Identifiant: JURITEXT000007484418

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2004X10X01X00118X064", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/48/44/JURITEXT000007484418.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 12 octobre 2004, 02-11.864, Inédit", "date_decision": "2004-10-12 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "02-11864", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "2001-11-30", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Paris (15e chambre, section B) 2001-11-30", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. BOUSCHARAIN conseiller", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le premier moyen, pris en sa seconde branche : Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que, le 22 février 1991, les époux X... ont souscrit un cautionnement hypothécaire à l'effet de garantir, à concurrence de la somme de 2 000 000 francs, le remboursement d'un prêt de la somme de 3 000 000 francs consenti, à cette même date, par la banque Sanpaolo à la société CTI ; qu'en raison de la défaillance de celle-ci, la banque Sanpaolo a recherché la garantie des époux X..., lesquels ont, le 20 janvier 1997, assigné cette dernière en annulation dudit cautionnement ; Attendu qu'après avoir retenu que la banque Sanpaolo avait consenti plusieurs prêts à la société CTI, de sorte qu'en finançant une cinquième opération immobilière dans un laps de temps très court, elle avait agi avec légèreté et pris des risques dont elle aurait dû informer les cautions, lesquelles, si elles avaient été correctement éclairées sur la situation exacte de la débitrice, sur l'importance de l'endettement déjà existant au moment de la signature de l'acte de caution et sur les risques d'une insolvabilité, n'auraient pas consenti à signer cet acte, la cour d'appel en déduit que le préjudice de M. et Mme X... consiste donc en la signature dudit acte dont la nullité doit être prononcée ; Attendu qu'en se déterminant par de tels motifs qui caractérisent une réticence dolosive de la banque Sanpaolo à l'égard des époux X..., sans se prononcer sur la fin de non-recevoir invoquée par celle-là qui faisait valoir que, du chef d'un tel vice du consentement, l'action en nullité du cautionnement souscrit par ceux-ci était prescrite, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la première branche du premier moyen, ni sur le second moyen : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 30 novembre 2001, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Versailles ; Condamne les époux X... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne les époux X... à payer à la banque Sanpaolo la somme de 2 000 euros ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du douze octobre deux mille quatre.