# Conseil d'Etat, Président de la Section du Contentieux, du 7 juillet 2003, 248480, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008204681
**Date de décision:** 2003-07-07
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008204681

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 8 juillet 2002, présentée par M. Karim X, demeurant chez M. Abderahmane Meddour, ... ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat   :
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                1°) d'annuler le jugement du 2 mai 2002 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 23 novembre 2001 du préfet de police ordonnant sa reconduite à la frontière et de la décision du même jour fixant le pays de destination  ;
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                2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté et cette décision  ;
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     	Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France  ;
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	Vu le code de justice administrative  ;
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     Après avoir entendu en séance publique  :
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     - les conclusions de Mme Prada Bordenave, Commissaire du gouvernement  ;
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                Sur la légalité de l'arrêté de reconduite à la frontière   :
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité algérienne, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification de la décision du 16 novembre 2000 par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour  ; qu'ainsi il se trouvait dans le cas où le préfet peut décider la reconduite à la frontière d'un étranger  ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en prenant une telle mesure, le préfet de police ait porté une atteinte disproportionnée au droit de M. X au respect de sa vie privée et familiale  ;
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                Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination   :
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que la demande d'asile territorial présentée par M. X a été rejetée par le ministre de l'intérieur par une décision en date du 24 août 2000  ; que si l'intéressé soutient qu'il courrait des risques pour sa vie en cas de retour en Algérie, il n'apporte pas de précision ni de justification suffisantes de nature à établir qu'il serait personnellement menacé en cas de retour en Algérie  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de police ordonnant sa reconduite à la frontière et de la décision fixant l'Algérie comme pays de destination  ;
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D E C I D E  :
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Article 1er  :   La requête  de M. X est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision  sera notifiée à M. Karim X, au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**