Identifiant: JURITEXT000007073856

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X02X02X00519X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/38/JURITEXT000007073856.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 10 février 1982, Inédit", "date_decision": "1982-02-10 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1980-06-19", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Dijon (Chambre 1) 1980-06-19", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE, STATUANT SUR L'INDEMNISATION DE CARILHO DE ALMEIDA, VICTIME D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION DONT GIANUZZI ET SON ASSUREUR, LA MUTUELLE ASSURANCE DES COMMERCANTS ET INDUSTRIELS DE FRANCE AVAIENT ETE IRREVOCABLEMENT CONDAMNES A REPARER LES CONSEQUENCES DOMMAGEABLES, D'AVOIR, INFIRMATIF DE CE CHEF, ASSORTI LE MONTANT DES SOMMES REMBOURSEES A LA CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE DE LA COTE D'OR, INTERVENUE EN LA CAUSE, DES INTERETS A DATER DU JOUR DE SA DEMANDE, ALORS QUE LA COUR D'APPEL CONSTATE QUE LE SEUL PREJUDICE CAUSE PAR LE DEBITEUR A SON CREANCIER SERAIT NE DU DELAI APPORTE PAR CELUI-CI A ACQUITTER SA DETTE A PARTIR DE LA DEMANDE EN JUSTICE, SANS DEMONTRER L'EXISTENCE D'UN PREJUDICE INDEPENDANT DE CE RETARD, ET QU'EN CONDAMNANT, DANS CES CONDITIONS, LE DEBITEUR A VERSER A SON CREANCIER DES INTERETS COMPENSATOIRES, LA COUR D'APPEL, EN NE DEDUISANT PAS LESCONSEQUENCES LEGALES QUI RESULTERAIENT DE SES PROPRES CONSTATATIONS, AURAIT VIOLE, PAR FAUSSE APPLICATION, L'ARTICLE 1153, ALINEA 4, DU CODE CIVIL, ET ALORS QUE LA COUR D'APPEL, QUI N'A CONSTATE NI LA MAUVAISE FOI DU DEBITEUR, NI LE LIEN DE CAUSALITE DIRECT ENTRE CETTE MAUVAISE FOI ET LE PREJUDICE, AURAIT PRIVE SA DECISION DE BASE LEGALE AU REGARD DE L'ARTICLE 1153, ALINEA 4, DU CODE CIVIL ; MAIS ATTENDU QUE L'ARRET RELEVE QU'IL EXISTE POUR LA CAISSE UN PREJUDICE PERSONNEL ET DISTINCT DE CELUI DE LA VICTIME, RESULTANT DU DELAI APPORTE AU REMBOURSEMENT DES DEPENSES QU'ELLE A DU SUPPORTER EN VERTU DE LA LEGISLATION EN VIGUEUR ; ATTENDU, DES LORS, QU'EN LUI ALLOUANT DES INTERETS A COMPTER DE SA DEMANDE, LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR CONDAMNE GIANUZZI, AUTEUR DE L'ACCIDENT ET SON ASSUREUR A INDEMNISER LE PREJUDICE D'AGREMENT DE LA VICTIME, DONT LA REPARATION N'AVAIT PAS ETE RECLAMEE EN PREMIERE INSTANCE, ALORS QUE LES PARTIES NE PEUVENT, EN CAUSE D'APPEL, SOUMETTRE DE NOUVELLES PRETENTIONS ET QU'EN L'ESPECE, IL RESULTERAIT DES CONSTATATIONS DES PREMIERS JUGES ET DES CONCLUSIONS D'APPEL DE LA VICTIME QUE CELLE-CI N'AVAIT PAS SOLLICITE, EN PREMIERE INSTANCE, LA REPARATION DE SON PREJUDICE D'AGREMENT, QU'AINSI LA COUR D'APPEL AURAIT VIOLE, PAR REFUS D'APPLICATION, L'ARTICLE 564 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ; MAIS ATTENDU QU'EN DEMANDANT A LA COUR D'APPEL UN SUPPLEMENT D'INDEMNISATION POUR REPARER SON PREJUDICE D'AGREMENT, CARRILHO DE ALMEIDA, APPELANT INCIDENT, N'A FAIT QUE FORMULER UNE PRETENTION QUI TENDAIT AUX MEMES FINS QUE CELLE SOUMISE AU PREMIER JUGE ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 19 JUIN 1980, PAR LA COUR D'APPEL DE DIJON ;