Identifiant: JURITEXT000007520247

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1983X02X06X00064X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/02/JURITEXT000007520247.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 15 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-15 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1981-11-10", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Nouméa, Chambre correctionnelle, 1981-11-10", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : 1°) X... LOUIS 2°) Y... YVES CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE NOUMEA, CHAMBRE CORRECTIONNELLE, EN DATE DU 10 NOVEMBRE 1981, QUI A DIT QUE LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL REGULIEREMENT SAISI ETAIT LA SEULE JURIDICTION COMPETENTE POUR CONNAITRE DES INFRACTIONS PREVUES ET PUNIES PAR LE CODE PENAL RETENUES A L'ENCONTRE DE X... LOUIS ET Y... YVES, REJETE LA DEMANDE D'AUDITION SOLLICITEE ET CONFIRME LE JUGEMENT DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE NOUMEA QUI AVAIT CONDAMNE X... LOUIS POUR VOL ET REFUS D'OBTEMPERER A 3 MOIS D'EMPRISONNEMENT ET 300 F D'AMENDE ET Y... YVES POUR VOL ET DETENTION ILLEGALE D'ARME A 2 MOIS D'EMPRISONNEMENT ET 110 F D'AMENDE ET QUI A FIXE LA DUREE DE LA CONTRAINTE PAR CORPS ; VU LE MEMOIRE PRODUIT ; SUR LE PREMIER MOYEN DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 40 ET 41 DU DECRET DU 6 JUILLET 1810, MODIFIE PAR DECRET DU 13 DECEMBRE 1965, 49 DU DECRET DU 30 MARS 1808, DES REGLES RELATIVES A LA COMPOSITION DES JURIDICTIONS, 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE, QUI PORTE QUE LE PRESIDENT ET LE VICE-PRESIDENT, EMPECHES, ONT ETE REMPLACES PAR M BAPTISTE, CONSEILLER, SANS PRECISER SI CE CONSEILLER AVAIT ETE DESIGNE POUR SUPPLEER LE PRESIDENT PAR ORDONNANCE DU PREMIER PRESIDENT DE LA COUR D'APPEL OU SI, A DEFAUT DE MAGISTRAT DESIGNE, IL ETAIT LE MAGISTRAT DU SIEGE PRESENT LE PLUS ANCIEN DANS L'ORDRE DES NOMINATIONS A LA COUR, CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DES TEXTES SUSVISES, NE MET PAS, PAR CES SEULES ENONCIATIONS, LA COUR DE CASSATION EN MESURE DE S'ASSURER DE LA REGULARITE DE LA COMPOSITION DE LA JURIDICTION APPELEE A STATUER ; VU LESDITS ARTICLES, ENSEMBLE L'ARTICLE 41 DU DECRET DU 7 AVRIL 1928 RELATIF A L'ORGANISATION DE LA JUSTICE EN NOUVELLE-CALEDONIE ET L'ARTICLE 52 DU DECRET DU 22 AOUT 1928 DETERMINANT LA COMPOSITION DES COURS ET TRIBUNAUX OUTRE-MER ; ATTENDU QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 52 DU DECRET DU 22 AOUT 1928 EN VIGUEUR EN NOUVELLE-CALEDONIE, LE PREMIER PRESIDENT, ATTEINT PAR UN EMPECHEMENT L'OBLIGEANT A SUSPENDRE L'EXERCICE DE SES FONCTIONS, EST REMPLACE PAR LE PRESIDENT DE CHAMBRE LE PLUS ANCIEN ET A DEFAUT, PAR LE PLUS ANCIEN DES CONSEILLERS, ET LE PRESIDENT DE CHAMBRE, PAR LE CONSEILLER LE PLUS ANCIEN ; ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE SE BORNE A ENONCER QUE LA COUR D'APPEL ETAIT PRESIDEE PAR M BAPTISTE REMPLACANT LE PREMIER PRESIDENT ET LE PRESIDENT DE CHAMBRE, EMPECHES ; QU'IL N'EST PAS PRECISE SI M BAPTISTE PRESIDAIT EN QUALITE DE CONSEILLER LE PLUS ANCIEN ; ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES SEULES ENONCIATIONS LA COUR DE CASSATION N'EST PAS EN MESURE DE S'ASSURER DE LA LEGALITE DE LA COMPOSITION DE LA JURIDICTION APPELEE A STATUER ; D'OU IL SUIT QUE L'ARRET ENCOURT CASSATION ; PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU D'EXAMINER LE SECOND MOYEN, CASSE ET ANNULE EN TOUTES SES DISPOSITIONS L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE NOUMEA, EN DATE DU 10 NOVEMBRE 1981, ET POUR ETRE STATUE A NOUVEAU CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE NOUMEA, AUTREMENT COMPOSEE ;