Identifiant: JURITEXT000007467703

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2004X06X01X00193X002", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/46/77/JURITEXT000007467703.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 29 juin 2004, 02-19.302, Inédit", "date_decision": "2004-06-29 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "02-19302", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "2002-05-23", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Versailles (1re chambre civile, section 1) 2002-05-23", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. LEMONTEY", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique, pris en ses deux branches, tel qu'énoncé dans le mémoire en demande, et reproduit en annexe au présent arrêt : Attendu que Marthe X... est décédée le 17 février 1994, laissant notamment pour héritier Gérard Y..., lui même décédé le 27 mai 1996 et aux droits duquel se présente sa veuve, Mme De Z... ; que l'actif successoral comprenait principalement un ensemble immobilier en indivision ; que trois notaires ont été chargés du règlement des successions des indivisaires décédés au cours de la même période ; qu'au vu de deux rapports d'expertise divergents, la SCP de notaires Fremeaux-Rousseau-Laplace, chargée du règlement de la succession de Marthe X..., a établi une première déclaration, qui fût signée le 29 août 1994, mais non déposée, pour une valeur intermédiaire de 9 146 941 euros ; qu'une nouvelle déclaration a été signée le 31 août puis déposée, pour une valeur de 18 293 882 euros correspondant à l'estimation déclarée pour le règlement des successions des coïndivisaires ; qu'en septembre 1998, l'ensemble immobilier a été vendu pour un prix de 10 900 104 euros ; que Mme De Z... a, dans ces conditions, engagé une action en responsabilité contre la SCP de notaires, en réparation du préjudice fiscal consécutif à la surévaluation ; que la SCP de notaires reproche à l'arrêt attaqué (Versailles, 23 mai 2002) d'avoir retenu qu'elle avait manqué à son devoir de conseil ; Attendu qu'après avoir exactement énoncé que les compétences ou connaissances personnelles du client et l'intervention d'autres professionnels à ses côtés ne sauraient dispenser le notaire de son devoir de conseil qui n'a pas un caractère relatif, l'arrêt attaqué constate que la SCP de notaires, en présence d'estimations sensiblement divergentes qui ne pouvaient que l'inciter à la prudence, ne justifiait pas avoir procédé personnellement à une vérification de la valeur réelle du bien, ni appelé l'attention de Mme De Z... sur les risques d'une évaluation excessive ; que le moyen est inopérant dans ses deux branches ; Et attendu que le pourvoi est abusif ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne la SCP Frémeaux-Rousseau-Laplace aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de la SCP Frémeaux-Rousseau-Laplace et la condamne à payer à Mme De Z... la somme de 2 000 euros ; Condamne la SCP Frémeaux-Rousseau-Laplace à une amende civile de 2 000 euros envers le Trésor public ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-neuf juin deux mille quatre.