# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 7 février 1980, 78-40.474, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005028
**Date de décision:** 1980-02-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005028

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ET DE LA CONTRADICTION DE MOTIFS :<br>
    ATTENDU QU'ALAIN SERVAIS, QUI AVAIT ENGAGE DOMINIQUE X... COMME ASSISTANTE-COIFFEUSE LE 14 OCTOBRE 1975, REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR CONDAMNE A PAYER A CETTE SALARIEE DES DOMMAGES-INTERETS POUR RUPTURE ABUSIVE DU CONTRAT DE TRAVAIL, ALORS QUE LA COUR D'APPEL S'EST CONTREDITE EN RETENANT QU'IL L'AVAIT LICENCIEE SANS MOTIF REEL ET SERIEUX TOUT EN CONSTATANT QUE DOMINIQUE X... AVAIT ETE ABSENTE SANS JUSTIFICATION DEPUIS LE 8 JUIN 1976 ET QU'ELLE N'AVAIT AU SURPLUS INVOQUE AUCUN CAS DE FORCE MAJEURE POUR EXPLIQUER SON ABSENCE ;<br>
   MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR ENONCE QUE DOMINIQUE X... N'AVAIT MANIFESTE AUCUNE  VOLONTE EXPRESSE DE DEMISSIONNER, LES JUGES D'APPEL RELEVENT QUE CETTE SALARIEE AVAIT DU INTERROMPRE UNE PREMIERE FOIS SON TRAVAIL DURANT HUIT JOURS AVEC UN CERTIFICAT MEDICAL QUI LUI AVAIT ETE DELIVRE LE 24 MAI 1976, QUE SI CE CERTIFICAT NE PRECISAIT PAS LA NATURE DE LA MALADIE, IL RESULTE DE LA CORRESPONDANCE MEME DE SERVAIS QUE CELUI-CI SAVAIT QU'IL S'AGISSAIT D'UNE AFFECTION DERMIQUE ET QU'IL AVAIT ETE AVISE TELEPHONIQUEMENT DE LA RECHUTE DE LA MALADIE PAR LA MERE DE L'INTERESSEE, QUE L'ENVOI DU CERTIFICAT MEDICAL CONSTATANT LA NATURE DE LA MALADIE ET SON CARACTERE PROFESSIONNEL N'AVAIT DONC D'AUTRE BUT QUE DE CONFIRMER UNE SITUATION CONNUE DE SERVAIS ET D'OBTENIR DE LUI LA DECLARATION DESTINEE AUX ORGANISMES DE SECURITE SOCIALE ; QUE SERVAIS NE POUVAIT SERIEUSEMENT SOUTENIR QU'UNE OUVRIERE COIFFEUSE, ATTEINTE D'UN ECZEMA DES DEUX MAINS, NE SE TROUVAIT PAS DANS L'IMPOSSIBILITE D'EXECUTER SON TRAVAIL ;<br>
<br>
   QU'APPRECIANT CES FAITS, LA COUR D'APPEL A ESTIME SANS CONTRADICTION QU'EN LICENCIANT LE 17 JUIN 1976 DOMINIQUE X... PARCE QU'ELLE N'AVAIT PAS JUSTIFIE MEDICALEMENT D'UN ARRET DE TRAVAIL DONT IL N'IGNORAIT PAS LE MOTIF ET LA CAUSE PROFESSIONNELLE, SERVAIS AVAIT PROCEDE A UN CONGEDIEMENT ABUSIF ; QU'ELLE A AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ET QUE LE MOYEN NE SAURAIT DONC ETRE ACCUEILLI ;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 6 FEVRIER 1978 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX EN PROVENCE.<br>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail L122-14-3
**ECLI:** 
**Résumé:** Est sans motif réel et sérieux le licenciement d'une ouvrière coiffeuse atteinte d'un eczéma aux deux mains au motif qu'elle a été absente sans justification pendant une huitaine de jours et n'invoque aucun cas de force majeure pour expliquer son absence, dès lors que cette absence fait suite à un premier arrêt de travail ayant eu le même motif dont le caractère médical et la cause professionnelle étaient connus de l'employeur, lequel avait en outre, été avisé téléphoniquement de la rechute de son employée.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Cause - Cause réelle et sérieuse - Maladie du salarié - Absence non justifiée par un certificat lors d'une rechute - Employeur ne pouvant prétendre ignorer l'existence et la cause de la rechute.,* COIFFEUR - Contrat de travail - Licenciement - Cause - Maladie du salarié - Affection dermique des deux mains.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Cause - Maladie du salarié - Maladie professionnelle - Rechute - Employeur connaissant l'état de santé de son employé.