# Conseil d'Etat, 2 / 6 SSR, du 10 octobre 1990, 102512, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007776173
**Date de décision:** 1990-10-10
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2 / 6 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007776173

## Contenu de la décision

<br>    Vu l'ordonnance en date du 26 septembre 1988, enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 6 octobre 1988, par laquelle le président du tribunal administratif de Paris a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 74 du code des tribunaux administratifs, la demande présentée à ce tribunal pour M. X... ;<br>    Vu la demande, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris le 7 avril 1987, présentée pour M. Jean-François X..., demeurant ... ; M. X... demande au tribunal :<br>    1°) d'annuler l'arrêté du 27 janvier 1987 par lequel le ministre délégué charge des P. et T. a nommé M. Daniel B... chef de service régional des postes à la direction Rhône-Alpes ;<br>    2°) d'annuler l'arrêté du 28 janvier 1987 par lequel le ministre délégué chargé des P. et T. a nommé M. Poncio Y... Y Rotger chef de service régional des postes et chargé de la direction des postes de Paris ;<br>    3°) d'annuler l'arrêté du 28 janvier 1987 par lequel le ministre délégué chargé des P. et T. a nommé M. Julien A... chef de service régional des postes et chargé de la direction des postes d'Ile-de-France Est ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;<br>    Vu le décret n° 79-495 du 20 juin 1979 relatif aux conditions de nomination et d'avancement dans l'emploi de chef de service régional des postes ;<br>    Vu le décret n° 82-636 du 21 juillet 1982 précisant l'organisation des services des P.T.T. ;<br>    Vu le décret n° 72-143 du 22 février 1972 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Dubos, Maître des requêtes,<br>    - les observations de Me Guinard, avocat de M. Jean-François X...,<br>    - les conclusions de Mme Leroy, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que par arrêté du 5 mai 1988, postérieur à l'introduction de la requête, le ministre délégué auprès du ministre de l'industrie, des P. et T. et du tourisme, chargé des P. et T. a retiré l'arrêté du 27 janvier 1988 nommant M. B... chef de service régional de la poste à la direction régionale des postes de Lyon ; que la requête est donc devenue sans objet en tant qu'elle vise à l'annulation de cet arrêté ;<br>    Considérant que les vacances des emplois auxquels MM. Y... Y Rotger et A... ont été nommés par l'arrêté attaqué ont été publiées par notes de service des 9 janvier 1987 et 25 novembre 1986 ; que les candidatures des intéressés ont été examinées par une commission administrative paritaire respectivement les 27 janvier 1987 et 6 janvier 1987 ; que, par suite, les moyens tirés de l'absence de publication des vacances et de ce que les candidatures n'auraient pas été examinées par une commission administrative paritaire manquent en fait ;<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 1er du décret du 20 juin 1979 : "Les fonctionnaires nommés dans un emploi de chef de service régional des postes sont chargés, à l'intérieur de la circonscription territoriale à la tête de laquelle ils sont placés, de la direction des services de la poste, des services financiers et des services généraux" ; que le requérant n'apporte aucun élément de nature à étayer son allégation selon laquelle MM. Y... Y Rotger et A... ne rempliraient pas de telles fonctions ;<br>    Considérant que les arrêtés de nomination attaqués ne pouvaient, sans violation de la loi, donner à ces nominations des dates d'effet antérieures à la date de leur publication ; que toutefois ce vice de rétroactivité ne saurait entraîner l'annulation des nominations elles-mêmes ;<br>
<br>    Considérant que de tout ce qui précède, il résulte que le requérant est fondé à demander l'annulation des arrêtés attaqués en tant qu'ils ont fixé leurs dates d'effet antérieurement au 28 janvier 1987 mais que le surplus des conclusions de sa requête doit être rejeté ;<br>Article 1er : Il n'y a lieu de statuer sur les conclusionstendant à l'annulation de l'arrêté du 27 janvier 1987 nommant M. B... chef de service régional des postes à la direction régionale des postes de Rhône-Alpes.<br>Article 2 : Les arrêtés du 28 janvier 1987 susvisés sont annulés en tant qu'ils ont fixé à une date antérieure à celle de leur publication les dates d'effet des nominations de MM. Y... Y Rogter et A....<br>Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. X... est rejeté.<br>Article 4 : La présente décision sera notifiée à M. X..., à M. Daniel Z..., à M. Poncio Y... Y Rotger, à M. C... et au ministre des postes, des télécommunications et de l'espace.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Décret 79-495 1979-06-20 art. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 01-08-02-02 ACTES LEGISLATIFS ET ADMINISTRATIFS - APPLICATION DANS LE TEMPS - RETROACTIVITE - RETROACTIVITE ILLEGALE,36-03-03-007 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - ENTREE EN SERVICE - NOMINATIONS - CONDITIONS DE NOMINATION