# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 30 mai 1972, 71-70.166, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006987491
**Date de décision:** 1972-05-30
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006987491

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU L'ARTICLE 21-II, DERNIER ALINEA, DE L'ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958, APPLICABLE EN L'ESPECE DANS SA REDACTION RESULTANT DE LA LOI DU 10 JUILLET 1965 ;<br>
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ATTENDU QU'AUX TERMES DE CE TEXTE, PEUVENT SEULS ETRE ESTIMES COMME TERRAINS A BATIR, QUELLE QUE SOIT LEUR UTILISATION, LES TERRAINS INCLUS A LA DATE DE REFERENCE DANS OU EFFECTIVEMENT DESSERVIS PAR DES VOIES ET RESEAUX DIVERS ;<br>
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 UN PERIMETRE D'AGGLOMERATION DEFINI PAR UN PLAN D'URBANISME ATTENDU QU'APRES AVOIR CONSTATE QUE LES TERRAINS LITIGIEUX ETAIENT SITUES DANS LE PERIMETRE D'AGGLOMERATION DE LA TRINITE-SUR-MER, L'ARRET ATTAQUE REFUSE DE LES EVALUER COMME TERRAINS A BATIR ;<br>
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 QU'EN STATUANT AINSI, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 28 MAI 1971 ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE RENNES (CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS) ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT DEVANT LA COUR D'APPEL DE POITIERS (CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS).<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** LOI 1965-07-10,Ordonnance 58-97 1958-10-23 ART. 21 II
**ECLI:** 
**Résumé:** LES JUGES DU FOND, QUI CONSTATENT QUE LA PARCELLE EXPROPRIEE  EST SITUEE DANS UN PERIMETRE D'AGGLOMERATION, NE PEUVENT PAS REFUSER  DE L'EVALUER COMME TERRAIN A BATIR.
**Mots-clés:** EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23  OCTOBRE 1958) - INDEMNITE - IMMEUBLE - TERRAIN - TERRAIN A BATIR (LOI DU 10 JUILLET 1965) - PERIMETRE D'AGGLOMERATION - INCLUSION -  CONDITION SUFFISANTE.