# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 7 mars 1989, 87-10.266, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007022344
**Date de décision:** 1989-03-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007022344

## Contenu de la décision

<br>   Sur le premier moyen, pris en ses deux branches :  <br>
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<br>   Vu les articles L. 112-2 et L. 112-4 du Code des assurances ; <br>
<br>   Attendu qu'il résulte de ces textes que si l'application d'une note de couverture doit se faire en fonction des conditions générales de la " police-type " de l'assureur alors même que la note de couverture ne s'y référerait pas, encore faut il, si l'assureur entend se prévaloir d'une nullité, déchéance ou exclusion qu'il justifie l'avoir portée à la connaissance de l'assuré ; <br>
<br>   Attendu que M. X..., qui venait d'acquérir un bateau de la société Naviplane, s'est adressé, le 14 septembre 1982, en vue de le faire assurer à la compagnie La Concorde et que celle-ci lui a délivré, le 17 septembre suivant, une note de couverture, dans l'attente de l'établissement d'un contrat définitif, qui n'a été signé que le 15 octobre 1982 ; qu'entre le 1er et le 2 octobre le bateau, que M. X... avait prêté à la société Naviplane pour être exposé au salon nautique de La Rochelle, a disparu et n'a jamais été retrouvé ; que M. X... a déclaré ce vol à la compagnie d'assurances La Concorde et que celle-ci lui a refusé sa garantie en faisant valoir que ce risque ne pouvait être pris en charge du fait de l'article 13 de la " police-type " qui stipulait, sous forme d'exclusion, que l'ensemble des garanties qu'il prévoyait ne jouaient que pour les bateaux justifiant des certificats de navigabilité réglementaires ; que la cour d'appel a pour cette raison débouté M. X... de sa demande dirigée contre l'assureur ; <br>
<br>   Attendu qu'en statuant ainsi après avoir relevé que la note de couverture délivrée à M. X... et dont il n'a pas été allégué qu'elle ait été accompagnée de la " police-type " se référait aux seuls " ordres " de celui-ci et sans constater qu'eût été portée à sa connaissance l'exclusion invoquée, laquelle n'était, au surplus, pas une évidence au regard du risque de vol, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ; <br>
<br>         PAR CES MOTIFS : <br>
<br>   CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 7 octobre 1986, entre les parties, par la cour d'appel de Rennes ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Paris<br>,A RAPPROCHER :
 Chambre civile 1, 1977-05-03 , Bulletin 1977, I, n° 198, p. 157 (rejet) ; 
 Chambre civile 1, 1980-02-26 , Bulletin 1980, I, n° 64, p. 53 (rejet).<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation .
**Lois appliquées:** Code des assurances L112-2, L112-4
**ECLI:** 
**Résumé:** Il résulte des articles L. 112-2 et L. 112-4 du Code des assurances que, si l'application d'une note de couverture doit se faire en fonction des conditions générales de la " police-type " de l'assureur, alors même que la note de couverture ne s'y référerait pas, encore faut-il, si l'assureur entend se prévaloir d'une nullité, déchéance ou exclusion, qu'il justifie l'avoir portée à la connaissance de l'assuré .
**Mots-clés:** ASSURANCE (règles générales) - Police - Note de couverture - Sinistre antérieur à la remise de la police - Assureur se prévalant d'une nullité, déchéance ou exclusion - Connaissance par l'assuré - Nécessité,ASSURANCE (règles générales) - Police - Délivrance - Délivrance postérieure au sinistre - Note de couverture - Assureur se prévalant d'une nullité, déchéance ou exclusion - Connaissance par l'assuré - Nécessité,ASSURANCE DOMMAGES - Police - Note de couverture - Sinistre antérieur à la remise de la police - Assureur se prévalant d'une nullité, déchéance ou exclusion - Connaissance par l'assuré - Nécessité