# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 15 juillet 1970, 69-13.552, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983368
**Date de décision:** 1970-07-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983368

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LE PRINCIPE DE L'EFFET DEVOLUTIF DE L'APPEL, ENSEMBLE L'ARTICLE 472, ALINEA 2, DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ;<br>
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 ATTENDU QU'AUX TERMES DE CETTE DERNIERE DISPOSITION, SI LE JUGEMENT EST INFIRME EN TOTALITE, L'EXECUTION ENTRE LES PARTIES APPARTIENDRA A LA JURIDICTION D'APPEL ;<br>
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 QU'IL EN EST AINSI NOTAMMENT AU CAS OU, STATUANT SUR UNE ACTION EN RESPONSABILITE, LES JUGES DU SECOND DEGRE INFIRMENT UN JUGEMENT QUI A REFUSE DE RECONNAITRE, FUT-CE PARTIELLEMENT, UNE TELLE RESPONSABILITE ET ADMETTENT L'EXISTENCE D'UNE PART QUELCONQUE DE RESPONSABILITE A LA CHARGE DU DEFENDEUR ;<br>
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 ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE QUE VALETTE, QUI AVAIT ETE BLESSE AU COURS D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION, A ASSIGNE LEROY ET JUBARD EN REPARATION DE SON PREJUDICE ET QUE LA CAISSE PRIMAIRE CENTRALE DE SECURITE SOCIALE DE LA REGION PARISIENNE ET LA CAISSE REGIONALE DE SECURITE SOCIALE DE PARIS SONT INTERVENUES A L'INSTANCE POUR OBTENIR LE REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS SERVIES PAR ELLES A VALETTE ;<br>
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 QUE LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE, ESTIMANT QUE LA RESPONSABILITE DES DEFENDEURS NE POUVAIT ETRE RETENUE, A DEBOUTE LES DEMANDEURS ;<br>
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 QUE, SUR L'APPEL INTERJETE PAR VALETTE, LA COUR D'APPEL, PAR UN ARRET EN DATE DU 3 NOVEMBRE 1966, DECLARANT INFIRMER LE JUGEMENT DEFERE ET STATUER A NOUVEAU, A X... LEROY ET JUBARD RESPONSABLES POUR PARTIE DES CONSEQUENCES DOMMAGEABLES SUBIES PAR VALETTE ET " AVANT DIRE DROIT, PLUS AMPLEMENT AU FOND " A ORDONNE UNE EXPERTISE MEDICALE ;<br>
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 ATTENDU QU'APRES DEPOT DU RAPPORT D'EXPERTISE, LA COUR D'APPEL, SAISIE PAR VALETTE ET PAR LES CAISSES DE SECURITE SOCIALE DE CONCLUSIONS AU FOND, A, PAR L'ARRET ATTAQUE, DECLARE CES CONCLUSIONS IRRECEVABLES DEVANT ELLE AUX MOTIFS QU'ELLE ETAIT DESSAISIE DE L'AFFAIRE PAR L'ARRET DU 3 NOVEMBRE 1966 QUI N'AVAIT INFIRME QUE PARTIELLEMENT LE JUGEMENT DEFERE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL SE TROUVANT DE PLEIN DROIT, PAR L'EFFET DEVOLUTIF DE L'APPEL, INVESTIE DE LA CONNAISSANCE ENTIERE DU LITIGE AVAIT LE DEVOIR DE LE VIDER SANS RENVOYER LES PARTIES DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE, MEME SI, PAR SON PRECEDENT ARRET ET EN MECONNAISSANT LA DISPOSITION DE L'ARTICLE 319 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ELLE AVAIT DIT QUE LE RAPPORT D'EXPERTISE SERAIT DEPOSE AU GREFFE DE CE TRIBUNAL ;<br>
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 D'OU IL SUIT QU'EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE PRINCIPE ET LE TEXTE SUSVISES ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS, LE 13 JUILLET 1968 ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE REIMS<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1960-12-01 Bulletin 1960 II N. 738 (3) p. 506 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de procédure civile 472 AL. 2,Code de procédure civile 319
**ECLI:** 
**Résumé:** Aux termes de l'article 472 alinéa 2 du Code de procédure civile, si le jugement est infirmé en totalité, l'exécution entre les parties appartiendra à la juridiction d'appel.          Il en est ainsi notamment au cas où, statuant sur une action en responsabilité, les juges du second degré infirment un jugement qui a refusé de reconnaître, fût-ce partiellement, une telle responsabilité et admettent l'existence d'une part quelconque de responsabilité à la charge du défendeur.          Dans cette hypothèse, la Cour d'Appel, se trouvant de plein droit, par l'effet dévolutif de l'appel, investie de la connaissance entière du litige, a le devoir de le vider sans renvoyer les parties devant le Tribunal de Grande Instance même si par son précédent arrêt, et en méconnaissant la disposition de l'article 319 du Code de procédure civile, elle a dit que le rapport d'expertise serait déposé au greffe de ce tribunal.          Encourt donc la cassation l'arrêt déclarant irrecevables les conclusions au fond dont elle a été saisie après dépôt du rapport d'expertise.
**Mots-clés:** APPEL CIVIL - Effet dévolutif - Portée - Information de la décision - Expertise ordonnée en appel - Compétence des juges du second degré pour en apprécier les résultats.,* APPEL CIVIL - Infirmation - Infirmation totale - Exécution - Compétence des juges du second degré.,* APPEL CIVIL - Infirmation - Infirmation totale - Définition.,* JUGEMENTS ET ARRETS - Exécution - Appel - Infirmation totale - Article 472 alinéa 2 du Code de procédure civile - Expertise ordonnée en appel.,* EXPERTISE - Rapport - Dépôt - Expertise ordonnée en appel.,* CHOSE JUGEE - Jugement d'avant dire droit - Mesure d'instruction - Expertise - Expertise ordonnée en appel - Arrêt ordonnant le dépôt au Greffe du Tribunal de Grande Instance.,* CHOSE JUGEE - Portée - Limites - Expertise - Expertise ordonnée en appel - Arrêt ordonnant le dépôt au greffe du Tribunal de Grande Instance - Portée.