Identifiant: JURITEXT000007076032

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1987X05X02X00051X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/60/JURITEXT000007076032.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, Chambre civile 2, du 6 mai 1987, 86-12.550, Inédit", "date_decision": "1987-05-06 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation partielle", "numero_affaire": "86-12550", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1985-11-28", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Rennes 1985-11-28", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "DIVORCE - Prestation compensatoire à l'épouse - Situation financière de celle-ci - Absence d'effet."}

Document juridique:
Sur le moyen unique : Vu les articles 270 et 271 du Code civil ; Attendu que pour condamner M. D. à verser à sa femme une prestation compensatoire en capital, l'arrêt confirmatif attaqué, qui a prononcé le divorce des époux D. aux torts du mari, après avoir relevé par motifs propres et adoptés que M. D. percevait des revenus importants alors que son épouse, si elle est titulaire d'un diplôme d'infirmière, n'avait travaillé qu'au début du mariage et n'exerce plus aucun emploi, se borne à énoncer qu'il existait une disparité de situation entre les époux et que M. D. ne pouvait tirer argument du concubinage ou de l'éventualité du remariage de sa femme pour s'affranchir des obligations pesant au premier rang à sa charge ; Qu'en statuant ainsi, sans rechercher si, comme le soutenait M. D. dans ses conclusions, le fait que son épouse vivait en concubinage avec un homme qui était propriétaire d'une entreprise de fabrication de confiserie et d'une chaîne de magasins dont les bénéfices étaient importants, et le fait que la femme travaillait au sein de l'une de ces entreprises n'affectait pas son droit à prestation compensatoire, la Cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ; PAR CES MOTIFS : CASSE et ANNULE, en ce qu'il a condamné M. D. à payer une prestation compensatoire, l'arrêt rendu le 28 novembre 1985, entre les parties, par la Cour d'appel de Rennes ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la Cour d'appel de Caen, à ce désignée par délibération spéciale prise en la Chambre du conseil ;