Identifiant: JURITEXT000007073874

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X07X05X00574X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/38/JURITEXT000007073874.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 22 juillet 1982, Inédit", "date_decision": "1982-07-22 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-01-31", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris (Chambre 22) 1980-01-31", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 455 ET 458 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ET L 122 - 14 4 DU CODE DU TRAVAIL ; ATTENDU QUE SCHWARTZ, CHAUFFEUR LIVREUR A LA SOCIETE CAFE GRAND'MERE DEPUIS LE 16 AVRIL 1974 A ETE LICENCIE LE 17 AVRIL 1978 POUR FAUTES GRAVES ; ATTENDU QUE L'EMPLOYEUR FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DIT CE LICENCIEMENT DEPOURVU DE CAUSE REELLE ET SERIEUSE, ALORS, D'UNE PART, QUE DANS SES CONCLUSIONS LAISSEES SANS REPONSE, LA SOCIETE AVAIT FAIT VALOIR QUE LES ATTESTATIONS PRODUITES DEMONTRAIENT L'EXISTENCE DE RETARDS DANS LES VISITES DE CLIENTS AINSI QUE DES NEGLIGENCES GRAVES ET QUE LA LETTRE RECOMMANDEE ADRESSEE LE 22 AVRIL 1976 A CE SALARIE INDIQUAIT QUE SON RENDEMENT ETAIT TRES INFERIEUR A CELUI DES AUTRES VENDEURS, ALORS, D'AUTRE PART, QU'EN DECLARANT QUE L'EMPLOYEUR DOIT ETABLIR UNE FAUTE DU SALARIE BIEN QUE LA NON REALISATION D'OBJECTIFS DE LA SOCIETE PUISSE CONSTITUER UNE CAUSE REELLE ET SERIEUSE DE LICENCIEMENT, LA COUR D'APPEL A VIOLE L'ARTICLE L 122 - 14 DU CODE DU TRAVAIL, ALORS, ENFIN, QU'IL RESULTAIT DES CONSTATATIONS DES JUGES DU FOND QUE SCHWARTZ AVAIT ENCAISSE DES SOMMES SANS ATTENDRE LES FACTURES CORRESPONDANTES, CE QUI MEME EN L'ABSENCE DE DETOURNEMENT DE FONDS, CONSTITUAIT UNE VIOLATION DES CONSIGNES ; MAIS ATTENDU QU'APPRECIANT LA PORTEE DES ELEMENTS DE PREUVE FOURNIS PAR LES PARTIES, SANS ETRE TENUS DE SUIVRE LE DETAIL DE LEUR ARGUMENTATION, LES JUGES DU FOND ONT ESTIME QUE LES GRIEFS FORMULES PAR L'EMPLOYEUR N'ETAIENT PAS ETABLIS ; QU'ILS ONT EN PARTICULIER RETENU QUE LES RETARDS APPORTES A SATISFAIRE CERTAINS CLIENTS N'ETAIENT PAS IMPUTABLES A SCHWARTZ ET QUE LES DOCUMENTS PRODUITS PAR L'EMPLOYEUR N'ETABLISSAIENT PAS UN MANQUE DE RENDEMENT DE SCHWARTZ NI DES NEGLIGENCES GRAVES, PAS PLUS QUE LE NON RESPECT DES CONSIGNES DE L'EMPLOYEUR, APRES LA MISE EN DEMEURE DU 22 AVRIL 1976 ; QUE LES JUGES DU FOND ONT ENFIN RELEVE QUE, SI SCHWARTZ AVAIT ENCAISSE CERTAINES SOMMES SANS ATTENDRE LES FACTURES CORRESPONDANTES, CES ERREMENTS QUI PORTAIENT SUR DES MONTANTS PEU IMPORTANTS ET S'EXPLIQUAIENT NON PAR LE DESIR DU SALARIE DE S'OUVRIR UN CREDIT, MAIS SEULEMENT D'EVITER UN DEPLACEMENT SUPPLEMENTAIRE, NE POUVAIENT A EUX SEULS CONSTITUER UNE CAUSE SERIEUSE DE LICENCIEMENT ; QUE LA COUR D'APPEL, QUI A AINSI REPONDU EN LES ECARTANT, AUX CONCLUSIONS PRESENTEES A, NONOBSTANT UN MOTIF SURABONDANT RELATIF A LA NON REALISATION DES OBJECTIFS DE LA SOCIETE - GRIEF D'AILLEURS NON INVOQUE PAR L'EMPLOYEUR - LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 31 JANVIER 1980, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;