Identifiant: JURITEXT000007075110

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X02X05X00018X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/51/JURITEXT000007075110.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 10 février 1982, 80-13.936, Inédit", "date_decision": "1982-02-10 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "REJET", "numero_affaire": "80-13936", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-05-02", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Lyon (Chambre 3) 1980-05-02", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. Vellieux", "avocat_general": "Av.Gén. M. Gauthier", "avocats": "Av. Demandeur : SCP Coulet et Parmentier", "rapporteur": "Rpr M. Tarabeux", "ecli": "", "sommaire": "SECURITE SOCIALE ACCIDENT DU TRAVAIL - Temps et lieu du travail - Accident survenu en dehors du temps et du lieu de travail - Trajet du lieu de travail à la résidence - Trajet non compris dans le temps de travail. * SECURITE SOCIALE ACCIDENT DU TRAVAIL - Accident de trajet - Distinction avec l'accident de travail."}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE SEFFAGE ET ALLAOUI ONT TROUVE LA MORT DANS UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION TANDIS QU'ILS REVENAIENT A LEUR DOMICILE TRANSPORTES DU LIEU DE LEUR TRAVAIL DANS UNE CAMIONNETTE DE LEUR EMPLOYEUR CONDUITE PAR LE CHEF D'EQUIPE ; QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QU'IL S'AGISSAIT D'UN ACCIDENT DE TRAJET ET NON D'UN ACCIDENT DU TRAVAIL PROPREMENT DIT, ALORS QUE, D'UNE PART, AYANT RELEVE QUE, DURANT LE PARCOURS, ILS ETAIENT PAYES SUR LA BASE D'UNE HEURE ET DEMIE DE TRAVAIL SUPPLEMENTAIRE, IL EN RESULTAIT QUE LE TRAJET ETAIT REMUNERE COMME TEMPS DE TRAVAIL, ET QUE, PENDANT LE TRAJET, ILS DEMEURAIENT SOUS L'AUTORITE DE LEUR CHEF DE CHANTIER, D'OU IL SUIVAIT QUE L'ACCIDENT ETAIT UN ACCIDENT DE TRAVAIL, ALORS QUE, D'AUTRE PART, L'ACCIDENT SURVENU AU COURS D'UN DEPLACEMENT PROFESSIONNEL NECESSITE PAR L'EXECUTION D'UNE MISSION EN COMMUN POUR LE COMPTE ET SOUS L'AUTORITE DE L'EMPLOYEUR CONSTITUE TOUJOURS UN ACCIDENT DU TRAVAIL, NONOBSTANT LE MODE DE REMUNERATION DU TEMPS DE TRAJET, ET LE CARACTERE OBLIGATOIRE OU FACULTATIF DU MODE DE TRANSPORT MIS EN PLACE PAR L'EMPLOYEUR ; MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QU'IL RESULTE DES CONSTATATIONS DES JUGES DU FOND, QUE, SI LES OUVRIERS ETAIENT PRIS ET RAMENES A LEUR DOMICILE PAR LEUR CHEF DE CHANTIER, ILS N'USAIENT QUE FACULTATIVEMENT DE CE MODE DE TRANSPORT ET POINTAIENT A LEUR ARRIVEE SUR LE CHANTIER AINSI QU'A LEUR DEPART ; QU'ILS PERCEVAIENT NON PAS UN SALAIRE MAIS UNE INDEMNITE FORFAITAIRE POUR LE TEMPS DU TRANSPORT ; QU'A BON DROIT, LA COUR D'APPEL EN A DEDUIT QUE L'ACCIDENT SURVENU PENDANT LE TRANSPORT QUI N'ENTRAIT A AUCUN TITRE DANS LE CADRE D'UNE MISSION N'ETAIT PAS UN ACCIDENT DU TRAVAIL EN L'ABSENCE D'UNE SUBORDINATION ET D'UNE REMUNERATION EN CONTREPARTIE DE LEUR ACTIVITE ; QU'IL S'ENSUIT QUE LE MOYEN PRIS EN SES DEUX BRANCHES N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 2 MAI 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE LYON ;