# Conseil d'Etat, 5 SS, du 6 juin 1986, 68475, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007712258
**Date de décision:** 1986-06-06
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 5 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007712258

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête enregistrée le 9 mai 1985 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Rabah X..., demeurant ... , et tendant à ce que le Conseil d'Etat : <br>    1- annule le jugement du 16 janvier 1985 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande dirigée contre la lettre du ministre de la défense en date du 4 janvier 1984 l'informant sur ses droits à pension ; <br>    2- annule ladite lettre ; <br>    3- le renvoie devant l'administration pour qu'il soit procédé à la liquidation de la pension à laquelle il prétend ; <br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des pensions civiles et militaires de retraite ; <br>    Vu le code des tribunaux administratifs ;<br>    Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;<br>    Vu la loi du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de Mme Lenoir, Maître des requêtes,<br>    - les conclusions de M. Fornacciari, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant que par sa lettre en date du 4 janvier 1984, le ministre de la défense s'est borné, en réponse à une demande d'information présentée par M. Rabah X..., à rappeler à l'interessé qu'eu égard aux dispositions du code des pensions qui lui sont applicables, que le droit à pension militaire de retraite est ouvert aux personnels ayant accompli une durée de services au moins égale à 15 ans et à lui indiquer qu'au cas où il solliciterait une pension, il se verrait opposer un refus, dès lors qu'il n'a effectué que 12 ans de services militaires effectifs ; que cette lettre de renseignements ne constitue pas une décision administrative faisant grief, susceptible d'être déférée au juge administratif ; qu'il suit de là que M. Rabah X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande comme non recevable ;<br>Article ler : La requête de M. Rabah X... est rejetée.<br>
<br>     Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Rabah X..., au ministre de la défense et au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la privatisation, chargé du budget.<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 48-02-03 PENSIONS - PENSIONS CIVILES ET MILITAIRES DE RETRAITE - PENSIONS MILITAIRES