Identifiant: JURITEXT000007074820

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1970X03X03X00023X00A", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/48/JURITEXT000007074820.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 5 mars 1970, 68-13.684, Inédit", "date_decision": "1970-03-05 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "REJET", "numero_affaire": "68-13684", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1968-07-01", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Toulouse 1968-07-01", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. de Montera", "avocat_general": "Av.Gén. M. Laguerre", "avocats": "Av. Demandeur : M. Ryziger", "rapporteur": "Rpr M. Decaudin", "ecli": "", "sommaire": "BAIL COMMERCIAL - Résiliation - Causes - Manquements du preneur aux clauses du bail - Changement de destination des lieux - Strip tease et prostitution déguisée. * BAIL (règles générales) - Preneur - Faute - Conséquences - Appréciation souveraine. Les juges du fond apprécient souverainement les conséquences des fautes dont ils ont relevé l'existence. Ils justifient légalement leur décision prononçant la résiliation d'un bail commercial en constatant et énonçant que ne pouvaient être considérés que comme des manquements graves du preneur le fait d'avoir transformé les lieux loués à usage de bar, salon de thé ou cabaret avec spectacles de strip tease ainsi que la prostitution plus ou moins déguisée à laquelle se livraient certaines entraîneuses ; les faits de proxénétisme ne pouvant que porter atteinte au bon renom de l'immeuble du bailleur."}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR PRONONCE LA RESILIATION DU BAIL COMMERCIAL CONSENTI PAR LOUBET AUX EPOUX X... D'ORMOY, AU MOTIF QUE LES PRENEURS AVAIENT TRANSFORME LES LIEUX, LOUES A USAGE DE BAR ET DE SALON DE THE, EN CABARET DE NUIT ET AVAIENT TOLERE LA PRESENCE D'ENTRAINEUSES SE LIVRANT A LA PROSTITUTION, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE, D'UNE PART, IL N'A PAS ETE REPONDU AUX CONCLUSIONS DES EPOUX X... D'ORNOY QUI INVOQUAIENT L'AUTORISATION DONNEE PAR LE PROPRIETAIRE A L'EXECUTION DES TRAVAUX EFFECTUES DANS LE CABARET ET, NOTAMMENT, A L'INSTALLATION D'UNE PISTE DESTINEE A LA PRESENTATION DES ATTRACTIONS ET QUE, D'AUTRE PART, LA COUR D'APPEL DEVAIT S'EXPLIQUER SUR L'ABSENCE DE PREJUDICE DUPROPRIETAIRE INVOQUE PAR LES PRENEURS ET SUR LE FAIT QUE LOUBET NE POUVAIT SE PREVALOIR DE CE QUI APPARAISSAIT COMME UNE INFRACTION UNIQUE ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, QUI N'ETAIT PAS TENUE DE SUIVRE LES PARTIES DANS LE DETAIL DE LEUR ARGUMENTATION, RAPPELLE QUE LE BAIL CONSENTI LE 6 JUIN 1963, APRES L'EXECUTION DES TRAVAUX EFFECTUES PAR LE PRENEUR, PRECISAIT QUE LES LOCAUX LOUES SERAIENT EXPLOITES COMME SALONDE THE-BAR, SAUF UN POSTE DE RADIO QUI DEVAIT EN PRINCIPE CESSER DE FONCTIONNER A 22 HEURES, ET QUE DAME Y... A ETE CONDAMNEE POUR PROXENETISME, PAR LA JURIDICTION CORRECTIONNELLE, SON ETABLISSEMENT ETANT FERME POUR UN AN PAR DECISION ADMINISTRATIVE, QU'ELLE ENONCE ENSUITE QU'IL EST CERTAIN QUE LA TRANSFORMATION DES LIEUX, LOUES A USAGE DE BAR ET DE SALON DE THE, EN CABARET DE NUIT AVEC SPECTACLE DE STRIPTESSE ET LA PROSTITUTION PLUS OU MOINS DEGUISEE A LAQUELLE SE LIVRAIENT, AVEC L'ACCORD DE LA DAME Y..., CERTAINES ENTRAINEUSES, NE PEUVENT ETRE CONSIDEREES QUE COMME DES MANQUEMENTS GRAVES ET HABITUELS AUX CONDITIONS DU BAIL LIENT LES PARTIES, ET QUE LES FAITS DE PROXENETISME - NE PEUVENT QUE PORTER ATTEINTE AU BON RENOM DE L'IMMEUBLE DU SIEUR LOUBET - ET, PAR LA, LUI CAUSER UN DOMMAGE CERTAIN, QUE, PAR CES MOTIFS, LA COUR D'APPEL QUI, APPRECIE SOUVERAINEMENT LES CONSEQUENCES DES FAUTES DONT ELLE A RELEVE L'EXISTENCE, A JUSTIFIE SA DECISION SANS ENCOURIR LES REPROCHES FORMULES AU MOYEN, QUI DOIT ETRE REJETE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 1ER JUILLET 1968 PAR LA COUR D'APPEL DE TOULOUSE ;