# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 24 janvier 1962, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006959840
**Date de décision:** 1962-01-24
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006959840

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 2271 DU CODE CIVIL ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ;<br>
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 ATTENDU QUE LA SOCIETE ANONYME "COMPAGNIE FRANCAISE DES METAUX" REPROCHE A L'ARRET QU'ELLE ATTAQUE D'AVOIR DECLARE QUE KOURI, ANCIEN ATTACHE DE DIRECTION A L'ENTREPRISE, POUVAIT PRETENDRE AUX CONGES PAYES PAR LUI RECLAMES A RAISON DE CE QU'UNE CONVENTION INTERVENUE ENTRE LUI ET SON ANCIEN EMPLOYEUR, AUX DROITS DUQUEL LA COMPAGNIE FRANCAISE DES METAUX SE TROUVE ACTUELLEMENT, AFFERENTE AU REGLEMENT DE COMPTE INTERVENU LORS DU CHANGEMENT D'AFFECTATION DE KOURI, ETAIT MUETTE QUANT A SES CONGES PAYES ET QUE DES LORS IL Y AVAIT EU RECONNAISSANCE QUE CEUX-CI N'AVAIENT PAS ETE COMPRIS DANS LADITE CONVENTION, ALORS QUE LA COMPAGNIE FRANCAISE DES METAUX AYANT OPPOSE LA PRESCRIPTION A LA DEMANDE DONT ELLE ETAIT L'OBJET, AVAIT, PAR LA MEME, DENIE ETRE DEBITRICE D'UNE SOMME QUELCONQUE AU TITRE DES CONGES PAYES, CE QUI NE PERMETTAIT PAS D'EXCIPER D'UN AVEU DE SA PART ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE CONSTATE QUE LA SOCIETE ANONYME "COMPAGNIE FRANCAISE DES METAUX" NE PRETENDAIT PAS AVOIR PAYE EN SUS DE CELLE QUI LUI AVAIT ETE REMISE EN 1956, A TITRE D'INDEMNITE DE CLIENTELE ET DE PRIME DE NON-CONCURRENCE, L'ARRET AYANT MEME RELEVE QUE LADITE COMPAGNIE N'AVAIT PAS PRECISE LE CHIFFRE QUI AURAIT REPRESENTE LE MONTANT EXACT DES CONGES DUS DE 1937 A 1956, MAIS SE BORNAIT A SOUTENIR QUE LE PAYEMENT DES CONGES PAYES AVAIT ETE COMPRIS DANS LE REGLEMENT DES INDEMNITES ET PRIME PRECITEES ;<br>
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 D'OU IL SUIT QUE LE LITIGE PORTAIT, NON SUR UN PAYEMENT, MAIS SUR L'EXISTENCE ET LE MONTANT MEME DE LA DETTE ET QUE, PAR CONSEQUENT, LES JUGES DU FOND, APRES AVOIR JUSTEMENT CONSIDERE COMME UN AVEU LES PRECISIONS RELEVEES DANS LES ECRITURES DE L'EMPLOYEUR, EN DECIDANT QUE N'ETAIT PAS APPLICABLE LA PRESCRIPTIONS DE L'ARTICLE 2271 QUI REPOSE SUR UNE PRESOMPTION DE PAYEMENT, ONT FAIT UNE EXACTE APPLICATION DE CE TEXTE ET DONNE AINSI UNE BASE LEGALE A LEUR DECISION ;<br>
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 PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 24 JUIN 1960 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS. NO 61-40.067. COMPAGNIE FRANCAISE DES METAUX C/ KOURI. PRESIDENT : M. VERDIER. - RAPPORTEUR : M. LEVADOUX. - AVOCAT GENERAL : M. LINDON. - AVOCATS : MM. LABBE ET HERSANT.A RAPPROCHER : 22 AVRIL 1960, BULL. 1960, IV, NO 374, P. 292 ET L'ARRET CITE.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LORSQU'UN EMPLOYEUR, ACTIONNE EN PAYEMENT DE CONGES PAYES NE PRETEND PAS AVOIR VERSE LA SOMME RECLAMEE, MAIS SOUTIENT, SANS MEME PRECISER LE CHIFFRE QUI AURAIT REPRESENTE LE MONTANT EXACT DES CONGES DUS, QU'ILS ONT ETE COMPRIS DANS UN VERSEMENT CORRESPONDANT A UNE INDEMNITE DE CLIENTELE ET A UNE INDEMNITE DE NON-CONCURRENCE, LE LITIGE PORTE NON SUR UN PAYEMENT MAIS SUR L'EXISTENCE MEME DE LA DETTE, ET LES JUGES DU FOND, EN CONSIDERANT COMME UN AVEU LES PRECISIONS RELEVEES DANS LES ECRITURES DE L'EMPLOYEUR, PEUVENT DECIDER QUE LA PRESCRIPTION DE L'ARTICLE 2271 DU CODE CIVIL N'ETAIT PAS APPLICABLE
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - DEMANDE EN PAYEMENT - PRESCRIPTION - AVEU DE NON-PAYEMENT - EMPLOYEUR CONTESTANT LE PRINCIPE MEME DE LA DEMANDE