# CAA de MARSEILLE, 4ème chambre - formation à 3, 19/02/2019, 18MA03505, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000038179894
**Date de décision:** 2019-02-19
**Juridiction:** CAA de MARSEILLE
**Formation:** 4ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000038179894

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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       Procédure contentieuse antérieure :<br>
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       M. A... B...a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 16 juin 2017 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à un nouvel examen dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens.<br>
       Par un jugement n° 1704899 du 22 février 2018, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.<br>
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       Procédure devant la Cour :<br>
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       Par une requête, enregistrée le 20 juillet 2018, M. B..., représenté par Me C..., demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Marseille n° 1704899 du 22 février 2018 ;<br>
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       2°) d'annuler l'arrêté du 16 juin 2017 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard en application de l'article L. 911 et suivants du code de justice administrative ;<br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.<br>
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       Il soutient qu'il est père d'une enfant française, et contribue à son entretien et à son éducation.<br>
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       La demande d'aide juridictionnelle de M. B... a été rejetée par une décision du 25 mai 2018.<br>
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       Vu les autres pièces du dossier.<br>
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       Vu :<br>
       - la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;<br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;<br>
       - le code de justice administrative. <br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. <br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.<br>
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       Le rapport de M. Maury a été entendu au cours de l'audience publique.<br>
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       Considérant ce qui suit : <br>
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       1. M. B..., de nationalité algérienne, a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 16 juin 2017 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par le jugement n° 1704899 du 22 février 2018, le tribunal a rejeté sa demande. C'est de ce jugement dont le requérant relève appel.<br>
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       2. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : (...) 4°) au ressortissant algérien ascendant direct d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il exerce même partiellement l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins. Lorsque la qualité d'ascendant direct d'un enfant français résulte d'une reconnaissance de l'enfant postérieure à la naissance, le certificat de résidence d'un an n'est délivré au ressortissant algérien que s'il subvient à ses besoins depuis sa naissance ou depuis au moins un an. ".<br>
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       3. M. B... est le père d''une enfant française, Maïssa, née le 11 avril 2016 à Marseille, qu'il a reconnue postérieurement à sa naissance, le 15 avril 2016. En application des stipulations de l'accord franco-algérien, il appartient à l'intéressé d'établir qu'il subvient aux besoins de son enfant depuis sa naissance ou depuis au moins un an, soit depuis juin 2016. M. B... se borne à produire la copie de quelques mandats cash établis à compter du mois d'août 2017, et les mois suivants, au profit de la mère de l'enfant, ainsi que des tickets de caisse d'articles de puériculture et jouets pour enfants, datés d'octobre 2016 puis de mars et juin 2017, qui sont insuffisants pour établir qu'il subvient aux besoins de son enfant. Le moyen tiré de la méconnaissance du 4° de l'article 6 de l'accord franco-algérien doit être écarté.<br>
       4. Compte tenu de ce qui a été dit au point 3, M. B... n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 16 juin 2017. Doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.<br>
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       5. Il résulte de tout ce qui précède que M. B... n'est pas fondé à soutenir que, c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.<br>
D É C I D E :<br>
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A... B..., à Me C...et au ministre de l'intérieur.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
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       Délibéré après l'audience du 5 février 2019, où siégeaient :<br>
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       - M. Antonetti, président,<br>
       - M. Barthez, président assesseur, <br>
       - M. Maury, premier conseiller.<br>
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       Lu en audience publique, le 19 février 2019.<br>
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N° 18MA03505<br>
		mtr<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01-03 Étrangers. Séjour des étrangers. Refus de séjour.