# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 9 février 1966, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006971509
**Date de décision:** 1966-02-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006971509

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE, POUR ACCUEILLIR LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE DU MARI, L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, QUI A PRONONCE LE DIVORCE D'ENTRE LES EPOUX X..., AUX TORTS RECIPROQUES, A RETENU QUE DAME X..., QUI S'ETAIT MARIEE POUR DONNER UN NOM A L'ENFANT DONT ELLE ETAIT ALORS ENCEINTE, AVAIT TOUJOURS TEMOIGNE LA PLUS GRANDE FROIDEUR A SON MARI ;<br>
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 QU'APRES QUELQUES SEMAINES DE CO-HABITATION, ELLE S'ETAIT SEPAREE DE LUI POUR S'INSTALLER DEFINITIVEMENT CHEZ SA MERE ET PRESENTER SA REQUETE EN DIVORCE ;<br>
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 QU'ELLE N'AVAIT CESSE DE GENER, VOIRE DE PARALYSER L'EXERCICE DU DROIT DE VISITE DE SON EPOUX, OBLIGEANT CELUI-CI A RECOURIR A UNE SOMMATION D'HUISSIER POUR SE FAIRE REPRESENTER L'ENFANT OU ENCORE S'OPPOSANT A L'EXERCICE DU DROIT DE VISITE DU 1ER JUILLET AU 15 SEPTEMBRE EN INVOQUANT LES VACANCES ;<br>
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ATTENDU QU'EN ESTIMANT SOUVERAINEMENT QUE CES FAITS CONSTITUAIENT UNE VIOLATION GRAVE ET RENOUVELEE DES DEVOIRS ET OBLIGATIONS DU MARIAGE, DE NATURE A RENDRE INTOLERABLE LE MAINTIEN DU LIEN CONJUGAL, LA COUR D'APPEL, SANS SE CONTREDIRE NI DENATURER AUCUN DOCUMENT, A CONTRAIREMENT A LA PRETENTION DU POURVOI, LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 2 OCTOBRE 1964 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS. N° 64-14 268 DAME X... C / X.... PRESIDENT : M DROUILLAT - RAPPORTEUR : M CONSTANT - AVOCAT GENERAL : M SCHMELCK - AVOCATS : MM RAVEL ET DE GRANDMAISON.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** JUSTIFIENT LEGALEMENT LEUR DECISION ACCUEILLANT LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE EN DIVORCE D'UN MARI LES JUGES DU FOND QUI RETIENNENT QUE L'EPOUSE, LAQUELLE S'ETAIT MARIEE POUR DONNER UN NOM A L'ENFANT DONT ELLE ETAIT ENCEINTE, AVAIT TOUJOURS TEMOIGNE LA PLUS GRANDE FROIDEUR A SON MARI, QU'ELLE S'ETAIT SEPAREE DE LUI APRES QUELQUES SEMAINES DE COHABITATION POUR S'INSTALLER DEFINITIVEMENT CHEZ SA MERE ET PRESENTER SA REQUETE EN DIVORCE, QU'ELLE N'AVAIT CESSE DE GENER, VOIRE DE PARALYSER L'EXERCICE DU DROIT DE VISITE DE SON EPOUX, OBLIGEANT CELUI-CI A RECOURIR A UNE SOMMATION D'HUISSIER POUR SE FAIRE REPRESENTER L'ENFANT.
**Mots-clés:** DIVORCE - SEPARATION DE CORPS    CAUSES    EXCES, SEVICES, INJURES GRAVES    ENFANT    DROIT DE VISITE    EPOUSE PARALYSANT LE DROIT DE VISITE DU PERE