# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 2ème chambre - formation à 3, 03/07/2007, 05MA01315, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000018002969
**Date de décision:** 2007-07-03
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 2ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000018002969

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 27 mai 2005, présentée pour M. Riahi X, élisant domicile chez ..., par Me Rabhi, avocat ; M. X demande à la Cour :
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       1°) d'annuler le jugement n° 0104591 du Tribunal administratif de Montpellier en date du 11 mars 2005, qui a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 
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21 août 2001 par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé son admission au séjour ;
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       2°) d'annuler cette décision pour excès de pouvoir ;
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       3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 800 euros au titre de l'article 
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L.761-1 du code de justice administrative ;
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       Vu le jugement attaqué ;
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       Vu l'ordonnance de clôture d'instruction à la date du 6 avril 2007 ;
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; 
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       Vu l'ordonnance n°45-2658 du 2 novembre 1945, modifiée, relative aux conditions d'entrée et de séjour en France des étrangers ; 
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       Vu les autres pièces du dossier ;
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       Vu le code de justice administrative ;
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 19 juin 2007 :
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       - le rapport de Mme Gaultier, rapporteur,
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- et les conclusions de Mme Paix, commissaire du gouvernement ;
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       Considérant que M. Riahi X fait appel du jugement du 11 mars 2005 par lequel le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté ses conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de l'Hérault en date du 21 août 2001 rejetant sa demande d'admission au séjour ;
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       Sur la légalité de la décision attaquée :
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       Considérant qu'aux termes de l'article 12 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 susvisée : « Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » est délivrée de plein droit : 3° A l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant  7° A l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux avec la France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus » ; que l'article 12 quater de la même ordonnance dispose : « Dans chaque département, est instituée une commission du titre de séjourLa commission est saisie par le préfet lorsque celui-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article 12 bis ou de délivrer une carte de résident à un étranger mentionné à l'article 15 » ; qu'il résulte de ces dispositions que le préfet est tenu de saisir la commission du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues aux articles 12 bis et 15 de l'ordonnance, auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité, et non celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions ;
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       Considérant, en premier lieu, que M. Riahi X, né en 1962 au Maroc, soutient qu'il est entré en France en 1993 et qu'il réside sur le territoire français depuis lors ; qu'à la date à laquelle l'arrêté attaqué a été pris, il ne justifiait pas de plus de dix ans de séjour en France ; qu'il suit de là que M. X ne remplissait pas les conditions fixées par l'article 
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12 bis 3° précité de l'ordonnance du 2 novembre 1945 ;
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       Considérant, en second lieu, que M. X est célibataire, sans charge familiale ; que s'il fait valoir à nouveau en appel, sans autre précision, qu'il a en France certains des membres de sa famille, ainsi qu'une relation affective avec une ressortissante française, il n'apporte aucunement la preuve de la réalité et de l'effectivité de sa vie privée et familiale en France et de l'absence de toute vie familiale au Maroc ; que dans ces conditions, le refus opposé par le préfet de l'Hérault à la demande de titre de séjour présentée par M. X n'est pas de nature à porter  au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise et n'a dès lors pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dont s'inspire le 7ème alinéa de l'article 12 bis précité de l'ordonnance du 2 novembre 1945 ; que ce refus n'est pas davantage entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
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       Considérant, en troisième lieu, que le requérant n'étant pas au nombre des étrangers pouvant obtenir de plein droit un titre de séjour en application des dispositions précitées de l'article 12 bis 3° et 7° de l'ordonnance du 2 novembre 1945, le préfet n'était pas tenu, en application de l'article 12 quater de la même ordonnance, de soumettre son cas à la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande ; 
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       Considérant, enfin, que la circonstance que la décision ait mentionné que le requérant n'avait pas présenté de passeport revêtu d'un visa de long séjour est sans incidence sur sa légalité dès lors que cette décision n'est aucunement fondée sur ce motif, mais sur la constatation que les conditions de régularisation prévues par les dispositions de l'ordonnance du 2 novembre 1945 n'étaient pas remplies ; 
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande en annulation ;
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       Sur l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
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       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser à M. X une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ; 
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DÉCIDE :
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Article 1er : La requête de M. X est rejetée.
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Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Riahi X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du co-développement.
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       Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.
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N° 05MA01315	2
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**