Identifiant: JURITEXT000007075403

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X03X03X00523X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/54/JURITEXT000007075403.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 10 mars 1982, Inédit", "date_decision": "1982-03-10 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1980-06-04", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel DOUAI (Chambre 1) 1980-06-04", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU L'ARTICLE 31 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ATTENDU QUE, POUR DECLARER IRRECEVABLE, FAUTE D'INTERET, LA DEMANDE FORMEE PAR LES CONSORTS Y... X... TENDANT A SE FAIRE INDEMNISER PAR LA SOCIETE DAUSSY, SOUS-TRAITANTE DE LA SOCIETE S I C I , DU PREJUDICE CAUSE PAR L'EFFONDREMENT DE LEUR IMMEUBLE LORS DE TRAVAUX DE RENOVATION, L'ARRET ATTAQUE (DOUAI, 4 JUIN 1950) ENONCE QU'IL EST CONSTANT QU'UNE DECISION DE JUSTICE DEVENUE IRREVOCABLE A CONDAMNE IN SOLIDUM LA S F C I ET L'ARCHITECTE A REPARER L'INTEGRALITE DU PREJUDICE SUBI PAR LES CONSORTS Z... LA SOCIETE DAUSSY DEVANT, PAR AILLEURS, GARANTIR LA S F C I A CONCURRENCE DE 20 % : QUE L'ARRET EN DEDUIT QUE LES CONSORTS Z... NE SONT PAS RECEVABLES, FAUTE D'INTERET, A ASSIGNER DIRECTEMENT LA SOCIETE DAUSSY, CONDAMNEE COMME "GARANT", EN REPARATION DE CE MEME PREJUDICE, FUT-CE SEULEMENT POUR PARTIE ; QU'EN STATUANT AINSI, SANS RECHERCHER SI LES CONSORTS Z... QUI PRETENDAIENT N'AVOIR PU SE FAIRE INDEMNISER PAR LES DEBITEURS PRINCIPAUX, N' AVAIENT PAS INTERET A AGIR DIRECTEMENT CONTRE LA SOCIETE DAUSSY POUR OBTENIR REPARATION DU DOMMAGE A CONCURRENCE DU POURCENTAGE MIS A SA CHARGE PAR UNE DECISION DEVENUE DEFINITIVE, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ; ET, SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA DEUXIEME BRANCHE : VU L'ARTICLE 1351 DU CODE CIVIL, ATTENDU QUE, POUR DECLARER IRRECEVABLE LA DEMANDE FORMEE PAR LES CONSORTS Z... CONTRE LA SOCIETE DAUSSY, L'ARRET A ENCORE ENONCE QU'EN TOUT ETAT DE CAUSE LEUR ACTION SE HEURTERAIT AU PRINCIPE DE L'AUTORITE DE LA CHOSE JUGEE PUISQUE TENDANT A LA MEME FIN D'INDEMNISATION DE LEUR PREJUDICE, ET FONDEE SUR LA MEME CAUSE, ARTICLE 1352 DU CODE CIVIL, ELLE SE DEROULERAIT ENTRE LES MEMES PARTIES, LA SOCIETE DAUSSY ETANT DEVENUE PAR LE FAIT DE SON INTERVENTION FORCEE DANS LES PRECEDENTES PROCEDURES, PARTIE "A CES MEMES PROCEDURES DANS LESQUELLES LES CONSORTS Z... ETAIENT DEJA DEMANDEURS PRINCIPAUX ; QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LA PRECEDENTE DECISION N'AVAIT PAS EU A SE PRONONCER SUR UNE DEMANDE DES CONSORTS Z... CONTRE LA SOCIETE DAUSSY, LA COUR D'APPEL A VIOLE PAR FAUSSE APPLICATION LE TEXTE SUSVISE ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 4 JUIN 1950, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI : REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES, AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AMIENS, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;