# COUR DE CASSATION, Chambre sociale, du 17 mai 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006960856
**Date de décision:** 1962-05-17
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006960856

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 1134 DU CODE CIVIL ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 ;<br>
<br>
ATTENDU QU'AUX TERMES DU PREMIER DE CES TEXTES : LES CONVENTIONS LEGALEMENT FORMEES TIENNENT LIEU DE LOI A CEUX QUI LES ONT FAITES ;<br>
<br>
 ELLES NE PEUVENT ETRE REVOQUEES QUE DE LEUR CONSENTEMENT MUTUEL, OU POUR LES CAUSES QUE LA LOI AUTORISE ;<br>
<br>
 ELLES DOIVENT ETRE EXECUTEES DE BONNE FOI ;<br>
<br>
ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, APRES AVOIR CONSTATE QUE ROUSSEL AVAIT ETE ENGAGE AU DEBUT DE 1958 PAR LA DAME DE BOUTER EN QUALITE DE REPRESENTANT MANDATAIRE, ET QU'IL AVAIT EFFECTIVEMENT TRAVAILLE PENDANT QUELQUES MOIS EN CETTE QUALITE DECIDE CEPENDANT QUE LA QUALITE DE REPRESENTANT STATUTAIRE DOIT LUI ETRE RECONNUE, POUR LA PERIODE S'ETANT ECOULEE DU MOIS DE FEVRIER 1959 AU MOIS DE JUIN SUIVANT, A LA FOIS, PARCE QU'IL REMPLISSAIT A DATER DE CE MOIS DE FEVRIER TOUTES LES CONDITIONS EXIGEES PAR L'ARTICLE 29K DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL ET PARCE QUE L'APPRECIATION DE LA QUALITE DE REPRESENTANT STATUTAIRE DEPEND ESSENTIELLEMENT, SELON CES DISPOSITIONS (CELLES DU PARAGRAPHE 5 DE L'ARTICLE 29K) DE L'ACCOMPLISSEMENT DES CIRCONSTANCES DE FAIT, QU'ELLES PRECISENT, D'EXERCICE DE LEUR ACTIVITE PROFESSIONNELLE ET QUE DES LORS QUE CELLES-CI SE TROUVENT REMPLIES, PAR LE SEUL EFFET DE LA LOI, HORS LA VOLONTE ET NONOBSTANT TOUT ACCORD ANTERIEUR DES PARTIES, LE REPRESENTANT A DROIT AUX AVANTAGES PREVUS PAR LE STATUT ;<br>
<br>
QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE, A MOINS D'UNE NOVATION QUI N'ETAIT PAS CONSTATEE, LE CONTRAT ORIGINAIRE AVAIT SUBSISTE, CE QUI EXCLUAIT L'APPLICATION DES ARTICLES 29K ET 29L, ET QU'IL S'ENSUIVAIT QUE C'ETAIT A TORT QUE ROUSSEL AVAIT SAISI LA JURIDICTION PRUD'HOMALE, L'ARRET ATTAQUE, QUI VIOLE LES TEXTES VISES AU MOYEN, DOIT ETRE CASSE ;<br>
<br>
PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE RIOM LE 23 MARS 1961 ;<br>
<br>
 REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE LIMOGES. N° 61 - 40 372 DAME DE BOUTER C/ ROUSSEL. PRESIDENT : M VERDIER - RAPPORTEUR : M LEVADOUX - AVOCAT GENERAL : M LINDON - AVOCATS : MM LE PRADO ET HERSANT. A RAPPROCHER : 20 DECEMBRE 1961, BULL 1961, IV, N° 1 080 (1°), P 862.<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** CASSATION.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** UNE COUR D'APPEL NE PEUT RECONNAITRE LA QUALITE DE REPRESENTANT STATUTAIRE A UN REPRESENTANT ENGAGE EN QUALITE DE MANDATAIRE ET AYANT TRAVAILLE PENDANT QUELQUES MOIS EN CETTE QUALITE, SANS CONSTATER UNE NOVATION MODIFICATRICE DU CONTRAT ORIGINAIRE.
**Mots-clés:** REPRESENTANT DE COMMERCE  - STATUT LEGAL  - CONTRAT ANTERIEUR  - CONTRAT PRIMITIF DE REPRESENTANT MANDATAIRE  - NOVATION  - CONSTATATIONS NECESSAIRES