# Cour administrative d'appel de Paris, 1ère Chambre - Formation A, du 25 novembre 2004, 01PA02216, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007445678
**Date de décision:** 2004-11-25
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Paris
**Formation:** 1ERE CHAMBRE - FORMATION A
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007445678

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 9 juillet 2001, présentée par M. Claude X, demeurant 14 Chemin de Nogent Saint-Léger-en-Yvelines (78610)  ; M. X demande à la cour  :
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     1°) d'annuler le jugement n° 931386 en date du 24 avril 2001 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à la décharge de la taxe sur les défrichements et de l'amende y afférente auxquelles il a été assujetti à raison du défrichement d'une parcelle cadastrée D 488 au lieu-dit La Ducambarderie sur le territoire de la commune de Saint-Léger-en-Yvelines  ;
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     2°) de lui accorder la décharge sollicitée  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu le code général des impôts  ;
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     Vu le code forestier  ;
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     Vu le code de l'urbanisme  ;
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Vu le code de justice administrative  ;
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     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 10 novembre 2004 ,
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     - le rapport de Mme Giraudon, premier conseiller  ;
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     - les observations de Mme Rolande X,
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     - et les conclusions de M. Bachini, commissaire du gouvernement  ;
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     Sur la recevabilité de la requête  :
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     Considérant qu'en vertu de l'article 1723 ter A du code général des impôts en vigueur à la date d'enregistrement de la requête, les instances relatives à la taxe sur les défrichements étaient introduites et jugées comme en matière d'impôts directs  ; que, par suite, en application de l'article R. 811-7 du code de justice administrative, dans sa rédaction en vigueur à la date d'enregistrement de la requête, qui dispensait de ministère d'avocat en appel les litiges en matière de contributions directes et de taxes assimilées, la requête de M. X n'avait pas à être présentée par un avocat  ;
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     Sur le bien fondé de la taxe et de l'amende  :
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     Considérant qu'aux termes de l'article L. 311-1 du code forestier, alors applicable  :  Aucun particulier ne peut user du droit d'arracher ou de défricher ses bois,  ou de mettre fin à la destination forestière de ses terrains, sans avoir préalablement obtenu une autorisation administrative ...   ; qu'en vertu de l'article L. 314-1 alors en vigueur du même code, une taxe est due à l'occasion de toute décision autorisant un défrichement  ; qu'aux termes de l'article L. 314-9 de ce code  :  Tout défrichement effectué en infraction aux articles L. 311-1, L. 312-1 et L. 363-2 entraîne l'exigibilité immédiate de la taxe, calculée à partir de la surface des terrains défrichés, et d'une amende fiscale égale à 50 p. 100 du montant de cette taxe ...   ; que, toutefois, en vertu de l'article L. 311-2  :  Sont exceptés des dispositions de l'article L. 311-1  : / ...2° Les parcs ou jardins clos et attenants à une habitation principale, lorsque l'étendue close est inférieure à  10ha...   ;
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     Considérant qu'il résulte de l'instruction et, notamment, de l'examen des procès-verbaux établis les 31 juillet et 19 octobre 1992 par  le technicien des travaux forestiers de l'État, que la parcelle qui a fait l'objet d'un défrichement fait partie d'une propriété close d'une contenance totale de 5 ha 54 a 73 ca, sur laquelle est édifiée une construction qui constitue la résidence principale de M. X  ; que cette propriété, eu égard à la grande variétés des espèces qui y sont plantées et qui n'est pas constituée uniquement d'un taillis sous futaie, doit être regardée comme ayant le caractère d'un parc attenant à une habitation principale au sens du 2° de l'article L. 311-2 précité  ; que, par suite, M. X n'avait pas à solliciter d'autorisation de défrichement et aucune taxe sur les défrichements ne pouvait être mise à sa charge  ;
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     Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à la décharge de la taxe sur les défrichements et de l'amende fiscale y afférente auxquelles il a été assujetti  ;
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D É C I D E   :
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Article 1e   : Le jugement n° 931386 du 24 avril 2001 du tribunal administratif de Versailles est annulé.
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     Article 2  : M. X est déchargé de la taxe sur les défrichement et de l'amende y afférente auxquelles il a été assujetti.
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N° 01PA02216
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## Métadonnées

**Solution:** Satisfaction totale
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**