Identifiant: JURITEXT000023750071

Métadonnées:
{"ancien_id": "", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/23/75/00/JURITEXT000023750071.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 9 mars 2011, 10-87.542, Inédit", "date_decision": "2011-03-09 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "C1101625", "solution": "Qpc incidente - non lieu a renvoi au cc", "numero_affaire": "10-87542", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "2010-02-12 00:00:00", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Nîmes", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "M. Louvel (président)", "avocat_general": "", "avocats": "Me Foussard, SCP Nicolaý, de Lanouvelle et Hannotin, SCP Ortscheidt", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : N° M 10-87.542 F-D N° 1625 GT9 MARS 2011 QPC INCIDENTE NON LIEU A RENVOI AU CC M. LOUVEL président, LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le neuf mars deux mille onze, a rendu l'arrêt suivant : Sur le rapport de M. le conseiller ROGNON, les observations de la société civile professionnelle ORTSCHEIDT, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général LUCAZEAU ; Statuant sur les questions prioritaires de constitutionnalité formulées par mémoires spéciaux reçus le 9 décembre 2010 et présentés par : - La société Le Pont,- M. Georges Y...,- M. Marc Y...,- M. Philippe Y..., à l'occasion des pourvois formés par eux contre l'arrêt de la cour d'appel de NÎMES, chambre correctionnelle, en date du 12 février 2010, qui a condamné, - M. Georges Y..., pour organisation de loteries prohibées et exercice d'une activité dissimulée, à six mois d'emprisonnement avec sursis,- MM. Marc et Philippe Y..., pour organisation de loteries prohibées, à quatre mois d'emprisonnement avec sursis,- la société Le Pont, MM. Georges, Marc et Philippe Y..., pour infractions à la législation sur les contributions indirectes, solidairement, à des amendes et pénalités fiscales, a prononcé des mesures de confiscation et a statué sur une demande de restitution ; Attendu que la première question posée est ainsi rédigée : "les dispositions des articles 1er, 2 et 3 de la loi du 21 mai 1836, dans leur rédaction applicable à la cause, sont-elles conformes aux dispositions des articles 4 et 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 ?"; Attendu que les dispositions contestées n'ont pas été déclarées conformes à la Constitution dans une décision du Conseil constitutionnel ; Attendu que la question, ne portant pas sur l'interprétation d'une disposition constitutionnelle dont le Conseil constitutionnel n'aurait pas encore eu l'occasion de faire application, n'est pas nouvelle ; Et attendu qu'elle ne présente pas un caractère sérieux en ce qu'au regard des objectifs qu'il s'est assigné, le législateur a adopté, par les dispositions critiquées de la loi du 21 mai 1836, des mesures propres à assurer une conciliation qui n'est pas manifestement déséquilibrée entre le principe de la liberté d'entreprendre et l'objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l'ordre public ; Attendu que la seconde question est ainsi rédigée : "les dispositions de l'article 1791 du code général des impôts sont-elles conformes aux dispositions de l'article 8 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 ?"; Attendu que les dispositions contestées n'ont pas été déclarées conformes à la Constitution dans une décision du Conseil constitutionnel ; Attendu que la question, ne portant pas sur l'interprétation d'une disposition constitutionnelle dont le Conseil constitutionnel n'aurait pas encore eu l'occasion de faire application, n'est pas nouvelle ; Et attendu qu'elle ne présente pas un caractère sérieux en ce que les pénalités fiscales prononcées en application de l'article 1791 précité, par un juge qui a le pouvoir de les moduler, ont un caractère mixte, répressif et indemnitaire, et répondent, proportionnellement, aux manquements constatés et aux préjudices qui en résultent ; D'où il suit qu'il n'y a pas lieu de renvoyer les questions au Conseil constitutionnel ; Par ces motifs : DIT N'Y AVOIR LIEU DE RENVOYER au Conseil constitutionnel les questions prioritaires de constitutionnalité ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Etaient présents aux débats et au délibéré, dans la formation prévue à l'article 567-1-1 du code de procédure pénale : M. Louvel président, M. Rognon conseiller rapporteur, M. Dulin conseiller de la chambre ; Greffier de chambre : Mme Krawiec ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;