# Cour de cassation, Chambre civile 1, du 11 mai 1965, 63-12.213, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006969509
**Date de décision:** 1965-05-11
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006969509

## Contenu de la décision

<p>SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1315 DU CODE CIVIL ; </p>
<p>ATTENDU QU'AUX TERMES DE CE TEXTE CELUI QUI RECLAME L'EXECUTION D'UNE OBLIGATION DOIT LA PROUVER ; </p>
<p>ATTENDU QUE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE A CONDAMNE LA COMPAGNIE GENERALE D'ASSURANCES A GARANTIR LES CONSEQUENCES DOMMAGEABLES D'UN ACCIDENT CAUSE PAR X...QUI, DEMUNI DU PERMIS DE CONDUIRE, PILOTAIT LE SCOOTER APPARTENANT A L'ASSURE Y..., LEQUEL AVAIT PRIS PLACE SUR LE SIEGE ARRIERE DU VEHICULE, EN RETENANT QUE, SI L'ARTICLE 13 DE LA POLICE EXCLUT DE L'ASSURANCE LES SINISTRES SURVENUS LORSQUE LA PERSONNE OCCUPANT LA PLACE NORMALE DU CONDUCTEUR NE PEUT JUSTIFIER ETRE TITULAIRE DU PERMIS DE CONDUIRE EN ETAT DE VALIDITE, CE TEXTE DECIDE EGALEMENT QUE LA GARANTIE RESTE ACQUISE EN CAS DE LECON DE CONDUITE QUAND LE CONDUCTEUR NON MUNI DE PERMIS EST ACCOMPAGNE D'UNE PERSONNE LE POSSEDANT, ET EN RELEVANT QUE L'ASSUREUR, DEMANDEUR A L'EXCEPTION DE NON-ASSURANCE, NE RAPPORTAIT NI N'OFFRAIT DE RAPPORTER LA PREUVE QU'IL NE S'AGISSAIT PAS D'UNE LECON DE CONDUITE MAIS DU PRET PUR ET SIMPLE DU SCOOTER A UN CONDUCTEUR NON TITULAIRE DU PERMIS ; </p>
<p>ATTENDU CEPENDANT QU'IL INCOMBE A L'ASSURE, QUI RECLAME A L'ASSUREUR L'EXECUTION DE SON OBLIGATION DE GARANTIE EN RAISON D'UN SINISTRE, DE PROUVER QUE CE SINISTRE EST SURVENU DANS DES CIRCONSTANCES DE FAIT CONFORMES AUX PREVISIONS DE LA POLICE ; </p>
<p>QU'EN L'ESPECE, IL APPARTENAIT A Y... APRES AVOIR ETABLI LA REALITE DE L'ACCIDENT, ET L'ABSENCE DE PERMIS DE CONDUIRE DE X...N'ETANT PAS CONTESTEE, DE JUSTIFIER QUE L'ACCIDENT AVAIT EU LIEU AU COURS D'UNE LECON DE CONDUITE ; </p>
<p>QU'EN METTANT AU CONTRAIRE LA PREUVE DE CE FAIT A LA CHARGE DE L'ASSUREUR, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS : </p>
<p>CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE, LE 21 MAI 1963 ; </p>
<p>REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE NIMES. N° 63-12 213. COMPAGNIE GENERALE D'ASSURANCES C/ Y... ET AUTRES. </p>
<p>PREMIER PRESIDENT M BORNET-RAPPORTEUR : M PARLANGE-AVOCAT GENERAL : M BLONDEAU-AVOCATS : MM LE PRADO, GALLAND, LE SUEUR ET JOLLY. </p>
<p>A RAPPROCHER : 18 JUILLET 1960, BULL 1960, I, N° 401, P 328 ET L'ARRET CITE.</p>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**