# Cour administrative d'appel de Lyon, du 26 juin 1990, 89LY01470, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007452609
**Date de décision:** 1990-06-26
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Lyon
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007452609

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête enregistrée le 17 mai 1989 au greffe de la cour, présentée pour la S.A.R.L.  PHILIBERT et SYLVESTRE dont le siège social est à CHANAS et pour M. Alain X... par Me SCHMITT-JOLY, avocat ;<br>    La S.A.R.L.  PHILIBERT et SYLVESTRE et M. Alain X... demandent à la cour :<br>    1) d'annuler le jugement en date du 15 mars 1989 par lequel le tribunal administratif de Lyon les a condamnés à rembourser à la Société Nationale des Chemins de Fer la somme de 58 038,56 francs augmentée des intérêts au taux légal à compter du 24 mars 1987, représentant les frais de réparation des installations endommagées à la suite de l'accident survenu le 7 mars 1984 au passage à niveau automatique n° 62 situé sur le territoire de la commune de LEGNY dans le Rhône ;<br>    2) de les décharger de toute condamnation ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi du 9 floréal An X ;<br>    Vu la loi du 15 juillet 1845 ;<br>    Vu le code de la route ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience du 29 mai 1990 :<br>    - le rapport de Mme du GRANRUT, conseiller ;<br>    - les observations de Me SCHMITT-JOLY, avocat de la S.A.R.L. PHILIBERT et SYLVESTRE et de M. Alain X... ;<br>    - et les conclusions de M. RICHER, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'il est constant que le 7 mars 1984 vers 10 h 45, des dégradations ont été causées aux installations fixes de la S.N.C.F. dépendant du domaine public à la suite de la collision intervenue entre un ensemble routier comportant un camion et sa remorque, appartenant à la S.A.R.L.  PHILIBERT et SYLVESTRE et conduit par M. X..., immobilisé sur le passage à niveau automatique n° 62 situé sur la commune de LEGNY (69) et l'autorail en provenance de Lyon ; que l'atteinte ainsi portée au domaine public constitue une contravention de grande voirie ; que les contrevenants ne pouvaient être déchargés de la responsabilité encourue qu'au cas où la collision aurait été imputable à un cas de force majeure ou à un fait de l'administration les ayant mis dans l'impossibilité de prendre les mesures propres à éviter d'endommager les dépendances du domaine public ; qu'aucune pièce du dossier ne permet de tenir pour établies les allégations de la requête mettant en cause le fonctionnement de la signalisation automatique du passage à niveau ; qu'il suit de là que la S.A.R.L.  PHILIBERT et SYLVESTRE et M. X... ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué le tribunal administratif les a condamnés à rembourser à la S.N.C.F. la somme de 58 038,56 francs avec intérêts au taux légal à compter du 24 mars 1987 ;<br>Article 1er : La requête de la S.A.R.L. PHILIBERT et SYLVESTRE et de M. X... est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 24-01-03-01-01 DOMAINE - DOMAINE PUBLIC - PROTECTION DU DOMAINE - CONTRAVENTIONS DE GRANDE VOIRIE - FAITS CONSTITUTIFS