# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 19 mars 1974, 72-12.775, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991234
**Date de décision:** 1974-03-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991234

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DU JUGEMENT ATTAQUE QUE LE JUGE DES TUTELLES DE NANCY A ORDONNE LA CONVERSION EN TUTELLE DE L'ADMINISTRATION LEGALE DE VEUVE PISLOR SOUS LAQUELLE SE TROUVAIENT PLACES SES DEUX ENFANTS MINEURS;<br>
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 QUE SUR UN RECOURS FORME PAR VEUVE X... LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE A DECIDE QUE LE JUGE DES TUTELLES DE NANCY ETAIT TERRITORIALEMENT INCOMPETENT POUR ORDONNER CETTE MESURE;<br>
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ATTENDU QU'IL EST REPROCHE AU JUGEMENT ATTAQUE D'AVOIR, POUR STATUER AINSI, RETENU QUE LES MINEURS ETAIENT DOMICILIES DE DROIT CHEZ LEUR MERE A PARIS, ALORS QUE, SELON LE MOYEN, LE TRIBUNAL APRES AVOIR CONSTATE QUE CES ENFANTS AVAIENT ETE CONFIES A LEUR GRAND-PERE DEPUIS JANVIER 1970 ET QUE LEUR MERE N'AVAIT PAS VERITABLEMENT DE DOMICILE A PARIS, MAIS ETAIT SEULEMENT INSTALLEE PROVISOIREMENT CHEZ SES PARENTS ET ENVISAGEAIT DE S'ETABLIR A PARIS OU AILLEURS, NE POUVAIT, SANS SE CONTREDIRE, FIXER A PARIS LE DOMICILE DES MINEURS ET EN PRESENCE DE L'INCERTITUDE OU IL SE TROUVAIT REFUSER DE TENIR COMPTE DE LEUR RESIDENCE POUR DETERMINER LA COMPETENCE DU JUGE DES TUTELLES;<br>
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MAIS ATTENDU QUE, CONTRAIREMENT AUX ALLEGATIONS DU POURVOI, LE TRIBUNAL A RELEVE QUE &lt;&lt;S'IL N'EST PAS CONTESTE QUE, DEPUIS JANVIER 1970, LES ENFANTS ONT ETE CONFIES A LEUR GRAND-PERE PATERNEL A NANCY, LA DAME X... EST REGULIEREMENT DOMICILIEE A ..., CHEZ SES PROPRES PARENTS&gt;&gt;;<br>
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QU'IL EN A DEDUIT, SANS SE CONTREDIRE, QUE LE DOMICILE LEGAL DES MINEURS ETAIT A PARIS, ET QUE LE JUGE DES TUTELLES DE NANCY ETAIT INCOMPETENT PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 393 DU CODE CIVIL POUR SE PRONONCER SUR L'OUVERTURE DE LA TUTELLE;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 17 AVRIL 1972 PAR LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE NANCY<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 393
**ECLI:** 
**Résumé:** STATUANT SUR LE RECOURS FORME CONTRE LA DECISION ORDONNANT  LA CONVERSION EN TUTELLE DU REGIME DE L'ADMINISTRATION LEGALE D'UNE  MERE, SOUS LEQUEL SE TROUVAIENT PLACES SES DEUX ENFANTS, UN TRIBUNAL , QUI RELEVE QUE, S'IL N'EST PAS CONTESTE QUE DEPUIS DEUX ANS CEUX-CI  ONT ETE CONFIES A LEUR GRAND-PERE, DOMICILIE DANS LE RESSORT DU  TRIBUNAL D'INSTANCE QUI A RENDU LA DECISION ENTREPRISE, LA MERE EST  DOMICILIEE DANS LE RESSORT D'UN AUTRE TRIBUNAL D'INSTANCE, CHEZ SES  PROPRES PARENTS, EN DEDUIT, SANS SE CONTREDIRE, QUE LE DOMICILE  LEGAL DES MINEURS EST AU LIEU OU SE TROUVE CELUI DE LEUR MERE ET QUE  LE JUGE DES TUTELLES SAISI INITIALEMENT ETAIT INCOMPETENT PAR  APPLICATION DE L'ARTICLE 393 DU CODE CIVIL.
**Mots-clés:** JUGE DES TUTELLES - COMPETENCE - COMPETENCE TERRITORIALE - DOMICILE  DU MINEUR - DOMICILE DE LA PERSONNE INVESTIE DE L'AUTORITE  PARENTALE.,* TUTELLE - COMPETENCE - COMPETENCE TERRITORIALE - DOMICILE DU  MINEUR - DOMICILE DE LA PERSONNE INVESTIE DE L'AUTORITE PARENTALE.