Identifiant: JURITEXT000007474118

Métadonnées:
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Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le second moyen, ci-après annexé : Attendu qu'ayant relevé que la précision et la concordance des termes des attestations produites par les consorts X... établissaient une occupation par ces derniers depuis des temps immémoriaux de l'assiette du chemin telle qu'elle figure au cadastre, soit en qualité de propriétaire, soit en qualité de fermier pour les parcelles dont M. Y... X... avait acquis récemment la propriété, et ayant souverainement retenu que l'existence de traces de passages, même si ces passages avaient entraîné un écrasement de la récolte sur une largeur d'un mètre cinquante environ, ne remettait pas en cause le caractère paisible et non équivoque de la possession dès lors que ces traces étaient exclusivement le fait de riverains dont les propriétés étaient situées au-delà du chemin par rapport à la voie publique et qu'à l'inverse, la commune de Villard-Sallet (la comune) ne démontrait pas que le passage litigieux avait été affecté à un usage public en dehors de la desserte des parcelles riveraines, pas plus qu'elle n'établissait la réalité d'actes d'entretien du chemin, la cour d'appel, qui n'était pas tenue de suivre la commune dans le détail de son argumentation et, abstraction faite de motifs surabondants, a, sans inverser la charge de la preuve, légalement justifié sa décision de ce chef ; Et attendu qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le premier moyen qui ne serait pas de nature à permettre l'admission du pourvoi ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne la commune de Villard-Sallet aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne la commune de Villard-Sallet à payer aux consorts X... la somme de 1 900 euros ; rejette la demande de la commune de Villard-Sallet ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix février deux mille quatre.