Identifiant: JURITEXT000007078911

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X03X01X00437X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/89/JURITEXT000007078911.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 15 mars 1983, Inédit", "date_decision": "1983-03-15 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1981-12-09", "juridiction_attaquee": "Premier Président de la Cour d'appel de Rouen, 1981-12-09", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU, SELON LES ENONCIATIONS DE LA DECISION ATTAQUEE, QUE LES EPOUX X... ONT SAISI, LE 25 SEPTEMBRE 1978, LE BATONNIER DE L'ORDRE DES AVOCATS AU BARREAU DE FONTAINEBLEAU D'UNE DEMANDE D'EVALUATION DES HONORAIRES DUS PAR EUX A ME Y..., LEUR AVOCAT, LES SOMMES QU'ILS LUI AVAIENT VERSEES LEUR PARAISSANT EXCESSIVES ; QUE, PAR DECISION DU 22 DECEMBRE 1978, LE BATONNIER A FIXE LE MONTANT DE CES HONORAIRES A 4500 FRANCS ET DIT QUE M Y... DEVRAIT RESTITUER A M ET MME X... LA SOMME DE 1074,85 FRANCS ; QUE, PAR ORDONNANCE DU 28 MARS 1979, LE PRESIDENT DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE FONTAINEBLEAU, SAISI PAR M Y..., A MAINTENU LA DECISION DU BATONNIER, ET QU'A SON TOUR, LE PREMIER PRESIDENT DE LA COUR D'APPEL DE PARIS A, LE 18 OCTOBRE 1979, MAINTENU CETTE MEME DECISION, MAIS QUE SON ORDONNANCE A ETE CASSEE, AUX MOTIFS QU'IL N'AVAIT PAS RECHERCHE SI LES VERSEMENTS LITIGIEUX AVAIENT ETE EFFECTUES PAR ERREUR OU SOUS LA CONTRAINTE ; QUE LE PREMIER PRESIDENT DE LA COUR D'APPEL DE ROUEN, SAISI SUR RENVOI, A DECIDE, LUI AUSSI QUE M Y... DEVRAIT RESTITUER 1074,85 FRANCS ; ATTENDU QUE M Y... FAIT GRIEF A LA DECISION ATTAQUEE D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS, EN PREMIER LIEU, QU'IL NE RESULTERAIT NI DES MENTIONS DE CETTE DECISION, NI DU DOSSIER DE LA PROCEDURE QUE LA LETTRE DU 12 JUILLET 1978, DANS LAQUELLE LE PREMIER PRESIDENT A PUISE LA PREUVE DE RESERVES DE NATURE A EXCLURE QUE LES HONORAIRES EUSSENT ETE LIBREMENT VERSES A L'AVOCAT, LUI EUT ETE COMMUNIQUEE, CE QUI CONSTITUERAIT UNE VIOLATION DE L'ARTICLE 132 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ET ALORS, EN SECOND LIEU, QUE, PAR LA CITATION ISOLEE D'UN PASSAGE DE CETTE LETTRE, INDEPENDAMMENT DE SON CONTEXTE, LE PREMIER PRESIDENT N'AURAIT PAS MIS LA COUR DE CASSATION EN MESURE D'EXERCER SON CONTROLE SUR L'EXISTENCE ET LA PORTEE DE CES RESERVES ET LES CONSEQUENCES QUI POUVAIENT EN ETRE TIREES QUANT A L'EXISTENCE OU NON D'UN ACCORD DES PARTIES SUR LES HONORAIRES QUI AVAIENT ETE PERCUS ; MAIS ATTENDU, D'ABORD, QU'IL RESULTE DE LA DECISION DU BATONNIER DE FONTAINEBLEAU QUE M Y... AVAIT DEJA SOUTENU DEVANT LUI QUE LES PIECES EN CAUSE, EN L'ESPECE LA CORRESPONDANCE AVEC SES CLIENTES, NE LUI AVAIENT PAS ETE COMMUNIQUEES, ET QUE CELUI-CI L'AVAIT INVITE A EN PRENDRE CONNAISSANCE AU SECRETARIAT DE L'ORDRE OU ELLES ETAIENT A SA DISPOSITION ; QU'UNE NOUVELLE COMMUNICATION DES PIECES DEJA VERSEES AU DEBAT DE PREMIERE INSTANCE N'EST PAS EXIGEE EN APPEL, SAUF SI LE PLAIDEUR LA DEMANDE, CE QUI N'A PAS ETE LE CAS DANS LA CIRCONSTANCE ; ATTENDU, ENSUITE, QUE, POUR RECHERCHER SI LES CLIENTS DE L'AVOCAT AVAIENT FAIT LES VERSEMENTS LITIGIEUX PAR ERREUR ET SOUS LA CONTRAINTE, LE PREMIER PRESIDENT NE S'EST PAS FONDE SEULEMENT SUR UNE CITATION, AU DEMEURANT CONFORME A L'ESPRIT DE LA LETTRE D'OU ELLE EST EXTRAITE, D'OU IL RESULTAIT QUE LES EPOUX X... VERSAIENT DE MAUVAIS GRE UN SOLDE D'HONORAIRES QU'ILS AVAIENT CONSCIENCE DE NE PAS DEVOIR REELLEMENT, MAIS SUR L'AVERTISSEMENT DONNE PAR M Y..., QUE, FAUTE PAR LUI DE RECEVOIR CE SOLDE, IL CESSERAIT TOUT CONCOURS A UNE PROCEDURE QUI, AUX YEUX DE SES CLIENTS, ETAIT PARVENUE A SA PHASE DECISIVE ; QUE LE MOYEN N'EST DONC FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ORDONNANCE RENDUE, LE 9 DECEMBRE 1981, PAR LE PREMIER PRESIDENT DE LA COUR D'APPEL DE ROUEN ;