Identifiant: JURITEXT000007078709

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X02X05X00035X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/87/JURITEXT000007078709.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 16 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-16 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-01-11", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Paris, Chambre 22 C, 1980-01-11", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 16, 276 ET 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ET 1134 DU CODE CIVIL ; ATTENDU QUE LA SOCIETE "MOBIL OIL FRANCAISE" FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR REFUSE DE PRONONCER LA NULLITE DU RAPPORT DEPOSE LE 7 FEVRIER 1978 PAR L'EXPERT A... DANS L'INSTANCE EN PAIEMENT DE SALAIRES, INDEMNITES ET DOMMAGES-INTERETS ENGAGEE CONTRE ELLE PAR SES ANCIENS LOCATAIRES-GERANTS, LES EPOUX D..., AUX MOTIFS QUE LADITE SOCIETE AVAIT ADRESSE TARDIVEMENT A L'EXPERT C... DONT ELLE LUI REPROCHAIT DE NE PAS AVOIR TENU COMPTE ET QU'ELLE NE JUSTIFIAIT PAS D'UN PREJUDICE A ELLE CAUSE PAR LES PRETENDUES IRREGULARITES DE L'EXPERTISE, ALORS QUE, D'UNE PART, LE FAIT PAR L'EXPERT DE N'AVOIR PAS PRIS EN CONSIDERATION LADITE NOTE CONSTITUE UNE VIOLATION DU PRINCIPE DU CONTRADICTOIRE, QUE D'AUTRE PART, LA COUR D'APPEL N'A PAS REPONDU AUX CONCLUSIONS DE LA SOCIETE FAISANT VALOIR QU'APRES AVOIR PRIS CONNAISSANCE DE LA NOTE SUSVISEE, L'EXPERT Y... INDIQUE N'AVOIR AUCUNE MODIFICATION A APPORTER AUX CONCLUSIONS DE SON RAPPORT, QUE PAR AILLEURS, ELLE NE POUVAIT TROUVER AUCUNE JUSTIFICATION DANS LA TARDIVITE DE L'ENVOI DE CETTE NOTE, AUCUN DELAI N'ETANT IMPARTI A CET EGARD PAR LES TEXTES, QU'ENFIN ELLE AVAIT DENATURE LE RAPPORT D'EXPERTISE EN RETENANT QUE LE RESULTAT D'EXPLOITATION AUQUEL ABOUTISSAIT L'EXPERT B... SUPERIEUR A CELUI DE LA SOCIETE, CE QUI L'AVAIT AMENE A ADMETTRE A TORT QUE CELLE-CI NE POUVAIT SE PREVALOIR D'AUCUN PREJUDICE CAUSE PAR LES IRREGULARITES DE L'EXPERTISE ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A APPRECIE LA PORTEE ET LA VALEUR DU RAPPORT D'EXPERTISE AU VU DES OBSERVATION DES PARTIES SANS ETRE TENUE D'EN PRONONCER LA NULLITE ; QUE LEDIT RAPPORT ET LES OBSERVATIONS COMPLEMENTAIRES AYANT ETE DISCUTES CONTRADICTOIREMENT DEVANT ELLE, LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI ; SUR LE SECOND MOYEN, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL ; ATTENDU QUE LA SOCIETE "MOBIL OIL FRANCAISE" REPROCHE ENCORE AU MEME ARRET D'AVOIR DENA E... SES CONCLUSIONS D'APPEL EN LA CONDAMNANT A PAYER AUX EPOUX D... CERTAINES SOMMES AU SEUL MOTIF QU'ELLE NE CRITIQUAIT PAS DANS LESDITES CONCLUSIONS LES CHIFFRES RETENUS PAR L'EXPERT X... QU'AU CONTRAIRE ELLE CONTESTAIT EXPRESSEMENT LES HORAIRES DE TRAVAIL COMME LE MODE DE CALCUL DES HEURES DE BAIE ; MAIS ATTENDU QUE L'ARRET ENONCE SEULEMENT QUE LA SOCIETE N'A PAS CRITIQUE LES CHIFFRES RETENUS PAR L'EXPERT EN CE QUI CONCERNAIT L'APPLICATION AUX EPOUX ROBERT DU Z... 190, CE QUI EST CONFORME AUX ECRITURES PAR ELLE PRISES EN CAUSE D'APPEL ET LAISSE INTACTE LA DISCUSSION SUR LES AUTRES POINTS ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN MANQUE EN FAIT ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 11 JANVIER 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;