# Conseil d'Etat, 1 / 4 SSR, du 27 février 1974, 88028, mentionné aux tables du recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007642787
**Date de décision:** 1974-02-27
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 1 / 4 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007642787

## Contenu de la décision

VU LA REQUETE SOMMAIRE ET LE MEMOIRE AMPLIATIF PRESENTES POUR LES EPOUX Z..., DEMEURANT A MORNAS  VAUCLUSE  LADITE REQUETE ET LEDIT MEMOIRE ENREGISTRES AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LES 25 JUILLET ET 14 OCTOBRE 1972 ET TENDANT A CE QU'IL PLAISE AU CONSEIL ANNULER LE JUGEMENT EN DATE DU 12 MAI 1972 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE MARSEILLE A REJETE LEUR DEMANDE TENDANT A FAIRE DECLARER LA COMMUNE DE MORNAS RESPONSABLE DES CONSEQUENCES DOMMAGEABLES DE L'ACCIDENT SURVENU A LEUR FILS MARC Y... AGE DE 10 ANS, QUI S'EST GRAVEMENT BRULE EN ABSORBANT DU POTASSIUM CONTENU DANS UNE BOUTEILLE DE LIMONADE STOCKEE DANS UN LOCAL DE LA MAIRIE ;    VU LE CODE DE LA SECURITE SOCIALE ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;<br>   CONSIDERANT QUE LE 24 FEVRIER 1969 LE JEUNE MARC Z..., ALORS AGE DE 10 ANS, A ETE GRAVEMENT BRULE A L'OESOPHAGE EN ABSORBANT DU POTASSIUM CONSERVE DANS UNE BOUTEILLE AYANT PRECEDEMMENT CONTENU DE LA LIMONADE ; QUE CETTE BOUTEILLE AVAIT ETE DEROBEE PAR UN CAMARADE DE JEUX DU JEUNE Z... DANS UN LOCAL SITUE AU REZ-DE-CHAUSSEE DE LA MAIRIE ET NON OUVERT AU PUBLIC ;<br>   CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE L'INSTRUCTION QUE LES CIRCONSTANCES QUE D'UNE PART DU POTASSIUM A ETE CONSERVE A PROXIMITE DE BOUTEILLES CONTENANT DE LA BIERE ; QUE D'AUTRE PART LA PORTE DU LOCAL MUNICIPAL N'ETAIT PAS FERMEE A CLEF, POUR REGRETTABLES QU'ELLES SOIENT, NE CONSTITUENT PAS, CONTRAIREMENT AUX AFFIRMATIONS DES REQUERANTS, UNE FAUTE DE NATURE A ENGAGER LA RESPONSABILITE DE LA COMMUNE, ALORS, SURTOUT QUE LA BOUTEILLE AVAIT ETE PLACEE SUR UNE ETAGERE SITUEE A 2,30 METRES AU DESSUS DU SOL, INACESSIBLE SANS L'EMPLOI D'UNE ECHELLE ;<br>   CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE CE QUI PRECEDE QUE LES EPOUX Z... NE SONT PAS FONDES A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF A REJETE LEUR DEMANDE TENDANT A FAIRE DECLARER LA COMMUNE DE MORNAS RESPONSABLE DE L'ACCIDENT SURVENU A LEUR FILS ; QUE, PAR VOIE DE CONSEQUENCE, LES CONCLUSIONS DE LA CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE DU VAUCLUSE TENDANT A L'OCTROI D'UNE SOMME DE 23.032 F PAR PRIVILEGE ET A DUE CONCURRENCE DE L'INDEMNITE GLOBALE MISE A LA CHARGE DU TIERS, DOIVENT ETRE REJETEES ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER. - LA REQUETE SUSVISEE DES EPOUX Z..., X... QUE LES CONCLUSIONS SUSVISEES PRESENTEES POUR LA CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE DU VAUCLUSE SONT REJETEES.    ARTICLE 2. - LES EPOUX Z... SUPPORTERONT LES DEPENS EXPOSES DEVANT LE CONSEIL D'ETAT SOUS RESERVE DE L'APPLICATION DES ARTICLES L.58 ET L.59 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE.    ARTICLE 3. - EXPEDITION DE LA PRESENTE DECISION SERA TRANSMISE AU MINISTRE DE L'INTERIEUR.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de la sécurité sociale L58 L59
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** - RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE. - FAITS SUSCEPTIBLES OU  NON D'OUVRIR UNE ACTION EN RESPONSABILITE - FONDEMENT DE LA  RESPONSABILITE. - RESPONSABILITE POUR FAUTE. - EXISTENCE OU ABSENCE  D'UNE FAUTE. - Absence - Bouteille contenant du potassium placée à  proximité de bouteilles de bière dans un local communal non fermé à  clef.