# Cour de cassation, Chambre sociale, du 24 janvier 1985, 82-42.714, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007015292
**Date de décision:** 1985-01-24
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007015292

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL : ATTENDU QUE M. X..., CHEF D'EQUIPE AU SERVICE DE LA SOCIETE NORELEC, FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DIT QUE LA DIFFERENCE ENTRE LE SALAIRE PAR LUI PERCU AU 1ER MAI 1975 ET COMPOSE, SELON UNE NOTE DE L'EMPLOYEUR ADRESSEE A CETTE DATE, D'UN SALAIRE HORAIRE DE BASE ET DE DIVERSES PRIMES, ET LE SALAIRE MINIMUM DE SA CATEGORIE, NE CONSTITUAIT PAS UN DROIT ACQUIS EN SA FAVEUR, ET DE L'AVOIR EN CONSEQUENCE, DEBOUTE DE SA DEMANDE DE RAPPEL DE SALAIRE, TENDANT A COMPENSER LA DIMINUTION EN VALEUR RELATIVE DE SA REMUNERATION PAR RAPPORT AU SALAIRE MINIMUM CONVENTIONNEL, ALORS, D'UNE PART, QUE CETTE NOTE QUE LA COUR D'APPEL A DENATUREE, AVAIT POUR OBJET DE MAINTENIR LES PRIMES A AJOUTER AU SALAIRE DE BASE, ALORS, D'AUTRE PART, QUE LORS DE CHACUNE DES DECISIONS UNILATERALES OU DE CHACUN DES ACCORDS PARITAIRES ULTERIEURS, UNE DIFFERENCE A TOUJOURS ETE FAITE ENTRE LES SALAIRES MINIMA ET LES SALAIRES EFFECTIFS DES OUVRIERS QUALIFIES ET DES CHEFS D'EQUIPE POUR LESQUELS UNE AUGMENTATION SPECIFIQUE DIFFERENTE DE CELLE DES SALAIRES MINIMA A TOUJOURS ETE DEFINIE EN VUE DE MAINTENIR LES AVANTAGES CORRESPONDANT A LEUR VALEUR PROFESSIONNELLE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, RELEVANT QU'IL N'ETAIT PAS CONTESTE QUE LES AUGMENTATIONS LEGALES ET CONVENTIONNELLES AVAIENT ETE REGULIEREMENT APPLIQUEES AU SALAIRE REEL DE L'INTERESSE DEPUIS LE 1ER MAI 1975 ET QUE CE SALAIRE N'ETAIT PAS INFERIEUR AU SALAIRE CATEGORIEL MINIMUM GARANTI, A EXACTEMENT ENONCE QUE M. X..., QUI AVAIT ACCEPTE LE NOUVEAU MODE DE REMUNERATION CONSISTANT A INCLURE LES PRIMES DANS LE SALAIRE DE BASE, CONFORMEMENT AUX ACCORDS COLLECTIFS, NE POUVAIT SE PREVALOIR D'UN AVANTAGE ACQUIS ;<br>
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 QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 27 MAI 1982 PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI ;<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code civil 1134
**ECLI:** 
**Résumé:** Ne constitue pas un droit acquis la différence ayant existé entre la rémunération d'un salarié, comprenant un salaire horaire et diverses primes, et le salaire minimum de sa catégorie, dès lors que ce salarié, ayant bénéficié des augmentations légales et conventionnelles applicables à son salaire réel, non inférieur au salaire minimum catégoriel garanti, a accepté le nouveau mode de rémunération consistant, conformément aux accords collectifs, à inclure les primes dans le salaire de base.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Salaire - Salaire minimum - SMIC - Convention collective - Salaire minimum - Eléments - Primes - Inclusion dans le salaire - Effets.,CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Salaire - Fixation - Convention collective - Rémunération due - Calcul - Eléments à considérer.,CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Salaire - Fixation - Convention collective - Salaire minimum - Eléments - Primes.,CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Salaire - Primes - Inclusion dans le salaire - Effets.,CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Salaire - Salaire minimum - SMIC - Eléments - Primes - Inclusion dans le salaire - Effet.,CONVENTIONS COLLECTIVES - Salaire - Primes - Inclusion dans le salaire - Portée.