# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 3e chambre, du 4 juillet 1995, 94BX01485, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007483927
**Date de décision:** 1995-07-04
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 3E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007483927

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 20 septembre 1994 au greffe de la cour, présentée par Mme Veuve Y... HAMADI, née Yamina X..., demeurant Terrain Larafi n° 309, à Tlemcen (Algérie) ;<br>    Mme Veuve Y... HAMADI, née Yamina X..., demande à la cour :<br>    1°) d'annuler le jugement en date du 13 avril 1994 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande dirigée contre la décision du ministre de la défense en date du 3 mai 1993 refusant de lui accorder la réversion de la pension dont était titulaire son mari décédé ;<br>    2°) d'annuler ladite décision ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des pensions civiles et militaires de retraite ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 28 juin 1995 :<br>    - le rapport de Mme PERROT, conseiller ; - et les conclusions de M. BOUSQUET, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que si les articles R. 193 et R. 196 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel font obligation au juge administratif de convoquer les parties à l'audience à laquelle leur affaire est appelée et de les entendre si elles souhaitent présenter des observations orales à l'appui de leurs conclusions écrites, l'absence desdites parties ou de leur représentant à l'audience n'est pas de nature à entacher d'irrégularité la décision juridictionnelle qui en est issue ;<br>    Considérant que les droits éventuels de Mme Veuve Y... HAMADI, née Yamina X... à une pension de réversion de veuve n'ont pu naître qu'à la date du décès de M. Y... Hamadi, ancien militaire de l'armée française d'origine algérienne, survenu le 31 octobre 1984 ; qu'il en résulte, d'une part, que ces droits qui n'étaient pas acquis le 3 juillet 1962 ne sont pas visés par l'article 15 de la déclaration gouvernementale du 19 mars 1962 relative à la coopération économique et financière entre la France et l'Algérie, d'autre part, qu'ils doivent s'apprécier au regard de la législation applicable à la date susmentionnée du 31 octobre 1984 ; que la requérante qui n'avait pas opté pour la nationalité française et dont il n'est pas allégué qu'elle l'ait recouvrée, avait perdu cette nationalité depuis le 1er janvier 1963 ; que, les dispositions de l'article L. 58 du code des pensions civiles et militaires de retraite annexé à la loi du 26 décembre 1964, applicables au cas de l'espèce, faisaient obstacle, à cette date du 31 octobre 1984, à ce qu'une pension fût concédée à des ayants-droit qui ne possédaient plus la qualité de français au 1er janvier 1963 ; que, dès lors, quelle que soit la date à laquelle elle a contracté mariage avec M. Y... Hamadi, la requérante de nationalité algérienne n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 3 mai 1993 par laquelle le ministre de la défense lui a refusé le bénéfice de la pension de réversion sollicitée ;<br>Article 1er : La requête de Mme Veuve Y... HAMADI, née Yamina X..., est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code des pensions civiles et militaires de retraite L58,Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel R193, R196,Loi 64-1339 1964-12-26 annexe
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 48-02-01-09-01 PENSIONS - PENSIONS CIVILES ET MILITAIRES DE RETRAITE - QUESTIONS COMMUNES - AYANTS-CAUSE - VEUVES,48-03-06 PENSIONS - REGIMES PARTICULIERS DE RETRAITE - PENSIONS DES AGENTS ORIGINAIRES D'ALGERIE ET DE STATUT CIVIL DE DROIT LOCAL