# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 15 janvier 1971, 69-12.996, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006984312
**Date de décision:** 1971-01-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006984312

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE CONDAMNE LES EPOUX X... A ENLEVER LA MAISON PAR EUX CONSTRUITE SUR LE TERRAIN DE LA SOCIETE X..., INITIALEMENT SOCIETE EN COMMANDITE SIMPLE, TRANSFORMEE EN SOCIETE ANONYME ET DONT X... A ETE SUCCESSIVEMENT LE GERANT PUIS LE PRESIDENT DIRECTEUR GENERAL, ET A VERSER, EN OUTRE, A MASSON, EN SA QUALITE DE SYNDIC DE LA FAILLITE, DE LADITE SOCIETE, UNE INDEMNITE D'OCCUPATION A COMPTER DE L'EXPLOIT INTRODUCTIF D'INSTANCE ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR AINSI DECIDE ALORS, D'APRES LE POURVOI, QU'ELLE NE POUVAIT, STATUANT SUR L'APPLICATION DE L'ARTICLE 555 DU CODE CIVIL, DEDUIRE L'ABSENCE DE CONVENTION ENTRE X... ET LA SOCIETE, NI DE L'INOBSERVATION, NON INVOQUEE PAR LES PARTIES, DE L'ARTICLE 40 DE LA LOI DU 24 JUILLET 1867 INAPPLICABLE EN LA CAUSE, LA SOCIETE ETANT, LORS DE LA CONSTRUCTION, UNE SOCIETE EN COMMANDITE SIMPLE GEREE PAR X..., NI DE L'EXPERTISE COMPTABLE SAMSON ET BADIR PAS DAVANTAGE INVOQUEE PAR LES PARTIES, ET DONT LES EPOUX X... N'AVAIENT PAS EU CONNAISSANCE ;<br>
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QU'IL EST, D'AUTRE PART, PRETENDU QUE LA COUR D'APPEL NE POUVAIT, SANS SE CONTREDIRE, NIER L'EXISTENCE D'UNE CONVENTION DONT ELLE CONSTATAIT PAR AILLEURS LES EFFETS, CETTE CONVENTION, EXCLUSIVE DE L'APPLICATION DE L'ARTICLE 555 ALINEA 2 DU CODE CIVIL ET DE LA MAUVAISE FOI DU CONSTRUCTEUR, RESULTANT, EN EFFET, TANT DES CONSTATATIONS DES JUGES DU SECOND DEGRE, SELON LESQUELLES LES FACTURES PAYEES POUR LA CONSTRUCTION PAR LA SOCIETE AVAIENT ETE PORTEES AU DEBIT DU COMPTE PERSONNEL DE X..., QUE DES POUVOIRS LEGAUX ET CONVENTIONNELS DE CELUI-CI, QUI POUVAIT, ES-QUALITES, AUTORISER CETTE CONSTRUCTION ;<br>
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 QU'IL EST ENCORE SOUTENU QUE MASSON, AYANT MANIFESTE PAR SA DEMANDE PRINCIPALE, L'INTENTION NON EQUIVOQUE DE GARDER LA MAISON, ET LES DEMANDEURS AU POURVOI AYANT OFFERT DE LA QUITTER, MOYENNANT LES INDEMNITES A EUX DUES, LES JUGES D'APPEL NE POUVAIENT ORDONNER L'ENLEVEMENT DE LADITE MAISON;<br>
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 QU'ENFIN, ET SUBSIDIAIREMENT LES EPOUX X... FONT VALOIR QUE FUSSENT ILS DE MAUVAISE FOI, ILS NE POUVAIENT ETRE CONDAMNES A VERSER UNE INDEMNITE D'OCCUPATION DE LA MAISON QU'ILS AVAIENT EUX-MEMES CONSTRUITE, L'ARTICLE 555 N'OUVRANT AU PROPRIETAIRE QU'UN DROIT A DES DOMMAGES-INTERETS POUR LE PREJUDICE EVENTUELLEMENT SUBI DU FAIT DE LA CONSTRUCTION ;<br>
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MAIS ATTENDU, D'ABORD, QUE C'EST AU TIERS CONSTRUCTEUR D'UN IMMEUBLE SUR LE TERRAIN D'AUTRUI QU'IL APPARTIENT, POUR ECARTER L'APPLICATION DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 555 DU CODE CIVIL, DE RAPPORTER LA PREUVE D'UNE CONVENTION REGLANT LE SORT DU BIEN LITIGIEUX ;<br>
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 QUE, PAR UNE APPRECIATION SOUVERAINE DE L'ENSEMBLE DES ELEMENTS DE PREUVE RESULTANT DES DOCUMENTS QUI LUI ONT ETE SOUMIS OU DONT ELLE A ORDONNE LA COMMUNICATION, LA COUR D'APPEL CONSTATE, SANS SE CONTREDIRE, NI MECONNAITRE LES DROITS DE LA DEFENSE, QUE LA PREUVE DE L'EXISTENCE D'UNE TELLE CONVENTION N'EST PAS RAPPORTEE ;<br>
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 QU'EN SECOND LIEU, EN CONDAMNANT LES EPOUX X..., AUXQUELS ELLE A ATTRIBUE A BON DROIT LA QUALITE DE TIERS CONSTRUCTEURS DE MAUVAISE FOI DES LORS QU'ILS CONSTRUISAIENT SCIEMMENT SUR UN TERRAIN NE LEUR APPARTENANT PAS, A L'ENLEVEMENT DE LA MAISON, LA COUR D'APPEL A STATUE DANS LES LIMITES DES CONCLUSIONS SONT ELLE ETAIT SAISIE ET QUI TENDAIENT A L'EXPULSION DES EPOUX X..., ET SUBSIDIAIREMENT A LA SUPPRESSION DE LEUR OUVRAGE ET A LA REMISE EN ETAT DU TERRAIN DE LA SOCIETE ;<br>
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 QU'ENFIN, LES JUGES D'APPEL, EN METTANT A LA CHARGE DES EPOUX X... UNE INDEMNITE D'OCCUPATION A COMPTER DU JOUR DE LA DEMANDE EN JUSTICE, N'ONT FAIT QU'USER DES DISPOSITIONS LEGALES QU'ILS AVAIENT DECLARE APPLICABLES EN LA CAUSE, EN L'ETAT D'UN PREJUDICE DONT ILS ONT CONSTATE L'EXISTENCE ;<br>
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QUE PAR CES MOTIFS, ET, ABSTRACTION FAITE DE CELUI QUE LE MOYEN CRITIQUE EN SA PREMIERE BRANCHE ET QUI, NE CONSTITUANT PAS L'UN DES TERMES DE LA CONTRADICTION INVOQUEE DANS LA SECONDE, PEUT ETRE TENU POUR SURABONDANT, L'ARRET ATTAQUE SE TROUVE LEGALEMENT JUSTIFIE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 9 MAI 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE DIJON ;<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 555 AL. 2,LOI 1867-07-24 ART. 40
**ECLI:** 
**Résumé:** C'EST AU TIERS CONSTRUCTEUR D'UN IMMEUBLE SUR LE TERRAIN D 'AUTRUI QU'IL APPARTIENT, POUR ECARTER L'APPLICATION DES DISPOSITIONS  DE L'ARTICLE 555 DU CODE CIVIL, DE RAPPORTER LA PREUVE D'UNE  CONVENTION REGLANT LE SORT DE CE BIEN.,EST DE MAUVAISE FOI AU SENS DE L'ARTICLE 555 DU CODE CIVIL,  CELUI QUI CONSTRUIT SCIEMMENT SUR UN TERRAIN QUI NE LUI APPARTIENT  PAS.
**Mots-clés:** 1) PROPRIETE - CONSTRUCTION SUR LE TERRAIN D'AUTRUI - ARTICLE 555  DU CODE CIVIL - CONVENTION REGLANT LE SORT DES CONSTRUCTIONS -  PREUVE - CHARGE.,* PROPRIETE - CONSTRUCTION SUR LE TERRAIN D'AUTRUI - ARTICLE 555 DU  CODE CIVIL - CONDITIONS D'APPLICATION - ABSENCE DE CONVENTION.,* PREUVE EN GENERAL - CHARGE - PROPRIETE - CONSTRUCTION SUR LE  TERRAIN D'AUTRUI - CONVENTION REGLANT LE SORT DES CONSTRUCTIONS.,* PREUVE EN GENERAL - POUVOIRS DU JUGE - VALEUR DES PREUVES -  APPRECIATION - POUVOIR SOUVERAIN /.,* APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU FOND - PREUVE EN GENERAL -  VALEUR DES PREUVES /.,2) PROPRIETE - CONSTRUCTION SUR LE TERRAIN D'AUTRUI - ARTICLE 555  DU CODE CIVIL - MAUVAISE FOI - DEFINITION.