# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 7 février 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006959529
**Date de décision:** 1962-02-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006959529

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE VEUVE X..., DEMANDERESSE AU POURVOI, FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE LA COUR DE DIJON D'AVOIR DECLARE TARDIF L'APPEL PAR ELLE FORME D'UNE DECISION DE LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DU CONTENTIEUX DE LA SECURITE SOCIALE DE LA HAUTE-MARNE, TOUT EN CONSTATANT QUE CETTE DECISION, RENDUE LE 1ER JUIN 1960 LUI AVAIT ETE NOTIFIEE LE 11 JUIN SUIVANT, QU'APPEL AVAIT ETE INTERJETE PAR LETTRE RECOMMANDEE ADRESSEE AU GREFFE DE LA COUR DE NANCY LE 2 JUILLET 1960, MAIS QUE CETTE LETTRE N'AVAIT PAS ETE TRANSMISE PAR LE GREFFIER DE NANCY A SON COLLEGUE DE DIJON, ALORS QUE LA COUR D'APPEL DE DIJON ETAIT TENUE DE VERIFIER, CE QU'ELLE N'A PAS FAIT, SI LA NOTIFICATION PORTAIT MENTION DU DELAI DE FORCLUSION ET SI D'AUTRE PART LE CHANGEMENT DE RESSORT DE LA JURIDICTION D'APPEL AVAIT ETE INDIQUE, ET ALORS QU'EN TOUT ETAT DE CAUSE, VEUVE X... NE POUVAIT AVOIR A SOUFFRIR DU RETARD APPORTE A UNE TRANSMISSION DE PIECES PAR LES SERVICES INTERIEURS D'UNE JURIDICTION ET QUE DES LORS LA COUR D'APPEL EUT ETE RECEVABLE SI LE GREFFE DE NANCY AVAIT TRANSMIS LA DECLARATION D'APPEL A DIJON ET JUGER QU'IL DEVAIT ETRE ECARTE DANS LE CAS CONTRAIRE ;<br>
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 MAIS ATTENDU, EN CE QUI CONCERNE LA PREMIERE BRANCHE, QU'IL NE RESULTE NULLEMENT DE LA PROCEDURE QUE VEUVE X... AIT JAMAIS SOUTENU QUE LA NOTIFICATION DE LA DECISION DE LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DU CONTENTIEUX DE LA SECURITE SOCIALE DE LA HAUTE-MARNE N'AIT PAS PORTE MENTION DU DELAI D'APPEL ;<br>
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 QUE DES LORS LA COUR N'AVAIT PAS A PROCEDER D'OFFICE A UNE RECHERCHE SUR UN POINT QUI N'ETAIT PAS EN LITIGE ;<br>
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 ATTENDU D'AUTRE PART QUE CETTE NOTIFICATION EN DATE DU 11 JUIN 1960 N'AVAIT POINT A FAIRE MENTION DU CHANGEMENT RESULTANT D'UN DECRET ANTERIEUR DU 22 DECEMBRE 1958 ;<br>
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 ATTENDU, EN CE QUI CONCERNE LA SECONDE BRANCHE, QUE L'ARTICLE 24 DE CE DECRET PRESCRIVANT IMPERATIVEMENT QUE L'APPEL DOIT ETRE INTERJETE DANS LE MOIS DE LA NOTIFICATION SOIT PAR LETTRE RECOMMANDEE AVEC LA DEMANDE D'AVIS DE RECEPTION ADRESSEE AU GREFFE DE LA COUR DEVANT LAQUELLE DOIT ETRE JUGE L'APPEL, SOIT PAR DEPOT DE L'APPEL AU SECRETARIAT DE LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE QUI A RENDU LA DECISION ATTAQUEE, SANS PREVOIR DE DISPOSITIONS ANALOGUES A CELLES FAISANT L'OBJET DU PARAGRAPHE 2 DE L'ARTICLE 15 POUR LA SAISINE DES COMMISSIONS DE PREMIERE INSTANCE, LA COUR D'APPEL DE DIJON A DECIDE A BON DROIT QUE L'APPEL FORME LE 22 AOUT 1960 PAR VEUVE X... AU GREFFE DE CETTE COUR ETAIT TARDIF COMME FAIT HORS DU DELAI LEGAL ET N'A NULLEMENT ENTACHE SA DECISION DE CONTRADICTION EN OBSERVANT QUE CE RECOURS EUT PU ETRE CONSIDERE COMME REGULIER SI LE GREFFIER DE LA COUR D'APPEL DE NANCY, A QUI AVAIT ETE ADRESSE A TORT LE 2 JUILLET 1960 LA LETTRE RECOMMANDEE CONSTITUTIVE DE L'APPEL AVAIT AUSSITOT TRANSMIS CELLE-CI A SON COLLEGUE DE DIJON AU LIEU DE LA RETOURNER A L'EXPEDITRICE, VEUVE X... NE POUVANT SE PREVALOIR DE CE QUE LE GREFFIER INCOMPETEMMENT SAISI N'AIT PAS PRIS UNE INITIATIVE A LAQUELLE IL N'ETAIT POINT STRICTEMENT TENU ;<br>
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 QUE LE POURVOI N'EST DONC PAS FONDE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 18 JANVIER 1961 PAR LA COUR D'APPEL DE DIJON. NO 61-10.821. DAME VEUVE EDOUARD X... C/ CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE DE LA HAUTE-MARNE. PRESIDENT : M. VERDIER. - RAPPORTEUR : M. VIGNERON. - AVOCAT GENERAL : M. CHERPITEL. - AVOCATS : MM. GIFFARD ET JOLLY. A RAPPROCHER : SUR LE NO 2 : 20 DECEMBRE 1956, BULL. 1956, II, NO 725, P. 470 ;<br>
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 SUR LE NO 3 : 20 DECEMBRE 1956, BULL. 1956, II, NO 725, P. 470 ;<br>
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 22 JUIN 1960, BULL. 1960, NO 398, P. 278.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° UNE COUR D'APPEL N'A PAS A RECHERCHER D'OFFICE ET EN L'ABSENCE DE TOUTE CONTESTATION SUR CE POINT, SI LA NOTIFICATION DE LA DECISION DE PREMIERE INSTANCE PORTAIT MENTION DU DELAI D'APPEL,2° LA NOTIFICATION D'UNE DECISION DE PREMIERE INSTANCE POSTERIEURE AU 22 DECEMBRE 1958 N'A PAS A FAIRE MENTION DU CHANGEMENT DE RESSORT DE LA JURIDICTION D'APPEL RESULTANT D'UN DECRET ANTERIEUR A CETTE DATE,3° L'APPELANT QUI A COMMIS UNE ERREUR SUR LA JURIDICTION COMPETENTE POUR CONNAITRE DE SON APPEL NE SAURAIT, POUR ECHAPPER A LA FORCLUSION ENCOURUE, SOUTENIR QUE LE GREFFIER INCOMPETEMMENT SAISI AURAIT DU, AU LIEU DE LA LUI RENVOYER, TRANSMETTRE RECOMMANDEE CONSTITUTIVE DE L'APPEL A SON COLLEGUE COMPETENT, LE GREFFIER N'ETAIT PAS STRICTEMENT TENU DE PRENDRE UNE TELLE INITIATIVE
**Mots-clés:** 1° SECURITE SOCIALE-CONTENTIEUX - PROCEDURE - JUGEMENT - NOTIFICATION - MENTION DU DELAI DE FORCLUSION - EXISTENCE - CONTROLE D'OFFICE PAR LE JUGE (NON),2° SECURITE SOCIALE - CONTENTIEUX - PROCEDURE - JUGEMENT - NOTIFICATION - INDICATION DU SIEGE DE LA JURIDICTION D'APPEL COMPETENTE - MODIFICATION DU RESSORT ANTERIEURE AU 22 DECEMBRE 1958,3° SECURITE SOCIALE - CONTENTIEUX - PROCEDURE - APPEL - DELAI - INOBSERVATION - ERREUR SUR LE SIEGE DE LA JURIDICTION D'APPEL COMPETENTE - RENVOI PAR LE GREFFIER DE LA LETTRE RECOMMANDEE A L'APPELANT - PORTEE