# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 4 avril 1973, 71-14.100, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006989855
**Date de décision:** 1973-04-04
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006989855

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, QUI A DECLARE EXECUTOIRE EN FRANCE, A L'ENCONTRE DE LA SOCIETE EURASIA, UN JUGEMENT DU TRIBUNAL DE NAPLES DU 18 NOVEMBRE 1960 ET UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE NAPLES DU 23 OCTOBRE 1964, RENDUS AU PROFIT DE LA SOCIETE AGENZIA MARITIMA TIRRENO, D'AVOIR AINSI STATUE AU REGARD DE LA SECONDE DE CES DECISIONS, ALORS QUE CELLE-CI AURAIT ETE PRONONCEE EN CHAMBRE DU CONSEIL, EN VIOLATION " DE LA REGLE D'ORDRE PUBLIC FRANCAIS D'APRES LAQUELLE, EN DROIT COMMUN, LES DEBATS DOIVENT ETRE PUBLICS ET LES DECISIONS RENDUES EN AUDIENCE PUBLIQUE " ;<br>
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 MAIS ATTENDU QU'IL NE RESULTE NI DE L'ARRET ATTAQUE NI DES PRODUCTIONS QUE LA SOCIETE EURASIA AIT CRITIQUE DEVANT LES JUGES DE L'EXEQUATUR LES FORMES SUIVANT LESQUELLES AURAIT ETE RENDUE LA DECISION ITALIENNE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN, MELANGE DE FAIT ET DE DROIT, EST NOUVEAU ET COMME TEL IRRECEVABLE DEVANT LA COUR DE CASSATION ;<br>
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 SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QUE LA SOCIETE EURASIA FAIT ENCORE GRIEF A L'ARRET D'AVOIR CONSIDERE QUE LA DECISION ETRANGERE N'AURAIT PAS MECONNU LA REGLE " NUL NE PLAIDE EN FRANCE PAR PROCUREUR " AU MOTIF QUE SON FONDEMENT SERAIT CONSTITUE PAR LA FAUTE PERSONNELLE DE LA SOCIETE EURASIA, ALORS QUE LES AGISSEMENTS RELEVES CONTRE CELLE-CI PAR LA JURIDICTION ETRANGERE N'AVAIENT PAS ETE QUALIFIES DE PERSONNELS ET QU'ILS N'AURAIENT PU L'ETRE AU CAS OU CETTE SOCIETE AURAIT BIEN AGI COMME MANDATAIRE D'UN TIERS, CE QU'IL AURAIT APPARTENU A LA JURIDICTION FRANCAISE DE RECHERCHER ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, APRES AVOIR JUSTEMENT RAPPELE QUE, SAISIE D'UNE DEMANDE D'EXEQUATUR, IL NE LUI APPARTENAIT PAS DE REVISER AU FOND LA DECISION ETRANGERE, RETIENT PAR UNE INTERPRETATION NECESSAIRE DE CELLE-CI, EXCLUSIVE DE LA DENATURATION ALLEGUEE, QUE LA CONDAMNATION PRONONCEE CONTRE LA SOCIETE EURASIA A " POUR FONDEMENT ESSENTIEL " LA FAUTE GRAVE ET PERSONNELLE QU'ELLE A COMMISE EN PASSANT UN CONTRAT DE TRANSPORT DE MARCHANDISES SUR DES BATEAUX QU'ELLE SAVAIT NE PAS APPARTENIR A NGUYEN Y... X..., DONT ELLE SE DIT MAINTENANT MANDATAIRE ;<br>
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QU'EN L'ETAT DE CETTE APPRECIATION, LA COUR D'APPEL N'AVAIT DONC PAS A RECHERCHER SI LA REGLE QUE CETTE SOCIETE PRETENDAIT INVOQUER, EN VIGUEUR EN FRANCE, S'IMPOSAIT PAREILLEMENT A LA JURIDICTION ITALIENNE SAISIE DU LITIGE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 5 JUILLET 1971, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1968-03-05 Bulletin 1968 I N.86 P.69 (CASSATION) . (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1968-03-06 Bulletin 1968 I N.88 (1) P.71 (REJET) . (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1968-05-09 Bulletin 1968 II N.126 P. 90 (CASSATION). (1)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (2),Code civil 2128,Code de procédure civile 546,Code civil 2123,LOI 1790-11-27 ART. 3,LOI 1810-04-20 ART. 7
**ECLI:** 
**Résumé:** EST NOUVEAU ET COMME TEL IRRECEVABLE DEVANT LA COUR DE  CASSATION, LE MOYEN TIRE DE CE QUE UNE DECISION ETRANGERE DECLAREE  EXECUTOIRE EN FRANCE, AURAIT ETE PRONONCEE EN CHAMBRE DU CONSEIL EN  VIOLATION DE LA REGLE D'ORDRE PUBLIC FRANCAIS SUR LA PUBLICITE DES  DEBATS, DES LORS QUE LE DEMANDEUR A LA CASSATION N'A PAS CRITIQUE  DEVANT LES JUGES DE L'EXEQUATUR LES FORMES SUIVANT LESQUELLES AURAIT  ETE RENDUE CETTE DECISION ETRANGERE.,SAISIS D'UNE DEMANDE D'EXEQUATUR, IL N'APPARTIENT PAS AUX  JUGES DE REVISER AU FOND UNE DECISION ETRANGERE ET DES LORS QUE PAR  UNE INTERPRETATION NECESSAIRE DE CELLE-CI, ILS ONT CONSTATE QU'ELLE  AVAIT POUR FONDEMENT ESSENTIEL LA FAUTE PERSONNELLE DE LA PARTIE  CONDAMNEE, ILS N'AVAIENT DONC PAS A RECHERCHER SI LA REGLE "NUL EN  FRANCE NE PLAIDE PAR PROCUREUR" S'IMPOSAIT EGALEMENT A LA  JURIDICTION ETRANGERE.
**Mots-clés:** 1) CASSATION - MOYEN NOUVEAU - JUGEMENTS ET ARRETS - JUGEMENT  ETRANGER - ORDRE PUBLIC FRANCAIS - VIOLATION - MOYEN NON FORMULE  DEVANT LES JUGES DE L'EXEQUATUR.,* CONFLITS DE JURIDICTIONS - EFFETS INTERNATIONAUX DES JUGEMENTS -  EXEQUATUR - CONDITIONS - CONFORMITE A L'ORDRE PUBLIC INTERNATIONAL  FRANCAIS - PROCEDURE.,* CONFLITS DE JURIDICTIONS - EFFETS INTERNATIONAUX DES JUGEMENTS -  EXEQUATUR - CONDITIONS - CONFROMITE DE L'ORDRE PUBLIC INTERNATIONAL  FRANCAIS - CASSATION - MOYEN NOUVEAU.,* CONFLITS DE JURIDICTIONS - EFFETS INTERNATIONAUX DES JUGEMENTS -  EXEQUATUR - CONDITIONS - REGULARITE DE LA PROCEDURE SUIVIE - DEBATS  - PUBLICITE.,* JUGEMENTS ET ARRETS - DEBATS - PUBLICITE - GENERALITE - JUGEMENT  ETRANGER - JUGEMENT PRONONCE EN CHAMBRE DU CONSEIL - ORDRE PUBLIC  FRANCAIS - VIOLATION - MOYEN NOUVEAU.,* PROCEDURE CIVILE - CHAMBRE DU CONSEIL - JUGEMENT - JUGEMENT  ETRANGER - EXEQUATUR - DECISION ETRANGERE RENDUE EN CHAMBRE DU  CONSEIL.,2) CONFLITS DE JURIDICTIONS - EFFETS INTERNATIONAUX DES JUGEMENTS -  EXEQUATUR - POUVOIR DU JUGE DE L'EXEQUATUR - REVISION AU FOND (NON)  - PROCEDURE - REGLE : "NUL EN FRANCE NE PLAIDE PAR PROCUREUR".,* JUGEMENTS ET ARRETS - INTERPRETATION - POUVOIRS DES JUGES.,* JUGEMENTS ET ARRETS - INTERPRETATION - DECISION ETRANGERE.,* PROCEDURE CIVILE - "NUL EN FRANCE NE PLAIDE PAS PROCUREUR" -  APPLICATION - EXEQUATUR.