Identifiant: JURITEXT000007133717

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1991X11X05X00451X053", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/13/37/JURITEXT000007133717.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 13 novembre 1991, 90-45.153, Inédit", "date_decision": "1991-11-13 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "90-45153", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1990-09-03", "juridiction_attaquee": "Conseil de prud'Hommes de Lyon 1990-09-03", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par la société anonyme Alann Mark's, dont le siège est ..., en cassation d'une ordonnance de référé rendue le 3 septembre 1990 par le conseil de prud'hommes de Lyon, au profit de M. José X..., demeurant ..., défendeur à la cassation ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 9 octobre 1991, où étaient présents : M. Cochard, président, M. Benhamou, conseiller rapporteur, M. Bèque, conseiller, M. Laurent-Atthalin, conseiller référendaire, M. Picca, avocat général, M. Richard, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Benhamou, les conclusions de M. Picca, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le premier moyen : Attendu que la société Alann Mark's qui, par une ordonnance réputée contradictoire à son égard rendue le 3 septembre 1990 par la formation de référé du conseil de prud'hommes de Lyon, a été condamnée à payer diverses sommes à son ancien salarié, M. X..., fait valoir qu'elle n'a pas été avisée de l'audience de référé du 20 août 1990 à laquelle l'affaire a été débattue ; Mais attendu qu'il résulte, tant des pièces de la procédure que des énonciations de la décision attaquée, que la société Alann Mark's a été régulièrement convoquée pour l'audience du 20 août 1990 par une lettre recommandée dont elle a accusé réception le 26 juillet 1990 ; qu'il s'ensuit que le moyen n'est pas fondé ; Et sur le second moyen : Attendu que la société fait grief à la décision attaquée d'avoir accueilli les demandes du salarié alors que, le 5 juillet 1990, elle avait écrit au conseil de prud'hommes pour indiquer en quoi ces demandes étaient injustifiées ; Mais attendu que c'est par une appréciation souveraine des éléments de preuve produits par le salarié que la formation de référé a fait droit aux demandes de ce dernier ; que le moyen ne peut donc être accueilli ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; ! Condamne la société Alann Mark's, envers M. X..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par M. le président en son audience publique du treize novembre mil neuf cent quatre vingt onze.