Identifiant: JURITEXT000007078106

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X02X04X00045X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/81/JURITEXT000007078106.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 28 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-28 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1981-06-05", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Paris, Chambre 4, 1981-06-05", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE (PARIS, 5 JUIN 1981) QU'APRES AVOIR DEMISSIONNE DE SES FONCTIONS DE DIRECTEUR D'UNE SUCCURSALE DE LA SOCIETE "GOTTARDO RUFFONI FRANCE" (LA SOCIETE G R F) QUI A POUR OBJET LES TRANSPORTS INTERNATIONAUX, LE TRANSIT ET LE DEDOUANEMENT DES MARCHANDISES, DETREMMERIE EST ENTRE, EN QUALITE DE DIRECTEUR GENERAL, AU SERVICE DE LA SOCIETE COGETTRI AYANT LA MEME ACTIVITE QUE LA SOCIETE G R F ; QU'A LA MEME EPOQUE, SEIZE AUTRES EMPLOYES DE CELLE-CI L'ONT QUITTEE ET SONT ENTRES EGALEMENT AU SERVICE DE LA SOCIETE COGETTRI ; QUE LA SOCIETE G R F A ASSIGNE DETREMMERIE ET LA SOCIETE COGETTRI EN PAIEMENT DE DOMMAGES-INTERETS POUR CONCURRENCE DELOYALE ; ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR ACCUEILLI LA DEMANDE DE LA SOCIETE G R F , ALORS QUE, SELON LE POURVOI, LA LIBERTE DU COMMERCE IMPLIQUE UNE RECHERCHE DE CLIENTELE QUI PEUT S'EXERCER AU DETRIMENT DE CEUX QUI EXERCENT UN COMMERCE DE MEME NATURE, QUE LA CONCURRENCE NE DEVIENT FAUTIVE QUE SI ELLE UTILISE DES PROCEDES DELOYAUX, QUE LE RECOURS A UN CABINET SPECIALISE CONSTITUE UN MODE NORMAL DE RECRUTEMENT DU PERSONNEL, QU'EN STATUANT AINSI QU'ELLE L'A FAIT, SANS S'EXPLIQUER SUR L'IRREGULARITE QUI CARACTERISERAIT LE RECOURS A UN CABINET SPECIALISE DANS LE RECRUTEMENT DU PERSONNEL, NI CONSTATER QUE LE RECRUTEMENT PAR COGETTRI DES PERSONNES DE GRANDE COMPETENCE QUI AVAIENT APPARTENU A DES SOCIETES CONCURRENTES CONSTITUAIT UNE FAUTE, NI RELEVER AUCUNE "MANOEUVRE" OU INTERVENTION DIRECTE AUPRES DES INTERESSES POUR QU'ILS DEMISSIONNENT DE LEUR EMPLOI, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION AU REGARD DES EXIGENCES DE L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL ; MAIS ATTENDU QU'AYANT RELEVE QUE, SUR 46 CANDIDATURES QUI S'ETAIENT MANIFESTEES POUR LE POSTE DE DIRECTEUR, LA SOCIETE COGETTRI N'EN AVAIT RETENU QUE DEUX EMANANT, L'UNE DE DETREMMERIE, ET L'AUTRE D'UN DIRECTEUR DE LA SOCIETE SOTRACOM LIEE A LA SOCIETE G R F PAR DES "ACCORDS DE BUREAUX COMMUNS" ET QUE SUR UN TOTAL DE 314 DEMANDEURS D'EMPLOI, LA SOCIETE COGETTRI N'AVAIT RETENU QUE LES SEIZE COLLABORATEURS DE LA SOCIETE G R F ET DIX-SEPT DE LA SOCIETE SOTRACOM, LA COUR D'APPEL N'A FAIT QU'APPRECIER SOUVERAINEMENT LA PORTEE DES ELEMENTS DE PREUVE QUI LUI ETAIENT SOUMIS EN RETENANT QUE LE RECOURS A UN CABINET DE RECRUTEMENT SPECIALISE N'AVAIT CONSTITUE QU'UNE MISE EN SCENE ; QU'AYANT FAIT RESSORTIR QUE L'ACTION CONCERTEE MENEE A L'INSTIGATION DE LA SOCIETE COGETTRI, AVEC LA PARTICIPATION DE DETREMMERIE, AVAIT EU POUR EFFET LE DEBAUCHAGE MASSIF DU PERSONNEL DE LA SOCIETE G R F ET AVAIT ABOUTI A UNE DESORGANISATION DE CETTE ENTREPRISE, LA COUR D'APPEL, PAR MOTIFS PROPRES ET ADOPTES, A PU RETENIR QUE LA SOCIETE COGETTRI ET DETREMMERIE AVAIENT COMMIS DES FAUTES DE CONCURRENCE DELOYALE ; QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 5 JUIN 1981 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;