# Cour administrative d'appel de Nancy, 3ème chambre - formation à 3, du 16 février 2006, 03NC01269, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007572596
**Date de décision:** 2006-02-16
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nancy
**Formation:** 3EME CHAMBRE - FORMATION A 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007572596

## Contenu de la décision

Vu, enregistrée au greffe le 22 décembre 2003, la requête présentée pour M. Amar X, élisant domicile ..., par Me Tisserand, avocat, tendant à la réformation du jugement du Tribunal Administratif de Besançon en date du 27 novembre 2003 en ce que celui-ci a limité à la somme de 8 000 euros le montant de la condamnation du centre hospitalier universitaire de Besançon à la suite de l'infection dont il a été victime après une opération chirurgicale, à la condamnation du centre hospitalier à lui verser la somme de 75 000 euros, toutes causes de préjudices confondues, avec intérêts de droit et à la désignation d'un expert par la Cour de manière à évaluer son préjudice total définitif prenant en compte ses périodes d'incapacité, son pretium doloris et ses préjudices professionnel, sexuel et moral  ;
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       M. X soutient  :
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       - qu'il a été victime d'une infection nosocomiale engageant la responsabilité du centre hospitalier  ;
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       - que la somme de 8 000 euros qui lui a été accordée à titre de réparation est insuffisante et ne répare pas l'ensemble de ses préjudices  ;
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       - qu'il a été hospitalisé à quatre reprises et que ses souffrances ont été importantes  ;
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       - que l'expertise qui a permis aux premiers juges de se déterminer n'a pas été complète  ;
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       Vu le jugement attaqué  ;
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       Vu, enregistré le 1er mars 2004, le mémoire en défense produit pour le centre hospitalier de Besançon par Me Vilmin, avocat, lequel conclut au rejet de la requête  et à ce que M. X soit condamné à lui verser la somme de 686,02 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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       Le centre hospitalier soutient  :
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       - que le rapport de l'expert s'agissant des préjudices de M. X est suffisamment clair et précis  ;
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       - que le montant de la réparation accordé couvre l'ensemble des préjudices de l'intéressé imputables à l'affection dont il a souffert  ;
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       Vu, enregistré au greffe de la Cour le 26 janvier 2006, la note en délibéré produite par M. X  ;
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       Vu les autres pièces du dossier  ;
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       Vu le code de justice administrative  ;
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 26 janvier 2006  :
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       - le rapport de M. Collier, premier conseiller,
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       - les observations de M. X et de Me Vilmin, avocat du centre hospitalier universitaire de Besançon,
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       - et les conclusions de M. Tréand, commissaire du gouvernement  ;
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       Considérant que M. X peut prétendre à l'indemnisation des préjudices directement imputables à l'infection nosocomiale qu'il a contractée lors de l'intervention chirurgicale pratiquée au centre hospitalier de Besançon le 15 octobre 1991, à l'exclusion de ceux résultant des conséquences inhérentes à l'intervention elle-même  ; qu'il n'apporte aucun élément de nature à établir que serait insuffisante l'estimation des conséquences dommageables directement liées à ladite infection, à laquelle se sont livrés les premiers juges, sur la base d'un rapport d'expertise qui répond de manière complète et circonstanciée aux questions posées et met le juge à même de déterminer le montant des préjudices subis, quand bien même il n'évoque ni préjudice moral ni préjudice sexuel et ne justifie pas la part des préjudices esthétiques et liés à la douleur physique imputée à l'infection nosocomiale  ;
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'ordonner une nouvelle expertise, que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, les premiers juges ont fixé à la somme de 8 000 euros le montant de son préjudice  ;
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       Sur les conclusions du centre hospitalier tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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       Considérant que, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'accorder au centre hospitalier le bénéfice desdites dispositions  ;
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       DÉCIDE  :
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       Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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       Article 2  : Les conclusions du centre hospitalier de Besançon tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
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       Article 3  : Le présent arrêt sera notifié à M. Amar X, au centre hospitalier universitaire de Besançon et à la caisse primaire d'assurance maladie du Territoire de Belfort.
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N° 03NC01269
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**