# Conseil d'Etat, 7ème et 2ème sous-sections réunies, du 27 septembre 2006, 263557, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008220268
**Date de décision:** 2006-09-27
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7EME ET 2EME SOUS-SECTIONS REUNIES
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008220268

## Contenu de la décision

Vu 1°), sous le n° 263557, la requête enregistrée le 15 janvier 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentées par M. Erick A, demeurant ...  ; M. A demande au Conseil d'Etat d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de la défense, après avis de la commission des recours des militaires, a rejeté son recours dirigé contre la décision du 26 juin 2003 établissant son bulletin de notation pour l'année 2003  ;
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              Vu 2°), sous le n° 265940, la requête présentée par M. A, qui tend à l'annulation de la décision du 27 janvier 2004 par laquelle le ministre de la défense a confirmé, par décision expresse, le rejet de son recours contre la décision du 26 juin 2003 établissant son bulletin de notation pour l'année 2003  ; M. A invoque à l'encontre de cette décision les mêmes moyens que ceux qu'il a soulevés dans l'affaire n° 263557  ;
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              Vu les pièces desquelles il résulte que, par application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées de ce que la décision du Conseil d'Etat était susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office  ;
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              Vu les autres pièces des dossiers  ;
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              Vu la loi n° 72-662 du 13 juillet 1972  ; 
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              Vu le décret n° 83-1252 du 31 décembre 1983  ;
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              Vu le décret n° 2001-407 du 7 mai 2001  ;
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              Vu le code de justice administrative  ;
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              Après avoir entendu en séance publique  :
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              - le rapport de Mme Marianne Brun, chargée des fonctions de Maître des Requêtes,  
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              - les conclusions de M. Nicolas Boulouis, Commissaire du gouvernement  ;
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<br>Considérant que les requêtes de M. A, sont relatives à la situation d'un même officier  ; qu'il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par une même décision  ;
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              Considérant que contrairement à ce que soutient M. A, capitaine, le colonel, notateur de premier niveau, a expliqué les raisons pour lesquelles il proposait le maintien du niveau relatif de M. A pour l'année 2003 dans le rapport qu'il lui appartenait d'établir en application des dispositions de l'instruction n° 1220/DEF/PMAT/EG/B du 23 octobre 2002 relative à la notation des officiers de l'armée de terre  ; 
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              Considérant qu'aux termes de l'article 2 du décret du 7 mai 2001, dans sa rédaction alors en vigueur  : ( ) Dès réception du recours, le président de la commission en informe l'autorité dont émane l'acte contesté ainsi que le chef d'état-major de l'armée d'appartenance de l'intéressé ou l'autorité correspondante  ; qu'aux termes de l'article 6 du même décret  : La procédure d'instruction des recours est écrite. La commission ne peut statuer qu'après que l'intéressé a été mis à même de présenter des observations écrites  ; qu'il résulte de la combinaison de ces dispositions que la commission ne peut rendre son avis sur le recours qui lui est soumis qu'après avoir communiqué ce dernier à l'autorité dont relève le militaire qui en est l'auteur, puis communiqué à celui-ci les observations éventuelles de l'autorité militaire afin qu'il soit mis à même d'y répondre par écrit s'il le souhaite  ;
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              Considérant que M. A a eu communication des observations de l'état-major de l'armée de terre sur son recours et y a répondu  ; que les observations écrites rédigées à l'attention de l'Etat-major par le colonel, notateur de premier niveau, dans le cadre de l'instruction du recours que le requérant avait formé devant la commission de recours n'avaient pas à lui être communiquées  ; que dès lors le moyen tiré de ce que la décision attaquée aurait été prise selon une procédure irrégulière doit être écarté  ; 
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              Considérant qu'il ne ressort des pièces du dossier ni que la notation de M. A reposerait sur des faits matériellement inexacts, ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses mérites en tant qu'elle maintient son niveau relatif à 7, ni qu'il existerait une incohérence entre le niveau relatif attribué et les appréciations portées dans les différentes rubriques du bulletin de notation  ; que le détournement de pouvoir allégué n'est pas non plus établi  ;
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              Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du ministre de la défense rejetant, après avis de la commission de recours des militaires, la demande de révision de sa notation pour l'année 2003  ;
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Article 1er  : Les requêtes de M. A sont rejetées.
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Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Erick A et au ministre de la défense.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**