# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1ère chambre - formation à 3, du 12 février 2004, 00BX02919, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007503562
**Date de décision:** 2004-02-12
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 1ERE CHAMBRE - FORMATION A 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007503562

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 19 décembre 2000 au greffe de la Cour, présentée pour la SARL LE SAINT-SAUVEUR, dont le siège social est ... à la Rochelle, par Me X..., avocat  ; 
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     La SARL LE SAINT-SAUVEUR demande à la Cour  : 
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     1°) d'annuler le jugement en date du 19 octobre 2000 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté ses conclusions tendant à l'annulation de la décision en date du 7 octobre 1999 par laquelle l'inspecteur du travail de la Charente-Maritime a confirmé la décision du médecin du travail déclarant Mme Y inapte au poste d'employée de travail toutes mains  ; 
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu le code du travail  ; 
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     Vu le code de justice administrative  ; 
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     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Classement CNIJ  : 66-03-04         C
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du  15 janvier 2004  :
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     - le rapport de M. Desramé,
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     - et les conclusions de M. Bec, commissaire du gouvernement  ;
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     Considérant que suite à l'avis d'inaptitude totale et définitive de Mme Y, employée en qualité d'agent d'entretien et d'aide-cuisine, émis par le médecin du travail le 12 février 1999, l'inspecteur du travail de la 3ème section de la Charente-Maritime a, par une décision du 7 avril 1999, déclaré Mme Y inapte à son poste de travail  ; que la SARL LE SAINT-SAUVEUR, employeur de Mme Y, a contesté cette décision  ; 
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     Considérant qu'aux termes de l'article L. 241-10-1 du code du travail  :  le médecin du travail est habilité à proposer les mesures individuelles, telles que mutations ou transformations de poste,  justifiées par des considérations relatives à l'âge, à la résistance physique ou à l'état de santé des travailleurs. Le chef d'entreprise est tenu de prendre en considération ces propositions et, en cas de refus, de faire connaître les motifs qui s'opposent à ce qu'il y soit donné suite. En cas de difficulté ou de désaccord, la décision est prise par l'inspecteur du travail après avis du médecin-inspecteur du travail   ; 
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     Considérant que contrairement à ce qu'il est soutenu par l'employeur, la décision de l'inspecteur du travail est suffisamment motivée  ; que si cette décision vise entre autres avis médicaux un avis du médecin inspecteur régional en date du 23 mars 1999 qui n'aurait pas été communiqué à l'employeur, cette circonstance, à la supposer établie, est sans incidence sur la légalité de la décision  ; qu'aucune disposition législative ou réglementaire ne prévoit qu'une telle décision doive être prise à l'issue d'une enquête contradictoire au sein même de l'entreprise  ; que la proposition formulée le 5 février 1999 par l'employeur consistait à faire réaliser par Mme Y des travaux de service en salle et de nettoyage incompatibles avec ses possibilités physiques telles que constatées par le médecin du travail les 12 et 26 janvier 1999  ; qu'en l'absence de réelle proposition de reclassement sur un poste susceptible d'être occupé par Mme Y compte tenu de son handicap, l'administration a pu, par une exacte application des dispositions précitées du code du travail, confirmer l'inaptitude définitive de l'intéressée et en conséquence inviter l'employeur à procéder à son licenciement  ;
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     Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la SARL LE SAINT-SAUVEUR n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande  ; 
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     Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  : 
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     Considérant que, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de condamner la SARL LE SAINT-SAUVEUR à payer à Mme Y une somme de 914,69 euros à ce titre  ; 
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     D E C I D E
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     Article 1er  : La requête de la SARL LE SAINT-SAUVEUR est rejetée.
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     Article 2  : La SARL LE SAINT-SAUVEUR versera à Mme Y une somme de 914,69 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
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3
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00BX02919
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**