Identifiant: JURITEXT000007072197

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X11X05X00501X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/21/JURITEXT000007072197.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 4 novembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-11-04 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-11-12", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Lyon, Chambre sociale, 1980-11-12", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES L120 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ET 2 DE L'ARRETE DU 26 MAI 1975 ; ATTENDU QU'IL RESULTE DU SECOND DE CES TEXTES QUE LES INDEMNITES FORFAITAIRES LIEES A DES CIRCONSTANCES DE FAIT QUI ENTRAINENT DES DEPENSES SUPPLEMENTAIRES DE NOURRITURE SONT REPUTEES UTILISEES CONFORMEMENT A LEUR OBJET POUR LA FRACTION QUI N'EXCEDE PAS LE MONTANT DE DEUX FOIS LA VALEUR DU MINIMUM GARANTI PAR JOURNEE DE TRAVAIL POUR LES SALARIES EN DEPLACEMENT QUI NE PEUVENT REGAGNER LEUR RESIDENCE POUR LE REPAS, ET QU'IL N'EST PAS DEMONTRE QUE LES CIRCONSTANCES OU LES USAGES DE LA PROFESSION LES OBLIGENT A LE PRENDRE AU RESTAURANT ET DE QUATRE FOIS CE MINIMUM POUR LES SALARIES NON CADRES LORSQU'ILS SONT EN DEPLACEMENT ET CONTRAINTS DE PRENDRE LEUR REPAS AU RESTAURANT EN RAISON DE LEURS CONDITIONS PARTICULIERES DE TRAVAIL ; ATTENDU QUE LA SOCIETE CREYF'S INTERIM A VERSE DU 1ER DECEMBRE 1976 AU 31 MARS 1978 A L'ENSEMBLE DE SES SALARIES NON CADRES EN DEPLACEMENT SUR DES CHANTIERS EXTERIEURS UNE INDEMNITE EGALE A QUATRE FOIS LE MINIMUM GARANTI CORRESPONDANT AU REMBOURSEMENT FORFAITAIRE DE FRAIS DE REPAS AU RESTAURANT ; QUE L'URSSAF A REINTEGRE DANS L'ASSIETTE DES COTISATIONS LA DIFFERENCE ENTRE LA TOTALITE DE CES AVANTAGES ET LE MONTANT DES SOMMES QUI RESULTERAIENT DE L'OCTROI DE L'INDEMNITE, DITE DE PANIER, EGALE A DEUX FOIS LE MINIMUM GARANTI ; ATTENDU QUE, POUR DIRE CE REDRESSEMENT NON FONDE, L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE ENOCE ESSENTIELLEMENT QUE L'ARTICLE 2 DE L'ARRETE DU 26 MAI 1975 A EDICTE UNE PRESOMPTION, DE PORTEE GENERALE, QUE LES FRAIS PROFESSIONNELS LIES A L'ALIMENTATION SONT REPUTES, DANS LA LIMITE D'UNE CERTAINE FRACTION, UTILISES CONFORMENT A LEUR OBJET, QUE CE TEXTE N'A PAS POUR BUT DE SUBSTITUER A LA PREUVE DE L'UTILISATION SELON L'OBJET - EXIGEE PAR LA REGLEMENTATION ANTERIEURE - LA PREUVE IMPOSSIBLE A FAIRE QUE DES SALARIES APPARTENANT A DIVERS CORPS DE METIER SONT CONTRAINTS DE PRENDRE LEUR REPAS AU RESTAURANT EN RAISON DE LEURS CONDITIONS PARTICULIERES DE TRAVAIL ; QU'AU CONTRAIRE, LA PRESOMPTION RENVERSANT LA CHARGE DE LA PREUVE, C'EST L'URSSAF QUI DOIT DEMONTRER QUE LES CONDITIONS D'APPLICATION DE L'ARTICLE 2 PRECITE NE SONT PAS REUNIES ; QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QU'IL APPARTENAIT A L'EMPLOYEUR D'ETABLIR QUE LES CONDITIONS PARTICULIERES DE TRAVAIL CONTRAIGNAIENT LES SALARIES DE LA CREYF'S INTERIM, PENDANT LEURS DEPLACEMENTS, A PRENDRE LEUR REPAS AU RESTAURANT, LA COUR D'APPEL, QUI A RENVERSE LA CHARGE DE LA PREUVE, A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 12 NOVEMBRE 1980, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE LYON ; REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRIS EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;