# COUR DE CASSATION, Chambre sociale, du 14 juin 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006960971
**Date de décision:** 1962-06-14
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006960971

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 29K DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL, L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL, L'ARTICLE 1ER DU LIVRE IV DU CODE DU TRAVAIL ET L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810;<br>
<br>
ATTENDU QUE PAR APPLICATION DU PREMIER DE CES TEXTES, LES CONVENTIONS DONT L'OBJET EST LA REPRESENTATION, INTERVENUES ENTRE LES VOYAGEURS, REPRESENTANTS OU PLACIERS ET LEURS EMPLOYEURS, SONT DES CONTRATS DE LOUAGE DE SERVICES LORSQUE LES VOYAGEURS, REPRESENTANTS OU PLACIERS EXERCENT, NOTAMMENT, EN FAIT D'UNE FACON EXCLUSIVE ET CONSTANTE LEUR PROFESSION DE REPRESENTANT, ET NE FONT EFFECTIVEMENT AUCUNE OPERATION COMMERCIALE POUR LEUR COMPTE PERSONNEL;<br>
<br>
ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A DECLARE LE TRIBUNAL DE COMMERCE INCOMPETENT ET LA JURIDICTION PRUD'HOMALE COMPETENTE POUR CONNAITRE DU LITIGE OPPOSANT LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE TISSAGE DES LESSES A SON REPRESENTANT JOEL Y... X..., EN RELEVANT NOTAMMENT QUE L'ENGAGEMENT PAR Y... X... DE SALARIES DESTINES A L'AIDER A REMPLIR SES OBLIGATIONS EN RAISON DES NOMBREUSES REPRESENTATIONS QU'IL ASSURAIT, NE POUVAIT LE PRIVER DU BENEFICE DU STATUT DE REPRESENTANT DES LORS QU'IL VISITAIT LUI-MEME EFFECTIVEMENT LA CLIENTELE, ET QUE SI Y... AVAIT REMIS AUX ETABLISSEMENTS LEVEQUE UN ECHANTILLON DE TISSU A FABRIQUER MOYENNANT UNE REDEVANCE A SON PROFIT, CELA N'ETAIT PAS UN ACTE DE COURTAGE "LES VENTES S'EFFECTUANT PAR L'INTERMEDIAIRE DES REPRESENTANTS HABITUELS DU FABRICANT";<br>
<br>
QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QU'IL RESULTAIT DES PIECES PRODUITES, D'UNE PART, QUE JOEL Y... X... AVAIT LUI-MEME, POUR FAIRE PRESENTER LES COLLECTIONS A LA CLIENTELE, EMBAUCHE DU PERSONNEL DONT IL ETAIT L'EMPLOYEUR, QUI TRAVAILLAIT POUR SON COMPTE ET ETAIT REMUNERE PAR LUI SUR LES COMMISSIONS QU'IL PERCEVAIT, ET D'AUTRE PART QUE Y... AVAIT PROPOSE AUX ETABLISSEMENTS LEVEQUE DE FABRIQUER UN TISSU NOUVEAU, DE LA VENTE DUQUEL IL NE DEVAIT PAS ETRE CHARGE, CE DONT IL RESULTAIT QU'IL FAISAIT DES OPERATIONS POUR SON COMPTE PERSONNEL ET N'EXERCAIT PAS DE FACON EXCLUSIVE ET CONSTANTE LA PROFESSION DE REPRESENTANT, L'ARRET ATTAQUE A FAIT UNE FAUSSE APPLICATION DES TEXTES SUSVISES;<br>
<br>
PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS, LE 24 OCTOBRE 1960;<br>
<br>
 REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE NANCY. N° 60-13 967. SOCIETE DES TISSAGES DES LESSES C/ CHOTARD-CHAVANON. PRESIDENT : M VERDIER   RAPPORTEUR : M LAROQUE   AVOCAT GENERAL : M FENIE   AVOCATS : MM LANDOUSY ET MAYER. A RAPPROCHER : 26 FEVRIER 1959, BULL 1959, IV, N° 307 (1°), P 250.<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** CASSATION
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** N'EXERCE PAS SA PROFESSION D'UNE FACON EXCLUSIVE ET CONSTANTE ET NE PEUT BENEFICIER DU STATUT LEGAL LE REPRESENTANT D'UNE ENTREPRISE DE TEXTILES QUI, D'UNE PART, POUR FAIRE PRESENTER LES COLLECTIONS A LA CLIENTELE, A EMBAUCHE DU PERSONNEL DONT IL EST L'EMPLOYEUR, QUI TRAVAILLE POUR SON COMPTE ET EST REMUNERE PAR LUI SUR LES COMMISSIONS QU'IL PERCOIT ET QUI, D'AUTRE PART, A PROPOSE A UN CLIENT DE FABRIQUER, MOYENNANT UNE REDEVANCE A SON PROFIT, UN TISSU NOUVEAU, DE LA VENTE DUQUEL IL NE DEVAIT PAS ETRE CHARGE
**Mots-clés:** REPRESENTANT DE COMMERCE - STATUT LEGAL - CONDITIONS - EXERCICE EXCLUSIF ET CONSTANT DE LA PROFESSION - REPRESENTANT AYANT EMBAUCHE DU PERSONNEL POUR PRESENTER LES COLLECTIONS