# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 19 juin 1969, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006980537
**Date de décision:** 1969-06-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006980537

## Contenu de la décision

SUR LA QUATRIEME BRANCHE DU MOYEN UNIQUE :<br>
    VU L'ARTICLE 6 DE L'ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958, MODIFIE PAR LA LOI DU 10 JUILLET 1965, ENSEMBLE L'ARTICLE 14-1° DU DECRET DU 6 JUIN 1959 ;<br>
   ATTENDU QUE LE DELAI DE QUINZE JOURS AU MOINS, IMPARTI AUX PROPRIETAIRES INTERESSES POUR PRESENTER LEURS OBSERVATIONS AU COURS DE L'ENQUETE PARCELLAIRE, NE PEUT COMMENCER A COURIR QUE LORSQUE TOUTES LES FORMALITES CONCERNANT LES AVERTISSEMENTS, TANT INDIVIDUELS QUE COLLECTIFS, ONT ETE REMPLIES ;<br>
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   ATTENDU QUE L'ORDONNANCE ATTAQUEE, EN DATE DU 21 MARS 1968, QUI PRONONCE L'EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE, AU PROFIT DE LA VILLE DE PARIS, DE TERRAINS SIS SUR LE TERRITOIRE DES COMMUNES DE FRESNES ET DE RUNGIS ET APPARTENANT A L'INDIVISION DENOMMEE "CONSORTS X...", VISE, D'UNE PART, "LES CERTIFICATS DES MAIRES DE FRESNES ET DE RUNGIS, EN DATE DU 28 OCTOBRE 1967, ATTESTANT L'AFFICHAGE" ET, D'AUTRE PART, "LE PROCES VERBAL DE L'ENQUETE PARCELLAIRE OUVERTE DANS LES MAIRIES DE FRESNES ET DE RUNGIS LE 9 OCTOBRE 1967 ET CLOSE LE 27 OCTOBRE 1967..." ;<br>
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 QU'IL NE RESULTE PAS DE CES MENTIONS QUE L'ENQUETE PARCELLAIRE N'A COMMENCE QU'APRES L'ACCOMPLISSEMENT DES FORMALITES DE PUBLICITE PRESCRITES ;<br>
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 QU'AINSI, L'ORDONNANCE ATTAQUEE EST ENTACHEE D'UN VICE DE FORME QUI DOIT EN FAIRE PRONONCER L'ANNULATION ;<br>
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   PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL SOIT BESOIN DE STATUER SUR LES AUTRES GRIEFS DU MOYEN ;<br>
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   CASSE ET ANNULE L'ORDONNANCE RENDUE ENTRE LES PARTIES PAR LE JUGE DE L'EXPROPRIATION DU DEPARTEMENT DU VAL-DE-MARNE LE 21 MARS 1968 ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LADITE ORDONNANCE ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE JUGE DE L'EXPROPRIATION DU DEPARTEMENT DE SEINE-ET-MARNE, SIEGEANT A MELUN.<br>
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N° 68-70.172. CONSORTS Y... C/ VILLE DE PARIS ET AUTRE. PRESIDENT : M. DE MONTERA. - RAPPORTEUR : M. FAYON. - AVOCAT GENERAL : M. TUNC. - AVOCATS : MM. CAIL ET JOLLY. DANS LE MEME SENS : CIV. 3, 30 OCTOBRE 1968, BULL. 1968, III, N° 433, P. 329 (CASSATION) ;<br>
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CIV. 3, 8 NOVEMBRE 1968, BULL. 1968, III, N° 453, P. 345 (CASSATION), ET LES ARRETS CITES.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** CASSATION.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LE DELAI DE QUINZE JOURS AU MOINS, IMPARTI AUX PROPRIETAIRES INTERESSES POUR PRESENTER LEURS OBSERVATIONS AU COURS DE L'ENQUETE PARCELLAIRE, NE PEUT COMMENCER A COURIR QUE LORSQUE TOUTES LES FORMALITES CONCERNANT LES AVERTISSEMENTS TANT INDIVIDUELS QUE COLLECTIFS ONT ETE REMPLIES.
**Mots-clés:** EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE (ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958)    ORDONNANCE D'EXPROPRIATION    VISAS    ENQUETE PARCELLAIRE    AVERTISSEMENTS COLLECTIFS