Identifiant: JURITEXT000007079501

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X03X01X00402X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/95/JURITEXT000007079501.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 23 mars 1983, Inédit", "date_decision": "1983-03-23 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1982-01-25", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Riom, Chambre 1, 1982-01-25", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU SELON L'ARRET ATTAQUE, QUE LES EPOUX X... Y..., ALORS MARIES SOUS LE REGIME DE LA SEPARATION DE BIENS ONT, LE 8 JANVIER 1965, ACQUIS EN INDIVISION, DANS LA PROPORTION DE MOITIE POUR CHACUN D'EUX, UNE MAISON D'HABITATION ; QUE CETTE ACQUISITION A ETE FAITE MOYENNANT LE PRIX DE 180000 FRANCS DONT LA PARTIE PAYEE COMPTANT, SOIT 80000 FRANCS A ETE DECLAREE DANS L'ACTE COMME PROVENANT DES DENIERS PERSONNELS DE L'EPOUSE ; QUE M X..., PRETENDANT QUE CETTE SOMME PROVENAIT EN REALITE DE FONDS LUI APPARTENANT A SOUTENU QUE CETTE REMISE CONSTITUAIT UNE DONATION DEGUISEE ; ATTENDU QUE M X... FAIT GRIEF A L'ARRET DE L'AVOIR DEBOUTE DE SA DEMANDE AU MOTIF QUE LA REMISE DES DENIERS A L'EPOUSE EN VUE DE L'ACQUISITION DE LA MAISON D'HABITATION AVAIT PU CONSTITUER LA JUSTE ET RAISONNABLE COMPENSATION DE SON ACTIVITE AU SEIN DE LA FAMILLE ET NON PROCEDER DE LA PART DU MARI D'UNE INTENTION LIBERALE, ALORS, SELON LE MOYEN, QUE LA REMISE DES DENIERS PAR LE MARI A SA FEMME NE POUVAIT AVOIR POUR CAUSE L'ACTIVITE DE LA FEMME AU SEIN DE SA FAMILLE Z... DANS LA MESURE OU CETTE ACTIVITE DEPASSAIT CELLE DONT ELLE ETAIT REDEVABLE AU TITRE DE SON MARIAGE, QU'EN NE CONSTATANT PAS QUE L'ACTIVITE DE L'EPOUSE AVAIT DEPASSE SA CONTRIBUTION NORMALE AUX CHARGES DU MARIAGE, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ; MAIS ATTENDU QUE L'ARRET RETIENT QUE M X... N'APPORTE PAS LA PREUVE QUE LES FONDS AYANT SERVI A L'ACQUISITION POUR MOITIE AU PROFIT DE MME Y... ET PAYES COMPTANT PROVENAIENT DE FONDS QUI LUI ETAIENT PERSONNELS ; QUE PAR CE SEUL MOTIF ET ABSTRACTION FAITE DES MOTIFS SURABONDANTS RELATIFS A L'ACTIVITE DE L'EPOUSE ET JUSTEMENT CRITIQUES PAR LE POURVOI, LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 25 JANVIER 1982 PAR LA COUR D'APPEL DE RIOM ;