# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 16 octobre 1980, 79-12.751, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007006328
**Date de décision:** 1980-10-16
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007006328

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE :<br>
    ATTENDU QUE SOUSKE, DIRECTEUR COMMERCIAL, AU SERVICE DEPUIS 1953 EN VERTU DE CONTRATS DE TRAVAIL A DUREE DETERMINEE RENOUVELES, DE LA SOCIETE INDUSTRIELLE DES PEINTURES DE PANTIN, AUX DROITS DE LAQUELLE SE TROUVE LA SOCIETE ANONYME LA CELLIOSE, A ETE NOMME LE 25 MARS 1963 ADMINISTRATEUR, PUIS, LE 1ER JANVIER 1965, DIRECTEUR GENERAL ADJOINT; QUE, REVOQUE EN 1976 ET PRETENDANT AVOIR CONSERVE JUSQUE LA LE BENEFICE DE SON CONTRAT DE TRAVAIL, IL A RECLAME LES INDEMNITES DE RUPTURE ; QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR ACCUEILLI CETTE DEMANDE ALORS, D'UNE PART, QUE LE CONTRAT DE TRAVAIL VENANT A ECHEANCE LE 1ER AVRIL 1963, ET LA PREUVE DE SA RECONDUCTION INCOMBANT A SOUSKE, L'ARRET, QUI S'EST FONDE, POUR ESTIMER QU'IL N'AVAIT PAS PRIS FIN, SUR LE FAIT QU'IL N'AVAIT PAS ETE DENONCE A L'ECHEANCE, A RENVERSE LA CHARGE DE LA PREUVE, ALORS, D'AUTRE PART, QUE SOUSKE N'APPORTAIT PAS LA PREUVE DE L'EXERCICE EFFECTIF APRES LE 1ER JANVIER 1965, DE FONCTIONS DE DIRECTEUR COMMERCIAL DISTINCTES DE CELLES DE DIRECTEUR GENERAL ADJOINT ET REMUNEREES DISTINCTEMENT, ET ALORS, ENFIN, QUE L'ARRET A DENIE LA REALITE DU MANDAT SOCIAL, QUI N'ETAIT POURTANT PAS CONTESTEE, ET A OMIS DE S'EXPLIQUER SUR LA DELEGATION DE POUVOIRS CONSENTIE A SOUSKE ;<br>
   MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE L'ARRET, QUI A CONSTATE QUE SOUSKE AVAIT ETE EMPLOYE, SANS INTERRUPTION DE 1952 A 1965, EN VERTU D'UN CONTRAT DE TRAVAIL DE TROIS ANS QUI AVAIT ETE RENOUVELE PAR TACITE RECONDUCTION, EN A DEDUIT EXACTEMENT QU'A LA DATE OU IL A ETE NOMME MANDATAIRE SOCIAL, CE CONTRAT "AVAIT ACQUIS LE CARACTERE D'UN CONTRAT A DUREE INDETERMINEE" ;    ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE L'ARRET A RELEVE QUE LA DELEGATION DE POUVOIRS DONT IL AVAIT ETE INVESTI COMME DIRECTEUR GENERAL ADJOINT PORTAIT SUR LA "GESTION COURANTE" DE LA SOCIETE, CE DONT IL RESULTE QUE CES FONCTIONS D'ADMINISTRATION GENERALE ETAIENT DISTINCTES DE CELLES DE DIRECTEUR COMMERCIAL, ET QU'IL A ENCORE ESTIME, PAR UNE APPRECIATION DES FAITS QUI NE SAURAIT ETRE REMISE EN QUESTION QUE, EN DEPIT DE LA MENTION DE "DIRECTEUR GENERAL ADJOINT" FIGURANT DEJA SUR SES BULLETINS DE SALAIRE BIEN AVANT QU'IL EUT ETE NOMME A CE POSTE, LA REMUNERATION UNIQUE QU'IL AVAIT TOUJOURS PERCUE, "CONSTITUAIT SON SALAIRE DE DIRECTEUR COMMERCIAL", PEU IMPORTANT QU'IL NE LUI EUT ETE ALLOUE AUCUNE REMUNERATION COMME MANDATAIRE ; QUE DES LORS QUE LA SOCIETE NE CONTESTAIT PAS QU'IL EUT CONTINUE APRES SA NOMINATION A EXERCER SON ACTIVITE PRECEDENTE, BIEN QUE CE FUT, SELON ELLE, EN UNE AUTRE QUALITE, LA COUR D'APPEL A ESTIME EN FAIT QUE SOUSKE AVAIT CUMULE LES FONCTIONS DE SALARIE ET CELLES DE MANDATAIRE SOCIAL ;    D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ;<br>
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   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 22 FEVRIER 1979 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1973-05-09 Bulletin 1973 V N. 284 (1) p.254 (CASSATION PARTIELLE) (SUR LE CUMUL DES FONCTIONS DE SALARIE ET DE MANDATAIRE SOCIAL). CF. Cour de Cassation (Chambre sociale) 1978-12-14 Bulletin 1978 V N. 864 p.650 (CASSATION) (SUR LES EFFETS DE LA TACITE RECONDUCTION D'UN CONTRAT A DUREE DETERMINEE)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code du travail L121-1 S.,Code du travail L122-1 S.
**ECLI:** 
**Résumé:** Cumule les fonctions de salarié et celles de mandataire social le directeur commercial employé sans interruption pendant treize ans par une société en vertu d'un contrat de travail d'une durée de trois ans renouvelé par tacite reconduction, dès lors d'une part que ce contrat avait acquis le caractère d'un contrat à durée indéterminée à la date où ce directeur a été nommé mandataire social, que d'autre part la délégation de pouvoirs dont il a été investi en qualité de directeur général adjoint porte sur la "gestion courante" de la société, ce dont il résulte que ces fonctions d'administration générale sont distinctes de celles de directeur commercial et que, en dépit de la mention de "directeur général adjoint" figurant déjà sur ses bulletins de salaire bien avant qu'il soit nommé à ce poste, la rémunération unique qu'il a toujours perçue "constitue un salaire de directeur commercial", peu important qu'il ne lui soit alloué aucune rémunération comme mandataire et dès lors, enfin, que la société ne conteste pas qu'il ait continué après sa nomination à exercer son activité précédente bien que ce soit selon elle, en une autre qualité.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Définition - Société - Directeur général - Cumul avec des fonctions salariées - Directeur commercial.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Durée déterminée - Contrats successifs à durée déterminée - Contrat à durée totale indéterminée.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Durée déterminée - Tacite reconduction - Effets - Durée totale indéterminée.