Identifiant: JURITEXT000007484868

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2005X01X03X00191X076", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/48/48/JURITEXT000007484868.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 25 janvier 2005, 03-19.176, Inédit", "date_decision": "2005-01-25 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "03-19176", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "2003-06-02", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Basse-Terre (1re chambre civile) 2003-06-02", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. WEBER", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le premier moyen, ci-après annexé : Attendu qu'ayant retenu que la promesse synallagmatique de vente était consentie et acceptée pour une durée de huit mois avec clause de dédit stipulée, en cas de non-réalisation de la vente par la faute de l'une ou de l'autre partie, que les parties avaient entendu limiter dans le temps les effets de leur engagement et que peu importaient les courriers produits pour justifier que l'auteur de Mme X... avait manifesté l'intention de réaliser la vente à plusieurs reprises, dès lors que les lettres produites ne pouvaient à l'évidence avoir été écrites par le promettant, la cour d'appel, qui n'était pas tenue de répondre à des conclusions que ses constatations rendaient inopérantes, a légalement justifié sa décision en retenant la caducité de la promesse de vente ; Sur le second moyen, ci-après annexé : Attendu qu'ayant relevé que les époux Y... avaient attendu plus de vingt années pour agir à l'égard de Mme X..., sur le fondement d'un acte atteint de caducité, qu'ils avaient agi avec une légèreté blâmable constitutive d'un abus de droit qui avait occasionné à Mme X... des soucis et tracas constituant un préjudice qui méritait réparation, la cour d'appel a pu en déduire que la demande de dommages-intérêts était justifiée ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne les époux Y... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne les époux Y... à payer à Mme X... la somme de 2 000 euros ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande des époux Y... ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-cinq janvier deux mille cinq.