# Cour administrative d'appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, du 20 juin 2005, 03MA00193, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007589124
**Date de décision:** 2005-06-20
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 5EME CHAMBRE - FORMATION A 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007589124

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 30 janvier 2003 au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, présentée par Me Lamoureux Bayonne, avocat, pour M. Hmad X, élisant domicile ...  ; M. X demande à la Cour  :
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            1°) d'annuler le jugement N° 0003542 du 12 décembre 2002 par lequel le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du  29 mai 2000 par laquelle le préfet de l'Hérault  a refusé de lui délivrer un titre de séjour, à ce que soit ordonnée la production de l'entier dossier par l'administration, à ce qu'il soit enjoint au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 500 F par jour de retard, et à la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 5 000 F au titre des frais irrépétibles  ; 
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ladite décision  ;
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       3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 76 euros par jour de retard  ;
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       4°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 765 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative  ;
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       Vu les autres pièces du dossier  ;
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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       Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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            Vu le décret n°  46-1574 du 30 juin 1946 modifié  ;
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       Vu le code de justice administrative  ; 
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            Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du  23 mai 2005  :
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       - le rapport de M. Pocheron, premier conseiller  ;
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            - et les conclusions de M. Louis, commissaire du gouvernement  ;
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       Considérant que M. X, de nationalité marocaine, interjette appel du jugement en date du 12 décembre 2002, par lequel le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande dirigée contre la décision en date du 29 mai 2000 par laquelle le préfet de l'Hérault a confirmé sur recours gracieux le refus de titre de séjour qu'il lui avait opposé le 19 avril précédent  ;
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       Considérant qu'aux termes de l'article 12 bis de l'ordonnance susvisée du 2 novembre 1945  : Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit  : 3° A l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans7° A l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus  ; que l'article 12 quater de la même ordonnance dispose que  : Dans chaque département, est instituée une commission du titre de séjourLa commission est saisie par le préfet lorsque celui-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article 12 bis ou de délivrer une carte de résident à un étranger mentionné à l'article 15.  ; qu'il résulte de ces dispositions que le préfet est tenu de saisir la commission du cas des étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues aux articles 12bis et 15 auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions  ;
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       Considérant qu'à supposer même que M. X établisse qu'il réside habituellement en France depuis 1991, ce qui ne ressort pas des documents produits au dossier eu égard à leur absence de valeur probante, cette circonstance n'est en tout état de cause pas de nature à faire regarder comme illégal un refus de titre de séjour opposé à l'intéressé le 29 mai 2000, date à laquelle il ne justifiait pas de la durée de séjour de dix ans exigée par l'article 12bis-3° précité de l'ordonnance du 2 novembre 1945  ; qu'en outre, le requérant est célibataire, sans enfant, et se prévaut pour seules attaches familiales en France de la présence d'un oncle  ; qu'il n'établit pas par le moindre commencement de preuve ne pas avoir conservé d'attaches familiales au Maroc  ; que, par suite, M. X n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse serait entachée d'erreur de fait, d'erreur de droit, de violation de l'article 12bis-7° précité de l'ordonnance du 2 novembre 1945 ou de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ou des libertés fondamentales  ; qu'il en résulte que, contrairement à ce qu'il soutient, M. X n'était pas au nombre des étrangers pouvant obtenir de plein droit un titre de séjour en application de ces dispositions  ; que, par suite, le préfet n'était pas tenu, en application de l'article 12 quater, de soumettre son cas à la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande  ;
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            Considérant que les moyens tirés de la méconnaissance de la circulaire du 12 mai 1998 du ministre de l'intérieur, qui est dépourvue de valeur réglementaire, ou de ce que le requérant n'avait pas à justifier d'un passeport en cours de validité et d'un visa de long séjour, sont inopérants  ;
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       Considérant qu'en jugeant ainsi qu'il l'a fait, le tribunal administratif n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle et familiale de M. X  ; 
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. Hmad X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, qui est suffisamment motivé, le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande  ; que les conclusions d'appel aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être écartées par voie de conséquence  ;
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            Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative
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            Considérant qu'aux termes de l'article L 761-1 du code de justice administrative  : Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.  ;
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            Considérant que les dispositions précitées de l'article L 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à M. X la somme qu'il réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens  ;
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     DÉCIDE  :
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     Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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     Article 2  : Le présent arrêt sera notifié à M. Hmad X et au ministre de l'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.
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     N° 03MA00193	3
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		cf
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**