# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 22 décembre 1971, 70-13.692, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006986151
**Date de décision:** 1971-12-22
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006986151

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DIVERSES BRANCHES : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE D'AVOIR REJETE LA DEMANDE FORMEE PAR LES CONSORTS Y... DE NULLITE DU TESTAMENT AUTHENTIQUE DE MARCEL A... EN DATE DU 2 JUILLET 1968, INSTITUANT GASTON Y... Z... UNIVERSEL, FONDEE SUR L'INSANITE D'ESPRIT DU DISPOSANT ALORS QUE L'ARRET CONSTATERAIT EXPLICITEMENT QUE LE TESTATEUR SOUFFRAIT D'UNE TUMEUR AU CERVEAU AYANT ENTRAINE UNE PARALYSIE PARTIELLE ET QU'IL SERAIT DE PRINCIPE QUE, DANS UN ACTE A TITRE GRATUIT, L'EXISTENCE D'UN ETAT PATHOLOGIQUE AFFECTANT LES FACULTES CEREBRALES DU DISPOSANT A POUR EFFET DE RENVERSER LA PRESOMPTION DE VALIDITE DE L'ACTE ;<br>
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 QU'EN L'ESPECE LA COUR D'APPEL AURAIT OMIS DE RECHERCHER SI LE DISPOSANT ETAIT DANS UN ETAT MENTAL LUI PERMETTANT DE DONNER UN CONSENTEMENT VALABLE, COMME LE DEMANDAIENT LES APPELANTS, ET SE SERAIT BORNEE A EVOQUER LES DECLARATIONS DU NOTAIRE ET DES DEUX TEMOINS INSTRUMENTAIRES, DONT ELLE AFFIRME CEPENDANT, PAR AILLEURS, QU'IL S'AGIT LA D'UNE FORMULE COURANTE DANS LES ACTES TRADUISANT L'IDEE QUE LE NOTAIRE ET LES TEMOINS, S'ILS PEUVENT ET DOIVENT INDIQUER L'ETAT APPARENT DU TESTATEUR, N'ONT PAS QUALITE POUR EN APPRECIER L'ETAT REEL ;<br>
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 QU'AINSI, SELON LE POURVOI, AUCUN DES MOTIFS DE L'ARRET ATTAQUE NE CONSTATERAIT VALABLEMENT QUE LE DEFUNT ETAIT BIEN SAIN D'ESPRIT AU MOMENT OU IL A TESTE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND ONT RETENU SEULEMENT QUE L'AFFECTION DONT SOUFFRAIT LE TESTATEUR N'ETAIT PAS UNE MALADIE MENTALE MAIS UNE TUMEUR AYANT PROVOQUE UNE PARALYSIE PARTIELLE ;<br>
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 QUE, SANS VIOLER LES REGLES DE LA PREUVE, ILS ONT DES LORS CONSIDERE QU'AUCUNE CIRCONSTANCE NE PERMET DE DIRE QUE LA X... CLAIRE ET PRECISE, QUE LE TESTATEUR AVAIT EU LA FORCE DE DICTER AU NOTAIRE, N'ETAIT PAS L'EXPRESSION D'UNE VOLONTE LIBRE ;<br>
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 QUE, CONTRAIREMENT A L'AFFIRMATION DU POURVOI, CETTE APPRECIATION SOUVERAINE NE SE FONDE PAS EXCLUSIVEMENT SUR LA MENTION DU TESTAMENT PAR LAQUELLE LE NOTAIRE ET LES TEMOINS INSTRUMENTAIRES AFFIRMENT QUE LE DISPOSANT "PARAIT" SAIN D'ESPRIT MAIS MALADE DE CORPS, QU'A CET EGARD ILS ONT PRECISE, SANS ENTACHER LEUR DECISION DE CONTRADICTION, MAIS POUR REPONDRE A UNE CRITIQUE VISANT LE CARACTERE HYPOTHETIQUE DE CETTE FORMULE, QU'ELLE ETAIT COURANTE ET TRADUISAIT L'IDEE QUE LE NOTAIRE ET LES TEMOINS, S'ILS PEUVENT ET DOIVENT INDIQUER L'ETAT DU TESTATEUR, N'ONT PAS QUALITE POUR EN APPRECIER LA REALITE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 16 JUIN 1970 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>
<br>,.  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1954-10-20 Bulletin 1954 I N. 293 P. 249 (REJET) .  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1957-10-16 Bulletin 1957 I N. 377 (1) P. 301 (REJET) .  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1959-05-23 Bulletin 1959 I N. 265 P. 220 (REJET) .  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1966-03-07 Bulletin 1966 I N. 167 P. 131 (REJET) .  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1971-10-27 Bulletin 1971 I N. 277 P. 234 (REJET) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 901
**ECLI:** 
**Résumé:** C'EST PAR UNE APPRECIATION SOUVERAINE QUE LES JUGES DU FOND,  QUI RETIENNENT QUE L'AFFECTION DONT SOUFFRAIT UN TESTATEUR N'ETAIT  PAS UNE MALADIE MENTALE MAIS UNE TUMEUR AYANT PROVOQUE UNE PARALYSTE  PARTIELLE, CONSIDERENT, SANS VIOLER LES REGLES DE LA PREUVE, QUE  RIEN NE PERMET DE DIRE QUE LA DISPOSITION CLAIRE ET PRECISE QUE LE  TESTATEUR A EU LA FORCE DE DICTER AU NOTAIRE N'EST PAS L'EXPRESSION  D'UNE VOLONTE LIBRE.                                             ET  C'EST SANS SE CONTREDIRE, MAIS POUR REPONDRE A UNE CRITIQUE VISANT  LE CARACTERE HYPOTHETIQUE DE LA MENTION DU TESTAMENT PAR LAQUELLE LE  NOTAIRE ET LES TEMOINS INSTRUMENTAIRES ONT AFFIRME QUE LE DISPOSANT "PARAIT" SAIN D'ESPRIT MAIS MALADE DE CORPS, QU'ILS PRECISENT QUE  CETTE FORMULE ETAIT COURANTE ET TRADUISAIT L'IDEE QUE CEUX QUI L'ONT  EMPLOYEE, S'ILS PEUVENT ET DOIVENT INDIQUER L'ETAT DU TESTATEUR, N 'ONT PAS QUALITE POUR EN APPRECIER LA REALITE.
**Mots-clés:** TESTAMENT - CAPACITE DU TESTATEUR - INSANITE D'ESPRIT -  APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU FOND.,* TESTAMENT - TESTAMENT AUTHENTIQUE - TEMOINS INSTRUMENTAIRES -  MENTION CONCERNANT LA SANITE D'ESPRIT DU TESTATEUR - EMPLOI DU TERME  "PARAIT SAIN D'ESPRIT" - MENTION HYPOTHETIQUE (NON).,* TESTAMENT - TESTAMENT AUTHENTIQUE - ENONCIATION - SANITE D'ESPRIT  DU TESTATEUR - MENTION HYPOTHETIQUE - APPRECIATION SOUVERAINE DES  JUGES DU FOND.