# Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 11 janvier 1968, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006977381
**Date de décision:** 1968-01-11
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_3
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006977381

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE ;<br>
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ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A DIT QUE LA SUPPRESSION DE LA TAXE DE VOIRIE REMPLACEE DANS LA COMMUNE DE FRANCILLON PAR DES RECETTES ASSUREES AU MOYEN DE CENTIMES ADDITIONNELS, NE DISPENSAIT PAS LES EPOUX X..., A..., DU PAYEMENT DES SOMMES CORRESPONDANT AUX DEPENSES DE VOIRIE ET A COMMIS TROIS EXPERTS Y... RECHERCHER LE MONTANT DE LEUR DETTE EN 1963, EN PRENANT POUR BASE DE COMPARAISON LA DERNIERE ANNEE D'IMPOSITION AU TITRE DE LA TAXE VICINALE, NON CONTESTEE, AVEC LES DEPENSES DE VOIRIE AFFERENTES A LA PERIODE DE REFERENCE ET LES DEPENSES DE L'ANNEE CONTESTEE ;<br>
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ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A CET ARRET D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS QUE, D'UNE PART, LA TAXE DE VOIRIE DEVENUE FACULTATIVE, AUX TERMES DE L'ORDONNANCE DU 7 JANVIER 1959, AYANT ETE SUPPRIMEE PAR LA MUNICIPALITE DE FRANCILLON, QUI L'A DESORMAIS INTEGREE DANS LES DECIMES GENERAUX CORRESPONDANT A L'IMPOT FONCIER, LES JUGES NE POUVAIENT, EN CONSEQUENCE SANS VIOLER L'ARTICLE 854 DU CODE RURAL, QUI EST D'ORDRE PUBLIC, PERMETTRE EN FAIT AU PROPRIETAIRE DE RECUPERER PARTIE DE L'IMPOT FONCIER SUR SES FERMIERS ;<br>
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 ALORS, D'AUTRE PART, QUE LES DEPENSES DE VOIRIE ETANT RECOUVERTES DEPUIS 1963 AU MOYEN D'UN SEUL CHIFFRE GLOBAL DE CENTIMES ADDITIONNELS NE RECEVANT PAS D'AFFECTATION SPECIALE, IL S'ENSUIT QU'EN TOUT ETAT DE CAUSE, IL EST DEVENU IMPOSSIBLE DE DETERMINER LE NOMBRE DE CENTIMES ADDITIONNELS CORRESPONDANT AUX DEPENSES LITIGIEUSES, ET QU'EN CONSEQUENCE, LE MODE DE CALCUL DECIDE PAR LA COUR, AU TITRE DE L'EXPERTISE PAR ELLE ORDONNEE, NE PEUT ETRE QU'UN CALCUL ARBITRAIRE ET APPROXIMATIF, RISQUANT DES LORS, D'ENTRAINER, DE CE FAIT EGALEMENT, LA VIOLATION DE L'ARTICLE 854 DU CODE RURAL, ALORS, ENFIN, QUE LA COUR A DENATURE LES ECRITURES DES EXPOSANTS DES LORS QUE SI CEUX-CI SE SONT BORNES A OBJECTER DEVANT LE TRIBUNAL QU'IL ETAIT IMPOSSIBLE D'ETABLIR LA SOMME DONT ILS CROYAIENT A TORT, A CETTE DATE, EN RAISON D'UNE PRECEDENTE DECISION DU 21 DECEMBRE 1964, ETRE REDEVABLES POUR LES DEPENSES DE VOIRIE, N'AYANT PAS PERCU ENCORE, A CE MOMENT, LA PORTEE DE LA MESURE FISCALE PRISE PAR LA MUNICIPALITE, ILS ONT, PAR CONTRE EXPRESSEMENT DEMANDE AUX JUGES D'APPEL DE DEBOUTER PUREMENT ET SIMPLEMENT LEUR PROPRIETAIRE DE LA RECLAMATION RESTEE EN LITIGE ;<br>
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MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE LA DEUXIEME BRANCHE DU MOYEN, A LA SUPPOSER FONDEE, N'ETAIT PAS DE NATURE A AFFECTER LA DECISION DES JUGES DU SECOND DEGRE QUI PAR DES MOTIFS PROPRES ONT DIT QUE LES EPOUX X... ETAIENT TENUS D'UNE DETTE A DETERMINER POUR 1963 ;<br>
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ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE LA COUR D'APPEL A JUSTEMENT ADMIS QUE LES DEPENSES DE VOIRIE INCOMBAIENT AU Z... QUI HABITE ET EXPLOITE LA PROPRIETE ET QUE LE CHANGEMENT DU MODE DE CALCUL DE L'IMPOT DANS LA COMMUNE DE FRANCILLON, REALISEE PAR LA DISPARITION DE LA TAXE DE VOIRIE AFFERENTE A L'ENTRETIEN DES CHEMINS RURAUX ET COMMUNAUX ET REMPLACEE PAR DES CENTIMES ADDITIONNELS GENERAUX MIS A LA CHARGE DES PROPRIETAIRES, SUIVANT LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 854 DU CODE RURAL, NE POUVAIT AVOIR POUR CONSEQUENCE DE CHANGER LA NATURE ET LE BUT DE CETTE IMPOSITION QUI DEVAIT RESTER A LA CHARGE DE L'EXPLOITANT QUI EN BENEFICIAIT ET QU'IL CONVENAIT PAR L'EXPERTISE ORDONNEE, DE VENTILER CETTE DEPENSE ENTRE LES DIFFERENTS CENTIMES ADDITIONNELS, AFIN DE PERMETTRE AU PROPRIETAIRE, IMPOSE POUR LE TOUT, D'EN RECUPERER LE MONTANT SUR SON LOCATAIRE ;<br>
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ATTENDU QU'AINSI, L'ARRET SE TROUVE JUSTIFIE ET QUE LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI DANS AUCUNE DE SES BRANCHES ;<br>
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PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 26 NOVEMBRE 1965 PAR LA COUR D'APPEL DE BOURGES ;<br>
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N° 66-10 670 EPOUX X... C/ VEUVE POPINEAU PRESIDENT : M DE MONTERA - RAPPORTEUR : M MENEGAUX - AVOCAT GENERAL : M PAUCOT - AVOCATS : MM MARTIN-MARTINIERE ET BORE DANS LE MEME SENS : 14 DECEMBRE 1967, BULL 1967, IV, N° 789 (2°), P 670 ET LES ARRETS CITES.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET.
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** LES DEPENSES DE VOIRIE INCOMBENT AU PRENEUR QUI HABITE ET EXPLOITE LA PROPRIETE.
**Mots-clés:** BAIL A FERME    PRIX    PRESTATIONS, REDEVANCES OU SERVICES TAXE DE VOIRIE    CHARGE    PRENEUR,LE CHANGEMENT DU MODE DE CALCUL DE L'IMPOT REALISE DANS UNE COMMUNE PAR LA DISPARITION DE LA TAXE DE VOIRIE AFFERENTE A L'ENTRETIEN DES CHEMINS RURAUX ET COMMUNAUX ET REMPLACEE PAR DES CENTIMES ADDITIONNELS GENERAUX MIS A LA CHARGE DES PROPRIETAIRES, SUIVANT LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 854 DU CODE RURAL, NE PEUT AVOIR POUR CONSEQUENCE DE CHANGER LA NATURE ET LE BUT DE CETTE IMPOSITION QUI DOIT RESTER A LA CHARGE DE L'EXPLOITANT QUI EN BENEFICIE.,IL CONVIENT DE VENTILER CETTE DEPENSE ENTRE LES DIFFERENTS CENTIMES ADDITIONNELS AFIN DE PERMETTRE AU PROPRIETAIRE, IMPOSE POUR LE TOUT, D'EN RECUPERER LE MONTANT SUR SON LOCATAIRE.