# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 1ère  Chambre , 26/10/2009, 08NT02926, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021297797
**Date de décision:** 2009-10-26
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 1ère  Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021297797

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 22 octobre 2008, présentée pour M. Hovo X, demeurant ..., par Me Esmel, avocat au barreau de Tours ; M. X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 08-2433 en date du 10 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 juin 2008 du préfet d'Indre-et-Loire portant rejet de sa demande de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;<br>
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       2°) d'annuler cette décision pour excès de pouvoir ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire sous astreinte de 100 euros par jour de retard de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, à titre subsidiaire, de procéder dans le même délai et après délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, à un réexamen de sa situation ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dont il appartiendra à la Cour de fixer le montant en équité ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       Vu la convention relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée, relative à l'aide juridique ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 28 septembre 2009 :<br>
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       - le rapport de Mme Specht, rapporteur ;<br>
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       - et les conclusions de M. Hervouet, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. X, ressortissant Arménien, interjette appel du jugement en date du 10 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 juin 2008 du préfet d'Indre-et-Loire portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;<br>
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       Sur la recevabilité des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi :<br>
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       Considérant que par une décision du 18 septembre 2008, antérieure à l'introduction de la requête, une autorisation provisoire de séjour a été délivrée à M. Hovo X pour motif de santé ;<br>
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       Considérant que l'autorisation provisoire de séjour délivrée par le préfet a implicitement mais nécessairement abrogé l'obligation de quitter le territoire français qui n'a reçu aucune exécution ainsi que la décision fixant le pays de renvoi ; que les conclusions de la requête en tant qu'elles portent sur l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination étaient donc à la date d'enregistrement de la requête dépourvues d'objet et, par suite, irrecevables ;<br>
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       Sur la légalité du refus de séjour :<br>
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       Considérant en premier lieu, que, contrairement à ce que soutient le requérant, la décision contestée, qui comporte l'exposé des faits et des considérations de droit sur lesquels elle se fonde, et vise en particulier les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est suffisamment motivée ;<br>
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       Considérant en deuxième lieu, que M. X s'est vu délivrer le 26 novembre 2007 une autorisation provisoire de séjour en raison de son état de santé qui a été renouvelée jusqu'au 20 mai 2008 et conteste le refus opposé le 30 juin 2008 par le préfet d'Indre-et-Loire à sa demande de renouvellement ; qu'il ressort des pièces du dossier que l'avis du 2 juin 2008 du médecin inspecteur de santé publique du département indique que si l'état de santé de M. X nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, l'intéressé peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ; que M. X n'apporte aucun élément se rapportant à sa situation à la date de l'arrêté de nature à contredire cet avis sur le fondement duquel le préfet a pris la décision contestée ;<br>
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       Considérant en troisième lieu que M. X fait valoir qu'il vit en France depuis 2004 avec son épouse et leur fils dont l'état de santé nécessite un suivi hospitalier indispensable qui est indisponible en Arménie ; que toutefois, il ressort des pièces du dossier que si l'état de santé de son fils a justifié la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour de 6 mois qui a expiré le 1er avril 2007, le renouvellement de ce titre a été refusé par le préfet d'Indre-et-Loire après avis du médecin inspecteur de santé publique du département du 18 juin 2007 aux termes duquel l'état de santé de l'enfant ne nécessitait plus de prise en charge médicale ; que M. X ne présente aucun élément de nature à établir l'état de santé de son fils à la date de la décision attaquée ; que par ailleurs, son épouse a également fait l'objet le 30 juin 2008 d'une décision du préfet d'Indre-et-Loire lui refusant la délivrance d'un titre de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français ; qu'ainsi, compte tenu des circonstances de l'espèce, et notamment de la durée et des conditions de séjour de l'intéressé en France, la décision contestée du 30 juin 2008 n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris ; qu'ainsi, le préfet d'Indre-et-Loire n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Considérant en quatrième lieu, qu'il ressort des pièces du dossier que le préfet d'Indre-et-Loire n'a pas davantage commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision contestée sur la situation personnelle de M. X ;<br>
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       Considérant enfin qu'il ressort des pièces du dossier que le refus de séjour contesté ne méconnaît pas en lui même l'intérêt supérieur de l'enfant de M. X dès lors que rien ne s'oppose à ce que celui-ci reparte avec ses parents dans son pays d'origine où sa scolarité pourra être poursuivie ; que dès lors, le préfet d'Indre-et-Loire n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la Convention des droits de l'enfant ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
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       Considérant que le présent arrêt qui rejette la requête de M. X n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de délivrer à M. X un titre de séjour doivent être rejetées ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font, en tout état de cause, obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que M. X demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
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DÉCIDE :<br>
Article 1er : 	La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 : 	Le présent arrêt sera notifié à M. Hovo X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire. Une copie sera transmise au préfet d'Indre-et-Loire.<br>
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N° 08NT02926                                      2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**