# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 28/01/2010, 08MA03002, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021852439
**Date de décision:** 2010-01-28
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021852439

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 20 juin 2008 au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, sous le n° 08MA03002, présentée pour M. Abdelmajid , élisant domicile ..., par Me Jegou-Vincensini, avocat ;<br>
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       M.  demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0801334 du 21 mai 2008 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 17 janvier 2008 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de renouveler le titre de séjour qui lui avait été délivré en qualité de  conjoint de français  et l'a obligé à quitter le territoire français ; <br>
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       2°) d'annuler la décision susmentionnée du préfet des Bouches-du-Rhône ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu l'article 1er du décret du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 16 décembre 2009 :<br>
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       - le rapport de Mme Pena, conseiller ;<br>
- et les conclusions de M. Pocheron, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. , de nationalité marocaine, relève appel du jugement du 21 mai 2008 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 17 janvier 2008 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de renouveler le titre de séjour qui lui avait été précédemment délivré en sa qualité de  conjoint de français  et l'a obligé à quitter le territoire français ;<br>
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       Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l' article L.313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : (...) 4º A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée en France ait été régulière, que la communauté de vie n'ait pas cessé, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français  ; et qu'aux termes de l'article L.313-12 :  La carte délivrée au titre de l'article L.313-11 donne droit à l'exercice d'une activité professionnelle. Le renouvellement de la carte de séjour délivrée au titre du 4º de l'article L.313-11 est subordonné au fait que la communauté de vie n'ait pas cessé. (...)  ; <br>
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       Considérant que pour soutenir que, nonobstant une brève période de séparation d'avec son épouse de nationalité française, la vie commune avec celle-ci a repris antérieurement à la date de la décision attaquée, M.  produit d'une part, des factures aux deux noms et à deux adresses différentes, d'autre part, des attestations de proches ; que toutefois, ces éléments sont insuffisants pour établir la persistance réelle de la communauté de vie alors que l'intéressé ne conteste pas les constatations de l'enquête administrative du 15 juin 2007 sur laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône s'est fondé pour édicter l'arrêté attaqué ; que dans ces conditions, en refusant de renouveler le titre de séjour initialement délivré à M.  le 15 mars 2005 et ensuite renouvelé une fois, le préfet n'a pas méconnu les stipulations susmentionnées de l'article L.313-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d'asile ;<br>
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       Considérant, en second lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; et qu'aux termes de l'article L.313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  est délivrée de plein droit : (...) 7° à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs de refus  ;<br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. , entré en France en 2003, ne démontre pas, ainsi qu'il vient d'être dit, la persistance d'une vie commune avec son épouse, et demeure sans enfant à charge ; que la circonstance invoquée selon laquelle il bénéficie d'un contrat de travail à durée indéterminée en qualité de serveur et que ses compétences professionnelles sont indiscutables n'est pas, par elle-même, et alors qu'il n'établit ni même n'allègue être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 31 ans, de nature à faire regarder le refus de renouvellement du titre de séjour litigieux comme portant une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et comme méconnaissant tant les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales que les dispositions de l'article L.313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d'asile ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M.  n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande ; <br>
D É C I D E :<br>
Article 1er : La requête de M.  est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Abdelmajid  et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
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N° 08MA03002	2<br>
		mp<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**