Identifiant: JURITEXT000007075042

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X04X02X00506X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/50/JURITEXT000007075042.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 16 avril 1982, Inédit", "date_decision": "1982-04-16 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1980-12-02", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel NOUMEA 1980-12-02", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE D'AVOIR DEBOUTE S. DE SA DEMANDE EN DIVORCE, ALORS QU'EN FONDANT PRINCIPALEMENT LEUR DECISION SUR UN RAPPORT "COMPLEMENTAIRE" D'ENQUETE SOCIALE QUI N'AURAIT ETE NI COMMUNIQUE NI PORTE A LA CONNAISSANCE DU MARI, LES JUGES DU FOND AURAIENT MECONNU LE PRINCIPE DE LA CONTRADICTION ; MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE TANT DES PRODUCTIONS QUE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET QUE LE RAPPORT "COMPLEMENTAIRE", VERSE AU DOSSIER DE LA JURIDICTION SAISIE, A ETE VISE DANS LES CONCLUSIONS DE LA FEMME, PRISES AVANT L'ORDONNANCE DE CLOTURE ; QUE CETTE PRODUCTION N'A DONNE LIEU A AUCUNE CONTESTATION, NI INCIDENT DE COMMUNICATION DE PIECES ; QU'IL DOIT ETRE PRESUME QUE LE DOCUMENT A ETE SOUMIS A LA LIBRE DISCUSSION DES PARTIES ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; SUR LE DEUXIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET DE N'AVOIR PAS REPONDU AUX CONCLUSIONS DE S. PAR LESQUELLES CELUI-CI SOUTENAIT QUE SA FEMME AVAIT "DE FACON DELIBEREE ET FAUTIVE", CHERCHE A LE PRIVER DE LA PRESENCE DE SON FILS EN TENTANT DE LE FAIRE INSCRIRE, A SON INSU, DANS UN ETABLISSEMENT ET DE LUI IMPOSER, AINSI, "UNE SOUFFRANCE PAR PURE JALOUSIE" ; MAIS ATTENDU QU'EN ENONCANT QUE SI L'INITIATIVE DE LA FEMME ETAIT "BLAMABLE", ELLE N'ETAIT PAS SUFFISANTE, A ELLE SEULE, A JUSTIFIER LA DEMANDE EN DIVORCE ET EN RELEVANT QUE LA SAISINE DU JUGE DES TUTELLES DU DIFFEREND OPPOSANT LES EPOUX A PROPOS DE L'ENFANT AVAIT ETE LE FAIT DU MARI, LA COUR D'APPEL A REPONDU AUX CONCLUSIONS ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; SUR LE TROISIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR REJETE LA DEMANDE EN DIVORCE D'UNE PART, EN PASSANT SOUS SILENCE LES ENONCIATIONS DU RAPPORT INITIAL D'ENQUETE SOCIALE, SELON LEQUEL LES ENFANTS TROUVAIENT PLUS DE CHALEUR ET D'AFFECTION AUPRES DE LEUR PERE QU'AUPRES DE LEUR MERE ET PROPOSAIT QUE SOIT SOLLICITE L'AVIS DES COLLEGUES DES EPOUX X... ET, D'AUTRE PART, EN SE FONDANT SUR UNE LETTRE SIGNEE NON PAR ONZE PERSONNES MAIS PAR NEUF PERSONNES ET JOINTE AU DOSSIER DE LA PROCEDURE, LA COUR D'APPEL AURAIT DENATURE LESDITS DOCUMENTS ; MAIS ATTENDU QUE C'EST PAR UNE APPRECIATION SOUVERAINE DES ELEMENTS DE PREUVE QUI LUI ETAIENT SOUMIS QUE LA COUR D'APPEL, HORS DE TOUTE DENATURATION, A REJETE LA DEMANDE EN DIVORCE ; SUR LE QUATRIEME MOYEN : ATTENDU, ENFIN, QUE S. REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR, NONOBSTANT SES CONCLUSIONS D'APPEL, REFUSE D'EXAMINER DES GRIEFS DISTINCTS DE CEUX QUE LA COUR D'APPEL A RAPPELES ET SE RATTACHANT A LA VIE DU MENAGE ANTERIEUREMENT A SON INSTALLATION AUX NOUVELLES HEBRIDES ET D'AVOIR ECARTE DES DEBATS LES ATTESTATIONS PRODUITES PAR LE MARI PARCE QUE SOUSCRITES POUR LA PLUPART, PAR DES "SOEURS, FRERES ET PARENTS" TOUT EN RETENANT, NON SANS CONTRADICTION, CELLES ETABLIES PAR DES PARENTS OU AMIS EN FAVEUR DE LA FEMME ; MAIS ATTENDU QU'EN CONSTATANT QUE LE FAIT RAPPORTE DANS LES ATTESTATIONS VERSEES PAR LE MARI ETAIENT "ANCIENS" ET EN RELEVANT QUE LES DEUX SEULS INCIDENTS, ALLEGUES PAR LE MARI, ETAIENT INSUFFISANTS POUR ENTRAINER LE DIVORCE AUX TORTS DE LA FEMME, LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 2 DECEMBRE 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE NOUMEA ;