# COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON, 3ème chambre - formation à 3, 22/11/2011, 11LY00867, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000024852987
**Date de décision:** 2011-11-22
**Juridiction:** COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
**Formation:** 3ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000024852987

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 4 avril 2011, présentée pour Mme Patricia A, domiciliée ... ; <br>
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       Mme A demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler l'ordonnance n°1000942 du 22 novembre 2010 par laquelle le président de la 7ème chambre du Tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 8 août 2008 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé de la recruter en qualité d'adjoint administratif dans le cadre du dispositif de recrutement des conjoints des fonctionnaires des services actifs de la police nationale, ensemble la décision du 9 juin 2009 rejetant son recours gracieux dirigé contre cette décision ; <br>
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, les décisions susmentionnées ;<br>
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       3°) d'enjoindre au ministre de l'intégrer effectivement à compter de sa demande et de reconstituer sa carrière ; <br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 1 000 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; <br>
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       Elle soutient que :<br>
       - dès lors qu'elle avait sollicité le réexamen de sa situation, suite à la décision du 8 août 2008, la décision du 9 juin 2009 n'est pas pour autant une décision de rejet prise sur recours gracieux, mais suite à un nouvel examen de sa situation ; qu'elle a présenté un recours gracieux le 16 juin 2009 qui a eu pour effet d'interrompre les voies et délais de recours, la saisine du bureau d'aide juridictionnelle a eu pour effet d'interrompre également ces délais, la demande enregistrée devant le Tribunal était recevable ; <br>
       - les signataires des décisions attaquées ne justifient pas de leur compétence ; <br>
       - l'autorité administrative ne pouvait légalement lui opposer que la condition du diplôme requis ; <br>
       - elle ne présentait aucun trouble psychiatrique ;<br>
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       Vu le jugement attaqué ;<br>
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       Vu le mémoire en défense, enregistré le 13 juillet 2011, présenté par le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration qui conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 500 euros soit mise à la charge de Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; <br>
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       Il soutient que :<br>
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       - il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'intéressée ait déposé une demande d'aide juridictionnelle dans la procédure de première instance ou qu'elle ait présenté un recours gracieux ; en tout état de cause, la demande présentée contre le rejet de ce recours gracieux serait tardive ; <br>
       - les moyens seront écartés pour les mêmes raisons que celles qui ont été présentées en première instance ; <br>
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       Vu le mémoire, enregistré le 17 octobre 2011, présenté pour Mme A qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ; <br>
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       Vu le mémoire en défense, enregistré le 26 octobre 2011, présenté par le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ; <br>
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       Vu la décision en date du 17 janvier 2011, accordant à Mme A l'aide juridictionnelle totale ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ; <br>
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       Vu la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;<br>
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       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 2 novembre 2011 :<br>
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       - le rapport de Mme Dèche, premier conseiller ; <br>
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       - et les conclusions de Mme Schmerber, rapporteur public ;<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative :  Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée.  ;<br>
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       Considérant qu'il est constant que Mme A a accusé réception des décisions litigieuses des 8 août 2008 et 9 juin 2009, respectivement le 12 août 2008 et le 12 juin 2009, et que lesdites décisions mentionnaient les voies et délais de recours ; que, contrairement à ce que soutient l'intéressée, le courrier en date du 16 juin 2009, par lequel elle a demandé à l'administration de lui préciser les raisons exactes de son inaptitude médicale, ne peut être regardé comme un recours gracieux présenté à l'encontre de la décision précitée du 9 juin 2009 et ne peut, par suite, avoir eu pour effet, de proroger le délai de recours contentieux à l'encontre de cette décision ; que la circonstance que Mme A a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 24 septembre 2009, après l'expiration du délai du recours contentieux, pour être représentée dans cette instance, n'a pu proroger ce délai ; que sa demande n'a été enregistrée au greffe du Tribunal que le 8 février 2010 ; que, dès lors, la demande de Mme A était manifestement tardive ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le président de la 7ème chambre du Tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande ; que doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Sur les conclusions du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : <br>
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       Considérant qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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DECIDE :<br>
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Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.<br>
Article 2 : Les conclusions du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.<br>
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à Mme Patricia A et au ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration.<br>
Délibéré après l'audience du 2 novembre 2011 à laquelle siégeaient :<br>
M. Rabaté, président de formation de jugement,<br>
M. Seillet, premier conseiller,<br>
Mme Dèche, premier conseiller.<br>
Lu en audience publique, le 22 novembre 2011.<br>
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N° 11LY00867	<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 36-10-09-01 Fonctionnaires et agents publics. Cessation de fonctions. Radiation des cadres. Inaptitude physique.