# CAA de DOUAI, 4ème chambre, 18/03/2021, 19DA00320, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000043309975
**Date de décision:** 2021-03-18
**Juridiction:** CAA de DOUAI
**Formation:** 4ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000043309975

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       La société à responsabilité limitée (SARL) Brands International Trading a demandé au tribunal administratif de Lille de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période allant du 1er octobre 2010 au 31 décembre 2014, à concurrence de la somme de 686 750 euros.<br>
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       Par un jugement n° 1606514 du 12 décembre 2018, le tribunal administratif de Lille a rejeté cette demande.<br>
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       Procédure devant la cour :<br>
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       Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 février 2019 et le 18 septembre 2019, la SARL Brands International Trading, représentée par Me A..., demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement ;<br>
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       2°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige, à concurrence de la somme de 698 774 euros ;<br>
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       3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier.<br>
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       Vu :<br>
       - le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;<br>
       - la loi n° 2020-1379 du 14 novembre 2020 ;<br>
       - le décret n° 2020-1406 du 18 novembre 2020 ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Ont été entendus au cours de l'audience publique :<br>
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       - le rapport de M. Jean-François Papin, premier conseiller,<br>
       - et les conclusions de M. Jean-Philippe Arruebo-Mannier, rapporteur public.<br>
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       Considérant ce qui suit :<br>
       1. La société à responsabilité limitée (SARL) Brands International Trading, dont le siège est situé aux Attaques (Pas-de-Calais), exerce une activité d'entrepositaire agréé sous douane, consistant à entreposer, au nom et pour le compte de ses clients, des boissons alcoolisées. Elle exerce en outre, en son nom et pour son compte, une activité de négoce de boissons alcoolisées. Elle a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période allant du 1er octobre 2010 au 30 septembre 2014, étendue au 31 décembre 2014 en matière de taxe sur la valeur ajoutée. A l'issue de ce contrôle, l'administration a envisagé de remettre en cause le bénéfice du régime d'exonération de taxe sur la valeur ajoutée applicable aux livraisons intracommunautaires sous lequel la SARL Brands International Trading avait placé certaines ventes de boissons alcoolisées, au motif que les conditions requises pour y prétendre n'étaient pas satisfaites. L'administration a fait connaître sa position à la SARL Brands International Trading par une proposition de rectification qu'elle lui a adressée le 29 juillet 2015. La SARL Brands International Trading a présenté des observations uniquement en ce qui concerne les ventes effectuées auprès de la société World Trading Impex FZE. Les rectifications envisagées ont été maintenues malgré ces observations et les rappels de taxe sur la valeur ajoutée en résultant ont été mis en recouvrement le 31 décembre 2015, pour un montant total, en droits et pénalités, de 724 062 euros. Sa réclamation ayant été rejetée, la SARL Brands International Trading a porté le litige devant le tribunal administratif de Lille, en lui demandant de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période allant du 1er octobre 2010 au 31 décembre 2014 en ce qui concerne les ventes effectuées auprès de la société World Trading Impex FZE, à concurrence de la somme de 686 750 euros. Elle relève appel du jugement du 12 décembre 2018 par lequel le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande.<br>
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       Sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre :<br>
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       2. Ainsi qu'il a été dit au point précédent, la SARL Brands International Trading a conclu, devant les premiers juges, à la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période allant du 1er octobre 2010 au 31 décembre 2014 à concurrence seulement de la somme de 686 750 euros. Dès lors, ainsi que l'oppose à bon droit le ministre, les conclusions de la SARL Brands International Trading tendant à la décharge de ces rappels, en tant qu'elles excèdent la somme de 686 750 euros, sont nouvelles en appel et, par suite, irrecevables.<br>
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       Sur le bien-fondé des impositions contestées :<br>
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       3. Aux termes de l'article 256 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable au litige : " I. Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel. / II. 1° Est considéré comme livraison d'un bien, le transfert du pouvoir de disposer d'un bien corporel comme un propriétaire. / (...) ". En vertu du a) du 1 de l'article 269 de ce code, le fait générateur de la taxe se produit au moment de la livraison du bien. Toutefois, aux termes de l'article 262 ter du même code, dans sa rédaction applicable : " I. - Sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée : / 1° Les livraisons de biens expédiés ou transportés sur le territoire d'un autre Etat membre de la Communauté européenne à destination d'un autre assujetti ou d'une personne morale non assujettie. / L'exonération ne s'applique pas lorsqu'il est démontré que le fournisseur savait ou ne pouvait ignorer que le destinataire présumé de l'expédition ou du transport n'avait pas d'activité réelle. / (...) ".<br>
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       4. Il résulte des dispositions, citées au point précédent, de l'article 262 ter du code général des impôts, que l'exonération de taxe sur la valeur ajoutée des livraisons de biens à un destinataire établi sur le territoire d'un autre Etat membre de l'Union européenne est subordonnée, notamment, à la condition, d'une part, que l'acquéreur de ces biens soit assujetti à cette taxe ou ait la qualité de personne morale non assujettie et ne bénéficiant pas dans l'Etat membre dans lequel elle est établie d'un régime dérogatoire l'autorisant à ne pas soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée ses acquisitions intracommunautaires et, d'autre part, que le bien ait été expédié ou transporté hors de France par le vendeur, par l'acquéreur ou par un tiers pour leur compte, à destination d'un autre Etat membre de l'Union européenne. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve au contribuable, il appartient au juge de l'impôt, au vu de l'instruction et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si la situation du contribuable entre dans le champ de l'assujettissement à l'impôt ou, le cas échéant, s'il remplit les conditions légales d'une exonération. S'agissant de la réalité de la livraison d'une marchandise sur le territoire d'un Etat membre de l'Union européenne, pour l'application des dispositions précitées du I. de l'article 262 ter du code général des impôts, seul le redevable de la taxe sur la valeur ajoutée est en mesure de produire, qu'il ait ou non effectué lui-même le transport, tout élément de preuve de nature à justifier de la livraison effective de ces produits. Enfin, si la mention du numéro d'identification à la taxe sur la valeur ajoutée de l'acquéreur, prévue à l'article 289 du code général des impôts, permet de présumer que les biens ont été livrés à un autre assujetti à cette taxe, l'absence de mention de ce numéro sur une facture ne saurait entraîner, à elle seule, la perte du droit à exonération prévu au I. de l'article 262 ter du même code pour les livraisons intracommunautaires, lorsqu'il n'existe aucun indice sérieux suggérant l'existence d'une fraude, que le bien a été transféré à destination d'un autre Etat membre et que les autres conditions d'exonération sont également remplies.<br>
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       5. Il résulte de l'instruction que la SARL Brands International Trading a vendu à la société World Trading Impex FZE, qui a son siège à Dubaï (Emirats Arabes Unis) et qui n'était pas assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée en Europe au cours de la période vérifiée, des boissons alcoolisées, au cours de la période allant du 1er octobre 2011 au 30 septembre 2012, pour un montant total facturé et comptabilisé de 2 226 988,94 euros, puis, au cours de la période allant du 1er octobre 2012 au 30 septembre 2013, pour un montant total facturé et comptabilisé de 517 422,32 euros. Les factures correspondantes, libellées en livres sterling ou en euros, ne mentionnaient pas de taxe sur la valeur ajoutée et ont donné lieu à des enregistrements, dans la comptabilité de la SARL Brands International Trading, dans un compte 707900 ou 707910, correspondant à des ventes de marchandises à l'export, avec pour contrepartie des inscriptions au compte 411000-9WTI ou au compte 411000-9WTIE, qui sont les comptes clients ouverts au nom de la société World Trading Impex FZE, mais sans qu'aucun compte de taxe sur la valeur ajoutée n'ait été parallèlement mouvementé. Il est constant que les biens correspondants ont été livrés en Belgique, où ils ont été stockés dans deux entrepôts. La SARL Brands International Trading indique avoir entendu initialement placer ces ventes sous le régime d'exonération de taxe sur la valeur ajoutée applicable aux exportations de marchandises hors du territoire de l'Union européenne, dès lors que la société World Trading Impex FZE lui avait fait part de son intention d'exporter les biens en cause vers un Etat non membre de l'Union européenne. Elle précisé toutefois que, ayant appris que la société World Trading Impex FZE avait renoncé, au moins temporairement, à procéder à cette réexportation, elle a finalement entendu bénéficier, pour ces ventes, du régime d'exonération de taxe sur la valeur ajoutée prévu par les dispositions, citées au point 3, de l'article 262 ter du code général des impôts, applicable aux livraisons intracommunautaires de biens.<br>
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       6. Pour remettre en cause le bénéfice de l'exonération sous lequel la SARL Brands International Trading avait ainsi placé ces ventes, l'administration a, selon les termes de la proposition de rectification adressée à la société le 29 juillet 2015, retenu que la SARL Brands International Trading n'avait pu justifier de l'assujettissement de sa cliente, la société World Trading Impex FZE, à la taxe sur la valeur ajoutée en Europe, celle-ci n'ayant obtenu une immatriculation à cette taxe en Belgique que le 1er juin 2015, soit à une date postérieure aux transactions en cause. L'administration a en conséquence estimé que ces ventes devaient être regardées comme effectuées auprès d'une personne morale non assujettie. Le ministre ajoute, dans les écritures produites devant la cour, que la SARL Brands International Trading n'a pas davantage été en mesure de justifier de la revente, par la société World Trading Impex FZE à des acquéreurs finaux assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée, des marchandises qu'elle lui avait livrées, les cinq factures qui ont été produites à l'administration ne concernant qu'une partie seulement de ces marchandises et lui apparaissant dépourvues de caractère probant. Il ajoute que, dans ces conditions, pour être autorisée à émettre à l'égard de sa cliente, la société World Trading Impex FZE, des factures ne faisant pas mention de taxe sur la valeur ajoutée, la SARL Brands International Trading aurait dû porter sur ces documents les numéros d'immatriculation à la taxe sur la valeur ajoutée des acquéreurs finaux des marchandises, qu'il appartenait à sa cliente de lui communiquer. Le ministre estime que, à défaut d'une telle mention et alors que tout porte à croire que la SARL Brands International Trading ignorait la destination finale des marchandises livrées par elle en Belgique, le bénéfice du régime d'exonération applicable aux livraisons intracommunautaires a été remis en cause à bon droit par l'administration.<br>
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       7. Toutefois, la livraison des marchandises en cause dans un autre Etat membre de l'Union européenne, à savoir la Belgique, n'est, ainsi qu'il a été dit au point 5, pas contestée. En outre, il résulte de l'instruction que ces marchandises ont fait l'objet d'une vente à une personne morale non assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée et dont il n'est pas allégué qu'elle aurait bénéficié en Belgique d'un régime dérogatoire l'autorisant à ne pas soumettre à la taxe sur la valeur ajoutée ses acquisitions intracommunautaires. Dans une telle situation, les conditions requises par les dispositions précitées du I. de l'article 262 ter du code général des impôts pour prétendre au régime d'exonération applicable aux livraisons intracommunautaires devaient être tenues pour satisfaites. Or, les motifs, rappelés au point précédent, retenus par l'administration pour asseoir les rectifications contestées reviennent à faire reproche à la SARL Brands International Trading de n'avoir pu fournir des numéros d'immatriculation à la taxe sur la valeur ajoutée, alors, d'une part, que, comme il a été dit au point 4, l'absence de mention d'un tel numéro sur une facture ne peut justifier, à elle seule, la perte du droit à exonération prévu au I. de l'article 262 ter du code général des impôts, et, d'autre part, que l'administration n'a avancé aucun indice sérieux de nature à révéler l'existence d'une fraude et qu'elle n'a, en particulier, pas soutenu, ce qui n'est pas davantage allégué par le ministre en appel, que la société World Trading Impex FZE aurait été dépourvue d'activité réelle. Dès lors, par les seuls motifs qu'elle a avancés, l'administration n'était pas fondée à remettre en cause le bénéfice du régime d'exonération, prévu au I. de l'article 262 ter du code général des impôts, sous lequel la SARL Brands International Trading avait placé les ventes de boissons alcoolisées réalisées par elle auprès de la société World Trading Impex FZE.<br>
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       8. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la SARL Brands International Trading est fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande tendant à la décharge, en droits et pénalités, à concurrence de la somme de 686 750 euros, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période allant du 1er octobre 2010 au 31 décembre 2014 en ce qui concerne les ventes de boissons alcoolisées effectuées auprès de la société World Trading Impex FZE. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SARL Brands International Trading et non compris dans les dépens.<br>
DÉCIDE :<br>
       Article 1er : Le jugement n° 1606514 du 12 décembre 2018 du tribunal administratif de Lille est annulé.<br>
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       Article 2 : La SARL Brands International Trading est déchargée, en droits et pénalités, à concurrence de la somme de 686 750 euros, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période allant du 1er octobre 2010 au 31 décembre 2014 en ce qui concerne les ventes de boissons alcoolisées effectuées auprès de la société World Trading Impex FZE.<br>
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       Article 3 : L'Etat versera à la SARL Brands International Trading la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.<br>
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       Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de la SARL Brands International Trading est rejeté.<br>
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       Article 5 : Le présent arrêt sera notifié à la SARL Brands International Trading et au ministre délégué chargé des comptes publics.<br>
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       Copie en sera transmise à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Nord.<br>
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N°19DA00320<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-06-02 Contributions et taxes. Taxes sur le chiffre d'affaires et assimilées. Taxe sur la valeur ajoutée.,19-06-02-02 Contributions et taxes. Taxes sur le chiffre d'affaires et assimilées. Taxe sur la valeur ajoutée. Exemptions et exonérations.