# Conseil d'Etat, 10/ 5 SSR, du 23 mars 1990, 76660, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007760806
**Date de décision:** 1990-03-23
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 10/ 5 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007760806

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête, enregistrée le 15 mars 1986 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme X..., demeurant Chemin Beau-Soleil, Sainte-Luce à Carquefou (44470), et tendant à ce que le Conseil d'Etat annule la décision du 6 février 1986 par laquelle la commission du Contentieux de l'indemnisation d'Amiens a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions du directeur général de l'agence nationale pour l'indemnisation des Français d'outre-mer relatives à l'indemnisation des biens qu'elle possédait en Algérie ;<br>
<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi du 15 juillet 1970 ;<br>     Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Richer, Conseiller d'Etat,<br>    - les conclusions de Mme Leroy, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant que Mme X... conteste les décisions attributives additionnelles en date du 29 mars 1983 par lesquelles l'agence nationale pour l'indemnisation des Français d'outre-mer a fixé le complément d'indemnisation correspondant au nombre de parts du capital social de la Société Hollystar qu'elle détenait soit à titre personnel soit en qualité d'ayant-droit de ses parents ; que les allégations selon lesquelles l'acte établi devant notaire le 13 novembre 1967 à Alger et sur lequel figure la quotité des parts revenant à un titre ou à un autre à Mme X... serait incomplet et contiendrait des énonciations fausses ne sont accompagnées d'aucune précision permettant d'en établir le bien-fondé ; que, dans ces conditions, les énonciations de l'acte établi le 13 novembre 1967 et enregistré le 18 novembre 1967 doivent être tenues pour exactes et réelles ; qu'il suit de là que Mme X... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que par la décision attaquée, la commission du contentieux de l'indemnisation d'Amiens a rejeté sa demande tendant à l'annulation de deux décisions de l'agence nationale pour l'indemnisation des Français d'outre-mer en date du 29 mars 1983 ;<br>    Considérant qu'il est constant que les biens dont l'intéressée aurait été dépossédée en Algérie (le magasin pilote à Alger) et en Tunisie (maison Thémis et maison et terrain à Surcouf) n'ont fait l'objet d'aucune déclaration auprès de l'agence nationale pour l'indemnisation des Français d'outre-mer ; que par suite les conclusions de l'intéressée à propos desdits biens, qui n'ont fait l'objet d'aucune décision préalable, ne sont pas recevables ;<br>Article 1er : La requête de Mme X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme X... et au ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 46-06-01-03 OUTRE-MER - INDEMNISATION DES FRANCAIS DEPOSSEDES - CONDITIONS GENERALES DE L'INDEMNISATION - CONDITIONS RELATIVES AUX BIENS,46-06-02-06 OUTRE-MER - INDEMNISATION DES FRANCAIS DEPOSSEDES - FIXATION DE LA VALEUR D'INDEMNISATION - COMPLEMENT D'INDEMNISATION (LOI DU 2 JANVIER 1978)