# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 4ème chambre, 13/11/2009, 08NT00414, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021345165
**Date de décision:** 2009-11-13
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 4ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021345165

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 15 février 2008, présentée pour M. Bandiougou X, demeurant ..., par Me Gondard, avocat au barreau de la Seine-Saint-Denis ; M. X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 06-4582 en date du 18 décembre 2007 par lequel le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 20 octobre 2006 du préfet d'Eure-et-Loir rejetant sa demande de titre de séjour ;<br>
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       2°) d'annuler ladite décision ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention salarié dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et ce, sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé ce délai ;<br>
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       4°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 16 octobre 2009 :<br>
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       - le rapport de Mme Gélard, rapporteur ;<br>
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       - et les conclusions de M. Villain, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. X, ressortissant malien, interjette appel du jugement en date du 18 décembre 2007 par lequel le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 20 octobre 2006 du préfet d'Eure-et-Loir rejetant sa demande de titre de séjour ;<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction alors applicable : La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 311-7. (...) / L'autorité administrative est tenue de soumettre pour avis à la commission mentionnée à l'article L. 312-1 la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par l'étranger qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans. ;<br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X a déclaré, lors de sa demande d'asile politique présentée le 31 juillet 2001, n'être entré en France que le 14 juillet 2001 ; que les justificatifs qu'il produit ne permettent pas d'établir qu'à la date de la décision litigieuse, l'intéressé, qui, au demeurant, s'est prévalu de documents dont l'authenticité est contestée par l'autorité administrative, justifiait d'une présence continue en France depuis plus de dix ans ; que, dans ces conditions, M. X, qui, par ailleurs, ne justifie d'aucune circonstance humanitaire ou exceptionnelle, n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet d'Eure-et-Loir aurait méconnu les dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Considérant que M. X ne peut utilement se prévaloir des dispositions du 3° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur rédaction applicable à la date de sa demande de titre de séjour et qui prévoyaient qu'une carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale était délivrée de plein droit à l'étranger qui justifiait résider en France habituellement depuis plus de dix ans dès lors que lesdites dispositions n'étaient plus en vigueur à la date de la décision contestée ;<br>
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       Considérant que M. X, qui est célibataire et sans enfant, n'établit pas être dépourvu de toutes attaches familiales dans son pays d'origine, où résident ses parents ainsi que ses frères et soeurs ; que, dans ces conditions, et eu égard à la durée établie de son séjour en France, en refusant de délivrer un titre de séjour à l'intéressé, le préfet d'Eure-et-Loir n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; que, par ailleurs, le requérant, qui se borne à invoquer des problèmes de santé sans apporter aucun justificatif à l'appui de ses allégations, n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
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       Considérant, enfin, que M. X ne peut utilement invoquer les dispositions de la circulaire ministérielle du 13 juin 2006 relative aux mesures à prendre à l'endroit des ressortissants étrangers dont le séjour en France est irrégulier et dont au moins un enfant est scolarisé depuis septembre 2005, lesquelles sont, en tout état de cause, dépourvues de valeur réglementaire ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande ;<br>
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       Sur les conclusions à fins d'injonction, sous astreinte :<br>
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       Considérant que le présent arrêt, qui rejette la requête de M. X, n'appelle aucune mesure d'exécution ; que, par suite, les conclusions de l'intéressé tendant à ce qu'il soit enjoint, sous astreinte, au préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention salarié doivent, en tout état de cause, être rejetées ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser à M. X la somme que celui-ci demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>
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DÉCIDE :<br>
Article 1er :	La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 :	Le présent arrêt sera notifié à M. Bandiougou X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
	Une copie sera adressée au préfet d'Eure-et-Loir.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**