# Cour Administrative d'Appel de Paris, 6ème Chambre, 31/12/2009, 08PA05809, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021749941
**Date de décision:** 2009-12-31
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Paris
**Formation:** 6ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021749941

## Contenu de la décision

Vu I°), la requête enregistrée le 26 novembre 2008, sous le n° 08PA05809, présentée pour M. Ahmed Samir Anwar A, demeurant chez Mme Zohra C ..., par Me Lumbroso ; M. A demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0811510/6-3 du 27 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du <br>
27 mai 2008 par lequel le préfet de police lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ;<br>
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ladite décision ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une carte de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article <br>
L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu II°), la requête enregistrée le 26 novembre 2008, sous le n° 08PA05810, présentée pour Mme Ghada B A, demeurant chez <br>
Mme Zohra D ..., par Me Lumbroso ; Mme B A demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0811513/6-3 du 27 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du <br>
27 mai 2008 par lequel le préfet de police lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français ;<br>
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ladite décision ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une carte de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;<br>
<br>
       4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article <br>
L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
.......................................................................................................................<br>
       Vu les autres pièces des dossiers ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ; <br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 7 décembre 2009 :<br>
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       - le rapport de M. Guillou, rapporteur,<br>
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       - et les conclusions de Mme Dely, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que les requêtes n° 08PA05810, présentée pour Mme B A, et n° 08PA05809, présentée pour M. A, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune ; qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul arrêt ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : ... 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée  ; qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ;  <br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. A, de nationalité égyptienne, est entré en France le 13 novembre 2000, qu'il a épousé en Egypte, le <br>
28 octobre 2003, Madame MAHMOUD EL SHAWISH, sa compatriote, qui est entrée en France en 2003 ; que M. A a fait l'objet d'un refus de séjour le 25 juin 2004 mais s'est maintenu en France ; que, si M. A et son épouse font valoir qu'ils résident en France respectivement depuis huit et cinq ans, que leurs enfants sont scolarisés en France et que <br>
M. A bénéficie d'une promesse d'embauche, ces seules circonstances, eu égard notamment à la durée du séjour en France des intéressés, dont il est par ailleurs constant qu'ils ne sont pas dépourvus d'attaches familiales en Egypte, ne sont pas de nature à établir qu'en prenant les deux arrêtés attaqués, le préfet de police aurait porté au droit des intéressés à leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but en vue desquels ils ont été pris ; que, par suite, M. A et Mme B A ne sont pas fondés à soutenir que les deux arrêtés attaqués méconnaîtraient les dispositions et stipulations précitées de l'article L. 313-11 7° code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A et Mme B A ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par les jugements attaqués, le Tribunal administratif de Paris a rejeté leurs demandes ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
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       Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation des arrêtés attaqués, n'implique aucune mesure particulière d'exécution ; que, par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : <br>
 Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation  ;<br>
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       Considérant qu'en vertu de ces dispositions, la cour ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge ; que les conclusions présentées à ce titre par les requérants doivent dès lors être rejetées ;<br>
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D E C I D E :<br>
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Article 1er : Les requêtes de M. A et de Mme B A sont rejetées.<br>
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Nos 08PA05809, 08PA05810<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**