# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 1, du 4 avril 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006959736
**Date de décision:** 1962-04-04
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006959736

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE SUIVANT ACTE NOTARIE DU 12 DECEMBRE 1939, LES EPOUX X... ONT VENDU AUX EPOUX Y... UNE MAISON ET UN TERRAIN SIS A FONDOUK (ALGERIE) MOYENNANT LE PRIX DE 10000 FRANCS CONVERTI DANS L'ACTE EN UNE RENTE ANNUELLE ET VIAGERE DE 1100 FRANCS;<br>
<br>
 QU'UNE CLAUSE RESOLUTOIRE ETAIT STIPULEE POUR LE CAS OU UN COMMANDEMENT DE PAYER LES ARRERAGES ECHUS DEMEURERAIT INFRUCTUEUX;<br>
<br>
 QU'APRES LE DECES DE LA DAME X..., SON MARI A INTRODUIT CONTRE LES EPOUX Y... UNE ACTION EN NULLITE DE LA VENTE POUR VILETE DU PRIX ET QUE DEVANT LA COUR IL A DEMANDE LA RESOLUTION DE LA VENTE SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 1654 DU CODE CIVIL;<br>
<br>
 QUE PAR ARRET DU 5 MARS 1953, IL A ETE DEBOUTE DE SON ACTION ET QUE LES EPOUX Y... ONT ETE CONDAMNES A LUI PAYER, AINSI QU'ILS L'OFFRAIENT, LES CINQ ANNEES DE RENTE VIAGERE NON PRESCRITES AVEC LES MAJORATIONS LEGALES, SOIT 13200 FRANCS;<br>
<br>
 QUE LE 21 MAI 1953, X... A FAIT DELIVRER A Y... COMMANDEMENT DE PAYER LA SOMME DE 43270 FRANCS A LAQUELLE IL ESTIMAIT LE MONTANT DES ARRERAGES ECHUS, EN VISANT LA CLAUSE RESOLUTOIRE DE L'ACTE DE VENTE;<br>
<br>
 ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE D'AVOIR REFUSE DE DIRE LA VENTE RESOLUE AU MOTIF QU'EN RECLAMANT UNE SOMME SUPERIEURE A CELLE QUI LUI ETAIT DUE X... AVAIT CREE UNE CONFUSION QUI NE PERMETTAIT PAS D'ADMETTRE QUE LE COMMANDEMENT AIT FAIT JOUER LA CLAUSE RESOLUTOIRE, ALORS QUE LA RECLAMATION D'UNE SOMME SUPERIEURE A CELLE REELLEMENT DUE N'ENTRAINE PAS LA NULLITE D'UN COMMANDEMENT, ET QUE LES EPOUX Y... SE SONT D'AILLEURS ACQUITTES IRREGULIEREMENT ET AVEC RETARD DE LA SOMME QU'ILS DEVAIENT SANS CONTESTATION POSSIBLE;<br>
<br>
 MAIS ATTENDU QUE X... QUI AVAIT ETE DEBOUTE D'UNE PREMIERE DEMANDE EN RESOLUTION DE LA VENTE POUR DEFAUT DU PAYEMENT DU PRIX FAITE EN APPLICATION DE L'ARTICLE 1654 DU CODE CIVIL, A FAIT COMMANDEMENT A L'ACQUEREUR DE PAYER UNE SOMME SENSIBLEMENT SUPERIEURE A CELLE DONT IL AVAIT ETE JUDICIAIREMENT RECONNU CREANCIER;<br>
<br>
 QUE SANS MECONNAITRE QUE CE COMMANDEMENT POUVAIT CONSTITUER UNE MISE EN DEMEURE VALABLE POUR LE PAYEMENT DE CE QUI ETAIT DU, LA COUR D'APPEL A ESTIME QU'EU EGARD AUX CIRCONSTANCES, A LA SITUATION RENDUE CONFUSE PAR LA PROMULGATION DES LOIS PORTANT MAJORATION DES RENTES, ET AUX DIVERSES PROCEDURES ENGAGEES PAR X... POUR RENTRER, COUTE QUE COUTE, DANS LA PROPRIETE DES IMMEUBLES ALIENES, LE COMMANDEMENT DU 21 MAI 1953 NE POUVAIT ETRE CONSIDERE COMME UNE MISE EN DEMEURE SUFFISANTE POUR FAIRE JOUER LA CLAUSE RESOLUTOIRE;<br>
<br>
 QU'EN STATUANT AINSI, LA COUR D'APPEL N'A PAS VIOLE LES TEXTES VISES AU MOYEN ET A DONNE UNE BASE LEGALE A SA DECISION;<br>
<br>
 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 20 OCTOBRE 1955 PAR LA COUR D'APPEL D'ALGER<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** SAISIS D'UNE DEMANDE TENDANT A FAIRE PRONONCER LA RESOLUTION D'UNE VENTE EN VIAGER PAR APPLICATION D'UNE CLAUSE RESOLUTOIRE, A LA SUITE DU COMMANDEMENT DE PAYER QUE LE VENDEUR, DEBOUTE D'UNE PREMIERE ACTION EN RESOLUTION QU'IL AVAIT INTRODUITE SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 1654 DU CODE CIVIL, A FAIT DELIVRER A L'ACQUEREUR POUR UNE SOMME SENSIBLEMENT SUPERIEURE A CELLE DONT IL AVAIT ETE JUDICIAIREMENT RECONNU DEBITEUR, LES JUGES DU FOND DONNENT UNE BASE LEGALE A LEUR DECISION LORSQUE, SANS MECONNAITRE QUE CE COMMANDEMENT POUVAIT CONSTITUER UNE MISE EN DEMEURE VALABLE POUR LE PAYEMENT DE CE QUI ETAIT DU, ILS ESTIMENT QU'EU EGARD AUX CIRCONSTANCES, A LA SITUATION RENDUE CONFUSE PAR LA PROMULGATION DES LOIS PORTANT MAJORATION DES RENTES ET AUX DIVERSES PROCEDURES ENGAGEES PAR LE VENDEUR POUR RENTRER, COUTE QUE COUTE, DANS LA PROPRIETE DES IMMEUBLES ALIENES, LEDIT COMMANDEMENT NE POUVAIT ETRE CONSIDERE COMME UNE MISE EN DEMEURE SUFFISANTE POUR FAIRE JOUER LA CLAUSE RESOLUTOIRE
**Mots-clés:** VENTE - PRIX - RENTE VIAGERE - CLAUSE RESOLUTOIRE - COMMANDEMENT - COMMANDEMENT DE PAYER UNE SOMME SUPERIEURE A LA DETTE - EFFETS