# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 3 octobre 1980, 79-10.940, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007006345
**Date de décision:** 1980-10-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007006345

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN :<br>
    ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE (BOURGES, 10 NOVEMBRE 1978) QUE LE GROUPEMENT AGRICOLE FONCIER DE BLYTRYS, PROPRIETAIRE D'UN DOMAINE RURAL DONNE EN LOCATION AUX EPOUX Y..., A DELIVRE A CEUX-CI LE 22 AVRIL 1977 UN CONGE A FIN DE REPRISE POUR LE 1ER NOVEMBRE 1978 ; QUE LE CONGE PRECISAIT QUE LES MEMBRES DU GROUPEMENT AGRICOLE FONCIER DEVANT ASSURER L'EXPLOITATION SERAIENT DAME X... ET DEUX DE SES ENFANTS ;<br>
   ATTENDU QUE LES EPOUX Y... FONT GRIEF A CET ARRET D'AVOIR VALIDE CE CONGE, ALORS, SELON LE MOYEN, "QUE LA REPRISE PAR UNE PERSONNE MORALE NE PEUT ETRE EXERCEE QU'A LA CONDITION QUE LES PERSONNES PHYSIQUES  BENEFICIAIRES, MEMBRES DE LADITE PERSONNE MORALE, SATISFASSENT AUX CONDITIONS IMPOSEES A TOUT REPRENANT ; QUE, D'UNE PART, LA REPRISE NE PEUT ETRE EXERCEE PAR UNE PERSONNE AYANT ATTEINT L'AGE DE LA RETRAITE QUE POUR UNE EXPLOITATION DE SUBSISTANCE, CE QUI N'ETAIT PAS LE CAS DE L'ESPECE, QUE, D'AUTRE PART, CETTE REPRISE NE PEUT ETRE EXERCEE AU PROFIT DE BENEFICIAIRES DEJA EXPLOITANTS QUE S'ILS ONT OBTENU UNE AUTORISATION DE CUMUL DONT LE DEFAUT ETAIT INVOQUE DANS DES CONCLUSIONS DEMEUREES SANS REPONSE" ;<br>
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   MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE L'ARRET ENONCE EXACTEMENT QU'AUCUN TEXTE N'INTERDIT AU MEMBRE D'UNE SOCIETE CIVILE AGE DE PLUS DE 65 ANS D'ASSURER L'EXPLOITATION DES BIENS REPRIS PAR CETTE SOCIETE ;    ATTENDU, ENSUITE, QUE L'ARRET RELEVE, PAR ADOPTION DES MOTIFS DES PREMIERS JUGES, QUE LE GROUPEMENT AGRICOLE FONCIER DES BLYTRYS N'EXPLOITE AUCUN BIEN ;    ATTENDU, ENFIN, QUE LES PRENEURS N'ONT PAS SOUTENU DEVANT LES JUGES DU FOND QUE LES MEMBRES DU GROUPEMENT AGRICOLE FONCIER DEVANT ASSURER L'EXPLOITATION DES BIENS REPRIS DEVAIENT JUSTIFIER PERSONNELLEMENT D'UNE AUTORISATION DE CUMUL ;    D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE PEUT QU'ETRE ECARTE ;<br>
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   SUR LE SECOND MOYEN :<br>
    ATTENDU QUE LES EPOUX Y... REPROCHENT A L'ARRET D'AVOIR VALIDE LE CONGE EN RETENANT QUE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 188-1 DU CODE RURAL, RELATIVES A L'AUTORISATION QUE DOIVENT EVENTUELLEMENT SOLLICITER LES SOCIETES AYANT POUR OBJET L'EXPLOITATION DE BIENS RURAUX, N'ETAIENT PAS APPLICABLES A UNE SOCIETE CONSTITUEE ENTRE MEMBRES D'UNE MEME FAMILLE Z... METTRE FIN A L'INDIVISION, ALORS, SELON LE MOYEN, "QU'IL N'Y A PAS INDIVISION ENTRE USUFRUITIERS ET NU-PROPRIETAIRES, QUE L'APPORT A UN GROUPEMENT DES DROITS EN USUFRUIT ET EN NUE-PROPRIETE SUR UN MEME BIEN N'A DONC PAS POUR OBJET DE METTRE FIN A UNE INDIVISION INEXISTANTE ET QUE LE GROUPEMENT, ISSU DE CET APPORT EST SOUMIS AU REGARD DES AUTORISATIONS DE CUMUL, AUX REGLES DU DROIT COMMUN" ;<br>
   MAIS ATTENDU QUE L'ARRET RELEVE, PAR ADOPTION DES MOTIFS DES PREMIERS JUGES, QUE LE GROUPEMENT AGRICOLE FONCIER A ETE CONSTITUE ENTRE MEMBRES D'UNE MEME FAMILLE, A SAVOIR DAME X... ET SES TROIS ENFANTS, QUE CES DERNIERS ONT APPORTE AU GROUPEMENT LA TOTALITE DES BIENS DONT ILS ETAIENT PROPRIETAIRES INDIVIS TANDIS QUE DAME X... APPORTAIT L'USUFRUIT GREVANT PARTIELLEMENT CERTAINS DE CES BIENS, QUE LA COUR D'APPEL EN A DEDUIT EXACTEMENT QUE LA CONSTITUTION DU GROUPEMENT AGRICOLE FONCIER AVAIT MIS FIN A L'INDIVISION ;    D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 10 NOVEMBRE 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE BOURGES.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1978-05-30 Bulletin 1978 III N. 224 (2) p.170 (REJET). (2)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (1),(2),Code rural 188-1,Code rural 845,Code rural 845-1
**ECLI:** 
**Résumé:** Aucun texte n'interdit au membre d'une société civile âgé de plus de soixante cinq ans d'assurer l'exploitation des biens repris par cette société.,Il ne saurait être reproché à un arrêt d'avoir validé un congé à fin de reprise au profit d'un groupement agricole foncier en retenant que les dispositions de l'article 188-1 du Code rural relatives à l'autorisation que doivent éventuellement solliciter les sociétés ayant pour objet l'exploitation de biens ruraux n'étaient pas applicables à une société constituée entre membres d'une même famille pour mettre fin à une indivision dès lors qu'ayant relevé que le groupement avait été constitué entre une mère et ses trois enfants et que ces derniers avaient apporté au groupement la totalité des biens dont ils étaient propriétaires indivis tandis que leur mère apportait l'usufruit grevant partiellement certains de ces biens, l'arrêt en a exactement déduit que la constitution du groupement avait mis fin à l'indivision.
**Mots-clés:** 1) BAIL RURAL - Bail à ferme - Reprise - Personnes morales - Société - Exploitation du bien repris par un membre de la société - Associé âgé de plus de soixante-cinq ans.,2) BAIL RURAL - Bail à ferme - Cumul d'exploitations - Autorisation préalable - Nécessité - Personne morale - Société familiale - Société mettant fin à une indivision - Apport de l'usufruit grevant certains biens apportés en propriété.