# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 4ème chambre, 30/10/2009, 09NT00667, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021297839
**Date de décision:** 2009-10-30
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 4ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021297839

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 17 mars 2009, présentée pour M. Issofa X Y, demeurant ..., par Me Moysan, avocat au barreau de Tours ; M. X Y demande à la Cour :<br>
<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 08-1758 en date du 13 février 2009 par lequel le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 11 avril 2008 du préfet d'Indre-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour ;<br>
<br>
       2°) d'annuler ladite décision ;<br>
<br>
       3°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, passé le délai de deux mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa situation administrative ;<br>
<br>
       4°) de  condamner  l'Etat  à  lui  verser  la  somme  de  1 500 euros  au  titre  de  l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
.....................................................................................................................<br>
<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 2 octobre 2009 :<br>
<br>
       - le rapport de Mme Michel, rapporteur ;<br>
<br>
       - et les conclusions de M. Villain, rapporteur public ;<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
       Considérant que M. X Y, ressortissant camerounais, relève appel du jugement en date du 13 février 2009 par lequel le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 11 avril 2008 du préfet d'Indre-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour ;<br>
<br>
       Considérant qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : (...) 11° A l'étranger résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire (...). ;<br>
<br>
       Considérant que si M. X Y fait valoir qu'il a été victime le 11 septembre 2006 d'un accident de la circulation survenu sur le territoire français, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment de l'avis rendu le 4 avril 2008 par le médecin inspecteur de santé publique, que l'état de santé de l'intéressé nécessitait une prise en charge médicale à la date à laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a statué sur sa situation administrative ; que, par suite, en prenant la décision contestée, le préfet n'a pas méconnu les dispositions précitées du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
       Considérant que la décision contestée ne fait pas obstacle à ce que M. X Y revienne régulièrement sur le territoire français et ne préjudicie ainsi pas aux droits de celui-ci de se soumettre, le cas échéant, à la procédure d'expertise médicale engagée dans le cadre de l'indemnisation des conséquences de son accident ; que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatives au droit à un procès équitable doit, dès lors, et en tout état de cause, être écarté ;<br>
<br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X Y n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande ;<br>
<br>
       Sur les conclusions à fins d'injonction, sous astreinte :<br>
<br>
       Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fins d'annulation de la requête de M. X Y, n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions de l'intéressé tendant à ce qu'il soit enjoint, sous astreinte, au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour ou, subsidiairement, de procéder à un nouvel examen de sa situation administrative, ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
<br>
       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
<br>
       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser à M. X Y la somme que celui-ci demande au titre des frais exposés par lui et qui ne sont pas compris dans les dépens ;<br>
<br>
<br>
DÉCIDE :<br>
Article 1er :	La requête de M. X Y est rejetée.<br>
Article 2 :	Le présent arrêt sera notifié à M. Issofa X Y et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
	Une copie sera adressée au préfet d'Indre-et-Loire.<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
	 2<br>
N° 09NT00667<br>
1<br>
<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**