Identifiant: JURITEXT000007077425

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1987X07X05X00056X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/74/JURITEXT000007077425.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, Chambre sociale, du 15 juillet 1987, 85-15.577 85-16.610, Inédit", "date_decision": "1987-07-15 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "85-15577", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1984-11-07", "juridiction_attaquee": "", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "SECURITE SOCIALE - Cotisations - Majorations de retard - Réduction - Remise intégrale - Conditions."}

Document juridique:
Sur le moyen unique : Vu l'article 14 du décret n° 72-230 du 24 mars 1972 devenu l'article R. 243-20 dans le nouveau Code de la sécurité sociale ; Attendu que pour accorder à Me X..., ès-qualités de syndic, au règlement judiciaire de la société Kobel et Fils la remise intégrale des majorations qui lui avaient été appliquées pour versement tardif des cotisations de sécurité sociale afférentes à la période d'août à décembre 1981, la Commission de première instance se borne à relever que la bonne foi du débiteur était établie dans la mesure où il se trouvait dans l'impossibilité de régler les cotisations aux échéances ; Qu'en statuant ainsi, sans rechercher si lesdites cotisations avaient été réglées dans les quinze jours de leur date d'exigibilité et alors que si tel n'était pas le cas, la remise intégrale ne pouvait intervenir qu'après constatation de circonstances exceptionnelles et avec l'approbation conjointe du trésorier-payeur général et du directeur régional des affaires sanitaires et sociales, dont il appartenait au débiteur d'apporter la justification, la Commission de première instance n'a pas donné de base légale à sa décision ; Par ces motifs : CASSE et ANNULE la décision rendue le 7 novembre 1984, entre les parties, par la Commission de première instance du Contentieux de la Sécurité Sociale de Nancy ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ladite décision et, pour être fait droit, les renvoie devant le Tribunal des affaires de sécurité sociale de Bar-le-Duc, à ce désignée par délibération spéciale prise en la Chambre du conseil ;