# Conseil d'État, , 21/04/2017, 409719, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000034478517
**Date de décision:** 2017-04-21
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000034478517

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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              Par une requête, enregistrée le 11 avril 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B...A...demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de prendre toutes mesures nécessaires pour mettre fin au harcèlement électromagnétique dont il ferait l'objet depuis plus de dix mois.<br>
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              M. A...soutient que : <br>
              - la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'il a déjà subi deux hospitalisations psychiatriques sous contrainte ;<br>
              - il subit un harcèlement électromagnétique depuis près de dix mois.<br>
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	Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu :<br>
              - le code pénal ;<br>
              - le code de la sécurité intérieure ;<br>
              - le code de justice administrative ;<br>
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<br>Considérant ce qui suit :<br>
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              1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut rejeter une requête par une ordonnance motivée, sans instruction contradictoire ni audience publique, lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.<br>
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              2. L'usage par le juge des référés des pouvoirs qu'il tient des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonné à la condition qu'une urgence particulière rende nécessaire l'intervention rapide d'une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une atteinte grave ou manifestement illegale serait portée. En l'espèce, M. A...se borne à demander qu'il soit mis fin au harcèlement électromagnétique dont il ferait l'objet, selon lui, depuis plusieurs mois, sans autre précision, notamment sur l'origine et les conditions de ce harcèlement. Les pièces du dossier ne font, en tout état de cause, ressortir aucune violation manifeste et grave d'une liberté fondamentale par une autorité administrative. Il apparaît donc manifeste que la demande de l'intéressé ne remplit pas l'une des conditions posées par l'article L. 521-2 du code de justice administrative et ne peut donc être accueillie.  <br>
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              3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A...doit être rejetée selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.<br>
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<br>O R D O N N E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A...est rejetée.<br>
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B...A....<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** ECLI:FR:CEORD:2017:409719.20170421
**Résumé:** 
**Mots-clés:**