# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 2, du 13 octobre 1961, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006958357
**Date de décision:** 1961-10-13
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006958357

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 ;<br>
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 ATTENDU QUE LES ARRETS QUI NE CONTIENNENT PAS LES MOTIFS SONT DECLARES NULS ;<br>
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 QUE LE DEFAUT DE REPONSE A DES CONCLUSIONS CONSTITUE UNE ABSENCE DE MOTIFS ;<br>
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 ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE QUE LOUIS X..., VOULANT PRETER SECOURS A SON NEVEU JEAN X..., EN POUSSANT SA VOITURE QUI ETAIT EMBOURBEE, GLISSA SUR LE SOL BOUEUX ET ALLA HEURTER DU NEZ CONTRE L'ARRIERE DU VEHICULE, SE FAISANT UNE BLESSURE ;<br>
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 QU'IL DECEDA, PEU APRES, D'UNE INFECTION TETANIQUE ;<br>
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 QUE SA VEUVE A ASSIGNE JEAN X... EN REPARATION DU PREJUDICE AINSI SUBI SUR LA BASE DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1 DU CODE CIVIL ;<br>
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 ATTENDU QUE, POUR ACCUEILLIR CETTE DEMANDE, L'ARRET ATTAQUE ENONCE QUE C'EST EN RAISON DE LA POSITION ANORMALE DE LA VOITURE QUE LOUIS X... A PRETE SON CONCOURS A JEAN X... POUR LUI PERMETTRE DE DEMARRER ET QUE C'EST AU COURS DE CETTE MANOEUVRE QU'IL A GLISSE ET S'EST BLESSE ;<br>
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 QUE LE GESTE ACCOMPLI PAR LOUIS X... A L'EFFET DE RENDRE SERVICE A SON NEVEU NE POUVAIT ETRE ASSIMILE A UNE FAUTE ET QU'IL APPARTENAIT, DES LORS, A JEAN X..., POUR S'EXONERER DE LA RESPONSABILITE PESANT SUR LUI, EN VERTU DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1ER DU CODE CIVIL DE RAPPORTER, CE QU'IL NE FAISAIT PAS, LA PREUVE QUE LE DOMMAGE AVAIT ETE DU A UN CAS FORTUIT OU DE FORCE MAJEURE OU A UNE CAUSE ETRANGERE QUI NE LUI FUT PAS IMPUTABLE ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE JEAN X... FAISAIT VALOIR DANS SES CONCLUSIONS D'APPEL QUE L'EXPLICATION DE LA CHUTE DE LOUIS X... SE TROUVAIT DONNEE PAR SA VEUVE AU COURS DE SON AUDITION PAR LES GENDARMES, AUXQUELS ELLE AVAIT DECLARE : "MON MARI A GLISSE" ET QUE L'ACCIDENT AVAIT DU AVOIR POUR CAUSE, AINSI QUE L'AVAIENT ESTIME LES PREMIERS JUGES, UNE LEGERE IMPRUDENCE, SINON UN MANQUE DE PRECAUTION DE LA VICTIME ELLE-MEME, QUI AURAIT DU PRETER ATTENTION AU CARACTERE GLISSANT D'UNE CHAUSSEE DETREMPEE ET BOUEUSE ;<br>
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 ATTENDU QU'EN NE REPONDANT PAS A CES CONCLUSIONS, DONT LES ENONCIATIONS, SI ELLES AVAIENT ETE RECONNUES FONDEES, EUSSENT ETE DE NATURE A MODIFIER LA SOLUTION DU LITIGE, LA COUR D'APPEL N'A PAS SATISFAIT AUX EXIGENCES DU TEXTE SUSVISE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE NANCY, LE 5 NOVEMBRE 1953 ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET POUR ETRE FAIT DROIT LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE DIJON. NO 59-13.234. JEAN X... C/ CONSORTS X.... PRESIDENT : M. CAMBOULIVES, CONSEILLER DOYEN, FAISANT FONCTIONS. - RAPPORTEUR : M. CUNEO. - AVOCAT GENERAL : M. LEMOINE. - AVOCATS : MM. COULET ET COPPER-ROYER.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LES JUGES DU FOND NE SAURAIENT CONDAMNER UN AUTOMOBILISTE A REPARER, EN VERTU DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1ER, DU CODE CIVIL, LE PREJUDICE QUE SUBIT UNE VEUVE A LA SUITE DU DECES DE SON MARI - DECES DU A UNE INFECTION TETANIQUE SURVENUE APRES UNE BLESSURE QUE CELUI-CI S'ETAIT FAITE EN AIDANT LE DEFENDEUR A POUSSER SA VOITURE QUI ETAIT EMBOURBEE - SANS REPONDRE AUX CONCLUSIONS D'APPEL DE CE DEFENDEUR QUI FAISAIT VALOIR QUE L'EXPLICATION DE LA CHUTE DE LA VICTIME SE TROUVAIT DONNEE PAR SA VEUVE QUI AVAIT DECLARE : "MON MARI A GLISSE" ET QU'AINSI L'ACCIDENT AVAIT DU AVOIR POUR CAUSE UNE LEGERE IMPRUDENCE, SINON UN MANQUE DE PRECAUTION DE LA VICTIME ELLE-MEME QUI AURAIT DU PRETER ATTENTION AU CARACTERE GLISSANT D'UNE CHAUSSEE DETREMPEE ET BOUEUSE.
**Mots-clés:** JUGEMENTS ET ARRETS  - CONCLUSIONS  - ABSENCE DE REPONSE  - RESPONSABILITE CIVILE  - CHOSES INANIMEES  - ARTICLE 1384 DU CODE CIVIL  - PRESOMPTION  - EXONERATION  - FAUTE DE LA VICTIME  - CHUTE D'UNE PERSONNE QUI AIDAIT UN AUTOMOBILISTE A POUSSER SA VOITURE EMBOURBEE