# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 2, du 19 juillet 1960, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006953894
**Date de décision:** 1960-07-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006953894

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE, DANS UN VIRAGE, LA VOITURE AUTOMOBILE CONDUITE PAR HUGONNET HEURTA LE TALUS BORDANT LE COTE GAUCHE DE LA ROUTE ET SE RENVERSA;<br>
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 QUE GUIGNARD, TRANSPORTE, A TITRE PUREMENT GRACIEUX, PAR HUGONNET, FUT BLESSE;<br>
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 QUE, SE RECLAMANT DE L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL, IL A ASSIGNE CE DERNIER ET LA MUTUELLE ASSURANCE AUTOMOBILE DES INSTITUTEURS, SON ASSUREUR, EN REPARATION DU PREJUDICE PAR LUI SUBI;<br>
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 ATTENDU QUE, STATUANT APRES CASSATION, LE 9 JANVIER 1957, PAR LA CHAMBRE CIVILE, DE L'ARRET RENDU LE 30 NOVEMBRE 1954, PAR LA COUR D'APPEL DE POITIERS, LA COUR DE LIMOGES A ACCUEILLI CETTE DEMANDE;<br>
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 QUE LE POURVOI LUI REPROCHE D'EN AVOIR AINSI DECIDE ALORS QUE LA CAUSE DU DOMMAGE SERAIT INCONNUE ET QU'AUCUNE PRESOMPTION SUFFISANTE NE PERMETTRAIT DE L'ATTRIBUER A LA FAUTE DU CONDUCTEUR DE L'AUTOMOBILE;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES JUGES D'APPEL OBSERVENT QU'HUGONNET LUI-MEME, N'AVAIT PAS IMPUTE LE SINISTRE A UNE CAUSE MECANIQUE ET AVAIT DECLARE AVOIR PERDU LE CONTROLE DE SA VOITURE, EN ABORDANT UN VIRAGE SUR UNE CHAUSSEE MOUILLEE;<br>
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QUE LA DECISION RELEVE, D'UNE PART, QUE, LORSQUE LE VEHICULE, QUI AVAIT PARCOURU 150 METRES AU-DELA DU VIRAGE, AVAIT HEURTE LE TALUS DU COTE GAUCHE DE LA ROUTE, IL ETAIT ENCORE ANIME D'UNE VITESSE APPRECIABLE, PUISQU'IL S'ETAIT RETOURNE SOUS LE CHOC ET QUE SES OCCUPANTS AVAIENT ETE ASSEZ SERIEUSEMENT BLESSES, D'AUTRE PART, QUE, SELON LES CONSTATATIONS DE L'ENQUETE, LA VOITURE AVAIT DERAPE SUR LA CHAUSSEE QUE LA PLUIE AVAIT RENDUE GLISSANTE;<br>
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ATTENDU QUE, DANS UNE MATIERE OU LA PREUVE PAR TEMOINS ETAIT ADMISSIBLE, LES JUGES DU FOND ETAIENT EN DROIT DE FONDER LEUR CONVICTION SUR DES PRESOMPTIONS DONT L'APPRECIATION ETAIT ABANDONNEE A LEURS LUMIERES ET A LEUR PRUDENCE;<br>
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 QU'ILS ONT PU, DES LORS, DEDUIRE DES CONSTATATIONS SUS-RAPPELEES QUE LE DOMMAGE ETAIT DU A LA VITESSE EXCESSIVE DE L'AUTOMOBILE, EU EGARD A L'ETAT DE LA ROUTE, PLUS SPECIALEMENT DANS UN VIRAGE;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 9 JUIN 1958 PAR LA COUR D'APPEL DE LIMOGES.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° LES JUGES DU FOND PEUVENT DEDUIRE DE LEURS CONSTATATIONS QUE LE DOMMAGE CAUSE AU PASSAGER D'UNE VOITURE AUTOMOBILE LAQUELLE AVAIT HEURTE UN TALUS BORDANT LA ROUTE ET S'ETAIT RENVERSEE, ETAIT DU A UNE VITESSE EXCESSIVE EU EGARD A L'ETAT DE LA CHAUSSEE SPECIALEMENT DANS UN VIRAGE, DES LORS QU'APRES AVOIR OBSERVE QUE LE CONDUCTEUR LUI-MEME, SANS IMPUTER L'ACCIDENT A UNE CAUSE MECANIQUE AVAIT DECLARE AVOIR PERDU LE CONTROLE DE SON VEHICULE EN ABORDANT UN TOURNANT SUR UNE CHAUSSEE MOUILLEE, ILS RELEVENT, D'UNE PART, QUE LORSQUE LA VOITURE AVAIT HEURTE 150 METRES AU-DELA DE CE VIRAGE LE TALUS BORDANT LE COTE GAUCHE DE LA ROUTE, ELLE ETAIT ENCORE ANIMEE D'UNE VITESSE APPRECIABLE, PUISQU'ELLE S'ETAIT RETOURNEE SOUS LE CHOC ET QUE LES BLESSURES CAUSEES AUX PASSAGERS AVAIENT ETE ASSEZ SERIEUSES, D'AUTRE PART QUE, SELON L'ENQUETE, ELLE AVAIT DERAPE SUR UNE CHAUSSEE QUE LA PLUIE AVAIT RENDUE GLISSANTE.,2° DANS UNE MATIERE OU LA PREUVE PAR TEMOINS EST ADMISSIBLE, LES JUGES DU FOND SONT EN DROIT DE FONDER LEUR CONVICTION SUR DES PRESOMPTIONS DONT L'APPRECIATION EST ABANDONNEE A LEURS LUMIERES ET A LEUR PRUDENCE.
**Mots-clés:** 1° RESPONSABILITE CIVILE  - FAUTE  - CIRCULATION ROUTIERE  - VITESSE EXCESSIVE  - CONSTATATIONS SUFFISANTES,2° PRESOMPTIONS  - PRESOMPTIONS DU FAIT DE L'HOMME  - ADMISSIBILITE  - MATIERES OU LA PREUVE PAR TEMOINS EST POSSIBLE