# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 29 décembre 2004, 264521, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008158181
**Date de décision:** 2004-12-29
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008158181

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 13 février 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Faredj X..., demeurant ...  ; M. X... demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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     1°) d'annuler l'ordonnance du 6 janvier 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 8 août 2002 du préfet de police ordonnant sa reconduite à la frontière  ;
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     2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté  ;
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Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié  ;
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     Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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     Vu le code de justice administrative  ;
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     Après avoir entendu en séance publique  :
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     - les conclusions de Mme Marie-Hélène Mitjavile, Commissaire du gouvernement  ;
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<br>Considérant qu'aux termes des dispositions du I de l'article 35 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France, dans sa rédaction issue de la loi du 26 novembre 2003  : Le placement en rétention d'un étranger dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire peut être ordonné lorsque cet étranger (...) 3° Soit, faisant l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière pris en application de l'article 22 et édicté moins d'un an auparavant, ne peut quitter immédiatement le territoire français (...)  ;
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     Considérant que la circonstance qu'un arrêté de reconduite à la frontière a été dépourvu d'exécution pendant plus d'un an, si elle fait obstacle à ce que l'étranger soit placé en rétention dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire, ne prive pas de tout effet cet arrêté ni même ne fait obstacle à son exécution d'office prévue à l'article 26 bis de l'ordonnance précitée  ; qu'ainsi, en se fondant sur ce que l'arrêté du préfet de police en date du 8 août 2002 ordonnant la reconduite à la frontière de M. X... n'avait pas fait l'objet d'une exécution depuis plus d'un an pour en déduire que le recours formé par l'intéressé contre cet arrêté avait perdu tout objet et qu'ainsi il n'y avait plus lieu de statuer sur ce recours, l'auteur de l'ordonnance attaquée a commis une erreur de droit  ; que, par suite, M. X... est fondé à demander l'annulation de cette ordonnance  ;
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     Considérant qu'il y a lieu d'évoquer et de statuer immédiatement sur la demande présentée par M. X... devant le tribunal administratif de Paris  ;
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     Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police, peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)  ;
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     Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X..., de nationalité algérienne, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification en date du 8 février 2002 de la décision du préfet de police en date du même jour lui refusant un titre de séjour et l'invitant à quitter le  territoire  ; qu'il était ainsi dans le cas prévu par les dispositions précitées du 3° du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée où le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière  ;
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     Considérant que, par un arrêté du 25 mars 2002, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du département le 2 avril 2002, le préfet de police a donné à M. Y, sous-directeur de l'administration des étrangers, délégation pour signer notamment les arrêtés de reconduite à la frontière des étrangers en situation irrégulière  ; que, dès lors, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été signé par une autorité incompétente manque en fait  ;
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     Considérant que l'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde  ; qu'il est, par suite, suffisamment motivé  ;
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     Considérant que si M. X... fait valoir qu'il a déposé une demande de délivrance d'un certificat de nationalité française auprès du tribunal d'instance de Paris 11ème le 19 octobre 2001, il ressort des pièces du dossier que le greffier en chef du tribunal d'instance de Paris, par une décision en date du 16 octobre 2002, a refusé de délivrer un certificat de nationalité française à M. X...  ;
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     Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 8 août 2002 par lequel le préfet de police a ordonné sa reconduite à la frontière  ;
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<br>				D E C I D E   :
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     Article 1er  : L'ordonnance du président du tribunal administratif de Paris en date du 6 janvier 2004 est annulée.
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     Article 2  : La requête de M. X... devant le tribunal administratif de Paris est rejetée.
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     Article 3  : La présente décision sera notifiée à M. Faredj X..., au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** Satisfaction partielle
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**