Identifiant: JURITEXT000007346077

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1997X10X01X00193X093", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/34/60/JURITEXT000007346077.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 28 octobre 1997, 95-19.393, Inédit", "date_decision": "1997-10-28 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "95-19393", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1995-06-08", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Bordeaux (1re chambre A) 1995-06-08", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. LEMONTEY", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "AVOCAT - Barreau - Inscription au tableau - Conditions de moralité - Candidat ancien avocat devenu magistrat mis à la retraite d'office - Analyse du comportement de l'intéressé justifiant le rejet de sa candidature."}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par M. Maxime X..., demeurant Villa de la Pointe d'Alet, 97229 Trois Ilets, en cassation d'un arrêt rendu le 8 juin 1995 par la cour d'appel de Bordeaux (1re chambre A), au profit : 1°/ de l'Ordre des avocats à la cour d'appel de Bordeaux, représenté par son bâtonnier en exercice domicilié en cette qualité Maison de l'Avocat, ..., 2°/ du procureur général près la cour d'appel de Bordeaux, domicilié en son Parquet général, Palais de Justice, ..., défendeurs à la cassation ; Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ; LA COUR, en l'audience publique du 16 juillet 1997, où étaient présents : M. Lemontey, président, M. Cottin, conseiller rapporteur, M. Fouret, Mme Delaroche, M. Sargos, Mme Marc, MM. Aubert, Bouscharain, conseillers, M. Laurent-Atthalin, Mme Catry, conseillers référendaires, M. Sainte-Rose, avocat général, Mme Aydalot, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. Cottin, conseiller, les observations de la SCP Masse-Dessen, Georges et Thouvenin, avocat de M. X..., de la SCP de Chaisemartin et Courjon, avocat de l'Ordre des avocats à la cour d'appel de Bordeaux, les conclusions de M. Sainte-Rose, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique, pris en ses quatre branches, tel qu'il est énoncé dans le mémoire en demande et reproduit en annexe au présent arrêt : Attendu que M. X..., avocat au barreau de Bordeaux, a été admis dans la magistrature; que son comportement, tant professionnel que privé, a provoqué une procédure disciplinaire à l'issue de laquelle le Conseil supérieur de la magistrature a prononcé sa mise à la retraite d'office; que M. X... a sollicité, alors, sa réinscription au barreau de l'Ordre des avocats de Bordeaux; que le Conseil de l'ordre a rejeté cette demande en considérant que M. X... ne remplissait pas les conditions de dignité, d'honorabilité ou de probité nécessaires à la profession d'avocat ; Attendu que l'arrêt confirmatif attaqué (Bordeaux, 8 juin 1995) qui n'a pas fondé sa décision sur celle du Conseil supérieur de la magistrature, a analysé le comportement de M. X..., d'où il a pu déduire, par des motifs propres et adoptés que les fautes commises par M. X..., constituaient une atteinte grave à la condition de moralité nécessaire à l'exercice de la profession d'avocat, justifiant, en application de l'article 17 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971, le refus d'inscription au tableau, sans avoir à suivre l'intéressé dans le détail de son argumentation; que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches ; Et attendu que le pourvoi revêt un caractère abusif ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne M. X... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne M. X... à payer à l'Ordre des avocats au barreau de Bordeaux la somme de 12 000 francs ; Condamne M. X... à une amende civile de 10 000 francs envers le Trésor public ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-huit octobre mil neuf cent quatre-vingt-dix-sept.