Identifiant: JURITEXT000007075366

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X10X03X00574X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/53/JURITEXT000007075366.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 20 octobre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-10-20 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1980-12-19", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris (Chambre 19 B) 1980-12-19", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE M X..., ARCHITECTE, CHARGE EN 1971 DE LA CONSTRUCTION D'UNE MAISON POUR LE COMPTE DE M Z..., REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE (PARIS, 19 DECEMBRE 1980) D'AVOIR, SUR L'ACTION EN INDEMNISATION POUR MALFACONS ET ABANDON DES TRAVAUX CONFIRME SA RESPONSABILITE ENVERS LE MAITRE D'A... ET DEFINI LA MISSION DE L'EXPERT B... A L'EVALUATION DU PREJUDICE, ALORS, SELON LE MOYEN, D'UNE PART, QUE L'ARRET ATTAQUE NE POUVAIT, SANS CONTRADICTION ENTRE SSES MOTIFS ET SON DISPOSITIF, D'UNE PART, DONNER MISSION A L'EXPERT D'EVALUER DANS SES DIVERS ELEMENTS LE PREJUDICE SUBI PAR M Z... EN RAISON DES FAUTES DE L'ARCHITECTE PRECEDEMMENT ANALYSEES ET, D'AUTRE PART, CONSIDERER QUE LA MESURE D'INSTRUCTION ORDONNEE S'AVERAIT INDISPENSABLE, SANS QU'IL Y AIT LIEU D'INVITER L'EXPERT A RECHERCHER SI LES FAUTES DE L'ARCHITECTE ONT CAUSE UN PREJUDICE AU MAITRE DE Y..., ET ALORS QUE LA CONTRADICTION ENTRE LES MOTIFS ET LE DISPOSITIF EQUIVAUT A UNE ABSENCE DE MOTIFS, ET EST CONSTITUTIVE D'UNE VIOLATION DE L'ARTICLE 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ALORS, D'AUTRE PART, QUE POUR L'EXECUTION D'UNE OBLIGATION DONNE LIEU A DES DOMMAGES ET INTERETS, IL FAUT QUE CETTE INEXECUTION AIT CAUSE AU CREANCIER UN DOMMAGE ; QUE LA COUR D'APPEL SAISIE DE CONCLUSIONS PAR LESQUELLES L'ARCHITECTE CONTESTAIT L'IMPUTABILITE AUX FAUTES QUI LUI ETAIENT REPROCHEES DU PREJUDICE DONT LE MAITRE DE Y... LUI DEMANDAIT REPARATION, N'A PAS MIS LA COUR DE CASSATION EN MESURE D'EXERCER SON POUVOIR DE CONTROLE SUR LE LIEN DE CAUSALITE NECESSAIRE POUR QUE LA RESPONSABILITE DE L'ARCHITECTE PUISSE ETRE RETENUE ; QU'AINSI, L'ARRET ATTAQUE MANQUE DE BASE LEGALE AU REGARD DE L'ARTICLE 1149 DU CODE CIVIL, ET ALORS, ENFIN, QU'EN DECIDANT QU'IL N'Y AVAIT PAS LIEU D'INVITER L'EXPERT A RECHERCHER SI LES FAUTES DE L'ARCHITECTE AVAIENT CAUSE UN PREJUDICE AU MAITRE DE Y..., L'ARRET ATTAQUE, QUI RETIENT LA RESPONSABILITE DE L'ARCHITECTE ENVERS CE DERNIER, POUR LES FAUTES N'AYANT PAS OCCASIONNE LE PREJUDICE DONT IL ACCORDE REPARATION, A VIOLE PAR FAUSSE APPLICATION, L'ARTICLE 1149 DU CODE CIVIL ; MAIS ATTENDU QU'EN SON DISPOSITIF L'ARRET SE BORNE A CONFIRMER LE JUGEMENT EN REDEFINISSANT LA MISSION DE L'EXPERT, ET QU'EN SON DISPOSITIF, LE JUGEMENT ENTREPRIS S'ETAIT BORNE A COMMETTRE, TOUS DROITS ET MOYENS DES PARTIES RESERVES, CET EXPERT ; D'OU IL SUIT QUE, PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 150 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, LE MOYEN EST EN L'ETAT IRRECEVABLE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 19 DECEMBRE 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;