# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 5 mai 1971, 70-10.048, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006985290
**Date de décision:** 1971-05-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006985290

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE X... QUI, ATTEINT DE PERIARTHRITE SCAPULO- HUMERALE DROITE, AVAIT PERCU LES INDEMNITES JOURNALIERES DE L' ASSURANCE MALADIE DU 10 AVRIL AU 16 SEPTEMBRE 1965, AYANT CONTESTE LA DECISION DE LA CAISSE PRIMAIRE CENTRALE D' ASSURANCE MALADIE DE LA REGION PARISIENNE LUI REFUSANT LE BENEFICE DESDITES INDEMNITES POSTERIEUREMENT A CETTE DERNIERE DATE, IL A ETE PROCEDE A UNE EXPERTISE TECHNIQUE ; <br>
<br>QUE L' EXPERT AYANT CONCLU QUE L' ARRET DE TRAVAIL N' ETAIT PLUS NECESSAIRE A COMPTER DU 7 SEPTEMBRE 1965, LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DU CONTENTIEUX DE LA SECURITE SOCIALE LUI A DEMANDE DES RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES ; <br>
<br>QUE L' ARRET ATTAQUE INFIRMANT CETTE DECISION, A DECLARE N' Y AVOIR LIEU A COMPLEMENT D' EXPERTISE ET ENTERINANT LES CONCLUSIONS DU RAPPORT DE L' EXPERT, A DECIDE QUE X... NE POUVAIT PRETENDRE AU BENEFICE DES PRESTATIONS EN ESPECE DE L' ASSURANCE MALADIE AU- DELA DU 16 SEPTEMBRE 1965 ; <br>
<br>ATTENDU QU' IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D' APPEL D' AVOIR AINSI STATUE AUX MOTIFS QUE L' AVIS DE L' EXPERT S' IMPOSAIT AUX PARTIES AINSI QU' A LA JURIDICTION SAISIE ET QUE X... N' APPORTAIT AUCUNE CONTRADICTION UTILE, LES CERTIFICATS MEDICAUX PAR LUI PRODUITS, DATES DU 8 JUILLET 1966 ET DU 11 MARS 1967, NE CONSTITUANT PAS UN ELEMENT MEDICAL NOUVEAU, ALORS, D' UNE PART, QUE LE CARACTERE OBLIGATOIRE DE L' AVIS DE L' EXPERT, N' EMPECHE NULLEMENT LES JUGES D' ORDONNER UN COMPLEMENT D' EXPERTISE LORSQUE DES ELEMENTS NOUVEAUX SONT PRODUITS ET ALORS, D' AUTRE PART, QUE LA DECISION DE PREMIERE INSTANCE ORDONNANT UN COMPLEMENT D' EXPERTISE ETAIT MOTIVEE PAR L' EXISTENCE DE TROIS CERTIFICATS MEDICAUX DONT DEUX, CEUX DES 24 MARS 1967 ET 11 AVRIL 1967, ONT ETE MECONNUS PAR LA COUR D' APPEL, QUI N' A PAS AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION D' INFIRMER LA SENTENCE ENTREPRISE ET DE SUPPRIMER LE COMPLEMENT D' EXPERTISE ; <br>
<br>MAIS ATTENDU, D' UNE PART, QUE LA COUR D' APPEL N' A NULLEMENT RETENU QUE L' EXPERTISE INSTITUEE PAR LE DECRET DU 7 JANVIER 1959 N' ETAIT PAS SUSCEPTIBLE D' ETRE COMPLETEE ; <br>
<br>QU' ELLE A SEULEMENT RELEVE QUE L' AVIS EXPRIME ETAIT " NET, PRECIS ET NE PRETAIT A AUCUNE EQUIVOQUE " ET CONSIDERE QUE DES RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES NE POURRAIENT ETRE DEMANDES A L' EXPERT QUE DANS LA MESURE OU SERAIENT PRODUITS DES ELEMENTS MEDICAUX NOUVEAUX DONT IL N' AURAIT PAS ETE SAISI ET EN L' ABSENCE DESQUELS IL N' AURAIT PAS ETE PLEINEMENT ECLAIRE ; <br>
<br>ATTENDU, D' AUTRE PART, QUE SI, POUR ORDONNER UN COMPLEMENT D' EXPERTISE, LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE AVAIT FAIT ETAT DE TROIS CERTIFICATS MEDICAUX EN DATE, RESPECTIVEMENT, DES 11 MARS, 24 MARS ET 11 AVRIL 1957, IL RESULTE DES CONSTATATIONS DE L' ARRET QUE SEULEMENT DEUX CERTIFICATS DATES DU 8 JUILLET 1966 ET DU 11 AVRIL 1967 ONT ETE PRODUITS EN CAUSE D' APPEL ; <br>
<br>QU' APPRECIANT LA PORTEE DE CES DOCUMENTS " RELATIFS A LA DUREE DES SOINS ", LES JUGES DU SECOND DEGRE ONT RELEVE QU' ILS " NE CONSTITUAIENT PAS UN ELEMENT MEDICAL NOUVEAU " ; <br>
<br>ATTENDU QU' EN L' ETAT DE CES ELEMENTS LA COUR D' APPEL A PU ESTIMER INUTILE UNE NOUVELLE MESURE D' INFORMATION ET DECIDER QUE L' AVIS DE L' EXPERT S' IMPOSAIT AUX PARTIES COMME A LA JURIDICTION SAISIE ET QUE DES LORS X... NE POUVAIT BENEFICIER DE L' INDEMNITE JOURNALIERE POSTERIEUREMENT AU 16 SEPTEMBRE 1965 ; <br>
<br>QUE LE MOYEN N' EST PAS FONDE ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L' ARRET RENDU LE 18 OCTOBRE 1969 PAR LA COUR D' APPEL DE PARIS.<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1965-03-04 Bulletin 1965 II N.231 P.162 (REJET) ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1968-05-02 Bulletin 1968 V N.222 P.188 (REJET) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de la sécurité sociale 283 B,Décret 59-160 1959-01-07 ART. 7
**ECLI:** 
**Résumé:** L'AVIS DE L'EXPERT TECHNIQUE FIXANT DE FACON NETTE, PRECISE  ET SANS EQUIVOQUE LA DATE A LAQUELLE UN ASSURE SOCIAL EST EN MESURE  DE REPRENDRE LE TRAVAIL S'IMPOSE AUX PARTIES COMME A LA JURIDICTION  SAISIE LAQUELLE N'EST PAS TENUE DE DEMANDER DES RENSEIGNEMENTS  COMPLEMENTAIRES A L'EXPERT SI ELLE ESTIME QUE LES CERTIFICATS  PRODUITS PAR L'ASSURE NE CONSTITUENT PAS UN ELEMENT MEDICAL NOUVEAU  DONT L'EXPERT N'AURAIT PAS ETE SAISI.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE ASSURANCES SOCIALES - MALADIE - PRESTATIONS -  INDEMNITE JOURNALIERE - DUREE - FIXATION - EXPERTISE TECHNIQUE -  AVIS DE L'EXPERT - PORTEE.,* SECURITE SOCIALE ASSURANCES SOCIALES - MALADIE - PRESTATIONS -  INDEMNITE JOURNALIERE - DUREE - FIXATION - EXPERTISE TECHNIQUE -  COMPLEMENT D'EXPERTISE - NECESSITE - APPRECIATION DES JUGES DU  FOND.,* SECURITE SOCIALE CONTENTIEUX - CONTENTIEUX TECHNIQUE -  EXPERTISE TECHNIQUE - COMPLEMENT D'EXPERTISE - NECESSITE -  APPRECIATION DES JUGES DU FOND.