# Conseil d'Etat, 4ème et 5ème sous-sections réunies, du 11 juin 2004, 238440, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008195937
**Date de décision:** 2004-06-11
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 4EME ET 5EME SOUS-SECTIONS REUNIES
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008195937

## Contenu de la décision

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                Vu 1°), sous le n° 238440, la requête et le mémoire complémentaire, enregistrés les 24 septembre et 22 novembre 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. André X, demeurant ...  ; M. X demande au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir la décision par laquelle le Premier ministre a rejeté sa demande du 17 juillet 2001 tendant à l'abrogation des dispositions du décret du 27 août 1949 en tant qu'elles subordonnent l'attribution aux médecins de l'allocation vieillesse à la cessation de leur activité professionnelle  ;
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                Vu 2°), sous le n° 245006, la requête et le mémoire complémentaire, enregistrés les 10 avril et 29 juillet 2002 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. André X  ; M. X demande au Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision par laquelle le Premier ministre a rejeté sa demande du 18 janvier 2001 tendant à ce que soient édictées les mesures réglementaires d'application des dispositions de la loi du 5 janvier 1988 relative à la sécurité sociale instituant une retraite progressive en faveur des professions libérales  ;
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                2°) d'enjoindre au Premier ministre d'édicter ces mesures réglementaires  ;
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                Vu les autres pièces des dossiers  ;
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                Vu le code de la sécurité sociale  ;
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                Vu la loi n° 88-16 du 5 janvier 1988  ;
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                Vu la loi n° 2003-775 du 21 août 2003  ;
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                Vu le décret n° 49-1258 du 27 août 1949 modifié  ;
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - le rapport de M. Struillou, Maître des Requêtes,  
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                - les observations de la SCP Bachellier, Potier de la Varde, avocat de M. X, 
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                - les conclusions de Mme Roul, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant que les requêtes présentées par M. X présentent à juger des questions semblables  ; qu'il y a lieu de les joindre pour qu'elles fassent l'objet d'une seule décision  ; 
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                Sur les conclusions tendant à l'annulation du refus d'abroger certaines des dispositions du décret du 27 août 1949  :
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                Considérant que, dans le cas où le refus opposé à une demande d'abrogation d'un acte fait l'objet d'un recours pour excès de pouvoir et que, avant que le juge n'ait statué, l'acte en cause a fait l'objet d'une abrogation, celle-ci, lorsqu'elle est définitive, emporte des effets identiques à ceux qu'aurait l'annulation du refus initial par le juge  ; que, dès lors, il n'y a pas lieu pour celui-ci de statuer sur le mérite du pourvoi dont il est saisi alors même que l'acte abrogé aurait reçu application pendant la période où il était en vigueur  ;
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                Considérant qu'aux termes des dispositions de l'article L. 643-6 du code de la sécurité sociale, issues de l'article 90 de la loi du 21 août 2003 et entrées en vigueur au 1er janvier 2004  : L'attribution de la pension de retraite est subordonnée à la cessation de l'activité libérale  ; que ces dispositions, dont l'application ne nécessite l'édiction d'aucune mesure réglementaire, ont abrogé expressément les dispositions antérieures du dernier alinéa de l'article L. 643-2 du même code et, par voie de conséquence, ont rendu caduques les dispositions du décret du 27 août 1949, lesquelles sont incompatibles avec la règle édictée par l'article L. 643-6 cité ci-dessus selon laquelle l'attribution de la pension de retraite est subordonnée pour tous les membres des professions libérales et des avocats à la cessation de leur activité  ; qu'il suit de là que, conformément à ce qui a été dit précédemment, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. X tendant à l'annulation du refus d'abroger certaines des dispositions du décret du 27 août 1949  ;
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                Sur les conclusions tendant à l'annulation du rejet de la demande tendant à ce que soit pris le décret prévu par l'article L. 643-8-1 du code de la sécurité sociale  :
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                Considérant qu'aux termes de l'article L. 643-8-1 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction issue de la loi du 5 janvier 1988, les dispositions des articles L. 351-15 et L. 351-16 du même code relatives à la retraite progressive sont applicables au régime d'assurance vieillesse des professions libérales dans des conditions fixées par décret et relatives, notamment, à la diminution des revenus professionnels lorsque l'assuré justifie d'une activité à temps partiel exercée à titre exclusif et relevant de ce régime  ; 
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                Considérant que le gouvernement avait l'obligation de prendre le décret, prévu par l'article L. 643-8-1 du code de la sécurité sociale, dans un délai raisonnable  ; que ce délai était dépassé à la date à laquelle, par une décision implicite, a été rejetée la demande du 18 janvier 2001 présentée par M. X tendant à ce que soient prises les mesures réglementaires prévues par l'article L. 643-8-1 alors en vigueur  ; que, par suite, l'intéressé est fondé à soutenir que cette décision est entachée d'illégalité et à en demander l'annulation  ; 
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                Sur les conclusions aux fins d'injonction  :
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                Considérant que les dispositions citées ci-dessus de l'article L. 643-8-1 du code de la sécurité sociale ont été abrogées à compter du 1er janvier 2004 par le I de l'article 96 de la loi du 21 août 2003  ; qu'il suit de là que les conclusions présentées par M. X tendant à ce qu'il soit enjoint au gouvernement de prendre le décret prévu par ces dispositions ne peuvent qu'être rejetées  ;
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                				D E C I D E  :
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Article 1er  : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. X tendant à l'annulation du refus du Premier ministre d'abroger les dispositions du décret du 27 août 1949 en tant qu'elles subordonnent l'attribution aux médecins de l'allocation vieillesse à la cessation de leur activité professionnelle.
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Article 2  : La décision implicite par laquelle le Premier ministre a rejeté la demande de M. X tendant à ce que soit pris le décret d'application de l'article L. 643-8-1 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction issue de la loi n° 88-16 du 5 janvier 1988, nécessaire à l'application au régime d'assurance vieillesse des professions libérales des dispositions des articles L. 351-15 et L. 351-16 de ce code relatives à la retraite progressive, est annulée.
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Article 3  : Le surplus des conclusions des requêtes de M. X est rejeté.
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Article 4  : La présente décision sera notifiée à M. André X et au ministre de la santé et de la protection sociale.
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## Métadonnées

**Solution:** Non-lieu PAPC
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**