# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 04/03/2010, 08MA01358, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021966136
**Date de décision:** 2010-03-04
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021966136

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 17 mars 2008, présentée pour M. Nadil A, de nationalité algérienne, élisant domicile ... à Marseille (13001), par Me Da Silva, avocat ; <br>
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      M. A demande à la Cour : <br>
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      1°) d'annuler le jugement n°0702918 du 27 décembre 2007 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 29 novembre 2006 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un certificat de résidence ;<br>
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      2°) d'annuler la décision ci-dessus mentionnée du préfet des Bouches-du-Rhône ; <br>
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      3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un certificat de résidence ;<br>
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      4°) de condamner l'Etat aux dépens ;<br>
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      Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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      Vu l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire signé le 27 décembre 1968, ensemble les avenants signés les 22 décembre 1985, 28 septembre 1994 et 11 juillet 2001 ; <br>
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      Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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      Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu l'article 1er du décret du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ;<br>
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      Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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      Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 28 janvier 2010 : <br>
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      - le rapport de M. Antonetti, président assesseur ; <br>
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      - les conclusions de M. Pocheron, rapporteur public ;<br>
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      - et les observations de Me Benetti, avocat de M. A ; <br>
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      Considérant que M. A, de nationalité algérienne, relève appel du jugement en date du 27 décembre 2007 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 29 novembre 2006 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer le certificat de résidence qu'il avait sollicité sur le fondement des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ; <br>
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      Sur les conclusions à fins d'annulation du jugement entrepris et de la décision contestée :<br>
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      Considérant qu'aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien : Le certificat de résidence d'un an portant la mention vie privée et familiale est délivré de plein droit : (...) 7. au ressortissant algérien résidant habituellement en France dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ; <br>
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      Considérant qu'il résulte de l'examen des pièces du dossier que d'une part le défaut de prise en charge médicale M. Nadil A n'entraînerait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité pour ce dernier, et que d'autre part le traitement approprié à l'affection dont il se prévaut existe dans son pays d'origine; que la circonstance qu'il risque de rencontrer des difficultés à être effectivement pris en charge médicalement en Algérie n'est en tout état de cause pas établie ; que par suite, et alors même qu'il avait antérieurement obtenu un certificat de résidence sur le fondement des stipulations précitées, M. Nadil A, qui ne démontre pas que son état de santé nécessite encore des soins indisponibles en Algérie, n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Bouches du Rhône aurait qualifié de manière erronée sa situation au regard de ces mêmes stipulations ;<br>
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      Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. Nadil A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande ; <br>
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      Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
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      Considérant qu'il suit de là et, par voie de conséquence, que les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées ;<br>
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      Sur l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :<br>
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      Considérant que les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à payer à M. A la somme que celui-ci demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
       D É C I D E :<br>
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Article 1er : La requête susvisée est rejetée.<br>
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Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Nadil A et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
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N° 08MA01358	2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**