# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 31 janvier 2005, 267734, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008160070
**Date de décision:** 2005-01-31
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008160070

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat le 19 mai 2004, présentée par M. Hadj X, demeurant ...  ; M. X demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 19 avril 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 5 mars 2004 du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant sa reconduite à la frontière  ;
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                2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté de reconduite à la frontière et la décision fixant le pays de destination  ;
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié  ;
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                Vu la loi n° 52-893 du 25 juillet 1952 modifiée  ;
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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                Vu le décret n° 46-1574 du 30 juin 1946 modifié  ;
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                Vu le décret n° 98-503 du 23 juin 1998  ;
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - les conclusions de M. Laurent Vallée, Commissaire du gouvernement  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article 22 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée  : I. - Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants  : (...) 3° Si l'étranger, auquel la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé ou dont le titre de séjour a été retiré, s'est maintenu sur le territoire au-delà du délai d'un mois à compter de la date de notification du refus ou du retrait  ;
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité algérienne, s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après la notification, le 13 janvier 2004, de la décision du 9 janvier 2004, du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre de séjour et l'invitant à quitter le territoire  ; qu'il était ainsi dans le cas prévu par les dispositions précitées de l'ordonnance du 2 novembre 1945 où le préfet peut décider la reconduite d'un étranger à la frontière  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968  : Le certificat de résidence d'un an portant la mention vie privée et familiale  est délivré de plein droit  : (...) 1. Au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans (...)  ; que si M. X soutient qu'il réside en France depuis 1988, les pièces qu'il produit à l'appui de ses allégations, notamment pour les années 1999 et 2000,  sont insuffisantes pour établir sa présence habituelle en France depuis plus de dix ans  ; que, par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'alinéa 1 de l'article 6 de l'accord franco-algérien modifié ne peut qu'être écarté  ;
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                Considérant qu'aux termes de l'article 6 du même accord  : Le certificat de résidence d'un an portant la mention vie privée et familiale est délivré de plein droit  : (...) 7. Au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays (...)  ; que si M. X fait valoir que son état de santé nécessite son maintien sur le territoire français afin de bénéficier de soins appropriés, il ne ressort pas des pièces du dossier que le défaut d'une prise en charge médicale en France entraînerait pour le requérant des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'il ne puisse bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine  ; 
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                Considérant que si M. X fait valoir qu'il était titulaire d'un titre de séjour en tant que commerçant de 1982 à 1985, qu'il vit en France depuis 1988 et qu'il n'a jamais réussi à s'intégrer dans son pays d'origine, il ressort des pièces du dossier que le requérant, qui a quitté le territoire français pendant la durée de validité de son titre de séjour, a conservé des attaches familiales dans son pays d'origine où résident notamment son épouse et ses enfants  ; qu'ainsi, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, l'arrêté attaqué n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cet arrêté a été pris  ; 
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                Sur la légalité de la décision distincte fixant le pays de destination  : 
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                Considérant que l'arrêté attaqué prévoit que M. X sera reconduit à destination de l'Algérie  ; que si ce dernier soutient qu'il courrait des risques à titre personnel en cas de retour dans son pays d'origine, il n'apporte aucun élément permettant d'apprécier le bien-fondé de ces allégations  ; que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination méconnaîtrait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut, dès lors, qu'être écarté  ;
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 5 mars 2004 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a ordonné sa reconduite à la frontière  ;
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<br>			D E C I D E  :
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Article 1er  : La requête de M. X est rejetée.
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     Article 2  : La présente décision sera notifiée à M. Hadj X, au préfet de la Seine-Saint-Denis et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**