Identifiant: JURITEXT000007445339

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2002X10X03X00113X031", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/44/53/JURITEXT000007445339.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 22 octobre 2002, 01-11.331, Inédit", "date_decision": "2002-10-22 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "01-11331", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "2001-01-15", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Toulouse (1re chambre civile) 2001-01-15", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. WEBER", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique, ci-après annexé : Attendu qu'ayant relevé que la réception des garages situés en sous-sol de l'immeuble n'était pas intervenue en raison de leur inaccessibilité et, par des motifs non critiqués, que le sous dimensionnement de la rampe d'accès à ces garages était imputable à des fautes de l'architecte dans sa mission, la cour d'appel, devant laquelle ce dernier s'était borné à invoquer les fautes qu'aurait commises la société civile immobilière 23, rue du Canon d'Arcole (la SCI), vendeur en l'état futur d'achèvement, en vendant des appartements avec garage alors qu'elle savait les accès au sous-sol impossibles, et, partant, ne s'était pas prévalu d'une immixtion fautive de la SCI, en sa qualité de maître de l'ouvrage, ou de son acceptation des risques, en a exactement déduit que le préjudice résultant de l'impossibilité d'utilisation des garages pour les acquéreurs de lots devenus copropriétaires, qui disposaient contre les constructeurs des mêmes droits et actions que le maître de l'ouvrage, était en relation de cause directe avec les fautes de l'architecte et engageait son entière responsabilité ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne, ensemble, la société Archigriff Jean Marc Durin et la Mutuelle des architectes français aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne, ensemble, la société Archigriff Jean Marc Durin et la Mutuelle des architectes français à payer au Syndicat des copropriétaires de la résidence Villa du Palais et à MM. X..., Y..., Z..., A..., B..., C..., D... et E..., ensemble, la somme de 1 900 euros et à la Société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics la somme de 1 900 euros ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de la société Archigriff Jean Marc Durin et de la Mutuelle des architectes français ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-deux octobre deux mille deux.