# Conseil d'Etat, 3ème sous-section jugeant seule, du 18 février 2005, 265854, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008212184
**Date de décision:** 2005-02-18
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 3EME SOUS-SECTION JUGEANT SEULE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008212184

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 17 mars 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. X... X, demeurant ...  ; M. X demande au Conseil d'Etat  : 
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                1°) de rectifier pour erreur matérielle la décision en date du 7 janvier 2004 par laquelle le Conseil d'Etat a rejeté sa demande d'annulation du jugement du 15 mars 1999 du tribunal départemental des pensions de Saône-et-Loire en tant que celui-ci a refusé de faire droit à sa demande de pension pour perte d'accommodation de l'oeil gauche  ; 
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                2°) d'annuler ce jugement et, statuant au fond, de faire droit à sa demande de pension militaire d'invalidité  ; 
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     	Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre  ; 
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	Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - le rapport de M. Gilles Bardou, Maître des Requêtes,  
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                - les conclusions de M. François Séners, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article R. 833-1 du code de justice administrative  : Lorsqu'une décision (...) du Conseil d'Etat est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification  ; 
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                Considérant que par une décision en date du 7 janvier 2004, le Conseil d'Etat statuant au contentieux, a rejeté la requête de M. X tendant à l'annulation du jugement du 15 mars 1999 du tribunal départemental des pensions de Saône-et-Loire en tant que celui-ci a refusé de faire droit à sa demande de pension pour perte d'accommodation de l'oeil gauche  ; que M. X soutient que le Conseil d'Etat aurait entaché sa décision d'erreur matérielle en ignorant que ses conclusions tendaient à ce que la perte d'accommodation soit reconnue en tant qu'affection nouvelle et non comme l'aggravation d'une affection déjà pensionnée  ; qu'il résulte toutefois des termes mêmes de la décision contestée qu'en jugeant que la perte d'accommodation de l'oeil gauche invoquée correspondait à une infirmité déjà pensionnée sous l'appellation d'asthénopie de l'oeil gauche, et non à une affection nouvelle, le Conseil d'Etat a porté une appréciation d'ordre juridique qui n'est pas susceptible d'être contestée par la voie du recours en rectification d'erreur matérielle  ; que par suite le recours de M. X n'est pas recevable  ; 
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     Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. X... X et au ministre de la défense.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**