# Cour Administrative d'Appel de Paris, 7éme chambre , 12/02/2010, 08PA05334, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021879856
**Date de décision:** 2010-02-12
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Paris
**Formation:** 7éme chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021879856

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 24 octobre 2008, présentée pour M. Kaleem A, demeurant chez M. B, ...), par Me Loghlam ; M. A demande à la cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n°0809802/7 en date du 10 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du préfet de police du 29 avril 2008 refusant de lui accorder un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi ;<br>
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       2°) d'annuler ladite décision ;<br>
       3°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer une carte de séjour l'autorisant à travailler sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 29 janvier 2010 :<br>
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       -le rapport de Mme Ghaleh-Marzban, rapporteur ,<br>
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       - les conclusions de Mme Larere, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que M. Kaleem A, de nationalité pakistanaise, a sollicité son admission au séjour au titre de sa vie privée et familiale, dans le cadre des dispositions de l'article L. 313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile; que, par arrêté du 29 avril 2008, le préfet de police lui a opposé un refus de séjour ainsi qu'une obligation de quitter le territoire français fixant le pays de destination ; que M. A relève appel du jugement du 10 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté ;<br>
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       Considérant, en premier lieu, que par un arrêté n° 2007-21168 du 15 octobre 2007 régulièrement publié au bulletin municipal officiel de la ville de Paris du 23 octobre 2007, le préfet de police a donné délégation de signature à Mme C, attachée d'administration de l'intérieur et de l'outre mer, pour signer notamment les décisions de refus de titre de séjour assorties de l'obligation de quitter le territoire français ; que, par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait ;<br>
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       Considérant, en deuxième lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; et qu'aux termes qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention vie privée et familiale est délivrée de plein droit : [...] 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République  ;<br>
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       Considérant que M. A fait valoir qu'il est entré sur le territoire en janvier 2003 à la suite du décès de sa mère pour rejoindre son père titulaire d'une carte de séjour valable dix ans, qu'il n'a plus d'attache dans son pays d'origine, son frère l'ayant rejoint en juillet 2003, que son père l'emploie dans son entreprise d'import-export en qualité de technicien réparateur en téléphonie mobile et qu'il est bien inséré ; qu'il résulte toutefois des pièces du dossier que l'intéressé a vécu séparé de son père dans son pays d'origine de 1990 à 2003, qu'il ne justifie pas ne pas y avoir gardé des liens sociaux et familiaux, qu'il est célibataire et sans charge familiale personnelle ; que, par suite, en refusant de l'admettre au séjour, le préfet de police n'a commis ni erreur de fait, ni erreur de droit, et n'a pas porté à la vie privée et familiale de M. A une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a pris l'arrêté litigieux ; que ledit arrêté n'a donc pas été pris en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni des dispositions de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; <br>
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       Considérant, en troisième lieu, que les circonstances selon lesquelles M. A souffrirait de problèmes gastriques, serait bien intégré et bénéficierait d'une promesse d'embauche ne sont pas suffisantes pour soutenir que le préfet de police aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation de l'intéressé ; <br>
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       Considérant, en quatrième lieu, qu'aux termes de l'article L. 312-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour  ; qu'aux termes de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  La commission est saisie par l'autorité administrative lorsque celle-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article L. 313-11 ou de délivrer une carte de résident à un étranger mentionné aux articles L. 314-11 et L. 314-12, ainsi que dans le cas prévu à l'article L. 431-3  ; qu'il résulte de ces dispositions que l'autorité administrative n'est tenue de consulter la commission du titre de séjour que lorsqu'elle envisage de refuser un titre de séjour à un étranger qui remplit effectivement les conditions pour obtenir un titre de séjour temporaire ou une carte de séjour de plein droit ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. A, contrairement à ce qu'il soutient, n'était pas au nombre des étrangers pouvant obtenir de plein droit un titre de séjour en application de l'article L. 313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que par suite le préfet de police n'était pas tenu de soumettre son cas à la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande ;<br>
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       Considérant, en cinquième lieu, qu'aux termes de l'article L. 313-10  du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :   La carte de séjour temporaire autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée : 1° A l'étranger titulaire d'un contrat de travail visé conformément aux dispositions de l'article L. 341-2 du code du travail. Pour l'exercice d'une activité professionnelle salariée dans un métier et une zone géographique caractérisés par des difficultés de recrutement et figurant sur une liste établie au plan national par l'autorité administrative, après consultation des organisations syndicales d'employeurs et de salariés représentatives, l'étranger se voit délivrer cette carte sans que lui soit opposable la situation de l'emploi sur le fondement du même article L. 341-2   ; qu'aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :  La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 (...) peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 311-7. (...) L'autorité administrative est tenue de soumettre pour avis à la commission mentionnée à l'article L. 312-1 la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par l'étranger qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans. (...) ; <br>
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       Considérant, qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée, M. A aurait, comme il le soutient, effectué une demande de titre de séjour en qualité de salarié et non pour raisons familiales ; que, par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de police n'a pas examiné sa demande de titre de séjour en qualité de salarié ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande ; que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées ;<br>
D E C I D E :<br>
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
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N° 08PA05334<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**