# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 30 décembre 2003, 258301, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008186406
**Date de décision:** 2003-12-30
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008186406

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée le 7 juillet 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Mahamadou X, demeurant ...  ; M. X demande au  président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 12 mai 2003 par lequel le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du 29 avril 2003, par lequel le préfet du Val-de-Marne a décidé sa reconduite à la frontière  ;
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                2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté  ;
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                  il Xexcipe de l'illégalité de la décision du 7 novembre 2002, notifiée le 26 novembre 2002, par lequel le même préfet a refusé de lui délivrer un titre de séjour au motif que la commission du titre de séjour aurait dû être saisie  ;
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	Vu les autres pièces du dossier  ;
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                     Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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     	Vu le code de justice administrative  ;
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     Après avoir entendu en séance publique  :
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- les conclusions de M. Le Chatelier, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité malienne, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 26 novembre 2002, de la décision du 7 novembre 2002 par laquelle le préfet du Val-de-Marne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour  ; qu'il se trouvait ainsi dans le cas où, en application du 3°  du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945, le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière  ;
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                Sur l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour  :
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                Considérant qu'aux termes de l'article 12 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945  : Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit  : 3°) à l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans (...)  ; qu'aux termes de l'article 12 quater de la même ordonnance  : Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour (...). La commission est saisie par le préfet lorsque celui-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article 12 bis ou de délivrer une carte de résident à un étranger mentionné à l'article 15 (...)  ;
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                Considérant que si M. X soutient qu'il réside en France depuis le mois d'août 1989, il ressort des pièces du dossier qu'il n'apporte pas de justifications suffisantes à l'appui de cette affirmation  ; qu'ainsi, M. X n'étant pas au nombre des étrangers mentionnés à l'article 12 bis 3° le préfet n'était pas tenu, en application de l'article 12 quater, de saisir la commission du titre de séjour  ; qu'en conséquence, le moyen tiré de ce que le refus de titre de séjour qui lui a été opposé serait illégal faute d'avoir été précédé de la consultation de la Commission doit être écarté  ;
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                Sur les autres moyens  :
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                Considérant que si, à l'appui de sa demande d'annulation de l'arrêté ordonnant sa reconduite à la frontière, M. X fait valoir qu'il vit en France depuis plusieurs années, qu'il y travaille et qu'il y a tissé des réseaux d'amitié, il est célibataire, sans enfant et ne se prévaut d'aucune attache familiale en France  ; qu'ainsi, l'arrêté attaqué n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris  ; qu'il n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le conseiller délégué par le président du tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 29 avril 2003 par lequel le préfet du Val-de-Marne a ordonné sa reconduite à la frontière  ; 
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D E C I D E  :
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Article 1er  : La requête  de M. X est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Mahamadou X, au préfet du Val-de-Marne et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**