Identifiant: JURITEXT000007501525

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2005X07X01X00115X091", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/50/15/JURITEXT000007501525.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 6 juillet 2005, 03-11.591, Inédit", "date_decision": "2005-07-06 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "03-11591", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "2002-11-14", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Versailles (1e chambre 1ère section) 2002-11-14", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. ANCEL", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le premier moyen, pris en ses deux branches, du pourvoi principal de M. X..., tel qu'il figure au mémoire ampliatif et est reproduit en annexe au présent arrêt : Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt attaqué (Versailles, 14 novembre 2002), statuant sur les difficultés nées de la liquidation du régime de communauté légale à la suite de son divorce avec Mme Y..., de l'avoir déclaré redevable d'une indemnité pour l'occupation d'un appartement ; Attendu que la cour d'appel, qui n'avait pas à procéder à une recherche qui ne lui était pas demandée et qui, par motifs adoptés, a répondu aux conclusions invoquées, a constaté souverainement que M. X... occupait privativement l'appartement et en a déduit à bon droit qu'il était redevable d'une indemnité d'occupation envers l'indivision ; que le moyen ne peut être accueilli ; Sur le deuxième moyen, pris en ses deux branches, du même pourvoi, tel qu'il figure au mémoire ampliatif et est reproduit en annexe au présent arrêt : Attendu que M. X... fait encore grief à l'arrêt attaqué de l'avoir déclaré redevable envers l'indivision d'une indemnité au titre de l'exploitation d'un fonds de commerce de garage ; Attendu que la cour d'appel, qui n'avait pas à procéder à une recherche qui ne lui était pas demandée, a estimé souverainement, d'une part, que M. X... était redevable d'une indemnité correspondant aux produits de l'exploitation et à la redevance versée par un locataire-gérant, d'autre part, que son activité avait été normalement rémunérée et qu'il n'avait donc pas droit à une rétribution supplémentaire ; que le moyen ne peut être accueilli ; Sur le troisième moyen du même pourvoi, tel qu'il figure au mémoire ampliatif et est reproduit en annexe au présent arrêt : Attendu que M. X... fait enfin grief à l'arrêt attaqué de l'avoir déclaré redevable envers l'indivision d'une indemnité pour l'occupation d'une résidence secondaire ; Attendu qu'ayant relevé que M. X... avait changé les clés de l'immeuble et retenu qu'il en avait ainsi la jouissance exclusive, la cour d'appel a nécessairement considéré que l'occupation du bien indivis par M. X... excluait une même utilisation par Mme Y... ; que le moyen n'est pas fondé ; Sur le premier moyen du pourvoi incident de Mme Y..., tel qu'il figure au mémoire ampliatif et est reproduit en annexe au présent arrêt : Attendu que Mme Y... fait grief à l'arrêt attaqué d'avoir déclaré l'indivision redevable envers M. X... d'une indemnité au titre de la gestion et de l'entretien d'immeubles indivis ; Attendu qu'en énonçant qu'il n'était justifié d'aucun acte de gestion contraire aux intérêts de l'indivision et que les critiques selon lesquelles M. X... aurait imputé à l'indivision des dépenses qui lui étaient étrangères ne pouvaient être accueillies, dès lors que l'expert judiciaire avait en définitive retenu un déficit, la cour d'appel a répondu aux conclusions invoquées ; que le moyen n'est pas fondé ; Sur le deuxième moyen, pris en ses deux branches, du même pourvoi, tel qu'il figure au mémoire ampliatif et est reproduit en annexe au présent arrêt : Attendu que Mme Y... fait encore grief à l'arrêt attaqué de l'avoir déboutée de sa demande tendant à voir déclarer M. X... redevable envers l'indivision d'une indemnité correspondant à des loyers encaissés au titre de la location d'un panneau publicitaire installé sur un terrain indivis ; Attendu que, l'absence de contestation de M. X... sur ce point ne la dispensant pas de l'obligation de vérifier le bien-fondé de la demande de Mme Y..., la cour d'appel a estimé souverainement que celle-ci ne démontrait pas que son ex-époux avait perçu un loyer ; que le moyen n'est pas fondé en sa première branche et est inopérant en sa seconde ; Sur le troisième moyen du même pourvoi, tel qu'il figure au mémoire ampliatif et est reproduit en annexe au présent arrêt : Attendu que Mme Y... fait enfin grief à l'arrêt attaqué de l'avoir déboutée de sa demande de dommages-intérêts ; Attendu que la cour d'appel a estimé souverainement que chacune des parties entendait tirer le maximum d'avantages financiers de la liquidation du régime matrimonial et qu'un tel comportement ne favorisait pas un règlement rapide des opérations ; qu'elle a ainsi légalement justifié sa décision ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi principal de M. X... et le pourvoi incident de Mme Y... ; Laisse à chacune des parties la charge des dépens par elle exposés ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette les demandes de M. X... et de Mme Y... ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du six juillet deux mille cinq.