# Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 23 janvier 1974, 73-90.788, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007056468
**Date de décision:** 1974-01-23
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CRIMINELLE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007056468

## Contenu de la décision

CASSATION SUR LE POURVOI FORME PAR : 1ER X... (ODILE);<br>
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2EME X... (NICOLE), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL D'ANGERS, CHAMBRE SPECIALE DES MINEURS EN DATE DU 28 FEVRIER 1973, QUI, POUR FALSIFICATION DE LAIT, LES A CONDAMNES CHACUNE A 200 FRANCS D'AMENDE. LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT;<br>
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 SUR LE MOYEN PRIS D'OFFICE DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 13, ALINEA 1ER, DE L'ORDONNANCE DU 2 FEVRIER 1945;<br>
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 VU LEDIT ARTICLE;<br>
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 ATTENDU QU'AUX TERMES DE CE TEXTE, DONT LES DISPOSITIONS SONT D'ORDRE PUBLIC, LE TRIBUNAL POUR ENFANTS STATUERA APRES AVOIR NOTAMMENT ENTENDU LES PARENTS, LE TUTEUR OU LE GARDIEN DU MINEUR;<br>
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 ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A PRONONCE LA CONFIRMATION PARTIELLE DU JUGEMENT QUI A CONDAMNE POUR FRAUDE ALIMENTAIRE, LES JEUNES ODILE ET NICOLE X..., MINEURES DE 18 ANS A LA DATE DES FAITS, BIEN QU'AYANT CONSTATE QUE LA DAME VEUVE X..., MERE DES PREVENUES ET ADMINISTRATEUR LEGAL DE LEURS BIENS, N'A PAS ETE MISE EN CAUSE ET ALORS QU'IL NE RESULTE PAS DE LA PROCEDURE QUE LADITE DAME X... AIT ETE NI ENTENDUE, NI APPELEE A S'EXPLIQUER DEVANT LE TRIBUNAL POUR ENFANTS ET LA CHAMBRE SPECIALE DE LA COUR D'APPEL;<br>
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 QUE LA CASSATION EST, DES LORS, ENCOURUE;<br>
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PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU D'EXAMINER LES MOYENS PRODUITS : CASSE ET ANNULE DANS TOUTES SES DISPOSITIONS L'ARRET DE LA COUR D'APPEL D'ANGERS EN DATE DU 28 FEVRIER 1973;<br>
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 ET, POUR ETRE STATUE A NOUVEAU, CONFORMEMENT A LA LOI : RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE RENNES<br>
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## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Ordonnance  1945-02-02 ART. 13 AL. 1
**ECLI:** 
**Résumé:** Aux termes de l'article 13, alinéa 1er, de l'ordonnance du 2  février 1945, dont les dispositions sont d'ordre public, le tribunal  pour enfants statuera après avoir notamment entendu les parents, le  tuteur ou le gardien du mineur.     Encourt dès lors la cassation l'arrêt qui prononce une  condamnation contre des mineurs, bien qu'ayant constaté que la mère  des prévenus, administrateur légal de leurs biens, n'a pas été  mise en cause et alors qu'il ne résulte pas de la procédure qu'elle  ait été ni entendue ni appelée à s'expliquer devant le tribunal pour  enfants et la chambre spéciale de la Cour d'appel.
**Mots-clés:** MINEURS - Tribunal pour enfants - Audition des parents -  Nécessité.