# COUR DE CASSATION, Chambre sociale, du 20 mars 1963, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006961909
**Date de décision:** 1963-03-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006961909

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 29O DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL, DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, POUR DEFAUT DE MOTIFS, DEFAUT DE REPONSE AUX CONCLUSIONS, MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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 EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A FIXE L'INDEMNITE DE CLIENTELE A LAQUELLE AVAIT DROIT MOLINA, COMME REPRESENTANT DE LA DROGUERIE DU MIDI, A 500.000 ANCIENS FRANCS, AU MOTIF QUE LA LOI NE DONNE AUCUNE FORMULE POUR ETABLIR LE CALCUL DE L'INDEMNITE DE CLIENTELE DONT LE MONTANT EST LAISSE A L'APPRECIATION DU JUGE, ALORS QUE L'ARTICLE 29O, SUSVISE LUI FAISAIT L'OBLIGATION DE MOTIVER SA DECISION EN EVALUANT L'INDEMNITE DE REPARATION DU PREJUDICE MATERIEL CAUSE PAR LA CESSATION DE SON CONTRAT PAR SUITE DE CIRCONSTANCES INDEPENDANTES DE SA VOLONTE, EN RECHERCHANT LA PART QUI REVENAIT A MOLINA DANS L'IMPORTANCE EN NOMBRE ET EN VALEUR DE LA CLIENTELE DEVELOPPEE PAR LUI, COMPTE TENU EVENTUELLEMENT DE REMUNERATIONS SPECIALES ACCORDEES AU COURS DU CONTRAT ;<br>
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 MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DES CONSTATATIONS DE FAIT DES JUGES DU FOND ET DU RAPPORT D'EXPERTISE, QUE PAR SUITE DU DEVELOPPEMENT DE LA CLIENTELE PAR MOLINA PENDANT SES TROIS ANNEES D'ACTIVITE, CE DERNIER AVAIT ENCAISSE UN SUPPLEMENT DE COMMISSIONS DE 7.161,39 FRANCS AU COURS DE LA TOTALITE DE CETTE PERIODE ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL, APRES AVOIR RELEVE QUE L'INDEMNITE DE CLIENTELE ETAIT SOUVENT CALCULEE SUR LA BASE DU MONTANT DES COMMISSIONS AFFERENTES AUX DEUX ANNEES PRECEDANT LA DATE DE RESILIATION DU CONTRAT, A ESTIME, QUE COMPTE TENU DES CIRCONSTANCES DE LA CAUSE ELLE POSSEDAIT DES ELEMENTS SUFFISANTS POUR FIXER A 5.000 FRANCS L'INDEMNITE DE CLIENTELE DE MOLINA ;<br>
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 QUE CETTE EVALUATION ECHAPPE AU CONTROLE DE LA COUR DE CASSATION ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 10 NOVEMBRE 1961 PAR LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER. NO 62-40.677. MOLINA C/ DROGUERIE DU MIDI. PRESIDENT : M. VERDIER.   RAPPORTEUR :<br>
 M. X....   AVOCAT GENERAL : M. LAMBERT. DANS LE MEME SENS : 3 JANVIER 1957, BULL. 1957, IV, NO 16, P. 12 ET L'ARRET CITE ;<br>
 29 MARS 1957, BULL. 1957, IV, NO 406, P. 285 ET LES ARRETS CITES.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LES JUGES DU FOND EVALUENT SOUVERAINEMENT LE MONTANT DE L'INDEMNITE DE CLIENTELE DUE A UN REPRESENTANT DE COMMERCE LICENCIE, APRES AVOIR CONSTATE L'ACCROISSEMENT DE SES COMMISSIONS RESULTANT DU DEVELOPPEMENT QU'IL A DONNE A LA CLIENTELE PENDANT SES ANNEES D'ACTIVITE.
**Mots-clés:** REPRESENTANT DE COMMERCE - CONGEDIEMENT - INDEMNITES - INDEMNITES DE CLIENTELE - CALCUL - APPRECIATION DES JUGES DU FOND