# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 6 novembre 1974, 73-13.227, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006993275
**Date de décision:** 1974-11-06
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006993275

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE SOULE FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR, POUR ECARTER L'EXISTENCE DU CONTRAT DE METAYAGE QU'IL INVOQUAIT, RETENU QUE LE PROPRIETAIRE ETAIT INTERVENU PERSONNELLEMENT DANS LE TRAVAIL DANS UNE CERTAINE MESURE, QUE LES REGLES DU TIERCEMENT N'ETAIENT PAS RESPECTEES ET QUE LE PROPRIETAIRE ETAIT SEUL INSCRIT AUX ORGANISMES AGRICOLES, ALORS, SELON LE MOYEN, QUE, D'UNE PART, LE METAYAGE EXISTE LORSQUE L'EXPLOITANT, COMME EN L'ESPECE, CULTIVE LES TERRES EN PARTAGEANT PRODUITS ET FRAIS, LA SIMPLE AFFIRMATION QUE LE PROPRIETAIRE PARTICIPAIT "DANS UNE CERTAINE MESURE" AUX TRAVAUX NE REPONDANT PAS AUX MOTIFS DES PREMIERS JUGES QUI AVAIENT PRECISE COMMENT LA DIRECTION DE L'EXPLOITATION ETAIT ASSUREE PAR LE PRENEUR, ET QUE, D'AUTRE PART, LA PROPORTION DU PARTAGE ET LA SITUATION ADMINISTRATIVE DES PARTIES SONT DES ELEMENTS INDIFFERENTS A LA QUALIFICATION DU CONTRAT ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA DIRECTION DE L'EXPLOITATION PAR LE PRENEUR EST UN ELEMENT ESSENTIEL DU CONTRAT DE METAYAGE ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL, AYANT RETENU QUE LES BAILLEURS N'AVAIENT PAS "REMIS" LE DOMAINE A SOULE QUI N'EN AVAIT PAS DIRIGE L'EXPLOITATION, ASSUREE A " DROITS EGAUX" PAR LES PARTIES, A, PAR CE MOTIF QUI REPOND AUX CONCLUSIONS ET ABSTRACTION FAITE DES MOTIFS SURABONDANTS JUSTEMENT CRITIQUES PAR LE POURVOI, LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST ENCORE REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR DEBOUTE SOULE DE SA DEMANDE D'EXECUTION DE LA CONVENTION LITIGIEUSE, AU MOTIF QU'ELLE NE CONSTITUAIT PAS UN CONTRAT DE METAYAGE, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE, QUELLE QUE SOIT SA QUALIFICATION, UNE CONVENTION DOIT RECEVOIR EXECUTION ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL, AYANT RELEVE L'EXISTENCE D'UN "MODUS VIVENDI DE PLUS DE QUATRE ANS QUI AVAIT PRECISE L'ACCORD DES VOLONTES", NE POUVAIT, SANS CONTRADICTION, REJETER LA DEMANDE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE, SOULE AYANT FONDE SA DEMANDE SUR L'EXISTENCE D'UN CONTRAT DE METAYAGE ET N'AYANT PAS, FUT-CE A TITRE SUBSIDIAIRE, SOLLICITE L'EXECUTION DE LA CONVENTION SI LA QUALIFICATION PROPOSEE ETAIT ECARTEE, LA COUR D'APPEL, SANS SE CONTREDIRE, N'A FAIT QUE RESPECTER LES LIMITES DU LITIGE QUI LUI ETAIT SOUMIS ;<br>
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QU'AINSI LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 10 MAI 1973 PAR LA COUR D'APPEL DE PAU.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1965-07-10 Bulletin 1965 IV N. 600 P. 504 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1971-11-03 Bulletin 1971 III N. 532 P. 380 (REJET) ET LES ARRETS CITES Table décennale  VERBO BAIL A METAYAGE N. 1032 ET 1036<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LA DIRECTION DE L'EXPLOITATION PAR LE PRENEUR EST UN ELEMENT  ESSENTIEL DU CONTRAT DE METAYAGE.       DES LORS QUE LE BAILLEUR N'A PAS REMIS AU PRENEUR LA DIRECTION  DE L'EXPLOITATION, ASSUREE A DROITS EGAUX PAR LES PARTIES, IL N'Y A  PAS DE METAYAGE.
**Mots-clés:** BAUX RURAUX - BAIL A METAYAGE - DEFINITION - DIRECTION DE L 'EXPLOITATION - OBLIGATION INCOMBANT AU PRENEUR.