Identifiant: JURITEXT000007078896

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X01X05X00049X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/88/JURITEXT000007078896.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 26 janvier 1983, Inédit", "date_decision": "1983-01-26 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1979-06-19", "juridiction_attaquee": "COUR D'APPEL de DOUAI, CHAMBRE SOCIALE 5, 1979-06-19", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ATTENDU QU'APRES AVOIR ENONCE QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 29 DE LA CONVENTION COLLECTIVE, EN CAS DE PROLONGATION DE L'ABSENCE POUR MALADIE, LA DUREE DE SUSPENSION DU CONTRAT DE TRAVAIL NE PEUT ETRE SUPERIEURE A 6 MOIS LORSQUE LE SALARIE A PLUS DE 15 ANS DE SERVICE, ET QU'A L'EXPIRATION DE CE DELAI, L'ENTREPRISE QUI AURA NOTIFIE AU SALARIE ABSENT L'OBLIGATION OU ELLE SE TROUVE DE POURVOIR A SON REMPLACEMENT, NE SERA PAS TENUE DE LUI VERSER UNE INDEMNITE DE PREAVIS S'IL NE REPREND PAS SON TRAVAIL DANS UN DELAI DE 15 JOURS A COMPTER DE LA DATE DE LA NOTIFICATION, L'ARRET ATTAQUE A DECLARE ABUSIF LE LICENCIEMENT AVEC PREAVIS PAR LA SOCIETE REGIONALE DE BOISSONS NORMANDIE-NORD DE DEMOISELLE X... QU'ELLE A EMPLOYEE A LA FACTURATION DU 16 AVRIL 1960 AU 15 OCTOBRE 1976, EN RAISON DE SON ABSENCE PENDANT 188 JOURS REPARTIS EN QUATRE PERIODES DIFFERENTES AU COURS DE L'ANNEE 1976, A MOTIF QUE L'EMPLOYEUR AVAIT OMIS DE LA CONVOQUER A L'ENTRETIEN PREALABLE ET QU'IL NE POUVAIT PROCEDER AU LICENCIEMENT DE DEMOISELLE X... QU'A LA SUITE D'UNE ABSENCE DE 6 MOIS CONSECUTIFS ; QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QU'IL N'ETAIT PAS CONTESTE QUE LA SALARIEE AVAIT ETE CONVOQUEE A UN ENTRETIEN PREALABLE A SON LICENCIEMENT POUR LE 13 OCTOBRE 1976, ET QUE SI LES ABSENCES DE DEMOISELLE X... NE CONSTITUAIENT PAS EN ELLES-MEMES UNE RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL, ELLES ETAIENT SUSCEPTIBLES D'ETRE UNE CAUSE REELLE ET SERIEUSE DE LICENCIEMENT SI, COMME LE SOUTENAIT L'EMPLOYEUR DANS DES CONCLUSIONS LAISSEES SANS REPONSE, SON REMPLACEMENT EFFECTIF ETAIT DEVENU NECESSAIRE EN RAISON DE LEUR DUREE ET DE LEUR REPETITION, LA COUR D'APPEL, QUI N'Y A PAS REPONDU, N'A PAS SATISFAIT AUX EXIGENCES DU TEXTE SUSVISE PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 19 JUIN 1979, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AMIENS, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;