Identifiant: JURITEXT000007474029

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2004X02X01X00148X064", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/47/40/JURITEXT000007474029.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 24 février 2004, 01-14.864, Inédit", "date_decision": "2004-02-24 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "01-14864", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "2001-05-28", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Toulouse (1re chambre civile, 1re section) 2001-05-28", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. LEMONTEY", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Attendu que M. X... a, en prévision d'une acquisition immobilière, confié des fonds au premier clerc de la SCP de notaires Y... Z... ; qu'à la suite du détournement de ces fonds par celui-ci, il a exercé à l'encontre de M. Z... et de la SCP une action disciplinaire, sollicitant la réparation du son préjudice ; que le tribunal de grande instance a relaxé M. Z... et rejeté la demande en paiement de dommages et intérêts ; Sur le premier moyen, pris en ses deux branches : Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt attaqué (Toulouse, 28 mai 2001) d'avoir rejeté son action disciplinaire, alors selon le moyen : 1 / qu'en adoptant une conception restrictive de la faute disciplinaire passible de sanction, définie à tort comme une faute intentionnelle ou une grave négligence, la cour a violé l'article 2 de l'ordonnance du 28 juin 1945 relative à la discipline des notaires et de certains officiers ministériels ; 2 / qu'en omettant de répondre à ses conclusions faisant valoir que M. Z... avait fait preuve d'une véritable négligence en ne contrôlant pas le premier clerc à l'égard duquel il avait des soupçons, la cour a violé l'article 455 du nouveau code de procédure civile; Mais attendu, d'une part, que l'arrêt attaqué s'est borné, en application de l'article 37, alinéa 4, de l'ordonnance du 28 juin 1945, à déclarer irrecevable l'appel en ce qu'il tendait au prononcé d'une peine disciplinaire ; que statuant sur les dommages et intérêts, la cour d'appel n'a pas subordonné le succès de la demande à la démonstration d'une faute intentionnelle ou grave ; que, d'autre part, la cour d'appel retient que M. X... n'avait produit aucun élément démontrant que M. Z... aurait eu connaissance des faits, antérieurement à leur dénonciation ou qu'il en aurait favorisé la commission par sa négligence ; que la cour d'appel a ainsi répondu aux conclusions invoquées ; que le moyen, inopérant en sa première branche, n'est pas fondé en sa seconde branche ; Et sur le second moyen : Attendu que M. X... reproche à l'arrêt confirmatif d'avoir jugé que la procédure qu'il a engagée était abusive et de l'avoir condamné à indemniser M. Z... et la SCP, à raison des conséquences dommageables de sa faute, alors selon le moyen que la cour d'appel, en omettant de caractériser les circonstances de nature à faire dégénérer en abus le droit d'agir en justice, a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1382 du Code civil ; Mais attendu qu'en retenant, par motifs adoptés, que M. X... avait engagé plusieurs procédures judiciaires infondées avant d'introduire l'action disciplinaire et que ses conclusions comportaient des insinuations attentatoires à l'honneur de M. Z..., la cour d'appel a légalement justifié sa décision du chef critiqué ; que le moyen n'est pas davantage fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne M. X... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de la société civile professionnelle Y... Z... et de M. Z... ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-quatre février deux mille quatre.