# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 23 janvier 1974, 72-40.515, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991644
**Date de décision:** 1974-01-23
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991644

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 1235 ET 1376 ET SUIVANTS DU CODE CIVIL, ATTENDU QUE POUR DIRE QUE L'ASSOCIATION POUR LA SAUVEGARDE DES ENFANTS INVALIDES N'ETAIT PAS FONDEE A REPETER SUR LE SALAIRE DU MOIS DE MAI 1971 DES EDUCATEURS SPECIALISES DE SON CENTRE DE LESTRADE (HAUTE-GARONNE), LA PRIME D'INTERNAT DE 10 % QU'ELLE SOUTENAIT LEUR AVOIR PAYEE PAR ERREUR POUR LA PERIODE DU 1ER SEPTEMBRE 1970 AU 30 AVRIL 1971 ET L'AVOIR EN OUTRE CONDAMNEE AU PAIEMENT DE CETTE PRIME POUR LE MOIS DE MAI 1971 AVEC DOMMAGES ET INTERETS, LE JUGEMENT ATTAQUE, APRES AVOIR CONSTATE QUE LA PRIME D'INTERNAT, LAQUELLE, AUX TERMES DE LA CONVENTION COLLECTIVE ETAIT INTEGREE DANS LES AUGMENTATIONS DE SALAIRES A COMPTER DE SEPTEMBRE 1970, AVAIT CEPENDANT CONTINUE A ETRE VERSEE AUXDITS EDUCATEURS SPECIALISES JUSQU'EN AVRIL 1971, ENONCE QUE LA CONVENTION COLLECTIVE SE BORNE A FIXER POUR CHAQUE CATEGORIE PROFESSIONNELLE UN SALAIRE MINIMUM ET QU'IL EST LOISIBLE A L'EMPLOYEUR DE PAYER UN SALAIRE PLUS ELEVE, LE PRINCIPE ETANT QUE LE CONTRAT DE TRAVAIL INDIVIDUEL DOIT RECEVOIR APPLICATION S'IL EST PLUS FAVORABLE QUE LA CONVENTION COLLECTIVE;<br>
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 QU'EN L'ESPECE, LA PRETENDUE ERREUR N'ETAIT PAS EVIDENTE POUR LES BENEFICIAIRES, LES EDUCATEURS SPECIALISES AYANT PU CROIRE QU'IL S'AGISSAIT POUR EUX D'UN AVANTAGE PARTICULIER LIBREMENT CONSENTI, D'AUTANT PLUS QUE LE SALAIRE MAJORE LEUR AVAIT ETE VERSE DURANT SEPT MOIS CONSECUTIFS;<br>
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ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE CE QUI A ETE PAYE SANS ETRE DU EST SUJET A REPETITION QUELLE QUE PUISSE ETRE LA BONNE FOI DE CELUI QUI A RECU, LE TRIBUNAL D'INSTANCE A VIOLE LES TEXTES SUSVISES;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU LE 13 AVRIL 1972, ENTRE LES PARTIES, PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE TOULOUSE;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES, AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT LES RENVOIE DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE MONTAUBAN<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1965-01-14 Bulletin 1965 II N. 37 P. 24 (CASSATION) ID. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1966-04-21 Bulletin 1966 IV N. 351 P. 299 (CASSATION) CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1971-06-24 Bulletin 1971 V N. 481 (2) P. 404 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1235,Code civil 1376 S
**ECLI:** 
**Résumé:** CE QUI A ETE PAYE SANS ETRE DU EST SUJET A REPETITION QUELLE  QUE PUISSE ETRE LA BONNE FOI DE CELUI QUI A RECU.   ENCOURT PAR SUITE LA CASSATION LA DECISION QUI DECLARE QU'UN  EMPLOYEUR NE PEUT REPETER UNE PRIME QU'IL SOUTENAIT AVOIR PAYEE PAR  ERREUR, AU MOTIF QUE LA PRETENDUE ERREUR N'ETAIT PAS EVIDENTE POUR  LE SALARIE QUI AVAIT PU CROIRE QU'ELLE CONSTITUAIT POUR LUI UN  AVANTAGE PARTICULIER LIBREMENT CONSENTI.
**Mots-clés:** PAYEMENT DE L'INDU - RESTITUTION - PRINCIPAL DE LA DETTE - BONNE  FOI DE L'ACCIPIENS - INFLUENCE (NON).,* PAYEMENT DE L'INDU - ACTION EN REPETITION - CONTRAT DE TRAVAIL -  SALAIRE - PRIME - CROYANCE DU SALARIE EN LA LEGITIMITE DE SON  VERSEMENT - INFLUENCE (NON).,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - PAYEMENT - PAYEMENT DE L'INDU -  ACTION EN REPETITION - BONNE FOI DU SALARIE - INFLUENCE (NON).