# CAA de NANTES, 3ème chambre, 15/12/2015, 15NT00958, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000031674782
**Date de décision:** 2015-12-15
**Juridiction:** CAA de NANTES
**Formation:** 3ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000031674782

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       M. B...A...a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler l'arrêté du 10 juillet 2014 du préfet de la Loire-Atlantique portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de destination.<br>
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       Par un jugement n° 1407536 du 14 novembre 2014, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande.<br>
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       Procédure devant la cour :<br>
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       Par une requête enregistrée le 17 mars 2015 M.A..., représenté par Me C..., demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du 14 novembre 2014 du tribunal administratif de Nantes ;<br>
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       2°) d'annuler l'arrêté du 10 juillet 2014 du préfet de la Loire-Atlantique ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, qui renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.<br>
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       Il soutient que :<br>
       - l'arrêté contesté n'est pas suffisamment motivé ;<br>
       - la décision portant refus de titre de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - l'obligation de quitter le territoire français est illégale par voie de conséquence de l'illégalité affectant la décision de refus de titre de séjour.<br>
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       Par un mémoire en défense enregistré le 25 juin 2015 le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête en s'en rapportant à ses écritures de première instance.<br>
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       M. A...a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 février 2015.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier.<br>
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       Vu :<br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ;<br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée, relative à l'aide juridique ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Le rapport de Mme Perrot a été entendu au cours de l'audience publique.<br>
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       Considérant que M.A..., ressortissant tunisien, relève appel du jugement du 14 novembre 2014 par lequel le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 10 juillet 2014 du préfet de la Loire-Atlantique portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de destination ;<br>
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       Considérant que M. A...reprend en appel, sans plus de précisions ni de justifications, les moyens qu'il avait invoqués en première instance ; qu'il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par les juges de première instance et tirés de ce que l'arrêté contesté est suffisamment motivé, de ce que la décision portant refus de titre de séjour ne méconnaît ni les dispositions de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, enfin, de ce que l'obligation de quitter le territoire français n'est pas illégale en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A...n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande ; que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
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DECIDE :<br>
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Article 1er :	 La requête de M. A...est rejetée.<br>
Article 2 :	Le présent arrêt sera notifié à M. B...A...et au ministre de l'intérieur. <br>
Une copie en sera transmise préfet de la Loire-Atlantique.<br>
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       Délibéré après l'audience du 10 décembre 2015, à laquelle siégeaient :<br>
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       - Mme Perrot, président de chambre,<br>
       - M. Coiffet, président-assesseur,<br>
       - Mme Specht, premier conseiller,<br>
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       Lu en audience publique, le 15 décembre 2015.<br>
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Le président-rapporteur,<br>
I. PerrotLe président-assesseur,<br>
O. Coiffet<br>
Le greffier,<br>
A. Maugendre<br>
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       La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
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N° 15NT009582<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**