# Conseil d'Etat, 4 SS, du 7 mai 1986, 49497, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007707969
**Date de décision:** 1986-05-07
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 4 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007707969

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête enregistrée le 23 mars 1983 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Lydie X..., demeurant Lycée technique Lauga avenue Jean Y... à Bayonne  64100 , et tendant à ce que le Conseil d'Etat :<br>     - annule le jugement en date du 8 mars 1983 par lequel le tribunal administratif de Pau a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions par lesquelles l'administration a refusé de supprimer des passages injurieux contenus dans les appréciations générales portées sur sa manière de servir par ses chefs de service en 1970 et 1979 ;<br>     Vu les décisions attaquées ;<br>    Vu le jugement attaqué ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs ;<br>    Vu la loi du 29 juillet 1881 ;<br>    Vu la loi du 17 juillet 1978 et la loi du 11 juillet 1979 relatives à l'accès aux documents administratifs ;<br>    Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;<br>    Vu la loi du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Stasse, Maître des requêtes,<br>    - les conclusions de M. Daël, Commissaire du gouvernement ;<br>     Sur les conclusions de Mme X... tendant à l'annulation d'une décision refusant de supprimer certaines mentions de l'appréciation portée sur elle par son chef de service en 1970 :<br>
<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que le 17 décembre 1979 Mme X... a demandé au ministre de l'éducation nationale de supprimer certaines mentions de l'appréciation portée sur elle au titre de l'année 1970, par son chef de service ; que le silence de l'administration gardé par le ministre sur cette demande pendant plus de quatre mois a la portée d'une décision implicite de rejet ; que ladite décision, faute d'avoir été attaquée dans le délai de recours est devenue définitive ; que Mme X... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif de Paris, saisi le 8 janvier 1981, après l'expiration du délai de recours, de conclusions tendant à l'annulation de cette décision les a rejetées comme irrecevables ;<br>     Sur les conclusions de Mme X... tendant à l'annulation d'une décision refusant de supprimer certaines mentions de l'appréciation portée sur elle par son chef de service en 1979 :<br>    Considérant que Mme X... a demandé le 5 juin 1979 au recteur de l'académie de Bordeaux de supprimer de son dossier l'appréciation portée sur elle en 1979 ; que le silence gardé sur cette demande par le recteur malgré la réponse d'attente du 27juin 1979, a fait naître au terme d'un délai de quatre mois une décision implicite de rejet ; que Mme X... n'est pas fondée à soutenir que sa réclamation présentée le 7 septembre 1980 après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, aurait interrompu ce délai ; que sa demande tendant à l'annulation de la décision susvisée n'a été enregistrée au greffe du tribunal administratif que le 8 janvier 1981 ; qu'elle n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif a rejeté ces conclusions comme irrecevables ;<br>Article 1er : La requête de Mme X... est rejetée.<br>
<br>     Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme X... et au ministre de l'éducation nationale.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 30-02-08 ENSEIGNEMENT - QUESTIONS PROPRES AUX DIFFERENTES CATEGORIES D'ENSEIGNEMENT - RECHERCHE