# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 15 février 1973, 72-10.270, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988983
**Date de décision:** 1973-02-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988983

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 232 ET 306 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QUE, SELON CES TEXTES, LES EXCES, SEVICES OU INJURES NE SONT DES CAUSES DE SEPARATION DE CORPS QU'A LA DOUBLE CONDITION DE CONSTITUER UNE VIOLATION GRAVE OU RENOUVELEE DES DEVOIRS ET OBLIGATIONS RESULTANT DU MARIAGE ET DE RENDRE INTOLERABLE LE MAINTIEN DU LIEN CONJUGAL ;<br>
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 ATTENDU QUE, POUR ACCUEILLIR LA DEMANDE EN SEPARATION DE CORPS, FORMEE PAR GUILLOTIN, L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE ENONCE QUE LES FAITS ETABLIS A LA CHARGE DE SA FEMME CONSTITUENT DES INJURES GRAVES ET VIOLATIONS RENOUVELEES DES DEVOIRS ET OBLIGATIONS RESULTANT DU MARIAGE " DE NATURE A RENDRE FONDEE LA DEMANDE EN SEPARATION DE CORPS " ;<br>
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 ATTENDU QU'IL NE RESULTE PAS DE CES MOTIFS QUE LES JUGES D'APPEL SE SOIENT PRONONCES SUR LA SECONDE DES CONDITIONS EXIGEES PAR LES ARTICLES SUSENONCES ;<br>
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 EN QUOI LEUR DECISION MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 7 DECEMBRE 1971, PAR LA COUR D'APPEL DE POITIERS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE LIMOGES<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1970-07-01 Bulletin 1970 II N.226 P.173 (CASSATION) ET L'ARRET CITE CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1970-12-02 Bulletin 1970 II N.335 (1) P.257 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1971-11-18 Bulletin 1971 II N.318 P.231 (CASSATION) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1971-12-15 Bulletin 1971 II N.341 P.250 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 232,Code civil 306
**ECLI:** 
**Résumé:** AUX TERMES DES ARTICLES 232 ET 306 DU CODE CIVIL, LES EXCES,  SEVICES OU INJURES NE SONT DES CAUSES DE SEPARATION DE CORPS QU'A LA  DOUBLE CONDITION DE CONSTITUER UNE VIOLATION GRAVE OU RENOUVELEE DES  DEVOIRS ET OBLIGATIONS RESULTANT DU MARIAGE ET DE RENDRE INTOLERABLE  LE MAINTIEN DU LIEN CONJUGAL.             ENCOURT DES LORS LA CASSATION L'ARRET QUI, POUR  ACCUEILLIR UNE DEMANDE EN SEPARATION DE CORPS, ENONCE QUE LES FAITS  ETABLIS A LA CHARGE DE LA FEMME CONSTITUENT DES INJURES GRAVES ET  VIOLATIONS RENOUVELEES DE DEVOIRS ET OBLIGATIONS RESULTANT DU  MARIAGE DE NATURE A RENDRE FONDEE LA DEMANDE EN SEPARATION DE  CORPS.                              IL NE RESULTE PAS EN EFFET DE  CES MOTIFS QUE LES JUGES D'APPEL SE SOIENT PRONONCES SUR LA SECONDE  DES CONDITIONS EXIGEES PAR LES ARTICLES SUSVISES.
**Mots-clés:** DIVORCE SEPARATION DE CORPS - CAUSES - EXCES, SEVICES INJURES  GRAVES - DOUBLE CONDITION DE L'ARTICLE 232 DU CODE CIVIL -  CONSTATATIONS NECESSAIRES - PRISE EN CONSIDERATION DE LA SECONDE  CONDITION.