Identifiant: JURITEXT000007519217

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X02X06X00512X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/51/92/JURITEXT000007519217.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 3 février 1982, Inédit", "date_decision": "1982-02-03 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1980-03-06", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel BOURGES 1980-03-06", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LES POURVOIS FORMES PAR : - 1°/ LE PROCUREUR GENERAL PRES LA COUR D'APPEL DE BOURGES - - 2°/ LE DIRECTEUR GENERAL DES IMPOTS - CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE BOURGES, EN DATE DU 6 MARS 1980, QUI A RELAXE DELIGNAT JEAN X... D'INFRACTION AU CODE DES DEBITS DE BOISSONS ; VU LA CONNEXITE, JOIGNANT LES POURVOIS ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PROPOSE PAR LE PROCUREUR GENERAL PRES LA COUR D'APPEL DE BOURGES ET PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L 29, L 30 DU CODE DES DEBITS DE BOISSONS, ET DES ARTICLES 502, 1568 ET 562 BIS DU CODE GENERAL DES IMPOTS ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PROPOSE PAR LE DIRECTEUR GENERAL DES IMPOTS ET PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 502, 1568, 562 BIS ET 1791 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, L 29, L 30, L 31 ET L 43 DU COD E DES DEBITS DE BOISSONS, 427 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, ENSEMBLE VIOLATION DES ARTICLES 591 ET 593 DU MEME CODE POUR INSUFFISANCE ET CONTRADICTION DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ; EN CE QUE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE A DECIDE QUE LE PREVENU EXPLOITAIT UN SEUL DEBIT DE BOISSONS ; AUX MOTIFS QUE LA SALLE DU BAR LE PARIS COMMUNIQUAIT AVEC CELLE DU BAR-DISCOTHEQUE LE LIVING ; QUE LES BOISSONS ETAIENT PRELEVEES SUR UN MEME STOCK ; QUE LES DEUX SALLES S'ADRESSAIENT A DES CLIENTELES DIFFERENTES ET NE SE FAISAIENT PAS CONCURRENCE ; ALORS, D'UNE PART, QU'UNE GRAVE PRESOMPTION DE DOUBLE EXPLOITATION RESULTAIT DE NOMBREUX ELEMENTS DE LA CAUSE, RELEVES PAR L'ARRET LUI-MEME (DUALITE D'ENSEIGNES, ENTREES INDEPENDANTES, CONDITIONS DE GESTION DISSEMBLABLES ETC ), ELEMENTS SUR LESQUELS LES JUGES DU FOND AVAIENT D'AUTANT PLUS L'OBLIGATION DE S'EXPLIQUER QU'ILS SONT HABITUELLEMENT CONSIDERES COMME CARACTERISANT UNE TELLE SITUATION ; ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE LA COUR D'APPEL NE POUVAIT, SANS SE CONTREDIRE, DEDUIRE DE LA DIFFERENCE ENTRE LES CLIENTELES FREQUENTANT LES DEUX SALLES ET DE L'ABSENCE DE CONCURRENCE ENTRE CELLES-CI, QUE LE LIVING N'ETAIT QU'UN SIMPLE AMENAGEMENT DU PARIS ; LES DEUX MOYENS ETANT REUNIS ; VU LESDITS ARTICLES ; ATTEND QUE TOUT JUGEMENT OU ARRET DOIT ETRE MOTIVE, QUE LA CONTRADICTION DES MOTIFS EQUIVAUT A LEUR ABSENCE ; ATTENDU QUE DELIGNAT ETAIT PREVENU POUR AVOIR EXPLOITE, ALORS QU'IL N'ETAIT TITULAIRE QUE D'UNE LICENCE DE QUATRIEME CATEGORIE, DEUX ETABLISSEMENTS DE CETTE CATEGORIE : LE PARIS, D'UNE PART, ET LE LIVING, D'AUTRE PART ; QUE POUR RELAXER LE PREVENU, LES JUGES DU FOND ENONCENT QUE L'ENSEMBLE DES ACTIVITES DE DELIGNAT S'EXERCAIT DANS UN IMMEUBLE UNIQUE, LES DEUX SALLES COMMUNIQUANT PAR L'INTERIEUR, TANDIS QUE LES INSTALLATIONS SANITAIRES ET LE LIEU DE STOCKAGE DES BOISSONS ETAIENT COMMUNS ; QU'ILS AJOUTENT QUE LES DEUX SALLES NE SE FAISAIENT AUCUNE CONCURRENCE ET QUE LE LIVING ETAIT UN AMENAGEMENT DU PARIS ; QU'ENFIN, ILS PRECISENT QU'AUCUN DROIT D'ENTREE N'ETAIT PERCU POUR ACCEDER D'UNE SALLE A L'AUTRE ; MAIS ATTENDU QUE LES JUGES EXPOSENT, D'AUTRE PART, QUE LE LIVING AVAIT UNE ENSEIGNE PARTICULIERE ET UN ACCES DIRECT SUR LA VOIE PUBLIQUE, QUE SES JOURS DE FERMETURE N'ETAIENT PAS LES MEMES QUE CEUX DU PARIS ET QUE LE COUT DES BOISSONS Y ETAIT PLUS ELEVE ; ATTENDU QU'ENTRE CES ENONCIATIONS, IL EXISTE UNE CONTRADICTION PRIVANT L'ARRET ATTAQUE DE BASE LEGALE ; D'OU IL SUIT QUE LA CASSATION EST ENCOURUE ; PAR CES MOTIFS ; CASSE ET ANNULE, DANS TOUTES SES DISPOSITIONS, L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'APPEL DE BOURGES, EN DATE DU 6 MARS 1980, ET POUR QU'IL SOIT A NOUVEAU STATUE CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL D'ORLEANS, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN CHAMBRE DU CONSEIL ;