Identifiant: JURITEXT000007487735

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2005X01X01X00162X055", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/48/77/JURITEXT000007487735.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 25 janvier 2005, 02-16.255, Inédit", "date_decision": "2005-01-25 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation partielle", "numero_affaire": "02-16255", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "2002-04-03", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Rennes (6e chambre) 2002-04-03", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. RENARD-PAYEN conseiller", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le premier moyen, pris en ses deux branches, tel qu'il figure au mémoire en demande et est annexé au présent arrêt : Attendu que, sous couvert du grief non fondé de violation des dispositions de l'article 242 du Code civil, le moyen ne tend qu'à remettre en cause, devant la Cour de Cassation, le pouvoir souverain d'appréciation de la cour d'appel (Rennes, 3 avril 2002) des faits constitutifs d'une cause de divorce ; que le moyen ne saurait être accueilli ; Sur le second moyen, tel qu'il figure au mémoire en demande, et est annexé au présent arrêt : Attendu que l'arrêt retient que Mme X..., qui a quitté le domicile conjugal et dont un constat d'adultère établit les relations d'intimité avec un autre homme, chez qui elle a été domiciliée, n'a pas démontré les violences et l'agressivité qu'elle impute à son mari ; que, par ces constatations et en prononçant le divorce à ses torts exclusifs, la cour d'appel a nécessairement estimé que les fautes de l'épouse n'étaient pas excusées par le comportement de son mari ; d'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; Sur le quatrième moyen, tel qu'il figure au mémoire en demande, et est annexé au présent arrêt : Attendu que la cour d'appel, qui a prononcé le divorce des époux aux torts exclusifs de Mme X..., a rejeté, par motif adopté, la demande en dommages-intérêts formée par la femme, faute par elle de justifier d'un préjudice ; qu'elle a ainsi légalement justifié sa décision ; Mais, sur le troisième moyen : Vu l'article 266 du Code civil ; Attendu que lorsque le divorce est prononcé aux torts exclusifs de l'un des époux, celui-ci peut être condamné à des dommages-intérêts en réparation du préjudice matériel ou moral que la dissolution du mariage fait subir à son conjoint ; Attendu que l'arrêt attaqué retient, par motifs adoptés, pour condamner Mme X... à des dommages-intérêts envers son époux sur le fondement de l'article 266 du Code civil, qu'en raison de la soudaineté du départ des lieux de son épouse qui a immédiatement entretenu une relation adultère, M. Y... justifie nécessairement d'un préjudice moral ; Qu'en statuant ainsi, alors que le préjudice indemnisé ne résultait pas de la dissolution du mariage, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a alloué des dommages-intérêts à M. Y..., l'arrêt rendu le 3 avril 2002, entre les parties, par la cour d'appel de Rennes ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Angers ; Condamne M. Y... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de Mme X... ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-cinq janvier deux mille cinq.