# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1e chambre, du 30 juillet 1993, 91BX00825, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007479593
**Date de décision:** 1993-07-30
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 1E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007479593

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 8 novembre 1991, présentée par Mme Veuve MODDEBER AHMED X..., demeurant à Chaiba-Ain-Messaoud (Chaiba) Algérie ;<br>    Mme Veuve MODDEBER AHMED X... demande que la cour :<br>    - annule le jugement en date du 2 octobre 1991 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande en annulation de la décision du ministre de la défense, en date du 26 mars 1990, refusant de revaloriser sa pension militaire de réversion ;<br>    - annule cette décision ;<br>    - la rétablisse dans ses droits ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 81-734 du 3 août 1981 ;<br>    Vu le code des pensions civiles et militaires de retraite ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 29 juin 1993 :<br>    - le rapport de Mme PERROT, conseiller ; - et les conclusions de M. de MALAFOSSE, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant qu'aux termes de l'article 26 de la loi de finances rectificative du 3 août 1981 :  "Les pensions, rentes ou allocations viagères attribuées aux ressortissants de l'Algérie sur le budget de l'Etat ou d'établissements publics de l'Etat et garanties en application de l'article 15 de la déclaration de principe du 19 mars 1962 relative à la coopération économique et financière entre la France et l'Algérie ne sont pas révisables à compter du 3 juillet 1962 et continuent à être payées sur la base des tarifs en vigueur à cette même date ; elles peuvent faire l'objet de revalorisations dans des conditions et suivant des taux fixés par décret ..." ;<br>
<br>    Considérant que c'est par une exacte application des dispositions ci-dessus rappelées que le ministre de la défense a, par sa décision du 26 mars 1990, refusé de revaloriser la pension de reversion dont Mme Veuve MODDEBER AHMED X..., de nationalité algérienne, est titulaire ; que dès lors, la requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande ;<br>Article 1er : La requête de Mme Veuve MODDBER AHMED X... est rejetée.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Loi 81-734 1981-08-03 art. 26 Finances rectificative pour 1981
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 48-02-01-09-01 PENSIONS - PENSIONS CIVILES ET MILITAIRES DE RETRAITE - QUESTIONS COMMUNES - AYANTS-CAUSE - VEUVES