Identifiant: JURITEXT000007079441

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X01X05X00112X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/94/JURITEXT000007079441.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 31 janvier 1983, Inédit", "date_decision": "1983-01-31 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation partielle", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-01-16", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel d'Aix-en-Provence, chambre 9, 1980-01-16", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QUE MIFSUD, QUI, REPRESENTANT AU SERVICE DE GOLDNER, AVAIT ETE LICENCIE PAR LETTRE DU 2 DECEMBRE 1969 POUR LE 15 FEVRIER 1970, FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR DEBOUTE DE SA DEMANDE EN DOMMAGES-INTERETS POUR LICENCIEMENT ABUSIF ALORS QUE, SI UNE CLAUSE DU CONTRAT DE TRAVAIL PREVOYAIT QU'IL POUVAIT ETRE RESILIE EN CAS D'ABSENCE POUR MALADIE SUPERIEURE A UN MOIS, IL AVAIT FAIT VALOIR, DANS DES CONCLUSIONS DEMEUREES SANS REPONSE, QU'IL AVAIT REPRIS SON TRAVAIL QUELQUES JOURS APRES SON LICENCIEMENT SANS AVOIR ETE REMPLACE ET AVAIT EXECUTE SON PREAVIS, ET QU'AINSI, SON ABSENCE N'APPORTANT AUCUNE GENE A L'ENTREPRISE, L'EMPLOYEUR AVAIT AGI AVEC LEGERETE BLAMABLE ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, QUI N'ETAIT PAS TENUE DE SUIVRE LES PARTIES DANS LE DETAIL DE LEUR ARGUMENTATION, A RELEVE QUE LE JOUR DU LICENCIEMENT, MIFSUD ETAIT ABSENT DEPUIS PLUS DE DEUX MOIS ET A PU ESTIMER QU'EU EGARD AUX CLAUSES DU CONTRAT DE TRAVAIL SON LICENCIEMENT N'ETAIT PAS ABUSIF, PEU IMPORTANT QUE MIFSUD EUT REPRIS SON TRAVAIL LE 21 DECEMBRE ET ACCOMPLI SON PREAVIS JUSQU'A LA DATE FIXEE ; QU'IL S'ENSUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE SECOND MOYEN ; MAIS SUR LE PREMIER MOYEN : VU L'ARTICLE 290 DU LIVRE PREMIER DE L'ANCIEN CODE DU TRAVAIL ; ATTENDU QUE, SELON CE TEXTE, APPLICABLE A L'EPOQUE DES FAITS, EN CAS DE LICENCIEMENT, LE REPRESENTANT A DROIT A UNE INDEMNITE DE CLIENTELE SI LA RESILIATION DU CONTRAT N'A PAS ETE PROVOQUEE PAR SA FAUTE GRAVE ; ATTENDU QUE, POUR DEBOUTER MIFSUD DE SA DEMANDE D'INDEMNITE DE CLIENTELE, L'ARRET ATTAQUE A RETENU QU'IL AVAIT COMMIS UNE FAUTE GRAVE EN ADRESSANT A SON EMPLOYEUR LE 31 JANVIER 1970 UN RAPPEL FAISANT ETAT DE VISITES DONT SIX, CONCERNANT DES CLIENTS DE SAVOIE ET DE HAUTE-SAVOIE, N'AVAIENT PAS ETE EFFECTUEES ; QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LE FAIT REPROCHE NE CONSTITUAIT PAS UNE FAUTE GRAVE, MIFSUD, QUI VENAIT D'ETRE MALADE PENDANT PLUS DE DEUX MOIS AYANT EU, AINSI QUE LE RELEVENT LES JUGES DU FOND, DES ENTRETIENS TELEPHONIQUES AVEC LES SIX CLIENTS LESQUELS, SELON SES CONCLUSIONS, LUI AVAIENT REPONDU QU'IL ETAIT INUTILE DE VENIR, AU MOIS DE JANVIER, PRESENTER DES ARTICLES D'ETE DANS LES STATIONS DE SPORTS D'HIVER, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE DU CHEF DE L'INDEMNITE DE CLIENTELE, L'ARRET RENDU LE 16 JANVIER 1980, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE ; REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE NIMES, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;