# Cour administrative d'appel de Paris, 5ème chambre - Formation B, du 6 novembre 2006, 03PA04798, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007451992
**Date de décision:** 2006-11-06
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Paris
**Formation:** 5EME CHAMBRE - FORMATION B
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007451992

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 26 décembre 2003, présentée pour M. Ernest X, demeurant ..., par la SCP Dreyfus-Schmidt-Ohana-Lietta  ; M. X demande à la cour  :
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       1°) d'annuler le jugement n° 9718012/1 du 22 octobre 2003 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté ses requêtes tendant à la décharge des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 1992 et 1993  ; 
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       2°) de prononcer la décharge des impositions contestées et des pénalités y afférentes  ; 
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       3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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       Vu les autres pièces du dossier  ;
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       Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales  ;
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       Vu le code de justice administrative  ;
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 16 octobre 2006  :
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       - le rapport de M. Francfort, rapporteur,
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       - et les conclusions de M. Adrot, commissaire du gouvernement  ;
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       Sur le bien-fondé de l'imposition  : 
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       Considérant qu'aux termes de l'article 111 du code général des impôts  : « Sont notamment considérés comme revenus distribués  : a) Sauf preuve contraire, les sommes mises à la disposition des associés directement ou par personnes ou sociétés interposées à titre d'avances, de prêts ou d'acomptes. Nonobstant toutes dispositions contraires, lorsque ces sommes sont remboursées () à la personne morale qui les avait versées, la fraction des impositions auxquelles leur attribution avait donné lieu est restituée aux bénéficiaires ou à leurs ayant cause dans des conditions et suivant des modalités fixées par décret »  ; 
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       Considérant qu'à l'occasion de la vérification de la comptabilité de la société ISN, l'administration a constaté l'existence dans les écritures de cette société d'un compte courant constamment débiteur appartenant à la SNC X Gestion  ; qu'elle a, sur le fondement des dispositions précitées, redressé du montant des avances correspondantes le revenu de M. X, associé majoritaire de la Sarl ISN et co-gérant associé de la SNC X Gestion  ; 
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       Sur l'application de la loi fiscale  :
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       Considérant que le requérant fait valoir que la société X Gestion ayant été dissoute le 4 décembre 1994, la dette de ladite société s'est trouvée éteinte à cette date par son transfert à la Société Financière X  ; que toutefois, à la clôture des exercices 1992 et 1993, cette dette figurait toujours dans les écritures de la société ISN à la charge de la SNC X Gestion, laquelle n'a au surplus été liquidée et radiée du registre du commerce qu'au cours de l'année 1995  ; qu'aucun remboursement n'étant, par suite, intervenu avant l'engagement du contrôle, c'est par une exacte application des dispositions précitées du code général des impôts que l'administration a qualifié les sommes en cause de revenus distribués et a rehaussé en conséquence le revenu taxable des associés de la SNC X Gestion, dont M. X  ;
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       Sur la doctrine administrative  : 
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       Considérant que le requérant invoque la doctrine administrative 4 J 1212 n°18 du 1er septembre 1989, qui permet une dispense d'application de dispositions de l'article 111-a précité lorsque des sociétés mères contrôlant un groupe de filiales jouent vis-à-vis desdites filiales le rôle d'un établissement financier  ; qu'à cet effet M. X se prévaut d'avances versées par la société X Gestion à la société Lauquin X  ; que toutefois le versement de telles avances ne résulte d'aucune pièce versée au dossier  ; qu'ainsi le requérant, qui au surplus n'a versé aux débats aucune convention de trésorerie, ne peut être regardé comme entrant dans le champ de la doctrine qu'il invoque  ; 
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande  ;
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       Sur les conclusions de M. X tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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       Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à M. X la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens  ;
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D É C I D E  :
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     Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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N° 03PA04798
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**