# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 9 novembre 1982, 82-90.709, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007060905
**Date de décision:** 1982-11-09
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007060905

## Contenu de la décision

<p>STATUANT SUR LE POURVOI DE :</p>
<p>- X... BLANCHE, EPOUSE Y..., PARTIE CIVILE, </p>
<p>CONTRE UN ARRET DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION DE LA COUR D'APPEL D'AGEN DU 2 FEVRIER 1982 QUI A CONFIRME L'ORDONNANCE DU JUGE D'INSTRUCTION DISANT N'Y AVOIR LIEU A SUIVRE CONTRE Y... PIERRE, Z... PIERRE, A... EPOUSE B..., B... ROBERT, INCULPE DE FAUX TEMOIGNAGE EN MATIERE CIVILE, ET CONTRE Y... GUY, INCULPE DE COMPLICITE DUDIT DELIT ; </p>
<p>VU LE MEMOIRE PRODUIT ; </p>
<p>SUR LE SECOND MOYEN DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 575 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; </p>
<p>EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A CONFIRME UNE ORDONNANCE DE NON-LIEU INTERVENUE SUR LA PLAINTE AVEC CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DE LA DEMANDERESSE POUR COMPLICITE DE FAUX TEMOIGNAGE ET FAUX TEMOIGNAGE ; </p>
<p>AUX MOTIFS QU'APRES LE SUPPLEMENT D'INFORMATION, IL N'APPARAIT PAS QUE LES TEMOIGNAGES DES INCULPES, MEME S'IL Y A EU DES VARIATIONS, DES DIVERGENCES OU DES IMPRECISIONS SUSCEPTIBLES DE LES RENDRE DOUTEUX OU SUSPECTS, SOIENT FORMELLEMENT DEMENTIS PAR LES DECLARATIONS DES AUTRES PERSONNES ENTENDUES ET PUISSENT ETRE CONSIDERES COMME MENSONGERS, QU'IL EN EST DE MEME EN CE QUI CONCERNE LE DELIT DE COMPLICITE REPROCHE A GUY Y... ET QUI REPOSE SUE LE SEUL TEMOIGNAGE DE MARION C... AMIE DE LA PARTIE CIVILE, QUI A D'AILLEURS VARIE DANS SES DECLARATIONS A L'ENQUETE CIVILE ET A L'INSTRUCTION ; </p>
<p>ALORS QU'EN OMETTANT D'EXPOSER LES FAITS DE LA CAUSE ET D'ANALYSER, FUT-CE SOMMAIREMENT, LES RESULTATS DU SUPPLEMENT D'INFORMATION, LA CHAMBRE D'ACCUSATION N'A PAS PERMIS A LA COUR DE CASSATION D'EXERCER SON CONTROLE, QUE, PAR SUITE, SON ARRET NE SATISFAIT PAS, EN LA FORME, AUX CONDITIONS ESSENTIELLES DE SON EXISTENCE LEGALE ; </p>
<p>VU LESDITS ARTICLES ; </p>
<p>ATTENDU QUE LA CHAMBRE D'ACCUSATION A LE DEVOIR, LORSQU'ELLE STATUE SUR L'APPEL D'UNE ORDONNANCE DE NON-LIEU, D'ENONCER LES FAITS DE LA POURSUITE ET DE MOTIVER SES ARRETS SUR LES CHEFS D'INCULPATION VISES DANS LA PLAINTE DE LA PARTIE CIVILE, FAUTE DE QUOI, CELLE-CI EST RECEVABLE, SUR SON SEUL POURVOI, A POURSUIVRE L'ANNULATION DE L'ARRET CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DES ARTICLES 575 ALIENA 2-6° ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ; </p>
<p>ATTENDU QUE SAISIE PAR L'APPEL DE LA PARTIE CIVILE D'UNE ORDONNANCE DE NON-LIEU DANS UNE INFORMATION SUIVIE CONTRE Y... PIERRE, Z... PIERRE, A... EPOUSE B..., B... ROBERT ET Y... GUY, INCULPES DE FAUX TEMOIGNAGE ET COMPLICITE, LA CHAMBRE D'ACCUSATION QUI AVAIT ESTIME, PAR UN ARRET ANTERIEUR, DEVOIR ORDONNER UN SUPPLEMENT D'INFORMATION, OMETTANT D'EXPOSER LES FAITS OBJETS DE LA PLAINTE, S'EST BORNEE A ENONCER QU'APRES LE SUPPLEMENT D'INFORMATION IL N'APPARAIT PAS QUE LES TEMOIGNAGES DES INCULPES, MEME S'IL Y A EU DES DIVERGENCES OU DES IMPRECISIONS SUSCEPTIBLES DE LES RENDRE DOUTEUX OU SUSPECTS, SOIENT FORMELLEMENT DEMENTIS PAR LES DECLARATIONS DES AUTRES PERSONNES ENTENDUES ET PUISSENT ETRE CONSIDERES COMME MENSONGERS ; </p>
<p>QU'IL EN EST DE MEME EN CE QUI CONCERNE LE DELIT DE COMPLICITE REPROCHE A GUY Y... ET QUI REPOSE SUR LE SEUL TEMOIGNAGE DE MARION C..., AMIE DE LA PARTIE CIVILE QUI A D'AILLEURS VARIE DANS SES DECLARATIONS ; </p>
<p>ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES SEULES ENONCIATIONS QUI NE SONT AUTRES QUE DES CONSIDERATIONS GENERALES, VAGUES ET IMPRECISES, L'ARRET ATTAQUE NE PERMET PAS A LA COUR DE CASSATION D'EXERCER SON CONTROLE ET NE SATISFAIT PAS, EN LA FORME, AUX CONDITIONS ESSENTIELLES DE SON EXISTENCE LEGALE ; </p>
<p>D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN EST RECEVABLE ET QUE LE POURVOI DOIT ETRE ACCUEILLI ; </p>
<p>PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LE PREMIER MOYEN : </p>
<p>CASSE ET ANNULE L'ARRET SUSVISE DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION DE LA COUR D'APPEL D'AGEN, EN DATE DU 2 FEVRIER 1982, ET POUR QU'IL SOIT A NOUVEAU STATUE CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA CHAMBRE D'ACCUSATION DE LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN CHAMBRE DU CONSEIL.</p>,(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1968-01-31 Bulletin Criminel 1968 N. 30 p. 62 (CASSATION). (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1973-06-16 Bulletin Criminel 1973 N. 276 p. 653 (CASSATION). (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1978-03-14 Bulletin Criminel 1978 N. 95 p. 241 (CASSATION).

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de procédure pénale 575 AL. 2-6,Code de procédure pénale 593
**ECLI:** 
**Résumé:** La chambre d'accusation a le devoir lorsqu'elle statue sur l'appel d'une ordonnance de non-lieu d'énoncer les faits de la poursuite et de motiver son arrêt sur les chefs d'inculpation visés dans la plainte de la partie civile, faute de quoi celle-ci est recevable, sur son seul pourvoi, à poursuivre l'annulation de l'arrêt conformément aux dispositions des articles 575 alinéa 2-6° et 593 du Code de procédure pénale (1).
**Mots-clés:** CHAMBRE D'ACCUSATION - Arrêts - Arrêt de non-lieu - Pourvoi de la partie civile - Recevabilité - Cas - Arrêt ne satisfaisant pas aux conditions essentielles de son existence légale - Enoncé des faits - Motivation.,* CASSATION - Décisions susceptibles - Chambre d'accusation - Arrêt de non-lieu - Pourvoi de la partie civile - Recevabilité - Cas - Arrêt ne satisfaisant pas aux conditions essentielles de son existence légale - Enoncé des faits - Motivation.