Identifiant: JURITEXT000007074171

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1970X11X01X00033X00A", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/41/JURITEXT000007074171.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 10 novembre 1970, 68-14.105, Inédit", "date_decision": "1970-11-10 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "REJET", "numero_affaire": "68-14105", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1968-05-08", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris 1968-05-08", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. Ancel", "avocat_general": "Av.Gén. M. Gégout", "avocats": "Av. Demandeur : M. Talamon", "rapporteur": "Rpr M. Pauthe", "ecli": "", "sommaire": "OBLIGATION NATURELLE - Existence - Promesse de boins offices - Obligation civile (non). Statuant sur l'action en dommages-intérêts formée contre une partie pour inexécution d'un prétendu engagement d'honneur qu'elle aurait pris aux fins de faire obtenir au demandeur des satisfactions morales ou des avantages mondains qui lui ont été refusés, c'est par une appréciation souveraine de la lettre sur laquelle les prétentions du demandeur sont fondées que les juges du fond estiment qu'elle ne contenait qu'une promesse de bons offices et ils peuvent en déduire que son auteur n'avait contracté aucune obligation civile."}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, GUY CATHELIN, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE TOURISME ET DE CIRCULATION GENERALE DE LA SOCIETE D'ENCOURAGEMENT DE L'AUTOMOBILE CLUB DE FRANCE, A ETE, LE 1ER AVRIL 1965, DECLARE PAR LE COMITE DE LA SOCIETE, NON-ELU A LA DITE COMMISSION ET DECHU DE LA SIGNATURE FINANCIERE, QUE POUR OBTENIR LA REPARATION DU PREJUDICE MORAL QUE LUI ONT CAUSE CES DECISIONS ENTACHEES D'IRREGULARITES, IL A ACCEPTE QUE DE LIEDEKERKE-BEAUFORT, PRESIDENT DE L'AUTOMOBILE CLUB DE FRANCE ET DE LA SOCIETE D'ENCOURAGEMENT, INTERVIENNE AUPRES DES ORGANISMES DE CETTE DERNIERE POUR OBTENIR SA NOMINATION COMME PRESIDENT D'HONNEUR DES COMMISSIONS QU'IL AVAIT PRESIDEES ET COMME MEMBRE D'HONNEUR DE LA SOCIETE, QUE N'AYANT PAS OBTENU SATISFACTION, IL A POURSUIVI EN JUSTICE L'ANNULATION DES DECISIONS LUI FAISANT GRIEF A LA CONDAMNATION DE LA SOCIETE D'ENCOURAGEMENT A LUI VERSER UN FRANC A TITRE DE DOMMAGES-INTERETS ET CELLE DE LIEDEKERKE-BEAUFORT PERSONNELLEMENT A LA MEME REPARATION POUR N'AVOIR PAS, SELON LUI, EXECUTE L'ENGAGEMENT D'HONNEUR, QU'IL AVAIT PRIS, DE LUI FAIRE OBTENIR LES COMPENSATIONS PREVUES ; ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AUX JUGES DU FOND D'AVOIR REJETE LA DERNIERE DE CES DEMANDES, ALORS QUE, D'UNE PART, DE LIEDEKERKE-BEAUFORT AVAIT SOUSCRIT UNE OBLIGATION DE FAIRE A OBJET DETERMINE ET DONT L'ARRET CONVIENT QU'IL NE L'AVAIT PAS EXECUTE ET QUE, D'AUTRE PART, LE FAIT D'AVOIR ENGAGE SON HONNEUR DANS L'EXECUTION DE L'OBLIGATION NE POUVAIT PRIVER CELLE-CI D'EFFICACITE, L'ARRET NE S'EXPLIQUANT AUCUNEMENT SUR LA RAISON POUR LAQUELLE IL CONSIDERE QUE LE DEBITEUR N'ETAIT PAS OBLIGE DE RESPECTER SES ENGAGEMENTS ; MAIS ATTENDU QU'AYANT ESTIME PAR UNE INTERPRETATION SOUVERAINE DE LA LETTRE DE LIEDEKERKE-BEAUFORT QUE CELLE-CI NE CONTENAIT QU'UNE PROMESSE DE BONS OFFICES, LA COUR D'APPEL A PU EN DEDUIRE QU'IL N'AVAIT CONTRACTE AUCUNE OBLIGATION CIVILE ; QUE PAR CES SEULS MOTIFS, ELLE A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; PAR CES MOTIFS, REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 8 MAI 1968, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS,