Identifiant: JURITEXT000007451090

Métadonnées:
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Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par le Procureur général de la cour d'appel de Versailles, domicilié en son parquet, ..., en cassation d'un arrêt rendu le 25 novembre 1999 par la cour d'appel de Versailles (1ère chambre civile, section A), au profit de M. Wagui X..., demeurant ..., défendeur à la cassation ; Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, les deux moyens de cassation annexés au présent arrêt ; LA COUR, en l'audience publique du 29 janvier 2002, où étaient présents : M. Lemontey, président, M. Durieux, conseiller rapporteur, M. Renard-Payen, conseiller, Mme Collet, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. Durieux, conseiller, les observations de la SCP Thomas-Raquin et Benabent, avocat de M. X..., les conclusions écrites de Mme Petit, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le premier moyen, pris en sa seconde branche : Vu les articles 30, alinéa 2, et 31-2, alinéa 1, du Code civil ; Attendu que M. Wagui X..., né le 20 mars 1974 au Sénégal, a saisi le tribunal de grande instance d'une demande tendant à se voir reconnaître la qualité de français par filiation, soutenant que son père, Amady X..., avait conservé la nationalité française lors de l'indépendance du Sénégal, le 20 juin 1960, pour avoir été domicilié en France à cette date ; Attendu que, pour décider qu'il incombait au ministère public de prouver que Amady X..., qui depuis est décédé, n'avait pas conservé la nationalité française lors de l'accession du Sénégal à l'indépendance, la cour d'appel a retenu qu'il ressortait des mentions portées sur la copie de sa fiche matriculaire qu'il était en possession d'un certificat de nationalité française délivré le 22 juillet 1965 ; Attendu qu'en statuant ainsi, alors que les simples mentions relevées par l'arrêt attaqué n'avaient pas la force probante du certificat de nationalité, la cour d'appel a inversé la charge de la preuve et violé l'article 30, alinéa 2, du Code civil ; PAR CES MOTIFS et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la première branche du moyen, ni sur le second moyen, CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 25 novembre 1999, entre les parties, par la cour d'appel de Versailles ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Paris ; Condamne M. X... aux dépens ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du cinq mars deux mille deux.