# Conseil d'Etat, 4ème sous-section jugeant seule, du 23 février 2004, 260012, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008171145
**Date de décision:** 2004-02-23
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 4EME SOUS-SECTION JUGEANT SEULE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008171145

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée le 4 septembre 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. François X, demeurant ...  ; M. X demande au Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler pour excès de pouvoir, d'une part, le décret du 3 juillet 2003 du président de la République portant mise en disponibilité, pour convenances personnelles, de Mme Christine Y, d'autre part, le décret du 7 juillet 2003 de la même autorité nommant Mme Y à la présidence de l'établissement public du musée et du domaine national de Versailles et, par voie de conséquence, de prononcer la radiation de Mme Y des cadres du Conseil d'Etat  ;
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                2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 40 000 euros au titre du préjudice subi et la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée  ;
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                Vu le décret n° 85-986 du 16 septembre 1985 modifié  ;
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                Vu le code de justice administrative  ; 
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - le rapport de Mme Leroy, Conseiller d'Etat,  
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                - les conclusions de M. Schwartz, Commissaire du gouvernement  ;
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                Sur les conclusions à fin d'annulation  :
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                Sur la fin de non-recevoir opposée par le garde des sceaux, ministre de la justice  :
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                Considérant que M. X, qui se borne à invoquer sa qualité de citoyen français à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation des décrets attaqués, ne justifie d'aucun intérêt lui donnant qualité pour présenter de telles conclusions  ; que celles-ci sont, dès lors, irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées  ;
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                Sur les conclusions à fins de dommages-intérêts  :
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                Considérant que le préjudice allégué n'est pas établi  ; qu'ainsi, et en tout état de cause, lesdites conclusions ne peuvent qu'être rejetées  ;
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                Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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                Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante soit condamné à payer à M. X la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens  ;
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                		D E C I D E  :
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             Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. François X, à Mme Christine Y, au Premier ministre, au garde des sceaux, ministre de la justice, au ministre de la culture et de la communication.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**