Identifiant: JURITEXT000007501857

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2005X06X04X00132X085", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/50/18/JURITEXT000007501857.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 7 juin 2005, 04-13.285, Inédit", "date_decision": "2005-06-07 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "04-13285", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "2003-11-19", "juridiction_attaquee": "cour d'appel d'Agen (1re chambre) 2003-11-19", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. TRICOT", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant : Attendu, selon l'arrêt déféré (Agen, 19 novembre 2003), que la Caisse régionale de Crédit agricole Pyrénées-Gascogne (la Caisse) a consenti des prêts hypothécaires aux époux X... ; qu'en raison d'impayés, la Caisse a engagé une procédure de saisie immobilière, à la suite de laquelle un immeuble a été vendu à l'amiable, l'acheteur versant le prix à la Caisse le 30 septembre 1998 ; que M. X... a été mis en redressement judiciaire le 17 février 1989, et que la date de cessation des paiements a été reportée au 28 avril 1997 ; que la représentante des créanciers, Mme Y..., a demandé l'annulation du paiement ; Sur le moyen unique, pris en sa première branche : Attendu que Mme Y..., ès qualités, reproche à l'arrêt d'avoir rejeté sa demande, alors, selon le moyen, que l'article L. 621-107 frappe de nullité tous paiements faits par le débiteur postérieurement à la période suspecte autrement que dans des conditions communément admises dans les relations commerciales, si bien qu'en refusant d'annuler le paiement perçu par un établissement financier lors de la vente volontaire d'un actif immobilier constituant le gage commun des créanciers moyennant la renonciation de toutes ses sûretés antérieurement acquises, et ce quelques jours avant le jugement prononçant le redressement judiciaire du débiteur, la cour d'appel a violé le texte précité ; Mais attendu qu'ayant retenu que la Caisse avait fait inscrire une hypothèque de premier rang en 1993 et 1995, qu'elle avait fait délivrer à M. X... un commandement aux fins de saisie immobilière régulièrement publié, que cette procédure avait été interrompue à la demande de M. X..., la Caisse consentant alors à une vente volontaire, et que le résultat aurait été identique si la saisie avait été menée à son terme, la cour d'appel a légalement justifié sa décision ; que le moyen n'est pas fondé ; Et sur le moyen, pris en sa seconde branche : Attendu que Mme Y..., ès qualités, fait encore le même reproche à l'arrêt, alors, selon le moyen, qu'en considérant qu'une procédure de saisie immobilière échappe aux dispositions de l'article L. 621-107 du Code de commerce, sans rechercher comme elle y était expressément invitée dans les conclusions de Mme Y... ès qualités si le paiement intervenu à la suite d'une conversion en vente volontaire, et non d'une saisie immobilière, lequel pouvait s'analyser en une délégation, ne revenait pas à exclure les dispositions applicables en matière de voies d'exécution, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard de l'article L. 621-107 du Code de commerce ; Mais attendu qu'ayant retenu, par motifs adoptés, que la vente volontaire à laquelle le créancier poursuivant avait consenti s'inscrivait dans la procédure engagée à la suite de la saisie immobilière, la mainlevée des hypothèques étant conditionnée au versement du prix entre les mains d'un séquestre chargé de veiller au paiement de toutes les dettes hypothécaires ou privilégiées sur les biens vendus, ce dont il résulte que l'opération ne pouvait s'analyser en une délégation, la cour d'appel, qui n'avait pas à répondre à des conclusions inopérantes, a légalement justifié sa décision ; que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne Mme Y..., ès qualités, aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette les demandes ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par le président en son audience publique du sept juin deux mille cinq.