Identifiant: JURITEXT000007485317

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2004X11X03X00143X098", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/48/53/JURITEXT000007485317.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 23 novembre 2004, 03-14.398, Inédit", "date_decision": "2004-11-23 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "03-14398", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "2002-12-10", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Paris (2e chambre, section A) 2002-12-10", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. WEBER", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le premier moyen, ci-après annexé : Attendu que les époux X... s'étant bornés à invoquer des actes de possession accomplis à titre de propriétaire sans soutenir qu'ils avaient, par ces actes, manifesté leur intention de se comporter en propriétaires exclusifs du chemin indivis, la cour d'appel, qui n'était pas tenue de procéder à une recherche qui ne lui était pas demandée, a légalement justifié sa décision de ce chef en retenant souverainement que la prescription acquisitive n'était pas établie ; Sur le second moyen, ci-après annexé : Attendu qu'ayant relevé, par motifs adoptés, que les époux X... ne justifiaient pas en quoi le passage par leur fonds pour se rendre à la source constituait un abus de droit et retenu, par une interprétation souveraine, exclusive de dénaturation, que rendaient nécessaires les termes imprécis des attestations versées aux débats, que la servitude n'était pas éteinte par le non-usage trentenaire, la cour d'appel, qui n'était pas tenue de procéder à une recherche que ses constatations rendaient inopérante, a légalement justifié sa décision de ce chef ; Sur le troisième moyen, ci-après annexé : Attendu qu'ayant relevé, par motifs non critiqués, que l'inondation des jardins et du sous-sol du château résultait de la mise en oeuvre d'un busage insuffisant à la sortie du pont supportant le chemin d'accès, laquelle était constitutive d'une faute incombant aux propriétaires actuels en proportion de leurs droits dans l'indivision, la cour d'appel, abstraction faite de motifs surabondants, a légalement justifié sa décision de ce chef ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne les époux X... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne les époux X... à payer à M. Y... et à la SCI Les Vaillons, ensemble, la somme de 1 900 euros ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-trois novembre deux mille quatre.