# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 14 mars 1973, 71-14.190, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006989410
**Date de décision:** 1973-03-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006989410

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE QUE JEAN A... ET JOSEPHINE Z... SE SONT MARIES LE 4 AOUT 1945 ;<br>
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 QU'APRES UNE COURTE PERIODE DE VIE COMMUNE, A... A ABANDONNE SA FEMME ET SON FILS ;<br>
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 QUE DAME A..., AYANT PU SE PROCURER L'ADRESSE DE SON CONJOINT, LE FIT CITER DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE, AUX FINS D'ETRE CONDAMNE A CONTRIBUER AUX CHARGES DU MARIAGE ;<br>
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 QUE A... SOMMA ALORS SA FEMME, PAR MINISTERE D'HUISSIER, DE REPRENDRE LA VIE COMMUNE, SOMMATION QUI NE FUT PAS SUIVIE D'EFFET ;<br>
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 QUE LES JUGES DU FOND ONT FAIT DROIT A LA DEMANDE DE DAME A... ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS, SELON LE MOYEN, QUE L'ARTICLE 215 DU CODE CIVIL OBLIGE LES EPOUX A VIVRE ENSEMBLE ET NE PREVOIT NULLEMENT QUE LES EPOUX Y... REGLER AU PREALABLE LES CONDITIONS DE LEUR COHABITATION ;<br>
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 QUE, DES LORS, EN EXIGEANT QU'UNE TELLE CONDITION SOIT REMPLIE, L'ARRET ATTAQUE AURAIT AJOUTE A LA LOI ET VIOLE LE TEXTE PRECITE ;<br>
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 QU'IL EST EGALEMENT SOUTENU QUE SI, AUX TERMES DE L'ARTICLE 214 DU CODE CIVIL, LE MARI EST OBLIGE DE FOURNIR A SA FEMME DES ALIMENTS, C'EST A LA CONDITION QUE SON CONJOINT REMPLISSE RECIPROQUEMENT, VIS-A-VIS DE LUI, LES OBLIGATIONS NEES DU MARIAGE, DONT LA COHABITATION EST L'UNE DES PRINCIPALES ;<br>
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 QU'EN CONSEQUENCE, LA FEMME, QUI SE SOUSTRAIT A L'OBLIGATION DE COHABITATION AVEC SON MARI, NE SAURAIT EXIGER L'EXECUTION PAR SON CONJOINT DE SON X... DE SECOURS ;<br>
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 MAIS ATTENDU QU'AYANT RAPPELE QUE A..., POUR S'OPPOSER A LA DEMANDE DE PENSION DE SA FEMME, AVAIT FAIT SOMMATION A CELLE-CI DE LA REJOINDRE APRES VINGT-CINQ ANNEES D'UNE SEPARATION IMPUTABLE AU MARI, QUI S'ETAIT " DEROBE SYSTEMATIQUEMENT A SES OBLIGATIONS DE COHABITATION ET D'ENTRETIEN DE SA FAMILLE ", LA COUR D'APPEL ETAIT FONDEE, COMPTE TENU DE CES CIRCONSTANCES PARTICULIERES, ET SANS MECONNAITRE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 215 DU CODE CIVIL, A DECIDER " QU'AVANT D'IMPOSER BRUTALEMENT A SA FEMME " UNE REPRISE DE LA VIE COMMUNE, A... ETAIT TENU DE " FAIRE MONTRE D'UN MINIMUM D'EGARDS ENVERS ELLE ET (DE) SE METTRE D'ACCORD " AVEC CELLE-CI SUR LES CONDITIONS DANS LESQUELLES CETTE REPRISE POURRAIT AVOIR LIEU, ET QU'EN L'ETAT IL DEVAIT PAYER UNE PENSION A DAME A..., PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 214 DU CODE CIVIL ;<br>
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 QU'IL S'ENSUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI EN AUCUNE DE SES BRANCHES ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 9 JUILLET 1971 PAR LA COUR D'APPEL DE TOULOUSE<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1969-07-01 Bulletin 1969 I N.257 P.205 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 214,Code civil 215
**ECLI:** 
**Résumé:** SAISIS PAR LA FEMME D'UNE ACTION EN CONTRIBUTION AUX CHARGES  DU MARIAGE APRES UN ABANDON DE PLUSIEURS ANNEES DU DOMICILE CONJUGAL  PAR LE MARI, QUI A AUSSITOT REPLIQUE PAR UNE SOMMATION DE REPRENDRE  LA VIE COMMUNE, LES JUGES NE MECONNAISSENT PAS LES DISPOSITIONS DE L 'ARTICLE 215 DU CODE CIVIL EN DECIDANT QUE COMPTE TENU DES  CIRCONSTANCES PARTICULIERES DE L'ESPECE, LE MARI A QUI LA SEPARATION  ETAIT IMPUTABLE ET QUI S'ETAIT DEROBE A SES OBLIGATIONS DE  COHABITATION ET D'ENTRETIEN DEVAIT ETRE CONDAMNE AU PAYEMENT D'UNE  PENSION, EN ATTENDANT QUE LES EPOUX SE SOIENT MIS D'ACCORD SUR LES  CONDITIONS DANS LESQUELLES CETTE REPRISE DE LA VIE COMMUNE POURRAIT  AVOIR LIEU.
**Mots-clés:** MARIAGE - EFFETS - PARTICIPATION AUX CHARGES DU MENAGE - SEPARATION  DE FAIT - SOMMATION DE REPRENDRE LA VIE COMMUNE - POUVOIR D 'APPRECIATION DES JUGES DU FOND .,* MARIAGE - EFFETS - OBLIGATIONS MUTUELLES DES EPOUX - SANCTION.,* MARIAGE - EFFETS - COHABITATION - SEPARATION DE FAIT - SOMMATION  DU MARI DE REPRENDRE LA VIE COMMUNE - DEFENSE A UNE ACTION DE LA  FEMME EN PARTICIPATION AUX CHARGES DU MARIAGE - POUVOIR D 'APPRECIATION DES JUGES DU FOND.