Identifiant: JURITEXT000007074882

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X07X05X00584X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/48/JURITEXT000007074882.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 22 juillet 1982, Inédit", "date_decision": "1982-07-22 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1982-01-15", "juridiction_attaquee": "Tribunal d'instance VILLENEUVE-SUR-LOT 1982-01-15", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE L 433 - 2 DU CODE DU TRAVAIL ; ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF AU JUGEMENT ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE LA SOCIETE ENTREPRISE DE CONSTRUCTION DE LA VALLEE DU LOT (ECVL), LA SOCIETE D'ETUDES ET DE GESTION MALARDEAU (SEM 2001), LA SOCIETE D'AMENAGEMENT DES CORPS D'ETAT ET D'EQUIPEMENTS (SACEE) ET LA SOCIETE NOUVELLE DU FUMELOIS (SNF) CONSTITUAIENT UNE UNITE ECONOMIQUE ET SOCIALE DANS LE CADRE DE LAQUELLE DEVRAIENT AVOIR LIEU LES ELECTIONS DES MEMBRES DU COMITE D'ENTREPRISE AUX MOTIFS QUE CES SOCIETES AVAIENT DES ACTIVITES COMPLEMENTAIRES, UNE COMMUNAUTE D'INTERETS ET DE DIRIGEANTS AINSI QUE LES MEMES SERVICES JURIDIQUES ET COMPTABLES ET QU'IL EXISTAIT UNE IDENTITE DE STATUT DU PERSONNEL, ALORS QU'EN SE BORNANT A CONSTATER QUE LE GERANT DE LA SNF ETAIT NAGUERE RESPONSABLE DES ATELIERS DETACHES D'ECVL ET EN S'ABSTENANT DE RECHERCHER SI LES DIRIGEANTS DES QUATRE SOCIETES ETAIENT LES MEMES, LE JUGE DU FOND N'A PAS LEGALEMENT CARACTERISE L'EXISTENCE D'UNE UNITE ECONOMIQUE, ET ALORS, D'AUTRE PART, QU'IL N'A PAS DAVANTAGE CARACTERISE L'EXISTENCE D'UNE UNITE SOCIALE EN FAISANT ETAT D'UNE IDENTITE DE STATUT DU PERSONNEL SANS RECHERCHER S'IL EXISTAIT OU NON UNE COMMUNAUTE DE TRAVAILLEURS ; MAIS ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DU JUGEMENT QUE, A L'EXCEPTION DE LA SOCIETE NOUVELLE DU FUMELOIS, LES SOCIETES EN CAUSE AVAIENT ADMIS L'EXITENCE ENTRE ELLES D'UNE UNITE ECONOMIQUE ET SOCIALE ET QU'AU VU DU RAPPORT DE L'EXPERT QU'IL AVAIT COMMIS, LE TRIBUNAL D'INSTANCE A RELEVE, D'UNE PART, QUE CETTE SOCIETE, COMME LA SEM 2001 ET LA SACEE, ETAIT ISSUE D'UNE DIVISION DE L'ECVL, QUE SON ACTIVITE PRINCIPALE, REPRISE D'UNE PARTIE DE CETTE DERNIERE SOCIETE, ETAIT LA FABRICATION DE MENUISERIE ET DE SERRURERIE AINSI QUE LES INSTALLATIONS ELECTRIQUES, CE QUI CONSTITUAIT UNE ACTIVITE COMPLEMENTAIRE DE CELLES DES AUTRES SOCIETES DU GROUPE DANS LE SECTEUR DU BATIMENT ET QUE LES SERVICES COMPTABLES, JURIDIQUES ET ADMINISTRATIFS ETAIENT RESTES COMMUNS ; QU'IL A CONSTATE, D'AUTRE PART, QU'AUCUNE MODIFICATION N'ETAIT INTERVENUE DANS LES POSTES DE TRAVAIL, QUE LE TRAVAIL ETAIT EXECUTE DANS LES MEMES LOCAUX, SUR LES MEMES MACHINES, AVEC LE MEME ENCADREMENT ET DANS LES MEMES CONDITIONS, CE DONT IL RESULTAIT L'EXISTENCE D'UNE UNITE SOCIALE, LAQUELLE ETAIT COIFFEE ADMINISTRATIVEMENT PAR L'UNE DES SOCIETES QUE LE JUGE A DEDUIT DE CES CIRCONSTANCES DE FAIT QUE LA SOCIETE NOUVELLE DU FUMELOIS FORMAIT UNE UNITE ECONOMIQUE ET SOCIALE AVEC LES TROIS AUTRES SOCIETES, MEME S'IL N'Y AVAIT PAS UNE COMPLETE IDENTITE DES DIRIGEANTS DES DIVERSES SOCIETES JURIDIQUEMENT DISTINCTES COMPOSANT CETTE ENTITE ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 15 JANVIER 1982, PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE VILLENEUVE SUR LOT ;