Identifiant: JURITEXT000007055298

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X11X05X00517X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/05/52/JURITEXT000007055298.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 8 novembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-11-08 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-04-22", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Besançon, 1980-04-22", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LES DEUX MOYENS REUNIS : VU LES ARTICLES 480 ET 482 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ET 1315 DU CODE CIVIL ; ATTENDU QUE, POUR CONDAMNER LA SOCIETE "ELF FRANCE DISTRIBUTION" A PAYER AUX EPOUX X..., PAR ELLE EMPLOYES DE FEVRIER 1968 A JUIN 1973 EN QUALITE DE GERANTS LIBRES D'UNE STATION-SERVICE, DES HEUURES SUPPLEMENTAIRES DONT ELLE SOUTENAIT QUE LA PREUVE N'AVAIT PAS ETE APPORTEE PAR L'EXPERTISE PRECEDEMMENT ORDONNEE, L'ARRET ATTAQUE A RETENU, D'UNE PART, QUE LE PRECEDENT ARRET AVAIT CONSTATE QUE LA SOCIETE ELF NE CONTESTAIT PAS QUE LES EPOUX X... AIENT PU SE TROUVER, POUR ASSURER LE FONCTIONNEMENT DE LA STATION-SERVICE, DANS L'OBLIGATION D'EFFECTUER DES HEURES SUPPLEMENTAIRES, DE SORTE QU'ELLE NE SAURAIT DESORMAIS ETRE ADMISE A EN DISCUTER L'EXISTENCE, D'AUTRE PART, QUE SI LES EPOUX X... NE POUVAIENT, EN RAISON DU TEMPS ECOULE ET DE L'ABSENCE DE COMPTABILITE REGULIERE, JUSTIFIER DE CES HEURES SUPPLEMENTAIRES, IL Y AVAIT LIEU D'EN FAIRE UNE EVALUATION APPROXIMATIVE ; QU'EN STATUANT AINSI ALORS QUE, DANS SON ARRET AVANT DIRE DROIT SUR LA DEMANDE EN PAIEMENT D'HEURES SUPPLEMENTAIRES DES EPOUX X..., LA COUR D'APPEL AVAIT ORDONNE UNE EXPERTISE SANS RIEN TRANCHER, QUE LE SIMPLE FAIT DE LA PART DE LA SOCIETE ELF, QUI S'ETAIT, LORS DES PREMIERS DEBATS DEVANT LA COUR D'APPEL, FORMELLEMENT OPPOSEE AUX PRETENTIONS DES EPOUX X..., D'AVOIR A TITRE SUBSIDIAIRE, CONCLU A UNE EXPERTISE AFIN DE DETERMINER NOTAMMENT LA REALITE DES HORAIRES DE TRAVAIL DES EPOUX X..., NE POUVAIT AVOIR POUR EFFET DE PRIVER L'EMPLOYEUR DE SON DROIT DE FAIRE VALOIR ULTERIEUREMENT SES CRITIQUES CONTRE LES RESULTATS DE CETTE MESURE D'INFORMATION, ET QU'EN TOUTE HYPOTHESE, LES JUGES DU FOND, APRES AVOIR CONSTATE QUE LES SALARIES DEMANDEURS N'APPORTAIENT PAS LA PREUVE DE L'EXECUTION DES HEURES SUPPLEMENTAIRES DONT ILS RECLAMAIENT LE PAIEMENT, NE POUVAIENT CONDAMNER L'EMPLOYEUR A LEUR PAYER DE CE CHEF UNE SOMME APPROXIMATIVE, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 22 AVRIL 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE BESANCON ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE LA COUR D'APPEL DE DIJON, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;