Identifiant: JURITEXT000007074642

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X12X02X00536X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/46/JURITEXT000007074642.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 16 décembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-12-16 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1975-12-20", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris (Chambre 14) 1975-12-20", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE, RENDU SUR APPEL D'UNE ORDONNANCE DE REFERE QUE DES CREANCIERS DE TULLE DE VILLEFRANCHE AYANT PROCEDE A LA SAISIE DE VASES ET DE STATUES GARNISSANT LE CHATEAU ET LE PARC DE LEUR DEBITEUR, LA SOCIETE CIVILE "LES RESIDENCES DE NINON" PRETENDANT QUE LESDITS OBJETS AVAIENT UN CARACTERE IMMOBILIER ET QU'ELLE EN AVAIT ACQUIS LA PROPRIETE AVEC CELLE DU CHATEAU ET DU DOMAINE, S'EST OPPOSEE A LEUR VENTE ; QUE LES SAISISSANTS AYANT OBTENU DU JUGE DES REFERES L'AUTORISATION DE POURSUIVRE CELLE-CI, STEINITZ S'EST PORTE ACQUEREUR AUX ENCHERES PUBLIQUES D'UN CERTAIN NOMBRE DE STATUES ; QUE LA SOCIETE "LES RESIDENCES DE NINON" S'EST OPPOSEE A LEUR DELIVRANCE ET QUE STEINITZ L'A ASSIGNEE DEVANT LE JUGE DES REFERES POUR ETRE AUTORISE A LES ENLEVER ; ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR FAIT DROIT A CETTE DEMANDE, ALORS, D'UNE PART, QUE LE PREMIER JUGE N'AURAIT NULLEMENT FAIT ECHEC AUX CONSEQUENCES DE SA DECISION ANTERIEURE, MAIS SE SERAIT BORNE A L'INTERPRETER ; QU'EN DECLARANT QUE LA PRECEDENTE ORDONNANCE, EN SOUMETTANT L'AUTORISATION DE LA VENTE A DES CONDITIONS INHABITUELLES EN LA MATIERE, AVAIT ENTENDU NE L'AUTORISER QUE SOUS LA CONDITION SUSPENSIVE QUE L'ACTION EN REVENDICATION DE LA SOCIETE "LES RESIDENCES DE NINON" SOIT REJETEE, LE JUGE DES REFERES N'AURAIT FAIT QUE RECONNAITRE LE CARACTERE PROVISOIRE DE SA DECISION ET QU'IL AURAIT ETE D'AUTANT PLUS FONDE A REFUSER LA DELIVRANCE SOLLICITEE EN RAISON DE SON CARACTERE PREMATURE QUE LA PREMIERE ORDONNANCE AURAIT OBLIGE LES FUTURS ACQUEREURS A SOLLICITER L'AUTORISATION D'ENLEVER LES OBJETS ACQUIS, ET ALORS, D'AUTRE PART, QU'EN AFFIRMANT QUE L'ACQUEREUR POURRAIT REPOUSSER L'ACTION EN REVENDICATION DU VERITABLE PROPRIETAIRE EN RAISON DE SA BONNE FOI ET X... FAIT QUE LES CHOSES LITIGIEUSES NE CONSTITUAIENT DES CHOSES NI PERDUES, NI VOLEES, LA COUR D'APPEL AURAIT ATTRIBUE A LA PREMIERE DECISION DE REFERE UNE AUTORITE DE CHOSE JUGEE AU PRINCIPAL QU'ELLE NE POUVAIT AVOIR ; QUE L'ARRET N'AURAIT PU, EN ADMETTANT QU'IL L'AIT VOULU, FAIRE APPLICATION DE L'ARTICLE 2279 DU CODE CIVIL, CE TEXTE ETANT INAPPLICABLE AUX IMMEUBLES PAR DESTINATION ET, EN TOUT ETAT DE CAUSE, NE POUVANT ETRE OPPOSE QU'AU PROPRIETAIRE QUI S'EST VOLONTAIREMENT DESSAISI DE SA CHOSE ; QU'EN OUTRE LA REGLE INSTITUEE PAR CETTE DISPOSITION AURAIT ALORS CONSTITUE UN OBSTACLE SUPPLEMENTAIRE A LA MESURE SOLLICITEE, QU'ENFIN, LA COUR D'APPEL NE POUVAIT DENIER A LA SOCIETE "LES RESIDENCES DE NINON" LE DROIT DE REVENDIQUER LES OBJETS LITIGIEUX SANS PREJUDICIER AU PRINCIPAL ; QU'AINSI, IL AURAIT EXISTE QUANT A LA PROPRIETE DES CHOSES ACQUISES PAR STEINITZ UNE CONTESTATION SERIEUSE QUI AURAIT INTERDIT A LA JURIDICTION DES REFERES DE LUI EN DONNER DELIVRANCE ; MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR RELEVE QUE, POUR S'OPPOSER A L'ENLEVEMENT DES OBJETS, LA SOCIETE "LES RESIDENCES DE NINON" PERSISTAIT A INVOQUER, L'EXISTENCE D'UNE CONTESTATION SERIEUSE TENANT A SON ACTION EN REVENDICATION, L'ARRET ENONCE QU'AUCUN EVENEMENT NOUVEAU N'ETAIT INTERVENU ENTRE LE JOUR DE LA PRECEDENTE ORDONNANCE QUI AVAIT REJETE LE CARACTERE SERIEUX DE CETTE DIFFICULTE ET LE JOUR OU AVAIT ETE DEMANDEE LA DELIVRANCE DES OBJETS DONT LA VENTE AVAIT ETE ANTERIEUREMENT AUTORISEE, QU'IL RETIENT QUE, CONTRAIREMENT A L'INTERPRETATION QUE LE JUGE DU PREMIER DEGRE AVAIT CRU POUVOIR FAIRE DE CETTE PRECEDENTE ORDONNANCE QUI NE COMPORTAIT AUCUNE DIFFICULTE D'APPLICATION, L'AUTORISATION DE POURSUIVRE LA VENTE ACCORDEE PAR LADITE ORDONNANCE N'AVAIT PAS UN CARACTERE CONDITIONNEL ; QU'IL AJOUTE QUE LA BONNE FOI DE L'ADJUDICATAIRE QUI DEMANDAIT LA DELIVRANCE D'OBJETS QUI N'AVAIENT ETE NI PERDUS, NI VOLES, N'ETANT PAS CONTESTEE LA DESIGNATION D'UN SEQUESTRE DESDITS OBJETS SERAIT "SANS PERTINENCE" ; QUE PAR CES CONSTATATIONS ET ENONCIATIONS QUI NE MECONNAISSENT PAS LE CARACTERE PROVISOIRE DE L'ORDONNANCE DE REFERE QUI AVAIT AUTORISE LA POURSUITE DE LA VENTE ET QUI N'ATTRIBUENT PAS A LADITE ORDONNANCE L'AUTORITE DE LA CHOSE JUGEE AU PRINCIPAL LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 20 DECEMBRE 1975 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;