# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 2 novembre 1972, 71-13.192, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988515
**Date de décision:** 1972-11-02
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988515

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU, SELON LES ENONCIATIONS DES JUGES DU FAIT, QU'ALTIPARMAKIAN A CONFIE EN LOCATION-GERANCE A UN TIERS SON FONDS DE COMMERCE SANS AVOIR AU PREALABLE OBTENU L'AGREMENT DE SON PROPRIETAIRE COMME L'Y OBLIGEAIT SON CONTRAT DE BAIL ;<br>
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 QUE, CE DERNIER L'AYANT EN CONSEQUENCE FAIT EXPULSER DES LIEUX EN APPLICATION DE LA CLAUSE DE RESILIATION DE DROIT INSEREE DANS LA CONVENTION, ALTIPARMAKIAN A RECLAME LA REPARATION DE SON PREJUDICE A LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE TRANSACTIONS IMMOBILIERES, ET COMMERCIALES AINSI QU'A LA GERANTE DE CETTE ENTREPRISE, LA DAME X..., PAR L'INTERMEDIAIRE DESQUELS L'ACTE DE LOCATION-GERANCE AVAIT ETE PASSE, EN ARGUANT DE LA FAUTE QU'ILS AURAIENT COMMISE EN N'ATTIRANT PAS SON ATTENTION SUR LES EXIGENCES DE SON CONTRAT DE BAIL ;<br>
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 ATTENDU QU'ALTIPARMAKIAN FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL DE L'AVOIR DEBOUTE DE SON ACTION AU MOTIF QUE L'EXPULSION FAISANT SUITE A LA RESILIATION N'AVAIT ETE EN FAIT DEMANDEE PAR LE PROPRIETAIRE QUE PARCE QU'ALTIPARMAKIAN N'AVAIT PAS REGLE SES LOYERS, ALORS D'UNE PART, QU'IL Y AURAIT UN LIEN DE CAUSALITE NECESSAIRE ET DIRECT ENTRE LA SOUSCRIPTION DU CONTRAT DE LOCATION-GERANCE IMPUTEE A FAUTE A LA DAME X... ET A LA SOCIETE QU'ELLE DIRIGEAIT ET LA RESILIATION DU BAIL, DES LORS QUE LA DECISION DE JUSTICE CONSACRANT CETTE RESILIATION AVAIT ETE UNIQUEMENT ET DIRECTEMENT MOTIVEE PAR CETTE INFRACTION AU BAIL, ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE LE DEFAUT DE PAIEMENT DE LOYERS N'ENTRAINERAIT PAS NECESSAIREMENT LA RESILIATION DU BAIL, EN L'ABSENCE NOTAMMENT D'UN COMMANDEMENT DE PAYER DONT L'EXISTENCE NE SERAIT PAS CONSTATEE ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU SECOND DEGRE RELEVENT " QU'IL RESULTE DES MOTIFS CONTENUS DANS L'ARRET DU 6 MARS 1968 ORDONNANT L'EXPULSION DE ALTIPARMAKIAN QUE LE PROPRIETAIRE ET LE REGISSEUR TOLERAIENT EN FAIT, A CONDITION QUE LES LOYERS SOIENT REGULIEREMENT PAYES, QU'ALTIPARMAKIAN, COMME IL L'AVAIT DEJA FAIT SANS QUE CELA EUT SOULEVE DE DIFFICULTES, (DONNE) LE FONDS EN LOCATION-GERANCE EN CONTRAVENTION AUX CLAUSES DU BAIL ", ET " QU'A LA DATE OU L'ARRET SUSVISE A ETE RENDU, IL ETAIT REDEVABLE DE LOYERS S'ELEVANT A PLUS DE TROIS MILLE FRANCS " ;<br>
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 QU'ILS ONT PU DEDUIRE DES ELEMENTS DE LA CAUSE, SOUVERAINEMENT APPRECIES PAR EUX, QUE " LA CAUSE GENERATRICE DE L'EXPULSION SE TROUVE DANS LE DEFAUT DE PAIEMENT DES LOYERS " ET QUE PAR SUITE IL N'Y AVAIT AUCUNE RELATION DE CAUSE A EFFET ENTRE LA NEGLIGENCE ALLEGUEE DE L'AGENT D'AFFAIRES ET LE PREJUDICE SUBI PAR ALTIPARMAKIAN ;<br>
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 QU'ILS ONT AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION, ABSTRACTION FAITE DE TOUS AUTRES MOTIFS, ET QUE LE MOYEN NE SAURAIT DONC ETRE ACCUEILLI ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 16 JUIN 1971, PAR LA COUR D'APPEL DE LYON ;<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1957-10-03 Bulletin 1957 V N.906 (2) P.642 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1960-07-04 Bulletin 1960 III N.264 P.245 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre commerciale  ) 1970-02-10 Bulletin 1970 V N.47 P.47 (REJET) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** LOI 1810-04-07 ART. 7
**ECLI:** 
**Résumé:** JUSTIFIENT LEUR DECISION REJETANT LA DEMANDE DE  DOMMAGES-INTERETS D'UN COMMERCANT EXPULSE DE SON FONDS PAR SON  PROPRIETAIRE CONTRE L'AGENT D'AFFAIRES QUI AVAIT DRESSE LE CONTRAT  DE LOCATION-GERANCE DU MEME FONDS SANS AVOIR OBTENU AU PREALABLE L 'AGREMENT DU PROPRIETAIRE AINSI QUE LE PREVOYAIT LE BAIL A PEINE DE  RESILIATION, LES JUGES DU FAIT QUI RETIENNENT QUE LE NON PAYEMENT DE  SES LOYERS PAR L'INTERESSE ETAIT LA CAUSE REELLE DE SON EXPULSION ET  QU'IL N'Y AVAIT DONC AUCUN RAPPORT DE CAUSE A EFFET ENTRE LA  NEGLIGENCE ALLEGUEE DE L'AGENT D'AFFAIRES ET LE PREJUDICE SUBI PAR  LE DEMANDEUR.
**Mots-clés:** AGENT D'AFFAIRES - RESPONSABILITE - FONDS DE COMMERCE -  LOCATION-GERANCE - CONTRAVENTION AU BAIL - RESILIATION - CAUSE - NON  PAYEMENT DES LOYERS - ABSENCE DE LIEN DE CAUSALITE ENTRE LA FAUTE DE  L'AGENT D'AFFAIRES ET LA RESILIATION.,* RESPONSABILITE CONTRACTUELLE - LIEN DE CAUSALITE - AGENT D 'AFFAIRES - FONDS DE COMMERCE - LOCATION GERANCE - CONTRAVENTION DU  BAIL - RESILIATION - CAUSE - NON PAYEMENT DES LOYERS.,* FONDS DE COMMERCE - GERANCE LIBRE - BAIL COMMERCIAL - CLAUSE L 'INTERDISANT - RESILIATION DU BAIL - CAUSE - NON PAYEMENT DES LOYERS  - AGENT D'AFFAIRES - NEGOCIATION DE LA GERANCE - RESPONSABILITE -  ABSENCE DE LIEN DE CAUSALITE.