# CAA de NANTES, 3ème chambre, 27/01/2017, 16NT02199, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000033970065
**Date de décision:** 2017-01-27
**Juridiction:** CAA de NANTES
**Formation:** 3ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000033970065

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       Mme A...F...veuve C...a demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler l'arrêté du 26 août 2015 du préfet d'Ille-et-Vilaine portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours à destination de la Géorgie et l'astreignant à remettre l'original de son passeport et à se présenter une fois par semaine aux services de la direction zonale de la police aux frontières.<br>
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       Par un jugement no 1600110 du 13 avril 2016, le tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande.<br>
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       Procédure devant la cour :<br>
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       Par une requête enregistrée le 6 juillet 2016 Mme F...veuveC..., représentée par MeE..., demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du 13 avril 2016 du tribunal administratif de Rennes ;<br>
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       2°) d'annuler l'arrêté du 26 août 2015 du préfet d'Ille-et-Vilaine ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trois jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ou, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation et, dans cette attente, de la munir d'une autorisation provisoire de séjour ; <br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, qui renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, d'une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.<br>
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       Elle soutient que :<br>
       - les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 et de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la décision fixant le pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.<br>
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       La requête a été communiquée le 10 août 2016 au préfet d'Ille-et-Vilaine qui n'a pas produit de mémoire.<br>
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       Mme F...veuve C...a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 mai 2016.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier.<br>
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       Vu : <br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Ont été entendus au cours de l'audience publique :<br>
       - le rapport de M. Coiffet,<br>
       - et les observations de Me B...substituant MeE..., représentant Mme F...veuveC....<br>
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       1. Considérant que Mme F...veuveC..., ressortissante géorgienne, relève appel du jugement du 13 avril 2016 par lequel le tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 26 août 2015 du préfet d'Ille-et-Vilaine portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours à destination de la Géorgie et l'astreignant à remettre l'original de son passeport et à se présenter une fois par semaine aux services de la direction zonale de la police aux frontières ;<br>
       Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
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       2. Considérant, en premier lieu, qu'il ressort des pièces du dossier que si Mme F...veuve C...est entrée en France le 7 août 2010, la durée de sa présence sur le territoire est essentiellement due à ses démarches en vue d'obtenir l'asile : que si elle se prévaut de la régularité du séjour en France de son fils et de son neveu, ces derniers ne sont titulaires que d'une carte de séjour temporaire en qualité d'étudiant qui ne leur donne pas vocation à résider durablement en France ; qu'elle ne justifie ni d'une intégration particulière sur le territoire français ni être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de trente-cinq ans ; que, par suite, les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'ont pas porté au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte excessive aux buts en vue desquels elles ont été prises ; que, dès lors, en prenant ces décisions, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a méconnu ni les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; que, pour les mêmes motifs, il n'a pas davantage méconnu les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       3. Considérant, en second lieu, qu'il y a lieu d'écarter, par adoption des motifs retenus par les premiers juges, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales que la requérante réitère en appel, sans plus de précisions ou de justifications ;<br>
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       4. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme F...veuve C...n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
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       5. Considérant que le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme F...veuveC..., n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, dès lors, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :<br>
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       6. Considérant que les dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, la somme dont Mme F...veuveC..., bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, demande le versement au profit de son avocat au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
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DECIDE :<br>
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Article 1er :	La requête de Mme F...veuve C...est rejetée.<br>
Article 2 :	Le présent arrêt sera notifié à Mme A...F...veuve C...et au ministre de l'intérieur. <br>
Une copie en sera transmise au préfet d'Ille-et-Vilaine.<br>
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       Délibéré après l'audience du 12 janvier 2017, à laquelle siégeaient :<br>
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       - Mme Perrot, président de chambre,<br>
       - M. Coiffet, président-assesseur,<br>
       - Mme Le Bris, premier conseiller.<br>
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       Lu en audience publique, le 27 janvier 2017.<br>
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Le rapporteur,<br>
O. CoiffetLe président,<br>
I. PerrotLe greffier,<br>
M. D...       <br>
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       La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
No 16NT021992<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**