# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 10 juin 1976, 75-10.100, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006997081
**Date de décision:** 1976-06-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006997081

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE BONNET FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR CONSTATE LA RESILIATION DU BAIL COMMERCIAL DONT IL BENEFICIAIT, EN APPLICATION D'UNE CLAUSE RESOLUTOIRE INSEREE AU CONTRAT, AU MOTIF QU'IL N'EXERCAIT AUCUN COMMERCE DANS LES LIEUX ET QU'IL NE POUVAIT SE PREVALOIR DE L'ARTICLE 340 DU CODE DE L'URBANISME INTERDISANT, SANS AUTORISATION ADMINISTRATIVE, L'AFFECTATION AU COMMERCE D'UN LOCAL AUPARAVANT LOUE A USAGE D'HABITATION, ALORS, SELON LE MOYEN, QUE LE BAIL PRETENDUMENT COMMERCIAL NE POUVAIT RECEVOIR EXECUTION EN L'ABSENCE D'AUTORISATION DE L'ADMINISTRATION EXIGEE IMPERATIVEMENT PAR L'ARTICLE 340 DU CODE DE L'URBANISME, SANS QU'IL PUISSE ETRE REPROCHE A BONNET DE NE PAS AVOIR SOLLICITE LADITE AUTORISATION PUISQU'IL ETAIT CONSTANT QUE LE PROPRIETAIRE AYANT, DES LA CONCLUSION DU BAIL, PARTICIPE A LA FRAUDE NE POUVAIT SE PREVALOIR DE SA PROPRE INOBSERVATION DE LA REGLEMENTATION D'ORDRE PUBLIC EDICTEE PAR L'ARTICLE 340 DU CODE DE L'URBANISME, ET QUE, PAR APPLICATION DE LA REGLE NEMO X..., BONNET AVAIT LE DROIT D'OPPOSER L'IRREGULARITE DU BAIL AUQUEL IL LUI ETAIT REPROCHE D'AVOIR CONTREVENU ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL RELEVE QU'ANTERIEUREMENT LES LIEUX LOUES AVAIENT ETE PARFOIS OCCUPES A TITRE COMMERCIAL, QUE, PENDANT PLUS DE SEPT ANNEES, BONNET LES A OCCUPES A USAGE D'HABITATION, CONTRAIREMENT AUX STIPULATIONS DU BAIL, ET QU'IL N'A JAMAIS DEMANDE SON INSCRIPTION AU REGISTRE DU COMMERCE NI LE BENEFICE D'UNE DEROGATION A L'ARTICLE 340 PRECITE, S'IL L'ESTIMAIT NECESSAIRE ;<br>
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 QU'ELLE CONSTATE QUE L'ADMINISTRATION COMPETENTE, CONSULTEE AU COURS DE LA PROCEDURE, A FAIT CONNAITRE QUE L'UTILISATION COMMERCIALE DES LIEUX LOUES NE SOULEVAIT DE SA PART AUCUNE OBJECTION, CE QUI IMPLIQUE QUE CETTE ADMINISTRATION NE S'OPPOSAIT PAS A L'EXECUTION PAR BONNET DES CONDITIONS DU CONTRAT ;<br>
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 QU'EN CONSEQUENCE, LES JUGES DU FOND ONT PU ADMETTRE QUE LE PRENEUR AVAIT TRANSGRESSE LES OBLIGATIONS QU'IL AVAIT SOUSCRITES ET QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 5 NOVEMBRE 1974 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1134,Code civil 1184,Code civil 1729,Code de l'urbanisme 340,Décret 53-960 1953-09-30
**ECLI:** 
**Résumé:** En l'état d'un bail commercial portant sur des locaux précédemment utilisés à usage d'habitation est légalement justifiée la décision qui constate le jeu d'une clause résolutoire pour défaut d'exercice du commerce, dès lors que le locataire ne justifie pas avoir été dans l'impossibilité d'obtenir une dérogation à l'article 340 du code de l'urbanisme, l'administration compétente ayant au contraire fait connaître que l'utilisation commerciale des lieux ne soulevait de sa part aucune objection.
**Mots-clés:** BAUX COMMERCIAUX (décret du 30 septembre 1953) - Résiliation - Clause résolutoire - Cessation de commerce - Local anciennement loué à usage d'habitation - Transformation sans autorisation administrative - Impossibilité pour le preneur de s'en prévaloir.,* URBANISME - Article 340 du Code - Local à usage d'habitation - Transformation - Transformation en local commercial - Infraction - Qualité pour s'en prévaloir.