Identifiant: JURITEXT000007075002

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1973X07X01X00019X00A", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/50/JURITEXT000007075002.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 5 juillet 1973, 72-10.930, Inédit", "date_decision": "1973-07-05 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "72-10930", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1972-01-04", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Grenoble (Chambre 1 ) 1972-01-04", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. Bellet", "avocat_general": "Av.Gén. M. Blondeau", "avocats": "Av. Demandeur : M. Goutet", "rapporteur": "Rpr M. Vigneron", "ecli": "", "sommaire": "DONATION - Don manuel - Conditions - Intention libérale - Nécessité. * DONATION - Don manuel - Remise de la chose - Condition suffisante (non). Le don manuel implique, comme toute autre donation, une intention libérale de la part du donateur. Doit être cassé l'arrêt qui affirme que la tradition réelle est \"la seule condition constitutive du don manuel\"."}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 894 DU CODE CIVIL, ATTENDU QUE LE DON Y... IMPLIQUE, COMME TOUTE AUTRE DONATION, UNE INTENTION LIBERALE DE LA PART DU DONATEUR. ATTENDU QUE, NICOLOTTI AYANT RECLAME A SON FILS LE REMBOURSEMENT DU MONTANT D'UN CHEQUE QU'IL LUI AVAIT ADRESSE, CELUI-CI A FAIT VALOIR QU'IL BENEFICIAIT D'UN DON MANUEL DE X... DE SON PERE ; QUE, POUR REJETER LA DEMANDE, LA COUR D'APPEL A DECIDE QU'IL SUFFISAIT A NICOLOTTI FILS "DE FAIRE VALOIR QUE LE PAIEMENT DU CHEQUE AVAIT OPERE A SON PROFIT LA TRADITION REELLE DES FONDS, QUI EST LA SEULE CONDITION CONSTITUTIVE DU DON Y..." ; QU'EN STATUANT AINSI, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 4 JANVIER 1972, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE ; REMET EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE CHAMBERY, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ; CONDAMNE LE DEFENDEUR, ENVERS LE DEMANDEUR, AUX DEPENS LIQUIDES A LA SOMME DE VINGT SEPT FRANCS, CINQUANTE CENTIMES, EN CE NON COMPRIS LES COUT, ENREGISTREMENT ET SIGNIFICATION DU PRESENT ARRET ; ORDONNE QU'A LA DILIGENCE DE M LE PROCUREUR GENERAL PRES LA COUR DE CASSATION, LE PRESENT ARRET SERA IMPRIME ET SERA TRANSMIS POUR ETRE TRANSCRIT SUR LES REGISTE DE LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE, EN MARGE OU A LA SUITE DE L'ARRET ANNULE ;