Identifiant: JURITEXT000007524357

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1983X03X06X00055X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/43/JURITEXT000007524357.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 9 mars 1983, Inédit", "date_decision": "1983-03-09 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1982-05-11", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Paris, Chambre 12, 1982-05-11", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : LA SOCIETE GRAND GARAGE D'ALLERAY, PARTIE CIVILE, CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, 12EME CHAMBRE, EN DATE DU 11 MAI 1982 QUI A RELAXE A... ANDRE DU X... D'ABUS DE CONFIANCE ET A REJETE SA DEMANDE EN REPARATIONS CIVILES ; VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 401 DU CODE PENAL, DES ARTICLES 485 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ; " EN CE QUE LA COUR A RELAXE M THEODON DU CHEF DE VOL ET DEBOUTE EN CONSEQUENCE LA PARTIE CIVILE DE SA DEMANDE ; " AUX MOTIFS QUE, QUANT AUX ELEMENTS DE CARROSSERIE REMPLACES, LES OPERATIONS AUXQUELLES ONT PROCEDE LES EXPERTS Y... PAR LE MAGISTRAT INSTRUCTEUR LES ONT CONDUIT A CONCLURE : LES ELEMENTS REMPLACES PROVIENNENT DU GRAND GARAGE D'ALLERAY, MAIS ILS N'ONT PAS ETE SORTIS FRAUDULEUSEMENT DU MAGASIN IL S'AGIT SELON TOUTE VRAISEMBLANCE DE PIECES NEUVES QUI N'ONT PAS ETE UTILISEES POUR LES VEHICULES POUR LESQUELS ELLES AVAIENT ETE SORTIES DU MAGASIN DE CE FAIT, CES PIECES ETAIENT R ESTEES DANS L'ATELIER SANS AFFECTATION AUCUNE, AYANT ETE PAYEES PAR LES PROPRIETAIRES DES VEHICULES SUR LESQUELS ELLES N'ONT PAS ETE MONTEES POUR UNE RAISON OU UNE AUTRE" ; "ALORS QUE LE VOL EST LA SOUSTRACTION FRAUDULEUSE DE LA CHOSE D'AUTRUI ; QUE S'IL NE PEUT Y AVOIR VOL D'UNE CHOSE ABANDONNEE PAR SON PROPRIETAIRE QUI DEVIENT UN BIEN SANS MAITRE, CET ABANDON QUI NE PEUT RESULTER QUE D'UN ABANDON MATERIEL JOINT A L'INTENTION DE SE DESSAISIR DE LA PROPRIETE DOIT ETRE EXPRESSEMENT CONSTATE ; QUE L'ABANDON NE PEUT RESULTER DU SIMPLE FAIT QUE LE PROPRIETAIRE D'UNE CHOSE NE LUI A PAS DONNE D'AFFECTATION PARTICULIERE ; QUE LA COUR, QUI CONSTATE QUE M A... S'EST EMPARE DE PIECES RESTEES DANS L'ATELIER DE LA SOCIETE GRAND GARAGE D'ALLERAY SANS AFFECTATION AUCUNE, N'A PAR UN TEL MOTIF CONSTATE NI L'ABANDON MATERIEL DES PIECES, DEMEUREES DANS LES LOCAUX DE LA SOCIETE DEMANDERESSE, NI LA VOLONTE DE SE DESSAISIR DE LA PROPRIETE DES CHOSES DONT LE PREVENU S'EST EMPARE" ; ATTENDU QUE LES JUGES, APRES AVOIR RELEVE QUE LES FAITS REPROCHES AU PREVENU NE POUVAIENT PAS CARACTERISER A SA CHARGE UN ABUS DE CONFIANCE, ONT NOTE QUE, AUX DIRES DES EXPERTS, LES MATERIAUX UTILISES PAR LE PREVENU ETAIENT "SELON TOUTE VRAISEMBLANCE" DES PIECES NEUVES QUI, BIEN QUE FACTUREES ET PAYEES PAR DES CLIENTS, N'AVAIENT PAS ETE MONTEES SUR LES VEHICULES CONFIES POUR REPARATION PAR CES DERNIERS ; QU'ILS ONT RAPPELE QUE BOBET, A L'EPOQUE DIRECTEUR GENERAL DE LA SOCIETE, "A EGALEMENT DECLARE QUE M A... AVAIT SON ACCORD" ; QU'ILS ONT PAR SUITE ESTIME QUE "LES AGISSEMENTS DE M A... SONT EXCLUSIFS DE TOUTE MAUVAISE FOI" ET RELAXE CELUI-CI ; ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES ENONCIATIONS LA COUR D'APPEL A, SANS INSUFFISANCE, JUSTIFIE SA DECISION ; QU'EN EFFET ELLE N'A PAS, CONTRAIREMENT A CE QUI EST ALLEGUE AU MOYEN, DECLARE QUE LES PIECES UTILISEES ETAIENT SANS MAITRE Z... ECARTER TOUTE CULPABILITE DU PREVENU, MAIS SEULEMENT RETENU QUE LES AGISSEMENTS DE CE DERNIER NE REVETAIENT PAS UN CARACTERE FRAUDULEUX ; QUE L'APPRECIATION DE L'INTENTION COUPABLE, QUAND ELLE N'EST PAS COMME EN L'ESPECE EN CONTRADICTION AVEC LES ELEMENTS DE FAIT EXPOSES DANS L'ARRET ATTAQUE, RELEVE DU POUVOIR SOUVERAIN DES JUGES DU FOND ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI ; ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ; REJETTE LE POURVOI ;