# Cour administrative d'appel de Nantes, RECONDUITE A LA FRONTIERE, du 17 juin 2005, 05NT00536, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007538074
**Date de décision:** 2005-06-17
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nantes
**Formation:** RECONDUITE A LA FRONTIERE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007538074

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 5 avril 2005, présentée pour M. Ibrahim X, demeurant chez Mlle Valérie Y, ..., par Me Gueye, avocat au barreau de Nantes  ;
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       M. X demande à la Cour  :
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       1°) d'annuler le jugement n° 0500926 du 28 février 2005 en ce que le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 février 2005 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a fixé le pays de destination de la reconduite   ;
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision fixant le pays de destination de la reconduite    ;
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       3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour  ;
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       Vu les autres pièces du dossier  ;
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       Vu la décision du 26 janvier 2005 par laquelle le président de la Cour a délégué M. Martin pour statuer sur les appels interjetés contre les jugements rendus par les présidents de tribunaux administratifs ou leurs délégués en matière de reconduite à la frontière  ;
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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       Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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       Vu le code de justice administrative  ;
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 3 juin 2005  :
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       - le rapport de M. Martin, magistrat délégué,
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       - et les conclusions de M. Mornet, commissaire du gouvernement  ;
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       Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 2° Si l'étranger s'est maintenu sur le territoire au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée sur le territoire sans être titulaire d'un premier titre de séjour régulièrement délivré (...)  ;
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité ivoirienne, déclare être entré en France en septembre 2000 muni d'un passeport diplomatique ivoirien  ; qu'il s'est maintenu sur le territoire français à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans être titulaire d'un premier titre de séjour  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application des dispositions précitées  ;
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       Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination  :
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       Considérant qu'aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  : Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants  ; 
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       Considérant que, si M. X soutient qu'il serait exposé, en cas de retour en dans son pays d'origine, à des risques personnels en raison de l'activité politique de son père, les documents produits ne permettent pas d'établir la réalité des risques encourus par l'intéressé  ; que, par suite, le moyen tiré de ce que la décision en date du 23 février 2005 fixant le renvoi de M. X à destination de la Côte-d'Ivoire serait contraire à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté  ;
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 février 2005 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a fixé le pays de destination de la reconduite   ;
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       Sur les conclusions à fin de régularisation de la situation administrative de l'intéressé  :
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       Considérant que la présente décision qui rejette la requête de M. X n'appelle aucune mesure d'exécution  ; que, par suite, les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de délivrer à M. X un titre de séjour doivent être rejetées  ;
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     DÉCIDE  :
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Article 1er  :	La requête de M. X est rejetée.
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     Article 2  :	Le présent arrêt sera notifié à M. Ibrahim X, au préfet de la Loire-Atlantique et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.
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N° 05NT00536
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**