# CAA de NANTES, 4ème chambre, 08/12/2017, 16NT01039, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000036187697
**Date de décision:** 2017-12-08
**Juridiction:** CAA de NANTES
**Formation:** 4ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000036187697

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       M. A...C...a demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler la décision du 25 juillet 2011 par laquelle le ministre de la défense a rejeté sa demande d'indemnisation présentée au titre de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français.<br>
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       Par un jugement n° 1103134 du 31 décembre 2015, le tribunal administratif de Rennes a annulé la décision du 25 juillet 2011 et a enjoint au comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires de présenter à M. C...une proposition d'indemnisation des préjudices subis dans un délai de trois mois.<br>
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       Procédure devant la cour :<br>
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       Par un recours, enregistré le 10 mars 2016, le ministre de la défense demande à la cour :<br>
       1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Rennes du 31 décembre 2015 ;<br>
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       2°) de rejeter la demande présentée par M. C...devant le tribunal administratif de Rennes.<br>
       Il soutient que si la présomption de causalité s'applique à la situation de M. C...qui a séjourné sur le site des essais et contracté un cancer du côlon, cette présomption est renversée dès lors qu'en l'espèce le risque attribuable aux essais nucléaires est négligeable.<br>
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       Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juillet 2016, M.C..., représenté par MeD..., conclut au rejet du recours et demande en outre que soit mise à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les dépens.<br>
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       Il soutient que les moyens soulevés par le ministre de la défense ne sont pas fondés.<br>
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       Les parties ont été informées le 17 juillet 2017, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'arrêt était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'application de l'article 113 de la loi n° 2017-256 du 28 février 2017. <br>
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       Par un mémoire en réponse au courrier du 17 juillet 2017, enregistré le 11 août 2017, la ministre des Armées conclut aux mêmes fins que le recours par les mêmes moyens.<br>
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       Elle soutient en outre que, si la loi du 28 février 2017 est applicable, M. C...n'a concrètement subi aucune exposition aux rayonnements ionisants.<br>
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       Par un mémoire en réponse au courrier du 17 juillet 2017, enregistré le 10 novembre 2017, M. C...conclut par les mêmes moyens au rejet du recours.<br>
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       Il soutient que le ministre n'apporte pas d'élément de nature à établir que sa pathologie résulte exclusivement d'une cause étrangère à l'exposition aux rayonnements ionisants due aux essais nucléaires, en particulier parce qu'il n'a subi aucune exposition à de tels rayonnements.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier.<br>
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       Vu :<br>
       - la loi n° 2010-2 modifiée du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français ; <br>
       - la loi n° 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l'égalité réelle outre-mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique ;<br>
       - le décret n° 2010-653 modifié du 11 juin 2010 pris en application de la loi relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français ; <br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Ont été entendus au cours de l'audience publique :<br>
       - le rapport de Mme Allio-Rousseau, <br>
       - les conclusions de M. Bréchot, rapporteur public,<br>
       - et les observations de MeD..., représentant M. A...C....<br>
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       1. Considérant que M. A...C..., militaire de carrière, né le 18 juillet 1940, a été affecté en qualité de météorologue à compter de janvier 1968 à Tahiti puis du 2 février 1968 au 12 janvier 1969 à Tureia, du 26 janvier 1970 au 25 septembre 1970 à Totegegie et du 30 janvier 1972 au 1er février 1974 à Papeete ; qu'au cours de ces périodes, vingt-trois essais nucléaires atmosphériques ont été effectués ; qu'il a contracté un cancer du côlon, diagnostiqué en 2002 ; qu'il a présenté le 14 septembre 2010 une demande d'indemnisation sur le fondement de la loi du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français ; que, par une décision du 25 juillet 2011, le ministre de la défense a rejeté cette demande au motif que le risque attribuable aux essais nucléaires dans la survenance de la maladie de M. C...pouvait être qualifiée de négligeable ; que le ministre de la défense relève appel du jugement du 31 décembre 2015 par lequel le tribunal administratif de Rennes a annulé cette décision et a enjoint au comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de présenter à M. C...une proposition d'indemnisation des préjudices subis dans un délai de trois mois ;<br>
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       2. Considérant qu'aux termes de l'article 1er de la loi du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français : " Toute personne souffrant d'une maladie radio-induite résultant d'une exposition à des rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français et inscrite sur une liste fixée par décret en Conseil d'Etat conformément aux travaux reconnus par la communauté scientifique internationale peut obtenir réparation intégrale de son préjudice dans les conditions prévues par la présente loi./Si la personne est décédée, la demande de réparation peut être présentée par ses ayants droit " ; que l'article 2 de cette même loi définit les conditions de temps et de lieu de séjour ou de résidence que le demandeur doit remplir ; que l'article 4 de cette loi, dans sa rédaction antérieure à la loi du 28 février 2017, prévoyait que les demandes individuelles d'indemnisation étaient soumises à un comité d'indemnisation et disposait : "  (...) / V. - Ce comité examine si les conditions de l'indemnisation sont réunies. Lorsqu'elles le sont, l'intéressé bénéficie d'une présomption de causalité à moins qu'au regard de la nature de la maladie et des conditions de son exposition le risque attribuable aux essais nucléaires puisse être considéré comme négligeable (...) " ; qu'enfin, aux termes de l'article 113 de la loi du 28 février 2017 de programmation relative à l'égalité réelle outre-mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique : " I.- Au premier alinéa du V de l'article 4 de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français, les mots et la phrase : " à moins qu'au regard de la nature de la maladie et des conditions de son exposition le risque attribuable aux essais nucléaires puisse être considéré comme négligeable. Le comité le justifie auprès de l'intéressé. " sont supprimés./ II.- Lorsqu'une demande d'indemnisation fondée sur les dispositions du I de l'article 4 de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français a fait l'objet d'une décision de rejet par le ministre de la défense ou par le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires avant l'entrée en vigueur de la présente loi, le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires réexamine la demande s'il estime que l'entrée en vigueur de la présente loi est susceptible de justifier l'abrogation de la précédente décision. Il en informe l'intéressé ou ses ayants droit s'il est décédé qui confirment leur réclamation et, le cas échéant, l'actualisent. Dans les mêmes conditions, le demandeur ou ses ayants droit s'il est décédé peuvent également présenter une nouvelle demande d'indemnisation, dans un délai de douze mois à compter de l'entrée en vigueur de la présente loi./ III.- Une commission composée pour moitié de parlementaires et pour moitié de personnalités qualifiées propose, dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, les mesures destinées à réserver l'indemnisation aux personnes dont la maladie est causée par les essais nucléaires. Elle formule des recommandations à l'attention du Gouvernement " ;<br>
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       3. Considérant que l'entrée en vigueur des dispositions précitées du I de l'article 113 de la loi du 28 février 2017 n'est pas manifestement impossible en l'absence de mesures d'application ; qu'elle est dès lors intervenue le lendemain de la publication de cette loi au Journal officiel de la République française ; que ces dispositions sont applicables à la présente instance ;<br>
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       4. Considérant qu'il résulte du II de l'article 113 de la loi du 28 février 2017, cité au point 2 ci-dessus, d'une part, que le législateur a confié au CIVEN la mission de réexaminer l'ensemble des demandes d'indemnisation ayant fait l'objet d'une décision de rejet de la part du ministre ou du comité, s'il estime que l'entrée en vigueur de cette loi est susceptible de justifier l'abrogation de la précédente décision et, d'autre part, que les victimes ou leurs ayants droit peuvent, dans les douze mois à compter de l'entrée en vigueur de cette loi, présenter au CIVEN une nouvelle demande d'indemnisation ; que, compte tenu de son office, il appartient au juge du plein contentieux, saisi d'un litige relatif à une décision intervenue après réexamen d'une ancienne demande d'indemnisation ou en réponse à une demande postérieure à l'entrée en vigueur de la loi du 28 février 2017, de statuer en faisant application des dispositions de la loi du 5 janvier 2010 dans leur rédaction issue de la loi du 28 février 2017 et, s'il juge illégale la décision contestée, de fixer le montant de l'indemnité due au demandeur, sous réserve que ce dernier ait présenté des conclusions indemnitaires chiffrées, le cas échéant, après que le juge l'a invité à régulariser sa demande sur ce point ; qu'en revanche, il résulte des dispositions rappelées ci-dessus de la loi du 28 février 2017 que le législateur a entendu que, lorsque le juge statue sur une décision antérieure à leur entrée en vigueur, il se borne, s'il juge, après avoir invité les parties à débattre des conséquences de l'application de la loi précitée, qu'elle est illégale, à l'annuler et à renvoyer au CIVEN le soin de réexaminer la demande ;<br>
       5. Considérant que les dispositions du I de l'article 113 de la loi du 28 février 2017 citées au point 2 ont supprimé les dispositions du premier alinéa du V de l'article 4 de la loi du 5 janvier 2010 ; que le législateur a ainsi entendu que, dès lors qu'un demandeur satisfait aux conditions de temps, de lieu et de pathologie prévues par l'article 2 de la loi du 5 janvier 2010 modifiée, il bénéficie de la présomption de causalité entre l'exposition aux rayonnements ionisants due aux essais nucléaires français et la survenance de sa maladie ; que cette présomption ne peut être renversée que si l'administration établit que la pathologie de l'intéressé résulte exclusivement d'une cause étrangère à l'exposition aux rayonnements ionisants due aux essais nucléaires, en particulier parce qu'il n'a subi aucune exposition à de tels rayonnements ;<br>
       6. Considérant que M. C...a séjourné dans des lieux et pendant une période définies par l'article 2 de la loi du 5 janvier 2010 ; que la pathologie dont il est atteint figure sur la liste annexée au décret du 11 juin 2010 ; qu'il bénéficie dès lors d'une présomption de causalité aux fins d'indemnisation du préjudice subi en raison de son exposition aux rayonnements ionisants due aux essais nucléaires ; <br>
       7. Considérant que, pour renverser la présomption, le ministre fait valoir que M. C...n'a pas été concrètement exposé aux rayons ionisants durant la période de son affectation en Polynésie française en se fondant sur la recommandation du CIVEN, qui avait indiqué que, compte tenu de la nature des fonctions exercées, du niveau de l'exposition aux rayonnements ionisants retenue lors de sa présence sur les sites d'expérimentations nucléaires, la probabilité d'une relation de causalité entre cette exposition et la maladie dont il a été atteint, évaluée selon les recommandations de l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), est très inférieure à 1% (0,06%) ;<br>
       8. Considérant que M. C...a été affecté en qualité de météorologue à compter de janvier 1968 à Tahiti puis du 2 février 1968 au 12 janvier 1969 à Tureia, du 26 janvier 1970 au 25 septembre 1970 à Totegegie et du 30 janvier 1972 au 1er février 1974 à Papeete ; que les relevés des différents dosimètres d'ambiance installés à Tahiti en janvier 1968, à Tureia de février 1968 à janvier 1969 et à Mahina de janvier 1972 à février 1974 indiquent tous des résultats nuls ; qu'il résulte toutefois de l'instruction que des retombées radioactives ont été enregistrées sur l'archipel des Gambier à l'occasion de sept des huit essais de la campagne de 1970 ; qu'en outre les conclusions du rapport produit par le ministre, relatif aux conséquences radiologiques de ces essais sur l'archipel des Gambier, indiquent que la dose reçue par M. C...durant son affectation à Totegegie est de l'ordre de 0,4 millisievert ; que le ministre ne produit pas les résultats de la dosimétrie d'ambiance du site de Totegegie alors qu'il est constant que huit essais atmosphériques ont été effectués durant cette période ; qu'au surplus, M.C..., qui n'a bénéficié d'aucun suivi dosimétrique individuel, n'a fait l'objet que d'un seul examen anthropogammamétrique réalisé à son arrivée en Polynésie ; que, dans ces conditions, il ne résulte pas de l'instruction que la pathologie de M. C...résulte exclusivement d'une cause étrangère à l'exposition aux rayonnements ionisants due aux essais nucléaires, en particulier parce qu'il n'aurait subi aucune exposition à de tels rayonnements ; <br>
       9. Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que le ministre n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Rennes a annulé sa décision du 25 juillet 2011 et a enjoint au CIVEN de réexaminer la demande de M.C... ;<br>
       Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       10. Considérant qu'il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des frais exposés par M.C..., et non compris dans les dépens ; <br>
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DÉCIDE :<br>
Article 1er : 	Le recours du ministre de la défense est rejeté.<br>
Article 2 : 	L'Etat versera une somme de 3 000 euros à M. C...en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.<br>
Article 3 : 	Le présent arrêt sera notifié au ministre des Armées, au comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires et à M. A...C....<br>
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       Délibéré après l'audience du 21 novembre 2017, à laquelle siégeaient :<br>
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       - M. Lainé, président de chambre,<br>
       - Mme Tiger-Winterhalter, présidente-assesseure,<br>
       - Mme Allio-Rousseau, premier conseiller.<br>
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       Lu en audience publique, le 8 décembre 2017.<br>
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Le rapporteur,<br>
M.-P. Allio-RousseauLe président,<br>
L. Lainé       <br>
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Le greffier,<br>
M. B...<br>
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       La République mande et ordonne au ministre des Armées en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
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2<br>
N° 16NT01039<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**