# CAA de MARSEILLE, 3ème chambre - formation à 3, 17/12/2015, 14MA01314, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000031648710
**Date de décision:** 2015-12-17
**Juridiction:** CAA de MARSEILLE
**Formation:** 3ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000031648710

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante : <br>
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       Procédure contentieuse antérieure : <br>
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       M. B...a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler l'arrêté du 16 juillet 2013 du préfet des Alpes-Maritimes portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il serait le cas échéant éloigné et d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour. <br>
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       Par un jugement n° 1303405 en date du 10 janvier 2014, le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande. <br>
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       Procédure devant la Cour : <br>
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       Par une requête enregistrée le 7 mars 2014, M.B..., représenté par MeC..., demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler ce jugement du 10 janvier 2014 du tribunal administratif de Nice ; <br>
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       2°) d'annuler l'arrêté du 16 juillet 2013 du préfet des Alpes-Maritimes ; <br>
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       3°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte à l'issue de ce délai, ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour ; <br>
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       4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. <br>
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       Il soutient que :<br>
       - la décision de refus de séjour n'est pas suffisamment motivée ; elle ne rappelle pas les précédentes demandes formulées et n'analyse pas sa situation au regard de la circulaire du 28 novembre 2012 ; <br>
       - son cursus scolaire n'a pas été pris en compte ; il a obtenu un baccalauréat scientifique et poursuit sa scolarité en faculté ; <br>
       - la décision ne tient pas compte des risques qu'il encourt dans son pays d'origine. <br>
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       Par ordonnance du 23 décembre 2014 la clôture de l'instruction de cette affaire a été fixée au 30 janvier 2015 à 12 heures. Par ordonnance du 2 février 2015, le report de cette clôture a été fixé au 2 mars 2015. <br>
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       Vu les autres pièces du dossier. <br>
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       Vu : <br>
       - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
       - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;<br>
       - le code de justice administrative.<br>
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       Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.<br>
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       Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. <br>
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       A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Paix.<br>
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       1. Considérant que M.B..., de nationalité arménienne, demande l'annulation du jugement du 10 janvier 2014 par lequel le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande d'annulation du refus opposé le 16 juillet 2013 par arrêté du préfet des Alpes-Maritimes à sa demande de titre de séjour, le même arrêté portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il serait le cas échéant éloigné ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'annulation du titre de séjour :<br>
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       2. Considérant, en premier lieu, que l'arrêté du 16 juillet 2013 refusant l'admission au séjour de M. B...mentionne les conditions d'entrée sur le territoire de l'intéressé, sa situation familiale et sa situation professionnelle ainsi que les raisons pour lesquelles il ne peut se voir attribuer un titre de séjour ni sur le fondement du 2° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni sur celui du 7° du même article ni sur le fondement de l'article L. 313-14 du même code ; qu'il est donc suffisamment motivé ; que la circonstance que cet arrêté ne mentionne pas les précédentes demandes d'admission au séjour de M. B...ne suffit pas à l'entacher d'insuffisance de motivation ; <br>
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       3. Considérant, en deuxième lieu, qu'aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : (...) 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française, ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 311-7 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. (...) " et qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui " ;<br>
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       4. Considérant qu'il résulte des pièces du dossier que M. B...est entré en France le 5 août 2009 avec sa mère et sa soeur ; qu'à la date de la décision attaquée, l'ancienneté de son séjour sur le territoire français n'excédait pas quatre ans alors qu'il a passé l'essentiel de sa vie dans son pays d'origine ; qu'il est célibataire et sans charge de famille ; que, s'il soutient vivre avec sa mère et sa soeur, celles-ci sont également en situation irrégulière ; que, dans ces conditions, et nonobstant son cursus scolaire et universitaire, compte tenu du caractère récent de sa présence en France, le refus de séjour qui a été opposé au requérant par le préfet des Alpes-Maritimes ne méconnaît ni les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
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       5. Considérant, en troisième lieu, que M. B...ne peut utilement invoquer les termes de la circulaire du 28 novembre 2012 qui est dépourvue de tout caractère règlementaire ; qu'il en va de même des circulaires du 19 décembre 2002 et du 30 octobre 2004 ; <br>
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       Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision en tant qu'elle fixe le pays de destination :<br>
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       6. Considérant que, si M. B...soutient que l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales aux termes desquelles " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ", il ne justifie pas, par le seul récit fait par sa mère des événements qu'elle aurait traversés, que son retour dans son pays d'origine entraînerait pour lui un risque à ce titre ; que ses conclusions ne peuvent donc qu'être rejetées ; <br>
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       7. Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. B...n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande ; que l'ensemble des conclusions en ce y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doit donc être rejeté ;<br>
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DÉCIDE :<br>
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Article 1er : La requête de M. B...est rejetée. <br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A...B...et au ministre de l'intérieur. <br>
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Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.<br>
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Délibéré après l'audience du 3 décembre 2015, à laquelle siégeaient :<br>
- M. Bédier, président de chambre,<br>
- Mme Paix, président assesseur,<br>
- Mme Markarian, premier conseiller.<br>
Lu en audience publique, le 17 décembre 2015.<br>
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N° 14MA01314	2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-02 Étrangers. Expulsion.