Identifiant: JURITEXT000007527827

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1983X11X06X00015X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/78/JURITEXT000007527827.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 3 novembre 1983, Inédit", "date_decision": "1983-11-03 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1981-05-25", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Paris, Chambre 11, 1981-05-25", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : - C., PARTIE CIVILE - CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, 11EME CHAMBRE, EN DATE DU 25 MAI 1981, QUI, DANS UNE PROCEDURE SUIVIE CONTRE RENEE M. DU CHEF DE DISSIMULATION FRAUDULEUSE A SON CONJOINT DE L'EXISTENCE D'UNE PROCEDURE DE DIVORCE, A RELAXE LA PREVENUE DES FINS DE LA POURSUITE ET DEBOUTE LA PARTIE CIVILE DE SON ACTION ; VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE UNIQUE DE LA LOI DU 13 AVRIL 1932, DES ARTICLES 592 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE REPONSE A CONCLUSIONS ; EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A RELAXE LA PREVENUE DU CHEF DE FRAUDE EN MATIERE DE DIVORCE ; AUX SEULS MOTIFS QUE LES ACTES DE PROCEDURE AVAIENT ETE NOTIFIES DE FACON REGULIERE AUX ADRESSES EXACTES ; ALORS QUE LA PARTIE CIVILE CONCLUAIT A LA CONFIRMATION DU JUGEMENT ENTREPRIS QUI RELEVAIT QUE LA REPRISE DE LA VIE COMMUNE PENDANT LE DEROULEMENT DE LA PROCEDURE DE DIVORCE, QUI S'ETAIT EFFECTUEE SANS PROTESTATION DE LA PART DE L'INCULPEE, ET LE COMPORTEMENT DE CETTE DERNIERE DANS SA VIE PUBLIQUE, AVAIENT EMPECHE LE PLAIGNANT, QUI AVAIT CRU A UNE RECONCILIATION, DE PRENDRE CONNAISSANCE DU DEROULEMENT DE L'ACTION, ET CONSTITUAIENT AINSI LES MANOEUVRES FRAUDULEUSES DONT L'INCULPEE S'ETAIT RENDUE COUPABLE ; QUE, DES LORS, EN NE REPONDANT PAS A CES ARGUMENTS PEREMPTOIRES, LA COUR D'APPEL A PRIVE SA DECISION DE TOUTE BASE LEGALE ; ATTENDU QUE POUR RELAXER RENEE M. DU CHEF DE DISSIMULATION FRAUDULEUSE A SON CONJOINT DE L'EXISTENCE D'UNE PROCEDURE DE DIVORCE, LA COUR D'APPEL ENONCE QU'IL N'EST PAS ETABLI DE FACON CERTAINE QUE LA PREVENUE AIT USE A L'EGARD DE SON MARI DE MANOEUVRES DOLOSIVES OU DE FAUSSES ALLEGATIONS, L'AYANT AU CONTRAIRE INFORME, ALORS QU'ILS VIVAIENT ENSEMBLE, QU'ELLE N'ARRETERAIT PAS LA PROCEDURE ; QU'IL AVAIT SOUVENT INDIQUE A SON AMIE A QUI IL AVAIT PROMIS LE MARIAGE, QUE LE DIVORCE SUIVAIT SON COURS ; QUE LES JUGES AJOUTENT QUE LES ACTES DE LA PROCEDURE DE DIVORCE ONT ETE NOTIFIES DE FACON REGULIERE AUX ADRESSES EXACTES SANS QU'IL SOIT SOUTENU QUE RENEE M. AIT DETOURNE LE COURRIER DESTINE A SON MARI, ET QUE DANS CES CONDITIONS LE DELIT N'EST PAS ETABLI ; ATTENDU QUE PAR CES CONSTATATIONS ET ENONCIATIONS, DEDUITES DE L'APPRECIATION SOUVERAINE PAR LES JUGES DU FOND DE LA VALEUR DES ELEMENTS DE PREUVE CONTRADICTOIREMENT DEBATTUS ET QUI, CONTRAIREMENT A CE QUI EST ALLEGUE AU MOYEN, REPONDAIENT SANS INSUFFISANCE AUX CHEFS PEREMPTOIRES DES CONCLUSIONS DU DEMANDEUR, LA COUR D'APPEL A JUSTIFIE SA DECISION ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ; REJETTE LE POURVOI ;