Identifiant: JURITEXT000007522883

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X11X06X00577X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/28/JURITEXT000007522883.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 16 novembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-11-16 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1982-03-08", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel AIX-EN-PROVENCE (Chambre 5) 1982-03-08", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI DE : - X... CHARLES - CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE, 5EME CHAMBRE, EN DATE DU 8 MARS 1982, QUI, POUR ESCROQUERIE, L'A CONDAMNE A LA PEINE D'UNE ANNEE D'EMPRISONNEMENT AVEC SURSIS ET 30000 FRANCS D'AMENDE, AINSI QU'A DES DOMMAGES-INTERETS A LA PARTIE CIVILE ET QUI A DIT N'Y AVOIR LIEU A AFFICHAGE DE LA DECISION ; VU LE MEMOIRE PRODUIT ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 405 DU CODE PENAL, L 372-1, L 372-3, L 376 DU CODE DE LA SANTE PUBLIQUE, DE L'ARTICLE 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ; EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A DECLARE LE PREVENU COUPABLE DES INFRACTIONS DE FAUSSES ATTESTATIONS OU CERTIFICATS, ET D'ESCROQUERIE ENVERS LA SECURITE SOCIALE ; AUX MOTIFS QU'IL EST ETABLI QU'IL Y A EU SOIT ABSENCE DE TRAITEMENT, SOIT UN TRAITEMENT PAR PIQURES INTRAMUSCULAIRES, COTEES KI AU LIEU DE K5 A LA NOMENCLATURE DE REFERENCE, ET QUE LES ATTESTATIONS DES SPECIALISTES MARSEILLAIS N'APPORTENT AUCUN ELEMENT DE CONTRADICTION SUR CES POINTS, CEUX-CI SE BORNANT A DECRIRE DIFFERENTES TECHNIQUES ; ALORS QUE LE PREVENU AVAIT PRODUIT AUX DEBATS PLUSIEURS ATTESTATIONS CIRCONSTANCIEES DES PROFESSEURS COMITI ET JEAN, AINSI QUE DU DOCTEUR Y..., SOULIGNANT QUE LES TECHNIQUES D'INFILTRATIONS UTILISEES PAR LUI ETAIENT PARFAITEMENT ADMISSIBLES, ET QUE CELLES-CI DEVAIENT ETRE COTEES K5, QUE, DES LORS, EN SE BORNANT A ECARTER CES ATTESTATIONS SANS S'EN EXPLIQUER, AUTREMENT, LA COUR D'APPEL N'A PAS SUFFISAMMENT MOTIVE SA DECISION ; ATTENDU QUE SI LA COUR D'APPEL A OBSERVE QUE LES ATTESTATIONS DES PROFESSEURS COMITI ET JEAN, AINSI QUE DU DOCTEUR Y..., NE COMPORTAIENT QUE DES PRECISIONS TECHNIQUES SUR DIVERS TYPES D'INJECTIONS MEDICAMENTEUSES SANS APPORTER AUCUN ELEMENT PERMETTANT DE PENSER QUE LE DOCTEUR FELICELLI AVAIT REELLEMENT EFFECTUE LES ACTES MEDICAUX COTES K5 PAR LA SECURITE SOCIALE QU'IL PRETENDAIT AVOIR ACCOMPLIS ET POUR LESQUELS IL A ETABLI LES ATTESTATIONS PRODUITES PERMETTANT D'OBTENIR LES REMBOURSEMENTS INDUS, ELLE N'EN N'A PAS MOINS FORMELLEMENT PRECISE QU'ELLE FONDAIT LA DECLARATION DE CULPABILITE SUR DE NOMBREUX ELEMENTS DE FAIT QU'IL N'APPARTIENT PAS A LA COUR DE CASSATION D'APPRECIER DES LORS QU'ILS ONT ETE CLAIREMENT EXPOSES, D'UNE MANIERE DETAILLEE, PAR LES PREMIERS JUGES, DANS DES MOTIFS QUE LES JUGES DU SECOND DEGRE ONT EXPRESSEMENT ADOPTES ET QUI RESULTENT TANT DE DEPOSITIONS DE TEMOINS QUE DE CONSTATATIONS MATERIELLES ET DES PROPRES DECLARATIONS DU PREVENU ; QU'AINSI, LA COUR D'APPEL, LOIN DE VIOLER LES TEXTES VISES AU MOYEN, EN A FAIT L'EXACTE APPLICATION ; D'OU IL SUIT QUE LEDIT MOYEN DOIT ETRE ECARTE ; ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ; REJETTE LE POURVOI ;