Identifiant: JURITEXT000007181631

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1993X02X03X00213X007", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/18/16/JURITEXT000007181631.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, Chambre civile 3, du 3 février 1993, 90-21.307, Inédit", "date_decision": "1993-02-03 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "90-21307", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1990-09-20", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Chambéry 1990-09-20", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. BEAUVOIS", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "COPROPRIETE - Syndicat des copropriétaires - Assemblée générale - Délibération - Annulation - Décision autorisant la transformation de locaux commerciaux en de nombreux lots d'habitation - Décision rendant accessible l'ascenseur à des copropriétaires qui n'y avaient pas accès - Décision impliquant une nouvelle répartition des charges."}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par le syndicat des copropriétaires de l'immeuble Aime 2000, représenté par son syndic, la société SOGIM, dont le siège est à Chambéry (Savoie), ..., immatriculée au registre du commerce de Chambéry sous le n8 745 920 165, elle-même représentée par M. Louis Dutruc, président du directoire, domicilié en cette qualité audit siège, en cassation d'un arrêt rendu le 20 septembre 1990 par la cour d'appel de Chambéry, au profit : 18/ de M. Lionel, Bernard H..., 28/ de Mme Lionel, Bernard H..., demeurant ensemble à Bourges (Cher), 37, rue deionne, défendeurs à la cassation ; Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ; LA COUR, en l'audience publique du 16 décembre 1992, où étaient présents : M. Beauvois, président, M. Capoulade, conseiller rapporteur, MM. J..., D..., G..., B..., F... E..., MM. X..., Y..., I..., F... C... Marino, conseillers, M. Z..., Mme A..., M. Pronier, conseillers référendaires, M. Sodini, avocat général, Mlle Jacomy, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Capoulade, les observations de la SCP Lesourd et Baudin, avocat du syndicat des copropriétaires de l'immeuble Aime 2000, de la SCP Peignot etarreau, avocat des époux H..., les conclusions de M. Sodini, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Attendu que le syndicat des copropriétaires de l'immeuble "Aime 2000" fait grief à l'arrêt attaqué (Chambéry, 20 septembre 1990) d'accueillir la demande des époux Raudet, copropriétaires, en modification de la répartition des charges de copropriété relatives à un ascenseur et à l'éclairage d'un couloir commun, à la suite de la transformation de locaux à usage commercial en appartements destinés à l'habitation, alors, selon le moyen, "que la modification de la répartition des charges rendue nécessaire par le changement d'usage des parties privatives n'entre pas dans les prévisions de l'article 11 de la loi du 10 juillet 1965 mais dans celles de l'article 25 f de ladite loi, lequel désigne la seule assemblée générale des copropriétaires pour procéder à la nouvelle répartition ; par suite, la cour d'appel, en déclarant recevable l'action judiciaire de copropriétaires tendant à obtenir une nouvelle répartition des charges, a fait une fausse application de l'article ll de la loi du 10 juillet 1965 et a violé l'article 25 f de ladite loi" ; Mais attendu qu'ayant constaté qu'à la suite des travaux et transformations qu'impliquait dans la structure de l'immeuble, la subdivision, autorisée par l'assemblée générale du 7 juin 1977, des trois lots à usage commercial en 28 lots d'habitation, l'ascenseur n81 et un couloir d'accès, jusqu'alors réservés aux occupants du niveau, étaient devenus accessibles aux autres copropriétaires des niveaux inférieurs, la cour d'appel en a exactement déduit qu'il y avait lieu, en application de l'article 11 de la loi du 10 juillet 1965, à une nouvelle répartition des charges relatives à l'ascenseur et au couloir commun entre les lots desservis par eux ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne le syndicat des copropriétaires de l'immeuble Aime 2000, envers les époux H..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par M. le président en son audience publique du trois février mil neuf cent quatre vingt treize.