# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 6ème chambre - formation à 3, 11/01/2010, 08MA00767, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021924555
**Date de décision:** 2010-01-11
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 6ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021924555

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 18 février 2008 sous le n° 08MA00767, présentée pour M. Adel A, demeurant ..., par Me François-Xavier Vincensini ;<br>
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       M. Adel A demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0707328 du 4 février 2008 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 5 novembre 2007 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français ;<br>
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ladite décision ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer le titre de séjour sollicité, ou, subsidiairement, d'instruire à nouveau la demande de titre et de prendre une décision dans un délai de quatre mois sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1.000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
       ..........................................................................................................<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;<br>
       Vu l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 relatif au rapporteur public des juridictions administratives et au déroulement de l'audience devant ces juridictions ; <br>
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       Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 27 janvier 2009 fixant la liste des tribunaux et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ; <br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 14 décembre 2009 :<br>
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       - le rapport de Mme Favier, président-assesseur, <br>
       - et les conclusions de M. Marcovici, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. Adel A fait appel du jugement par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande qu'il avait présentée en vue d'obtenir l'annulation de la décision du préfet des Bouches-du-Rhône prise le 5 novembre 2007 et lui refusant la délivrance d'un titre de séjour ;<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales :  1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui.  ; qu'aux termes de l'article L.313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : (...) 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ;  ;<br>
       Considérant que les éléments produits par M. A à l'appui de sa requête, à savoir un avis relatif à l 'acompte prévisionnel pour le paiement de l'impôt sur les revenus de 2006, un relevé de compte bancaire de mars 2006, une adhésion aux services  jazz  de la Société Générale de novembre 2000, des bulletins de paie de février 2005, janvier 2004, juin 2001, janvier 1999, novembre 1998, un relevé de points retraite de juin 2003, un courrier d'avocat de juin 2002, une ordonnance de mars 1999, une facture de téléphonie mobile de janvier 1997 et une facture d'électricité de mars 1996, s'ils attestent que M. A a séjourné en France, ne révèlent nullement un transfert du centre de la vie privée et familiale de l'intéressé sur le territoire national ; que les contrats de travail produits pour les années 2001 à 2007, ne révèlent pas plus un tel transfert, ni n'établissent un séjour habituel et continu depuis plus de 10 ans ; que dans ces conditions, et alors même que son père est décédé en 1995 en Tunisie, et que l'un de ses frères serait titulaire en France d'une carte de résident, la décision de refus litigieuse n'a pas porté, à cette vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été édictée ; que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers doivent donc être rejetés ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. Adel A, et par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées ;<br>
DÉCIDE :<br>
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       Article 1er : La requête susvisée de M. A est rejetée.<br>
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       Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Adel A, et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
       Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
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N° 08MA00767		2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**