# Cour administrative d'appel de Nantes, 3ème Chambre, du 13 octobre 2005, 04NT00335, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007544247
**Date de décision:** 2005-10-13
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Nantes
**Formation:** 3EME CHAMBRE
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007544247

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 22 mars 2004, présentée pour Mme Noëlle X, demeurant ..., par Me Bellat  ; Mme Noëlle X demande à la Cour  :
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     1°) d'annuler le jugement n° 00-1364 du 22 janvier 2004 par lequel le Tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande tendant à ce que la ville de Rennes soit condamnée à réparer les conséquences dommageables de l'accident dont elle a été victime le 25 octobre 1996  ; 
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     2°) de condamner la ville de Rennes à lui verser la somme de 44 090,40 euros à titre de dommages et intérêts  ;
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     3°) de condamner la ville de Rennes à lui verser la somme de 2 300 euros sur le fondement de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel  ; 
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu la loi du 28 pluviôse an VIII  ;
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     Vu le code de justice administrative  ;
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     Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 15 septembre 2005  :
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     - le rapport de M. Gualeni, rapporteur  ;
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     - les observations de Me Donias, substituant Me Martin, avocat de la ville de Rennes  ;
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     - les conclusions de M. Millet, commissaire du gouvernement  ;
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     Considérant que le 25 octobre 1996, vers 17 heures 30, Mme X, qui regagnait son domicile après sa journée de travail, par son trajet habituel, a fait une chute alors qu'elle s'apprêtait à emprunter un escalier, accessible à partir du boulevard d'Armorique, lui permettant de descendre sur le chemin de halage du canal Saint-Martin à Rennes  ; qu'elle relève appel du jugement du 22 janvier 2004 par lequel le Tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande tendant à la condamnation de la ville de Rennes à réparer les conséquences dommageables de cette chute  ; 
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     Considérant qu'il résulte des propres déclarations de Mme X, établies à la suite de cet accident, qu'elle a glissé sur des feuilles mortes en haut de cet escalier et qu'elle n'a pu se retenir  ; que, dès lors, la circonstance que cet escalier présente une courbe et que les marches étaient érodées ne peut être utilement invoquée par l'intéressée  ; que, par ailleurs, eu égard à l'usage de cet escalier, principalement emprunté par les usagers des berges du canal se livrant à des activités de loisir, l'absence de main courante n'est pas constitutive d'un défaut d'aménagement de l'ouvrage  ; que la présence, en automne, de feuilles mortes n'est pas constitutive d'un défaut d'entretien normal  ; que la circonstance que la ville ait procédé à la réfection complète de l'escalier et à la mise en place d'une main courante n'établit pas à elle seule l'existence d'un tel défaut  ; qu'ainsi, cette chute n'est liée ni à un défaut d'aménagement, ni à un défaut d'entretien normal de l'escalier mais uniquement à l'inattention de Mme X, qui avait une parfaite connaissance des lieux pour y passer quotidiennement  ; 
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     Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que ni Mme X, ni le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche ne sont fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Rennes a rejeté leurs demandes et conclusions  ;
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     Sur l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative  :
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     Considérant que ces dispositions font obstacle à ce que la ville de Rennes, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamnée à payer à Mme X la somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens  ; qu'en revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de ces dispositions, de condamner Mme X à verser à la ville de Rennes une somme de 1 500 euros qu'elle demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens  ;
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     DÉCIDE  :
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Article 1er  : La requête de Mme X et les conclusions du ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche sont rejetées.
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     Article 2     : Mme X versera à la ville de Rennes une somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros) au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
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     Article 3     : Le présent arrêt sera notifié à Mme Noëlle X, à la ville de Rennes, à la mutuelle générale de l'éducation nationale, à la caisse d'inspection académique d'Ille-et-Vilaine, au ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire. 
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N° 04NT00335	
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## Métadonnées

**Solution:** Rejet
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**