# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 26 février 1974, 72-14.780, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006992108
**Date de décision:** 1974-02-26
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006992108

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : VU L'ARTICLE 1147 DU CODE CIVIL;<br>
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ATTENDU QUE LES ARTICLES 1382 ET SUIVANTS DU CODE CIVIL, ETRANGERS AUX RAPPORTS DES PARTIES CONTRACTANTES, NE PEUVENT PAS ETRE INVOQUES A L'APPUI D'UNE DEMANDE TENDANT A LA REPARATION D'UNE FAUTE COMMISE DANS L'EXECUTION D'UNE OBLIGATION RESULTANT D'UNE CONVENTION DONT IL NE SAURAIT ETRE FAIT ABSTRACTION POUR L'APPRECIATION DE LA RESPONSABILITE ENGAGEE;<br>
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ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE, DES MARCHANDISES ENTREPOSEES DANS LE LOCAL COMMERCIAL DONNE EN LOCATION PAR PERNARD A MALKOUN AYANT ETE DETERIOREES PAR L'EAU QUI, A LA SUITE DE FORTES PLUIES, AVAIT DEBORDE D'UN BAC PLACE DANS UN CABINET DE TOILETTE VOISIN NON LOUE DONT PERNARD CONSERVAIT LA CLEF, MALKOUN A ASSIGNE SON BAILLEUR EN QUALITE DE GARDIEN DUDIT BAC POUR OBTENIR REPARATION DU DOMMAGE CAUSE PAR L'INONDATION;<br>
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ATTENDU QU'EN FAISANT DROIT A L'ACTION ENGAGEE PAR MALKOUN SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1ER, DU CODE CIVIL, ALORS QUE PAR LA NATURE MEME DU CONTRAT DE LOCATION LE BAILLEUR EST TENU D'ASSURER AU PRENEUR LA JOUISSANCE PAISIBLE DES LIEUX LOUES, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LE SECOND MOYEN : CASSE ET ANNULE, L'ARRET RENDU LE 31 JUILLET 1972 ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE BASSE-TERRE;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE BASSE-TERRE AUTREMENT COMPOSEE.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1147,Code civil 1382,Code civil 1384
**ECLI:** 
**Résumé:** LES ARTICLES 1382 ET SUIVANTS DU CODE CIVIL, ETRANGERS AUX  RAPPORTS DES PARTIES CONTRACTANTES, NE PEUVENT PAS ETRE INVOQUES A L 'APPUI D'UNE DEMANDE TENDANT A LA REPARATION D'UNE FAUTE COMMISE DANS  L'EXECUTION D'UNE OBLIGATION RESULTANT D'UNE CONVENTION DONT IL NE  SAURAIT ETRE FAIT ABSTRACTION POUR APPRECIER LA RESPONSABILITE  ENGAGEE.          DOIT DONC ETRE CASSE L'ARRET QUI RETIENT, SUR LE FONDEMENT  DE L'ARTICLE 1384 ALINEA 1 DU CODE CIVIL, LA RESPONSABILITE D'UN  BAILLEUR POUR DES DEGATS CAUSES AUX BIENS DU PRENEUR PAR UNE  INONDATION PROVENANT D'UN BAC NON COMPRIS DANS LA LOCATION, ALORS  QUE, PAR LA NATURE MEME DU CONTRAT, LE BAILLEUR ETAIT TENU D'ASSURER  AU PRENEUR LA JOUISSANCE PAISIBLE DES LIEUX LOUES.
**Mots-clés:** BAIL EN GENERAL - BAILLEUR - OBLIGATIONS - GARANTIE - TROUBLES DE  JOUISSANCE - INONDATION - CAUSE ETRANGERE A LA CHOSE LOUEE.,* RESPONSABILITE CONTRACTUELLE - NON CUMUL DES DEUX ORDRES DE  RESPONSABILITE - ACTION FONDEE SUR LA RESPONSABILITE DELICTUELLE -  IMPOSSIBILITE.,* RESPONSABILITE CIVILE - CHOSES INANIMEES - ARTICLE 1384 DU CODE  CIVIL - GARDIEN - IMMEUBLE - CABINET DE TOILETTE - BAC.,* RESPONSABILITE CIVILE - CHOSES INANIMEES - ARTICLE 1384 DU CODE  CIVIL - DOMAINE D'APPLICATION - BAIL EN GENERAL - TROUBLES DE  JOUISSANCE - INONDATION - GARDE D'UN CABINET DE TOILETTE.