Identifiant: JURITEXT000027524338

Métadonnées:
{"ancien_id": "", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/27/52/43/JURITEXT000027524338.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, civile, Chambre civile 1, 4 juin 2013, 13-40.013, Inédit", "date_decision": "2013-06-04 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "11300716", "solution": "Qpc seule - irrecevabilite", "numero_affaire": "13-40013", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "2013-03-14 00:00:00", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Montpellier", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "M. Gridel (conseiller doyen faisant fonction de président)", "avocat_general": "", "avocats": "SCP Célice, Blancpain et Soltner", "rapporteur": "", "ecli": "ECLI:FR:CCASS:2013:C100716", "sommaire": ""}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Vu l'arrêt rendu le 14 mars 2013 par la cour d'appel de Montpellier, transmettant à la Cour de cassation la question prioritaire de constitutionnalité, reçue à la Cour de cassation le 15 mars 2013, dans l'instance mettant en cause : D'une part, M. Michel X..., domicilié ..., D'autre part, l'Union mutualiste MF précaution, venant aux droits de la Fédération nationale des mutuelles de la fonctions publique (MFP), dont le siège est 62 rue Jeanne d'Arc, 75640 Paris Cedex 13, Vu la communication faite au procureur général ; LA COUR, en l'audience publique de ce jour, Sur le rapport de Mme Darret-Courgeon, conseiller référendaire, les observations de la SCP Célice, Blancpain et Soltner, avocat de l'Union mutualiste MF précaution, l'avis de M. Pagès, avocat général, et après en avoir immédiatement délibéré conformément à la loi ; Attendu que par jugement du 21 février 2003, les époux X... ont été condamnés à payer à la Fédération nationale des mutuelles de la fonction publique (la MFP), aux droits de laquelle vient l'Union mutualiste MF précaution, une somme d'argent augmentée des intérêts au taux légal, capitalisés conformément aux dispositions de l'article 1154 du code civil ; qu'un arrêt du 23 mars 2004, devenu irrévocable, a confirmé la décision ; que par jugement du 18 novembre 2011, un juge de l'exécution a autorisé la saisie des rémunérations de M. X... à concurrence d'un montant issu de la capitalisation des intérêts, le principal de la dette ayant été soldé antérieurement ; que M. X... a interjeté appel de cette décision ; Attendu que la cour d'appel a transmis la question prioritaire de constitutionnalité suivante : L'article 1154 du code civil est-il constitutionnel, c'est-à-dire viole-t-il le principe relatif à l'égalité des citoyens devant la loi ainsi que les principes de clarté, de précision de la loi, de prévisibilité et de sécurité juridique de la loi ? Mais attendu que le juge de l'exécution ne pouvant ni modifier le dispositif d'une décision de justice servant de fondement aux poursuites, ni en suspendre l'exécution, il s'ensuit que l'inconstitutionnalité alléguée, à la supposer encourue, serait sans incidence sur la procédure engagée par la MFP, la créance invoquée à l'appui de la mesure d'exécution forcée résultant en effet d'une décision irrévocable, ayant autorité de la chose jugée à l'égard des parties en présence et s'imposant au juge de l'exécution ; que dès lors, la disposition contestée n'étant pas applicable au litige, la question est irrecevable ; PAR CES MOTIFS : DECLARE IRRECEVABLE la question prioritaire de constitutionnalité ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé par le président en l'audience publique du quatre juin deux mille treize ; Où étaient présents : M. Gridel, conseiller doyen faisant fonction de président, Mme Darret-Courgeon, conseiller référendaire rapporteur, Mme Crédeville, conseiller, M. Pagès, avocat général, Mme Laumône, greffier de chambre.