Identifiant: JURITEXT000007075461

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X12X04X00522X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/54/JURITEXT000007075461.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 15 décembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-12-15 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1981-04-24", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris (Chambre 25 B) 1981-04-24", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
VU L'ARTICLE L.131-6 DU CODE DE L'ORGANISATION JUDICIAIRE, SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE, SELON L'ARRET DEFERE (PARIS, 24 AVRIL 1981), LA "SOCIETE D'EXPLOITATION DE REVETEMENTS BITUMEUX" (LA S.E.R.B.) FAISANT PARTIE DU GROUPE DES SOCIETES PICARD, AVAIT CONVENU AVEC LA SOCIETE "SELLIER LEBLANC AGREGATS MATERIAUX (LA S.L.A.M.) DE LUI REGLER DES FOURNITURES PAR DES EFFETS ACCEPTES, PORTANT L'AVAL DE LA SOCIETE "GILBERT PICARD", AVAL MATERIALISE PAR UN TAMPON "ENTREPRISE GILBERT PICARD. LE DIRECTEUR" SUIVI DE LA SIGNATURE DE JOUAN, SON FONDE DE POUVOIR ; QUE, FIN 1978 ET DEBUT 1979, LA S.L.A.M. A EMIS NEUF LETTRES DE CHANGE A ECHEANCE DES 10 FEVRIER ET 10 MARS 1979, ACCEPTEES PAR LA S.E.R.B., AVEC, SOUS LA MENTION "BON POUR AVAL EN FAVEUR DU TIRE" LA SEULE SIGNATURE DE JOUAN, QUE CES EFFETS ETANT DEMEURES IMPAYES EN RAISON DE LA SUSPENSION PROVISOIRE DES POURSUITES DONT A BENEFICIE LE 16 FEVRIER 1979 LE GROUPE DES SOCIETES PICARD, LA S.L.A.M. EN A RECLAME LE PAIEMENT A JOUAN EN SA QUALITE DE DONNEUR D'AVAL ; ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR FAIT DROIT A LA DEMANDE DE LA SOCIETE S.L.A.M., AU MOTIF NOTAMMENT QUE JOUAN NE RAPPORTE PAS LA PREUVE D'UNE ERREUR QUI AURAIT CONSISTE EN L'OMISSION MATERIELLE DES MENTIONS PRECISANT EN QUELLE QUALITE IL SIGNAIT L'ENGAGEMENT D'AVAL, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE JOUAN INVOQUAIT EXPRESSEMENT, DANS SES ECRITURES D'APPEL, LA CONVENTION DE COMPTE A TERME CONCLU ENTRE LES SOCIETES S.L.A.M. ET S.E.R.B., AUX TERMES DE LAQUELLE LES EFFETS TIRES PAR LA PREMIERE SUR LA SECONDE DEVAIENT ETRE AVALISES PAR LA SOCIETE "PICARD-GILBERT", QU'APRES AVOIR RAPPELE QUE LA CREATION D'UNE LETTRE DE CHANGE N'ENTRAINE PAS NOVATION DES CONVENTIONS ANTERIEURES QUI SUBSISTENT, IL SOUTENAIT QUE LA VOLONTE COMMUNE DES PARTIES CONSISTAIT A OBTENIR UNE GARANTIE, NON PAS D'UN PARTICULIER, MAIS D'UNE SOCIETE LIEE A LA S.E.R.B. PAR DES LIENS JURIDIQUES ORGANIQUES, QU'IL EN DEDUISAIT QUE L'AVAL DONNE SUR LES EFFETS LITIGIEUX AVAIT ETE SOUSCRIT PAR LA SOCIETE "PICARD GILBERT", ET QUE JOUAN AVAIT SIGNE EN QUALITE DE FONDE DE POUVOIR DE CELLE-CI, QU'EN SE BORNANT A ENONCER QUE LA SOCIETE S.L.A.M. AVAIT PROBABLEMENT EU CONNAISSANCE DES DIFFICULTES DU GROUPE PICARD AVANT LE PRONONCE DE LA SUSPENSION PROVISOIRE DES POURSUITES, ET A ESTIMER QUE JOUAN AVAIT EU UN INTERET PERSONNEL A DONNER SA GARANTIE A LA S.E.R.B., LA COUR D'APPEL N'A PAS REPONDU AU MOYEN TIRE PAR JOUAN DE LA CONVENTION DE COMPTE A TERME ET, DE CE FAIT, A VIOLE L'ARTICLE 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ; MAIS ATTENDU QUE, TANT PAR MOTIFS PROPRES QU'ADOPTES, LA COUR D'APPEL A CONSTATE QUE JOUAN S'ETAIT PORTE CAUTION AU MEME TITRE QUE PICARD DES SOCIETES DU GROUPE PICARD, ET A RELEVE QU'IL AVAIT INTERET A DONNER SA GARANTIE PERSONNELLE A LA S.E.R.B. ; QUE DES LORS LA COUR D'APPEL, QUI A RETENU QUE JOUAN, EN SIGNANT SEUL LES LETTRES DE CHANGE ACCEPTEES PAR CETTE SOCIETE, N'AVAIT PAS DONNE SON AVAL POUR LE COMPTE DE LA SOCIETE GILBERT PICARD, A REPONDU AUX CONCLUSIONS INVOQUEES ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN EST SANS FONDEMENT ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 24 AVRIL 1981, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;