# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 3 juillet 2002, 00-22.192, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007046394
**Date de décision:** 2002-07-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007046394

## Contenu de la décision

<p>LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :</p>
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<p>Sur le moyen unique du pourvoi principal :</p>
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<p>Attendu, selon l'arrêt attaqué (Versailles, 6 octobre 2000), que la société Poree Havlik a souhaité acquérir un bâtiment à usage industriel appartenant à la société civile immobilière (SCI) Nouveau plexi et a été autorisée à occuper ce bâtiment pendant le cours des négociations de vente ; que celles-ci ayant échoué, la SCI Nouveau plexi a assigné la société Poree Havlik en expulsion et en paiement d'une indemnité d'occupation ;</p>
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<p>Attendu que la société Poree Havlik fait grief à l'arrêt de la condamner au paiement d'une indemnité d'occupation, alors, selon le moyen :</p>
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<p>1 / que l'indemnité d'occupation n'est due qu'en raison de la faute quasi délictuelle commise par celui qui se maintient sans droit dans les lieux ; que, dès lors, n'ayant pas caractérisé en l'espèce une telle faute de la part de la société Poree Havlik, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1382 du Code civil ;</p>
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<p>2 / qu'en s'abstenant de répondre aux conclusions par lesquelles la société Porée Havlik soutenait qu'elle avait occupé les locaux qu'elle envisageait d'acquérir avec l'accord des vendeurs, ce dont il résultait qu'elle ne les avait pas occupés indûment, la cour d'appel a violé l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ;</p>
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<p>Mais attendu qu'ayant constaté que les parties avaient renoncé d'un commun accord à leur projet initial de vente et relevé que la société Poree Havlik ne pouvait imputer à la SCI Nouveau plexi la responsabilité de la non-réalisation de cette vente, la cour d'appel, qui a pu déduire du seul fait que la société Poree Havlik avait occupé les locaux à partir du 25 octobre 1995 jusqu'au 26 novembre 1998 que cette société était redevable d'une indemnité d'occupation, sans être tenue de répondre à des conclusions que ses énonciations rendaient inopérantes, a légalement justifié sa décision ;</p>
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<p>Sur le moyen unique du pourvoi incident :</p>
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<p>Attendu que le moyen ne serait pas de nature à permettre l'admission du pourvoi ;</p>
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<p>PAR CES MOTIFS :</p>
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<p>REJETTE le pourvoi principal ;</p>
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<p>DECLARE NON ADMIS le pourvoi incident ;</p>
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<p>Laisse à chaque demandeur la charge des dépens afférents à son pourvoi ;</p>
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<p>Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette les demandes de la société Poree Havlik, de la SCI Nouveau plexi et de M. X... ;</p>
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<p>Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du trois juillet deux mille deux.</p>
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Une société ayant souhaité acquérir un immeuble et ayant été autorisée par le propriétaire à l'occuper pendant le cours des négociations de vente, la cour d'appel qui constate que les parties ont renoncé d'un commun accord à leur projet initial et qui relève que la société candidate à l'acquisition ne pouvait imputer au propriétaire la responsabilité de la non-réalisation de la vente, peut déduire du seul fait que cette société a occupé les lieux pendant une certaine période qu'elle est redevable d'une indemnité d'occupation.
**Mots-clés:** VENTE - Immeuble - Promesse de vente - Réalisation - Défaut - Défaut d'un commun accord - Occupation autorisée des lieux - Indemnité d'occupation - Paiement au vendeur .