# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 6 décembre 1972, 71-12.887, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988293
**Date de décision:** 1972-12-06
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988293

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE X... FAIT GRIEF A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, QUI A CONSIDERE COMME EXEMPT DE LESION LE PRIX DU TERRAIN PAR LUI VENDU A LA CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS, D'EN AVOIR DECIDE AINSI, ALORS QUE, SELON LE POURVOI, DANS DES CONCLUSIONS DEMEUREES SANS REPONSE, X... SOUTENAIT N'AVOIR CONSENTI A CETTE VENTE QUE PARCE QU'IL ETAIT MENACE D'EXPROPRIATION PAR LADITE CAISSE, QUI AFFIRMAIT, EN OUTRE, AVOIR L'EXCLUSIVITE DES TRAVAUX DE CONSTRUCTION, " LA CLAUSE DE RACHAT AYANT DE PLUS POUR BUT DE GARANTIR LA VERACITE DE CES AFFIRMATIONS ", D'OU IL SUIT QUE LA CAISSE NE COURAIT AUCUN DES RISQUES RETENUS PAR LA COUR D'APPEL ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE LA LESION, PREVUE AUX ARTICLES 1674 A 1685 DU CODE CIVIL EST ETRANGERE AU CONSENTEMENT DU VENDEUR ; <br>
<br>QU'IL S'ENSUIT QUE LES CONCLUSIONS VISEES PAR LE MOYEN CONTENAIENT DE SIMPLES ARGUMENTS AUXQUELS LA COUR D'APPEL N'ETAIT PAS TENUE DE REPONDRE ; <br>
<br>QUE LE MOYEN NE PEUT DONC ETRE ACCUEILLI ; <br>
<br>SUR LE DEUXIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR, POUR ESTIMER NON ETABLIE LA LESION DES 7 / 12 DANS LA VENTE DUDIT TERRAIN, FAIT SUBIR AU PRIX UN ABATTEMENT FORFAITAIRE POUR TENIR COMPTE DU RISQUE QUE COMPORTAIT LA VENTE POUR L'ACQUEREUR A RAISON DE L'INCERTITUDE, QUI REGNAIT SUR LES POSSIBILITES DE CONSTRUCTIONS, ALORS, D'APRES LE MOYEN, QUE LE CARACTERE NON ALEATOIRE DE LA VENTE N'ETANT PAS CONTESTE, L'APPRECIATION FORFAITAIRE D'UNE INCERTITUDE, ET SON IMPUTATION SUR LE PRIX ETANT UN PROCEDE APPLICABLE AUX SEULES VENTES ALEATOIRES, LES JUGES D'APPEL NE POUVAIENT SANS CONTRADICTION, APPLIQUER UN TEL PROCEDE A UNE OPERATION DONT ILS CONSTATAIENT QU'ELLE N'ETAIT PAS ALEATOIRE ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE C'EST SANS SE CONTREDIRE NI VIOLER AUCUNE LOI, QUE LES JUGES D'APPEL ONT, A PROPOS D'UNE VENTE DONT IL N'EST PAS CONTESTE QU'ELLE N'ETAIT PAS ALEATOIRE, TENU COMPTE, DANS L'APPRECIATION SOUVERAINE QU'ILS ONT FAITE DU PRIX, DE LA DEVALORISATION QUE FAISAIT SUBIR A L'IMMEUBLE L'INCERTITUDE QUI REGNAIT SUR LES POSSIBILITES D'OBTENIR LES AUTORISATIONS NECESSAIRES POUR CONSTRUIRE, RISQUE COURU PAR LE SEUL ACQUEREUR ; <br>
<br>QUE LE DEUXIEME MOYEN N'EST PAS FONDE ; <br>
<br>SUR LE TROISIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST ENCORE REPROCHE A LA DECISION ATTAQUEE DE S'ETRE REFEREE AU PRIX D'UNE VENTE CONCLUE A LA MEME EPOQUE QUE LA VENTE LITIGIEUSE, VENTE DONT IL AVAIT ETE DECLARE DANS UN PRECEDENT ARRET, DEVENU IRREVOCABLE, QU'ELLE N'ETAIT PAS DETERMINANTE AU REGARD DE LA PRESENTE ESPECE, ALORS QUE, CETTE PRECEDENTE DECISION ETANT DE NATURE MIXTE, LES JUGES D'APPEL N'AURAIENT PU STATUER AINSI SANS VIOLER L'AUTORITE DE CHOSE JUGEE S'ATTACHANT AUX DISPOSITIONS DEFINITIVES DE CET ARRET ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE LE PRECEDENT ARRET, DONT IL EST FAIT MENTION EST CELUI QUI, EN VERTU DE L'ARTICLE 1677 DU CODE CIVIL, ADMET LE DEMANDEUR A FAIRE LA PREUVE DE LA LESION, ET N'A, EN CONSEQUENCE, D'AUTORITE QUE SUR LE PLAN DE LA RECEVABILITE DE L'ACTION ET NON SUR L'EXISTENCE DE LA LESION ; <br>
<br>QU'AINSI LE TROISIEME MOYEN N'EST PAS PLUS JUSTIFIE QUE LES DEUX PREMIERS ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 27 AVRIL 1971 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1674 S.
**ECLI:** 
**Résumé:** LA LESION PREVUE AUX ARTICLES 1674 ET SUIVANTS DU CODE CIVIL  ETANT ETRANGERE AU CONSENTEMENT DU VENDEUR, L'ALLEGATION DU  DEMANDEUR EN RESCISION POUR CAUSE DE LESION D'UN VICE DU  CONSENTEMENT NE CONSTITUE QU'UNE SIMPLE ARGUMENTATION.,C'EST SANS CONTRADICTION QUE, POUR APPRECIER L'EXISTENCE DE LA  LESION DE PLUS DES SEPT DOUZIEME DANS LA VENTE D'UN TERRAIN, LES  JUGES DU FOND TIENNENT COMPTE, EN L'ABSENCE DE TOUT CARACTERE  ALEATOIRE, DE L'INCERTITUDE SUR LES POSSIBILITES D'OBTENIR LES  AUTORISATIONS ADMINISTRATIVES NECESSAIRES POUR CONSTRUIRE, RISQUE  COURU PAR LE SEUL ACQUEREUR.
**Mots-clés:** 1) JUGEMENTS ET ARRETS - CONCLUSIONS - REPONSE NECESSAIRE - SIMPLE  ARGUMENT (NON) - VENTE - IMMEUBLE - LESION - FAITS INVOQUES - VICE  DU CONSENTEMENT.,* VENTE - IMMEUBLE - LESION - FAITS INVOQUES - VICE DE CONSENTEMENT  - SIMPLE ARGUMENT.,2) VENTE - IMMEUBLE - LESION - EVALUATION - ELEMENT D'APPRECIATION  - INCERTITUDE SUR LA POSSIBILITE DE CONSTRUIRE.