Identifiant: JURITEXT000023550778

Métadonnées:
{"ancien_id": "", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/23/55/07/JURITEXT000023550778.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, civile, Chambre civile 1, 3 février 2011, 09-71.929, Inédit", "date_decision": "2011-02-03 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "11100117", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "09-71929", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "2008-11-21 00:00:00", "juridiction_attaquee": "Juridiction de proximité de Nice", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "M. Charruault (président)", "avocat_general": "", "avocats": "Me Jacoupy", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique, tel qu'il figure au mémoire en demande et est reproduit en annexe : Attendu que M. X... fait grief à la décision attaquée (juridiction de proximité de Nice, 21 novembre 2008), d'avoir rejeté l'ensemble de ses demandes tendant à l'indemnisation de son préjudice commercial par la société Neuf club internet à laquelle il imputait quatre "écrasements" abusifs de sa ligne téléphonique entre le 21 février et le 10 avril 2008 ; Mais attendu que, sous couvert de violation de la loi, le moyen ne tend qu'à remettre en cause le pouvoir souverain des juges du fond dans l'appréciation des éléments de preuve qui leur sont soumis ; que le moyen ne peut être accueilli ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne M. X... aux dépens ; Vu l'article 700 du code de procédure civile et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, rejette la demande de Me Jacoupy, avocat de M. X... ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du trois février deux mille onze. MOYEN ANNEXE au présent arrêt Moyen produit par Me Jacoupy, avocat aux Conseils pour M. X... Le moyen reproche au jugement attaqué d'avoir débouté Monsieur X... de ses demandes tendant à voir condamner la SOCIETE CLUB INTERNET à lui payer la somme de 3.950  à titre de préjudice commercial, AUX MOTIFS QUE « Attendu qu'il convient de rappeler les dispositions de l'article 9 du Code de Procédure Civile selon lesquelles « il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention ». Attendu qu'il importe de relever, au vu du courrier daté du 27 février 2008 adressé par la SOCIETE ORANGE à Monsieur Momar Tamsir X... que celui-ci a souscrit à l'offre formule internet, télévision, téléphone sous le numéro de compte 20 69 72 300 et qu'il l'a résiliée, au vu du courrier du 1er avril 2008, la résiliation prenant effet le 31 mars 2008. Attendu qu'il importe par ailleurs de noter que Monsieur Momar Tamsir X... : - résilie, au vu du courrier daté du 21 février 2008 de la SOCIETE FRANCE TELECOM le contrat d'abonnement au service téléphonique de sa ligne 04.92.27.06.69, résiliation devenant effective le 21 février 2008 ; - qu'il contracte un nouveau contrat d'abonnement le 21 mars 2008, sous le même numéro téléphonique 04.92.27 06.69 ; - qu'à compter du 2 mai 2008, ce numéro se transforme en 04.92.04.06.33 à sa demande ; Attendu qu'il est à noter de plus que le courrier daté du 8 avril 2008 adressé par la SOCIETE FRANCE TELECOM à Monsieur Momar Tamsir X... fait état d'un dégroupage, opéré par la SOCIETE CLUB INTERNET le 18 mars 2008, or à cette date Monsieur Momar Tamsir X... était contractant de la SOCIETE ORANGE formule internet. Attendu qu'il faut ajouter que Monsieur Momar Tamsir X... ne rapporte pas la preuve des « écrasements » dont il aurait été victime le 21 et le 28 février 2008 et le 18 mars et le 10 avril 2008, en se limitant à reprendre le courrier du 8 avril 2008 qui lui avait été adressé par la SOCIETE FRANCE TELECOM concernant le dégroupage du 18 mars 2008. Attendu qu'il convient dès lors, au vu de l'ensemble de ces éléments, de débouter Monsieur Momar Tamsir X... de l'ensemble de ses demandes », ALORS QUE, Le 24 janvier 2008, la SOCIETE NEUF CLUB INTERNET avait écrit à Monsieur X... : « Vous signalez avoir subi quatre écrasements de votre ligne. Après étude de vos pièces justificatives, et en compensation des préjudices et frais de toute nature consécutifs à l'ouverture d'une ligne ADSL sur votre ligne téléphonique n° 04.92.27.06.69 effectuée par erreur par CLUB INTERNET, je vous propose une indemnisation forfaitaire et globale de 1.828,54 E TTC » ; qu'ainsi, en énonçant que « Monsieur Momar Tamsir X... ne rapporte pas la preuve des « écrasements » dont il aurait été victime », alors que la lettre précitée de la SOCIETE NEUF CLUB iNTERNET constituait un aveu extrajudiciaire de la réalité de ces « écrasements » de sa ligne téléphonique, la Juridiction de Proximité a violé l'article 1354 du Code Civil.