# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 4ème chambre, 02/03/2012, 11NT00867, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000025583408
**Date de décision:** 2012-03-02
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 4ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000025583408

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 18 mars 2011, présentée pour M. Nnaemeka Ezike X, demeurant ..., par Me Esmel, avocat au barreau de Tours ; M. X demande à la cour :<br>
<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 10-1736 en date du 30 décembre 2010 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 12 mars 2010 du préfet d'Indre-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour ;<br>
<br>
       2°) d'annuler ladite décision ;<br>
<br>
       3°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et d'assortir cette injonction d'une astreinte ;<br>
<br>
       4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Esmel d'une somme en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation de cet avocat à percevoir la somme correspondant à la part contributive versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ;<br>
.....................................................................................................................<br>
<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ;<br>
<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 3 février 2012 :<br>
<br>
       - le rapport de Mme Tiger, premier conseiller ;<br>
<br>
       - et les conclusions de M. Martin, rapporteur public ;<br>
<br>
<br>
       Considérant que M. X, de nationalité nigériane, relève appel du jugement en date du 30 décembre 2010 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 12 mars 2010 du préfet d'Indre-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour ;<br>
<br>
       Sur la régularité du jugement attaqué :<br>
<br>
       Considérant que si M. X soutient que le jugement attaqué est insuffisamment motivé, il ressort, toutefois, des pièces du dossier de première instance que le tribunal administratif a répondu de manière précise et circonstanciée aux moyens soulevés par le requérant notamment au regard de son état de santé et de sa situation familiale ; que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation du jugement attaqué doit, par suite, être écarté ;<br>
<br>
       Sur la légalité de la décision de refus de titre de séjour :<br>
<br>
       Considérant que la décision du 12 mars 2010 indique notamment que M. X ne remplit pas les conditions posées par le 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ; que, par suite, la décision contestée est suffisamment motivée ;<br>
<br>
       Considérant qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : (...) 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ; (...) " ;<br>
<br>
       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, né le 22 juillet 1974, est entré en France, selon ses déclarations, le 24 mars 2003 et qu'il est célibataire sans charge de famille en France ; qu'en outre, il ne soutient pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où réside notamment sa mère ; que, dans ces conditions, en refusant de délivrer à l'intéressé le titre de séjour qu'il avait sollicité, le préfet d'Indre-et-Loire n'a pas méconnu les dispositions précitées du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 12 mars 2010 du préfet d'Indre-et-Loire ;<br>
<br>
       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
<br>
       Considérant que ces dispositions font, en tout état de cause, obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement, par application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à l'avocat de M. X d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
<br>
<br>
DÉCIDE :<br>
<br>
<br>
Article 1er :	La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 :	Le présent arrêt sera notifié à M. Nnaemeka Ezike X et au ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration.<br>
	Une copie en sera transmise au préfet d'Indre-et-Loire.<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
1<br>
<br>
N° 11NT00867	2 <br>
1<br>
<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**