# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 2, du 25 octobre 1961, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006958641
**Date de décision:** 1961-10-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006958641

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 120 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ENSEMBLE L'ARTICLE 145 DU DECRET DU 8 JUIN 1946, L'ARTICLE 6 DE LA LOI DU 20 MARS 1954 ET DE L'ARTICLE 2 DU DECRET DU 29 NOVEMBRE 1954 ;<br>
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 ATTENDU QU'AUX TERMES DUDIT ARTICLE 120, IL NE PEUT ETRE OPERE SUR LA RENUMERATION OU LE GAIN SERVANT AU CALCUL DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE, DE DEDUCTION AU TITRE PROFESSIONNEL QUE DANS LES CONDITIONS ET LIMITES FIXEES PAR UN ARRETE DU MINISTRE DU TRAVAIL ET DU MINISTRE DES FINANCES ;<br>
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 ATTENDU QUE CE TEXTE A ETE AJOUTE A L'ORDONNANCE DU 4 OCTOBRE 1945 (ART. 31 BIS) PAR LA LOI DU 20 MARS 1954, DONT L'ARTICLE 6 PRECISE QUE LES DISPOSITIONS DE CET ARTICLE 31 BIS PRENDRONT EFFET AU PREMIER JOUR DU TRIMESTRE CIVIL SUIVANT LA PUBLICATION DU REGLEMENT D'ADMINISTRATION PUBLIQUE MODIFIANT CELUI DU 8 JUIN 1946 ;<br>
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 QUE CE REGLEMENT MODIFICATIF EST INTERVENU LE 29 NOVEMBRE 1954, RENDANT AINSI APPLICABLE LE 1ER JANVIER 1955 L'ARTICLE 31 BIS DE L'ORDONNANCE DU 4 OCTOBRE 1945, RESERVE FAITE DES FRAIS PROFESSIONNELS ;<br>
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 ATTENDU QUE L'ARTICLE 145 DU DECRET DU 8 JUIN 1946 DANS SA REDACTION ANTERIEURE AU 29 NOVEMBRE 1954, DISPOSAIT QUE LES COTISATIONS DUES AU TITRE DE LA SECURITE SOCIALE ETAIENT CALCULEES SUR LA REMUNERATION VERSEE LORS DE CHAQUE PAYE, DEDUCTION FAITE DES FRAIS PROFESSIONNELS, QUE, DANS SA REDACTION POSTERIEURE AU 29 NOVEMBRE 1954, CE MEME ARTICLE 145 STIPULAIT QUE LES ABATTEMENTS POUR FRAIS PROFESSIONNELS DEVAIENT FAIRE L'OBJET D'ARRETES MINISTERIELS ;<br>
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 QUE L'ARTICLE 2 DU DECRET DU 29 NOVEMBRE 1954 A FIXE LA DATE D'APPLICATION DE CE TEXTE AU PREMIER JOUR DU TRIMESTRE CIVIL SUIVANT SA PUBLICATION, SAUF POUR LE CALCUL DES FRAIS PROFESSIONNELS QUI DEVAIENT ETRE CALCULES CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS ANTERIEUREMENT EN VIGUEUR JUSQU'AU PREMIER JOUR DU TRIMESTRE CIVIL SUIVANT LA PUBLICATION DES ARRETES PREVUS PAR L'ARTICLE 145 DU DECRET DU 8 JUIN 1946 ;<br>
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 ATTENDU QUE POUR FAIRE DROIT A UNE DEMANDE DE L'UNION POUR LE RECOUVREMENT DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE ET DES ALLOCATIONS FAMILIALES, QUI RECLAMAIT AUX CONSORTS X... ET Y..., LE PAYEMENT DE COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE SUR DES INDEMNITES DE PANIER, DE TRANSPORT ET DE SALISSURE, PAYEES A LEUR PERSONNEL POUR LA PERIODE DU 1ER JANVIER 1955 AU 31 DECEMBRE 1956, LA DECISION ATTAQUEE A DECLARE QU'IL S'AGISSAIT D'INDEMNITE VERSEES PAR CETTE ENTREPRISE DANS LE BUT D'ASSURER LE RECRUTEMENT DE LA MAIN-D'OEUVRE NECESSAIRE A LA REALISATION DE TRAVAUX SUR DES CHANTIERS ELOIGNES DU LIEU DE RESIDENCE HABITUEL DES OUVRIERS ;<br>
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 MAIS ATTENDU, QU'EN SE BORNANT A L'AFFIRMATION QUE LES INDEMNITES DE PANIER, DE TRANSPORT ET DE SALISSURE PAYEES PAR LES CONSORTS X... ET Y... ETAIENT DE LA MEME ESSENCE QUE LES SALAIRES, AU MOTIF QUE MALGRE L'ELOIGNEMENT DU CHANTIER, ELLES ETAIENT ALLOUEES FORFAITAIREMENT SANS PRECISERLE PARCOURS QUE LES OUVRIERS DEVAIENT EFFECTUER POUR SE RENDRE A LEUR TRAVAIL, LES CIRCONSTANCES DE CES DEPLACEMENTS, LES CONDITIONS DANS LESQUELLES CES OUVRIERS ETAIENT APPELES A PRENDRE LEURS REPAS HORS DE LEUR DOMICILE ET S'IL S'AGISSAIT DU REMBOURSEMENT DE DEPENSES REELLEMENT EFFECTUEES, LA COUR D'APPEL N'A PAS MIS LA COUR DE CASSATION EN MESURE D'EXERCER SON CONTROLE SUR LE CARACTERE DES INDEMNITES LITIGIEUSES ;<br>
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 EN QUOI LA DECISION DEFEREE MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE LE 4 NOVEMBRE 1959, REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE NIMES. NO 59-13.449. REBATTU ET ROMAN C/ UNION DE RECOUVREMENT DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE ET D'ALLOCATIONS FAMILIALES DES BOUCHES-DU-RHONE. PRESIDENT : M. CAMBOULIVES, CONSEILLER DOYEN, FAISANT FONCTIONS. - RAPPORTEUR : M. TETAUD. - AVOCAT GENERAL : M. ALBUCHER. - AVOCATS : MM. DE SEGOGNE, RAVEL.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** L'ARTICLE 2 DU DECRET DU 29 NOVEMBRE 1954, MODIFIANT L'ARTICLE 145 DU DECRET DU 8 JUIN 1946 AYANT EXCLU EXPRESSEMENT LES FRAIS PROFESSIONNELS DE L'APPLICATION, A PARTIR DU 1ER JANVIER 1955, DES NOUVELLES DISPOSITIONS LEGISLATIVES RESULTANT DE L'ARTICLE 31BIS AJOUTE PAR LA LOI DU 20 MARS 1954 A L'ORDONNANCE DU 4 OCTOBRE 1945, LES FRAIS PROFESSIONNELS DEVAIENT ETRE CALCULES CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS ANTERIEUREMENT EN VIGUEUR JUSQU'AU PREMIER JOUR DU TRIMESTRE CIVIL SUIVANT LA PUBLICATION DES ARRETES PREVUS PAR L'ARTICLE 145 DU DECRET DU 8 JUIN 1946.    NE MET PAS LA COUR DE CASSATION EN MESURE D'EXERCER SON CONTROLE SUR LE CARACTERE DES INDEMNITES DE PANIER, DE TRANSPORT ET DE SALISSURE ALLOUEES PAR UNE SOCIETE A SON PERSONNEL POUR UNE PERIODE POSTERIEURE AU 1ER JANVIER 1955, LA DECISION QUI, POUR SOUMETTRE CES INDEMNITES AU PAYEMENT DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE, SE BORNE A DECLARER QU'IL S'AGIT D(INDEMNITES VERSEES FORFAITAIREMENT EN VUE D'ASSURER LE RECRUTEMENT DE LA MAIN-D'OEUVRE NECESSAIRE A LA REALISATION DE TRAVAUX SUR DES CHANTIERS ELOIGNES DU LIEU DE RESIDENCE HABITUEL DES OUVRIERS ET QU'ELLES ETAIENT DONC DE MEME ESSENCE QUE LES SALAIRES, SANS PRECISER LE PARCOURS QUE LES OUVRIERS DEVAIENT EFFECTUER POUR SE RENDRE A LEUR TRAVAIL, LES CIRCONSTANCES DE CES DEPLACEMENTS, LES CONDITIONS DANS LESQUELLES CES OUVRIERS ETAIENT APPELES A PRENDRE LEUR REPAS HORS DU DOMICILE ET S'IL S'AGISSAIT DU REMBOURSEMENT DE DEPENSES REELLEMENT EFFECTUEES.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE  - COTISATIONS  - ASSIETTE  - ABATTEMENT POUR FRAIS PROFESSIONNELS  - REGIME ANTERIEUR AU 1ER OCTOBRE 1960