Identifiant: JURITEXT000007081758

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1988X12X05X00455X008", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/08/17/JURITEXT000007081758.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, Chambre sociale, du 15 décembre 1988, 85-45.508, Inédit", "date_decision": "1988-12-15 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation partielle", "numero_affaire": "85-45508", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1985-06-05", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel d'Aix-en-Provence 1985-06-05", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. COCHARD", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "(Sur le 1er moyen) CONTRAT DE TRAVAIL, RUPTURE - Formalités légales - Lettre de licenciement - Mentions des motifs de licenciement - Salarié d'une entreprise occupant habituellement moins de onze salariés - Défaut - Portée - Nécessité de motiver (non)."}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur les pourvois n°s 85-45.508 et 85-45. 509, formés par : 1°) Monsieur Alfred Y..., demeurant à La Condamine, entrée 13, appartement 103, à Drap (Alpes-Maritimes) La Trinité, 2°) Madame Marie-Josée C... épouse Y..., demeurant à La Condamine, entrée 13, appartement 103, à Drap (Alpes-Maritimes) La Trinité, en cassation d'un arrêt rendu le 5 juin 1985 par la cour d'appel d'Aix-en-Provence (17ème chambre sociale), au profit du syndicat des copropriétaires de l'immeuble "LES OLIVIERS", Corniche André de B..., à Nice (Alpes-Maritimes), représenté par son syndic, la société anonyme gestion immobilière GARIBALDI, ... (Alpes-Maritimes), ci devant et actuellement ... (Alpes maritimes), défendeur à la cassation LA COUR, en l'audience publique du 16 novembre 1988, où étaient présents : M. Cochard, président, M. Guermann, conseiller rapporteur, MM. Le Gall, Goudet, Saintoyant, Vigroux, conseillers, Mme Z..., M. X..., Mlle D..., MM. A..., Laurent-Atthalin, conseillers référendaires, M. Gauthier, avocat général, Mme Collet, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Guermann, les observations de Me Ravanel, avocat des époux Y..., les conclusions de M. Gauthier, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Vu la connexité, joint les pourvois n°s 85-45.508 et 85-45.509 ; Sur le premier moyen : Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. et Mme Y..., embauchés le 15 mars 1975 par le syndicat des copropriétaires de l'immeuble "Les Oliviers", le premier en qualité de concierge ayant la qualification d'huissier-concierge principal, coefficient 115, et la seconde en qualité d'aide-concierge, ont été licenciés, avec dispense d'exécution du préavis, le 29 juin 1979 ; Attendu que les époux Y... font grief à l'arrêt d'avoir déclaré que leur licenciement avait une cause réelle et sérieuse, alors, selon le moyen, que les premiers juges avaient déduit du défaut d'énonciation de motif dans la lettre de licenciement et du refus opposé par l'employeur à la demande des époux Y... d'énonciation des causes de leur licenciement, l'absence de cause réelle et sérieuse justifiant le licenciement contesté ; qu'en ne s'expliquant pas sur la portée de ce défaut d'énonciation de motif de licenciement relevé par la décision des premiers juges, dont les époux Y..., en en demandant la confirmation, s'étaient appropriés les motifs, la cour d'appel a violé l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ; Mais attendu que n'étant pas contesté que moins de onze salariés étaient employés par le syndicat des copropriétaires, ce dernier n'était pas tenu d'énoncer les motifs du licenciement des époux Y... ; que, dès lors, la cour d'appel n'avait pas à s'expliquer sur la portée de ce défaut d'énonciation ; Que le moyen ne saurait être accueilli ; Mais sur le second moyen : Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que pour débouter Mme Y... de sa demande de rappel de salaire, l'arrêt énonce que les époux Y... n'ont pas rapporté la preuve de l'exécution d'heures supplémentaires en sus des 234 heures qui leur ont été réglées ; Qu'en statuant par ce seul motif, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, mais seulement en celles de ses dispositions relatives à la demande de rappel de salaire et congés payés afférents de Mme Y... l'arrêt rendu le 5 juin 1985, entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Nîmes ;