Identifiant: JURITEXT000007194228

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1993X04X05X00433X039", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/19/42/JURITEXT000007194228.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 7 avril 1993, Inédit", "date_decision": "1993-04-07 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1991-03-12", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Paris (22è chambre, section A) 1991-03-12", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : I. Sur le pourvoi n8 91-43.339/N, formé par M. Roger Y..., demeurant ... (5e), II. Sur le pourvoi n8 91-43.340/P, formé par M. Joël X..., demeurant ... (17e), III. Sur le pourvoi n8 91-43.341/Q, formé par M. Ramdar Z..., demeurant ... à Garges-les-Gonesses (Val d'Oise), en cassation de trois arrêts rendus le 12 mars 1991 par la cour d'appel de Paris (22e chambre, section A), au profit de la société à responsabilité limitée Auberge des deux Signes, SARL dont le siège est 46, ruealande à Paris (5e), défenderesse à la cassation ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 9 mars 1993, où étaient présents : M. Waquet, conseiller le plus ancien faisant fonctions de président et rapporteur, MM. Merlin, Boubli, conseillers, M. Laurent-Atthalin, Mme Bignon, conseillers référendaires, M. Chauvy, avocat général, Mme Marcadeux, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Waquet, les conclusions de M. Chauvy, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Vu leur connexité, joint les pourvois n8 N 91-43.339, P 91-43.340 et Q 91-43.341 ; Sur le moyen unique commun aux pourvois : Attendu que MM. Y..., X... et Z... étaient employés en qualité de chef de rang par la société Auberge des deux Signes ; que, le 4 janvier 1989, invoquant des pertes importantes, l'employeur a annoncé aux salariés travaillant en salle son intention de calculer le pourcentage de 15 % leur revenant, non plus sur le prix toutes taxes comprises payé par les clients, mais seulement sur les sommes encaissées hors taxe ; que MM. Y..., X... et Z..., ayant refusé cette modification de leur contrat de travail, ont été licenciés pour motif économique le 18 février 1989 ; Attendu que les salariés font grief aux arrêts attaqués (Paris, 12 mars 1991) de les avoir déboutés de leur demande d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, alors que, selon le moyen, les pertes retenues par la cour d'appel ne sont pas significatives, le gérant ayant réalisé des travaux de grande importance qui donnent une plus-value au fonds de commerce, qu'il n'y a pas eu réduction du personnel et que l'autorisation de licencier un délégué du personnel ayant été refusée par l'inspecteur du travail, l'interessé est demeuré en poste avec sa rémunération maintenue, ce qui crée une inégalité ; Mais attendu que la cour d'appel, ayant relevé que la modification substantielle du contrat de travail, refusée par les salariés, était justifiée par des pertes importantes sur trois exercices successifs, a pu décider que les licenciements prononcés avaient une cause économique ; que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE les pourvois ; Condamne MM. Y..., X... et Z..., envers la société Auberge des deux Signes, aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par M. le président en son audience publique du sept avril mil neuf cent quatre-vingt-treize.