Identifiant: JURITEXT000007588877

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX2001X06X06X00845X058", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/58/88/JURITEXT000007588877.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 12 juin 2001, 00-84.558, Inédit", "date_decision": "2001-06-12 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation Rejet", "numero_affaire": "00-84558", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "2000-06-15", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Poitiers, chambre correctionnelle 2000-06-15", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. COTTE", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le douze juin deux mille un, a rendu l'arrêt suivant : Sur le rapport de Mme le conseiller référendaire BEAUDONNET, les observations de Me COPPER-ROYER, et de la société civile professionnelle WAQUET, FARGE et HAZAN, avocats en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général CHEMITHE ; Statuant sur les pourvois formés par : - Z... Rémy, - Y... Joël, contre l'arrêt de la cour d'appel de POITIERS, chambre correctionnelle, en date du 15 juin 2000, qui a condamné, le premier, pour délit et contraventions à la police de la chasse, refus d'obtempérer à une sommation de s'arrêter et mise en danger délibérée d'autrui, à 18 mois d'emprisonnement dont 1 an avec sursis, 1 an de suspension du permis de conduire, 5 ans de retrait du permis de chasser et 5 ans d'interdiction des droits civiques civils et de famille, le second, pour complicité de délit de chasse et contraventions à la police de la chasse, à 2 mois d'emprisonnement avec sursis et 5 ans de retrait du permis de chasser, et a prononcé sur les intérêts civils ; Joignant les pourvois en raison de la connexité ; Vu le mémoire ampliatif, commun aux demandeurs, et le mémoire en défense produits ; Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles L. 228-5 du Code rural, L. 228-14, L. 228-16, L. 228-21, L. 228-25 du même Code, des articles L. 222-1, R. 228-19, R. 228-1, alinéa 1, et 228-5 du Code rural, L. 224-4, L. 224-7, L. 228, alinéa 1, et L. 228-9 du Code rural, L. 4 du Code de la route, L. 14, L. 16, L. 1-1 du même Code, 223-1 du Code pénal, 223-18 et 223-20 du même Code, 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs, manque de base légale ; "en ce que l'arrêt attaqué a condamné Rémy Z... à 18 mois d'emprisonnement, dont un an avec sursis, et Joël Y... à 2 mois d'emprisonnement avec sursis, et les deux à diverses autres peines, ainsi qu'à des réparations civiles ; "alors que, d'une part, aucun des textes réprimant les faits reprochés à Rémy Z... ne prévoit une peine d'un tel niveau ; que la condamnation prononcée contre Rémy Z... est donc privée de toute base légale ; "alors que, d'une part, il se déduira de la cassation prononcée sur la première branche que la condamnation prononcée contre Joël Y... excède le maximum légal" ; Sur le moyen, pris en sa seconde branche : Attendu que, contrairement à ce qui est soutenu, la condamnation prononcée contre Joël Y... n'excède pas le maximum prévu par les dispositions du Code rural sanctionnant la complicité du délit de chasse dont il a été déclaré coupable ; Que, dès lors, le grief allégué doit être écarté ; Mais sur le moyen, pris en sa première branche : Vu l'article 111-3 du Code pénal ; Attendu que, selon ce texte, nul ne peut être puni d'une peine qui n'est pas prévue par la loi ; Attendu qu'après avoir déclaré Rémi Z... coupable de mise en danger délibérée d'autrui, refus par un conducteur de véhicule d'obtempérer à une sommation de s'arrêter, délit de chasse et contraventions à la police de la chasse, l'arrêt attaqué le condamne, notamment, à 18 mois dont 1 an d'emprisonnement avec sursis ; Mais attendu qu'en prononçant ainsi une peine excédant la peine prévue par l'article 223-1 du Code pénal, maximum légal le plus élevé de celles encourues, selon l'article 132-3 du même code, pour les infractions en concours poursuivies à l'occasion de la même procédure, la cour d'appel a méconnu les texte et principe ci-dessus rappelés ; D'où il suit que la cassation est encourue de ce chef ; qu'elle sera limitée aux peines prononcées contre Rémi Z..., dès lors que la déclaration de culpabilité n'encourt pas la censure ; Par ces motifs, I - Sur le pourvoi de Joël Y... : Le REJETTE ; II - Sur le pourvoi de Rémi Z... : CASSE et ANNULE, en ses seules dispositions relatives à la peine, l'arrêt susvisé de la cour d'appel de Poitiers, en date du 15 juin 2000, toutes autres dispositions étant expressément maintenues ; Et pour qu'il soit à nouveau jugé, conformément à la loi, dans les limites de la cassation ainsi prononcée ; RENVOIE la cause et les parties devant la cour d'appel de Limoges, à ce désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil ; ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la cour d'appel de Poitiers et sa mention en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement annulé ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Etaient présents aux débats et au délibéré, dans la formation prévue à l'article L.131-6, alinéa 4, du Code de l'organisation judiciaire : M. Cotte président, Mme Beaudonnet conseiller rapporteur, M. Roman conseiller de la chambre ; Avocat général : M. Chemithe ; Greffier de chambre : Mme Nicolas ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;