# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 4 juin 1970, 69-20.045, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983548
**Date de décision:** 1970-06-04
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983548

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE GISSON, PROPRIETAIRE D'UN APPARTEMENT, SIS A BORDEAUX, DONNE EN LOCATION A BONSOL, SUIVANT UN BAIL DE SIX ANNEES VISANT EXPRESSEMENT LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 3 TER DE LA LOI DU 1ER SEPTEMBRE 1948, FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE CE TEXTE NE POUVAIT RECEVOIR APPLICATION EN L'ESPECE, AU MOTIF QUE BONSOL N'ETAIT ENTRE DANS LES LIEUX QU'APRES LA CONCLUSION DU BAIL, " SANS REPONDRE AUX ARGUMENTS, NON CONTESTES, INVOQUES COMME CONSTITUTIFS DE L'ENTREE DANS LES LIEUX, A SAVOIR LA DETENTION DEFINITIVE DES CLEFS, LA PRISE DE POSSESSION " DES LIEUX " PAR SON MOBILIER ET LA MISE DES COMPTEURS AU NOM DU LOCATAIRE " ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND RELEVENT, A BON DROIT, QUE, POUR L'APPLICATION DE L'ARTICLE 3 TER, UNE DES CONDITIONS ESSENTIELLES EST QUE LE BAIL AIT ETE CONCLU " APRES L'ENTREE DU PRENEUR DANS LES LIEUX " ;<br>
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 QU'EN CONSTATANT QUE LE BAIL CONSENTI A BONSOL, DATE DU 1ER FEVRIER 1968, AVAIT, EN REALITE, ETE CONCLU LE 23 DECEMBRE 1967 ET QU'A CETTE DATE LE PRENEUR N'ETAIT PAS ENTRE DANS LES LIEUX, ILS ONT, SANS ETRE TENUS DE REPONDRE A DE SIMPLES ARGUMENTS, FAIT UNE EXACTE APPLICATION DU TEXTE SUSVISE QUI EST D'INTERPRETATION STRICTE ;<br>
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 SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QUE GISSON, QUI SOUTENAIT QUE, DANS L'INTENTION DES PARTIES, LE BAIL AVAIT ETE CONCLU NON PAS COMME EXPRESSEMENT MENTIONNE DANS L'ACTE, EN APPLICATION DE L'ARTICLE 3 TER MAIS DE L'ARTICLE 3 QUINQUIES DE LA LOI DU 1ER SEPTEMBRE 1948, FAIT ENCORE GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR STATUE, EN S'EN TENANT AU SENS LITTERAL DES TERMES, SANS RECHERCHER QUELLE AVAIT ETE LA COMMUNE INTENTION DES PARTIES ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES JUGES D'APPEL RELEVENT EXACTEMENT QUE L'ARTICLE 3 QUINQUIES NE S'APPLIQUE QU'AUX COMMUNES DONT LA POPULATION TOTALE EST EGALE OU SUPERIEURE A 10000 HABITANTS ET QUI N'ONT PAS FAIT L'OBJET D'UN DECRET SPECIAL PORTANT LIBERATION CONDITIONNELLE DU PRIX DU LOYER ;<br>
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 QUE C'EST DONC A BON DROIT QU'APRES AVOIR CONSTATE QUE LA VILLE DE BORDEAUX AVAIT FAIT L'OBJET, LE 2 NOVEMBRE 1961, D'UN DECRET DE CETTE NATURE, ILS ONT DECIDE QUE L'ARTICLE 3 QUINQUIES NE POUVAIT RECEVOIR APPLICATION ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 4 FEVRIER 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (2),Décret  1961-11-02,LOI 1948-08-01 ART. 3 QUINQUIES
**ECLI:** 
**Résumé:** L'article 3 ter de la loi du 1er septembre 1948, d'interprétation stricte, est inapplicable si, à la date de la conclusion du bail, le preneur n'est pas entré dans les lieux.,L'article 3 quinquies de la loi du 1er septembre 1948 ne s'applique qu'aux communes dont la population totale est égale ou supérieure à 10.000 habitants, et qui n'ont pas fait l'objet d'un décret spécial portant libération conditionnelle des loyers.          Ce texte est inapplicable à la ville de Bordeaux qui a fait l'objet le 2 novembre 1961, d'un décret de cette nature.
**Mots-clés:** 1) BAUX A LOYER (Loi du 1er septembre 1948) - Domaine d'application - Exclusion - Article 3 ter - Bail conclu après l'entrée du preneur dans les lieux - Nécessité.,2) BAUX A LOYER (Loi du 1er septembre 1948) - Domaine d'application - Exclusion - Article 3 quinquies - Conditions d'application - Commune de plus de 10.000 habitants.,* BAUX A LOYER (Loi du 1er septembre 1948) - Domaine d'application - Exclusion - Article 3 quinquies - Condition d'application - Absence de décret d'extension.,* BAUX A LOYER (loi du 1er septembre 1948) - Domaine d'application - Communes exclues - Décret d'extension - Absence - Effet.