Identifiant: JURITEXT000007074725

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X12X03X00570X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/47/JURITEXT000007074725.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 1 décembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-12-01 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1981-03-18", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Orléans 1981-03-18", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE M. Z..., ENTREPRENEUR PAYSAGISTE CHARGE DE L'AMENAGEMENT D'UN JARDIN APPARTENANT A M. X..., REPROCHE A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE (ORLEANS, 18 MARS 1981) DE L'AVOIR DECLARE RESPONSABLE DES MALFACONS DES TRAVAUX ALORS, SELON LE MOYEN, "D'UNE PART, QUE, EN RETENANT QUE LA RESPONSABILITE DE L'ERREUR DE CONCEPTION DES TRAVAUX DEVAIT ETRE IMPUTEE AU SEUL M. Z..., SANS AUCUNEMENT REPONDRE AUX CONCLUSIONS PAR LESQUELLES CELUI-CI AVAIT FAIT VALOIR QU'AUX TERMES MEMES DU RAPPORT D'EXPERTISE, SA RESPONSABILITE DEVAIT EN TOUT ETAT DE CAUSE ETRE ATTENUEE DU FAIT DE L'INTERVENTION DE M. LUIZARD A... DE L'EXECUTION ET DU CONTROLE DESDITS TRAVAUX, LA COUR D'APPEL A MECONNU LES EXIGENCES DE L'ARTICLE 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ALORS, D'AUTRE PART, QU'IL RESULTAIT DES PROPRES ENONCIATIONS DE L'ARRET QUE L'EXISTENCE D'UN SOUS-SOLAGE N'ETAIT NULLEMENT INDISPENSABLE PUISQUE SON ABSENCE ETAIT SEULEMENT "REGRETTABLE" ET QUE L'OUVRAGE PREVU ETAIT MALGRE TOUT "PASSABLE" ; QUE DES LORS, EN DECIDANT NEANMOINS QUE M. Z... AVAIT MECONNU LES REGLES DE SON ART ET, CE FAISANT, COMMIS UNE FAUTE EN OMETTANT DE REALISER UN SOUS-SOLAGE, LA COUR D'APPEL A VIOLE L'ARTICLE 1147 DU CODE CIVIL, ET ALORS QU'EN TOUTE HYPOTHESE, EN NE PRECISANT NULLEMENT POUR QUELLE RAISON M. Z... AVAIT COMMIS UNE FAUTE EN OMETTANT D'EXECUTER UN SOUS-SOLAGE POURTANT NON INDISPENSABLE A UNE REALISATION PASSABLE DE L'OUVRAGE, LA COUR D'APPEL A PRIVE SA DECISION DE TOUTE BASE LEGALE (ARTICLE 1147 DU CODE CIVIL), ALORS, ENFIN, QU'IL RESULTAIT DES PROPRES ENONCIATIONS DE L'ARRET QUE, MALGRE L'ABSENCE DE SOUS-SOLAGE, LES FACONS DES SOLS PREVUES PAR M. Z... PERMETTAIENT DE REALISER UN OUVRAGE PASSABLE ; QUE DES LORS, EN CONDAMNANT M. Z... A SUPPORTER LE COUT DES TRAVAUX DE SOUS-SOLAGE, SANS AUCUNEMENT RECHERCHER SI LES EAUX DE PLUIE AURAIENT CONTINUE A STAGNER SUR LE TERRAIN APRES L'EXECUTION DES TRAVAUX QU'IL AVAIT PREVUS, SOIT EN L'ABSENCE DE SOUS-SOLAGE, LA COUR D'APPEL QUI N'A AINSI PAS CARACTERISE LE PREJUDICE RESULTANT POUR M. Y... DE LA PRETENDUE ERREUR DE CONCEPTION COMMISE PAR LEDIT M. Z..., A PRIVE SA DECISION DE TOUTE BASE LEGALE (ARTICLE 1149 DU CODE CIVIL)" ; MAIS ATTENDU QUE, REPONDANT AUX CONCLUSIONS, L'ARRET, APRES AVOIR SOUVERAINEMENT RELEVE QUE M. Z... ETAIT L'UNIQUE AUTEUR DE LA CONCEPTION DES TRAVAUX ET QUE L'EXPERTISE N'ETABLISSAIT PAS QUE M. B... EN EUT ETE MAITRE D'C..., CONSTATE QUE LES EAUX DE PLUIE NE S'EVACUENT PAS ET STAGNENT SUR LE TERRAIN, ET RETIENT QUE M. Z... N'A PAS, COMME IL L'AURAIT DU, EFFECTUE UN RELEVE DE TERRAIN, QU'IL A MANQUE AUX REGLES DE L'ART EN OMETTANT DE REALISER UN SOUS-SOLAGE, ET QU'IL N'A PAS PREVU AU DEVIS L'APPORT DE TERRE INDISPENSABLE ; QUE DE CES SEULS MOTIFS, LA COUR D'APPEL A PU DEDUIRE LA RESPONSABILITE DE M. Z... A L'EGARD DE M. X... ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 18 MARS 1981 PAR LA COUR D'APPEL D'ORLEANS ;