# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 28 avril 1981, 79-41.605, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007007752
**Date de décision:** 1981-04-28
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007007752

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L 122-14-2, R 122-3 DU CODE DU TRAVAIL, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, ET 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DEFAUT DE MOTIF ET DE REPONSE A CONCLUSION, MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
    ATTENDU QUE TORRES, REDACTEUR A L'OFFICE PUBLIC D'HABITATION A LOYERS MODERES DE LA VILLE DE RENNES DETACHE AUPRES DU CREDIT IMMOBILIER DE BRETAGNE (CIB) POUR EXERCER D'ABORD LES FONCTIONS DE DIRECTEUR TECHNIQUE PUIS CELLES DE DIRECTEUR GENERAL, FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR DEBOUTE DE SES DEMANDES EN PAIEMENT D'INDEMNITE COMPENSATRICE DE PREAVIS, D'INDEMNITE DE LICENCIEMENT ET DE DOMMAGES ET INTERETS POUR LICENCIEMENT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE AUX MOTIFS, SELON LE MOYEN, QU'IL N'A PAS DEMANDE A SON EMPLOYEUR DE LUI INDIQUER LES CAUSES DE LA RUPTURE DANS LE DELAI LEGAL ET QUE CE DERNIER JUSTIFIE DE SES FAUTES GRAVES, ALORS D'UNE PART, QUE LE DELAI LEGAL IMPOSE AU SALARIE POUR DEMANDER A SON EMPLOYEUR LES CAUSES REELLES ET SERIEUSES DE LICENCIEMENT NE COMMENCAIT A COURIR QUE DU JOUR DE LA NOTIFICATION DE CELUI-CI LE 13 JUIN 1977 ET NON DU JOUR DE LA CESSATION DE SES FONCTIONS LE 8 JUIN 1977, QUE TORRES ETAIT DANS LE DELAI EN FAISANT SA DEMANDE LE 20 JUIN, ALORS, D'AUTRE PART, QU'EN ADMETTANT QUE LE LICENCIEMENT EUT ETE EFFECTUE LE 8 JUIN, LES JUGES DU FOND NE POUVAIENT ECARTER LA PRECEDENTE DEMANDE QU'IL AVAIT FORMULEE LE 11 JUIN AU SEUL MOTIF QU'ELLE N'AVAIT PAS ETE ETABLIE DANS LES FORMES LEGALES, QU'EN NE PRECISANT PAS LES FORMES DE CETTE DEMANDE ILS N'ONT PAS MIS LA COUR DE CASSATION EN MESURE D'EFFECTUER SON CONTROLE ET ALORS, ENFIN QUE TORRES FAISAIT VALOIR DANS SES CONCLUSIONS DELAISEES QU'IL AVAIT FAIT CETTE DEMANDE PAR LETTRE RECOMMANDEE AVEC AVIS DE RECEPTION;<br>
   MAIS ATTENDU QUE LES JUGES D'APPEL ONT CONSTATE QUE TORRES AVAIT QUITTE EFFECTIVEMENT SON EMPLOI LE 8 JUIN 1977 ET AVAIT CESSE A CETTE DATE TOUTES SES FONCTIONS QUELLE QUE FUT LEUR QUALIFICATION AU SEIN DU CIB; QUE LE CONSEIL D'ADMINISTRATION Y AVAIT MIS FIN, LE LUI AVAIT NOTIFIE LE JOUR MEME ET L'AVAIT REMPLACE DANS L'APRES-MIDI; QUE TORRES N'AVAIT DEMANDE AU CIB DE LUI FAIRE CONNAITRE, EN APPLICATION DE L'ARTICLE R 122-3 DU CODE DU TRAVAIL, LES CAUSES REELLES ET SERIEUSES DE SON LICENCIEMENT QUE PAR LETTRE RECOMMANDEE AVEC AVIS DE RECEPTION DU 20 JUIN 1977, UNE DEMANDE ANTERIEURE DU 11 JUIN 1977, N'AYANT PAS ETE ETABLIE DANS LES FORMES PRECISEES PAR LES TEXTES CE QUI N'EST PAS CONTESTE;    QU'ILS ONT DEDUIT DE LEURS CONSTATATIONS SANS ETRE TENUS DE REPONDRE PLUS AMPLEMENT AUX CONCLUSIONS DE TORRES, QU'AUCUNE PRESOMPTION D'ABSENCE DE CAUSE REELLE ET SERIEUSE NE POUVAIT ETRE TIREE DU DEFAUT DE REPONSE A LA DEMANDE FORMEE PAR LUI EN VIOLATION DES DISPOSITIONS LEGALES ET REGLEMENTAIRES;    QU'IL S'ENSUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 21 JUIN 1979 PAR LA COUR D'APPEL DE RENNES.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1978-10-12 Bulletin 1978 V N. 669 (1) p.500 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail R122-3
**ECLI:** 
**Résumé:** Aucune présomption d'absence de cause réelle et sérieuse de licenciement ne peut être tirée du défaut de réponse à la demande formée par le salarié en violation des dispositions de l'article R 122-3 du Code du travail cette demande n'ayant pas été établie dans les formes précisées par ce texte.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Cause - Cause réelle et sérieuse - Notification écrite au salarié - Obligation - Inobservation - Salarié formulant sa demande en violation des dispositions légales - Portée.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Formalités légales - Notification des causes du licenciement - Inobservation - Salarié formulant sa demande en violation des dispositions légales.