# Conseil d'Etat, 6 SS, du 29 juillet 2002, 227221, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008028906
**Date de décision:** 2002-07-29
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 6 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008028906

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 16 novembre 2000 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Ahmet Irfan X...,  ; M. X... demande au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 13 juillet 2000 par laquelle l'ambassadeur de France en Turquie a refusé de lui délivrer un visa d'entrée sur le territoire français ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ;<br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Après avoir entendu en séance publique :<br>    - le rapport de M. Chaubon, Maître des Requêtes, <br>    - les conclusions de M. Guyomar, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que les autorités françaises à l'étranger disposent d'un large pouvoir d'appréciation et peuvent se fonder, pour accorder ou refuser un visa, sur toute considération d'intérêt général ;<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X..., ressortissant turc, titulaire d'un diplôme d'ingénieur, ne justifie pas de l'impossibilité d'apprendre la langue française en Turquie ; que son projet d'étude constitue un changement d'orientation non justifié par un projet professionnel précis ; que son lieu de résidence, éloigné de celui où il envisage de suivre son enseignement, ne lui permet pas de le faire avec l'assiduité requise ; que les revenus de son père ne lui permettent pas, eu égard à sa situation familiale, de verser à son fils la somme qu'il s'est engagé à lui allouer ; que son oncle, M. X..., ne peut pas garantir sa capacité à prendre en charge les frais de séjour de son neveu en France ;<br>    Considérant que l'ambassadeur de France en Turquie s'est notamment fondé, pour refuser la délivrance du visa, sur l'absence de cohérence et de sérieux du projet d'études du requérant ; qu'il résulte de l'instruction que s'il n'avait retenu que ce motif, qui n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, l'ambassadeur de France en Turquie aurait pris la même décision à l'égard de la demande de M. X... ; <br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Amhet Irfan X... et au ministre des affaires étrangères.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-005-01 ETRANGERS - ENTREE EN FRANCE - VISAS.