# Conseil d'État, 4ème SSJS, 02/10/2014, 370381, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000029601187
**Date de décision:** 2014-10-02
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 4ème SSJS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000029601187

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 19 juillet 2013 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par la société Brico Dépôt, dont le siège est 30-32, rue de la Tourelle à Lonpont-sur-Orge (91310) ; la société Brico Dépôt demande au Conseil d'Etat : <br>
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              1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision n° 1752 T du 17 avril 2013 par laquelle la Commission nationale d'aménagement commercial a déclaré irrecevable son recours dirigé contre la décision du 22 novembre 2012 de la commission départementale d'aménagement commercial de l'Essonne autorisant la société BDM à procéder à l'extension d'un ensemble commercial par création d'un magasin de bricolage à l'enseigne " Bricorama ", d'une surface de vente de 6 864 m², après modification substantielle d'un projet autorisé par la commission départementale de l'Essonne le 20 juin 2011 et prévoyant la création de 2 moyennes surfaces spécialisées dans l'équipement de la personne et du foyer, d'une surface totale de vente de 3 960 m² à Montgeron (Essonne) ; <br>
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              2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu la note en délibéré, enregistrée le 11 septembre 2014, présentée par la société Bricot-dépôt ; <br>
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              Vu le code de commerce ;<br>
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              Vu la loi n° 73-1193 du 27 décembre 1973 ;<br>
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              Vu la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 ;<br>
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              Vu le décret n° 2008-1212 du 24 novembre 2008 ;<br>
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              Vu le code de justice administrative ;<br>
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              Après avoir entendu en séance publique :<br>
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              - le rapport de Mme Florence Chaltiel-Terral, maître des requêtes en service extraordinaire, <br>
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              - les conclusions de Mme Gaëlle Dumortier, rapporteur public ;<br>
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<br>Sur la légalité de la décision attaquée :<br>
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              1. Considérant que, par décision du 22 novembre 2012, la commission départementale d'aménagement commercial de l'Essonne a autorisé à la société BDM la création d'un magasin de bricolage à l'enseigne " Bricorama " d'une surface de vente totale de 6 864 m2 à Montgeron (Essonne) ; que la société Brico Dépôt exploite un magasin de bricolage à l'enseigne " Brico Dépôt ", qui se situe en dehors de la zone de chalandise du projet en cause; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la délimitation de la zone de chalandise, qui a été validée par les services instructeurs, serait erronée ; que c'est à bon droit que la commission nationale a opposé une irrecevabilité à la société requérante après avoir relevé que le magasin qu'elle exploite était situé en dehors de la zone de chalandise du projet en cause, qu'elle n'apportait aucun élément de nature à établir que la zone de chalandise du projet recouperait celle de son magasin et qu'aucun impact sur l'activité commerciale de ce magasin ne pouvait être apprécié ; que les autres moyens de la requête, relatifs au projet litigieux, sont dès lors inopérants ;<br>
              2. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la requête de la société Brico Dépôt doit être rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la société BDM ; <br>
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              Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : <br>
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              3. Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de la société BDM ; qu'il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Brico Dépôt la somme de 5 000 euros à verser à la société BDM, au titre des mêmes dispositions ;<br>
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<br>				D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de la société Brico Dépôt est rejetée. <br>
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Article 2 : La société Brico Dépôt versera à la société BDM la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.<br>
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Article 3 : La présente décision sera notifiée à la société Brico dépôt et à la société BDM.<br>
Copie en sera adressée pour information à la Commission nationale d'aménagement commercial.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** ECLI:FR:CESJS:2014:370381.20141002
**Résumé:** 
**Mots-clés:**