# Conseil d'Etat, du 12 avril 1991, 119040, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007785151
**Date de décision:** 1991-04-12
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007785151

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête, enregistrée le 3 août 1990 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Djelloul X..., demeurant .... K 1 Appt 402 à Bordeaux (33300) ; M. X... demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement en date du 31 mai 1990 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté en date du 25 avril 1988 par lequel le ministre de l'intérieur l'a expulsé du territoire français ; <br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir cette décision ;<br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 dans sa rédaction issue de la loi n° 86-1025 du 9 septembre 1986 ;<br>    Vu le décret n° 86-320 du 7 mars 1986 portant publication du premier avenant à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. du Marais, Auditeur,<br>    - les conclusions de M. Lamy, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'intérieur :<br>    Considérant, en premier lieu, qu'il résulte des pièces du dossier que l'arrêté du 25 avril 1988 par lequel le ministre de l'intérieur a enjoint à M. X... de quitter le territoire français a été signé par le directeur des libertés publiques par délégation du ministre de l'intérieur ; que le moyen tiré de ce que cet arrêté aurait été signé par une autorité incompétente manque en fait ;<br>    Considérant, en second lieu, qu'en estimant, eu égard aux multiples délits que M. X... a commis, pour lesquels il a été condamné à plusieurs peines au moins égales, au total, à six mois d'emprisonnement sans sursis et à l'ensemble de son comportement, que la présence du requérant sur le territoire français constituait une menace pour l'ordre public, le ministre de l'intérieur n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ; que son arrêté était suffisamment motivé ; que, dès lors, M. X... n'est pas fondé à se plaindre que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du ministre de l'intérieur en date du 25 avril 1988 : <br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X... et au ministre de l'intérieur.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 26-05-01-02 DROITS CIVILS ET INDIVIDUELS - ETRANGERS, REFUGIES, APATRIDES - ETRANGERS - QUESTIONS COMMUNES - EXPULSION,49-05-04-03 POLICE ADMINISTRATIVE - POLICES SPECIALES - POLICE DES ETRANGERS - EXPULSION