# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 10 février 1966, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006971522
**Date de décision:** 1966-02-10
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006971522

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE, POUR DEBOUTER X... DE SA DEMANDE EN DIVORCE, L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, APRES AVOIR EXAMINE LES GRIEFS INVOQUES PAR CELUI-CI A L'ENCONTRE DE SA FEMME, ENONCE QU'IL NE S'AGIT EN REALITE QUE DE GRIEFS MINEURS AMPLEMENT JUSTIFIES PAR LE COMPORTEMENT DE X... A L'EGARD DE SA FEMME QU'IL LAISSAIT, DEPUIS DES ANNEES, DANS UN ABANDON MORAL ET PARFOIS MATERIEL ;<br>
<br>
 QUE CES GRIEFS ETAIENT INSUFFISANTS POUR JUSTIFIER LA DEMANDE EN DIVORCE ;<br>
<br>
ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES ENONCIATIONS, LES JUGES DU SECOND DEGRE, QUI N'ETAIENT PAS TENUS DE SUIVRE LES PARTIES DANS LE DETAIL DE LEUR ARGUMENTATION, N'ONT FAIT QU'USER, SANS ENCOURIR AUCUNE DES CRITIQUES DU POURVOI, DU POUVOIR SOUVERAIN QUI LEUR APPARTIENT POUR APPRECIER LE SENS ET LA PORTEE DES TEMOIGNAGES AINSI QUE LA GRAVITE DES GRIEFS INVOQUES, AU SENS DE L'ARTICLE 232 DU CODE CIVIL ;<br>
<br>
 D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
<br>
PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 24 OCTOBRE 1964 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS. N° 65-10 309 X... C/ DAME X.... PRESIDENT : M DROUILLAT - RAPPORTEUR : M CUNEO - AVOCAT GENERAL : M SCHMELCK - AVOCATS : MM NICOLAS ET GEORGE.<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LES JUGES QUI, APRES AVOIR EXAMINE LES GRIEFS INVOQUES PAR UN MARI A L'ENCONTRE DE SA FEMME, LE DEBOUTENT DE SA DEMANDE EN DIVORCE EN ENONCANT QU'IL S'AGISSAIT DE GRIEFS MINEURS AMPLEMENT JUSTIFIES PAR LE COMPORTEMENT DU MARI QUI LAISSAIT SA FEMME DEPUIS DES ANNEES DANS UN ABANDON MORAL ET PARFOIS MATERIEL, NE FONT QU'USER DU POUVOIR SOUVERAIN QUI LEUR APPARTIENT POUR APPRECIER LE SENS ET LA PORTEE DES TEMOIGNAGES AINSI QUE LA GRAVITE DES GRIEFS INVOQUES, AU SENS DE L'ARTICLE 232 DU CODE CIVIL.
**Mots-clés:** DIVORCE - SEPARATION DE CORPS    CAUSES    EXCES, SEVICES, INJURES GRAVES    ABANDON MATERIEL ET MORAL    ABANDON DEPUIS DES ANNEES