Identifiant: JURITEXT000007079368

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1987X06X03X00057X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/93/JURITEXT000007079368.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, Chambre civile 3, du 17 juin 1987, 86-11.868, Inédit", "date_decision": "1987-06-17 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "86-11868", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1985-04-24", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Dijon 1985-04-24", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "BAIL RURAL - Occupant d'une parcelle de terre - Existence d'un bail - Preuve - Constatations."}

Document juridique:
Sur le moyen unique : Attendu que M. Z... fait grief à l'arrêt attaqué (Dijon, 24 avril 1985) de l'avoir déclaré occupant sans droit ni titre d'une parcelle de terre appartenant à Mme X... épouse Y..., alors, selon le moyen, "d'une part, qu'il est constant que la charge de la preuve incombe au demandeur ; que cette charge pesait en l'occurrence sur Mme Y... qui demandait aux juges du fond de constater l'inexistence d'un bail rural au profit de M. Z..., de sorte qu'en reprochant à ce dernier de ne pas avoir apporté la preuve des paiements qu'il avait effectués pour la période allant de 1975 à 1981, la Cour d'appel a ainsi renversé les règles qui gouvernent la charge de la preuve et statué en violation de l'article 1315 du Code civil, alors que, d'autre part, la Cour d'appel ne pouvait davantage se fonder sur la circonstance que les consorts X... avaient procédé à des coupes d'herbe, dont elle constate, de surcroît, qu'il s'agissait de simples regains, ni davantage prendre en considération le fait qu'ils avaient procédé à quelques plantations d'arbres fruitiers, pour en déduire que M. Z... n'était pas titulaire d'un bail rural, ces éléments ne pouvant établir seulement le manquement du bailleur à son obligation de garantie, d'où il suit que l'arrêt attaqué a violé l'article 809-1 du Code rural" ; Mais attendu qu'en retenant souverainement, sans inverser la charge de la preuve, que plusieurs personnes avaient la jouissance du bien litigieux et que M. Z..., qui n'établissait pas avoir fait des paiements réguliers entre 1975 et 1981, ne pouvait se prévaloir d'une occupation des lieux à titre onéreux, la Cour d'appel a légalement justifié sa décision ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi