# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 7 novembre 1973, 72-40.294, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991476
**Date de décision:** 1973-11-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991476

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : VU LES ARTICLES 1134, 1156, 2044 ET 2049 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QUE, SELON LES DEUX PREMIERS DE CES TEXTES, S'IL APPARTIENT AUX JUGES DU FAIT D'INTERPRETER LES CONVENTIONS LEGALEMENT FORMEES QUI TIENNENT LIEU DE LOI A CEUX QUI LES ONT FAITES, ILS NE PEUVENT, SOUS PRETEXTE D'INTERPRETATION, EN DENATURER LE SENS ET LA PORTEE, QUAND LES CLAUSES EN SONT CLAIRES ET PRECISES ;<br>
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 QUE, SELON LES DEUX AUTRES, LA TRANSACTION, CONTRAT PAR LEQUEL LES PARTIES TERMINENT UNE CONTESTATION NEE, NE REGLE QUE LES DIFFERENDS QUI S'Y TROUVENT COMPRIS, SOIT QUE LES PARTIES AIENT MANIFESTE LEUR INTENTION PAR DES EXPRESSIONS SPECIALES OU GENERALES, SOIT QUE L'ON RECONNAISSE CETTE INTENTION PAR UNE SUITE NECESSAIRE DE CE QUI EST EXPRIME ;<br>
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ATTENDU QUE GAZONNOIS, ANCIEN INSPECTEUR DEPARTEMENTAL AU SERVICE DE LA SOCIETE ASSURANCES NATIONALES CAPITALISATION (STE A N C) AVAIT ASSIGNE CETTE DERNIERE POUR : 1°) FAIRE CONSTATER QU'ELLE AVAIT ROMPU LE CONTRAT DE TRAVAIL ;<br>
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2°) OBTENIR LA LIQUIDATION DU COMPTE DES COMMISSIONS, ET 3°) FAIRE CONDAMNER LA SOCIETE A LUI PAYER DIVERSES INDEMNITES ;<br>
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 QUE LE 13 FEVRIER 1969 UNE TRANSACTION INTERVENAIT ENTRE LES PARTIES AUX TERMES DE LAQUELLE "INDEPENDAMMENT DE L'ARRETE DES COMPTES DIFFERES QUI INTERVIENDRA DANS UN DELAI DE 21 MOIS GAZONNOIS (RECEVAIT) A TITRE D'INDEMNITE TRANSACTIONNELLE ET POUR SOLDE DE TOUS COMPTES LA SOMME DE 11 000 FRANCS" DONT IL DONNAIT QUITTANCE DANS L'ACTE ;<br>
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 QU'EN JUILLET 1971, LA SOCIETE A N C ASSIGNA GAZONNOIS EN PAIEMENT D'UN "SOLDE DE COMPTE DE REPRISE DE COMMISSIONS" ;<br>
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QUE L'ARRET ATTAQUE A DEBOUTE LA SOCIETE ET FAIT DROIT A LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE EN DOMMAGES-INTERETS POUR PROCEDURE ABUSIVE FORMEE PAR GAZONNOIS, AUX MOTIFS QUE L'ARGUMENT DE LA SOCIETE SELON LES TERMES DE L'ACCORD LUI RESERVAIENT LE DROIT DE RECLAMER LE PAIEMENT DU TROP-PERCU POUVANT RESULTER DE L'ARRETE DES COMPTES DIFFERES DE COMMISSIONS ETAIT DE NATURE A REMETTRE EN LITIGE L'INDEMNITE SOLDANT LE COMPTE TRANSACTIONNEL, ET EN CONTRADICTION TANT AVEC LA QUITTANCE DELIVREE PAR GAZONNOIS QU'AVEC LA DEFINITION PROPRE DE LA TRANSACTION ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QU'IL RESULTAIT DU TEXTE CLAIR ET PRECIS DE LA CONV ENTION DU 13 FEVRIER 1969 QUE SI LES PARTIES AVAIENT, PAR DES CONCESSIONS RECIPROQUES, DECIDE DE METTRE FIN A L'INSTANCE, ELLES S'ETAIENT MISES D'ACCORD POUR ETABLIR, ENTRE ELLES, DANS UN DELAI DE 21 MOIS, UN ARRETE DES COMPTES DES COMMISSIONS ET QUE LA SOMME VERSEE A GAZONNOIS "A TITRE TRANSACTIONNEL ET POUR SOLDE DE TOUS COMPTES" NE REGLAIT QUE LE SEUL LITIGE RELATIF AUX DEMANDES D'INDEMNITES FORMEES PAR GAZONNOIS, ET ALORS QUE LA RESERVE RELATIVE A UN ARRETE DE COMPTE DIFFERE, LEQUEL N'ETAIT PAS INSTITUE AU SEUL PROFIT DE GAZONNOIS, NE COMPORTAIT PAS DE MANIERE CERTAINE UNE RENONCIATION DE L'EMPLOYEUR A S'EN PREVALOIR EGALEMENT, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL SOIT BESOIN D'EXAMINER LE SECOND MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 5 DECEMBRE 1972 ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL D'ANGERS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE RENNES.<br>
<br>,Même espèce : Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1973-11-07 (REJET) N. 72-40.295 STE ARTHAUD MENAGER.
 CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1970-04-22 Bulletin 1970 V N. 264 (1) P. 212 (REJET). (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1970-11-04 Bulletin 1970 V N. 583 (1) P. 478 (REJET) ET LES ARRETS CITES. (2)
 CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1972-03-01 Bulletin 1972 V N. 169 (1) P. 159 (REJET). (2)

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail 1029-M,Code du travail 1290
**ECLI:** 
**Résumé:** PENDANT LE DELAI DE PREAVIS, LE CONTRAT DE TRAVAIL SUBSISTE  ET MAINTIENT, QUANT A LUI, LES PARTIES DANS LES LIENS DE LEURS  ENGAGEMENTS RECIPROQUES.            PAR SUITE UNE SOCIETE PEUT ETRE TENUE POUR RESPONSABLE DE  LA RUPTURE, INTERVENUE EN COURS DE PREAVIS, DU CONTRAT LE LIANT A L 'UN DE SES REPRESENTANTS, DES LORS QUE, DURANT CETTE PERIODE, ELLE A  INSTITUE AU PROFIT DE CERTAINES CATEGORIES D'ACHETEURS UN SYSTEME DE  VENTES DIRECTES, ASSORTIES DE REDUCTIONS QUE LE REPRESENTANT N 'AURAIT PU CONSENTIR LUI-MEME, ET A AINSI APPORTE DES ENTRAVES A L 'ACTIVITE DE CELUI-CI POUR EVITER DE LUI VERSER DES COMMISSIONS  DEVENUES TROP ONEREUSES POUR ELLE, CETTE LEGERETE BLAMABLE CONFERANT  A LA RUPTURE UN CARACTERE ABUSIF.,APRES AVOIR RETENU QU'UN REPRESENTANT AVAIT ETE CHARGE DE LA  VENTE D'APPAREILS DE TELEVISION, DE RADIO ET D'ELECTROMENAGER AINSI  QUE DE LEURS ACCESSOIRES ET QU'EN RAISON DE LA DIVERSITE DES  ARTICLES OFFERTS L'ACHETEUR DE L'UN D'EUX ETAIT SUSCEPTIBLE DE  RENOUVELER SES COMMANDES SOIT POUR D'AUTRES APPAREILS, SOIT, DANS LE  CADRE DU SERVICE APRES-VENTE, POUR DES PIECES DETACHEES OU DES  ACCESSOIRES, LES JUGES DU FOND PEUVENT EN DEDUIRE QUE LE  REPRESENTANT A CREE UNE CLIENTELE STABLE SUSCEPTIBLE DE RENOUVELER  DANS L'AVENIR SES COMMANDES ET QU'EN LA PERDANT A LA SUITE DE LA  RUPTURE DE SON CONTRAT IMPUTABLE A SON EMPLOYEUR IL A SUBI UN  PREJUDICE JUSTIFIANT L'INDEMNITE DE CLIENTELE.
**Mots-clés:** 1) VOYAGEUR REPRESENTANT PLACIER - CONGEDIEMENT - DELAI-CONGE -  FAUTES COMMISES PAR L'EMPLOYEUR A L'ENCONTRE DU REPRESENTANT AU  COURS DU DELAI-CONGE - VENTES DIRECTES ASSORTIES DE REDUCTIONS.,* VOYAGEUR REPRESENTANT PLACIER - CONGEDIEMENT - DELAI-CONGE -  NATURE DU CONTRAT PENDANT SA DUREE.,* VOYAGEUR REPRESENTANT PLACIER - CONGEDIEMENT - PREUVE - ATTITUDE  DE L'EMPLOYEUR - ENTRAVES APPORTEES A L'ACTIVITE DU REPRESENTANT.,* VOYAGEUR REPRESENTANT PLACIER - CONGEDIEMENT - RUPTURE ABUSIVE -  FAUTE DE L'EMPLOYEUR - NECESSITE - EMPLOYEUR AYANT APPORTE DES  ENTRAVES A L'ACTIVITE DU REPRESENTANT - VENTES DIRECTES ASSORTIES DE  REDUCTIONS.,* CONTRAT DE TRAVAIL - CONGEDIEMENT - EFFETS - CONTINUATION DES  ENGAGEMENTS ANTERIEURS PENDANT LA DUREE DU DELAI-CONGE.,2) VOYAGEUR REPRESENTANT PLACIER - CONGEDIEMENT - INDEMNITES -  INDEMNITE DE CLIENTELE - CONDITIONS - PERTE DE LA CLIENTELE -  REPRESENTANT PLACANT DES PRODUITS DONNANT LIEU A RENOUVELLEMENT DES  COMMANDES.,* VOYAGEUR REPRESENTANT PLACIER - CONGEDIEMENT - INDEMNITES -  INDEMNITE DE CLIENTELE - CONDITIONS - APPORT, CREATION OU  DEVELOPPEMENT DE LA CLIENTELE - CONSTATATIONS SUFFISANTES.,* VOYAGEUR REPRESENTANT PLACIER - CONGEDIEMENT - INDEMNITES -  INDEMNITE DE CLIENTELE - CONDITIONS - PERTE DE LA CLIENTELE -  PREJUDICE - CONSTATATIONS SUFFISANTES.