Identifiant: JURITEXT000007078984

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X02X05X00095X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/89/JURITEXT000007078984.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 24 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-24 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1982-07-12", "juridiction_attaquee": "Tribunal d'Instance de Valenciennes, 1982-07-12", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN : VU L'ARTICLE R 420-4 DU CODE DU TRAVAIL ; ATTENDU QU'EN APPLICATION DE CE TEXTE, LES CONTESTATIONS RELATIVES A LA REGULARITE DES OPERATIONS ELECTORALES CONCERNANT LES DELEGUES DU PERSONNEL DOIVENT, A PEINE DE FORCLUSION, ETRE INTRODUITES DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE DANS LES QUINZE JOURS QUI SUIVENT L'ELECTION ; ATTENDU QUE LE JUGEMENT ATTAQUE A ANNULE A LA REQUETE DE LA C G T , LES ELECTIONS DES DELEGUES DU PERSONNEL QUI AVAIENT EU LIEU LE 4 JUIN 1982 DANS LA SOCIETE LORRAINE DE PRODUITS METALLURGIQUES ; QU'EN STATUANT AINSI, TOUT EN CONSTATANT QUE LES RESULTATS DES ELECTIONS AVAIENT ETE PROCLAMES LE 4 JUIN 1982 ET QUE LE RECOURS DE LA C G T AVAIT ETE FORME PAR REQUETE DU 23 JUIN RECUE LE 24 JUIN 1982 AU SECRETARIAT-GREFFE DU TRIBUNAL D'INSTANCE, CE DONT IL RESULTAIT QUE LA CONTESTATION INTRODUITE APRES L'EXPIRATION DU DELAI DE QUINZE JOURS QUI AVAIT SUIVI LA PROCLAMATION DES RESULTATS ETAIT IRRECEVABLE, LE JUGE DU FOND A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; ET SUR LE SECOND MOYEN : VU L'ARTICLE L 433-2 DU CODE DU TRAVAIL ; ATTENDU QUE LE JUGEMENT ATTAQUE A ANNULE LES ELECTIONS DES MEMBRES DU COMITE D'ENTREPRISE DE LA SOCIETE LORRAINE DE PRODUITS METALLURGIQUES, QUI S'ETAIENT DEROULEES LE 16 JUIN 1982 DANS CETTE ENTREPRISE, AUX MOTIFS QUE LA LISTE DES CANDIDATS DE LA C F T C N'AVAIT ETE AFFICHEE QUE LA VEILLE DU SCRUTIN ET QUE LE DELAI D'AFFICHAGE DOIT ETRE SUFFISANT POUR PERMETTRE UNE CONTESTATION EVENTUELLE ; QU'EN STATUANT AINSI, SANS RECHERCHER SI LE "RETARD" CONSTATE PAR LE JUGE DANS L'AFFICHAGE DE LA LISTE DES CANDIDATS DE LA C F T C AVAIT EU UNE INFLUENCE SUR LES RESULTATS DES ELECTIONS, LE TRIBUNAL D'INSTANCE N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU, ENTRE LES PARTIES, LE 12 JUILLET 1982 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE VALENCIENNES ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE TOURCOING, A CE DESIGNE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;