# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 6 décembre 2004, 267212, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008225457
**Date de décision:** 2004-12-06
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008225457

## Contenu de la décision

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                Vu la requête, enregistrée le 5 mai 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Henni X, demeurant ...  ;  M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat   :
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                1°) d'annuler le jugement du 31 mars 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 mars 2004 par lequel le préfet de police a décidé sa reconduite à la frontière et fixé l'Algérie comme pays à destination duquel il sera reconduit  ; 
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                2°) d'annuler cet arrêté et cette décision pour excès de pouvoir  ; 
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	Vu les autres pièces du dossier  ;
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                     Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ; 
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                Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié  ; 
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                Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979  ; 
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ; 
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	Vu le code de justice administrative  ;
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     Après avoir entendu en séance publique  :
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     - les conclusions de M. Emmanuel Glaser, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes du I de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait (...)  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité algérienne, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois à compter de la notification, le 1er février 2003, de la décision du 28 janvier 2003 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a invité à quitter le territoire  ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée  ; 
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                Sur l'exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour  : 
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                Considérant que la décision du 28 janvier 2003 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer à M. X un titre de séjour, vise les textes dont elle fait application et mentionne les faits qui en constituent le fondement  ; qu'ainsi, elle est suffisamment motivée  ; que, par suite, M. X n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué serait fondé sur une décision de refus de titre de séjour entachée d'illégalité pour ce motif  ; 
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                Sur la légalité de l'arrêté de reconduite à la frontière  : 
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                Considérant que si M. X soulève le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie familiale et méconnaît ainsi les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'apporte aucun élément permettant d'en apprécier le bien-fondé  ; que, par suite, ce moyen doit être écarté  ; que le moyen tiré des risques encourus en cas de retour en Algérie est inopérant à l'encontre de l'arrêté ordonnant la reconduite à la frontière  ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police n'a pas examiné sa situation personnelle  ; 
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                Sur la légalité de la décision distincte fixant le pays de renvoi  : 
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                Considérant que, dans les termes où il est rédigé, l'arrêté du 28 mars 2004 décidant la reconduite à la frontière de M. X doit être regardé comme comportant une décision distincte par laquelle le préfet de police a décidé que l'intéressé serait éloigné à destination de l'Algérie  ; que si celui-ci soutient qu'il court des risques personnels en cas de retour en Algérie, il n'apporte pas d'élément de nature à établir la réalité de ces risques  ; que, par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination méconnaîtrait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté  ; 
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa requête  ;
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D E C I D E  :
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Article 1er  :   La requête  de M. X est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Henni X, au préfet de police et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**