# Conseil d'Etat, 2 SS, du 26 mars 2001, 217685, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008040937
**Date de décision:** 2001-03-26
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 2 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008040937

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 21 février 2000 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Mustapha X..., demeurant à 80 bloc 4 Almassira à Taza (13500) au Maroc ; M. X... demande l'annulation pour excès de pouvoir de la décision en date du 6 janvier 2000 par laquelle le consul général de France à Fès a refusé de lui délivrer un visa d'entrée en France ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ; <br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Après avoir entendu en audience publique :<br>    - le rapport de Mme Imbert-Quaretta, Conseiller d'Etat,<br>    - les conclusions de Mme de Silva, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que les autorités françaises à l'étranger disposent d'un large pouvoir d'appréciation pour accorder ou refuser un visa et peuvent se fonder sur toute considération d'intérêt général ;<br>    Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que, pour refuser un visa de long séjour à M. X..., ressortissant marocain, qui souhaitait venir en France pour poursuivre des études universitaires, le consul général de France à Fès s'est fondé sur l'absence de sérieux du projet d'études de l'intéressé et sur l'insuffisance des ressources personnelles de l'intéressé et de son père, résidant en France, qui s'est engagé à le prendre en charge pendant ses études ; que si le requérant fait valoir que son frère peut lui apporter une aide financière, il n'apporte aucun justificatif à l'appui de ses dires ; qu'en refusant, pour ces motifs de lui délivrer le visa qu'il sollicitait, l'administration n'a, en l'espèce, pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation ; que M. X... n'est, dès lors, pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Mustapha X... et au ministre des affaires étrangères.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-01 ETRANGERS - SEJOUR DES ETRANGERS.