# Cour Administrative d'Appel de Bordeaux, 6ème chambre (formation à 3), 08/12/2009, 09BX00789, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000021697328
**Date de décision:** 2009-12-08
**Juridiction:** Cour Administrative d'Appel de Bordeaux
**Formation:** 6ème chambre (formation à 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000021697328

## Contenu de la décision

Vu la requête enregistrée au greffe de la cour le 27 mars 2009, présentée pour M. Maurice X, demeurant ..., par Me Bedoc, avocat ;<br>
<br>
        M. X demande à la cour :<br>
<br>
        1°) de réformer le jugement du 30 décembre 2008 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a partiellement rejeté sa demande tendant à la condamnation de la chambre de commerce et d'industrie de Montauban et de Tarn-et-Garonne à réparer son préjudice matériel et son préjudice moral subis en raison de l'illégalité fautive de la décision de licenciement prononcée à son encontre par le président de la chambre de commerce et d'industrie en date du 2 octobre 2001 ;<br>
<br>
        2°) de condamner la chambre de commerce et d'industrie de Montauban et de Tarn-et-Garonne au versement de la somme de 8 274  en réparation de son préjudice matériel et la somme de 29 838,25  en réparation de son préjudice moral ;<br>
<br>
        3°) de condamner la chambre de commerce et d'industrie de Montauban et de Tarn-et-Garonne au versement de la somme de 2 500  au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;<br>
<br>
<br>
        --------------------------------------------------------------------------------------------------------<br>
<br>
        Vu les autres pièces du dossier ;<br>
<br>
        Vu la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952 ;<br>
<br>
        Vu le statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie ;<br>
<br>
        Vu le code de justice administrative ;<br>
<br>
        Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;<br>
<br>
        Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 10 novembre 2009 :<br>
<br>
        - le rapport de M. Richard, premier conseiller ;<br>
        - et les conclusions de M. Gosselin, rapporteur public ;<br>
<br>
<br>
        Sur l'appel principal de M. X :<br>
<br>
        Considérant que M. X demande la réformation du jugement du 30 décembre 2008 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a partiellement rejeté sa demande tendant à la condamnation de la chambre de commerce et d'industrie de Montauban et de Tarn-et-Garonne à réparer son préjudice matériel et son préjudice moral subis en raison de l'illégalité fautive de la décision de licenciement prononcée à son encontre par le président de la chambre de commerce et d'industrie en date du 2 octobre 2001 ;<br>
<br>
        Considérant que, par jugement du 14 mai 2004, devenu définitif, le tribunal administratif de Toulouse a annulé la décision de licenciement pour inaptitude physique de M. X prise le 2 octobre 2001 par le président de la chambre de commerce et d'industrie de Montauban et de Tarn-et-Garonne, au motif que ce licenciement est intervenu alors que le comité médical ne se prononçait pas sur le caractère définitif de l'inaptitude de M. X ;<br>
<br>
        Considérant que les écritures des parties et les pièces produites ne permettent pas d'établir que M. X aurait subi un préjudice financier à hauteur de 8 274 , comme il le prétend, après déduction des versements qu'il a perçus de la caisse primaire d'assurance maladie et de la société AXA Assurances ;<br>
<br>
        Considérant qu'en condamnant la chambre de commerce et d'industrie à verser à M. X une indemnité de 5 000 , destinée à réparer le préjudice moral de l'intéressé, ainsi que ses troubles dans les conditions d'existence, le tribunal administratif de Toulouse n'a pas fait une insuffisante appréciation du préjudice subi par M. X ;<br>
<br>
        Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à demander la réformation du jugement attaqué ;<br>
<br>
<br>
        Sur l'appel incident de la chambre de commerce et d'industrie :<br>
<br>
        Considérant qu'ainsi qu'il a été dit ci-dessus, le tribunal administratif de Toulouse a fait une juste appréciation du préjudice subi par M. X en condamnant la chambre de commerce et d'industrie de Montauban et de Tarn-et-Garonne à lui verser la somme de 5 000  en réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence ; <br>
<br>
        Considérant qu'enfin, le tribunal administratif a fait une exacte application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative en condamnant la chambre de commerce et d'industrie de Montauban et de Tarn-et-Garonne à verser à M. X la somme de 1 200  au titre des frais exposés non compris dans les dépens ; <br>
<br>
        Considérant qu'il résulte de ce qui précède que la chambre de commerce et d'industrie de Montauban et de Tarn-et-Garonne n'est pas fondée à demander la réformation du jugement attaqué, qui est suffisamment motivé ;<br>
<br>
<br>
        Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>
<br>
        Considérant qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'affaire, de condamner M. X à verser à la chambre de commerce et d'industrie la somme qu'elle demande au titre des frais exposés non compris dans les dépens ; qu'il n'y a pas davantage lieu de condamner ladite chambre de commerce et d'industrie à verser à M. X la somme qu'il demande sur le même fondement ;<br>
<br>
<br>
        DECIDE :<br>
Article 1er : La requête de M. X est rejetée.<br>
Article 2 : L'appel incident de la chambre de commerce et d'industrie de Montauban et de Tarn-et-Garonne est rejeté.<br>
''<br>
''<br>
''<br>
''<br>
4<br>
2<br>
No 09BX00789<br>
<br>
<br>
<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**