# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 25 mars 1980, 78-41.524, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007006012
**Date de décision:** 1980-03-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007006012

## Contenu de la décision

SUR LE SECOND MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1134 DU CODE CIVIL, 12, 455 ET 458 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
    ATTENDU QUE LA SOCIETE COMPAGNIE GENERALE DE PRODUITS PLASTIQUES (COGEP) FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR CONDAMNEE A PAYER A BOVYN, DIRECTEUR COMMERCIAL, UNE INDEMNITE KILOMETRIQUE CALCULEE SUR LE TAUX ADMIS PAR DIRECTION GENERALE DES IMPOTS, ALORS QUE LE JUGE QUI, APRES AVOIR ENONCE LES TERMES D'UNE CONVENTION, REFUSE DE LES APPLIQUER, VIOLE L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL, QU'EN DECIDANT QU'IL CONVENAIT D'APPLIQUER LE TARIF ADMIS PAR LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS, APRES AVOIR RECONNU QUE LA CONVENTION STIPULAIT L'APPLICATION DU TARIF LEGAL, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
   MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR CONSTATE QUE LA LETTRE D'ENGAGEMENT DE BOVYN DISPOSAIT QUE LES FRAIS AFFERANT A L'UTILISATION DU VEHICULE DU SALARIE LUI SERAIENT REMBOURSES SUR LA BASE DU TARIF KILOMETRIQUE LEGAL, LA COUR D'APPEL A ESTIME QU'IL EN RESULTAIT QUE BOVYN ETAIT FONDE A RECLAMER LE TAUX DE BASE ADMIS PAR LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS, QU'ELLE A AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE SECOND MOYEN :<br>
   MAIS SUR LE PREMIER MOYEN :<br>
    VU L'ARTICLE 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ;<br>
   ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A, EN OUTRE, CONDAMNE LA SOCIETE COMPAGNIE GENERALE DES PRODUITS PLASTIQUES (COGEP) A PAYER A BOVYN, LICENCIE LE 6 SEPTEMBRE 1974, UNE INDEMNITE DE PREAVIS CORRESPONDANT A TROIS MOIS DE SALAIRE, AU MOTIF QU'AUCUN ECRIT N'AVAIT ETE ECHANGE ENTRE LES PARTIES CONCERNANT LE REGLEMENT DE L'INDEMNITE DE PREAVIS ET QUE BOVYN ETAIT CADRE ;<br>
<br>
   QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE L'EMPLOYEUR SOUTENAIT QUE BOVYN N'AVAIT PAS ETE DISPENSE D'EFFECTUER LE PREAVIS, CE QUI RESULTAIT SELON SES DIRES DE LA LETTRE QU'IL AVAIT ADRESSEE AU SALARIE LE 6 SEPTEMBRE 1974, LA COUR D'APPEL N'A PAS SATISFAIT AUX EXIGENCES DU TEXTE SUSVISE ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE, MAIS SEULEMENT DU CHEF DE L'INDEMNITE DE PREAVIS, L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 2 MARS 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ; REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE ROUEN.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle Rejet Cassation
**Lois appliquées:** (1),(2),Code civil 1134,Nouveau Code de procédure civile 455 CASSATION
**ECLI:** 
**Résumé:** Justifie légalement sa décision la Cour d'appel qui après avoir constaté que la lettre d'engagement d'un salarié disposait que les frais afférents à l'utilisation du véhicule de ce salarié lui seraient remboursés sur la base kilométrique légale alloué à ce véhicule, estime qu'il en résultait que l'intéressé était fondé à réclamer le taux de base admis par la Direction générale des impôts.,Les juges du fond ne peuvent allouer à un salarié licencié une indemnité de préavis de trois mois au motif qu'aucune convention n'était intervenue entre les parties et que le salarié était un cadre sans répondre aux conclusions de l'employeur soutenant qu'il n'avait pas dispensé son salarié de l'exécution de son préavis.
**Mots-clés:** 1) CONTRAT DE TRAVAIL - Salaire - Indemnités - Frais de voiture - Remboursement - Taux - Détermination - Taux admis par la Direction générale des impôts.,2) CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Délai-congé - Conditions - Travail du salarié pendant le délai-congé - Conclusions soutenant l'inobservation de cette condition - Réponse nécessaire.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Délai-congé - Fixation - Convention des parties - Absence - Portée.