# Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 3 novembre 1971, 70-13.697, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006986684
**Date de décision:** 1971-11-03
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_2
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006986684

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 192 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ;<br>
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ATTENDU QUE, SUIVANT CE TEXTE, LES DECLINATOIRES DE COMPETENCE SERONT DECLARES NON RECEVABLES S'ILS SONT PRESENTES APRES QU'IL AURAIT ETE CONCLU AU FOND ;<br>
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ATTENDU QUE JOSEPH X..., ASSIGNE PAR LE CREDIT DU NORD DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE, EN PAIEMENT D'UNE SOMME, EN TANT QUE CAUTION DE LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE DES "MAGASINS AU MUGUET" , A FAIT SIGNIFIER LE 31 OCTOBRE 1969 DES CONCLUSIONS NON MOTIVEES, TENDANT A VOIR DECLARER LE DEMANDEUR "TANT IRRECEVABLE QUE SUBSIDIAIREMENT MAL FONDE" ET A LE VOIR DEBOUTER "DE SA DEMANDE A TOUTES FINS QU'ELLE TENDE" ;<br>
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 QUE CE N'EST QUE LE 21 JANVIER 1970 QUE X... A SOULEVE L'INCOMPETENCE DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE ET PRETENDU QUE LE TRIBUNAL DE COMMERCE AURAIT ETE COMPETENT ;<br>
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 ATTENDU QUE LE TRIBUNAL AYANT DECLARE L'EXCEPTION IRRECEVABLE, LA COUR D'APPEL, STATUANT SUR LE CONTREDIT DE JOSEPH X..., A, PAR L'ARRET ATTAQUE, INFIRME CETTE DECISION, AUX MOTIFS QUE BENEVENISTE N'AVAIT SIGNIFIE QUE "DES CONCLUSIONS BANALES, SIMPLEMENT EN VUE DE LA LIAISON DE L'INSTANCE" , QU'ELLES N'AURAIENT PAS IMPLIQUE ACCEPTATION DE LA COMPETENCE NI CONSTITUE UN OBSTACLE "A UN DECLINATOIRE DEPOSE AVANT TOUTES CONCLUSIONS AU FOND PROPREMENT DITES" ;<br>
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ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, EN MECONNAISSANT LE SENS ET LA PORTEE DES CONCLUSIONS DONT LE TRIBUNAL AVAIT ETE SAISI AVANT QUE FUT PROPOSE LE DECLINATOIRE DE COMPETENCE, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS, LE 29 MAI 1970 ;<br>
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 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE ROUEN.<br>
<br>,.  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1966-10-07 Bulletin 1966 II N. 837 P. 585 (CASSATION) .  CF. Cour de Cassation (Chambre civile 2) 1967-11-03 Bulletin 1967 II N. 314 P. 221 (CASSATION)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code de procédure civile 192
**ECLI:** 
**Résumé:** AUX TERMES DE L'ARTICLE 192 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, LES  DECLINATOIRES DE COMPETENCE SERONT DECLARES NON RECEVABLES S'ILS  SONT PRESENTES APRES QU'IL AURA ETE CONCLU AU FOND.             DES CONCLUSIONS TENDANT A VOIR DECLARER LE DEMANDEUR "TANT IRRECEVABLE QUE SUBSIDIAIREMENT MAL FONDE" ET A LE VOIR  DEBOUTER "DE SA DEMANDE A TOUTES FINS QU'ELLE TENDE", NE PEUVENT  ETRE CONSIDEREES COMME DES CONCLUSIONS "BANALES EN VUE DE LA LIAISON  DE L'INSTANCE", QUI N'IMPLIQUERAIENT PAS L'ACCEPTATION DE LA  COMPETENCE NI NE FERAIENT OBSTACLE A UN DECLINATOIRE ULTERIEUREMENT  DEPOSE.
**Mots-clés:** PROCEDURE CIVILE - EXCEPTION - INCOMPETENCE - PROPOSITION IN LIMINE  LITIS - CONCLUSIONS AU FOND - DEFINITION.,* COMPETENCE - COMPETENCE MATERIELLE - EXCEPTION - PROPOSITION IN  LIMINE LITIS - NECESSITE.,* JUGEMENTS ET ARRETS - CONCLUSIONS - CONCLUSIONS AU FOND -  DEFINITION.