# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 29 novembre 1973, 72-40.686, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991256
**Date de décision:** 1973-11-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991256

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, ATTENDU QUE, POUR CONDAMNER "LA VIE DES METIERS" A PAYER A SEBILLOTTE, JOURNALISTE QU'ELLE AVAIT LICENCIE, LE 30 AVRIL 1971, UN COMPLEMENT D'INDEMNITE COMPENSATRICE DE CONGES-PAYES, LE JUGEMENT ATTAQUE A ESTIME QU'IL Y AVAIT LIEU D'INCLURE DANS LA SOMME SERVANT DE BASE AU CALCUL DE LADITE INDEMNITE LE TREIZIEME MOIS INSTITUE PAR L'ARTICLE 18 DE LA CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DE TRAVAIL DES JOURNALISTES ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, SANS REPONDRE, QUEL QUE PUISSE EN ETRE LE MERITE, AUX CONCLUSIONS OU "LA VIE DES METIERS" FAISAIT VALOIR QUE, SELON CET ARTICLE, IL SERA VERSE AU JOURNALISTE LICENCIE OU DEMISSIONNAIRE EN COURS D'ANNEE, AU TITRE DE CE SALAIRE DIT "MOIS DOUBLE" OU "TREIZIEME MOIS", UN NOMBRE DE DOUZIEMES EGAL AU NOMBRE DE MOIS PASSES DANS L'ENTREPRISE DEPUIS LE 1ER JANVIER, CE DONT IL POUVAIT RESULTER QUE CE TREIZIEME MOIS, ACQUIS MOIS PAR MOIS, COUVRAIT A LA FOIS LES PERIODES DE PRESENCE EFFECTIVE ET DE CONGES-PAYES ET, PAR SUITE, NE POUVAIT ETRE PRIS EN CONSIDERATION UNE DEUXIEME FOIS POUR LE CALCUL DE L'INDEMNITE COMPENSATRICE DE CONGES-PAYES, LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES N'A PAS SATISFAIT AUX EXIGENCES DU TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU LE 16 JUIN 1972 PAR LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE PARIS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE CONSEIL DES PRUD'HOMMES DE VERSAILLES.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DE TRAVAIL DES JOURNALISTES,LOI 1810-04-20 ART. 7
**ECLI:** 
**Résumé:** LES JUGES DU FOND NE PEUVENT PAS CONDAMNER L'EXPLOITANT D 'UNE REVUE A PAYER A UN JOURNALISTE QU'IL A LICENCIE UN COMPLEMENT D 'INDEMNITE COMPENSATRICE DE CONGES PAYES, AU MOTIF QU'IL Y A LIEU D 'INCLURE DANS LA SOMME SERVANT DE BASE AU CALCUL DE CETTE INDEMNITE  LE TREIZIEME MOIS INSTITUE PAR L'ARTICLE 18 DE LA CONVENTION  COLLECTIVE NATIONALE DE TRAVAIL DES JOURNALISTES, SANS REPONDRE AUX  CONCLUSIONS DE L'EMPLOYEUR FAISANT VALOIR QUE, SELON CET ARTICLE, IL  SERA VERSE AU JOURNALISTE LICENCIE OU DEMISSIONNAIRE EN COURS D 'ANNEE, AU TITRE DE CE TREIZIEME MOIS UN NOMBRE DE DOUZIEME EGAL AU  NOMBRE DE MOIS PASSES DANS L'ENTREPRISE DEPUIS LE 1ER JANVIER, ET QU 'AINSI CE TREIZIEME MOIS, ACQUIS MOIS PAR MOIS, COUVRE A LA FOIS LES  PERIODES DE PRESENCE EFFECTIVE ET DE CONGES PAYES, ET NE PEUT ETRE  PRIS EN CONSIDERATION UNE SECONDE FOIS POUR LE CALCUL DE L'INDEMNITE  COMPENSATRICE DE CONGES PAYES.
**Mots-clés:** TRAVAIL REGLEMENTATION - CONGES PAYES - INDEMNITES - CALCUL -  ASSIETTE - REMUNERATION TOTALE - PRIMES ET GRATIFICATIONS - PRIME DE  FIN D'ANNEE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - PRIMES - PRIME DE FIN D'ANNEE -  EXCLUSION DE L'ASSIETTE DES CONGES PAYES - CONCLUSIONS - ABSENCE DE  REPONSE.,* CONVENTIONS COLLECTIVES - PRESSE - CONVENTION COLLECTIVE  NATIONALE DE TRAVAIL DES JOURNALISTES - EXCLUSION DE L'ASSIETTE DES  CONGES PAYES - CONCLUSIONS - ABSENCE DE REPONSE.