# Cour administrative d'appel de Bordeaux, 4ème chambre (formation à 3), du 24 juin 2004, 00BX01490, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000007506506
**Date de décision:** 2004-06-24
**Juridiction:** Cour administrative d'appel de Bordeaux
**Formation:** 4EME CHAMBRE (FORMATION A 3)
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000007506506

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée au greffe de la cour le 5 juillet 2000 sous le n° 00BX01490, présentée pour Mme Berthe X et M. Alain X, demeurant ..., par Me Montazeau, avocat au barreau de Toulouse  ; 
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     Mme X et M. X demandent à la cour  :
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     1°) d'annuler le jugement du 27 avril 2000 par lequel le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté leur demande tendant à ce que la commune de Figeac soit condamnée à leur verser une somme de 229 000 F (34 910,82 euros)  ; 
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     2°) de condamner la commune de Figeac à leur verser la somme de 229 000 F (34 910,82 euros), ainsi que les intérêts au taux légal à compter de leur demande d'indemnisation, ces intérêts étant eux-mêmes capitalisés, et une somme de 5 000 F (762,25 euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  ;
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     Vu les autres pièces du dossier  ;
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     Vu le code de justice administrative  ;
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Classement CNIJ  : 60-04-02-01	C
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Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience  ;
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     Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 10 juin 2004  :
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     - le rapport de M. Laborde, président-rapporteur  ;
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     - les observations de Me Dufour, pour Mme X et M. X et de Me Chevalier, pour la commune de Figeac  ;
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     - et les conclusions de M. Chemin, commissaire du gouvernement  ;
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     Considérant, d'une part, qu'il résulte de l'instruction que si l'effondrement de l'angle nord-ouest de la maison appartenant à Mme X et M. X a été provoqué par la démolition d'un mur communal qui lui servait de contrefort de fortune, il est également imputable à l'état de vétusté et à l'absence d'entretien de l'immeuble, objet d'un arrêté de péril grave et imminent  ; que, dans les circonstances de l'affaire, il sera fait une juste appréciation de la part prise par les parties dans la survenance du dommage en ne mettant à la charge de la commune de Figeac que le tiers des conséquences dommageables du sinistre  ;
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     Considérant, d'autre part, que compte tenu du partage de responsabilité défini ci-dessus et des justifications produites par les requérants en ce qui concerne le montant des dommages mobiliers, il y a lieu de fixer à 2 500 euros le montant de l'indemnité due par la commune de Figeac  ; que Mme X et M. X n'allèguent pas avoir été dans l'impossibilité de réaliser les travaux intérieurs après reconstruction du pignon par la commune en 1997  ; qu'il n'y  a donc pas lieu d'actualiser le montant de la réparation  ; qu'enfin le préjudice lié à la perte de jouissance de l'immeuble n'est justifié ni dans sa nature ni dans son montant  ; que de même les requérants ne fournissent aucun élément permettant d'apprécier le préjudice moral qu'ils allèguent  ;
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     Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme X et M. X sont fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté leur demande  ;
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     Sur les intérêts et les intérêts des intérêts  :
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     Considérant que Mme X et M. X ont droit aux intérêts de la somme de 2 500,00 euros à compter du 26 mai 1997, date de réception par la commune de leur demande d'indemnisation, les intérêts échus à la date du 5 juillet 2000 puis à chaque échéance annuelle étant capitalisés pour produire eux-mêmes intérêt  ;
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     Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative  :
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     Considérant qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de condamner la commune de Figeac à payer à Mme X et à M. X la somme de 762,25 euros qu'ils demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens  ; qu'en revanche, il n'y a pas lieu, dans les mêmes circonstances, de faire droit à la demande de la commune de Figeac  ;
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D E C I D E  :
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Article 1er  : Le jugement du Tribunal administratif de Toulouse du 27 avril 2000 est annulé.
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     Article 2  : La commune de Figeac est condamnée à verser à Mme X et M. X la somme de 2 500,00 euros, augmentée des intérêts au taux légal à compter du 26 mai 1997. Les intérêts échus à la date du 5 juillet 2000 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêt.
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     Article 3  : La commune de Figeac versera à Mme X et M. X une somme de 762,25 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
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     Article 4  : Le surplus des conclusions de la requête de Mme X et M. X est rejeté.
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     Article 5  : Les conclusions de la commune de Figeac tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
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00BX01490	- 3 -
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## Métadonnées

**Solution:** Satisfaction partielle
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**