# Cour Administrative d'Appel de Nantes, RECONDUITE A LA FRONTIERE, 20/11/2009, 09NT00702, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021496994
**Date de décision:** 2009-11-20
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** RECONDUITE A LA FRONTIERE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021496994

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 23 mars 2009, présentée pour M. Navdeep X, demeurant chez Mme Y, ..., par Me Stoven, avocat au barreau d'Orléans ; M. Navdeep X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 09-547 du 20 février 2009 par lequel le magistrat désigné par le Président du Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet du Cher du 12 février 2009 décidant sa reconduite à la frontière et fixant l'Inde comme pays à destination duquel l'intéressé devait être éloigné ;<br>
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       2°) d'annuler ledit arrêté ;<br>
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       3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à Me Stoven, avocat de M. X, au titre de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, moyennant la renonciation de son avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la décision du 7 octobre 2009 par laquelle le Président de la Cour a désigné M. Millet pour statuer sur les appels interjetés contre les jugements rendus par les présidents de tribunaux administratifs ou leurs magistrats désignés en matière de reconduite à la frontière ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 16 octobre 2009 :<br>
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       - le rapport de M. Millet, président désigné ;<br>
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       - et les conclusions de M. Geffray, rapporteur public ;<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : II. L'autorité administrative compétente peut, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants : - (...) 1° Si l'étranger ne peut justifier être entré régulièrement en France, à moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité (...) ;<br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité indienne, ne démontre pas être entré régulièrement en France en provenance de l'Inde et n'est pas titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; qu'il entrait, ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée ;<br>
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       Sur la légalité de la décision de reconduite à la frontière :<br>
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       Considérant que si M. X fait valoir qu'il est entré régulièrement en France, mais qu'il ne peut le prouver, ayant perdu son passeport, qu'il vit maritalement depuis plus d'un an avec une ressortissante française avec laquelle il envisage de se marier, et qu'il dispose d'une promesse d'embauche, il ressort cependant des pièces du dossier, que lors de son interpellation l'intéressé était en possession d'un titre de séjour établi au nom d'un tiers, que le concubinage allégué est récent, que l'intéressé est célibataire sans enfant et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales en Inde où résident ses parents et ses frère et soeur ; que, dans ces conditions, l'arrêté contesté n'a pas porté au droit de M. X au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vu desquels il a été pris ; que, par suite, le préfet du Cher n'a ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation du requérant en ordonnant sa reconduite à la frontière ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé a soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat désigné par le Président du Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui <br>
n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés par M. X et non compris dans les dépens ;<br>
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DÉCIDE :<br>
Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2    : La présente décision sera notifiée à M. Navdeep X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire. Une copie sera transmise au préfet du Cher.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**