# Cour Administrative d'Appel de Paris, 6ème Chambre, 01/02/2010, 08PA01221, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021879824
**Date de décision:** 2010-02-01
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Paris
**Formation:** 6ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021879824

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 11 mars 2008, présentée pour Mme Yuhua  EPOUSE CHENG, demeurant chez Mlle Aline  ..., par <br>
Me Guibert ; Mme  EPOUSE CHENG demande à la cour :<br>
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        1°) d'annuler l'ordonnance n° 0800241 en date du 10 février 2008 par laquelle le président du Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du préfet de police en date du 12 décembre 2007 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai d'un mois ;<br>
        2°) d'annuler ladite décision ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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        Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        Vu le code de justice administrative ; <br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 18 janvier 2010 :<br>
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        - le rapport de M. Piot, rapporteur, <br>
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        - et les conclusions de Mme Dely, rapporteur public ;<br>
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        Considérant que Mme  EPOUSE CHENG, de nationalité chinoise, fait appel de l'ordonnance en date du 10 février 2008 par lequel le président du Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 12 décembre 2007 par lequel le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai d'un mois ; <br>
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        Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; et qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile susvisé  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  est délivré de plein droit : (...) / 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée (...)  ;<br>
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        Considérant que si Mme  EPOUSE CHENG fait valoir qu'elle séjourne en France avec son époux depuis 1999, que sa fille née en Chine, de nationalité française, chez qui elle réside, subvient à ses besoins et que son beau-fils et sa petite fille résident également sur le territoire national, il ressort toutefois des pièces du dossier que M. Xueming B, son époux, est également en situation irrégulière ; que la seule durée du séjour en France de Mme  EPOUSE CHENG ne saurait par elle-même lui ouvrir au bénéfice d'un titre de séjour de plein droit ; que, dans les circonstances de l'espèce, l'arrêté attaqué n'a pas porté au droit de <br>
Mme  EPOUSE CHENG au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but en vue duquel il a été pris ; qu'ainsi, cet arrêté n'a méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
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        Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme  EPOUSE CHENG n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le président du Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande ;<br>
D E C I D E :<br>
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Article 1er: La requête de Mme  EPOUSE CHENG est rejetée.<br>
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N° 08PA01221<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**