# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 27 novembre 1974, 73-70.300, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006993780
**Date de décision:** 1974-11-27
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006993780

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SA SECONDE BRANCHE : VU L'ARTICLE 56 DU DECRET DU 20 NOVEMBRE 1959, DANS SA REDACTION RESULTANT DE L'ARTICLE 185 DU DECRET N° 72-788 DU 28 AOUT 1972 ;<br>
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ATTENDU QUE L'APPEL INCIDENT N'EST RECEVABLE QUE SI LE JUGE D'APPEL EST ENCORE VALABLEMENT SAISI DE L'APPEL PRINCIPAL.AU MOMENT OU L'APPEL INCIDENT EST FORME ;<br>
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 ATTENDU QU'APRES AVOIR CONSTATE QUE LE SYNDICAT INTERCOMMUNAL.A VOCATION MULTIPLE ARCACHON-LA TESTE-GUJAN-MESTRAS, QUI AVAIT, LE 8 FEVRIER 1973, INTERJETE APPEL PRINCIPAL.D'UN JUGEMENT DU 9 JANVIER 1973 FIXANT L'INDEMNITE DUE A LA SOCIETE FONCIERE ET IMMOBILIERE DU LITTORAL.ET DE PYLA-SUR-MER, A LA SUITE DE L'EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE, AU PROFIT DUDIT SYNDICAT INTERCOMMUNAL, DE PARCELLES DE TERRE APPARTENANT A LADITE SOCIETE, N'AVAIT PAS DEPOSE DE MEMOIRE DANS LE DELAI DE DEUX MOIS PREVU AU PREMIER ALINEA DE L'ARTICLE 56 SUSVISE, ET, AVOIR, EN CONSEQUENCE, DECLARE LE SYNDICAT DECHU DE SON APPEL, LES JUGES DU SECOND DEGRE ONT, CEPENDANT, ESTIME RECEVABLE L'APPEL INCIDENT FORME LE 14 JUIN 1973 PAR LE COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE CI-DESSUS VISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LA PREMIERE BRANCHE DU PREMIER MOYEN, NON PLUS QUE SUR LES DEUXIEME ET TROISIEME MOYENS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 27 JUIN 1973 PAR LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX, (CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS) ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE POITIERS (CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS).<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1966-11-17 Bulletin 1966 II N. 911 (1) p. 636 (CASSATION).
 CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1969-07-03 Bulletin 1969 V N. 462 p. 387 (REJET) et les arrêts cités.
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1972-01-05 Bulletin 1972 II N. 1 p. 1 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret 59-1335 1959-11-20 ART. 56 AL. 1 Décret 72-788 1972-08-28 ART. 185,Ordonnance  1958-10-23
**ECLI:** 
**Résumé:** L'APPEL INCIDENT N'EST RECEVABLE QUE SI LE JUGE D'APPEL EST  ENCORE VALABLEMENT SAISI DE L'APPEL PRINCIPAL.AU MOMENT OU L'APPEL  INCIDENT EST FORME.     EST, AINSI, IRRECEVABLE L'APPEL INCIDENT INTERJETE CONTRE UN  JUGEMENT FIXANT UNE INDEMNITE D'EXPROPRIATION, ALORS QUE L'APPEL  PRINCIPAL.SE TROUVAIT ATTEINT PAR LA DECHEANCE EDICTEE AU PREMIER  ALINEA DE L'ARTICLE 56 DU DECRET DU 20 NOVEMBRE 1959 DANS SA  REDACTION RESULTANT DE L'ARTICLE 185 DU DECRET DU 28 AOUT 1972.
**Mots-clés:** EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PPUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23  OCTOBRE 1958) - INDEMNITE - APPEL - APPEL INCIDENT - RECEVABILITE -  DECHEANCE DE L'APPEL PRINCIPAL.- PORTEE.,* APPEL CIVIL - APPEL INCIDENT - RECEVABILITE - DECHEANCE DE L 'APPEL PRINCIPAL.- PORTEE.