Identifiant: JURITEXT000007213421

Métadonnées:
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Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par Mme Claire Y..., demeurant 190, La Colle de Rouge à La Gaude (Alpes-Maritimes), en cassation d'un arrêt rendu le 29 janvier 1992 par la cour d'appel d'Aix-en-Provence (8e chambre civile), au profit de M. Pierre-Louis X..., demeurant ... (Alpes-Maritimes), pris en sa qualité de syndic de la liquidation des biens de la société Cagnes Sports, défendeur à la cassation ; La demanderesse invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 5 janvier 1994, où étaient présents : M. Bézard, président, M. Tricot, conseiller rapporteur, Mme Pasturel, conseiller, M. Curti, avocat général, Mme Arnoux, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Tricot, les observations de la SCP Peignot et Garreau, avocat de Mme Y..., de Me Choucroy, avocat de M. X..., ès qualités, les conclusions de M. Curti, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Attendu que Mme Y..., gérante de la société à responsabilité limitée Cagnes-Sports mise en liquidation des biens, reproche à l'arrêt déféré (Aix-en-Provence, 29 janvier 1992) de l'avoir condamnée à supporter les dettes de la société à hauteur de 150 000 francs, alors, selon le pourvoi, que les juges ne peuvent refuser d'admettre qu'un dirigeant a renversé la présomption de faute qui pèse sur lui par la preuve de sa diligence, sans avoir constaté l'existence de faits révélateurs de mauvaise gestion, de sorte qu'en se bornant à relever que la gérante de la société n'a pas déféré aux demandes des assurances tendant à une meilleure protection du magasin -en fait à un changement de lieu- la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 99 de la loi du 13 juillet 1967 ; Mais attendu que pour répondre à l'argument de la gérante qui faisait valoir que l'insuffisance d'actif était due aux nombreux cambriolages dont le stock du magasin avait été l'objet, la cour d'appel, sans reprocher à Mme Y... d'avoir maintenu le fonds de commerce dans le même lieu, a relevé que la gérante n'avait donné aucune suite à la demande des assurances tendant à une meilleure protection du magasin ; que le moyen manque en fait ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne Mme Y... à une amende civile de cinq mille francs, envers le Trésor public ; la condamne, envers M. X..., ès qualités, aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par M. le président en son audience publique du vingt-deux février mil neuf cent quatre-vingt-quatorze.