# Conseil d'Etat, 6 SS, du 4 octobre 1993, 132983, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007838290
**Date de décision:** 1993-10-04
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 6 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007838290

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 8 février 1992, présentée par M. Limane X..., demeurant ... ; M. X... demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement en date du 1er octobre 1991 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande dirigée contre la décision en date du 5 mai 1989 par laquelle le préfet du Val d'Oise lui a refusé le titre de séjour qu'il sollicitait et l'a invité à quitter le territoire français ; <br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir cette décision ; <br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ; <br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Piveteau, Auditeur,<br>    - les conclusions de M. du Marais, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que pour contester la légalité de la décision du 5 mai 1989 par laquelle le préfet du Val d'Oise lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour au motif qu'il ne possédait pas de visa long séjour, M. X... se borne à relever que postérieurement à cette date, il est retourné au Congo et a obtenu ledit visa ; <br>    Considérant que la légalité d'une décision administrative s'apprécie à la date à laquelle elle a été prise ; que dans ces conditions, la circonstance que le requérant, postérieurement à la date de la décision attaquée, a obtenu un visa de long séjour, est, en tout état de cause, sans influence sur la légalité de ladite décision ; qu'il appartiendrait au requérant, s'il s'y croyait fondé, de présenter une nouvelle demande auprès de l'administration ; qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du 5 mai 1989 du préfet du Val d'Oise ; <br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X... et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 26-05-01-01 DROITS CIVILS ET INDIVIDUELS - ETRANGERS, REFUGIES, APATRIDES - ETRANGERS - QUESTIONS COMMUNES - ADMISSION AU SEJOUR