# Conseil d'Etat, Président de la Section du contentieux, du 8 janvier 1997, 169655, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007912814
**Date de décision:** 1997-01-08
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007912814

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée le 23 mai 1995 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Kémal Y... demeurant chez M. X..., ... à La Ferté Allais (91590) ; M. Y... demande au président de la section du Contentieux du Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler le jugement du 20 avril 1995 par lequel le conseiller délégué par le président du tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 août 1994 du préfet du Loiret décidant sa reconduite à la frontière ; <br>    2°) d'annuler pour excès de pouvoir ledit arrêté ; <br>    3°) lui reconnaître la qualité de réfugié ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée, notamment par la loi du 2 août 1989, la loi du 10 janvier 1990, la loi du 26 février 1992 et la loi du 24 août 1993 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - les conclusions de M. Bonichot, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet du Loiret : <br>    Sur les conclusions d'annulation :<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 22 bis de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée : "I- L'étranger qui fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière peut, dans les vingt-quatre heures suivant sa notification, demander l'annulation de cet arrêté au président du tribunal administratif ..." ; <br>    Considérant qu'il est établi par les pièces du dossier et n'est d'ailleurs pas contesté par M. Y... que l'arrêté du 30 août 1994, par lequel le préfet du Loiret a décidé sa reconduite à la frontière a fait l'objet, à son dernier domicile connu, d'une notification par lettre recommandée avec demande d'avis de réception le 7 octobre 1994 ; que si M. Y... soutient qu'à cette date, il était reparti en Turquie, cette affirmation n'est pas corroborée par les pièces du dossier ; que le requérant n'ayant donné à l'administration aucune indication nouvelle sur l'adresse à laquelle son courrier devait lui être expédié, le délai de recours a commencé à courir à son encontre le 7 octobre 1994 ; qu'ainsi, la demande présentée par M. Y... devant le tribunal administratif d'Orléans le 19 avril 1995 était tardive et, donc, irrecevable ; <br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. Y... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le conseiller délégué par le président du tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande ; <br>    Sur les conclusions tendant à la reconnaissance de la qualité de réfugié : <br>    Considérant qu'il n'appartient pas au juge administratif de connaître de telles conclusions ;<br>Article 1er : La requête de M. Y... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Kemal Y..., au préfet du Loiret et au ministre de l'intérieur.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Ordonnance 45-2658 1945-11-02 art. 22 bis
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-03 ETRANGERS - RECONDUITE A LA FRONTIERE.