Identifiant: JURITEXT000007079782

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X03X01X00440X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/97/JURITEXT000007079782.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 15 mars 1983, Inédit", "date_decision": "1983-03-15 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1982-03-24", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Paris, 1982-03-24", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES TROIS BRANCHES : ATTENDU QUE, SELON L'ARRET ATTAQUE, M X..., TITULAIRE DE LA MAITRISE EN DROIT ET AYANT EXERCE PENDANT PLUS DE CINQ ANS, DE 1976 A 1981, LES FONCTIONS DE CONSEIL JURIDIQUE, A DEMANDE SON INSCRIPTION AU TABLEAU DE L'ORDRE DES AVOCATS DU BARREAU DE PARIS, EN INVOQUANT LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 44-1 AJOUTE AU DECRET DU 9 JUIN 1972 PAR L'ARTICLE 13 DU DECRET DU 13 NOVEMBRE 1978, DISPENSANT DE LA FORMATION THEORIQUE ET PRATIQUE, DU CERTIFICAT D'APTITUDE A LA PROFESSION D'AVOCAT, ET DU STAGE, LES ANCIENS CONSEILS JURIDIQUES AYANT EXERCE LEURS FONCTIONS PENDANT CINQ ANS AU MOINS ; QUE LE CONSEIL DE L'ORDRE DES AVOCATS DU BARREAU DE PARIS A REJETE LA DEMANDE D'INSCRIPTION AU TABLEAU DE M X... MAIS QUE LA COUR D'APPEL A ANNULE CETTE DECISION DE REJET ; ATTENDU QUE L'ORDRE DES AVOCATS AU BARREAU DE PARIS REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS QUE, D'UNE PART, EN VISANT LES ANCIENS CONSEILS JURIDIQUES, ET NON LES CONSEILS JURIDIQUES, L'ARTICLE 44-1, SE REFERERAIT, NON AUX PERSONNES EXERCANT ACTUELLEMENT LA PROFESSION DE CONSEIL JURIDIQUE, MAIS A CELLES QUI L'AVAIENT EXERCEE ANTERIEUREMENT ET QUI ETAIENT VISEES PAR L'ANCIEN ARTICLE 44-10°, DU DECRET DU 9 JUIN 1972, AUQUEL S'EST SUBSTITUE L'ARTICLE 44-1, LEQUEL SE REFERERAIT, COMME L'ANCIEN TEXTE, A L'ARTICLE 50-III DE LA LOI DU 31 DECEMBRE 1971 ET CONCERNERAIT SEULEMENT LES CONSEILS JURIDIQUES JUSTIFIANT, A LA DATE DU 31 DECEMBRE 1971, DE CINQ ANNEES DE PRATIQUE PROFESSIONNELLE ; ALORS QUE, D'AUTRE PART, SI LES ARTICLES 11, 12 ET 53 DE LA LOI DU 31 DECEMBRE 1971 PERMETTENT AU POUVOIR REGLEMENTAIRE D'APPORTER DES DEROGATIONS, LORS DE L'ACCES A LA PROFESSION D'AVOCAT, A L'EXIGENCE DU CERTIFICAT D'APTITUDE A LA PROFESSION D'AVOCAT, DE LA FORMATION THEORIQUE ET PRATIQUE, ET DU STAGE, CES DEROGATIONS NE POURRAIENT CONCERNER QUE DES PERSONNES OU DES ACTIVITES AU SUJET DESQUELLES LA LOI N'EST PAS INTERVENUE ; QUE, TEL NE SERAIT PAS LE CAS DES CONSEILS JURIDIQUES POUR LESQUELS L'ARTICLE 50-III DE LA LOI DU 31 DECEMBRE 1971 A PRIS SOIN DE PRECISER LES CONDITIONS DANS LESQUELLES ILS POUVAIENT ETRE DISPENSES DU CERTIFICAT D'APTITUDE ET DU STAGE ; ALORS QUE, EN TOUT CAS, EN PRESENCE D'UNE LOI ET D'UN REGLEMENT QUI SERAIENT INCOMPATIBLES, LA LOI DOIT PREVALOIR SUR LA DISPOSITION REGLEMENTAIRE ; MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR RELEVE QU'IL N'ETAIT PAS CONTESTE QUE M X... REUNISSAIT TOUTES LES AUTRES CONDITIONS REQUISES PAR LA LOI DU 31 DECEMBRE 1971 ET LE DECRET DU 9 JUIN 1972 POUR ACCEDER A LA PROFESSION D'AVOCAT, LA COUR D'APPEL A JUSTEMENT ESTIME QUE LE NOUVEL ARTICLE 44-1 DUDIT DECRET, QUI NE COMPORTAIT PLUS, A LA DIFFERENCE DE L'ANCIEN ARTICLE 44-10°, DE REFERENCE A LA DISPOSITION TRANSITOIRE DE L'ARTICLE 50-III DE LA LOI DU 31 DECEMBRE 1971, CONSTITUAIT DESORMAIS UNE DISPOSITION GENERALE ET PERMANENTE, EDICTEE PAR LE POUVOIR REGLEMENTAIRE EN VERTU DES DISPOSITIONS DES ARTICLES 11-3°, 12 ET 53-1°, DE LA LOI DU 31 DECEMBRE 1971, QUI PREVOIENT QUE DES REGLEMENTS POURRONT PRECISER NOTAMMENT LES CONDITIONS D'ACCES A LA PROFESSION D'AVOCAT ET DEROGER AUX EXIGENCES DE LA FORMATION THEORIQUE ET PRATIQUE ET DU CERTIFICAT D'APTITUDE A LA PROFESSION D'AVOCAT ; QUE LA COUR D'APPEL EN A DEDUIT A BON DROIT QUE LE TERME ANCIENS CONSEILS JURIDIQUES SIGNIFIAIT SEULEMENT QUE LE POSTULANT A L'INSCRIPTION AU TABLEAU NE DEVAIT PLUS, AU MOMENT DE CETTE INSCRIPTION, EXERCER SES FONCTIONS DE CONSEIL JURIDIQUE ET QUE LA DISPOSITION GENERALE ET PERMANENTE, INTRODUITE PAR L'ARTICLE 44-1 AJOUTE AU DECRET DU 9 JUIN 1972, N'EXIGEAIT PLUS, A LA DIFFERENCE DE LA DISPOSITION TRANSITOIRE DE L'ARTICLE 50-III DE LA LOI DU 31 DECEMBRE 1971, QUE LES FONCTIONS DE CONSEIL JURIDIQUE EUSSENT ETE EXERCEES AVANT LE 31 DECEMBRE 1971 ; QU'AINSI LE MOYEN N'EST FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 24 MARS 1982, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;