# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 11 mars 1971, 70-10.882, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006985065
**Date de décision:** 1971-03-11
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006985065

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : ATTENDU SELON L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, RENDU SUR RENVOI, APRES CASSATION, LE 18 MARS 1966, PAR LA DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, D'UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE COLMAR (CHAMBRE DETACHEE A METZ) DU 19 JUIN 1963, QUE, SUR UNE ROUTE, A..., CIRCULANT EN AUTOMOBILE, DEPASSA LA VOITURE DE Y... GEOFFROY QUI AVAIT ENTREPRIS LE DEPASSEMENT D'UN GROUPE DE PIETONS DONT FAISAIT PARTIE DAME C... ;<br>
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 QUE DAME B..., EFFRAYEE PAR LA MANOEUVRE DE A..., FIT UN ECART A DROITE ET RENVERSA DAME C..., QUI FUT MORTELLEMENT BLESSEE ;<br>
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ATTENDU QUE A... ET DAME B... FURENT CONDAMNES POUR HOMICIDE INVOLONTAIRE ;<br>
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 QUE LES AYANTS DROIT DE DAME C... X... Y... GEOFFROY DEVANT LE JUGE CIVIL EN REPARATION DE LEUR PREJUDICE ;<br>
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 QUE SON ENTIERE RESPONSABILITE AYANT ETE RETENUE, LADITE DAME ASSIGNE A... EN GARANTIE DES CONDAMNATIONS PRONONCEES A SON ENCONTRE, JUSQU'A CONCURRENCE DE LA MOITIE ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET QUI A ACCUEILLI LA DEMANDE, D'AVOIR REPONDU PAR DES MOTIFS HYPOTHETIQUES AU CHEF DES CONCLUSIONS RELATIF AU CONCOURS DE LA VICTIME A LA PRODUCTION DU DOMMAGE ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR ANALYSE LES RESULTATS DE L'ENQUETE ET DE L'INFORMATION, L'ARRET ENONCE QUE LA POSITION DE DAME C... AU MOMENT DU CHOC N'AVAIT PAS ETE DETERMINEE ;<br>
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ATTENDU QUE DE CETTE ENONCIATION, NULLEMENT HYPOTHETIQUE, LA COUR D'APPEL A PU DEDUIRE QUE A... NE RAPPORTAIT PAS LA PREUVE DES FAUTES QU'IL IMPUTAIT A LA VICTIME ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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SUR LE MEME MOYEN PRIS EN SES DEUX BRANCHES, ET LE TROISIEME MOYEN REUNIS : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR DECIDE QUE A... AVAIT PARTICIPE DANS LA MEME MESURE QUE DAME B... A LA REALISATION DU DOMMAGE, SANS EXPLIQUER POURQUOI CETTE DERNIERE AVAIT ETE SURPRISE PAR LE DEPASSEMENT, NI RECHERCHER SI LA VOITURE DE LADITE DAME Z..., SANS LA MANOEUVRE INTEMPESTIVE DE CELLE-CI, RISQUE D'ETRE ACCROCHEE PAR CELLE QUI LA DEPASSAIT, ET EN SE DETERMINANT PAR UN MOTIF ERRONE RELATIF AUX CONSEQUENCES DE L'AMNISTIE SUR LE PLAN CIVIL ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL AYANT CONSTATE QUE FALTOT ET DAME GEOFFROY AVAIENT ETE L'UN ET L'AUTRE CONDAMNES PENALEMENT, DISPOSAIT POUR PROCEDER DANS LEURS RAPPORTS RESPECTIFS A LA REPARTITION DE LA CHARGE DE L'INDEMNITE, D'UN POUVOIR SOUVERAIN DONT ELLE A FAIT USAGE, SANS ETRE TENUE D'OBSERVER UNE PROPORTION ENTRE LES PEINES PRONONCEES ET LE MONTANT DES REPARATIONS CIVILES, ET SANS QUE SA DECISION DE CE CHEF PUISSE ETRE VICIEE PAR L'ENONCE QUE LES CONDAMNATIONS PENALES AVAIENT ETE EFFACEES PAR L'AMNISTIE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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SUR LE DEUXIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET DE N'AVOIR PAS MOTIVE SA DECISION EN CE QUI CONCERNE LE MONTANT DE LA CONDAMNATION PRONONCEE DANS UNE INSTANCE DISTINCTE, A LAQUELLE A... N'ETAIT PAS PARTIE ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DU DOSSIER DE LA PROCEDURE, QUE, DANS SES CONCLUSIONS D'APPEL, LOIN DE CONTESTER LE MONTANT, QU'IL RAPPELAIT, DES DOMMAGES-INTERETS MIS A LA CHARGE DE DAME B... PAR L'ARRET IU 324/61 DU 28 NOVEMBRE 1962, LE DEMANDEUR EN CASSATION S'ETAIT BORNE A PRETENDRE QU'IL NE DEVAIT L'EN TENIR INDEMNE QU'A CONCURRENCE DU QUART ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN, MELANGE DE FAIT ET DE DROIT, EST NOUVEAU, ET, PARTANT, IRRECEVABLE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 17 DECEMBRE 1969<br>
<br>,.  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1966-03-18 Bulletin 1966 II N.374 P.264 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1251,Code civil 1382,LOI 1790-11-27 ART. 3,LOI 1810-04-20 ART. 7
**ECLI:** 
**Résumé:** L'ENONCIATION, SELON LAQUELLE LA POSITION D'UN PIETON, AU  MOMENT DE SON HEURT PAR UNE VOITURE, N'AVAIT PAS ETE DETERMINEE, N 'EST NULLEMENT HYPOTHETIQUE ET LES JUGES PEUVENT EN DEDUIRE QUE LA  PREUVE D'UNE FAUTE A L'ENCONTRE DE CELUI-CI N'ETAIT PAS RAPPORTEE.,LES JUGES QUI CONSTATENT QUE DEUX CONDUCTEURS ONT ETE  PENALEMENT CONDAMNES POUR HOMICIDE INVOLONTAIRE, DISPOSENT POUR  PROCEDER DANS LEURS RAPPORTS RESPECTIFS A LA REPARTITION DE LA  CHARGE DE L'INDEMNITE ALLOUEE AUX AYANTS CAUSE DE LA VICTIME, D'UN  POUVOIR SOUVERAIN, SANS ETRE TENUS D'OBSERVER UNE PROPORTION ENTRE  LES PEINES PRONONCEES ET LE MONTANT DES REPARATIONS CIVILES, ET SANS  QUE LEUR DECISION DE CE CHEF PUISSE ETRE VICIEE PAR L'ENONCE QUE LES  CONDAMNATIONS PENALES AVAIENT ETE EFFACEES PAR L'AMNISTIE.
**Mots-clés:** 1) RESPONSABILITE CIVILE - FAUTE - PREUVE - CIRCULATION ROUTIERE -  PIETON - HEURT PAR UN VEHICULE - IMPOSSIBILITE DE DETERMINER SA  POSITION AU MOMENT DU CHOC.,* JUGEMENTS ET ARRETS - MOTIFS - MOTIFS HYPOTHETIQUES -  RESPONSABILITE CIVILE - FAUTE - PREUVE.,* RESPONSABILITE CIVILE - FAUTE - CIRCULATION ROUTIERE - PIETON -  IMPOSSIBILITE DE DETERMINER SA POSITION AU MOMENT DE SON HEURT PAR  UNE VOITURE.,2) RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - REPARATION - PLURALITE D 'AUTEURS - AUTEURS CONDAMNES PENALEMENT - REPARTITION DE LA DETTE  ENTRE EUX - POUVOIR SOUVERAIN DES JUGES DU FOND.,* RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - REPARATION - PARTAGE DE  RESPONSABILITE - QUANTUM - REPARTITION DU QUANTUM ENTRE LES  COAUTEURS AYANT COMMIS DES FAUTES - APPRECIATION SOUVERAINE DES  JUGES DU FOND.,* AMNISTIE - INTERDICTION DE RAPPELER LES CONDAMNATIONS AMNISTIEES  - PORTEE - RAPPEL DE LA CONDAMNATION PENALE SERVANT DE BASE A L 'ACTION CIVILE.,* APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU FOND - RESPONSABILITE CIVILE -  DOMMAGE - REPARATION - PLURALITE D'AUTEURS - REPARTITION DE LA  CHARGE DE L'INDEMNITE.