# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 2ème chambre - formation à 3, 22/10/2010, 09MA00789, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000023038678
**Date de décision:** 2010-10-22
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 2ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000023038678

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 4 mars 2009, présentée pour Mme Jamila A, domiciliée chez ...,  par la SCP d'avocats Dessalces-Ruffel ; <br>
<br>
       Mme A demande à la Cour :<br>
<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 0805050 du 10 février 2009 par lequel le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions en date du 20 octobre 2008 par lesquelles le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire national dans le délai d'un mois ;<br>
<br>
       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, lesdites décisions ;<br>
<br>
       3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour comportant la mention  vie privée et familiale  sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir ou, subsidiairement, d'ordonner le réexamen de la demande de titre de séjour comportant la mention  vie privée et familiale  dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;<br>
<br>
       4°) de mettre à la charge de l'Etat soit, en cas d'admission à l'aide juridictionnelle, une somme de 1 196 euros au visa des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à la <br>
SCP d'avocats Dessalces-Ruffel soit, en cas de refus d'admission à l'aide juridictionnelle, une somme de 1 196 euros à son profit au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------<br>
<br>
<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ; <br>
<br>
       Vu la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
<br>
        Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
       Vu le décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 relatif au rapporteur public des juridictions administratives et au déroulement de l'audience devant ces juridictions ;<br>
<br>
       Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat, en date du 27 janvier 2009, fixant la liste des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;<br>
<br>
<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
<br>
<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 28 septembre 2010,<br>
<br>
       - le rapport de M. Fédou, rapporteur,<br>
<br>
       - les conclusions de Mme Fédi, rapporteur public, <br>
<br>
       - et les observations de Me Bonomo, de la SCP d'avocats Dessalces-Ruffel, pour <br>
Mme A ; <br>
<br>
       Considérant que Mme A interjette appel du jugement en date du <br>
10 février 2009 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions en date du 20 octobre 2008 par lesquelles le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire national dans le délai d'un mois ;<br>
<br>
<br>
       Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
<br>
       Considérant, en premier lieu, qu'il convient d'écarter les moyens de la requérante tirés de l'incompétence du signataire des décisions attaquées, du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, de l'insuffisante motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire, de la violation par la décision de refus de séjour de l'article L.313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la violation par les deux décisions attaquées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales par adoption des motifs retenus par les premiers juges ;<br>
<br>
<br>
<br>
       Considérant, en deuxième lieu, que si Mme A fait en outre valoir le défaut de base légale de la décision portant obligation de quitter le territoire, la seule omission de la mention, dans les visas de la décision attaquée, du I de l'article L.511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est nullement de nature à priver de fondement légal une telle décision ; que le moyen doit en conséquence être écarté ;<br>
<br>
<br>
       Considérant qu'il résulte de l'ensemble qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions en date du 20 octobre 2008 par lesquelles le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire national dans le délai d'un mois ;<br>
<br>
<br>
       Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :<br>
<br>
       Considérant que le présent arrêt, qui rejette la requête de Mme A, n'appelle aucune mesure d'exécution tendant à la délivrance d'un titre de séjour ou au réexamen d'une telle demande ; que de telles conclusions doivent, par conséquent, être rejetées ;<br>
<br>
<br>
       Sur les conclusions de Mme A  tendant à l'application des dispositions des articles 37 et 75 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 ou de l'article L.761-1 du code de justice administrative :<br>
<br>
       Considérant qu'aux termes des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative :  Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation  ; <br>
<br>
       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à Mme A ou à son conseil en cas d'admission à l'aide juridictionnelle la somme qu'il demande au titre des dispositions précitées de l'article L.761-1 du code de justice administrative ou des <br>
articles 37 et 75 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 ;<br>
DÉCIDE :<br>
<br>
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.<br>
<br>
<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme Jamila A et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
<br>
Copie en sera adressée au préfet de la région Languedoc-Roussillon, préfet de l'Hérault.<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
N° 09MA007892<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**