# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 5ème chambre (formation à 3), du 5 juillet 2004, 00BX02586, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007505027
**Date de décision:** 2004-07-05
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 5EME CHAMBRE (FORMATION A 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007505027

## Contenu de la décision

Vu le recours enregistré le 6 novembre 2000 sous le n° 00BX02586 au greffe de la cour présenté par le MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE  ;
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     Le MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE demande à la cour  :
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     1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Limoges en date du 29 juin 2000 qui a accordé à Mlle X la décharge de l'imposition à la taxe d'habitation à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 1998 et qui a condamné l'Etat à verser à l'intéressée la somme de 190 F au titre des frais du procès non compris dans les dépens  ; 
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     2°) de rétablir Mlle X au rôle de la taxe d'habitation de la commune de Châteauroux au titre de l'année 1998  ;
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Vu les autres pièces du dossier  ;
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Classement CNIJ  : 19-03-031             C+
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Vu le code général des impôts  ;
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     Vu le livre des procédures fiscales  ;
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     Vu le code de justice administrative  ;
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Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 7 juin 2004  :
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     - le rapport de M. Zapata  ;
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     - les conclusions de M. Valeins, commissaire du gouvernement  ;
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     Sur la taxe d'habitation de l'année 1998  :
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     Considérant qu'aux termes de l'article 1407 du code général des impôts  :  la taxe d'habitation est due... pour tous les locaux meublés à usage d'habitation...   ; qu'aux termes du I de l'article 1408 du même code  :  la taxe est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance de locaux imposables...   ;
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     Considérant qu'il résulte de l'instruction que Mlle X a disposé avec deux autres étudiantes, au cours de l'année 1998, d'un logement appartenant à la société HLM Habitat 2036 à Châteauroux, donné à bail au centre régional des oeuvres universitaires et scolaires (CROUS) et qui lui a été sous-loué par cet organisme en raison du manque de logements en résidence universitaire  ; qu'en l'espèce, si Mlle X cohabite avec deux autres colocataires dans le même appartement, elle dispose de la clé de cet appartement et de sa chambre de sorte que chaque occupant a le libre accès et la disposition personnelle exclusive de sa propre chambre ainsi que la disposition des parties communes de l'appartement  ; que si Mlle X fait valoir que le règlement intérieur applicable à ce logement revêt un caractère restrictif semblable à celui des résidences universitaires exonérées de taxe d'habitation, ce document est destiné à préserver l'ordre, la tranquillité et la sécurité des locataires et n'est pas de nature à retirer aux résidents et locataires la disposition personnelle du logement qui leur est attribué  ; que, par suite, les locaux dont s'agit, qui entrent dans le champ d'application de la taxe d'habitation conformément à l'article 1407 précité du code général des impôts, doivent être regardés comme étant à la disposition de leurs locataires au sens de l'article 1408 du même code  ; 
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     Considérant que la circonstance que l'administration n'a pas mis en recouvrement la taxe d'habitation afférente à l'année 1999 est sans influence sur le bien-fondé de l'imposition à ladite taxe au titre de l'année 1998  ;
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     Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que le MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Limoges a accordé à Mlle X la décharge de la taxe d'habitation à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 1998 dans les rôles de la commune de Châteauroux et à demander que cette imposition soit remise à la charge de l'intéressée  ;
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Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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     Considérant que l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit condamné à verser à Mlle X la somme qu'elle réclame en remboursement des frais exposés par elle et non compris dans les dépens  ;
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D E C I D E  :
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Article 1er   : Le jugement du tribunal administratif de Limoges en date du 29 juin 2000 est annulé. 
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     Article 2  : La taxe d'habitation à laquelle Mlle X a été assujettie au titre de l'année 1998 dans les rôles de la commune de Châteauroux est remise intégralement à sa charge.
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00BX02586
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## Métadonnées

**Solution:** Satisfaction totale
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**