# Cour de Cassation, CHAMBRE TEMPORAIRE DES EXPROPRIATIONS, du 10 février 1967, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006975151
**Date de décision:** 1967-02-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006975151

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : ATTENDU QUE LA SOCIETE AGRICOLE DU TASTAS A ETE EXPROPRIEE LE 12 DECEMBRE 1959 POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE AU PROFIT DE LA VILLE DE BORDEAUX, D'UN IMPORTANT TERRAIN ;<br>
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 QU'UN ARRET FIXA LE 22 MARS 1963 LE MONTANT DE L'INDEMNITE A LA SOMME DE 2 862 000 FRANCS ;<br>
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 QUE LA VILLE EXPROPRIANTE PAYA LE 13 DECEMBRE 1962 UNE SOMME DE 2 100 000 FRANCS ;<br>
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 QU'ELLE CONSIGNA LE SURPLUS DE L'INDEMNITE ALLOUEE PUIS, UNE CAUTION AYANT ETE FOURNIE, EN AUTORISA LE PAYEMENT ;<br>
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 QUE L'ARRET FUT CASSE LE 9 DECEMBRE 1963 POUR VICE DE FORME ;<br>
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QUE LA COUR DE RENVOI ALLOUA LE 18 DECEMBRE 1965 UNE INDEMNITE DE 3 969 000 FRANCS ;<br>
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ATTENDU QUE LA VILLE DE BORDEAUX FAIT GRIEF A CETTE DECISION, DE CHIFFRER L'INDEMNITE D'APRES LA VALEUR DU BIEN A LA DATE DE L'ARRET, ALORS QUE SELON LE POURVOI L'ARTICLE 37 DE L'ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958 AURAIT IMPOSE A LA COUR D'APPEL, RESPECTANT L'ARTICLE 21, ALINEA 1, TEL QU'IL ETAIT ALORS APPLICABLE, DE RETENIR LA VALEUR DU BIEN AU JOUR DE LA DECISION DU PREMIER JUGE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARTICLE 37 REND APPLICABLE DEVANT LA COUR D'APPEL LA REGLEMENTATION EDICTEE POUR LA FIXATION DES INDEMNITES DEVANT LE JUGE DE L'EXPROPRIATION, PAR L'ARTICLE 21 DU MEME TEXTE APPLICABLE EN L'ESPECE DANS SA REDACTION ANTERIEURE A L'ENTREE EN VIGUEUR DE LA LOI DU 26 JUILLET 1962 ;<br>
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 QUE LES JUGES D'APPEL ONT DONC A BON DROIT, EVALUE LE BIEN AU JOUR DE LEUR PROPRE DECISION ;<br>
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D'OU IL SUIT QU'EN CETTE BRANCHE, LE MOYEN N'EST PAS FONDE. SUR LE MOYEN UNIQUE PRIS EN SES AUTRES BRANCHES SUBSIDIAIRES : ATTENDU QU'IL EST ENCORE REPROCHE A LA COUR D'APPEL DE S'ETRE REFUSEE A RAMENER CETTE VALEUR ACTUELLE A CELLE QUE POUVAIT AVOIR LE BIEN LORS DU PAYEMENT DE L'INDEMNITE ALORS, SELON LA DEMANDERESSE EN CASSATION, QUE LE MONTANT DE L'INDEMNITE REGLEE PAR L'ARRET CASSE, AYANT ETE PERCU EN 1962 PAR LA SOCIETE AGRICOLE DU TASTAS ET CELLE-CI AYANT ETE MISE EN MESURE, A CETTE DATE, DE RECONSTITUER LE BIEN EXPROPRIE EN ACQUERANT UNE PROPRIETE EQUIVALENTE IL APPARTENAIT A LA JURIDICTION DE RENVOI DE RECHERCHER SI, COMME IL LUI ETAIT DEMANDE, L'INDEMNITE AINSI VERSEE AVAIT ALORS SUFFI A PERMETTRE LA RECONSTITUTION DU BIEN EXPROPRIE, ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE L'ARRET NE POUVAIT, SANS CONTRADICTION DE MOTIFS, SE REFUSER A RAMENER LA VALEUR ACTUELLE DES BIENS A CELLE QU'ILS POUVAIENT AVOIR LORS DU VERSEMENT DE CETTE INDEMNITE POUR LA SEULE RAISON QUE LA VALEUR ACTUELLE DU BIEN EXPROPRIE AURAIT EXCEDE DE PLUS DE 1 100 000 FRANCS LE MONTANT DE LADITE INDEMNITE DES LORS QUE LA PLUS-VALUE ACQUISE PAR LE BIEN EXPROPRIE NE SERAIT CUMULEE AVEC CELLE QU'AURAIT ACQUISE SIMULTANEMENT LE BIEN RECONSTITUE ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'EN DECIDANT QUE LE PAYEMENT FAIT EN 1962, INFERIEUR DE PLUS DE 1 100 000 FRANCS AUX INDEMNITES REELLEMENT DUES, NE PERMETTAIT PAS A LA SOCIETE DE RECONSTITUER LE BIEN EXPROPRIE, QU'IL NE CONSTITUAIT QU'UN ACOMPTE A VALOIR SUR L'INDEMNITE TOTALE ET QU'IL N'Y AVAIT PAS LIEU DE RAMENER LA VALEUR ACTUELLE DES BIENS A CELLE QU'ILS POUVAIENT AVOIR LORS DU VERSEMENT DE CET ACOMPTE, L'ARRET, QUI REPOND SANS SE CONTREDIRE AUX CONCLUSIONS NOTIFIEES, EXCLUT EXPLICITEMENT L'HYPOTHESE D'UNE AUGMENTATION PUREMENT NOMINALE DE L'INDEMNITE ET D'UN CUMUL DE DEUX PLUS-VALUES ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE POURVOI N'EST FONDE DANS AUCUNE DE SES CRITIQUES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 18 DECEMBRE 1965 PAR LA COUR D'APPEL DE TOULOUSE (CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS). N° 65-70 070. VILLE DE BORDEAUX C/ SOCIETE AGRICOLE DU TASTAS. PRESIDENT : M DE MONTERA - RAPPORTEUR : M LECOUFFE - AVOCAT GENERAL : M PAUCOT - AVOCATS : MM BOULLOCHE ET ROUVIERE.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1 LA CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS DE LA COUR D'APPEL DE RENVOI DOIT EVALUER LE BIEN EXPROPRIE A LA DATE DE SON ARRET.,2 IL N'Y A PAS LIEU D'EVALUER LE BIEN EXPROPRIE A LA DATE DU PAYEMENT D'UN ACOMPTE QUI NE PERMET PAS A L'EXPROPRIE DE RECONSTITUER LE BIEN DONT IL EST PRIVE.
**Mots-clés:** 1 EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958) - INDEMNITE - DATE D'EVALUATION - CASSATION - JURIDICTION DE RENVOI,2 EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958) - INDEMNITE - DATE D'EVALUATION - ACOMPTE DEJA VERSE