# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 19 décembre 1979, 78-13.375, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005054
**Date de décision:** 1979-12-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005054

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS :<br>
    VU L'ARTICLE 5 DE LA LOI MODIFIEE DU 12 JUILLET 1966 ET LES ARTICLES 1 ET 2 DU DECRET N.75-1109 DU 2 DECEMBRE 1975 RELATIFS A L'ASSURANCE MALADIE DES TRAVAILEURS NON SALARIES DES PROFESSIONS NON AGRICOLES;<br>
   ATTENDU QUE, SELON LE PREMIER DE CES TEXTES, L'ASSURE DEVRA POUR BENEFICIER DU  REGLEMENT DES PRESTATIONS ETRE A JOUR DE SES COTISATIONS; QUE, CEPENDANT, EN CAS DE PAIEMENT TARDIF, IL POURRA DANS UN DELAI DE TROIS MOIS APRES LA DATE D'ECHEANCE DES COTISATIONS FAIRE VALOIR SES DROITS AUX PRESTATIONS, MAIS LE REGLEMENT NE POURRA INTERVENIR QU'A L'ISSUE DU PAIEMENT DE LA TOTALITE DES COTISATIONS DUES; QUE NEANMOINS PAR DEROGATION, LE REGLEMENT PEUT TOUTEFOIS ETRE ACCORDE EN CAS DE FORCE MAJEURE OU DE BONNE FOI DUMENT PROUVEE DANS LES CONDITIONS FIXEES PAR UN DECRET EN CONSEIL D'ETAT; QUE, D'APRES LE TROISIEME, LA DEMANDE DE REMBOURSEMENT N'EST RECEVABLE QUE POUR AUTANT QUE L'ASSURE N'EST REDEVABLE D'AUCUNE AUTRE COTISATION QUE CELLE DU SEMESTRE EN COURS;    ATTENDU QUE BERTON A DEMANDE A LA CAISSE MUTUELLE REGIONALE DU POITOU-CHARENTES LE REMBOURSEMENT DE DEPENSES EXPOSEES A L'OCCASION DE SOINS QUI LUI ONT ETE DISPENSES DU 21 JUILLET AU 21 OCTOBRE 1976; QUE LES COTISATIONS DUES AU TITRE DELA  PERIODE DU 1ER OCTOBRE 1975 AU 31 MARS 1976 ET DU 1ER AVRIL 1976 AU 30 SEPTEMBRE 1976 N'AYANT ETE REGLEES QUE LE 22 OCTOBRE 1976 L'ORGANISME SOCIAL A OPPOSE UN REFUS A CETTE REQUETE;    ATTENDU QUE POUR DECIDER QUE L'ASSURE AVAIT DROIT A LA PRISE EN CHARGE DE SES FRAIS MEDICAUX, LA COUR D'APPEL A DECLARE QUE BERTON AVAIT REGLE A LA DATE DU DEPOT DE SA DEMANDE DEVANT LA COMMISSION DE RECOURS GRACIEUX DE LA CAISSE L'ENSEMBLE DES COTISATIONS MISES A SA CHARGE ET QUE LE RETARD A S'EN ACQUITTER AURAIT ETE PROVOQUE PAR DES VERIFICATIONS FISCALES ENTRAINANT L'INDISPONIBILITE TEMPORAIRE DE SES COMPTES ET QUE L'ASSURE ETAIT DE BONNE FOI;    ATTENDU CEPENDANT, QU'A LA DATE DES SOINS, BERTON ETAIT ENCORE REDEVABLE D'AUTRES COTISATIONS QUE CELLES DU SEMESTRE EN COURS; QU'IL NE POUVAIT DONC FAIRE VALOIR SES DROITS AUX PRESTATIONS LITIGIEUSES; D'OU IL SUIT QU'EN STATUANT AINSI LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 19 AVRIL 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE POITIERS; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE LIMOGES.<br>,Arrêts groupés : Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1979-12-19 (CASSATION) N. 78-13.374 DRSS Limoges N. 78-13.378 CMR Poitou-Charentes

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret 75-1109 1975-12-02 ART. 1, ART. 2,LOI 66-509 1966-07-12 ART. 5
**ECLI:** 
**Résumé:** Par application de l'article 5 de la loi du 12 juillet 1966 modifiée, et des articles 1 et 2 du décret n. 75-1109 du 2 décembre 1975, l'assuré qui, à la date des soins litigieux était encore redevable d'autres cotisations que celles du semestre en cours, ne peut faire valoir ses droits aux prestations (arrêts n. 1 et 2), peu important que les cotisations afférentes au semestre au cours duquel ces soins ont eu lieu aient été réglées dans les trois mois de leur échéance (arrêt n. 1).
**Mots-clés:** SECURITE SOCIALE ASSURANCES DES NON-SALARIES (loi du 12 juillet 1966) - Maladie - Prestations - Conditions - Versement des cotisations - Retard supérieur à trois mois.,* SECURITE SOCIALE ASSURANCES DES NON-SALARIES (loi du 12 juillet 1966) - Cotisations - Payement - Défaut - Incidence sur le droit aux prestations.