Identifiant: JURITEXT000007073853

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X02X02X00016X00A", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/38/JURITEXT000007073853.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 4 février 1982, 80-17.139, Inédit", "date_decision": "1982-02-04 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "CASSATION", "numero_affaire": "80-17139", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1980-07-22", "juridiction_attaquee": "Tribunal d'instance Dreux 1980-07-22", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. Derenne", "avocat_general": "Av.Gén. M. Bézio", "avocats": "Av. Demandeur : M. Copper-Royer", "rapporteur": "Rpr M. Martin", "ecli": "", "sommaire": "RESPONSABILITE CIVILE - Dommage - Réparation - Préjudice matériel - Valeur vénale - Valeur de remplacement. La réparation intégrale d'un dommage causé à une chose n'est assurée que par le remboursement des frais de remise en état de la chose ou par le paiement d'une somme d'argent représentant la valeur de son remplacement. La victime d'un dommage qui a droit à la réparation intégrale de son préjudice n'a pas à courir le risque de la vente de l'épave, laquelle, sauf accord des parties sur ce point, doit être laissée pour compte au responsable."}

Document juridique:
SUR LE SECOND MOYEN : VU L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL, ENSEMBLE LES ARTICLES 455 ET 458 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ; ATTENDU QUE LE PROPRE DE LA RESPONSABILITE CIVILE EST DE RETABLIR AUSSI EXACTEMENT QUE POSSIBLE L'EQUILIBRE DETRUIT PAR LE DOMMAGE ET DE REPLACER LA VICTIME, AUX DEPENS DU RESPONSABLE, DANS LA SITUATION OU ELLE SE SERAIT TROUVEE SI L'ACTE DOMMAGEABLE NE S'ETAIT POINT PRODUIT ; QU'EN CONSEQUENCE, LA REPARATION INTEGRALE D'UN DOMMAGE CAUSE A UNE CHOSE N'EST ASSUREE QUE PAR LE REMBOURSEMENT DES FRAIS DE REMISE EN ETAT DE LA CHOSE OU PAR LE PAIEMENT D'UNE SOMME D'ARGENT REPRESENTANT LA VALEUR DE SON REMPLACEMENT ; ATTENDU QUE LA VICTIME D'UN DOMMAGE QUI A DROIT A LA REPARATION INTEGRALE DE SON PREJUDICE N'A PAS A COURIR LE RISQUE DE LA VENTE DE L'EPAVE, LAQUELLE, SAUF ACCORD DES PARTIES SUR CE POINT, DOIT ETRE LAISSEE POUR COMPTE AU RESPONSABLE ; ATTENDU QUE DAME X..., DONT L'AUTOMOBILE AVAIT ETE ENDOMMAGEE PAR LE CAMION DE L'ENTREPRISE LA HAYE, A DEMANDE A CETTE SOCIETE, RESPONSABLE DES DEGATS ET A SON ASSUREUR, LA COMPAGNIE "LA UNION ET LE PHENIX ESPAGNOL", LE COMPLEMENT DE L'INDEMNISATION DE SON PREJUDICE REPARE PARTIELLEMENT PAR SON ASSURANCE MUTUELLE ; ATTENDU QUE POUR DEBOUTER DAME X... LE JUGEMENT ATTAQUE, RENDU EN DERNIER RESSORT, SE BORNE A ENONCER QUE FAUTE D'AVOIR RAPPORTE LA PREUVE DE SES DEBOURS, LA DEMANDERESSE NE SAURAIT FAIRE PROSPERE SA DEMANDE ; ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE DAME X... AVAIT SOUTENU QUE SON ASSUREUR NE L'AVAIT INDEMNISE QUE SUR LA BASE DE LA VALEUR VENALE DE SON VEHICULE, DEDUCTION FAITE DU MONTANT DE L'EPAVE, LE TRIBUNAL A MECONNU LES TEXTES SUSVISES ; PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LE PREMIER MOYEN ; CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU ENTRE LES PARTIES LE 22 JUILLET 1980, PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE DREUX ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE CHARTRES, A CE DESIGNE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;