Identifiant: JURITEXT000007075433

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X11X04X00536X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/54/JURITEXT000007075433.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 9 novembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-11-09 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-10-22", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Colmar, chambre 1, 1980-10-22", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES TROIS BRANCHES : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE (COLMAR, 22 OCTOBRE 1980) D'AVOIR CONDAMNE LES CONSORTS X... A SUPPORTER SOLIDAIREMENT PARTIE DE L'INSUFFISANCE D'ACTIF DE LA SOCIETE EN LIQUIDATION DES BIENS QU'ILS DIRIGEAIENT ALORS QUE, SELON LE POURVOI, D'UNE PART, EN REJETANT LA DEMANDE D'EXPERTISE ET D'AUDITION DE TEMOIN QUI LUI ETAIT SOUMISE, SANS AUCUNEMENT RECHERCHER SI LES FAITS OFFERTS EN PREUVE PAR LES CONSORTS X... N'AURAIENT PAS EU POUR EFFET DE JUSTIFIER QUE CEUX-CI AVAIENT APPORTE A LA GESTION DES AFFAIRES SOCIALES TOUTE L'ACTIVITE ET LA DILIGENCE NECESSAIRES, LA COUR D'APPEL A PRIVE SA DECISION DE TOUTE BASE LEGALE, ALORS QUE, D'AUTRE PART, LA COUR D'APPEL NE POUVAIT, SANS SE CONTREDIRE, RETENIR D'UN COTE QUE LES CONSORTS BUESSINGER NE JUSTIFIAIENT PAS DE LA MESURE DANS LAQUELLE ILS AVAIENT APPORTE A L'ENTREPRISE LE PRODUIT DES EMPRUNTS QU'ILS AVAIENT CONTRACTES EN HYPOTHEQUANT LEURS BIENS PERSONNELS, ET ENONCER, D'UN AUTRE COTE, QU'IL AVAIT ETE TENU COMPTE DE CET APPORT DE FONDS POUR LIMITER L'ETENDUE DE LEUR CONDAMNATION, CE QUI IMPLIQUE QUE LE MONTANT DUDIT APPORT ETAIT CONNU ; QU'EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, LA COUR D'APPEL A MECONNU LES EXIGENCES DE L'ARTICLE 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ET ALORS, ENFIN QUE, EN NE RECHERCHANT PAS SI LES CONSORTS X... N'AVAIENT PAS APPORTE A LA GESTION DES AFFAIRES SOCIALES TOUTE L'ACTIVITE ET LA DILIGENCE NECESSAIRES DES L'INSTANT QUE, COMME L'ARRET LUI-MEME LE RELEVE, ILS AVAIENT INVESTI DANS L'ENTREPRISE DES FONDS PROVENANT D'EMPRUNTS QU'ILS AVAIENT CONTRACTES EN HYPOTHEQUANT LEURS BIENS PERSONNELS, LA COUR D'APPEL A PRIVE SA DECISION DE TOUTE BASE LEGALE ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, QUI N'ETAIT PAS TENUE D'ORDONNER UNE MESURE D'INSTRUCTION, A RETENU NON SEULEMENT QUE LES CONSORTS X... NE FAISAIENT PAS LA PREUVE QUI LEUR INCOMBAIT MAIS ENCORE QU'ILS AVAIENT COMMIS PLUSIEURS FAUTES ET ERREURS DANS LA GESTION SOCIALE; QU'ELLE A, EN OUTRE, RELEVE QUE, MEME EN TENANT COMPTE DES EFFORTS DE FINANCEMENT, CE FAIT NE POUVAIT QUE PERMETTRE UNE ATTENUATION DE LA RESPONSABILITE ENCOURUE ; QU'AINSI ELLE NE S'EST PAS CONTREDITE ET A JUSTIFIE LEGALEMENT SA DECISION ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST FONDE EN AUCUNE DE SES TROIS BRANCHES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 22 OCTOBRE 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE COLMAR ;