# COUR DE CASSATION, Chambre commerciale, du 5 juillet 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006960077
**Date de décision:** 1962-07-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_COMMERCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006960077

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN DU POURVOI : ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE LYON, 25 NOVEMBRE 1958 ET DES MOTIFS ADOPTES DU JUGEMENT CONFIRME QUE LATASTE AVAIT CONCEDE A LA SOCIETE LYONNAISE DE VENTE D'EXTINCTEURS ET DE PROTECTION AERONAUTIQUE SLVEPA LA VENTE DE SES APPAREILS, DITS TUFEU ET RAFALE, SUIVANT CONTRAT DE TROIS ANNEES A COMPTER DU 1ER JUILLET 1950, RENOUVELABLE PAR TACITE RECONDUCTION, SAUF DENONCIATION TROIS MOIS A L'AVANCE, QUE LATASTE A DENONCE LE CONTRAT PAR LETTRE RECOMMANDEE DU 28 MARS 1953 ENTIEREMENT DACTYLOGRAPHIEE, Y COMPRIS LA SIGNATURE ET QUE, SAISIE DES CONTESTATIONS DES PARTIES, LA COUR D'APPEL A, NOTAMMENT, DECLARE VALABLE LA DENONCIATION EFFECTUEE SOUS CETTE FORME ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET D'EN AVOIR AINSI DECIDE, ALORS QU'UNE LETTRE MISSIVE NE CONSTITUE MANIFESTATION DE VOLONTE QUE SI ELLE EST SIGNEE ET NE SAURAIT A ELLE SEULE ENTRAINER DENONCIATION VALABLE D'UN CONTRAT, SI LE DESTINATAIRE A PROTESTE CONTRE LE DEFAUT DE SIGNATURE ET ALORS QUE LA LETTRE DU 28 MARS 1953 N'ETAIT MEME PAS REDIGEE SUR DU PAPIER A EN-TETE COMMERCIAL, QU'UNE CIRCULAIRE DU 20 MAI 1950, VISEE PAR LES JUGES DU FOND, NE CONTENAIT AUCUNE MANIFESTATION DE VOLONTE ET QUE, PAR LA LETTRE DU 25 JUIN 1953, VISEE DE MEME, LA SLVEPA N'AVAIT PAS RECONNU LA DENONCIATION COMME ACQUISE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE, SI LA LETTRE LITIGIEUSE N'ETAIT PAS REVETUE D'UNE SIGNATURE MANUSCRITE, LATASTE ETAIT RECEVABLE, S'AGISSANT DE L'EXECUTION D'UNE CONVENTION COMMERCIALE, A ETABLIR PAR TOUS MODES DE PREUVE, ET MEME PAR PRESOMPTIONS, LA DENONCIATION DONT IL SE PREVALAIT ;<br>
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OR ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND ONT ENONCE, D'UNE PART, QUE LA SLVEPA AYANT PROTESTE AUPRES DE LATASTE CONTRE LA DENONCIATION DU CONTRAT - QUI NE POUVAIT LA SURPRENDRE EN RAISON DES DIFFICULTES DEJA SURVENUS - MANIFESTAIT AINSI QU'ELLE N'AVAIT AUCUN DOUTE SUR L'IDENTITE DE L'EXPEDITEUR, D'AUTRE PART, QUE LA SOCIETE A ECRIT LE 25 JUIN 1953 A SON REPRESENTANT QUE LATASTE N'AVAIT NULLEMENT L'INTENTION DE RENOUVELER LE CONTRAT DE VENTE DU MATERIEL TUFEU ET RAFALE ET QUE, S'IL VOULAIT CONTINUER A VENDRE DE CE MATERIEL, IL AURAIT A SE METTRE EN RAPPORT AVEC LATASTE ET QUE, DE CES CONSTATATIONS ET APPRECIATIONS, LES JUGES DU FOND ONT SOUVERAINEMENT DEDUIT QUE LA PREUVE DE LA DENONCIATION DU CONTRAT ETAIT FAITE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN EST MAL FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 25 NOVEMBRE 1958 PAR LA COUR D'APPEL DE LYON. N° 59 - 10 298. SOCIETE LYONNAISE DE VENTE D'EXTINCTEURS ET DE PROTECTION AERONAUTIQUE C / LATASTE. PRESIDENT : M GUILLOT - RAPPORTEUR : M BOURDON - AVOCAT GENERAL : M GEGOUT - AVOCAT : M GOUTET.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET ;
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** SI LA LETTRE DENONCANT UN CONTRAT DE CONCESSION DE VENTE, RENOUVELABLE PAR TACITE RECONDUCTION SAUF DENONCIATION, N'EST PAS REVETUE D'UNE SIGNATURE MANUSCRITE, SON AUTEUR N'EN EST PAS MOINS RECEVABLE, S'AGISSANT DE L'EXECUTION D'UNE CONVENTION COMMERCIALE, A ETABLIR PAR TOUS MODES DE PREUVE, ET MEME PAR PRESOMPTIONS, LA DENONCIATION DONT IL SE PREVAUT ;
**Mots-clés:** CONVENTION - RESILIATION - PREUVE - CONVENTION COMMERCIALE ;