# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 5ème chambre (formation à 3), 19/10/2009, 09BX00354, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021219255
**Date de décision:** 2009-10-19
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 5ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021219255

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 6 février 2009 et le mémoire de production de pièces enregistré le 10 avril 2009, présentés pour M. Banfa X demeurant ... ;<br>
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        M. X demande à la cour : <br>
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        1°) d'annuler le jugement du 15 décembre 2008 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant, d'une part, à l'annulation de l'arrêté en date du 22 août 2008 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé son pays d'origine comme pays de renvoi, d'autre part, à ce qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour ; <br>
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        2°) d'annuler l'arrêté contesté ; <br>
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        3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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        Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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        Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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        Vu le code de justice administrative ;<br>
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        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 21 septembre 2009 :<br>
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        - le rapport de M. Normand, conseiller ;<br>
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        - et les conclusions de Mme Dupuy, rapporteur public ;<br>
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        Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  est délivrée de plein droit : (...) 6° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée (...)  ; <br>
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        Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité guinéenne, est père de trois enfants de nationalité française nés en 1991, 1992 et 1994, qui vivent en France avec leur mère ; qu'à la date à laquelle a été pris l'arrêté en litige, il vivait à Toulouse alors que ses enfants et leur mère vivaient à Reims ; que les pièces qu'il produit ne sont pas de nature à établir qu'il contribuait, à la date à laquelle l'arrêté a été édicté, à l'entretien et à l'éducation de ses enfants ; que si plusieurs attestations tendent à établir que le requérant vit à nouveau avec ses enfants et leur mère depuis novembre 2008, cette circonstance, postérieure à l'arrêté litigieux, ne peut en tout état de cause être utilement invoquée pour contester la légalité de celui-ci ; que, dès lors, le moyen tiré de ce que le refus de titre de séjour méconnaît les dispositions précitées de l'article L. 313-11 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers ne peut être accueilli ;<br>
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        Considérant, en deuxième lieu, qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  est délivrée de plein droit : (...) 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée  et qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° - Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance, 2° - Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ;<br>
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        Considérant qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. X, né en 1957 en Guinée, réside, comme il le soutient, en France depuis 1994 ; qu'ainsi qu'il a été dit précédemment, il n'établit pas qu'à la date de l'arrêté attaqué, il contribuait à l'entretien et l'éducation de ses enfants ; que dans les circonstances de l'espèce, eu égard aux conditions d'entrée et de séjour en France de M. X, qui n'est pas isolé dans son pays d'origine où résident sa mère et son oncle, la décision par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour n'a pas porté à ce dernier une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et n'a donc méconnu ni les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
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        Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande ;<br>
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        Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : <br>
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        Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par M. X au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
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DÉCIDE :<br>
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Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
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No 09BX00354<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**