# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 28 avril 2004, 261379, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008155987
**Date de décision:** 2004-04-28
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008155987

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 29 octobre 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mlle Naciye X demeurant ...  ; Mlle X  demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 1er octobre 2003 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 18 septembre 2003 par lequel  le préfet du Val-de-Marne a décidé sa reconduite à la frontière  ;
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                2°) d'annuler cet arrêté  pour excès de pouvoir  ;
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                     Vu les autres pièces du dossier  ;	
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                     Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;	
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                Vu le code de justice administrative   ;
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Après avoir entendu en séance publique  :
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     - les conclusions de M. Le Chatelier, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)  ;
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                Considérant  que Mlle X s'est maintenue sur le territoire français plus d'un mois après la notification le 26 septembre 2003 de la décision du 9 janvier 2003 du préfet du Val-de-Marne  lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et de la décision du 18 septembre 2003 l'invitant à quitter le territoire  ;  qu'ainsi  Mlle X  était dans le cas visé au 3° de l'article 22-I de l'ordonnance du 2 novembre 1945 où le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  :   1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (...) 2 - Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ;
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                 Considérant que si Mlle X  fait état d'une longue présence en France, elle ne justifie pas  ses allégations par des pièces probantes versées au dossier  ; que sa demande de statut de réfugié a été rejetée par l'office français de protection des réfugiés et apatrides et  confirmée en appel par la commission de recours des réfugiés  ; que sa situation de célibataire et le fait qu'elle déclare ne plus avoir d'attaches dans son pays d'origine ne sont pas de nature à faire considérer que l'arrêté du 18 septembre 2003 portait une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale  ; qu'ainsi l'arrêté attaqué n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ; 
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mlle X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande  ;
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D E C I D E  :
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      Article 1er  : La requête de Mlle X   est rejetée.
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Article 2  :  La présente décision sera notifiée à Mlle Naciye X, au préfet du Val-de-Marne et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des liberté locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**