# Conseil d'État, , 18/01/2010, 335409, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021764745
**Date de décision:** 2010-01-18
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021764745

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 8 janvier 2010 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Jacques A, demeurant ... ; M. A demande au juge des référés du Conseil d'Etat d'ordonner au ministre de la justice, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de cesser tout usage à son encontre de la  pièce 371  et du décret du 24 juillet 1987 le radiant des cadres de la magistrature ;<br>
<br>
<br>
              il expose diverses considérations relatives à des procédure antérieures et soutient que le traitement de ses requêtes devant le Conseil d'Etat est discriminatoire ; que les conditions d'urgence et d'atteinte grave et immédiate à une liberté fondamentale sont remplies ;<br>
<br>
<br>
	Vu les autres pièces du dossier ;<br>
	Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
              Considérant qu'en vertu de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une autorité administrative aurait, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, porté une atteinte grave et manifestement illégale ; que l'article L. 522-3 du même code prévoit que le juge des référés peut, par ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsqu'il apparaît manifeste qu'elle est mal fondée ; qu'enfin, aux termes de l'article R. 741-12 du même code,  le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 3 000 euros  ;<br>
<br>
              Considérant que la requête de M. A, venant après de nombreuses autres se prévalant de l'article L. 521-2 du code de justice administrative et ayant un objet similaire, ne relève manifestement pas des dispositions sur lesquelles il prétend une  fois de plus se fonder, ainsi qu'il lui a été maintes fois indiqué dans les ordonnances qui les ont rejetées ; que cette requête ne peut qu'être également rejetée ; qu'il y a lieu en outre d'infliger à M. A une amende de 1 000 euros ;<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>O R D O N N E :<br>
------------------<br>
Article 1er : La requête de M. Jacques A est rejetée.<br>
Article 2 : M. Jacques A est condamné à payer au Trésor Public la somme de 1 000 euros en application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.<br>
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. Jacques A et au Receveur général des finances.<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**