# Conseil d'Etat, 3 SS, du 29 juillet 2002, 216360, inédit au recueil Lebon

**Identifiant:** CETATEXT000008090275
**Date de décision:** 2002-07-29
**Juridiction:** Conseil d'Etat
**Formation:** 3 SS
**Nature:** Texte
**URL:** https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000008090275

## Contenu de la décision

<br>    Vu la décision en date du 8 juin 2001 par laquelle le Conseil d'Etat statuant au contentieux a prononcé, sur requête de M. X..., une astreinte à l'encontre de la COMMUNE DE SANNOIS si elle ne justifiait pas dans le délai de deux mois à compter de la notification de cette décision avoir réintégré M. X... dans les fonctions de gardien de la paix avec effet au 14 juin 1993, a fixé le taux de cette astreinte à 1 000 F par jour ; <br>    Vu les autres pièces du dossier ;<br>    Vu la loi n° 80-539 du 16 juillet 1980 modifiée par la loi n° 87-588 du 30 juillet 1987 et par la loi n° 95-125 du 8 février 1995 ;<br>    Vu le code de justice administrative ;<br>    Après avoir entendu en séance publique :<br>    - le rapport de M. Delion, Maître des Requêtes ;<br>    - les observations de Me Guinard, avocat de la COMMUNE DE SANNOIS et de la SCP Tiffreau, avocat de M. Jean X..., <br>    - les conclusions de M. Séners, Commissaire du gouvernement ;<br>
<br>    Considérant que par une décision en date du 8 juin 2001, le Conseil d'Etat statuant au contentieux après avoir partiellement annulé l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris en date du 4 novembre 1999 a prononcé, sur requête de M. X..., une astreinte à l'encontre de la COMMUNE DE SANNOIS si elle ne justifiait pas dans le délai de deux mois à compter de la notification de cette décision avoir réintégré M. X... dans les fonctions de gardien de la paix avec effet au 14 juin 1993 et a fixé le taux de cette astreinte à 1 000 F (152,45 euros) par jour ; <br>    Considérant qu'aux termes de l'article L. 911-7 du code de justice administrative : "En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée" ; <br>    Considérant que la décision susanalysée a été notifiée à la COMMUNE DE SANNOIS le 2 juillet 2001 ; qu'il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 19 novembre 2001, le maire de Sannois a réintégré M. X... avec effet au 14 juin 1993 comme gardien de police municipale, a reconstitué sa carrière et l'a muté le 1er juin 2000 à la mairie de Rueil Malmaison ; que M. X... n'est par ailleurs en tout état de cause pas fondé à soutenir que la commune n'aurait pas exécuté l'autre partie du dispositif de la décision du Conseil d'Etat, qui condamnait la commune à lui verser une indemnité de 20 000 F (3 048,98 euros), dès lors que cette indemnité se substituait à celle de 120 000 F (18 293,88 euros) accordée par la cour administrative d'appel dans la partie annulée de son arrêt du 4 novembre 1999 et que la commune, qui avait exécuté cet arrêt, restait donc créancière d'une somme de 100 000 F (1 5244,90 euros) indûment versée à M. X... ;<br>    Considérant que dans ces conditions, la COMMUNE DE SANNOIS doit être regardée comme ayant entièrement exécuté cette décision ; qu'il n'y a dès lors, pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte prononcée à l'encontre de la COMMUNE DE SANNOIS ;<br>Article 1er : Il n'y a pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte prononcée à l'encontre de la COMMUNE DE SANNOIS.<br>Article 2 : La présente décision sera notifiée à la COMMUNE DE SANNOIS, à M. Jean X... et au ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.<br>

## Métadonnées

**Solution:** 
**Lois appliquées:** Arrêté 2001-11-19,Code de justice administrative L911-7
**ECLI:** 
**Résumé:** 
**Mots-clés:** 36-09-01 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - DISCIPLINE - SUSPENSION,36-13-02-01 FONCTIONNAIRES ET AGENTS PUBLICS - CONTENTIEUX DE LA FONCTION PUBLIQUE - EFFETS DES ANNULATIONS - RECONSTITUTION DE CARRIERE,54-06-07-01 PROCEDURE - JUGEMENTS - EXECUTION DES JUGEMENTS - ASTREINTE