# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 17 décembre 2003, 240357, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008134392
**Date de décision:** 2003-12-17
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008134392

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au Secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 22 novembre 2001 présentée par Mme Rahamata X, demeurant ...  ; Mme X demande au président de la section  du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 8 octobre 2001 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 20 juin 2001 du préfet de police ordonnant sa reconduite à la frontière  ;
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                2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté  ;
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                     Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France  ;
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                	Vu le code de justice administrative  ;
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Après avoir entendu en séance publique  :
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     - les conclusions de Mme Mitjavile, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme X, de nationalité comorienne, s'est maintenue sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 6 février 2001, de la décision en date du même jour du préfet de police lui retirant sa carte de résident et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'elle était ainsi dans le cas prévu par les dispositions précitées de l'ordonnance du 2 novembre 1945 où le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière  ;
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                Considérant qu'à l'appui de sa demande d'annulation de l'arrêté ordonnant sa reconduite à la frontière, Mme Abdou excipe de l'illégalité de la décision du 6 février 2001 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour  ; que cette décision, qui comportait l'indication des voies et délais de recours, a été notifiée à l'intéressée le 6 février 2001  ; que Mme X n'a pas contesté dans le délai du recours contentieux la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour  ; que, dans ces conditions, à la date à laquelle elle a saisi le tribunal administratif, soit le 27 juin 2001, la décision lui refusant un titre de séjour était devenue définitive  ; que, par suite, elle n'est pas recevable à se fonder de son illégalité  ;
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                Considérant que si à l'appui de sa demande d'annulation de l'arrêté ordonnant sa reconduite à la frontière, Mme X fait valoir qu'elle vit en France avec son époux et ses trois enfants depuis plusieurs années, que ses enfants, nés et scolarisés en France, ont vocation à obtenir la nationalité française, il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et notamment du fait que l'époux de Mme X est également en situation irrégulière sur le territoire français, l'arrêté attaqué n'a pas porté au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cet arrêté a été pris  ; que, par suite, le moyen tiré de ce qu'il méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 20 juin 2001 par lequel le préfet de police a ordonné sa reconduite à la frontière  ;
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D E C I D E  :
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     Article 1er  :   La requête  de Mme Rahamata X est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à Mme Rahamata X, au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**