# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 20 janvier 1977, 75-13.089, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006998462
**Date de décision:** 1977-01-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006998462

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 44 DU DECRET N° 72-788, DU 28 AOUT 1972, APPLICABLE A LA CAUSE ;<br>
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ATTENDU SELON CE TEXTE, QUE SI LE DEFENDEUR NE COMPARAIT PAS, IL EST NEANMOINS STATUE SUR LE FOND, MAIS QUE LE JUGE NE FAIT DROIT A LA DEMANDE QUE DANS LA MESURE OU IL L'ESTIME REGULIERE, RECEVABLE ET BIEN FONDEE ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DU JUGEMENT ATTAQUE, REPUTE CONTRADICTOIRE ET RENDU EN DERNIER RESSORT QU'A LA SUITE D'UNE COLLISION SURVENUE ENTRE LE VEHICULE DE SON ASSURE ET CELUI QU'ELLE PRETENDAIT APPARTENIR A FRUGIER, LA COMPAGNIE D'ASSURANCES LA CALEDONIAN, AYANT REGLE UNE CERTAINE SOMME A SON ASSURE ET AGISSANT PAR VOIE DE SUBROGATION A ASSIGNE FRUGIER DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE POUR LE VOIR DECLARER ENTIEREMENT RESPONSABLE DES CONSEQUENCES DOMMAGEABLES DE LA COLLISION ET CONDAMNER AU REMBOURSEMENT DE LADITE SOMME ;<br>
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ATTENDU QUE POUR ACCUEILLIR LA DEMANDE, LE JUGEMENT ENONCE "AU FOND, QUE LE DEFAUT DE COMPARUTION DU DEFENDEUR LAISSE SUPPOSER QU'IL N'A AUCUN MOYEN SERIEUX A OPPOSER A LA DEMANDE, QU'AU SURPLUS, CELLE-CI APPARAIT RECEVABLE ET JUSTIFIEE PAR LES EXPLICATIONS FOURNIES PAR LE DEMANDEUR ET LES DOCUMENTS QU'IL PRODUIT, QU'IL CONVIENT D'Y FAIRE DROIT" ;<br>
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 QU'EN SE BORNANT A FAIRE ETAT D'EXPLICATIONS ET DE DOCUMENTS QU'IL S'ABSTIENT D'ANALYSER, LE TRIBUNAL N'A PAS SATISFAIT AUX EXIGENCES DU TEXTE SUSVISE ET, PARTANT, L'A VIOLE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU ENTRE LES PARTIES LE 25 FEVRIER 1975 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DU 19° ARRONDISSEMENT DE PARIS ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE DU 20° ARRONDISSEMENT DE PARIS.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1976-04-12 Bulletin 1976 II N. 119 (2) p.92 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret 72-788 1972-08-28 ART. 44
**ECLI:** 
**Résumé:** Selon l'article 44 du décret n. 72-788 du 28 août 1972, si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond, mais le juge ne fait droit à la demande que dans le mesure où il l'estime régulière, recevable et bien fondée.          Encourt la cassation, le jugement réputé contradictoire qui pour accueillir la demande se borne à faire état d'explications données et de documents fournis par le demandeur et n'ayant fait l'objet d'aucune analyse.
**Mots-clés:** JUGEMENTS ET ARRETS PAR DEFAUT - Jugement faisant droit à la demande - Motifs - Visa de documents non analysés dans la décision (non).,* JUGEMENTS ET ARRETS PAR DEFAUT - Décision réputée contradictoire - Défaut de motifs - Visa de documents non analysés dans la décision - Article 44 du décret du 28 août 1972 /.