# Cour Administrative d'Appel de Nancy, 2ème chambre - formation à 3, 18/01/2007, 03NC00955, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000017998390
**Date de décision:** 2007-01-18
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nancy
**Formation:** 2ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000017998390

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 9 septembre 2003, présentée pour Mme Denise  VEUVE  , élisant domicile ... par Me Pougeoise, avocat ;
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         Mme  demande à la Cour :
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         1°) d'annuler le jugement n°97-664 du 3 décembre 2002 du Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne ; 
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         2°) de prononcer la décharge de la cotisation supplémentaire à l'impôt sur le revenu à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 1990 ;
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         3°) d'ordonner la restitution des sommes imposées majorées des intérêts moratoires ;
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         4°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
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         Elle soutient que quel que soit le résultat final d'une vérification de comptabilité, le contribuable dispose du délai spécial prévu à l'article R. 196-3 du livre des procédures fiscales pour présenter une réclamation ; que, dès lors, la réclamation qu'elle a présentée le 10 mai 1995 a été déclarée à tort irrecevable ; que la doctrine administrative 13 O-2123 du 1er décembre 1990 a précisé la portée du délai spécial ; que la cessation d'une indivision n'équivalant à une cessation d'activité qu'à l'égard de l'indivisaire qui se retire, les plus values n'auraient du être dégagées à la date du décès de son mari que sur ses biens propres et la moitié des immobilisations de communauté ; qu'elle entend se prévaloir de l'instruction 4B-1.80 ; que le stock d'une exploitation agricole placée sous le régime du bénéfice réel doit être évalué d'après le prix de revient et non d'après la valeur vénale ; qu'elle entend se prévaloir de la doctrine 5 E-4.77 ;
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         Vu le jugement attaqué ;
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         Vu le mémoire, enregistré le 30 janvier 2004, présenté par le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie ; le ministre conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens ne sont pas fondés ;  
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         Vu les autres pièces du dossier ; 
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         Vu le code général des impôts ;
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         Vu le livre des procédures fiscales ;       
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         Vu le code de justice administrative ;
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         Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
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         Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 14 décembre 2006 :
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         - le rapport de Mme Richer, président,
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         - et les conclusions de M. Lion, commissaire du gouvernement ;
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         Considérant qu'aux termes de l'article R.196-2 du livre des procédures fiscales : Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant () : a. L'année de la mise en recouvrement du rôle (); qu'aux termes de l'article R.196-3 du même livre : Dans le cas où un contribuable fait l'objet d'une procédure de reprise ou de redressement de la part de l'administration des impôts, il dispose d'un délai égal à celui de l'administration pour présenter ses propres réclamations ; 
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         Considérant, d'une part, que pour solliciter l'annulation du jugement attaqué par lequel le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté sa demande tendant à la réduction de la cotisation à l'impôt sur le revenu à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 1990 au motif qu'elle ne pouvait prétendre au délai spécial mentionné à l'article R 196-3 sus-rappelé, Mme  reprend l'argumentation développée devant le tribunal administratif, sans ajouter d'élément nouveau ; qu'elle n'établit pas, dès lors, que les premiers juges auraient, par les motifs qu'ils ont retenus et qu'il y a lieu d'adopter, commis une erreur en écartant ce moyen ;
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         Considérant, d'autre part, que si Mme  invoque le bénéfice du n° 9 de l'instruction administrative 13 O-2123 du 1er décembre 1990, elle ne peut utilement se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, de cette instruction, qui concerne la procédure contentieuse ; 
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         Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme  n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté sa demande ; que doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
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                                    DÉCIDE :
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Article 1er : La requête de Mme  est rejetée.
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Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme Denise  et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
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N° 03NC00955
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**