# Cour Administrative d'Appel de Versailles, Juges des Reconduites à la frontière, 29/12/2009, 09VE01328, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021749877
**Date de décision:** 2009-12-29
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Versailles
**Formation:** Juges des Reconduites à la frontière
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021749877

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 10 avril 2009 en télécopie et le 23 avril 2009 en original, présentée pour M. Luis Alberto A, demeurant ..., par Me Levildier ; M. A demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0901076 en date du 9 février 2009 par lequel le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 3 février 2009 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a décidé sa reconduite à la frontière.<br>
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       2°) d'annuler l'arrêté contesté ;<br>
       3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;<br>
       4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2000 euros au titre de l'article      L. 761-1 du code de justice administrative ; <br>
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       M. A soutient que l'arrêté viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales car il vit en France avec son épouse depuis six ans et a deux enfants dont l'un est scolarisé ; qu'il dispose d'une promesse d'embauche et d'un logement ; <br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience :<br>
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       Après avoir présenté son rapport et entendu au cours de l'audience publique du 11 décembre 2009 :<br>
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       - les conclusions de M. Davesne, rapporteur public,<br>
       - et les observations de Me Levildier représentant M. A ;<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L. 511-1 II du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  L'autorité administrative compétente peut, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants : (...) 2° Si l'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France sans être titulaire d'un premier titre de séjour régulièrement délivré ; (...)  ; <br>
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       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. A, de nationalité péruvienne, s'est maintenu dans de telles conditions sur le territoire français et entre ainsi dans le champ d'application des dispositions précitées ;<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ;<br>
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       Considérant que si M. A soutient qu'il est parfaitement intégré en France, qu'il dispose d'une promesse d'embauche, qu'il y a ses attaches familiales, il ressort des pièces du dossier qu'il n'a d'autres attaches familiales que son épouse également en situation irrégulière et ses deux enfants, l'un arrivé en France en 2006 à l'âge de 10 ans et l'autre né sur le territoire national le 3 septembre 2008 ; que rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue dans le pays d'origine du couple où le requérant a des attaches familiales et où il a vécu jusqu'à l'âge de 29 ans ; qu'ainsi, comme l'a estimé le premier juge dans le jugement attaqué, compte tenu des circonstances de l'espèce, notamment de la durée et des conditions de son séjour en France, l'arrêté attaqué n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but en vue duquel il a été pris ; que cette décision n'a dès lors pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté de reconduite à la frontière du 9 février 2009 ; que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles à fin d'application de l'article L 761-1 ne peuvent qu'être rejetées ; <br>
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D E C I D E <br>
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
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N° 09VE01328 2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**