# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 6ème chambre - formation à 3, 14/12/2009, 07MA04283, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021924417
**Date de décision:** 2009-12-14
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 6ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021924417

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille le 31 octobre 2007, sous le n° 07MA04283, présentée pour M. Saad A, demeurant ..., par Me Kuhn-Massot, avocat ; <br>
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       M. A demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0704407 en date du 3 octobre 2007 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 15 juin 2007 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français ;<br>
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       2°) d'annuler ladite décision ; <br>
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       3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à un nouvel examen de sa demande de titre de séjour  étudiant  ou  vie privée et familiale  sous astreinte de 150 euros par jour de retard ; <br>
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       4°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
        .........................................................................................................<br>
       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le décret n°2009-14 du 7 janvier 2009 relatif au rapporteur public des juridictions administratives et au déroulement de l'audience devant ces juridictions ; <br>
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       Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 27 janvier 2009 fixant la liste des tribunaux administratifs et Cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ; <br>
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       Vu le code de justice administrative ; <br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 23 novembre 2009 :<br>
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       - le rapport de Mme Markarian, rapporteur ;<br>
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       - les conclusions de M. Marcovici, rapporteur public ;<br>
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       - et les observations de Me Kuhn-Massot, avocat, pour M. A ;<br>
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       Considérant que M. A, de nationalité syrienne, a présenté le 26 octobre 2006 une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-11-2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que par une décision en date du 15 juin 2007, le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté cette demande et a assorti sa décision d'une obligation de quitter le territoire français ; que M. A relève appel du jugement du 3 octobre 2007 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande d'annulation de cette décision ; <br>
       Sur les conclusions à fin de non-lieu présentées par le préfet des Bouches-du-Rhône : <br>
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       Considérant que si le préfet des Bouches-du-Rhône fait valoir que M. A s'est vu délivrer postérieurement à la décision litigieuse une carte de séjour temporaire portant la mention  étudiant  sur le fondement de l'article L. 313-7 du code précité, cette circonstance ne rend pas sans objet la présente requête qui tend à l'annulation de la décision portant refus de délivrance d'une carte de séjour sollicitée sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-11-2° du même code ; qu'il y a lieu, dès lors de statuer sur la requête de M. A ;<br>
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        Sur les conclusions à fin d'annulation :<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; <br>
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       Considérant qu'à l'appui de sa requête, M. A ne conteste pas le motif tiré de ce qu'il ne peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 313-11-2° dès lors qu'il est entré en France, en août 2003, à l'âge de 14 ans révolus ; qu'il se borne à invoquer la seule atteinte à sa vie privée et familiale et soutient qu'il réside auprès de son père et de son frère et poursuit une formation de BEP ; qu'il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant, célibataire et sans enfants à charge, s'il était en France depuis 4 ans à la date de la date de la décision attaquée, conserve l'essentiel de ses attaches familiales en Syrie, seuls son père et son frère aîné, titulaires de cartes de séjour temporaires délivrées en octobre 2006, étant présents sur le sol français ; que, dans ces conditions, la décision litigieuse ne peut être regardée comme portant une atteinte excessive au droit au respect de sa vie privée et familiale au sens des stipulations susvisées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 15 juin 2007 ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'injonction :<br>
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       Considérant que la présente décision, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de la décision attaquée, n'appelle pas de mesures d'exécution ; que les conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
       Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse la somme que demande M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
DECIDE<br>
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       Article 1er: La requête de M. A est rejetée.<br>
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       Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Saad A et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
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       Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
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N° 07MA04283		2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**