# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 9 mai 1973, 72-11.038, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006990049
**Date de décision:** 1973-05-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006990049

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LE PRINCIPE DU RESPECT DES DROITS DE LA DEFENSE, ENSEMBLE L'ARTICLE 232 DU CODE CIVIL ;<br>
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 ATTENDU, D'UNE PART, QUE NUL NE SAURAIT ETRE JUGE, QUI N'A PAS ETE ENTENDU ;<br>
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 ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE LE JUGE, LIE PAR LES CONCLUSIONS DES PARTIES, DOIT STATUER DANS LES LIMITES AINSI FIXEES, SANS POUVOIR MODIFIER LES TERMES DU LITIGE EN Y INTRODUISANT DES ELEMENTS, PRETENTIONS OU MOYENS QU'ELLES N'ONT PAS INVOQUES ;<br>
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 ATTENDU QUE, PARMI LES GRIEFS RETENUS POUR PRONONCER LE DIVORCE D'ENTRE LES EPOUX X... AUX TORTS DU MARI, L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE RELEVE QUE " LA VIOLENCE (DE CELUI-CI) EST ETABLIE PAR LA SCENE NON CONTESTEE QUI A EU LIEU LORS DE L'EXECUTION DE L'ORDONNANCE DE NON-CONCILIATION " ;<br>
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 ATTENDU QU'EN RETENANT COMME CAUSE DE DIVORCE OUTRE LES FAITS RELEVES PAR LE TRIBUNAL, CE FAIT NON ARTICULE DANS LES CONCLUSIONS DE LA FEMME, ET SUR LEQUEL LE MARI N'AVAIT DONC PAS ETE APPELE A S'EXPLIQUER, LES JUGES D'APPEL ONT VIOLE LE TEXTE ET LE PRINCIPE SUSVISE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 14 DECEMBRE 1971 ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS (17EME CHAMBRE) ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE ROUEN<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1966-02-18 Bulletin 1966 II N.229 (2) P.166 (CASSATION) ET L'ARRET CITE<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 232
**ECLI:** 
**Résumé:** LE JUGE, LIE PAR LES CONCLUSIONS DES PARTIES, DOIT STATUER  DANS LES LIMITES AINSI FIXEES SANS POUVOIR MODIFIER LES TERMES DU  LITIGE EN Y INTRODUISANT DES ELEMENTS, PRETENTIONS OU MOYENS QU 'ELLES N'ONT PAS INVOQUES.                   VIOLENT EN CONSEQUENCE, LE PRINCIPE DU RESPECT DES  DROITS DE LA DEFENSE, LES JUGES D'APPEL QUI RETIENNENT COMME CAUSE  DE DIVORCE, A L'ENCONTRE DU MARI,OUTRE LES FAITS RELEVES PAR LE  TRIBUNAL, UN FAIT NON ARTICULE DANS LES CONCLUSIONS DE LA FEMME ET  SUR LEQUEL SON CONJOINT N'AVAIT DONC PAS ETE APPELE A S'EXPLIQUER.
**Mots-clés:** DIVORCE SEPARATION DE CORPS - CAUSES - EXCES, SEVICES, INJURES  GRAVES - GRIEFS - GRIEF NON INVOQUE - GRIEF RETENU PAR LES JUGES -  VIOLATION DES DROITS DE LA DEFENSE.,* ENQUETE - FAITS ARTICULES - TEMOIGNAGE PORTANT SUR D'AUTRES FAITS  - DECISION FONDEE SUR CES FAITS.,* PROCEDURE CIVILE - INSTANCE - MOYEN - MOYEN NON SOULEVE PAR LES  PARTIES - PORTEE.,* DIVORCE SEPARATION DE CORPS - CAUSES - EXCES, SEVICES, INJURES  GRAVES - FAITS - FAITS NON ARTICULES EN CONCLUSIONS - IMPOSSIBILITE  D'EN TENIR COMPTE.,* JUGEMENTS ET ARRETS - CONCLUSIONS - OBLIGATION DE JUGER DANS  LEURS LIMITES - DIVORCE SEPARATION DE CORPS - MOTIF NON INVOQUE PAR  LES PARTIES.,* PROCEDURE CIVILE - DROITS DE LA DEFENSE - MOYEN - MOYEN NON  SOULEVE PAR LES PARTIES - DIVORCE SEPARATION DE CORPS - FAIT NON  ARTICULE EN CONCLUSIONS.,* JUGEMENTS ET ARRETS - MOTIFS - MOTIFS NON INVOQUES PAR LES  PARTIES.