# Conseil d'Etat, 9 SS, du 27 juillet 1990, 36917, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007630941
**Date de décision:** 1990-07-27
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 9 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007630941

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête, enregistrée le 28 août 1981 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Geneviève X..., demeurant ... ; Mme X... demande que le Conseil d'Etat :<br>    1°) réforme le jugement du tribunal administratif de Paris du 18 juin 1981 en tant que celui-ci a rejeté ses conclusions tendant à la réduction de la cotisation primitive à l'impôt sur le revenu et à la décharge de la cotisation supplémentaire à l'impôt sur le revenu, auxquelles elle a été assujettie, au titre de l'année 1978, dans les rôles de la ville de Montrouge ;<br>    2°) lui accorde cette réduction et cette décharge ;<br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code général des impôts ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Dulong, Maître des requêtes,<br>    - les conclusions de M. Gaeremynck, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant qu'aux termes des dispositions, applicables en l'espèce, de l'article 1931 alors en vigueur du code général des impôts : "1- Le redevable qui entend contester la créance du Trésor, en totalité ou en partie, doit adresser une réclamation au direteur départemental... 2- Les réclamations sont adressées au directeur des impôts dont dépend le lieu d'imposition..." ;<br>    Considérant que Mme X... a souscrit, au nom de son mari décédé le 20 janvier 1969, deux déclarations des revenus perçus par celui-ci en 1968, l'une à Pantin (Seine-Saint-Denis) où elle demeure, l'autre à Montrouge (Hauts-de-Seine), où son époux, divorcé, résidait ; que, sur recours gracieux, elle a obtenu le dégrèvement de l'imposition établie à Pantin, ce dont elle a eu connaissance au cours de l'instance contentieuse qu'elle avait engagée contre cette imposition ; que, dans un mémoire du 4 février 1981, elle s'est désistée de sa demande devant le tribunal administratif de Paris tout en y déclarant contester l'imposition établie à Montrouge ; qu'il est constant qu'elle n'avait adressé au directeur des services fiscaux des Hauts-de-Seine aucune réclamation contre cette seconde imposition ; que, dès lors, c'est à bon droit que, pour ce motif, le tribunal administratif a jugé que ces conclusions étaient irrecevables et les a rejetées ;<br>Article 1er : La requête de Mme X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme X... et au ministre délégué auprès du ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé du budget.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** CGI 1931
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-04-01-02 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REGLES GENERALES PROPRES AUX DIVERS IMPOTS - IMPOT SUR LE REVENU