# Conseil d'Etat, 2 SS, du 30 avril 1990, 89100, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007775273
**Date de décision:** 1990-04-30
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007775273

## Contenu de la décision

<br>     Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire enregistrés les 6 juillet 1987 et 6 novembre 1987 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour la MUTUELLE DES TRAVAILLEURS DE MARTIGUES, dont le siège est avenue Calmette et Guérin à Martigues (13693), représentée par son président en exercice à ce dûment autorisé, et tendant à ce que le Conseil d'Etat : <br>    1°) annule le jugement du 9 avril 1987 par lequel le tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 12 août 1983 l'autorisant à ouvrir une pharmacie à Martigues,<br>    2°) rejette la demande de M. R... et autres présentée devant ledit tribunal,<br>     Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code de la santé publique ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Dubos, Maître des requêtes,<br>    - les observations de la S.C.P. Vier, Barthélémy, avocat de la MUTUELLE DES TRAVAILLEURS DE MARTIGUES,<br>    - les conclusions de M. Abraham, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>     Considérant qu'il résulte de l'article L. 577 bis du code de la santé publique que l'ouverture par une société mutualiste d'une pharmacie est subordonnée à une décision du ministre des affaires sociales, qui autorise, le cas échéant, le préfet à délivrer la licence ; que, par un jugement du 20 février 1986 confirmé en appel par une décision du Conseil d'Etat statuant au Contentieux en date du 23 septembre 1988, le tribunal administratif de Marseille a annulé la décision du ministre des affaires sociales et de la solidarité nationale portant autorisation, au profit de la société requérante, de création d'une pharmacie mutualiste à Martigues ; qu'il en résulte que l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 12 août 1983 accordant à ladite société la licence l'autorisant à ouvrir une pharmacie à Martigues sur le fondement de la décision ministérielle précitée se trouve dépourvu de base légale ; que, dès lors, la MUTUELLE DES TRAVAILLEURS DE MARTIGUES n'est pas fondée à demander l'annulation du jugement attaqué en date du 9 avril 1987 par lequel le tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral susmentionné ;<br>Article 1er : La requête de la MUTUELLE DES TRAVAILLEURS DE MARTIGUES est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à la MUTUELLE DESTRAVAILLEURS DE MARTIGUES, à MM. R..., I..., J..., L..., A..., G..., F..., S... H... Q..., B..., à Mmes Z..., X..., D... O..., Y..., K..., M..., C... E... et N... P... et au ministre de la solidarité, dela santé et de la protection sociale.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Arrêté 1983-08-12,Code de la santé publique L577 bis
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 01-05-06 ACTES LEGISLATIFS ET ADMINISTRATIFS - VALIDITE DES ACTES ADMINISTRATIFS - MOTIFS - ANNULATION PAR VOIE DE CONSEQUENCE,55-03-04-02 PROFESSIONS - CHARGES ET OFFICES - CONDITIONS D'EXERCICE DES PROFESSIONS - PHARMACIENS - AUTORISATION D'OUVERTURE DES PHARMACIES MUTUALISTES