# Conseil d'État, 2ème chambre, 26/07/2018, 415282, Inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000037254018
**Date de décision:** 2018-07-26
**Juridiction:** Conseil d'État
**Formation:** 2ème chambre
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000037254018

## Contenu de la décision

Vu la procédure suivante :<br>
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              Par une requête, enregistrée le 24 octobre 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B...A...demande au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 19 septembre 2014 par laquelle le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur a refusé de modifier le décret du 23 décembre 2013 lui accordant la nationalité française pour y porter le nom de son fils Arnold Chukwudi.<br>
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              Vu les autres pièces du dossier ;<br>
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              Vu :<br>
              - le code civil ;<br>
              - le code de justice administrative ;<br>
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              Après avoir entendu en séance publique :<br>
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              - le rapport de M. Yves Doutriaux, conseiller d'Etat, <br>
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              - les conclusions de M. Guillaume Odinet, rapporteur public ;<br>
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              1.	Considérant qu'aux termes de l'article 22-1 du code civil : " L'enfant mineur dont l'un des deux parents acquiert la nationalité française, devient français de plein droit s'il a la même résidence habituelle que ce parent ou s'il réside alternativement avec ce parent dans le cas de séparation ou divorce./ Les dispositions du présent article ne sont pas applicables à l'enfant d'une personne qui acquiert la nationalité française par décision de l'autorité publique ou par déclaration de nationalité que si son nom est mentionné dans le décret ou dans la déclaration " ;<br>
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              2.	Considérant qu'il résulte de ces dispositions qu'un enfant mineur ne peut devenir français de plein droit par l'effet du décret qui confère la nationalité française à l'un de ses parents qu'à condition, d'une part, que ce parent ait porté son existence, sauf impossibilité ou force majeure, à la connaissance de l'administration chargée d'instruire la demande préalablement à la signature du décret et, d'autre part, qu'il ait, à la date du décret, résidé avec ce parent de manière stable et durable sous réserve, le cas échéant, d'une résidence en alternance avec l'autre parent en cas de séparation ou de divorce ;<br>
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              3.	Considérant que M. A...a acquis la nationalité française par décret du 23 décembre 2013 ; qu'il a demandé la modification de ce décret pour faire bénéficier son fils Arnold Chukwudi, né le 21 novembre 2013, de la nationalité française en conséquence de sa naturalisation ; qu'il demande au Conseil d'Etat l'annulation pour excès de pouvoir de la décision du 19 septembre 2014 par laquelle le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur a refusé la modification du décret du 23 décembre 2013 pour y porter mention du nom de son enfant ; <br>
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              4.	Considérant que, si M. A...fait valoir qu'il s'occupe de son fils qui réside aujourd'hui alternativement avec lui, il ne ressort d'aucune pièce versée au dossier qu'à la date du décret du 23 décembre 2013, l'enfant Arnold Chukwudi aurait résidé, au moins en alternance, au domicile de son père ; que, dans ces conditions, M. A...n'est pas fondé à soutenir que le refus de modifier le décret pour y porter le nom de l'enfant serait entaché d'illégalité ;<br>
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              5.	Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. A...n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 19 septembre 2014 qu'il attaque ;<br>
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<br>D E C I D E :<br>
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Article 1er : La requête de M. A...est rejetée.<br>
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Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B...A...et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.<br>
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** ECLI:FR:CECHS:2018:415282.20180726
**Résumé:** 
**Mots-clés:**