# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 17 mars 1970, 69-40.223, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006982049
**Date de décision:** 1970-03-17
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006982049

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL, DE L'ARTICLE 27 DE LA CONVENTION COLLECTIVE DE LA METALLURGIE, AVENANT INGENIEURS ET CADRES DU 30 DECEMBRE 1960, ET DE L'ARTICLE 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DEBOUTE X... DE LA DEMANDE EN PAIEMENT D'UNE INDEMNITE COMPENSATRICE DE LA CLAUSE DE NON-CONCURRENCE FORMEE CONTRE LA SOCIETE ANONYME DE DEVELOPPEMENT WESTINGHOUSE-SCHNEIDER (DWS), AU SERVICE DE LAQUELLE IL AVAIT ETE DE 1964 AU 30 AVRIL 1966 EN QUALITE DE DIRECTEUR GENERAL, AUX MOTIFS QUE, D'UNE PART, LA CLAUSE DE NON-CONCURRENCE INSEREE DANS LE CONTRAT DE TRAVAIL DU 14 MAI 1964, LIANT X... A LA SOCIETE DWS ET QUI RENVOYAIT PUREMENT ET SIMPLEMENT A L'ARTICLE 27 DE LA CONVENTION COLLECTIVE APPLICABLE ETAIT NULLE DANS LA MESURE OU, POUR ETRE VALABLE, UNE CLAUSE DE NON-CONCURRENCE DOIT PRECISER LA DUREE OU LE SECTEUR DE SON APPLICATION, CE QUI N'ETAIT PAS LE CAS EN L'ESPECE, QUE, D'AUTRE PART, CE TEXTE NE POUVAIT JOUER DE PLEIN DROIT, PUISQU'IL PREVOYAIT L'INSERTION AU CONTRAT D'UNE CLAUSE SPECIALE, ALORS QUE, D'UNE PART, LA REFERENCE PURE ET SIMPLE DU CONTRAT DE TRAVAIL A UNE CLAUSE DE NON-CONCURRENCE STIPULEE DANS LA CONVENTION COLLECTIVE APPLICABLE A POUR EFFET DE RENDRE CETTE CLAUSE OPPOSABLE AUX PARTIES CONTRACTANTES AU MEME TITRE QUE LES AUTRES STIPULATIONS CONTRACTUELLES, ET ALORS QUE, D'AUTRE PART, L'ARTICLE 27 DE LA CONVENTION COLLECTIVE APPLICABLE DISPOSANT " QU'UN EMPLOYEUR GARDE LA FACULTE DE PREVOIR QU'UN INGENIEUR OU CADRE, QUI LE QUITTE VOLONTAIREMENT OU NON, NE PUISSE APPORTER A UNE MAISON CONCURRENTE LES CONNAISSANCES QU'IL A ACQUISES CHEZ LUI ET CELA EN LUI INTERDISANT DE SE PLACER DANS UNE MAISON CONCURRENTE PENDANT UNE PERIODE QUI NE PEUT EXCEDER UNE DUREE DE DEUX ANS ", LA CLAUSE DE NON-CONCURRENCE LITIGIEUSE, LIMITEE DANS LE TEMPS ET A UNE BRANCHE D'ACTIVITE, PRESENTAIT TOUTES LES CONDITIONS REQUISES DE VALIDITE, L'ARRET ATTAQUE S'ETANT PAR AILLEURS CONTREDIT EN AFFIRMANT D'UN COTE QUE POUR ETRE VALABLE UNE CLAUSE DE NON-CONCURRENCE DOIT PRECISER LA DUREE OU LE SECTEUR DE SON APPLICATION ET EN ANNULANT CETTE CLAUSE D'UN AUTRE COTE PARCE QU'ELLE NE FERAIT QUE VISER LE MAXIMUM DE DUREE A NE PAS DEPASSER ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE TIENT POUR CONSTANT QUE LES PARTIES, EN STIPULANT DANS LE CONTRAT D'ENGAGEMENT QU'EN CAS DE RESILIATION, LA CLAUSE LEGALE DE NON-CONCURRENCE S'APPLIQUERAIT DE PLEIN DROIT, ENTENDAIENT SE REFERER A L'ARTICLE 27 DE LA CONVENTION COLLECTIVE APPLICABLE ET SOULIGNE QUE LEDIT ARTICLE 27 PRECISE QUE POUR ETRE VALABLE, UNE INTERDICTION DE SE PLACER DANS UNE MAISON CONCURRENTE DEVAIT FAIRE L'OBJET D'UNE CLAUSE SPECIALE INSEREE AU CONTRAT DE TRAVAIL, PRECISANT LA DUREE DE CETTE INTERDICTION ET LE MONTANT DE L'INDEMNITE MENSUELLE COMPENSATRICE QUE L'EMPLOYEUR S'ENGAGEAIT A VERSER AU SALARIE LIE PAR LA CLAUSE ; <br>
<br>ATTENDU QUE PAR SUITE, LA COUR D'APPEL A DECIDE A BON DROIT QU'EN L'ESPECE LA SIMPLE REFERENCE A L'ARTICLE 27 DE LA CONVENTION COLLECTIVE NON COMPLETEE PAR UNE CLAUSE SPECIALE DU CONTRAT APPORTANT LES PRECISIONS EXIGEES QUANT A LA DUREE DE L'INTERDICTION ET AU MONTANT DE L'INDEMNITE COMPENSATRICE NE CONSTITUAIT PAS UNE CLAUSE DE NON-CONCURRENCE VALABLE ; <br>
<br>QUE, PAR CE SEUL MOTIF, COMPTE NON TENU DE MOTIFS SURABONDANTS, LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION DEBOUTANT X... DE SA DEMANDE D'INDEMNITE COMPENSATRICE DE LADITE CLAUSE ; <br>
<br>QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 17 DECEMBRE 1968, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Convention collective INGENIEURS ET CADRES DES INDUSTRIES METALLURGIQUES REGION PARISIENNE 1960-12-30 ART. 27
**ECLI:** 
**Résumé:** L'article 27 de la convention collective du 30 décembre 1960 des ingénieurs et cadres des industries métallurgiques de la région parisienne précise que pour être valable une interdiction de se placer dans une maison concurrente doit faire l'objet d'une clause spéciale insérée au contrat de travail, précisant la durée de cette interdiction et le montant de l'indemnité mensuelle compensatrice que l'employeur s'engage à verser au salarié lié par la clause.          Dès lors, après avoir tenu pour constant que les parties entendaient se référer à ce texte, en stipulant dans le contrat d'engagement d'un directeur, qu'en cas de résiliation, la clause légale de non concurrence s'appliquerait de plein droit, les juges du fond ont pu décider que cette simple référence non complétée par une clause spéciale du contrat apportant les prévisions exigées quant à la durée de l'interdiction et au montant de l'indemnité compensatrice, ne constituait pas une clause de non concurrence valable et débouter l'intéressé de sa demande d'indemnité compensatrice de ladite clause.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Clause de non concurrence - Indemnité de non concurrence - Convention collective la prévoyant - Contrat postérieur ne la prévoyant pas - Effet - Nullité de la clause de non concurrence.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Clause de non concurrence - Indemnité de non concurrence - Conditions.,* CONVENTIONS COLLECTIVES - Métallurgie - Région parisienne - Ingénieurs et cadres - Clause de non concurrence.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Clause de non concurrence - Validité - Indemnité de non concurrence.