# Cour administrative d'appel de Paris, 4ème Chambre - formation B, du 14 avril 2005, 00PA00779, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007446205
**Date de décision:** 2005-04-14
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Paris
**Formation:** 4EME CHAMBRE - FORMATION B
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007446205

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 13 mars 2000, présentée pour l'association RENOUVEAU TEASOA, dont le siège est BP 14 à Touho (98831), Nouvelle-Calédonie, par Me de X...  ; l'association RENOUVEAU TEASOA demande à la Cour  :
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     1°) d'annuler le jugement n° 9900238 du 15 novembre 1999 par lequel le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a annulé l'arrêté du Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie en date du 10 juin 1999 qui mandatait d'office une somme de 4 639 620 F CFP au profit de l'association  ;
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     2°) de condamner la commune de Kaaka-Gomen à lui verser une somme de 10 000 F au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu le code des juridictions financières  ;
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     Vu la loi organique n° 99-209 et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999 relatives à la Nouvelle-Calédonie   ;
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     Vu le code de justice administrative  ; 
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     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 31 mars 2005  :
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     - le rapport de Mme Brotons, rapporteur,
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     - et les conclusions de M. Coiffet, commissaire du gouvernement  ;
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     Sans qu'il soit besoin de statuer sur la régularité du jugement et sur la recevabilité de la demande présentée devant le tribunal par la commune de        Kaaka-Gomen  :
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     Considérant qu'aux termes des articles L. 263-21 et L. 263-22 du code des juridictions financières applicables à la Nouvelle-Calédonie  :  Ne sont obligatoires pour les communes que les dépenses nécessaires à l'acquittement des dettes exigibles et les dépenses pour lesquelles la loi l'a expressément décidé... ,  A défaut de mandatement d'une dépense obligatoire par le maire dans le mois suivant la mise en demeure qui lui a été faite par le haut-commissaire, celui-ci y procède d'office...   ;
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     Considérant qu'il ressort du dossier que la commune de Kaaka-Gomen a adhéré, par délibération du 21 août 1987 à l'association RENOUVEAU TEASOA, laquelle avait pour objet toute action visant à l'amélioration de l'habitat et du cadre de vie sur le périmètre des communes de la Province Nord du territoire de Nouvelle-Calédonie, et qu'elle s'en est retirée par délibération du 7 septembre 1998  ; que les cotisations dues par 
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elle à l'association au titre des années 1994 à 1997 ont été inscrites au budget communal de chaque année en cause mais n'ont pas été mandatées par le maire  ; qu'au vu d'un avis par lequel la chambre territoriale des comptes de la Nouvelle-Calédonie a reconnu le caractère obligatoire des dépenses correspondant auxdites cotisations, le haut-commissaire a, par un arrêté du 10 juin 1999 pris sur le fondement de l'article L. 263-22 précité du code des juridictions financières, procédé au mandatement d'office des sommes en cause  ; que l'association RENOUVEAU TEASOA fait appel du jugement par lequel le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, saisi par la commune de Kaaka-Gomen, a annulé cet arrêté  ;
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     Considérant qu'il est constant que la commune de Kaaka-Gomen était, au titre des années 1994 à 1997, adhérente de l'association RENOUVEAU TEASOA  ; que, par suite les cotisations annuelles mises à sa charge, au titre desdites années, en sa seule qualité d'adhérente, étaient exigibles et non sérieusement contestées dans leur principe et leur montant, dès lors qu'elles résultaient d'une obligation légalement contractée  ; qu'est, par suite, sans incidence, la circonstance, à la supposer établie, que les conditions de gestion de l'association seraient irrégulières au regard des règles de la comptabilité publique  ;
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     Considérant qu'il résulte de ce qui précède que l'association RENOUVEAU TEASOA est fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a annulé l'arrêté du haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie en date du 10 juin 1999  ; qu'il y a lieu, par suite, d'annuler ce jugement  ;
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     Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article          L. 761-1 du code de justice administrative  :
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     Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que l'association RENOUVEAU TEASOA, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, soit condamnée à verser une somme à la commune de Kaaka-Gomen au titre des frais exposés et non compris dans les dépens  ; qu'en revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner la commune de Kaaka-Gomen à verser à l'association RENOUVEAU TEASOA, en application de ces dispositions, une somme de 1 000 euros  ;
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     DÉCIDE  :
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     Article 1er  : Le jugement du Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie du 15 novembre 1999 est annulé.
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Article 2  : La commune de Kaaka-Gomen versera à l'association RENOUVEAU TEASOA une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
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N° 04PA01159
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M. Y...
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     2
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N° 00PA00779
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## Métadonnées

**Solution:** Satisfaction partielle
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**