Identifiant: JURITEXT000007079481

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X01X05X00104X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/94/JURITEXT000007079481.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 5 janvier 1983, Inédit", "date_decision": "1983-01-05 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-03-25", "juridiction_attaquee": "COUR D'APPEL de DOUAI, CHAMBRE SOCIALE 5, 1980-03-25", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LES DEUX MOYENS REUNIS, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 48 DE LA CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DES INDUSTRIES TEXTILES, L 122-14 DU CODE DU TRAVAIL ET 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ; ATTENDU QUE LA SOCIETE DES FILATURES GUSTAVE LECLERC FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR CONDAMNEE A PAYER A MESSAOUDA Y... EPOUSE Z..., PAR ELLE ENGAGEE EN 1965 EN QUALITE DE SOIGNEUSE DE CONTINUS A FILER ET LICENCIEE LE 22 NOVEMBRE 1978 EN RAISON DU NOMBRE ET DE LA LONGUEUR DE SES ABSENCES AYANT RENDU IMPOSSIBLE LE MAINTIEN DE L'EMPLOI QUI LUI ETAIT CONFIE, DES DOMMAGES-INTERETS POUR LICENCIEMENT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE AU MOTIF QUE LE DELAI PENDANT LEQUEL LE LICENCIEMENT D'UN SALARIE MALADE NE POUVAIT INTERVENIR EN APPLICATION DE L'ARTICLE 48 DE LA CONVENTION COLLECTIVE EN VIGUEUR N'ETAIT PAS EXPIRE A LA DATE DE SON LICENCIEMENT, ALORS QUE D'UNE PART, CES DISPOSITIONS N'ETAIENT PAS APPLICABLES A DAME Z... QUI AVAIT ETE CONGEDIEE PENDANT UNE PERIODE DE PRESENCE, QUE, D'AUTRE PART, ELLES NE FAISAIENT PAS OBSTACLE A UN CONGEDIEMENT AVEC INDEMNITES POUR UN MOTIF REEL ET SERIEUX TEL QUE LA NECESSITE D'UNE REORGANISATION OU D'UN REMPLACEMENT, QU'EN L'ESPECE, LE LICENCIEMENT AVAIT ETE PRONONCE EN RAISON DE LA DESORGANISATION ENTRAINEE PAR LES ABSENCES NOMBREUSES ET REPETEES DE LA SALARIEE, ET QUE LA COUR D'APPEL N'A PAS REPONDU AUX CONCLUSIONS DE L'EMPLOYEUR QUI FAISAIENT ETAT DES MISES EN GARDE ANTERIEUREMENT ADRESSEES A LA SALARIEE, DE LA DETERIORATION DE LA SITUATION RESULTANT DE SES ABSENCES, DU MONTANT ET DE L'IMPORTANCE DES CHARGES QU'IL SUBISSAIT DE CE FAIT ET DE L'IMPOSSIBILITE DANS LAQUELLE IL SE TROUVAIT DE PROCEDER A UN REMPLACEMENT A CHAQUE ABSENCE ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, QUI N'ETAIT PAS TENUE DE SUIVRE LES PARTIES DANS LE DETAIL DE LEUR ARGUMENTATION, EN CONFIRMANT LE JUGEMENT INITIAL, A, SELON L'ARTICLE 955 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ADOPTE LES MOTIFS NON CONTRAIRES DES PREMIERS JUGES DESQUELS RESULTAIT QU'IL N'ETAIT PAS ETABLI QUE LES ABSENCES REPETEES POUR MALADIE DE DAME CHETIOUTI X... A... LA BONNE MARCHE DE CETTE ENTREPRISE NI COMPROMIS LES INTERETS DE L'EMPLOYEUR QUI NE S'ETAIT PAS TROUVE DANS L'OBLIGATION DE REMPLACER LA SALARIEE MALADE DE SORTE QUE LE LICENCIEMENT NE REPOSAIT PAS SUR UNE CAUSE REELLE ET SERIEUSE ; QUE CES MOTIFS, QUI REPONDENT EN LES REJETANT AUX CONCLUSIONS DE LA SOCIETE LECLERC, SUFFISENT A JUSTIFIER LA DECISION ATTAQUEE ; D'OU IL SUIT QU'AUCUN DES MOYENS NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 25 MARS 1980, PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI ;