# Conseil d'Etat, 5 SS, du 15 mai 2002, 229675, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008096567
**Date de décision:** 2002-05-15
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 5 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008096567

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 29 janvier 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par le PREFET DE POLICE ; le PREFET DE POLICE demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 30 novembre 2000 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a annulé son arrêté du 1er octobre 1999 ordonnant la reconduite à la frontière de Mlle Ourida X... ;<br>    2°) de rejeter la demande présentée par Mlle X... devant le tribunal administratif de Paris ; <br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>    Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié .<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ;<br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Après avoir entendu en séance publique :<br>    - le rapport de Mme Le Bihan-Graf, Maître des Requêtes, <br>    - les conclusions de M. Chauvaux, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que, par une décision du préfet de la Vendée en date du 26 novembre 2001, postérieure à l'introduction de la requête en appel du PREFET DE POLICE devant le Conseil d'Etat, une carte de séjour temporaire a été délivrée à Mlle X... sur le fondement du 4° de l'article 12 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée à la suite de son mariage, célébré le 17 février 2001, avec un Français ; que, compte tenu de la délivrance de ce titre de séjour, qui n'a pas été décidée pour l'exécution du jugement attaqué, l'arrêté ordonnant la reconduite à la frontière de Mlle X... n'est, en tout état de cause, plus susceptible d'être exécuté ; qu'ainsi la requête du PREFET DE POLICE tendant à l'annulation du jugement du 30 novembre 2000 du magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris annulant son arrêté du 1er octobre 1999 ordonnant la reconduite à la frontière de l'intéressée est devenue sans objet  ;<br>    Sur les conclusions de Mlle X... tendant au remboursement des frais exposés par elle et non compris dans les dépens :<br>    Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de condamner l'Etat à payer à Mlle X... la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ;<br>Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête du PREFET DE POLICE.<br>Article 2 : L'Etat est condamné à verser à Mlle X... la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.<br>Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mlle X... est rejeté.<br>Article 4 : La présente décision sera notifiée au PREFET DE POLICE, à Mlle Ourida X... et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Arrêté 1999-10-01,Code de justice administrative L761-1,Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 12 bis
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-03 ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.,54-05-05-02 PROCEDURE - INCIDENTS - NON-LIEU - EXISTENCE