# Conseil d'Etat, 6 / 2 SSR, du 17 novembre 1982, 30472, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007679612
**Date de décision:** 1982-11-17
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 6 / 2 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007679612

## Contenu de la décision

VU LA REQUETE, ENREGISTREE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 28 JANVIER 1981, PRESENTEE POUR LE SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES DE L'IMMEUBLE "LES CASSETTES" A VALLOIRE  SAVOIE  ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT :    1° - ANNULE LE JUGEMENT DU 12 DECEMBRE 1980 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE GRENOBLE A REJETE SA DEMANDE TENDANT A CE QUE LE TRIBUNAL DECLARE NON AVENU LE JUGEMENT DU 23 AVRIL 1975 ANNULANT L'ARRETE DU PREFET DE LA SAVOIE DU 17 JUIN 1971 ACCORDANT UN PERMIS DE CONSTRUIRE A LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE "LES CASSETTES",    2° - ANNULE LE JUGEMENT DU MEME TRIBUNAL DU 23 AVRIL 1975,    3° - REJETTE LA DEMANDE PRESENTEE DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE GRENOBLE PAR LES EPOUX RAPIN ET M. REBUT,    VU LE CODE DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS ;    VU LE CODE DE L'URBANISME ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;<br>   CONSIDERANT QUE LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE GRENOBLE, QUI ETAIT SAISI PAR LES EPOUX RAPIN ET M. REBUT, ADMINISTRATEUR JUDICIAIRE DU REGLEMENT DE M. RAPIN, D'UNE DEMANDE TENDANT A L'ANNULATION D'UN ARRETE DU MAIRE DE VALLOIRE EN DATE DU 17 JUIN 1971 ACCORDANT UN PERMIS DE CONSTRUIRE A LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE "LES CASSETTES", ET QUI, COMME IL DEVAIT LE FAIRE, A APPELE CETTE SOCIETE DANS L'INSTANCE, N'ETAIT PAS TENU DE METTRE EN CAUSE LE SYNDICAT CONSTITUE ENTRE LES ACQUEREURS DE L'IMMEUBLE CONSTRUIT PAR LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE ; QUE, PAR SUITE, LE SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES DE L'IMMEUBLE "LES CASSETTES" N'ETAIT PAS RECEVABLE A FAIRE TIERCE OPPOSITION AU JUGEMENT DU 23 AVRIL 1975 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF A ANNULE LE PERMIS DE CONSTRUIRE ; QUE CE SYNDICAT, DES LORS, N'EST PAS FONDE A SE PLAINDRE DE CE QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE DU 12 DECEMBRE 1980, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF A REJETE SA TIERCE OPPOSITION ;<br>   CONSIDERANT, TOUTEFOIS, QUE, DANS LES CIRCONSTANCES DE L'ESPECE, LA TIERCE OPPOSITION DU SYNDICAT REQUERANT NE POUVAIT ETRE REGARDEE COMME PRESENTANT UN CARACTERE ABUSIF ; QU'AINSI, C'EST PAR UNE INEXACTE APPLICATION DE L'ARTICLE 77-1 DU CODE DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS QUE LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE GRENOBLE A MIS A SA CHARGE UNE AMENDE DE 10.000 F ; QUE LE SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES DE L'IMMEUBLE "LES CASSETTES" EST FONDE A DEMANDER L'ANNULATION DU JUGEMENT ATTAQUE EN TANT QU'IL MET CETTE AMENDE A SA CHARGE ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER - LE JUGEMENT DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE GRENOBLE EN DATE DU 12 DECEMBRE 1980 EST ANNULE EN TANT QU'IL MET UNE AMENDE DE 10.000 F A LA CHARGE DU SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES DE L'IMMEUBLE "LES CASSETTES".    ARTICLE 2 - LE SURPLUS DES CONCLUSIONS DE LA REQUETE DU SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES DE L'IMMEUBLE "LES CASSETTES" EST REJETE.    ARTICLE 3 - LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE AU SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES DE L'IMMEUBLE "LES CASSETTES", AUX EPOUX X..., A M. ROGER Y... ET AU MINISTRE DE L'URBANISME ET DU LOGEMENT.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Annulation partielle rejet surplus
**Lois appliquées:** Arrêté préfectoral 1971-06-17 Savoie permis de construire,Code des tribunaux administratifs R77 1
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 54-08-04-01 PROCEDURE - VOIES DE RECOURS - TIERCE-OPPOSITION - RECEVABILITE. -Personne n'ayant pas été mise en cause dans l'instance - Syndicat de copropriétaires.