# Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 24 octobre 1972, 71-10.479, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000006988250
**Date de décision:** 1972-10-24
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_CIVILE_1
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000006988250

## Contenu de la décision

SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QUE SELON LES ENONCIATIONS DES JUGES DU FOND, Y..., RAPATRIE D'ALGERIE, A, EN 1963, RECU DE LA CAISSE CENTRALE DE CREDIT HOTELIER, A LAQUELLE SE TROUVE SUBROGE LE TRESOR PUBLIC, UN PRET GARANTI PAR L'ETAT, EN VUE DE LA CREATION D'UN FONDS DE COMMERCE D'HOTEL A ROUEN ; <br>
<br>QUE CE FONDS A ETE VENDU AUX EPOUX X..., SUIVANT ACTE NOTARIE DU 30 DECEMBRE 1968 ; <br>
<br>ATTENDU QUE SEBBAN AYANT ASSIGNE L'AGENT JUDICIAIRE DU TRESOR PUBLIC DEVANT LE PRESIDENT DU TRIBUNAL DE SON DOMICILE POUR VOIR ORDONNER AU NOTAIRE, CONSIGNATAIRE DU PRIX PAYE, DE SE LIBERER ENTRE LES MAINS DU CEDANT DU FONDS DE COMMERCE, IL EST D'ABORD FAIT GRIEF A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE LE JUGE DES REFERES ETAIT COMPETENT POUR REGLER UN PAREIL LITIGE, ALORS, D'UNE PART, QUE L'ON NE SE TROUVAIT PAS DANS LE CAS DE LA COMPETENCE EXCEPTIONNELLE CONFEREE AU PRESIDENT DU TRIBUNAL STATUANT EN LA FORME DES REFERES PAR L'ARTICLE 6, PARAGRAPHE 2, DE LA LOI DU 6 NOVEMBRE 1969, ET ALORS, D'AUTRE PART QUE LE JUGE DES REFERES AURAIT ETE EGALEMENT INCOMPETENT, DANS LES TERMES DU DROIT COMMUN, POUR PRESCRIRE LE REMBOURSEMENT DONT S'AGIT, LEQUEL AURAIT PREJUDICIE AU PRINCIPAL ; <br>
<br>MAIS ATTENDU QUE SI, AUX TERMES DE L'ARTICLE 6 DE LA LOI PRECITEE, LA RADIATION DES SURETES REELLES DONNEES POUR GARANTIR LES OBLIGATIONS VISEES A LADITE LOI PEUT ETRE ORDONNEE EN LA FORME DES REFERES PAR LE PRESIDENT DU TRIBUNAL, C'EST A BON DROIT QUE L'ARRET ATTAQUE ENONCE QUE CE MAGISTRAT " EST A FORTIORI COMPETENT POUR ORDONNER LA MAINLEVEE D'UNE OPPOSITION A PAIEMENT QUI N'EST QUE LA CONSEQUENCE DE LA SURETE INSCRITE ", QUE, PAR CE SEUL MOTIF, L'ARRET ATTAQUE EST SUR CE POINT LEGALEMENT JUSTIFIE ; <br>
<br>ET SUR LE SECOND MOYEN, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL EST ENCORE REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR PRESCRIT LE PAIEMENT A SEBBAN PAR LE NOTAIRE DES REGLEMENTS FAITS OU A FAIRE PAR LES ACQUEREURS DU FONDS, ALORS D'UNE PART QU'ELLE AURAIT AINSI " CLAIREMENT MECONNU " LES TERMES DE LA CONVENTION QUE CONSTITUAIT L'AUTORISATION PAR LE TRESOR PUBLIC DE VENDRE LE FONDS SUR LEQUEL AVAIT ETE INSCRIT UN NANTISSEMENT, ET ALORS, D'AUTRE PART, QU'AUX TERMES MEMES DE L'ARTICLE 5 ALINEA 2, DE LA LOI DU 6 NOVEMBRE 1969, IL N'ETAIT PAS PORTE ATTEINTE A LA VALIDITE DES VENTES ET DES PAIEMENTS DEJA INTERVENUS : MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE RETIENT, PAR UNE APPRECIATION SOUVERAINE DES ELEMENTS DE LA CAUSE, QUE LE TRESOR PUBLIC NE RAPPORTE LA PREUVE D'AUCUNE CONDITION A LAQUELLE AURAIT ETE SUBORDONNEE LA VENTE ; <br>
<br>ET ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL RELEVE JUSTEMENT QUE LA LOI A SUSPENDU L'OBLIGATION DE REMBOURSEMENT AU PRETEUR, ET QUE SON ARTICLE 5 NE CONCERNE QUE LES PAIEMENTS EFFECTUES ANTERIEUREMENT A SA PROMULGATION, LESQUELS NE SAURAIENT FAIRE L'OBJET D'UNE ACTION EN REPETITION DE LA PART DE L'EMPRUNTEUR ; <br>
<br>QUE CELUI-CI, EN L'ESPECE, NE PEUT ETRE CONSIDERE COMME S'ETANT ACQUITTE DE SA DETTE ENVERS LE TRESOR PUBLIC PAR LE SEUL FAIT QUE L'ACQUEREUR AURAIT REMIS AU NOTAIRE TOUT OU PARTIE DE LA SOMME PAR LUI DUE ; <br>
<br>QU'AINSI, LE MOYEN N'EST FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ; <br>
<br>PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 15 DECEMBRE 1970 PAR LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER<br>
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## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** (1),(2),LOI 69-992 1969-11-06 ART. 5,LOI 69-992 1969-11-06 ART. 6
**ECLI:** 
**Résumé:** SI, AUX TERMES DE L'ARTICLE 6 DE LA LOI DU 6 NOVEMBRE 1969,  LA RADIATION DES SURETES REELLES DONNEES POUR GARANTIR LES  OBLIGATIONS VISEES A LADITE LOI PEUT ETRE ORDONNEE EN LA FORME DES  REFERES PAR LE PRESIDENT DU TRIBUNAL, CE MAGISTRAT EST A FORTIORI  COMPETENT POUR ORDONNER LA MAINLEVEE D'UNE OPPOSITION A PAYEMENT QUI  N'EST QUE LA CONSEQUENCE D'UNE SURETE INSCRITE.                            LE JUGE DES REFERES EST DONC COMPETENT  POUR CONNAITRE DE LA DEMANDE FORMEE PAR UN RAPATRIE QUI, AYANT  OBTENU UN PRET DE LA CAISSE DE CREDIT HOTELIER POUR LA CREATION D'UN  FONDS DE COMMERCE ET A VENDU CELUI-CI PAR ACTE AUTHENTIQUE, A  ASSIGNE L'AGENT JUDICIAIRE DU TRESOR SUBROGEANT L'ORGANISME PRECITE  POUR VOIR ORDONNER AU NOTAIRE, CONSIGNATAIRE DU PRIX, DE SE LIBERER  ENTRE LES MAINS DU CEDANT DU FONDS.,null,EN L'ETAT DE LA VENTE D'UN FONDS DE COMMERCE CREE PAR UN  RAPATRIE A L'AIDE D'UN PRET ET ALORS QUE LES FONDS ONT ETE CONSIGNES  ENTRE LES MAINS DU NOTAIRE REDACTEUR DE L'ACTE ANTERIEUREMENT A LA  PROMULGATION DE LA LOI DU 6 NOVEMBRE 1969, SUSPENDANT L'OBLIGATION  DE REMBOURSEMENT AU PRETEUR, LE JUGE DES REFERES, POUR PRESCRIRE LE  PAYEMENT AU VENDEUR DES REGLEMENTS FAITS OU A FAIRE PAR LES  ACQUEREURS DU FONDS, RELEVENT JUSTEMENT QUE L'ARTICLE 5 ALINEA 2 DU  TEXTE PRECITE NE CONCERNE QUE LES PAYEMENTS EFFECTUES AVANT SA  PROMULGATION, LESQUELS NE SAURAIENT FAIRE L'OBJET D'UNE ACTION EN  REPETITION DE LA PART DE L'EMPRUNTEUR, ET QUE CE DERNIER EN L'ESPECE  NE PEUT ETRE CONSIDERE COMME S'ETANT ACQUITTE DE SA DETTE ENVERS LE  TRESOR PAR LE SEUL FAIT QUE L'ACQUEREUR AURAIT REMIS AU NOTAIRE TOUT  OU PARTIE DE LA SOMME PAR LUI DUE.
**Mots-clés:** 1) RAPATRIES - MESURES DE PROTECTION JURIDIQUE - RADIATION DES  SURETES (LOI DU 6 NOVEMBRE 1969) - VENTE DU BIEN ACQUIS AVEC UN PRET  - PRIX - OPPOSITION AU PAYEMENT - MAINLEVEE - REFERES - COMPETENCE.,* ALGERIE - RAPATRIES - MESURES DE PROTECTION JURIDIQUE -  COMPETENCE DU JUGE DES REFERES.,* REFERES - COMPETENCE - ALGERIE - RAPATRIES - MESURES DE  PROTECTION JURIDIQUE - PRET POUR L'INSTALLATION EN FRANCE -  ACQUISITION D'UN BIEN - REVENTE ULTERIEURE - PRIX - OPPOSITION AU  PAYEMENT - MAINLEVEE.,* PRIVILEGES - INSCRIPTION - RADIATION - ALGERIE - RAPATRIES -  MESURES DE PROTECTION JURIDIQUE - RADIATION DES SURETES (LOI DU 6  NOVEMBRE 1969) - VENTE DU BIEN ACQUIS AVEC UN PRET - PRIX -  OPPOSITION AU PAYEMENT - MAINLEVEE.,ALGERIE - RAPATRIES - MESURES DE PROTECTION JURIDIQUE - RADIATION  DES SURETES (LOI DU 6 NOVEMBRE 1969) - VENTE DU BIEN ACQUIS AVEC UN  PRET - PRIX - OPPOSITION AU PAYEMENT - MAINLEVEE - REFERES -  COMPETENCE.,2) RAPATRIES - MESURES DE PROTECTION JURIDIQUE - SUSPENSION  PROVISOIRE D'EXECUTION (LOI DU 6 NOVEMBRE 1969) - PRET CONTRACTE  EN VUE DE L'INSTALLATION EN FRANCE AUPRES D'UN ORGANISME DE CREDIT  CONVENTIONNE - ACQUISITION D'UN BIEN - REVENTE ULTERIEURE -  AUTORISATION - PAYEMENT DU PRIX - PAYEMENT AU VENDEUR.,* ALGERIE - RAPATRIES - MESURES DE PROTECTION JURIDIQUE -  SUSPENSION PROVISOIRE D'EXECUTION (LOI DU 6 NOVEMBRE 1969) - LIMITES  - PAYEMENTS FAITS AVANT SA PROMULGATION.,* ALGERIE - RAPATRIES - MESURES DE PROTECTION JURIDIQUE -  SUSPENSION PROVISOIRE D'EXECUTION (LOI DU 6 NOVEMBRE 1969) - PRET  CONTRACTE EN VUE DE L'INSTALLATION EN FRANCE AUPRES D'UN ORGANISME  CONVENTIONNE - ACQUISITION D'UN BIEN - REVENTE ULTERIEURE -  AUTORISATION - PAYEMENT DU PRIX - PAYEMENT AU VENDEUR.