Identifiant: JURITEXT000007166503

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1992X06X05X00438X069", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/16/65/JURITEXT000007166503.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, Chambre sociale, du 2 juin 1992, 88-43.869, Inédit", "date_decision": "1992-06-02 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "88-43869", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1988-06-02", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Rennes 1988-06-02", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. COCHARD", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "CONVENTIONS COLLECTIVES - Convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires de transport - Salaire - Prime particulière du personnel d'exécution - Hiérarchisation - Conditions - Application."}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par la société d'Economie mixte Semitan, transports en commun, dont le siège est ... (Loire-Atlantique), agissant en la personne de ses représentants légaux domiciliés audit siège, en cassation d'un arrêt rendu le 2 juin 1988 par la cour d'appel de Rennes, au profit de : 1°) M. Roger XG..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 2°) M. Louis T..., demeurant, ... (Loire-Atlantique), 3°) M. Gilbert XN..., demeurant, ... (Loire-Atlantique), 4°) M. Daniel XB..., demeurant ..., les Couets à Bouguenais (Loire-Atlantique), 5°) M. Michel XE..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 6°) M. Alphonse XZ..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 7°) M. Pierre XK..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 8°) M. Jean-Yves X..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 9°) M. Hilaire P..., demeurant ..., les Couets à Bouguenais (Loire-Atlantique), 10°) M. Auguste XJ..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 11°) M. René XD..., demeurant ... (Loire-Atlantique), ,CC d 12°) M. Paul R..., demeurant ... ((Loire-Atlantique), 13°) M. Lucien Q..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 14°) M. Jean XX..., "transports", demeurant ..., la Beaujoire à Nantes (Loire-Atlantique), 15°) M. Michel C..., demeurant route du Gros Chêne, Saint-Aignan de Grand Lieu à Pont-Saint-Martin (Loire-Atlantique), 16°) Mme Annie I..., née XY..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 17°) M. Guy M..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 18°) M. Gustave V..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 19°) M. Jean-Philippe XC..., demeurant ... à Saint-Herblain (Loire-Atlantique), 20°) M. Lionel XA..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 21°) M. Jean-Claude N..., demeurant 46, Hameau de l'Auneau à Saint-Luce-sur-Loire (Loire-Atlantique), 22°) M. Gabriel G..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 23°) M. Pierre B..., demeurant ... à Saint-Herblain (Loire-Atlantique), 24°) M. Jean-Pierre F..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 25°) M. Yvon H..., demeurant ..., Bt C 2 à Nantes (Loire-Atlantique), 26°) M. Bernard O..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 27°) M. Jean-Pierre K..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 28°) M. Roger Z..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 29°) M. Maurice A..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 30°) M. Bernard XH..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 31°) M. Michel Y..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 32°) M. Pierre XL..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 33°) M. Jean-François XI..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 34°) M. Gabriel XM..., demeurant ... (Loire-Atlantique), 35°) M. Jean-Paul L..., demeurant ... (Loire-Atlantique), défendeurs à la cassation ; LA COUR, en l'audience publique du 22 avril 1992, où étaient présents : M. Cochard, président, Mme Beraudo, conseiller référendaire rapporteur, MM. U..., XO..., XF..., D..., J..., Pierre, Boubli, conseillers, M. E..., Mme XW..., M. S..., Mme Pams-Tatu, conseillers référendaires, M. Graziani, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ; Sur le rapport de Mme le conseiller référendaire Béraudo, les observations de la SCP Tiffreau et Thouin-Palot, avocat de la société d'Economie mixte Semitan, les conclusions de M. Graziani, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Rennes, 2 juin 1988), qu'un accord d'entreprise conclu par la société SEMITAN avec les syndicats CFTC et CGT-FO a prévu l'attribution à chaque agent de l'entreprise présent le 31 décembre 1983 d'une prime uniforme de 300 francs ; Attendu que la société SEMITAN fait grief à la cour d'appel d'avoir décidé que cette prime devrait être hiérarchisée au profit des agents de maîtrise et des cadres qui l'avaient saisie, en vertu des annexes I et II à la convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires de transport, alors, selon le pourvoi, d'une part, que les articles 3 des annexes I et II de la convention collective en cause subordonnant expressément la hiérarchisation des primes des agents de maîtrise et des cadres à la condition que celles-ci aient été accordées préalablement au personnel d'exécution ou au personnel subalterne, puis étendues à ces agents de maîtrise et cadres, et non pas accordées simultanément à l'ensemble du personnel de l'entreprise ; qu'en retenant le contraire, la cour d'appel a violé l'article 1134 du Code civil ; et alors, d'autre part, que lorsque les organisations syndicales majoritaires n'ont pas signé l'accord d'entreprise dérogeant à des dispositions salariales conclues au niveau professionnel, cet accord s'impose à l'ensemble des membres de l'entreprise, dès l'instant que lesdites organisations syndicales ne l'ont pas dénoncé dans un délai de huit jours à compter de sa signature ; qu'en retenant le contraire, la cour d'appel a violé les articles L. 132-24 et L. 132-26 du Code du travail ; Mais attendu, d'une part, que l'institution de la prime litigieuse ne constituant pas l'application d'une majoration de salaire décidée par la convention collective de branche, les motifs de l'arrêt relatifs à l'application de l'article L. 132-26 du Code du travail sont surabondants ; Attendu, d'autre part, que c'est par une exacte application des dispositions de la convention collective, auxquelles l'accord d'entreprise ne pouvait déroger, que la cour d'appel a décidé que, dès lors qu'une prime nouvelle était accordée au personnel d'exécution, elle devait l'être au personnel cadre et agent de maîtrise en tenant compte de la hiérarchie des salaires ; Que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ;