# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 5 mai 1971, 70-10.661, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006984576
**Date de décision:** 1971-05-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006984576

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE LA SOCIETE ATELIERS ROANNAIS DE CONSTRUCTIONS TEXTILES (ARCT) FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE LES "PRIMES DE PANIER" QU'ELLE VERSAIT A SES OUVRIERS MANUELS POUR LE CASSE-CROUTE DE 8 HEURES, AVAIENT LE CARACTERE D'UN SUPPLEMENT DE SALAIRE, ET DEVAIENT ETRE INTEGREES DANS L'ASSIETTE DU CALCUL DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE ;<br>
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 AU MOTIF QUE L'OCTROI REGULIER ET GENERAL DE LA PRIME A LA TOTALITE DES 700 OUVRIERS MANUELS DE L'ENTREPRISE, QUI NE SONT PAS SOUMIS A UN HORAIRE EXCEPTIONNEL ET POUR LESQUELS LA PREUVE N'EST PAS RAPPORTEE QUE TOUS SERAIENT SOUMIS A UN TRAVAIL DE FORCE PARTICULIEREMENT PENIBLE, NE PEUT ETRE CONSIDERE QUE COMME UN COMPLEMENT DE SALAIRE ET COMME TEL COMPRIS DANS L'ASSIETTE DES COTISATIONS D'ASSURANCES SOCIALES, D'ASSURANCES VIEILLESSE, D'ACCIDENTS DU TRAVAIL ET D'ALLOCATIONS FAMILIALES ;<br>
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 ALORS QU'IL RESULTE DES CONSTATATIONS DE LA COUR D'APPEL ET NOTAMMENT DU FAIT QUE LE "CASSE-CROUTE PRIS UNE HEURE SEULEMENT APRES L'ARRIVEE DES OUVRIERS PENDANT UNE COURTE PAUSE REMUNEREE EST PRATIQUEMENT IMPOSE PAR LA DIRECTION DE L'ENTREPRISE" ;<br>
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 QUE LA PRIME ETAIT ACCORDEE A L'OCCASION D'UN REPOS SUPPLEMENTAIRE, ET EFFECTIVEMENT DEPENSEE DANS CE BUT ;<br>
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 QUE CES CONSTATATIONS D'OU LA COUR N'A PAS TIRE LES CONSEQUENCES DE DROIT QUI S'IMPOSAIENT SONT SUFFISANTES POUR EXCLURE LA PRIME DE L'ASSIETTE DES COTISATIONS, SANS QU'IL Y AIT LIEU DE RECHERCHER A QUELS OUVRIERS ET DANS QUELLES CONDITIONS ELLE ETAIT ALLOUEE ;<br>
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 ET ALORS QUE AU DEMEURANT LA COUR NE POUVAIT SANS CONTRADICTION RELEVER D'UNE PART QUE LE CASSE-CROUTE PRIS PENDANT UN HORAIRE INHABITUEL ETAIT IMPOSE PAR LA DIRECTION DE L'ENTREPRISE, ET, D'AUTRE PART, QUE LA PRIME N'ETAIT PAS DESTINEE A COUVRIR UNE CHARGE INHERENTE A L'EMPLOI ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A RELEVE QUE LA SOCIETE ATELIERS ROANNAIS DE CONSTRUCTIONS TEXTILES (ARCT) AVAIT EXCLU DE L'ASSIETTE DE COTISATIONS LA PRIME DITE DE PANIER QU'ELLE ALLOUAIT A TOUS SES OUVRIERS TRAVAILLANT EN ATELIER POUR LEUR PERMETTRE DE PRENDRE UN CASSE-CROUTE AU COURS D'UNE PAUSE FIXEE ENTRE 8 HEURES ET 8 HEURES 15 ;<br>
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 QUE LA SOCIETE AVAIT SOUTENU QU'IL S'AGISSAIT D'UN REMBOURSEMENT DE FRAIS REELS EXPOSES EN RAISON DES NECESSITES DE L'EMPLOI ET NON D'UN COMPLEMENT DE SALAIRE COMME LE PRETENDAIT L'UNION DE RECOUVREMENT DES COTISATIONS DE SECURITE SOCIALE ET D'ALLOCATIONS FAMILIALES QUI AVAIT RECLAME LE PAYEMENT D'UN COMPLEMENT DE COTISATIONS ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL A OBSERVE D'UNE PART, QUE L'ARTICLE 120 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE SOUMET A COTISATIONS TOUTES LES SOMMES VERSEES EN CONTREPARTIE OU A L'OCCASION DE TRAVAIL, NOTAMMENT LES INDEMNITES, PRIMES, GRATIFICATIONS ET TOUS AUTRES AVANTAGES EN ARGENT, LES AVANTAGES EN NATURE ET QU'IL NE PEUT ETRE OPERE DE DEDUCTION A TITRE DE FRAIS PROFESSIONNELS QUE DANS LES CONDITIONS FIXEES PAR VOIE REGLEMENTAIRE, ET D'AUTRE PART, QUE SELON LE PARAGRAPHE 1 DE L'ARRETE DU 14 SEPTEMBRE 1960 LES FRAIS PROFESSIONNELS DEDUCTIBLES S'ENTENDENT DES SOMMES VERSEES AUX TRAVAILLEURS POUR LES COUVRIR DES CHARGES INHERENTES A LA FONCTION OU A L'EMPLOI ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL A ALORS CONSTATE QUE LES INDEMNITES LITIGIEUSES ETAIENT ALLOUEES A L'ENSEMBLE DES 700 OUVRIERS TRAVAILLANT DANS LES ATELIERS DE FABRICATION DE MACHINES DESTINEES A L'INDUSTRIE TEXTILE, QUE L'HORAIRE DE TRAVAIL ETAIT FIXE DE 7 HEURES A 12 HEURES ET DE 14 HEURES A 18 HEURES, QUE POUR PARVENIR A UN MEILLEUR RENDEMENT DE TRAVAIL LA SOCIETE AVAIT ESTIME NECESSAIRE D'INSTITUER DE 8 HEURES A 8 HEURES 15 UNE PAUSE QUI ETAIT REMUNEREE ET AU COURS DE LAQUELLE ELLE INCITAIT LES OUVRIERS A SE RESTAURER ;<br>
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 QU'A CET EFFET ELLE LEUR ALLOUAIT UNE INDEMNITE FORFAITAIRE JOURNALIERE DE 1,53 FRANC PORTEE A 1,74 FRANC VERSEE A TOUS LES OUVRIERS EN ATELIER SANS DISTINCTION DE CATEGORIE ET QUELLE QUE SOIT LA DISTANCE DE LEUR DOMICILE, QUE L'HORAIRE FIXE PAR L'ENTREPRISE N'ETAIT PAS CONTINU PUISQU'IL ETAIT DIVISE EN DEUX TEMPS DE 5 HEURES LE MATIN ET DE 4 HEURES L'APRES-MIDI AVEC UNE COUPURE DE DEUX HEURES, QU'IL N'ETAIT PAS RAPPORTE LA PREUVE QUE LES OUVRIERS FUSSENT SOUMIS A UN TRAVAIL DE FORCE PARTICULIEREMENT PENIBLE IMPOSANT LA NECESSITE DE PRENDRE UN REPOS SUPPLEMENTAIRE, QUE D'AILLEURS CE CASSE-CROUTE ETAIT PRIS UNE HEURE SEULEMENT APRES L'ARRIVEE DES OUVRIERS ;<br>
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QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS ET OBSERVATIONS D'OU IL RESULTE QUE SI CETTE INDEMNITE ETAIT EMPLOYEE PAR LE BENEFICIAIRE A LA CONSOMMATION D'UN CASSE-CROUTE, LA DEPENSE QU'ELLE COUVRAIT N'ETAIT CEPENDANT PAS IMPOSEE PAR LES CONDITIONS PARTICULIERES DE TRAVAIL, LA COUR D'APPEL A PU DEDUIRE QU'ELLE N'ETAIT PAS INHERENTE A LA FONCTION NI A L'EMPLOI AU SENS DE L'ARRETE DU 14 SEPTEMBRE 1960 ET QU'AINSI ELLE NE CONSTITUAIT PAS DES FRAIS PROFESSIONNELS DEDUCTIBLES DE L'ASSIETTE DES COTISATIONS ET QUE LES SOMMES VERSEES DEVAIENT ETRE INCLUSES DANS L'ENSEMBLE DES REMUNERATIONS SOUMISES A COTISATION, CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 120 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 17 DECEMBRE 1969 PAR LA COUR D'APPEL DE LYON.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1967-11-29 Bulletin 1967 IV N.744 P.630 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1970-01-21 Bulletin 1970 V N. 45 P. 33 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Arrêté  1960-09-14,Code de la sécurité sociale 120
**ECLI:** 
**Résumé:** LA DEPENSE ENGAGEE PAR LES OUVRIERS D'UNE ENTREPRISE POUR  ACHETER UN CASSE-CROUTE DONT LA CONSOMMATION, AU COURS D'UNE PAUSE,  INSTITUEE PAR L'EMPLOYEUR DANS LE BUT DE PARVENIR A UN MEILLEUR  RENDEMENT, N'EST PAS IMPOSEE PAR DES CONDITIONS PARTICULIERES DE  TRAVAIL, LES INTERESSES N'ETANT SOUMIS NI A UN HORAIRE CONTINU, NI A  UN TRAVAIL DE FORCE PARTICULIEREMENT PENIBLE, NE PEUT ETRE  CONSIDEREE COMME INHERENTE A LA FONCTION OU A L'EMPLOI AU SENS DE L 'ARRETE DU 14 SEPTEMBRE 1960.           L'INDEMNITE DE PANIER DESTINEE A COUVRIR CETTE DEPENSE NE  PEUT DONC ETRE DEDUITE DE L'ASSIETTE DES COTISATIONS DE SECURITE  SOCIALE.
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - COTISATIONS - ASSIETTE - INDEMNITE DE PANIER.