# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 25 mai 1977, 76-60.273, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006998892
**Date de décision:** 1977-05-25
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006998892

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L. 420-7, L. 132-7, L. 132-10 DU CODE DU TRAVAIL, 58 ET 59 DE LA CONVENTION COLLECTIVE DU 21 MAI 1956, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AU JUGEMENT ATTAQUE D'AVOIR REFUSE D'ANNULER LES ELECTIONS DES DELEGUES DU PERSONNEL QUI ONT EU LIEU LE 1ER OCTOBRE 1976 A L'USINE DE LA SOCIETE ANONYME CALOR A VILLEFRANCHE-SUR-SAONE AUX MOTIFS QUE LA REPARTITION EN QUATRE COLLEGES AVAIT ETE FAITE DANS L'ENTREPRISE EN VERTU D'UNE CONVENTION COLLECTIVE APPROUVEE PAR L'ENSEMBLE DES ORGANISATIONS ET QUE LA RECENTE CONVENTION, LOIN DE LA CONDAMNER, L'AVAIT REPRISE, SI BIEN QUE LES ORGANISATEURS DE L'ELECTION N'AVAIENT D'AUTRE CHOIX QUE LE RESPECT D'UN ACCORD ANCIEN ET RESTE EN VIGUEUR PUISQUE NON ABROGE EXPRESSEMENT, ALORS QUE LA NOUVELLE CONVENTION COLLECTIVE DU 21 MAI 1976 ANNULAIT ET REMPLACAIT EXPRESSEMENT LA PRECEDENTE, QUE CETTE NOUVELLE CONVENTION COLLECTIVE SEULE APPLICABLE EN LA CAUSE N'AVAIT PAS ETE SIGNEE PAR LE SYNDICAT CGT, QU'ELLE NE S'IMPOSAIT DONC PAS A CETTE ORGANISATION SYNDICALE ET QUE, FAUTE D'ACCORD AVEC LADITE ORGANISATION, LE NOMBRE DE COLLEGES ELECTORAUX NE POUVAIT ETRE PORTE DE DEUX A QUATRE ;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LE SYNDICAT DE LA METALLURGIE CGT DE VILLEFRANCHE-SUR-SAONE AVAIT, AINSI QU'IL LE RECONNAIT LUI-MEME, SIGNE LA CONVENTION COLLECTIVE DES OUVRIERS DES INDUSTRIES METALLURGIQUES DU RHONE DU 24 DECEMBRE 1953 QUI PREVOYAIT L'INSTITUTION DE QUATRE COLLEGES ELECTORAUX EN VUE DES ELECTIONS DES DELEGUES DU PERSONNEL ;<br>
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 QUE SI CETTE CONVENTION COLLECTIVE A ETE ANNULEE ET REMPLACEE PAR LA CONVENTION COLLECTIVE DU 21 MAI 1976, CETTE DERNIERE NE L'A SUR CE CHEF PAS MODIFIEE ET A MAINTENU LA MEME REPARTITION QUADRIPARTITE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE PEU IMPORTANT QU'IL AIT REFUSE DE SIGNER CETTE NOUVELLE CONVENTION, DONT IL N'EST D'AILLEURS PAS ALLEGUE QU'ELLE NE LIAIT PAS L'ENTREPRISE, LE SYSTEME DE REPARTITION EN QUATRE COLLEGES QUI N'A JAMAIS ETE ABROGE, EN CE QUI LE CONCERNE, A SUBSISTE ET QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 26 OCTOBRE 1976 PAR LE TRIBUNAL DE VILLEFRANCHE-SUR-SAONE.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1974-07-09 Bulletin 1974 V N. 427 p.400 (CASSATION) et les arrêts cités CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1975-07-22 Bulletin 1975 V N. 419 p.358 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail L132-10,Code du travail L132-7,Code du travail L420-7,Convention collective 1976-05-21 ART. 58, ART. 59
**ECLI:** 
**Résumé:** Dès lors qu'il a signé une convention collective prévoyant l'institution de quatre collèges électoraux en vue des élections des délégués du personnel, et que cette répartition quadripartite a été maintenue par une nouvelle convention annulant et remplaçant la précédente, un syndicat n'est pas fondé à demander l'annulation des élections intervenues dans ces conditions, peu important qu'il ait refusé de signer la nouvelle convention.
**Mots-clés:** ELECTIONS - Délégués du personnel - Collèges électoraux - Nombre et composition - Convention collective - Convention non signée par un syndicat - Convention annulant une précédente convention ratifiée - Maintien de la répartition antérieure - Portée.