# Cour administrative d'appel de Marseille, 3ème chambre - formation à 3, du 11 mars 2004, 00MA00538, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007585275
**Date de décision:** 2004-03-11
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 3EME CHAMBRE - FORMATION A 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007585275

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 17 mars 2000 sous le n° 00MA00538 présentée pour M. Y... X, demeurant ..., par Me Joseph X... PINTO, avocat, et le mémoire complémentaire en date du 9 novembre 2001  ;
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     M. Y... X demande à la Cour  :
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     1'/ d'annuler le jugement n° 95-1484 en date du 23 décembre 1999 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a prononcé la décharge des cotisations à l'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 1985 à hauteur de 727 francs en droits et 181 francs en pénalités et rejeté le surplus de son recours tendant à la décharge des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 1985, 1986 et 1987  ;
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     2'/ de le décharge des impositions en litige  ;
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Classement CNIJ  : 19-01-03-02-02-01
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 C
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Il soutient  : que l'administration a omis de répondre aux observations que les SCI RUMAR et BANCAOUS ont formulées à la suite des réponses à leurs observations, que le paiement des factures n'est pas contesté par l'administration, que la loi n'impose pas le paiement effectif des factures pour faire naître chez l'acheteur le droit à déduction, que le droit à déduction est donc bien pris naissance, qu'en ce qui concerne les résultats des SCI, l'administration a omis de prendre en compte l'effet cascade au titre de l'exercice 1986, que le prélèvement libératoire représentait jusqu'en 1986 une dette des SCI et non pas de ses membres, que les déficits a résultant de la vérification ne pouvaient pas être imputés par les associés et qu'ils ne pouvaient donc pas exercer leur droit d'option, qu'elle a admis implicitement que les sociétés avaient payé les factures en cause, que les SCI ne pouvaient pas demander le bénéfice de la cascade après la notification puisque c'est postérieurement à  sa réclamation que l'administration a admis l'existence d'un déficit  ;
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Vu le jugement attaqué  ;
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Vu les mémoires enregistrés les 27 décembre 2000 et 5 mars 2002 présentés par le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie  ; le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie conclut au rejet de la requête  ; il soutient que la société supporte la charge de la preuve, que l'administration n'a pas admis que les sociétés ont effectivement payé les factures en cause, que le défaut de preuve du paiement empêche la déduction, qu'en ce qui concerne les profits de construction le défaut d'option empêche le prélèvement d'être libératoire, que le déficit de l'année 1985 ne peut pas être pris en compte  ;
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Vu les autres pièces du dossier  ;
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Vu le code de justice administrative  ;
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	Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales  ;
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Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 19 février 2004  :
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     - le rapport de M. MARCOVICI, premier conseiller  ;
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     - et les conclusions de M. TROTTIER, commissaire du gouvernement  ;
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     Considérant que M. Y... X demande la décharge des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 1985, 1986 et 1987  ;
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Considérant qu'il est constant que les réponses faites par l'administration le 28 février 1989 aux observations écrites d'une part de la SCI RUMAR concernant les redressements qui lui avaient été notifiés le 8 décembre 1988 et d'autre part de la SCI LES BANCAOUS relatives au redressements qui lui avaient été notifiés les 12 décembre 1988 et 20 mars 1989, étaient motivées et satisfaisaient ainsi aux prescriptions du second alinéa de l'article L.57 du livre des procédures fiscales  ; qu'aucune disposition législative ou réglementaire ne faisait obligation à l'administration de répondre aux nouvelles observations présentées par la SCI LES BANCAOUS et la SCI RUMAR le 3 octobre 1991  ; que, par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'imposition ne peut être accueilli  ;
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Considérant qu'en ce qui concerne les moyens que le requérant a invoqués devant la cour après les avoir développés en première instance, il ressort des pièces du dossier que, pour les mêmes motifs que ceux contenus dans le jugement attaqué, ces moyens ne sauraient être accueillis  ; 
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Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. Y... X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande  ; 	
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D E C I D E  :
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Article1 : La requête susvisée de M. Y... X est rejetée.
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Article 2  : Le présent arrêt sera notifié à M. Y... X et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
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     Copie en sera adressée à la direction du contrôle fiscal sud-est, à Me Lo Pinto, et au Trésorier Payeur-Général des Bouches-du-Rhône.
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Délibéré à l'issue de l'audience du 19 février 2004, où siégeaient  :
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     M. DARRIEUTORT, président de chambre,
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M. GUERRIVE, président assesseur, 
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M. MARCOVICI, premier conseiller, 
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assistés de Melle MARTINOD, greffier.
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Prononcé à Marseille, en audience publique le 11 mars 2004.
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     Le président,								Le rapporteur,
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     Signé									Signé
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     Jean-Pierre DARRIEUTORT						Laurent MARCOVICI
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     Le greffier,
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     Signé
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     Isabelle MARTINOD
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     La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne et à tous les huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Pour expédition conforme,
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Le greffier,
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N° 00MA00538		4
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**