Identifiant: JURITEXT000007621128

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1997X10X04X00184X030", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/62/11/JURITEXT000007621128.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 7 octobre 1997, 95-18.430, Inédit", "date_decision": "1997-10-07 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "95-18430", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1992-04-09", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Lyon (1re chambre) 1992-04-09", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. BEZARD", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par la Société Europ'Line, anciennement New Line, dont le siège est ..., en cassation d'un arrêt rendu le 9 avril 1992 par la cour d'appel de Lyon (1re chambre), au profit de la société Inova France, dont le siège est 85130 La Verrie, défenderesse à la cassation ; La demanderesse invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 10 juin 1997, où étaient présents : M. Bézard, président, M. Gomez, conseiller rapporteur, M. Nicot, conseiller, M. Raynaud, avocat général, Mme Moratille, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. Gomez, conseiller, les observations de Me Luc-Thaler, avocat de la société Europ'Line, de la SCP Gatineau, avocat de la société Inova France, les conclusions de M. Raynaud, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique, pris en ses deux branches : Attendu, selon les énonciations de l'arrêt attaqué (Lyon, 9 avril 1992), que la société Inova France (société Inova), se prévalant de la marque New Line déposée par elle pour désigner les produits dans les classes 18 et 25 a assigné, pour contrefaçon et concurrence déloyale, la société New Line, devenue Europ'Line, qui a choisi la dénomination sociale et l'enseigne New Line pour commercialiser des produits concurrents de ceux protégés par la marque ; Attendu que la société Europ'Line fait grief à l'arrêt d'avoir décidé qu'elle avait commis une contrefaçon alors, selon le pourvoi, d'une part, que le dépôt de la marque produit ses effets pendant dix ans; qu'en s'abstenant de vérifier si la marque New Line, déposée le 16 avril 1975, était encore en vigueur lors des faits d'utilisation reprochés à elle, qui indiquait dans ses conclusions n'avoir été créée qu'à la fin de l'année 1986, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 9 de la loi du 31 décembre 1964, applicable à la cause; et alors, d'autre part, que la marque ne couvre en toute occurrence que les produits désignés à l'acte de dépôt et les produits similaires; qu'en s'abstenant de toute précision quant aux produits couverts par la marque New Line et de toute recherche quant à leur similitude avec ses activités, la cour d'appel a de nouveau privé sa décision de base légale au regard des articles 1 et 5 de la loi du 31 décembre 1964 applicable à la cause ; Mais attendu, d'une part, que l'arrêt retient que la société Europ'Line "ne conteste pas les droits exclusifs de la société Inova France sur la marque New Line déposée"; que la cour d'appel n'avait donc pas à procéder à une recherche qui ne lui était pas demandée, le moyen tiré de la date de création de la société Europ'Line étant à cet égard inopérant ; Et attendu, d'autre part, que l'arrêt retient que la société Europ'Line fait valoir sa bonne foi en ce qu'elle a modifié sa dénomination sociale dès que la société Inova a protesté contre l'usage fait de sa marque ; que la cour d'appel n'avait donc pas à procéder à une recherche qui ne lui avait pas été demandée ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne la société Europ'Line aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne la société Europ'Line à payer à la société Inova France la somme de 15 000 francs ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par le président en son audience publique du sept octobre mil neuf cent quatre-vingt-dix-sept.