Identifiant: JURITEXT000024673721

Métadonnées:
{"ancien_id": "", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/24/67/37/JURITEXT000024673721.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 14 septembre 2011, 10-87.097, Inédit", "date_decision": "2011-09-14 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "C1105178", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "10-87097", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "2010-09-08", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Montpellier", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "M. Louvel (président)", "avocat_general": "", "avocats": "Me Spinosi", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : Statuant sur le pourvoi formé par : - M. Abdelkader X..., contre l'arrêt de la cour d'appel de MONTPELLIER, chambre correctionnelle, en date du 8 septembre 2010, qui, pour violences légères, l'a condamné à 150 euros d'amende, et a prononcé sur les intérêts civils ; Vu le mémoire produit ; Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles préliminaire, 591 et 593 du code de procédure pénale, R. 624-1 et 111-4 du code pénal, et 6 § 2 de la Convention européenne des droits de l'homme ; "en ce que la cour d'appel a condamné le prévenu du chef de violences volontaires n'ayant entraîné aucune incapacité de travail ; "aux motifs que la matérialité des faits n'est pas contestable au vu du certificat produit, qui décrit des lésions compatibles avec des coups de poing ; qu'il s'avère au vu des pièces de la procédure, que les policiers ont invité le plaignant à consulter un médecin, ce qu'il a fait immédiatement, le certificat étant daté du soir même ; que la circonstance que les policiers, deux mois plus tard indiquent à leurs collègues, que le plaignant ne semblait pas blessé est indifférente, les effets d'un coup de poing pouvant ne pas apparaître dans l'instant, sauf ceux d'une extrême violence, ce qui n'est pas le cas en l'espèce ; que la matérialité des violences ne peut être utilement contestée sauf à supposer que, entre 20 heures, le 28 novembre, et le lendemain matin, M. Gérard Y..., soit, se soit blessé lui-même dans le dessein de nuire à l'automobiliste, soit ait été victime d'un autre agresseur et aurait choisi de porter plainte contre M. X... ; qu'il n'est pas indifférent de savoir que le prévenu a été condamné à deux reprises, dont une fois pour des faits de violences volontaires, commise dans un contexte de vol, postérieurement aux faits de l'espèce, ce qui n'incline pas la cour à donner à ses allégations le maximum de crédit qu'il souhaiterait ; 1°) "alors que la présomption d'innocence impose à la prétendue partie civile de rapporter la preuve que l'infraction de violence a bien été commise à son encontre ; qu'au cas particulier, la cour d'appel s'est contentée de présumer la culpabilité de M. X... en se fondant exclusivement sur un certificat médical lorsqu'il résultait des pièces du dossier que ce certificat non établi par le service des urgences médico-judiciaires et ne datant que du soir des faits reprochés n'établissait pas la preuve de l'infraction et de son imputation à M. X..., les policiers étant intervenus sur les lieux de l'incident ayant précisé, au surplus, que le plaignant ne semblait pas blessé ; 2°) "alors que la condamnation du prévenu pour des faits de violences dans le contexte d'un vol ne suffit pas à combler l'absence de réunion des éléments constitutifs de l'infraction reprochée ; qu'ainsi, la cour d'appel ne pouvait, en rappelant une condamnation du prévenu étrangère aux faits dont elle était saisie en précisant que cela n'incline pas la cour à donner à ses allégations le maximum de crédit qu'il souhaiterait, s'affranchir de caractériser les éléments matériel et moral de l'infraction reprochée" ; Attendu que les énonciations de l'arrêt attaqué mettent la Cour de cassation en mesure de s'assurer que la cour d'appel a, sans insuffisance ni contradiction, répondu aux chefs péremptoires des conclusions dont elle était saisie et caractérisé en tous ses éléments, tant matériels qu'intentionnel, l'infraction dont elle a déclaré le prévenu coupable, et a ainsi justifié l'allocation, au profit de la partie civile, de l'indemnité propre à réparer le préjudice en découlant ; D'où il suit que le moyen, qui se borne à remettre en question l'appréciation souveraine, par le juge du fond, des faits et circonstances de la cause, ainsi que des éléments de preuve contradictoirement débattus, ne saurait être admis ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE le pourvoi ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Etaient présents aux débats et au délibéré, dans la formation prévue à l'article 567-1-1 du code de procédure pénale : M. Louvel président, M. Laurent conseiller rapporteur, Mme Chanet conseiller de la chambre ; Greffier de chambre : Mme Daudé ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;