# Tribunal des conflits, du 15 mars 1999, 03120, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007604228
**Date de décision:** 1999-03-15
**Juridiction:** Tribunal des conflits
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007604228

## Contenu de la décision

<br>    Vu, enregistrée à son secrétariat le 4 mai 1998, l'expédition du jugement du 9 avril 1998 par lequel le tribunal administratif de Limoges, saisi d'une demande de la COMMUNE DE DIOU (36260), et tendant à la condamnation de la Société Coforop à la réparation des dommages causés par celle-ci à un chemin communal, a renvoyé au Tribunal, par application de l'article 34 du décret du 26 octobre 1849 modifié, le soin de décider sur la question de la compétence ;<br>    Vu le jugement du 8 mars 1996 par lequel le tribunal d'instance d'Issoudun s'est déclaré incompétent pour connaître de ce litige ;<br>    Vu, enregistré le 20 novembre 1998, le mémoire présenté pour la commune tendant à ce que le jugement du tribunal d'instance soit annulé et à déclarer celui-ci compétent pour connaître de l'action introduite par la Société Coforop par les motifs qu'en vertu de l'article L. 116-1 du code de la voirie routière, la répression des infractions à la police de la conservation du domaine public est poursuivie devant la juridiction judiciaire ;<br>    Vu, enregistré le 20 novembre 1998, le mémoire par lequel la Société Coforop s'en remet à la justice ;<br>    Vu, enregistré le 4 janvier 1999, le mémoire de production de la COMMUNE DE DIOU ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi des 16-24 août 1790 et le décret du 16 fructidor an III ;<br>    Vu la loi du 24 mai 1872 ;<br>    Vu le décret du 26 octobre 1849 modifié ;<br>    Vu l'article L. 116-1 du code de la voirie routière ;<br>    Après avoir entendu en séance publique :<br>    - le rapport de M. Bargue, membre du Tribunal,<br>    - les observations de Me Hemery, avocat de la COMMUNE DE DIOU et de Me Le Prado, avocat de la Société Coforop,<br>    - les conclusions de M. Schwartz, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que, par jugement du 8 mars 1996 devenu définitif, le tribunal d'instance d'Issoudun s'est déclaré incompétent pour connaître de la demande formée par la COMMUNE DE DIOU à l'encontre de la Société Coforop, en réparation des dommages causés par celle-ci à un chemin communal faisant partie du domaine public, à l'occasion d'un débardage de grumes ; que, saisi aux mêmes fins par la commune, le tribunal administratif de Limoges a, par jugement du 9 avril 1998, renvoyé au Tribunal le soin de décider sur la question de la compétence ;<br>    Considérant qu'en vertu des dispositions de l'article L. 116-1 du code de la voirie routière, la réparation d'un dommage causé au domaine public routier est de la compétence des tribunaux de l'ordre judiciaire ;<br>Article 1er : La juridiction de l'ordre judiciaire est compétente pour connaître du litige opposant la COMMUNE DE DIOU (Indre) à la Société Coforop.<br>Article 2 : Le jugement du tribunal d'instance d'Issoudun du 8 mars 1996 est déclaré nul et non avenu ; la cause et les parties sont renvoyées devant ce tribunal.<br>Article 3 : La procédure suivie devant le tribunal administratif de Limoges est déclarée nulle et non avenue, à l'exception du jugement rendu par ce tribunal le 9 avril 1998.<br>Article 4 : La présente décision sera notifiée au garde des sceaux, ministre de la justice, qui est chargé d'en assurer l'exécution.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Déclaration compétence judiciaire
**Lois appliquées:** Code de la voirie routière L116-1
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 54-09-04-02 PROCEDURE - TRIBUNAL DES CONFLITS - SAISINE SUR RENVOI D'UNE JURIDICTION - PREVENTION DES CONFLITS NEGATIFS