Identifiant: JURITEXT000025661176

Métadonnées:
{"ancien_id": "", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/25/66/11/JURITEXT000025661176.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 22 février 2012, 11-83.022, Inédit", "date_decision": "2012-02-22 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "C1201434", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "11-83022", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "2011-04-07 00:00:00", "juridiction_attaquee": "Chambre de l'instruction de la cour d'appel de Basse-Terre", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "M. Louvel (président)", "avocat_general": "", "avocats": "SCP Le Bret-Desaché", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : Statuant sur le pourvoi formé par : - M. Walfried X..., partie civile, contre l'arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de BASSE-TERRE, en date du 7 avril 2011, qui, dans l'information suivie, sur sa plainte contre personne non dénommée des chefs de faux et usage, a confirmé l'ordonnance de non-lieu rendue par le juge d'instruction ; Vu le mémoire produit ; Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, 441-1 du code pénal, 591 et 593 du code de procédure pénale ; "en ce que l'arrêt attaqué a dit n'y avoir lieu à suivre sur la plainte déposée par M. X... le 8 janvier 2009 des chefs de faux et usage de faux ; "aux motifs que l'instruction a établi que M. X... figurait dans deux procédures pour avoir pris à partie un agent de la force publique non seulement en 2004 mais également en 2005 ; que rien ne permet de retenir une quelconque altération frauduleuse de la vérité dans le procès-verbal de synthèse établi par M. Y... en février 2006 suite à la plainte déposée par M. Y... lire en réalité « par M. X... » à l'encontre de M. Z... mais aussi suite à celle de M. Z... à son encontre, alors que la mention « défavorablement connu » ne suppose pas que la personne ait déjà été condamnée ou poursuivie et alors que le procès-verbal de synthèse relate les deux incidents qui ont opposé M. X... à des gendarmes ; que l'infraction dénoncée par M. X... n'est pas caractérisée ; qu'il convient de confirmer l'ordonnance de non-lieu du juge d'instruction, qui a justement retenu qu'il ne pouvait être reproché à l'officier de police judiciaire M. Y... une quelconque altération frauduleuse de la vérité dans le procès-verbal litigieux, sans que le moyen tiré de la prétendue partialité du juge d'instruction de Saint-Denis de la Réunion agissant sur commission rogatoire qui a entendu comme témoin assisté M. Y..., officier de police judiciaire, ne repose sur quelque fondement ; "alors que l'expression « défavorablement connu » ne peut être utilisée par un policier ou un gendarme qu'à propos d'une personne définitivement condamnée judiciairement ou ayant, à tout le moins, fait l'objet de poursuites pénales ; qu'en affirmant, pour dire n'y avoir lieu à suivre contre M. Y..., qui avait indiqué que M. X... était « défavorablement connu » quand ce dernier n'avait jamais fait l'objet de poursuites pénales, que l'emploi de cette expression ne supposait pas que l'intéressé ait été condamné ou poursuivi  ce qui autorise l'emploi de cette qualification de façon discrétionnaire, hors tout contrôle , la cour d'appel a violé les textes visés au moyen" ; Attendu que les énonciations de l'arrêt attaqué mettent la Cour de cassation en mesure de s'assurer que, pour confirmer l'ordonnance de non-lieu entreprise, la chambre de l'instruction, après avoir analysé l'ensemble des faits dénoncés dans la plainte et répondu aux articulations essentielles du mémoire produit par la partie civile appelante, a exposé les motifs pour lesquels elle a estimé qu'il n'existait pas de charges suffisantes contre quiconque d'avoir commis les délits reprochés ni aucune autre infraction ; D'où il suit que le moyen ne peut être admis ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE le pourvoi ; DIT n'y avoir lieu à application de l'article 618-1 du code de procédure pénale au profit de M. X... ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Etaient présents aux débats et au délibéré, dans la formation prévue à l'article 567-1-1 du code de procédure pénale : M. Louvel président, Mme Canivet-Beuzit conseiller rapporteur, M. Dulin conseiller de la chambre ; Greffier de chambre : M. Bétron ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;