# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 15 mars 1972, 71-10.482, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006987427
**Date de décision:** 1972-03-15
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006987427

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 1737 ET 1738 DU CODE CIVIL ET L'ARTICLE 3-2° DU DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ; <br>
<br>ATTENDU QU'EN VERTU DU DERNIER DE CES TEXTES, LORSQUE LES PARTIES ONT ENTENDU DEROGER AUX DISPOSITIONS DUDIT DECRET EN CONCLUANT UN BAIL D'UNE DUREE INFERIEURE OU EGALE A DEUX ANS, LE BENEFICE DE LA LEGISLATION SUR LES BAUX COMMERCIAUX NE PEUT ETRE ACCORDE AU LOCATAIRE QUE S'IL RESTE ET EST LAISSE EN POSSESSION A L'EXPIRATION DU BAIL ; <br>
<br>ATTENDU QU'IL RESSORT DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE QUE X... ETAIT LOCATAIRE COMMERCIAL D'Y..., EN VERTU D'UN BAIL ECRIT D'UN AN EXPIRANT LE 30 NOVEMBRE 1966 ; <br>
<br>QU'AVANT CETTE DATE, LE BAILLEUR LUI A DEMANDE SANS SUCCES DE PROCEDER A L'ETAT DES LIEUX ET A L'INVENTAIRE PREVUS EN FIN DE BAIL ; <br>
<br>QU'Y... A ENSUITE SAISI, A DEUX REPRISES, LE JUGE DES REFERES POUR OBTENIR L'EXPULSION DU LOCATAIRE, ET LUI A DELIVRE, LES 23 JANVIER 1967 ET 29 SEPTEMBRE 1967, DEUX CONGES, EN PRECISANT QU'IL CONTESTAIT SON DROIT AU RENOUVELLEMENT ; <br>
<br>ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE, POUR DECLARER LE BAIL RENOUVELE POUR NEUF ANS, RETIENT QUE LE BAILLEUR, POUR EMPECHER CE RENOUVELLEMENT, N'AVAIT QUE LA POSSIBILITE D'ADRESSER UN CONGE REGULIER A SON LOCATAIRE POUR LA DATE D'EXPIRATION DU CONTRAT ; <br>
<br>ATTENDU QU'EN STATUANT PAR CE SEUL MOTIF, ALORS QU'EN VERTU DE L'ARTICLE 1737 DU CODE CIVIL LE BAIL ECRIT CESSAIT DE PLEIN DROIT A L'EXPIRATION DU TERME FIXE ET QU'IL N'ETAIT PAS NECESSAIRE DE DONNER CONGE, SANS RELEVER AUCUNE CIRCONSTANCE DE NATURE A ETABLIR LE CONSENTEMENT, AU MOINS TACITE, DU BAILLEUR A LA RECONDUCTION DU BAIL, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 27 OCTOBRE 1970, PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE ; <br>
<br>REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Code civil 1737,Code civil 1738,LOI 1955-05-12
**ECLI:** 
**Résumé:** LORSQUE LES PARTIES ONT ENTENDU DEROGER AUX DISPOSITIONS DU  DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 EN CONCLUANT UN BAIL D'UNE DUREE  INFERIEURE OU EGALE A DEUX ANS, LE BENEFICE DE LA LEGISLATION SUR  LES BAUX COMMERCIAUX NE PEUT ETRE ACCORDE AU LOCATAIRE QUE S'IL  RESTE ET EST LAISSE EN POSSESSION A L'EXPIRATION DU BAIL.                           N'EST PAS LEGALEMENT JUSTIFIE L'ARRET QUI,  SANS RELEVER AUCUNE CIRCONSTANCE ETABLISSANT LA RECONDUCTION DU BAIL , SE FONDE UNIQUEMENT SUR LA NECESSITE D'UN CONGE, ALORS QUE, S 'AGISSANT D'UN BAIL ECRIT, IL CESSAIT DE PLEIN DROIT SANS CONGE A L 'EXPIRATION DU TERME FIXE EN VERTU DE L'ARTICLE 1737 DU CODE CIVIL.
**Mots-clés:** BAUX COMMERCIAUX (DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953) - DOMAINE D 'APPLICATION - BAIL D'UNE DUREE EGALE OU INFERIEURE A 2 ANS -  EXCLUSION.,* BAUX COMMERCIAUX (DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953) - RENOUVELLEMENT -  CONDITIONS - DUREE DE L'EXPLOITATION - BAIL D'UNE DUREE INFERIEURE  OU EGALE A DEUX ANS - PRENEUR LAISSE EN POSSESSION A L'EXPIRATION DU  BAIL.,* BAIL EN GENERAL - TACITE RECONDUCTION - CONDITIONS - CONSENTEMENT  DU BAILLEUR - ABSENCE DE CONGE - PORTEE.,* BAUX COMMERCIAUX (DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953) - DUREE - LOI DU  12 MAI 1955 - BAIL D'UNE DUREE INFERIEURE OU EGALE A DEUX ANS -  RENOUVELLEMENT - CONDITIONS - PRENEUR LAISSE EN POSSESSION A L 'EXPIRATION DU BAIL - ABSENCE DE CONGE - PORTEE.,* BAIL EN GENERAL - DUREE - EXPIRATION DU TERME - EFFET - CESSATION  DU BAIL.