# Conseil d'Etat, 9 / 8 SSR, du 15 octobre 1997, 158981, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007954993
**Date de décision:** 1997-10-15
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 9 / 8 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007954993

## Contenu de la décision

<br>    Vu, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 1er juin 1994, l'ordonnance du 26 mai 1994 par laquelle le président de la cour administrative d'appel de Nancy transmet au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 75 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, la requête présentée devant cette Cour par le PREFET DES ARDENNES ;<br>    Vu la requête, enregistrée le 5 avril 1994 au greffe de la cour administrative de Nancy, présentée par le PREFET DES ARDENNES, et tendant :<br>    1°) à l'annulation du jugement du 25 janvier 1994 par lequel le tribunal administratif de Nancy a rejeté son déféré tendant à l'annulation, d'une part, de la délibération du 18 juin 1993 du conseil municipal de Revin classant en première catégorie, pour l'attribution de l'indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires (IFTS), les attachés territoriaux de première classe, d'autre part, de l'arrêté du 23 juillet 1993 du maire de Revin attribuant à M. Alain X... cette indemnité au taux moyen de première catégorie ;<br>    2°) à l'annulation pour excès de pouvoir de cette délibération et de cet arrêté ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, modifiée ;<br>    Vu le décret n° 68-560 du 19 juin 1968 et l'arrêté interministériel du 21 juin 1968, modifié, pris pour son application ;<br>    Vu les décrets n° 87-1099 et 87-1100 du 30 décembre 1987 ;<br>    Vu le décret n° 91-875 du 6 septembre 1991 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Hourdin, Maître des Requêtes,<br>    - les conclusions de M. Loloum, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 1er du décret n° 91-875 du 6 septembre 1991, pris pour l'application du premier alinéa de l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984, portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, modifiée : "Le régime indemnitaire fixé par les assemblées délibérantes des collectivités territoriales ... pour les différentes catégories de fonctionnaires territoriaux ne doit pas être plus favorable que celui dont bénéficient les fonctionnaires de l'Etat exerçant des fonctions équivalentes. - Le tableau joint en annexe établit les équivalences avec la fonction publique de l'Etat des différents grades des cadres d'emplois de la fonction publique territoriale dans le domaine de l'administration générale et dans le domaine technique" ; que l'article 3 du même décret et le A de son annexe précisent que l'indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires instituée au profit de certains personnels de l'Etat par le décret n° 68-560 du 19 juin 1968 peut être attribuée, notamment, aux fonctionnaires territoriaux d'administration générale, et, en particulier, aux attachés territoriaux ; qu'aux termes de l'article 1er de l'arrêté interministériel du 21 juin 1968, pris en application du décret précité du 19 juin 1968 et relatif aux indemnités forfaitaires pour travaux supplémentaires allouées à certains personnels titulaires des services extérieurs : "Les bénéficiaires de l'indemnité forfaitaire ... sont répartis en trois catégories : 1ère catégorie - agents appartenant à un grade dont l'indice brut de début est au moins égal à 480 ; 2ème catégorie - agents appartenant à un grade dont l'indice brut terminal est au moins égal à 500 ; 3ème catégorie - agents appartenant à un grade dont l'indice brut terminal est inférieur à 500. Pour l'application des dispositions figurant au tableau ci-dessus, toutes les classes dont les échelons sont attachés à une même dénomination de grade, y compris les classes exceptionnelles ou hors classe, sont considérées comme formant un grade unique" ;<br>
<br>    Considérant que, selon l'article 1er du décret n° 87-1099 du 30 décembre 1987, portant statut particulier du cadre d'emplois des attachés territoriaux : " ... Ce cadre d'emplois comprend les grades d'attaché, d'attaché principal, de directeur territorial. Le grade d'attaché comporte deux classes ..." ; que, dès lors, et bien qu'en vertu de l'article 50 de la loi du 26 janvier 1984, la classe soit assimilée au grade lorsqu'elle s'acquiert selon la procédure fixée pour l'avancement de grade, ce qui, en vertu de l'article 18 du décret précité du 30 décembre 1987, est le cas pour la 1ère classe des attachés territoriaux, les attachés territoriaux de 1ère classe doivent être rattachés, pour l'attribution de l'indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires, au grade d'attaché territorial, dont, en vertu de l'article 1er du décret n° 87-1100 du30 décembre 1987, l'indice brut de début est de 340 et l'indice brut terminal est de 780, ce qui les range dans la deuxième des catégories ci-dessus énumérées ; que le taux moyen annuel de l'indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires auquel ils peuvent prétendre est, en vertu de l'arrêté du 5 novembre 1991, en vigueur à la date de la délibération attaquée, celui de 6 024 F qui correspond aux agents de deuxième catégorie, et non celui de 8 138 F, qui correspond, en vertu du même arrêté, aux agents de 1ère catégorie ;<br>    Considérant que le PREFET DES ARDENNES est, dès lors, fondé, d'une part, à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Châlons-surMarne a rejeté son déféré tendant à l'annulation de la délibération du 18 juin 1993 du conseil municipal de Revin, décidant d'attribuer aux attachés territoriaux de première classe un taux individuel moyen annuel d'indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires de 8 138 F, ainsi que de l'arrêté du maire de Revin du 23 juillet 1993, allouant une prime de ce montant à M. X..., attaché territorial de 1ère classe et secrétaire général de la mairie, d'autre part, à demander l'annulation de cette délibération et de cet arrêté ;<br>Article 1er : Le jugement du 25 janvier 1994 du tribunal administratif de Châlons-sur-Marne est annulé.<br>Article 2 : La délibération du 18 juin 1993 du conseil municipal de Revin et l'arrêté du 23 juillet 1993 du maire de cette commune sont annulés.<br>Article 3 : La présente décision sera notifiée au PREFET DES ARDENNES, à la commune de Revin et au ministre de l'intérieur.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Arrêté 1968-06-21 art. 1,Décret 68-560 1968-06-19,Décret 87-1099 1987-12-30 art. 1, art. 18,Décret 87-1100 1987-12-30 art. 1,Décret 91-875 1991-09-06 art. 1, art. 3, annexe,Loi 84-53 1984-01-26 art. 88, art. 50
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 36-07-01-03 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - STATUTS, DROITS, OBLIGATIONS ET GARANTIES - STATUT GENERAL DES FONCTIONNAIRES DE L'ETAT ET DES COLLECTIVITES LOCALES - DISPOSITIONS STATUTAIRES RELATIVES A LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE (LOI DU 26 JANVIER 1984).