# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 29 juin 1970, 69-11.315, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983610
**Date de décision:** 1970-06-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983610

## Contenu de la décision

SUR L'INTERVENTION DU SYNDICAT DES ENTREPRENEURS DE MANUTENTION DU PORT DE MARSEILLE : ATTENDU QUE LEDIT INTERVENANT PEUT SEULEMENT SOUHAITER VOIR RESOUDRE CONFORMEMENT A SON OPINION LE PROBLEME DE DROIT POSE PAR LE POURVOI;<br>
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 QU'IL NE JUSTIFIE, NI D'UN INTERET DIRECT ET INDIVISIBLE DE CELUI DE LA SOCIETE DEMANDERESSE, NI DE CIRCONSTANCES OU D'INTERETS EXCEPTIONNELS;<br>
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 DECLARE, EN CONSEQUENCE, LE SYNDICAT IRRECEVABLE EN SON INTERVENTION ET LE CONDAMNE AUX DEPENS DE CELLE-CI;<br>
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 SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE, DES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE (AIX, 18 DECEMBRE 1968), IL RESULTE QUE, LE 6 JUILLET 1966, UN INCENDIE S'EST DECLARE SUR LE TERRE-PLEIN, AU DROIT DES POSTES D'AMARRAGE 11 ET 12 DU X... JANET, DANS LE PORT DE MARSEILLE, OU AVAIENT ETE ENTREPOSEES PAR LA SOCIETE DE TRAVAUX ET D'INDUSTRIES MARITIMES (STIM) 40 BALLES DE COTONNADES DEBARQUEES LES 27 ET 28 JUIN, PAR LA MEME ENTREPRISE, DU NAVIRE LIAUTRISAUT;<br>
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QUE LA CAUSE DE CET INCENDIE N'A PU ETRE DETERMINEE AVEC CERTITUDE;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR CONDAMNE LA STIM A PAYER A L'ASSUREUR, SUBROGE DANS LES DROITS DES DESTINATAIRES DESINTERESSES, LA SOMME DE 26175 FRANCS, MONTANT DES DOMMAGES PROVENANT DE CET INCENDIE, ALORS, SELON LE POURVOI, QU'IL RESULTAIT D'UN ARRETE PRIS LE 10 SEPTEMBRE 1965 PAR LE PREFET DES BOUCHES-DU-RHONE, LIMITANT LA RESPONSABILITE DE L'ENTREPRENEUR DE MANUTENTION AU CAS DE FAUTE LOURDE, QUE LES REGLES DE RESPONSABILITE APPLICABLES SE TROUVAIENT DETERMINEES EN FONCTION DU PRIX DES PRESTATIONS FOURNIES, DE TELLE SORTE QUE LE GARDIENNAGE NE DEVAIT PAS ETRE DISSOCIE DES OPERATIONS DE MANUTENTION ET ETAIT SOUMIS AU MEME REGIME JURIDIQUE;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A DECIDE A BON DROIT QUE LES DISPOSITIONS DU BAREME VISE AU MOYEN, LIANT LES OPERATIONS DE GARDIENNAGE A CELLES DE DEBARQUEMENT DES MARCHANDISES, " NE PEUVENT S'INSCRIRE QUE DANS LE CADRE DE L'APPLICATION DES TARIFS, SANS QU'ON PUISSE EN INFERER QU'ELLES CHANGENT LA NATURE DES RELATIONS DE L'ACCONIER ET DU DESTINATAIRE ", ET QU'ELLE A PU, EN CONSEQUENCE, STATUER COMME ELLE L'A FAIT APRES AVOIR DECIDE QUE, AU MOMENT OU L'INCENDIE DOMMAGEABLE EST SURVENU, LA STIM ASSUMAIT LES OBLIGATIONS D'UN DEPOSITAIRE SALARIE;<br>
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 QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 18 DECEMBRE 1968, PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE<br>
<br>,Même espèce : Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1970-06-29 (REJET) N. 69-11.360 STE INDUSTRIELLE DE TRAFIC MARITIME IN C. STE MARINE MARCHANDE ET AUTRES . CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1954-11-16 Bulletin 1954 II N. 349 p. 263 (CASSATION). (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1964-06-17 Bulletin 1964 IV N. 514 p. 420 (CASSATION). (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1965-07-17 Bulletin 1965 V N. 481 (1) p. 360 (REJET) ET L'ARRET CITE. (1)

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Un syndicat est irrecevable en son intervention devant la Cour de Cassation dès lors qu'il souhaite voir résoudre conformément à son opinion le problème de droit posé par le pourvoi et qu'il ne justifie ni d'un intérêt direct et indivisible de celui du demandeur ni de circonstances ou d'intérêts exceptionnelles.,L'acconier déclaré responsable en qualité de dépositaire, de la destruction de marchandises par un incendie survenu à l'endroit où il avait entreposé des marchandises après leur débarquement, ne peut invoquer les dispositions d'un arrêté préfectoral limitant la responsabilité de l'acconier en cas de faute lourde et liant les opérations de gardiennage à celles de débarquement alors que cette dernière disposition ne s'inscrit que dans le cadre de l'application des tarifs sans qu'on puisse en inférer qu'elles changent de nature des relations de l'acconier et du destinataire et qu'au moment de l'incendie, l'acconier assumait les obligations d'un dépositaire salarié.
**Mots-clés:** 1) CASSATION - Intervention - Recevabilité - Intervenant non partie aux débats devant les juges du fond - Conditions.,* CASSATION - Intervention - Intérêt - Nécessité - Adoption d'une solution juridique conforme à l'opinion de l'intervenant (non).,* CASSATION - Intervention - Recevabilité - Défaut d'intérêt.,* SYNDICAT PROFESSIONNEL - Action en justice - Intervention devant la Cour de Cassation - Conditions.,2) DROIT MARITIME - Transport - Marchandises - Acconier - Responsabilité - Clause limitative - Portée - Application aux opérations de gardiennage (non).,* DEPOT CONTRAT - Dépositaire - Responsabilité - Dépot salarié - Acconier.,* DEPOT CONTRAT - Dépôt salarié - Obligations du dépositaire - Acconier.