# CAA de NANTES, 4ème chambre, 22/12/2017, 17NT00246, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000036378439
**Date de décision:** 2017-12-22
**Juridiction:** CAA de NANTES
**Formation:** 4ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000036378439

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
       Procédure contentieuse antérieure :<br>
       M. B...A...a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler les arrêtés du 13 septembre 2016 par lesquels le préfet de Loire-Atlantique a, d'une part, décidé sa remise aux autorités espagnoles en vue de l'examen de sa demande d'asile et, d'autre part, l'a assigné à résidence dans le département pour une durée de quarante cinq jours.<br>
       Par un jugement n° 1607709 du 16 septembre 2016, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande.<br>
       Procédure devant la cour :<br>
       Par une requête, enregistrée le 20 janvier 2017, M. B...A..., représenté par MeC..., demande à la cour :<br>
       1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Nantes du 16 septembre 2016 ;<br>
       2°) d'annuler les arrêtés du 13 septembre 2016 par lesquels le préfet de <br>
Loire-Atlantique a, d'une part, décidé sa remise aux autorités espagnoles en vue de l'examen de sa demande d'asile et, d'autre part, l'a assigné à résidence dans le département pour une durée de quarante-cinq jours ;<br>
       3°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa demande et, dans l'attente, de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile ;<br>
       4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, qui renonce à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.<br>
        Il soutient que :<br>
En ce qui concerne l'arrêté de remise aux autorités espagnoles :<br>
- il est insuffisamment motivé ;<br>
        - il est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa demande et d'un défaut de garanties ;<br>
        - il méconnait les dispositions de l'article 4 du règlement 604/2013 et de l'article 29 du règlement 603/2013 ;<br>
        - il méconnait les dispositions de l'article 5 du règlement 604/2013 ;<br>
        - le préfet aurait dû faire application des dispositions des articles 16 et 17 du règlement 604/2013 ;<br>
        - l'arrêté méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :<br>
- il est insuffisamment motivé ;<br>
        - il méconnait les dispositions des articles 4 et 5 du règlement 604/2013 et 29 du règlement 603/2013 ;<br>
- il est privé de base légale en raison de l'illégalité de l'arrêté de réadmission ;<br>
        - il méconnaît les dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
        - il méconnaît les dispositions de l'article L. 742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.<br>
       Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2017, le préfet de Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.<br>
       Il soutient qu'aucun des moyens n'est fondé.<br>
       M. A...a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 22 décembre 2016.<br>
       Vu les autres pièces du dossier.<br>
<br>
<br>
       Vu :<br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du <br>
26 juin 2013 ;<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;<br>
       - le décret n°91-1266 du 19 décembre 1991 modifié ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
<br>
       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
       Le rapport de M. Bouchardon, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.<br>
<br>
       1. Considérant que M.A..., ressortissant guinéen entré irrégulièrement en France, a sollicité son admission au titre de l'asile auprès des services de la préfecture de <br>
Loire-Atlantique le 7 juillet 2016 ; qu'ayant constaté, après consultation du fichier Eurodac, que l'intéressé était déjà connu des autorités espagnoles, le préfet de Loire-Atlantique a saisi ces dernières, en tant que responsables de l'examen de la demande d'asile de M.A..., d'une demande de prise en charge de l'intéressé ; qu'après leur accord le 31 août 2016, le préfet de Loire-Atlantique a, par arrêtés du 13 septembre 2016, décidé, d'une part, de remettre M. A... aux autorités espagnoles et, d'autre part, de l'assigner à résidence dans le département ; que le requérant relève appel du jugement du 16 septembre 2016 par lequel le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de ces arrêtés ;<br>
<br>
       Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
<br>
       En ce qui concerne l'arrêté portant réadmission vers l'Espagne :<br>
<br>
       2. Considérant, en premier lieu, qu'il ressort de la lecture de l'arrêté contesté qu'il vise, en particulier, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, ainsi que les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment son article L. 742-3 qui en constitue son fondement légal ; que cet arrêté indique notamment que la situation de M. A... ne relève pas des dérogations prévues aux articles 3-2 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, qu'il n'était pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale et qu'il n'établissait pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour vers l'Espagne ; que, par suite, l'arrêté est suffisamment motivé en droit et en fait ; qu'en outre, et contrairement à ce que soutient M. A..., une telle motivation ne révèle aucun défaut d'examen particulier de sa situation ;<br>
<br>
       3. Considérant, en deuxième lieu, d'une part, que la méconnaissance de l'obligation d'information prévue par les dispositions du 1 de l'article 29 du règlement n° 603/2013 du 26 juin 2013, qui a uniquement pour objet et pour effet de permettre d'assurer la protection effective des données personnelles des demandeurs d'asile concernés, ne peut être utilement invoquée à l'encontre de la décision portant remise aux autorités espagnoles ; que, d'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. A...s'est vu remettre le 7 juillet 2016 en préfecture lors de l'entretien individuel organisé pour le dépôt de sa demande d'asile, ainsi qu'en atteste sa signature, tant le guide du demandeur d'asile, qu'une information spécifique sur la mise en oeuvre du règlement Dublin III, rédigés en langue française ; que si M. A...fait valoir qu'il ne maitrise pas cette langue, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a déclaré avoir compris les explications " sur la procédure Dublin " qui lui ont été adressées oralement ; que, dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 4 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 doit être écarté ;<br>
<br>
        4. Considérant, en troisième lieu, qu'aux termes de l'article 5 du règlement n° 604/2013 susvisé : " Entretien individuel : 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. / (...) / 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel (...) " ; <br>
<br>
        5. Considérant, ainsi qu'il a été dit au point 3, que M. A...a bénéficié le <br>
7 juillet 2016 d'un entretien individuel réalisé en français, langue qu'il a déclaré comprendre ; que, dans ces conditions, et alors que, contrairement à ce que le requérant soutient, il ressort des pièces du dossier que l'entretien d'évaluation auquel il a participé auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, le 8 août 2016, s'est également déroulé en français, sans le concours d'un interprète, le moyen tiré de la violation des dispositions de l'article 5 du règlement du 26 juin 2013 ne peut qu'être écarté ;<br>
<br>
        6. Considérant, en quatrième lieu, qu'aux termes de l'article 16 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 susvisé, relatif aux personnes à charges : " 1. Lorsque, du fait d'une grossesse, d'un enfant nouveau-né, d'une maladie grave, d'un handicap grave ou de la vieillesse, le demandeur est dépendant de l'assistance de son enfant, de ses frères ou soeurs, ou de son père ou de sa mère résidant légalement dans un des Etats membres, ou lorsque son enfant, son frère ou sa soeur, ou son père ou sa mère, qui réside légalement dans un Etat membre est dépendant de l'assistance du demandeur, les Etats membres laissent généralement ensemble ou rapprochent le demandeur et cet enfant, ce frère ou cette soeur, ou ce père ou cette mère, à condition que les liens familiaux aient existé dans le pays d'origine, que l'enfant, le frère ou la soeur, ou le père ou la mère ou le demandeur soit capable de prendre soin de la personne à charge et que les personnes concernées en aient exprimé le souhait par écrit. / 2.  Lorsque l'enfant, le frère ou la soeur, ou le père ou la mère visé au paragraphe 1 réside légalement dans un Etat membre autre que celui où se trouve le demandeur, l'Etat membre responsable est celui dans lequel l'enfant, le frère ou la soeur, ou le père ou la mère réside légalement, à moins que l'état de santé du demandeur ne l'empêche pendant un temps assez long de se rendre dans cet État membre. Dans un tel cas, l'Etat membre responsable est celui dans lequel le demandeur se trouve. Cet Etat membre n'est pas soumis à l'obligation de faire venir l'enfant, le frère ou la soeur, ou le père ou la mère sur son territoire " ;<br>
<br>
       7. Considérant que s'il fait valoir que son frère, âgé de 49 ans, réside en France sous couvert d'un titre de séjour, le requérant n'établit pas par les documents qu'il produit qu'il relèverait, à la date de l'arrêté contesté, du champ d'application des dispositions susmentionnées ; que le moyen tiré de la violation des dispositions de l'article 16 du règlement du 26 juin 2013 ne peut qu'être écarté ;<br>
<br>
       8. Considérant, en cinquième et dernier lieu, qu'aux termes du 2 de l'article 3 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 susvisé : " (...) Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entrainent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable " et qu'aux termes de l'article 17 du même règlement : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'État membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'État membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité. (...) " ;<br>
<br>
       9. Considérant qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de <br>
Loire-Atlantique n'aurait pas examiné la possibilité, prévue par les articles 3 et 17 du règlement du 26 juin 2013, d'examiner la demande d'asile présentée et relevant de la compétence d'un autre Etat, en considération d'éléments tenant à la situation personnelle du demandeur, aux défaillances systémiques dans la procédure d'asile et aux conditions d'accueil dans le pays désigné par la décision de réadmission, notamment au regard des garanties exigées par le respect du droit d'asile et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; que si M. A... fait valoir que l'Etat espagnol a fait l'objet d'une condamnation par la Cour européenne des droits de l'homme et se prévaut de rapports sur la situation des demandeurs d'asile en Espagne, notamment du rapporteur spécial de l'Organisation des Nations Unies (ONU) du 6 juin 2013, les éléments précités, relatifs aux troubles et dysfonctionnements dans l'accueil des migrants et demandeurs d'asile qui ont pu être relevés dans les enclaves espagnoles au Maroc de Ceuta et Mélila, ne sont pas de nature à établir que la réadmission de M. A...auprès des autorités espagnoles pour le traitement de sa demande d'asile, qui n'implique pas le renvoi vers ces territoires, serait, par elle-même, constitutive d'une atteinte grave au droit d'asile ; que, par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision des autorités françaises de ne pas faire usage de la faculté d'examiner sa demande d'asile méconnait les dispositions précitées de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du <br>
26 juin 2013 ; <br>
<br>
        En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :<br>
<br>
        10. Considérant, en premier lieu, que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant assignation à résidence, que M. A...reprend en appel sans plus de précision ou de justification, doit être écarté par adoption des motifs du jugement attaqué, retenus à bon droit par le premier juge ;<br>
<br>
       11. Considérant, en deuxième lieu, que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013 doit être écarté comme inopérant, la décision d'assignation à résidence ayant été prise en vue de l'exécution de la décision de remise de M. A... aux autorités espagnoles et non en vue de déterminer l'Etat membre responsable de l'examen de sa demande de protection internationale ;<br>
<br>
        12. Considérant, en troisième lieu, que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de l'arrêté du 13 septembre 2016 portant remise de M. A...aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile doit être écarté pour les motifs précisés aux points 2 à 9 du présent arrêt ;<br>
<br>
        13. Considérant, en quatrième lieu, qu'aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :" Dans les cas prévus à l'article L. 551-1, l'autorité administrative peut prendre une décision d'assignation à résidence à l'égard de l'étranger pour lequel l'exécution de l'obligation de quitter le territoire demeure une perspective raisonnable et qui présente des garanties de représentation effectives propres à prévenir le risque, mentionné au II de l'article L. 511-1, qu'il se soustraie à cette obligation. Les trois derniers alinéas de l'article L. 561-1 sont applicables, sous réserve de la durée maximale de l'assignation, qui ne peut excéder une durée de 45 jours, renouvelable une fois. " ; qu'il résulte des dispositions précitées que le préfet peut prendre à l'encontre d'un étranger qui fait l'objet d'une décision d'éloignement et qui présente des garanties propres à prévenir le risque de soustraction à l'exécution de la mesure d'éloignement, une mesure d'assignation à résidence ; que M. A...se borne à faire valoir que le préfet de <br>
Loire-Atlantique n'a pas suffisamment caractérisé le risque qu'il puisse prendre la fuite, alors justement que la mesure d'assignation à résidence est justifiée par le fait qu'il présente des garanties propres à prévenir ce risque de fuite ; que par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté contesté aurait méconnu les dispositions précitées de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
        14. Considérant, en cinquième et dernier lieu, qu'aux termes de l'article L. 742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I.- L'étranger qui a fait l'objet d'une décision de transfert mentionnée à l'article L. 742-3 peut, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de cette décision, en demander l'annulation au président du tribunal administratif (...) II.- Lorsqu'une décision de placement en rétention prise en application de l'article L. 551-1 ou d'assignation à résidence prise en application de l'article L. 561-2 est notifiée avec la décision de transfert, l'étranger peut, dans les quarante-huit heures suivant leur notification, demander au président du tribunal administratif l'annulation de la décision de transfert et de la décision d'assignation à résidence. (...) " ; que le moyen tiré de ce qu'en notifiant au requérant de " façon automatique " l'arrêté d'assignation à résidence le préfet l'a privé d'un délai de recours contentieux de quinze jours à l'encontre de la mesure d'éloignement doit être écarté dès lors que l'intéressé n'a pas été empêché de contester les arrêtés litigieux devant le juge administratif ;<br>
       15. Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. A...n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat désigné du tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande ;<br>
<br>
       Sur le surplus des conclusions :<br>
<br>
       16. Considérant que doivent être rejetées par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A...ainsi que celles tendant au bénéfice des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;<br>
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<br>
       D E C I D E :<br>
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      Article 1er : La requête de M. A...est rejetée.<br>
<br>
      Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B...A...et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.<br>
<br>
      Copie en sera adressée pour information au préfet de Loire-Atlantique.<br>
      Délibéré après l'audience du 5 décembre 2017, à laquelle siégeaient :<br>
<br>
      - MmeD..., Conseillère d'Etat, présidente de la Cour<br>
      - Mme Tiger-Winterhalter, présidente-assesseure,<br>
      - M. Bouchardon, premier conseiller.<br>
<br>
<br>
      Lu en audience publique, le 22 décembre 2017.<br>
<br>
Le rapporteur,<br>
L. BOUCHARDONLe président,<br>
B. D...       <br>
Le greffier,<br>
V. DESBOUILLONS       La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
2<br>
N° 17NT00246<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**