# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 8ème chambre - formation à 3, 20/12/2011, 10MA00876, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000025147457
**Date de décision:** 2011-12-20
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 8ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000025147457

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 3 mars 2010 sous le n° 10MA00876, présentée par Me Khadir-Cherbonel, avocat, pour M. Hamadi A, demeurant ...; <br>
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       M. A, de nationalité comorienne, demande à la Cour :<br>
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       1°)	d'annuler le jugement n° 0908806 du 11 février 2010 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté ses demandes tendant :<br>
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- à l'annulation de la décision du préfet des Bouches-du-Rhône du 25 novembre 2009 lui refusant l'admission au séjour et des deux décisions distinctes prises par la même autorité le même jour l'obligeant à quitter le territoire national et fixant le pays de destination de l'éloignement ;<br>
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- à ce qu'il soit enjoint à cette autorité administrative de lui délivrer le titre de séjour demandé dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; <br>
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- à ce que soit mise à la charge de l'État la somme de 2.000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       2°)	d'annuler pour excès de pouvoir les trois décisions en litige ;<br>
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3°)	d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer le titre de séjour demandé dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 100 euros de retard ;<br>
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       4°)	de mettre à la charge de l'État la somme de 2.000 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du <br>
10 juillet 1991 ; <br>
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       Vu le jugement attaqué ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;<br>
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       Vu la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;<br>
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       Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ;<br>
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       Vu la loi n° 2006-911 du 24 juillet 2006 ; <br>
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       Vu la loi n° 2007-1631 du 20 novembre 2007 ;<br>
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       Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu le décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 relatif au rapporteur public des juridictions administratives et au déroulement de l'audience devant ces juridictions ;<br>
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       Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'État, en date du 27 janvier 2009, fixant la liste des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel autorisés à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret n° 2009-14 du 7 janvier 2009 ;<br>
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       Vu la décision du bureau d'aide juridictionnelle du 3 mai 2010 admettant l'appelant au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ; <br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 29 novembre 2011 :<br>
       - le rapport de M. Brossier, rapporteur,<br>
       - et les conclusions de Mme Vincent-Dominguez, rapporteur public ;<br>
       Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que par décision du 21 juillet 2001, le préfet des Bouches-du-Rhône a délivré à M. A un titre de séjour d'une durée d'un an, valable du 26 mai 2011 au 25 mai 2012, en sa qualité de père d'un enfant français ; qu'il s'ensuit que sont devenues sans objet les conclusions susvisées de M. A demandant à la Cour d'annuler le jugement attaqué, ensemble et par voie de conséquence celles tendant à annuler les décisions attaquées et enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant qu'aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :  Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation  ; <br>
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       Considérant qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. A tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; <br>
DECIDE :<br>
Article 1er :	Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à l'annulation du jugement du tribunal administratif de Marseille n° 0908806 du 11 février 2010, ainsi que sur ses conclusions subséquentes tendant à l'annulation des décisions attaquées susvisées et à ce qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour.<br>
Article 2	:	Les conclusions de M. A tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.<br>
Article 3	:	Le présent arrêt sera notifié à M. Hamadi A et au ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration.<br>
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.<br>
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N° 10MA008762<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01-03 Étrangers. Séjour des étrangers. Refus de séjour.