# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 13 mai 1975, 74-40.369, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006994445
**Date de décision:** 1975-05-13
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006994445

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 23 DU LIVRE I DU CODE DU TRAVAIL, ALORS EN VIGUEUR, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, 102 DU DECRET DU 20 JUILLET 1972, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECLARE L'ORGANISATION MOTONAUTIQUE VAROISE RESPONSABLE DE LA RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL QU'ELLE AVAIT CONCLU AVEC GEORGES X..., AU MOTIF QU'EN IMPOSANT A CE DERNIER UN DECLASSEMENT ET UN CHANGEMENT D'AFFECTATION QUI LE PRIVAIT DE SA QUALITE DE CHEF MECANICIEN TOUT EN MAINTENANT SON TRAITEMENT, L'EMPLOYEUR AVAIT MODIFIE UNILATERALEMENT LE CONTRAT QUI LE LIAIT A SON EMPLOYE, ALORS QU'EN NE REPONDANT NI AUX CONCLUSIONS DE L'EMPLOYEUR, NI AUX MOTIFS DU JUGEMENT DONT LA CONFIRMATION ETAIT DEMANDEE SELON LESQUELLES LA RETROGRADATION DE L'EMPLOYE N'ETAIT PAS UNE SANCTION DISCIPLINAIRE, MAIS LA CONSEQUENCE D'UNE CAPACITE PROFESSIONNELLE INSUFFISANTE DONT L'EMPLOYEUR ETAIT SEUL JUGE, L'ARRET ATTAQUE QUI N'A PAS RECHERCHE SI LA MODIFICATION UNILATERALE DU CONTRAT ETAIT OU NON ANORMALE ET INJUSTIFIEE NE PERMET PAS A LA COUR DE CASSATION D'EXERCER SON CONTROLE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE RELEVE QUE X..., QUI AVAIT ETE ENGAGE PAR LA SOCIETE ORGANISATION MOTONAUTIQUE VAROISE LE 1ER OCTOBRE 1968 EN QUALITE DE MECANICIEN, AVAIT ETE PROMU LE 1ER MARS 1972 AU POSTE DE CHEF D'ATELIER ;<br>
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 QU'IL AVAIT ETE INFORME, PAR UNE NOTE DE SERVICE FAISANT ETAT DE "L'EVOLUTION DU CHANTIER", QU'IL SERAIT REMPLACE DANS CE DERNIER POSTE A PARTIR DU 1ER AOUT 1972 ;<br>
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 QUE SUR SA DEMANDE D'EXPLICATIONS CONCERNANT SA RETROGRADATION D'EMPLOI, IL LUI FUT PRECISE QUE SON CHANGEMENT D'AFFECTATION N'ENTRAINERAIT PAS DE DIMINUTION DE SALAIRE ;<br>
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 QUE X... N'ACCEPTA PAS LE DECLASSEMENT DECIDE UNILATERALEMENT PAR L'EMPLOYEUR, QUI PRIT ACTE DE LA DECISION DE SON EMPLOYE DE QUITTER LE SERVICE DE LA SOCIETE ;<br>
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ATTENDU QU'AU VU DE CES ELEMENTS, LA COUR D'APPEL, TOUT EN CONSIDERANT QU'ELLE N'AVAIT PAS A SE SUBSTITUER A L'EMPLOYEUR DANS SON APPRECIATION DE L'APTITUDE PROFESSIONNELLE DE L'EMPLOYE A REMPLIR LE POSTE AUQUEL IL AVAIT ETE RECEMMENT PROMU, A JUSTEMENT ESTIME QUE SI LA RUPTURE DU CONTRAT N'ETAIT PAS ABUSIVE, COMPTE TENU DE L'INAPTITUDE DU SALARIE, ELLE ETAIT IMPUTABLE A LA SOCIETE QUI AVAIT DECIDE UNILATERALEMENT LE REMPLACEMENT DE X... DANS SES FONCTIONS DE CHEF D'ATELIER, ET AVAIT AINSI, MEME EN L'ABSENCE DE DIMINUTION DE SALAIRE, MODIFIE UNE CLAUSE ESSENTIELLE DU CONTRAT DE TRAVAIL ;<br>
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 QU'AINSI LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 13 NOVEMBRE 1973 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1971-12-15 Bulletin 1971 V N. 731 (1) P. 628 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail 1023
**ECLI:** 
**Résumé:** AYANT RELEVE QUE, PEU APRES AVOIR PROMU UN SALARIE AU POSTE  DE CHEF D'ATELIER, L'EMPLOYEUR LUI AVAIT DONNE, EN RAISON DE SON  INCAPACITE PROFESSIONNELLE ET SANS DIMINUER SON TRAITEMENT, UNE  AUTRE AFFECTATION QUI LE PRIVAIT DE SA NOUVELLE QUALIFICATION ET QUE  L'INTERESSE AVAIT CESSE LE TRAVAIL, LES JUGES DU FOND DECIDENT  JUSTEMENT QUE, SI COMPTE TENU DE L'APPRECIATION QUE L'EMPLOYEUR,  SEUL JUGE DE LA VALEUR PROFESSIONNELLE DU SALARIE, AVAIT PORTEE SUR  L'APTITUDE DE L'INTERESSE A REMPLIR LE POSTE AUQUEL IL AVAIT ETE  PROMU, LA RUPTURE DU CONTRAT N'ETAIT PAS ABUSIVE, ELLE ETAIT  IMPUTABLE A L'EMPLOYEUR QUI AVAIT DECIDE UNILATERALEMENT LE  REMPLACEMENT DU SALARIE DANS SES FONCTIONS DE CHEF D'ATELIER ET  AVAIT AINSI, MEME EN L'ABSENCE DE DIMINUTION DU SALAIRE, MODIFIE UNE  CLAUSE ESSENTIELLE DU CONTRAT DE TRAVAIL.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - LICENCIEMENT - PREUVE - MODIFICATION  UNILATERALE DES CLAUSES DU CONTRAT PAR L'EMPLOYEUR - DECLASSEMENT -  DECLASSEMENT POUR INAPTITUDE PROFESSIONNELLE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - LICENCIEMENT - PREUVE - MODIFICATION  UNILATERALE DES CLAUSES DU CONTRAT PAR L'EMPLOYEUR - DECLASSEMENT -  REFUS PAR LE SALARIE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - LICENCIEMENT - PREUVE - MODIFICATION  UNILATERALE DES CLAUSES DU CONTRAT PAR L'EMPLOYEUR - DECLASSEMENT -  DECLASSEMENT SANS DIMINUTION DE SALAIRE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - LICENCIEMENT - PREUVE - MODIFICATION  UNILATERALE DES CLAUSES DU CONTRAT PAR L'EMPLOYEUR - MODIFICATION  D'UN ELEMENT ESSENTIEL.,* CONTRAT DE TRAVAIL - MODIFICATION - MODIFICATION IMPOSEE PAR  L'EMPLOYEUR - MODIFICATION D'UNE CONDITION ESSENTIELLE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - MODIFICATION - MODIFICATION IMPOSEE PAR  L'EMPLOYEUR - CHANGEMENT DE QUALIFICATION - DECLASSEMENT - MAINTIEN  DU SALAIRE - PORTEE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - MODIFICATION - MODIFICATION IMPOSEE PAR  L'EMPLOYEUR - CHANGEMENT DE QUALIFICATION - DECLASSEMENT -  DECLASSEMENT POUR INAPTITUDE PROFESSIONNELLE - PORTEE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - LICENCIEMENT - RUPTURE ABUSIVE - FAUTE DE  L'EMPLOYEUR - NECESSITE - APTITUDE PROFESSIONNELLE DU SALARIE -  EMPLOYEUR SEUL JUGE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - LICENCIEMENT - RUPTURE ABUSIVE - FAUTE DE  L'EMPLOYEUR - NECESSITE - MODIFICATION UNILATERALE DU CONTRAT PAR  L'EMPLOYEUR - DECLASSEMENT - DECLASSEMENT CONSECUTIF A L'INAPTITUDE  DU SALARIE.,* CONTRAT DE TRAVAIL - LICENCIEMENT - RUPTURE ABUSIVE - FAUTE DE  L'EMPLOYEUR - NECESSITE - MODIFICATION UNILATERALE DU CONTRAT PAR  L'EMPLOYEUR - MODIFICATION CONSECUTIVE A L'INAPTITUDE DU SALARIE.