# Cour Administrative d'Appel de Marseille, juge des reconduites, 18/12/2008, 08MA02466, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000020252718
**Date de décision:** 2008-12-18
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** juge des reconduites
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000020252718

## Contenu de la décision

Vu la requête enregistrée le 15 mai 2008, présentée pour M. Abderrahman X élisant domicile ... par Me Trolliet ;<br>
      M. X demande à la Cour :<br>
      1°) d'annuler l'ordonnance n° 083205 en date du 2 mai 2008 par laquelle le magistrat désigné par le président du Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 30 avril 2008 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé sa reconduite à la frontière ;<br>
      2°) d'annuler ledit arrêté ;<br>
      3°) d'enjoindre au préfet la délivrance d'un titre de séjour, sous astreinte de 77 euros par jour de retard ;<br>
      4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article  L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
      ..................................................................................................<br>
      Vu l'ordonnance attaquée ;<br>
      Vu, enregistré au greffe de la Cour le 3 novembre 2008, le mémoire en défense présenté par le préfet des Bouches-du-Rhône qui conclut au rejet de la requête et à la confirmation du jugement attaqué ; <br>
.............................................................................................................<br>
      Vu les autres pièces du dossier ;<br>
      Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;<br>
      Vu l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;<br>
      Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
	Vu le code de justice administrative ;<br>
      Vu la décision du 1er septembre 2008 par laquelle le président de la Cour a notamment désigné M. Jean-Louis Bédier, président, pour statuer sur les appels formés contre les jugements rendus selon la procédure prévue à l'article L.512-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
	Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
      Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 19 novembre 2008 : <br>
	- le rapport de M. Bédier, président désigné ;<br>
	- et les conclusions de M. Dubois, commissaire du gouvernement ;<br>
      Considérant que M. X demande à la Cour d'annuler l'ordonnance n° 083205 en date du 2 mai 2008 par laquelle le magistrat désigné par le président du Tribunal administratif de Marseille a rejeté pour irrecevabilité  sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 30 avril 2008 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé sa reconduite à la frontière ;<br>
      Considérant qu'aux termes de l'article L.512-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : «L'étranger qui fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière peut, dans les quarante-huit heures suivant sa notification par voie administrative demander l'annulation de cet arrêté au président du tribunal administratif (...)» ;<br>
	Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 30 avril 2008 ordonnant la reconduite à la frontière de M. X lui a été notifié par voie administrative le même jour à 16 h 00 ; que la notification de cet arrêté comportait l'indication des voies et délais de recours ouverts contre cette décision ; que la requête de M. X tendant à l'annulation de cet arrêté n'a été enregistrée que le 2 mai 2008 à 16 h 02 au greffe du Tribunal administratif de Marseille, soit après l'expiration du délai de quarante-huit heures fixé par l'article L.512-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que si l'intéressé produit un rapport d'émission de télécopie daté du 2 mai 2008 à 15 h 52, cette production, eu égard aux conditions techniques dans lesquelles un tel document est établi, ne saurait prévaloir sur les mentions figurant aux registres du greffe du tribunal administratif ; que, dès lors, c'est à bon droit que le premier juge a retenu que la requête de M. X tendant à l'annulation de l'arrêté de reconduite à la frontière était tardive et, par suite, irrecevable ;<br>
      Considérant  qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande ; qu'il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions à fin d'injonction  et ses conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
D E C I D E :<br>
Article 1er :	La requête de  M. X est rejetée.  <br>
Article  2 : 	Le présent arrêt sera notifié à M. Abderrahman X, au préfet des Bouches-du-Rhône et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
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N° 08MA02466<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**