# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 6ème chambre (formation à 3), 16/12/2011, 11BX01146, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000025040643
**Date de décision:** 2011-12-16
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 6ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000025040643

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 12 mai 2011 complétée par la production de pièces le 28 juillet 2011 et le 2 septembre 2011, présentée pour M. Martin A, demeurant ..., par Me Escudier, avocat ; <br>
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        M. A demande à la cour :<br>
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        1°) d'annuler le jugement n° 1004485 du 14 avril 2011 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 15 octobre 2010 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;<br>
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        2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ledit arrêté ;<br>
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        3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1.500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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        Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        Vu le code de justice administrative ;<br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 22 novembre 2011 :<br>
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        - le rapport de Mme Munoz-Pauziès, premier conseiller ;<br>
        - les conclusions de M. Gosselin, rapporteur public ;<br>
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        Considérant que M. A, de nationalité camerounaise, relève appel du jugement du 14 avril 2011 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 15 octobre 2010 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;<br>
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        Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
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        Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : /... 4° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français  ; qu'aux termes de l'article L. 311-7 du même code :  Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues par les dispositions législatives du présent code, l'octroi de la carte de séjour temporaire et celui de la carte de séjour compétences et talents sont subordonnés à la production par l'étranger d'un visa pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois  ; qu'il est constant que M. A est entré irrégulièrement en France et n'a pu justifier du visa prévu par ces dispositions ; que, par suite, il n'est pas fondé à se prévaloir de l'article L. 313-11, 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        Considérant, en second lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, où à la protection des droits et libertés d'autrui  ;<br>
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        Considérant que M. A est entré en Suisse le 26 février 2006 sous couvert d'un visa valable uniquement sur le territoire de la Suisse ; qu'il est entré en France, selon ses déclaration, le 28 février 2006 et a sollicité le 23 mars 2010, après quatre années de séjour irrégulier, un titre de séjour à la suite de son mariage avec une ressortissante française le 16 janvier 2010 ; que s'il fait valoir que sa vie maritale a débuté deux ans avant son mariage, qu'il n'a plus aucune attache au Cameroun, ses parents étant décédés et ses soeurs, neveux et nièces vivant en France, et qu'il peut travailler en France, il ressort cependant des pièces du dossier que, dans les circonstances de l'espèce et eu égard notamment aux conditions de séjour en France de l'intéressé, l'arrêté attaqué n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a été pris ; qu'il n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
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        Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande ;<br>
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        Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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        Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
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        DECIDE :<br>
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Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
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No 11BX01146<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-03 Étrangers. Reconduite à la frontière.