Identifiant: JURITEXT000007526359

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X10X06X00514X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/63/JURITEXT000007526359.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 5 octobre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-10-05 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1982-02-04", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Toulouse 1982-02-04", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : - X... CHRISTIAN, CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE TOULOUSE (CHAMBRE CORRECTIONNELLE), EN DATE DU 4 FEVRIER 1982 QUI L'A CONDAMNE, POUR INFRACTIONS A LA LEGISLATION SUR LES TRANSPORTS, A 34 AMENDES DE 100 FRANCS ; VU LE MEMOIRE PERSONNEL REGULIEREMENT PRODUIT ; SUR LE PREMIER MOYEN DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 551 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ET DE L'ARTICLE 6-3 DE LA CONVENTION EUROPEENNE DE SAUVEGARDE DES DROITS DE L'HOMME ET DES LIBERTES FONDAMENTALES ; ATTENDU QU'IL RESSORT DE L'ARRET ATTAQUE QUE X... CHRISTIAN A ETE POURSUIVI POUR AVOIR, ENTRE LE 2 ET LE 15 JANVIER 1980, COMMIS 32 INFRACTIONS AUX ARTICLES 7-1, 7-2, 7-3 ET 11 DU REGLEMENT 543-69 DU 25 MARS 1969 DU CONSEIL DES COMMUNAUTES EUROPEENNES AINSI QU'A L'ARTICLE 1ER DU DECRET DU 11 FEVRIER 1971 ET A L'ARTICLE 2 DU DECRET DU 30 DECEMBRE 1972 ; ATTENDU QUE, POUR REJETER LA DEMANDE D'ANNULATION DE LA CITATION INVOQUEE AUX CONCLUSIONS, LA COUR D'APPEL ENONCE, PAR ADOPTION DES MOTIFS DU PREMIER JUGE, QUE L'EXPLOIT VISE COMPORTE EN ANNEXE LA COPIE DU PROCES-VERBAL DETAILLE ETABLI PAR LE CONTROLEUR DES TRANSPORTS TERRESTRES ET QU'AINSI LE PREVENU AVAIT ETE PARFAITEMENT INFORME TANT DES FAITS REPROCHES QUE DE LA QUALIFICATION DES INFRACTIONS RETENUES ; ATTENDU QU'EN CET ETAT LA COUR D'APPEL A DONNE UNE BASE LEGALE A SA DECISION ; QU'EN EFFET LA CITATION VISANT LE PROCES-VERBAL QUI CONSTATE L'INFRACTION INFORME LE PREVENU DES FAITS SERVANT DE BASE A LA PREVENTION ET LE MET EN MESURE DE PREPARER SES MOYENS DE DEFENSE ; QUE, DES LORS, LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; SUR LE DEUXIEME MOYEN DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 1ER DE LA LOI DU 4 AOUT 1981 ; ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL ENONCE, POUR REFORMER LE JUGEMENT ENTREPRIS EN CE QU'IL AVAIT DECLARE LES FAITS AMNISTIES, QUE CEUX-CI "PARCE QU'ILS CONSTITUENT DES INFRACTIONS A LA LEGISLATION SOCIALE SE TROUVENT EXCLUS DU DOMAINE D'APPLICATION DE LA LOI DU 4 AOUT 1981 PAR LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 28-4 DE CELLE-CI" ; ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI LES JUGES, LOIN DE MECONNAITRE LA LOI VISEE AU MOYEN, EN ONT, AU CONTRAIRE, FAIT L'EXACTE APPLICATION ; QU'EN EFFET, TANT LE REGLEMENT N° 543-69 DU 25 MARS 1969 DU CONSEIL DES COMMUNAUTES EUROPEENNES QUE LES DECRETS D'APPLICATION DES 11 FEVRIER 1971 ET 30 DECEMBRE 1972 CONCERNENT "LES CONDITIONS DE TRAVAIL DANS LES TRANSPORTS ROUTIERS" ; QUE, DES LORS, LA LOI DU 4 AOUT 1981 PORTANT AMNISTIE N'EST PAS APPLICABLE AUX INFRACTIONS COMMISES A CES TEXTES AUX TERMES DE SON ARTICLE 28 PARAGRAPHE 4 ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; MAIS SUR LE TROISIEME MOYEN DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 388 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ; VU LEDIT ARTICLE ; ATTENDU QUE LE JUGE CORRECTIONNEL NE PEUT PRONONCER UNE PEINE QU'AUTANT QU'IL CONSTATE DANS SON JUGEMENT L'EXISTENCE D'UN FAIT PUNISSABLE ; ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE, APRES AVOIR DECLARE AMEN COUPABLE DE 32 CONTRAVENTIONS, L'A CONDAMNE A 34 AMENDES DE 100 FRANCS ; ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI LA COUR D'APPEL A MECONNU LE PRINCIPE CI-DESSUS RAPPELE ; QU'IL S'ENSUIT QUE LA DECISION MANQUE DE BASE LEGALE ET QUE LA CASSATION EST ENCOURUE ; PAR CES MOTIFS ; CASSE ET ANNULE L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'APPEL DE TOULOUSE EN DATE DU 4 FEVRIER 1982, ET POUR QU'IL SOIT A NOUVEAU STATUE CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN CHAMBRE DU CONSEIL ;