# Conseil d'Etat, 6ème sous-section jugeant seule, du 15 juillet 2004, 254139, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008155185
**Date de décision:** 2004-07-15
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 6EME SOUS-SECTION JUGEANT SEULE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008155185

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée le 12 février 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Marc X, demeurant ...  ; M. X demande au Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, lui a refusé le bénéfice d'un reclassement indiciaire dans le groupe des présidents de chambre affectés à la cour d'appel de Paris ou de Versailles, avec effet au 1er janvier 2002  ;
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                2°) de lui enjoindre de prendre un arrêté pour le reclasser sur le plan indiciaire dans la même catégorie que celle dont relèvent ses homologues en poste à la cour d'appel de Paris ou à celle de Versailles, avec effet au 1er janvier 2002  ;
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                3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958  ;
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                Vu le décret n° 93-21 du 7 janvier 1993  ;
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - le rapport de Mlle Maud Vialettes, Maître des Requêtes,  
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                - les conclusions de M. Francis Lamy, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant que, pour demander l'annulation de la décision implicite par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, a rejeté sa demande de reclassement indiciaire, M. X soutient que le ministre, en subordonnant un tel reclassement à une nomination dans un emploi hors hiérarchie, a inexactement interprété l'article 3 de l'ordonnance du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature, dans la rédaction qui lui a été donnée par la loi du 25 juin 2001  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article 3 de l'ordonnance du 22 décembre 1958 dans la rédaction qui lui a été donnée par la loi organique du 25 juin 2001  :  Sont placés hors hiérarchie  : (...) / 3° Les présidents de chambre des cours d'appel et les avocats généraux près lesdites cours (...)   ; que ces dispositions ont pour seul objet, ainsi qu'il résulte d'ailleurs des travaux préparatoires à leur adoption, et pour seul effet de classer hors hiérarchie les emplois qu'elles mentionnent, et non de placer hors hiérarchie les personnes qui occupent ces emplois  ; qu'au demeurant, aux termes de l'article 17 du décret du 7 janvier 1993, qui ne fait que tirer les conséquences de ces dispositions et qui, contrairement à ce que soutient le requérant, n'est donc pas entaché d'incompétence  :  Si le niveau de l'emploi occupé ou de la fonction exercée par un magistrat est modifié, le magistrat concerné conserve son grade et sa rémunération   ; qu'ainsi l'accès à la hors hiérarchie de chacune des personnes qui occupent les emplois mentionnés à l'article 3 de l'ordonnance du 22 décembre 1958 est subordonné à l'intervention d'une décision individuelle procédant à une telle nomination  ; que, par suite, M. X, qui n'a pas été placé hors hiérarchie, ne peut prétendre bénéficier du classement indiciaire afférent aux emplois de ce grade  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le ministre de la justice a rejeté sa demande de reclassement indiciaire  ; qu'il s'ensuit que ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées  ;
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D E C I D E  :
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		Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Marc X et au garde des sceaux, ministre de la justice.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**