# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 3 mai 2004, 260135, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008178288
**Date de décision:** 2004-05-03
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008178288

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 10 septembre 2003, présentée par M. Sekhou X demeurant ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 14 août 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du 4 juillet 2003 par lequel le préfet de l'Oise a décidé sa reconduite à la frontière et a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit  ;
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                2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté et cette décision  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France  ;
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                Vu le code de justice administrative  ;
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Après avoir entendu en séance publique  :
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     - les conclusions de M. Goulard, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...) ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité mauritanienne, entré en France en février 2002, s'est maintenu sur le territoire plus d'un mois à compter de la notification, le 31 mars 2003, de la décision du 25 mars 2003 par laquelle le préfet de l'Oise lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a invité à quitter le territoire français  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée  ;
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                Sur la légalité de l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière   :
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 4 juillet 2003, par lequel le préfet de l'Oise a décidé la reconduite à la frontière de M. X, énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement  ; qu'il est ainsi suffisamment motivé  ;
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                Considérant que M. X soutient que l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière est fondé sur une décision de refus de séjour illégale  ; que ce moyen n'est assorti d'aucune précision permettant au juge de l'excès de pouvoir d'en apprécier le bien-fondé  ;
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                Sur la légalité de la décision distincte fixant le pays de destination   :
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                Considérant que M. X soutient qu'il court des risques pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine en raison des persécutions dont sont victimes les personnes d'origine négro-mauritanienne  ; que la décision fixant la Mauritanie comme pays de destination serait donc contraire aux stipulations des articles, 3, 4 et 5 de la  convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés  fondamentales ainsi que de l'article 27 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  ; que cependant M. X n'apporte aucun élément suffisamment probant permettant d'établir qu'il serait personnellement menacé  ; qu'ainsi et en tout état de cause ce moyen ne peut qu'être écarté  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, qui est suffisamment motivé le magistrat délégué par le président du tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande  ;
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D E C I D E  :
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      Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Sekhou X, au préfet de l'Oise et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**