Identifiant: JURITEXT000007256056

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1995X03X05X00110X066", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/25/60/JURITEXT000007256056.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 30 mars 1995, 93-11.066, Inédit", "date_decision": "1995-03-30 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "93-11066", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1992-12-15", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Besançon (Chambre sociale) 1992-12-15", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. KUHNMUNCH", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par le directeur régional des affaires sanitaires et sociales de Franche-Comté, domicilié ..., en cassation d'un arrêt rendu le 15 décembre 1992 par la cour d'appel de Besançon (Chambre sociale), dans l'affaire opposant : M. Jean X..., demeurant ..., défendeur à la cassation ; à La Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Belfort, dont le siège est ..., LA COUR, en l'audience publique du 16 février 1995, où étaient présents : M. Kuhnmunch, président, Mme Kermina, conseiller référendaire rapporteur, MM. Vigroux, Berthéas, Favard, Gougé, Ollier, Thavaud, conseillers, MM. Choppin Haudry de Janvry, Petit, conseillers référendaires, M. Lyon-Caen, avocat général, M. Richard, greffier de chambre ; Sur le rapport de Mme le conseiller référendaire Kermina, les observations de la SCP Waquet, Farge et Hazan, avocat de M. X..., les conclusions de M. Lyon-Caen, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Attendu, selon les juges du fond, que la caisse primaire d'assurance maladie, suivant les conclusions d'une expertise technique mise en oeuvre par ses soins, a refusé de prendre en charge, au titre du risque professionnel, l'affection déclarée le 5 novembre 1986 comme maladie professionnelle par M. X..., exerçant la profession de médecin ; que la cour d'appel (Besançon, 15 décembre 1992), homologuant l'expertise qu'elle avait précédemment ordonnée, a dit que l'assuré devait bénéficier de la législation sur les maladies professionnelles ; Attendu que le directeur régional des affaires sanitaires et sociales reproche à la cour d'appel d'avoir ainsi statué, alors que, selon le moyen, les contestations d'ordre médical relatives à l'état de la victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle donnent lieu à la procédure d'expertise médicale dans les conditions fixées par les articles L.141-1, L.141-2, R.141-1 à R.141-10 et R.142-24 du Code de la sécurité sociale ; que la cour d'appel, ordonnant et homologuant une expertise médicale judiciaire de droit commun, a ignoré le caractère d'ordre public de la procédure d'expertise définie par le Code de la sécurité sociale et a ainsi violé les textes précités ; Mais attendu que le mémoire déposé par le directeur régional des affaires sanitaires et sociales au soutien de son pourvoi ne contient qu'un moyen tendant à critiquer le mode d'expertise auquel ont recouru les juges du fond par une décision distincte, non critiquée par le présent pourvoi ; qu'étant étranger à l'arrêt attaqué, le moyen est donc irrecevable ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne le directeur régional des affaires sanitaires et sociales de Franche-Comté, envers M. X..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par M. le président en son audience publique du trente mars mil neuf cent quatre-vingt-quinze.