# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 3ème Chambre, 12/04/2012, 11NT02142, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000025704425
**Date de décision:** 2012-04-12
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 3ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000025704425

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 2 août 2011, présentée pour Mme Altansetseg X, demeurant ..., par Me Manuel Lauriano, avocat au barreau de Caen ; Mme X demande à la cour :<br>
<br>
       1°) d'annuler le jugement n° 11-993 du 8 juillet 2011 par lequel le tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 février 2011 du préfet du Calvados refusant de lui délivrer un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire ; <br>
<br>
       2°) d'annuler cet arrêté ; <br>
<br>
       3°) d'enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de 15 jours à compter de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;<br>
<br>
       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son avocat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation de celui-ci à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ;<br>
.....................................................................................................................<br>
Vu les autres pièces du dossier ;<br>
<br>
       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
<br>
       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979, modifiée, relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ;<br>
<br>
       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
<br>
       Vu la loi n° 2000-31 du 12 avril 2000, modifiée, relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations ;<br>
<br>
       Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
       Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;<br>
<br>
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 22 mars 2012 :<br>
<br>
       - le rapport de M. Coiffet, président-assesseur ;<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>
       Considérant que Mme X, relève appel du jugement du 8 juillet 2011 par lequel le tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 février 2011 du préfet du Calvados portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ; <br>
       Considérant que Mme X se borne à invoquer devant le juge d'appel les mêmes moyens que ceux développés en première instance ; qu'il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par les premiers juges et tirés de ce que l'arrêté contesté, qui révèle un examen particulier de la situation personnelle de la requérante, est suffisamment motivé, de ce que le préfet du Calvados n'a pas méconnu les dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 et celles du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, que Mme X n'est pas fondée à invoquer l'illégalité de l'arrêté en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français et que le préfet du Calvados n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme X n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande ; qu'il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter sa demande d'injonction sous astreinte et ses conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 ;<br>
<br>
DÉCIDE :<br>
Article 1er   : La requête de Mme X est rejetée.<br>
Article 2    : Le présent arrêt sera notifié à Mme Altansetseg X et au ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration. <br>
          Une copie sera transmise au préfet du Calvados.<br>
<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
1<br>
<br>
N° 11NT02142	2 <br>
1<br>
<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**