# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 21 avril 1970, 68-13.108, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006982744
**Date de décision:** 1970-04-21
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006982744

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES TROIS BRANCHES : ATTENDU QUE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE A DECIDE QUE LA SOCIETE THE FORTUNE INSURANCE, DEPARTEMENT ETRANGER DE LA COMPAGNIE FRANCAISE LA FORTUNE, QUI, A LA SUITE D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION SURVENU LE 2 NOVEMBRE 1957, DONT AVAIT ETE JUGE SEUL RESPONSABLE SON ASSURE, LE MILITAIRE AMERICAIN MAC COY, AVAIT VERSE A LA VICTIME LE MONTANT TOTAL DES DOMMAGES-INTERETS A ELLE ALLOUES, NE POUVAIT INVOQUER LA LIMITATION DE SA GARANTIE STIPULEE DANS LA POLICE, NI EXERCER AUCUN RECOURS CONTRE LE FONDS DE GARANTIE AUTOMOBILE, EN RAISON DE LA RESOLUTION ADOPTEE LE 12 OCTOBRE 1953 PAR L'ASSEMBLEE GENERALE DES SOCIETES D'ASSURANCES CONSTITUANT LE FONDS DE GARANTIE AUTOMOBILE, A LAQUELLE PARTICIPAIT LA COMPAGNIE LA FORTUNE, RESOLUTION AUX TERMES DE LAQUELLE TOUS LES CONTRATS D'ASSURANCES SERAIENT, A PARTIR DU 1ER JANVIER 1954, REPUTES NE COMPORTER AUCUNE LIMITATION DE GARANTIE ;<br>
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 ATTENDU QUE LE POURVOI FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL DE N'AVOIR RELEVE AUCUN ELEMENT DE FAIT DE NATURE A ETABLIR QUE LA COMPAGNIE AVAIT ENTENDU S'ENGAGER CONTRACTUELLEMENT ENVERS LE FONDS DE GARANTIE, SA SEULE PARTICIPATION A L'ASSEMBLEE GENERALE DU FONDS ET AU VOTE DE LA RESOLUTION NE POUVANT SUFFIRE, PAR ELLE-MEME, A RENDRE CELLE-CI IMMEDIATEMENT OBLIGATOIRE A SON EGARD SUR LE PLAN CONTRACTUEL ;<br>
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QU'IL LUI REPROCHE ENCORE DE S'ETRE CONTREDITE EN ADMETTANT QUE LA DECISION DU 12 OCTOBRE 1953 NE POUVAIT REVETIR UN CARACTERE REGLEMENTAIRE ET S'IMPOSER AUX COMPAGNIES SIGNATAIRES, MEME DANS LEURS RELATIONS AVEC LES SIGNATAIRES DES CONTRATS, ET EN JUGEANT QUE LE CONTRAT SOUSCRIT PAR MAC COY ET STIPULANT UNE GARANTIE LIMITEE OBLIGEAIT LA COMPAGNIE A REGLER DES INDEMNITES SUPERIEURES A CELLE-CI ;<br>
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 QU'ENFIN, IL SOUTIENT QU'EN VERTU DE L'ARTICLE 5 DU DECRET DU 30 JUIN 1952, L'ASSUREUR QUI VERSE POUR LE COMPTE DE SON ASSURE, A LA VICTIME D'UN ACCIDENT, DES INDEMNITES SUPERIEURES AU MONTANT DE LA GARANTIE PROMISE, A UN RECOURS CONTRE LE FONDS DE GARANTIE POUR REPETER LA PART DE CES INDEMNITES EXCEDANT CETTE GARANTIE, QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 18 DES STATUTS DU FONDS DE GARANTIE AUTOMOBILE, L'ASSEMBLEE GENERALE ADOPTE LES CLAUSES A INSERER DANS LES CONDITIONS GENERALES DES POLICES MAIS N'OBLIGE PAS LES COMPAGNIES A LES INSERER ;<br>
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 QUE, DES LORS, LA COMPAGNIE THE FORTUNE INSURANCE N'ETAIT PAS TENUE D'ASSURER MAC COY POUR UNE SOMME DE 50 MILLIONS D'ANCIENS FRANCS ET, QU'EN TOUT ETAT DE CAUSE, LA VIOLATION, A SUPPOSER QU'ELLE Y FUT TENUE, D'UNE TELLE OBLIGATION, N'ETAIT ASSORTIE D'AUCUNE SANCTION ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES JUGES D'APPEL ONT RELEVE QUE LA RESOLUTION ADOPTEE PAR L'ASSEMBLEE GENERALE DU 12 OCTOBRE 1953 DECIDAIT QU'A PARTIR DU 1ER JANVIER 1954 LES CONTRATS D'ASSURANCES SERAIENT REPUTES NE COMPORTER AUCUNE LIMITATION DE GARANTIE ;<br>
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 QU'ILS ONT CONSTATE QUE LA COMPAGNIE LA FORTUNE AVAIT PARTICIPE A CETTE ASSEMBLEE ET VOTE LA RESOLUTION COMME TOUTES LES AUTRES COMPAGNIES ;<br>
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 QU'ILS ONT PU EN DEDUIRE QU'ELLE S'ETAIT ENGAGEE CONTRACTUELLEMENT, ENVERS LE FONDS, A REGLER A L'AVENIR L'INTEGRALITE DES INDEMNITES MISES A LA CHARGE DE SES ASSURES ET AVAIT RENONCE, PAR LA MEME, A EXERCER CONTRE LUI LE RECOURS SUBSIDIAIRE QU'AUTORISAIT JUSQUE-LA L'ARTICLE 5 DU DECRET DU 30 JUIN 1952 ;<br>
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 QU'ILS ONT, SANS CONTRADICTION, DENIE TOUT CARACTERE REGLEMENTAIRE A LA DECISION DEL'ASSEMBLEE, MAIS ADMIS L'OBLIGATION CONTRACTUELLE DE LA COMPAGNIE ET ONT LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION ;<br>
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 QU'AUCUN DES GRIEFS INVOQUES N'EST DONC FONDE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 9 MAI 1968, PAR LA COUR D'APPEL D'ORLEANS.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation ID. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1966-06-27 Bulletin 1966 I N. 385 (2 ) P.297 (CASSATION) . ID. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1966-06-27 Bulletin 1966 I N. 386 P.298 (REJET) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Décret  1952-06-30 ART. 5
**ECLI:** 
**Résumé:** Dès lors qu'ils constatent que la résolution adoptée le 12 octobre 1953 par l'Assemblée générale des sociétés d'assurance, constituant le Fonds de garantie automobile avait décidé qu'à partir du 1er janvier 1954 les contrats d'assurance seraient réputés ne comporter aucune limitation de garantie, les juges du fond peuvent en déduire qu'une compagnie d'assurances qui avait participé à cette assemblée et voté la résolution, s'était engagée contractuellement envers le Fonds de garantie automobile à régler à l'avenir l'intégralité des indemnités mises à la charge de ses assurés, et avait renoncé par là même à exercer contre ledit Fonds de recours subsidiaire qu'autorisait jusque-là l'article 5 du décret du 30 juin 1952.
**Mots-clés:** FONDS DE GARANTIE AUTOMOBILE - Assemblée générale - Décision - Décision prise dans le cadre de l'article 18 des statuts - Clause de garantie minima prescrite par tous contrats d'assurance automobile - Caractère obligatoire pour les assureurs ayant voté la décision précitée.,* FONDS DE GARANTIE AUTOMOBILE - Obligation - Caractère subsidiaire - Effet - Assureur ayant participé à l'assemblée au cours de laquelle a été décidé l'adoption de clause de garantie minima.,* ASSURANCE RESPONSABILITE - Garantie - Etendue - Garantie minima décidée par le Fonds de garantie automobile - Caractère obligatoire pour les assureurs ayant adopté cette décision.