# Conseil d'Etat, 7 /10 SSR, du 23 juillet 1993, 130522 130542, mentionné aux tables du recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007837671
**Date de décision:** 1993-07-23
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 /10 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007837671

## Contenu de la décision

<br>    Vu 1°), sous le n° 130 522, l'ordonnance en date du 7 octobre 1991, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 30 octobre 1991, par laquelle le Président du tribunal administratif de Paris a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article 81 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, la demande présentée à ce tribunal par M. X... ;<br>    Vu la demande enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris le 25 septembre 1991, présentée par M. Gérard X..., demeurant ... et tendant d'une part, à l'annulation de la décision du 22 janvier 1991 par laquelle le ministre de la défense a refusé de lui payer la somme de 102 300 F au titre du remboursement des équipements laissés à son successeur dans le logement qu'il occupait à Luanda (Angola), d'autre part, à la condamnation de l'Etat à lui verser ladite somme et les intérêts y afférents, une indemnité de 50 000 F pour troubles dans ses conditions d'existence et une somme de 5 000 F au titre des frais irrépétibles ;<br>    Vu 2°), sous le n° 130 542, l'ordonnance en date du 7 octobre 1991, enregistrée au secrétariat du Conseil d'Etat le 30 octobre 1991, par laquelle le Président du tribunal administratif de Paris a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article 81 du code des tribunaux administratifs et cours administratives d'appel, la demande présentée à ce tribunal par M. X... ;<br>    Vu la demande enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris le 25 septembre 1991, présentée par M. Gérard X..., demeurant ... et tendant d'une part, à la condamnation de l'Etat à lui verser les sommes de 102 300 F représentant le montant des équipements fixes du logement qu'il a laissé vacant à son départ de Luanda, de 50 000 F pour trouble anormal dans ses conditions d'existence, les intérêts légaux sur la somme de 102 300 F, et 5 000 F au titre des frais irrépétibles, d'autre part, à ce que lui soit attribuée une provision de 90 000 F à valoir sur la somme qui lui est due par l'Etat ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. de Lesquen, Auditeur,<br>    - les observations de la S.C.P. Masse-Dessen, Georges, Thouvenin, avocat de M. Gérard X...,<br>    - les conclusions de M. Fratacci, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que les requêtes de M. X... présentent à juger la même question ; qu'il y a lieu de les joindre pour y statuer par une même décision ;<br>    Considérant que le litige qui oppose M. X..., qui était conseiller à l'ambassade de France en Angola, au ministre de la défense pour la prise en charge financière par l'Etat, à l'occasion d la reprise de son appartement à Luanda par l'attaché de défense nouvellement nommé à l'ambassade de France, des matériels supplémentaires qu'il avait installés dans cet appartement ne peut être regardé comme "un litige relatif à la situation individuelle d'un fonctionnaire nommé par décret du Président de la République" relevant, aux termes du 2° du décret du 30 septembre 1953 modifié par le décret du 28 janvier 1969, de la compétence en premier et dernier ressort du Conseil d'Etat ; qu'il y a lieu, par suite, de transmettre ces requêtes au tribunal administratif de Paris ;<br>Article 1er : Le jugement des conclusions des requêtes de M. X... est attribué au tribunal administratif de Paris.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X... et au ministre d'Etat, ministre de la défense.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Attribution de compétence
**Lois appliquées:** Décret 53-934 1953-09-30,Décret 69-87 1969-01-28
**ECLI:** 
**Résumé:** 17-05-01-01-006        Fût-il conseiller à l'ambassade de France en Angola, et dès lors nommé par décret du Président de la République, le litige qui oppose M. S. à l'Etat pour la prise en charge financière par l'Etat, à l'occasion de la reprise de son appartement à Luanda par l'attaché de défense nouvellement nommé à l'ambassade de France, des matériels supplémentaires qu'il avait installés dans cet appartement, ne peut être regardé comme un litige relatif à la situation individuelle d'un fonctionnaire nommé par décret du Président de la République. Renvoi au tribunal administratif de Paris, la décision émanant du ministre de la défense.
**Mots-clés:** 17-05-01-01-006 COMPETENCE - COMPETENCE A L'INTERIEUR DE LA JURIDICTION ADMINISTRATIVE - COMPETENCE EN PREMIER RESSORT DES TRIBUNAUX ADMINISTRATIFS - COMPETENCE MATERIELLE - LITIGE N'ETANT PAS UN LITIGE RELATIF A LA SITUATION INDIVIDUELLE DE FONCTIONNAIRES NOMMES PAR DECRET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE -Litiges n'étant pas relatifs à la situation des fonctionnaires concernés - Litige opposant un conseiller à l'ambassade de France en Angola à l'Etat pour la prise en charge financière de matériels laissés dans son logement.