# Conseil d'Etat, du 24 mai 1968, 68647, publié au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007639066
**Date de décision:** 1968-05-24
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007639066

## Contenu de la décision

REQUETE DE LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE DU PUY-DE-DOME, TENDANT A L'ANNULATION D'UN JUGEMENT DU 29 OCTOBRE 1965 DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE CLERMONT-FERRAND QUI A REJETE LES CONCLUSIONS DE SA DEMANDE TENDANT A CE QUE LA VILLE D'AMBERT SOIT CONDAMNEE A LUI REMBOURSER DES ARRERAGES ECHUS OU A ECHOIR DES RENTES D'ASCENDANTS SERVIES AU SIEUR ET A LA DAME JAY  Y...  ;<br>   VU LA LOI DU 28 PLUVIOSE AN VIII ; LE CODE DE LA SECURITE SOCIALE ; L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953, LE CODE GENERAL DES IMPOTS ;<br>   SUR LES CONCLUSIONS TENDANT AU REMBOURSEMENT DE PRESTATIONS ET ARRERAGES DE RENTES VERSEES A LA DAME VEUVE JAY  X...  NEE D...  RENEE  : - CONSIDERANT QU'IL RESULTE DES TERMES MEMES DE LA REQUETE SUSVISEE DE LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE DU PUY-DE-DOME, QUE CELLE-CI N'A ENTENDU FAIRE APPEL DU JUGEMENT SUSVISE DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE CLERMONT-FERRAND EN DATE DU 29 OCTOBRE 1965, QU'EN TANT QUE LEDIT JUGEMENT REJETAIT LES CONCLUSIONS DE SA DEMANDE TENDANT A CE QUE LA VILLE D'AMBERT SOIT CONDAMNEE A LUI REMBOURSER LE MONTANT DES ARRERAGES ECHUS OU A ECHOIR DES RENTES VIAGERES D'ASCENDANTS SERVIES PAR ELLE AU PERE ET A LA MERE DU SIEUR JAY  X... , VICTIME DE L'ACCIDENT QUI EST A L'ORIGINE DU LITIGE ; QU'AINSI LES CONCLUSIONS CONTENUES DANS DES MEMOIRES ENREGISTRES AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LES 19 DECEMBRE 1967, 30 JANVIER ET 3 MAI 1968 ET TENDANT AU REMBOURSEMENT PAR LA VILLE D'AMBERT DE PRESTATIONS VERSEES PAR LA CAISSE A LA DAME VEUVE C...  X...  NEE D...  RENEE , CONJOINTE DE LA VICTIME, CONSTITUENT DES CONCLUSIONS NOUVELLES QUI, PRESENTEES APRES L'EXPIRATION DU DELAI D'APPEL, SONT TARDIVES ET, DES LORS, IRRECEVABLES ;<br>   SUR LES CONCLUSIONS TENDANT AU REMBOURSEMENT DES ARRERAGES DES RENTES D'ASCENDANTS VERSEES OU A VERSER PAR LA CAISSE REQUERANTE AU SIEUR JAY  Y...  ET A LA DAME JAY  Y...  NEE FLEURY  B... , ASCENDANTS DU SIEUR JAY  ALBERT  Z... : - CONS. QU'EN VERTU DE L'ARTICLE L.470 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, LES CAISSES SONT ADMISES A RECLAMER AU TIERS RESPONSABLE D'UN ACCIDENT DU TRAVAIL LE REMBOURSEMENT DES INDEMNITES MISES A LEUR CHARGE, DANS LA LIMITE DE L'INDEMNITE QUI SERAIT DUE A LA VICTIME SELON LE DROIT COMMUN ;<br>   CONS. QU'IL EST CONSTANT QUE, PAR UNE DECISION DE LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE LA SECURITE SOCIALE DE CLERMONT-FERRAND EN DATE DU 3 JUILLET 1964, LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE DU PUY-DE-DOME A ETE CONDAMNEE A SERVIR RESPECTIVEMENT AU SIEUR JAY  Y...  ET A LA DAME JAY  Y...  NEE FLEURY  B... , PERE ET MERE DU SIEUR JAY  ALBERT  A... D'UN ACCIDENT DU TRAVAIL, LA RENTE VIAGERE PREVUE A L'ARTICLE L. 454 DU CODE PRECITE ; QUE, SI LA CIRCONSTANCE QUE LES EPOUX C... SE SONT ABSTENUS DE FAIRE APPEL DU JUGEMENT SUSVISE DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE CLERMONT-FERRAND EN DATE DU 29 OCTOBRE 1965 EN TANT QUE LEDIT JUGEMENT REJETTE LES CONCLUSIONS DE LEUR DEMANDE, TENDANT A CE QUE LA VILLE D'AMBERT, TIERS RESPONSABLE DE L'ACCIDENT, SOIT CONDAMNEE A LEUR VERSER UNE INDEMNITE, NE FAIT PAS OBSTACLE A CE QUE LA CAISSE, AGISSANT EN VERTU DU DROIT PROPRE QUE LUI CONFERENT LES PRESCRIPTIONS CI-DESSUS RAPPELEES DE L'ARTICLE L. 470, POURSUIVE LE REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS MISES A SA CHARGE AU TITRE DE LA LEGISLATION RELATIVE AUX ACCIDENTS DU TRAVAIL AU PROFIT DES EPOUX C..., IL INCOMBE A LADITE CAISSE DE RAPPORTER PAR TOUS MOYENS LA PREUVE QUE CES DERNIERS ONT SUBI, DU FAIT DU DECES DE LEUR FILS, UN PREJUDICE LEUR OUVRANT DROIT A INDEMNITE, SELON LE DROIT COMMUN, A LA CHARGE DE LA VILLE D'AMBERT ;<br>   CONS. QU'A L'APPUI DE SA REQUETE LA CAISSE PRIMAIRE DE SECURITE SOCIALE SE BORNE A FAIRE ETAT DE LA DECISION SUSMENTIONNEE DE LA COMMISSION DE PREMIERE INSTANCE DE LA SECURITE SOCIALE DE CLERMONT-FERRAND EN DATE DU 3 JUILLET 1964 ; QUE L'EXISTENCE DE CETTE DECISION QUI - AINSI QUE LA CAISSE LE RECONNAIT D'AILLEURS DANS LE DERNIER ETAT DE SES CONCLUSIONS - N'A PAS AUTORITE DE CHOSE JUGEE A L'EGARD DE LA VILLE D'AMBERT - N'ETABLIT PAS, PAR ELLE-MEME, QUE LE DECES DU SIEUR JAY  X...  AIT CAUSE AUX EPOUX C..., SES PERE ET MERE, UN PREJUDICE INDEMNISABLE SELON LES REGLES DU DROIT COMMUN ;<br>   CONS. QUE DE TOUT CE QUI PRECEDE, IL RESULTE QUE LA CAISSE REQUERANTE N'EST PAS FONDEE A SE PLAINDRE QUE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE CLERMONT-FERRAND A REJETE SA DEMANDE ;<br>   REJET ; DEPENS EXPOSES DEVANT LE CONSEIL D'ETAT MIS A LA CHARGE DE LA CAISSE, SOUS RESERVE DES DISPOSITIONS DES ARTICLES 58 ET 59 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code de la Sécurité sociale L470, L454, 58, 59
**ECLI:** 
**Résumé:** 54-04-04          Caisse de sécurité sociale condamnée par la juridiction de sécurité sociale à servir une rente viagère aux ascendants d'un accidenté du travail. La circonstance que la demande d'indemnité des parents de la victime a été rejetée par le Tribunal administratif ne faisait pas obstacle à ce que la caisse, agissant en vertu du droit propre que lui confère l'article L. 470 du Code de la sécurité sociale, demande à la commune le remboursement des prestations mises à sa charge. Mais il appartenait à la caisse d'apporter par tous moyens la preuve que les parents de la victime ont subi un préjudice leur ouvrant droit à indemnité selon le droit commun.,54-06-06, 62-05          Caisse de Sécurité sociale condamnée par la juridiction de Sécurité sociale à servir une rente viagère aux ascendants d'un accidenté du travail. La circonstance que la demande d'indemnité des parents de la victime a été rejetée par le Tribunal administratif, ne faisait pas obstacle à ce que la caisse, agissant en vertu du droit propre que lui confère l'article L. 470 du Code de la Sécurité sociale, demande à la commune le remboursement des prestations mises à sa charge. Mais il appartenait à la caisse d'apporter par tous moyens la preuve que les parents de la victime ont subi un préjudice leur ouvrant droit à indemnité selon le droit commun. La caisse se bornant à faire état de la décision de la juridiction de Sécurité sociale qui l'a condamnée, laquelle n'a pas autorité de chose jugée vis-à-vis de la commune, c'est à bon droit que le Tribunal administratif a rejeté sa demande.
**Mots-clés:** 54-04-04 PROCEDURE - INSTRUCTION - PREUVE -Charge de la preuve - Recours des Caisses de sécurité sociale contre les tiers responsables - Preuve du préjudice subi devant être apportée par les caisses.,54-06-06 PROCEDURE - JUGEMENTS - CHOSE JUGEE -Chose jugée par la juridiction de Sécurité sociale - Absence.,62-05 SECURITE SOCIALE - REGLES DE PROCEDURE CONTENTIEUSE SPECIALES -Recours des caisses de sécurité sociale contre les tiers auteurs de l'accident - Preuve du préjudice subi.