Identifiant: JURITEXT000007055714

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1970X02X02X00007X00A", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/05/57/JURITEXT000007055714.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 18 février 1970, 68-14.048, Inédit", "date_decision": "1970-02-18 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "REJET", "numero_affaire": "68-14048", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1967-11-28", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Bourges 1967-11-28", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. Constant CDFF", "avocat_general": "Av.Gén. M. Albaut", "avocats": "Av. Demandeur : M. Célice", "rapporteur": "Rpr M. Delacroix", "ecli": "", "sommaire": "CIRCULATION ROUTIERE - Voie à grande circulation - Mesures restrictives apportées à la circulation - Portée. Les mesures restrictives apportées à la circulation en raison de voirie ne font pas perdre à une route son caractère de voie à grande circulation."}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE, QU'UNE COLLISION SE PRODUISIT DANS UN CARREFOUR ENTRE L'AUTOMOBILE DE X... DE RAYNAL ET LE CAMION DE LA SOCIETE SOTRAC CONDUIT PAR THEBAULT, SON PREPOSE, QUE DEMOISELLE X... DE RAYNAL FUT BLESSEE ET QUE LES VEHICULES FURENT ENDOMMAGES ; ATTENDU QUE CHAUDRY DE RAYNAL, AGISSANT TANT EN SON NOM PERSONNEL QU'EN QUALITE DE REPRESENTANT LEGAL DE SA FILLE MINEURE, ET LA COMPAGNIE D'ASSURANCES L'UNION, SON ASSUREUR, ONT ASSIGNE THEBAULT LA SOCIETE SOTRAC ET LA COMPAGNIE LA FONCIERE, ASSUREUR DE LA SOCIETE, EN REPARATION DE LEURS DOMMAGES, QUE LA SOCIETE SOTRAC S'EST PORTEE DEMANDERESSE RECONVENTIONNELLE AUX MEMES FINS ; ATTENDU QUE LE POURVOI REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR ADMIS UN PARTAGE DE RESPONSABILITE, ALORS QUE LE CARACTERE DE VOIE A GRANDE CIRCULATION DE LA ROUTE SUIVIE PAR LE CAMION AURAIT CESSE D'EXISTER EN RAISON DE TRAVAUX IMPORTANTS DE VOIRIE, A PARTIR DU CARREFOUR, SIGNALES A L'ATTENTION DES USAGERS QUI ETAIENT INVITES EN OUTRE A RALENTIR ET A USER, AU CARREFOUR, D'UNE DEVIATION CONSTITUEE PAR UN CHEMIN DEPARTEMENTAL ; MAIS ATTENDU QUE L'ARRET CONSTATE QUE X... DE RAYNAL, QUI DEBOUCHAIT DE CE CHEMIN, S'IL AVAIT MARQUE UN TEMPS D'ARRET, AVAIT ENSUITE, ET NONOBSTANT L'ARRIVEE DU CAMION SUR SA GAUCHE, EFFECTUE UN DEMARRAGE INTEMPESTIF, OBSERVE ENCORE QUE LE CAMION ROULAIT A VITESSE EXCESSIVE MAIS POUVAIT, EN VERTU DE LA TOLERANCE DE LA REGLEMENTATION EN VIGUEUR, POURSUIVRE DIRECTEMENT SA ROUTE AU-DELA DU CARREFOUR, SAUF A EMPRUNTER LA PARTIE GAUCHE DE LA CHAUSSEE, SEULE UTILISABLE, ET ENONCE QUE LES MESURES RESTRICTIVES APPORTEES A LA CIRCULATION SUR LA ROUTE SUIVIE PAR LE CAMION NE LUI FAISAIENT PAS PERDRE SON CARACTERE DE VOIE A GRANDE CIRCULATION ; ATTENDU QU'AYANT AINSI, A BON DROIT, RELEVE DES FAUTES A LA CHARGE DE CHACUN DES CONDUCTEURS, LA COUR D'APPEL EN A JUSTEMENT DEDUIT QUE LA RESPONSABILITE DEVAIT ETRE PARTAGEE ENTRE EUX DANS UNE PROPORTION QU'ELLE A SOUVERAINEMENT APPRECIEE ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 28 NOVEMBRE 1967 PAR LA COUR D'APPEL DE BOURGES.