# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 19 mars 1980, 77-40.044, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007005942
**Date de décision:** 1980-03-19
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007005942

## Contenu de la décision

SUR LES DEUX MOYENS REUNIS, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L.122-6, L.122-8  ET L.122-14.3  DU CODE DU TRAVAIL, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
    ATTENDU QU'ARMENIO MARTINS, CHAUDRONNIER AU SERVICE DE LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE SOTRIB DEPUIS LE 7 FEVRIER 1974 ET LICENCIE POUR FAUTE GRAVE LE 27 MAI 1975, REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR DEBOUTE DE SES DEMANDES EN PAIEMENT D'UNE INDEMNITE COMPENSATRICE DE PREAVIS ET DE DOMMAGES-INTERETS POUR LICENCIEMENT ABUSIF, AU MOTIF QUE SON INDISCIPLINE ET LA MAUVAISE EXECUTION DE SON TRAVAIL ETAIENT ETABLIES, ALORS, D'UNE PART, QUE  LA COUR D'APPEL N'A PAS RECHERCHE SI CES FAITS CONSTITUAIENT UNE FAUTE GRAVE PRIVATIVE DE L'INDEMNITE DE PREAVIS ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE LES GRIEFS VAGUES ET IMPRECIS QU'ELLE A RETENUS N'ETAIENT PAS UN MOTIF REEL ET SERIEUX DE LICENCIEMENT, LE SEUL GRIEF, ENONCE PAR L'EMPLOYEUR DANS LA LETTRE DE CONGEDIEMENT, DE S'ETRE PRESENTE SUR LES LIEUX DU TRAVAIL MALGRE UNE MISE A PIED, NE CARACTERISANT PAS UNE FAUTE ;<br>
   MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL RELEVE QUE, MALGRE PLUSIEURS AVERTISSEMENTS VERBAUX ET ECRITS, MARTINS, OUVRIER QUALIFIE N'ACCOMPLISSAIT QU'UN MAUVAIS TRAVAIL, D'UNE QUALITE INFERIEURE A CELUI D'UN MANOEUVRE, QU'IL N'OBEISSAIT PAS AUX ORDRES, QU'IL CREAIT DU DESORDRE DANS L'ENTREPRISE ET QU'IL FAISAIT PREUVE D'INDISCIPLINE, LAQUELLE S'ETAIT UNE FOIS ENCORE MANIFESTEE LES 26 ET 27 MAI 1975 LORSQU'IL NE S'ETAIT PAS SOUMIS A LA MESURE DEMISE A PIED DE DEUX JOURS, INFLIGEE POUR SON COMPORTEMENT DEPLORABLE ;<br>
<br>
   QU'EN L'ETAT DE CES ENONCIATIONS, DESQUELLES IL RESULTE QUE LES FAITS REPROCHES A MARTINS CONSTITUAIENT NON SEULEMENT UN MOTIF REEL ET SERIEUX DE CONGEDIEMENT MAIS ENCORE, EN RAISON DE LEUR IMPORTANCE ET DE LEUR REPETITION, UNE FAUTE GRAVE RENDANT IMPOSSIBLE LA CONTINUATION DU CONTRAT DE TRAVAIL PENDANT LE PREAVIS, LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ;    D'OU IL SUIT QUE LES MOYENS NE SONT PAS FONDES ;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 15 JUILLET 1976 PAR LA COUR D'APPEL DE DIJON.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** Code du travail L122-14-3,Code du travail L122-6,Code du travail L122-8
**ECLI:** 
**Résumé:** Le mauvais travail d'un ouvrier qualifié d'une qualité inférieure à celui d'un manoeuvre ainsi que ses actes d'indiscipline constituent non seulement un motif réel et sérieux de congédiement mais encore en raison de leur importance et de leur répétition, une faute grave rendant impossible la continuation du contrat de travail pendant le préavis.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Délai-congé - Faute du salarié - Gravité - Mauvaise exécution du travail et actes d'indiscipline répétés.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Licenciement - Indemnités - Indemnité de licenciement - Faute du salarié - Gravité - Mauvaise exécution du travail et actes d'indiscipline répétés.