# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 16 octobre 1970, 69-20.074, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006982952
**Date de décision:** 1970-10-16
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006982952

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA DEUXIEME BRANCHE : VU L'ARTICLE 340 DU CODE DE L'URBANISME ;<br>
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ATTENDU QUE LES LOCAUX A USAGE D'HABITATION ET LES LOCAUX A USAGE PROFESSIONNEL NE PEUVENT ETRE AFFECTES A UN AUTRE USAGE ET QUE SONT NULS DE PLEIN DROIT LES ACCORDS ET CONVENTIONS CONCLUS EN VIOLATION DE CETTE PROHIBITION ;<br>
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ATTENDU QU'EN REFUSANT DE CONSIDERER LES EPOUX X... COMME DES OCCUPANTS DE MAUVAISE FOI, BIEN QU'ILS EUSSENT CONFERE A LEUR OCCUPATION UN CARACTERE COMMERCIAL, PAR LA DOMICILIATION, PENDANT DE NOMBREUSES ANNEES, D'UNE SOCIETE COMMERCIALE DANS L'APPARTEMENT, QUE LES EPOUX Y... LEUR AVAIENT DONNE A BAIL, A USAGE PROFESSIONNEL ET D'HABITATION, AU MOTIF QUE LA TOLERANCE DE CEUX-CI LES AVAIENT RENDUS INHABILES A S'EN PREVALOIR POUR CONTESTER LE DROIT AU MAINTIEN DANS LES LIEUX DES EPOUX X..., LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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 PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LES AUTRES BRANCHES DU MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS, LE 27 MARS 1969 ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE REIMS<br>
<br>,ID. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1969-02-20 Bulletin 1969 III N. 167 p. 128 (REJET) . ID. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1970-10-15 Bulletin 1970 III N. 520 p. 379 (REJET) . CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1967-06-15 Bulletin 1967 I N. 218 (2) p. 160 (REJET) . CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1967-05-09 Bulletin 1967 IV N. 392 (1) p. 326 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de l'urbanisme 340,LOI 1948-09-01
**ECLI:** 
**Résumé:** En vertu de l'article 340 du Code de l'urbanisme, les locaux à usage d'habitation et à usage professionnel ne peuvent être affectés à un autre usage, et sont nuls de plein droit les accords et conventions conclus en violation de cette prohibition.          Doit donc être cassé l'arrêt qui, pour rejeter la demande de déchéance du droit au maintien dans les lieux dirigée contre le locataire d'un local à usage professionnel et d'habitation en raison de l'affectation commerciale qu'il a donnée aux lieux loués, retient que la tolérance du bailleur l'a rendu inhabile à se prévaloir de cette infraction.
**Mots-clés:** URBANISME - Article 340 du Code - Local à usage d'habitation - Transformation - Transformation en local commercial - Effet - Preneur - Droit au maintien dans les lieux (non).,* BAUX A LOYER (Loi du 1er septembre 1948) - Maintien dans les lieux - Bénéficiaires - Occupant - Occupant ayant transformé l'habitation en local commercial (non).,* BAUX A LOYER (Loi du 1er septembre 1948) - Maintien dans les lieux - Conditions - Bonne foi - Exercice d'un commerce - Article 340 du code de l'urbanisme - Portée.