# Tribunal des conflits, civile, 14 mai 2012, 12-03.823, Publié au bulletin

**Identifiant:** JURITEXT000026304450
**Date de décision:** 2012-05-14
**Juridiction:** Tribunal des conflits
**Formation:** 
**Nature:** AUTRES_DECISIONS
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000026304450

## Contenu de la décision

<p>N° 3823 </p>
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<br clear="none">Conflit sur renvoi du tribunal administratif de Versailles </p>
<p>M. X... c/ Maison départementale des personnes handicapées de l'Essonne </p>
<p>Séance du 2 avril 2012 <br clear="none">Lecture du 14 mai 2012 </p>
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<br clear="none">LE TRIBUNAL DES CONFLITS </p>
<p>Vu l'expédition du jugement du 14 avril 2011 par lequel le tribunal administratif de Versailles, saisi d'une demande de M. X... tendant à l'annulation de la décision du 28 août 2007 par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Essonne a rejeté sa demande de placement en structure d'hébergement, a renvoyé au Tribunal, par application de l'article 34 du décret du 26 octobre 1849 modifié, le soin de décider sur la question de compétence ; </p>
<p>Vu le jugement du 24 octobre 2008 par lequel tribunal du contentieux de l'incapacité de Paris a déclaré la juridiction judiciaire incompétente pour connaître du litige ; </p>
<p>Vu les pièces dont il résulte que la saisine du Tribunal a été communiquée à M. X..., à la maison départementale des personnes handicapées de l'Essonne et au ministre des solidarités et de la cohésion sociale, qui n'ont pas produit de mémoire ; </p>
<p>Vu les autres pièces du dossier ; </p>
<p>Vu la loi des 16-24 août 1790 et le décret du 16 fructidor an III ; </p>
<p>Vu la loi du 24 mai 1872 ; </p>
<p>Vu le décret du 26 octobre 1849 modifié ; </p>
<p>Vu le code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 241-6 et L. 241-9 ; </p>
<p>Après avoir entendu en séance publique :</p>
<p>- le rapport de M. Edmond Honorat, membre du Tribunal,<br clear="none">- les conclusions de M. Jean-Dominique Sarcelet, commissaire du gouvernement ; </p>
<p>Considérant qu'aux termes du I de l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles : " La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour :/ 1° Se prononcer sur l'orientation de la personne handicapée et les mesures propres à assurer son insertion scolaire ou professionnelle et sociale ;/ 2° Désigner les établissements ou les services  concourant à la rééducation, à l'éducation, au reclassement et à l'accueil de l'adulte handicapé et en mesure de l'accueillir () » ; qu'en vertu de l'article L. 241-9 du même code, les décisions relevant du 2° du I de l'article L. 241-6 « peuvent faire l'objet de recours devant la juridiction du contentieux technique de la sécurité sociale (...)/ Les décisions relevant des 1° et 2° du I du même article, prises à l'égard d'un adulte handicapé dans le domaine de la rééducation professionnelle, du travail adapté ou protégé,  peuvent faire l'objet d'un recours devant la juridiction administrative " ; </p>
<p>Considérant que, par la décision litigieuse, du 28 août 2007, la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Essonne a refusé de placer M. X..., adulte handicapé, dans un établissement ou un service d'accueil au motif que son état de santé n'était pas compatible avec un tel placement ; que cette décision relève du 2° du I de l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles mais ne concerne pas le domaine de la rééducation professionnelle, du travail adapté ou protégé ; qu'en vertu de l'article L. 241-9 du même code, le recours contre une telle décision doit être formé devant la juridiction du contentieux technique de la sécurité sociale ; qu'ainsi, la juridiction judiciaire est seule compétente pour connaître du litige soulevé par M. X... ; </p>
<p>D E C I D E : </p>
<p>Article 1er : La juridiction judiciaire est compétente pour connaître du litige qui oppose M. X... à la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Essonne. </p>
<p>Article 2 : Le jugement du 24 octobre 2008 du tribunal du contentieux de l'incapacité de Paris est déclaré nul et non avenu. La cause et les parties sont renvoyées devant ce tribunal. </p>
<p>Article 3 : La procédure suivie devant le tribunal administratif de Versailles est déclarée nulle et non avenue, à l'exception du jugement rendu par ce tribunal le 14 avril 2011. </p>
<p>Article 4 : La présente décision sera notifiée au garde des sceaux, ministre de la justice, qui est chargé d'en assurer l'exécution.<br clear="none">
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## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** loi des 16-24 août 1790 et décret du 16 fructidor an III ;  loi du 24 mai 1872 ; décret du 26 octobre 1849 modifié ; articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles
**ECLI:** 
**Résumé:** La décision d'une commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, qui refuse de placer un adulte handicapé dans un établissement ou un service d'accueil au motif que son état de santé n'est pas compatible avec un tel placement, relève du 2° du I de l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles. 
En vertu de l'article L. 241-9 du même code, le recours contre une telle décision, qui ne concerne pas le domaine de la rééducation professionnelle, du travail adapté ou protégé, doit être formé devant la juridiction du contentieux technique de la sécurité sociale, la juridiction judiciaire étant seule compétente pour connaître du litige
**Mots-clés:** SEPARATION DES POUVOIRS - Compétence judiciaire - Domaine d'application - Décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées - Décisions ne concernant pas le domain de la rééducation professionnelle, du travail adapté ou protégé - Décision concernant un placement en structure d'hébergement - Recours devant la juridiction du contentieux technique de la sécurité sociale