# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 19 janvier 1971, 69-91.908, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007058995
**Date de décision:** 1971-01-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007058995

## Contenu de la décision

CASSATION PARTIELLE SUR LE POURVOI DE X... DU Y... (HELENE), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE BASTIA, DU 28 MAI 1969 QUI, POUR CONTRAVENTION A L'ARTICLE R 30-7° DU CODE PENAL, L'A CONDAMNEE A UNE AMENDE DE 40 FRANCS ET A DES REPARATIONS CIVILES LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;<br>
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 SUR L'ACTION PUBLIQUE : ATTENDU QUE LES FAITS RETENUS A LA CHARGE DE X... DU Y... HELENE, SOUS LA QUALIFICATION DE CONTRAVENTION A L'ARTICLE R 30-7° DU CODE PENAL, SONT ANTERIEURS AU 20 JUIN 1969 ET ENTRENT, DES LORS, DANS LES PREVISIONS DE L'ARTICLE 1ER DE LA LOI DU 30 JUIN 1969 QUI ACCORDE AMNISTIE AUX CONTRAVENTIONS DE POLICE ;<br>
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 QU'IL Y A DONC LIEU DE DECLARER L'ACTION PUBLIQUE ETEINTE ;<br>
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 SUR LES INTERETS CIVILS : ATTENDU QU'IL Y A DES INTERETS CIVILS EN CAUSE ET QU'IL ECHET EN CONSEQUENCE DE STATUER SUR LE POURVOI ;<br>
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 SUR LE PREMIER MOYEN DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION ET FAUSSE APPLICATION DES ARTICLES 1385 DU CODE CIVIL ET R 30-7° DU CODE PENAL, ENSEMBLE VIOLATION DE L'ARTICLE 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT, INSUFFISANCE, CONTRADICTION ET NON-PERTINENCE DE MOTIFS, ET MANQUE DE BASE LEGALE, EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A CONDAMNE UNE PREVENUE POUR DIVAGATION DE CHIENS MALFAISANTS ;<br>
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AU MOTIF QUE LADITE PREVENUE AVAIT LA GARDE DE LA CHIENNE INCRIMINEE, QU'ELLE AVAIT RECUEILLIE ET A LAQUELLE ELLE DONNAIT A MANGER DEPUIS TROIS MOIS ;<br>
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 ALORS QUE LA PREVENUE N'ETANT NI PROPRIETAIRE, NI DETENTEUR, NI POSSESSEUR DE LA CHIENNE N'EN AVAIT PAS L'USAGE QUE COMPORTAIT L'EXERCICE DE SA PROFESSION ET N'AVAIT PAS RECHERCHE, EN SE CHARGEANT DE L'ANIMAL, LA SATISFACTION D'UN INTERET PROPRE ;<br>
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 QU'AYANT SEULEMENT RECUEILLI L'ANIMAL INCRIMINE DANS UN MOUVEMENT DE PURE BIENVEILLANCE, ELLE NE POUVAIT VOIR SA RESPONSABILITE ENGAGEE EN TANT QUE GARDIENNE DE LA CHIENNE ;<br>
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 ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE ET DE CELLES DU JUGEMENT QU'IL CONFIRME EN EN ADOPTANT LES MOTIFS, QUE, LE 26 OCTOBRE 1967, DEUX CHIENS LAISSES SANS SURVEILLANCE ONT ATTAQUE UN TROUPEAU DE BREBIS ET EN ONT TUE QUARANTE-NEUF ;<br>
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 QUE L'UN DE CES CHIENS AVAIT ETE RECUEILLI, TROIS MOIS AUPARAVANT, ALORS QU'IL ETAIT A L'ABANDON, ET AVAIT ETE NOURRI, DEPUIS CETTE EPOQUE, PAR LA DEMANDERESSE ;<br>
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 ATTENDU QU'EN SE FONDANT SUR CES CONSTATATIONS SOUVERAINES, DONT IL SE DEDUIT QUE X... DU Y... HELENE EXERCAIT SUR CE CHIEN DES POUVOIRS DE DIRECTION, DE CONTROLE ET D'USAGE, C'EST A BON DROIT QUE LES JUGES ONT RETENU A SA CHARGE LA FAUTE D'AVOIR LAISSE DIVAGUER UN ANIMAL MALFAISANT QUI ETAIT SOUS SA GARDE ET L'ONT DECLAREE RESPONSABLE DU DOMMAGE QUI EN EST RESULTE ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LE PREMIER MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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 MAIS SUR LE SECOND MOYEN DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION ET FAUSSE APPLICATION DES ARTICLES 55 ET R 30-7° DU CODE PENAL, ET L'ARTICLE 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT, INSUFFISANCE, CONTRADICTION ET NON-PERTINENCE DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE, EN CE QUE L'ARRET, APRES AVOIR CONSTATE QUE QUARANTE-NEUF BREBIS ETAIENT MORTES DES SUITES DES BLESSURES OCCASIONNEES PAR DEUX CHIENS, L'UN APPARTENANT A Z..., L'AUTRE RECUEILLI PAR LA DAME X... DU Y..., A CONDAMNE LES DEUX PREVENUS A REPARER LE PREJUDICE CAUSE AU PROPRIETAIRE DESDITES BREBIS ;<br>
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 AU MOTIF QUE LES DEUX CHIENS AVAIENT AGI ENSEMBLE ET DEVAIENT ETRE TENUS POUR LES AUTEURS DE LA PERTE DES OVINS, SANS QU'IL Y EUT A RECHERCHER QUELLES BETES AVAIENT PU ETRE TRAQUEES, BLESSEES OU TUEES PAR L'UN OU L'AUTRE DES CHIENS DEVENUS MALFAISANTS ;<br>
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ALORS QU'EN STATUANT AINSI ET EN CONDAMNANT LES DEUX PREVENUS SANS DETERMINER LA RESPONSABILITE PESANT SUR CHACUN D'EUX, ET RESULTANT DES AGISSEMENTS DE L'UNE ET L'AUTRE DES DEUX BETES, LA COUR A MECONNU L'ARTICLE 55 NON APPLICABLE A LA CONTRAVENTION REPRIMEE, EN REFUSANT DE NE CONDAMNER LA PERSONNE AYANT RECUEILLI L'UN DES CHIENS QU'AU DOMMAGE REELLEMENT OCCASIONNE PAR LEDIT CHIEN ;<br>
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 VU LESDITS ARTICLES ;<br>
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 ATTENDU QUE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 55 DU CODE PENAL NE SONT APPLICABLES AUX CONDAMNES POUR CONTRAVENTIONS QUE LORSQUE CELLES-CI SONT PASSIBLES D'UN EMPRISONNEMENT SUPERIEUR A DIX JOURS OU D'UNE AMENDE SUPERIEURE A 400 FRANCS ;<br>
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 ATTENDU QU'APRES AVOIR CONSTATE QUE LES CHIENS DONT LES DEUX PREVENUS ETAIENT RESPECTIVEMENT RESPONSABLES AVAIENT MASSACRE QUARANTE-NEUF BREBIS, L'ARRET ATTAQUE ENONCE QUE, CES DEUX CHIENS AYANT AGI ENSEMBLE, IL N'Y A PAS LIEU DE RECHERCHER LE NOMBRE DES OVINS DETRUITS PAR CHACUN D'EUX, ET, STATUANT SUR LE SEUL APPEL DE LA DEMANDERESSE QUANT AUX INTERETS CIVILS, CONFIRME LES DISPOSITIONS DU JUGEMENT AYANT CONDAMNE CELLE-CI ET SON COPREVENU A PAYER A LA PARTIE CIVILE UNE INDEMNITE DE 8 330 FRANCS REPRESENTANT LE PRIX DES QUARANTE-NEUF BREBIS TUEES ;<br>
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 ATTENDU QUE LES TERMES DE LA DECISION ATTAQUEE IMPLIQUENT, NECESSAIREMENT, LA CONDAMNATION SOLIDAIRE DES PREVENUS AUX DOMMAGES-INTERETS ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARTICLE 55 DU CODE PENAL N'ETAIT PAS APPLICABLE A X... DU Y... HELENE, CONTRE LAQUELLE A ETE RETENUE LA CONTRAVENTION QUE L'ARTICLE R 30-7° DU MEME CODE PREVOIT ET PUNIT D'UNE AMENDE DE 20 A 40 FRANCS INCLUSIVEMENT ;<br>
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 QUE DES LORS IL APPARTENAIT AUX JUGES DE RECHERCHER LE NOMBRE DES OVINS DETRUITS PAR LE CHIEN DONT LA DEMANDERESSE ETAIT RESPONSABLE ;<br>
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 QU'AINSI, EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, LA COUR D'APPEL A MECONNU LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 55 PRECITE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : DECLARE L'ACTION PUBLIQUE ETEINTE ;<br>
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 CASSE ET ANNULE L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'APPEL DE BASTIA DU 28 MAI 1969 DANS SES DISPOSITIONS CIVILES CONCERNANT X... DU Y... (HELENE) ET POUR ETRE STATUE A NOUVEAU, CONFORMEMENT A LA LOI, DANS LES LIMITES DE LA CASSATION PRONONCEE ;<br>
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 RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE.<br>
<br>,(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1963-02-20 Bulletin Criminel 1963 N. 87 p.175 (REJET) . (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1968-12-17 Bulletin Criminel 1968 N. 346 p.835 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle REJET Cassation
**Lois appliquées:** (2),Code pénal 55 CASSATION,Code pénal R30 -7
**ECLI:** 
**Résumé:** C'est à bon droit qu'est déclarée responsable des dommages causés par un chien la personne qui exerçait sur cet animal des pouvoirs de direction, de contrôle et d'usage et qui a commis la faute de le laisser divaguer.,L'article 55 du Code pénal n'est pas applicable aux condamnés pour contravention à l'article R 30 7. du Code pénal. Encourt la cassation l'arrêt qui condamne solidairement deux personnes qui ont laissé divaguer des chiens étant sous leur garde à la réparation du dommage causé par ces animaux (1).
**Mots-clés:** 1) ANIMAUX - Animaux malfaisants ou féroces - Chiens - Divagation - Responsabilité pénale - Gardien.,* ANIMAUX - Divagation - Chiens - Responsabilité pénale - Gardien.,2) SOLIDARITE - Contravention - Divagation de chiens malfaisants ou féroces (article R 30 7. du Code pénal) - Application (non).,* ANIMAUX - Animaux malfaisants ou féroces - Chiens - Divagation - Contravention - Solidarité (non).,* ANIMAUX - Divagation - Chiens - Contravention - Solidarité (non).,* CONTRAVENTION - Solidarité - Divagation de chiens malfaisants ou féroces (article R 30 7. du Code pénal) - Application (non).