# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 3 mai 1974, 73-40.445, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006992396
**Date de décision:** 1974-05-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006992396

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1ER DU LIVRE IV DU CODE DU TRAVAIL;<br>
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 ATTENDU QU'IL RESULTE DE CE TEXTE QUE LES CONSEILS DES PRUD'HOMMES SONT COMPETENTS POUR CONNAITRE DES DIFFERENDS QUI PEUVENT S'ELEVER A L'OCCASION DU CONTRAT DE TRAVAIL OU D'APPRENTISSAGE ENTRE LES PATRONS OU LEURS REPRESENTANTS ET LES EMPLOYES, OUVRIERS ET APPRENTIS, OU A L'OCCASION DU TRAVAIL, ENTRE LES OUVRIERS;<br>
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 ATTENDU QUE, POUR DECLARER LE CONSEIL DES PRUD'HOMMES COMPETENT POUR STATUER SUR DEMANDE EN PAIEMENT D'INDEMNITE DE CONGES PAYES, FORMEE PAR KRIEGER CONTRE LA CAISSE DE CONGES PAYES DU BATIMENT DE LA REGION DU CENTRE, LA COUR D'APPEL RETIENT, D'UNE PART, QUE L'INDEMNITE DE CONGES PAYES EST UN ELEMENT DE SALAIRE DONT LE PAIEMENT EST DIFFERE JUSQU'A LA FIN DE LA PERIODE DE REFERENCE, ET QUE LE DIFFEREND SURGI A SON SUJET EST NE A L'OCCASION DU CONTRAT DE TRAVAIL, ET, D'AUTRE PART, QUE LES CAISSES DE CONGES PAYES INSTITUEES PAR LA LOI EN CERTAINS SECTEURS DE L'ACTIVITE ECONOMIQUE DANS LESQUELS LES SALARIES NE SONT PAS HABITUELLEMENT OCCUPES DE FACON CONTINUE CHEZ LE MEME EMPLOYEUR, SONT SUBSTITUES A L'EMPLOYEUR POUR LE PAIEMENT DE CES INDEMNITES, DONT CELUI-CI RESTE TOUTEFOIS LE DEBITEUR NORMAL;<br>
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 QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE SI LES CONSEILS DE PRUD'HOMMES CONNAISSENT DES DIFFERENDS QUI PEUVENT S'ELEVER A L'OCCASION DU CONTRAT DE TRAVAIL, ILS NE SONT COMPETENTS QUE SI LES LITIGES S'ELEVENT ENTRE LES PATRONS OU LEURS REPRESENTANTS ET LEURS EMPLOYES, OUVRIERS ET APPRENTIS;<br>
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 ET ALORS QUE LA CAISSE DE CONGES PAYES SEULE DEFENDERESSE EST TENUE D'ASSURER LE SERVICE DES INDEMNITES AUX SALARIES EN EXECUTION DE SES OBLIGATIONS LEGALES, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE BOURGES, LE 10 AVRIL 1973;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE LIMOGES<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1973-02-23 Bulletin 1973 V N. 115 P. 103 (REJET) ET L'ARRET CITE<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code du travail 4001
**ECLI:** 
**Résumé:** SI LES CONSEILS DE PRUD"HOMMES CONNAISSENT DES DIFFERENDS  QUI PEUVENT S'ELEVER A L'OCCASION DU CONTRAT DE TRAVAIL, ILS NE SONT  COMPETENTS QUE SI LES LITIGES S'ELEVENT ENTRE LES PATRONS OU LEURS  REPRESENTANTS ET LEURS EMPLOYES, OUVRIERS ET APPRENTIS.              DOIT EN CONSEQUENCE ETRE CASSE L'ARRET QUI DECLARE LA  JURIDICTION PRUD"HOMALE COMPETENTE POUR STATUER SUR UNE DEMANDE EN  PAYEMENT D'INDEMNITE DE CONGES PAYES FORMEE PAR UN SALARIE CONTRE  UNE CAISSE DE CONGES PAYES DES LORS QUE CELLE-CI, SEULE DEFENDERESSE , EST TENUE D'ASSURER LE SERVICE DES INDEMNITES AUX SALARIES EN  EXECUTION DE SES OBLIGATIONS LEGALES.
**Mots-clés:** PRUD"HOMMES - COMPETENCE MATERIELLE - CONTRAT DE TRAVAIL - CONGES  PAYES - ACTION EN PAYEMENT CONTRE UNE CAISSE DE CONGES PAYES.,* PRUD"HOMMES - COMPETENCE MATERIELLE - CONTRAT DE TRAVAIL - ABSENCE  DE CONTRAT ENTRE LES PARTIES - LITIGE ENTRE UN SALARIE ET UNE CAISSE  DE CONGES PAYES.,* TRAVAIL REGLEMENTATION - CONGES PAYES - CAISSE DE CONGES PAYES -  ACTION EN PAYEMENT CONTRE LA CAISSE DEVANT LA JURIDICTION PRUD 'HOMALE.