Identifiant: JURITEXT000007078432

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X02X05X00002X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/84/JURITEXT000007078432.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 2 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-02 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-01-08", "juridiction_attaquee": "COUR D'APPEL de Paris, CHAMBRE 22 C, 1980-01-08", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE DAME X..., ENGAGEE PAR LE SERVICE SANITAIRE ET SOCIAL DE LA MARINE FLUVIALE EN 1964 ET NOMMEE DIRECTRICE EN 1965, A ETE LICENCIEE PAR LETTRE DU 28 JANVIER 1977 AVEC DISPENSE D'EFFECTUER SON PREAVIS DE SIX MOIS ; QU'ELLE FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR DEBOUTEE DE SES DEMANDES EN DOMMAGES-INTERETS POUR LICENCIEMENT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE ET POUR LICENCIEMENT POUR MOTIF ECONOMIQUE SANS AUTORISATION DE L'INSPECTEUR DU TRAVAIL, ALORS QUE LES REPROCHES QUI LUI ETAIENT FAITS N'ETAIENT PAS FONDES, QU'ELLE A ETE EN REALITE LICENCIEE POUR UN MOTIF ECONOMIQUE ET QUE LES JUGES DU FOND ONT ENFREINT LE PRINCIPE DE LA SEPARATION DES POUVOIRS EN ECARTANT UNE DECISION DE L'AUTORITE ADMINISTRATIVE QUI, LE 15 FEVRIER 1977, AVAIT ECRIT A SON EMPLOYEUR QUE SON LICENCIEMENT AVAIT UN MOTIF ECONOMIQUE ; MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE DAME X... N'EST PAS RECEVABLE A CRITIQUER LES APPRECIATIONS DE FAIT DE LA COUR D'APPEL QUI A ESTIME, EN TENANT COMPTE DE LA PORTEE ET DE LA VALEUR PROBANTE DES ELEMENTS QUI LUI ETAIENT SOUMIS, QUE DAME X... AYANT REFUSE D'APPLIQUER LA POLITIQUE DEFINIE PAR LE CONSEIL D'ADMINISTRATION ET MANIFESTE DE L'HOSTILITE ENVERS LES ORGANISMES DE TUTELLE, ELLE AVAIT ETE LICENCIEE, NON POUR UN MOTIF ECONOMIQUE, MAIS POUR SON COMPORTEMENT QUI ETAIT DE NATURE A RENDRE IMPOSSIBLE LA CONTINUATION DU CONTRAT DE TRAVAIL ; QUE, D'AUTRE PART, LA COUR D'APPEL N'A PAS ENFREINT LE PRINCIPE DE LA SEPARATION DES POUVOIRS EN RECHERCHANT LE MOTIF REEL DU LICENCIEMENT SANS TENIR COMPTE D'UNE OPINION EXPRIMEE PAR L'INSPECTEUR DU TRAVAIL PRES D'UN MOIS APRES LE LICENCIEMENT ; QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; ET SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QUE DAME X... FAIT ENCORE GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR DEBOUTEE DE SA DEMANDE EN DOMMAGES-INTERETS FONDEE SUR LE FAIT QUE, BIEN QU'AYANT ETE DISPENSEE D'EFFECTUER SON PREAVIS, ELLE AVAIT DU TRAVAILLER JUSQU'AU 25 MARS 1977 ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, PAR UNE APPRECIATION DE FAIT DES ELEMENTS DE LA CAUSE, A ESTIME QUE L'INTERESSEE, QUI AVAIT PERCU UNE INDEMNITE COMPENSATRICE DE PREAVIS DE SIX MOIS, ETAIT RESTEE EN FONCTIONS SANS L'ACCORD DE SON EMPLOYEUR ; QU'ELLE A AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 8 JANVIER 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;