# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 19 janvier 1971, 69-13.537, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983669
**Date de décision:** 1971-01-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983669

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, STATUANT SUR LA LIQUIDATION DES SUCCESSIONS DES EPOUX Z... A... DONT LES HERITIERS SONT LEUR QUATRE ENFANTS :<br>
 DAME SOLANGE Y... ET ARHENTEC, RENE ET JEAN Y..., D'AVOIR DECLARE QU'ETAIT NUL UN ACTE SOUS SEING PRIVE INTERVENU LE 21 AVRIL 1949, APRES LE DECES DE DAME A..., ENTRE LES QUATRE ENFANTS ET LEUR PERE, PAR LEQUEL ETAIENT PARTAGES ENTRE LES ENFANTS DES BIENS DEPENDANT SOIT DE LA COMMUNAUTE AYANT EXISTE ENTRE LEURS PARENTS, SOIT DE LA SUCCESSION DE LA MERE AINSI QUE D'AUTRES APPARTENANT EN PROPRE A Y... PERE, ALORS QU'IL SE SERAIT CONTREDIT EN ENONCANT D'UNE PART QUE DEUX DES QUATRE LOTS COMPRENAIENT DES PROPRES DE LUCIEN Y..., PERE, ET D'AUTRE PART QUE LES BIENS PROPRES ET LES BIENS COMMUNS, REUNIS EN UNE SEULE MASSE ET DIVISES ENSUITE EN QUATRE LOTS, FORMAIENT UN TOUT INDIVISIBLE ;<br>
MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ENONCE : QU'IL EST IMPOSSIBLE DE DISTINGUER DANS CET ACTE LE PARTAGE DE LA DONATION-PARTAGE QUI FORMENT UN TOUT INDIVISIBLE, LES BIENS PROPRES ET LES BIENS COMMUNS ETANT REUNIS EN UNE MASSE DIVISEE ENSUITE EN QUATRE LOTS ;<br>
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 QUE CES MOTIFS NE COMPORTENT PAS DE CONTRADICTION ET QU'IL EN A ETE DEDUIT, A JUSTE TITRE, QUE LA DONATION PARTAGE, POUR N'AVOIR PAS ETE REALISEE EN LA FORME AUTHENTIQUE, ETAIT ENTACHEE DE NULLITE ;<br>
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QUE LE MOYEN DOIT DONC ETRE REJETE ;<br>
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SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST ENCORE SOUTENU QUE DAME SOLANGE Y... A ETE DEBOUTEE, PAR DES MOTIFS DUBITATIFS, DE SA CONTESTATION RELATIVE A UN RECEL DE MOBILIER PAR SES COHERITIERS, MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, APRES AVOIR RAPPELE QUE L'APPELANTE AVAIT ALLEGUE DANS DES TERMES VAGUES UN TEL RECEL, A RETENU QU'EN FAIT IL S'AGIT, SEMBLE-T-IL, DE MEUBLES QUI SE TROUVAIENT AU DOMICILE DE SES FRERES ET SOEURS AU MOMENT DE L'INVENTAIRE, QUI ONT ETE REGULIEREMENT DECLARES PAR CEUX-CI ET ENSUITE INTEGRES DANS LE PARTAGE ET A SOUVERAINEMENT DECIDE QUE LES ELEMENTS DU RECEL NE SE TROUVENT DONC PAS REUNIS EN L'ESPECE, QUE CES MOTIFS NE SONT PAS DUBITATIFS ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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SUR LE TROISIEME MOYEN : ATTENDU QUE, SELON LE POURVOI, L'ARRET ATTAQUE AURAIT DU, POUR REJETER LA DEMANDE DE DAME SOLANGE Y... B... AU CARACTERE LESIONNAIRE DU PARTAGE TEL QU'ETABLI PAR LE NOTAIRE LIQUIDATEUR, CONSTATER QUE CELLE-CI AVAIT, DANS SES CONCLUSIONS, FAIT VALOIR QUE LES DEUX INVENTAIRES AVAIENT ETE DRESSES DANS DES CONDITIONS SUSPECTES, QUE L'EVALUATION DES MEUBLES PAR LE NOTAIRE NE CORRESPONDAIT NULLEMENT A LEUR VALEUR REELLE ET QU'ELLE AVAIT SOLLICITE UNE MESURE D'INSTRUCTION POUR FAIRE LA PREUVE DE CES ALLEGATIONS ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LES JUGES D'APPEL, APRES AVOIR RAPPELE QUE L'ESSENTIEL DE L'ACTIF A PARTAGER EST COMPOSE DE PRIX DE LICITATIONS REPARTIS EGALEMENT ENTRE LES HERITIERS, ONT SOUVERAINEMENT CONSIDERE QU'AUCUNE ERREUR D'EVALUATION N'A PU ETRE COMMISE AU DETRIMENT DE L'UN D'ENTRE EUX, AFFIRMENT PAR LA-MEME L'INUTILITE D'UNE MESURE D'INSTRUCTION ET REPONDANT AUX CONCLUSIONS, QUE LE MOYEN NE PEUT QU'ETRE ECARTE ;<br>
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SUR LE QUATRIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST ENCORE VAINEMENT SOUTENU QUE LA COUR D'APPEL AURAIT A TORT TENU POUR ADMIS A PRIORI LE BIEN-FONDE DES OPPOSITIONS A PARTAGE PRATIQUEES PAR LES CREANCIERS DE DAME SOLANGE Y... ET DECIDE QU'IL LUI APPARTENAIT D'EN DEMANDER LA MAINLEVEE, ALORS, D'UNE PART, QU'ELLE AURAIT DU RAPPELER QUE LES CREANCIERS ETAIENT TENUS DE DEMONTRER LEUR INTERET A FORMER OPPOSITION ET DONC QUE LEUR CREANCE ETAIT CERTAINE, LIQUIDE ET EXIGIBLE ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE L'OPPOSITION A PARTAGE ETANT UN ACTE CONSERVATOIRE DONT LE SEUL EFFET EST DE METTRE OBSTACLE A UN PARTAGE AU PREJUDICE DES CREANCIERS OPPOSANTS, ON NE SAURAIT L'ASSIMILER A UNE SAISIE-ARRET ET NOTAMMENT EN PRONONCER LA MAIN-LEVEE ;<br>
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QU'EN EFFET LES CREANCIERS DE L'APPELANTE QUI AVAIENT FORME OPPOSITION AU PARTAGE DANS LES TERMES DE L'ARTICLE 882 DU CODE CIVIL, ONT FAIT DEFAUT DEVANT LA COUR D'APPEL, QUE LES CONCLUSIONS PRISES DANS LA CITATION PAR LE DEMANDEUR, DAME Y..., SONT LES SEULES QU'AIENT CONNUES LES DEFENDEURS DEFAILLANTS ET SUR LESQUELLES ILS AIENT PU JUGER DE L'OPPORTUNITE DE LEUR COMPARUTION, QUE L'ADJUDICATION DE CONCLUSIONS NOUVELLES, PRISE A L'AUDIENCE EN L'ABSENCE DES DEFENDEURS, SANS QU'ELLES LEUR AIENT ETE PREALABLEMENT NOTIFIEES PAR UNE CITATION NOUVELLE, CONSTITUERAIT UNE VIOLATION DES DROITS DE LA DEFENSE, QU'EN CONSEQUENCE, C'EST A BON DROIT, QUE L'ARRET ATTAQUE ABSTRACTION FAITE DE LA PROPRIETE DU TERME MAINLEVEE, A ENONCE QUE LES CREANCIERS APPELES DANS LA CAUSE A RAISON DE LEUR OPPOSITION N'ONT JAMAIS FAIT L'OBJET D'UNE INSTANCE EN MAINLEVEE, QUE CETTE MAINLEVEE DEVAIT ETRE DEMANDEE PAR VOIE PRINCIPALE OU RECONVENTIONNELLE DE TELLE SORTE QU'ILS SOIENT APPELES A PRESENTER LEUR DEFENSE ET NE POUVAIT L'ETRE EN LEUR ABSENCE, PAR VOIE DE SIMPLES CONCLUSIONS, ET QU'IL A, EN CONSEQUENCE, DECIDE QUE NE POUVAIT ETRE ACCUEILLI LE CHEF DE DEMANDE RELATIF A LA CONTESTATION DES CREANCES ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE QUATRIEME MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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ET SUR LE CINQUIEME ET DERNIER MOYEN : ATTENDU ENFIN QUE LE POURVOI FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL DE N'AVOIR PAS REPONDU AUX CONCLUSIONS DE DAME Y... LUI DEMANDANT DE CONSTATER QU'IL RESULTE DE SON CONTRAT DE MARIAGE QUE FEU Y... LUCIEN GEORGES RECONNAIT LUI DEVOIR LE MONTANT DE SA DOT AINSI QU'UN HERITAGE QUE LUI A LAISSE MME X... ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'HOMOLOGATION DE L'ETAT LIQUIDATIF TEL QUE DRESSE PAR LE NOTAIRE COMMIS, REPOND NECESSAIREMENT A CES CONCLUSIONS ;<br>
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QUE LE DERNIER MOYEN N'EST DONC PAS MIEUX FONDE QUE LES PRECEDENTS ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 31 MAI 1969 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
<br>,.  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1961-06-12 Bulletin 1961 I N. 303 P. 240 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1075,Code civil 792,Code civil 822,Code civil 823,Code civil 882,Code civil 887,LOI 1810-04-20 ART. 7
**ECLI:** 
**Résumé:** LA DONATION-PARTAGE DEVANT ETRE ETABLIE EN LA FORME DES  DONATIONS, C'EST A BON DROIT  QU'UNE COUR D'APPEL A DECLARE NUL UN  ACTE SOUS SEINGS PRIVES PAR LEQUEL UN PERE AVAIT, AU DECES DE SON  EPOUSE, PARTAGE ENTRE SES ENFANTS UNE MASSE COMPOSEE A LA FOIS DE  BIENS LUI APPARTENANT EN PROPRE ET DE BIENS DEPENDANT SOIT DE LA  COMMUNAUTE AYANT EXISTE ENTRE LES PARENTS SOIT DE LA SUCCESSION DE  SON EPOUSE EN RELEVANT QU'IL ETAIT IMPOSSIBLE D'Y DISTINGUER LE  PARTAGE DE LA DONATION-PARTAGE, QUI FORMAIENT UN TOUT INDIVISIBLE.,LA DEMANDE EN MAIN-LEVEE D'UNE OPPOSITION A PARTAGE FAITE  PAR LES CREANCIERS D'UN COPARTAGEANT DOIT ETRE FAITE PAR VOIE  PRINCIPALE OU RECONVENTIONNELLE, DE TELLE SORTE QUE LES CREANCIERS  SOIENT APPELES A PRESENTER LEUR DEFENSE.  ELLE NE PEUT PAS L'ETRE EN  LEUR ABSENCE PAR DE SIMPLES CONCLUSIONS.,L'HOMOLOGATION DE L'ETAT LIQUIDATIF DU PARTAGE REPOND  NECESSAIREMENT AUX CONCLUSIONS D'UN COPARTAGEANT CONTESTANT LE  MONTANT ET LA COMPOSITION DE SA PART.
**Mots-clés:** 1) DONATION-PARTAGE - FORME - ACTE AUTHENTIQUE - NECESSITE.,* INDIVISIBILITE - EFFETS - DONATION-PARTAGE - ACTE COMPRENANT A LA  FOIS UN PARTAGE ET UNE DONATION-PARTAGE.,2) SUCCESSION - PARTAGE - CREANCIER OPPOSANT - MAIN-LEVEE DE L 'OPPOSITION - PROCEDURE - CARACTERE CONTRADICTOIRE - NECESSITE.,* PROCEDURE CIVILE - DROITS DE LA DEFENSE - OPPOSITION A PARTAGE -  DEMANDE DE MAIN-LEVEE - DEMANDE PRESENTEE PAR SIMPLES CONCLUSIONS EN  L'ABSENCE DE CREANCIERS OPPOSANTS .,3) JUGEMENTS ET ARRETS - CONCLUSIONS - REPONSE SUFFISANTE -  SUCCESSION PARTAGE - HOMOLOGATION - CONCLUSIONS TENDANT A DE  NOUVELLES OPERATIONS DE LIQUIDATION ET PARTAGE.,* SUCCESSION - PARTAGE - HOMOLOGATION DE L'ETAT LIQUIDATIF -  CONTESTATION - CONCLUSIONS TENDANT A DE NOUVELLES OPERATIONS DE  LIQUIDATION ET DE PARTAGE - REPONSE SUFFISANTE.