# Conseil d'État,  7ème sous-section jugeant seule, 03/09/2008, 310101, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000019429245
**Date de décision:** 2008-09-03
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 7ème sous-section jugeant seule
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000019429245

## Contenu de la décision

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              Vu la requête, enregistrée le 17 octobre 2007 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat présentée par M. Jean-Louis A, demeurant ... ; M. A demande au Conseil d'Etat :<br>
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              1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 13 août 2007 par laquelle le ministre de la défense, après avis de la commission des recours des militaires, a rejeté sa demande tendant à l'annulation de sa mutation à la direction centrale du commissariat de l'armée de terre à Rambouillet ;<br>
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              2°) d'annuler la décision du 20 mars 2007 portant ordre de mutation ;<br>
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              3°) d'enjoindre au ministre de la défense de le réintégrer dans le poste et les fonctions qu'il détenait antérieurement à l'école militaire supérieure d'administration et de management à Montpellier ;<br>
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              4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu le code de la défense ;<br>
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              Vu le code de justice administrative ;<br>
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              Après avoir entendu en séance publique :<br>
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              - le rapport de M. Philippe Mettoux, Conseiller d'Etat,  <br>
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              - les conclusions de M. Nicolas Boulouis, Commissaire du gouvernement ;<br>
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              Considérant que M. Jean-Louis A, capitaine de l'armée de terre depuis 1992, qui occupait depuis 2003 le poste d'adjoint au pilote de domaine administration à l'école militaire supérieure d'administration et de management de Montpellier, a été muté par une décision du 20 mars 2007 à la direction centrale du commissariat de l'armée de terre à Rambouillet ; <br>
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              Sur les conclusions dirigées contre la décision du 20 mars 2007 :<br>
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              Considérant que la décision de rejet de son recours administratif préalable prise par le ministre de la défense le 13 août 2007 s'est substituée à l'ordre de mutation du 20 mars 2007 ; qu'il suit de là que les conclusions tendant à l'annulation de cet ordre de mutation sont irrecevables et ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées ;<br>
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              Sur les conclusions dirigées contre la décision du 13 août 2007 portant rejet du recours administratif préalable :<br>
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              Considérant que pour contester la décision litigieuse, M. A soutient qu'elle a été prise par une autorité incompétente ; qu'il ressort cependant des pièces du dossier que M. Bodin, signataire de la décision, avait reçu du ministre délégation régulière pour ce faire, en vertu d'un arrêté du 19 juin 2007 ;<br>
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              Considérant que si M. A soutient que ses nouvelles attributions ne correspondent pas à ses compétences professionnelles, il ne ressort pas des pièces du dossier que le ministre de la défense, en affectant l'intéressé pour raison de service à la direction centrale du commissariat de l'armée de terre dans l'emploi contesté, sur un poste que les capitaines ont vocation à occuper, ait entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation, nonobstant la circonstance que les capitaines titulaires, comme lui, d'un diplôme d'enseignement supérieur, auraient vocation à occuper également des postes comportant des responsabilités légèrement plus importantes ; qu'il ne peut utilement se prévaloir des termes de la note de service décrivant la classification fonctionnelle des postes de l'armée de terre, laquelle est dépourvue de tout caractère impératif ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la mutation contestée constituerait une sanction déguisée; que, dès lors, M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de du 13 août 2007 par laquelle le ministre de la défense a rejeté son recours administratif préalable ;<br>
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              Sur les autres conclusions :<br>
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              Considérant que la présente décision, qui rejette les conclusions du requérant aux fins d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution ; que ses conclusions aux fins d'injonction ne peuvent, par suite, qu'être rejetées ;<br>
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              Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement à M. A de la somme que celui-ci demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>
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<br>D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A est rejetée.<br>
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Jean-Louis A et au ministre de la défense.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**