Identifiant: JURITEXT000007073768

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X01X01X00561X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/37/JURITEXT000007073768.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 11 janvier 1982, Inédit", "date_decision": "1982-01-11 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1980-03-21", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris (Chambre 5 C) 1980-03-21", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE SECOND MOYEN : VU L'ARTICLE 1134DU CODE CIVIL ; ATTENDU QUE, SELON L'ARRET ATTAQUE, LA SOCIETE "REGIE D'AUJOURD'HUI" A CONCLU, LE 5 AVRIL 1962, AVEC LA SOCIETE TELEPHONIE DITE COFRATEL (SOCIETE COFRATEL) UNE CONVENTION PAR LAQUELLE CETTE DERNIERE SOCIETE LUI ASSURAIT, MOYENNANT UNE REDEVANCE ANNUELLE, LE SERVICE D'UNE INSTALLATION TELEPHONIQUE, QUE CETTE CONVENTION, PREVUE POUR UNE DUREE DE 15 ANNEES, CONTENAIT, OUTRE UNE CLAUSE DE TACITE RECONDUCTION, UNE CLAUSE STIPULANT QU'ELLE "REPRENDRA SA DUREE INITIALE POUR LA TOTALITE DU RESEAU A PARTIR DE LA DATE OU LA LOCATION INITIALE AURA SUBI UNE "AUGMENTATION SUPERIEURE A 25 %, PAR SUITE D'UNE OU PLUSIEURS AUGMENTATIONS DE L'INSTALLATION", QUE LES OBLIGATIONS DE LA SOCIETE "REGIE D'AUJOURD'HUI" ONT ETE REPRISES PAR LA SOCIETE "R.C.A. PUBLICATIONS MUSICALES INTERNATIONALES" (SOCIETE RCA), QUE CELLE-CI AYANT CESSE DE PAYER LA REDEVANCE A LA SUITE DU TRANSFERT DE SON EXPLOITATION DANS DE NOUVEAUX LOCAUX, LA SOCIETE COFRATEL L'A ASSIGNEE EN PAIEMENT D'UNE INDEMNITE DE RESILIATION CALCULEE EN TENANT COMPTE D'UNE RECONDUCTION DU CONTRAT RESULTANT D'UNE EXTENSION DE L'INSTALLATION REALISEE LE 15 SEPTEMBRE 1970 ; ATTENDU QUE, POUR REJETER CETTE DEMANDE, LA COUR D'APPEL A ENONCE QUE LA CLAUSE QUI PREVOIT, DANS UN CONTRAT A DUREE DETERMINEE, UNE MODIFICATION DU POINT DE DEPART DE CETTE DUREE N'EST VALIDE QUE SI SA MISE EN OEUVRE EST SUBORDONNEE A L'ACCORD DES PARTIES SUR CETTE MODIFICATION ET QUE, SI UN TEL ACCORD PEUT RESULTER DU SILENCE DES PARTIES, C'EST A LA CONDITION QUE CETTE FORME DU CONSENTEMENT SOIT AUTORISEE PAR LA LOI OU FORMELLEMENT PREVUE DANS LE CONTRAT, "CE QUI N'EST LE CAS EN L'ESPECE QUE DE LA RECONDUCTION TACITE A L'EXPIRATION DU DELAI INITIAL" ; ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LE CONTRAT PREVOYAIT EXPRESSEMENT QU'IL SERAIT RECONDUIT POUR UNE PERIODE EGALE A SA DUREE INITIALE PAR LA SEULE SURVENANCE D'UNE AUGMENTATION DU MONTANT DE LA LOCATION SUPERIEURE A 25 %, LA COUR D'APPEL A DENATURE LES TERMES CLAIRS ET PRECIS DE CETTE CLAUSE ET VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LE PREMIER MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 21 MARS 1980 ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL D'AMIENS, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;