# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 15 novembre 1977, 76-12.717, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006999740
**Date de décision:** 1977-11-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006999740

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE SELON L'ARRET ATTAQUE LA DAME X... EN DESCENDANT D'UN TRAIN ENTRE EN GARE A GLISSE SUR LE MARCHEPIED QUI ETAIT MOUILLE ET S'EST BLESSEE EN TOMBANT ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL A DECLARE LA SNCF RESPONSABLE DE CET ACCIDENT ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST REPROCHE AUX JUGES DU SECOND DEGRE D'AVOIR AINSI STATUE ALORS QUE LE TRANSPORTEUR NE SERAIT PAS RESPONSABLE DES ACCIDENTS DUS A L'ACTIVITE PROPRE AU VOYAGEUR ET QU'IL ECHAPPERAIT A TOUTE PRESOMPTION DE RESPONSABILITE DES LORS QU'IL AURAIT ASSURE LE FONCTIONNEMENT NORMAL DU MATERIEL UTILISE ;<br>
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 QU'EN L'ESPECE, LES JUGES DU FOND N'AURAIENT RELEVE AUCUNE DEFECTUOSITE DU MARCHEPIED, AYANT INDIQUE QUE LA DAME X... AVAIT GLISSE EN METTANT LE PIED SUR LE MARCHEPIED MOUILLE SANS CONSTATER QUE CELUI-CI ETAIT GLISSANT, ET N'AYANT PAS DAVANTAGE CONSIDERE QUE L'HUMIDITE DU MARCHEPIED D'UN WAGON ENTRANT EN GARE APRES UN LONG TRAJET CONSTITUAIT UNE DEFECTUOSITE DU MATERIEL, DE SORTE, SELON LE MOYEN, QU'AUX TERMES MEMES DE LEURS CONSTATATIONS, L'ACCIDENT SERAIT DU A LA SEULE ACTIVITE DE LA DAME X... ET NE SAURAIT DONC ENGAGER LA RESPONSABILITE DE LA SNCF QUI AURAIT SATISFAIT A L'OBLIGATION DETERMINEE DE SECURITE PESANT SUR ELLE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LE TRANSPORTEUR EST TENU EN CE QUI CONCERNE LA SECURITE DU VOYAGEUR D'UNE OBLIGATION DE RESULTAT, QUI COMMENCE AU MOMENT OU CELUI-CI MONTE DANS LE VEHICULE ET QUI SE TERMINE LORSQU'IL A ACHEVE D'EN DESCENDRE, SANS QU'IL Y AIT LIEU DE DISTINGUER SUIVANT LE ROLE PLUS OU MOINS ACTIF INCOMBANT A LA PERSONNE TRANSPORTEE ;<br>
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 QU'AINSI, LA COUR D'APPEL AYANT CONSIDERE QU'AUCUNE FAUTE N'ETAIT ETABLIE A LA CHARGE DE LA DAME X... A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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 QU'IL S'ENSUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 6 NOVEMBRE 1975 PAR LA COUR D'APPEL DE LIMOGES ;<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1973-06-10 Bulletin 1973 I N. 212 p.187 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1147
**ECLI:** 
**Résumé:** Le transporteur est tenu, en ce qui concerne la sécurité du voyageur, d'une obligation de résultat, qui commence au moment où celui-ci monte dans le véhicule et qui se termine lorsqu'il a achevé d'en descendre, sans qu'il y ait lieu de distinguer suivant le rôle plus ou moins actif incombant à la personne transportée.          Spécialement, lorsqu'un voyageur descendant d'un train entré en gare a glissé sur le marchepied mouillé et s'est blessé en tombant, est légalement justifié l'arrêt qui, estimant qu'aucune faute n'est établie à l'encontre du voyageur, déclare le transporteur responsable de l'accident.
**Mots-clés:** TRANSPORTS TERRESTRES - Voyageurs - Responsabilité - Obligation de transporter le voyageur sain et sauf à destination - Distinction suivant le rôle plus ou moins actif incombant à la personne transportée (non).,* RESPONSABILITE CONTRACTUELLE - Obligation de sécurité - Contrat de transport - Distinction suivant le rôle plus ou moins actif incombant à la personne transportée (non).,* TRANSPORTS TERRESTRES - Voyageurs - Chemin de fer - Responsabilité - Exonération - Faute de la victime - Descente du train - Voyageur ayant glissé sur le marchepied du wagon.,* TRANSPORTS TERRESTRES - Voyageurs - Contrat de transport - Définition dans le temps.