# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 4ème chambre (formation à 3), du 11 mai 2006, 02BX01903, mentionné aux tables du recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007514277
**Date de décision:** 2006-05-11
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 4EME CHAMBRE (FORMATION A 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007514277

## Contenu de la décision

Vu le recours, enregistré le 12 septembre 2002, présenté par le MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE  ; le MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE demande à la Cour  :
<br>
<br>
     
       1°) d'annuler le jugement n° 00/846 du 14 mars 2002 par lequel le Tribunal administratif de Poitiers a prononcé la réduction de la taxe professionnelle à laquelle la société anonyme Literie Duvivier a été assujettie au titre de l'année 1998 dans les rôles de la commune de Jousse  ;
<br>
<br>
     
       2°) de remettre à la charge de la société anonyme Literie Duvivier l'intégralité de l'imposition en litige  ;
<br>
<br>
     
       .
<br>
<br>
     
       Vu les autres pièces du dossier  ;
<br>
<br>
     
       Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales  ;
<br>
<br>
     
       Vu le code de justice administrative  ;
<br>
<br>
     
       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
<br>
<br>
<br>
     
       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 27 avril 2006  :
<br>
<br>
     
       - le rapport de M. Vié, rapporteur  ;
<br>
     
       - et les conclusions de M. Doré, commissaire du gouvernement  ;
<br>
<br>
     
       Considérant qu'aux termes de l'article 1518 B du code général des impôts  : « A compter du 1er janvier 1980, la valeur locative des immobilisations corporelles acquises à la suite    de cessions d'établissements réalisées à partir du 1er janvier 1976 ne peut être inférieure aux deux tiers de la valeur locative retenue l'année précédant    la cession    / Pour les opérations mentionnées au premier alinéa réalisées à compter du 1er janvier 1992, la valeur locative des immobilisations corporelles ne peut être inférieure aux quatre cinquièmes de son montant avant l'opération    »  ; que pour l'application de ces dispositions, un établissement doit être regardé comme ayant fait l'objet d'une cession lorsque l'ensemble des éléments mobiliers et immobiliers, corporels et incorporels, qui sont essentiels à l'activité exercée ont été acquis par un même redevable qui y poursuit une activité identique  ; 
<br>
<br>
     
       Considérant que, par jugement du 13 novembre 1995, le Tribunal de commerce de Poitiers a arrêté la cession de la société anonyme Matelas Duvivier, placée en redressement judiciaire, à la société anonyme Literie Duvivier  ; que, dans ce cadre et par acte du 20 décembre 1996, la presque totalité des terrains et bâtiments industriels nus de la société anonyme Matelas Duvivier a été cédée à la société Batiroc, société d'investissements pour le commerce et l'industrie, qui les a donnés le même jour en crédit-bail à la société anonyme Literie Duvivier  ; que cette dernière a fait l'acquisition, comme elle s'y était engagée, du seul bâtiment, de faible importance, non cédé à la société Batiroc  ; que, par acte du 17 avril 1997, la société anonyme Literie Duvivier a acquis l'ensemble du matériel, des équipements, des stocks et des actifs incorporels, dont le fonds de commerce, de la société anonyme Matelas Duvivier  ; qu'alors même que la société Literie Duvivier a poursuivi, au terme de ces opérations, une activité identique à celle de la société anonyme Matelas Duvivier, et a pu disposer de l'ensemble des actifs de cette société, la seule combinaison de la mise à disposition de ces locaux, réalisée sous forme de crédit-bail par l'intermédiaire d'une société tierce qui en est restée propriétaire, et de l'acquisition ultérieure des autres actifs ne saurait suffire à qualifier l'opération, à laquelle sont intervenus deux acquéreurs distincts d'éléments essentiels à l'exploitation, de cession d'établissement au sens et pour l'application de l'article 1518 B précité du code général des impôts  ; 
<br>
<br>
     
       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que le MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Poitiers a prononcé la réduction de la taxe professionnelle à laquelle la société anonyme Literie Duvivier a été assujettie au titre de l'année 1998  ;
<br>
<br>
     DÉCIDE  :
<br>
<br>
     
Article 1er  : Le recours du MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE est rejeté.
<br>
<br>
<br>
     2
<br>
     
N° 02BX01903
<br>
<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**