Identifiant: JURITEXT000007472442

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2003X12X03X00178X074", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/47/24/JURITEXT000007472442.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 9 décembre 2003, 02-17.874, Inédit", "date_decision": "2003-12-09 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "02-17874", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "2002-06-24", "juridiction_attaquee": "tribunal d'instance d'Etampes 2002-06-24", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. WEBER", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique, ci-après annexé : Attendu, d'une part, qu'ayant relevé que le contrat de construction signé par le maître de l'ouvrage prévoyait dans son article 1 D que ce dernier devait fournir au constructeur tous renseignements concernant la viabilité du terrain, le Tribunal, qui n'était pas saisi d'une contestation précise relative à l'inexécution de travaux de mise hors d'air qui aurait été consignée lors de la réception du 26 janvier 2001, n'était pas tenu de procéder à des recherches concernant l'obligation de conseil du constructeur, dès lors qu'il incombait au maître de l'ouvrage de solliciter, le cas échéant, de tels conseils avant de signer l'acte, et n'a pas dénaturé le procès-verbal de réception ; Attendu, d'autre part, qu'ayant souverainement relevé que le retard de cinquante-six jours, entrant dans les prévisions du contrat, imputable au constructeur, était justifié au regard des conditions météorologiques, et que les frais de fourniture en eau du chantier, mis à la charge des époux X..., propriétaires du terrain, par le contrat souscrit, étaient dérisoires, le Tribunal, qui n'a pas dénaturé le "complément de réserves à la réception" et qui n'était pas tenu de procéder à une recherche sur l'existence d'une recommandation de la commission des clauses abusives relative aux dépenses d'alimentation en eau, a pu retenir que les sommes réclamées n'étaient pas dues ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne les époux X... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne les époux X... à payer à la société Maisons Sésame - Groupe Cofidim la somme de 1 900 euros ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du neuf décembre deux mille trois.