# CAA de NANTES, 1ère  Chambre , 21/04/2016, 15NT01025, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000032458015
**Date de décision:** 2016-04-21
**Juridiction:** CAA de NANTES
**Formation:** 1ère  Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000032458015

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante : <br>
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       Procédure contentieuse antérieure : <br>
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       M. C...B...a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler l'arrêté du préfet de la Mayenne du 17 novembre 2014 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. <br>
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       Par un jugement n° 1410846 du 25 février 2015, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande. <br>
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       Procédure devant la cour :<br>
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       Par une requête enregistrée le 25 mars 2015, M.B..., représenté par MeA..., demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nantes du 25 février 2015 ;<br>
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       2°) d'annuler l'arrêté du préfet de la Mayenne du 17 novembre 2014 ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de la Mayenne de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de réexaminer sa demande après l'avoir muni d'une autorisation provisoire de séjour ; <br>
       4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, qui renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, d'une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. <br>
       Il soutient que : <br>
       - la décision portant obligation de quitter le territoire français est contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
       - la décision fixant le pays de renvoi méconnaît l'article 3 de la même convention.<br>
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       Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juillet 2015, le préfet de la Mayenne conclut au rejet de la requête. <br>
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       Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés. <br>
       M. B...a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 juin 2015.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier.<br>
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       Vu : <br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. <br>
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       A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Aubert. <br>
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       1. Considérant que M.B..., de nationalité russe, relève appel du jugement du 25 février 2015 par lequel le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Mayenne du 17 novembre 2014 portant refus de carte de séjour au titre de l'asile et obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination ; <br>
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              2. Considérant que le requérant se borne à reprendre en appel, sans apporter aucun élément nouveau, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, respectivement invoqués au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi ; qu'il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges ; <br>
              3. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. B... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande ; <br>
       4. Considérant que doivent être rejetées par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction présentées par le requérant ainsi que celles tendant au bénéfice des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       DECIDE : <br>
Article 1er : 	La requête de M. B...est rejetée. <br>
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Article 2 : 	Le présent arrêt sera notifié à M. C...B...et au ministre de l'intérieur.<br>
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	Copie en sera adressée, pour information, au préfet de la Mayenne.<br>
	Délibéré après l'audience du 24 mars 2016, à laquelle siégeaient :<br>
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       - M. Bataille, président de chambre,<br>
       - Mme Aubert, président-assesseur,<br>
       - M. Jouno, premier conseiller.<br>
       Lu en audience publique, le 21 avril 2016.<br>
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Le rapporteur,<br>
S. AubertLe président,<br>
F. Bataille<br>
Le greffier,<br>
C. Croiger<br>
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La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
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N° 15NT01025	3 <br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**