Identifiant: JURITEXT000007533101

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1989X11X06X00875X078", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/53/31/JURITEXT000007533101.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 28 novembre 1989, 88-87.578, Inédit", "date_decision": "1989-11-28 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Irrecevabilité", "numero_affaire": "88-87578", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1988-12-02", "juridiction_attaquee": "chambre d'accusation de la cour d'appel de Pau 1988-12-02", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "M. Le Gunehec", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique, tenue au Palais de Justice, à PARIS, le vingt-huit novembre mil neuf cent quatre vingt neuf, a rendu l'arrêt suivant : Sur le rapport de M. le conseiller référendaire MARON, les observations de Me ANCEL, et les conclusions de M. l'avocat général ROBERT ; Statuant sur le pourvoi formé par : X... France, partie civile, contre l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de PAU, en date du 2 décembre 1988 qui, a dit n'y avoir lieu à suivre sur sa plainte avec constitution de partie civile du chef de coups ou violences volontaires ; Vu le mémoire personnel produit et le mémoire en défense ; Sur le premier moyen de cassation, pris de la violation de l'article 198 du Code de procédure pénale, " en ce que le mémoire déposé, devant la chambre d'accusation, par l'inculpé, n'aurait pas été communiqué par ce dernier à la partie civile " ; Attendu qu'il ne saurait être fait grief aux juges de n'avoir pas relevé le prétendu défaut de communication de son mémoire, par le conseil de l'inculpé, à celui de la partie civile dès lors que cette formalité, qui incombe aux seules parties qui usent de la faculté prévue à l'article 198 du Code de procédure pénale, est dépourvue de sanction ; Que, le moyen, dès lors, doit être écarté ; Sur les deuxième et troisième moyens de cassation, pris du caractère insuffisant, contradictoire et erroné des motifs de l'arrêt ; Les moyens étant réunis ; Attendu qu'il n'appartient pas à la partie civile en l'absence de pourvoi du ministère public de discuter la valeur des motifs de l'arrêt de non-lieu de la chambre d'accusation ; Que les moyens réunis, dès lors, sont irrecevables ; Sur le quatrième moyen de cassation, pris de la violation de l'article 177 du Code de procédure pénale, " en ce que la chambre d'accusation ne pouvait, tout en reconnaissant la bonne foi de la partie civile, seule appelante et dispensée des dépens par le juge d'instruction, condamner celle-ci aux dépens (d'appel) " ; Attendu que la chambre d'accusation, qui n'a pas reconnu à la partie civile le bénéfice de la bonne foi, n'a pas violé l'article 177 du Code de procédure pénale en la condamnant, comme elle l'a fait, aux dépens d'appel ; Et attendu qu'il n'est ainsi justifié d'aucun des motifs que l'article 575 du Code de procédure pénale autorise la partie civile à faire valoir, à l'appui de son seul pourvoi contre un arrêt de non-lieu ; Que le pourvoi, dès lors, doit être déclaré irrecevable ; Par ces motifs, DECLARE le pourvoi IRRECEVABLE ; Condamne le demandeur aux dépens ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Où étaient présents : MM. Le Gunehec président, Maron conseiller rapporteur, Morelli, de Bouillane de Lacoste, Jean Simon, Blin conseillers de la chambre, Louise, Mme Ract-Madoux, M. Maron conseillers référendaires, M. Robert avocat général, Mme Patin greffier de chambre ; En foi de quoi, le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre.