Identifiant: JURITEXT000007521840

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X11X06X00523X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/18/JURITEXT000007521840.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 4 novembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-11-04 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1981-11-23", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel AIX-EN-PROVENCE (Chambre 5) 1981-11-23", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : - LE DIRECTEUR GENERAL DES IMPOTS - CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE, CINQUIEME CHAMBRE, EN DATE DU 23 NOVEMBRE 1981, QUI A RELAXE ALIBERT Y... ET X... ANDRE DANS UNE POURSUITE EXERCEE POUR OUVERTURE ILLICITE D'UN DEBIT DE BOISSONS DE LA QUATRIEME CATEGORIE ; VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 502, 562 BIS, 1568, 1791 ET 1804 B DU CODE GENERAL DES IMPOTS, L 28, L 29, L 30, L 31, L 42, L 43 DU CODE DES DEBITS DE BOISSONS ; ENSEMBLE VIOLATION DES ARTICLES 591 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE POUR INSUFFISANCE ET CONTRADICTION DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ; EN CE QUE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE A DECIDE QUE LES PREVENUS EXPLOITAIENT UN SEUL DEBIT DE BOISSONS ; AUX MOTIFS QUE LE DANCING EXPLOITE AU SOUS-SOL NE CONSTITUAIT QUE LE PROLONGEMENT DU BAR DU REZ-DE-CHAUSSEE, LA GESTION, LE PERSONNEL ET L'APPROVISIONNEMENT ETANT UNIQUES ; ALORS QUE LA CONSTATATION SELON LAQUELLE LES DEUX SALLES OFFRAIENT DES PRESTATIONS DIFFERENTES A DES TARIFS ET A DES HEURES QUI N'ETAIENT PAS LES MEMES, ETABLISSAIT LA DIFFERENCE DE CARACTERE ET DE DESTINATION DES DEUX DEBITS, ET PAR LA MEME LA DUALITE D'ETABLISSEMENTS ; D'OU IL SUIT QUE LES JUGES D'APPEL, EN RETENANT LA SOLUTION INVERSE, N'ONT PAS TIRE LES CONSEQUENCES LEGALES DE LEURS PROPRES CONSTATATIONS ; ATTENDU QU'IL RESULTE DU PROCES-VERBAL, BASE DES POURSUITES, AUQUEL SE REFERE L'ARRET ATTAQUE, QU'ALIBERT ET X... EXPLOITENT UN ETABLISSEMENT A L'ENSEIGNE LE GRAND LARGE ; QU'ILS DISPOSENT D'UNE LICENCE DE LA QUATRIEME CATEGORIE ; QUE SOUS LE COUVERT DE CETTE MEME LICENCE, ILS FONT EGALEMENT FONCTIONNER, AU SOUS-SOL, UN BAR-DANCING ; ATTENDU QUE POUR RELAXER ALIBERT ET X... DES FINS DE LA POURSUITE, LA COUR D'APPEL CONSTATE QUE L'ENTREE DE L'ETABLISSEMENT SE FAIT UNIQUEMENT PAR LE BAR DU REZ-DE-CHAUSSEE ET QUE L'ON NE PEUT PENETRER DANS LE BAR DU SOUS-SOL QUE PAR CE MOYEN ; QU'ELLE RELEVE, PAR AILLEURS, QUE LA GESTION, LE PERSONNEL ET L'APPROVISIONNEMENT SONT COMMUNS ; QU'ELLE DEDUIT DE SES OBSERVATIONS QUE LES DEUX BARS, L'UN ETANT LE PROLONGEMENT DE L'AUTRE, NE CONSTITUENT QU'UN SEUL DEBIT DE BOISSONS REGULIEREMENT DIVISE EN PLUSIEURS PARTIES DESTINEES A FOURNIR DES PRESTATIONS DIFFERENTES A DES TARIFS ET SUIVANT DES HORAIRES DIFFERENTS ; ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS FONDEES SUR LA CONFIGURATION DES LIEUX ET LE MODE D'EXPLOITATION DE L'ETABLISSEMENT, ET QUI RELEVENT DU POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION PAR LES JUGES DU FOND DES ELEMENTS DE PREUVE SOUMIS AUX DEBATS CONTRADICTOIRES, LA COUR D'APPEL A PU, SANS ENCOURIR LE GRIEF D'INSUFFISANCE OU DE CONTRADICTION DE MOTIFS ALLEGUE AU MOYEN, STATUER COMME ELLE L'A FAIT ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ; REJETTE LE POURVOI ;