# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 6ème chambre (formation à 3), du 4 octobre 2005, 02BX00201, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007508296
**Date de décision:** 2005-10-04
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 6EME CHAMBRE (FORMATION A 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007508296

## Contenu de la décision

Vu la requête enregistrée le 31 janvier 2002 présentée pour M. Jaime X demeurant ...  ; M. X demande à la cour  :
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     1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Poitiers du 30 mai 2001 qui a rejeté ses demandes tendant à l'annulation pour excès de pouvoir des arrêtés du 30 septembre 1996 et du 18 octobre 1996 par lesquels maire de la commune d'Azay-sur-Thouet a autorisé l'EARL Devincenzi à construire un bâtiment pour l'élevage de bovins et un bâtiment pour l'élevage de canards  ;
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     2°) d'annuler les arrêtés litigieux  ;
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     3°) de condamner l'Etat à lui payer la somme de 1.525 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu le code de l'urbanisme  ;
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     Vu le code de justice administrative  ;
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     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 06 septembre 2005  :
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     - le rapport de M. Zapata, président de chambre  ;
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     - et les conclusions de M. Valeins, commissaire du gouvernement  ;
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     Sur la recevabilité des demandes de première instance  : 
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     Considérant qu'aux termes de l'article R. 411-7 du code de justice administrative  :''La présentation des requêtes dirigées contre un document d'urbanisme ou une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol est régie par les dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ci-après reproduit  : ''En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un document d'urbanisme ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un document d'urbanisme ou une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol...La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours à compter du dépôt du déféré ou du recours''  ; qu'aux termes de l'article R. 421-36 du code de l'urbanisme  : ''Dans les communes où un plan d'occupation des sols n'a pas été approuvé, la décision est prise par le maire, au nom de l'Etat...''  ;
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     Considérant que si M. X a justifié en première instance de la notification au préfet des Deux-Sèvres de ses recours dirigés contre les permis de construire délivrés le 30 septembre 1996 et le 18 octobre 1996 par le maire d'Azay-sur-Thouet à l'EARL Devincenzi, il est constant qu'il n'a pas justifié de l'envoi de sa notification au maire d'Azay-sur-Thouet, auteur des décisions attaquées prises au nom de l'Etat en application de l'article R.421-36 précité du code de l'urbanisme  ; que, dès lors, ses demandes de première instance étaient irrecevables  ;
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     Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué le tribunal administratif de Poitiers a rejeté ses demandes comme irrecevables  ;
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Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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     Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice  administrative font obstacle à ce que l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à M. X la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens  ; 
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     Considérant qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner M. X à verser à l'EARL Devincenzi la somme qu'elle demande sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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D E C I D E  :
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Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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     Article 2  : Les conclusions de l'EARL Devincenzi tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. 
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N° 02BX00201
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**