# Conseil d'Etat, 10 SS, du 12 juin 1987, 73861, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007716430
**Date de décision:** 1987-06-12
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 10 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007716430

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête enregistrée le 5 décembre 1985 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. Esteban Z..., demeurant chez Mme Y... ... à Saint-Jean-de-Luz  64500 , et tendant à ce que le Conseil d'Etat :<br>     1° annule la décision en date du 17 septembre 1985 par laquelle la commission de recours des réfugiés a rejeté sa demande dirigée contre la décision implicite de rejet résultant du silence gardé pendant plus de quatre mois par le directeur de l'office français de protection des réfugiés et apatrides sur sa demande d'admission au statut de réfugié présentée le 21 septembre 1982 ;<br>    2° renvoie l'affaire devant la commission de recours des réfugiés ;<br>
<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New-York le 31 janvier 1967 ; <br>    Vu la loi du 25 juillet 1952 ;<br>    Vu le décret du 2 mai 1953 ;<br>    Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;<br>    Vu la loi du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Honorat, Auditeur,<br>    - les observations de la SCP Waquet, avocat de M. Esteban Z...,<br>    - les conclusions de M. Van Ruymbeke, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant qu'en se fondant pour rejeter la requête de M. Esteban Z... sur le fait "que ni les pièces versées au dossier, ni les indications données par le conseil du requérant au cours de son audition en séance publique par la commission ne permettent de tenir pour établis les faits allégués" et "qu'en particulier, la commission estime dépourvues de valeur probante les attestations produites", la commission des recours des réfugiés, qui n'a pas dénaturé les circonstances de l'espèce, s'est bornée à estimer, conformément à la convention de genève susvisée du 28 juillet 1951, que le requérant ne justifiait pas qu'il pouvait craindre avec raison d'être persécuté au sens des stipulations de ladite convention ; qu'ainsi les juges du fond n'ont pas entaché les motifs de leur décision d'une erreur de droit ;<br>    Considérant que pour rejeter la demande de M. Esteban Z..., la commission des recours des réfugiés n'a pas refusé de tenir compte de la situation politique particulière qui régnerait au pays basque espagnol, mais s'est bornée à rappeler que l'octroi de la qualité de réfugié était subordonnée à l'examen individuel des risques de persécution auxquels le demandeur se trouvait personnellement exposé ; qu'ainsi elle n'a commis aucune erreur de droit ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée en date du 17 septembre 1985, qui est suffisamment motivée ;<br>Article ler : La requête de M. X... NIETO est rejetée.<br>
<br>     Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Esteban Z... et au ministre des affaires étrangères<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Convention 1951-07-28 Genève
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 26-03-04-02 DROITS CIVILS ET INDIVIDUELS - LIBERTES PUBLIQUES - ETRANGERS, REFUGIES, APATRIDES - REFUGIES -Refus de la qualité de réfugié - Commission des recours -        [1]          Appréciation de la valeur probante de documents.        [2]          Commission des recours ayant jugé inopérant un moyen tiré          de la situation particulière du pays basque espagnol -          Absence d'erreur de droit.