Identifiant: JURITEXT000007075474

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X12X05X00543X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/54/JURITEXT000007075474.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 16 décembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-12-16 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1982-03-25", "juridiction_attaquee": "Tribunal d'instance Lyon 1982-03-25", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L. 420-1 ET SUIVANTS DU CODE DU TRAVAIL, 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ET 1134 DU CODE CIVIL, DEFAUT DE REPONSE AUX CONCLUSIONS, MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QUE LES SOCIETES AUTO-ECOLE MARIETTON ET CENTRE D'EDUCATION ROUTIERE RHONE-ALPES, DITE CERRA, REPROCHENT AU JUGEMENT ATTAQUE D'AVOIR DECLARE QU'ELLES CONSTITUAIENT UNE UNITE ECONOMIQUE ET SOCIALE POUR LES ELECTIONS DES DELEGUES DU PERSONNEL, ALORS PREMIEREMENT, QUE L'IDENTITE DU DIRIGEANT DE DEUX ENTREPRISES ET DE LEURS SIEGES SOCIAUX, L'IDENTITE D'ACTIVITE DE CERTAINS DE LEURS EMPLOYES ET LA COMPLEMENTARITE EN FAIT DE PARTIE D'ENTRE ELLES SONT INSUFFISANTES POUR CARACTERISER L'EXISTENCE D'UNE UNITE ECONOMIQUE, ALORS, DEUXIEMEMENT, QU'IL ETAIT SOUTENU DANS DES CONCLUSIONS DEMEUREES SANS REPONSE QUE LA SOCIETE CERRA "NE POSSEDAIT PAS DE NUMERO D'AGREMENT ADMINISTRATIF PERMETTANT L'ENSEIGNEMENT DE LA CONDUITE AUTOMOBILE, COMME CELA EST EXIGE POUR LES MONITEURS D'AUTO-ECOLE", CE QUI EXCLUAIT TOUTE IDENTITE DE PERSONNEL ENTRE LES DEUX SOCIETES, ALORS, TROISIEMEMENT, QUE L'AUTO-ECOLE MARIETTON AYANT ETE FONDEE EN 1955 ET LA SOCIETE CERRA EN NOVEMBRE 1979, IL APPARTENAIT AU TRIBUNAL DE PRECISER DANS LE TEMPS LES ELEMENTS DE FAIT QU'IL A RETENUS COMME ETABLISSANT UNE IMBRICATION DES MOYENS MATERIELS ET DU PERSONNEL DANS LES DEUX ENTREPRISES, ALORS, QUATRIEMEMENT, QUE LE JUGE DU FOND A RETENU COMME PROBANT LE FAIT QUE LES FICHES DE PAYE ETAIENT INDIFFEREMMENT ETABLIES PAR L'AUTO-ECOLE MARIETTON ET PAR LA SOCIETE CERRA, SANS REPONDRE AUX CONCLUSIONS FAISANT VALOIR QUE "LA GESTION DU PERSONNEL ETAIT TOTALEMENT DISTINCTE ET C'EST A TORT QUE LE SNEC FEN PRETEND DEMONTRER LE CONTRAIRE EN PRODUISANT LES BULLETINS DE SALAIRE ETABLIS PAR L'AUTO-ECOLE MARIETTON A M. X..., MONITEUR A LA CERRA , EN EFFET, CES BULLETINS DE SALAIRE SONT ANTERIEURS A LA CONSTITUTION DE LA CERRA ET NE POUVAIENT DE CE FAIT ETRE ETABLIS EN SON NOM", ALORS, CINQUIEMEMENT, QUE L'EXISTENCE D'UNE UNITE SOCIALE ENTRE DEUX ENTREPRISES NE PEUT ETRE LEGALEMENT DEDUITE NI DE L'EXISTENCE D'UNE GREVE SUIVIE "PARALLELEMENT" DANS LESDITES ENTREPRISES NI DE L'EXISTENCE D'UN PRETENDU PROTOCOLE D'ACCORD, DONT LA NATURE, LE CONTENU ET LA DATE NE SONT NI PRECISES, NI ANALYSES ET ALORS, ENFIN, QUE LE JUGE DU FOND A QUALIFIE D'UNIQUE PROTOCOLE D'ACCORD POUR LA REPRISE DU TRAVAIL SIGNE POUR LES DEUX SOCIETES PAR MONCHANIN, UN SIMPLE PROJET DE PROTOCOLE ETABLI PAR LE SYNDICAT SNEC FEN ET QUE MONCHANIN N'A JAMAIS SIGNE ; MAIS ATTENDU QUE LE TRIBUNAL D'INSTANCE RELEVE QUE L'AUTO-ECOLE MARIETTON ET LA SOCIETE CERRA ONT LE MEME GERANT, LE MEME SIEGE SOCIAL SITUE DANS DES LOCAUX COMMUNS, QUE LEUR ACTIVITE EST IDENTIQUE ET COMPLEMENTAIRE, LA PREMIERE AYANT POUR OBJET SOCIAL L'ENSEIGNEMENT DE LA CONDUITE AUTOMOBILE ET LA SECONDE, QUI TRAVAILLE PRESQUE EXCLUSIVEMENT AVEC LA SOCIETE AUTO-ECOLE MARIETTON, LE LOUAGE DE SERVICES ET DES MOYENS DE FORMATION DES CANDIDATS AU PILOTAGE, QUE CERRA SE PRESENTE DANS SA PUBLICITE COMME "CIRCUIT MARIETTON" OU "CENTRE DE FORMATION MARIETTON", QU'IL EXISTE ENTRE ELLES UNE IMBRICATION DES MOYENS MATERIELS, QUE LE JUGE DU FOND MENTIONNE, ET QU'IL EN EST DE MEME EN CE QUI CONCERNE LEURS PERSONNELS ; QUE DE CES ELEMENTS, LE TRIBUNAL D'INSTANCE, QUI N'ETAIT PAS TENU DE SUIVRE LES PARTIES DANS LE DETAIL DE LEUR ARGUMENTATION, A PU DEDUIRE, SANS ENCOURIR LES GRIEFS DU POURVOI, QUE LES DEUX SOCIETES CONSTITUAIENT UNE UNITE ECONOMIQUE ET SOCIALE POUR LES ELECTIONS DES DELEGUES DU PERSONNEL ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS ; REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 25 MARS 1982, PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE LYON ;