# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 11 février 1970, 69-40.247, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006982579
**Date de décision:** 1970-02-11
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006982579

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1382 DU CODE CIVIL, ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QUE DAME X..., ADMISE EN MALADIE DE LONGUE DUREE EN FEVRIER 1966 ET INDEMNISEE PAR LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE SUR LA BASE DU SALAIRE RECU DE SON DERNIER EMPLOYEUR, LA SOCIETE NOSSAC, AYANT RECLAME A CELLE-CI L'ATTESTATION NECESSAIRE POUR LUI PERMETTRE DE SE PREVALOIR DES REVALORISATIONS DE SALAIRE , IL EST REPROCHE AU CONSEIL DES PRUD'HOMMES D'AVOIR CONDAMNE LA SOCIETE A DES DOMMAGES-INTERETS POUR N'AVOIR FOURNI QUE TARDIVEMENT L'ATTESTATION DEMANDEE ALORS QU'IL N'EST NULLEMENT JUSTIFIE D'UN RETARD DANS SA REMISE NI D'UN PREJUDICE SUBI PAR DAME X...;<br>
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MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE LA SENTENCE ATTAQUEE QU'APRES PLUSIEURS REFUS DAME X... AVAIT FINI PAR APPELER LA SOCIETE NOSSAC EN CONCILIATION DEVANT LE CONSEIL DES PRUD'HOMMES;<br>
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QUE LA SOCIETE NOSSAC N'AVAIT PAS COMPARU ET QUE C'ETAIT SEULEMENT APRES AVOIR ETE CITEE DEVANT LE BUREAU DE JUGEMENT LE 30 DECEMBRE 1968 AUX FINS DE REMISE DE L'ATTESTATION SOUS ASTREINTE ET DE PAIEMENT DE DOMMAGES-INTERETS QU'ELLE AVAIT FAIT PARVENIR LA PIECE RECLAMEE;<br>
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 QUE RELEVANT QUE POUR CONCLURE AU REJET DE LA DEMANDE DE DOMMAGES-INTERETS LA SOCIETE PRETENDAIT QU'ELLE AVAIT ADRESSE TOUTES LES PIECES NECESSAIRES DES QU'ELLE AVAIT ETE EN MESURE DE LES FOURNIR ET QUE DAME X... NE SUBISSAIT EN FAIT AUCUN PREJUDICE PUISQUE LA SECURITE SOCIALE LUI PAYERAIT TOUT CE QUI LUI ETAIT DU, LE CONSEIL DES PRUD'HOMMES A RETENU QU'IL ETAIT CONSTANT QUE L'EMPLOYEUR AVAIT MIS UN CERTAIN TEMPS A FOURNIR L'ATTESTATION DEMANDEE, QUE LES ARGUMENTS QU'IL INVOQUAIT POUR TENTER D'EXPLIQUER SON RETARD ETAIENT FALLACIEUX, QU'IL Y AVAIT EU UNE CERTAINE MAUVAISE VOLONTE DE SA PART ET QUE DE CE FAIT DAME X... AVAIT SUBI UN PREJUDICE;<br>
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ATTENDU QUE PAR CES CONSTATATIONS ET APPRECIATIONS LES JUGES DU FOND , QUI ONT, D'AUTRE PART, SOUVERAINEMENT EVALUE LE MONTANT DU DOMMAGE , ONT LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU, LE 11 FEVRIER 1969, PAR LE CONSEIL DES PRUD'HOMMES DE MARSEILLE<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Ayant constaté d'une part, qu'un employeur avait mis un certain temps à fournir à un employé, admis en congé de longue durée et indemnisé par la Sécurité Sociale, une attestation nécessaire pour permettre à ce dernier de se prévaloir des revalorisations de salaire, d'autre part, que les arguments qu'il avait invoqués pour tenter d'expliquer son retard étaient fallacieux et qu'il y avait eu mauvaise volonté de sa part, les juges du fond ont justement condamné cet employeur à réparer le préjudice subi de ce fait par le salarié.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Responsabilité de l'employeur - Faute - Retard dans la délivrance d'une attestation de salaire - Attestation nécessaire à la révision des indemnités journalières servies par la Sécurité Sociale.,* SECURITE SOCIALE ASSURANCES SOCIALES - Maladie - Prestations - Indemnité journalière - Révision - Revalorisation des salaires - Justification - Attestation de l'employeur - Délivrance - Retard - Action du salarié contre l'employeur.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Responsabilité de l'employeur - Préjudice - Préjudice subi par un salarié - Remise tardive d'un document nécessaire à la Sécurité Sociale.