# Conseil d'Etat, 2ème sous-section jugeant seule, du 2 juin 2003, 251704, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008203402
**Date de décision:** 2003-06-02
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2EME SOUS-SECTION JUGEANT SEULE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008203402

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 14 novembre 2002 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Patrick X, demeurant ...  ; M. X demande que le Conseil d'Etat annule pour excès de pouvoir le décret du 26 juin 2002 lui refusant l'acquisition de la nationalité française  ;   
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	Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu le code civil  ; 
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     	Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - le rapport de M. Vidal, Conseiller d'Etat,  
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                - les conclusions de Mme de Silva, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article 21-2 du code civil  : L'étranger... qui contracte mariage avec un conjoint de nationalité française peut... acquérir la nationalité française par déclaration  ; qu'aux termes de l'article 21-4 du même code  : Le Gouvernement peut s'opposer par décret en Conseil d'Etat, pour indignité ou défaut d'assimilation, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger...  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier qu'à la date du décret attaqué, M. X, ressortissant slovaque, faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international délivré le 4 juillet 2001 par le tribunal du district de Bratislava pour détournement de fonds commis en 1999 à l'occasion d'une opération immobilière confiée à la société dont il était le gérant et qu'il ne s'était pas présenté devant les autorités judiciaires de son pays  ; que le principe de la présomption d'innocence ne faisait pas obstacle à ce que le requérant fût regardé comme indigne d'acquérir la nationalité française, alors même qu'aucune juridiction de jugement ne s'était encore prononcée sur les faits qui lui étaient reprochés  ; qu'en estimant que ces faits étaient, en raison de leur gravité et de leur caractère récent, de nature à justifier une opposition à l'acquisition de la nationalité française par M. X, le Gouvernement n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article 21-4 du code civil  ; que, dès lors, M. X n'est pas fondé à demander l'annulation du décret du 26 juin 2002  ; 
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     Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Patrick X et au ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**