# Cour administrative d'appel de Douai, 2e chambre, du 23 janvier 2001, 97DA00983, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007599036
**Date de décision:** 2001-01-23
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Douai
**Formation:** 2E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007599036

## Contenu de la décision

<br>    Vu l'ordonnance du 30 août 1999 par laquelle le président de la cour administrative d'appel de Nancy a, en application du décret n 99-435 du 28 mai 1999 portant création d'une cour administrative d'appel à Douai et modifiant les articles R. 5, R. 7 et R. 8 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel alors applicables, transmis à la cour administrative d'appel de Douai la requête présentée pour M. Roland X... demeurant ... àThourotte (60150), par Me Y..., avocat ;<br>    Vu la requête enregistrée au greffe de la cour administrative d'appel de Nancy le 7 mai 1997 par laquelle M. X... demande à la Cour :<br>    1 ) d'annuler le jugement du 4 mars 1997 par lequel le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 12 octobre 1992 du ministre de l'intérieur portant rejet de son recours gracieux formé contre la mesure de suspension des droits à pension prise à la suite de l'arrêté du 20 décembre 1990 prononçant sa mise à la retraite d'office  ;<br>    2 ) d'annuler ladite décision ;<br>    3 ) de prescrire qu'une nouvelle décision intervienne dans un délai fixé par la Cour par application des dispositions de l'article L. 8-2 du code des tribunaux administratifs et des cours ad ministratives d'appel ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des pensions civiles et militaires de retraite;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Vu le décret n 99-435 du 28 mai 1999 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience,<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 9 janvier 2001<br>    - le rapport de Mme Ballouhey, premier conseiller,<br>    - et les conclusions de M. Mulsant, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article L.59 alinéa 1er du code des pensions civiles et militaires de retraite :  "Le droit à l'obtention ou à la jouissance de la pension ... est également suspendu à l'égard de tout bénéficiaire du présent code qui aura été ... mis à la retraite d'office ... pour avoir été ... convaincu de malversations relatives à son service" ; qu'aux termes du dernier alinéa du même article :  "Un arrêté conjoint du ministre compétent, du ministre des finances et, pour les fonctionnaires civils, du ministre de la fonction publique peut relever l'interessé de la suspension encourue" ;<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. Roland X..., brigadier de police à la circonscription urbaine de Compiègne, a été mis à la retraite d'office, par arrêté du ministre de l'intérieur du 20 décembre 1990, pour avoir détourné des objets provenant d'un vol et qui lui avaient été remis au commissariat ; que, par décision du 5 février 1992 prise en application des dispositions précitées de l'article L. 59 du code des pensions civiles et militaires de retraite, le ministre de l'économie, des finances et du budget a suspendu le droit à pension de l'intéressé ; que le ministre de l'intérieur a, par décision du 12 octobre 1992, rejeté la demande de relève gracieuse de ladite suspension des droits à pension ; que si le requérant fait valoir que le prononcé de la suspension des droits à pension est disproportionné avec la malversation commise dès lors que les objets volés étaient d'un montant modeste, cette circonstance n'est pas de nature à enlever à l'acte commis son caractère de malversation accomplie à l'occasion de l'exécution du service ; qu'en application des dispositions de l'alinéa 1er de l'article L. 59 du code précité, la suspension des droits à pension est prononcée de plein droit dès lors qu'une malversation est constituée ; que la mesure de relèvement prévue au dernier alinéa du même article est un pouvoir discrétionnaire des ministres concernés ; qu'en l'espèce, le requérant ne fait valoir aucune circonstance particulière justifiant qu'il soit relevé de cette mesure ; que, par suite, M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 12 octobre 1992 par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté le recours gracieux qu'il avait formé à l'encontre de la mesure de suspension de ses droits à pension accompagnant sa mise à la retraite d'office ;<br>    Considérant que, par suite, les conclusions de M. X... formulées sur le fondement de l'article L. 8-2 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel alors applicable ne peuvent qu'être rejetées ;<br>    Considérant qu'il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de M. Roland X... doit être rejetée ;<br>Article 1er : La requête de M.Christnacker est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Roland X... et au ministre de l'intérieur. Copie en sera transmise au préfet de la région Nord-Pas de Calais, préfet du Nord.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code des pensions civiles et militaires de retraite L59,Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel L8-2
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 48-02-01-07-02 PENSIONS - PENSIONS CIVILES ET MILITAIRES DE RETRAITE - QUESTIONS COMMUNES - DECHEANCE ET SUSPENSION - SUSPENSION