# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 4 octobre 1972, 71-12.183, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988857
**Date de décision:** 1972-10-04
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988857

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR CONSTATE QUE LA COUR D'APPEL ETAIT COMPOSEE DE MM ANDRE ROY, CONSEILLER, PRESIDENT, GEORGES CHIRON, CONSEILLER, CHRISTIAN AUDOUARD, JUGE AU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE FORT-DE-FRANCE, DELEGUE POUR COMPLETER LA COUR PAR ORDONNANCE DU PREMIER PRESIDENT, EN DATE DU 30 NOVEMBRE 1970, SANS PRECISER SI M ROY AVAIT ETE DESIGNE PAR ORDONNANCE DU PREMIER PRESIDENT POUR ASSURER LA PRESIDENCE EN L'EMPECHEMENT DU PRESIDENT TITULAIRE OU S'IL ETAIT LE MAGISTRAT DU SIEGE LE PLUS ANCIEN ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE, DANS LE SILENCE DE L'ARRET, IL Y A LIEU DE PRESUMER QUE LE PRESIDENT DE LA CHAMBRE QUI A STATUE ETAIT EMPECHE DE SIEGER ET QU'IL A ETE REMPLACE CONFORMEMENT AUX PRESCRIPTIONS DE LA LOI ; <br>
<br>D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN DOIT ETRE ECARTE ; <br>
<br>ET SUR LE DEUXIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECLARE RECEVABLE L'APPEL DES EPOUX X..., ALORS QU'ILS AURAIENT ACQUIESCE A UN JUGEMENT DU 28 JUIN 1955, TANT EN ASSISTANT A L'EXPERTISE ORDONNEE QU'EN PRESENTANT REQUETE EN DESIGNATION DE NOUVEAUX EXPERTS, PUIS EN CONCLUANT AU FOND SANS RESERVE ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE LE MOYEN D'IRRECEVABILITE DE L'APPEL, QUI DEVAIT ETRE PROPOSE AVANT TOUTE DEFENSE AU FOND, N'A PAS ETE PRESENTE PAR LES CONCLUSIONS QU'AVAIENT PRISES LES INTIMES, MAIS SEULEMENT SOUTENU EN PLAIDANT ; <br>
<br>REJETTE LES PREMIER ET DEUXIEME MOYENS ; <br>
<br>MAIS SUR LE TROISIEME MOYEN, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : VU LES ARTICLES 1134,1341 ET 1353 DU CODE CIVIL, ET L'ARTICLE 3 DE LA LOI DU 23 MARS 1855, APPLICABLE A L'EPOQUE DES FAITS ; <br>
<br>ATTENDU QUE LES JUGES DOIVENT, POUR RESOUDRE LES REVENDICATIONS IMMOBILIERES, FAIRE APPLICATION DES TITRES DES PARTIES LORSQU'ELLES LES TIENNENT D'UN AUTEUR COMMUN ; <br>
<br>QUE, D'AUTRE PART, L'ANTERIORITE DE TRANSCRIPTION NE REGLE CES CONFLITS QUE SI CES PARTIES ONT ACQUIS, D'UN MEME AUTEUR, DES DROITS CONCURRENTS SUR UN MEME IMMEUBLE ; <br>
<br>ATTENDU, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE, QU'EN 1949 VICTOR Y... A VENDU RESPECTIVEMENT A DAME X... ET AUX EPOUX Y...-Z... DEUX PROPRIETES CONTIGUES, DETACHEES D'UN MEME DOMAINE ; <br>
<br>QU'UN LITIGE S'EST ELEVE ENTRE LES ACQUEREURS SUR LA DELIMITATION DE LEURS BIENS ET LA PROPRIETE D'UNE PARCELLE DE PLUS DE CINQ HECTARES ; <br>
<br>QUE L'ARRET ATTAQUE, INFIRMANT DEUX JUGEMENTS QUI AVAIENT ORDONNE DES MESURES D'INSTRUCTION TENDANT A L'APPLICATION DES TITRES DES PARTIES, A DECLARE QUE DAME X... ETAIT PROPRIETAIRE DE LA PARCELLE LITIGIEUSE, AUX MOTIFS, D'UNE PART, QUE " LES BARRIERES METALLIQUES (DONT ILS CONSTATENT L'EXISTENCE) DELIMITENT LES PROPRIETES " ET " PREVALENT SUR LES CONFINS INDICATIFS PORTES SUR LES ORIGINES DE PROPRIETE SUCCESSIVES " ET, D'AUTRE PART, QUE DAME X..., AYANT FAIT TRANSCRIRE EN PREMIER LE TITRE QU'ELLE TENAIT D'UN MEME AUTEUR, " EST PROPRIETAIRE DE LA TOTALITE DES TERRES DONT ELLE A ETE MISE EN POSSESSION PAR SON VENDEUR A L'INTERIEUR DES CLOTURES METALLIQUES " ; <br>
<br>ATTENDU QU'EN STATUANT PAR CES MOTIFS, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 24 DECEMBRE 1970, PAR LA COUR D'APPEL DE FORT-DE-FRANCE ; <br>
<br>REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE FORT-DE-FRANCE AUTREMENT COMPOSEE<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret  1965-12-13
**ECLI:** 
**Résumé:** DANS LE SILENCE DE L'ARRET, IL Y A LIEU DE PRESUMER QUE LE  PRESIDENT DE LA CHAMBRE QUI A STATUE ETAIT EMPECHE DE SIEGER ET QU 'IL A ETE REMPLACE CONFORMEMENT AUX PRESCRIPTION DE LA LOI.,LE MOYEN TIRE DE L'IRRECEVABILITE DE L'APPEL DOIT ETRE  PROPOSE AVANT TOUTE DEFENSE AU FOND.,LES JUGES DOIVENT, POUR RESOUDRE LES REVENDICATIONS  IMMOBILIERES, FAIRE APPLICATION DES TITRES DES PARTIES LORSQU'ELLES  LES TIENNENT D'UN AUTEUR COMMUN.,L'ANTERIORITE DES TRANSCRIPTIONS NE REGLE LES  REVENDICATIONS IMMOBILIERES QUE SI LES PARTIES ONT ACQUIS D'UN MEME  AUTEUR DES DROITS CONCURRENTS SUR UN MEME IMMEUBLE.
**Mots-clés:** 1) COURS ET TRIBUNAUX - COUR D'APPEL - COMPOSITION - PRESIDENT  EMPECHE - REMPLACEMENT - CONSEILLER LE PLUS ANCIEN - PRESOMPTION DE  REGULARITE.,* COURS ET TRIBUNAUX - COUR D'APPEL - COMPOSITION - PRESIDENT  EMPECHE - REMPLACEMENT - DECRET DU 13 DECEMBRE 1965 - CONSEILLER  DESIGNE - ORDONNANCE DU PREMIER PRESIDENT - ARRET NE S'Y REFERANT  PAS - PRESOMPTION DE REGULARITE.,2) APPEL CIVIL - RECEVABILITE - MOYEN D'IRRECEVABILITE - TARDIVETE  - MOYEN PROPOSE APRES DEFENSE AU FOND.,* PROCEDURE CIVILE - EXCEPTION - PROPOSITION IN LIMINE LITIS -  APPEL - IRRECEVABILITE - EXCEPTION PROPOSEE DANS LA PLAIDOIRIE.,3) PROPRIETE - PREUVE - TITRES - TITRES EMANANT DU MEME AUTEUR -  APPLICATION - OBLIGATION DU JUGE DU FOND.,4) PROPRIETE - PREUVE - TITRES - TITRES EMANANT DU MEME AUTEUR -  APPLICATION DES REGLES DE LA PUBLICITE FONCIERE.,* PUBLICITE FONCIERE - TRANSCRIPTION IMMOBILIERE - ALIENATIONS  SUCCESSIVES - CONFLIT OPPOSANT LES AYANTS AUSE DU MEME AUTEUR.