Identifiant: JURITEXT000007079242

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X02X05X00097X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/92/JURITEXT000007079242.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 24 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-24 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1982-07-28", "juridiction_attaquee": "Tribunal d'Instance de Saint-Malo, 1982-07-28", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LES TROIS MOYENS REUNIS, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L 420-7 ET L 420-22 DU CODE DU TRAVAIL,"DENATURATION", MANQUE DE BASE LEGALE : ATTENDU QUE LA SOCIETE PINAULT SAINT-MALO ET COMPAGNIE REPROCHE AU JUGEMENT ATTAQUE D'AVOIR REJETE SA DEMANDE EN ANNULATION, POUR FRAUDE, DE LA CANDIDATURE DE FRANCIS LEMEE AUX ELECTIONS DES DELEGUES DU PERSONNEL PRESENTEE PAR LE SYNDICAT CF D T , ALORS, D'UNE PART, QUE LE TRIBUNAL D'INSTANCE A RETENU QUE SI LA CANDIDATURE DE X... N'AVAIT ETE PORTEE A LA CONNAISSANCE DE L'EMPLOYEUR QUE LE LENDEMAIN DU JOUR OU CE SALARIE AVAIT ETE CONVOQUE A UN ENTRETIEN PREALABLE A SON LICENCIEMENT, ELLE ETAIT ARRETEE AUPARAVANT ET QUE LA SIMPLE CONCOMITANCE ENTRE LA DECLARATION DE CANDIDATURE ET LA RECEPTION DE LA LETTRE DE CONVOCATION A L'ENTRETIEN PREALABLE ETAIT INSUFFISANTE POUR DEMONTRER UNE FRAUDE, ALORS, D'AUTRE PART, QUE LE JUGE DU FOND A RETENU LA SEULE DECLARATION DE JACKY LEMEE, COUSIN DE FRANCIS LEMEE, CONFIRMANT A L'AUDIENCE QUE FRANCIS LEMEE ALLAIT PARFOIS VOIR LE DIRECTEUR POUR DEFENDRE LES INTERETS DE CERTAINS SALARIES, POUR CONSTATER QUE SEUL FRANCIS LEMEE AVAIT UN ROLE ALTRUIST DANS L'ENTREPRISE, TANDIS QU'AU MOINS QUATRE DES SALARIES ONT RECONNU SE PASSER DE TOUT INTERMEDIAIRE ET QUE LA DECLARATION DE JACKY LEMEE NE PRECISAIT NI LE NOMBRE DE SALARIES QUI SE FAISAIENT REPRESENTER PAR FRANCIS LEMEE NI MEME L'OBJET DES INTERETS ET QU'IL N'A PAS ETE TENU COMPTE DES DECLARATIONS DE L'EMPLOYEUR FAISANT VALOIR QUE CERTAINS DES SALARIES SE FAISAIENT REPRESENTER PAR UN AUTRE CAMARADE, ET ALORS, ENFIN, QUE LE TRIBUNAL D'INSTANCE A CONSTATE QUE LA CANDIDATURE DE FRANCIS LEMEE ETAIT PREMATUREE ET N'EMPORTAIT AUCUNE CONSEQUENCE SUR LE PLAN DE LA PROTECTION LEGALE ET N'AVAIT PAS POUR BUT DE BATTRE EN BRECHE LA DECISION DE LICENCIEMENT PRISE PAR L'EMPLOYEUR TANDIS QUE LE FAIT DE SE PORTER CANDIDAT AUX ELECTIONS PROFESSIONNELLES POUR TENTER DE METTRE EN ECHEC UNE PROCEDURE DE LICENCIEMENT SUFFIT A ETABLIR LE CARACTERE FRAUDULEUX DE LA CANDIDATURE ; MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR OBSERVE QUE LA SIMPLE CONCOMITANCE ENTRE LA CONVOCATION DE X... A UN ENTRETIEN PREALABLE A SON LICENCIEMENT, LE 24 JUIN 1982, ET SA CANDIDATURE, LE MEME JOUR, PAR LA C F D T AUX ELECTIONS DES DELEGUES DU PERSONNEL ETAIT INSUFFISANTE POUR DEMONTRER UNE FRAUDE, LE JUGE DU FOND A RELEVE QUE X... AVAIT EU AUPARAVANT UN ROLE ACTIF DANS LA PRESENTATION A L'EMPLOYEUR DES REVENDICATIONS DES SALARIES, ALLANT VOIR LE DIRECTEUR POUR DEFENDRE LES INTERETS DE CERTAINS DE SES CAMARADES, CE QUE LA SOCIETE AVAIT RECONNU A L'AUDIENCE, ET QU'ON NE POUVAIT CONSIDERER QUE SA CANDIDATURE AVAIT EU POUR BUT DE BATTRE EN BRECHE LA DECISION DE LICENCIEMENT ; QU'APPRECIANT LA VALEUR ET LA FORCE PROBANTE DES ELEMENTS FOURNIS PAR LES PARTIES, LE TRIBUNAL D'INSTANCE A, SANS ENCOURIR LES GRIEFS DU POURVOI, LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 28 JUILLET 1982 PAR LE TRIBUNAL D'INSTANCE DE SAINT-MALO ;