# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 12 mars 1974, 72-92.302, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007057754
**Date de décision:** 1974-03-12
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007057754

## Contenu de la décision

REJET DU POURVOI FORME PAR X... (CLAUDE), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE NANCY, CHAMBRE CORRECTIONNELLE, EN DATE DU 3 MAI 1972, QUI L'A CONDAMNE A 21 AMENDES DE 10 FRANCS AINSI QU'A DES REPARATIONS CIVILES POUR INFRACTION A UN ARRETE PREFECTORAL PRIS EN APPLICATION DE L'ARTICLE 43 A DU LIVRE II DU CODE DU TRAVAIL. LA COUR, VU LE MEMOIRE PERSONNEL REGULIEREMENT PRODUIT PAR LE DEMANDEUR ;<br>
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 VU LE MEMOIRE EN DEFENSE ;<br>
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 SUR LE PREMIER MOYEN DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE R 26-15° DU CODE PENAL ET DE L'ARTICLE 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ;<br>
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 ET SUR LE DEUXIEME MOYEN DE CASSATION, PRIS DE LA FAUSSE APPLICATION DE L'ARTICLE 43 A DU LIVRE II DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
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 LES DEUX MOYENS ETANT REUNIS ;<br>
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ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE QUE X..., QUI EXPLOITAIT A NANCY UNE " STATION-SERVICE ", N'A PAS RESPECTE LES PRESCRIPTIONS D'UN ARRETE DU PREFET DE MEURTHE-ET-MOSELLE, PRIS LE 30 DECEMBRE 1968 EN APPLICATION DE L'ARTICLE 43 A DU LIVRE II DU CODE DU TRAVAIL ET ORDONNANT, CONFORMEMENT AUX PREVISIONS DUDIT ARTICLE, LA FERMETURE OBLIGATOIRE DES ETABLISSEMENTS PRATIQUANT LA VENTE AU DETAIL DES CARBURANTS SOIT LE DIMANCHE, SOIT EXCEPTIONNELLEMENT UN AUTRE JOUR DE LA SEMAINE, UNE OPTION ETANT A CET EGARD OUVERTE AUX PROFESSIONNELS INTERESSES ;<br>
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 QU'IL EST PRECISE DANS L'ARRET QU'USANT DE CETTE DERNIERE FACULTE, X... AVAIT LUI-MEME, AVEC L'ACCORD IMPLICITE DE L'ADMINISTRATION, FIXE AU MERCREDI LE JOUR DE LA FERMETURE HEBDOMADAIRE DE SON ETABLISSEMENT ;<br>
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 ATTENDU QUE CES CONSTATATIONS DE FAIT, QUE LES MOYENS TENDENT VAINEMENT A REMETTRE EN QUESTION DEVANT LA COUR DE CASSATION, CARACTERISENT DANS LEUR MATERIALITE LES INFRACTIONS RETENUES ET REPONDENT AU MOYEN DE DEFENSE DU PREVENU QUI DENIAIT NOTAMMENT AVOIR CONTRACTE L'OBLIGATION DE FERMER SON ETABLISSEMENT LE MERCREDI, SANS D'AILLEURS SOUTENIR POUR AUTANT L'AVOIR FERME LE DIMANCHE ;<br>
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ET ATTENDU QU'EN REPONSE AUX CONCLUSIONS DU DEMANDEUR QUI CONTESTAIT LA LEGALITE DE L'ARRET PREFECTORAL PRECITE, L'ARRET RELEVE QUE CE REGLEMENT A ETE PRIS SUR LA DEMANDE DES SYNDICATS INTERESSES, DANS L'UN DES CAS PREVUS ET SELON LES FORMES EXIGEES PAR L'ARTICLE 43 A DU LIVRE II DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
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 QU'EN CET ETAT, IL EST VAINEMENT REPROCHE A LA COUR D'APPEL DE NE PAS S'ETRE SPECIALEMENT EXPLIQUEE SUR L'ALLEGATION DU PREVENU SELON LAQUELLE LE PREFET AURAIT, PAR " MESURES DISCRIMINATOIRES ", ACCORDE DES DEROGATIONS ABUSIVES A CERTAINS PROFESSIONNELS ;<br>
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 QU'EN EFFET, CE MOYEN DE DEFENSE ETAIT INOPERANT DES LORS QU'IL METTAIT EN QUESTION, NON PAS LA LEGALITE DU REGLEMENT LITIGIEUX, MAIS CELLE DE CERTAINS ACTES INDIVIDUELS SUBSEQUENTS ;<br>
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 QU'IL SUIT DE LA QUE LES MOYENS NE SAURAIENT ETRE ACCUEILLIS ;<br>
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 ET SUR LE TROISIEME MOYEN DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLE 2, 3 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ET 11 DU LIVRE III DU CODE DU TRAVAIL ;<br>
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 ATTENDU QU'IL SE DEDUIT DES MOTIFS DE L'ARRET QUE LES INFRACTIONS RETENUES A LA CHARGE DE X... ONT CAUSE UN PREJUDICE AU MOINS INDIRECT A L'INTERET COLLECTIF DE LA PROFESSION EN CREANT ILLICITEMENT, AU PROFIT DU DEMANDEUR, UNE INEGALITE PAR RAPPORT A L'ENSEMBLE DES PROFESSIONNELS TENUS A L'OBSERVATION DE LA REGLEMENTATION QU'IL A ENFREINTE ;<br>
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 ATTENDU QU'EN CET ETAT, C'EST A BON DROIT QUE LA COUR D'APPEL A ACCUEILLI L'INTERVENTION DU SYNDICAT DES DISTRIBUTEURS DE CARBURANTS, LEQUEL SE TROUVAIT HABILITE EN PAREIL CAS, EN VERTU DE L'ARTICLE 11 DU LIVRE III DU CODE DE TRAVAIL, A EXERCER LES DROITS RESERVES A LA PARTIE CIVILE ;<br>
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 QUE DES LORS LE MOYEN DOIT ETRE ECARTE ;<br>
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 ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ;<br>
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 REJETTE LE POURVOI<br>
<br>,(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1972-11-21 Bulletin Criminel 1972 N. 352 P. 897 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code de procédure pénale 2,Code de procédure pénale 3,Code du travail 2043-A,Code du travail 3011,Code pénal R26-15
**ECLI:** 
**Résumé:** Constitue un moyen de défense inopérant l'exception que  celui à qui il est reproché d'avoir enfreint un règlement prétend  tirer de l'illégalité alléguée, non de ce règlement lui-même, mais d 'actes administratifs individuels qui lui ont fait suite.,Un commerçant qui enfreint un arrêté préfectoral prescrivant  la fermeture hebdomadaire de son établissement, créé illicitement à  son profit une inégalité par rapport à l'ensemble des professionnels  représentés par le syndicat patronal, lequel est dès lors recevable  à demander réparation du préjudice, au moins indirect, subi par la  profession (1).
**Mots-clés:** 1) LOIS ET REGLEMENTS - RèglementS administratifS - Légalité -  Appréciation par le juge répressif - Arrêté préfectoral - Travail -  Repos hebdomadaire - Fermeture des établissements - Vente au détail  de carburants - Inégalité de traitement entre commerçants -  Contestation portant non pas sur la légalité du règlement, mais sur  celle d'actes individuels subséquents - Moyen inopérant.,* TRAVAIL - Repos hebdomadaire - Fermeture des établissements -  Arrêté préfectoral - Légalité - Vente au détail de carburants -  Inégalité de traitement entre les commerçants - Contestation portant  non pas sur la légalité du règlement, mais sur celle d'actes  individuels subséquents - Moyen inopérant.,2) ACTION CIVILE - Recevabilité - Syndicat - Intérêts collectifs de  la profession - Syndicat patronal - Travail - Repos hebdomadaire -  Fermeture des établissements - Infraction.,* SYNDICATS - Action civile - Intérêts collectifs de la profession  - Syndicat patronal - Travail - Repos hebdomadaire - Fermeture des  établissements - Infraction.