# Cour de cassation, Chambre sociale, du 19 février 1962, 61-20.046, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006959981
**Date de décision:** 1962-02-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006959981

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 19, ALINEA 7, DE LA LOI DU 1ER SEPTEMBRE 1948, ET DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ; <br>
<br>EN SA PREMIERE BRANCHE : ATTENDU QUE LES EPOUX Z... LOCATAIRES D'UN APPARTEMENT A MARSEILLE RECURENT CONGE LE 18 MARS 1959 POUR LE 29 SEPTEMBRE SUIVANT ; <br>
<br>ATTENDU QUE PAR ACTE EXTRAJUDICIAIRE DU 25 MARS 1959 ILS DONNERENT CONGE A LEUR TOUR AUX FINS DE REPRISE A X... LOCATAIRE D'UN APPARTEMENT A NICE QU'ILS AVAIENT ACQUIS PAR ACTE AUTHENTIQUE DU 16 OCTOBRE 1953, ET QUE PAR ARRET CONFIRMATIF DU 27 OCTOBRE 1960 LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE FIT DROIT A LEUR DEMANDE ; <br>
<br>ATTENDU QUE LE POURVOI FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE SI L'EXPULSION DES LIEUX OCCUPES PAR LES EPOUX Z... A MARSEILLE AVAIT ETE ORDONNEE POSTERIEUREMENT AU CONGE PAR EUX DELIVRE A X..., LE JUGEMENT DE VALIDITE DU CONGE PAR EUX DELIVRE PRENAIT EFFET DU JOUR OU CE CONGE AVAIT ETE DONNE, ALORS QUE LA COUR D'APPEL ETAIT TENUE D'APPRECIER LES BESOINS DES EPOUX Z... A LA DATE A LAQUELLE ILS ONT DELIVRE CE CONGE ET QU'A CETTE DATE AUCUNE MESURE D'EXPULSION N'AYANT ETE DILIGENTEE CONTRE EUX, IL APPARTENAIT A LA COUR D'APPEL DE CONSTATER QUE CES DERNIERS DISPOSAIENT D'UN LOCAL CORRESPONDANT A LEURS BESOINS NORMAUX ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE SI L'ARTICLE 19 DE LA LOI DU 1ER SEPTEMBRE 1948, DANS SON ARTICLE 7, FAIT EN EFFET OBLIGATION AU JUGE DE TOUJOURS APPRECIER LES CONTESTATIONS QUI LUI SONT SOUMISES AU JOUR DE L'ACTE EXTRAJUDICIAIRE, CE TEXTE N'INTERDIT NULLEMENT DE TENIR COMPTE D'UN EVENEMENT FUTUR, DES LORS QUE CELUI-CI EST, DES L'EPOQUE DU CONGE, PROCHE OU CERTAIN, OU QU'IL EXISTE DEJA EN PUISSANCE ; <br>
<br>QU'EN L'ESPECE, LES JUGES DU FOND ONT PU ESTIMER QUE LES EPOUX Z... AYANT RECU CONGE POUR LEUR APPARTEMENT A MARSEILLE, NE DISPOSAIENT PLUS D'UN LOGEMENT CORRESPONDANT A LEURS BESOINS NORMAUX, LEUR OCCUPATION ETANT ENTACHE DE PRECARITE L'IMMEUBLE AYANT ETE ACHEVE POSTERIEUREMENT AU 1ER SEPTEMBRE 1948, CE QUI LEUR INTERDISAIT D'INVOQUER TOUT DROIT AU MAINTIEN DANS LES LIEUX ; <br>
<br>QUE LA PREMIERE BRANCHE DOIT DONC ETRE REJETEE ; <br>
<br>EN SA DEUXIEME BRANCHE : ATTENDU QU'IL EST ENCORE REPROCHE A LA DECISION ATTAQUEE DE NE PAS AVOIR PRECISE LA DATE A LAQUELLE UN CONGE AVAIT ETE DELIVRE AUX EPOUX Z... MAIS SEULEMENT LA DATE POUR LAQUELLE CE CONGE LEUR AVAIT ETE DELIVRE ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE LE PREMIER JUGE DONT LES MOTIFS ONT ETE ADOPTES EN APPEL A CONSTATE EXPRESSEMENT QUE LA SOCIETE PROPRIETAIRE DE L'APPARTEMENT OCCUPE PAR LES EPOUX Z... AVAIT DONNE CONGE A CEUX-CI PAR EXPLOIT D'HUISSIER DU 18 MARS 1959 ; <br>
<br>QUE LE MOYEN MANQUE DONC EN FAIT ET QUE LE POURVOI N'EST PAS FONDE ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 27 OCTOBRE 1960 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE. NO 61-20. 046 X... C/ EPOUX Z.... PRESIDENT : M. VERDIER.- RAPPORTEUR : M. DUPIN : AVOCAT GENERAL : M. LINDON.- AVOCATS : MM. GAUTHIER ET MAYER.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**