# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 11/09/2006, 05MA00105, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000018000744
**Date de décision:** 2006-09-11
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000018000744

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 19 janvier 2005 au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, sous le n° 05MA00105, présentée par Me Sanchez, avocat, pour M. Mohamed X, élisant domicile ... ; M. X demande à la Cour :
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       1°) d'annuler le jugement n° 0001919 du 15 décembre 2004 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 3 mars 2000 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
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       2°) d'annuler la décision susmentionnée du préfet des Alpes-Maritimes ;
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       3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;
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       Vu les autres pièces du dossier ;
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       Vu l'accord franco-tunisien du 15 mars 1988 modifié ;
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       Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 ;
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       Vu le code de justice administrative ;
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; 
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 19 juin 2006 :
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       - le rapport de M. Alfonsi, premier conseiller ;
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       - et les conclusions de M. Louis, commissaire du gouvernement ;
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       Considérant que M. X relève appel du jugement du 15 décembre 2004 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 3 mars 2000 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
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       Considérant que si M. X soutient qu'il séjourne en France depuis 1989, les documents qu'il a produits sont insuffisants pour établir qu'il y résidait de manière habituelle depuis plus de dix ans à la date à laquelle la décision litigieuse a été prise, en particulier au cours des années 1996 à 1999, pour lesquelles aucun justificatif probant de sa présence en France n'est produit ; que, dans ces conditions, il n'est fondé à se prévaloir ni des dispositions de l'article 12 bis (3°) de l'ordonnance du 2 novembre 1945, selon lesquelles la délivrance d'un titre de séjour est subordonnée à une présence habituelle en France de dix ans au moins, ni des stipulations de l'article 10 (f) de l'accord franco-tunisien du 15 mars 1988 dans sa rédaction issue de l'avenant du 19 décembre 1991, alors applicable, qui exigent une ancienneté de résidence sur le territoire national d'au moins quinze années ;
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande ;
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       Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
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       Considérant que les dispositions de l'article L.761-1 font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, soit condamné à rembourser à M. X les frais, non compris dans les dépens, qu'il a exposés à l'occasion de la présente instance ;
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D É C I D E :
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Article 1er : La requête de M. X est rejetée.
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Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Mohamed X et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.
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Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
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N° 05MA00105	2
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**