Identifiant: JURITEXT000007055719

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X11X05X00582X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/05/57/JURITEXT000007055719.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 24 novembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-11-24 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-03-11", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Nancy, Chambre sociale, 1980-03-11", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LES TROIS MOYENS REUNIS, PRIS D'UN DEFAUT DE BASE LEGALE ET DE LA VIOLATION DE LA LOI ; ATTENDU QUE JACQUES X..., ENGAGE EN QUALITE DE REPRESENTANT ET CHEF D'AGENCE DU CENTRE DE BAR-LE-DUC, A COMPTER DU 1ER DECEMBRE 1974, PAR LA SOCIETE "RESEAU TELEPHONIQUE DE L'EST" S'EST VU NOTIFIER PAR SON EMPLOYEUR LE 28 MAI 1975 QU'IL ETAIT CONSIDERE COMME DEMISSIONNAIRE DEPUIS LE 21 MAI 1975, DATE DE CESSATION DE SES ACTIVITES DE REPRESENTATION, APRES QU'IL EUT REFUSE LA MODIFICATION DE SON CONTRAT DE TRAVAIL QUI LUI AVAIT ETE PROPOSEE LE 22 AVRIL 1975 ; ATTENDU QUE LA SOCIETE FAIT GRIEF A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE DE L'AVOIR CONDAMNEE AU PAIEMENT D'INDEMNITES DE PREAVIS, DE CONGES PAYES NON REGLES, D'ARRIERES DE SALAIRES, ET AU REMBOURSEMENT DE FRAIS, AUX MOTIFS QUE L'INITIATIVE DE LA RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL INCOMBAIT A L'EMPLOYEUR, QUE LE LICENCIEMENT DE X... AVAIT UNE CAUSE REELLE ET SERIEUSE, QUE LES SALAIRES LUI ETAIENT DUS JUSQU'A LA RUPTURE, ET QUE LE MONTANT DES FRAIS RECLAME N'ETAIT PAS CONTESTE, ALORS, D'UNE PART ,QUE LA COUR D'APPEL N'A PAS TENU COMPTE DE L'ARRET DE TRAVAIL NON JUSTIFIE DE X... DU 15 MARS 1975 AU 28 MAI 1975 ET QU'AYANT DENATURE LES TERMES D'UNE LETTRE DU 28 MAI 1975 DE LA SOCIETE, ELLE N'EN A PAS TIRE LES CONSEQUENCES QUI S'IMPOSAIENT A SAVOIR QUE LA RUPTURE ETAIT IMPUTABLE A LA FAUTE DE X..., ALORS, D'AUTRE PART, QU'IL A ETE ADMIS A TORT QUE LES FRAIS ENGAGES PAR LE SALARIE N'AVAIENT PAS ETE PAYES, CE DERNIER DISPOSANT D'UNE AVANCE SUR CAISSE QUI N'AVAIT PAS ETE EPUISEE, ALORS, ENFIN, QUE LA PROPOSITION D'UN NOUVEAU CONTRAT NE SERAIT INTERVENUE QU'APRES RUPTURE DE L'ANCIEN ; MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND ONT RELEVE QUE LE 22 AVRIL 1975, LA SOCIETE "RESEAU TELEPHONIQUE DE L'EST" AVAIT PROPOSE A X... UNE MODIFICATION DE SON CONTRAT, ET QU'A LA SUITE DU REFUS DE CE DERNIER, ELLE LUI AVAIT INDIQUE PAR LETTRE DU 28 MAI 1975 QU'ELLE LE CONSIDERAIT COMME DEMISSIONNAIRE ; QU'ILS EN ONT JUSTEMENT DEDUIT, SANS ENCOURIR LE GRIEF DE DENATURATION D'UN DOCUMENT QUI N'EST PAS PRODUIT, QUE LA RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL INTERVENUE LE 28 MAI 1975 ETAIT IMPUTABLE A L'EMPLOYEUR ET QUE LE REFUS PAR X... D'ACCEPTER LA MODIFICATION PROPOSEE NE POUVAIT ETRE INTERPRETEE COMME UNE MANIFESTATION DE VOLONTE NON EQUIVOQUE DE DEMISSIONNER, DES LORS QUE CE REFUS ETAIT LEGITIME PAR LA MODIFICATION SUBSTANTIELLE QUE CONSTITUAIT LA SUBSTITUTION D'UN NOUVEAU CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE TROIS MOIS AU CONTRAT PRECEDENT PREVU POUR UNE DUREE INDETERMINEE ; QU'APPRECIANT LES ELEMENTS DE LA CAUSE, ILS ONT EXACTEMENT ESTIME QUE X... AVAIT ETE LICENCIE, MAIS QUE COMPTE TENU DU RALENTISSEMENT DE SES ACTIVITES ENTRE LE 15 MARS ET LE 28 MAI 1975, SON LICENCIEMENT AVAIT UNE CAUSE REELLE ET SERIEUSE ; QU'IL S'ENSUIT, ET ABSTRACTION FAITE DE TOUS AUTRES MOYENS TANT NOUVEAUX QUE MELANGES DE FAIT ET DE DROIT, QUE LES CRITIQUES DU POURVOI NE SAURAIENT ETRE ACCUEILLIES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 11 MARS 1980, PAR LA COUR D'APPEL DE NANCY ;