Identifiant: JURITEXT000007491693

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2006X05X04X00119X028", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/49/16/JURITEXT000007491693.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 16 mai 2006, 05-11.928, Inédit", "date_decision": "2006-05-16 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "05-11928", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "2004-12-09", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Grenoble (chambre commerciale) 2004-12-09", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. TRICOT", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Grenoble, 9 décembre 2004), qu'à la suite de la mise en redressement judiciaire de l'Eurl Chalets X..., le 12 octobre 2001, M. Y..., agissant en qualité d'administrateur de l'indivision X..., a déclaré la créance de l'indivision résultant d'une ordonnance rendue, le 19 septembre précédent, par le président du tribunal de grande instance et frappée d'appel ; que le représentant des créanciers lui a fait connaître, le 5 février 2002, son intention de proposer le rejet de la créance ; que le créancier n'a pas répondu à ce courrier ; que le juge-commissaire ayant rejeté la créance, M. Y..., ès qualités, a relevé appel de l'ordonnance ; Attendu que M. Y..., ès qualités, fait grief à l'arrêt d'avoir maintenu l'ordonnance rendue le 21 avril 2004 par le président chargé de la mise en état qui avait déclaré l'appel irrecevable alors, selon le moyen : 1 ) que la décision du président du tribunal de grande instance statuant en la forme des référés en application de l'article 815-6 du Code civil a autorité de chose jugée au principal, y compris quant aux chefs du dispositif statuant sur des demandes ne relevant pas, en principe, de sa compétence ; qu'en jugeant néanmoins que l'ordonnance du 19 septembre 2001 par laquelle le président du tribunal de grande instance, statuant en la forme des référés, avait condamné l'Eurl Chalets X... à payer à l'indivision X... la somme de 46 053,53 euros n'avait pas autorité de chose jugée au principal, la cour d'appel a violé les articles 815-6 et 1351 du Code civil et L. 621-105 du Code de commerce ; 2 ) que M. Y..., en qualité d'administrateur provisoire de l'indivision X..., faisait valoir que le représentant des créanciers n'était pas fondé à refuser ou contester la déclaration de créance résultant de l'application d'une décision judiciaire assortie de l'exécution provisoire et qu'il en résultait ainsi une nullité de fond rendant l'appel recevable ; qu'il en ressortait que M. Y... reprochait au juge-commissaire d'avoir excédé ses pouvoirs en rejetant du passif de l'Eurl Chalets X... la créance résultant de l'ordonnance en la forme des référés du 19 septembre 2001 ; qu'il en résultait que son appel de la décision du juge-commissaire était recevable nonobstant l'absence de réponse dans le délai de trente jours ; qu'en jugeant néanmoins l'appel irrecevable au motif que M. Y... n'avait pas expressément employé les termes d'excès de pouvoir, la cour d'appel a violé les articles L. 621-47 et L. 621-105 du code de commerce ; Mais attendu qu'ayant retenu que le président du tribunal de grande instance, saisi d'une demande dirigée contre un tiers à l'indivision, ne pouvait, en prononçant condamnation contre ce tiers, avoir statué que par application de l'article 809 du nouveau Code de procédure civile, la cour d'appel en a exactement déduit que l'ordonnance du 19 septembre 2001 n'ayant pas autorité de chose jugée, il appartenait au juge-commissaire de décider du rejet ou de l'admission de la créance, le représentant des créanciers disposant d'une faculté de la contester et qu'à défaut d'avoir répondu à la contestation élevée par ce dernier le 5 février 2002 dans le délai de trente jours, le créancier était irrecevable en son appel, dès lors que la décision de rejet du juge-commissaire était conforme à la proposition du représentant des créanciers ; que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne M. Y..., ès qualités, aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette les demandes ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par le président en son audience publique du seize mai deux mille six.