# Cour administrative d'appel de Paris, 5e chambre, du 6 juillet 2000, 96PA00027, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007440100
**Date de décision:** 2000-07-06
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Paris
**Formation:** 5E CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007440100

## Contenu de la décision

<br>    (5ème Chambre)<br>    VU, enregistrée au greffe de la cour le 3 janvier 1996, la requête présentée pour M. Francis X..., demeurant ..., par la société d'avocats FIDAL ; M. X... demande à la cour :<br>    1 ) d'annuler le jugement en date du 10 octobre 1995 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à la décharge des compléments d'impôt sur le revenu auxquels il a été assujetti au titre des années 1987 et 1988, ainsi que des pénalités dont ils ont été assortis ;<br>    2 ) de prononcer la décharge de ces impositions ;<br>    3 ) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 4.000 F au titre de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    VU les autres pièces du dossier ;<br>    VU la convention fiscale du 10 mars 1964 entre la France et la Belgique ;<br>    VU le code général des impôts ;<br>    VU le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;<br>    VU la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 ;<br>    Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>    Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 22 juin 2000 :<br>    - le rapport de M. DUPOUY, premier conseiller,<br>    - et les conclusions de M. HAIM, commissaire du Gouvernement ;<br>
<br>    Sur la détermination du domicile fiscal :<br>    Considérant qu'en vertu de l'article 4 B b) du code général des impôts, les personnes qui exercent en France une activité professionnelle, salariée ou non, sont considérées comme ayant leur domicile fiscal en France, à moins qu'elles ne justifient que cette activité y est exercée à titre accessoire ;<br>    Considérant qu'il résulte de l'instruction qu'au cours des années litigieuses M. LECAT, qui habitait en Belgique avec sa famille, exerçait en France la profession d'agent d'assurances ; qu'il n'est pas établi par les pièces du dossier et qu'il n'est d'ailleurs pas soutenu par l'administration que cette activité présentait un caractère accessoire ; qu'ainsi, en application des dispositions susmentionnées, M. X... doit être considéré comme ayant eu, au cours desdites années, son domicile fiscal en France ; que, par suite, c'est à tort que l'administration a refusé de le faire bénéficier des déductions de charges et de la réduction d'impôt au titre de primes d'assurance vie, que les articles 164 A et 199 septies B du code général des impôts réservent aux contribuables qui ont leur domicile fiscal en France ; que, pour justifier la remise en cause de ces avantages, l'administration ne peut utilement se prévaloir des termes de la convention fiscale franco-belge, qui a pour seul objet de protéger les résidents de chacun des deux Etats contractants contre les doubles impositions qui pourraient résulter de l'application simultanée de la législation fiscale de ces Etats ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de sa requête, que M. X... est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à la décharge des compléments d'impôt sur le revenu auxquels il a été assujetti au titre des années 1987 et 1988 ;<br>    Sur les conclusions de M. X... tendant à l'application des dispositions de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel :<br>    Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application des dispositions de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, de condamner l'Etat à payer à M. X... la somme de 4.000 F qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>Article 1er : Le jugement n 9211371/1 du tribunal administratif de Paris en date du 10 octobre 1995 est annulé.<br>Article 2 : M. X... est déchargé des compléments d'impôt sur le revenu auxquels il a été assujetti au titre des années 1987 et 1988.<br>Article 3 : L'Etat versera à M. X... une somme de 4.000 F au titre de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** CGI 164 A, 199 septies B,Code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel L8-1
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 19-01-01-02 CONTRIBUTIONS ET TAXES - GENERALITES - TEXTES FISCAUX - TEXTE APPLICABLE (DANS LE TEMPS ET DANS L'ESPACE),19-01-01-05 CONTRIBUTIONS ET TAXES - GENERALITES - TEXTES FISCAUX - CONVENTIONS INTERNATIONALES