COPIE DE L'EXPLOIT, LA COUR D'APPEL N'A  PAS DONNE UNE BASE LEGALE A SA DECISION.
**Mots-clés:** APPEL CIVIL - DELAI - POINT DE DEPART - JUGEMENT DE DEFAUT -  JUGEMENT REPUTE CONTRADICTOIRE - SIGNIFICATION EN MAIRIE - ARTICLE  158-1 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE - RETRAIT DE LA COPIE PAR LE  DEFAILLANT - PRISE EN CONSIDERATION - NECESSITE.,* JUGEMENTS ET ARRETS PAR DEFAUT - DECISION REPUTEE CONTRADICTOIRE  - APPEL - DELAI - POINT DE DEPART - SIGNIFICATION EN MAIRIE -  ARTICLE 158-1 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE - RETRAIT DE LA COPIE PAR  LE DEFAILLANT - PRISE EN CONSIDERATION - NECESSITE.