Identifiant: JURITEXT000007244722

Métadonnées:
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Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par la société Rivaud bail, dont le siège est à Paris (2e), ..., en cassation d'un arrêt rendu le 15 octobre 1992 par la cour d'appel de Paris (16e chambre, section B), au profit de la société anonyme Atlas Data, dont le siège social est à Paris (8e), ..., défenderesse à la cassation ; La demanderesse invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 4 octobre 1994, où étaient présents : M. Bézard, président, Mme Clavery, conseiller rapporteur, Mme Pasturel, conseiller, M. Raynaud, avocat général, Mme Arnoux, greffier de chambre ; Sur le rapport de Mme le conseiller Clavery, les observations de Me Spinosi, avocat de la société Rivaud bail, de Me Copper-Royer, avocat de la société Atlas data, les conclusions de M. Raynaud, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique, pris en sa deuxième branche : Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, que la société Informatique et courtage international (société IEC) a donné en location du matériel informatique à un certain nombre d'utilisateurs, pour une durée déterminée ; qu'un contrat dénommé "acte de transfert de contrat" était signé le même jour que la convention de location entre la société IEC, le locataire et la société Rivaud bail ; qu'en exécution de cet "acte", la société IEC transférait à la société Rivaud bail la propriété du matériel, le contrat de location et s'engageait à lui verser la totalité des loyers ; que la société IEC a été mise en redressement judiciaire ; que la cession de ses actifs a été autorisée au profit de la société Atlas data ; qu'à l'échéance de divers contrats tripartites, la société Atlas data a mis en demeure la société Rivaud bail de lui retransmettre les contrats de location et la propriété des équipements ; que sur son refus, elle l'a assignée en paiement de la somme de 250 044 francs représentant la valeur des équipements revendiqués et les loyers ; Attendu que l'arrêt a condamné la société Atlas data au paiement de cette somme après avoir retenu que la société Rivaud bail devait rétrocéder à la société Atlas data le matériel à un prix librement déterminé entre les parties ; Attendu qu'il existe une contradiction entre les motifs et le dispositif de l'arrêt, en quoi la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 15 octobre 1992, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Reims ; Condamne la société Atlas data, envers la société Rivaud bail, aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Paris, en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par M. le président en son audience publique du vingt-deux novembre mil neuf cent quatre-vingt-quatorze.