# COUR DE CASSATION, Chambre commerciale, du 21 janvier 1963, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006961890
**Date de décision:** 1963-01-21
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006961890

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR MECONNU LES EXIGENCES DE L'ARTICLE 142 ANCIEN DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, L'ARRET ATTAQUE NE CONTENANT PAS LES QUALITES ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE, L'INSTANCE D'APPEL AYANT ETE INTRODUITE POSTERIEUREMENT AU 2 MARS 1959, L'ARTICLE 142 ANCIEN DU CODE DE PROCEDURE CIVILE N'ETAIT PLUS APPLICABLE ;<br>
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 QUE LE MOYEN PRIS DE LA VIOLATION DE CE TEXTE EST DONC SANS FONDEMENT ;<br>
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 SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE (DOUAI, 24 JANVIER 1961), LA SOCIETE "LE CREDIT GENERAL INDUSTRIEL" AVAIT CONSENTI A FINANCER L'ACHAT D'UN TRACTEUR AUTOMOBILE PAR ROBERT, EN VERSANT, POUR LE COMPTE DE CE DERNIER, UNE PARTIE DU PRIX A LAROCHE, VENDEUR ;<br>
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 QUE, CELUI-CI AYANT ETE DECLARE EN FAILLITE SANS AVOIR LIVRE LE VEHICULE, ROBERT A SOUTENU QUE, FAUTE D'EXECUTION DU CONTRAT DE VENTE, LES OBLIGATIONS RESULTANT DU CONTRAT DE FINANCEMENT ETAIENT DEVENUES SANS CAUSE ET A, EN CONSEQUENCE, REFUSE D'ACQUITTER ENTRE LES MAINS DU CREDIT GENERAL INDUSTRIEL LE MONTANT DES SIX LETTRES DE CHANGE QUE CETTE SOCIETE AVAIT EMISES SUR LUI POUR AVOIR REMBOURSEMENT DES SOMMES AVANCEES ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR CONDAMNE ROBERT AU PAYEMENT, ALORS QUE, L'OBLIGATION DE CHAQUE CONTRACTANT DEVANT TROUVER SA CAUSE DANS L'OBLIGATION , ENVISAGEE PAR LUI COMME DEVANT ETRE EFFECTIVEMENT EXECUTEE, DE L'AUTRE CONTRACTANT, LA CAUSE DU CONTRAT LITIGIEUX RESIDAIT DANS L'ACHAT DU TRACTEUR QUE LA SOCIETE "LE CREDIT GENERAL INDUSTRIEL" S'ENGAGEAIT A FINANCER POUR LE COMPTE DE ROBERT ET SUR LEQUEL CE DERNIER S'ENGAGEAIT A CONSTITUER UN GAGE AU PROFIT DE LA DITE SOCIETE, EN SORTE QUE, PAR SUITE DU DEFAUT DE LIVRAISON DUDIT TRACTEUR, LE CONTRAT DE FINANCEMENT SE TROUVAIT SANS CAUSE ET DEVAIT ETRE ANNULE ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE L'ARRET RELEVE "QUE LE CONTRAT EN EXECUTION DUQUEL LES EFFETS ONT ETE CREES, TOUT EN ETANT LIE DANS L'INTENTION DES PARTIES AVEC LE CONTRAT DE VENTE CONCLU ENTRE LAROCHE ET ROBERT, EN ETAIT CEPENDANT DISTINCT, LE CREDIT GENERAL INDUSTRIEL S'OBLIGEANT, NON PAS A LIVRER LE TRACTEUR ACHETE PAR ROBERT, MAIS A LUI PRETER UNE FRACTION DE SON PRIX D'ACHAT ;<br>
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 QUE C'EST DANS LE CREDIT CONSENTI A ROBERT EN VUE DE FINANCER SON ACHAT QUE RESIDE LA CAUSE REELLE ET VALABLE DU CONTRAT PASSE ENTRE LUI ET LE CREDIT GENERAL INDUSTRIEL" ;<br>
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 QUE L'ARRET CONSTATE ENCORE "QUE LE CONTRAT STIPULE, SOUS SON ARTICLE 4, QUE LE PAYEMENT DES LETTRES DE CHANGE NE POURRA ETRE REFUSE SOUS LE PRETEXTE D'UNE CONTESTATION QUELCONQUE ENTRE L'ACHETEUR ET LE VENDEUR" ;<br>
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 QU'EN CONDAMNANT, DANS CES CIRCONSTANCES, ROBERT AU PAYEMENT DES LETTRES DE CHANGE PAR LUI ACCEPTEES, LA COUR D'APPEL N'A PAS VIOLE LES TEXTES VISES AU MOYEN ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 24 JANVIER 1961 PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI. NO 61-11.368. ROBERT C/ SOCIETE ANONYME CREDIT GENERAL INDUSTRIEL. PRESIDENT : M. GUILLOT. - RAPPORTEUR : M. MONGUILAN. - AVOCAT GENERAL : M. GEGOUT. - AVOCATS : MM. DE SEGOGNE ET GAUTHIER. A RAPPROCHER : 14 JANVIER 1963, BULL. 1963, III, NO 32, P. 26.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** EN L'ETAT D'UN CREDIT CONSENTI POUR FINANCER L'ACHAT D'UN VEHICULE AUTOMOBILE ET REPRESENTANT UNE PARTIE DU PRIX, VERSEE AU VENDEUR PAR LE PRETEUR, ON NE SAURAIT FAIRE GRIEF A UNE COUR D'APPEL D'AVOIR CONDAMNE LE BENEFICIAIRE DU PRET, AU PAYEMENT DES LETTRES DE CHANGE PAR LUI ACCEPTEES EN REMBOURSEMENT, BIEN QUE LE VENDEUR AIT ETE DECLARE EN FAILLITE SANS AVOIR LIVRE LE VEHICULE, DES LORS QUE L'ARRET RELEVE QUE LE CONTRAT DE PRET, TOUT EN ETANT LIE DANS L'INTENTION DES PARTIES AU CONTRAT DE VENTE, EN ETAIT CEPENDANT DISTINCT, LE PRETEUR S'OBLIGEANT, NON PAS A LIVRER LE VEHICULE, MAIS A PRETER A L'ACHETEUR UNE FRACTION DU PRIX, QUE PAR SUITE, C'EST DANS LE CREDIT CONSENTI QUE RESIDE LA CAUSE DU CONTRAT DE PRET , ET QU'EN OUTRE, SUIVANT LES STIPULATIONS DU CONTRAT, LE PAYEMENT DES TRAITESNE POURRA ETRE REFUSE SOUS LE PRETEXTE D'UNE CONTESTATION QUELCONQUE ENTRE L'ACHETEUR ET LE VENDEUR.
**Mots-clés:** AUTOMOBILE - VENTE A CREDIT - PRET SUR GAGE (DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953) - CONTRAT - CAUSE