Identifiant: JURITEXT000007079271

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X03X03X00100X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/92/JURITEXT000007079271.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 16 mars 1983, Inédit", "date_decision": "1983-03-16 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1968-05-30", "juridiction_attaquee": "Juge de l'expropriation du département de l'Hérault, 1968-05-30", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE M X... FAIT GRIEF A L'ORDONNANCE ATTAQUEE (JUGE DE L'EXPROPRIATION DU DEPARTEMENT DE L'HERAULT, 30 MAI 1968), QUI A PRONONCE AU PROFIT DE LA COMMUNE DE GANGES L'EXPROPRIATION POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE D'UN IMMEUBLE LUI APPARTENANT, DE VISER SEULEMENT L'AVIS FAVORABLE DONNE PAR LA COMMISSION DEPARTEMENTALE DES OPERATIONS IMMOBILIERES EN SA SEANCE DU 20 JUIN 1967, ALORS QUE L'AVIS N'EST PAS TOUTEFOIS ANNEXE A LA DECISION ET QUE CET AVIS NE MENTIONNE AUCUNE DES PARCELLES EXPROPRIEES ET RENVOIE A UN ETAT PARCELLAIRE QUI N'EST PAS JOINT ; MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE L'AVIS DE LA COMMISSION EST MENTIONNE A L'ORDONNANCE QUI PRECISE QU'IL SERA ANNEXE A LA MINUTE ET, D'AUTRE PART, QUE CET AVIS CONCERNE LA RENOVATION DES VIEUX QUARTIERS DE LA VILLE DE GANGES ET LA REALISATION DES ACQUISITIONS DE BIENS INTERESSES PAR LA PREMIERE TRANCHE DES TRAVAUX FIGURANT SUR L'ETAT PARCELLAIRE QUI SE TROUVE EGALEMENT AU DOSSIER, AVEC L'ORIGINAL DU PLAN, ET COMPREND L'IMMEUBLE APPARTENANT A M X... ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ORDONNANCE DE NE PAS AVOIR VISE LA DATE D'AFFICHAGE DE L'ARRETE PREFECTORAL ORDONNANT SIMULTANEMENT L'ENQUETE PUBLIQUE ET L'ENQUETE PARCELLAIRE, NI LA DESIGNATION PAR CELUI-CI D'UN COMMISSAIRE-ENQUETEUR, NI LES DATES D'OUVERTURE ET DE CLOTURE DE L'ENQUETE ; QU'IL EST ENCORE REPROCHE A L'ORDONNANCE DE NE PAS RELATER L'AVIS DU COMMISSAIRE-ENQUETEUR ET LA TRANSMISSION DES DOSSIERS DE L'ENQUETE PARCELLAIRE AU SOUS-PREFET ET L'AVIS DE CELUI-CI ; MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE FIGURE AU DOSSIER LE CERTIFICAT D'AFFICHAGE DELIVRE PAR LE MAIRE DE GANGES LE 27 MARS 1967, QUE, D'AUTRE PART, LE JUGE DE L'EXPROPRIATION N'A PAS A REPRENDRE LA DESIGNATION DU COMMISSAIRE-ENQUETEUR FIGURANT A L'ARRETE PREFECTORAL NI LES DATES D'ENQUETE QUI S'Y TROUVENT MENTIONNEES ; QUE, DE PLUS, L'ORDONNANCE VISE LE PROCES-VERBAL DE L'ENQUETE PARCELLAIRE QUI CONTIENT L'AVIS DONNE PAR LE COMMISSAIRE-ENQUETEUR POSTERIEUREMENT A LA CLOTURE DE L'ENQUETE ; QU'ENFIN, EN RAISON DE LA SITUATION DE LA COMMUNE DE GANGE DANS L'ARRONDISSEMENT DE MONTPELLIER L'AVIS DU SOUS-PREFET N'AVAIT PAS A ETRE RECUEILLI ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ORDONNANCE RENDUE LE 30 MAI 1968 PAR LE JUGE DE L'EXPROPRIATION DU DEPARTEMENT DE L'HERAULT ;