Identifiant: JURITEXT000007508768

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2006X07X03X00158X062", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/50/87/JURITEXT000007508768.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 5 juillet 2006, 05-15.862, Inédit", "date_decision": "2006-07-05 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "05-15862", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "2005-02-28", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Chambéry (1re chambre civile) 2005-02-28", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. WEBER", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Chambéry, 28 février 2005 n° 98/02157) que M. X... et la SCI David (la SCI) sont respectivement propriétaires de lots à usage commercial dans l'immeuble en copropriété "centre commercial Snow" à Avoriaz ; qu'alléguant des extensions de la SCI sur les parties communes, la première dans la galerie technique à l'arrière de l'immeuble avec empiétement sur la copropriété voisine Résidence Snow, la seconde sur le terrain d'emprise de cette dernière, M. X... a assigné la SCI, les syndicats des copropriétaires centre commercial Snow et Résidence Snow en remise en état des lieux ainsi qu'en allocation de dommages-intérêts ; Sur le moyen unique, pris en ses deux premières branches, ci-après annexé : Attendu que la cour d'appel ayant répondu aux conclusions de la SCI sur la fin de non recevoir tenant à la qualité pour agir de M. X..., le moyen manque en fait ; Mais sur le moyen unique, pris en sa quatrième branche : Vu l'article 455 du nouveau code de procédure civile ; Attendu que pour rejeter la demande de M. X... en reconstruction du mur mitoyen entre les deux copropriétés, l'arrêt retient que la cour d'appel a déclaré irrecevables les demandes d'annulation de délibérations de l'assemblée générale du 6 décembre 1999, qu'aux termes de la 11e résolution, l'assemblée générale a autorisé la SCI à faire des travaux d'aménagement du vide sanitaire et a donné en location ces locaux à cette société et qu'ainsi les emprises irrégulières reprochées à la SCI sur les parties communes ont disparu ; Qu'en statuant ainsi, sans répondre aux conclusions de M. X... qui soutenait que la SCI n'avait pas formé de recours contre le jugement qui avait annulé la décision n° 4 de l'assemblée générale du 6 avril 1988 qui l'avait autorisée à détruire le mur mitoyen entre les deux copropriétés, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé ; Et sur le moyen unique, pris en sa cinquième branche : Vu l'article 625, alinéa 2, du nouveau code de procédure civile ; Attendu que l'arrêt attaqué se rattache par un lien de dépendance nécessaire à l'arrêt n° RG 03/02347 du 28 février 2005, décidant que M. X... était irrecevable à demander la nullité de la décision n° 11 de l'assemblée générale du 6 décembre 1999 ayant été cassé par arrêt de ce jour ; que cette cassation entraîne par voie de conséquence la cassation de l'arrêt attaqué de ce chef ; PAR CES MOTIFS et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres branches : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 28 février 2005 (98-02157), entre les parties, par la cour d'appel de Chambéry ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Chambéry, autrement composée ; Condamne, ensemble le syndicat des copropriétaires de l'immeuble centre commercial Snow et la SCI David aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne, ensemble, le syndicat des copropriétaires centre commercial Snow et la SCI David à payer à M. X... la somme de 2 000 euros et rejette les demandes de la SCI David et du syndicat des copropriétaires centre commercial Snow ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du cinq juillet deux mille six.