# Cour administrative d'appel de Bordeaux, du 23 juillet 1992, 91BX00168, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007476449
**Date de décision:** 1992-07-23
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007476449

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 11 mars 1991, présentée par Mme Veuve Mohammed Y... née A... HADDA, demeurant 2, Derb X..., Sidi Amar Z... (Maroc), et tendant à ce que la cour :<br>    1°) annule le jugement du 6 février 1991 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande dirigée contre la décision du ministre de la défense, en date du 14 février 1990, refusant de lui accorder le bénéfice d'une pension de réversion à raison du décès de son mari survenu le 9 juin 1989 ;<br>    2°) annule ladite décision ;<br>    3°) la renvoie devant l'administration pour qu'il soit procédé à la liquidation de la pension à laquelle elle estime avoir droit ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code des pensions civiles et militaires de retraite ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi de finances n° 59-1454 du 26 décembre 1959 ;<br>    Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 25 juin 1992 :<br>    - le rapport de Melle ROCA, conseiller ;<br>    - et les conclusions de M. CATUS, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 71-1 de la loi de finances du 26 décembre 1959 :  "A compter du 1er janvier 1961, les pensions, rentes ou allocations viagères imputées sur le budget de l'Etat ou d'établissements publics dont sont titulaires les nationaux des pays ou territoires ayant appartenu à l'Union française ou à la Communauté, ou ayant été placés sous le protectorat ou sous la tutelle de la France, seront remplacées pendant la durée normale de leur jouissance personnelle par des indemnités annuelles en francs, calculées sur la base des tarifs en vigueur pour lesdites pensions ou allocations à la date de leur transformation" ;<br>    Considérant que ces dispositions législatives ont substitué aux pensions concédées aux nationaux des Etats en cause des indemnités non réversibles à caractère personnel et viager ; qu'il n'est pas contesté qu'à la date du décès de M. Y... survenu le 9 juin 1989, ce dernier, de nationalité marocaine, n'était plus titulaire de la pension proportionnelle dont il bénéficiait antérieurement au 1er janvier 1961 mais percevait l'indemnité prévue par les dispositions de l'article 71 de la loi du 26 décembre 1959 ; que, par suite, la requérante ne peut prétendre à la réversion, ni de ladite pension, ni de l'indemnité qui y avait été substituée ; que, dès lors, le ministre de la défense était tenu de lui refuser le bénéfice d'une pension de réversion du chef du décès de son mari M. Mohammed Y... ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande ;<br>Article 1er : La requête de Mme Veuve Mohammed Y... est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Loi 59-1454 1959-12-26 art. 71-1, art. 71 Finances pour 1960
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 48-02-01-09-01 PENSIONS - PENSIONS CIVILES ET MILITAIRES DE RETRAITE - QUESTIONS COMMUNES - AYANTS-CAUSE - VEUVES