# Cour administrative d'appel de Nancy, du 5 février 1991, 89NC01129, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007548981
**Date de décision:** 1991-02-05
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nancy
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007548981

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 24 mars 1989, présentée pour Mme Antonia X..., épouse Y..., demeurant ..., par la SCP BOURGOING-DUMONTEIL-BOURNILHAS-BERTAGNA, avocats à Paris ;<br>    Mme Y... demande à la cour :<br>    1°) d'annuler le jugement du 26 janvier 1989 par lequel le tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande en décharge du complément d'impôt sur le revenu qui lui a été réclamé au titre de l'année 1979 dans les rôles de la commune de Belfort ;<br>    2°) de prononcer la décharge de cette imposition ;<br>    3°) subsidiairement, d'ordonner une expertise ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code général des impôts ;<br>    Vu le livre des procédures fiscales ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été dûment averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience du 22 janvier 1991 :<br>    - le rapport de M. SAGE, conseiller,<br>    - les observations de Maître BOURNILHAS, avocat de Madame Y...,<br>    - et les conclusions de Mme FRAYSSE, commissaire du Gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que la société anonyme MAGRANER a cédé le 31 décembre 1979 à Mme Y... et à la société civile immobilière "La Murisserie" dont elle est membre, des immeubles sis ... pour des prix respectifs de 200 000 F et 500 000 F ; que l'administration ayant estimé que ces prix étaient inférieurs à la valeur vénale réelle de ces immeubles et que la société avait fait bénéficier l'intéressée d'un avantage occulte évalué à 125 497 F a regardé cet avantage comme un revenu distribué à Mme Y... et l'a soumis à l'impôt sur le revenu ; que le tribunal administratif de Besançon a, par le jugement attaqué, estimé que la valeur vénale des immeubles devait être fixée à celle qu'a retenue l'administration ;<br>    Considérant qu'il résulte de l'ensemble des pièces du dossier, eu égard aux éléments de comparaison produits par l'administration, que, comme l'a d'ailleurs admis elle-même l'intéressée en matière de droits d'enregistrement et sans qu'il puisse être utilement fait état à cette occasion d'un vice du consentement, la valeur vénale des immeubles à la date de cession doit être fixée respectivement à 325 000 F et 750 000 F, compte tenu de la situation et de la configuration de ces immeubles, ainsi que des circonstances propres à l'affaire, en particulier les données du marché immobilier local en 1979, les caractéristiques techniques des bâtiments et leur occupation au moment de la vente ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède et sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise que Mme Y... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué en date du 26 janvier 1989 le tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande ;<br>Article 1er : La requête de Mme Y... est rejetée.<br>Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme Y... et au ministre délégué au budget.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-04-02-03-01 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REVENUS ET BENEFICES IMPOSABLES - REGLES PARTICULIERES - REVENUS DES CAPITAUX MOBILIERS ET ASSIMILABLES - REVENUS DISTRIBUES