# Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 29 octobre 1973, 72-13.077, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991055
**Date de décision:** 1973-10-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991055

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE (BORDEAUX, 22 MARS 1972) D'AVOIR PRONONCE LA FAILLITE PERSONNELLE DE LA DAME X... EN REFUSANT DE SURSEOIR A STATUER JUSQU'A CE QU'IL AIT ETE JUGE SUR LES POURSUITES PENALES ENGAGEES CONTRE CELLE-CI DU CHEF DE BANQUEROUTE, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE LA DECISION A INTERVENIR AU PENAL DEVAIT NECESSAIREMENT AVOIR UNE INFLUENCE SUR LE LITIGE CIVIL, PUISQU'IL S'AGISSAIT D'INSTANCES CONNEXES, RELATIVES AUX MEMES FAITS, ET ALORS QU'IL RESULTE DE L'ARTICLE 126 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967 QUE DESORMAIS LA DECISION DU JUGE PENAL RELATIVE A LA BANQUEROUTE PEUT, DANS CERTAINS CAS, S'IMPOSER AU JUGE CIVIL STATUANT SUR LA FAILLITE, CE QUI MET, A LA CHARGE DE CE DERNIER, UNE OBLIGATION GENERALE DE SURSEOIR A STATUER ;<br>
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 MAIS ATTENDU, EN PREMIER LIEU, QUE SI, SELON L'ARTICLE 126 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967, TOUTE CONDAMNATION POUR BANQUEROUTE ENTRAINE DE PLEIN DROIT LA FAILLITE PERSONNELLE, CE TEXTE N'EDICTE AUCUNE OBLIGATION DE SURSEOIR A STATUER DANS LES CAS VISES PAR LES ARTICLES 106, 107, 108 ET 109 DE LADITE LOI QUI PREVOIENT LA FAILLITE PERSONNELLE INDEPENDAMMENT D'UNE CONDAMNATION POUR BANQUEROUTE ;<br>
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 ATTENDU, EN SECOND LIEU, QUE LA COUR D'APPEL RETIENT CONTRE LA DAME BEILLET, LE FAIT D'AVOIR ABUSIVEMENT POURSUIVI UNE EXPLOITATION QUI NE POUVAIT CONDUIRE QU'A LA CESSATION DES PAIEMENTS ;<br>
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 QUE DE SEMBLABLES AGISSEMENTS NE SONT PAS CONSTITUTIFS DU DELIT DE BANQUEROUTE ET QUE PAR CETTE CONSIDERATION LA DECISION DE LA COUR D'APPEL, DISANT N'Y AVOIR LIEU A SURSEOIR A STATUER EN APPLICATION DE L'ARTICLE 4 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, SE TROUVE JUSTIFIEE ;<br>
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 QU'IL SUIT DE LA QUE LE MOYEN N'EST FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 22 MARS 1972, PAR LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** LOI 67-563 1967-07-13 ART. 106,LOI 67-563 1967-07-13 ART. 126
**ECLI:** 
**Résumé:** SI EN VERTU DE L'ARTICLE 126 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1967,  TOUTE CONDAMNATION POUR BANQUEROUTE ENTRAINE DE PLEIN DROIT LA  FAILLITE PERSONNELLE, CE TEXTE N'EDICTE AUCUNE OBLIGATION DE  SURSEOIR A STATUER JUSQU'A L'ISSUE DE LA PROCEDURE PENALE, DANS LES  CAS VISES PAR LES ARTICLES 106, 107, 108 ET 109 QUI PREVOIENT LA  FAILLITE PERSONNELLE INDEPENDAMMENT D'UNE CONDAMNATION POUR  BANQUEROUTE.                             ET LA DECISION DE LA COUR D 'APPEL REFUSANT DE SURSEOIR SE TROUVE JUSTIFIEE EN APPLICATION DE L 'ARTICLE 4 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DES LORS QUE, POUR PRONONCER  LA FAILLITE PERSONNELLE, ELLE RETIENT LA POURSUITE ABUSIVE D'UNE  EXPLOITATION DEFICITAIRE QUI NE POUVAIT CONDUIRE QU'A LA CESSATION  DES PAYEMENTS, DE TELS AGISSEMENTS N'ETANT PAS CONSTITUTIFS DU DELIT  DE BANQUEROUTE.
**Mots-clés:** FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - FAILLITE  PERSONNELLE - PROCEDURE - POURSUITES PENALES POUR BANQUEROUTE -  SURSIS A STATUER - NECESSITE (NON).,* PROCEDURE CIVILE - "LE CRIMINEL TIENT LE CIVIL EN ETAT" -  FAILLITE - FAILLITE PERSONNELLE - CAS - POURSUITE ABUSIVE D'UNE  EXPLOITATION DEFICITAIRE - POURSUITES DU CHEF DE BANQUEROUTE -  SURSIS A STATUER (NON).,* PROCEDURE CIVILE - "LE CRIMINEL TIENT LE CIVIL EN ETAT" - ACTION  PUBLIQUE - AFFAIRE PENALE NE LIANT PAS L'AFFAIRE CIVILE - SURSIS A  STATUER (NON).,* FAILLITE REGLEMENT JUDICIAIRE LIQUIDATION DES BIENS - FAILLITE  PERSONNELLE - CAS OBLIGATOIRES - POURSUITE ABUSIVE D'UNE  EXPLOITATION DEFICITAIRE - SURSIS A STATUER JUSQU'A L'ISSUE D'UNE  PROCEDURE PENALE POUR BANQUEROUTE (NON).