Identifiant: JURITEXT000007074612

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X04X04X00008X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/46/JURITEXT000007074612.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 20 avril 1982, 80-13.302, Inédit", "date_decision": "1982-04-20 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "REJET", "numero_affaire": "80-13302", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-02-26", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Bourges (Chambre 1) 1980-02-26", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. Sauvageot", "avocat_general": "Av.Gén. M. Laroque", "avocats": "Av. Demandeur : SCP Boré, Capron et Xavier", "rapporteur": "Rpr M. Bargain", "ecli": "", "sommaire": "PREUVE (règles générales) - Pouvoirs du juge - Valeur des preuves - Expertise - Rapport - Force probante - Appréciation souveraine des juges du fond. * VENTE - Résolution - Action résolutoire - Action fondée sur un défaut de conformité - Acheteur n'apportant pas la preuve de ses prétentions - Constatation des juges du fond."}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE (BOURGES, 26 FEVRIER 1980) D'AVOIR REJETE LE CONTREDIT FORME PAR DUFAL A L'ENCONTRE DE L'INJONCTION DE PAYER OBTENUE A SON ENCONTRE PAR LAGOYER POUR AVOIR PAIEMENT DU SOLDE DU PRIX D'UN MOTOCULTEUR QU'IL LUI AVAIT VENDU ; QU'A L'APPUI DE SON CONTREDIT, DUFAL A SOUTENU QUE L'APPAREIL LIVRE N'AVAIT PAS LA PUISSANCE CONVENUE ET QUE DAGOYER A APPELE EN GARANTIE LA SOCIETE DES TRACTEURS ET MOTOCULTEURS STAUB (S OCIETE STAUB) FABRICANT DU MOTOCULTEUR, ALORS QUE, SELON LE POURVOI, IL Y A DEFAUT DE CONFORMITE JUSTIFIANT LE PRONONCE DE LA RESOLUTION DE LA VENTE A CHAQUE FOIS QUE LA CHOSE LIVREE N'EST PAS CONFORME A LA CHOSE VENDUE, QUE, POUR ECARTER LES CONCLUSIONS DE L'EXPERT X..., LA COUR D'APPEL, EN L'ESPECE SE FONDE SUR UNE LETTRE DU MEME EXPERT, LAQUELLE ETABLIT NON PAS QUE LE MOTEUR LIVRE N'ETAIT PAS CONFORME AU MOTOCULTEUR COMMANDE, MAIS QU'UN MOTEUR D'UN TYPE SEMBLABLE A CELUI DU MOTOCULTEUR LIVRE AVAIT LA MEME PUISSANCE QUE LE MOTEUR DU MOTOCULTEUR VENDU ; QUE LA COUR D'APPEL NE POUVAIT DES LORS, SANS VIOLER L'ARTICLE 1184 DU CODE CIVIL, PAR FAUSSE INTERPRETATION, SE FONDER SUR LA LETTRE DE L'EXPERT Y... ECARTER LE RAPPORT DE L'EXPERT X... ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, QUI NE PEUT ENCOURIR LES GRIEFS DU POURVOI, A, ANALYSANT LES DOCUMENTS PRODUITS AUX DEBATS ET LE RAPPORT DE L'EXPERT, RETENU, DANS L'EXERCICE DE SON POUVOIR SOUVERAIN, QUE LE RAPPORT ETAIT DEPOURVU DE VALEUR PROBANTE ET QUE DUFAL NE FAISAIT PAS LA PREUVE DE SES PRETENTIONS ; QU'AINSI, ELLE A JUSTIFIE SA DECISION SANS VIOLER LE TEXTE VISE AU MOYEN ; QUE CELUI-CI N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 26 FEVRIER 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE BOURGES,