# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 19 octobre 2005, 03-47.219, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007051257
**Date de décision:** 2005-10-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007051257

## Contenu de la décision

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS<br>
<br>   LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :<br>
<br>
<br>   Sur le moyen unique pris en sa première branche :<br>
<br>   Vu les articles 2, 11 et 12 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 ;<br>
<br>   Attendu qu'il résulte de la combinaison de ces textes que lorsqu'un régime de prévoyance collective obligatoire a été mis en place par décision unilatérale de l'employeur les salariés engagés postérieurement ne peuvent y renoncer ;<br>
<br>   Attendu que M. X..., engagé en 1990 par l'association Apave Nord-Ouest après que celle-ci ait mis en place, en avril 1989, par engagement unilatéral, un régime de prévoyance collective obligatoire, a, en 2001, demandé sa radiation de ce régime, dont il avait bénéficié depuis son engagement ; que, pour infirmer la décision du premier juge, l'arrêt attaqué énonce en substance que l'information sur ce régime lors de la conclusion du contrat de travail avait été insuffisante et qu'en particulier il ne lui avait pas été indiqué qu'il ne pouvait pas se retirer ;<br>
<br>   Attendu, cependant, que l'inobservation par l'employeur des règles relatives à l'information des salariés, lors de leur embauche, prévues par l'article 12 de la loi précitée en ce qui concerne notamment les garanties, ne leur ouvre pas le droit de refuser leur adhésion à un régime de prévoyance obligatoire, ni de demander leur radiation ;<br>
<br>   D'où il suit qu'en statuant ainsi la cour d'appel a violé les textes susvisés ;<br>
<br>   Et attendu qu'il n'y a pas lieu à renvoi devant une autre cour d'appel, la Cour de Cassation pouvant, par application de l'article 627 du nouveau Code de procédure civile, mettre fin au litige en lui donnant la solution appropriée ;<br>
<br>   PAR CES MOTIFS et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches du moyen :<br>
<br>   CASSE ET ANNULE, en son entier l'arrêt rendu le 4 septembre 2003, entre les parties, par la cour d'appel d'Amiens ;<br>
<br>   Dit n'y avoir lieu à renvoi ;<br>
<br>   Confirme le jugement rendu le 3 septembre 2002 par le conseil de prud'hommes d'Amiens ;<br>
<br>   Condamne M. X... aux dépens devant la Cour de Cassation et les juges du fond ;<br>
<br>   Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette les demandes ;<br>
<br>   Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;<br>
<br>   Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du dix-neuf octobre deux mille cinq.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation sans renvoi.
**Lois appliquées:** 1° :,2° :,Loi 89-1009 1989-12-31 art. 12,Loi 89-1009 1989-12-31 art. 2, art. 11, art. 12
**ECLI:** 
**Résumé:** 1°
  Il résulte de la combinaison des articles 2, 11 et 12 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 que lorsqu'un régime de prévoyance collective obligatoire a été mis en place par décision unilatérale de l'employeur, les salariés engagés postérieurement ne peuvent y renoncer.,2°
  L'inobservation, par l'employeur, des règles relatives à l'information des salariés, lors de leur embauche, prévues par l'article 12 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, en ce qui concerne notamment les garanties, ne leur ouvre pas le droit de refuser leur adhésion à un régime de prévoyance obligatoire, ni de demander leur radiation.
**Mots-clés:** 1°
  CONTRAT DE TRAVAIL, EXECUTION - Employeur - Pouvoir de direction - Engagement unilatéral - Application - Bénéficiaires - Salariés engagés postérieurement à sa mise en place.,1°
 MUTUALITE - Adhésion - Modalités - Prévoyance collective - Engagement unilatéral de l'employeur - Bénéficiaires - Salariés engagés postérieurement (oui),2°
  CONTRAT DE TRAVAIL, FORMATION - Embauche - Information du salarié - Régime de prévoyance obligatoire - Garanties - Défaut - Sanction.,2°
 MUTUALITE - Adhésion - Modalités - Prévoyance collective - Engagement unilatéral de l'employeur - Application - Bénéficiaires - Salariés engagés postérieurement à sa mise en place - Faculté de renonciation (non),2°
 SECURITE SOCIALE, REGIMES COMPLEMENTAIRES - Institution de prévoyance - Obligation de renseigner - Information écrite de l'adhérent - Défaut - Sanction