Identifiant: JURITEXT000007074409

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1970X12X01X00035X00A", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/44/JURITEXT000007074409.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 15 décembre 1970, 69-13.638, Inédit", "date_decision": "1970-12-15 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "REJET", "numero_affaire": "69-13638", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1969-01-20", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris 1969-01-20", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. Ancel", "avocat_general": "Av.Gén. M. Schmelck", "avocats": "Av. Demandeur : M. de Chaisemartin", "rapporteur": "Rpr M. Voulet", "ecli": "", "sommaire": "PREUVE (règles générales) - Moyens de preuve - Document émanant du demandeur en preuve - Dires formulés dans l'exploit introductif d'instance. * PROCEDURE CIVILE - Ajournement - Dires - Portée. Il ne saurait être reproché aux juges du fond d'avoir débouté une partie de sa demande en se fondant sur des éléments de preuve qu'ils ont trouvé dans les dires mêmes formulés par le demandeur dans son exploit introductif d'instance."}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE QUE PAR ACTE SOUS SEINGS PRIVES DU 23 OCTOBRE 1961, DUMAS ET SA COUSINE DEMOISELLE X... ONT DONNE A FREISSINAUD, AGENT IMMOBILIER, UN MANDAT EXCLUSIF EN VUE DE LA MISE EN CO-PROPRIETE ET DE LA VENTE D'APPARTEMENTS DANS DES IMMEUBLES LEUR APPARTENANT, QU'APRES LA REALISATION DE CERTAINES OPERATIONS, DUMAS ET DEMOISELLE X... ONT REVOQUE CE MANDAT ET QUE FREISSINAUD LES A ASSIGNES EN DOMMAGES-INTERETS ; ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A LA COUR D'APPEL DE L'AVOIR DEBOUTE DE SA DEMANDE, ALORS QUE LES JUGES DU FOND NE POUVAIENT, SANS PRIVER LEUR DECISION DE BASE LEGALE, JUSTIFIER LA RUPTURE DU MANDAT D'INTERET COMMUN PAR LES MANDANTS EN RELEVANT QUE L'EXPOSE DES FAITS ET LES TERMES D'UNE SOMMATION POSTERIEURE A LA RUPTURE DU CONTRAT JUSTIFIAIENT CETTE RUPTURE ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A FONDE SA DECISION SUR LES FAITS ET CIRCONSTANCES QUI ONT PRECEDE LA RUPTURE, ET QU'ON NE SAURAIT LUI REPROCHER D'EN AVOIR TROUVE LA PREUVE DANS LES DIRES MEMES FORMULES PAR FREISSINAUD DANS SON EXPLOIT INTRODUCTIF D'INSTANCE ; QUE CE MOYEN NE PEUT DONC QU'ETRE ECARTE ; ET SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST EGALEMENT REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE DE N'AVOIR PAS REPONDU AUX CONCLUSIONS DE FREISSINAUD FAISANT ETAT DES ACCUSATIONS CALOMNIEUSES DONT IL AURAIT FAIT L'OBJET DE LA PART DE SES MANDANTS QUANT A LA TENUE DE SES COMPTES ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, REPONDANT AUX CONCLUSIONS PRETENDUMENT DELAISSEES, RELEVE QUE FREISSINAUD NE JUSTIFIE DE LA REMISE D'UN COMPTE DETAILLE QU'AU MOIS DE JUIN 1965, QU'IL LUI AURAIT APPARTENU DE RENDRE COMPTE BIEN AVANT ET QU'IL AURAIT AINSI EVITE DES SOUPCONS QUE SON ATTITUDE ETAIT DE NATURE A FAIRE NAITRE ET DONT IL NE SAURAIT SE PLAINDRE ; D'OU IL SUIT QUE CE MOYEN N'EST PAS MIEUX FONDE QUE LE PRECEDENT ; PAR CES MOTIFS REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 20 JANVIER 1969 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;