# Cour de Cassation, Chambre sociale, du 7 mai 1981, 78-14.821, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000007007909
**Date de décision:** 1981-05-07
**Juridiction:** Cour de cassation
**Formation:** CHAMBRE_SOCIALE
**Nature:** ARRET
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007007909

## Contenu de la décision

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1134 DU CODE CIVIL, 26 DE LA CONVENTION COLLECTIVE DES INGENIEURS ET CADRES DES INDUSTRIES DES METAUX DU 13 MARS 1972, 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE :<br>
    ATTENDU QU'AUX TERMES D'UNE LETTRE DU 18 NOVEMBRE 1975 PORTANT ACCEPTATION PAR LA SOCIETE GENERALE DES RESSORTS DE LA DEMANDE DE MISE A LA RETRAITE DE PAINCHAUX, DIRECTEUR DE L'UNE DE SES USINES, IL A ETE STIPULE QUE L'INTERESSE S'ENGAGEAIT A N'ACCEPTER AUCUNE OCCUPATION DANS LE DOMAINE DES ACTIVITES DE CETTE ENTREPRISE;    ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DIT VALABLE CETTE CLAUSE DE NON-CONCURRENCE BIEN QU'ELLE NE COMPORTAT PAS DE LIMITATION DANS LE TEMPS AUX MOTIFS QU'ELLE DEVAIT ETRE INTERPRETEE EN FONCTION DES DISPOSITIONS DE LA CONVENTION COLLECTIVE SUSVISEE, QUI LA LIMITENT A UN AN, ALORS QUE D'UNE PART, LA CLAUSE DE NON-CONCURRENCE PREVUE PAR LA CONVENTION COLLECTIVE N'EST APPLICABLE A UN CONTRAT DE TRAVAIL QUE SI LES PARTIES L'ONT EXPRESSEMENT PREVU : QUE LE FAIT D'AVOIR INSERE DANS LE CONTRAT UNE CLAUSE DIFFERENTE MARQUANT LA VOLONTE DE DEROGER AUX STIPULATIONS DE LA CONVENTION COLLECTIVE, LA COUR D'APPEL NE POUVAIT SUBSTITUER CELLES-CI A LA CLAUSE CONTRACTUELLE DONT ELLE NE CONSTATAIT AU SURPLUS PAS LA NULLITE; ET ALORS D'AUTRE PART, QUE LA COUR D'APPEL A LAISSE SANS REPONSE LES CONCLUSIONS DE LA SOCIETE GENERALE DES RESSORTS QUI SOUTENAIT QUE LA CLAUSE ETAIT EN TOUT ETAT DE CAUSE NULLE POUR NE PAS ETRE LIMITEE DANS L'ESPACE;<br>
   MAIS ATTENDU D'UNE PART, QUE LES DISPOSITIONS DE PORTEE REGLEMENTAIRE DE LA CONVENTION COLLECTIVE LIMITANT A UNE ANNEE LA DUREE DE LA CLAUSE DE NON-CONCURRENCE S'APPLIQUAIENT AUX CONVENTIONS CONCLUES A CET EGARD ENTRE LES PARTIES; QUE D'AUTRE PART PAINCHAUX NE S'EST PAS PREVALU DE LA NULLITE POSSIBLE INSTITUEE A SON SEUL PROFIT DE LA CLAUSE DE NON-CONCURRENCE EN RAISON DE SON ABSENCE DE LIMITATION DANS L'ESPACE; QUE LA COUR D'APPEL, REPONDANT AUX CONCLUSIONS PRESENTEES, A DES LORS EXACTEMENT ESTIME QUE SON EMPLOYEUR N'ETAIT PAS RECEVABLE A LE FAIRE DABS LE BUT D'ECHAPPER AUX CONSEQUENCES PECUNIAIRES DE L'INTERDICTION IMPOSEE PAR LUI AU SALARIE;<br>
<br>
   PAR CES MOTIFS :<br>
    REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 7 JUIN 1978 PAR LA COUR D'APPEL DE BESANCON.<br>,CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1967-07-03 Bulletin 1967 IV N. 535 p. 453 (REJET). CF. Cour de Cassation (Chambre sociale  ) 1978-03-21 Bulletin 1978 V N. 216 (1) p. 162 (REJET)<br/>

## Métadonnées

**Solution:** REJET
**Lois appliquées:** Code civil 1134
**ECLI:** 
**Résumé:** Un employeur ne saurait faire grief aux juges du fond d'avoir déclaré valable une clause de non concurrence ne comportant pas de limitation dans le temps dès lors que les dispositions de portée réglementaire de la convention collective qui limitaient à une année la durée de la clause de non concurrence s'appliquaient à la convention conclue à cet égard entre les parties et que le salarié ne s'était pas prévalu de la nullité possible instituée à son seul profit de sorte que l'employeur n'était pas recevable à le faire dans le but d'échapper aux conséquences pécuniaires de l'interdiction imposée par lui au salarié.
**Mots-clés:** CONTRAT DE TRAVAIL - Clause de non concurrence - Validité - Clause non conforme aux conditions définies par la convention collective - Effet - Impossibilité pour l'employeur d'en demander la nullité - Nullité prévue au seul profit du salarié.,* CONTRAT DE TRAVAIL - Clause de non concurrence - Nullité - Nullité prévue au seul profit du salarié - Portée.