# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 3ème Chambre, 28/11/2013, 11NT02327, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000028253804
**Date de décision:** 2013-11-28
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 3ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000028253804

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 18 août 2011, présentée pour la société Laiterie du Val d'Ancenis, dont le siège est lieu-dit La Noelle à Ancenis (44150), par Me Chevallier, avocat au barreau de Paris ; la société Laiterie du Val d'Ancenis demande à la cour :<br>
       1°) d'annuler le jugement nos 08-51, 08-3565 du tribunal administratif de Nantes du 13 juillet 2011 rejetant ses demandes tendant à l'annulation de la décision du directeur de l'Office national interprofessionnel de l'élevage et de ses productions (ONIEP) en date du 9 août 2007 valant titre de recettes portant sur la somme de 24 403,75 euros et du rejet du recours gracieux qu'elle a présenté le 7 septembre 2007 contre cette décision ;<br>
<br>
       2°) de prononcer l'annulation de ces décisions ;<br>
<br>
       3°) de mettre à la charge de l'Office national interprofessionnel de l'élevage et de ses productions, aux droits duquel vient FranceAgriMer, la somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
<br>
       elle soutient que :<br>
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       - en estimant que le titre de recettes était suffisamment motivé, les premiers juges ont omis de statuer sur le moyen tiré de ce que la décision du directeur de l'ONIEP était insuffisamment motivée au regard des exigences de la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ;<br>
<br>
       - contrairement à ce qu'ont estimé les premiers juges, la décision contestée est celle du directeur de l'Office de l'élevage la constituant débitrice et non le titre de recettes correspondant, qui n'en constitue qu'une mesure d'application ; cette décision, qui devait être motivée au sens de l'article 1er de la loi du 11 juillet 1979, ne l'est ni en fait, ni en droit ; ce moyen n'est pas inopérant ;<br>
       - prise en méconnaissance du principe général des droits de la défense, la décision contestée entre dans le champ d'application de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 et ne pouvait légalement intervenir qu'à la suite d'une procédure contradictoire, au cours de laquelle elle devait être mise à même de présenter ses observations ;<br>
<br>
       - la procédure d'acquisition de la garantie prévue par l'article 29 du règlement n° 2220/85 de la Commission du 22 juillet 1985 n'a pas été immédiatement engagée, en méconnaissance des dispositions de ce règlement ; n'ayant été informée de cet engagement qu'après l'expiration des délais qui lui étaient opposés, elle n'a pas été en mesure d'apporter les preuves requises en temps utile ; <br>
<br>
       - c'est à tort que l'ONIEP s'est cru en situation de compétence liée pour procéder à l'acquisition de la garantie dans sa totalité, alors que les dispositions des articles 22 et 23 du règlement n° 2220/85 précité conditionnent l'importance de la reprise à plusieurs facteurs, dont notamment le délai dans lequel la preuve de l'accomplissement des obligations du soumissionnaire est apportée, ce qui postule une analyse concrète des données de l'espèce ;<br>
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       Vu le jugement attaqué ;<br>
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       Vu le mémoire en défense, enregistré le 13 mars 2012, présenté pour l'Etablissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer), venant aux droits de l'ONIEP, par Me Alibert, avocat au barreau de Paris, qui conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Laiterie du Val d'Ancenis au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
<br>
       il soutient que :<br>
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       - la décision du directeur de l'ONIEP n'entre pas dans le champ d'application des dispositions de la loi du 11 juillet 1979 et de la loi du 12 avril 2000 ;<br>
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       - les ordres de reversement, titres de perception et autres états exécutoires doivent uniquement mentionner les bases de la liquidation de la dette en application des dispositions de l'article 81 du décret du 29 décembre 1962, comme c'est le cas en l'espèce ; au demeurant, la décision précise les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement ;<br>
<br>
       - l'ONIEP était tenu de décider le reversement de l'aide indûment perçue après avoir constaté que les conditions posées par la règlementation communautaire avaient été méconnues par la société Laiterie du Val d'Ancenis ; par suite, le moyen tiré de l'absence de procédure contradictoire ou de la violation des droits de la défense est inopérant ;<br>
<br>
       - la société ne précise pas en quoi le reversement sollicité serait infondé ;<br>
<br>
       - l'ONIEP n'était pas tenu d'informer la société requérante du fait que son cocontractant n'avait pas communiqué les preuves requises ; il appartenait à celle-ci de prendre toutes les mesures nécessaires pour respecter ses engagements ; en particulier, c'est à elle seule qu'il appartenait de s'assurer que l'incorporation des produits aidés dans les produits finaux avait bien eu lieu et que la preuve en avait été transmise à l'ONIEP dans les délais requis ; la société ne peut par ailleurs pas se prévaloir des dispositions des règlements CE n° 2220/85 de la Commission du 22 juillet 1985 et CE n° 2571/97 de la Commission du 15 décembre 1997, qui prévoient que les autorités nationales compétentes doivent récupérer sans délai les montants indus, dès lors qu'elles n'ont pas pour effet de créer une obligation à la charge des Etats membres envers les adjudicataires et ne visent qu'à protéger les intérêts financiers de l'Union européenne ;<br>
<br>
       Vu le mémoire enregistré le 22 juin 2012 présenté pour la société Laiterie du Val d'Ancenis, qui indique qu'elle n'entend pas répliquer aux écritures de FranceAgriMer ; <br>
<br>
       Vu le mémoire enregistré le 31 octobre 2013 présenté pour FranceAgriMer, qui conclut aux mêmes fins que ses précédentes écritures par les mêmes moyens ; <br>
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       Vu les autres pièces du dossier ; <br>
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       Vu le règlement CEE n° 2220/85 de la Commission du 22 juillet 1985 fixant les modalités communes d'application du régime des garanties pour les produits agricoles ; <br>
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       Vu le règlement CE n° 1255/1999 du Conseil du 17 mai 1999 portant organisation commune des marchés dans le secteur du lait et des produits laitiers ; <br>
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       Vu le règlement CE n° 2571/97 de la Commission du 15 décembre 1997 modifié relatif à la vente à prix réduit de beurre et l'octroi d'une aide à la crème, au beurre et au beurre concentré destinés à la fabrication de produits de pâtisserie, de glaces alimentaires et autres produits alimentaires ; <br>
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       Vu le code rural et de la pêche maritime ; <br>
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       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ;<br>
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       Vu la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations ; <br>
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       Vu l'ordonnance n° 2009-325 du 25 mars 2009 relative à la création de l'Agence de services et de paiement et de l'Etablissement national des produits de l'agriculture et de la mer ;<br>
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       Vu le décret n° 62-1587 du 29 décembre 1962 portant règlement général sur la comptabilité publique, modifié ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 6 novembre 2013 :<br>
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       - le rapport de Mme Gélard, premier conseiller ;<br>
<br>
       - les conclusions de M. Degommier, rapporteur public,<br>
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       - et les observations de Me Alibert, avocat de FranceAgriMer ;<br>
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       1. Considérant que la société Laiterie du Val d'Ancenis a participé à des adjudications organisées par l'Office national interprofessionnel de l'élevage et de ses productions (ONIEP), en vue de l'octroi d'une aide communautaire pour la vente de beurre concentré destiné à la fabrication de produits de pâtisserie, de glaces alimentaires, et autres produits alimentaires en application des dispositions du règlement (CE) n° 2571/97 de la Commission du 15 décembre 1997 susvisé ; que la société, qui a été déclarée adjudicataire le 8 juin 2004, n'a pas incorporé dans le beurre fabriqué les traceurs facilitant le contrôle de l'incorporation aux produits finaux ; qu'un prélèvement a dès lors été effectué le 8 juillet 2004 ; que les résultats de ce contrôle ont révélé une teneur en eau de 16,72 %, supérieure à la teneur maximale de 16 % autorisée par le règlement CE n° 1255/99 du conseil du 17 mai 1999 ; que l'ONIEP, auquel l'Etablissement public national de produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer) s'est substitué en application de l'ordonnance susvisée du 25 mars 2009, a, compte tenu de cette non-conformité, demandé à la société Laiterie du Val d'Ancenis, par une décision du 9 août 2007 valant titre de recettes, le versement de la somme de 24 403,75 euros correspondant au montant des cautions d'adjudications se rattachant aux quantités de beurre en litige ; que la société Laiterie du Val d'Ancenis interjette appel du jugement du 13 juillet 2011 par lequel le tribunal administratif de Nantes a rejeté ses demandes tendant à l'annulation de cette décision et du rejet du recours gracieux qu'elle a présenté le 7 septembre 2007 contre cette décision ;<br>
Sur la régularité du jugement attaqué :<br>
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       2. Considérant qu'il résulte des termes du jugement attaqué que les premiers juges, qui n'étaient pas tenus de répondre à tous les arguments exposés par la requérante à l'appui des moyens de sa demande, ont répondu au moyen tiré du défaut de motivation de la décision contestée valant titre de recettes, en relevant qu'elle comportait la référence à l'offre et les modalités du calcul de la quantité de beurre et des montants concernés ; qu'il s'ensuit que ce jugement n'est pas entaché d'irrégularité ;<br>
       Sur le fond :<br>
       3. Considérant, en premier lieu, qu'il n'est pas contesté qu'au cours du mois de septembre 2004, les résultats du prélèvement effectué le 8 juillet 2004 ont été communiqués à la société Laiterie du Val d'Ancenis ; que dans un courrier du 19 mai 2006, faisant suite à une réunion qui s'est tenue en présence de représentants de la société, l'Office rappelait que celle-ci avait finalement admis la non-conformité des produits contrôlés ; qu'au cours du mois de juin 2006, la société Laiterie du Val d'Ancenis était informée des quantités de beurre jugées non conformes ; que le titre de recettes n° 409443, auquel renvoie la décision du 13 mai 2008 rejetant expressément le recours gracieux de la société présenté le 7 septembre 2007, qui mentionnait le taux de caution appliqué aux quantités de produits non conformes était notifié à l'intéressée le 9 août 2007 ; que la lettre de notification de ce titre de recettes visait les articles 17§1 du règlement (CE) n° 2571/97 et 22§2 du règlement (CEE) n° 2220/85 en vertu desquels il était demandé à la société Laiterie du Val d'Ancenis de verser à l'office la somme de 24 403,75 euros ; que par suite, à supposer que la société requérante ait entendu invoquer l'insuffisante motivation des décisions contestées au regard de la loi du 11 juillet 1979 susvisée ainsi que la méconnaissance des droits de la défense et des dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000, de tels moyens manquent en fait ; <br>
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       4. Considérant, en deuxième lieu, qu'aux termes de l'article 29 du règlement n° 2220/85 de la Commission du 22 juillet 1985 : " 1.Lorsque l'autorité compétente a connaissance des éléments entraînant l'acquisition de la garantie en totalité ou en partie, elle demande sans tarder à l'intéressé le paiement du montant de la garantie acquise, ce paiement devant être effectué dans un délai maximal de trente jours à compter du jour de la réception de la demande. / Au cas où le paiement n'a pas été effectué dans le délai prescrit, l'autorité compétente : a) encaisse sans tarder définitivement la garantie visée à l'article 8 paragraphe 1 point a) ; / b) exige sans tarder que la caution visée à l'article 8 paragraphe 1 point b) procède au paiement, ce paiement devant être effectué dans un délai maximal de trente jours à compter du jour de la réception de la demande ; / c) prend sans tarder les mesures nécessaires pour que : i) les garanties visées à l'article 8 paragraphe 2 points a), c), d), et e) soient converties en espèces afin que le montant acquis soit mis à sa disposition ; / ii) les fonds bloqués en banque (...) soient mis à sa disposition. / L'autorité compétente peut, sans tarder, encaisser définitivement la garantie visée à l'article 8 paragraphe 1 point a) sans demander au préalable le paiement à l'intéressé (...) " ; que ces stipulations, édictées en vue de la protection des intérêts financiers de l'Union, ne s'adressent qu'aux autorités compétentes des Etats membres en leur prescrivant de faire toutes diligences pour la conduite des procédures de reversement d'aides indûment perçues, sans d'ailleurs fixer de délais impératifs ; que, par suite et en tout état de cause, la société Laiterie du Val d'Ancenis ne peut utilement se prévaloir de la circonstance que la procédure prévue par cet article 29 aurait été engagée avec retard ; <br>
<br>
       5. Considérant, en troisième lieu, qu'aux termes de l'article 6 du règlement CE n° 1255/1999 du conseil du 17 mai 1999 : " (...) 2. Dans les conditions définies au paragraphe 1, les organismes d'intervention ne peuvent acheter que du beurre produit directement et exclusivement à partir de crème pasteurisée dans une entreprise agréée de la Communauté et : a) présentant les caractéristiques suivantes: - avoir une teneur minimale en poids de matière grasse butyrique de 82 % et une teneur maximale en poids de 16 % d'eau (...) " ; qu'aux termes de l'article 17 du règlement n° 2571/97 : " 1. Constituent des exigences principales dont l'exécution est assurée par la constitution d'une garantie d'adjudication de 350 écus par tonne, le maintien de l'offre après l'expiration du délai pour la présentation des offres et, selon le cas : a) s'agissant du beurre provenant d'intervention, la constitution de la garantie de transformation visée à l'article 18 paragraphe 2 et le paiement du prix dans le délai fixé à l'article 20 paragraphe 2 ; b) s'agissant des produits visés à l'article 1er paragraphe 2 et en cas d'application de l'article 3 point a), la constitution de la garantie de transformation visée à l'article 18 paragraphe 2, ou, en cas d'application de l'article 22 paragraphe 3 deuxième alinéa, leur incorporation dans les produits finaux ; c) s'agissant des produits visés à l'article 1er paragraphe 2 et en cas d'application de l'article 3 point b), leur incorporation dans des produits finaux. (...) " ; <br>
<br>
       6. Considérant qu'il résulte de l'instruction que, pour déterminer le montant figurant sur le titre de recettes en litige, l'ONIEP, qui a tenu compte de la nature de l'irrégularité commise par la requérante et de la quantité de produit correspondante et a appliqué une caution d'adjudication de 35 euros par 100 kilogrammes de produits non conformes, a fait une exacte application des stipulations précitées des règlements nos 1255/1999 et 2220/85 ; que, par suite, la société Laiterie du Val d'Ancenis, qui ne conteste d'ailleurs plus l'existence des manquements qui lui sont reprochés, n'est pas fondée à soutenir que l'ONIEP lui aurait, à tort, demandé d'acquitter une somme de 24 403,75 euros ;<br>
<br>
       7. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la société Laiterie du Val d'Ancenis n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nantes a rejeté ses demandes ;<br>
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Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       8. Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que soit mis à la charge de FranceAgriMer le versement à la société Laiterie du Val d'Ancenis de la somme qu'elle demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ; que, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de cette société la somme que demande FranceAgriMer au titre des mêmes frais ;<br>
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                                   DÉCIDE :<br>
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Article 1er : 	La requête de la société Laiterie du Val d'Ancenis est rejetée.<br>
Article 2 : 	Les conclusions de FranceAgriMer tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.<br>
Article 3 : 	Le présent arrêt sera notifié à la société Laiterie du Val d'Ancenis et à l'Etablissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer).<br>
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       Délibéré après l'audience du 6 novembre 2013, à laquelle siégeaient :<br>
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       - M. Coiffet, président,<br>
       - Mme Specht, premier conseiller,<br>
       - Mme Gélard, premier conseiller.<br>
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       Lu en audience publique, le 28 novembre 2013.	<br>
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       Le rapporteur,<br>
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       V. GÉLARD       Le président,<br>
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       O. COIFFET<br>
              Le greffier,<br>
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       C. GUÉZO <br>
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La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**