# Conseil d'Etat, 8 / 9 SSR, du 13 mars 1996, 141833, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007906937
**Date de décision:** 1996-03-13
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 8 / 9 SSR
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007906937

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 2 octobre 1992 et 2 février 1993 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour la S.A. CHERYLL, dont le siège est 1 Galeries Benjamin X..., à Lausanne (Suisse) ; la S.A. CHERYLL demande que le Conseil d'Etat annule l'arrêt du 3 juin 1992 par lequel la cour administrative d'appel de Lyon a rejeté sa demande tendant à l'annulation du jugement du 26 novembre 1990 du tribunal administratif de Nice, rejetant sa demande en décharge des suppléments d'impôt sur les sociétés auxquels elle a été assujettie au titre des années 1979 à 1982 ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la convention du 9 septembre 1966 modifiée conclue entre la France et la Suisse en vue d'éviter les doubles impositions en matière d'impôt sur le revenu et la fortune ;<br>    Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;<br>    Vu le code général des impôts ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de M. Lamy, Maître des Requêtes,<br>    - les observations de la SCP Nicolay, de Lanouvelle, avocat de la S.A. CHERYLL,<br>    - les conclusions de M. Arrighi de Casanova, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur les moyens relatifs à la régularité de l'arrêt de la cour administrative d'appel :<br>    Considérant que la S.A. CHERYLL soutient que la cour administrative d'appel n'aurait pas répondu à l'un des moyens qu'elle avait soulevés devant elle et qu'elle aurait insuffisamment motivé son arrêt ; que ces moyens, qui ont été invoqués pour la première fois dans un mémoire enregistré après l'expiration du délai du recours en cassation, ne sont pas recevables ;<br>    Sur les moyens relatifs au bien-fondé de l'arrêt :<br>    Considérant qu'en estimant que la S.A. CHERYLL n'établissait pas que le produit de la somme qu'elle a empruntée à une banque suisse avait été contractuellement affecté à l'acquisition et à la transformation de la propriété qu'elle possède à Mougins, ni que les sommes qu'elle entendait déduire des bases de l'impôt sur les sociétés, au titre des années 1979 à 1982, correspondaient aux intérêts qu'elle avait effectivement versés au prêteur pendant ces mêmes années, la cour administrative d'appel de Lyon s'est livrée, sans les dénaturer, à une appréciation souveraine des faits, qui n'est pas susceptible d'être discutée devant le juge de cassation ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la S.A. CHERYLL n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêt attaqué ;<br>Article 1er : La requête de la S.A. CHERYLL est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à la S.A. CHERYLL et au ministre de l'économie et des finances.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-04-01-04 CONTRIBUTIONS ET TAXES - IMPOTS SUR LES REVENUS ET BENEFICES - REGLES GENERALES - IMPOT SUR LES BENEFICES DES SOCIETES ET AUTRES PERSONNES MORALES.