Identifiant: JURITEXT000007079775

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X03X01X00423X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/97/JURITEXT000007079775.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 22 mars 1983, Inédit", "date_decision": "1983-03-22 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1981-11-12", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Versailles, Chambre 3, 1981-11-12", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU, SELON LES ENONCIATIONS DES JUGES DU FOND, QUE LA SOCIETE DINER'S CLUB DE FRANCE A ACCEPTE, LE 4 MARS 1974, LA DEMANDE D'ADHESION DE LA SOCIETE LUSOFRANCE, REPRESENTEE PAR SON PRESIDENT-DIRECTEUR GENERAL, M GERARD X..., ET LUI A DELIVRE UNE CARTE DE CREDIT AU NOM DE M X..., SOCIETE LUSOFRANCE ; QUE, CETTE SOCIETE AYANT DEPOSE SON BILAN, LE DINER'S CLUB DE FRANCE A ASSIGNE M X... EN PAIEMENT DE LA SOMME DE 24801,55 FRANCS RESTANT DUE AU TITRE DE DEPENSES REGLEES AVEC LA CARTE DE CREDIT ET DONT IL N'AVAIT PAS OBTENU LE REMBOURSEMENT ; QUE LA COUR D'APPEL A ACCUEILLI SA DEMANDE ; ATTENDU QUE M X... FAIT GRIEF, EN PREMIER LIEU, A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DENATURE L'ACTE D'ADHESION AYANT CONDUIT A LA DELIVRANCE DE LA CARTE DE CREDIT EN RETENANT QUE M X... ETAIT INDIVIDUELLEMENT ET PERSONNELLEMENT BENEFICIAIRE DE CETTE CARTE, ALORS QU'IL SERAIT RESULTE DES TERMES DE CET ACTE QUE SEULE LA SOCIETE LUSOFRANCE AVAIT ADHERE AU DINER'S CLUB DE FRANCE ET EN SECOND LIEU D'AVOIR, POUR ECARTER LE GRIEF TIRE DU DEFAUT DE SIGNATURE DU CONTRAT PAR LE DINER'S CLUB DE FRANCE, DENATURE A NOUVEAU CET ACTE -QUI PRECISAIT AVOIR ETE FAIT EN UN SEUL EXEMPLAIRE REMIS DANS L'INTERET COMMUN DES PARTIES A UN TIERS, LA SOCIETE OGISEC-, EN ENONCANT QU'IL ETAIT SIGNE PAR LA PARTIE AUTRE QUE CELLE QUI LE DETENAIT, ALORS QUE LA SOCIETE DINER'S CLUB DE FRANCE NE LE DETENAIT PAS ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A ENONCE QUE M GERARD X..., QUI AVAIT FORME LA DEMANDE D'ADHESION POUR LE COMPTE DE LA SOCIETE LUSOFRANCE, L'A SIGNEE A LA FOISEN QUALITE DE REPRESENTANT DE LA SOCIETE ET DE TITULAIRE DE LA CARTE ET RELEVE SANS DENATURATION QU'AUX TERMES DU CONTRAT LE TITULAIRE DE LA CARTE ACCREDITIVE RESTE PERSONNELLEMENT RESPONSABLE DU REGLEMENT DES DEPENSES EFFECTUEES A L'AIDE DE CELLE-CI ; QU'ELLE NE SAURAIT, D'AUTRE PART, AVOIR DENATURE QUELQUE DOCUMENT QUE CE SOIT EN RAPPELANT LA REGLE SELON LAQUELLE EST VALABLE L'ACTE PORTANT CONVENTION SYNALLAGMATIQUE, DES LORS QU'IL A ETE SIGNE PAR LA PARTIE QUI NE LE DETIENT PAS ET A LAQUELLE ON L'OPPOSE ; QUE LE MOYEN N'EST DONC FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ; SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QUE M X... FAIT EGALEMENT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR PRIVE SA DECISION DE BASE LEGALE EN NE REPONDANT PAS A DES CONCLUSIONS FAISANT VALOIR QU'UNE PARTIE DES BORDEREAUX PRODUITS PAR LE DINER'S CLUB DE FRANCE N'ETAIENT PAS REVETUS DE SA SIGNATURE NI MEME D'UNE SIGNATURE APPROCHANTE ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, QUI N'ETAIT PAS TENUE DE SUIVRE LES PARTIES DANS LE DETAIL DE LEUR ARGUMENTATION, A RELEVE QUE LA TOTALITE DES BONS DE DEBIT DONT IL S'AGIT ONT ETE ETABLIS PAR LE DINER'S CLUB DE FRANCE A LA SUITE DE PRESTATIONS FOURNIES A LA SOCIETE LUSOFRANCE ET REGLEES PAR M X... AU MOYEN DE LA CARTE ACCREDITIVE DONT IL ETAIT TITULAIRE ; QUE LE SECOND MOYEN N'EST DONC PAS MIEUX FONDE QUE LE PREMIER ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 12 NOVEMBRE 1981 PAR LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES ;