# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 23 avril 1976, 74-14.811, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006996973
**Date de décision:** 1976-04-23
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006996973

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE L 400 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ET LES ARTICLES 37 ET 41 DU REGLEMENT INTERIEUR DES CAISSES PRIMAIRES D'ASSURANCE MALADIE POUR LE SERVICE DES PRESTATIONS ANNEXE A L'ARRETE MINISTERIEL DU 19 JUIN 1947 ;<br>
<br>
ATTENDU QUE SELON LE DEUXIEME DE CES TEXTES, DURANT LA MALADIE, LE MALADE NE DOIT PAS QUITTER LA CIRCONSCRIPTION DE LA CAISSE A LAQUELLE IL EST RATTACHE SANS AUTORISATION PREALABLE DE LA CAISSE ;<br>
<br>
 QUE LE MALADE DONT L'ENVOI EN CONVALESCENCE EST JUGE NECESSAIRE PAR LE PRATICIEN TRAITANT DOIT EN AVISER LA CAISSE AVANT SON DEPART ET ATTENDRE L'AUTORISATION DE CELLE-CI ;<br>
<br>
 QU'IL DOIT, PENDANT LA CONVALESCENCE, SE SOUMETTRE AU CONTROLE DANS LES CONDITIONS FIXEES PAR LA CAISSE ;<br>
<br>
 QUE SUIVANT LE TROISIEME, LORSQUE L'ASSURE A VOLONTAIREMENT ENFREINT LE REGLEMENT INTERIEUR DES MALADES, LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA CAISSE PEUT RETENIR, A TITRE DE PENALITE, TOUT OU PARTIE DES INDEMNITES JOURNALIERES DUES ;<br>
<br>
ATTENDU QUE DAME X... ETAIT EN ARRET DE TRAVAIL A LA SUITE D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION QUI LUI AVAIT OCCASIONNE UN TRAUMATISME CRANIEN LORSQU'ELLE PARTIT EN JUILLET 1973 SE REPOSER CHEZ SES PARENTS HORS LA CIRCONSCRIPTION DE LA CAISSE ;<br>
<br>
 QUE L'INTERESSEE A PRETENDU EN AVOIR INFORME LA CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE DE ROUEN PAR UNE LETTRE DE CET ORGANISME A SOUTENU N'AVOIR JAMAIS RECUE ;<br>
<br>
 QUE LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA CAISSE A SUPPRIME A DAME X... LES INDEMNITES JOURNALIERES DE MALADIE POUR LA PERIODE DU 3 AU 27 JUILLET 1973 POUR AVOIR QUITTE SA CIRCONSCRIPTION SANS AVOIR OBTENU L'AUTORISATION ;<br>
<br>
ATTENDU QUE POUR RETABLIR DAME X... DANS SON DROIT AUX INDEMNITES SUPPRIMEES, LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE, APRES AVOIR ENONCE QUE LE CARACTERE VOLONTAIRE DE L'INFRACTION COMMISE NE PEUT S'INDUIRE QUE D'UN AGISSEMENT DEPOURVU DE CAUSE JUSTIFICATIVE RELEVE QU'EN RAISON DE SON ETAT DE SANTE ET DE LA PRESENCE A SON FOYER DE DEUX ENFANTS, DONT LE PLUS JEUNE AVAIT BESOIN DE SOINS DE NATURE A ENTRAINER UNE FATIGUE NOTABLE L'OCCASION QUI S'ETAIT PRESENTEE POUR DAME X... DE PARTIR AVEC SES PARENTS POUR SE REPOSER CHEZ CEUX-CI CONSTITUAIT, EN RAISON DE L'URGENCE UNE CAUSE JUSTIFICATIVE ;<br>
<br>
ATTENDU CEPENDANT, QUE LE DEPART D'UN ASSURE DE LA CIRCONSCRIPTION DE LA CAISSE DONT IL RELEVE EST SUBORDONNE A L'AUTORISATION PREALABLE DE CET ORGANISME ET QU'EN PASSANT OUTRE A L'ABSENCE D'UNE TELLE AUTORISATION, LA DAME X... AVAIT COMMIS UNE INFRACTION AU REGLEMENT INTERIEUR QUI, MEME SI ELLE NE PROCEDAIT PAS D'UNE INTENTION DELIBEREE DE SE SOUSTRAIRE AU CONTROLE DE LA CAISSE DEVAIT ETRE CONSIDEREE COMME VOLONTAIRE AU SENS DE L'ARTICLE 41 DUDIT REGLEMENT DES LORS QU'IL N'ETAIT JUSTIFIE D'AUCUNE CIRCONSTANCE AYANT MIS L'INTERESSEE DANS L'IMPOSSIBILITE D'EN RESPECTER LES PRESCRIPTIONS ;<br>
<br>
D'OU IL SUIT QUE LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE A FAIT UNE FAUSSE APPLICATION DES TEXTES SUSVISES ;<br>
<br>
PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LA DECISION RENDUE ENTRE LES PARTIES LE 17 SEPTEMBRE 1974 PAR LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE ROUEN ;<br>
<br>
 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAINT AVANT LADITE DECISION ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DU HAVRE.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1974-10-24 Bulletin 1974 V N. 505 p. 470 (CASSATION).
 CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1975-11-20 Bulletin 1975 V N. 559 p. 473 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES.
 Arrêts groupés : Cour de Cassation (Chambre sociale) 1976-04-23 (CASSATION) N. 74-14.810 CPAM ROUEN

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Arrêté  1947-06-19 CASSATION,Code de la sécurité sociale L400 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** En application de l'article 37 du règlement intérieur des caisses primaires d'assurance maladie annexé à l'arrêté ministériel du 19 juin 1947, le départ d'un assuré malade de la circonscription de la caisse dont il relève est subordonné à l'autorisation préalable de cet organisme sans qu'aucune disposition ne prévoie en la matière qu'à défaut de réponse de sa part dans un certain délai son assentiment est réputé acquis.          En passant outre en l'absence d'autorisation de la caisse l'assuré commet une infraction au règlement intérieur qui, même si elle ne procède pas d'une intention délibérée de se soustraire au contrôle de la caisse doit être considérée comme volontaire au sens de l'article 41 dudit règlement dès lors qu'il n'est justifié d'aucune circonstance l'ayant mis dans l'impossibilité d'en respecter les prescriptions.          Par suite le conseil d'administration est fondé à retenir à titre de pénalité tout ou partie des indemnités journalières (Arrêts n° 1 et 2).
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE ASSURANCES SOCIALES - Maladie - Prestations - Indemnité journalière - Suppression - Infraction au règlement des malades - Assuré quittant sans autorisation la circonscription de la caisse.