# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 20 décembre 1973, 72-13.808, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006991269
**Date de décision:** 1973-12-20
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006991269

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 1351 ET 1382 DU CODE CIVIL ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DU DERNIER DE CES TEXTES QUE LE DOMMAGE EST DEFINITIVEMENT FIXE A LA DATE OU LE JUGE REND SA DECISION ;<br>
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 QU'UNE NOUVELLE DEMANDE D'INDEMNISATION, AU TITRE DU MEME FAIT, NE PEUT ETRE FORMEE POSTERIEUREMENT QU'AU CAS OU UNE AGGRAVATION EST SURVENUE DANS L'ETAT DE LA VICTIME ;<br>
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ATTENDU QU'IL RESULTE DU JUGEMENT ATTAQUE, RENDU EN DERNIER RESSORT, QUE VEUVE SZERMANN, VICTIME D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION DONT LEON CHENKIER FUT DECLARE ENTIEREMENT RESPONSABLE, RECLAMA DIRECTEMENT A LA COMPAGNIE ALPINA, ASSUREUR DUDIT CHENKIER, LA REPARATION DE SON PREJUDICE DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE ET QUE, PAR JUGEMENT DU 9 OCTOBRE 1959, DEVENU DEFINITIF, CETTE COMPAGNIE FUT CONDAMNEE A INDEMNISER LA VICTIME ;<br>
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 QUE, PAR LA SUITE, VEUVE SZERMANN AYANT DU SE FAIRE DISPENSER DES SOINS COMPLEMENTAIRES, A DEMANDE DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE, TANT A LA COMPAGNIE ALPINA QU'AUX AYANTS-DROIT DE LEON CHENKIER, LE REMBOURSEMENT DES SOMMES NON COUVERTES PAR LA SECURITE SOCIALE ;<br>
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 QUE LA CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE DE STRASBOURG A ETE MISE EN CAUSE ;<br>
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ATTENDU QUE, POUR ACCUEILLIR LA DEMANDE DE VEUVE SZERMANN, LE JUGEMENT ENONCE QUE "LES SOINS DONT ELLE DEMANDAIT LE REMBOURSEMENT ETAIENT LA SUITE DIRECTE DE L'ACCIDENT" ET QUE, NI L'AUTORITE DE LA CHOSE JUGEE, NI LA NON-AGGRAVATION DE L'ETAT DE LA VICTIME NE SAURAIENT ETRE INVOQUEES "AUSSI LONGTEMPS QU'IL N'EST PAS ETABLI QUE L'INTEGRALITE DU DOMMAGE A ETE REPARE" ;<br>
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ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE, D'UNE PART, LA COMPAGNIE ALPINA ETAIT EN DROIT D'INVOQUER L'AUTORITE DE LA CHOSE JUGEE ATTACHEE AU JUGEMENT DU 9 OCTOBRE 1959, LEQUEL PRECISAIT QUE L'INDEMNITE ALLOUEE A VEUVE SZERMANN REPARAIT LA TOTALITE DE SON PREJUDICE, QUE, D'AUTRE PART, LE PAIEMENT EFFECTUE PAR CETTE COMPAGNIE EN VERTU DE LADITE DECISION ETAIT LIBERATOIRE A L'EGARD DES AYANTS-DROIT DE LEON CHENKIER ET QU'ENFIN LES SOINS DISPENSES A LA VICTIME N'AVAIENT PAS ETE CONSECUTIFS A UNE AGGRAVATION DE SON ETAT, LE TRIBUNAL D'INSTANCE A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU ENTRE LES PARTIES, LE 19 JUIN 1972, PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE STRASBOURG ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE SCHILTIGHEIM.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1960-05-06 Bulletin 1960 II N. 293 (1) P. 199 (REJET) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1970-10-07 Bulletin 1970 II N. 259 P. 197 (REJET ) CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1972-07-05 Bulletin 1972 V N. 497 P. 453 (REJET) ET LES ARRETS CITES CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1972-10-12 Bulletin 1972 II N. 245 P. 200 (CASSATION) CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1973-05-29 Bulletin 1973 II N. 185 P. 147 (CASSATION) ET LES ARRETS CITES<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1351,Code civil 1382
**ECLI:** 
**Résumé:** IL RESULTE DE L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL QUE LE DOMMAGE  EST DEFINITIVEMENT FIXE A LA DATE OU LE JUGE REND SA DECISION.                                                       UNE NOUVELLE  DEMANDE D'INDEMNISATION, AU TITRE DU MEME FAIT, NE PEUT ETRE FORMEE  POSTERIEUREMENT QU'AU CAS OU UNE AGGRAVATION EST SURVENUE DANS L 'ETAT DE LA VICTIME.                      TANT L'AUTORITE DE LA CHOSE  JUGEE INVOQUEE PAR L'ASSUREUR QUE LE CARACTERE LIBERATOIRE A L'EGARD  DE L'AUTEUR ET DE SES AYANTS DROIT DU PAYEMENT DES DOMMAGES-INTERETS  EFFECTUE PAR LA VICTIME S'OPPOSENT A CE QU'EN L'ABSENCE D 'AGGRAVATION DE SON ETAT, LA VICTIME INDEMNISEE, EN VERTU D'UNE  DECISION DEFINITIVE FIXANT LE PREJUDICE TOTAL OBTIENNE LE  REMBOURSEMENT DE SOINS COMPLEMENTAIRES RESULTANT DE CET ACCIDENT.
**Mots-clés:** RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - REPARATION - ETENDUE -  AGGRAVATION - ABSENCE D'AGGRAVATION - SOINS COMPLEMENTAIRES -  REMBOURSEMENT.,* RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - REPARATION - CHOSE JUGEE -  DECISION FIXANT UN PREJUDICE - PORTEE.,* RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - EVALUATION - DATE - JOUR DE LA  DECISION - DEPENSES FUTURES - REMBOURSEMENT - CONDITIONS -  AGGRAVATION DE L'ETAT DE LA VICTIME.,* RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - REPARATION - CONDITIONS -  DEMANDE POSTERIEURE A LA DECISION - AGGRAVATION DE L'ETAT DE LA  VICTIME - NECESSITE.,* RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - AGGRAVATION - AGGRAVATION  POSTERIEURE - ABSENCE D'AGGRAVATION - SOINS COMPLEMENTAIRES -  REMBOURSEMENT - IMPOSSIBILITE.,* RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE - EVALUATION - DATE - JOUR DE LA  DECISION - EFFET - SOINS POSTERIEURS - INDEMNISATION - CONDITIONS -  AGGRAVATION DE L'ETAT DE LA VICTIME.,* CHOSE JUGEE - DECISIONS SUCCESSIVES - RESPONSABILITE CIVILE -  PREJUDICE - DECISION LE CONSIDERANT COMME DEFINITIF - PORTEE.,* CHOSE JUGEE - IDENTITE D'OBJET - RESPONSABILITE CIVILE - DOMMAGE  - REPARATION - DECISION EN FIXANT LE MONTANT TOTAL - EFFET.,* CHOSE JUGEE - DECISIONS SUCCESSIVES - RESPONSABILITE CIVILE -  DOMMAGE - REPARATION - DECISION FIXANT LE PREJUDICE DEFINITIF -  EFFET.