# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 3 mai 1979, 77-41.617, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007003534
**Date de décision:** 1979-05-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007003534

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L. 122, L. 223, 1134 DU CODE CIVIL, 54 DE LA CONVENTION COLLECTIVE DES EXPLOITATIONS AGRICOLES DU TARN, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
    ATTENDU QUE SICARD, ENTRE AU SERVICE DE CABROL LE 1ER NOVEMBRE 1970, COMME OUVRIER AGRICOLE CHARGE DE L'ENTRETIEN DES VACHES LAITIERES, A ETE LICENCIE LE 9 JUILLET 1974, A LA SUITE DE SON REFUS DE PRENDRE SES CONGES PAYES EN JUILLET ET AOUT, COMME LE LUI AVAIT DEMANDE SON EMPLOYEUR DANS SA LETTRE DU 30 JUIN 1974 ; QUE CABROL FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QU'EN EXIGEANT DE PRENDRE SON CONGE ANNUEL EN SEPTEMBRE, SICARD N'AURAIT PAS COMMIS DE FAUTE GRAVE DE NATURE A LE PRIVER DES INDEMNITES DE RUPTURE AU MOTIF QU'IL ETAIT PROBABLE QUE SON EMPLOYEUR NE S'ETAIT PAS OPPOSE EN MARS 1974 A CE QU'IL PRENNE SES CONGES EN SEPTEMBRE ET QU'IL AVAIT PU SE CROIRE EN DROIT DE RESISTER A LA DEMANDE DE CABROL DU FAIT QUE LES ANNEES PRECEDENTES IL AVAIT PRIS SES CONGES EN SEPTEMBRE, ALORS QUE LE MOTIF TIRE DE L'ATTITUDE SUPPOSEE DE CABROL EN MARS 1974 EST HYPOTHETIQUE ET D'AILLEURS EN CONTRADICTION AVEC CELUI DU PREMIER JUGE ADOPTE PAR LA COUR ET TIRE DE CE QU'AUCUN ACCORD VERBAL N'ETAIT INTERVENU POUR QUE SICARD PRENNE SON CONGE EN SEPTEMBRE ; QUE SICARD N'AVAIT PU SE MEPRENDRE SUR L'ETENDUE DE SES DROITS EN PRESENCE DES DISPOSITIONS FORMELLES DE LA CONVENTION COLLECTIVE ET EN L'ABSENCE D'UNE NOVATION A CETTE CONVENTION QUE LES MOTIFS DE L'ARRET AVAIENT EXCLU ;    MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND ONT RELEVE QUE SICARD AVAIT PRIS SES CONGES PAYES LES ANNEES PRECEDENTES EN SEPTEMBRE AVEC L'ACCORD DE SON EMPLOYEUR ET QU'IL N'AVAIT PAS ETE AVISE PAR CABROL, EN APPLICATION DE L'ARTICLE D. 223-4 DU CODE DU  TRAVAIL, DE LA PERIODE ORDINAIRE DES VACANCES AU MOINS DEUX MOIS AVANT L'OUVERTURE DE CELLE-CI ; QU'ABSTRACTION FAITE DES MOTIFS SURABONDANTS CRITIQUES PAR LE MOYEN, CES CONSTATATIONS SUFFISENT A JUSTIFIER LA DECISION QUE SICARD N'AVAIT PAS COMMIS DE FAUTE GRAVE EN REFUSANT DE PRENDRE SES CONGES EN JUILLET ET AOUT COMME IL LUI ETAIT DEMANDE ;    QU'IL S'ENSUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ;<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 14 AVRIL 1977 PAR LA COUR D'APPEL DE TOULOUSE.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail D223-4 REJET
**ECLI:** 
**Résumé:** Ne commet pas de faute grave le salarié qui, n'ayant pas été avisé par son employeur de la période ordinaire des vacances au moins deux mois avant l'ouverture de celle-ci, refuse de prendre ses congés en juillet et en août alors qu'il le prenait, les années précédentes, en septembre avec l'accord de son employeur.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Délai-congé - Faute du salarié - Gravité - Refus du salarié de prendre ses congés à une date différente des années précédentes.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Indemnité de licenciement - Faute du salarié - Gravité - Refus du salarié de prendre ses congés à un date différente des années précédentes.,* TRAVAIL REGLEMENTATION - Congés payés - Période des congés - Période ordinaire des vacances - Fixation - Fixation par l'employeur - Délai - Inobservation - Portée.