# Cour Administrative d'Appel de Versailles, 2ème Chambre, 12/02/2015, 13VE03243, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000030310304
**Date de décision:** 2015-02-12
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Versailles
**Formation:** 2ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000030310304

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 2 novembre 2013, présentée pour <br>
Mme A...B..., demeurant..., par Me Aslanian, avocat ; <br>
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       Mme B... demande à la Cour :<br>
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       1° d'annuler le jugement n° 1301761 du 1er octobre 2013 par lequel le Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du <br>
22 juin 2012 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français à destination de son pays d'origine ; <br>
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       2° d'annuler, pour excès de pouvoir, cet arrêté ;<br>
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       3° de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ;<br>
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       Elle soutient que :<br>
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       - à la date de la décision attaquée, elle résidait toujours avec son père ;<br>
       - son père est atteint d'un lourd handicap ; <br>
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       Vu les autres pièces du dossier ; <br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ; <br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ; <br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 29 janvier 2015 le rapport de Mme Colrat, premier conseiller ;<br>
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       1. Considérant que Mme B...relève appel du jugement en date du <br>
1er octobre 2013 par lequel le Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Essonne en date du 22 juin 2012 refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français à destination de son pays d'origine ; <br>
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       2. Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. /2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l' exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui " ;<br>
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       3. Considérant que, si MmeB..., qui déclare être entrée en France à l'âge de quinze ans et y avoir résidé pendant quatre ans à la date de la décision attaquée, soutient vivre auprès de son père, handicapé et titulaire d'un titre de séjour régulier, elle n'apporte pas la preuve que l'état de santé de celui-ci requiert sa présence constante auprès de lui ; qu'elle ne conteste pas que sa mère réside toujours dans son pays d'origine ; que, par suite, elle ne démontre pas que le préfet de l'Essonne aurait, par la décision attaquée, porté une atteinte disproportionnée à sa vie familiale protégée par les stipulations précitées ; <br>
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       4. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme B... n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande ; que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
DÉCIDE :<br>
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Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée. <br>
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N° 13VE03243<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01 Étrangers. Séjour des étrangers.