Identifiant: JURITEXT000007071695

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X11X04X00552X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/16/JURITEXT000007071695.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 16 novembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-11-16 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1981-01-23", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel d'Aix-en-Provence, 1981-01-23", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE (AIX-EN-PROVENCE,23 JANVIER 1981) QUE LE 5 JUILLET 1975, MEZARD, TOUT EN PASSANT COMMANDE A LA SOCIETE "OPTIQUE DE CONTACT EUROPEENNE" (LA SOCIETE OCE) D'UN MATERIEL D'EXAMEN, A CONCLU AVEC LA SOCIETE LOCABAIL UN CONTRAT DE CREDIT-BAIL ; QU'A LA MEME DATE, IL A SIGNE LE PROCES-VERBAL DE RECEPTION DE CE MATERIEL ; QU'APRES QUE LA SOCIETE LOCABAIL AIT, AU VU DE CETTE DERNIERE PIECE, FINANCE L'OPERATION, MEZARD A CESSE DE REGLER LES LOYERS CONVENUS EN ALLEGUANT LE DEFAUT DE LIVRAISON DU MATERIEL ; ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET D'AVOIR CONDAMNE MEZARD A VERSER A LA SOCIETE LOCABAIL LE MONTANT DES LOYERS IMPAYES ET DE L'INDEMNITE DE RESILIATION DU CONTRAT DE CREDIT-BAIL AUX MOTIFS, NOTAMMENT, QUE MEZARD NE POUVAIT SE PREVALOIR DE SA PROPRE CARENCE POUR REFUSER DE REMPLIR SES OBLIGATIONS VIS A VIS DE LA SOCIETE LOCABAIL, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE, DANS SES CONCLUSIONS D'APPEL, MEZARD REPROCHAIT EN OUTRE A LA SOCIETE LOCABAIL D'AVOIR AGI NEGLIGEMMENT A SON EGARD DANS LA PROCEDURE PRECONTRACTUELLE ET DE CONCLUSION DU CONTRAT EN REMETTANT A L'AVANCE A LA SOCIETE O C E OU AU REPRESENTANT DE CELLE-CI, FILLON, TANT LE PROCES-VERBAL DE LIVRAISON (A FAIRE SIGNER PAR LE FOURNISSEUR ET LE LOCATAIRE DU MATERIEL) QUE LE CONTRAT DE CREDIT-BAIL LUI-MEME (A FAIRE SIGNER PAR LE LOCATAIRE) LES DEUX DOCUMENTS DEVANT ETRE ENSUITE REMIS PAR LE REPRESENTANT A LA BAILLERESSE POUR QU'ELLE SIGNE A SON TOUR LEDIT CONTRAT ET PAYE LE FOURNISSEUR QUE LA COUR D'APPEL AURAIT DU REPONDRE A CES CONCLUSIONS EN RECHERCHANT SI UNE TELLE PROCEDURE N'ETAIT PAS FAUTIVE PUISQU'AUSSI BIEN SELON LES CONCLUSIONS DE LA SOCIETE LOCABAIL ELLE-MEME, CELLE-CI AURAIT DU CONCLURE D'ABORD ET DIRECTEMENT AVEC MEZARD LE CONTRAT DE CREDIT-BAIL(SOUS CONDITION SUSPENSIVE DE LA SIGNATURE PAR LE LOCATAIRE DU PROCES-VERBAL DE RECEPTION DU MATERIEL) , PUIS PASSER ELLE-MEME COMMANDE DE CE MATERIEL CHOISI PAR LE LOCATAIRE, PUIS ATTENDRE L'ENVOI PAR CELUI-CI DU PROCES-VERBAL DE LIVRAISON ET DE CONFORMITE DUMENT SIGNE, ENFIN REGLER AU FOURNISSEUR LE PRIX DE VENTE, QU'AINSI LA COUR D'APPEL AURAIT DU RECHERCHER SI, EN PRENANT LA SOCIETE O C E (OU SON REPRESENTANT FILLON) POUR INTERMEDIAIRE EN VUE DE PRESENTER AU FUTUR LOCATAIRE, PARMI UNE LIASSE D'IMPRIMES, A LA FOIS LE PROCES-VERBAL DE LIVRAISON ET LE CONTRAT (POST-DATE) DE CREDIT-BAIL, AU RISQUE DE LE DESORIENTER LA SOCIETE LOCABAIL N'AVAIT PAS MANQUE A SON OBLIGATION DE PRUDENCE ET DE DILIGENCE DANS LA PROCEDURE PRECONTRACTUELLE ET DE CONCLUSION DU CONTRAT, MANQUEMENT EN RELATION DE CAUSE A EFFET AVEC LE PREJUDICE SUBI PAR MEZARD ET FAISANT OBSTACLE, AU MOINS PARTIELLEMENT AU PAIEMENT DES SOMMES RECLAMEES PAR LA SOCIETE LOCABAIL ; QU'EN NE REPONDANT PAS A CE CHEF DES CONCLUSIONS DE MEZARD SUSCEPTIBLE DE MODIFIER LA SOLUTION DU LITIGE S'IL ETAIT PRIS EN CONSIDERATION, LA COUR D'APPEL A VIOLE L'ARTICLE 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE QUI ENTRAINE LA CASSATION TOTALE DE L'ARRET ATTAQUE ; MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR RECONNU DEVANT LES PREMIERS JUGES QU'IL AVAIT SIGNE, PAR ERREUR ET SANS EXAMEN PREALABLE, LE PROCES-VERBAL DE RECEPTION DU MATERIEL MEZARD A SOUTENU DEVANT LES JUGES D'APPEL QUE LE REPRESENTANT DE LA SOCIETE O C E L'A VAIT PERSUADE DE SIGNER CE DOCUMENT EN LUI INDIQUANT QUE LA SIGNATURE DU PROCES-VERBAL ETAIT "ABSOLUMENT INDISPENSABLE POUR OBTENIR UN CREDIT" ; QU'EN OUTRE DANS SES CONCLUSIONS D'APPEL, MEZARD A SUCCESSIVEMENT FAIT VALOIR QUE LA SIGNATURE DU CONTRAT DE CREDIT-BAIL DEVAIT PRECEDER CELLE DU PROCES-VERBAL DE RECEPTION DES MARCHANDISES, PUIS LA THESE CONTRAIRE ; QUE, DES LORS , EN RETENANT QUE MEZARD, QUI AVAIT LUI-MEME CHOISI SON FOURNISSEUR, ETAIT "IMPUISSANT A RAPPORTER LA PREUVE D'UNE FAUTE CONTRACTUELLE" A L'ENCONTRE DE LA SOCIETE LOCABAIL, LA COUR D'APPEL A REPONDU AUX CONCLUSIONS INVOQUEES ; QUE LE MOYEN EST SANS FONDEMENT ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 23 JANVIER 1981 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE ;