# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 3e chambre, du 9 octobre 2001, 01BX00443, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007500320
**Date de décision:** 2001-10-09
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 3E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007500320

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 23 février 2001, présentée par Mme Veuve Y... Z..., née X... HALIMA, demeurant ... ;<br>    Mme Veuve Y... Z..., née X... HALIMA, fait appel du jugement n° 991647, en date du 7 décembre 2000, par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 4 juin 1999 par laquelle le ministre de la défense a rejeté la demande de pension de réversion qu'elle lui a présentée en raison du décès de son mari, survenu le 3 avril 1992 ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des pensions civiles et militaires de retraite et notamment la loi n° 64-1339 du 26 décembre 1964 portant réforme dudit code ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel et le code de justice administrative ;<br>    Mme Veuve Y... Z..., née X... HALIMA, ayant été régulièrement avertie du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 11 septembre 2001 :<br>    - le rapport de Mme Leymonerie, premier conseiller ;<br>    - et les conclusions de M. Heinis, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article L. 58 du code des pensions civiles et militaires de retraite annexé à la loi du 26 décembre 1964, applicable à la présente espèce, eu égard à la date de décès du titulaire de la pension dont la réversion est en litige  :  "Le droit à l'obtention ou à la jouissance de la pension ... est suspendu :  ... par les circonstances qui font perdre la qualité de Français ..." ;<br>    Considérant que les droits éventuels de Mme Veuve Y... Z..., née X... HALIMA, à une pension de veuve n'ont pu naître qu'à la date du décès de son mari, M. MAKHLOUFI Z..., ancien militaire de l'armée française, d'origine algérienne, survenu le 3 avril 1992  ; que, d'une part, ces droits qui n'étaient pas acquis le 3 juillet 1962 ne sont pas visés par l'article 15 de la déclaration gouvernementale du 19 mars 1962 relative à la coopération économique et financière entre la France et l'Algérie  ; que, d'autre part, ils doivent s'apprécier au regard de la législation applicable à la date du 3 avril 1992  ; que la requérante, qui n'avait pas opté pour la nationalité française, avait perdu cette nationalité depuis le 1er janvier 1963  ; que les dispositions de l'article L. 58 précitées faisaient obstacle à ce que, à la date du 3 avril 1992, une pension fut concédée à des ayants droits qui ne possédaient plus la qualité de Français au 1er janvier 1963 ; que, par ailleurs, il n'appartient pas à la juridiction administrative d'ordonner la réintégration dans la nationalité française de Mme Veuve Y... Z..., née X... HALIMA, et de ses enfants, ainsi que leur rapatriement en France  ; que, dès lors, la requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande ;<br>Article 1er  : La requête de Mme Veuve Y... Z..., née X... HALIMA, est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code des pensions civiles et militaires de retraite L58,Loi 64-1339 1964-12-26 annexe
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 48-03-015 PENSIONS - REGIMES PARTICULIERS DE RETRAITE - PENSIONS DES AGENTS AYANT SERVI EN ALGERIE