Identifiant: JURITEXT000007074132

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X09X05X00505X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/41/JURITEXT000007074132.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 23 septembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-09-23 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1981-06-05", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel AIX-EN-PROVENCE 1981-06-05", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR A LA SUITE D'UNE EXPERTISE TECHNIQUE DECLARE QUE SORDELLO ETAIT ATTEINT D'UNE SILICOSE PROFESSIONNELLE CONTRACTEE AU SERVICE DE LA SOCIETE ANONYME ALUMINIUM PECHINEY, ALORS, D'UNE PART, QUE LES EXPERTS Y... A LA MISSION QUI LEUR AVAIT ETE CONFIEE N'ONT PAS PROCEDE A L'EXAMEN DU MALADE VIOLANT AINSI L'ARTICLE 5 DU DECRET DU 7 JANVIER 1959 ; QUE LES JUGES DU FOND ONT A TORT ESTIME QU'ILS ETAIENT TENUS DE SUIVRE L'AVIS MEDICAL QUI LEUR ETAIT SOUMIS, QUE, D'AUTRE PART, L'ARRET ATTAQUE NE POUVAIT RETENIR QUE SORDELLO ETAIT ATTEINT DE SILICOSE SANS REPONDRE AUX CONCLUSIONS D'APPEL FAISANT VALOIR QUE LA SILICOSE EST UNE MALADIE A EVOLUTION IRREVERSIBLE, DES LORS QUE LES DERNIERS EXAMENS PRATIQUES PAR LE MEDECIN DU TRAVAIL FAISAIENT APPARAITRE UNE AMELIORATION DE L'ETAT DU MALADE, ALORS, ENCORE, QUE L'ARTICLE 5 DU DECRET DU 7 JANVIER 1959 IMPOSE LA DISCUSSION DES POINTS SOUMIS A L'EXPERT, QUE LE RAPPORT NE FAISANT AUCUNE MENTION EXPRESSE DU RAPPORT DE L'ASSOCIATION DES PROPRIETAIRES D'APPAREILS A VAPEUR (DITE APAVE), BIEN QUE LA MISSION S'Y FUT REFEREE, LA COUR D'APPEL A MECONNU CE TEXTE EN S'ESTIMANT LIEE PAR L'EXPERTISE TECHNIQUE, ALORS, ENFIN, QUE LE RAPPORT DE L'APAVE AYANT CONCLU QU'ON NE RELEVAIT PAS DE PRESENCE SIGNIFICATIVE DE SILICE A L'ETAT LIBRE AU LIEU DU TRAVAIL, C'EST EN LE DENATURANT QUE LES EXPERTS Z... CONCLU QUE LA PRESENCE DE SILICE A L'ETAT LIBRE, SI MINIME FUT-ELLE, ENTRAINAIT L'EXPOSITION AU RISQUE ; MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE LA COUR D'APPEL, RELEVE QUE LES EXPERTS Z... PROCEDE SUR PIECES A LEUR MISSION EN RAISON DE CE QUE SELON LES MENTIONS DU RAPPORT D'EXPERTISE L'INTERESSE NE S'EST PAS PRESENTE, QU'IL N'APPARAIT NULLEMENT QU'ILS AIENT MECONNU LES ANALYSES EFFECTUEES PAR L'APAVE, NI DENATURE SON RAPPORT QUI FAISAIT ETAT D'UNE FAIBLE TENEURE EN SILICIUM DANS LES ECHANTILLONS EXAMINES, EN ENONCANT QUE LE POURCENTAGE DE SILICE LIBRE, SI MINIME FUT-IL, ENTRAINAIT L'EXPOSITION AU RISQUE, QUE D'AUTRE PART, SI LES CONCLUSIONS DE LA SOCIETE ALUMINIUM PECHINEY INDIQUAIENT QU'IL AURAIT ETE INTERESSANT DE CONNAITRE L'EVOLUTION DE LA MALADIE, ELLES N'EN TIRAIENT AUCUNE CONSEQUENCE, QU'IL S'AGISSAIT D'UNE SIMPLE ARGUMENTATION A LAQUELLE LA COUR N'ETAIT PAS TENUE DE REPONDRE, LES EXPERTS X... D'AILLEURS ESTIME QU'IL N'Y AVAIT AUCUNE AMELIORATION, QU'IL S'EN SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 5 JUIN 1981, PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE,