Identifiant: JURITEXT000007075580

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1972X02X01X00120X00A", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/55/JURITEXT000007075580.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 2 février 1972, 70-12.761, Inédit", "date_decision": "1972-02-02 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "REJET", "numero_affaire": "70-12761", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1970-06-25", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris 1970-06-25", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "PDT M. ANCEL", "avocat_general": "AV.GEN. M. GEGOUT", "avocats": "Demandeur AV. MM. LEMAITRE", "rapporteur": "RPR M. DEVISMES", "ecli": "", "sommaire": "PROCEDURE CIVILE - CHAMBRE DU CONSEIL - COMPARUTION PERSONNELLE - DECISION L'ORDONNANT - DEMANDE PAR CONCLUSIONS SUBSIDIAIRES - LIAISON AVEC LE FOND DE L'AFFAIRE - RENONCIATION A LA NON PUBLICITE DES DEBATS. * PROCEDURE CIVILE - COMPARUTION PERSONNELLE - DEMANDE - CONCLUSIONS SUBSIDIAIRES - DEMANDE LIEE AU FOND - PERIODICITE DES DEBATS. * RENONCIATION - PROCEDURE CIVILE - COMPARUTION PERSONNELLE - DECISION L'ORDONNANT - NON PUBLICITE DES DEBATS. * PROCEDURE CIVILE - COMPARUTION PERSONNELLE - DECISION L'ORDONNANT - NON PUBLICITE DES DEBATS - CARACTERE D'ORDRE PUBLIC (NON). LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 327 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, PRESCRIVANT DE STATUER SUR LA DEMANDE DE COMPARUTION PERSONNELLE EN CHAMBRE DU CONSEIL PAR DECISION NE PORTANT PAS PREJUDICE AU PRINCIPAL NE SONT PAS D'ORDRE PUBLIC. ET LA PARTIE QUI CONCLUT A UNE COMPARUTION PERSONNELLE A TITRE SUBSIDIAIRE, CE QUI A POUR EFFET DE LIER L'EXAMEN DE CETTE DEMANDE A CELUI DU FOND, A NECESSAIREMENT RENONCE A SE PREVALOIR DES DISPOSITIONS DU TEXTE PRECITE."}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR VIOLE LES ARTICLES 324 ET SUIVANTS DU CODE DE PROCEDURE CIVILE EN REFUSANT DE FAIRE PROCEDER A LA COMPARUTION PERSONNELLE DES PARTIES APRES AVOIR EXAMINE LA DEMANDE AU FOND, ALORS QUE, D'UNE PART, LES JUGES SAISIS D'UNE DEMANDE DE COMPARUTION PERSONNELLE DOIVENT STATUER PAR DECISION SEPAREE EN CHAMBRE DU CONSEIL, ET, D'AUTRE PART, QU'ILS NE PEUVENT SE PRONONCER SUR LE FOND QU'APRES AVOIR ESTIME QU'IL N'Y AVAIT PAS LIEU D'ORDONNER LA COMPARUTION PERSONNELLE ; MAIS ATTENDU QUE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 327 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, PRESCRIVANT DE STATUER SUR LA DEMANDE DE COMPARUTION PERSONNELLE EN CHAMBRE DU CONSEIL PAR DECISION NE PORTANT PAS PREJUDICE AU PRINCIPAL, NE SONT PAS D'ORDRE PUBLIC ET QUE Y..., AYANT CONCLU A UNE COMPARUTION PERSONNELLE A TITRE SUBSIDIAIRE, CE QUI A EU POUR EFFET DE LIER L'EXAMEN DE CETTE DEMANDE A CELUI DU FOND, A NECESSAIREMENT RENONCE A SE PREVALOIR DES DISPOSITIONS QU'IL INVOQUE ; QU'AINSI LA COUR D'APPEL N'A PAS VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; QUE LE PREMIER MOYEN N'EST DONC PAS FONDE ; SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST ENCORE FAIT GRIEF AUX JUGES DU SECOND DEGRE D'AVOIR ECARTE L'EXCEPTION DE SIMULATION RELATIVE A UNE RECONNAISSANCE DE DETTE DE QUARANTE MILLE FRANCS, SOUSCRITE PAR Y... AU PROFIT DE LA DAME X..., AU MOTIF QU'IL ETAIT ETABLI QUE LE BENEFICIAIRE AVAIT ETE EN MESURE DE VERSER 32 000 FRANCS EN SEIZE VERSEMENTS REPARTIS SUR QUATRE ANNEES, ALORS QUE LA SOMME DE 40 000 FRANCS ETANT ENTIEREMENT RECLAMEE, LA COUR D'APPEL, QUI, SELON LE MOYEN, AURAIT STATUE PAR DES MOTIFS INOPERANTS ET INADEQUATS, NE POUVAIT SANS SE CONTREDIRE ET SANS ENTACHER SA DECISION D'UN DEFAUT DE BASE LEGALE " SE REFERER A DES POSSIBILITES DE PRET INFERIEURES A CELUI INDIQUE DANS LA RECONNAISSANCE DE DETTE ET CONSIDERER QU'AVAIT ETE EFFECTIVEMENT PRETEE UNE SOMME DIFFERENTE DE CELLE MENTIONNEE DANS L'ACTE DE RECONNAISSANCE DE DETTE " ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL QUI A RELEVE QUE LA DAME X... AVAIT DECLARE AVOIR AJOUTE HUIT MILLE FRANCS AU MONTANT DE LA DETTE POUR TENIR COMPTE DES INTERETS COURUS ET DE LA DEPRECIATION DU POUVOIR D'ACHAT DE LA MONNAIE NE S'EST NULLEMENT CONTREDITE ET A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION EN NE RETENANT LA RECONNAISSANCE DE DETTE SIGNEE PAR Y... QUE POUR LA SOMME DE 32 000 FRANCS EFFECTIVEMENT VERSEE ET EN APPRECIANT LES POSSIBILITES DE PRET DE LA DAME X... COMPTE TENU DE CETTE DERNIERE SOMME ET NON DE CELLE MENTIONNEE DANS L'ACTE SUSVISE ; QU'AINSI LE SECOND MOYEN N'EST PAS MIEUX FONDE QUE LE PREMIER ; PAR CES MOTIFS, REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 25 JUIN 1970 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;