Identifiant: JURITEXT000007327631

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1996X10X05X00404X022", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/32/76/JURITEXT000007327631.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 29 octobre 1996, 94-40.422, Inédit", "date_decision": "1996-10-29 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "94-40422", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1991-06-11", "juridiction_attaquee": "cour d'appel d'Aix-en-Provence (1re chambre sociale) 1991-06-11", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. WAQUET conseiller", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "CONTRAT DE TRAVAIL, RUPTURE - Licenciement économique - Autorisation administrative - Défaut - Conséquences."}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par la société Coopérative de fruits du bas Vivarais Vivacoop, dont le siège est : 07200 Saint-Sernin, en cassation d'un arrêt rendu le 11 juin 1991 par la cour d'appel d'Aix-en-Provence (1re chambre sociale), au profit : 1°/ de Mme Amalia X..., demeurant ..., 2°/ de Mme Marie Y..., demeurant ..., 3°/ de Mme Angèle Z..., demeurant 07200 Saint-Sernin, 4°/ de Mme Olinda B... A..., demeurant 07200 Saint-Sernin, 5°/ de Mme Ginette C..., demeurant ..., 6°/ de Mme Simone E..., demeurant 07200 Vogue, 7°/ de Mme Angèle F..., demeurant 07200 Saint-Sernin, 8°/ de Mme Maria-Fé F..., demeurant 07200 Saint-Sernin, 9°/ de Mme Aline G..., demeurant 27, Cité Pré Lafond, 07200 Saint-Didier-sous-Aubenas, 10°/ de Mme Marie H..., demeurant: 07200 La Chapelle-sous-Aubenas, 11°/ de Mme Josette J..., demeurant 07200 Saint-Sernin, 12°/ de M. Jean-Pierre I..., demeurant à Saint-Germain, 07170 Villeneuve-de-Berg, 13°/ de Mme Yveline L..., demeurant 07560 Montpezat, 14°/ de Mme Marcelle K..., demeurant 07200 Saint-Sernin, 15°/ de Mme Brigitte M..., demeurant 07170 Lavilledieu, 16°/ de Mme Marie N..., demeurant 07200 Vogue Gare, 17°/ de M. Patrick D..., demeurant 07170 Lavilledieu, défendeurs à la cassation ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 10 juillet 1996, où étaient présents : M. Waquet, conseiller doyen faisant fonctions de président, Mme Barberot, conseiller référendaire rapporteur, MM. Le Roux-Cocheril, Ransac, Mme Aubert, conseillers, Mme Pams-Tatu, conseiller référendaire, M. de Caigny, avocat général, Mlle Barault, greffier de chambre; Sur le rapport de Mme Barberot, conseiller référendaire, les conclusions de M. de Caigny, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi; Sur le moyen unique : Vu les articles L. 122-14-4 et L. 321-12 du Code du travail, alors applicables; Attendu, selon l'arrêt attaqué, rendu sur renvoi après cassation, que seize salariés de la Coopérative Vivacoop, licenciés en 1981, ont réclamé à la juridiction prud'homale des indemnités de rupture; Attendu qu'après avoir retenu que les salariés avaient fait l'objet d'un licenciement pour cause économique sans qu'une demande d'autorisation ait été présentée à l'autorité administrative, l'arrêt a dit qu'en application de l'article L. 122-14-4 du Code du travail, les salariés avaient droit à une indemnité fixée pour chacun d'eux à l'équivalent des salaires des six derniers mois; Attendu, cependant, que, dès lors qu'elle a reconnu que le licenciement était justifié par une cause économique, la cour d'appel ne pouvait faire application de l'article L. 122-14-4 du Code du travail; qu'il lui incombait de réparer le préjudice résultant pour les salariés de leur licenciement pononcé sans autorisation de l'Inspection du Travail; Qu'en statuant comme elle l'a fait, la cour d'appel a violé le texte susvisé; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 11 juin 1991, entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Grenoble; Condamne les défendeurs, envers la société Coopérative Vivacoop, aux dépens; Vu les articles 700 et 628 du nouveau Code de procédure civile, rejette les demandes présentées par les défendeurs; Dit que sur les diligences de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-neuf octobre mil neuf cent quatre-vingt-seize.