# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 1ère  Chambre , 27/07/2009, 09NT00137, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021468234
**Date de décision:** 2009-07-27
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 1ère  Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021468234

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 19 janvier 2009, présentée pour M. Mohamed X, demeurant ..., par Me Robiliard, avocat au barreau de Blois ; M. X demande à la Cour :<br>
<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 08-3301 du 11 décembre 2008 par lequel le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher en date du 1er septembre 2008 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français dans le délai d'un mois ;<br>
<br>
       2°) d'annuler ledit arrêté ;<br>
<br>
        3°) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de statuer à nouveau sur sa demande dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour et de travail dans un délai de 48 heures, le tout sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;<br>
<br>
        4°) de condamner l'Etat à verser à son conseil, Me Robiliard, qui renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
.....................................................................................................................<br>
<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles et ses avenants ;<br>
<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 29 juin 2009 :<br>
<br>
       - le rapport de Mme Wunderlich, rapporteur ;<br>
<br>
       - et les conclusions de M. Hervouet, rapporteur public ;<br>
<br>
<br>
       Considérant que M. X, ressortissant algérien, interjette appel du jugement en date du 11 décembre 2008 par lequel le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher en date du 1er septembre 2008 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire ;<br>
<br>
       Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté préfectoral du 2 juillet 2008 :<br>
<br>
       Considérant qu'aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé : Le certificat de résidence d'un an portant la mention vie privée et familiale est délivré de plein droit : (...) 5. Au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (...) 7. au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. (...) ; et qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ;<br>
<br>
       Considérant, d'une part, que s'il est constant que l'état de santé de M. X nécessite une prise en charge médicale, le certificat médical, établi le 3 décembre 2008 à la demande de l'intéressé par un praticien hospitalier, aux termes duquel [son] état de santé s'est aggravé suite à son séjour en Algérie à partir du 28 février 2008 pour une durée de deux mois, ce qui a diminué l'efficacité de ses traitements, ne permet pas d'établir que, contrairement à ce qu'a estimé le médecin inspecteur de santé publique, le requérant ne pourrait pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ; <br>
<br>
       Considérant, d'autre part, qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, né en 1971, célibataire et sans enfant, entré en France en avril 2008, était muni d'une carte de séjour, valable jusqu'au 26 décembre 2009, délivrée par les autorités italiennes ; qu'il fait valoir que la présence et le soutien de son frère et de sa soeur, qui résident régulièrement en France, lui sont bénéfiques compte tenu du cancer dont il serait atteint ; qu'il ressort toutefois des pièces du dossier que, compte tenu, notamment, de la durée et des conditions de son séjour sur le territoire, M. X, qui a vécu en Italie de 1997 à 2006, et n'est par ailleurs pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, n'est pas fondé à soutenir qu'en lui refusant dans les circonstances de l'espèce le titre de séjour sollicité et en l'obligeant à quitter le territoire, le préfet aurait méconnu les stipulations précitées du 5. de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif a rejeté sa demande ;<br>
<br>
       Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :<br>
<br>
       Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation du refus de séjour opposé à M. X, n'appelle aucune mesure d'exécution ; que les conclusions tendant à ce que la Cour enjoigne au préfet de Loir-et-Cher de statuer à nouveau sur sa demande dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour et de travail dans un délai de 48 heures, le tout sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ne peuvent dès lors qu'être rejetées ;<br>
<br>
       Sur les conclusions tendant au paiement des frais exposés et non compris dans les dépens :<br>
<br>
       Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser à l'avocat de M. X, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, la somme que celui-ci réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
<br>
<br>
DÉCIDE :<br>
Article 1er : 	La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 : 	Le présent arrêt sera notifié à M. Mohamed X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire. Une copie sera transmise au préfet de Loir-et-Cher.<br>
<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
N° 09NT00137                                      2<br>
1<br>
<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**