Identifiant: JURITEXT000007519334

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X05X06X00533X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/51/93/JURITEXT000007519334.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 12 mai 1982, Inédit", "date_decision": "1982-05-12 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1980-11-24", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris 1980-11-24", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : X... ELIANE CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS (10EME CHAMBRE) EN DATE DU 24 NOVEMBRE 1980 QUI L'A CONDAMNEE POUR VOL A LA PEINE DE 2 ANS D'EMPRISONNEMENT DONT UN AN AVEC SURSIS, A ORDONNE LA REVOCATION DE DEUX SURSIS PROBATOIRES ANTERIEUREMENT ACCORDES, ET A STATUE SUR LES REPARATIONS CIVILES ; VU LE MEMOIRE PRODUIT ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1351 DU CODE CIVIL, 710, 591 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A, DANS LE BUT DE RECTIFIER UNE PRETENDUE ERREUR MATERIELLE ENTACHANT LE DISPOSITIF DU JUGEMENT EN DATE DU 2 OCTOBRE 1980, INVERSE LES PEINES PRONONCEES A L'ENCONTRE DE X... ELIANE ET DU SIEUR Y... ET DECLARE, EN CONSEQUENCE, TOUT EN CONFIRMANT LE JUGEMENT ENTREPRIS, QUE LA CONDAMNATION CONCERNANT LA DEMANDERESSE ETAIT DE DEUX ANS D'EMPRISONNEMENT, DONT UN AN AVEC SURSIS ET NON DE 18 MOIS D'EMPRISONNEMENT, DONT 6 MOIS AVEC SURSIS, EN RELEVANT COMME PREUVE DE L'ERREUR LES MENTIONS DE LA COTE DU DOSSIER ET CELLES DES NOTES D'AUDIENCE ; "ALORS QUE, D'UNE PART, L'INTERPRETATION ET LA RECTIFICATION D'UNE DECISION JUDICIAIRE INCOMBENT A LA SEULE JURIDICTION QUI L'A RENDUE ; "ALORS QUE, D'AUTRE PART, LE DISPOSITIF DES JUGEMENTS ET ARRETS FAISANT FOI JUSQU'A INSCRIPTION DE FAUX, LA COUR NE POUVAIT, SOUS COUVERT D'UNE RECTIFICATION QU'ELLE N'AVAIT PAS A EFFECTUER, FONDEE SUR UNE INTERPRETATION HASARDEUSE DE LA VOLONTE DES PREMIERS JUGES, DETRUIRE L'AUTORITE S'ATTACHANT AU DISPOSITIF DE LEUR DECISION, POURTANT DENUE DE TOUTE AMBIGUITE, EN SE REFERANT A DE SIMPLES NOTES D'AUDIENCE DONT L'OBJET EST SEULEMENT D'ASSURER AUX COURS D'APPEL LA CONNAISSANCE DES DEBATS ORAUX ET A UNE MENTION MANUSCRITE PORTEE SUR UN DOSSIER, DEPOURVUE DE TOUT CARACTERE LEGALE" ; VU LESDITS ARTICLES ; ATTENDU QU'IL N'APPARTIENT PAS A LA COUR D'APPEL DE RECTIFIER DES EVENTUELLES ERREURS MATERIELLES CONTENUES DANS LE DISPOSITIF DES JUGEMENTS QUI LUI SONT SOUMIS ; ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE QUE PAR JUGEMENT CONFIRME DU 2 OCTOBRE 1980 DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CRETEIL, X... ELIANE A ETE CONDAMNEE A LA PEINE DE 18 MOIS D'EMPRISONNEMENT DONT 6 MOIS AVEC SURSIS ; QUE L'ARRET CONFIRMATIF ENONCE QU'IL RESULTE TANT DE LA MENTION PORTEE SUR LA CHEMISE DU DOSSIER DE LA PROCEDURE QUE DES NOTES D'AUDIENCE ETABLIES PAR LE GREFFIER, QUE LE TRIBUNAL AVAIT ENTENDU CONDAMNER LA PREVENUE NON A 18 MOIS D'EMPRISONNEMENT DONT 6 MOIS AVEC SURSIS MAIS A 2 ANS D'EMPRISONNEMENT DONT 1 AN AVEC SURSIS, ET QUE C'EST CETTE PENALITE QUI A ETE REELLEMENT PRONONCEE ; ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ; QU'EN EFFET LE DISPOSITIF DU JUGEMENT FAISANT FOI JUSQU'A INSCRIPTION DE FAUX, SON AUTORITE NE PEUT ETRE DETRUITE PAR DE SIMPLES NOTES D'AUDIENCE DONT L'OBJET EST SEULEMENT D'ASSURER LA RELATION DES DEBATS ORAUX ET ENCORE MOINS PAR UNE SIMPLE MENTION MANUSCRITE PORTEE SUR UN DOSSIER, CELLE-CI NE PRESENTANT AUCUN CARACTERE LEGAL ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS EN DATE DU 24 NOVEMBRE 1980 EN SES SEULES DISPOSITIONS CONCERNANT X... ELIANE, TOUTES AUTRES DISPOSITIONS ETANT EXPRESSEMENT MAINTENUES, ET POUR QU'IL SOIT STATUE A NOUVEAU CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN CHAMBRE DU CONSEIL ;