# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 28 février 1973, 71-40.675, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006989675
**Date de décision:** 1973-02-28
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006989675

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 473 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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 ATTENDU QUE SUR L'APPEL INTERJETE PAR MOINE DE LA SENTENCE PRUD'HOMALE QUI AVAIT REJETE SES DEMANDES D'INDEMNITE COMPENSATRICE DE PREAVIS, DE DOMMAGES ET INTERETS POUR RUPTURE ABUSIVE, DE SALAIRE DU 24 AU 30 JUIN 1967, DE RECTIFICATION DE CERTIFICAT DE TRAVAIL QU'IL AVAIT FORMEES CONTRE LA SOCIETE LAITIERE MODERNE, SON ANCIEN EMPLOYEUR, AUX DROITS DE LAQUELLE SE TROUVE LA SOCIETE " COMPAGNIE FRANCAISE DU GRAND DELTA " (COFRADEL) ET QUI AVAIT EN OUTRE ORDONNE UNE EXPERTISE CONCERNANT SA DEMANDE DE RAPPELS DE SALAIRES ET D'INDEMNITES DE CONGES PAYES POUR LA PERIODE DU 1ER NOVEMBRE 1965 AU 30 JUIN 1967, L'ARRET ATTAQUE A CONFIRME LA DECISION ENTREPRISE ET, STATUANT AU FOND " PAR VOIE D'EVOCATION ", AU VU DES RESULTATS DE LA MESURE D'INSTRUCTION ORDONNEE EN PREMIERE INSTANCE, A DEBOUTE MOINE DE SES DEMANDES DE RAPPELS DE SALAIRE ET D'INDEMNITES DE CONGES PAYES ;<br>
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 QU'IL EST REPROCHE AUX JUGES DU SECOND DEGRE D'AVOIR TRANCHE LA TOTALITE DU LITIGE, ALORS QUE, SAISIS DE L'APPEL D'UNE DISPOSITION AVANT DIRE DROIT, ILS NE POUVAIENT EVOQUER QUE S'ILS L'INFIRMAIENT ;<br>
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QU'EN L'ESPECE, L'EVOCATION QUI TENDAIT A PRIVER MOINE D'UN DEGRE DE JURIDICTION ETAIT IMPOSSIBLE DES LORS QU'AU LIEU D'INFIRMER LA SENTENCE PRUD'HOMALE EN CE QU'ELLE AVAIT ORDONNE UNE EXPERTISE, LA COUR D'APPEL SE FONDAIT AU CONTRAIRE SUR LES RESULTATS DE CELLE-CI POUR STATUER AU FOND ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE CHACUNE DES PARTIES AVAIT CONCLU AU FOND DEVANT LA COUR D'APPEL APRES DISCUSSION CONTRADICTOIRE DU RAPPORT DE L'EXPERTISE ORDONNEE EN PREMIERE INSTANCE, QUE MOINE AVAIT REPRIS SA DEMANDE INITIALE ET SOLLICITE SUBSIDIAIREMENT UNE NOUVELLE EXPERTISE, ACQUIESCANT AINSI A LA DEMANDE EXPRESSE D'EVOCATION DE LA SOCIETE COFRADEL ;<br>
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ATTENDU QUE SI LE POUVOIR D'EVOCATION N'APPARTIENT AUX JUGES D'APPEL QUE DANS LE CAS OU LA DECISION DE PREMIERE INSTANCE EST INFIRMEE, L'ACCORD DES PARTIES POUR PARTICIPER AU FOND DU DEBAT AUTORISAIT CES DERNIERS, EN L'ESPECE, A STATUER SUR LA CONTESTATION MEME EN L'ABSENCE D'INFIRMATION ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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ET SUR LE SECOND MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST ENCORE FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR, DANS SON DISPOSITIF, ECARTE LA PARTIE DE LA DEMANDE DE MOINE TENDANT AU PAIEMENT D'UN COMPLEMENT DE DOUZE JOURS DE CONGE PAYE POUR L'ANNEE 1966 SANS DONNER AUCUN MOTIF DE CETTE DECISION ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE MOINE SOUTENAIT QU'IL AVAIT DROIT, CONCERNANT L'INDEMNITE DE CONGES PAYES, " A UN COMPLEMENT DE DOUZE JOURS POUR L'ANNEE 1966 ET A UN RAPPEL TENANT COMPTE DES AJUSTEMENTS DE SALAIRE QUI SERONT ORDONNES " ;<br>
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 QUE SI LA COUR D'APPEL, QUI, APRES AVOIR CONSTATE QUE L'EMPLOYE N'ETAIT PAS FONDE A PRETENDRE A UN REDRESSEMENT DE SALAIRE A REJETE EN BLOC SA DEMANDE DE RAPPEL DE SALAIRE ET D'INDEMNITES DE CONGES PAYES POUR LA PERIODE DU 1ER NOVEMBRE 1965 AU 30 JUIN 1967 N'A PAS EXPRESSEMENT STATUE DANS SON DISPOSITIF SUR LE COMPLEMENT DE DOUZE JOURS DE CONGE PAYE RECLAME PAR MOINE AU TITRE DE L'ANNEE 1966, LE FAIT PAR LES JUGES DU SECOND DEGRE DE NE PAS S'ETRE PRONONCES SUR CE CHEF DE DEMANDE, NE PEUT DONNER OUVERTURE A CASSATION ;<br>
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 QUE LE SECOND MOYEN N'EST DONC PAS MIEUX FONDE QUE LE PREMIER ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 16 MARS 1971, PAR LA COUR D'APPEL DE LYON<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1963-05-30 Bulletin 1963 I N.290 (3) P.247 (REJET) ET L'ARRET CITE. (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1971-06-24 Bulletin 1971 III N.411 (1) P.292 (REJET). (1)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (1),Code de procédure civile 473
**ECLI:** 
**Résumé:** SI LE POUVOIR D'EVOCATION N'APPARTIENT AUX JUGES DU DEUXIEME  DEGRE QUE DANS LE CAS OU LA DECISION DE PREMIERE INSTANCE EST  INFIRMEE, L'ACCORD DES PARTIES POUR PARTICIPER AU FOND DU DEBAT  RESULTANT DES CONCLUSIONS PRISES PAR L'UNE ET L'AUTRE EN APPEL LES  AUTORISE A STATUER SUR LA CONTESTATION MEME EN L'ABSENCE D 'INFIRMATION.
**Mots-clés:** APPEL CIVIL - EVOCATION - CONDITIONS - INFIRMATION - ABSENCE -  PARTIES AYANT CONCLU EN APPEL A CE QU'IL FUT STATUE SUR L'ENSEMBLE  DU LITIGE.,* APPEL CIVIL - EVOCATION - CONDITIONS - INFIRMATION - ABSENCE -  PORTEE.,* PROCEDURE CIVILE - DROITS DE LA DEFENSE - DOUBLE DEGRE DE  JURIDICTION - REGLE D'ORDRE PUBLIC - CONDITION D'APPLICATION.