# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 14 mars 2006, 05-13.820, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007050551
**Date de décision:** 2006-03-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007050551

## Contenu de la décision

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS<br>
<br>   LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :<br>
<br>
<br>   Sur le moyen unique :<br>
<br>   Attendu que M. X..., lié à la société américaine Troy Lee Designs Incorporated, par un contrat d'agent commercial conclu en 1993, a assigné cette société devant le tribunal de commerce de Manosque en paiement de "l'indemnité légale de cessation de mandat" ;<br>
<br>   Attendu qu'il fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué (Aix-en-Provence, 14 décembre 2004) d'avoir déclaré le tribunal de commerce incompétent pour statuer sur sa demande, alors, selon le moyen, qu'en considérant que le tribunal du domicile de M. X..., qui avait distribué en France les produits de la société Troy Lee Desings Incorporated, n'était pas compétent pour statuer sur la demande en paiement d'indemnité de rupture dès lors qu'il s'agissait d'une dette indépendante du caractère licite ou non de la rupture de contrat, la cour d'appel a violé l'article 46 du nouveau Code de procédure civile ;.<br>
<br>   Mais attendu qu'ayant relevé que l'indemnité de fin de contrat était une dette indépendante du caractère licite ou non de la rupture du contrat, constatation d'où il résultait que la demande ne portait pas sur l'exécution d'une prestation de service, la cour d'appel a exactement décidé, par application de l'article 42 du nouveau Code de procédure civile étendu à l'ordre international, que le tribunal du domicile du défendeur était seul compétent pour connaître de cette demande ;<br>
<br>   PAR CES MOTIFS :<br>
<br>   REJETTE le pourvoi ;<br>
<br>   Condamne M. X... aux dépens ;<br>
<br>   Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du quatorze mars deux mille six.<br>,Sur la nature de l'indemnité de fin contrat, dans le même sens que :
 Chambre civile 1, 2000-02-08, Bulletin 2000, I, n° 40, p. 26 (rejet).
    Sur l'application de l'article 42 du nouveau code de procédure civile à l'ordre international, dans le même sens que :
 Chambre civile 1, 1998-02-24, Bulletin 1998, I, n° 70, p. 47 (rejet), et les arrêts cités.<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet.
**Lois appliquées:** Nouveau code de procédure civile 42, 46
**ECLI:** 
**Résumé:** Dans un contrat d'agent commercial, l'indemnité de fin de contrat est une dette indépendante du caractère licite ou non de la rupture du contrat ; dès lors fait une exacte application de l'article 42 du nouveau code de procédure civile étendu à l'ordre international, la cour d'appel qui décide que le tribunal du domicile du défendeur est seul compétent pour connaître d'une demande en paiement de " l'indemnité légale de cessation de mandat ", cette demande ne portant pas sur l'exécution d'une prestation de service.
**Mots-clés:** CONFLIT DE JURIDICTIONS - Compétence internationale - Application des règles françaises à l'ordre international - Juridiction du domicile du défendeur - Applications diverses.,AGENT COMMERCIAL - Contrat - Fin - Indemnité au mandataire - Nature - Portée,COMPETENCE - Compétence territoriale - Domicile du défendeur - Domaine d'application - Etendue - Détermination,COMPETENCE - Compétence territoriale - Règles particulières - Contrats et obligations - Lieu d'exécution de la prestation de service - Prestation de service - Définition