# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 18 décembre 1972, 71-40.781, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006989071
**Date de décision:** 1972-12-18
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006989071

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 1ER ET 31, 2E DE LA CONVENTION COLLECTIVE DE TRAVAIL POUR LES EXPLOITATIONS AGRICOLES TOUTES CATEGORIES DU DEPARTEMENT DE LA SEINE EN DATE DU 1ER JANVIER 1965, ET L'ARRETE MINISTERIEL DU 28 SEPTEMBRE 1948 PORTANT ATTRIBUTION D'UNE PRIME SPECIALE UNIFORME MENSUELLE DE TRANSPORT DANS LA REGION PARISIENNE ;<br>
<br>
 ATTENDU QUE SELON L'ARTICLE 1ER, LADITE CONVENTION S'APPLIQUE ENTRE LES EMPLOYEURS ET LES SALARIES DES ETABLISSEMENTS D'HORTICULTURE ;<br>
<br>
 QUE SELON L'ARTICLE 31, 2E " UNE PRIME DE TRANSPORT EST ATTRIBUEE AUXDITS SALARIES LOGES OU NON PAR L'EMPLOYEUR ET DOMICILIES A PLUS DE 3 KILOMETRES DE L'ETABLISSEMENT " ;<br>
<br>
 ATTENDU QUE POUR CONDAMNER LA SOCIETE CIVILE ETABLISSEMENTS GAUTHIER A PAYER A DAME X... LA PRIME DE TRANSPORT PREVUE PAR L'ARRETE MINISTERIEL DU 28 SEPTEMBRE 1948 QUI ACCORDE NOTAMMENT AUX TRAVAILLEURS DES " SOCIETES CIVILES " UNE PRIME DE TRANSPORT SANS CONSIDERATION DE L'ELOIGNEMENT DU LIEU DE RESIDENCE, LA DECISION ATTAQUEE RELEVE QUE LES ETABLISSEMENTS GAUTHIER QUI SONT CONSTITUES SOUS LA FORME DE SOCIETE CIVILE SONT REDEVABLES DE LADITE PRIME ;<br>
<br>
 ATTENDU, QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE, L'ARRETE DU 28 SEPTEMBRE 1948 NE VISE PAS LES ENTREPRISES AGRICOLES, CREEES OU NON SOUS LA FORME DE SOCIETES CIVILES DONT LA REMUNERATION DES SALARIES EST FIXEE EN APPLICATION DE L'ORDONNANCE DU 7 JUILLET 1945, ET ALORS QU'EN VERTU DE L'ARTICLE 31, 2E DE LA CONVENTION COLLECTIVE SUSVISEE SEUL APPLICABLE A DAME X..., CELLE-CI DOMICILIEE A MOINS DE 3 KILOMETRES DU LIEU DE L'ENTREPRISE NE PEUT PRETENDRE AU VERSEMENT DE LA PRIME LITIGIEUSE, LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ;<br>
<br>
 PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU LE 25 MAI 1970 ENTRE LES PARTIES, PAR LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE PARIS ;<br>
<br>
 REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE VERSAILLES<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** Cassation
**Lois appliquées:** Arrêté  1948-01-28,Convention collective TRAVAIL POUR LES EXPLOITATIONS AGRICOLES TOUTES CATEGORIES DU DEPARTEMENT DE LA SEINE 1965-01-10
**ECLI:** 
**Résumé:** L'ARRETE DU 28 SEPTEMBRE 1948 QUI ACCORDE NOTAMMENT AUX  TRAVAILLEURS DES SOCIETES CIVILES DE LA REGION PARISIENNE UNE PRIME  MENSUELLE DE TRANSPORT SANS CONSIDERATION DE L'ELOIGNEMENT DU LIEU  DE RESIDENCE NE VISE PAS LES ENTREPRISES AGRICOLES, CREEES OU NON  SOUS LA FORME DE SOCIETES CIVILES.   SEUL EST APPLICABLE AUX  SALARIES DE CES ENTREPRISES AGRICOLES L'ARTICLE 31 2E DE LA  CONVENTION COLLECTIVE DE TRAVAIL POUR LES EXPLOITATIONS AGRICOLES  TOUTES CATEGORIES DU DEPARTEMENT DE LA SEINE EN DATE DU 1ER JANVIER  1965 QUI SUBORDONNE L'OCTROI D'UNE PRIME DE TRANSPORT A LA CONDITION  QUE L'INTERESSE SOIT DOMICILIE A PLUS DE 3 KILOMETRES DE L 'ETABLISSEMENT.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - PRIMES - PRIME DE TRANSPORT - ARRETE  DU 28 JANVIER 1948 - APPLICATION AUX ENTREPRISES AGRICOLES (NON).,* CONVENTIONS COLLECTIVES - AGRICULTURE - DEPARTEMENT DE LA SEINE -  CONVENTION POUR LES EXPLOITATIONS AGRICOLES TOUTES CATEGORIES DU 1ER  JANVIER 1965 - SALAIRE - PRIMES - PRIME DE TRANSPORT - ATTRIBUTION -  CONDITIONS.,* AGRICULTURE - CONTRAT DE TRAVAIL - SALAIRE - PRIMES - PRIME DE  TRANSPORT - ARRETE MINISTERIEL DU 28 SEPTEMBRE 1948 PORTANT  ATTRIBUTION D'UNE PRIME MENSUELLE DE TRANSPORT DANS LA REGION  PARISIENNE - APPLICATION (NON).