# Cour Administrative d'Appel de Nancy, 4ème chambre - formation à 3, 01/03/2010, 09NC00228, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021966004
**Date de décision:** 2010-03-01
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nancy
**Formation:** 4ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021966004

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 18 février 2009, complétée par un mémoire enregistré le 15 juin 2009, présentée pour Mme Eléonore A, demeurant chez Mme Paule Egoume-Eboueme ..., par Me Mengus ; Mme A demande à la Cour : <br>
<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 0805112 du 21 janvier 2009 par lequel le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 16 octobre 2008 du préfet du Bas-Rhin refusant de lui délivrer un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi ;<br>
<br>
       2°) d'annuler la décision attaquée ;<br>
<br>
       3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour, ou à titre subsidiaire, une autorisation provisoire de séjour assortie de l'autorisation de travailler ;<br>
<br>
       4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
<br>
       Mme A soutient que :<br>
<br>
<br>
       - le préfet aurait dû lui délivrer au vu de l'avis du médecin inspecteur en date du 5 février 2007 un certificat de résidence d'un an au lieu et place d'une autorisation provisoire de séjour valable six mois et non assortie de l'autorisation de travailler ;<br>
<br>
       - le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'état de santé de l'intéressé, qui implique des soins en France ;<br>
<br>
       - la décision porte atteinte à son droit à une vie privée et familiale en France et méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       - l'obligation de quitter le territoire est illégale en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour ;<br>
<br>
       - elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       - la décision fixant le pays de renvoi méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       Vu le jugement et la décision attaqués ;<br>
<br>
       Vu le mémoire enregistré le 16 avril 2009, complété par un mémoire enregistré le 20 août 2009, présenté par le préfet du Bas-Rhin qui conclut au rejet de la requête au motif que les moyens invoqués ne sont pas fondés ;<br>
<br>
       Vu la décision du bureau de l'aide juridictionnelle (section administrative), en date du 13 novembre 2009, accordant à Mme A le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale  ;<br>
<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 1er février 2010 :<br>
<br>
       - le rapport de Mme Richer, président, <br>
<br>
       - et les conclusions de M. Wallerich, rapporteur public ;<br>
<br>
<br>
<br>
       Sur la décision de refus de séjour :<br>
<br>
<br>
       En ce qui concerne le moyen tiré de l'illégalité de l'autorisation provisoire de séjour délivrée le 5 octobre 2007:<br>
<br>
       Considérant que Mme A ne peut pas utilement faire valoir à l'appui d'une demande d'annulation d'un refus de titre de séjour qu'elle aurait dû bénéficier d'une carte de séjour temporaire d'un an aux lieu et place d'une autorisation provisoire de séjour valable six mois ;<br>
<br>
<br>
       En ce qui concerne les moyens tirés de l'état de santé et de l'atteinte à la vie privée et familiale :<br>
<br>
       Considérant qu'au soutien de sa critique du jugement attaqué, Mme A reprend avec la même argumentation ses moyens de première instance tirés de la méconnaissance du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile  et de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; que, toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que les premiers juges auraient, par les motifs qu'ils ont retenus et qu'il y a lieu d'adopter, commis une erreur en écartant ces deux moyens ;<br>
<br>
<br>
<br>
       Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :<br>
<br>
       Considérant qu'il y a lieu, par adoption des motifs retenus par les premiers juges, d'écarter les moyens tirés de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire serait illégale en conséquence de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et de ce que l'état de santé de Mme A ferait obstacle à son retour en république du Congo, qui ne comportent aucun élément de fait ou droit nouveau par rapport à l'argumentation que Mme A avait développée devant le Tribunal administratif de Strasbourg ;<br>
<br>
<br>
<br>
       Sur la décision fixant le pays de renvoi :<br>
<br>
       Considérant qu'il y a lieu, par adoption des motifs retenus par le premier juge, d'écarter le moyen articulé par Mme A, tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
<br>
       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande ; que doivent être rejetées par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et ses conclusions tendant au bénéfice des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;<br>
<br>
<br>
<br>
       DECIDE :<br>
<br>
       Article 1er : La requête de Mme A est rejetée. <br>
<br>
       Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme Eléonore A et au ministre l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
<br>
       Copie au préfet du Bas-Rhin.<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
2<br>
09NC00228<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**