# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 14 février 2006, 05-13.738, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007051898
**Date de décision:** 2006-02-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007051898

## Contenu de la décision

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS<br>
<br>   LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :<br>
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<br>   Sur le moyen unique, pris en ses deux branches :<br>
<br>   Vu les articles 203 et 310-1 du Code civil ;<br>
<br>   Attendu que Mme X... a mis au monde, le 22 décembre 1997, un garçon prénommé Anastasios-Paul ; que le 19 mai 1998, elle a assigné M. Y... en recherche de paternité naturelle et sollicité sa condamnation à lui payer une contribution à l'entretien de l'enfant ;<br>
<br>   Attendu que pour fixer à la date de la décision le point de départ de l'obligation de M. Y... de contribuer à l'entretien de l'enfant dont il était déclaré le père, l'arrêt énonce que Mme X... n'établit aucun élément particulier de nature à justifier qu'il soit fait droit à la rétroactivité sollicitée ;<br>
<br>   Qu'en statuant ainsi, alors que les aliments étaient accordés en conséquence d'une déclaration judiciaire de paternité, dont les effets remontent à la naissance de l'enfant et que la mère sollicitait une contribution à compter de la date de l'assignation, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;<br>
<br>   PAR CES MOTIFS :<br>
<br>   CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a fixé le point de départ de la contribution de M. Y... à l'entretien de son fils Anastasios-Paul X... au jour de la décision, l'arrêt rendu le 20 septembre 2004, entre les parties, par la cour d'appel de Douai ;<br>
<br>   remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Douai, autrement composée ;<br>
<br>   Condamne M. Y... aux dépens ;<br>
<br>   Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;<br>
<br>   Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du quatorze février deux mille six.<br>,Sur l'effet rétroactif d'une paternité légalement établie, dans le même sens que :
 Chambre civile 1, 2004-05-12, Bulletin 2004, I, n° 128, p. 105 (cassation partielle), et les arrêts cités.<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation partielle.
**Lois appliquées:** Code civil 203, 310-1
**ECLI:** 
**Résumé:** Les effets de la paternité légalement établie remontent à la naissance de l'enfant.   Par suite, encourt la cassation l'arrêt qui, après avoir déclaré la paternité naturelle du défendeur, fixe à la date de la décision le point de départ de l'obligation de ce dernier de contribuer à l'entretien de l'enfant dont il est déclaré le père en énonçant que la mère, qui demandait une contribution à compter de la date de l'assignation, n'établit aucun élement particulier de nature à justifier qu'il soit fait droit à la rétroactivité sollicitée.
**Mots-clés:** FILIATION - Filiation naturelle - Action en recherche de paternité - Déclaration judiciaire de paternité - Effets - Point de départ - Naissance de l'enfant.,FILIATION - Filiation naturelle - Action en recherche de paternité - Déclaration judiciaire de paternité - Effet déclaratif - Portée,FILIATION - Filiation naturelle - Obligation alimentaire - Entretien des enfants - Déclaration judiciaire de paternité - Effet déclaratif - Portée,FILIATION - Dispositions générales - Filiation légalement établie - Effets - Etendue - Détermination