Identifiant: JURITEXT000007231163

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1994X10X05X00410X077", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/23/11/JURITEXT000007231163.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 18 octobre 1994, 93-41.077, Inédit", "date_decision": "1994-10-18 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "93-41077", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1992-12-03", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Rennes (8e chambre, section A) 1992-12-03", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. LECANTE conseiller", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par M. Robert de Y... d'Arosberg, demeurant Le Poirin à Saint-Sauveur de Landemont (Maine-et-Loire), en cassation d'un arrêt rendu le 3 décembre 1992 par la cour d'appel de Rennes (8e chambre, section A), au profit de : 1 / M. Jean-Luc X..., pris en sa qualité de liquidateur pour le compte de la société Galerie automobile, demeurant ... (Loire-Atlantique), 2 / la société anonyme Etablissements Leroux, concessionnaire, dont le siège social est à Ancenis (Loire-Atlantique), BP 14, 3 / l'Association pour l'emploi dans l'industrie et le commerce ASSEDIC Atlantique Anjou, en tant que gestionnaire de l'Association pour la gestion du régime d'assurance des créances des salariés AGS, dont le siège est à Nantes (Loire-Atlantique), ..., défendeurs à la cassation ; LA COUR, en l'audience publique du 11 juillet 1994, où étaient présents : M. Lecante, conseiller le plus ancien faisant fonctions de président, Mme Girard-Thuilier, conseiller référendaire rapporteur, MM. Le Roux-Cocheril, Ransac, conseillers, Mmes Pams-Tatu, Bignon, Barberot, Brouard, conseillers référendaires, M. Le Foyer de Costil, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ; Sur le rapport de Mme le conseiller référendaire Girard-Thuilier, les observations de la SCP Tiffreau et Thouin-Palat, avocat de M. de Y... d'Arosberg, de Me Luc-Thaler, avocat des Etablissements Leroux et de M. X..., ès-qualités, les conclusions de M. Le Foyer de Costil, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Attendu que M. de Y... d'Arosberg, engagé en 1987 par la société Galerie Automobile en qualité de responsable des ventes, a été licencié le 20 février 1990 ; que la société a été déclarée en règlement judiciaire le 21 mai 1992 transformé en liquidation judiciaire ; Attendu que le salarié reproche à la décision attaquée (Rennes, 3 décembre 1992) de l'avoir débouté de sa demandes en dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, alors que, selon le pourvoi, il résultait tant des constatations de faits des premiers juges que des conclusions d'appel du salarié qu'un vendeur avait été embauché pendant son arrêt de travail entre le 15 avril et le 16 mai 1989, lequel consacrait son temps aux ventes pendant qu'en sa qualité de responsable de la société, il était fréquemment retenu dans son bureau, circonstance qui l'avait d'ailleurs conduit à refuser d'accepter la modification de son contrat de travail consistant à percevoir outre un fixe, un intéressement sur les ventes de voitures réalisées ; qu'en ne s'expliquant pas sur ce point qui démontrait que la présence d'un vendeur exclusivement occupé aux ventes de véhicules n'empêchait pas M. de Y... d'Arosberg de les réaliser lui même dès lors qu'en outre en tant que responsable des ventes et de la société, il avait d'autres tâches à accomplir, le cour d'appel a privé son arrêt de base légale au regard de l'article L. 122-14-3 du Code du travail ; Mais attendu que la cour d'appel, par une décision motivée dans l'exercice des pouvoirs qu'elle tient de l'article L. 122-14-3 du Code du travail, a décidé que le licenciement procédait d'une cause réelle et sérieuse ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne M. de Y... d'Arosberg, envers les défendeurs, aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par M. le président en son audience publique du dix-huit octobre mil neuf cent quatre-vingt-quatorze.