Identifiant: JURITEXT000007514887

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2006X12X04X00194X055", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/51/48/JURITEXT000007514887.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 19 décembre 2006, 05-19.455, Inédit", "date_decision": "2006-12-19 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation partielle sans renvoi", "numero_affaire": "05-19455", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "2005-01-09", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Lyon (3e chambre civile) 2005-01-09", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. TRICOT", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant : Met la société Garier hors de cause sur le premier moyen, qui s'attaque à un chef qui ne lui nuit ni ne lui profite, dès lors que la demande indemnitaire formée à son encontre a été rejetée ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, qu'ayant obtenu la condamnation définitive de la société Joja pour contrefaçon de modèles, la société Orval a de nouveau agi à son encontre en paiement de dommages-intérêts pour contrefaçon de modèles ; Sur le premier moyen, pris en sa deuxième branche : Vu l'article 1351 du code civil ; Attendu que pour dire cette action irrecevable, l'arrêt retient que la société Joja a été déclarée responsable de contrefaçon à l'égard de la société Orval par un arrêt du 4 mai 2001, qui l'a condamnée à payer diverses sommes, que les articles argués de contrefaçon ont été vendus à la société Garier selon facture du 28 septembre 1999 et que dans ces conditions les causes de ce litige ont fait l'objet d'une décision définitive entre les mêmes parties ; Attendu qu'en statuant ainsi, alors que l'arrêt du 4 mai 2001 a prononcé sur des faits ayant donné lieu à une saisie contrefaçon pratiquée le 17 novembre 1997, tandis qu'elle était saisie d'une action relative à des faits constatés le 5 mars 2002, ce dont il résultait que les deux litiges n'avaient pas le même objet, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; Sur ce moyen, pris en sa troisième branche : Vu l'article 34 de la loi n° 91-650 du 9 juillet 1991 ; Attendu que pour statuer ainsi, l'arrêt relève encore que s'il s'était agi de faits nouveaux, il appartenait à cette société de faire liquider l'astreinte en vertu de l'arrêt du 4 mai 2001 ; Attendu qu'en statuant ainsi, alors que l'astreinte est indépendante des dommages-intérêts, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; Et sur le second moyen : Vu l'article 700 du nouveau code de procédure civile ; Attendu qu'il résulte de ce texte que seule la partie à la charge de laquelle a été mise la totalité ou une fraction des dépens peut être condamnée à payer à l'autre des sommes exposées par celle-ci et non comprises dans les dépens ; Attendu qu'aucune fraction des dépens n'étant mise à la charge de la société Orval, la cour d'appel, qui l'a condamnée à payer une somme à la société Garier au titre des frais irrépétibles, a violé le texte susvisé ; Et attendu qu'il convient de mettre fin au litige par application de la règle de droit appropriée ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la première branche du premier moyen : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a déclaré irrecevable l'action en contrefaçon de modèles intentée par la société Orval à l'encontre de la société Joja, et en ce qu'il a condamné la société Orval à payer une indemnité à la société Garier en application de l'article 700 du nouveau code de procédure civile, l'arrêt rendu le 9 janvier 2005, entre les parties par la cour d'appel de Lyon ; Dit n'y avoir lieu à renvoi de ce second chef ; Vu l'article 627, alinéa 2, du nouveau code de procédure civile, rejette la demande formée par la société Garier à l'encontre de la société Orval sur le fondement de l'article 700 du nouveau code de procédure civile ; Renvoie quant au premier chef cassé devant la cour d'appel de Grenoble ; Condamne la société Joja aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau code de procédure civile, la condamne à payer à la société Orval la somme de 2 000 euros, et rejette la demande de la société Garier ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par le président en son audience publique du dix-neuf décembre deux mille six.