# CAA de NANTES, 3ème chambre, 04/02/2016, 15NT01142, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000031996050
**Date de décision:** 2016-02-04
**Juridiction:** CAA de NANTES
**Formation:** 3ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000031996050

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
<br>
       Procédure contentieuse antérieure :<br>
<br>
       M. D...B...a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler l'arrêté du 16 décembre 2014 du préfet de la Mayenne refusant de renouveler son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai.<br>
<br>
       Par un jugement n° 1500225 du 11 mars 2015, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande.<br>
<br>
       Procédure devant la cour :<br>
<br>
       Par une requête enregistrée le 10 avril 2015, M. B..., représenté par MeC..., demande à la cour :<br>
<br>
      1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nantes du 11 mars 2015 ;<br>
      2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, cet arrêté du 16 décembre 2014 du préfet de la Mayenne ;<br>
      3°) d'enjoindre au préfet de la Mayenne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ou, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa demande dans le même délai et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, le tout sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;<br>
      4°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 1 200 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle. <br>
      Il soutient que :<br>
       - l'arrêté contesté méconnaît les stipulations de l'article 7 de l'accord franco-tunisien, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
       - le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation et sa décision comporte pour sa situation personnelle des conséquences d'une exceptionnelle gravité ; <br>
       - cet arrêté est contraire aux prévisions de la circulaire du 28 novembre 2012 du ministre de l'intérieur ;<br>
       - il méconnaît l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.<br>
<br>
      Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juin 2015, le préfet de la Mayenne conclut au rejet de la requête. <br>
<br>
      Il fait valoir que les moyens invoqués par M. B... ne sont pas fondés.<br>
<br>
      Un mémoire présenté par M. B... a été enregistré le 12 janvier 2016, postérieurement à la clôture d'instruction.<br>
<br>
      Par une décision du 28 juillet 2015 la section administrative du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal de grande instance de Nantes a constaté la caducité de la demande d'aide juridictionnelle présentée par M. B....<br>
<br>
      Vu les autres pièces du dossier.<br>
<br>
      Vu :<br>
      - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
      - l'accord franco-tunisien en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 modifié ;<br>
      - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
      - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée, relative à l'aide juridique ;<br>
      - le code de justice administrative.<br>
<br>
      Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
<br>
      Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
<br>
      Le rapport de M. Lemoine a été entendu au cours de l'audience publique.<br>
<br>
<br>
      1. Considérant que M. B..., ressortissant tunisien, né le 30 avril 1983, est entré régulièrement en France sous couvert d'un visa de long séjour en qualité d'étudiant le 30 août 2008 et a obtenu une carte de séjour temporaire portant la mention " scientifique " qui a été régulièrement renouvelée jusqu'au 18 octobre 2012 ; qu'il a ensuite obtenu un récépissé de renouvellement de carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ", valable du 19 octobre 2012 au 30 novembre 2012, pour lui permettre de terminer son diplôme de doctorat en France ; qu'il a, par un courrier du 15 juillet 2014, sollicité du préfet de la Mayenne la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article 7 de l'accord franco-tunisien et du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; qu'il relève appel du jugement du 11 mars 2015 par lequel le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 16 décembre 2014 du préfet de la Mayenne refusant de renouveler son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai ;<br>
<br>
      2. Considérant que M. B... se borne à invoquer devant le juge d'appel, sans plus de précisions ou de justifications, les mêmes moyens que ceux développés en première instance ; qu'il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par les premiers juges et tirés de ce que l'arrêté contesté n'a pas porté au droit de celui-ci au respect de sa vie privée et familiale une atteinte excessive aux buts en vue desquels il a été pris, en méconnaissance des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou de celles de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien de 1988, de ce que cet arrêté n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé, de ce que M. B... ne peut utilement invoquer la circulaire du 28 novembre 2012 du ministre de l'intérieur, de ce que l'intéressé, ressortissant tunisien, ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 313-14 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national en qualité de salarié dès lors que sa situation est entièrement régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, enfin de ce que M. B... ne justifie d'aucun motif exceptionnel au sens des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile de nature à entacher la décision du préfet de la Mayenne de ne pas faire usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
      3. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. B... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande ; que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées ;<br>
<br>
<br>
       D E C I D E :<br>
<br>
<br>
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. D... B...et au ministre de l'intérieur.<br>
<br>
      Copie en sera adressée au préfet de la Mayenne.<br>
<br>
      Délibéré après l'audience du 14 janvier 2016 à laquelle siégeaient :<br>
<br>
       - Mme Perrot, président de chambre,<br>
       - Mme Specht, premier conseiller,<br>
       - M. Lemoine, premier conseiller.<br>
<br>
       Lu en audience publique le 4 février 2016.<br>
<br>
      Le rapporteur,<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
      F. LEMOINE      Le président,<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
      I. PERROT      <br>
<br>
      Le greffier,<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
      M. A...       <br>
<br>
<br>
      La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.<br>
<br>
<br>
<br>
      ''<br>
<br>
      ''<br>
<br>
      ''<br>
<br>
      ''<br>
<br>
<br>
<br>
      3<br>
      N°15NT01142<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01 Étrangers. Séjour des étrangers.