Identifiant: JURITEXT000007521786

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1983X02X06X00123X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/17/JURITEXT000007521786.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 22 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-22 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1982-03-23", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Nîmes, Chambre correctionnelle, 1982-03-23", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : A... LUCETTE EPOUSE B... CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE NIMES, CHAMBRE CORRECTIONNELLE, EN DATE DU 23 MARS 1982, QUI, DANS DES POURSUITES EXERCEES CONTRE ELLE DES CHEFS D'HOMICIDE ET BLESSURES INVOLONTAIRES ET CONTRAVENTION CONNEXE AU CODE DE LA ROUTE, L'A DECLAREE ENTIEREMENT RESPONSABLE DE L' ACCIDENT ; VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1134 ET 1382 DU CODE CIVIL, 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A : REFORMANT SUR LES REPARATIONS CIVILES, DIT QUE LA DAME B... EST SEULE RESPONSABLE DE L'ACCIDENT DE LA CIRCULATION DU 28 JUILLET 1980 ET DOIT REPARER L'ENTIER PREJUDICE D'ALAIN E..., LAURENT E... ET RENE Z..., ORDONNANT DIVERSES MESURES EN VUE DESDITES REPARATIONS ; AU MOTIF QUE MM E..., D... ET Y..., AVAIENT TOUS DEUX REPROCHE A DAME B... D'AVOIR TENTE UNE MANOEUVRE DE DEPASSEMENT, EN DEBORDANT L'AXE MEDIAN, ET QUE LES GENDARMES ENQUETEURS AVAIENT SITUE TRES EXACTEMENT LE POINT DE CHOC DANS LE COULOIR DE MARCHE DE LA CAMIONNETTE, A 2,50 METRES DU BORD DROIT DE LA CHAUSSEE DANS SON SENS ; ALORS QUE D'UNE PART LE RAPPORT DE GENDARMERIE, LOIN DE SITUER AVEC CERTITUDE LE POINT DE CHOC DANS LE COULOIR DE MARCHE DE LA CAMIONNETTE, COMPORTAIT UN CROQUIS DE L'ETAT DES LIEUX MENTIONNANT POINT DE CHOC PRESUME, CE QUI AVAIT AMENE LE TRIBUNAL A PRONONCER LA RELAXE DE DAME B... AU BENEFICE DU DOUTE ; QU'EN ELUDANT CETTE CONTRADICTION FONDAMENTALE DUDIT RAPPORT, L'ARRET ATTAQUE A DEDUIT LA FAUTE DE CONDUITE DE DAME B... D'UNE DENATURATION PAR TRONQUAGE, VICIANT RADICALEMENT SON APPRECIATION ; ALORS QUE D'AUTRE PART LES PREMIERS JUGES AVAIENT ECARTE LE GRIEF DE DEPASSEMENT, DU RESTE NON VISE DANS LA PREVENTION INITIALE CONTRE DAME B..., DE TELLE SORTE QU'EN NE S'EXPLIQUANT PAS SUR LA REALITE DE CETTE MANOEUVRE, QUE LES OCCUPANTS DE LA CAMIONNETTE N'ONT PAS ETE EN MESURE DE DECRIRE, L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE A INSUFFISAMMENT MOTIVE SA DECISION SUR UN POINT POURTANT ESSENTIEL A L'APPRECIATION DE LA RESPONSABILITE ; ATTENDU QUE, SAISIE PAR L'APPEL DES CONSORTS E..., C... X..., D'UN JUGEMENT QUI, A LA SUITE DE LA COLLISION DE DEUX VEHICULES CIRCULANT EN SENS INVERSE, AVAIT RELAXE LUCETTE A... EPOUSE B..., POURSUIVIE POUR HOMICIDE ET BLESSURES INVOLONTAIRES ET CONTRAVENTION AU CODE DE LA ROUTE, ET DEBOUTE LES C... CIVILES, L'ARRET ATTAQUE A DECLARE LA PREVENUE SEULE RESPONSABLE DE L'ACCIDENT ET L'A CONDAMNEE A EN REPARER LES CONSEQUENCES DOMMAGEABLES ; ATTENDU QUE SE FONDANT SUR LES CONSTATATIONS DES GENDARMES, LA COUR D'APPEL ENONCE QUE LE POINT DE CHOC ETAIT SITUE DANS LE COULOIR DE CIRCULATION DE LA CAMIONNETTE DE VARENNE ; ATTENDU QUE PAR DE TELS MOTIFS, QUI RELEVENT DU POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION, PAR LES JUGES DU FOND, DES ELEMENTS DE CONVICTION SOUMIS AU DEBAT CONTRADICTOIRE, ET CARACTERISANT LA FAUTE DE LA PREVENUE, LA COUR D'APPEL A, SANS INSUFFISANCE NI CONTRADICTION, JUSTIFIE SA DECISION ; QUE LE MOYEN DOIT DES LORS ETRE REJETE ; ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ; REJETTE LE POURVOI ;