# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 1, du 7 décembre 1964, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006968114
**Date de décision:** 1964-12-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006968114

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE: ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE QU'AU COURS DE LA PROCEDURE EN DIVORCE DES EPOUX Z..., UNE ORDONNANCE DE NON-CONCILIATION EN DATE DU 4 DECEMBRE 1954, A CONFIE LA GARDE DES ENFANTS MINEURS A LA MERE ET LUI A DONNE ACTE DE CE QU'ELLE FIXAIT SA RESIDENCE A COURBEVOIE, DANS UN APPARTEMENT LOUE PAR LE MARI ET DONT TCHILINGUIRIAN ETAIT PROPRIETAIRE;<br>
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 QUE JOINEAU, N'AYANT PAS ACQUITTE LE MONTANT DES LOYERS ECHUS A FAIT L'OBJET D'UN JUGEMENT D'EXPULSION LE 17 JANVIER 1956 ET QUE LE DIVORCE A ETE PRONONCE ENTRE LES EPOUX LE 29 JUIN 1957;<br>
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 QUE, CEPENDANT, LA DAME A... S'EST MAINTENUE DANS LES LIEUX ET QUE, SUR L'ASSIGNATION DE TCHILINGUIRIAN EN PAYEMENT DES LOYERS NON PAYES AU 1ER AVRIL 1959, JOINEAU A ETE CONDAMNE A PAYER SEUL LA TOTALITE DES SOMMES DUES JUSQU'A LA DATE DU JUGEMENT PRONONCANT LE DIVORCE, ET, SOLIDAIREMENT AVEC SON EX-EPOUSE, LES LOYERS POSTERIEURS A CETTE DATE, CHACUN DES DEUX EPOUX C... TENU PERSONNELLEMENT DE LA MOITIE;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR AINSI STATUE ALORS QUE LE MARI AYANT ETE CONDAMNE PAR L'ORDONNANCE DE NON-CONCILIATION A VERSER A SON EPOUSE, PENDANT LE COURS DE LA PROCEDURE UNE PENSION ALIMENTAIRE POUR SON ENTRETIEN ET CELUI DES ENFANTS NE POUVAIT AVOIR A SUPPORTER EN OUTRE, LE LOYER OU L'INDEMNITE D'OCCUPATION AFFERENT A L'APPARTEMENT DONT LA LOCATION A SON PROFIT AVAIT PRIS FIN PAR LE JUGEMENT DU 17 JANVIER 1956 PRONONCANT LA RESILIATION DU BAIL ET L'EXPULSION DU LOCATAIRE;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'OBLIGATION D'ASSUMER LES CHARGES DU MARIAGE PESANT A TITRE PRINCIPAL SUR LE MARI, JOINEAU ETAIT TENU MEME DANS LE SILENCE DE L'ORDONNANCE DE NON-CONCILIATION, A ASSURER LE LOGEMENT DE SA FAMILLE;<br>
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 QUE LE JUGEMENT D'EXPULSION DU 17 JANVIER 1956, N'A PAS MIS FIN A CETTE OBLIGATION ET QUE LE PAYEMENT DE L'INDEMNITE D'OCCUPATION DUE PAR LA FEMME, INCOMBAIT DES LORS AU MARI EN TANT QUE CHEF DE LA COMMUNAUTE JUSQU'A LA DISSOLUTION DE CELLE-CI;<br>
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QU'AINSI LE MOYEN EST MAL FONDE EN SA PREMIERE BRANCHE;<br>
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LA REJETTE;<br>
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MAIS SUR LA SECONDE BRANCHE: VU L'ARTICLE 1441, 3 DU CODE CIVIL;<br>
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ATTENDU QUE LE PRONONCE DU DIVORCE A POUR EFFET DE DISSOUDRE LA COMMUNAUTE;<br>
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ATTENDU QUE POUR LAISSER A JOINEAU LA CHARGE DU PAYEMENT DE LA MOITIE DES SOMMES DUES DEPUIS LE PRONONCE DU DIVORCE, L'ARRET ATTAQUE DECLARE "QUE SI LA DAME A... A GREVE LA MASSE COMMUNAUTAIRE APRES LE DIVORCE, ELLE NE L'A FAIT QUE DANS L'INTERET COMMUN DES EPOUX, LA DETTE TOMBANT DANS LA COMMUNAUTE, DONT JOINEAU, COMME CHEF, RESTE SEUL TENU";<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE;<br>
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PAR CES MOTIFS: CASSE ET ANNULE, MAIS SEULEMENT DANS LA LIMITE DE LA SECONDE BRANCHE DU MOYEN, L'ARRET RENDU LE 25 JANVIER 1962, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS;<br>
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 REMET EN CONSEQUENCE QUANT A CE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS. N 62 13 539. JOINEAU C TCHILINGUIRIAN ET AUTRE. PRESIDENT: M BLIN-RAPPORTEUR: M BARRAU-AVOCAT Y...: M B...: M X....<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION PARTIELLE.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 1ER L'OBLIGATION D'ASSUMER LES CHARGES DU MARIAGE PESANT A TITRE PRINCIPAL SUR LE MARI, CELUI-CI CONTINUE A ETRE TENU PENDANT L'INSTANCE EN DIVORCE, D'ASSURER LE LOGEMENT DE SA FAMILLE, MEME DANS LE SILENCE DE L'ORDONNANCE DE NON-CONCILIATION. 
    ET AYANT FAIT L'OBJET D'UN JUGEMENT D'EXPULSION POUR NON-PAYEMENT DU LOYER DE L'APPARTEMENT OU LA FEMME A CONTINUE A RESIDER, IL RESTE TENU AU PAYEMENT DE L'INDEMNITE D'OCCUPATION DUE PAR CELLE-CI.,2EME LE PRONONCE DU DIVORCE A POUR EFFET DE DISSOUDRE LA COMMUNAUTE. 
    LES SOMMES DUES PAR LA FEMME APRES CETTE DATE NE PEUVENT DONC ETRE CONSIDEREES COMME DES DETTES COMMUNES.
**Mots-clés:** 1ER DIVORCE SEPARATION DE CORPS - MESURES PROVISOIRES - RESIDENCE SEPAREE - RESIDENCE DE LA FEMME FIXEE DANS L'APPARTEMENT CONJUGAL - PAYEMENT DES LOYERS - CHARGE INCOMBANT AU MARI PENDANT L'INSTANCE,2EME COMMUNAUTE - DISSOLUTION - DATE - DIVORCE SEPARATION DE CORPS - PRONONCE - DETTES POSTERIEURES DES EPOUX - DETTES COMMUNES (NON)