Identifiant: JURITEXT000007055288

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X11X01X00535X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/05/52/JURITEXT000007055288.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 23 novembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-11-23 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1981-04-01", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Lyon, chambre 1, 1981-04-01", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU, SELON LES JUGES DU FOND, QUE, DANS DEUX ACTES SOUS SEING PRIVE SUCCESSIFS, L'UN CONFIRMANT L'AUTRE, LE DOCTEUR Y... S'EST RECONNU DEBITEUR, ENVERS LE DOCTEUR Z..., D'UNE SOMME D'ARGENT DONT LE VERSEMENT DEVAIT APURER AU 30 SEPTEMBRE 1970 LES COMPTES DE LEUR ASSOCIATION, A LAQUELLE ILS ENTENDAIENT METTRE FIN ; QUE, M Y... NE S'ETANT PAS ACQUITTE DE SA DETTE, ET M Z... L'AYANT ASSIGNE EN PAIEMENT, L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE A ACCUEILLI LA DEMANDE ; ATTENDU QUE M GEN A... D'ABORD A LA COUR D'APPEL D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS QUE CETTE RECONNAISSANCE DE DETTE SE SITUAIT "DANS LE CADRE DU JUMELAGE", A INTERVENIR, D'UNE CLINIQUE QU'IL ETAIT EN TRAIN DE CREER ET DU CABINET DU DOCTEUR Z..., QU'IL ETAIT EN TRAIN DE QUITTER, DE SORTE QUE, SELON LE MOYEN, LE CONSEIL DE L'ORDRE DES MEDECINS AYANT REFUSE D'AUTORISER UN TEL JUMELAGE, PROHIBE PAR LA REGLEMENTATION MEDICALE, ET LA JURIDICTION ADMINISTRATIVE SAISIE N'AYANT PAS ANNULE CE REFUS, L'ILLICEITE DE LA CLAUSE RELATIVE A L'ENGAGEMENT DE JUMELAGE, QUI PORTAIT ATTEINTE A L'ORDRE PUBLIC, ENTRAINAIT DES L'ORIGINE LA NULLITE ABSOLUE DE L'ENSEMBLE DE LA CONVENTION DANS LAQUELLE, EN EFFET, LADITE CLAUSE DEFINISSAIT, A COTE DE L'ACCORD SUR LA DETTE, L'UNE DES OBLIGATIONS CORRELATIVES DE L'UN DES MEDECINS ENVERS L'AUTRE ; QUE, L'ARRET ATTAQUE AYANT REFUSE DE CONSTATER CETTE NULLITE, ET AYANT DECLARE LES COMPTESDEFINITIVEMENT APURES, AUX MOTIFS QUE LECONSEIL D'ETAT N'AVAIT PAS ENCORES STATUE LORS DE LA SIGNATURE DE LA CONVENTION, QUE LES PARTIES POUVAIENT DONC ENCORE ESPERER LA REALISATION DE LEUR PROJET ET QU'AU SURPLUS LE FAIT QUE L'ACTE MENTIONNAT UNE EVENTUELLE ASSOCIATION FUTURE DEMEURAIT SANS INCIDENCE SUR LE CARACTERE DE LA TRANSACTION DESTINEE A REGLER LES COMPTES DE L'ASSOCIATION A LAQUELLE IL ETAIT MIS FIN, M Y... SOUTIENT QUE LA COUR D'APPEL A VIOLE LES ARTICLES 1131, 1133ET 2044 DU CODE CIVIL ; QU'IL PRETEND, EN SECOND LIEU, "QUE L'ARRET AURAIT DU A TOUT LE MOINS RECHERCHER SI LA DEFAILLANCE DU JUMELAGE EN QUESTION NE VALAIT PAS DEFAILLANCE A UNE CONDITION SUSPENSIVE A LA CONVENTION", DE SORTE QU'AYANT PROCEDE A UNE DISSOCIATION ARBITRAIRE ENTRE LES CLAUSES CONTRACTUELLES, IL SERAIT ENTACHE D'UN DEFAUT DE BASE LEGALE ; MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE QUE LES DEUX ACTES SIGNES PAR M Y... ET Z... "PRESENTENT LES ELEMENTS ESSENTIELS DE LA TRANSACTION PUISQU'IL NE PEUT ETRE CONTESTE QU'IL EXISTAIT ENTRE LES PARTIES UNE SITUATION CONTENTIEUSE CONCERNANT LA LIQUIDATION DES COMPTES DE LEUR ASSOCIATION PASSEE ET QUE L'ANALYSE (...) FAIT APPARAITRE DE MANIERE EVIDENTE L'INTENTION DES PARTIES DE METTRE FIN DEFINITIVEMENT A CETTE SITUATION PAR CONESSIONS RECIPROQUES CONSENTIES DANS CE DESSEIN, QU'EN PARTICULIER, ALORS QUE LE DOCTEUR Y... CONFIRMAIT SON ACCORD (...) SUR LE MONTANT DE SA DETTE AU 30 SEPTEMBRE 1970, LE DOCTEUR Z... ACCEPTAIT DE PAYER LES IMPOTS (...), ABANDONNAIT A M Y... LE MONTANT DES PARTS D'HONORAIRES QUI AURAIENT DU ENTRER DANS LA CAISSE COMMUNE POUR LA PARTICIPATION AUX FRAIS DE GESTION, ET ACCEPTAIT DE PAYER UNE LOCATION EGALE A 8 % DU MONTANT DU PRIX DE LA CESSION (QU'IL AVAIT ANTERIEUREMENT CONSENTIE A M Y...) X... QUART INDIVIS DES LOCAUX" ; ATTENDU QU'AYANT AINSI CONSTATE L'EXISTENCE D'UNE TRANSACTION SUR LA LIQUIDATION DES COMPTES DE "L'ASSOCIATION PASSEE", AINSI QUE LA SUBSTANCE DES CONCESSIONS, RECIPROQUES QUI AVAIENT DETERMINE CETTE RANSACTION, ET RELEVANT EN OUTRE QU'IL ETAIT "QUESTION DANS L'ACTE D'UNE EVENTUELLE ASSOCIATION FUTURE", LA COUR D'APPEL, ABSTRACTION FAITE DE TOUT AUTRE MOTIF, A ESTIME, D'ABORD, QU'UNE TELLE MENTION, RELATIVE A UNE SIMPLE EVENTUALITE, ETAIT EXTERIEURE A LA TRANSACTION ELLE-MEME ET ETAIT D'AUTANT MOINS DE NATURE A ENTRAINER SA NULLITE QU'A SUPPOSER QU'IL SE FUT AGI D'UN ENGAGEMENT FORMEL, C'ETAIT LE DOCTEUR Y... QUI PRETENDAIT L'AVOIR PRIS, DE SORTE QUE LES JUGES DU FOND N'AURAIENT PU Y VOIR UNE CONCESSION DE SON CO-CONTRACTANT CORRELATIVE A SA PROPRE RECONNAISSANCE DE DETTE, ET CAUSE DE SA PROPRE OBLIGATION ; QU'EN SECOND LIEU, EN DECLARANT QUE CETTE SIMPLE EVENTUALITE ETAIT "SANS INCIDENCE"SUR LE REGLEMENT DE LA CONTESTATION A LAQUELLE L'ACTE METTAIT FIN, L'ARRET ATTAQUE A NECESSAIREMENT ECARTE LA POSSIBILITE DE TENIR LADITE MENTION POUR L'ENONCE D'UNE CONDITION SUSPENSIVE ; QUE LE MOYEN N'EST DONC FONDE EN AUCUNE DE SES DEUX BRANCHES ; SUR LE SECOND MOYEN, PRIS EN SA PREMIEREBRANCHE : ATTENDU QU'IL EST ENCORE FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR LAISSE SANS REPONSE DES CONCLUSIONS DANS LESQUELLES M GEN SOUTENAIT QUE LA VOLONTE COMMUNE DES PARTIES DE METTRE FIN A LEUR CONTESTATION S LA LIQUIDATION DES COMPTES ETAIT DEMENTIE PAR UNE CORRESPONDANCE ULTERIEURE ; MAIS ATTENDU QUE LA CORRESPONDANCE DONT IL S'AGIT, PRODUITE A L'APPUI DU POURVOI, CONCERNE DES COMPTES POSTERIEURS AU 30 SEPTEMBRE 1970 ; QUE LES ARGUMENTS TIRE DE SON EXISTENCE ETAIENT DES LORS INOPERANTS ET QUE LA COUR D'APPEL N'AVAIT PAS A Y REPONDRE ; ET SUR LA SECONDE BRANCHE X... MOYEN : ATTENDU QUE M Y... REPROCHE ENFIN A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR MECONNU LES DROITS DE LA DEFENSE EN REFUSANT DE TENIR COMPTE DE RECONNAISSANCE DE DETTES SIGNEES PAR L'EPOUSE DE M Z..., DONT LA CAUSE N'ETAIT PAS EXPRIMEE, TOUT EN ACCORDANT AU CONTRAIRE VALEUR A UNE RECONNAISSANCE DE DETTE DE M GEN X... 5 JUIN 1970 POUR EN DEDUIRE QUE LE MONTANT DE SA DETTE AVAIT ETE DIMINUE PAR LA TRANSACTION ULTERIEUREMENT INTERVENUE, ALORS QUE LADITE RECONNAISSANCE N'EXPRIMAIT PAS NON PLUS DE CAUSE ET VISAIT EN SIMPLES CHIFFRES DES SOMMES EMARGEES D'UN LIVRE NON PRODUIT ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A RELEVE QUE LES RECONNAISSANCES DE DETTE DE L'POUSE DE M Z... REMONTAIENT A 1962 ET AVAIENT DONC ETE PRISES EN CONSIDERATION LORS DE L'ETABLISSEMENT DES COMPTES ; QU'ELLE A LEGALEMENT TENU POUR VALABLE LA RECONNAISSANCE DE M Y..., QUOIQUE LA CAUSE N'EN FUT PAS EXPRIMEE, ET A SOUVERAINEMENT APPRECIE LES PREUVES QUI LUI ETAIENT SOUMISES DE PART ET D'AUTRE ; QUE LA SECONDE BRANCHE DU MOYEN N'EST DONC PAS MIEUX FONDE QUE LA PREMIERE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 1ER AVRIL 1981, PAR LA COUR D'APPEL DE LYON ;