Identifiant: JURITEXT000007073900

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X06X04X00501X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/39/JURITEXT000007073900.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 28 juin 1982, Inédit", "date_decision": "1982-06-28 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-02-15", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel DOUAI 1980-02-15", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE (DOUAI, 15 FEVRIER 1980), D'AVOIR REFUSE DE FAIRE DROIT AUX DEMANDES DE LA SOCIETE "ETABLISSEMENTS MOTTE ET PORISSE" (SOCIETE MOTTE ET PORISSE) QUI SOUTENAIT QUE LA SOCIETE "ROBERTSON FRANCE" (SOCIETE ROBERTSON) DEVAIT ETRE CONDAMNEE A ASSURER LE REMPLACEMENT INTEGRAL DE PANNEAUX DE REVETEMENT MURAL EXTERIEUR LIVRES PAR ELLE EN RAISON DE CE QUE DES DESORDRES ETAIENT APPARUS SUR LA PEINTURE, ET D'AVOIR LIMITE LA REFECTION DE CETTE PEINTURE A UNE FACADE DE L'IMMEUBLE, ALORS, SELON LE POURVOI, QU'AUCUN DES MOTIFS DE L'ARRET NE REVELE LA NATURE EXACTE DU LITIGE, QUE LES CONCLUSIONS DES PARTTIES ET LEURS MOYENS NE SONT NI ANALYSES, NI, PAR VOIE DE CONSEQUENCE, EXAMINES ; QU'IL N'EST PAS NOTAMMENT REPONDU AUX CONCLUSIONS DE LA SOCIETE MOTTE ET PORISSE FAISANT VALOIR : 1. QUE L'ASPECT DU GALBESTOS UTILISE COMME REVETEMENT EXTERIEUR DE SON USINE N'ETAIT PAS UNE QUALITE SECONDAIRE, MAIS UN ELEMENT ESSENTIEL DU MATERIAU PAR ELLE COMMANDE SI BIEN QUE SA DEGRADATION LIEE A UN VICE DE FABRICATION RECONNU (DEFAUT D'APPLICATION A CHAUD DU REVETEMENT EXTERIEUR PROMIS AU DESCRIPTIF ) NE POUVAIT ETRE SUPPLEE PAR DES RETOUCHES "A FROID" DE TYPE EPISODIQUE ET INEFFICACE, 2. QUE L'EXPERT, PUIS LE TRIBUNAL, AVAIENT COMMIS L'ERREUR FONDAMENTALE DE PENSER QUE SEULE LA FACADE SUD AVAIT ETE ATTEINTE PAR LE VICE DENONCE, ALORS QUE L'ENSEMBLE DES FACADES ETAIT REVETU D'UN MATERIAU DEFECTUEUX ET AVAIT ETE L'OBJET DE REPRISES INEFFICACES, CE QUI IMPLIQUAIT EN TOUTE HYPOTHESE QUE LES NOUVELLES REFECTIONS ORDONNEES NE SOIENT PAS LIMITEES A LA FACADE SUD, QU'EN BREF, L'ARRET NE COMPORTE AUCUN MOTIF PROPRE ET MECONNAIT LE DROIT D'APPEL OFFERT A TOUT JUSTICIABLE, COMPTE TENU DES SOMMES EN JEU ; MAIS ATTENDU QU'EN RETENANT "QU'EN CAUSE D'APPEL, LES FAITS ET LES PRETENTIONS DES PARTIES DEMEURENT LES MEMES QUE DEVANT LES PREMIERS JUGES QUI EN ONT FAIT UNE EXACTE APPLICATION", LA COUR D'APPEL A EXPRIME QU'ELLE ADOPTAIT L'EXPOSE DES FAITS ET MOYENS DES PREMIERS JUGES ET LES MOTIFS DE LEUR DECISION, ET QU'AUCUNE AUTRE PRETENTION N'AYANT ETE PRESENTEE EN CAUSE D'APPEL, UNE REPONSE EXACTE ET COMPLETE AVAIT ETE DONNEE AUX DEMANDES DES PARTIES ; QU'AINSI, SANS MECONNAITRE LE DROIT D'APPEL DES PARTIES, ELLE A JUSTIFIE SA DECISION ; QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 15 FEVRIER 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI ;