# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 1 février 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006959522
**Date de décision:** 1962-02-01
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006959522

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 415 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ;<br>
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 ATTENDU QU'EN APPLICATION DE CE TEXTE, N'EST CONSIDERE COMME ACCIDENT DU TRAVAIL, QUELLE QU'EN SOIT LA CAUSE, QUE L'ACCIDENT SURVENU PAR LE FAIT OU A L'OCCASION DU TRAVAIL A TOUTE PERSONNE SALARIEE OU TRAVAILLANT, A QUELQUE TITRE OU EN QUELQUE LIEU QUE CE SOIT, POUR UN OU PLUSIEURS EMPLOYEURS OU CHEFS D'ENTREPRISE ;<br>
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 ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A JUGE QUE L'ACCIDENT, DONT L'ASSURE SOCIAL SERRES A ETE VICTIME LE 8 NOVEMBRE 1957, CONSTITUAIT UN ACCIDENT DU TRAVAIL, AU SENS DU TEXTE SUSVISE ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE SELON L'ARRET ATTAQUE, IL N'ETAIT PAS CONTESTE QUE CE JOUR-LA, CET OUVRIER QUI AVAIT ETE LE 4 NOVEMBRE PRECEDENT, VICTIME D'UN ACCIDENT DU TRAVAIL AU SERVICE DES ATELIERS ET FORGES DE LA LOIRE, S'ETAIT RENDU CHEZ SON MEDECIN TRAITANT EN UTILISANT L'AMBULANCE MISE GRATUITEMENT A SA DISPOSITION PAR CETTE SOCIETE ;<br>
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 QUE C'ETAIT LORS DE SON RETOUR ET A LA SUITE D'UN BRUSQUE COUP DE FREIN DU CONDUCTEUR DE L'AMBULANCE QU'IL AVAIT ETE PROJETE SUR LES PORTANTS DE LA CIVIERE, CE QUI AVAIT ENTRAINE POUR LUI LA FRACTURE DE L'APOPHYSE D'UNE VERTEBRE CERVICALE. OR, ATTENDU QU'ETANT ETABLI QUE LORS DE LA SURVENANCE DE CET ACCIDENT, LE CONTRAT DE TRAVAIL LIANT L'ASSURE A SON EMPLOYEUR ETAIT SUSPENDU, ET QU'IL N'ETAIT PLUS ALORS SOUS LA DEPENDANCE ET LA SUBORDINATION DE CE DERNIER, IL EN RESULTAIT NECESSAIREMENT QUE L'ACCIDENT DONT IL AVAIT ETE VICTIME NE POUVAIT ETRE CONSIDERE COMME UN ACCIDENT DU TRAVAIL, AU SENS DE LA LEGISLATION EN VIGUEUR ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE LYON LE 28 DECEMBRE 1959 ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET , POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE DIJON. NO 60-10.617. CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE "LA FOREZIENNE" C/ ROGER X.... PRESIDENT : M. VERDIER.   RAPPORTEUR : M. VIGNERON.   AVOCAT GENERAL : M. FENIE.   AVOCATS : MM. ROUVIERE ET LEDIEU. A RAPPROCHER : 29 JUIN 1960, BULL. 1960, IV, NO 710, P. 550. 5 JUILLET 1961, BULL. 1961, IV, NO 738, P. 584.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** NE CONSTITUE PAS UN ACCIDENT DU TRAVAIL, L'ACCIDENT SURVENU A UN OUVRIER ALORS QUE DANS L'AMBULANCE MISE GRATUITEMENT A SA DISPOSITION PAR SON EMPLOYEUR, IL REVENAIT DE CHEZ SON MEDECIN TRAITANT OU IL S'ETAIT RENDU POUR RECEVOIR DES SOINS A LA SUITE DE L'ACCIDENT DU TRAVAIL DONT IL AVAIT ETE VICTIME QUELQUES JOURS AUPARAVANT EN EFFET, LORS DE LA SURVENANCE DU SECOND ACCIDENT, LE CONTRAT DE TRAVAIL SE TROUVAIT SUSPENDU ET L'OUVRIER N'ETAIT PLUS SOUS LA DEPENDANCE ET LA SUBORDINATION DE SON EMPLOYEUR
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE-ACCIDENT DU TRAVAIL - TEMPS ET LIEU DU TRAVAIL - ACCIDENT SURVENU EN DEHORS DU TEMPS ET DU LIEU DU TRAVAIL - INCAPACITE TEMPORAIRE - SALARIE REVENANT DE RECEVOIR DES SOINS DANS L'AMBULANCE DE L'EMPLOYEUR