# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 2ème Chambre, 12/07/2013, 12NT03166, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000027942244
**Date de décision:** 2013-07-12
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 2ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000027942244

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 12 décembre 2012, présentée pour M. B... A..., demeurant au..., par Me Hamza, avocat au barreau de Nimes ; M. A... demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 1101812 du 12 octobre 2012 par lequel le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 28 octobre 2010 du ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire ajournant à deux ans sa demande de naturalisation ;<br>
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       2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, ladite décision ;<br>
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       3°) d'enjoindre au ministre chargé des naturalisations, de lui accorder la nationalité française dans un délai de 30 jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à défaut, de réexaminer sa demande d'acquisition de la nationalité française, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;<br>
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       Il soutient que :<br>
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       - que la décision est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation ; le jour des faits, il se rendait à l'hôpital où son épouse avait été hospitalisée ; il disposait d'une assurance provisoire ; <br>
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       Vu le jugement attaqué ;<br>
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       Vu le mémoire en défense, enregistré le 25 mars 2013, présenté par le ministre de l'intérieur qui conclut au rejet de la requête ;<br>
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       Il soutient que les moyens invoqués par M. A... doivent être écartés ; il aurait pu légalement fonder sa décision sur ce que le requérant était redevable, après deux majorations, de la taxe d'habitation de l'année 2007 ; <br>
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       Vu le mémoire en réplique enregistrée le 11 juin 2013, présenté pour M. A... qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens qu'il développe et, en outre, par le moyen que les derniers faits invoqués par le ministre ne sauraient lui être reprochés ; <br>
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       Vu la décision du 11 février 2013 de la section administrative du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal de grande instance de Nantes accordant à M. A... le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ; <br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
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       Vu le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;<br>
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       Vu le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 modifié ;<br>
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       Vu le code civil ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 18 juin 2013 :<br>
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       - le rapport de Mme Buffet, premier conseiller ;<br>
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       1. Considérant que par jugement du 12 octobre 2012, le tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande de M. A... tendant à l'annulation de la décision du 28 octobre 2010 du ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire ajournant à deux ans sa demande de naturalisation; que M. A... interjette appel de ce jugement ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
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       2. Considérant qu'aux termes de l'article 21-15 du code civil : " L'acquisition de la nationalité française par décision de l'autorité publique résulte d'une naturalisation accordée par décret à la demande de l'étranger " ; qu'aux termes de l'article 49 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 : " Si le ministre chargé des naturalisations estime qu'il n'y a pas lieu d'accorder la naturalisation ou la réintégration sollicitée, il prononce le rejet de la demande. Il peut également en prononcer l'ajournement en imposant un délai ou des conditions. Ce délai une fois expiré ou ces conditions réalisées, il appartient au postulant, s'il le juge opportun de formuler une nouvelle demande " ; qu'en vertu de ces dispositions, il appartient au ministre de porter une appréciation sur l'intérêt d'accorder la naturalisation à l'étranger qui la sollicite ; que, dans le cadre de cet examen d'opportunité, il peut légalement prendre en compte, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, les renseignements défavorables recueillis sur le comportement du postulant ; <br>
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       3. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. A... a été condamné par jugement correctionnel du 21 juin 2010 du tribunal de grande instance de Nimes, pour des faits de circulation avec un véhicule terrestre sans assurance le 22 juillet 2009 ; qu'en se fondant sur ces faits pour ajourner à deux ans la demande de naturalisation de l'intéressé, le ministre n'a par suite entaché sa décision ni d'une erreur de fait, ni d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
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       4. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'injonction : <br>
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       6. Considérant que le présent arrêt qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête n'appelle aucune mesure d'exécution; que, par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A... ne peuvent être accueillies ; <br>
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                                   DÉCIDE :<br>
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Article 1er : 	La requête de M. A... est rejetée.<br>
Article 2 : 	Le présent arrêt sera notifié à M. B... A...et au ministre de l'intérieur. <br>
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       Délibéré après l'audience du 18 juin 2013, où siégeaient :<br>
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       - M. Pérez, président de chambre,<br>
       - M. Sudron, président-assesseur,<br>
       - Mme Buffet, premier conseiller.<br>
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       Lu en audience publique, le 12 juillet 2013.<br>
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         Le rapporteur,<br>
          C. BUFFET   Le président,<br>
    A. PÉREZ <br>
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                             Le greffier,<br>
                               A. GERGAUD<br>
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La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**