# Cour administrative d'appel de Lyon, 4ème chambre - formation à 3, du 2 juin 2004, 01LY01665, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007470812
**Date de décision:** 2004-06-02
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Lyon
**Formation:** 4EME CHAMBRE - FORMATION A 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007470812

## Contenu de la décision

Vu, la requête enregistrée au greffe de la Cour le 7 août 2001, présentée par M. Denis X et Mlle Marie-France Y, domiciliés ensemble ...  ;
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     M. X et Mlle Y demandent à la Cour  :
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1°) d'annuler le jugement n°001531 en date du 29 mai 2001, par lequel le Tribunal administratif de Dijon a rejeté leur demande tendant à l'annulation de la décision du 29 septembre 2000, du président du conseil général de l'Yonne, leur refusant une extension de leur agrément pour l'adoption de trois enfants  ;
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2°) d'annuler cette décision  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu le code de la famille et de l'aide sociale  ;
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     Vu le code civil  ;
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     Vu le décret n°98-771 du 1er septembre 1998, relatif à l'agrément des personnes qui souhaitent adopter un pupille de l'Etat ou un étranger  ;
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     Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel  ;
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     Vu le code de justice administrative  ;
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Classement CNIJ  :  35-05
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Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 6 mai 2004  :
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     - le rapport de Mme Besson-Ledey, conseiller  ;
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     - et les conclusions de Mme Richer, commissaire du gouvernement  ;
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     Considérant qu'aux termes de l'article 63 du code de la famille et de l'aide sociale alors applicable  :  Les pupilles de l'Etat peuvent être adoptés... par des personnes agréées à cet effet (...). L'agrément est accordé, pour cinq ans, dans un délai de neuf mois à compter du jour de la demande par le président du conseil général, après avis d'une commission (...). Les conditions d'application du présent article sont fixées par décret en Conseil d'Etat  ; qu'aux termes de l'article 100-3 du même code  : Les personnes qui accueillent, en vue de son adoption, un enfant étranger doivent avoir obtenu l'agrément prévu à l'article 63 du présent code  ; qu'en vertu des articles 343 et 343-1 du code civil, l'adoption peut être demandée par deux époux non séparés de corps, mariés depuis plus de deux ans ou âgés l'un et l'autre de plus de vingt-huit ans, ou par toute personne âgée de plus de vingt-huit ans  ; et qu'aux termes de l'article 346 du même code  : Nul ne peut être adopté par plusieurs personnes si ce n'est par deux époux.  ; que ces dispositions n'autorisent pas l'adoption conjointe par les deux membres d'un couple non marié, quelle que soit l'ancienneté de leur vie commune  ;
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     Considérant qu'après avoir obtenu le 30 juillet 1998 l'agrément prévu par les articles 63 et 100-3 précités du code de la famille et de l'aide sociale alors applicable, en vue de l'adoption d'un enfant, M. X et Mlle Y ont demandé l'extension de cet agrément pour l'adoption de trois enfants  ; que leur demande a été rejetée par une décision du 29 septembre 2000 du président du conseil général de l'Yonne  ;
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     Considérant qu'il est constant que M. X et Mlle Y n'étaient pas mariés à la date de la décision attaquée du 29 septembre 2000 du président du conseil général de l'Yonne  ; que, par suite, en vertu des dispositions précitées des articles 343, 343-1 et 346 du code civil, le président du conseil général était tenu de rejeter leur demande d'extension d'agrément pour l'adoption de plusieurs enfants  ; qu'il s'ensuit que les moyens tirés de ce que les intéressés avaient obtenu un agrément pour l'adoption d'un enfant, qu'ils projetaient de se marier et que Mlle Y ne souffrait d'aucune fragilité psychologique, sont inopérants  ; que, par suite, M. X et Mlle Y ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Dijon a rejeté leur demande tendant à l'annulation de la décision précitée du président du conseil général de l'Yonne du 29 septembre 2000  ; que, par voie de conséquence et en tout état de cause, les conclusions qu'ils ont présentées tendant à la désignation d'un psychologue ou d'un psychiatre au titre de l'article 63 du code de la famille et de l'aide sociale alors applicable, doivent être rejetées  ;
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     DÉCIDE  :
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Article 1  : La requête de M. X et de Mlle Y est rejetée.
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N°01LY01665	
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**