# Cour administrative d'appel de Paris, 2ème chambre , 05/10/2011, 09PA05133, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000024661972
**Date de décision:** 2011-10-05
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Paris
**Formation:** 2ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000024661972

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 14 août 2009, présentée pour la société LINKS SERVICES, dont le siège social est 1/3 rue du Départ à Paris (75014), par Me de Gubernatis ; la société LINKS SERVICES demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0500861 du 16 juin 2009 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée auxquels elle a été assujettie au titre de la période allant du 1er mai 2000 au <br>
30 septembre 2001 ainsi que des pénalités y afférentes, à la restitution des impositions litigieuses et au versement par l'Etat de la somme de 4 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       2°) de prononcer la décharge et la restitution sollicitées ; <br>
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       3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; <br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu le code général des impôts ;<br>
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       Vu le livre des procédures fiscales ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 21 septembre 2011 :<br>
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       - le rapport de M. Magnard, rapporteur,<br>
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       - et les conclusions de M. Egloff, rapporteur public ;<br>
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       Considérant que la société LINKS SERVICES fait appel du jugement du 16 juin 2009 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er mai 2000 au 30 septembre 2001 et à la restitution des sommes versées du chef des impositions litigieuses ;<br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article 259 du code général des impôts :  Le lieu des prestations de services est réputé se situer en France lorsque le prestataire a en France le siège de son activité ou un établissement stable à partir duquel le service est rendu ou, à défaut, son domicile ou sa résidence habituelle.  ; qu'aux termes de l'article 259 A du même code :  Par dérogation aux dispositions de l'article 259 le lieu des prestations suivantes est réputé se situer en France : (...) 4° Les prestations ci-après lorsqu'elles sont matériellement exécutées en France : a) prestations culturelles, artistiques, sportives, scientifiques, éducatives, récréatives et prestations accessoires, ainsi que leur organisation  ; qu'aux termes de l'article 259 B de ce même code :  Par dérogation aux dispositions de l'article 259, le lieu des prestations suivantes est réputé se situer en France lorsqu'elles sont effectuées par un prestataire établi hors de France et lorsque le preneur est un assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée qui a en France le siège de son activité ou un établissement stable pour lequel le service est rendu ou, à défaut, qui y a son domicile ou sa résidence habituelle : (...) 7º Mise à disposition de personnel ; (...) / Le lieu de ces prestations est réputé ne pas se situer en France même si le prestataire est établi en France lorsque le preneur est établi hors de la communauté européenne ou qu'il est assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée dans un autre Etat membre de la communauté.  ;<br>
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       Considérant que le vérificateur a estimé que des recettes versées par des clients étrangers de la société LINKS SERVICES rémunéraient des missions d'accompagnement touristiques sur le territoire français et que, par suite, les prestations étant matériellement exécutées en France, les recettes correspondantes étaient passibles de la taxe sur la valeur ajoutée sur le fondement des dispositions précitées des articles 259 et 259 A du code général des impôts ; que la société LINKS SERVICES fait valoir que les prestations rendues à la société de droit américain VBT Circle LLC et à la société de droit allemand Grand Circle Cruise Line constituent des prestations immatérielles consistant en la mise à disposition de personnel et échappent ainsi à la taxe sur la valeur ajoutée en vertu des dispositions précitées de l'article 259 B du même code, les preneurs étant établis hors de la communauté européenne ou étant assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée dans un autre Etat membre de la communauté ;<br>
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       Considérant que, sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve au contribuable, il appartient au juge de l'impôt, au vu de l'instruction et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention des parties à produire les éléments qu'elles sont seules en mesure d'apporter, d'apprécier si la situation du contribuable entre dans le champ de l'assujettissement à l'impôt ou, le cas échéant, s'il remplit les conditions légales d'une exonération ; <br>
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       Considérant, en premier lieu, que le moyen tiré de ce que la prestation rendue à la société de droit allemand Grand Circle Cruise Line consisterait en une mise à disposition de personnel n'est assorti d'aucun élément permettant à la Cour d'en apprécier le bien-fondé et la portée ; <br>
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       Considérant, en deuxième lieu, qu'il résulte de l'instruction, et notamment du contrat de prestation produit au dossier par la société requérante, que cette dernière a accompli pour la société VBT Circle LLC, organisatrice de voyages, des prestations d'accompagnement de touristes étrangers en France ; que, s'il résulte de l'instruction que l'accompagnateur, dont l'identité était mentionnée dans le contrat de prestation, a été engagé à cet effet par la requérante dans le cadre d'un contrat de travail à durée déterminée, il ressort des termes mêmes dudit contrat que cet engagement trouvait son origine dans un surcroît de missions incombant à la requérante ; qu'en conséquence les prestations litigieuses ne sauraient être regardées comme de simples mises à disposition de personnels ;<br>
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       Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la société LINKS SERVICES n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande ; que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que la requérante demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens ; <br>
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D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de la société LINKS SERVICES est rejetée.<br>
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N° 08PA04258<br>
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N° 09PA05133<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**