# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 18 juillet 1968, 67-91.815, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007059404
**Date de décision:** 1968-07-18
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007059404

## Contenu de la décision

REJET SUR LE POURVOI FORME PAR CLAIREAUX (FLORENT), TANT EN SON NOM PERSONNEL QU'EN QUALITE DE GERANT DE LA SOCIETE TRANSINTER, CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, EN DATE DU 22 AVRIL 1967, QUI L'A CONDAMNE, POUR IMPORTATION SANS DECLARATION DE MARCHANDISES PROHIBEES, A 1000 FRANCS D'AMENDE, AU PAYEMENT DE 83048 FRANCS POUR TENIR LIEU DE CONFISCATION ET A UNE AMENDE DE 166096 FRANCS EGALE AU DOUBLE DE LA VALEUR DES OBJETS DE FRAUDE, LA SOCIETE TRANSINTER AYANT ETE DECLAREE CIVILEMENT RESPONSABLE LA COUR, VU LES MEMOIRES PRODUITS TANT EN DEMANDE QU'EN DEFENSE;<br>
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 SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 363 ET SUIVANTS DU CODE DES DOUANES, 485, 512 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE REPONSE A DES CONCLUSIONS, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, " EN CE QUE LA COUR AYANT ETE SAISIE DE CONCLUSIONS DANS LESQUELLES LE DEMANDEUR SOUTENAIT QUE L'ON DEVAIT, POUR CALCULER LA VALEUR DE LA MARCHANDISE SUR LE MARCHE INTERIEUR, TENIR COMPTE DE CE QUE LES MARCHANDISES AVAIENT DEJA ETE PARTIELLEMENT DEDOUANEES, A CONCURRENCE DU PRIX DE L'OUVRAISON QUI AVAIT ETE RETENU PAR LA DOUANE ET QUE L'ON DEVAIT POUR CALCULER LES DROITS COMPROMIS PRENDRE SEULEMENT LA VALEUR NON IMPOSEE DANS CHAQUE IMPORTATION, N'Y A PAS REPONDU;<br>
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" ALORS QU'ELLE ETAIT TENUE DE REPONDRE A CES CONCLUSIONS DONT ELLE ETAIT REGULIEREMENT SAISIE ";<br>
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 ATTENDU QU'IL APPERT DU JUGEMENT CONFIRME EN SES DISPOSITIONS NON CONTRAIRES PAR L'ARRET ATTAQUE, QUE CLAIREAUX, GERANT DE LA SOCIETE TRANSINTER, A RECONNU QU'IL AVAIT IMPORTE D'ITALIE TROIS MILLE COUVERTURES QUI N'ONT PAS ETE FABRIQUEES AVEC DES CHIFFONS EXPORTES DE FRANCE, AINSI QUE CE PREVENU L'AVAIT FAUSSEMENT DECLARE, MAIS AVEC DES MATIERES PREMIERES D'ORIGINE ETRANGERE;<br>
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 QUE CLAIREAUX N'A AINSI ACQUITTE, POUR CES IMPORTATIONS, QUE DES DROITS DE DOUANE REDUITS, CORRESPONDANT SEULEMENT A LA VALEUR DU TRAVAIL A FACON EFFECTUE EN ITALIE;<br>
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 QUE LE DEMANDEUR A ETE POURSUIVI, EN CONSEQUENCE, POUR IMPORTATION, SANS DECLARATION REGULIERE, DE MARCHANDISES PROHIBEES, DELIT PREVU PAR L'ARTICLE 426, PARAGRAPHE 4 DU CODE DES DOUANES;<br>
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 ATTENDU QUE LE JUGEMENT SUSVISE A DECLARE, A JUSTE TITRE, QUE LES DROITS DE DOUANE ACQUITTES PAR CLAIREAUX NE DEVAIENT PAS ETRE DEDUITS DE LA VALEUR DE LA MARCHANDISE PERMETTANT DE FIXER LE MONTANT DE L'AMENDE DOUANIERE ET DE LA SOMME DUE PAR LE PREVENU POUR TENIR LIEU DE CONFISCATION;<br>
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 QU'EN EFFET, LES DROITS DE DOUANE SONT INCLUS, PAR L'IMPORTATEUR, DANS LE PRIX DE VENTE DES MARCHANDISES, TEL QU'IL EST PRATIQUE SUR LE MARCHE FRANCAIS;<br>
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QU'EN OUTRE, LES AMENDES DOUANIERES PRONONCEES PAR LES JUGES REPRESSIFS CONSTITUENT DES SANCTIONS PECUNIAIRES ET NE SAURAIENT, DES LORS, COMPORTER LES DEDUCTIONS APPLICABLES, LE CAS ECHEANT, AUX DROITS DE DOUANE;<br>
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 QU'EN CONSEQUENCE LES MODALITES PREVUES, POUR LE CALCUL DES PENALITES PECUNIAIRES, PAR LES ARTICLES 436 ET SUIVANTS DU CODE DES DOUANES NE PREVOIENT POINT LA DEDUCTION DES DROITS ACQUITTES PAR LES PREVENUS;<br>
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 ATTENDU QU'AINSI LES PREMIERS JUGES, QUI ONT REPONDU PAR AVANCE AUX CONCLUSIONS D'APPEL DU DEMANDEUR, AVAIENT FAIT UNE EXACTE APPLICATION DES TEXTES PRECITES;<br>
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 QUE CES MOTIFS ONT ETE ADOPTES PAR LA COUR D'APPEL QUI A CONFIRME LE JUGEMENT DE CE CHEF;<br>
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 QU'IL S'ENSUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI;<br>
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 ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME;<br>
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 REJETTE LE POURVOI PRESIDENT : M COMTE   RAPPORTEUR : M ESCOLIER   AVOCAT GENERAL : M BARC   AVOCATS : MM PRADON ET BORE<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Les droits de douanes acquittés par le prévenu au moment de l'importation irrégulière, étant inclus dans la valeur de la marchandise ne sauraient être déduits de l'évaluation faite par les juges pour la fixation de l'amende et de la confiscation.
**Mots-clés:** DOUANES - Peines - Amende - Evaluation - Déduction des droits de douane acquittés (non),* DOUANES - Peines - Confiscation - Evaluation - Déduction des droits de douane acquittés (non).