# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 14 mai 1975, 73-14.020, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006994763
**Date de décision:** 1975-05-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006994763

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE, LE 19 AVRIL 1970, LA DEMOISELLE MARIE-CLAIRE X... A MIS AU MONDE UN ENFANT Z... CHRISTOPHE, RECONNU PAR ANTICIPATION PAR JEAN-CHARLES CAPELLE, LE 17 JANVIER 1970, ET PAR ELLE-MEME LE 20 AVRIL SUIVANT ;<br>
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 QUE, STATUANT SUR LA DEMANDE DE LA DEMOISELLE X..., L'ARRET ATTAQUE, TOUT EN ESTIMANT QU'IL N'Y AVAIT PAS LIEU DE RETIRER L'AUTORITE PARENTALE A CAPELLE, A DECIDE D'ATTRIBUER A LA MERE LA GARDE DE L'ENFANT ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS, D'UNE PART, QU'EN DEHORS DES CAS STRICTEMENT PREVUS PAR LA LOI, AUCUN DES ATTRIBUTS DE L'AUTORITE PARENTALE NE POURRAIT ETRE RETIRE A CELUI QUI EN EST INVESTI, ET, D'AUTRE PART, QU'IL APPARTENAIT AUX JUGES, EN TOUTE HYPOTHESE DE RECHERCHER, DES LORS QUE LE PERE QUI AVAIT EFFECTIVEMENT EXERCE LA PUISSANCE PATERNELLE DONT IL ETAIT LEGALEMENT TITULAIRE AVAIT AINSI LA GARDE DE L'ENFANT SI UNE MODIFICATION DE LA SITUATION EXISTANTE ETAIT IMPOSEE PAR LE PLUS GRAND INTERET DE CELUI-CI, CONSIDERATION QUI DEVRAIT SEULE ETRE ENVISAGEE POUR UN TRANSFERT DU DROIT DE GARDE ;<br>
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MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE CAPELLE, EN PRESENCE DE LA DEMANDE DE LA DEMOISELLE ALBERT Y... SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 383 DU CODE CIVIL EN SA REDACTION ANTERIEURE A LA LOI DU 4 JUIN 1970, TENDANT A L'ATTRIBUTION DE LA PUISSANCE PATERNELLE SUR L'ENFANT OU, A DEFAUT, A L'OBTENTION DE SA GARDE, ET EN L'ETAT DES CONCLUSIONS DE LA DEMOISELLE X..., TENDANT AUX MEMES FINS, N'A PAS SOUTENU DEVANT LA COUR D'APPEL QUE LES ATTRIBUTS DE L'AUTORITE PARENTALE NE POUVAIENT ETRE DISSOCIES ;<br>
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 QUE LE MOYEN SUR CE POINT EST NOUVEAU ET IL EST IRRECEVABLE ;<br>
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 ET ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE LES JUGES DU SECOND DEGRE ONT SOUVERAINEMENT APPRECIE L'INTERET DE L'ENFANT EN ENONCANT QU'EN RAISON DU TRES JEUNE AGE DE CELUI-CI, LA GARDE EN DEVAIT ETRE CONFIEE A LA MERE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 10 JUILLET 1973 PAR LA COUR D'APPEL DE TOULOUSE.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1953-12-16 Bulletin 1953 I N. 370 (1) P. 307 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 383,LOI 1970-06-04
**ECLI:** 
**Résumé:** C'EST PAR UNE APPRECIATION SOUVERAINE DE L'INTERET D'UN  ENFANT NATUREL RECONNU, ANTERIEUREMENT A LA LOI DU 4 JUIN 1970, PAR  SES DEUX PARENTS, MAIS EN PREMIER LIEU PAR SON PERE, QUE LES JUGES  DU FOND, STATUANT SUR LA DEMANDE DE LA MERE, DECIDENT QU'EN RAISON  DU TRES JEUNE AGE DUDIT ENFANT, LA GARDE EN DEVAIT ETRE CONFIEE A LA  RECLAMANTE.
**Mots-clés:** PUISSANCE PATERNELLE - ENFANT NATUREL - ENFANT RECONNU EN PREMIER  PAR SON PERE - DROIT DE GARDE - ATTRIBUTION A LA MERE - INTERET DE  L'ENFANT - ENFANT EN BAS AGE - APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU  FOND.,* AUTORITE PARENTALE - DROIT DE GARDE - ENFANT NATUREL - INTERET DE  L'ENFANT - APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU FOND.