Identifiant: JURITEXT000007076459

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X03X04X00027X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/64/JURITEXT000007076459.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 8 mars 1983, Inédit", "date_decision": "1983-03-08 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-12-03", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Chambéry, 1980-12-03", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES TROIS BRANCHES : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE (CHAMBERY, 3 DECEMBRE 1980) D'AVOIR PRONONCE LA DISSOLUTION DE LA "SOCIETE DES REMONTEES MECANIQUES DU MONT REVARD" (LA SOCIETE S R M R), AUX MOTIFS QUE DEPUIS 1972 AU MOINS, L'ACTIF NET DE LA SOCIETE NON SEULEMENT ETAIT DEVENU INFERIEUR AU QUART DU CAPITAL SOCIAL, MAIS ENCORE AVAIT DISPARU EN SA TOTALITE, QUE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 68 DE LA LOI DU 24 JUILLET 1966 FAISAIENT OBLIGATION A LA SOCIETE DE PROCEDER SINON EN L'ESPECE A UNE REDUCTION DE CAPITAL D'UN MONTANT AU MOINS EGAL A CELUI DES PERTES, LES MONTANTS RESPECTIFS DU CAPITAL ET DES PERTES N'AUTORISANT PAS CETTE REDUCTION, DU MOINS A UNE AUGMENTATION CORRELATIVE DU CAPITAL SOCIAL, QU'EN CONTINUANT SON ACTIVITE DANS CES CONDITIONS, LA SOCIETE N'A PAS SATISFAIT A CETTE OBLIGATION LEGALE, QU'IL CONVIENT DONC, A LA DEMANDE D'UN ASSOCIE, DE PRONONCER LA DISSOLUTION DE LA SOCIETE SUR LE FONDEMENT DE CE TEXTE, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE, D'UNE PART, L'ARTICLE 68 DE LA LOI DU 24 JUILLET 1966 N'IMPOSE AUCUNE OBLIGATION DE RECONSTITUER L'ACTIF NET COMPTABLE ET, ENCORE MOINS, D'AUGMENTER LE CAPITAL SOCIAL A CET EFFET, QU'EN STATUANT AINSI QU'ELLE L'A FAIT, LA COUR D'APPEL A VIOLE, PAR FAUSSE APPLICATION, LE TEXTE SUSVISE, ALORS QUE, D'AUTRE PART, LE DEFAUT DE REDUCTION DU CAPITAL SOCIAL DANS LES PROPORTIONS ET DELAIS FIXES PAR LA LOI N'EST PAS SANCTIONNE PAR LA DISSOLUTION, LAQUELLE PEUT SEULEMENT ETRE DEMANDEE EN CAS DE DEFAUT DE DECISION OU DE DELIBERATION VALABLE DES ASSOCIES, QUE LA COUR D'APPEL A CONSTATE QUE LES ASSOCIES ONT DECIDE A PLUSIEURS REPRISES A L'UNANIMITE DE NE PAS DISSOUDRE LA SOCIETE ET DE POURSUIVRE L'ACTIVITE, QU'EN MECONNAISSANT AINSI LES CONSEQUENCES LEGALES DE SES PROPRES CONSTATATIONS, LA COUR D'APPEL A, DERECHEF, VIOLE PAR FAUSSE APPLICATION L'ARTICLE 68 DE LA LOI DU 24 JUILLET 1966, ALORS, ENFIN, QUE SI TOUT INTERESSE PEUT DEMANDER EN JUSTICE LA DISSOLUTION DE LA SOCIETE, LE JUGE N'EST POINT TENU DE L'ORDONNER, QU'EN S'ESTIMANT TENUE DE FAIRE DROIT A LA DEMANDE FORMEE PAR UN ASSOCIE, LA COUR D'APPEL A MECONNU L'ETENDUE DE SES POUVOIRS ET VIOLE PAR FAUSSE APPLICATION L'ARTICLE 68 DE LA LOI DU 24 JUILLET 1966 ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, ABSTRACTION FAITE DES MOTIFS SURABONDANTS VISES AUX PREMIERE ET DEUXIEME BRANCHES DU MOYEN, APRES AVOIR CONSTATE QUE LE PASSIF SOCIAL DEPASSAIT L'ACTIF DE HUIT FOIS ENVIRON LE MONTANT DU CAPITAL SOCIAL, N'A FAIT QU'USER DE SON POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION, ET SANS EN MECONNAITRE L'ETENDUE, POUR PRONONCER LA DISSOLUTION DE LA SOCIETE S R M R ; QUE LE MOYEN N'EST DONC FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 3 DECEMBRE 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE CHAMBERY ;