# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 30/03/2009, 07MA02856, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021006984
**Date de décision:** 2009-03-30
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021006984

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 23 juillet 2007 au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, sous le n°07MA02856, présentée pour Mme Anaceta X, élisant domicile ... par Me Cesari, avocat ; <br>
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       Mme X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n°0500561 du 14 juin 2007 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 2 décembre 2004 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;<br>
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       2°) d'annuler la décision susmentionnée du préfet des Alpes-Maritimes ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard dans le mois suivant la notification de l'arrêt à intervenir ; <br>
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       4°) de condamner l'Etat à lui payer une somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu la convention des Nations-Unies sur les droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ; <br>
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       Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu l'article 1er du décret du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 9 mars 2009 :<br>
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       - le rapport de Mme Pena, conseiller ;<br>
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       - et les conclusions de Mme Paix, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que Mme Anaceta X, de nationalité philippine, relève appel du jugement du 14 juin 2007 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 2 décembre 2004 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'annulation : <br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 12 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée, en vigueur à la date de la décision attaquée :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention  vie privée et familiale  est délivrée de plein droit : (...) 7° A l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d' autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (...) , et qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1 - Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (...) 2 - Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui.  ;<br>
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       Considérant que si Mme X persiste à faire valoir qu'elle vit depuis 1998 sur le territoire français, qu'elle y a un fils né le 6 juillet 2001 à Antibes, aujourd'hui scolarisé, et qu'elle y entretient de nombreuses relations amicales, elle ne justifie toutefois pas de l'ancienneté de sa présence sur le territoire français ; qu'elle n'établit pas davantage ni même n'allègue ne plus avoir d'attache familiale dans son pays d'origine où réside notamment le père de son enfant depuis le mois de novembre 2002 ; qu'ainsi, ces circonstances, eu égard à l'âge de Mme X, aux conditions et à la durée de son séjour en France, ne sont pas de nature à faire regarder le refus de séjour qui lui a été opposé comme portant à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a été pris ; que, par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux méconnaîtrait les dispositions précitées de l'article 12 bis 7° de l'ordonnance du 2 novembre 1945 et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté ;<br>
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       Considérant qu'il n'est pas davantage établi que le fils de Mme X ne pourrait pas être scolarisé aux Philippines ni qu'une attention primordiale à son intérêt supérieur au sens des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990, n'ait pas été accordée lorsqu'a été prise la décision attaquée, laquelle n'a ni pour objet ni pour effet de séparer la mère de son enfant ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que Mme X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande ; que ses conclusions présentées à la Cour à fin d'injonction doivent également être rejetées par voie de conséquence ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative : <br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L.761-1 du code de justice administrative : Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.  ; que ces dispositions font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, l'indemnité que Mme X demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ; <br>
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      DÉCIDE :<br>
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Article 1er : La requête de Mme X est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme Anaceta X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.<br>
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N° 07MA02856	2<br>
		vt<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**