Identifiant: JURITEXT000007521728

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1983X01X06X00065X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/17/JURITEXT000007521728.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 11 janvier 1983, Inédit", "date_decision": "1983-01-11 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1981-11-26", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Rouen, Chambre spéciale des mineurs, 1981-11-26", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : - X., CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE ROUEN (CHAMBRE SPECIALE DES MINEURS) EN DATE DU 26 NOVEMBRE 1981, QUI, SUR RENVOI APRES CASSATION, L'A DECLARE CIVILEMENT RESPONSABLE DES CONSEQUENCES DOMMAGEABLES DES FAITS DONT S'EST RENDU COUPABLE SON X... MINEUR Y. ; VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 3 ET 520 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, 8, 9 ET 24 DE L'ORDONNANCE N° 45-174 DU 2 FEVRIER 1945, L 223-1 DU CODE DE L'ORGANISATION JUDICIAIRE, 1384 DU CODE CIVIL, EN CE QUE, APRES AVOIR ANNULE LE JUGEMENT EN TANT QU'IL AVAIT CONDAMNE X., BIEN QUE CE DERNIER N'AIT PAS ETE CITE DEVANT LE JUGE DES ENFANTS, A REPARER COMME CIVILEMENT RESPONSABLE DE SON X... STEPHANE, LE PREJUDICE SUBI PAR MME Y... Z... FARIA, L'ARRET ATTAQUE A EVOQUE ET STATUE SUR LE FOND, ALORS QUE L'EVOCATION EST IMPOSSIBLE LORSQUE LE JUGE DE PREMIERE INSTANCE A ETE IRREGULIEREMENT SAISI ET QUE L'IRREGULARITE NE PEUT ETRE COUVERTE ; QUE, NOTAMMENT, LA COUR SPECIALE DES MINEURS NE PEUT EVOQUER DES LORS QUE, FAUTE POUR LES PARENTS DU MINEUR - QUI N'ONT PAS COMPARU VOLONTAIREMENT - D'AVOIR ETE CITES, LE JUGE DES ENFANTS NE PEUT ETRE SAISI A LEUR EGARD D'AUCUNE DEMANDE ; VU LESDITS ARTICLES ; ATTENDU QUE SI, AUX TERMES DE L'ARTICLE 520 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, LA COUR D'APPEL, APRES AVOIR ANNULE UN JUGEMENT POUR VIOLATION OU OMISSION NON REPAREE DES FORMES PRESCRITES PAR LA LOI A PEINE DE NULLITE, EVOQUE ET STATUE AU FOND, L'EVOCATION EST PROHIBEE LORSQUE LES PREMIERS JUGES N'ONT PAS ETE REGULIEREMENT SAISIS ; ATTENDU QU'APRES AVOIR CONSTATE QUE X. ET N. DIVORCEE X. AVAIENT REGULIEREMENT FRAPPE D'APPEL LE JUGEMENT QUI LES AVAIT DECLARES CIVILEMENT RESPONSABLES DE LEUR X... MINEUR SANS QUE CEUX-CI AIENT ETE CITES A COMPARAITRE NI QU'ILS AIENT COMPARU VOLONTAIREMENT EN QUALITE DE CIVILEMENT RESPONSABLES, LA COUR D'APPEL A ANNULE LEDIT JUGEMENT, PUIS EVOQUANT ET STATUANT AU FOND, A DECLARE X. ET N. DIVORCEE X. CIVILEMENT RESPONSABLES DE LEURS X... MINEUR ET TENUS A REPARER LES CONSEQUENCES DOMMAGEABLES DE L'ACCIDENT DE LA CIRCULATION OCCASIONNE PAR LEUR X... MINEUR ET DONT MARIO Y... Z... A ETE VICTIME ; MAIS ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, LA COUR D'APPEL A MECONNU LE PRINCIPE CI-DESSUS RAPPELE ; D'OU IL SUIT QUE LA CASSATION EST ENCOURUE ; PAR CES MOTIFS ; CASSE ET ANNULE PAR VOIE DE RETRANCHEMENT ET SANS RENVOI, L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE ROUEN EN DATE DU 26 NOVEMBRE 1981, MAIS SEULEMENT EN CE QU'ELLE A EVOQUE L'AFFAIRE QUANT A LA RESPONSABILITE CIVILE DE X. ;