Identifiant: JURITEXT000007386491

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1998X05X04X00110X017", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/38/64/JURITEXT000007386491.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 12 mai 1998, 96-11.017, Inédit", "date_decision": "1998-05-12 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "96-11017", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1995-12-06", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Versailles (3e chambre) 1995-12-06", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. BEZARD", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par la Société de travaux électriques industriels française (STEIF), dont le siège est ..., en cassation d'un arrêt rendu le 6 décembre 1995 par la cour d'appel de Versailles (3e chambre), au profit de M. Jacques X..., demeurant ..., agissant en qualité de mandataire liquidateur de la société SPRI-SEP, défendeur à la cassation ; La demanderesse invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 17 mars 1998, où étaient présents : M. Bézard, président, M. Badi, conseiller rapporteur, Mme Pasturel, conseiller, M. Jobard, avocat général, Mme Arnoux, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. Badi, conseiller, les observations de Me Roué-Villeneuve, avocat de la société STEIF, de Me Le Prado, avocat de M. X..., ès qualités, les conclusions de M. Jobard, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Versailles, 6 décembre 1995 n 715) que la Société de travaux électriques industriels française (société STEIF) a introduit contre la société SPRI-SEP une action en paiement et en validité de saisie-arrêt qui a été accueillie par jugement du 21 janvier 1992; que cette dernière société a relevé appel de cette décision et qu'en cours d'instance elle a été mise en liquidation judiciaire ; Attendu que la société STEIF fait grief à l'arrêt d'avoir dit de nul effet la consignation ayant suivi la saisie-arrêt pratiquée et de l'avoir condamnée à restituer au liquidateur de la société SPRI-SEP la somme de 56 138,18 francs avec intérêts au taux légal à compter de la signification de l'arrêt, alors, selon le pourvoi, que la règle de l'arrêt des poursuites individuelles ne s'applique pas au créancier qui a obtenu avant l'ouverture de la procédure collective un jugement de validité de saisie-arrêt ayant acquis l'autorité de la chose jugée et déjà exécuté; qu'en décidant le contraire, la cour d'appel a violé les articles 47 de la loi du 25 janvier 1985 et 567 du Code de procédure civile ; Mais attendu qu'ayant retenu que le jugement du 21 janvier 1992 assorti de l'exécution provisoire, sur lequel se fondait la société STEIF, n'était pas passé en force de chose jugée en raison de l'appel interjeté, de sorte que le jugement d'ouverture de la procédure collective de la société SPRI-SEP avait, aux termes de l'article 47 de la loi du 25 janvier 1985, arrêté la voie d'exécution entreprise, les juges du fond ont fait l'exacte application du texte précité; que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne la société STEIF aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne la société STEIF à payer à M. X..., ès qualités, la somme de 10 000 francs ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par le président en son audience publique du douze mai mil neuf cent quatre-vingt-dix-huit.