# Conseil d'Etat, 1ère sous-section jugeant seule, du 25 juin 2003, 246016, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008140202
**Date de décision:** 2003-06-25
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 1ERE SOUS-SECTION JUGEANT SEULE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008140202

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 9 octobre 2000 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. X... X, demeurant au lieu-dit ...  ; M. X demande au Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler l'arrêt en date du 19 juin 2000 par lequel la cour régionale des pensions de Bastia a confirmé le jugement du tribunal des pensions de Corse du Sud rejetant sa demande de pension pour troubles psychonévrotiques avec psychasténie  ;
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                2°) de renvoyer l'affaire devant la cour régionale des pensions  ;
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	Vu les autres pièces du dossier  ;
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     	Vu le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre  ;
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     	Vu le décret n° 59-327 du 20 février 1959  ;
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     	Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - le rapport de Mme de Clausade, Conseiller d'Etat,  
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                - les conclusions de M. Stahl, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article L. 2 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre  :  Ouvrent droit à pension  : 1° les infirmités résultant de blessures reçues par suite d'événements de guerre ou d'accidents éprouvés par le fait ou à l'occasion du service  ; 2° les infirmités résultant de maladies contractées par le fait ou à l'occasion du service  ; 3° l'aggravation par le fait ou à l'occasion du service d'infirmités étrangères au service   ; qu'aux termes de l'article L. 3 du même code  :  Lorsqu'il n'est pas possible d'administrer ni la preuve que  l'infirmité ou l'aggravation résulte d'une des causes prévues à l'article L. 2, ni la preuve contraire, la présomption d'imputabilité au service bénéficie à l'intéressé à condition  : (...) 2° s'il s'agit d'une maladie, qu'elle n'ait été constatée qu'après le quatre-vingt-dixième jour de service effectif et avant le trentième jour suivant le retour du militaire dans ses foyers  ; 3° En tout état de cause, que soit établie, médicalement, la filiation entre la blessure ou la maladie ayant fait l'objet de la constatation et l'infirmité invoquée (...)   ;
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                Considérant que la circonstance qu'un constat de la maladie ait eu lieu après le 91ème jour d'incorporation ne fait pas obstacle à ce que la juridiction des pensions, se fondant sur les constats figurant au dossier et estimant qu'ils établissent la preuve contraire, décide légalement être en présence d'une infirmité d'origine constitutionnelle, dont il n'est pas établi que l'aggravation soit imputable au service  ; qu'en homologuant le rapport de l'expert médical désigné par les premiers juges et en estimant que l'infirmité n'était pas imputable au service par preuve contraire, les juges du fond ont porté sur les faits de l'espèce une appréciation souveraine, qui, dès lors qu'elle n'est pas entachée de dénaturation, ne peut être remise en cause devant le juge de cassation  ;
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                Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêt en date du 19 juin 2000, qui est suffisamment motivé, par lequel la cour régionale des pensions de Bastia a rejeté sa demande  ;
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<br>D E C I D E  :
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     Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. X... X et au ministre de la défense.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**