# Conseil d'Etat, Président de la section du Contentieux, du 15 avril 2005, 269855, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008162330
**Date de décision:** 2005-04-15
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** PRESIDENT DE LA SECTION DU CONTENTIEUX
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008162330

## Contenu de la décision

Vu la requête, enregistrée le 13 juillet 2004 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Eduardo X demeurant chez ...  ; M. X  demande au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat  :
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                1°) d'annuler le jugement du 11 mai 2004 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 7 mai 2004 par lequel  le préfet de police a décidé sa reconduite à la frontière  ;
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                2°)  d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir  ;	
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                Vu les autres pièces du dossier  ;
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                Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;	
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                Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée  ;
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                Vu le code de justice administrative  ;
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                Après avoir entendu en séance publique  :
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                - les conclusions de M. Rémi Keller, Commissaire du gouvernement  ;
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                Sur la mesure de  reconduite à la frontière  :
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                Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 7 mai 2004, par lequel le préfet de police a décidé la reconduite à la frontière de M. X, énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement  ; qu'il est ainsi suffisamment motivé  ;
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                Considérant que si M. X fait valoir que sa soeur et son neveu, qui constituent sa seule famille, résident en France, il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, notamment des conditions de séjour de M. X en France,  qui est célibataire et sans charge de famille et eu égard aux effets d'une mesure de reconduite à la frontière, l'arrêté du préfet de police en date du 7 mai 2004 n'a pas porté au droit de celui-ci au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris  ; qu'il n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales  ;
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                Sur la décision fixant le pays de destination  :
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                Considérant que si M. X soutient qu'en raison de son orientation sexuelle il se trouve dans l'impossibilité de retourner en Equateur où il craint pour sa vie,  il ne fournit aucune précision ni justification à l'appui de ses allégations  ; que par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté  ; 
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                Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris  a rejeté sa demande  ;
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<br>			D E C I D E  :
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Article 1er  : La requête de M.  X  est rejetée.
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     Article 2  :  La présente décision sera notifiée à M. Eduardo X,  au préfet de police  et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** 
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:**