# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 6ème chambre (formation à 3), du 2 novembre 2005, 02BX01635, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007509956
**Date de décision:** 2005-11-02
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 6EME CHAMBRE (FORMATION A 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007509956

## Contenu de la décision

Vu le recours enregistré le 6 août 2002 au greffe de la cour présenté par le MINISTRE de L'INTERIEUR, de LA SECURITE PUBLIQUE et DES LIBERTES LOCALES qui demande à la cour  :
<br>
     1°) d'annuler le jugement du 14 mai 2002 du tribunal administratif de Fort-de-France qui a annulé la décision du 23 novembre 1999 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé d'accorder à M. X le bénéfice de l'indemnité d'éloignement  ; 
<br>
     2°) de rejeter la demande de M. X devant le tribunal administratif de Fort-de-France  ; 
<br>
<br>
     
Vu les autres pièces du dossier  ;
<br>
     Vu la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984  ;
<br>
     Vu le décret n° 53-1266 du 22 décembre 1953  ; 
<br>
     Vu le code de justice administrative  ;  
<br>
     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
<br>
<br>
     
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 4 octobre 2005  :
<br>
     - le rapport de M. Dronneau , Président  ; 
<br>
     - et les conclusions de M. Valeins , commissaire du gouvernement  ;
<br>
<br>
     
Considérant qu'aux termes de l'article 2 du décret du 22 décembre 1953  : Les fonctionnaires de l'Etat qui recevront une affectation dans l'un des départements de la Guadeloupe, de la Guyane française, de la Martinique ou de la Réunion, à la suite de leur entrée dans l'administration, d'une promotion ou d'une mutation et dont le précédent domicile était distant de plus de 3 000 km du lieu d'exercice de leurs nouvelles fonctions percevront, s'ils accomplissent une durée minimum de services de quatre années consécutives, une indemnité dénommée indemnité d'éloignement des départements d'outre-mer  ; que le domicile du fonctionnaire, au sens des dispositions précitées, doit s'entendre du lieu où se trouve le centre des intérêts de l'agent  ;
<br>
     Considérant que M. X est né en Martinique en 1951 où il a suivi toute sa scolarité obligatoire  ; qu'il a été recruté en métropole le 1er octobre 1973 en qualité d'élève-gardien de la paix et a été titularisé, le 1er août 1975  ; que, dès 1975, il a sollicité sa mutation en Martinique  ; qu'il s'est prévalu de sa qualité de fonctionnaire originaire de Martinique pour obtenir en 1977, 1981, 1986, 1989, 1992 et 1995 le bénéfice de congés bonifiés passés dans ce département  ; qu'enfin l'intéressé a déclaré qu'il possédait des biens fonciers dans son département d'origine  ; qu'il doit, par suite, être regardé comme ayant conservé dans ce département le centre de ses intérêts matériels et moraux  ; que, dès lors, le MINISTRE de L'INTERIEUR est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Fort-de-France a annulé la décision du 23 novembre 1999 refusant à M. X le bénéfice de l'indemnité d'éloignement prévue par les dispositions précitées de l'article 2 du décret du 22 décembre 1953  ;
<br>
<br>
     
DECIDE  :
<br>
<br>
     
Article 1er    : Le jugement du tribunal administratif de Fort-de-France du 14 mai 2002 est annulé.
<br>
     Article 2       : La demande de M. X présentée devant le tribunal administratif de Fort-de-France est rejetée.
<br>
<br>
<br>
     
2
<br>
     
02BX01635
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>,<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Satisfaction totale
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**