Identifiant: JURITEXT000007078413

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1987X03X02X00015X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/84/JURITEXT000007078413.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, Chambre civile 2, du 18 mars 1987, 85-17.294, Inédit", "date_decision": "1987-03-18 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "85-17294", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1984-10-23", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Montpellier 1984-10-23", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "PROCEDURE CIVILE - Appel - Tardiveté - Conditions - Irrecevabilité."}

Document juridique:
Sur le moyen unique, pris en sa troisième branche : Vu l'article 112 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que la nullité des actes de procédure peut être invoquée au fur et à mesure de leur accomplissement ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. X... avait le 30 juin 1982, relevé appel d'un jugement rendu au profit de la Caisse mutuelle de réassurance agricole du Midi et qui lui avait été signifié à la requête de la caisse par un acte du 2 juin 1982 aux termes duquel lui était imparti un délai d'appel d'un mois, que, devant la Cour d'appel, la caisse a allégué qu'en la matière le délai d'appel, étant de quinze jours et que l'appel de M. X... était donc tardif ; Attendu que pour déclarer l'appel irrecevable la Cour d'appel retient que le délai légal était effectivement de quinze jours, mais qu'elle ne peut se prononcer sur la validité de la signification sans statuer au-delà de l'objet de la demande et sans contrevenir aux dispositions de l'article 112 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu cependant qu'il résulte des productions que M. X... avait conclu que si le délai d'appel était de quinze jours, la signification était nulle et n'avait pas fait courir le délai d'appel ; Qu'en statuant comme elle l'a fait la Cour d'appel a violé le texte susvisé ; Par ces motifs, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les deux premières branches : CASSE et ANNULE l'arrêt rendu le 23 octobre 1984, entre les parties, par la cour d'appel de Montpellier ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Toulouse, à ce désignée par délibération spéciale prise en la Chambre du conseil ;