# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 29 avril 1975, 74-40.344, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006994339
**Date de décision:** 1975-04-29
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006994339

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES L. 141-2 ET SUIVANTS DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
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ATTENDU QUE, POUR CONDAMNER LA SOCIETE BIS, ENTREPRISE DE TRAVAIL TEMPORAIRE, A PAYER A LECOMTE, A QUI ELLE AVAIT CONFIE PLUSIEURS MISSIONS DU 26 JUIN 1971 AU 28 AOUT 1973, UN COMPLEMENT DE SALAIRE CORRESPONDANT A LA DIFFERENCE ENTRE LE SALAIRE MINIMUM DE CROISSANCE ET SON SALAIRE HORAIRE DE BASE, LE JUGEMENT ENONCE QUE LES DIVERSES PRIMES OU INDEMNITES STIPULEES A SON CONTRAT DE TRAVAIL ET QUI LUI ETAIENT VERSEES EN SUS DU SALAIRE PROPREMENT DIT (PRIME DE BONNE FIN DE MISSION, INDEMNITE DE JOURS FERIES, PRIME EXCEPTIONNELLE DE CONJONCTURE) ETAIENT DESTINEES A COMPENSER LA PERTE DES AVANTAGES FINANCIERS GENERALEMENT ACCORDES AUX TRAVAILLEURS OCCUPANT UN EMPLOI PERMANENT ET QUE, EN RAISON DE LEUR OBJET, ELLES NE CONSTITUAIENT PAS UN ELEMENT DE LA REMUNERATION DE L'INTERESSE ;<br>
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QU'EN STATUANT AINSI, SANS PRECISER L'OBJET DE CHACUNE DE CES PRIMES ET INDEMNITE NI RECHERCHER SI, PAR LEUR NATURE, LEUR GENERALITE, LEUR FIXITE ET SON MODE DE PAIEMENT, ELLES NE CONSTITUAIENT PAS, L'UNE OU L'AUTRE, UN ELEMENT DU SALAIRE A PRENDRE EN CONSIDERATION POUR LE CALCUL DU SALAIRE MINIMUM DE CROISSANCE, LE CONSEIL DES PRUD'HOMMES N'A PAS MIS LA COUR DE CASSATION EN MESURE D'EXERCER SON CONTROLE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU ENTRE LES PARTIES LE 20 NOVEMBRE 1973 PAR LE CONSEIL DES PRUD'HOMMES DE RENNES ;<br>
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 REMET EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES, AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE CONSEIL DES PRUD'HOMMES DE FOUGERES.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1972-11-08 Bulletin 1972 V N. 604 P. 549 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES (SUR LES CARACTERES QUE DOIVENT PRESENTER PRIMES OU INDEMNITES POUR ETRE PRISES EN COMPTE POUR LE CALCUL DU SMIC)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code du travail L141-2
**ECLI:** 
**Résumé:** MANQUE DE BASE LEGALE LA SENTENCE PRUD'HOMALE QUI, POUR  DETERMINER SI UN SALARIE LIE PAR UN CONTRAT DE TRAVAIL TEMPORAIRE,  RECOIT LE SALAIRE MINIMUM DE CROISSANCE, ECARTE LA PRIME DE BONNE  FIN DE MISSION, L'INDEMNITE DE JOURS FERIES ET LA PRIME  EXCEPTIONNELLE DE CONJONCTURE VERSEES A L'INTERESSE EN EXECUTION DU  CONTRAT ET EN PLUS DU SALAIRE PROPREMENT DIT SANS PRECISER L'OBJET  DE CHACUNE DE CES PRIMES ET INDEMNITES, NI RECHERCHER SI PAR SA  NATURE, SA GENERALITE, SA FIXITE ET SON MODE DE PAYEMENT, ELLE NE  CONSTITUAIT PAS UN ELEMENT DU SALAIRE A PRENDRE EN CONSIDERATION  POUR LE CALCUL DU SALAIRE MINIMUM DE CROISSANCE.
**Mots-clés:** TRAVAIL TEMPORAIRE - ENTREPRENEUR - RAPPORTS AVEC LE SALARIE ET  L'ENTREPRENEUR - SALAIRE - SMIC - ELEMENTS - PRIMES ET INDEMNITES  DIVERSES - DECISION LES ECARTANT - CONSTATATIONS NECESSAIRES.,* TRAVAIL TEMPORAIRE - ENTREPRENEUR - RAPPORTS ENTRE LE SALARIE ET  L'ENTREPRENEUR - SALAIRE - INDEMNITES - INDEMNITE DE JOUR FERIE -  SMIC - CALCUL - INCLUSION DANS LE SALAIRE - CONDITIONS.,* TRAVAIL TEMPORAIRE - ENTREPRENEUR - RAPPORTS ENTRE LE SALARIE ET  L'ENTREPRENEUR - SALAIRE - PRIMES - PRIME DE BONNE FIN DE MISSION -  SMIC - CALCUL - INCLUSION DANS LE SALAIRE - CONDITIONS.,* TRAVAIL TEMPORAIRE - ENTREPRENEUR - RAPPORTS ENTRE LE SALARIE ET  L'ENTREPRENEUR - SALAIRE - PRIMES - PRIME EXCEPTIONNELLE DE  CONJONCTURE - SMIC - CALCUL - INCLUSION DANS LE SALAIRE -  CONDITIONS.,* CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - SMIC - ELEMENTS - PRIMES ET  INDEMNITES DIVERSES - DECISION LES ECARTANT - CONSTATATIONS  NECESSAIRES.