# Conseil d'Etat, 8 / 7 SSR, du 22 octobre 1980, 09955, mentionné aux tables du recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007618209
**Date de décision:** 1980-10-22
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 8 / 7 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007618209

## Contenu de la décision

VU LA REQUETE PRESENTEE PAR LA SOCIETE DES ENTREPRISES A. DEHE ET CIE DONT LE SIEGE SOCIAL EST ... S/SEINE,  YVELINES , ENREGISTREE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 2 NOVEMBRE 1977, ET TENDANT A CE QU'IL PLAISE AU CONSEIL :    1 ANNULER UN JUGEMENT DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE MARSEILLE, EN DATE DU 7 JUILLET 1977, AYANT REJETE SA DEMANDE EN DECHARGE DE LA CONTRIBUTION DES PATENTES A LAQUELLE ELLE A ETE ASSUJETTIE AU TITRE DE L'ANNEE 1971 DANS LES ROLES DE LA COMMUNE DE MALLEMORT ;    2 ACCORDE LA DECHARGE DE L'IMPOSITION CONTESTEE ;<br>   VU LE CODE GENERAL DES IMPOTS ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;<br>   CONSIDERANT QUE LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE "LES ENTREPRISES A. DEHE ET CIE" A ETE ASSUJETTIE AU TITRE DE L'ANNEE 1971 A LA CONTRIBUTION DES PATENTES DANS LES ROLES DE LA COMMUNE DE MALLEMORT A RAISON D'UN CHANTIER DE TRAVAUX PUBLICS ETABLI SUR LE TERRITOIRE DE CETTE COMMUNE ; QU'ELLE DEMANDE LA DECHARGE DE CETTE IMPOSITION EN INVOQUANT LES DISPOSITIONS ALORS EN VIGUEUR DE L'ARTICLE 1481 DU CODE GENERAL DES IMPOTS ET LA DOCTRINE ADMINISTRATIVE ;<br>   CONSIDERANT QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 1480 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, DANS SA REDACTION APPLICABLE A L'ANNEE 1971, "LA PATENTE EST DUE POUR L'ANNEE ENTIERE PAR TOUS LES INDIVIDUS EXERCANT AU MOIS DE JANVIER UNE PROFESSION IMPOSABLE" ; QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 1481 DU MEME CODE, "CEUX QUI ENTREPRENNENT, DANS LE COURS DE L'ANNEE, UNE PROFESSION ASSUJETTIE A LA PATENTE, NE DOIVENT CETTE CONTRIBUTION QU'A PARTIR DU PREMIER DU MOIS DANS LEQUEL ILS ONT COMMENCE D'EXERCER" ;<br>   CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE L'INSTRUCTION QUE LA SOCIETE REQUERANTE A LOUE DU 1ER SEPTEMBRE 1969 AU MOIS D'AOUT 1972 UN TERRAIN SIS A MALLEMORT, SUR LEQUEL ELLE A INSTALLE UN CHANTIER COMPRENANT DES INSTALLATIONS A USAGE DE BUREAUX, DE HANGAR, D'ATELIER, AINSI QU'UN DEPOT DE MATERIEL NECESSAIRE A LA CONDUITE DE TRAVAUX EFFECTUES POUR LE COMPTE D'ELECTRICITE DE FRANCE ; QUE, SI CES TRAVAUX ONT FAIT L'OBJET DE DEUX MARCHES DIFFERENTS QUI ONT ETE EXECUTES RESPECTIVEMENT DE JANVIER 1970 A FIN JUILLET 1970 ET DE MAI 1971 AU 31 DECEMBRE 1971, CETTE CIRCONSTANCE N'EST PAS DE NATURE A FAIRE REGARDER LA SOCIETE COMME AYANT EU DEUX CHANTIERS SUCCESSIFS, DES LORS QUE DURANT LA PERIODE DE JUILLET 1970 A MAI 1971 ELLE Y A MAINTENU EN ETAT DE FONCTIONNEMENT L'ENSEMBLE DES INSTALLATIONS NECESSAIRES A LA REALISATION DE TRAVAUX ;<br>   QUE, PAR SUITE, ELLE N'EST PAS FONDEE A DEMANDER LE BENEFICE DES DISPOSITIONS SUSRAPELEES DE L'ARTICLE 1481 AU MOTIF QU'ELLE AURAIT REPRIS UNE ACTIVITE AU COURS DE L'ANNEE 1971 DANS DES CONDITIONS PERMETTANT DE L'ASSIMILER A UNE PERSONNE ENTREPRENANT AU COURS DE L'ANNEE UNE PROFESSION ASSUJETTIE A LA PATENTE ; QU'ELLE NE PEUT NON PLUS INVOQUER LA DOCTRINE ADMINISTRATIVE RELATIVE AUX CHANTIERS D'UNE DUREE INFERIEURE A UN AN, DES LORS QUE LE CHANTIER DONT IL S'AGIT A EU UNE EXISTENCE CONTINUE AINSI QU'IL A ETE DIT PLUS HAUT ; QU'IL SUIT DE LA QUE LA SOCIETE REQUERANTE N'EST PAS FONDEE A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF A REJETE SA DEMANDE ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER - LA REQUETE DE LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE "LES ENTREPRISES A. DEHE ET CIE" EST REJETEE.    ARTICLE 2 - LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE "LES ENTREPRISES A. DEHE ET CIE ET AU MINISTRE DU BUDGET.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** CGI 1480 [1971],CGI 1481
**ECLI:** 
**Résumé:** 19-03-04-03          Société ayant installé, sur un terrain loué par elle, un chantier comprenant des installations à usage de bureaux, de hangar et d'atelier, ainsi qu'un dépôt de matériel nécessaire à l'exécution de travaux effectués pour le compte d'E.D.F.. Si ces travaux ont fait l'objet de deux marchés différents qui ont été exécutés respectivement de janvier à fin juillet 1970 et de mai à décembre 1971, cette circonstance n'est pas de nature à faire regarder la société comme ayant eu deux chantiers successifs, dès lors que durant la période de juillet 1970 à mai 1971, elle y a maintenu en état de fonctionnement l'ensemble des installations nécessaires à la réalisation de travaux. Dispositions de l'article 1481 inapplicables en l'espèce.
**Mots-clés:** 19-03-04-03 CONTRIBUTIONS ET TAXES -  IMPOSITIONS LOCALES ET TAXES ASSIMILEES - PATENTE - ANNUALITE DE LA PATENTE - Application de l'article 1481 du C.G.I. - Société ayant maintenu en état de fonctionnement l'ensemble des installations nécessaires à la réalisation de travaux dans l'intervalle de temps séparant l'exécution de deux marchés.