# COUR DE CASSATION, CHAMBRE CIVILE 1, du 26 février 1963, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006962461
**Date de décision:** 1963-02-26
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006962461

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE PRIS EN SES DIVERSES BRANCHES : ATTENDU QUE LA COMMUNE DE ROGNONAS AYANT EXERCE CONTRE EUX UNE ACTION EN DELAISSEMENT D'UNE PARCELLE FAISANT PARTIE D'UN ANCIEN CHEMIN DESAFFECTE, LES EPOUX Y... ONT INVOQUE LE BENEFICE DE LA PRESCRIPTION TRENTENAIRE, MAIS QUE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE LES A DEBOUTES DE LEUR PRETENTION ET CONDAMNES A LIBERER LE TERRAIN COMMUNAL AINSI QU'A DEMOLIR LES CLOTURES PAR LESQUELLES ILS EN AVAIENT PRIS POSSESSION ;<br>
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 ATTENDU QUE LE POURVOI FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'EN AVOIR AINSI DECIDE AUX MOTIFS, D'UNE PART, QUE LES ACTES DE POSSESSION EXERCES PAR LA DAME Y... ET PAR SON PERE PRECEDE, AUX DROITS DUQUEL ELLE SE TROUVE, NE L'AVAIENT PAS ETE A TITRE DE PROPRIETAIRES, EN RAISON DE CE QUE Y..., LEUR MARI ET GENDRE, AVAIT RECONNU LE DROIT DE LA COMMUNE EN ADRESSANT AU MAIRE UNE DEMANDE DE CESSION DE LA BANDE DE TERRE LITIGIEUSE, D'AUTRE PART, QU'A DEFAUT DE TOUTE EDIFICATION DE CONSTRUCTIONS, MEME LEGERES, IL NE POUVAIT S'AGIR QUE D'ACTES DE TOLERANCE ET QUE LES ACTES NOTARIES MENTIONNAIENT LE CHEMIN COMME LIMITE DE L'IMMEUBLE DES CONSORTS CHABAUD-AUZEPY, ALORS QUE LA RENONCIATION A LA PRESCRIPTION DOIT EMANER DE CELUI QUI A PRESCRIT, DE MEME QUE L'X... DOMINI NE PEUT ETRE RECHERCHE QU'EN LA PERSONNE DE L'AUTEUR DE L'EMPIETEMENT, ALORS ENCORE QUE TOUT ACTE D'EMPRISE EST SUSCEPTIBLE DE SERVIR DE FONDEMENT A UNE POSSESSION UTILE ET ALORS ENFIN QUE LES BENEFICIAIRES DE L'USUCAPION, INVOQUANT LA PRESCRIPTION TRENTENAIRE N'ETAIENT PAS TENUE DE PRODUIRE UN JUSTE TITRE ET QUE L'ARRET ATTAQUE A DENATURE LES TERMES DU DEBAT QUI AVAIT PORTE NON SUR TOUTE LA LARGEUR DU CHEMIN, MAIS SUR UNE BANDE DE CELUI-CI, EN BORDURE DE L'IMMEUBLE DES EPOUX AUZEPY ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LES PREMIERS JUGES, DONT LA COUR D'APPEL A ADOPTE LES MOTIFS, AVAIENT RETENU, APRES AVOIR ANALYSE LES TEMOIGNAGES RECUEILLIS A L'ENQUETE, QUE CEUX-CI REVELAIENT SEULEMENT DES "ACTES DE SIMPLE USAGE", D'UN CARACTERE "EQUIVOQUE" ET QUE LES TITRES PRODUITS DONNAIENT COMME LIMITE A LA PROPRIETE CHABAUD "AU MIDI", LE CHEMIN COMMUNAL ;<br>
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 ATTENDU QU'AYANT AINSI SOUVERAINEMENT APPRECIE QUE LA POSSESSION DES EPOUX Y... ETAIT ENTACHEE DU VICE D'EQUIVOQUE, LES JUGES DU FOND EN ONT DEDUIT QU'ILS N'AVAIENT PAS RAPPORTE LA PREUVE DE LA PRESCRIPTION DONT ILS SE PREVALAIENT ;<br>
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 QUE CETTE CONSTATATION SUFFISANT A DONNER A L'ARRET ATTAQUE UNE BASE LEGALE, LE MOTIF ERRONE RELATIF AU COMPORTEMENT D'Y..., LEQUEL ETAIT SANS DROIT SUR LA PARCELLE LITIGIEUSE, PEUT ETRE TENU POUR SURABONDANT ;<br>
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 ATTENDU ENFIN QUE LA COUR D'APPEL N'A NULLEMENT OPPOSE AUX EPOUX Y... L'EXIGENCE D'UN JUSTE TITRE ET QU'IL LEUR A ETE SEULEMENT RECLAME PAR LA COMMUNE LA RESTITUTION DE LA PORTION DE TERRAINE SUR LAQUELLE AVAIT PORTE LEUR EMPRISE ;<br>
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 D'OU IL SUIT QU'AUCUNE DES CRITIQUES ARTICULEES DANS LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLIE : PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 21 JUIN 1960 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX. NO 61-10.428. EPOUX Y... C/ COMMUNE DE ROGNONAS. PRESIDENT : M. BORNET. - RAPPORTEUR : M. CHADEFAUX. - AVOCAT GENERAL : M. LEBEGUE. - AVOCATS : MM. MAYER ET ROQUES.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** L'ARRET QUI DENIE AUX RIVERAINS D'UN ANCIEN CHEMIN COMMUNAL DESAFFECTE LE BENEFICE DE LA PRESCRIPTION TRENTENAIRE EST LEGALEMENT JUSTIFIE DES LORS QUE LES JUGES DU FOND ONT CONSTATE QUE LES INTERESSES N'AVAIENT EXERCE QUE DES ACTES DE SIMPLE USAGE, ET QU'ILS ONT ESTIME SOUVERAINEMENT QUE LEUR POSSESSION ETAIT ENTACHEE DU VICE D'EQUIVOQUE.
**Mots-clés:** COMMUNE - VOIRIE - CHEMIN COMMUNAL - CHEMIN DESAFFECTE - PRESCRIPTION - CONDITIONS