# Conseil d'Etat, 7 / 9 SSR, du 4 décembre 1991, 75771, mentionné aux tables du recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007632020
**Date de décision:** 1991-12-04
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 / 9 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007632020

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 13 février 1986, présentée pour M. Pierre X..., demeurant ... ; M. X... demande que le Conseil d'Etat annule le jugement du 12 décembre 1985 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande en réduction de l'impôt sur le revenu auquel il a été assujetti au titre de l'année 1977 dans les rôles de la commune de Ris-Orangis ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code général des impôts ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Ménéménis, Maître des requêtes,<br>    - les observations de la S.C.P. Lesourd, Baudin, avocat de M. Pierre X...,<br>    - les conclusions de Mme Hagelsteen, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'il résulte de la convention passée le 8 février 1977 entre la société ELF et M. et Mme X... que ces derniers ont perçu, outre une indemnité de "fin de gérance" une somme de 116 000 F à titre "d'indemnité de résiliation" ; que M. et Mme X... se sont engagés, par la même convention, à se désister de l'action qu'ils avaient engagée devant la juridiction prud'homale ; que, dans ces conditions, l'indemnité de résiliation ne pouvait être regardée comme constitutive d'un revenu se rattachant à leur activité commerciale ni faire l'objet d'une imposition à ce titre ; que M. X... est dès lors fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a refusé de prononcer la décharge sollicitée ;<br>Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Versailles en date du 12 décembre 1985 est annulé.<br>Article 2 : M. X... est déchargé du supplément d'impôt sur le revenu auquel il a été assujetti afférent à l'indemnité de résiliation de 116 000 F qui lui a été versée.<br>Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. X... et au ministre délégué au budget.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Décharge
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 19-04-02-01-01-01        Locataires-gérants d'une station-service qui, selon une convention passée avec la Société Elf, ont perçu, outre une indemnité de "fin de gérance" une somme à titre "d'indemnité de résiliation", et se sont engagés à se désister de l'action qu'ils avaient engagée devant la juridiction prud'homale. Dans ces conditions, l'indemnité de résiliation ne pouvait être regardée comme constitutive d'un revenu se rattachant à leur activité commerciale ni faire l'objet d'une imposition à ce titre.
**Mots-clés:** 19-04-02-01-01-01 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REVENUS ET BENEFICES IMPOSABLES - REGLES PARTICULIERES - BENEFICES INDUSTRIELS ET COMMERCIAUX - PERSONNES ET ACTIVITES IMPOSABLES - ENUMERATION DES PERSONNES ET ACTIVITES -Indemnité de fin de gérance perçue par le locataire-gérant d'une station-service : absence de caractère commercial.