# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 5 juillet 1978, 77-10.433, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007001125
**Date de décision:** 1978-07-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007001125

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE L. 120 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ;<br>
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ATTENDU QUE, SELON CE TEXTE, POUR LE CALCUL DES COTISATIONS DES ASSURANCES SOCIALES, LES ACCIDENTS DU TRAVAIL ET DES ALLOCATIONS FAMILIALES, SONT CONSIDEREES COMME REMUNERATIONS TOUTES LES SOMMES VERSEES AUX TRAVAILLEURS EN CONTREPARTIE OU A L'OCCASION DU TRAVAIL ;<br>
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ATTENDU QUE POUR DECIDER QUE L'URSSAF DU NORD-FINISTERE AVAIT INCORPORE A TORT DANS L'ASSIETTE DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE LE MONTANT DES PRIMES D'ASSURANCES-DECES PAYEES PAR LA SOCIETE BATIMENT ET AMEUBLEMENT, POUR SES CADRES ET AGENTS DE MAITRISE, LA COUR D'APPEL A ESTIME, QU'ETANT OBLIGATOIREMENT DUES EN APPLICATION D'UNE CONVENTION COLLECTIVE ET ENTRANT DANS UN SYSTEME NON DE CAPITALISATION, MAIS DE REPARTITION, LES PRIMES LITIGIEUSES NE POUVAIENT ETRE CONSIDEREES COMME ENTRANT MEME FICTIVEMENT DANS LE PATRIMOINE DES CADRES ET AGENTS DE MAITRISE CONCERNES ;<br>
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ATTENDU CEPENDANT QUE LE PAIEMENT PAR LA SOCIETE DES PRIMES DU CONTRAT D'ASSURANCE GROUPE SOUSCRIT PAR ELLE, EN TANT QU'EMPLOYEUR, CONFORMEMENT A LA CONVENTION COLLECTIVE, POUR GARANTIR CONTRE LE RISQUE DECES LES CADRES ET AGENTS DE MAITRISE A SON SERVICE, CONSTITUAIT UN AVANTAGE PERSONNEL CONSENTI A L'OCCASION OU EN CONTREPARTIE DU TRAVAIL FOURNI PAR LES BENEFICIAIRES ;<br>
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 QUE, DES LORS, LE MONTANT DES PRIMES VERSEES PAR LA SOCIETE DEVAIT ETRE COMPRIS, EN APPLICATION DE L'ARTICLE L. 120 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, DANS LE SALAIRE DE BASE SERVANT AU CALCUL DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE , PEU IMPORTANT, A CET EGARD, LE REGIME D'ASSURANCE APPLICABLE EN L'ESPECE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LA COUR D'APPEL N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 30 NOVEMBRE 1976 PAR LA COUR D'APPEL DE RENNES ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ANGERS.<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1977-05-11 Bulletin 1977 V N. 310 (2) p.245 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de la sécurité sociale L120
**ECLI:** 
**Résumé:** Le paiement par une société des primes du contrat d'assurance groupe souscrit par elle, en tant qu'employeur, conformément à la convention collective, pour garantir contre le risque décès les cadres et agents de maîtrise à son service, constitue un avantage personnel consenti à l'occasion ou en contrepartie du travail fourni par les bénéficiaires. Le montant de ces primes doit, dès lors, être compris dans le salaire de base servant au calcul des cotisations de sécurité sociale, peu important, à cet égard, que le régime d'assurance entre dans un système, non de capitalisation, mais de répartition.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - Cotisations - Assiette - Primes d'assurance vie versées par l'employeur - Assurance de groupe.,* ASSURANCES DE PERSONNES - Assurance de groupe - Assurance contractée par un employeur en faveur de son personnel - Avantage lié au contrat de travail.