# Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 08/10/2009, 08MA01885, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021164422
**Date de décision:** 2009-10-08
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Marseille
**Formation:** 5ème chambre - formation à 3
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021164422

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 8 avril 2008 au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, sous le n° 08MA01885, présentée pour M. Antar X, élisant domicile ..., par Me Dantcikian, avocat ; M. X demande à la Cour :<br>
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       1°) d'annuler le jugement n° 0706557 du 15 février 2008 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 12 novembre 2007 par laquelle le préfet du Var a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ; <br>
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       2°) d'annuler la décision susmentionnée du préfet du Var ;<br>
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       3°) d'enjoindre au préfet du Var de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent arrêt, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des dispositions des articles L.911-1 et L.911-2 du code de justice administrative ;<br>
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       4°) de condamner l'Etat à lui payer une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;<br>
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       Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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       Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;<br>
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       Vu l'accord Franco-Algérien du 27 décembre 1968 modifié ;<br>
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       Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d'asile ;<br>
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       Vu le code de justice administrative ;<br>
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       Vu l'article 1er du décret du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ;<br>
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       Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; <br>
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       Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 10 septembre 2009 :<br>
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       - le rapport de Mme Pena, conseiller ;<br>
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       - les conclusions de Mme Paix, rapporteur public ;<br>
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       - et les observations de Me Oreggia substituant Me Dantcikian, avocat de M. X ;<br>
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       Sur les conclusions à fin d'annulation : <br>
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       Considérant que M. X, de nationalité algérienne, relève appel du jugement du 15 février 2008 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 12 novembre 2007 par laquelle le préfet du Var a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ;<br>
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       Considérant en premier lieu que la décision litigieuse comporte les éléments de droit et de fait sur lesquels elle se fonde ; qu'elle mentionne notamment les précédentes décisions administratives de refus et les décisions juridictionnelles rendues sur les demandes de M.X ainsi que l'analyse de sa situation familiale ; que cette motivation n'est pas stéréotypée et répond aux exigences de la loi du 11 juillet 1979 ;<br>
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       Considérant en deuxième lieu qu'aux termes de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié :  (...) Le certificat de résidence d'un an portant la mention  vie privée et familiale  est délivré de plein droit : 5°) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (...) ; et qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :  1-Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance - 2-Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui  ; <br>
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       Considérant que si M. X persiste à faire valoir qu'il vit en France, depuis son entrée sur le territoire national en 2001, auprès de ses parents malades qu'il assiste dans les actes essentiels de la vie quotidienne, il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'avis du médecin inspecteur de santé publique du 8 septembre 2008, que si l'état de santé de ces derniers nécessite effectivement un suivi médical régulier, l'assistance d'une tierce personne ne leur est pas indispensable ; qu'en outre, les parents du requérant, en situation régulière, ont la possibilité de solliciter, s'ils l'estiment nécessaire, une aide à domicile auprès des organismes sociaux compétents ; que par ailleurs, célibataire et sans enfant, M. X admet avoir conservé en Algérie, où il a vécu jusqu'à l'âge de 26 ans, des attaches familiales, au nombre desquelles notamment, son frère et sa soeur ; que dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise ; qu'elle n'a par suite pas méconnu les stipulations précitées de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; <br>
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       Considérant en troisième et dernier lieu que la double circonstance que M. X dispose d'une promesse d'embauche et qu'il n'a jamais troublé l'ordre public, ne suffit pas à établir que la décision attaquée est affectée d'une erreur manifeste d'appréciation ; <br>
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       Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande ; que ses conclusions présentées à la Cour à fin d'injonction doivent également être rejetées par voie de conséquence ;<br>
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       Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative : <br>
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       Considérant qu'aux termes de l'article L.761-1 du code de justice administrative : Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.  ; que ces dispositions font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, l'indemnité que M. X demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ; <br>
D É C I D E :<br>
Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. Antar X et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.<br>
Copie en sera adressée au préfet du Var.<br>
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N° 08MA01885	2<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**