# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1e chambre, du 12 avril 2001, 97BX31065, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007497095
**Date de décision:** 2001-04-12
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 1E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007497095

## Contenu de la décision

<br>    Vu l'ordonnance en date du 1er septembre 1997 par laquelle le président de la cour administrative d'appel de Paris a, en application de l'article 5 du décret n? 97-457 du 9 mai 1997, transmis le dossier de la requête de la COMMUNE de SAINT LEU à la cour administrative d'appel de Bordeaux ;<br>    Vu la requête enregistrée au greffe de la cour administrative d'appel de Paris le 2 mai 1997 présentée par la COMMUNE de SAINT LEU (La Réunion) qui demande à la cour d'annuler le jugement rendu le 4 décembre 1996 par tribunal administratif de Saint-Denis-de-la-Réunion qui a annulé l'arrêté en date du 18 avril 1996 par lequel le maire de ladite commune a délivré un permis de construire à la S.A.R.L. "Maisons Omega" ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code de l'urbanisme ;<br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 15 mars 2001 :<br>    - le rapport de M. Zapata, président-assesseur ;<br>    - et les conclusions de M. Pac, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur la légalité du permis de construire délivré le 18 avril 1996 par le maire de la commune de Saint Leu, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité :<br>    Considérant qu' aux termes de l'article UC 5 du règlement du plan d' occupation des sols modifié de la COMMUNE de SAINT LEU rendu public le 8 décembre 1994 :  "pour tout nouveau morcellement, les unités foncières doivent avoir une superficie minimale de 400 m2 pour être constructibles" ; qu' il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet ayant donné lieu, le 18 avril 1996, à la délivrance du permis de construire litigieux, même s'il est issu d'un morcellement réalisé, en 1993, a une superficie de 318 mètres carrés, inférieure à la superficie minimum exigée par les dispositions précitées ;<br>    Considérant que la COMMUNE de SAINT LEU ne saurait, en tout état de cause se prévaloir utilement des dispositions de l'article UC 5 du règlement du plan d'occupation des sols antérieur approuvé le 22 novembre 1986, qui prévoyait une superficie minimale de 600 mètres carrés pour toute construction ;<br>    Considérant qu'eu égard à l'écart entre la surface minimum imposée par le règlement du plan d'occupation des sols et la superficie de la parcelle concernée, le permis de construire qui a été délivré par le maire de Saint Leu ne saurait être regardé comme n'impliquant qu'une adaptation mineure des règles d'urbanisme sur le territoire de la COMMUNE de SAINT LEU ;<br>    Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que la COMMUNE de SAINT LEU n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué le tribunal administratif de Saint-Denis-de-la-Réunion a annulé le permis de construire délivré le 18 avril 1996 à la S.A.R.L. "Maisons Omega" ;<br>Article 1er : La requête de la COMMUNE de SAINT LEU est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 68-03-03-02 URBANISME ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE - PERMIS DE CONSTRUIRE - LEGALITE INTERNE DU PERMIS DE CONSTRUIRE - LEGALITE AU REGARD DE LA REGLEMENTATION LOCALE