# Cour administrative d'appel de Paris, 3e chambre, du 21 octobre 1997, 96PA00498, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007433382
**Date de décision:** 1997-10-21
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Paris
**Formation:** 3E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007433382

## Contenu de la décision

<br>    (3ème Chambre)<br>    VU, enregistrée le 27 février 1996 au greffe de la cour sous le n 96PA00498, la requête présentée pour la commune d'ETIOLLES, représentée par son maire en exercice, par la SCP HUGLO et associés, avocat ; la commune d'ETIOLLES demande à la cour :<br>    1 ) d'annuler le jugement n 95-1634 du 24 octobre 1995 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à ce que l'Etat soit condamné à lui verser la somme de 5.836.622 F augmentée des intérêts de droit au taux légal à compter du 28 octobre 1984 ;<br>    2 ) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 5.836.622 F augmentée des intérêts de droit au taux légal à compter du 28 octobre 1984 et intérêts capitalisés sur ce montant à compter du 2 décembre 1994 ;<br>    VU les autres pièces du dossier ;<br>    C+ VU le code de l'urbanisme ;<br>    VU, en date du 5 avril 1994, le jugement du tribunal administratif de Versailles ;<br>    VU le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    VU la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 7 octobre 1997 :<br>    - le rapport de M. HAIM, conseiller,<br>    - les observations de la SCP HUGLO et associés, avocat, pour la commune d'ETIOLLES,<br>    - et les conclusions de Mme HEERS, commissaire du Gouvernement ;<br>
<br>    Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en appel par le ministre :<br>    Considérant en premier lieu que, par un jugement du 5 avril 1994, le tribunal administratif de Versailles a condamné la commune d'ETIOLLES à restituer à la société à responsabilité limitée European homes la somme de 5.836.622 F augmentée des intérêts au taux légal à compter du 3 octobre 1987 ; qu'aux motifs de ce jugement, le tribunal a retenu qu'à due concurrence de cette somme, les participations mises par la commune à la charge de ladite société étaient dépourvues de base légale ; que le dispositif de ce jugement et les motifs qui en sont le soutien nécessaire sont passés en force de chose jugée ; que, dès lors, les moyens de la requête tendant à établir que ledit jugement serait entaché d'erreur de fait et d'erreur de droit, et que, par conséquent, le second jugement du 24 octobre 1995, objet du présent appel, encourrait lui-même, par voie de conséquence, l'annulation, de tels moyens sont irrecevables ;<br>    Considérant en second lieu qu'en tout état de cause et eu égard à ce qui précède sur la force de la chose jugée par le jugement du 5 avril 1994, la personne publique condamnée par une décision juridictionnelle à restituer une somme qu'elle n'aurait pu légalement percevoir, ne saurait prétendre subir, du fait de cette condamnation, un préjudice indemnisable ; qu'ainsi, quelles que soient les circons-tances de fait et de droit dans lesquelles le jugement du tribunal administratif de Versailles du 5 avril 1994 est intervenu, la commune ne saurait utilement rechercher la responsabilité et par suite la condamnation de l'Etat ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la commune d'ETIOLLES n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande ;<br>Article 1er : La requête de la commune d'ETIOLLES est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 60-04-01-04 RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE - REPARATION - PREJUDICE - CARACTERE INDEMNISABLE DU PREJUDICE - AUTRES CONDITIONS