# Cour administrative d'appel de Marseille, 3e chambre, du 19 octobre 1999, 97MA01627, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007577540
**Date de décision:** 1999-10-19
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Marseille
**Formation:** 3E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007577540

## Contenu de la décision

<br>    Vu l'ordonnance en date du 29 août 1997 par laquelle le président de la Cour administrative d'appel de Lyon a transmis à la Cour administrative d'appel de Marseille, en application du décret n 97-457 du 9 mai 1997, la requête présentée par M. Jean Marie ODE ;<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Lyon le 10 juillet 1997 sous le n 97LY01627, présentée par M. Jean Marie Y..., demeurant ... ;<br>    M. ODE demande à la Cour :<br>    1 / d'annuler le jugement du 23 juin 1997 par lequel le magistrat délégué du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande en réduction de la taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti pour l'année 1994 à raison de sa résidence principale ;<br>    2 / de faire droit à sa demande de première instance ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;<br>    Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 5 octobre 1999 :<br>    - le rapport de M. GUERRIVE, président assesseur ;<br>    - et les conclusions de M. DUCHON-DORIS, premier conseiller ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 1411 du code général des impôts :  "I- La valeur locative afférente à l'habitation principale de chaque contribuable est diminuée d'un abattement obligatoire pour charges de famille ... III- Sont considérés comme personnes à charge du contribuable :  ... ses ascendants ou ceux de son conjoint âgés de plus de 70 ans ou infirmes lorsqu'ils résident avec lui et qu'ils ne sont pas assujettis à l'impôt sur le revenu au sens du III de l'article 1417" ;<br>    Considérant que M. ODE soutient qu'il est en droit de bénéficier d'un abattement pour charges de famille du fait que sa belle-mère réside avec lui ;<br>    Considérant que, devant le premier juge, M. ODE a fondé sa demande sur les termes d'une réponse ministérielle à une question parlementaire, publiée au Journal Officiel du 14 février 1991 ; que cette réponse ministérielle ne saurait toutefois être utilement invoquée sur le fondement de l'article L.80-A du livre des procédures fiscales, dès lors qu'en se bornant à indiquer que "lorsqu'une personne âgée de plus de 70 ans et non imposable à l'impôt sur le revenu vit à titre permanent chez ses enfants, ces derniers bénéficient du fait de sa présence d'un abattement pour charges de famille s'imputant sur la base d'imposition à la taxe d'habitation de leur logement", elle ne comporte pas d'interprétation formelle d'un texte fiscal ; que le jugement attaqué n'est, dès lors, pas entaché d'insuffisance de motivation pour s'être abstenu d'écarter expressément ce moyen inopérant ;<br>    Considérant qu'en application de l'article 1415 du code général des impôts, la taxe d'habitation est établie pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition ; qu'il appartient au contribuable d'établir qu'à cette date il remplissait les conditions fixées par la loi pour bénéficier de l'abattement qu'il réclame ; que s'il est constant que Mme X..., belle-mère de M. ODE était, au cours de l'année en cause, âgée de plus de 70 ans et n'était pas imposable à l'impôt sur le revenu, le requérant, qui indique que sa belle-mère vivait alternativement chez ses trois filles, n'établit pas qu'elle aurait résidé chez lui à la date du 1er janvier 1994 et aurait, ainsi, été à sa charge à cette date, au sens des dispositions précitées ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. ODE n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande en réduction de la taxe litigieuse ;<br>Article er : La requête de M. Jean-Marie ODE est rejetée.<br>Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. ODE et au MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** CGI 1411, 1415,CGI Livre des procédures fiscales L80
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-03-031 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOSITIONS LOCALES AINSI QUE TAXES ASSIMILEES ET REDEVANCES - TAXE D'HABITATION