# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 30 juin 1982, 81-12.790, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007011112
**Date de décision:** 1982-06-30
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007011112

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE, SUR LE FONDEMENT DE LA LOI DU 26 DECEMBRE 1964, LE DOCTEUR X... A DEMANDE LA VALIDATION GRATUITE AU TITRE DE L'ASSURANCE VIEILLESSE DES PERIODES DE 1941 A 1942 ET DE 1945 A 1948, AU COURS DESQUELLES IL AVAIT EXERCE SON ACTIVITE EN ALGERIE POUR LE COMPTE D'UN DISPENSAIRE ;<br>
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 QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE D'AVOIR DIT QUE LA CAISSE DEVAIT PRENDRE EN COMPTE LES PERIODES LITIGIEUSES COMME AYANT DONNE LIEU POUR PARTIE A UNE ACTIVITE SALARIE COMPORTANT CHAQUE SEMAINE TROIS VISITES A DOMICILE, ALORS, D'UNE PART, QUE LA COUR D'APPEL, APRES AVOIR CONSTATE LE CARACTERE BENEVOLE ET DE BIENFAISANCE DE SON ACTIVITE, S'EST CONTREDITE EN TENANT POUR ETABLI QUE LES SOMMES VERSEES A M X..., ET D DONT LE MONTANT N'ETAIT PAS PRECISE, CONSTITUAIENT UNE REMUNERATION D'ACTES MEDICAUX ;<br>
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 ET ALORS, D'AUTRE PART, QU'ELLE A DENATURE LES CONCLUSIONS DE LA CAISSE QUI AVAIT SEULEMENT ADMIS QUE CES SOMMES ETAIENT VERSEES EN REMBOURSEMENT DE SES FRAIS DE DEPLACEMENT ET NON A TITRE DE SALAIRES, ET QU'AYANT OMIS DE RECHERCHER LA NATURE DE CES VERSEMENTS, ELLE N'A PAS MIS LA COUR DE CASSATION EN MESURE D'EXERCER SON CONTROLE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LES JUGES D'APPEL RELEVANT QUE LA REALITE DES ACTIVITES DE M X... DURANT LES PERIODES LITIGIEUSES ^'ETAIT PAS CONTESTEE, ONT OBSERVE QUE SI UNE PARTIE DE CELLES-CI ETAIT BENEVOLE ETNE POUVAIT ETRE RETENUE COMME UNE ACTIVIITE SALARIEE, LA CAISSE N'EN AVAIT PAS MOINS ADMIS QUE CE MEDECIN RECEVAIT, POUR TROIS VISITES PAR SEMAINE, UNE SOMME FORFAITAIRE, QUE, SANS SE CONTREDIRE, ILS ONT ESTIME QUE CES PAIEMENTS POUR DES VISITES FAITES AUX INDIGENTS ET EFFECTUEES A LA FIN DE CHAQUE MOIS AU TITRE DE L'ASSISTANCE MEDICALE DEVAIENT ETRE CONSIDEREES COMME LA REMUNERATION DES ACTES MEDICAUX ACCOMPLIS SUR LES INSTRUCTIONS DU DISPENSAIRE ET NON COMME DE SIMPLES REMBOURSEMENTS DE FRAIS ;<br>
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QUE, PAR CETTE APPRECIATION DES ELEMENTS DE LA CAUSE, EXEMPTE DE DENATURATION ET QUI ECHAPPE AU CONTROLE DE LA COUR DE CASSATION, LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 20 FEVRIER 1981 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1981-11-26 Bulletin 1981 V N. 925 p. 685 (REJET) et les arrêts cités<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Justifient leur décision validant au titre de l'assurance vieillesse des périodes au cours desquelles un médecin avait exercé en Algérie pour le compte d'un dispensaire, les juges d'appel qui, relevant que la réalité de ses activités durant les périodes litigieuses n'était pas contestée, observent que si une partie de celles-ci était bénévole et ne pouvait être retenue comme une activité salariée, la caisse n'en a pas moins admis qu'il recevait mensuellement pour des visites faites à des indigents, des sommes forfaitaires qui devaient être considérées comme la rémunération d'actes médicaux accomplis sur les instructions du dispensaire et non comme de simples remboursements de frais.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE ASSURANCES SOCIALES - Vieillesse - Pension - Conditions - Périodes d'assurance - Périodes de travail en Algérie - Activité salariée - Médecin - Médecin d'un dispensaire.,* ALGERIE - Rapatriés - Sécurité sociale - Assurances sociales - Vieillesse - Pension - Conditions - Périodes d'assurance - Périodes de travail en Algérie - Activité salariée - Médecin - Médecin d'un dispensaire.,* MEDECIN CHIRURGIEN - Sécurité sociale - Assurances sociales - Vieillesse - Pension - Conditions - Périodes d'assurance - Périodes de travail en Algérie - Activité salariée - Médecin - Médecin d'un dispensaire.