# Conseil d'Etat, 9 / 7 SSR, du 14 mars 1984, 35718, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007619124
**Date de décision:** 1984-03-14
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 9 / 7 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007619124

## Contenu de la décision

VU LA REQUETE, ENREGISTREE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 15 JUILLET 1981, PRESENTEE PAR M. JEAN-PIERRE X..., DEMEURANT RESIDENCE CLAIRBOIS A LA FERE-EN-TARDENOIS  AISNE , ET TENDANT A CE QUE LE CONSEIL D'ETAT :    1°  ANNULE LE JUGEMENT DU 7 AVRIL 1981, PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS A REJETE SA DEMANDE TENDANT A LA REDUCTION DE L'IMPOT SUR LE REVENU AUQUEL IL A ETE ASSUJETTI AU TITRE DES ANNEES 1974, 1975, 1976 ET 1977 DANS LES ROLES DE LA COMMUNE DE LIVRY-GARGAN ;    2°  LUI ACCORDE LA REDUCTION DEMANDEE ;    VU LE CODE GENERAL DES IMPOTS ;    VU LE CODE CIVIL, NOTAMMENT SES ARTICLES 205 A 211 ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977 ;    VU LA LOI DU 29 DECEMBRE 1983, PORTANT LOI DE FINANCES POUR 1984, NOTAMMENT SON ARTICLE 93-II ;<br>   CONSIDERANT QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 156 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, SONT DEDUCTIBLES DU REVENU IMPOSABLE : "II-2° ; LES PENSIONS ALIMENTAIRES REPONDANT AUX CONDITIONS FIXEES PAR LES ARTICLES 205 A 211 DU CODE CIVIL" ; QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 208 DU CODE CIVIL : "LES ALIMENTS NE SONT ACCORDES QUE DANS LA PROPORTION DU BESOIN DE CELUI QUI LES RECLAME ET DE LA FORTUNE DE CELUI QUI LES DOIT" ;<br>   CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE L'INSTRUCTION QUE LE REVENU ANNUEL DE M. JEAN-PIERRE X... S'EST ELEVE, SELON SES PROPRES DECLARATIONS, A 153 871 F EN 1974 ET 189 158 F EN 1975 ; QUE SES PARENTS ETAIENT PROPRIETAIRES DU PAVILLON QU'ILS OCCUPAIENT A LIVRY-GARGAN ET ONT PERCU, AU COURS DE CES MEMES ANNEES, DES SOMMES DE, RESPECTIVEMENT, 22 532 F ET 26 326 F, PROVENANT DE DIVERSES PENSIONS ET, DANS UNE FAIBLE PROPORTION, DE REVENUS DE CAPITAUX MOBILIERS, AUXQUELLES SE SONT AJOUTES, POUR UN MONTANT DE 7 142 F EN 1974 ET 7 752 F EN 1975, DES PENSIONS ALIMENTAIRES VERSEES PAR LEUR FILS ET ADMISES EN DEDUCTION PAR L'ADMINISTRATION ; QU'ILS ONT AINSI DISPOSE D'UN REVENU DE 29 674 F EN 1974 ET DE 34 078 F EN 1975 ; QUE, DANS CES CONDITIONS, M. X..., QUI NE CONTESTE QUE LES IMPOSITIONS QUI LEUR ONT ETE ASSIGNEES AU TITRE DES ANNEES 1974 ET 1975, N'EST PAS FONDE A SOUTENIR QUE L'ADMINISTRATION AURAIT FAIT UNE APPRECIATION INEXACTE DES CIRCONSTANCES DE L'AFFAIRE EN N'ADMETTANT EN DEDUCTION DE SON REVENU IMPOSABLE, AINSI QU'IL A ETE DIT CI-DESSUS, LE VERSEMENT DES PENSIONS ALIMENTAIRES AU PROFIT DE SES PARENTS QUE DANS LA LIMITE DE 7 142 F EN 1974 ET 7 752 F EN 1975 ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER : LA REQUETE SUSVISEE DE M. JEAN-PIERRE X... EST REJETEE.    ARTICLE 2 : LA PRESENTE DECISION SERA NOTIFIEE A M. X... ET AU MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DU BUDGET.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** CGI 156,Code civil 208
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-04-01-02-03-04 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REGLES GENERALES PROPRES AUX DIVERS IMPOTS - IMPOT SUR LE REVENU - DETERMINATION DU REVENU IMPOSABLE - CHARGES DEDUCTIBLES -Pensions alimentaires versées à un ascendant.