# Conseil d'Etat, 2 SS, du 15 mars 1996, 141492, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007908939
**Date de décision:** 1996-03-15
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007908939

## Contenu de la décision

<br>    Vu le recours enregistré le 21 septembre 1992 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présenté par le MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE L'INTEGRATION ; le MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE L'INTEGRATION demande que le Conseil d'Etat :<br>    1°) annule le jugement du 2 juillet 1992 par lequel le tribunal administratif de Lille a, à la demande de M. Mohamed X..., annulé la décision du 9 janvier 1991 par laquelle le directeur départemental du travail et de l'emploi du Nord a rejeté sa demande d'autorisation de travail présentée par M. X... ;<br>    2°) rejette la demande de M. X... devant le tribunal administratif ;<br>    Vu les pièces du dossier desquelles il résulte que le recours a été communiqué à M. Mohamed X... qui n'a pas produit de mémoire en défense ;<br>    Vu le code du travail et notamment ses articles L. 341-4 et R. 341-4 ;<br>    Vu le décret n° 46-1574 du 30 juin 1946 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Nallet, Conseiller d'Etat,<br>    - les conclusions de M. Delarue, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que pour refuser à M. Mohamed X... l'autorisation de travail demandée, le ministre des affaires sociales s'est fondé sur les statistiques locales de l'emploi relatives aux mécaniciens réparateurs automobiles ; que si M. X... fait valoir qu'il souhaitait exercer la profession de mécanicien poids lourds, cette circonstance ne permet pas d'écarter les statistiques utilisées, lesquelles incluent cette spécialité ; que la circonstance que M. X... exerçait déjà sans autorisation la profession de mécanicien réparateur est sans influence sur la légalité du refus attaqué ; que la décision n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que le MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE L'INTEGRATION est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lille a annulé sa décision du 9 janvier 1991 rejetant la demande d'autorisation de travail présentée par M. X... ;<br>Article 1er : Le jugement du 2 juillet 1992 du tribunal administratif de Lille est annulé.<br>Article 2 : La demande de M. Mohamed X... tendant à l'annulation de la décision du 9 janvier 1991 du ministre des affaires sociales est rejetée.<br>Article 3 : La présente décision sera notifiée au ministre du travail et des affaires sociales et à M. Mohamed X....<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-06 ETRANGERS - EMPLOI DES ETRANGERS.