Identifiant: JURITEXT000007056135

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X02X02X00533X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/05/61/JURITEXT000007056135.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 18 février 1982, Inédit", "date_decision": "1982-02-18 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1980-11-28", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris (Chambre 17 B) 1980-11-28", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES TROIS BRANCHES : ATTENDU, SELON L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE, QUE, DANS UNE AGGLOMERATION, A UNE INTERSECTION, UNE COLLISION SE PRODUISIT ENTRE LA VOITURE DE DALLOD ET, CIRCULANT EN SENS INVERSE SUR LA MEME VOIE, LE CYCLE MONTE PAR LE MINEUR CHRISTIAN X... QUI S'APPRETAIT A TOURNER SUR SA GAUCHE ; QUE LE MINEUR A ETE BLESSE ET SA MACHINE ENDOMMAGEE ; QUE LES EPOUX X..., AGISSANT AU NOM DE LEUR FILS, ONT RECLAME A DALLOD ET A SON ASSUREUR LE GROUPE DROUOT, LA REPARATION DU PREJUDICE SUBI PAR LE MINEUR ; QUE LA C P A M R P EST INTERVENUE ; ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR, PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1ER, DU CODE CIVIL, RETENU, POUR PARTIE, LA RESPONSABILITE DE DALLOD, ALORS, D'UNE PART, QUE L'ARRET N'AURAIT PU REGLER LE LITIGE SUR LE TERRAIN DE LA RESPONSABILITE DE PLEIN DROIT, DONT IL ETAIT SEUL SAISI, EN TENANT POUR FAUTIVE L'ABSENCE DE FREINAGE PREALABLE DE L'AUTOMOBILISTE, LA NOTION DE FAUTE ETANT ETRANGERE A LA NOTION DE GARDE ; QUE, DE SURCROIT, NE CONSTITUERAIT PAS UNE FAUTE, LE FAIT, POUR UN AUTOMOBILISTE, DE ROULER A VITESSE REGLEMENTAIRE SUR UNE VOIE LARGE, PROTEGEE PAR UN FEU VERT, LE FAIT QU'UN CYCLISTE VENANT EN SENS INVERSE AIT L'INTENTION DE TOURNER A GAUCHE N'IMPLIQUANT PAS QU'IL ALLAIT COUPER LA ROUTE, ALORS, D'AUTRE PART, QUE L'ARRET N'AURAIT PAS TIRE DE SES PROPRES CONSTATATIONS LES CONSEQUENCES EN DECOULANT LEGALEMENT ; QUE LE FAIT DE TOURNER BRUSQUEMENT A GAUCHE DEVANT UN VEHICULE QUI FRANCHIT LE CARREFOUR AU FEU VERT, A VITESSE REGLEMENTAIRE, SERAIT TOTALEMENT EXONERATOIRE POUR L'AUTOMOBILISTE, ET ALORS, ENFIN QUE L'ARRET N'AURAIT PAS REPONDU AUX CONCLUSIONS ET AUX MOTIFS DU JUGEMENT INFIRME QUI RETENAIT LES DECLARATIONS DE DEUX TEMOINS ATTESTANT QUE DALLOD AVAIT FREINE DES QU'IL AVAIT VU LES CYCLISTES, ET QUE LA VICTIME AVAIT "COUPE DEVANT LA VOITURE" ; MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR RELEVE QUE CHRISTIAN X... AVAIT COMMIS UNE IMPRUDENCE EN VOULANT TOURNER A GAUCHE ALORS QU'UN VEHICULE ARRIVAIT EN FACE DE LUI, L'ARRET RETIENT QUE L'ACCIDENT S'ETAIT PRODUIT DANS UN "CARREFOUR" TRES IMPORTANT OU DEBOUCHAIENT SEPT VOIES, QUE DALLOD AVAIT APERCU DE JEUNES CYCLISTES ET QUE L'UN DEUX AVAIT PRECISE AVOIR TENDU LE BRAS A GAUCHE POUR MONTRER QU'IL VOULAIT TOURNER DANS CETTE DIRECTION ; QUE DE CES SEULES CONSTATATIONS ET ENONCIATIONS, ABSTRACTION FAITE D'UN MOTIF QUI, RELATIF A LA FAUTE DU GARDIEN, DOIT ETRE TENU POUR SURABONDANT, LA COUR D'APPEL QUI N'A PAS MECONNU LES CONSEQUENCES DE SES PROPRES CONSTATATIONS ET QUI, EN LES REJETANT, A REPONDU AUX CONCLUSIONS, A PU DEDUIRE QUE LA FAUTE DE LA VICTIME N'ETAIT NI IMPREVISIBLE, NI INSURMONTABLE POUR LE GARDIEN DE LA VOITURE ET NE L'EXONERAIT DE SA RESPONSABILITE QUE DANS UNE PROPORTION QU'ELLE A SOUVERAINEMENT APPRECIEE ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 28 NOVEMBRE 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;