Identifiant: JURITEXT000007075148

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X02X01X00520X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/51/JURITEXT000007075148.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 9 février 1982, Inédit", "date_decision": "1982-02-09 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1980-09-22", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel AIX (Chambre 3) 1980-09-22", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET ATTAQUE, QUE LA SOCIETE CERUTTI FRERES, S'EST ENGAGEE ENVERS LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE "LE VIKING" A EXECUTER DES TRAVAUX DE DEMOLITION ET DE TERRASSEMENT ; QU'A LA SUITE D'UN GLISSEMENT DE TERRAIN AU COURS DE CES TRAVAUX, UN EBOULEMENT S'EST PRODUIT QUI A NOTAMMENT PROVOQUE UNE FISSURE DANS UNE CANALISATION APPARTENANT A LA COMPAGNIE GENERALE DES EAUX ; QUE LA SOCIETE "LE VIKING" A ASSIGNE EN PAIEMENT DE DOMMAGES-INTERETS LA SOCIETE CERUTTI FRERES ET L'ASSUREUR DE CELLE-CI, LA COMPAGNIE "UNION DES ASSURANCES DE PARIS" (U A P), AUPRES DE LAQUELLE AVAIENT ETE SOUSCRITS DEUX CONTRATS D'ASSURANCE : UNE POLICE "EFFONDREMENT, BIENNALE ET DECENNALE" N 26 637 ET UNE POLICE "RESPONSABILITE CIVILE TRAVAUX" N 26 853 ; ATTE^DU QUE LA SOCIETE CERUTTI FRERES REPROCHE AUX JUGES DU SECOND DEGRE, QUI ONT DECLARE CETTE SOCIETE RESPONSABLE DU DOMMAGE, D'AVOIR CONSTATE QU'ILS N'ETAIENT PAS SAISIS, A L'ENCONTRE DE LA COMPAGNIE U A P, D'UNE DEMANDE DE GARANTIE DES OUVRAGES DETRUITS PAR L'EBOULEMENT AVANT LEUR RECEPTION, DECOULANT DE LA POLICE N 26 637, ALORS QUE LA SOCIETE CERUTTI FRERES AVAIT SOUTENU DANS SES CONCLUSIONS QU'ELLE DEVAIT ETRE RELEVEE DE TOUTE CONDAMNATION PAR LA COMPAGNIE U A P ; QU'ELLE INVOQUAIT A L'APPUI DE CETTE PRETENTION LA POLICE N 26 637 ; QU'ELLE EXPOSAIT EN QUOI LE SINISTRE ENTRAIT BIEN DANS LES PREVISIONS DE CETTE POLICE QUI GARANTISSAIT LES DOMMAGES MATERIELS RESULTANT D'UN EFFONDREMENT, QU'ELLE SE PRONONCAIT SUR L'ASSIMILATION DU DOMMAGE EN CAUSE A UN EFFONDREMENT, QU'ELLE EN TIRAIT DONC LES CONSEQUENCES QUE LA COMPAGNIE U A P LA GARANTISSAIT D'UNE EVENTUELLE CONDAMNATION ENV ERS LA SOCIETE "LE VIKING" ET QUE, DES LORS, EN SE DECLARANT NON SAISIE DU CONTRAT D'ASSURANCE N 26 637, LA COUR D'APPEL AURAIT DENATURE LES CONCLUSIONS DE LA SOCIETE CERUTTI FRERES ; MAIS ATTENDU QUE, SI CETTE SOCIETE FAISAIT BIEN ETAT, DANS SES CONCLUSIONS, DES DEUX CONTRATS D'ASSURANCE ET NOTAMMENT DE LA POLICE N 26 637 QUI GARANTISSAIT LES DOMMAGES MATERIELS RESULTANT D'UN EFFONDREMENT, ELLE DEMANDAIT SEULEMENT AUX JUGES DU SECOND DEGRE, AU CAS OU ILS RETIENDRAIENT SA RESPONSABILITE, DE "CONFIRMER PUREMENT ET SIMPLEMENT LES DISPOSITIONS DU JUGEMENT DU 28 JUIN 1979", LEQUEL AVAIT FAIT APPLICATION DE LA POLICE "RESPONSABILITE CIVILE TRAVAUX" N 26 853 ; QU'EN RAISON DE L'AMBIGUITE RESULTANT DE CES ENONCIATIONS, LA COUR D'APPEL S'EST LIVREE A UNE INTERPRETATION DES CONCLUSIONS DONT LA NECESSITE EXCLUT TOUTE DENATURATION ; QUE LE MOYEN N'EST DONC PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 22 SEPTEMBRE 1980, PAR LA COUR D'APPEL D'AIX ;