# Cour administrative d'appel de Versailles, Juges des Reconduites à la frontière, du 30 décembre 2005, 05VE01041, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007422600
**Date de décision:** 2005-12-30
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Versailles
**Formation:** JUGES DES RECONDUITES A LA FRONTIERE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007422600

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 10 juin 2005, présentée pour M. Ngoran-Moïse X, demeurant ..., par Me Dose  ; M. X demande à la cour  :
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           1°) d'annuler le jugement 0503918 du 9 mai 2005 par lequel le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 4 mai 2005 par lequel le préfet des Hauts de Seine a décidé sa reconduite à la frontière  ;
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            2°) d'annuler cet arrêté  ;
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            3°) d'enjoindre au préfet des Hauts de Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en attendant le réexamen de sa situation administrative  ;
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            il soutient que sa présence sur le territoire français est indispensable pour sauvegarder la cellule familiale composée de sa concubine, titulaire d'une carte de séjour temporaire, et de son enfant, né en France le 4 février 2005, qui souffre comme sa mère  d'une affection de longue durée  ; que la reconduite à la frontière porterait ainsi une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale  ;
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       Vu les autres pièces du dossier  ;
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            Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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	Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d'asile   ; 
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       Vu le code de justice administrative  ;
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     	Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  :
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     	Après avoir entendu au cours de l'audience publique du  15 décembre 2005  :
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- le rapport de M.Bonhomme , magistrat délégué  ;
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- et les conclusions de M. Bresse , commissaire du gouvernement  ;
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            Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet des Hauts de Seine  :
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       Considérant qu'aux termes de l'article L.511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile  : « L'autorité administrative compétente peut, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé, ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait. (...) »  ;
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité ivoirienne, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 8 juillet 2004, de la décision du préfet des Hauts de Seine du 10 juin 2004 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée  ;
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       Considérant, d'une part, qu'aux termes de l'article L.313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile susvisé « Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » est délivrée de plein droit : (...) 7° A l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait  à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. () »  ;
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       Considérant, d'autre part,  qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  : « 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance  ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. »  ;
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       Considérant que si M. X, entré en France le 15 juillet 2002 à l'âge de 34 ans,  fait valoir qu'il vit en concubinage avec une ressortissante ivoirienne titulaire d'une carte de séjour temporaire, que de cette relation est né un enfant  le 4 février 2005 atteint comme sa mère, qui la lui a transmise, d'une affection virale, que sa présence aux cotés de son enfant et de sa mère est indispensable, il ressort des pièces du dossier que, dans les circonstances de l'espèce et compte tenu notamment du caractère récent du concubinage, de l'absence de justifications de ce que  la gravité de l'état de santé de sa concubine et de son fils nécessiterait un suivi médical rendant indispensable la présence en France de l'intéressé, de ce que M. X a conservé de nombreuses attaches dans son pays d'origine où résident ses parents, ses frères ainsi que deux autres enfants dont il est le père, l'arrêté en date du 4 mai 2005 n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris  ; que,  par suite, le moyen tiré de ce que le préfet des Hauts de Seine ne pouvait légalement prendre à son encontre l'arrêté attaqué sans méconnaître les dispositions du 7° de l'article L.313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté  ;
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande  ;
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       Sur les conclusions à fin de régularisation de la situation administrative de l'intéressée  :
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     	Considérant qu'aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative  : « Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution »  ;
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            Considérant que la présente décision qui rejette la requête de M. X n'appelle aucune mesure d'exécution  ; que, par suite, les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet des HAUTS de SEINE de délivrer à M. X un titre de séjour doivent être rejetées  ; 
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D E C I D E 
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     Article 1er : La requête de M. X est rejetée.
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N°05VE01041 
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**