# Conseil d'Etat, 10 SS, du 12 février 2003, 232493, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008128055
**Date de décision:** 2003-02-12
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 10 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008128055

## Contenu de la décision

<br>    Vu la requête, enregistrée le 11 avril 2001 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Khalid X...  ; M. X... demande au Conseil d'Etat :<br>    1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 26 octobre 2000 par laquelle le consul général de France à Marrakech a refusé de lui délivrer un visa d'entrée et de long séjour pour études sur le territoire français ;<br>    2°) d'enjoindre au consul général de France à Marrakech de délivrer le visa sollicité sous peine d'une astreinte de 1 000 F par jour de retard à compter de la notification de la décision ;<br>    3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 5 000 F ;<br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée ;<br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Après avoir entendu en séance publique :<br>    - le rapport de M. Debat, Maître des Requêtes-;<br>    - les conclusions de Mme Mauguë, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que M. X..., ressortissant marocain, demande l'annulation de la décision en date du 26 octobre 2000 par laquelle le consul général de France à Marrakech a refusé de lui délivrer un visa d'entrée et de long séjour pour études en France ; <br>    Considérant que M. X..., né en 1971, a obtenu un baccalauréat de lettres modernes en 1993, puis, en 1996, un certificat universitaire, équivalent au diplôme d'études universitaires générales, de droit en langue arabe ; qu'il a exercé une activité professionnelle de septembre 1996 à novembre 1999, et a réussi les examens de première année de deuxième cycle de droit privé en langue arabe à l'issue de l'année universitaire 1999-2000 ; que, pour refuser à M. X... le visa qu'il sollicitait pour suivre les enseignements de la licence de droit à l'université de Paris VIII, le consul s'est fondé sur la circonstance que le changement de cursus universitaire projeté manquait de cohérence dès lors qu'il ne restait à M. X... qu'une année d'études pour obtenir une licence de droit au Maroc et qu'il n'avait fait état, pour justifier ce changement, d'aucun projet précis ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le consul ait, ce faisant, entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation ;<br>    Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée ;<br>    Sur les conclusions aux fins d'injonction :<br>    Considérant que la présente décision qui rejette les conclusions dirigées contre la décision du consul général de France à Marrakech, n'implique aucune mesure d'exécution ; que, dès lors, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. X... ne peuvent qu'être rejetées ;<br>    Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :<br>    Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, soit condamné à payer à M. X... la somme que demande celui-ci au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;<br>Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Khalid X... et au ministre des affaires étrangères.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Code de justice administrative L761-1
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 335-005-01 ETRANGERS - ENTREE EN FRANCE - VISAS.