# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 8 janvier 1980, 78-10.964, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007004611
**Date de décision:** 1980-01-08
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007004611

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    ATTENDU, SELON L'ARRET ATTAQUE (DIJON, 1ER DECEMBRE 1977), QUE DAME X..., PROPRIETAIRE D'UN ETANG, A REVENDIQUE LA PROPRIETE DU CHEMIN PASSANT SUR LA DIGUE DE CET ETANG, QUE LA COMMUNE DE LA MOTTE TERNANT S'EST OPPOSEE A CETTE PRETENTION, EN SOUTENANT QU'ELLE ETAIT PROPRIETAIRE DU CHEMIN, LEQUEL FIGURAIT SUR LE TABLEAU DES CHEMINS RURAUX DRESSE, APPROUVE ET PUBLIE EN 1855 ;<br>
   ATTENDU QUE LA COMMUNE FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR FAIT DROIT A LA REVENDICATION, ALORS, SELON LE MOYEN, QUE D'UNE PART, "EN L'ETAT D'UNE DEMANDE EN REVENDICATION FORMEE PAR UN PARTICULIER QUI N'INVOQUAIT QUE DES TITRES DATANT DE 1902, ET PORTANT SUR UN CHEMIN DONT LE DEFENDEUR, SOIT LA COMMUNE, FAISAIT VALOIR QU'IL FIGURAIT SUR UN ACTE ADMINISTRATIF DE 1855, LA COUR D'APPEL NE POUVAIT FAIRE PREVALOIR LES PREMIERS TITRES SUR LE SECOND SANS RECHERCHER QUELLES AVAIENT ETE LES ORIGINES DE LA PRETENDUE PROPRIETE DU DEMANDEUR, EN REMONTANT JUSQU'A L'EPOQUE OU LE TABLEAU DES CHEMINS RURAUX AVAIT ETE ETABLI" ; ET ALORS QUE D'AUTRE PART, "DES LORS QUE LA COMMUNE INVOQUAIT UN ACTE ADMINISTRATIF REGULIEREMENT PUBLIE ET DONT IL N'ETAIT PAS CONTESTE QU'IL VALAIT TITRE DE PROPRIETE AU PROFIT DE LA COMMUNE ET ETAIT OPPOSABLE A TOUS, LA COUR D'APPEL A OUTREPASSE SES POUVOIRS EN ACCUEILLANT LA DEMANDE DU PARTICULIER PAR DES MOTIFS TIRES DE L'INTERPRETATION DUDIT ACTE ADMINISTRATIF, LAQUELLE RELEVAIT DE LA COMPETENCE EXCLUSIVE DE L'AUTORITE ADMINISTRATIVE" ;<br>
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   MAIS ATTENDU QUE L'INCOMPETENCE DES TRIBUNAUX JUDICIAIRES POUR INTERPRETER LE TABLEAU DE CLASSEMENT DES CHEMINS RURAUX N'A PAS ETE INVOQUEE DEVANT LES JUGES DU FOND ;<br>
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   ET ATTENDU QUE LES ACTES QUI CLASSAIENT LES CHEMINS RURAUX D'UNE COMMUNE, INTERVENUS ANTERIEUREMENT A L'ENTREE EN VIGUEUR DE LA LOI DU 20 AOUT 1881, ETAIENT TOUJOURS RENDUS SOUS LA RESERVE DES DROITS DES TIERS, QU'ILS N'ATTRIBUAIENT AUCUN DROIT AUX COMMUNES ET LAISSAIENT ENTIERES LES QUESTIONS DE PROPRIETE ET DE POSSESSION DES RIVERAINS ; QUE L'ARRET RETIENT SOUVERAINEMENT, D'UNE PART, QUE L'ACTE DU 12 JANVIER 1909, PAR LEQUEL L'AUTEUR DE DAME X... A ACQUIS LA PROPRIETE DE L'ETANG, MENTIONNE EXPRESSEMENT QUE LE CHEMIN QUI FORME LA DIGUE DE L'ETANG APPARTIENDRA A L'ACQUEREUR, D'AUTRE PART, QU'AUCUN ELEMENT EXTRINSEQUE AU TABLEAU DE CLASSEMENT DE 1855 NE CONFIRME LA PROPRIETE PRETENDUE DE LA COMMUNE, ET QUE CELLE-CI NE JUSTIFIE PAS AVOIR JAMAIS POURVU A L'ENTRETION DE CETTE PARTIE DU CHEMIN, QUI, N'ETANT PAS FREQUENTE, DISPARAIT SOUS LA VEGETATION A L'EST DE L'ETANG ;    D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN, POUR PARTIE IRRECEVABLE, N'EST POUR LE SURPLUS PAS FONDE ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 1ER DECEMBRE 1977 PAR LA COUR D'APPEL DE DIJON.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code civil 711,LOI 1881-08-20
**ECLI:** 
**Résumé:** Les actes, qui classaient les chemins ruraux d'une commune, intervenus antérieurement à l'entrée en vigueur de la loi du 20 août 1881, étaient toujours rendus sous la réserve des droits des tiers ; ils n'attribuaient aucun droit aux communes et laissaient entières les questions de propriété et de possession des riverains.
**Mots-clés:** VOIRIE - Chemin rural - Classement - Classement antérieur à l'entrée en vigueur de la loi du 20 août 1881 - Portée - Droit des tiers.,* VOIRIE - Chemin rural - Classement antérieur à l'entrée en vigueur de la loi du 20 août 1881 - Portée - Droit des tiers.