# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 5 décembre 1972, 71-12.673, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988880
**Date de décision:** 1972-12-05
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988880

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1315 DU CODE CIVIL ;<br>
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 ATTENDU QUE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE A DECLARE QUE LA MUTUELLE GENERALE FRANCAISE ACCIDENTS SERAIT TENUE DE GARANTIR SON ASSURE, LACROIX, POUR L'ACCIDENT DE LA CIRCULATION SURVENU LE 30 SEPTEMBRE 1967, ET DONT IL AVAIT ETE JUGE PARTIELLEMENT RESPONSABLE ;<br>
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 QU'A CET EFFET, IL A ECARTE LE MOYEN OPPOSE PAR LADITE COMPAGNIE SELON LEQUEL LE CONTRAT D'ASSURANCE SERAIT NUL EN RAISON DE LA FAUSSE DECLARATION INTENTIONNELLE QUE LACROIX LUI AURAIT FAITE A LA SOUSCRIPTION, AU SUJET DES SINISTRES QU'IL AVAIT PRECEDEMMENT CAUSES, EN RETENANT QUE LA MUTUELLE GENERALE FRANCAISE ACCIDENTS AVAIT RENONCE A SE PREVALOIR DE CETTE NULLITE PAR LE PAIEMENT QU'ELLE AVAIT DEJA EFFECTUE AUX HERITIERS DE LA VICTIME DES INDEMNITES QUI LEUR AVAIENT ETE ACCORDEES ;<br>
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 ATTENDU QUE, POUR ADMETTRE LA REALITE DE CETTE RENONCIATION, LA COUR D'APPEL ENONCE " QU'IL APPARTIENT A LA MUTUELLE GENERALE FRANCAISE D'ETABLIR QUE CE PAIEMENT N'A PAS ETE FAIT EN CONNAISSANCE DE CAUSE " ;<br>
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ATTENDU, CEPENDANT, QU'IL INCOMBAIT A LACROIX, QUI INVOQUAIT LA RENONCIATION DE LA COMPAGNIE A SE PREVALOIR DE LA NULLITE DU CONTRAT, D'ADMINISTRER LA PREUVE DES ELEMENTS DE FAIT DE NATURE A JUSTIFIER L'EXISTENCE DE CETTE RENONCIATION, A SAVOIR NON SEULEMENT LE VERSEMENT DES INDEMNITES, MAIS AUSSI LA CONNAISSANCE A LA DATE DE CELUI-CI PAR LA COMPAGNIE DE LA FAUSSE DECLARATION SUSCEPTIBLE D'ENTRAINER LA NULLITE DU CONTRAT : QU'EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, LA COUR D'APPEL A DONC RENVERSE LA CHARGE DE LA PREUVE ET VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES, LE 22 AVRIL 1971, PAR LA COUR D'APPEL D'ANGERS, REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE POITIERS<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1963-03-20 Bulletin 1963 I N.175 (1) P.153 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1968-10-14 Bulletin 1968 I N.233 P.177 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** LOI 1930-07-13 ART. 21
**ECLI:** 
**Résumé:** IL INCOMBE A L'ASSURE QUI INVOQUE LA RENONCIATION DE SON  ASSUREUR A SE PREVALOIR DE LA NULLITE DU CONTRAT, D'ADMINISTRER LA  PREUVE DES ELEMENTS DE FAIT DE NATURE A JUSTIFIER L'EXISTENCE DE  CETTE RENONCIATION.                       LORSQU'IL EST PRETENDU QUE CELLE-CI RESULTERAIT  DU PAYEMENT PAR L'ASSUREUR DES INDEMNITES ACCORDEES A LA VICTIME D 'UN ACCIDENT DONT L'ASSURE A ETE JUGE RESPONSABLE ALORS QUE LA  COMPAGNIE SOUTIENT QUE LE CONTRAT SERAIT NUL EN RAISON DE FAUSSE  DECLARATION INTENTIONNELLE QUE L'ASSURE AURAIT FAITE A LA  SOUSCRIPTION AU SUJET DE SINISTRES PRECEDENTS, C'EST A L'ASSURE QU 'INCOMBE LA CHARGE DE PROUVER, NON SEULEMENT LE VERSEMENT  DES  INDEMNITES, MAIS AUSSI LA CONNAISSANCE, A LA DATE DE CELUI-CI PAR LA  COMPAGNIE, DE LA FAUSSE DECLARATION SUSCEPTIBLE D'ENTRAINER LA  NULLITE DU CONTRAT.
**Mots-clés:** ASSURANCE EN GENERAL - POLICE - NULLITE - DEMANDE EN NULLITE -  RENONCIATION - PREUVE - CHARGE - ASSURE.,* ASSURANCE EN GENERAL - RISQUE - DECLARATION - RETICENCE OU FAUSSE  DECLARATION - ARTICLE 21 DE LA LOI DU 13 JUILLET 1930 - NULLITE DE  LA POLICE - RENONCIATION DE L'ASSUREUR A L'INVOQUER - PREUVE -  CHARGE - ASSURE.,*  PREUVE EN GENERAL - CHARGE - ASSURANCE EN GENERAL - POLICE -  NULLITE - RENONCIATION DE L'ASSUREUR A L'INVOQUER - PREUVE INCOMBANT  A L'ASSURE.,* RENONCIATION - ASSURANCE EN GENERAL - POLICE - NULLITE -  RENONCIATION DE L'ASSUREUR A L'INVOQUER - PREUVE - CHARGE - ASSURE.,* ASSURANCE EN GENERAL - POLICE - NULLITE - DEMANDE EN NULLITE -  RENONCIATION - PREUVE - INDEMNISATION DE LA VICTIME PAR L'ASSUREUR -  INDEMNISATION EN CONNAISSANCE DE LA CAUSE DE NULLITE DE LA POLICE.