Identifiant: JURITEXT000007078648

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X02X05X00085X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/86/JURITEXT000007078648.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 24 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-24 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-06-18", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Reims, Chambre sociale, 1980-06-18", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L 122-6 ET L 122-8 DU CODE DU TRAVAIL, 1351 A 1353 DU CODE CIVIL, 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, INSUFFISANCE ET CONTRADICTION DE MOTIFS, DEFAUT DE REPONSE AUX CONCLUSIONS : ATTENDU QUE LAMBERT, EMPLOYE COMME CHEF D'ATELIER PAR LA SOCIETE WARSMANN, A ETE LICENCIE LE 14 FEVRIER 1978 POUR MAUVAISE VOLONTE, INCAPACITE A DIRIGER L'ATELIER DONT IL AVAIT LA RESPONSABILITE ET CARENCE GENERALISEE ; ATTENDU QUE LA SOCIETE WARSMANN FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR CONDAMNEE AU PAIEMENT D'UNE INDEMNITE POUR LICENCIEMENT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE ALORS, D'UNE PART, QUE L'EMPLOYEUR EST JUGE, SAUF DETOURNEMENT DE POUVOIR, DES MESURES LES MIEUX APPROPRIEES POUR REDRESSER LA SITUATION DE L'ENTREPRISE ET DE L'APTITUDE DE CHACUN DE SES SALARIES A ATTEINDRE CE RESULTAT, ALORS, D'AUTRE PART, QUE LA COUR D'APPEL N'A PAS REPONDU A SES CONCLUSIONS FAISANT VALOIR, TOUT D'ABORD, QUE LAMBERT, EN SA QUALITE DE CHEF D'ATELIER, DEVAIT VEILLER A CE QUE LE PERSONNEL PLACE SOUS SES ORDRES EXECUTE LES CONSIGNES DE SECURITE, CE QUI N'ETAIT PAS CERTAIN EU EGARD AU FAIT QUE LES FILS DE BRANCHEMENT DES PERCEUSES ETAIENT PENDANTS DANS L'ATELIER DEPUIS DES ANNEES, ENSUITE, QUE DES QUESTIONS AVAIENT ETE POSEES PAR L'EMPLOYEUR AU PERSONNEL SUR LE POINT DE SAVOIR SI CERTAINES CONSIGNES ETAIENT RESPECTEES PAR LAMBERT ET ENFIN QUE CE DERNIER AVAIT DES DIFFICULTES A RESPECTER LES TEMPS DE FABRICATION DEMANDES ET QU'IL ETAIT INCONTESTABLE QU'AVEC LE NOUVEAU CHEF D'ATELIER ENGAGE LA SITUATION S'ETAIT REDRESSEE, ALORS, EN OUTRE, QUE DES NOTES MANUSCRITES DE LAMBERT COMPORTAIENT DE GRAVES CRITIQUES A L'EGARD DES CONCEPTIONS DE L'EMPLOYEUR ; MAIS ATTENDU QU'APPRECIANT LES ELEMENTS DE FAIT QUI LUI ETAIENT SOUMIS, LA COUR D'APPEL A ESTIME, D'UNE PART, QUE LES GRIEFS ALLEGUES A L'ENCONTRE DU SALARIE N'ETAIENT PAS ETABLIS ET, D'AUTRE PART, QUE LES NOTES MANUSCRITES EMANANT DE LAMBERT ET REDIGEES D'AILLEURS APRES SON LICENCIEMENT TRADUISAIENT PLUS UN SENTIMENT D'AMERTUME ENVERS SON ANCIEN EMPLOYEUR QU'UNE CRISE DE CONFIANCE ; QUE PAR CES APPRECIATIONS, TANT DES ELEMENTS DE PREUVE QUE DE LA PORTEE DES PIECES PRODUITES, LA COUR D'APPEL, A QUI N'EST IMPUTE AUCUN GRIEF DE DENATURATION, A JUSTIFIE SA DECISION ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 18 JUIN 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE REIMS ;