Identifiant: JURITEXT000007367689

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1997X12X01X00165X081", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/36/76/JURITEXT000007367689.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 9 décembre 1997, 95-16.581, Inédit", "date_decision": "1997-12-09 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "95-16581", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1995-04-03", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Paris (1re chambre, section A) 1995-04-03", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. LEMONTEY", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "MAGISTRAT - Responsabilité - Faute lourde - Prononcé de décisions ensuite censurées par la Cour de Cassation ou contraire à sa doctrine (non)."}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par M. Jacques X..., demeurant ..., en cassation d'un arrêt rendu le 3 avril 1995 par la cour d'appel de Paris (1re chambre, section A), au profit de l'agent judiciaire du Trésor, domicilié en ses bureaux ..., défendeur à la cassation ; Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, les deux moyens de cassation annexés au présent arrêt ; LA COUR, en l'audience publique du 4 novembre 1997, où étaient présents : M. Lemontey, président, M. Sargos, conseiller rapporteur, M. Fouret, Mmes Delaroche, Marc, MM. Aubert, Cottin, Bouscharain, conseillers, Mme Catry, conseiller référendaire, M. Roehrich, avocat général, Mme Collet, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. Sargos, conseiller, les observations de la SCP Piwnica et Molinié, avocat de M. X..., de la SCP Ancel et Couturier-Heller, avocat de l'agent judiciaire du Trésor, les conclusions de M. Roehrich, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur les deux moyens réunis, pris en leurs diverses branches : Attendu qu'en 1989, M. X... a été inculpé de diverses infractions et a contesté la régularité de la procédure pénale suivie à son encontre en faisant valoir qu'il avait la qualité de maire et que les exigences des articles 679 à 688 du Code de procédure pénale relatives au "privilège de juridiction" n'avaient pas été respectées; que, dans le courant des années 1989 et 1990, les chambres d'accusation des cours d'appel de Nancy, Metz et Colmar ont rendu plusieurs arrêts le concernant; que M. X..., soutenant avoir été victime de fautes lourdes du service de la justice, en a demandé réparation à l'agent judiciaire du Trésor; qu'il a été débouté de son action ; Attendu, d'abord, que l'arrêt confirmatif attaqué (Paris, 3 avril 1995) a énoncé à bon droit que la seule circonstance que des décisions judiciaires aient été censurées par la Cour de Cassation, ou fussent contraires à sa doctrine, n'est pas de nature à établir l'existence d'une faute lourde de la part des magistrats les ayant rendues ; Attendu, ensuite, qu'au regard des conclusions d'appel de M. X..., qui se bornaient, d'une part, à critiquer la formulation d'un motif d'un arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Nancy du 6 avril 1990, d'autre part, à reprocher aux juges du fond d'avoir refusé de faire application de la doctrine de la Cour de Cassation sur le privilège de juridiction, mais qui ne procédait à aucune critique spécifique tendant à démontrer l'existence d'une faute lourde afférente aux autres arrêts des chambres d'accusation de Nancy, Colmar et Metz, l'arrêt attaqué, qui n'avait pas à procéder à des recherches qui ne lui étaient pas demandées, a légalement justifié sa décision ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne M. X... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de l'agent judiciaire du Trésor ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du neuf décembre mil neuf cent quatre-vingt-dix-sept.