# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 30 mai 1969, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006979890
**Date de décision:** 1969-05-30
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006979890

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    VU L'ARTICLE 8 DU REGLEMENT INTERIEUR MODELE DES CAISSES D'ALLOCATIONS FAMILIALES, ANNEXE A L'ARRETE MINISTERIEL DU 24 JUILLET 1958 ;<br>
   ATTENDU QU'EN APPLICATION DE CE TEXTE, SONT CONSIDERES COMME ENFANTS A CHARGE LES ENFANTS POURSUIVANT LEURS ETUDES AU-DELA DE L'AGE SCOLAIRE ET JUSQU'A L'AGE DE 20 ANS, DANS DES ETABLISSEMENTS FREQUENTES PAR EUX ;<br>
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 QUE LE DROIT AUX PRESTATIONS FAMILIALES PEUT CEPENDANT ETRE MAINTENU A TITRE EXCEPTIONNEL POUR LES ENFANTS SUIVANT DES COURS PAR CORRESPONDANCE DANS DES CONDITIONS PRECISEES ;<br>
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 QUE LES COURS D'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE DONNES PAR CORRESPONDANCE NE PEUVENT, EN REGLE GENERALE, ETRE ASSIMILES A UNE POURSUITE D'ETUDES ;<br>
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   ATTENDU QUE POUR MAINTENIR A X... LE BENEFICE DES PRESTATIONS FAMILIALES POUR SON FILS ROGER X..., QUI, AYANT DEPASSE L'AGE SCOLAIRE, SUIVAIT DES COURS DE COMPTABILITE COMMERCIALE PAR CORRESPONDANCE, L'ARRET ATTAQUE SE BORNE A ENONCER QUE LA CAISSE D'ALLOCATIONS FAMILIALES NE RAPPORTE PAS LA PREUVE D'UN TRAVAIL ET D'UNE ASSIDUITE INSUFFISANTE DE L'ENFANT ;<br>
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   ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LES COURS D'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE DONNES PAR CORRESPONDANCE NE PEUVENT EN REGLE GENERALE ETRE ASSIMILES A UNE POURSUITE D'ETUDES, ET QU'IL APPARTENAIT A L'INTERESSE DE JUSTIFIER DES CIRCONSTANCES TOUT A FAIT EXCEPTIONNELLES PERMETTANT DE DEROGER A CE PRINCIPE, LA COUR D'APPEL, QUI L'A VIOLE ET A RENVERSE LA CHARGE DE LA PREUVE, N'A PAS LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 9 NOVEMBRE 1967 PAR LA COUR D'APPEL DE BASTIA ;<br>
 REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE ;<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** EN APPLICATION DE L'ARTICLE 8 DU REGLEMENT INTERIEUR MODELE DES CAISSES D'ALLOCATIONS FAMILIALES ANNEXE A L'ARRETE MINISTERIEL DU 24 JUILLET 1958, SONT CONSIDERES COMME ENFANTS A CHARGE LES ENFANTS POURSUIVANT LEURS ETUDES AU-DELA DE L'AGE SCOLAIRE JUSQU'A VINGT ANS, DANS LES ETABLISSEMENTS FREQUENTES PAR EUX. LE DROIT AUX PRESTATIONS FAMILIALES PEUT, CEPENDANT, ETRE MAINTENU A TITRE EXCEPTIONNEL, POUR LES ENFANTS SUIVANT DES COURS PAR CORRESPONDANCE S'ILS EMANENT D'UN ETABLISSEMENT ORGANISE POUR CE GENRE D'ENSEIGNEMENT, S'ILS PORTENT SUR UN ENSEMBLE DE MATIERES FORMANT UN PROGRAMME SUFFISAMMENT ETENDU ET SI LES ENFANTS SE CONSACRENT  A LEUR ETUDES DANS DES CONDITIONS PERMETTANT DE LES CONSIDERER COMME POURSUIVANT LEURS ETUDES. LES COURS D'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE DONNES PAR CORRESPONDANCE NE PEUVENT, EN REGLE GENERALE, ETRE ASSIMILES A UNE POURSUITE D'ETUDES (ARRETS NOS 1, 2, 3 ET 4).
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE - PRESTATIONS FAMILIALES    ALLOCATIONS FAMILIALES    CONDITIONS    ENFANT POURSUIVANT SES ETUDES    COURS PAR CORRESPONDANCE    CONDITIONS    CONSTATATIONS NECESSAIRES,EN CONSEQUENCE LES JUGES DU FOND DOIVENT PRECISER S'IL S'AGIT DE COURS D'ENSEIGNEMENT GENERAL OU D'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE PAR CORRESPONDANCE (ARRET N 1).,DANS LA PREMIERE HYPOTHESE, IL INCOMBE A L'ALLOCATAIRE DE JUSTIFIER QUE L'ETABLISSEMENT DONT ILS EMANENT ET LE PROGRAMME D'ETUDES REPONDENT AUX CONDITIONS CI-DESSUS VISEES ET LES JUGES DU FOND NE SAURAIENT SANS RENVERSER LA CHARGE DE LA PREUVE, ACCORDER LES ALLOCATIONS FAMILIALES AU MOTIF QU'IL N'EST PAS ETABLI QUE CES CONDITIONS NE SE TROUVENT PAS REUNIES (ARRET N 1).,ET EN CAS D'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE, C'EST A LUI QU'IL APPARTIENT DE JUSTIFIER DES CIRCONSTANCES TOUT A FAIT EXCEPTIONNELLES PERMETTANT DE DEROGER A L'EXCLUSION DE PRINCIPE CI-DESSUS RAPPELEE (ARRET N 2).,SONT INSUFFISANTES POUR AUTORISER UNE TELLE DEROGATION LES CIRCONSTANCES RELEVEES PAR UNE DECISION QUI, TOUT EN ADMETTANT QUE FAIT DEFAUT EN L'ESPECE LA PRESENCE EFFECTIVE D'UN  MONITEUR POUR LA DIRECTION ET LA SURVEILLANCE DES TRAVAUX PRATIQUES, DECLARE QU'IL Y A LIEU DE TENIR COMPTE DE L'AVIS FAVORABLE AU VERSEMENT DES PRESTATIONS FAMILIALES DE L'INSPECTEUR D'ACADEMIE, DES EFFORTS FAITS PAR L'ELEVE ET DE GROS SACRIFICES FINANCIERS CONSENTIS PAR SON PERE (ARRET N 3).,DE MEME N'EST PAS LEGALEMENT JUSTIFIEE LA DECISION QUI, DANS L'HYPOTHESE DE COURS SUIVIS EN VUE DE LA PREPARATION AUX FONCTIONS DE MONITEUR-DEPANNEUR EN TELEVISION, DECLARE QUE CET ENSEIGNEMENT COMPORTE UN GRAND NOMBRE DE MATIERES THEORIQUES QUI PEUVENT ETRE ENSEIGNEES DE FACON COMPLETE PAR CORRESPONDANCE (ARRET N 4).