# Cour administrative d'appel de Paris, Juge des reconduites à la frontière, du 23 juin 2005, 05PA00165, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007447192
**Date de décision:** 2005-06-23
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Paris
**Formation:** JUGE DES RECONDUITES A LA FRONTIERE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007447192

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 15 janvier 2005, présentée pour M. Moktar X, élisant domicile ..., par Me Tymoczko  ; M. X demande à la cour  :
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     1°) d'annuler le jugement n° 0400888 du 26 novembre 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 22 novembre 2004 par lequel le préfet du Val-deMarne a décidé sa reconduite à la frontière  ;
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     2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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     Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié  ;
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     Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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     Vu le code de justice administrative  ;
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     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 16 juin 2005  :
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     - le rapport de Mme Sichler, magistrat délégué,
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     - et les conclusions de M. Jardin, commissaire du gouvernement  ;
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     Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  :  Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 2° Si l'étranger s'est maintenu sur le territoire au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation de visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée sur le territoire sans être titulaire d'un premier titre de séjour régulièrement délivré (...)   ;
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     Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité algérienne, s'est maintenu dans de telles conditions sur le territoire français  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée  ;
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     Considérant qu'aux termes de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968  :  Le certificat de résidence d'un an portant la mention  vie privée et familiale  est délivré de plein droit  : 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant   ;
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     Considérant que M. X n'apporte absolument aucun élément permettant de démontrer sa résidence habituelle en France depuis plus de dix ans  ; qu'il ne peut, par conséquent, bénéficier des stipulations de l'article susmentionné  ;
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     Considérant qu'aux termes de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968  :  Le certificat de résidence d'un an portant la mention  vie privée et familiale  est délivré de plein droit  : (...)  4) au ressortissant algérien ascendant direct d'un enfant français mineur résident en France, à la condition qu'il exerce même partiellement l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins (...)   ;
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     Considérant que si M. X soutient qu'il exerce l'autorité parentale sur ses quatre enfants, il n'en apporte aucunement la preuve, qu'il s'agisse des deux enfants nés d'un mariage dissout par divorce le 20 décembre 1993 ou des deux enfants nés d'une union libre  ; qu'il ne peut, par conséquent,  bénéficier des stipulations de l'article susmentionné  ;
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     Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance  ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui.   ;
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     Considérant que M. X fait valoir qu'il est père de quatre enfants français résidant en France  ; que cependant, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, notamment des deux condamnations pour vol infligées à M. X et du fait qu'il ne justifie pas subvenir effectivement aux besoins de ses enfants ni entretenir avec eux des relations suivies et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, l'arrêté du préfet du Val-de-Marne en date du 23 novembre 2004 n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris  ; que, dès lors, il n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ; 
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     Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande  ;
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     D E C I D E  :
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     Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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N° 05PA00165
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**