# Cour administrative d'appel de Douai, 2e chambre - formation à 3, 11/06/2013, 12DA01593, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000027592685
**Date de décision:** 2013-06-11
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Douai
**Formation:** 2e chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000027592685

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée par télécopie le 26 octobre 2012 au greffe de la cour, présentée pour M. C...B...A..., demeurant..., par la SCP Caron, Daquo, Amouel, Pereira ; M. B... A...demande à la cour :<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 1201419 du 25 septembre 2012 par lequel le tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande tendant, d'une part, à l'annulation de l'arrêté du 17 avril 2012 du préfet de l'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français et, d'autre part, à ce qu'il soit enjoint au préfet de l'Oise de lui délivrer une carte de séjour temporaire ; <br>
       2°) d'annuler l'arrêté attaqué du 17 avril 2012 ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de l'Oise de lui délivrer une carte de séjour temporaire ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ; <br>
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       Vu la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée, relative à l'aide juridique, et notamment son article 37, et le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991, modifié ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Perrine Hamon, premier conseiller ;<br>
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       1. Considérant que M. B...A..., ressortissant angolais né le 20 octobre 1983, déclare être entré en France en 2008 ; qu'après le rejet de sa demande d'asile, il a sollicité le 15 décembre 2011 son admission au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que, par arrêté en date du 17 avril 2012, le préfet de l'Oise a refusé de l'admettre au séjour, a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans le délai d'un mois et a fixé le pays de destination ; que M. B...A...relève appel du jugement par lequel le tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté ; <br>
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       2. Considérant qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : (...) 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ; (...) " ; <br>
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       3. Considérant que le requérant soutient, en appel comme en première instance, que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale, est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant compte tenu des liens qu'il entretient avec son enfant et la mère de celui-ci ; que, toutefois, hormis quatre attestations de proches se bornant à faire état de visites qu'il rend à son enfant, il n'apporte, en appel, aucun élément nouveau, de fait ou de droit, de nature à remettre en cause l'appréciation portée par les premiers juges sur ces moyens ; que, par suite, il y a lieu, par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges, de les écarter ;<br>
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       4. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. B...A...n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande ; que, par suite, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées ;<br>
DÉCIDE :<br>
       Article 1er : La requête de M. B...A...est rejetée.<br>
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       Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. C...B...A...et au ministre de l'intérieur.<br>
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       Copie sera adressée au préfet de l'Oise.<br>
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N°12DA01593<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01 Étrangers. Séjour des étrangers.