# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 21 octobre 1970, 69-40.416, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006982861
**Date de décision:** 1970-10-21
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006982861

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 81 ALINEA DEUXIEME DU DECRET N° 58-1292 DU 22 DECEMBRE 1958 ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 ; <br>
<br>VIOLATION DE LA LOI, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; <br>
<br>ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECLARE IRRECEVABLE L'APPEL INTERJETE PAR LA SOCIETE ANONYME " BRASSERIE LIPP " DE LA SENTENCE PRUD'HOMALE DU 15 NOVEMBRE 1968 QUI L'A CONDAMNEE A PAYER A X..., SON EMPLOYE CONGEDIE, DIVERSES SOMMES D'UN TOTAL DE 1080 FRANCS, AU MOTIF QUE SI LA DEMANDE INITIALE S'ELEVAIT A 1540 FRANCS, L'INDICATION POUR CETTE DECISION QUE LE CHEF DE LA DEMANDE AFFERENT AU PAIEMENT DE LA SOMME DE 460,60 FRANCS, A TITRE D'INDEMNITE DE CONGE AVAIT ETE SATISFAIT AVANT QUE LE CONSEIL DES PRUD'HOMMES N'AIT EU A STATUER AU FOND, IMPLIQUAIT QUE LES PARTIES, PRESENTES A L'AUDIENCE EN AVAIENT FAIT ETAT ET QUE LES PRETENTIONS A RETENIR POUR LA DETERMINATION DU TAUX DU SECOND RESSORT SONT CELLES QUI RESULTENT DES DERNIERES CONCLUSIONS DONT LA TENEUR, LORSQU'ELLES NE SONT PAS ECRITES, DECOULE DES TERMES MEMES DU JUGEMENT ET NE S'ELEVE QU'A 1080 FRANCS, MONTANT INFERIEUR AU TAUX DU DERNIER RESSORT ; <br>
<br>ALORS QUE, D'UNE PART, LA RENONCIATION DU DEMANDEUR A L'UN DES CHEFS DE SA DEMANDE ORIGINAIRE QUI N'AVAIT PAS ETE EXPRESSEMENT CONSTATEE PAR LES PREMIERS JUGES NE POUVAIT ETRE HYPOTHETIQUEMENT DEDUITE PAR LES JUGES D'APPEL, DE CE QU'IL AVAIT ETE SATISFAIT A CE CHEF DE LA DEMANDE, AU COURS DU PROCES ; <br>
<br>ET QUE, D'AUTRE PART, LE CHIFFRE DE LA DEMANDE, RETENU PAR L'ARTICLE 81 ALINEA DEUXIEME DU DECRET N° 58-1292 DU 22 DECEMBRE 1958, POUR LA DETERMINATION DU TAUX DE LA COMPETENCE EN DERNIER RESSORT DU CONSEIL DE PRUD'HOMMES EST CELUI QUI EST INSCRIT DANS LA CITATION INTRODUCTIVE D'INSTANCE ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QU'AYANT JUSTEMENT RAPPELE QUE LE MONTANT DE LA DEMANDE DONT IL DOIT ETRE TENU COMPTE POUR LA DETERMINATION DU RESSORT EST CELUI DES DERNIERES CONCLUSIONS DE PREMIERE INSTANCE, L'ARRET ATTAQUE RELEVE QUE LES PREMIERS JUGES ONT CONSTATE QUE LE CHEF DE LA DEMANDE RELATIF A L'INDEMNITE DE CONGE AVAIT RECU SATISFACTION ET QU'IL NE POUVAIT EN ETRE AINSI QUE PARCE QUE LES PARTIES, PRESENTES A L'AUDIENCE, EN AVAIENT FAIT ETAT ; <br>
<br>QU'EN EN DEDUISANT QUE LE LITIGE SE TROUVAIT REDUIT DE CE CHEF A LA RECLAMATION PAR X... D'UNE SOMME INFERIEURE A MILLE CINQ CENTS FRANCS, TAUX DU DERNIER RESSORT APPLICABLE EN L'ESPECE, LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 6 MAI 1969, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** Le taux du ressort doit être apprécié d'après la demande telle qu'elle résulte des dernières conclusions.          Dès lors, ayant relevé que les premiers juges avaient constaté que le chef de la demande relatif à l'indemnité de congé avait reçu satisfaction et qu'il ne pouvait en être ainsi que parce que les parties, présentes à l'audience, en avaient fait état, la Cour d'appel a pu en déduire que le litige se trouvait réduit de ce chef à la réclamation par le salarié d'une somme inférieure au taux du dernier ressort et déclarer irrecevable l'appel interjeté par l'employeur.
**Mots-clés:** PRUD'HOMMES - Procédure - Appel - Taux du ressort - Montant de la demande - Demande initiale supérieure au taux de la compétence en dernier ressort - Réduction du montant de la demande en cours de procédure.,* APPEL CIVIL - Taux du ressort - Montant de la demande - Chiffre résultant des dernières conclusions.,* PRUD'HOMMES - Procédure - Appel - Taux du ressort - Montant de la demande - Chiffre résultant des dernières conclusions.