# Conseil d'Etat, 10 / 9 SSR, du 28 avril 2000, 200389 204891, mentionné aux tables du recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008054991
**Date de décision:** 2000-04-28
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 10 / 9 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008054991

## Contenu de la décision

<br>    Vu 1°), sous le numéro 200389, la requête enregistrée le 9 octobre 1998 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. Ilberto X... ;<br>    Vu 2°), sous le numéro 204891, la requête et le mémoire enregistrés le 22 février 1999 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. Ilberto X..., demeurant ... (Guyane française) ; M. X... demande que le Conseil d'Etat :<br>    - annule l'ordonnance du 7 mai 1998 par laquelle le président de la commission des recours des réfugiés a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 27 janvier 1998 par laquelle le directeur de l'office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'admission au statut de réfugié ;<br>    - renvoie l'affaire devant la commission des recours des réfugiés ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 ;<br>    Vu la loi n° 52-893 du 25 juillet 1952 ;<br>    Vu le décret n° 53-377 du 2 mai 1953 ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de Mme Dayan, Conseiller d'Etat,<br>    - les observations de Me Garaud, avocat de M. X...,<br>    - les conclusions de M. Le Chatelier, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que les requêtes de M. X... présentent à juger la même question ; qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ;<br>    Considérant que pour contester la forclusion qui lui a été opposée par l'ordonnance attaquée, M. X... se prévaut de l'article R. 230 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel qui majore, par référence à l'article 643 du nouveau code de procédure civile, d'un mois le délai de recours pour les personnes demeurant dans un département ou un territoire d'outre-mer lorsque la juridiction a son siège en métropole ; qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'a prévu l'application des délais de distance à la commission des recours des réfugiés dont la procédure est régie par le décret susvisé du 2 mai 1953 ;<br>    Considérant qu'en application de l'article 20 du décret susmentionné, les recours formés devant la commission des recours des réfugiés doivent être, à peine de déchéance, exercés dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision de l'office ; qu'aux termes du 3 de l'article 21 du même décret : "Le président de la commission peut, par ordonnance, ( ...) rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance ;<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier et qu'il n'est pas contesté que M. X... a reçu notification de la décision de rejet de l'office français de protection des réfugiés et apatrides du 27 janvier 1998, le 9 février 1998 ; que son recours n'a été enregistré au secrétariat de la commission des recours des réfugiés que le 23 mars 1998 ; que, dès lors, M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que par l'ordonnance attaquée du 7 mai 1999, le président de la commission des recours des réfugiés a rejeté sa demande comme tardive ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Ilberto X..., à l'office français de protection des réfugiés et apatrides et au ministre des affaires étrangères.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel R230,Décret 53-377 1953-05-02 art. 20,Nouveau code de procédure civile 643
**ECLI:** 
**Résumé:** 335-05-02, 54-01-07-03        Aucune disposition législative ou réglementaire n'a prévu l'application des délais de distance à la commission des recours des réfugiés dont la procédure est régie par le décret du 2 mai 1953.
**Mots-clés:** 335-05-02 ETRANGERS - REFUGIES ET APATRIDES - COMMISSION DES RECOURS -<CA>Délai de recours - Application du délai de distance - Absence.,54-01-07-03 PROCEDURE - INTRODUCTION DE L'INSTANCE - DELAIS - DUREE DES DELAIS -<CA>Délai de distance - Application à la saisine de la commission des recours des réfugiés - Absence.