# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 10 décembre 1986, 85-13.649., Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007017054
**Date de décision:** 1986-12-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007017054

## Contenu de la décision

<br>   Sur le moyen unique : <br>
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<br>   Vu l'article 1382 du Code civil ; <br>
<br>   Attendu, selon l'arrêt attaqué, que l'enfant Agnès X... Y..., heurtée par l'automobile de Mme Z..., décéda des suites de ses blessures après plusieurs années de coma ; que M. et Mme X... Y..., ses parents, et son frère Régis ont assigné Mme Z..., la Mutualité générale - Risques divers et la Caisse de mutualité sociale agricole du département de l'Aube en réparation de leur dommage ; <br>
<br>   Attendu que, pour fixer le montant du préjudice subi par la victime de son vivant, l'arrêt, après avoir relevé que les époux X... Y... réclament à ce titre une somme se décomposant en "  pretium doloris  ", préjudice esthétique et préjudice d'agrément, énonce que l'état de la victime n'ayant pas été consolidé avant son décès, il y a lieu de ne retenir, au titre de son préjudice personnel, qu'un certain "  pretium doloris  " ; <br>
<br>   Qu'en se déterminant par ce seul motif, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ; <br>
<br>         PAR CES MOTIFS : <br>
<br>   CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qui concerne l'évaluation du préjudice, l'arrêt rendu le 10 janvier 1985, entre les parties, par la cour d'appel de Reims ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Nancy<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle .
**Lois appliquées:** Code civil 1382
**ECLI:** 
**Résumé:** Ne donne pas de base légale à sa décision la cour d'appel qui pour fixer le montant du préjudice subi par la victime d'un accident de la circulation de son vivant, après avoir relevé que les ayants-droit réclament à ce titre une somme se décomposant en pretium doloris, préjudice esthétique et préjudice d'agrément, se borne à énoncer que l'état de la victime n'ayant pas été consolidé avant son décès, il y a lieu de ne retenir, au titre de son préjudice personnel, qu'un certain pretium doloris. .
**Mots-clés:** RESPONSABILITE DELICTUELLE OU QUASIDELICTUELLE - Dommage - Réparation - Etendue - Décès de la victime - Etat non consolidé lors du décès - Effet,* RESPONSABILITE DELICTUELLE OU QUASIDELICTUELLE - Dommage - Préjudice personnel - Préjudice personnel de la victime - Etat non consolidé lors du décès,* RESPONSABILITE DELICTUELLE OU QUASIDELICTUELLE - Dommage - Réparation - Indemnité - Montant - Fixation - Eléments pris en considération - Décès de la victime - Etat non consolidé lors du décès