# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 29 mai 1973, 72-40.461, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006990767
**Date de décision:** 1973-05-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006990767

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU LES ARTICLES 1134 ET 1184 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QUE X... AVAIT ETE ENGAGE PAR LA SOCIETE SENCOFREX EN QUALITE DE DIRECTEUR TECHNIQUE POUR UNE DUREE DE CINQ ANNEES A COMPTER DU 19 JANVIER 1969 ;<br>
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 QUE L'ACCORD CONCLU ENTRE LES PARTIES PREVOYAIT QU' " UNE CONDITION ESSENTIELLE DU PRESENT CONTRAT EST L'ENGAGEMENT PRIS PAR M X... DE REALISER MENSUELLEMENT ET SUR UNE MOYENNE ANNUELLE, UN CHIFFRE D'AFFAIRES HORS TAXE DE 75000 FRANCS " ;<br>
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 QUE, PAR LETTRE DU 23 MAI 1970, LA SOCIETE, DECLARANT QU'ELLE CESSAIT TOUTE ACTIVITE, FAISAIT SAVOIR A L'INTERESSE QU'ELLE ETAIT OBLIGEE DE SE SEPARER DE LUI A COMPTER DU 1ER JUILLET SUIVANT ;<br>
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 QUE X... AYANT CITE SON EMPLOYEUR POUR LUI RECLAMER NOTAMMENT LE MONTANT DES SALAIRES ET AVANTAGES QU'IL AURAIT PERCUS JUSQU'A L'EXPIRATION DE SON CONTRAT, AINSI QU'UNE INDEMNITE DE LICENCIEMENT, LA SOCIETE CONCLUT EN APPEL A CE QUE LA REALISATION DU CONTRAT FUT PRONONCEE AUX TORTS DU SALARIE POUR INEXECUTION PAR CELUI-CI DE SON ENGAGEMENT DE REALISER UN CERTAIN CHIFFRE D'AFFAIRES ET A CE QU'IL SOIT DEBOUTE DE SES DEMANDES ;<br>
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 ATTENDU QUE, POUR DECLARER LE SALARIE BIEN FONDE EN PRINCIPE DANS SES DEMANDES, L'ARRET ATTAQUE RETIENT ESSENTIELLEMENT QUE LA SOCIETE NE PEUT PLUS FAIRE VALOIR LE MOYEN TIRE DE CE QUE X... N'AVAIT PAS ATTEINT LE CHIFFRE D'AFFAIRES FIXE CONTRACTUELLEMENT, DES LORS QUE LE SEUL MOTIF ENONCE PAR ELLE DANS LA LETTRE DE LICENCIEMENT AVAIT ETE LA DECISION PRISE PAR LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DE METTRE FIN A L'ACTIVITE DE L'ENTREPRISE ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE, L'EMPLOYEUR N'ETAIT PAS FORCLOS DANS LA POSSIBILITE D'OPPOSER AUX PRETENTIONS DU SALARIE TOUT MOYEN DE DEFENSE ET, NOTAMMENT LE MANQUEMENT DE CELUI-CI A SES OBLIGATIONS CONTRACTUELLES, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ;<br>
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 PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LA DEUXIEME BRANCHE DU PREMIER MOYEN, NI SUR LE SECOND MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 13 MARS 1972, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;<br>
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 REMET EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE REIMS<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1971-02-03 Bulletin 1971 V N.75 (2) P.62 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1971-10-20 Bulletin 1971 V N.571 (1) P.482 (CASSATION) ET L'ARRET CITE<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1134,Code civil 1184
**ECLI:** 
**Résumé:** EN CAS DE RESILIATION D'UN CONTRAT A DUREE INDETERMINEE, L 'EMPLOYEUR CITE PAR LE SALARIE EN PAYEMENT DES SALAIRES ET AVANTAGES  QU'IL AURAIT PERCUS JUSQU'A L'EXPIRATION DE SON CONTRAT, PEUT  OPPOSER A CES PRETENTIONS TOUT MOYEN DE DEFENSE ET NOTAMMENT LE  MANQUEMENT DU SALARIE A SES OBLIGATIONS CONTRACTUELLES.             DES LORS, MEME S'IL N'A FAIT ETAT DANS LE LETTRE DE  LICENCIEMENT QUE D'UNE CESSATION DE L'ACTIVITE DE L'ENTREPRISE, IL  NE SAURAIT ETRE DECLARE FORCLOS A DEMANDER QUE LA RESILIATION SOIT  PRONONCEE AUX TORTS DU SALARIE POUR INEXECUTION DE SON ENGAGEMENT DE  REALISER UN CERTAIN CHIFFRE D'AFFAIRES.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - DUREE DETERMINEE - RESILIATION PAR L'EMPLOYEUR  - MOTIF ALLEGUE - MOTIF ALLEGUE DANS LA LETTRE DE LICENCIEMENT -  POSSIBILITE D'INVOQUER ULTERIEUREMENT D'AUTRES MOTIFS (OUI).,* CONTRAT DE TRAVAIL - DUREE DETERMINEE - RESILIATION PAR L 'EMPLOYEUR - FAUTE DU SALARIE - INEXECUTION PAR CE DERNIER DES  OBLIGATIONS CONTRACTUELLES - INSUFFISANCE DU CHIFFRE D'AFFAIRES.