# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1e chambre, du 16 juillet 1998, 98BX00830, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007490191
**Date de décision:** 1998-07-16
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 1E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007490191

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 18 mai 1998 sous le n 98BX00830 au greffe de la cour, présentée pour :<br>    1 ) la S.A.R.L. LE COLOMBIER dont le siège social est "Mondalazac" à Salles-la-Source (Bouches-du-Rhône) ;<br>    2 ) M. Paul De X... demeurant Château de Thoiry à Thoiry (Yvelines) ;<br>    Les requérants demandent à la cour, sur le fondement des articles R.123 et R.124 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, de mettre fin au sursis à exécution de l'arrêté du 21 novembre 1997 par lequel le préfet de l'Aveyron a autorisé M. De X... à exploiter et ouvrir au public un parc animalier au lieudit Mondalazac sur le territoire de la commune de Salles-la-Source, et qui a été ordonné par jugement du 23 avril 1998 rendu par le tribunal administratif de Toulouse ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n 76-629 du 10 juillet 1976 ;<br>    Vu la loi n 76-663 du 19 juillet 1976 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 2 juillet 1998 :<br>    - le rapport de F. ZAPATA, rapporteur ;<br>    - les observations de Me MONTAZEAU, avocat de M. De X... et de la S.A.R.L. LE COLOMBIER ;<br>    - et les conclusions de J-F. DESRAME, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article R.124 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel : "Lorsque la cour administrative d'appel est saisie d'une demande tendant à ce qu'il soit mis fin au sursis à exécution décidé par le tribunal administratif, elle peut, immédiatement et jusqu'à ce qu'il ait été statué sur l'appel, satisfaire cette demande si le sursis est de nature à préjudicier gravement à un intérêt public ou aux droits de l'appelant" ;<br>    Considérant que le sursis à exécution de l'arrêté du 21 novembre 1997 par lequel le préfet de l'Aveyron a autorisé M. Paul De X... à ouvrir et à exploiter un parc animalier sur le territoire de la commune de Salles-la-Source, ne paraît pas, en l'état de l'instruction, de nature à préjudicier gravement aux droits des requérants ; qu'il n'y a pas lieu, en conséquence, de mettre fin provisoirement au sursis à exécution décidé par le tribunal administratif par son jugement en date du 23 avril 1998 ;<br>    Considérant qu'il n'appartient pas à la cour administrative d'appel de faire application des dispositions de l'article 24 de la loi n 76-663 du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l'environnement en délivrant au requérant une autorisation provisoire dans l'attente d'une régularisation de sa situation ;<br>Article 1er : La requête de n 98BX00830 de M. Paul De X... et de la S.A.R.L. LE COLOMBIER est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel R124,Loi 76-663 1976-07-19 art. 24
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 54-03-03-05 PROCEDURE - PROCEDURES D'URGENCE - SURSIS A EXECUTION - INTERRUPTION DU SURSIS PAR LA COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL (ART. R.124 DU CODE DES T.A. ET DES C.A.A.)