# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 6 janvier 1971, 70-92.320, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007058999
**Date de décision:** 1971-01-06
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007058999

## Contenu de la décision

REJET ET AMNISTIE SUR LE POURVOI FORME PAR X... (HUGUETTE), EPOUSE Y..., CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE FORT-DE-FRANCE TENANT AUDIENCE A CAYENNE EN DATE DU 16 JUIN 1970, L'AYANT CONDAMNEE A 1 500 FRANCS D'AMENDE POUR INFRACTION AUX REGLES DE LA PUBLICITE DES PRIX ET PRATIQUE DE PRIX ILLICITES LA COUR, VU LE MEMOIRE PERSONNEL PRODUIT PAR LA DEMANDERESSE ;<br>
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SUR LE PREMIER MOYEN DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 33 DE L'ORDONNANCE N° 1483 DU 30 JUIN 1945, 1ER ET 39 DE L'ORDONNANCE N° 1484 DU 30 JUIN 1945, 1ER DE L'ARRETE MINISTERIEL N° 25225 DU 29 JUILLET 1966 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ;<br>
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 ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE QU'ETANT EXPLOITANTS D'UNE SALLE DE DANSE, LES EPOUX Y... ONT FAIT ANNONCER QUOTIDIENNEMENT DANS LA PRESSE LOCALE ENTRE LE 12 ET LE 17 MAI 1969 QU'UN BAL ETAIT ORGANISE A CETTE DERNIERE DATE DANS LEUR ETABLISSEMENT POUR UN PRIX D'ENTREE DE 10 FRANCS, MAIS QU'EN REALITE C'EST UNE SOMME DE 15 FRANCS QU'ILS ONT EXIGEE DE CHAQUE DANSEUR A L'ENTREE DE LA SALLE ;<br>
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 ATTENDU QUE CES ENONCIATIONS CARACTERISENT A LA CHARGE DE LA DEMANDERESSE, L'INFRACTION AUX REGLES DE LA PUBLICITE DES PRIX DONT ELLE A ETE A BON DROIT DECLAREE COUPABLE ;<br>
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QUE LE DELIT AYANT ETE CONSOMME PAR L'INSERTION DANS LA PRESSE D'UNE PUBLICITE DE NATURE A INDUIRE EN ERREUR LE CONSOMMATEUR, IL N'IMPORTE QUE LES PRIX VERITABLES AIENT ETE ULTERIEUREMENT AFFICHES A L'ENTREE DE LA SALLE ;<br>
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 QU'ENFIN IL NE SAURAIT ETRE REPROCHE A L'ARRET DE N'AVOIR PAS EXPLICITEMENT CONSTATE LA MAUVAISE FOI DE LA PREVENUE, CETTE MAUVAISE FOI N'ETANT PAS UN ELEMENT CONSTITUTIF DE L'INFRACTION RETENUE ;<br>
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 QU'IL S'ENSUIT QUE LE MOYEN DOIT ETRE ECARTE ;<br>
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SUR LE SECOND MOYEN PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 35 ET 36 DE L'ORDONNANCE N° 1483 DU 30 JUIN 1945, 1ER ET 40 DE L'ORDONNANCE N° 1484 DU 30 JUIN 1945, DE L'ARRETE DU 12 JUILLET 1968 ET DE L'ARTICLE 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ;<br>
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 ATTENDU QUE, POUR DECLARER LA DEMANDERESSE COUPABLE DU DELIT DE PRATIQUE DE PRIX ILLICITES, L'ARRET ATTAQUE ENONCE QU'EN PORTANT DE 10 A 15 FRANCS LE PRIX DES ENTREES DANS SON ETABLISSEMENT, ELLE A VIOLE L'ARRETE PREFECTORAL DU 12 JUILLET 1968 AYANT PRESCRIT LE BLOCAGE DES PRIX DE TOUS LES SERVICES AU NIVEAU ATTEINT LE 31 MAI DE LA MEME ANNEE ;<br>
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ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS, LA DECISION EST JUSTIFIEE ;<br>
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 QUE SI EN EFFET, POUR ECARTER LE MOYEN DE DEFENSE, SELON LEQUEL LES PRESTATIONS OFFERTES A LA CLIENTELE, LORS DE LA CONSTATATION DE L'INFRACTION CONSTITUAIENT UN SERVICE NOUVEAU PAR RAPPORT A CELLES FOURNIES ANTERIEUREMENT AU BLOCAGE DES PRIX, LA COUR D'APPEL A, A TORT, FAIT REFERENCE A L'ARTICLE 21 DE L'ORDONNANCE N° 1483 DU 30 JUIN 1945 ALORS QUE CETTE DISPOSITION N'ETAIT PAS APPLICABLE AU CAS DE L'ESPECE, C'EST POURTANT A BON DROIT QU'A ETE DECLAREE L'EXISTENCE D'UNE HAUSSE ILLICITE DES LORS QUE LA DEMANDERESSE, AINSI QUE LE CONSTATE L'ARRET, N'AVAIT PAS OBTENU NI MEME SOLLICITE POUR LE SERVICE PRETENDUMENT MODIFIE LA FIXATION D'UN NOUVEAU PRIX DETERMINE CONFORMEMENT AUX ARTICLES 1ER ET 28 DE LA MEME ORDONNANCE ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ;<br>
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 ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ;<br>
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 REJETTE LE POURVOI ;<br>
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 ET ATTENDU QUE PAR L'EFFET DU PRESENT ARRET LA CONDAMNATION EST DEVENUE DEFINITIVE ;<br>
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 VU L'ARTICLE 8 DE LA LOI DU 30 JUIN 1969 QUI DECLARE AMNISTIES, LORSQU'ILS ONT COMME EN L'ESPECE ETE COMMIS AVANT LE 20 JUIN 1969, LES DELITS QUI SERONT PUNIS A TITRE DEFINITIF D'UNE PEINE D'AMENDE ;<br>
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DECLARE L'INFRACTION AMNISTIEE.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** (1),(2),Ordonnance 45-1483 1945-06-30 ART. 1, ART. 28,Ordonnance 45-1484 1945-06-30 ART. 39 -I AL. 2
**ECLI:** 
**Résumé:** Commet le délit réprimé par l'article 39 -I, deuxième alinéa, de l'ordonnance n. 1484 du 30 juin 1945, l'exploitant d'une salle de danse qui, après avoir fait annoncer dans la presse un bal organisé dans son établissement pour un prix d'entrée de 10 francs, exige 15 francs de chaque danseur à l'entrée de la salle.          Le délit étant consommé du fait de la publicité par voie de presse, il n'importe que les prix véritables aient été ultérieurement affichés à l'entrée de la salle.,Constitue une hausse illicite la pratique d'un prix supérieur à celui résultant d'une décision administrative de blocage des prix, lorsque, s'agissant d'un service ayant prétendument subi des modifications, n'a été ni obtenue ni même sollicitée la fixation d'un nouveau prix déterminé conformément aux articles 1er et 28 de l'ordonnance n. 1483 du 30 juin 1945.
**Mots-clés:** 1) REGLEMENTATION ECONOMIQUE - Prix - Publicité - Publicité de nature à induire en erreur le consommateur - Publicité réalisée par la voie de la presse - Affichage ultérieur des prix véritables - Circonstance sans influence sur le délit déjà consommé.,2) REGLEMENTATION ECONOMIQUE - Prix - Blocage - Prestations de service - Service ayant prétendument subi des modifications - Prix nouveau non autorisé - Prix illicite.,* REGLEMENTATION ECONOMIQUE - Prix - Pratiques illicites - Prestations de service - Blocage des prix - Service ayant prétendument subi des modifications - Prix nouveau non autorisé.