# Conseil d'Etat, 7 / 9 SSR, du 15 avril 1992, 80953, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007632539
**Date de décision:** 1992-04-15
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 7 / 9 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007632539

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 5 août 1986 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. X..., demeurant ... ; M. X... demande que le Conseil d'Etat annule le jugement en date du 6 mai 1986 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande en décharge des compléments de taxe sur la valeur ajoutée ainsi que des pénalités y afférentes auxquels il a été assujetti au titre de la période du 1er janvier 1978 au 31 décembre 1980 ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le code général des impôts ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu :<br>    - le rapport de M. Ménéménis, Maître des requêtes,<br>    - les conclusions de Mme Hagelsteen, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que M. Albert X..., qui exploite à Paris un fonds de café-brasserie, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les exercices clos en 1978, 1979 et 1980 ; qu'ayant estimé à bon droit, ainsi qu'il n'est d'ailleurs pas contesté, que cette comptabilité était dépourvue de valeur probante, l'administration a rehaussé, par voie de rectification d'office, les recettes passibles de la taxe sur la valeur ajoutée déclarées au titre de ces années et l'a assujettie aux suppléments de taxe correspondants ; que le requérant ne peut en obtenir la réduction qu'en apportant la preuve de l'exagération des bases sur lesquelles elles ont été établies ;<br>    Considérant que le vérificateur a reconstitué les recettes à partir des achats de liquides effectués en 1979 ; qu'après avoir considéré que les vins et les eaux minérales étaient exclusivement consommés en salle, il a déterminé le montant des recettes de liquides réalisées au comptoir sur la base de tarifs communiqués par le requérant lui-même, après avoir soustrait 5 % au titre des pertes et gratuits puis ajouté les recettes provenant de la vente de sandwiches et de boissons à base de lait pour obtenir la recette totale du comptoir ; qu'à partir de cette somme, l'administration a calculé les recettes en salle sur la base de constatations effectuées dans l'établissement ; qu'enfin, les recettes de l'année 1979 ainsi déterminées ont été affectées d'un pourcentage correspondant à la variation des achats déclarés au titre des années 1978 et 1980 par rapport à 1979 ;<br>
<br>    Considérant que si M. X... soutient que les quantités de liquides retenues par l'administration pour l'année 1979 sont erronées, il ne résulte pas des pièces produites par le requérant lui-même que la méthode retenue lui ait été défavorable ; que s'il conteste le coefficient de 4 retenu pour les demis de bière à la pression, il se borne à invoquer un taux "syndical" de 3,5 et n'apporte aucun élément de nature à établir que le taux retenu par l'administration serait excessif eu égard à ses propres conditions d'exploitation ; qu'en ce qui concerne le tarif moyen retenu pour la bière, il n'apporte aucun élément précis de nature à remettre en cause les prix retenus par l'administration ; qu'enfin, la consommation de la famille de M. X... et de son personnel est sans influence sur les bases retenues, eu égard à la méthode suivie par le vérificateur lequel n'a tenu compte que des achats revendus tels que mentionnés pendant une période sur les bandes de caisse enregistreuse ; que, par suite, sans qu'il y ait lieu d'ordonner l'expertise sollicitée, le requérant doit être regardé comme n'apportant pas la preuve de l'exagération de ses bases d'imposition ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. X... et au ministre délégué au budget.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-06-02 CONTRIBUTIONS ET TAXES - TAXES SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES ET ASSIMILEES - TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE