# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 9 janvier 1973, 71-11.918, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006989698
**Date de décision:** 1973-01-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006989698

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE QUE MARTINEZ , QUI AVAIT ETE ADMIS A LA CLINIQUE SAINT-DAMIEN POUR Y SUBIR UNE OPERATION, A EU LE NERF SCIATIQUE LESE A LA SUITE D'UNE PIQURE PRENARCOTIQUE INTRAMUSCULAIRE PRESCRITE PAR LE MEDECIN-ANESTHESISTE ET EFFECTUEE PAR LA DEMOISELLE X..., AIDE-SOIGNANTE DE LA CLINIQUE, NON TITULAIRE DU DIPLOME D'INFIRMIERE ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL A DECLARE LA CLINIQUE RESPONSABLE, VIS-A-VIS DE MARTINEZ , DE LA FAUTE COMMISE PAR SON EMPLOYEE ;<br>
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 ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR ECARTE LA RESPONSABILITE DU MEDECIN-ANESTHESISTE , ALORS, D'UNE PART, QUE L'ARRETE MINISTERIEL DU 20 DECEMBRE 1960 AUTORISAIT LES SEULS AUXILIAIRES MEDICAUX QUALIFIES A PROCEDER A L'INJECTION LITIGIEUSE, ET QUE LES JUGES D'APPEL ONT CONSTATE QUE LA DEMOISELLE X... N'AVAIT PAS LA QUALIFICATION REQUISE POUR L'EFFECTUER, ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE LE MEDECIN AURAIT DU S'ASSURER QUE LA DEMOISELLE X... AVAIT LA QUALIFICATION NECESSAIRE POUR ADMINISTRER LA PIQURE PRENARCOTIQUE , AINSI QU'IL ETAIT SOUTENU DANS DES CONCLUSIONS QUI SERAIENT DEMEUREES SANS REPONSE, EN SORTE QUE LA PIQURE CONFIEE PAR LE MEDECIN A LA DEMOISELLE X... AURAIT ENGAGE LA RESPONSABILITE DE CE PRATICIEN ET NON CELLE DE LA CLINIQUE ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL QUI, CONTRAIREMENT AUX ALLEGATIONS DU POURVOI, N'A PAS DECLARE QUE LE MEDECIN-ANESTHESISTE AVAIT CONFIE A LA DEMOISELLE X... LE SOIN DE FAIRE LA PIQURE PRENARCOTIQUE, A ENONCE QUE CETTE PIQURE QUI, AUX TERMES DE L'ARTICLE 4 DE L'ARRETE MINISTERIEL DU 21 DECEMBRE 1960 POUVAIT ETRE FAITE HORS LA PRESENCE DU MEDECIN QUI L'AVAIT PRESCRITE, AVAIT ETE MALADROITEMENT EXECUTEE PAR LA DEMOISELLE X..., PREPOSEE DE LA CLINIQUE, ET DONT CELLE-CI ETAIT RESPONSABLE ;<br>
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 QUE PAR CES MOTIFS, EXCLUANT LA RESPONSABILITE DU MEDECIN-ANESTHESISTE, LES JUGES DU SECOND DEGRE, REPONDANT AUX CONCLUSIONS DONT ILS ETAIENT SAISIS, ONT LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION ;<br>
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 QU'AINSI LE MOYEN N'EST FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 2 MARS 1971 PAR LA COUR D'APPEL DE COLMAR<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1955-11-15 Bulletin 1955 I N. 393 P. 318 (REJET) ET L'ARRET CITE CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1963-06-11 Bulletin 1963 I N. 308 (1) P. 262 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Arrêté  1960-12-21 ART. 4,Code civil 1384 AL. 5
**ECLI:** 
**Résumé:** LES JUGES DU FOND JUSTIFIENT LEGALEMENT LEUR DECISION QUI  DECLARE UNE CLINIQUE RESPONSABLE DES CONSEQUENCES DE L'EXECUTION  MALADROITE D'UNE PIQURE PAR SON INFIRMIERE, QUI N'AVAIT PAS LA  QUALIFICATION REQUISE, ET ECARTE LA RESPONSABILITE DU MEDECIN  ANESTHESISTE, EN ENONCANT QUE CETTE PIQURE, QUI AUX TERMES DE L 'ARTICLE 4 DE L'ARRETE MINISTERIEL DU 21 DECEMBRE 1960, POUVAIT ETRE  FAITE HORS DE LA PRESENCE DU MEDECIN QUI L'AVAIT PRESCRITE, N'AVAIT  PAS ETE CONFIEE PAR LE MEDECIN A L'INFIRMIERE QUI L'AVAIT PRATIQUEE  LAQUELLE, PREPOSEE DE LA CLINIQUE, ENGAGEAIT LA RESPONSABILITE DE  CETTE DERNIERE.
**Mots-clés:** CLINIQUE PRIVEE - RESPONSABILITE - COMMETTANT PREPOSE - LIEN DE  SUBORDINATION - ACTE MEDICAL EXECUTE PAR UNE AIDE-SOIGNANTE - ACTE  CONFORME A LA REGLEMENTATION EN VIGUEUR.,* RESPONSABILITE CIVILE - COMMETTANT PREPOSE - LIEN DE  SUBORDINATION - CLINIQUE PRIVEE - AUXILIAIRES MEDICAUX - FAUTE -  INJECTION - LESION DU NERF SCIATIQUE.,* MEDECIN CHIRURGIEN - MEDECIN ANESTHESISTE - RESPONSABILITE -  PIQURE - EXECUTION PAR UNE AIDE SOIGNANTE - PREPOSEE DE L 'ETABLISSEMENT - RESPONSABILITE DE L'ETABLISSEMENT.,* MEDECIN CHIRURGIEN - ACTE MEDICAL - REGLEMENTATION - ACTE POUVANT  ETRE EXECUTE PAR UN AUXILIAIRE MEDICAL HORS LA PRESENCE DU MEDECIN -  INJECTION INTRA-MUSCULAIRE - FAUTE - RESPONSABILITE DU MEDECIN (NON