Identifiant: JURITEXT000007519874

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X10X06X00637X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/51/98/JURITEXT000007519874.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 25 octobre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-10-25 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1981-06-04", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel ANGERS 1981-06-04", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI DE : - X... ELIE, CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS EN DATE DU 23 JUIN 1981 QUI, POUR INFRACTIONS AUX ARTICLES 1741 ET 1743 DU CODE GENERAL DES IMPOTS L'A CONDAMNE A 6.000 FRANCS D'AMENDE, A DES MESURES DE PUBLICATION ET D'AFFICHAGE ET A RECU L'ADMINISTRATION DES IMPOTS DANS SON INTERVENTION ; VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1741 ET 1743 DU CODE GENERAL DES IMPOTS DE L'ARTICLE 2 DE LA LOI N° 77-1453 DU 29 DECEMBRE 1977, DE L'ARTICLE 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS, RENVERSEMENT DE LA CHARGE DE LA PREUVE, MANQUE DE BASE LEGALE ; " EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A DECLARE LE DEMANDEUR EN TANT QUE GERANT DE FAIT D'UNE SOCIETE, COUPABLE DE FRAUDE FISCALE ; " AUX MOTIFS QU'IL APPARTENAIT AU PREVENU, GERANT DE FAIT DE LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE QUI N'ETABLIT EN AUCUNE MANIERE QU'IL A ETE EN RAISON D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION SURVENU EN DECEMBRE 1974, EN INCAPACITE DE TRAVAIL PENDANT UNE ANNEE, DE VEILLER A L'EXACTE SOUSCRIPTION ET A BONNE DATE, DES DECLARATIONS DES SOMMES IMPOSABLES AUXQUELLES ETAIT TENUE LA SOCIETE : QU'AU CONTRAIRE, IL APPARAIT QU'IL A VOLONTAIREMENT OMIS DE FAIRE DANS LES DELAIS PRESCRITS LES DECLARATIONS DES RESULTATS POUR LES EXERCICES 1973 ET 1974 ET LA DECLARATION DU CHIFFRE D'AFFAIRES DU MOIS DE JANVIER 1974 ET DISSIMULE UNE PART DES SOMMES SUJETTES A L'IMPOT DANS LA DECLARATION DES RESULTATS DE L'EXERCICE 1972 ET DANS CELLE DU CHIFFRE D'AFFAIRES DANS CHACUN DES MOIS DE JANVIER A DECEMBRE 1973 ET DE FEVRIER A DECEMBRE 1974, QUE PAR LA LE PREVENU S'EST FRAUDULEUSEMENT SOUSTRAIT A L'ETABLISSEMENT ET AU PAIEMENT DE L'IMPOT SUR LES SOCIETES ET A LA T.V.A. LA MAUVAISE FOI DU PREVENU SE DEDUISANT NECESSAIREMENT DU CARACTERE SYSTEMATIQUE DES OMISSIONS ET INSUFFISANCES DES DECLARATIONS COMMISES POUR CHACUN DES EXERCICES 1972, 1973, 1974, QU'EN OUTRE LE PREVENU A SCIEMMENT OMIS DE PASSER OU FAIT PASSER DES ECRITURES INEXACTES OU FICTIVES AU LIVRE JOURNAL OU AU LIVRE D'INVENTAIRE ; " ALORS QUE, EN VERTU DE L'ARTICLE 2 DE LA LOI DU 29 DECEMBRE 1977, AU CAS DE POURSUITES PENALES TENDANT A L'APPLICATION DES ARTICLES 1741 A 1743 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, IL INCOMBE AUX PARTIES POURSUIVANTES, MINISTERE PUBLIC ET ADMINISTRATION DE RAPPORTER LA PREUVE DU CARACTERE INTENTIONNEL SOIT DE LA SOUSTRACTION, SOIT DE LA TENTATIVE DE SE SOUSTRAIRE A L'ETABLISSEMENT ET AU PAIEMENT DES IMPOTS VISES PAR CES ARTICLES ; QU'IL EN RESULTE QUE L'ELEMENT INTENTIONNEL DES INFRACTIONS PREVUES PAR LES ARTICLES 1741 ET 1743 DU CODE GENERAL DES IMPOTS NE PEUT SE DEDUIRE DE LA SEULE EXISTENCE DE LEURS ELEMENTS MATERIELS, QUE DES LORS EN L'ESPECE OU LE PREVENU FAISAIT VALOIR DANS SES CONCLUSIONS QUE C'ETAIT AU GERANT LEGAL DE LA SOCIETE QU'IL APPARTENAIT DE VEILLER A CE QUE CELLE-CI SATISFASSE A SES OBLIGATIONS FISCALES, CE GERANT QUI EXERCE LA PROFESSION DE COMPTABLE AYANT LA QUALIFICATION NECESSAIRE ALORS QUE LUI-MEME AVAIT ETE GRAVEMENT MALADE PENDANT UNE PARTIE DE LA PERIODE VISEE PAR LA PREVENTION, N'AVAIT PAS PU, POUR DES RAISONS FAMILIALES S'OCCUPER DES QUESTIONS COMPTABLES ET FISCALES, LES JUGES DU FOND, QUI ONT CONDAMNE LE GERANT LEGAL POUR FRAUDE FISCALE A DES PEINES BEAUCOUP PLUS SEVERES QUE CELLES INFLIGEES AU DEMANDEUR ET ONT AINSI IMPLICITEMENT ADMIS QU'IL INCOMBAIT A CE DIRIGEANT LEGAL DE VEILLER A CE QUE LA SOCIETE RESPECTAT SES OBLIGATIONS FISCALES ONT, EN CE QUI CONCERNE LE PRETENDU GERANT DE FAIT, RENVERSE LA CHARGE DE LA PREUVE EN DEDUISANT L'EXISTENCE DE L'ELEMENT INTENTIONNEL DE LA SEULE EXISTENCE DES ELEMENTS MATERIELS DES INFRACTIONS POURSUIVIES ; " ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE QUE X..., ASSOCIE MINORITAIRE DE LA SOCIETE UFFAC (UNION FINANCIERE POUR LA FABRICATION ET LE COMMERCE) , A, DE CONCERT AVEC LE GERANT STATUTAIRE DARMON, GERE EN FAIT LADITE SOCIETE, QU'IL DISPOSAIT DE LA SIGNATURE BANCAIRE ET A SOUSCRIT CERTAINES DECLARATIONS DESTINEES A L'ADMINISTRATION FISCALE ; QUE DIVERS TEMOINS, DONT UN EXPERT Y... ET UN COMPTABLE DE L'ENTREPRISE, ONT, SELON LES JUGES, ATTESTE QUE X... ASSURAIT L'INTEGRALITE DE LA GESTION COMMERCIALE ALORS QUE LA GESTION ADMINISTRATIVE ETAIT INEXISTANTE ; ATTENDU QU'APRES AVOIR CONSTATE QUE LA SOCIETE A SOUSCRIT DES DECLARATIONS MINOREES POUR 1972 ET 1973, QU'ELLE N'A SOUSCRIT AUCUNE DECLARATION POUR LE MOIS DE JANVIER 1974, ET QU'AU COURS DE LA MEME ANNEE AUCUNE DECLARATION N'A ETE DEPOSEE AU TITRE DE L'IMPOT SUR LES SOCIETES, LA COUR D'APPEL CONSTATE QU'AUCUN DOCUMENT COMPTABLE N'A PU ETRE PRESENTE AUX FONCTIONNAIRES DE L'ADMINISTRATION FISCALE ; QUE SI QUELQUES LIVRES AUXILIAIRES ONT PU ETRE PRODUITS ENSUITE A DES EXPERTS JUDICIAIRES Z... PAR LE JUGE D'INSTRUCTION, AUCUNE COMPTABILITE SATISFAISANT AUX EXIGENCES DES ARTICLES 8 ET 9 DU CODE DE COMMERCE ET DE L'ARTICLE 1743 DU CODE GENERAL DES IMPOTS N'A ETE TENUE ; QUE LA COUR EN DEDUIT QUE LES LIVRES LEGAUX N'ONT PAS ETE OUVERTS ATTENDU QUE POUR DECLARER X... COUPABLE D'AVOIR VOLONTAIREMENT SOUSTRAIT LA SOCIETE A L'ETABLISSEMENT ET AU PAIEMENT DES IMPOTS LA COUR D'APPEL DEDUIT LA MAUVAISE FOI DU PREVENU DU CARACTERE SYSTEMATIQUE DES OMISSIONS ET DES INSUFFISANCES QU'ELLE CONSTATE ; ATTENDU, DES LORS, QUE C'EST SANS INSUFFISANCE QUE LA COUR D'APPEL A TIRE DE CES CONSTATATIONS LA PREUVE DE LA PARTICIPATION PERSONNELLE DE X..., CONCURREMMENT AVEC LE MANDATAIRE LEGAL DE LA SOCIETE, AUX OMISSIONS RELEVEES ; QUE LE MOYEN QUI TEND A REMETTRE EN QUESTION LES CONSTATATIONS DES JUGES FONDEES SUR L'APPRECIATION DES ELEMENTS DE PREUVE AYANT DONNE LIEU A DEBATS CONTRADICTOIRES, NE SAURAIT DES LORS ETRE ACCUEILLI ; ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ; REJETTE LE POURVOI ;