Identifiant: JURITEXT000007074532

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X06X05X00517X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/45/JURITEXT000007074532.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 30 juin 1982, Inédit", "date_decision": "1982-06-30 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-03-25", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Amiens (Chambre sociale) 1980-03-25", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LES DEUX MOYENS REUNIS, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1134 DU CODE CIVIL ET 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DENATURATION DE DOCUMENTS, DEFAUT DE REPONSE A CONCLUSIONS, MANQUE DE BASE LEGALE ; ATTENDU QUE FRANCOIS X..., REPRESENTANT EN PRODUITS DE BEAUTE ET COSMETIQUE AU SERVICE DE LA SOCIETE RENE GARRAUD DU 23 MAI 1967 AU 2 MARS 1973, PUIS DE LA SOCIETE EVERFAST INTERNATIONAL COSMETIC DU 19 MARS 1973 AU 23 AVRIL 1974, A ETE CONDAMNE PAR ARRET DEFINITIF DE LA COUR D'APPEL DE PARIS DU 7 FEVRIER 1977, A PAYER A LA SOCIETE GARRAUD DES DOMMAGES-INTERETS POUR INFRACTIONS A LA CLAUSE DE NON-CONCURRENCE QUI LE LIAIT A CETTE DERNIERE ; QU'IL FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE, RENDU PAR LA COUR D'APPEL D'AMIENS LE 25 MARS 1980 DE L'AVOIR DEBOUTE DE SA DEMANDE TENDANT A OBTENIR LE REMBOURSEMENT PAR LA SOCIETE EVERFAST DES SOMMES AINSI MISES A SA CHARGE AUGMENTEES DES FRAIS, AU MOTIF QUE LA PREUVE N'ETAIT PAS APPORTEE DE LA CONNAISSANCE PAR CETTE DERNIERE SOCIETE DE L'EXISTENCE DE LADITE CLAUSE DE NON-CONCURRENCE AINSI QUE DES SECTEURS SUR LESQUELS ELLE PORTAIT ALORS QUE, CE FAISANT, LA COUR D'APPEL, D'UNE PART, N'AURAIT PAS REPONDU AU MOYEN QUE LE SALARIE ENTENDAIT TIRER DES LETTRES PAR LUI ECRITES AU DIRECTEUR DE LA SOCIETE EVERFAST LES 27 FEVRIER ET 9 AVRIL 1973 LESQUELLES ETABLISSAIENT SELON LUI QUE CELLE-CI AVAIT EU DES L'ORIGINE CONNAISSANCE DE LA CLAUSE LITIGIEUSE ET DU SECTEUR QU'ELLE CONCERNAIT, AURAIT DENATURE SES PROPRES LETTRES DES 27 FEVRIER ET 7 MARS 1973 QUI CONFIRMAIENT CETTE CONNAISSANCE ET AURAIT NEGLIGE DE REPONDRE A SES CONCLUSIONS SOULIGNANT LA MAUVAISE FOI DE LA SOCIETE EVERFAST, QUE, D'AUTRE PART, ELLE N'AURAIT PAS DAVANTAGE REPONDU AU MOYEN DEDUIT PAR LE SALARIE DU DOL ET DE LA VIOLENCE DONT IL AURAIT ETE VICTIME, TANT POUR ACCEPTER DE PROSPECTER LE SECTEUR PROTEGE PAR LA CLAUSE DE NON-CONCURRENCE QUE POUR CONSENTIR A UNE MODIFICATION DE LA ZONE D'AFFECTATION QUI LUI AVAIT ETE ATTRIBUEE, QU'ELLE AURAIT NEGLIGE DE RECHERCHER, COMME ELLE Y ETAIT INVITEE, SI X... AVAIT DONNE SON CONSENTEMENT A CETTE MODIFICATION ET QU'ELLE AURAIT DENATURE LE CONTRAT PASSE PAR LUI AVEC LA SOCIETE EVERFAST LE 19 MARS 1973 EN CONSIDERANT QUE LE SALARIE Y AVAIT DECLARE ETRE LIBRE DE TOUT ENGAGEMENT AVEC LA SOCIETE GARRAUD ; MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND, APPRECIANT SANS LES DENATURER LES DOCUMENTS QUI LEUR ETAIENT SOUMIS, ONT ESTIME QU'IL EN RESULTAIT QUE LA SOCIETE ETAIT EN DROIT DE PENSER QUE X... ETAIT LIBRE DE TOUT ENGAGEMENT ENVERS SON PRECEDENT EMPLOYEUR ; QU'ILS ONT, PAR AILLEURS, OBSERVE QU'AINSI QU'EN AVAIT ANTERIEUREMENT DECIDE UN PRECEDENT ARRET, X... NE POUVAIT INVOQUER AVOIR AGI SOUS L'EMPIRE D'UNE CONTRAINTE MORALE OU PHYSIQUE ; QUE, DE CES CONSTATATIONS ET APPRECIATIONS, LA COUR D'APPEL, QI N'ETAIT PAS TENUE DE SUIVRE LES PARTIES DANS LE DETAIL DE LEUR ARGUMENTATION ET QUI A REPONDU EN LES REJETANT AUX CONCLUSIONS DE X..., A EXACTEMENT DEDUIT QUE CELUI-CI N'APPORTAIT PAS LA PREUVE DE LA RESPONSABILITE DE LA SOCIETE EVERFAST DANS LA VIOLATION DE LA CLAUSE DE NON-CONCURRENCE MISE PAR LE CONTRAT QU'IL AVAIT ANTERIEUREMENT CONCLU AVEC LA SOCIETE GARRAUD A LA CHARGE DU SALARIE ; D'OU IL SIT QU'AUCUN DES MOYENS NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 25 MARS 1980 PAR LA COUR D'APPEL D'AMIENS ;