# Conseil d'Etat, 3 SS, du 20 juillet 1988, 89603, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007762186
**Date de décision:** 1988-07-20
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 3 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007762186

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête, enregistrée le 21 juillet 1987 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par le CENTRE HOSPITALIER SAINT-CHARLES DE TOUL, dont le siège est à Toul (54201), représenté par son directeur en exercice et tendant à ce que le Conseil d'Etat :<br>     °1) annule l'article 1er du jugement en date du 4 juin 1987 par lequel le tribunal administratif de Nancy a annulé la décision en date du 19 février 1986 prononçant le licenciement de Mme X... de son empoi de sage-femme ;<br>    °2) rejette la demande de Mme X... présentée devant le tribunal administratif de Nancy ;<br>
<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi du 4 août 1981 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs ;<br>    Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ;<br>    Vu la loi du 30 décembre 1977 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Sauzay, Conseiller d'Etat,<br>    - les conclusions de M. Lévis, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant qu'en vertu de l'article 13 de la loi du 4 août 1981 portant amnistie, sont amnistiés les faits commis antérieurement au 22 mai 1981 en tant qu'ils constituent des fautes passibles de sanctions disciplinaires ou professionnelles, à l'exception de ceux qui constituent des manquements à la probité, aux bonnes moeurs ou à l'honneur ;<br>    Considérant que les négligences commises par Mme X..., sage-femme, le 22 juillet 1980 alors qu'elle était en service à la maternité du centre hospitalier Saint-Charles-de-Toul n'ont pas constitué des manquements à l'honneur professionnel et étaient, en conséquence, amnistiées en application des dispositions susrappelées de la loi du 4 août 1981 ; que le centre hospitalier ne pouvait retenir ces faits pour prononcer une sanction à l'encontre de Mme X... le 19 février 1986 et n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que c'est à tort que par l'article 1er du jugement attaqué le tribunal administratif de Nancy a annulé cette mesure ;<br>
<br>Article 1er : La requête susvisée du CENTRE HOSPITALIER SAINT-CHARLES-DE-TOUL est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée au CENTRE HOSPITALIER SAINT-CHARLES-DE-TOUL, à Mme X... et au ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Loi 81-736 1981-08-04 art. 13
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 07-01-01-02-01 AMNISTIE, GRACE ET REHABILITATION - AMNISTIE - BENEFICE DE L'AMNISTIE - AMNISTIE DES SANCTIONS DISCIPLINAIRES OU PROFESSIONNELLES - FAITS NON CONTRAIRES A LA PROBITE, AUX BONNES MOEURS OU A L'HONNEUR -Négligences.