# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 30 juin 1970, 69-10.411, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983211
**Date de décision:** 1970-06-30
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983211

## Contenu de la décision

SUR LES QUATRE MOYENS REUNIS : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE DES MALFACONS ETANT APPARUES DANS L'EDIFICATION D'UN ENSEMBLE IMMOBILIER EXECUTE POUR LE COMPTE DE LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE LA RESIDENCE VILLIERS, PAR L'UNION METROPOLITAINE DE CONSTRUCTION (UMC), UN ARRET, EN DATE DU 14 MAI 1963, CONDAMNA CETTE DERNIERE AU PAIEMENT DE 274347 FRANCS A TITRE DE DOMMAGES-INTERETS ET A MIS LA COMPAGNIE L'ABEILLE, SON ASSUREUR, HORS DE CAUSE ;<br>
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 QU'UNE TRANSACTION INTERVINT LE 17 DECEMBRE 1963, CONSTATANT QUE LES PARTIES CONVENAIENT DE TENIR POUR NULLES ET NON AVENUES LES DECISIONS DE JUSTICE PRECEDEMMENT INTERVENUES ET REDUISANT A 230000 FRANCS LA CREANCE DE LA SOCIETE LA RESIDENCE VILLIERS ET QUE GAUCHER ACQUITTA CETTE SOMME ET, INVOQUANT SA SUBROGATION DANS LES DROITS DE LADITE SOCIETE, EN RECLAMA LE PAIEMENT A LA COMPAGNIE L'ABEILLE ;<br>
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 QUE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE L'A DEBOUTE DE SA DEMANDE ;<br>
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 ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR RETENU QUE LA TRANSACTION SE HEURTAIT A L'ARTICLE 15, ALINEA 3, DE LA POLICE D'ASSURANCE DECLARANT INOPPOSABLE A L'ASSUREUR TOUTE RECONNAISSANCE DE RESPONSABILITE ET TOUTE TRANSACTION DE LA PART DE L'ASSURE, ALORS QUE L'ACTION DIRECTE APPARTENANT AU TIERS, SUBROGE DANS LES DROITS DE LA VICTIME, NE SAURAIT ETRE AFFECTE, POSTERIEUREMENT AU SINISTRE, PAR AUCUNE CAUSE D'INOPPOSABILITE PERSONNELLEMENT ENCOURUE PAR L'ASSURE POUR INOBSERVATION DES CLAUSES DE LA POLICE ;<br>
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 QU'IL EST ENCORE FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL DE N'AVOIR PAS REPONDU AUX CONCLUSIONS DANS LESQUELLES IL ETAIT SOUTENU QUE LA TRANSACTION NE POUVAIT CONCERNER QUE LE REGLEMENT DE LA CONDAMNATION POUR MALFACONS, PUISQUE LE CHIFFRE MEME DE CETTE CONDAMNATION N'ETAIT AUTRE QUE CELUI PROPOSE PAR L'EXPERT X... D'EVALUER LA REPARATION DES MALFACONS ET D'AVOIR AINSI A TORT AFFIRME QU'UNE INCERTITUDE EXISTAIT AU SUJET DES DOMMAGES QUE L'INDEMNITE TRANSACTIONNELLE AVAIT POUR OBJET DE REPARER, QUE LE POURVOI CRITIQUE ENSUITE LA COUR D'APPEL POUR AVOIR ADMIS QUE LA TRANSACTION N'AVAIT PU FIXER LA DATE DE LA RECEPTION DEFINITIVE DES TRAVAUX AU MEPRIS DE LA CHOSE JUGEE PAR L'ARRET DU 14 MAI 1963, EN SOUTENANT QUE LA QUESTION ALORS TRANCHEE CONCERNAIT LA VALIDITE DES PROCES-VERBAUX DE RECEPTION DEFINITIVE ET NON CELLE DE L'OPPOSABILITE A L'ASSUREUR DE LA TRANSACTION PORTANT FIXATION RETROACTIVE DE LA DATE DE LA RECEPTION DEFINITIVE ET QUE, LA CAUSE DE LA DEMANDE DE GAUCHER ETANT SURVENUE POSTERIEUREMENT A LA DECISION DONT L'AUTORITE ETAIT INVOQUEE, L'EXCEPTION DE CHOSE JUGEE NE POUVAIT ETRE SOULEVEE A L'ENCONTRE DE CELUI-CI, QU'ENFIN, IL EST REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR LAISSE SANS REPONSE LES CONCLUSIONS DANS LESQUELLES GAUCHER FAISAIT VALOIR QU'AUCUNE FRAUDE NE POUVAIT LUI ETRE REPROCHEE PUISQU'IL AVAIT SCRUPULEUSEMENT INFORME L'ASSUREUR DU PROJET DE TRANSACTION ET DE SA REALISATION ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE GAUCHER AYANT INVOQUE, COMME FONDEMENT DE SA DEMANDE LA TRANSACTION DU 17 DECEMBRE 1963, LA COMPAGNIE L'ABEILLE SE TROUVAIT EN DROIT D'EN SOULEVER, EN DEFENSE, L'INOPPOSABILITE EN VERTU DE L'ARTICLE 15 DE LA POLICE, SANS PORTER ATTEINTE AU PRINCIPE DE L'INOPPOSABILITE DES DECHEANCES DONT LA CAUSE EST POSTERIEURE AU SINISTRE, QUE LES JUGES D'APPEL AYANT ECARTE L'APPLICATION EN LA CAUSE DE LADITE TRANSACTION, ONT AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION, REJETANT NECESSAIREMENT LES MOYENS DES CONCLUSIONS DE GAUCHER QUI FAISAIENT ETAT DES DIVERSES DISPOSITIONS DE LADITE TRANSACTION ;<br>
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 QU'AUCUN DES MOYENS PROPOSES N'EST DONC FONDE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 10 DECEMBRE 1968, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** La clause d'une police d'assurance souscrite par le constructeur d'un immeuble stipulant que toute reconnaissance de responsabilité et toute transaction de la part de l'assuré sont inopposables à l'assureur est opposable au tiers qui, après avoir réglé au propriétaire de l'immeuble le montant d'une transaction que ce dernier a passée avec le constructeur à la suite de malfaçons, aen réclame le payement à l'assureur en invoquant sa subrogation dans les droits du propriétaire.          En soulevant ce moyen de défense, la compagnie d'assurances porte pas atteinte au principe de l'inopposabilité des déchéances dont la cause est postérieure au sinistre.
**Mots-clés:** ASSURANCE RESPONSABILITE - Garantie - Reconnaissance de responsabilité de l'assuré - Clause d'inopposabilité à l'assureur - Effet - Transaction conclue entre l'assuré et l'auteur du sinistre - Tiers ayant réglé le montant de la transaction.,* ASSURANCE EN GENERAL - Garantie - Déchéance - Sinistre - Cause de la déchéance postérieure au sinistre.,* ASSURANCE RESPONSABILITE - Garantie - Transaction - Transaction conclue entre l'assuré et l'auteur du sinistre - Inopposabilité à l'assureur.,* ENTREPRISE CONTRAT - Responsabilité de l'entrepreneur - Assurance - Exclusion - Transaction conclue entre l'entrepreneur et le maître de l'ouvrage.,* TRANSACTION - Portée - Assurance responsabilité - Transaction conclue entre l'assuré et l'auteur du sinistre - Inopposabilité à l'assureur.