Identifiant: JURITEXT000007073852

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X02X01X00543X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/38/JURITEXT000007073852.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 23 février 1982, Inédit", "date_decision": "1982-02-23 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1980-11-05", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel NIMES (Chambre 3) 1980-11-05", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU L'ARTICLE 13 DE LA LOI DU 16-24 AOUT 1790 ET LE DECRET DU 16 FRUCTIDOR AN III ; ATTENDU QUE, SELON LES JUGES DU FOND, LE SYNDICAT INTERCOMMUNAL DES EAUX DE LASA ETE CREE CONFORMEMENT AUX ARTICLES 141 A 151 DU CODE D'ADMINISTRATION COMMUNALE, EN VUE DE FAIRE ASSURER LA DISTRIBUTION D'EAU AUX HABITANTS DES COMMUNES COMPOSANT CE SYNDICAT ; QUE LES TRAVAUX D'ADDUCTION D'EAU, DECLARES D'UTILITE PUBLIQUE, ONT ETE EFFECTUES PAR M Y..., ENTREPRENEUR DE TRAVAUX PUBLICS ; QUE MELLE X..., QUI AVAIT DONNE AU SYNDICAT INTERCOMMUNAL L'AUTORISATION DE FAIRE PASSER UNE CANALISATION SOUTERRAINE DANS DES PARCELLES DE TERRE LUI APPARTENANT S'EST PLAINTE DE CE QUE LA POSE DE CETTE CANALISATION LUI AVAIT CAUSE DES DOMMAGES ET DE CE QUE, DANS L'UNE DE CES PARCELLES, LA CANALISATION N'AVAIT PAS ETE PLACEE CONFORMEMENT AU TRACE AU VU DUQUEL ELLE AVAIT DONNE SON AUTORISATION ; QU'ELLE A ASSIGNE DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE LE SYNDICAT INTERCOMMUNAL DES EAUX DE LASALLE ET M Y... POUR LES FAIRE CONDAMNER A LUI PAYER 15 000 FRANCS DE DOMMAGES-INTERETS ET A DEPLACER LA CANALISATION ; QUE CEUX-CI ONT SOULEVE L'INCOMPETENCE DES JURIDICTIONS JUDICIAIRES POUR CONNAITRE DE LA REPARATION DE DOMMAGES DE TRAVAUX PUBLICS ; QUE MELLE X... A ALORS SOUTENU QUE LE PASSAGE DE LA CANALISATION EN DEHORS DU TRACE PREVU CONSTITUAIT UNE VOIE DE FAIT ; ATTENDU QUE, POUR ACCUEILLIR CETTE PRETENTION ET RETENIR SA COMPETENCE, LA COUR D'APPEL, TOUT EN CONSTATANT QUE MELLE X... AVAIT DONNE AU SYNDICAT INTERCOMMUNAL L'AUTORISATION DE FAIRE PASSER LA CANALISATION DANS SES PARCELLES DE TERRE, A ENONCE QUE LA PREUVE N'ETAIT PAS RAPPORTEE QU'ELLE EUT EU CONNAISSANCE DE LA MODIFICATION QUI AVAIT ETE APPORTEE AU TRACE INITIAL ; ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QU'EN PRESENCE DE L'AUTORISATION DONNEE PAR MELLE X..., LA POSE DE LA CANALISATION QUI CONSTITUAIT UN OUVRAGE PUBLIC, DANS LE CADRE D'UNE OPERATION DECLAREE D'UTILITE PUBLIQUE ET SELON UN TRAJET DIFFERENT DE CELUI INITIALEMENT PREVU, N'ETAIT PAS, EN L'ABSENCE D'ACTES VIOLENTS ET ARBITRAIRES DE DEPOSSESSION UN ACTE MANIFESTEMENT INSUSCEPTIBLE DE SE RATTACHER AU POUVOIR QUE LE SYNDICAT INTERCOMMUNAL TENAIT DE L'AUTORISATION ET NE CONSTITUAIT PAS, DES LORS, UNE VOIE DE FAIT, LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LA SECONDE BRANCHE DU MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 5 NOVEMBRE 1980, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE NIMES, REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;