# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 6ème chambre (formation à 3), 14/02/2012, 11BX01271, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000025386283
**Date de décision:** 2012-02-14
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 6ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000025386283

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 26 mai 2011 sous le n° 11BX01271, présentée pour M. Stéphane X, demeurant ..., par la SCP Massol ;<br>
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        M. X demande à la cour :<br>
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        1°) d'annuler le jugement du 26 avril 2011 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant à la condamnation de la communauté de communes  Pays de Garonne et de Gascogne  à lui verser une somme de 15.000 euros, majorée des intérêts au taux légal à compter de sa réclamation préalable et de leur capitalisation, en réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi ;<br>
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        2°) de condamner la communauté de communes  Pays de Garonne et de Gascogne  à lui verser une somme de 15.000 euros, majorée des intérêts au taux légal à compter de sa réclamation préalable, et de leur capitalisation, en réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi ;<br>
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        3°) de condamner la communauté de communes  Pays de Garonne et de Gascogne  à lui verser une somme de 2.500 euros, au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu la décision du 10 août 2011 du bureau d'aide juridictionnelle établi près le tribunal de grande instance de Bordeaux admettant M. X au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;<br>
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        Vu le code général des collectivités territoriales ;<br>
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        Vu la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;<br>
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        Vu le code de justice administrative ;<br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 17 janvier 2012 :<br>
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        - le rapport de M. Richard, premier conseiller ;<br>
        - les conclusions de M. Gosselin, rapporteur public ;<br>
        - les observations de Me Antonescoux, avocat de M. Stéphane X et de<br>
        Me Vimini, avocat de la communauté de communes  Pays de Garonne Gascogne  ;<br>
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        Considérant que M. X fait appel du jugement du 26 avril 2011 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant à la condamnation de la communauté de communes  Pays de Garonne et de Gascogne  à lui verser une somme de 15.000 euros, majorée des intérêts au taux légal à compter de sa réclamation préalable, et de leur capitalisation, en réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi ;<br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires :  Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel (...)  ;<br>
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        Considérant que le retrait de la partie des attributions confiées à M. X, coordinateur enfance jeunesse, consistant en la tenue de la comptabilité d'une association, était justifié, eu égard à la réalité non contestée des nombreuses erreurs comptables commises par l'intéressé ; qu'il a été ainsi pris dans l'intérêt du service ; que le changement de bureau du requérant était justifié par l'arrivée d'une secrétaire de la communauté de communes ; que le requérant a été affecté dans une salle de travail, partagée avec plusieurs autres employés, et équipée en moyens informatiques et en téléphones ; que, dans ces conditions, l'intéressé n'avait plus besoin d'un ordinateur portable, dont l'octroi correspondait d'ailleurs seulement à la tenue de la comptabilité de l'association ; que cette installation de l'intéressé dans une salle de travail partagée avec d'autres collègues n'était pas en soi anormale, d'autant que les missions confiées au requérant auraient dû l'amener à se rendre fréquemment sur le terrain, afin notamment de jouer son rôle de coordinateur auprès des centres de loisirs, et à n'occuper par conséquent ladite salle seulement pendant une partie de ses horaires de travail ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la communauté de communes se soit livrée à des agissements constitutifs de dénigrement, de discrimination, de pressions, ou de mise à l'écart à l'encontre du requérant ;<br>
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        Considérant que si M. X invoque différents certificats médicaux qui témoigneraient de ses conditions de travail dégradées et qui auraient eu pour effet d'altérer sa santé, les certificats en cause, qui se sont bornés à rapporter les déclarations de l'intéressé, ne peuvent être retenus ; <br>
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        Considérant que, dans ces conditions, les agissements mentionnés par M. X ne peuvent être regardés comme caractérisant un harcèlement moral qui serait à l'origine d'une dégradation de son état de santé imputable au service ; <br>
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        Considérant qu'ainsi qu'il a été dit ci-dessus, la dégradation de l'état de santé de M. X n'étant pas imputable au service, l'intéressé ne peut, dès lors, prétendre à l'allocation de dommages-intérêts du fait des prétendus agissements de son employeur ; <br>
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        Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande ;<br>
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        Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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        Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que la communauté de communes  Pays de Garonne et de Gascogne , qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamnée à verser à M. X la somme qu'il demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ; qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'affaire, de condamner M. X à verser à la communauté de communes  Pays de Garonne et de Gascogne  la somme qu'elle demande sur le même fondement ;<br>
        DÉCIDE :<br>
Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 : Les conclusions de la communauté de communes  Pays de Garonne et Gascogne  tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.<br>
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No 11BX01271<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 36-07-10 Fonctionnaires et agents publics. Statuts, droits, obligations et garanties. Garanties et avantages divers.