# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 7 janvier 1971, 69-11.087, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006983417
**Date de décision:** 1971-01-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006983417

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : ATTENDU QU'IL RESSORT DES ENONCIATIONS DE L' ARRET ATTAQUE QUE LA SOCIETE SERGE ROSENBERG, GASTON X... ET CIE EXERCAIT DANS LES LIEUX A ELLE LOUES PAR LA COMPAGNIE D'ASSURANCES LA PROVIDENCE, LA PROFESSION DE COURTIER EN VALEURS MOBILIERES;<br>
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 QU'A LA SUITE DE LA SUPPRESSION DE CETTE PROFESSION PAR LA LOI DE FINANCES DU 29 JUILLET 1961, UNE ASSEMBLEE GENERALE DU 11 JANVIER 1962 A DECIDE LA DISSOLUTION DE LA SOCIETE;<br>
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 QUE, LE 9 MARS 1962, LA BAILLERESSE A DONNE CONGE, AVEC REFUS DE RENOUVELLEMENT DE BAIL, A SA LOCATAIRE, QUI L'A ASSIGNEE EN PAYEMENT D'UNE INDEMNITE D'EVICTION;<br>
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 QU'UN ARRET DU 30 JUIN 1965, ACCORDANT A LA SOCIETE UNE SIMPLE INDEMNITE DE DEMENAGEMENT, A ETE CASSE POUR N'AVOIR PAS TENU COMPTE DE CE QUE LE REFUS DE RENOUVELLEMENT AVAIT FAIT PERDRE A LA LOCATAIRE LA FACULTE, PREVUE PAR LA LOI DU 21 DECEMBRE 1961, DE TRANSFORMER SON ACTIVITE DE COURTIER EN UN AUTRE COMMERCE ET D'EXPLOITER CELUI-CI DANS LES LIEUX EN VERTU D'UN BAIL RENOUVELE;<br>
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ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE, RENDU LE 6 JANVIER 1969 SUR RENVOI APRES CASSATION, D'AVOIR REFUSE DE TENIR COMPTE DE CETTE PERTE DE FACULTE DE TRANSFORMATION D'ACTIVITE, ALORS, SELON LE POURVOI, QU'IL AVAIT ETE IRREVOCABLEMENT JUGE PAR L'ARRET DE RENVOI QUE LE REFUS DE RENOUVELLEMENT AVAIT FAIT PERDRE A LA SOCIETE LA FACULTE DE TRANSFORMER SON ACTIVITE EN UN AUTRE COMMERCE;<br>
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MAIS ATTENDU QUE LES JUGES PEUVENT, SANS MECONNAITRE LA PORTEE D'UN ARRET DE CASSATION, DECIDER DANS LE MEME SENS QUE LA DECISION ANNULEE, S'ILS SE FONDENT SUR DES CONSTATATIONS DIFFERENTES;<br>
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 QUE LA COUR DE RENVOI S'ETANT FONDEE SUR LE MOYEN, SOULEVE POUR LA PREMIERE FOIS DEVANT ELLE, DE LA DISSOLUTION DE LA SOCIETE AVANT LE CONGE, LA PREMIERE BRANCHE DU MOYEN UNIQUE DU POURVOI N'EST PAS JUSTIFIEE;<br>
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 REJETTE LE MOYEN EN SA PREMIERE BRANCHE;<br>
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 MAIS SUR LA SECONDE BRANCHE : VU LA LOI N° 61-825 DU 29 JUILLET 1961, LE DECRET N° 61-1169 DU 30 OCTOBRE 1961 ET L'ARTICLE 62 DE LA LOI N° 61-1396 DU21 DECEMBRE 1961, ENSEMBLE L'ARTICLE 8 DU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 REGLANT LES RAPPORTS ENTRE BAILLEURS ET LOCATAIRES DE LOCAUX A USAGE COMMERCIAL;<br>
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ATTENDU QU'EN VERTU DES DEUX PREMIERS DE CES TEXTES, LA PROFESSION DE COURTIER EN VALEURS MOBILIERES A ETE SUPPRIMEE A PARTIR DU 1ER JANVIER 1962;<br>
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 QU'AUX TERMES DU TROISIEME, LE PROPRIETAIRE D'UN LOCAL LOUE A UN COURTIER EN VALEURS MOBILIERES ATTEINT PAR CETTE SUPPRESSION NE PEUT, NONOBSTANT TOUTE CONVENTION CONTRAIRE, MEME ANTERIEUREMENT CONCLUE, S'OPPOSER A LA TRANSFORMATION, REALISEE PAR LE LOCATAIRE OU LE CESSIONNAIRE DU DROIT AU BAIL, EN TOUT AUTRE COMMERCE;<br>
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ATTENDU QUE, POUR NE PAS FAIRE ENTRER EN LIGNE DE COMPTE, DANS L'APPRECIATION DE L'INDEMNITE D'EVICTION DUE A LA SUITE DU REFUS DE RENOUVELLEMENT DE BAIL COMMERCIAL DONT LE CONGE DU 9 MARS 1962 ETAIT ASSORTI, LA PERTE, PAR LA LOCATAIRE, DE LA FACULTE DE TRANSFORMATION ACCORDEE PAR L'ARTICLE 62;<br>
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 SUSVISE, DE LA LOI DU 21 DECEMBRE 1961, L'ARRET ATTAQUE RETIENT QUE LE PREJUDICE RESULTANT DE CETTE PERTE DECOULE NON DUDIT CONGE, MAIS DE LA DISSOLUTION DE LA SOCIETE, DECIDEE LE 11 JANVIER 1962 PAR L'ASSEMBLEE GENERALE;<br>
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ATTENDU QU'EN STATUANT DE LA SORTE, TOUT EN ADMETTANT QUE LA SOCIETE N'AVAIT PRONONCE SA PROPRE DISSOLUTION, A COMPTER DU 1ER JANVIER 1962, QUE POUR SE CONFORMER AUX DISPOSITIONS DES DEUX PREMIERS DES TEXTES CI-DESSUS VISES, LA COUR DE RENVOI A VIOLE LEDIT ARTICLE 82, AINSI QUE L'ARTICLE 8 DU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 SUSVISE;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL D'AMIENS LE 6 JANVIER 1969;<br>
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 REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS;<br>
<br>,.  ID. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1964-04-16 Bulletin 1964 II N. 292 P. 221 (REJET) .  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1967-07-11 Bulletin 1967 I N. 256 P. 191 (REJET) .  CF Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1968-01-18 Bulletin 1968 III N. 24 P. 19 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Décret 53-960 1953-09-30 ART. 8,Décret 61-1169 1961-10-30,LOI 1957-01-05,LOI 61-1396 1961-12-21 ART. 62,LOI 61-825 1961-07-29
**ECLI:** 
**Résumé:** LES JUGES PEUVENT, SANS MECONNAITRE LA PORTEE D'UN ARRET DE  CASSATION, DECIDER DANS LE MEME SENS QUE LA DECISION ANNULEE, S'ILS  SE FONDENT SUR DES CONSTATATIONS DIFFERENTES.,LE PROPRIETAIRE D'UN LOCAL LOUE A UN COURTIER EN VALEURS  IMMOBILIERES, DONT LA PROFESSION A ETE SUPRIMEE A PARTIR DU 1ER  JANVIER 1962, NE PEUT, AUX TERMES DE L'ARTICLE 62 DE LA LOI DU 21  DECEMBRE 1961, S'OPPOSER A LA TRANSFORMATION, REALISEE PAR LE  LOCATAIRE OU LE CESSIONNAIRE DU BAIL, EN TOUT AUTRE COMMERCE.             DOIT ETRE CASSE L'ARRET QUI, POUR REFUSER DE TENIR COMPTE , DANS LE CALCUL DE L'INDEMNITE D'EVICTION, DU PREJUDICE RESULTANT DE  LA PERTE DE CE DROIT DE TRANSFORMATION, RETIENT QUE CETTE PERTE  DECOULE, NON DU CONGE, MAIS DE LA DISSOLUTION DE LA SOCIETE  LOCATAIRE, TOUT EN CONSTATANT QUE CETTE DISSOLUTION N'A ETE  PRONONCEE QUE POUR SE CONFORMER AUX DISPOSITIONS LEGISLATIVES  PORTANT SUPPRESSION DE LA PROFESSION DE LA PROFESSION DE COURTIER EN  VALEURS MOBILIERES.
**Mots-clés:** 1) CASSATION - JURIDICTION DE RENVOI - POUVOIRS - DECISION STATUANT  DANS LE MEME SENS QUE LA DECISION ANNULEE - DECISION FONDEE SUR DES  CONSTATATIONS DE FAIT DIFFERENTES.,2) BAUX COMMERCIAUX (DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953) - INDEMNITE D 'EVICTION - MONTANT - LOI DU 5 JANVIER 1957 - ELEMENTS DU PREJUDICE -  LOCAL LOUE A UN COURTIER EN VALEURS MOBILIERES - PERTE DE LA FACULTE  DE TRANSFORMATION DU COMMERCE PREVUE PAR LA LOI DU 21 DECEMBRE  1961.,* COURTIER - VALEURS MOBILIERES - BAIL COMMERCIAL - TRANSFORMATION  DU COMMERCE AUTORISE PAR LA LOI DU 21 DECEMBRE 1961 - EFFET -  INDEMNITE D'EVICTION - MONTANT.,* VALEURS MOBILIERES - COURTIER - BAIL COMMERCIAL - TRANSFORMATION DU  COMMERCE AUTORISE PAR LA LOI DU 21 DECEMBRE 1961 - EFFET - INDEMNITE  D'EVICTION - MONTANT.