Identifiant: JURITEXT000007054843

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X11X01X00521X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/05/48/JURITEXT000007054843.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 17 novembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-11-17 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1981-06-12", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Paris, chambre 2 B, 1981-06-12", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE, SELON L'ARRET ATTAQUE, MME X..., AGEE DE 92 ANS, A ETE TRANSPORTEE, LE 11 NOVEMBRE 1971, DANS UNE CLINIQUE OU ONT ETE DEPOSEES LES VALEURS ET OBJETS PRECIEUX LUI APPARTENANT, NOTAMMENT 110 BONS DU TRESOR D'UN MONTANT DE 1 000 FRANCS CHACUN ; QUE, LE 15 NOVEMBRE 1971, LE DIRECTEUR DE LA CLINIQUE A REMIS LES 110 BONS DU TRESOR A UN AMI DE LA MALADE, M Y..., QUI SE PREVALAIT D'UN MANDAT DE GESTION DE SON PATRIMOINE ; QUE LE MEME JOUR, CE DERNIER A REDIGE UN DOCUMENT ENONCANT NOTAMMENT : "METTEZ LES TITRES COMME JE VAIS VOUS DIRE DANS LES ENVELOPPES QUE J'AI PREPAREES DEPUIS TRES LONGTEMPS ET QUE VOUS AVEZ APPORTEES ; FAITES LES PARVENIR A LEURS DESTINATAIRES LE PLUS VITE POSSIBLE, SI POSSIBLE DANS LES QUARANTE HUIT HEURES ; VOUS DIREZ AU DOCTEUR Z... QUE LE CONTENU DE L'ENVELOPPE QUE VOUS LUI REMETTREZ SONT LES HONORAIRES QUE JE JUGE LUI DEVOIR ; JE VEUX QUE VOUS OUBLIEZ LES GENS A QUI VOUS REMETTREZ LES ENVELOPPES ; JE NE VEUX PAS QUE MES PETIT FILS LE SACHENT " ; QU'A LA SUITE DE CE DOCUMENT, MME X... A APPOSE SA SIGNATURE PRECEDEE DE LA MENTION : "DICTE A LOUVECIENNES, LE 15 NOVEMBRE 1971 RELU ET APPROUVE" ; QUE MME X... EST DECEDEE LE 19 NOVEMBRE 1971 ET QUE SES DEUX PETIT-FILS, PHILIPPE ET JEAN-PIERRE X..., HERITIERS RESERVATAIRES DE LA DEFUNTE, LEUR PERE ETANT PREDECEDE, ONT RECLAME EN VAIN A M Y... LA RESTITUTION DES 110 BONS DU TRESOR ; QU'ILS ONT ASSIGNE CELUI-CI EN RESTITUTION ET QU'IL A INVOQUE L'ECRIT DU 15 NOVEMBRE 1971, EN SOUTENANT QU'EN LUI DONNANT MANDAT DE REMETTRE LES TITRES A DIVERS BENEFICIAIRES, MME X... AVAIT DISPOSE DE SES BIENS DE SON VIVANT ; QUE LA COUR D'APPEL, CONSTATANT QU'IL ETAIT ETABLI QUE M Y... AVAIT REMIS, SUR ORDRE DE MME X..., VINGT BONS DU TRESOR AU DOCTEUR Z..., MAIS QU'IL SE REFUSAIT A INDIQUER LE NOM DES AUTRES DESTINATAIRES DES ENVELOPPES, A CONDAMNE M Y... A RESTITUER AUX HERITIERS RESERVATAIRES DE MME X... 90 BONS DU TRESOR QUI LUI AVAIENT ETE REMIS, OU A LEUR PAYER LA CONTREVALEUR DE CES TITRES ; ATTENDU QUE M Y... FAIT GRIEF A LA JURIDICTION DU SECOND DEGRE D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS QUE L'ARRET ATTAQUE AURAIT DU S'EXPLIQUER SUR LA VALIDITE DE L'ECRIT DU 15 NOVEMBRE 1971 QUI EMPORTAIT A LA FOIS DISPOSITION DES TITRES ET MANDAT DE REALISER CETTE DISPOSITION ; QU'IL NE POUVAIT ADMETTRE LA VALIDITE DU MANDAT DONNE A M Y... DANS LA SEULE MESURE OU L'EXECUTION DE CE MANDAT ETAIT AVOUEE, DES LORS QUE LE MANDATAIRE AVAIT RECU POUR INSTRUCTION DE SA MANDANTE DE NE PAS REVELER LES NOMS DES BENEFICIAIRES DES OPERATIONS AUXQUELLES IL ETAIT CHARGE DE PROCEDER ; QU'AINSI LA COUR D'APPEL N'AURAIT PAS MOTIVE SA DECISION ; MAIS ATTENDU QUE M Y... NE S'EST PAS PREVALU DANS SES CONCLUSIONS DE CE QUE MME X... LUI AURAIT INTERDIT DE REVELER LES NOMS DES DESTINATAIRES DES ENVELOPPES ; QUE, SANS STATUER SUR L'EXISTENCE ET LA VALIDITE DU MANDAT ALLEGUE PAR M Y..., LA COUR D'APPEL A ENONCE QU'A SUPPOSER ETABLI LE MANDAT DE DISTRIBUER LES TITRES A DIVERSES PERSONNES, IL APPARTENAIT AU MANDATAIRE DE RENDRE COMPTE DE L'EXECUTION DE SA MISSION AUX HERITIERS DE LA DEFUNTE ET QUE, FAUTE PAR LUI DE CONSENTIR A REVELER LES NOMS DES DESTINATAIRES DES ENVELOPPES, A L'EXCEPTION DE VINGT TITRES QUE LE DOCTEUR Z... RECONNAISSAIT AVOIR RECUS DE LUI, M Y... ETAIT COMPTABLE DU RESTE DES TITRES POUR LESQUELS IL N'ETABLISSAIT PAS AVOIR EXECUTE SON PRETENDU MANDAT ; QUE LA JURIDICTION DU SECOND DEGRE, QUI N'AVAIT PAS A S'EXPLIQUER SUR UN FAIT NON INVOQUE PAR M Y..., A AINSI, PAR UN ARRET MOTIVE, LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ET QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 12 JUIN 1981 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;