# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 2, du 14 novembre 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006961758
**Date de décision:** 1962-11-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006961758

## Contenu de la décision

SUR LES PREMIER ET DEUXIEME MOYENS REUNIS : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE DE NE POINT MENTIONNER LA DATE A LAQUELLE IL A ETE RENDU NI QU'IL A ETE PRONONCE EN AUDIENCE PUBLIQUE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE, FIGURANT AUX PRODUCTIONS, LE PROCES-VERBAL DES DEBATS, DRESSE EN CONFORMITE DES ARTICLES 159 ET 160 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE LOCALE PORTE QUE L'ARRET A ETE PRONONCE A L'AUDIENCE PUBLIQUE DU 7 OCTOBRE 1960 ;<br>
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 QUE LES MEMES INDICATIONS CONTRESIGNEES PAR LE GREFFIER, FIGURENT EN MARGE DE LA DECISION ;<br>
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ATTENDU QUE CES MENTIONS, RELATIVES A L'ACCOMPLISSEMENT DES FORMALITES PRESCRITES POUR LA REGULARITE DES DEBATS QUI NE POURRAIENT, AUX TERMES DE L'ARTICLE 1164 DU CODE SUSVISE ETRE ATTAQUEES QUE PAR LA VOIE DE L'INSCRIPTION DE FAUX, SUPPLEENT A L'OMISSION DE LA DECISION ELLE-MEME, QUANT A LA DATE ET A LA PUBLICITE DU PRONONCE DE L'ARRET ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LES MOYENS NE SONT PAS FONDES ;<br>
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SUR LE TROISIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR ADMIS QUE DAME DAUL, QUI AVAIT EXERCE UNE ACTIVITE AGRICOLE NON SALARIEE, EN QUALITE DE MEMBRE DE LA FAMILLE DE X..., DE 1905 A 1958, SUCCESSIVEMENT DANS L'EXPLOITATION DE SON PERE, DANS CELLE DE SON MARI, PUIS DANS CELLE DE SON GENDRE, POUVAIT PRETENDRE AU BENEFICE DE L'ALLOCATION DE VIEILLESSE AGRICOLE, ALORS QUE LE CHEF D'EXPLOITATION NE L'A JAMAIS DECLAREE, COMME IL AURAIT DU LE FAIRE, EN VERTU DE L'ARTICLE 12 DU DECRET DU 18 OCTOBRE 1952 EN VUE DE SON AFFILIATION A UNE CAISSE MUTUELLE AGRICOLE ET N'A POINT PAYE, POUR SON COMPTE, LES COTISATIONS PREVUES PAR L'ARTICLE 1123 DU CODE RURAL AFFERENTES A LA PERIODE COMPRISE ENTRE LE 1ER JUILLET 1952 ET LE 1ER JANVIER 1958 ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARRET OBSERVE, D'UNE PART, QUE SI DAME DAUL AURAIT DU ETRE DECLAREE PAR SON MARI OU SON GENDRE, DES 1953, IL N'APPARTENAIT PAS MOINS A LA CAISSE DEMANDERESSE DE POURSUIVRE L'ASSUJETTISSEMENT DE LADITE DAME ET LE RECOUVREMENT DES COTISATIONS LEGALEMENT DUES PAR ELLE, NOTAMMENT EN APPLICATION DE L'ARTICLE 1138 DU CODE RURAL, ET DES ARTICLES 9 ET 13 DU DECRET DU 18 OCTOBRE 1952 ;<br>
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 QUE LA DECISION CONSTATE, D'AUTRE PART, QUE L'EXPLOITANT OFFRE DE REGLER LA TOTALITE DES COTISATIONS DUES POUR LE COMPTE DE DAME DAUL ;<br>
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ATTENDU, DES LORS, QU'EN ADMETTANT QUE LA REQUERANTE, DONT LES DROITS ETAIENT ETABLIS, NE POUVAIT SOUFFRIR D'OMISSIONS OU DE NEGLIGENCES DONT ELLE N'ETAIT PAS RESPONSABLE ET EN DECIDANT QUE LA CAISSE D'ASSURANCE VIEILLESSE DEVAIT PAYER L'ALLOCATION EN LITIGE, APRES REGULARISATION DE LA SITUATION DE L'INTERESSEE, C'EST-A-DIRE APRES VERSEMENT DES COTISATIONS ARRIEREES, LA COUR D'APPEL N'A PAS VIOLE LES TEXTES VISES AU MOYEN ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 7 OCTOBRE 1960 PAR LA COUR D'APPEL DE COLMAR N° 60-13901 CAISSE D'ASSURANCES VIEILLESSE AGRICOLE DU BAS-RHIN C/ DAME DAUL MARIE PRESIDENT : M CAMBOULIVES - RAPPORTEUR : M CONSTANT - AVOCAT GENERAL : M ALBUCHER - AVOCATS : MM ROUSSEAU ET GIFFARD<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1° DES LORS QUE LE PROCES-VERBAL DES DEBATS, DRESSE EN CONFORMITE DES ARTICLES 159 ET 160 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE LOCAL PORTE LA DATE A LAQUELLE L'ARRET A ETE PRONONCE EN AUDIENCE PUBLIQUE, CES MENTIONS ETABLISSENT JUSQU'A INSCRIPTION DE FAUX, LA PUBLICITE ET LA DATE DU PRONONCE DE L'ARRET ET SUPPLEENT A L'ABSENCE DE PAREILLES MENTIONS DANS L'ARRET LUI-MEME.,2° UNE PERSONNE AYANT EXERCE UNE ACTIVITE AGRICOLE NON SALARIEE EN QUALITE DE MEMBRE DE LA FAMILLE DE L'EXPLOITANT NE SAURAIT SOUFFRIR DES OMISSIONS ET NEGLIGENCES IMPUTABLES A CE DERNIER QUI N'AVAIT PAS PROVOQUE SON AFFILIATION A UNE CAISSE MUTUELLE AGRICOLE, NI PAYE POUR SON COMPTE LES COTISATIONS PREVUES PAR L'ARTICLE 1123 DU CODE RURAL, ET LA CAISSE, A QUI IL APPARTENAIT DE POURSUIVRE L'ASSUJETTISSEMENT DE L'INTERESSE ET LE RECOUVREMENT DES COTISATIONS, NOTAMMENT EN APPLICATION DE L'ARTICLE 1138 DU CODE RURAL, EST A BON DROIT DECLAREE TENUE DE LUI VERSER L'ALLOCATION VIEILLESSE, APRES REGULARISATION DE SA SITUATION, L'EXPLOITANT OFFRANT DE REGLER LA TOTALITE DES COTISATIONS ARRIEREES.
**Mots-clés:** 1° ALSACE-LORRAINE  - PROCEDURE CIVILE  - CODE DE PROCEDURE CIVILE LOCALE  - JUGEMENTS ET ARRETS  - PUBLICITE  - ABSENCE D'INDICATION DANS LA DECISION  - MENTION DANS LE PROCES-VERBAL DES DEBATS,2° AGRICULTURE  - MUTUALITE AGRICOLE  - ALLOCATION VIEILLESSE  - BENEFICIAIRES  - MEMBRE DE LA FAMILLE DE L'EXPLOITANT  - ABSENCE D'IMMATRICULATION  - PORTEE