# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 20 octobre 1982, 81-14.113, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007010921
**Date de décision:** 1982-10-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007010921

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE, QUE LES EPOUX X..., QUI AVAIENT ETE CONDAMNES PAR LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE EN PAIEMENT DU CAPITAL ET DES INTERETS ECHUS DE CINQ PRETS QUE LEUR AVAIT CONSENTIS LA CAISSE REGIONALE DU CREDIT AGRICOLE MUTUEL DE LA SARTHE, ONT SOUTENU, EN CAUSE D'APPEL, POUR FAIRE REDUIRE LE MONTANT DES INTERETS RETENUS PAR LE JUGEMENT, QU'ETAIT POTESTATIVE LA CLAUSE SELON LAQUELLE LA CAISSE REGIONALE PRECITEE, SUR DECISION DE SON CONSEIL D'ADMINISTRATION, SE RESERVAIT, SOUS CERTAINES CONDITIONS, LA FACULTE, AVANT QUE LES EMPRUNTEURS NE SE SOIENT INTEGRALEMENT LIBERES, DE MODIFIER LE TAUX D'INTERET DU PRET CONSENTI ;<br>
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 QUE LA COUR D'APPEL LES A DEBOUTE DE LEUR DEMANDE DE NULLITE DE CETTE CLAUSE ;<br>
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ATTENDU QUE LES EPOUX X... FONT SEULEMENT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR AINSI STATUE AU MOTIF QUE LA CLAUSE PRECITEE NE CONSTITUAIT PAS UNE CONDITION POTESTATIVE MAIS PREVOYAIT UNE MODIFICATION EVENTUELLE DES CONDITIONS D'EXECUTION DU CONTRAT, ALORS QU'IL RESULTAIT DES CONSTATATIONS MEMES DE L'ARRET ATTAQUE, QUI REPRODUISAIT LES TERMES DE LA CLAUSE LITIGIEUSE, QUE LE CONTRAT ETAIT AFFECTE D'UNE "CONDITION POTESTATIVE" ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, REPRODUISANT LES TERMES MEMES DE LA CLAUSE, RELEVE QUE L'AUGMENTATION DU TAUX D'INTERET ETAIT POSSIBLE PAR DECISION DE LA CAISSE REGIONALE DE CREDIT AGRICOLE DE LA SARTHE, "SI LE TAUX D'INTERET DE LA CAISSE NATIONALE DE CREDIT AGRICOLE VENAIT A CHANGER AVANT QUE LES EMPRUNTEURS NE SE SOIENT INTEGRALEMENT LIBERES", ET ENCORE, "DE MEME DANS LE CAS DE MODIFICATION DU MAXIMUM DU TAUX D'INTERET FIXE PAR ARRETE MINISTERIEL POUR LES PRETS A COURT TERME ET A MOYEN TERME" ;<br>
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QU'ELLE EN A JUSTEMENT DEDUIT QUE CETTE CLAUSE PREVOYANT LA POSSIBILITE POUR LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DE MODIFIER LE TAUX DE L'INTERET EN COURS D'EXECUTION DE CONTRAT DE PRET NE CONSTITUE PAS UNE CONDITION PUREMENT POTESTATIVE DE LA PART DU DEBITEUR PROHIBEE PAR L'ARTICLE 1174 DU CODE CIVIL ;<br>
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 QUE LE MOYEN N'EST DONC PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 28 AVRIL 1981 PAR LA COUR D'APPEL D'ANGERS ;<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1174
**ECLI:** 
**Résumé:** Ne constitue pas une condition purement potestative de la part du débiteur, prohibée par l'article 1174 du Code civil, la clause qui prévoit la possibilité pour le conseil d'administration d'une Caisse régionale de crédit agricole de modifier le taux de l'intérêt, en cours d'exécution du contrat de prêt, si le taux de la caisse nationale de crédit agricole "venait à changer", ou encore, en cas de modification du maximum du taux d'intérêt fixé par arrêté ministériel pour les prêts à court terme et à moyen terme.
**Mots-clés:** CONTRATS ET OBLIGATIONS - Modalités - Condition - Condition potestative - Condition purement potestative - Prêt - Intérêts - Taux - Modification par le créancier en cours de contrat.,* PRET - Prêt d'argent - Intérêts - Taux - Modification par le créancier en cours de contrat - Condition purement potestative.