Identifiant: JURITEXT000007079686

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X01X05X00060X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/96/JURITEXT000007079686.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 31 janvier 1983, Inédit", "date_decision": "1983-01-31 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-05-23", "juridiction_attaquee": "COUR D'APPEL de Paris, CHAMBRE C 21, 1980-05-23", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 23 DU LIVRE PREMIER DU CODE DU TRAVAIL ALORS EN VIGUEUR ET 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ; ATTENDU QUE LA SOCIETE RENE AGNEL FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR CONDAMNEE A PAYER A MAURICE X..., PAR ELLE ENGAGE EN QUALITE DE VENDEUR LE 1ER AVRIL 1971 ET LICENCIE LE 23 SEPTEMBRE 1971, UNE INDEMNITE DE PREAVIS ET DES DOMMAGES-INTERETS POUR LICENCIEMENT ABUSIF EN SE BORNANT A RELEVER QUE LE LICENCIEMENT DU SALARIE ETAIT INTERVENU EN RAISON DES FAITS DE VOL, FAUX ET USAGE DE FAUX VISES DANS LA PLAINTE PORTEE PAR L'EMPLOYEUR CONTRE L'INTERESSE, LAQUELLE PLAINTE AVAIT ABOUTI A UNE ORDONNANCE DE NON-LIEU EN CE QUI CONCERNAIT LE VOL ET A UNE DECISION DE RELAXE EN CE QUI CONCERNAIT LES FAITS QUALIFIES DE FAUX ET USAGE DE FAUX ALORS QUE LA SEULE INEXACTITUDE DU MOTIF DE RENVOI ALLEGUE DANS LA LETTRE DE LICENCIEMENT NE SUFFISAIT PAS A IMPRIMER A CE DERNIER UN CARACTERE ABUSIF ET QUE LADITE SOCIETE, QUI AVAIT ENCORE LA POSSIBILITE D'INVOQUER AU COURS DE LA PROCEDURE LE VERITABLE MOTIF DE LA RUPTURE, AVAIT FAIT VALOIR DANS SES CONCLUSIONS LAISSEES SANS REPONSE QUE X... S'ETAIT RENDU COUPABLE D'ESPIONNAGE COMMERCIAL A SON PREJUDICE ; MAIS ATTENDU QU'APPRECIANT L'ENSEMBLE DES ELEMENTS QUI LUI ETAIENT SOUMIS, LA COUR D'APPEL A ESTIME QUE LES MOTIFS REELS DU LICENCIEMENT ETAIENT LES FAITS VISES DANS LA PLAINTE DE L'EMPLOYEUR ; QUE, PAR CETTE APPRECIATION DE LA PERTINENCE DES ALLEGATIONS DES PARTIES, ELLE A EXCLU LE GRIEF D'ESPIONNAGE COMMERCIAL ET REPONDU EN LES REJETANT A SES CONCLUSIONS ; D'OU IL SUIT QUE LE PREMIER MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE PREMIER MOYEN ; MAIS SUR LE SECOND MOYEN : VU L'ARTICLE 23 DU LIVRE 1ER DU CODE DU TRAVAIL ALORS EN VIGUEUR ; ATTENDU QUE, POUR ALLOUER A X..., DONT L'ANCIENNETE A LA DATE DE SON LICENCIEMENT ETAIT INFERIEURE A 6 MOIS, UNE INDEMNITE COMPENSATRICE DE PREAVIS EGALE A 3 MOIS DE SALAIRE, L'ARRET ATTAQUE S'EST BORNE A ENONCER QUE LE MONTANT DE CETTE INDEMNITE AVAIT ETE CORRECTEMENT APPRECIE PAR LE JUGEMENT INITIAL LEQUEL AVAIT SEULEMENT RETENU QUE LE SALARIE ETAIT BIEN FONDE A LA RECLAMER ; QU'EN STATUANT AINSI, SANS SE REFERER A UN USAGE, A UN CONTRAT, OU A UNE CONVENTION COLLECTIVE, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, DANS LA LIMITE DU SECOND MOYEN, L'ARRET RENDU LE 23 MAI 1980, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ; REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE REIMS, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;