Identifiant: JURITEXT000007074209

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X10X03X00567X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/42/JURITEXT000007074209.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 20 octobre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-10-20 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1981-02-04", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Rennes (Chambre 1) 1981-02-04", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE M Z..., BENEFICIAIRE D'UNE SERVITUDE CONVENTIONNELLE DE PASSAGE POUR BROUETTE SUR LE FONDS DE MME Y... FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE (RENNES, 4 FEVRIER 1981) DE L'AVOIR DEBOUTE DE SON ACTION POSSESSOIRE EN RECONNAISSANCE D'UN DROIT DE PASSAGE PERMETTANT L'ACCES D'UNE MOISSONNEUSE-BATTEUSE NECESSAIRE A L'EXPLOITATION MODERNE DE SON FONDS, ALORS, SELON LE MOYEN QUE, D'UNE PART, IL RESULTE DE L'ARTICLE 696 DU CODE CIVIL QUE LES PARTIES DOIVENT ETRE CONSIDEREES COMME AYANT STIPULE TOUT CE QUI EST NECESSAIRE POUR L'USAGE DE LA SERVITUDE CONSTITUEE ; QUE, DES LORS, MANQUE DE BASE LEGALE, L'ARRET QUI S'ARRETE AU SENS LITTERAL DES TERMES MANIFESTEMENT VETUSTES D'UN TITRE RECOGNITIF DE SERVITUDE, SANS RECHERCHER SI DANS SON ESPRIT CE TITRE N'AVAIT PAS ASSIGNE A LA SERVITUDE UNE DESTINATION ECONOMIQUE PERMETTANT L'USAGE MODERNE QUI EN ETAIT FAIT ALORS QUE, D'AUTRE PART, LA QUALIFICATION DE SIMPLE TOLERANCE N'EST PERMISE QUE SI L'ESPRIT DU TITRE RECOGNITIF DE SERVITUDE NE PERMET PAS PLUS QUE SA LETTRE L'USAGE QUI EN EST FAIT ; QUE, DES LORS, MANQUE DE BASE LEGALE L'ARRET QUI REDUIT A UNE SIMPLE TOLERANCE UN CERTAIN MODE D'EXERCICE DE LA SERVITUDE SANS AVOIR AU PREALABLE ANALYSE LA COMMUNE INTENTION DES PARTIES ET ALORS, ENFIN, QU'EST DEPOURVU DE MOTIFS L'ARRET QUI POUR INFIRMER LA DECISION DES PREMIERS JUGES SE BORNE A VISER CERTAINES PIECES DU DOSSIER, SANS EN FAIRE L'ANALYSE ; MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR RELEVE QU'AUX TERMES DU TITRE CONSTITUTIF DE LA SERVITUDE, L'IMMEUBLE VENDU ETAIT GREVE D'UN DROIT DE PASSAGE POUR BROUETTE, L'ARRET RETIENT SOUVERAINEMENT QU'IL RESULTE DE L'ATTESTATION DE M X... DU 15 SEPTEMBRE 1980, QUE M Z... NE POUVAIT SE PREVALOIR QUE D'UNE SIMPLE TOLERANCE QUANT AU PASSAGE D'UNE MOISSONNEUSE-BATTEUSE ; QUE, DE CES MOTIFS, LA COUR D'APPEL A PU DEDUIRE QUE LE JUGE DU POSSESSOIRE NE POUVAIT PROTEGER QU'UN DROIT DE PASSAGE POUR BROUETTE ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS ; REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 4 FEVRIER 1981 PAR LA COUR D'APPEL DE RENNES ;