# Conseil d'Etat, du 22 octobre 2003, 260895, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008203821
**Date de décision:** 2003-10-22
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008203821

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 8 octobre 2003 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par l'ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE MONTPELLIER, représentée par le président de la chambre de commerce et d'industrie de Montpellier  ; elle demande au juge des référés du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'ordonner la suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de l'arrêté du 22 août 2003 par lequel le ministre de l'éducation nationale autorise la délivrance du visa accordé à l'ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE MONTPELLIER pour une durée de trois ans seulement à compter du 1er septembre 2003  ; 
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                     2°) de condamner l'Etat à lui verse la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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                     elle soutient qu'il est urgent de suspendre l'arrêté litigieux qui porte une atteinte grave et immédiate à la réputation et au fonctionnement de l'école  ; qu'il existe , en l'état de l'instruction, plusieurs moyens susceptibles de créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée  ; qu' elle intervient à la suite d'une procédure d'évaluation irrégulière, qui a méconnu à la fois le principe d'impartialité, l'égalité de traitement entre les établissements et le principe du contradictoire  ; qu'elle est entachée d'un défaut de motivation  ; que la circulaire fixant les critères d'évaluation des écoles est illégale faute d'avoir été soumise au conseil supérieur de l'éducation   ; que la contradiction dans les termes de l'arrêté, qui autorise la délivrance à l'ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE MONTPELLIER d'un visa pour une durée de trois ans à compter du 1er septembre 2003  tout en fixant la prochaine date d'évaluation en 2009, le rend inapplicable  ; qu'au fond, le ministre a commis une erreur de fait sur la situation réelle de l'ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE MONTPELLIER à la date de sa décision  ; qu'il a méconnu l'exercice de son pouvoir discrétionnaire en suivant l'avis du conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche pourtant non conforme  ; que l'arrêté litigieux constitue une entrave à la liberté du commerce et de l'industrie de l'école  ; qu'il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation  ; 
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                Vu le mémoire complémentaire, enregistré le 16 octobre 2003, présenté par l'ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE MONTPELLIER  ; elle reprend les mêmes conclusions et les mêmes moyens  ; 
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     	Vu l'arrêté dont la suspension est demandée  ;
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	Vu le code de l'éducation  ;
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                     Vu le décret n°2001-295 du 4 avril 2001 portant création de la commission d'évaluation des formations et des diplômes de gestion  ;
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                     Vu l'arrêté du 8 mars 2001 relatif aux diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur technique privés et consulaires reconnus par l'Etat  ;
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     	Vu les autres pièces du dossier  ;
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     	Vu le code de justice administrative  ;
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<br>Considérant que l'autorisation accordée, sur le fondement des articles L. 443-1 et L. 443-2 du code de l'éducation, par le ministre chargé de l'enseignement supérieur à une école technique privée en vue de délivrer à ses étudiants des diplômes revêtus du visa de l'Etat constitue une décision individuelle, dont les effets directs sont concentrés au siège de l'établissement en cause  ; qu'aucune disposition ne donne compétence au Conseil d'Etat pour connaître en premier ressort d'une tel litige  ; qu'ainsi la requête de l'ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE MONTPELLIER doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative  ;
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<br>O R D O N N E  :
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     Article 1er  : La requête de l'ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE MONTPELLIER est rejetée.
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     Article 2  : La présente ordonnance sera notifiée à l'ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE MONTPELLIER.
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Copie en sera donnée pour information au ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**