# Tribunal administratif de Grenoble, du 2 juillet 1996, 961752, mentionné aux tables du recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008287920
**Date de décision:** 1996-07-02
**Juridiction:** Tribunal administratif de Grenoble
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008287920

## Contenu de la décision

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code électoral L118-3, L52-12,Loi 96-300 1996-04-10
**ECLI:** 
**Résumé:** 28-005-04, 28-08-05          Le candidat qui invoque sa bonne foi pour demander au juge de l'élection de le relever de son inéligibilité prononcée en raison de l'irrégularité de son compte de campagne doit établir non l'absence d'intention frauduleuse dans le financement de sa campagne électorale, mais qu'il a pu raisonnablement ignorer les irrégularités qui ont motivé le rejet de son compte.          En l'espèce, la bonne foi invoquée par le candidat n'est pas admise pour excuser la méconnaissance des dispositions du 1er alinéa de l'article L. 52-12 du code électoral selon lesquelles le compte de campagne ne peut présenter un déficit.
**Mots-clés:** 28-005-04 ELECTIONS - DISPOSITIONS GENERALES APPLICABLES AUX ELECTIONS POLITIQUES - FINANCEMENT ET PLAFONNEMENT DES DEPENSES ELECTORALES -Pouvoir du juge de ne pas prononcer l'inéligibilité d'un candidat dont la bonne foi est établie (article L. 118-3 du code électoral modifié par la loi du 10 avril 1996) - Notion de bonne foi - Absence - Méconnaissance de l'interdiction d'un déficit du compte (art. L. 52-12, 1er alinéa, du code électoral).,28-08-05 ELECTIONS - REGLES DE PROCEDURE CONTENTIEUSE SPECIALES - POUVOIRS DU JUGE -Juge de l'élection saisi par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques - Pouvoir de ne pas prononcer l'inéligibilité d'un candidat dont le compte a été rejeté à bon droit mais dont la bonne foi est établie (article L. 118-3 du code électoral modifié par la loi du 10 avril 1996) - Notion de bonne foi - Absence - Méconnaissance de l'interdiction d'un déficit du compte (art. L. 52-12, 1er alinéa, du code électoral).