Identifiant: JURITEXT000007521845

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X07X06X00506X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/18/JURITEXT000007521845.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 20 juillet 1982, Inédit", "date_decision": "1982-07-20 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1981-10-16", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris 1981-10-16", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : - 1°) Z... THERESE VEUVE Y... - - 2°) Y... AGNES - - 3°) Y... JEAN-PAUL - CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, 20EME CHAMBRE, EN DATE DU 16 OCTOBRE 1981, QUI, STATUANT SUR LES INTERETS CIVILS DANS UNE PROCEDURE SUIVIE DU CHEF D'HOMICIDE INVOLONTAIRE CONTRE EL HASNAOUY M'HAMED, N'A PAS FAIT ENTIEREMENT DROIT A LEURS DEMANDES DE REPARATIONS ; VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1382 ET SUIVANTS DU CODE CIVIL, 485 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810 POUR DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; "EN CE QUE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE A FIXE, AVANT DEDUCTION DU REMBOURSEMENT DU A L'ETAT, A 487.656 FRANCS LE PREJUDICE ECONOMIQUE DE VEUVE Y..., A 38.097 FRANCS CELUI DE DEMOISELLE Y... AGNES ET A 24.120 FRANCS CELUI DE Y... JEAN-PAUL ; "AU MOTIF QU'IL Y AURAIT LIEU DE RETENIR COMME BASE DE CALCUL UN TRAITEMENT ANNUEL DE LA VICTIME DE 90.000 FRANCS APRES DEDUCTIONS FISCALES, DE CONSIDERER QUE 60 % DES REVENUS DE LA VICTIME PROFITAIENT A SON EPOUSE ET A SES ENFANTS ET DE TENIR COMPTE DES AGES RESPECTIFS DE LA VICTIME ET DE SES AYANTS DROITS ; "ALORS QUE LES PREMIERS JUGES AVAIENT EVALUE LE PREJUDICE ECONOMIQUE DES DEMANDEURS EN APPLIQUANT AU REVENU ANNUEL DE LA VICTIME BENEFIANT A CEUX-CI LA VALEUR DU FRANC DE RENTE CALCULE EU EGARD A L'AGE DE LADITE VICTIME (14,431) QUE CETTE VALEUR DU FRANC DE RENTE N'AVAIT ETE REMISE EN QUESTION EN APPEL PAR AUCUNE DES PARTIES ; QU'EN EVALUANT COMME ELLE L'A FAIT LE PREJUDICE ECONOMIQUE DES DEMANDEURS, LA COUR S'EST TRES SENSIBLEMENT ECARTEE DU CALCUL RESULTANT DE L'APPLICATION DU FRANC DE RENTE ET QU'ELLE A AINSI REDUIT DANS DE TRES IMPORTANTES PROPORTIONS LES REPARATIONS DUES AUX DEMANDEURS SANS DONNER AUCUN MOTIF DE SA DECISION " ; ATTENDU QUE, POUR EVALUER LE PREJUDICE ECONOMIQUE DONT SE SONT TROUVES ATTEINTS DAME Y..., AGNES ET JEAN-PAUL Y... A LA SUITE DU DECES DE JEAN-LOUIS Y..., VICTIME D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION DONT EL HASNAOUY A ETE RECONNU ENTIEREMENT RESPONSABLE PAR UNE DECISION DEFINITIVE, LA COUR D'APPEL A FONDE SON APPRECIATION SUR LA SITUATION DE LA FAMILLE X... ET APRES L'ACCIDENT, SUR LE SALAIRE QU'AURAIT DU TOUCHER LA VICTIME ET SUR LA PART DE CE SALAIRE QUI AURAIT DU BENEFICIER A SON EPOUSE ET A SES ENFANTS ; ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES MOTIFS, EXEMPTS DE CONTRADICTION OU D'ERREUR DE DROIT, LA COUR D'APPEL, QUI A STATUE DANS LES LIMITES DES DEMANDES ET QUI N'ETAIT PAS TENUE D'ADOPTER LES METHODES D'EVALUATION DES PREMIERS JUGES, A USE DE SON POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION POUR DETERMINER LE MONTANT DES REPARATIONS DUES AUX PARTIES CIVILES ET A JUSTIFIE SA DECISION ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ; REJETTE LE POURVOI ;