# Conseil d'Etat, 2 / 6 SSR, du 30 juillet 1997, 148508, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007972863
**Date de décision:** 1997-07-30
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2 / 6 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007972863

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée le 1er juin 1993 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Jack X..., demeurant ... ; M. X... demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 4 mai 1993 du tribunal administratif de Grenoble en tant qu'il a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la lettre en date du 25 janvier 1991 par laquelle le secrétaire d'Etat chargé de la jeunesse et des sports a décidé que son contrat de maître-auxiliaire ne serait pas reconduit au-delà du 30 juin 1991 ;<br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir cette décision ;<br>    3°) de condamner l'Etat à lui verser la rémunération correspondant aux services qu'il a accomplis du 1er juillet au 30 novembre 1991 ;<br>    4°) de condamner l'Etat à lui verser des intérêts de retard pour le versement tardif des rémunérations auxquelles il avait droit du 1er septembre 1990 au 30 juin 1991 ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le décret n° 62-379 du 3 avril 1962 fixant les dispositions applicables aux maîtres-auxiliaires ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Errera, Conseiller d'Etat,<br>    - les conclusions de M. Delarue, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que par une lettre en date du 12 juillet 1990 le directeur du centre sportif du Rocher Blanc a informé le directeur départemental de la jeunesse et des sports de Savoie qu'il ne souhaitait pas que M. X..., maître auxiliaire, fût reconduit dans ses fonctions au centre sportif à la rentrée scolaire de 1990 et que, par conséquent, il remettait l'intéressé à la disposition de l'administration ; que le directeur départemental a dans un premier temps entendu donner une suite favorable à cette proposition en ne renouvelant pas le contrat de l'intéressé qui arrivait à échéance le 31 août 1990 ; qu'à la suite du recours hiérarchique formé par M. X..., le contrat de celui-ci a été reconduit pour la période du 1er septembre 1990 au 30 juin 1991 ; que, toutefois, par une décision en date du 25 janvier 1991 qui a été notifiée à l'intéressé au mois de février 1991, le secrétaire d'Etat à la jeunesse et aux sports a décidé que le contrat de M. X... ne serait pas reconduit après le 30 juin 1991 ;<br>    Sur les conclusions d'excès de pouvoir :<br>    Considérant que M. X... ne tenait d'aucune disposition en vigueur un droit au renouvellement de son contrat ; qu'en l'informant, en février 1991, que son contrat ne serait pas renouvelé le 30 juin 1991, le secrétaire d'Etat à la jeunesse et aux sports n'a pas commis d'illégalité ; que sa décision n'ayant revêtu aucun caractère disciplinaire, le moyen tiré de ce que le requérant n'aurait commis aucune faute est inopérant ; qu'aucune disposition en vigueur n'obligeait l'administration à respecter un délai de préavis ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à se plaindre que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Grenoble ait rejeté sa demande dirigée contre la décision du 25 janvier 1991 ;<br>    Sur les conclusions pécuniaires :<br>    Considérant que ces conclusions tendent à la condamnation de l'Etat au versement de rémunérations et de sommes destinées à réparer les conséquences du retard avec lequel M. X... a été rémunéré pour les services accomplis par lui ; que ces conclusions n'ont pas été présentées en première instance et constituent des demandes nouvelles en appel ; que, par suite, elles sont irrecevables ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Jack X... et au ministre de la jeunesse et des sports.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 36-12 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - AGENTS CONTRACTUELS ET TEMPORAIRES.