# Cour administrative d'appel de Bordeaux, du 13 juillet 1989, 89BX00144, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007475116
**Date de décision:** 1989-07-13
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007475116

## Contenu de la décision

<br>    Vu la décision en date du 1er décembre 1988, enregistrée au greffe de la cour le 15 décembre 1988, par laquelle le président de la 1ère sous-section de la Section du contentieux du Conseil d'Etat a transmis à la cour, en application de l'article 17 du décret n° 88-906 du 2 septembre 1988, la requête présentée par M. Jean-Claude BENOIST ;<br>    Vu la requête, enregistrée le 29 août 1986 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Jean-claude BENOIST, et le mémoire complémentaire, enregistré le 20 mars 1987, présenté pour M. Jean-Claude X..., demeurant ... et tendant à ce que le Conseil d'Etat :<br>    - annule le jugement du 16 juillet 1986 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant au paiement des sommes, majorées d'intérêts de retard, qui lui seraient dues depuis le 11 janvier 1985 par l'agence nationale pour l'emploi ;<br>    - condamne l'agence nationale pour l'emploi à réparer le préjudice subi en raison de son défaut d'inscription comme demandeur d'emploi par l'allocation des sommes qu'il aurait dû percevoir pendant la période où il a été privé d'emploi, assorties des intérêts de droit et le renvoie devant ladite agence aux fins de liquidation de l'indemnité qui lui est due ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code du travail ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ; le décret n° 88-707 du 9 mai 1988 et le décret n° 88-906 du 2 septembre 1988 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience du 4 juillet 1989 :<br>    - le rapport de M. VINCENT, conseiller ; - et les conclusions de M. DE MALAFOSSE, commissaire du gouvernement ;<br>    Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par l'agence nationale pour l'emploi et tirée de l'irrecevabilité de la requête devant les premiers juges :<br>
<br>    Considérant que M. BENOIST soutient qu'il a remis à l'agence locale pour l'emploi compétente pour son domicile la fiche de demande d'emploi le concernant, dûment complétée ; que s'il n'est pas contesté que l'intéressé a effectué certaines démarches vis à vis de ladite agence locale, celui-ci ne rapporte pas la preuve qu'il y a effectivement déposé le document susvisé ; qu'il résulte, au contraire, de l'instruction que le requérant a admis ne pas avoir remis ladite fiche à l'agent nommément désigné auprès duquel il prétendait s'être acquitté d'une telle démarche ; qu'il n'établit pas que l'agence nationale pour l'emploi ait manqué à son obligation d'information en ce que celle-ci n'aurait pas attiré son attention sur les conséquences découlant de cette situation ; qu'il résulte, en revanche, de l'instruction, et notamment de la notice produite par l'intéressé et accompagnant la fiche de demande d'emploi, que ce dernier a été averti que le dépôt de ladite demande conditionnait son admission éventuelle au bénéfice des allocations de chômage versées par les A.S.S.E.D.I.C.  ; qu'ainsi le requérant ne saurait valablement demander à l'agence nationale pour l'emploi la réparation des conséquences dommageables de son défaut d'inscription en tant que demandeur d'emploi ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. BENOIST n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, lequel est suffisamment motivé et n'est pas entaché de contradiction, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa requête ;<br>Article 1er : La requête de M. BENOIST est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 60-01-03-04 RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE - FAITS SUSCEPTIBLES OU NON D'OUVRIR UNE ACTION EN RESPONSABILITE - AGISSEMENTS ADMINISTRATIFS SUSCEPTIBLES D'ENGAGER LA RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE - OMISSIONS,60-02-013 RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE - RESPONSABILITE EN RAISON DES DIFFERENTES ACTIVITES DES SERVICES PUBLICS - SERVICE PUBLIC DE L'EMPLOI