# Cour Administrative d'Appel de Paris, 4ème chambre, 05/12/2006, 03PA01779, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007452215
**Date de décision:** 2006-12-05
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Paris
**Formation:** 4ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007452215

## Contenu de la décision

Vu, enregistrée par télécopie le 30 avril 2003 et confirmée le 6 mai 2003, la requête présentée pour M. Jean-Pierre X demeurant ..., par la SCP Richard ; M. X demande à la cour : 
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       1°) d'annuler le jugement n° 9817920/5 en date du 20 février 2003 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet de la région Ile-de-France a rejeté sa demande de réintégration en qualité de praticien hospitalier à temps partiel au centre hospitalier de Coulommiers ;
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       2°) d'annuler la décision ladite décision ;
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       3°) de condamner l'Etat à lui payer la somme de 2 000 euros au titre de l'article   L. 761-1 du code de justice administrative ;
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       Vu les autres pièces du dossier ;
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       Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires ;
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       Vu le décret n°85-384 du 29 mars 1985 portant statut des praticiens exerçant leur activité à temps partiel dans les établissements d'hospitalisation publics ;
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       Vu le code de justice administrative ;
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 21 novembre 2006 :
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       - le rapport de Mme Descours-Gatin, premier conseiller,
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       - et les conclusions de M. Trouilly, commissaire du Gouvernement ;
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       Considérant que M. Jean-Pierre X demande l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet de la région Ile-de-France a rejeté sa demande de réintégration en qualité de praticien hospitalier à temps partiel à compter du 1er  mai 1998 formulée le 24 mars 1998 ; qu'à l'appui de sa demande, M. X invoque le bénéfice des dispositions de l'article 39 du décret n°85-384 du 29 mars 1985 portant statut des praticiens exerçant leur activité à temps partiel dans les établissements d'hospitalisation publics selon lequel, à l'expiration du détachement, le praticien intéressé est réintégré dans son poste s'il n'a pas été remplacé, ou, s'il a été remplacé, soit à la première vacance d'un poste de même discipline dans le même établissement, soit dans un poste de même discipline dans un autre établissement hospitalier ;
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       Considérant qu'aux termes du troisième alinéa de l'article 12 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : « Toute nomination ou toute promotion dans un grade qui n'intervient pas exclusivement en vue de pourvoir à un emploi vacant et de permettre à son bénéficiaire d'exercer les fonctions correspondantes est nulle » ; 
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       Considérant qu'il ressort de ses termes mêmes que la délibération en date du 28 septembre 1990, par laquelle le conseil d'administration du centre hospitalier de Coulommiers, à la demande du ministre de la solidarité, de la santé et de la protection sociale, a décidé la création d'un poste de praticien à temps partiel dans le service de psychiatrie du centre hospitalier, n'a été adoptée que dans le but de permettre « de nommer le docteur X et de le détacher immédiatement à la préfecture de police » ; que cette nomination a ainsi le caractère d'une nomination pour ordre et est nulle et de nul effet ; qu'elle n'a donc pu créer aucun droit au profit de M. X, qui, n'ayant pas été nommé en qualité de praticien hospitalier à temps partiel au centre hospitalier de Coulommiers, ne peut se prévaloir des dispositions de l'article 39 du décret du 29 mars 1985 ; qu'il suit de là que M. X, n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision implicite du préfet de la région Ile-de-France ;
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : 
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       Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, soit condamné à payer à M. X la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ; 
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       D E C I D E :
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Article 1er : La requête de M. X est rejetée.
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Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. X et au ministre de la santé et des solidarités. 
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Copie en sera adressée au préfet de la région Ile-de-France.
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N° 03PA01779
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**