# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 24/11/2008, 07MA02652, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000020252633
**Date de décision:** 2008-11-24
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000020252633

## Contenu de la décision

Vu la requête enregistrée le 11 juillet 2007 au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, sous le n° 07MA02652, présentée par Me Hernandez, avocat au barreau de Toulon, pour M. Ramzi X, de nationalité tunisienne, élisant domicile ... ; M. X demande à la Cour : <br>
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       1°/ d'annuler le jugement n° 0500223 du 5 juin 2007 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 10 décembre 2004 par laquelle le préfet du Var a refusé de lui délivrer un titre de séjour ; <br>
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       2°/ d'annuler la décision ci-dessus mentionnée du préfet du Var ; <br>
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       3°/ d'autoriser son séjour en France ; <br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 20 octobre 2008 :<br>
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       - le rapport de M. Antonetti, président assesseur ; <br>
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- et les conclusions de Mme Paix, commissaire du gouvernement ;<br>
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       Considérant que M. X, de nationalité tunisienne avait sollicité la délivrance d'un titre de séjour « vie privée et familiale » ; que par décision en date du 10 décembre 2004 le préfet du Var a rejeté sa demande en se fondant sur la circonstance que l'exécution de ladite décision ne portait pas une atteint excessive au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé ; que, par jugement en date du 5 juin 2007 le Tribunal administratif de Nice a également rejeté la requête tendant à l'annulation de ladite décision ; que M. X a relevé appel de ce jugement ; <br>
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       Considérant qu'il n'appartient pas à la Cour de délivrer des autorisation de séjour en lieu et place de l'administration ; que dés lors les conclusions tendant à la délivrance d'une autorisation de séjour sont irrecevables ;<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale ...2. Il ne peut y avoir ingérence pour l'autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ; l'autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ; qu'il ressort de l'examen des pièces versées au dossier que M. X, à la date de la décision contestée, était célibataire et sans enfants ; qu'il ne séjournait en France que depuis quelques mois alors qu'il avait vécu en Tunisie jusqu'à l'âge de 24 ans ; qu'ainsi la décision contestée ne peut être regardée comme ayant porté, dans les circonstances de l'espèce, une atteinte excessive au droit au respect de sa vie privée et de sa vie familiale, alors même que plusieurs des membres de sa famille vivent en France ; que le requérant n'est par suite pas fondé à soutenir que les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales auraient été méconnues et que la décision contestée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande ; <br>
D É C I D E :<br>
Article 1er : La requête susvisée est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet du Var.<br>
N° 07MA02652	2<br>
		mp<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**