Identifiant: JURITEXT000007074892

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X11X01X00544X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/48/JURITEXT000007074892.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 30 novembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-11-30 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1981-05-05", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Montpellier, chambre 2, 1981-05-05", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU, SELON L'ARRET ATTAQUE, QU'UNE COLLISION EST SURVENUE, LE 26 MARS 1976, ENTRE DEUX VEHICULES AUTOMOBILES, L'UN CONDUIT PAR M X..., L'AUTRE PAR M Y..., RESSORTISSANT SENEGALAIS ASSURE AUPRES DE LA SOCIETE GROUPE D'ASSURANCES MUTUELLES DE FRANCE (GAMF) ; QUE LE GAMF A REFUSE DE GARANTIR M Y..., DECLARE RESPONSABLE DU SINISTRE, SOUTENANT QUE SON PERMIS DE CONDUIRE, DELIVRE AU SENEGAL LE 18 AOUT 1975, N'ETAIT PLUS VALABLE, L'ARTICLE 1ER DE L'ARRETE DU 20 SEPTEMBRE 1969 N'AUTORISANT LES CONDUCTEURS TITULAIRES D'UN PERMIS DELIVRE A L'ETRANGER A CIRCULER EN FRANCE QU'A LA DOUBLE CONDITION QUE CE PERMIS LEUR AIT ETE DELIVRE ALORS QU'ILS AVAIENT LEUR DOMICILE DANS CE PAYS ETRANGER, ET QU'ILS SOIENT ENTRES DANS LE TERRITOIRE FRANCAIS DEPUIS MOINS DE DEUX ANNEES, CIRCONSTANCES DONT L'ASSURE NE RAPPORTAIT PAS LA PREUVE ; QUE LA COUR D'APPEL, REJETANT CETTE ARGUMENTATION, A CONDAMNE L'ASSUREUR A GARANTIE ; ATTENDU QUE LE GAMF REPROCHE A LA COUR D'APPEL D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS QUE, SELON LE MOYEN, D'UNE PART, ELLE N'A PAS RECHERCHE SI M Y... ETAIT EFFECTIVEMENT DOMICILIE AU SENEGAL, LORSQUE SON PERMIS DE CONDUIRE LUI A ETE DELIVRE PAR LES AUTORITES DE CE PAYS, ET ALORS QUE, D'AUTRE PART, AYANT CONSTATE QUE RIEN NE PERMETTAIT DE PRECISER LA DATE DEPUIS LAQUELLE IL SEJOURNAIT EN FRANCE, ELLE A OMIS DE RECHERCHER DEPUIS QUELLE DATE CET ETRANGER Y SEJOURNAIT EFFECTIVEMENT, SA DECISION SE TROUVANT AINSI ENTACHEE D'UN DOUBLE MANQUE DE BASE LEGALE AU REGARD DE L'ARTICLE 1315 DU CODE CIVIL ; MAIS ATTENDU QU'APPRECIANT SOUVERAINEMENT LA PORTEE DES ELEMENTS DE PREUVE QUI LUI ETAIENT SOUMIS, NOTAMMENT LE PROCES VERBAL DE GENDARMERIE DRESSE A LA SUITE DE L'ACCIDENT, LA COUR D'APPEL ENONCE QUE M Y... EST TITULAIRE D'UN PERMIS DE CONDUIRE QUI LUI A ETE REGULIEREMENT DELIVRE LE 18 AOUT 1975, ALORS QU'IL ETAIT AGE DE 22 ANS, PAR LES AUTORITES DE SON PAYS D'ORIGINE, QU'IL N'APPARAIT PAS QU'IL AIT ETE, A CETTE EPOQUE, DOMICILIE AILLEURS QU'AU SENEGAL ET QUE L'ACCIDENT, SURVENU EN 1976, S'EST DONC NECESSAIREMENT PRODUIT MOINS DE DEUX ANS APRES LA DERNIERE ENTREE EN FRANCE DE L'ASSURE ; QU'ELLE A DEDUIT DE CES CONSTATATIONS QU'IL DEVAIT ETRE TENU POUR CONSTANT QU'A LA DATE DU SINISTRE, M Y... ETAIT TITULAIRE D'UN PERMIS DE CONDUIRE EN ETAT DE VALIDITE AU REGARD DE LA REGLEMENTATION FRANCAISE, ET A AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; QU'IL S'ENSUIT QUE LE MOYEN N'EST FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU 5 MAI 1981, PAR LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER ;