# Conseil d'Etat, 3 / 5 SSR, du 26 novembre 1975, 95673, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007644440
**Date de décision:** 1975-11-26
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 3 / 5 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007644440

## Contenu de la décision

VU LA REQUETE PRESENTEE PAR LE PREFET DU PAS-DE-CALAIS, LADITE REQUETE, ENREGISTREE AU SECRETARIAT DU CONTENTIEUX DU CONSEIL D'ETAT LE 4 JUILLET 1974 ET TENDANT A CE QU'IL PLAISE AU CONSEIL ANNULER LE JUGEMENT EN DATE DU 14 MAI 1974 PAR LEQUEL LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE LILLE A REJETE SA DEMANDE TENDANT A L'ANNULATION DE L'ARRETE EN DATE DU 28 NOVEMBRE 1972 PAR LEQUEL LE MAIRE DE RINXENT  PAS-DE-CALAIS  A ACCORDE UNE PROMOTION D'ECHELON AU SECRETAIRE GENERAL DE LA MAIRIE, ENSEMBLE ANNULER POUR EXCES DE POUVOIR LADITE DECISION ;    VU, LA LOI DU 10 AOUT 1871 ;    VU LE CODE DE L'ADMINISTRATION COMMUNALE ;    VU LES ARRETES MINISTERIELS DES 18 FEVRIER ET 30 AVRIL 1968 ET DES 5 JUIN ET 4 AOUT 1970 ;    VU L'ORDONNANCE DU 31 JUILLET 1945 ET LE DECRET DU 30 SEPTEMBRE 1953 ;    VU LA LOI DU 28 DECEMBRE 1969 ;    VU LE CODE GENERAL DES IMPOTS ;<br>   CONSIDERANT QUE LE MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'INTERIEUR, S'EST APPROPRIE LES CONCLUSIONS DE LA REQUETE SUSVISEE DU PREFET DU PAS-DE-CALAIS, QUE PAR SUITE LADITE REQUETE EST RECEVABLE ;<br>   CONSIDERANT QUE, POUR REJETER LA DEMANDE DU PREFET DU PAS-DE-CALAIS TENDANT A L'ANNULATION DE L'ARRETE EN DATE DU 28 NOVEMBRE 1972 PAR LEQUEL LE MAIRE DE RINXENT A FAIT BENEFICIER LE SECRETAIRE GENERAL DE LA MAIRIE D'UNE PROMOTION D'ECHELON, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE LILLE, PAR LE JUGEMENT ATTAQUE EN DATE DU 14 MAI 1974, A DECLARE QUE LE PREFET DU PAS-DE-CALAIS ETAIT IRRECEVABLE A DEFERER A LA JURIDICTION ADMINISTRATIVE, PAR LA VOIE DU RECOURS POUR EXCES DE POUVOIR, UN ACTE DU MAIRE QUI N'EST PAS SOUMIS EN VERTU DE L'ARTICLE 75 DU CODE DE L'ADMINISTRATION COMMUNALE A LA SURVEILLANCE DE L'AUTORITE SUPERIEURE ;<br>   CONSIDERANT QUE LE PREFET, INVESTI NOTAMMENT PAR L'ARTICLE 3 DE LA LOI DU 10 AOUT 1871 D'UNE MISSION GENERALE DE SURVEILLANCE DE L'EXECUTION DES LOIS ET DES DECISIONS DU GOUVERNEMENT DANS SON DEPARTEMENT, A INTERET A AGIR DEVANT LE JUGE ADMINISTRATIF LORSQU'IL ESTIME QU'UN ACTE DE L'AUTORITE MUNICIPALE, MEME PRIS DANS LES DOMAINES QUI ECHAPPENT AU POUVOIR DE TUTELLE, EST CONTRAIRE A LA LOI OU AU REGLEMENT ;<br>   CONSIDERANT QU'IL RESULTE DE CE QUI PRECEDE QUE LE MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'INTERIEUR EST FONDE A SOUTENIR QUE C'EST A TORT QUE PAR LE JUGEMENT ATTAQUE, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE LILLE A REJETE LA REQUETE DU PREFET DU PAS-DE-CALAIS COMME NON RECEVALBE ; QU'AINSI L'ARTICLE 1ER DUDIT JUGEMENT DOIT ETRE ANNULE ;<br>   CONSIDERANT QUE L'AFFAIRE EST EN ETAT, QU'IL Y A LIEU D'EVOQUER ET DE STATUER IMMEDIATEMENT SUR LA DEMANDE DU PREFET DU PAS-DE-CALAIS ;<br>   CONSIDERANT QUE POUR DEMANDER L'ANNULATION DE L'ARRETE MUNICIPAL EN DATE DU 28 NOVEMBRE 1972 LE MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'INTERIEUR N'INVOQUE AUCUN VICE PROPRE A CET ACTE, ET SE BORNE A SOUTENIR QU'UN PRECEDENT ARRETE EN DATE DU 18 DECEMBRE 1971 PAR LEQUEL LE MAIRE DE RINXENT A PROCEDE AU RECLASSEMENT DU SECRETAIRE GENERAL DE LA MAIRIE ET SUR LE FONDEMENT DUQUEL A ETE PRIS L'ARRETE ATTAQUE, ETAIT LUI-MEME ENTACHE D'ILLEGALITE ;<br>   CONSIDERANT QUE L'ARRETE MUNICIPAL DU 18 DECEMBRE 1971 EST UN ACTE INDIVIDUEL QUI N'A FAIT L'OBJET D'AUCUN RECOURS DANS LE DELAI LEGAL ; QUE DES LORS, IL EST DEVENU DEFINITIF ET QUE SA LEGALITE NE PEUT PLUS ETRE DISCUTEE, NI PAR UN RECOURS DIRECT, NI PAR LA VOIE D'UNE EXCEPTION A L'OCCASION D'UN RECOURS DIRIGE CONTRE UNE DECISION ULTERIEURE QUI EN EST LA CONSEQUENCE ;<br>   CONSIDERANT QU'IL SUIT DE LA QUE LE MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'INTERIEUR N'EST PAS FONDE A DEMANDER L'ANNULATION DE L'ARRETE DU MAIRE DE RINXENT EN DATE DU 28 NOVEMBRE 1972 ;<br>   DECIDE :    ARTICLE 1ER. - L'ARTICLE 1ER DU JUGEMENT DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE LILLE EN DATE DU 14 MAI 1974 EST ANNULE.    ARTICLE 2. - LA DEMANDE PRESENTEE PAR LE PREFET DU PAS-DE-CALAIS DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE LILLE ET LE SURPLUS DES CONCLUSIONS DU RECOURS DU MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'INTERIEUR DEVANT LE CONSEIL D'ETAT SONT REJETES.    ARTICLE 3. - L'ETAT SUPPORTERA LES DEPENS D'APPEL.    ARTICLE 4. - EXPEDITION DE LA PRESENTE DECISION SERA TRANSMISE AU MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'INTERIEUR.<br>

## Métadonnées

**Solution:** Annulation partielle Evocation REJET
**Lois appliquées:** Code de l'administration communale 75,Loi 1871-08-10 art. 3
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 54-01-04 PROCEDURE - INTRODUCTION DE L'INSTANCE - INTERET -Préfet - Mesures échappant à son pouvoir de tutelle.