Identifiant: JURITEXT000007527614

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X01X06X00520X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/76/JURITEXT000007527614.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 6 janvier 1982, Inédit", "date_decision": "1982-01-06 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1981-03-24", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel ANGERS 1981-03-24", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI DE : - Y... MARTIAL - CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL D'ANGERS EN DATE DU 24 MARS 1981 QUI L'A CONDAMNE, POUR RECEL DE VOL, A LA PEINE DE 2 ANS D'EMPRISONNEMENT ; VU LE MEMOIRE PRODUIT ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 460 DU CODE PENAL, 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ; EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A DECLARE LE SIEUR Y... COUPABLE DU DELIT DE RECEL DU PRODUIT DES VOLS COMMIS PAR LES SIEURS Z..., LE DESSERT ET HAMARD ; AUX MOTIFS QUE Y... A ETE, SANS QUE SON NOM AIT ETE COMMUNIQUE AUX ENQUETEURS, SUFFISAMMENT INDIVIDUALISE, DES LE DEBUT DE L'ENQUETE, PAR SES HABITUDES, SON ASPECT, SES FREQUENTATIONS ET SON VEHICULE POUR QUE LES ENQUETEURS INCLUENT UNE PHOTO DE LUI PARMI CELLES DE L'ALBUM QU'ILS ONT PRESENTE A SES CO-INCULPES ; QUE CES DERNIERS L'ONT RAPIDEMENT RECONNU ET QU'ILS ONT ADMIS QU'IL ETAIT BIEN L'ACHETEUR DES PIECES D'OR CONNU SOUS LE PRENOM DE XAVIER ; QUE CEPENDANT, APPARTENANT AU MILIEU VOYAGEUR Y... EUT RAPIDEMENT FAIT D'IMPOSER LE SILENCE SUR SA PARTICIPATION AU RECEL ; QUE NEANMOINS DEVANT LES ELEMENTS DE CONVICTION AINSI REUNIS, CARMEN X... FINIT PAR RECONNAITRE DEVANT LE JUGE D'INSTRUCTION LE ROLE QU'IL AVAIT JOUE DANS L'ECOULEMENT DES PIECES, ET QU'ELLE A NARRE DE FACON CIRCONSTANCIEE LA DEMARCHE QU'IL AVAIT ENTREPRISE POUR ETRE CONDUIT AU DOMICILE DE Z..., EMMENANT D'AILLEURS CELUI-CI A BORD DE SA MERCEDES ; QUE CARMEN X... A MAINTENU SES DECLARATIONS AU COURS DE SA DERNIERE CONFRONTATION ; QUE CERTES ELLE SE RETRACTE A L'AUDIENCE, MAIS QU'ELLE AVAIT AVOUE LE 22 JUILLET 1980 AU JUGE D'INSTRUCTION, QU'ELLE N'ETAIT PAS SURE DE MAINTENIR SES ACCUSATIONS EN PRESENCE DE Y... AYANT UN PEU PEUR DE LUI CAR IL AVAIT DIT L'AUTRE JOUR EN GARDE A VUE QUE SI L'ON DONNAIT SON NOM, CA IRAIT MAL ; ATTENDU QUE CES ELEMENTS CONCORDANTS ET CIRCONSTANCIES DETERMINENT L'INTIME CONVICTION DE LA COUR, AU SENS DE L'ARTICLE 427 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, QUE Y..., QUI DEPUIS LE DEBUT DE L'ACQUISITION DES PIECES EN CONNAISSAIT L'ORIGINE FRAUDULEUSE, EST COUPABLE DE RECEL (ARRET ATTAQUE P 4 & 3, 4 ET 5) ; ALORS QUE LE DELIT DE RECEL N'EST CONSTITUE QUE SI L'AGENT A ACQUIS SCIEMMENT DES OBJETS PROVENANT D'UN CRIME OU D'UN DELIT ; QUE PAR AILLEURS L'INSUFFISANCE DE MOTIFS EQUIVAUT A LEUR ABSENCE ; QU'EN L'ESPECE LA COUR D'APPEL A AFFIRME SA CONVICTION QUE LE SIEUR Y... CONNAISSAIT L'ORIGINE FRAUDULEUSE DES PIECES D'OR PRETENDUMENT RECELEES, EN SE FONDANT SUR DES ELEMENTS DE LA CAUSE INSUSCEPTIBLE DE DETERMINER UNE TELLE CONVICTION ; QUE SA DECISION SE TROUVE DONC ENTACHEE D'UN DEFAUT DE MOTIFS ; ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUEET DU JUGEMENT DONT IL ADOPTE LES MOTIFS NON CONTRAIRES, QU'EN DEPIT DE SES DENEGATIONS ET DES PRESSIONS QU'IL A EXERCEES SUR SES COINCULPES POUR LEUR IMPOSER LE SILENCE, Y... A ETE CONVAINCU D'AVOIR ACHETE, EN DISSIMULANT SON IDENTITE, UN CERTAIN NOMBRE DE PIECES D'OR A TROIS INDIVIDUS QUI LES AVAIENT FRAUDULEUSEMENT SOUSTRAITES ; QUE D'APRES CEUX-CI, IL A CONSTITUE UNE FILIERE ACTIVE POUR L'ECOULEMENT DESDITES PIECES ; ATTENDU QU'EN SE FONDANT SUR CES ELEMENTS AINSI QUE SUR D'AUTRES CIRCONSTANCES QU'ELLE EXPOSE, POUR DECLARER QUE Y... AVAIT EU, DES LE DEBUT DE LA TRANSACTION, CONNAISSANCE DE L'ORIGINE FRAUDULEUSE DES PIECES D'OR ET POUR LE RECONNAITRE COUPABLE DE RECEL, LA COUR D'APPEL N'A EN RIEN VIOLE LES TEXTES VISES AU MOYEN, LEQUEL DOIT ETRE REJETE ; ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ; REJETTE LE POURVOI