# CAA de MARSEILLE, 1ère chambre, 14/09/2023, 22MA02329, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000048079880
**Date de décision:** 2023-09-14
**Juridiction:** CAA de MARSEILLE
**Formation:** 1ère chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000048079880

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante : <br>
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       Procédure contentieuse antérieure : <br>
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       M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 29 septembre 2021 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a refusé la délivrance d'un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de sa destination.<br>
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       Par un jugement n° 2109655 du 16 février 2022, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.<br>
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       Procédure devant la Cour :<br>
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       Par une requête et un mémoire enregistrés les 22 août 2022 et 29 juin 2023, M. A..., représenté par Me Braccini, demande à la Cour, dans le dernier état de ses écritures :<br>
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       1°) d'annuler le jugement du 16 février 2022 du tribunal administratif de Marseille ; <br>
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       2°) d'annuler l'arrêté du 29 septembre 2021 du préfet des Bouches-du-Rhône ; <br>
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       3°) à titre principal, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un certificat de résidence algérien, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder au réexamen de sa situation, et, dans cette attente, de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; <br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.<br>
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       Il soutient que : <br>
       - la décision portant refus de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les articles L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 6-5) de l'accord franco-algérien ; <br>
       - la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;<br>
       - le jugement attaqué est insuffisamment motivé au regard de sa vie privée et familiale ; <br>
       - la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
       - elle est illégale, par la voie d'exception de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;<br>
       - elle est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard du pouvoir d'appréciation appartenant au préfet ; <br>
       - elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 6-1) de l'accord franco-algérien. <br>
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       M. A... a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 juillet 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille. <br>
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       La requête a été communiquée au préfet des Bouches-du-Rhône, qui n'a pas produit de mémoire. <br>
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       Vu les autres pièces du dossier.<br>
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       Vu : <br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour du 27 décembre 1968 modifié ; <br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - le code des relations entre le public et l'administration ; <br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       - le rapport de M. Portail, président a été entendu au cours de l'audience publique.<br>
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       Considérant ce qui suit :<br>
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       1. M. A..., de nationalité algérienne, demande l'annulation du jugement par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du 29 septembre 2021 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a refusé la délivrance d'un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de sa destination.<br>
       Sur la régularité du jugement attaqué :<br>
       2. Aux termes de l'article L. 9 du code de justice administrative : " Les jugements sont motivés ".<br>
       3. A supposer même que M. A... puisse être regardé comme soulevant le moyen tiré de l'insuffisance de motivation du jugement attaqué, il résulte des motifs mêmes de ce jugement que le tribunal administratif de Marseille a expressément répondu aux moyens contenus dans le mémoire produit par le requérant. En particulier, le tribunal administratif, qui n'était pas tenu de répondre à tous les arguments avancés par les parties, a suffisamment répondu au moyen tiré du droit au respect de la vie privée et familiale de M. A..., en rappelant notamment ses conditions d'entrée et de séjour sur le territoire français ainsi que la présence régulière de son épouse et de ses enfants, au point 4 de son jugement. Par suite, M. A... n'est pas fondé à soutenir que le jugement attaqué serait entaché d'irrégularité.<br>
       Sur les conclusions aux fins d'annulation :<br>
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       En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :<br>
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       4. D'une part, M. A... ne peut utilement soutenir que le préfet des Bouches-du-Rhône aurait méconnu les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais codifiées à l'article L. 423-23 de ce code, dès lors que ces dispositions ne s'appliquent pas aux ressortissants algériens. En effet, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France, ainsi que les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés et leur durée de validité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté comme étant inopérant. <br>
       5. D'autre part, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " (...) Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : (...) 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (...) ". Selon l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".<br>
       6. Il ressort des pièces du dossier que M. A... soutient être entré en France de manière irrégulière le 14 avril 2019 et se maintenir continuellement sur le territoire français depuis cette date. Il a rejoint en France son épouse, compatriote titulaire d'une carte de résidence d'une durée de validité de dix ans, ainsi que leurs enfants, nés en France en 2013 et 2018. Toutefois, M. A... ne saurait se prévaloir utilement de cette présence, alors même que, d'une part, il a vécu séparé de sa femme et ses enfants durant plusieurs années, et, d'autre part, ainsi que l'a par ailleurs relevé le préfet des Bouches-du-Rhône dans sa décision contestée, il rentrerait dans les conditions ouvrant droit au regroupement familial. M. A... ne peut par ailleurs se prévaloir d'aucune insertion professionnelle particulière par la seule production de documents relatifs à l'entreprise individuelle qu'il a créée le 31 mars 2023, cette création étant postérieure d'un an et demi à la date de la décision contestée. L'attestation d'expérience rédigée le 30 mars 2023 par la société par actions simplifiée (SAS) SAKR BAT ne permet pas plus d'établir une telle insertion, les deux promesses d'embauche établies les 19 juin 2019 et 14 mars 2023, dont l'une est ainsi postérieure d'un an et demi à la date de la décision contestée, restant sans incidence sur ce point. En outre, l'intéressé, qui ne peut se prévaloir d'une particulière insertion sociale par la seule production de quelques attestations de témoins peu circonstanciées, n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, dans lequel il a vécu au moins jusqu'à l'âge de 41 ans. Dans ces conditions, le préfet des Bouches-du-Rhône, en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels ce refus a été pris. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision contestée méconnaîtrait les stipulations précitées des articles 6-5) de l'accord franco-algérien et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit également être écarté. <br>
       En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :<br>
       7. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le refus de séjour opposé à M. A... n'est pas entaché d'illégalité. Par suite, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté. <br>
       8. En deuxième lieu, d'une part, le requérant ne peut utilement se prévaloir directement de la méconnaissance des dispositions de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008, à l'encontre de l'a décision contestée, dès lors que ces dispositions ont été régulièrement transposées en droit interne par la loi la loi n° 2011-672 du 16 juin 2011 relative à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité. D'autre part, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. (...) ". Selon l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. (...) ". Enfin, aux termes de l'article L. 211-5 de ce même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". <br>
       9. La décision de refus de séjour contestée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, et vise notamment l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, retrace le parcours de M. A... en France, rappelle ses conditions de séjour sur le territoire français et sa situation privée et familiale, notamment la présence régulière sur le territoire français de l'épouse de l'intéressé, et relève qu'il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait insuffisamment motivée doit être écarté. <br>
       10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : (...) 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents (...) ".<br>
       11. Il ressort des pièces du dossier que la demande de titre de séjour présentée par M. A... a été rejetée. L'intéressé pouvait dès lors faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, en application des dispositions précitées du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit donc être écarté. Il ne ressort en outre pas des pièces du dossier que le préfet des Bouches-du-Rhône se serait senti lié par la décision portant refus de séjour. Par ailleurs, le moyen tiré de l'erreur de droit n'est pas assorti des précisions permettant à la Cour d'en apprécier le bien-fondé. <br>
       12. En dernier lieu et d'une part, si M. A... soutient que la décision contestée méconnaîtrait les stipulations de l'article 6-1) de l'accord franco-algérien, il n'apporte toutefois aucun élément ni argument à ce titre, cet article étant relatif non à la vie privée et familiale de l'intéressé mais à une durée de présence sur le territoire français supérieure à dix ans, ce dont ne se prévaut pas le requérant. <br>
       13. D'autre part, il résulte de ce qui a été exposé au point 6 que les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 6-5) de l'accord franco-algérien, à supposer même que ce dernier moyen soit soulevé, doivent être écartés. <br>
       14. Il résulte de ce qui précède que M. A... n'est pas fondé à demander l'annulation du jugement du 16 février 2022 du tribunal administratif de Marseille et de l'arrêté du 29 septembre 2021 du préfet des Bouches-du-Rhône. Ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent également être rejetées. <br>
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       D É C I D E :<br>
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       Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.<br>
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       Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B... A..., à Me Braccini et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.<br>
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       Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône. <br>
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       Délibéré après l'audience du 31 août 2023, où siégeaient :<br>
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       - M. Portail, président,<br>
       - M. d'Izarn de Villefort, président assesseur,<br>
       - M. Claudé-Mougel, premier conseiller.<br>
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       Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 septembre 2023<br>
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N° 22MA02329<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01 Étrangers. - Séjour des étrangers.