# Cour administrative d'appel de Lyon, 2e chambre, du 19 avril 2001, 98LY00262, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007467469
**Date de décision:** 2001-04-19
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Lyon
**Formation:** 2E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007467469

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 25 février 1998, présentée pour M. et Mme X..., demeurant ..., par Me LEGRAND, avocat au barreau de LYON ;<br>    Les requérants demandent à la Cour :<br>    1 ) d'annuler l'ordonnance n 96-00913 en date du 13 janvier 1998 par laquelle un vice-président du Tribunal administratif de Lyon a rejeté leur demande en décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 1987 ;<br>    2 ) de leur accorder la décharge demandée ;<br>    3 ) de condamner l'Etat à leur payer une somme de 10 000 francs sur le fondement de l'article L. 8-1 du code des Tribunaux administratifs et des Cours administratives d'appel ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu le décret n 89-948 du 22 décembre 1989 ;<br>    Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales;<br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 29 mars 2001 :<br>    - le rapport de M. FONTBONNE, premier conseiller ;<br>    - les observations de Me MARTIN, substituant Me LEGRAND, avocat de M. et Mme X... ;<br>    - et les conclusions de M. MILLET, commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Sur les conclusions tendant à la décharge de l'imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu établie au titre de l'année 1988 :<br>    Considérant que contrairement à ce qu'ils soutiennent, la demande de M. et Mme X... devant le Tribunal administratif, ne peut, dans les termes où elle est rédigée, qu'être regardée comme dirigée seulement contre l'imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu établie au titre de l'année 1987; que leurs conclusions susmentionnées sont irrecevables comme nouvelles en appel;<br>    Sur les conclusions tendant à la décharge de l'imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu établie au titre de l'année 1987 :<br>    Considérant qu'aux termes de l'article R.*198-10 du livre des procédures fiscales dans sa rédaction résultant du décret susvisé du 22 décembre 1989 :  " ... Les décisions de l'administration sont notifiées dans les mêmes conditions que celles prévues pour les notifications faites au cours de la procédure devant le Tribunal administratif " ;qu'aux termes de l'article R. 107 du code des Tribunaux administratifs et des Cours administratives d'appel alors applicable :  "Lorsqu'une partie est représentée devant le Tribunal administratif ou la Cour administrative par un des mandataires mentionnés à l'article R. 108, les actes de procédure, à l'exception de la notification de la décision prévue aux articles R.211 et suivants ne seront accomplis qu'à l'égard de ce mandataire " ; que les avocats sont au nombre des mandataires mentionnés à l'article R.108 ; qu'aux termes enfin de l'article R. 211 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel : "Sauf disposition contraire, les jugements, les ordonnances et arrêts sont notifiées par les soins du greffe à toutes les parties en cause à leur domicile réel ...";<br>    Considérant qu'il résulte de la combinaison des dispositions précitées que, lorsque un contribuable a présenté une réclamation par l'intermédiaire d'un mandataire au nombre de ceux mentionnés à l'article R. 108 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel devenu R. 431-2 du code de justice administrative, seule la notification à ce dernier de la décision du directeur rejetant la réclamation est de nature à faire courir le délai de recours contentieux ;<br>
<br>    Considérant qu'il résulte de l'instruction que l'avocat de M. et Mme X... a présenté en leur nom le 6 mai 1992 une réclamation dirigée contre l'imposition supplémentaire litigieuse mise en recouvrement le 29 mars 1991 ; que la notification de la décision du directeur régional des impôts du 20 novembre 1992 rejetant cette réclamation, effectuée seulement à leur domicile n'a donc pu faire courir à leur égard le délai de recours contentieux ; que le cours dudit délai ayant par ailleurs été interrompu par la présentation de la réclamation du 6 mai 1992 effectuée dans le délai ouvert à partir de la mise en recouvrement par les article R* 196-1 et R* 196-3 du livre des procédures fiscales , la seconde réclamation présentée le 13 juin 1995 par M. et Mme X... n'était dès lors pas tardive ; que par suite leur demande devant le Tribunal administratif présentée conformément aux dispositions de l'article R* 199-1 du livre des procédures fiscales dans le délai de deux mois suivant la réception le 3 janvier 1996 de la notification de la décision de l'administration du 8 décembre 1995 rejetant cette réclamation était recevable ; que M. et Mme X... sont par suite fondés à soutenir que c'est à tort que par l'ordonnance attaquée, un vice-président du Tribunal administratif en a prononcé le rejet ; qu'il y a lieu d'annuler l'ordonnance attaquée et de renvoyer M. et Mme X... devant le Tribunal administratif de Lyon pour qu'il soit statué sur leur demande en décharge de l'imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 1987 ;<br>    Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>    Considérant que, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de condamner l'Etat à payer une somme à M. et Mme X... au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;<br>Article 1er : L'ordonnance du vice-président du Tribunal administratif de LYON du 13 janvier 1998 est annulée.<br>Article 2 : M. et Mme X... sont renvoyés devant le Tribunal administratif de LYON pour qu'il soit statué sur leur demande en décharge de l'imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 1987.<br>Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme X... est rejeté.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** CGI Livre des procédures fiscales R198-10, R196-3, R199-1,Code de justice administrative L761-1,Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel R107, R108, R211,Décret 89-948 1989-12-22
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-02-03-02 CONTRIBUTIONS ET TAXES - REGLES DE PROCEDURE CONTENTIEUSE SPECIALES - DEMANDES ET OPPOSITIONS DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF - DELAIS