# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 7 juillet 1976, 75-10.896, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006997076
**Date de décision:** 1976-07-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006997076

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : ATTENDU SELON L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, QUE LE CAMION CONDUIT PAR BOULANGER ET APPARTENANT A TRATON ASSURE PAR LA COMPAGNIE LA PREVOYANCE AYANT ETE ENDOMMAGE A LA SUITE D'UNE COLLISION AVEC UN AUTRE VEHICULE, UNE QUANTITE IMPORTANTE DE LA PEINTURE, CONSTITUANT SON CHARGEMENT S'ETAIT REPANDUE SUR LA ROUTE ;<br>
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 QUE LES POMPIERS AVAIENT ALORS PROCEDE AU NETTOYAGE DE LA CHAUSSEE ;<br>
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 QUE LE LENDEMAIN, MERIGNAC DONT LE CAMION AVAIT DERAPE SUR UNE PLAQUE DE PEINTURE PRES DU LIEU DU PREMIER ACCIDENT, AIDE PAR LOPEZ, ENTREPRIS DE PLACER A PROXIMITE DE LA ZONE DANGEREUSE UN TRIANGLE DE PRESIGNALISATION ;<br>
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QUE SURVENAIT ALORS LA VOITURE AUTOMOBILE APPARTENANT A ROGER Y..., ASSURE PAR LA COMPAGNIE UNION DES ASSURANCES DE PARIS ET CONDUIT PAR DANIEL Y..., LEQUEL A LA VUE DES DEUX HOMMES FREINA LEGEREMENT ET SERAIT PASSE SANS ENCOMBRE, SI SON VEHICULE N'AVAIT DERAPE SUR LA PEINTURE ;<br>
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 QUE CE VEHICULE HEURTA ALORS ET BLESSA MERIGNAC ET LOPEZ PUIS S'ECRASA CONTRE UN ARBRE PROVOQUANT AINSI DES BLESSURES AUX DEUX PASSAGERES, DAME Y... ET DEMOISELLE Z... ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR, SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1ER, DU CODE CIVIL DECLARE TRATON EN TANT QUE GARDIEN DE LA PEINTURE ENTIEREMENT RESPONSABLE DES DOMMAGES SUBIS ALORS QUE L'ARRET N'AURAIT PAS REPONDU AUX CONCLUSIONS QUI ALLEGUAIENT QU'AU MOMENT DE L'ACCIDENT LA PEINTURE AURAIT PERDU SON IDENTITE EN RAISON DU NETTOYAGE EFFECTUE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ENONCE QUE LA PEINTURE AYANT PROVOQUE LE DERAPAGE DE LA VOITURE DE Y... ETAIT CELLE PROVENANT DU CAMION DE TRATON ET QUE CETTE PEINTURE QUI AVAIT ETE ETALEE PAR LE PASSAGE DE VOITURES, AVAIT ECHAPPE PARTIELLEMENT AU LESSIVAGE EFFECTUE PAR LES POMPIERS ;<br>
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QUE PAR CES CONSTATATIONS ET ENONCIATIONS, LA COUR D'APPEL A REPONDU AUX CONCLUSIONS PRETENDUMENT LAISSEES ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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ET SUR LA SECONDE BRANCHE DU MOYEN : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET DE N'AVOIR PAS JUSTIFIE L'APPLICATION DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1ER, DU CODE CIVIL, EN SE BORNANT A DECLARER QUE LOPEZ ET MERIGNAC QUI SE TROUVAIENT EN PLEINE NUIT SUR LA CHAUSSEE N'AVAIENT PAS COMMIS DE FAUTE, SANS RECHERCHER SI UN COMPORTEMENT DONT LE CARACTERE FAUTIF OU NON ETAIT INDIFFERENT, N'AVAIT PAS CONCOURU A LA REALISATION DU DOMMAGE ET N'ETAIT PAS DE NATURE A JUSTIFIER UNE EXONERATION DU MOINS PARTIELLE DE LA RESPONSABILITE INCOMBANT AU GARDIEN DE LA PEINTURE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE DANS LEURS CONCLUSIONS D'X... TRATON ET SON ASSUREUR AVAIENT SEULEMENT SOUTENU QUE LE SECOND ACCIDENT N'ETAIT PAS LA CONSEQUENCE DU PREMIER ET QUE CE SECOND ACCIDENT ETAIT IMPUTABLE AUX FAUTES EXCLUSIVES DE MERIGNAC ET DE Y... ;<br>
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 QUE LE MOYEN TIRE D'UN FAIT NON FAUTIF DES VICTIMES EN RAISON NOTAMMENT DU TEMPS ECOULE ET QUE LES POMPIERS AYANT PROCEDE AU NETTOYAGE DE LA ROUTE LA PEINTURE AVAIT PERDU SON IDENTITE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN EST NOUVEAU, MELANGE DE FAIT ET DE DROIT, ET PARTANT IRRECEVABLE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 19 NOVEMBRE 1974 PAR LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1962-07-17 Bulletin 1962 II N. 597 p. 432 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1384 AL. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** Les juges du fond ayant énoncé que la peinture ayant provoqué le dérapage d'une voiture automobile était celle qui, constituant le chargement d'un camion, s'était répandue sur la route, et que cette peinture qui avait été étalée par le passage de voitures, avait échappé partiellement au lessivage effectué par les pompiers, il ne saurait leur être fait grief d'avoir, sur le fondement de l'article 1384 alinéa 1er du Code civil déclaré le propriétaire du camion, en tant que gardien de la peinture, entièrement responsable des dommages subis.
**Mots-clés:** RESPONSABILITE CIVILE - Choses inanimées - Article 1384 du Code civil - Gardien - Chose gardée - Peinture - Peinture répandue sur la chaussée - Lessivage par les pompiers - Persistance d'une flaque.,* RESPONSABILITE CIVILE - Choses inanimées - Article 1384 du Code civil - Gardien - Propriétaire - Véhicule - Chargement de peinture tombé de ce véhicule.