# Cour Administrative d'Appel de Nantes, 3ème Chambre, 07/05/2008, 08NT00235, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000020471048
**Date de décision:** 2008-05-07
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Nantes
**Formation:** 3ème Chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000020471048

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 30 janvier 2008, présentée pour Maître BREION, ès qualités de mandataire liquidateur de l'Association de gestion de l'école d'ingénieurs de Tours (AGEIT), par Me Vaccaro, avocat au barreau de Tours ; Maître BREION, ès qualités de mandataire liquidateur de l'AGEIT demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler l'ordonnance n° 05-3491 du 6 décembre 2007 par laquelle le vice-président du Tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision en date du 1er septembre 2005 par laquelle le président de l'Université François Rabelais de Tours a refusé de garantir et de régler les sommes que l'association a été condamnée à verser, en exécution d'un arrêt rendu le 26 juillet 2005 par la chambre sociale de la Cour d'appel d'Orléans à d'anciens salariés en raison du caractère injustifié de leur licenciement ;<br>
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       2°) d'annuler ladite décision et de condamner l'Université François Rabelais de Tours à lui rembourser les sommes acquittées en exécution de l'arrêt du 26 juillet 2005 ;<br>
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       3°) de condamner l'Université François Rabelais de Tours à lui verser une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu le code du travail ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 10 avril 2008 :<br>
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       - le rapport de Mme Tholliez, rapporteur ;<br>
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       - les observations de Me Drujont, substituant Me Vaccaro, avocat de Maître BREION, ès qualités de mandataire liquidateur de l'AGEIT ;<br>
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       - et les conclusions de M. Geffray, commissaire du gouvernement ;<br>
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       Considérant qu'en raison de la suppression, à partir de 1997, des subventions qui lui étaient allouées par la ville de Tours pour le fonctionnement de l'Unité d'enseignement dénommée Ecole d'ingénieurs de Tours qu'elle avait créée, l'Association de gestion de l'école d'ingénieurs de Tours (AGEIT) a été contrainte d'abandonner la gestion de l'école, celle-ci étant intégrée par décret du 3 août 1999 à l'Université François Rabelais de Tours ; que cette Université ayant refusé de reprendre le personnel technique et administratif de l'association, cette dernière a procédé courant août 1999 au licenciement de ses salariés pour motif économique ; que par arrêt du 26 juillet 2005, la chambre sociale de la Cour d'appel d'Orléans ayant constaté que le licenciement des anciens salariés de l'AGEIT était dépourvu de cause réelle et sérieuse a condamné Maître BREION, ès qualités de mandataire liquidateur de l'association, à verser diverses sommes à titre de dommages-intérêts aux intéressés ; que Maître BREION interjette appel de l'ordonnance du 6 décembre 2007 par laquelle le vice-président du Tribunal administratif d'Orléans a rejeté, comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître, sa demande tendant à ce que l'Université François Rabelais de Tours la garantisse des condamnations prononcées à l'encontre de l'association en cours de liquidation et à ce qu'elle lui rembourse les sommes mises à sa charge ;<br>
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       Considérant qu'aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 122-12 du code du travail : S'il survient une modification dans la situation juridique de l'employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l'entreprise ; qu'aux termes de l'article 1214 du code civil : Le codébiteur d'une dette solidaire, qui l'a payée en entier, ne peut répéter contre les autres que les part et portion de chacun d'eux. Si l'un d'eux se trouve insolvable, la perte qu'occasionne son insolvabilité se répartit, par contribution, entre tous les autres codébiteurs solvables et celui qui a fait le paiement ; <br>
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       Considérant que l'action indemnitaire de Maître BREION, ès qualités de mandataire liquidateur de l'AGEIT, qui tendait à appeler en garantie, sur le fondement de l'article 1214 du code civil, l'Université François Rabelais de Tours, était relative à l'exécution des contrats de travail initialement conclus par l'association avec son personnel, contrats qui, ainsi qu'il a été dit ci-dessus n'ont pas été repris par l'Université et ne mettait, dès lors, en cause que des rapports de droit privé ; qu'une telle action ressortissait, par suite, à la seule compétence des tribunaux judiciaires ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Maître BREION, ès qualités de mandataire liquidateur de l'AGEIT, n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal amdinistratif d'Orléans a rejeté sa demande comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
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       Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que l'Université François Rabelais de Tours, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamnée à verser à Maître BREION, ès qualités de mandataire liquidateur de l'AGEIT, la somme qu'il demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ; qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de ces mêmes dispositions, de condamner Maître BREION, ès qualités de mandataire liquidateur de l'AGEIT à verser à l'Université François Rabelais de Tours la somme qu'elle demande au titre des frais de même nature ;<br>
DÉCIDE :<br>
Article 1er : 	La requête de Maître BREION, ès qualités de mandataire liquidateur de l'AGEIT est rejetée.<br>
Article 2    : Les conclusions de l'Université François Rabelais de Tours tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.<br>
Article 3    : Le présent arrêt sera notifié à Maître BREION, ès qualités de mandataire liquidateur de l'AGEIT, à l'Université François Rabelais de Tours et au ministre de l'éducation nationale.<br>
N° 08NT00235<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**