# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 8ème chambre - formation à 3, 20/03/2012, 10MA01200, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000025635644
**Date de décision:** 2012-03-20
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 8ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000025635644

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 26 mars 2010, présentée pour M. Akram A, demeurant ..., par Me Kuhn-Massot, avocat ;<br>
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       M. A demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0907192 en date du 4 mars 2010 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa requête tendant :<br>
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       - à l'annulation de la décision du 29 septembre 2009 par laquelle le préfet des <br>
Bouches-du-Rhône lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français ;<br>
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       - à ce qu'il soit ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer le titre de séjour sollicité ;<br>
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       2°) d'annuler ladite décision pour excès de pouvoir ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité sous astreinte de 150 euros par jour de retard dans le délai de quinze jours à compte de la décision à intervenir en application des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative ;<br>
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       4°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ; <br>
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       Vu le décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 relatif au rapporteur public des juridictions administratives et au déroulement de l'audience devant ces juridictions ;<br>
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       Vu le décret n° 2011-1950 du 23 décembre 2011 modifiant le code de justice administrative, notamment les dispositions de ses articles 1er à 11 relatives à la dispense de conclusions du rapporteur public et au déroulement de l'audience ;<br>
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       Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 14 février 2012 :<br>
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       - le rapport de Mme Hogedez, rapporteur ;<br>
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       Considérant que M. A relève appel du jugement en date du 4 mars 2010 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa requête tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône, en date du 29 septembre 2009, lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français ; <br>
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       Sur les conclusions d'annulation :<br>
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       Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : "Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" est délivrée de plein droit : ... A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée" ; que M. A ne produit aucune pièce de nature à justifier sa présence sur le territoire français, autre que ponctuelle, depuis son arrivée en décembre 2001 ; qu'il ne justifie pas ainsi qu'il résidait en France depuis neuf années à la date de la décision contestée et que le préfet aurait apprécié de façon erronée la durée de son séjour ; qu'il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, célibataire et sans enfant, a conservé des attaches familiales dans son pays, où résident ses parents et trois frères et soeurs ; que la circonstance qu'il détient une promesse d'embauche est sans incidence sur la légalité du refus contesté ; qu'il s'ensuit que le préfet des Bouches-du-Rhône a pu légalement rejeter sa demande présentée sur le fondement des dispositions précitées ;<br>
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       Considérant, en second lieu, qu'aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : "La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée au 1° de l'article L. 313-10 sur le fondement du troisième alinéa de cet article peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 311-7 (...)" ; que la situation personnelle et familiale de M. A, telle que rappelée ci-dessus, ne révèle aucun motif exceptionnel ou humanitaire qui justifierait sa régularisation sur le fondement de ces dispositions ; que la seule production d'une promesse d'embauche ne saurait être regardée comme attestant des "motifs exceptionnels"  exigés par ces mêmes dispositions ; que le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut donc qu'être écarté ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté ses conclusions susvisées à fin d'annulation, ainsi que celles à fin d'injonction, dès lors que le jugement ne nécessitait aucune mesure d'exécution au regard des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ; que, de même, il y a lieu de rejeter par voie de conséquence ses conclusions à fin d'injonction présentées en appel ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant qu'aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : "Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation" ; <br>
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       Considérant qu'il résulte des termes mêmes de ces dispositions que les conclusions présentées par M. A, partie perdante à l'instance, ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
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DECIDE :<br>
Article 1er : La requête n° 10MA01200 de M. A est rejetée.<br>
Article  2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Akram A et au préfet des Bouches du Rhône.<br>
      Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration.<br>
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N° 10MA0012002<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01-03 Étrangers. Séjour des étrangers. Refus de séjour.