# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 7 mai 1971, 69-13.941, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006985455
**Date de décision:** 1971-05-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006985455

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE DE L'ARRET ATTAQUE IL RESULTE QUE JEAN-MARIE DE Z... A PROMIS DE VENDRE A VINCENT, SOUS RESERVE DES DROITS DE PREEMPTION DES FERMIERS EN PLACE ET DE LA SOCIETE D'AMENAGEMENT FONCIER ET D'ETABLISSEMENT RURAL "POITOU-CHARENTES", UNE PROPRIETE AGRICOLE COMPRENANT PLUSIEURS FERMES ;<br>
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 QU'AUCUN DES PRENEURS N'A EXERCE SON DROIT DE PREEMPTION ;<br>
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 QUE VINCENT A LEVE L'OPTION ET A REVENDU DEUX DES FERMES AUX EPOUX X... MAIS A REFUSE DE REGULARISER PAR ACTE AUTHENTIQUE, LA VENTE QUI LUI AVAIT ETE CONSENTIE PAR JEAN-MARIE DE Z..., EN PRETENDANT QUE LA NOTIFICATION FAITE A LA S.A.F.E.R., EN VUE DE L'EXERCICE DE SON DROIT DE PREEMPTION, ETAIT IRREGULIERE, FAUTE DE PRECISER LA VALEUR DE CHACUNE DES FERMES LOUEES ;<br>
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 QUE Z... A ASSIGNE, EN RESOLUTION DU CONTRAT, VINCENT ET SON Y... MARTIN ET QUE LES EPOUX X... SONT INTERVENUS VOLONTAIREMENT A L'INSTANCE D'APPEL ;<br>
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ATTENDU QU'IL EST REPROCHE AUDIT ARRET D'AVOIR DEBOUTE LES EPOUX X... DE CETTE INTERVENTION, POUR DEFAUT D'INTERET, ALORS, SELON LE POURVOI QUE "LES SOUS-ACQUEREURS D'UN BIEN IMMOBILIER ONT TOUJOURS INTERET A INTERVENIR DANS UN LITIGE QUI MET EN QUESTION LA VENTE A EUX CONSENTIE" ;<br>
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MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR RELEVE QUE LES EPOUX X... "NE SONT CONTRACTUELLEMENT LIES QU'AU SEUL VINCENT" ET "QU'ILS AURONT TOUTE LATITUDE POUR POURSUIVRE PAR VOIE JUDICIAIRE VINCENT EN RESTITUTION DE LA SOMME A LUI VERSEE ET POUR OBTENIR DES DOMMAGES-INTERETS", LA COUR D'APPEL A SOUVERAINEMENT APPRECIE L'ABSENCE D'INTERET DES INTERVENANTS DANS LE LITIGE QUI LUI ETAIT SOUMIS ;<br>
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 QUE LE PREMIER MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QUE LE POURVOI FAIT ENCORE GRIEF A L'ARRET D'AVOIR PRONONCE LA RESOLUTION DE LA VENTE INTERVENUE ENTRE JEAN-MARIE DE Z... ET VINCENT, ALORS QUE, D'UNE PART, "LE DROIT DE PREEMPTION DE LA SAFER NE POUVANT S'EXERCER QUE DANS LA MESURE OU CHAQUE EXPLOITANT EN PLACE, BENEFICIANT DE CE DROIT, Y RENONCE, CEPENDANT QUE L'ARTICLE 794 DU CODE RURAL FAIT UNE OBLIGATION AU BAILLEUR, QUI VEUT ALIENER EN UNE SEULE FOIS UN FONDS COMPORTANT PLUSIEURS EXPLOITATIONS DISTINCTES, DE METTRE EN VENTE SEPAREMENT CHACUNE DE CELLES-CI, AFIN DE PERMETTRE A CHACUN DES BENEFICIAIRES DU DROIT DE PREEMPTION D'EXERCER SON DROIT, LA SAFER NE PEUT RENONCER GLOBALEMENT A SON DROIT DE PREEMPTION LORSQUE LUI EST SOUMIS L'ALIENATION, EN UNE SEULE FOIS, D'UN FONDS COMPORTANT TROIS EXPLOITATIONS DISTINCTES", QUE, D'AUTRE PART, "L'ACQUEREUR D'UN FONDS COMPORTANT TROIS EXPLOITATIONS DISTINCTES A QUALITE ET INTERET POUR SOUTENIR QUE LA RENONCIATION DE LA SAFER A SON DROIT DE PREEMPTION, CONDITION DE SON ACQUISITION, EST IRREGULIERE POUR AVOIR ETE DEMANDEE ET OBTENUE GLOBALEMENT, UNE TELLE IRREGULARITE DANS UNE MATIERE QUI EST D'ORDRE PUBLIC, NE POUVANT ETRE COUVERTE PAR LE SILENCE DE LA SAFER, PAS PLUS QU'IL N'ETAIT PERMIS A LA COUR D'APPEL D'INTERPRETER LE COMPORTEMENT DE LA SAFER, NON PARTIE AU PROCES, COMME UNE RENONCIATION IMPLICITE A SE PREVALOIR D'UNE QUELCONQUE IRREGULARITE, LA SAFER POUVANT, A TOUT MOMENT, RECONSIDERER SA POSITION ET SE PREVALOIR DE SON DROIT", ET QU'ENFIN, LA COUR D'APPEL N'A PAS CONSTATE "QUE LE NOTAIRE DU VENDEUR AVAIT OBTENU DE LA SAFER, ULTERIEUREMENT SAISIE DE LA VENTILATION DU PRIX ENTRE LES DIVERS ELEMENTS DU DOMAINE, UNE RENONCIATION A SON DROIT DE PREEMPTION POUR CHACUNE DES TROIS EXPLOITATIONS COMPRISES DANS LEDIT DOMAINE" ;<br>
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 MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, AYANT CONSTATE QUE, SUR LA NOTIFICATION QUI LUI AVAIT ETE FAITE LE 24 MARS 1967, LA SAFER AVAIT DECLARE, LE 22 AVRIL 1967, NE PAS S'OPPOSER A L'ACQUISITION DE L'ENSEMBLE DU DOMAINE PAR VINCENT ET QU'ELLE AVAIT JOINT A CETTE REPONSE LE VOLET DE RENONCIATION A L'EXERCICE DE SON DROIT DE PREEMPTION, A ESTIME, A BON DROIT, QUE VINCENT N'ETAIT PAS FONDE A CONTESTER LA VALIDITE DE LA NOTIFICATION EFFECTUEE PAR LE PROPRIETAIRE ;<br>
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D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN DOIT ETRE ECARTE ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 7 MAI 1969 PAR LA COUR D'APPEL DE POITIERS.<br>
<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre civile 1) 1964-01-28 Bulletin 1964 I N.51 (2) P.36 (REJET) . (1)
 CF. Cour de Cassation (Chambre civile 3) 1968-11-08 Bulletin 1968 III N.452 (2) P.344 (REJET). (1)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (2),Code de procédure civile 466,Code rural 794,Décret 62-1235 1962-10-20 ART. 13,Décret 62-1235 1962-10-20 ART. 3,Décret 62-1235 1962-10-20 ART. 5
**ECLI:** 
**Résumé:** LES JUGES DU FOND APPRECIENT SOUVERAINEMENT SI L'INTERVENANT  JUSTIFIE D'UN INTERET.,DES LORS QUE, SUR LA NOTIFICATION QUI LUI A ETE FAITE, UNE  SAFER DECLARE NE PAS S'OPPOSER A UNE VENTE ET JOINT A SA REPONSE LE  VOLET DE RENONCIATION A SON DROIT DE PREEMPTION, L'ACQUEREUR N'EST  PAS FONDE A CONTESTER LA VALIDITE DE CETTE NOTIFICATION, EFFECTUEE  PAR LE PROPRIETAIRE.
**Mots-clés:** 1) PROCEDURE CIVILE - INTERVENTION - CONDITIONS - INTERET -  APPRECIATION SOUVERAINE DES JUGES DU FOND.,* PROCEDURE CIVILE - INTERVENTION - INTERVENTION PRINCIPALE -  CONDITIONS - INTERET - APPRECIATION SOUVERAINE DE CELUI-CI.,* POUVOIRS DES JUGES - INTERVENTION - INTERET - APPRECIATION  SOUVERAINE.,* APPRECIATION SOUVERAINE - INTERVENTION - CONDITION - INTERET /.,2) SOCIETE D'AMENAGEMENT FONCIER ET D'ETABLISSEMENT RURAL -  PREEMPTION - EXERCICE - RENONCIATION - EFFET.,* SOCIETE D'AMENAGEMENT FONCIER ET D'ETABLISSEMENT RURAL -  PREEMPTION - CONDITIONS D'EXERCICE - NOTIFICATION DU PRIX ET DES  CONDITIONS DE VENTE - VALIDITE DE CETTE NOTIFICATION - CONTESTATION  - CONDITIONS.,* SOCIETE D'AMENAGEMENT FONCIER ET D'ETABLISSEMENT RURAL -  PREEMPTION - CONDITIONS D'EXERCICE - NOTIFICATION DU PRIX ET DES  CONDITIONS DE VENTE - VALIDITE DE CETTE NOTIFICATION - CONTESTATION  - PERSONNE POUVANT LA FORMER.,* BAUX RURAUX - BAIL A FERME - VENTE - DOMAINE COMPRENANT  PLUSIEURS FERMES - NOTIFICATION A LA SAFER - PRIX GLOBAL SEUL  INDIQUE - CONTESTATION RELATIVE A LA VALIDITE DE CETTE NOTIFICATION  - PERSONNE POUVANT LA FORMER.