# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 19 février 1980, 79-11.260, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007004663
**Date de décision:** 1980-02-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007004663

## Contenu de la décision

SUR LE SECOND MOYEN :<br>
    VU L'ARTICLE 13 DE LA LOI DES 16-24 AOUT 1790 ET LE DECRET DU 16 FRUCTIDOR, AN 3 ;<br>
   ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DE  L'ARRET  CONFIRMATIF ATTAQUE, LES EPOUX X... ONT ASSIGNE EN PAIEMENT DE DOMMAGES-INTERETS NAULEAU QUI, LORS DE L'OUVERTURE D'UN DEBIT DE BOISSONS LEUR APPARTENANT, AURAIT DECLARE AUX NOUVEAUX GERANTS QU'ILS AVAIENT A ETRE VIGILANTS SUR LA QUALITE DES PRODUITS LIVRES PAR X..., QU'IL AVAIT RECU DES PLAINTES A CE SUJET DES ANCIENS GERANTS ET QU'ILS ETAIENT LES SEPTIEME GERANTS DE CE DEBIT DEPUIS 1969 ;<br>
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   ATTENDU QUE POUR FAIRE DROIT A L'EXCEPTION D'INCOMPETENCE ET DECLARER LES JURIDICTIONS JUDICIAIRES INCOMPETENTES, LA COUR  D'APPEL S'EST BORNEE A CONSTATER QUE NAULEAU AVAIT AGI EN TANT QUE MAIRE DE LA COMMUNE SANS RECHERCHER S'IL ETAIT INTERVENU DANS L'EXERCICE DE L'UN DES POUVOIRS ADMINISTRATIFS OU DE POLICE ATTACHES A SA FONCTION ; QU'IL S'ENSUIT QU'EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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   PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LE PREMIER MOYEN :<br>
    CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 21 DECEMBRE 1978 PAR LA COUR D'APPEL D'ANGERS ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE RENNES.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret 16 Fructidor AN II,LOI 1790-08-16 ART. 13,LOI 1790-08-24 ART. 13
**ECLI:** 
**Résumé:** Manque de base légale l'arrêt qui, pour faire droit à l'exception d'incompétence opposée par le maire d'une commune à l'action en dommages-intérêts dirigée contre lui, et déclarer les juridictions judiciaires incompétentes, se borne à constater que le demandeur à l'exception avait agi en qualité de maire de la commune, sans rechercher s'il était intervenu dans l'exercice de l'un des pouvoirs administratifs ou de police attachés à sa fonction.
**Mots-clés:** SEPARATION DES POUVOIRS - Commune - Maire - Dommage causé dans l'exercice de ses fonctions - Faute non détachable - Exercice de ses pouvoirs d'administration ou de police -  Recherche nécessaire.,* COMMUNE - Maire - Responsabilité - Faute personnelle - Dommage causé dans l'exercice de ses fonctions - Compétence administrative - Conditions - Exercice de ses pouvoirs d'administration ou de police.