Identifiant: JURITEXT000007078102

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X02X04X00032X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/81/JURITEXT000007078102.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 22 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-22 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1981-05-14", "juridiction_attaquee": "Tribunal d'Instance de Beauvais, 1981-05-14", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
VU L'ARTICLE L 131-6 DU CODE DE L'ORGANISATION JUDICIAIRE ; SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AU JUGEMENT DEFERE (TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE BEAUVAIS, 14 MAI 1981) D'AVOIR DEBOUTE BARBIER DE SON OPPOSITION A UN AVIS DE MISE EN RECOUVREMENT DE DROITS D'ENREGISTRREMENTS AFFERENTS A LA MUTATION SECRETE D'UN FONDS DE COMMERCE DE CAFE-HOTEL-RESTAURANT AU PROFIT DE LA SOCIETE "LE ROCKLAND", ALORS, SELON LE POURVOI, QUE L'ARTICLE 1882 DU CODE GENERAL DES IMPOTS N'EST APPLICABLE QUE POUR AUTANT QUE LA PREUVE CONTRAIRE N'EST PAS APPORTEE, QUE, TOUT EN DENIANT LA VALEUR DES ECRITS QUI LUI ETAIENT OPPOSES, BARBIER APPORTAIT LA PREUVE FORMELLE A L'AIDE D'UN EXTRAIT DU REGISTRE DU COMMERCE QUE LA SOCIETE DONT IL NE FAISAIT PAS PARTIE, N'EXERCAIT AUCUNE ACTIVITE COMMERCIALE, QUE, FAUTE D'EXAMINER CE MOYEN DE PREUVE QUELLE QUE SOIT SA VALEUR, LE TRIBUNAL N'A PAS DONNE A SA DECISION LES MOTIFS NECESSAIRES A SA VALIDITE ET A VIOLE L'ARTICLE 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ; MAIS ATTENDU QUE LE TRIBUNAL, APPRECIANT LE SENS ET LA PORTEE DES ELEMENTS SOUMIS AUX DEBATS, A RETENU QUE LA MUTATION EST ETABLIE PAR L'EXPLOITATION DU FONDS, LES DECLARATIONS FISCALES ET LES ECRITS EMANANT DU REDEVABLE ; QU'EN L'ETAT DE CES ENONCIATIONS, IL A JUSTIFIE SA DECISION ; QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST ENCORE FAIT GRIEF AU JUGEMENT D'AVOIR STATUE COMME IL L'A FAIT, ALORS SELON LE POURVOI, QUE LE TRIBUNAL, QUI A EXAMINE LA REALITE DE LA MUTATION OCCULTE ALLEGUEE PAR L'ADMINISTRATION FISCALE, NE POUVAIT, SANS SE CONTREDIRE, VERIFIER LA REALITE DE LA CREANCE FISCALE TOUT EN AFFIRMANT PAR AILLEURS QUE CELLE-CI NE POUVAIT PLUS ETRE CONTESTEE ET A AINSI VIOLE L'ARTICLE 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ; MAIS ATTENDU QU'EN RECHERCHANT SI L'ADMINISTRATION FISCALE AVAIT ARBITRE D'OFFICE LES DROITS DUS EN RAISON DE LA MUTATION SECRETE DU FONDS DE COMMERCE ET EN RETENANT QUE NI LA SOCIETE NI BARBIER, QUI, N'ONT PAS, MALGRE DEUX MISES EN DEMEURE, DEPOSE LES DECLARATIONS PREVUES PAR L'ARTICLE 638 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, NE PEUVENT, DE CE FAIT, ETRE ADMIS A CONTESTER LES EVALUATIONS D'OFFICE, LE TRIBUNAL NE S'EST PAS CONTREDIT ; QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 14 MAI 1981 PAR LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE BEAUVAIS +