Identifiant: JURITEXT000007519342

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X05X06X00537X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/51/93/JURITEXT000007519342.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 17 mai 1982, Inédit", "date_decision": "1982-05-17 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1980-02-27", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Pau 1980-02-27", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : - PAGET JOSEPHE - PARTIE CIVILE, CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PAU, CHAMBRE DES APPELS CORRECTIONNELS, EN DATE DU 27 FEVRIER 1980, QUI, DANS UNE PROCEDURE SUIVIE CONTRE BOUERIE JEAN LOUIS DU X... DE BLESSURES INVOLONTAIRES, N'A PAS FAIT ENTIEREMENT DROIT A SES DEMANDES ; VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, AINSI REDIGE : "IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR REFUSE D'ACCORDER A LA PARTIE CIVILE, VICTIME D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION, LE PREJUDICE D'AGREMENT DONT ELLE DEMANDAIT REPARATION A L'AUTEUR DU DOMMAGE, "AUX MOTIFS QU'UN ACCIDENT CORPOREL ENTRAINE DANS TOUTES LES HYPOTHESES UN PREJUDICE D'AGREMENT PUISQUE PAR SUITE DE SON IMMOBILISATION, LA VICTIME N'A PU VAQUER A SES OCCUPATIONS HABITUELLES ET NE PEUT SE LIVRER PLEINEMENT A SES PLAISIRS FAVORIE A LA SUITE DES SEQUELLES DONT ELLE RESTE ATTEINTE, ET QUE CE PREJUDICE D'AGREMENT DOIT ETRE INCLUS DANS LE PREJUDICE OBJECTIF NOTAMMENT AU POSTE DE L'INCAPACITE PERMANENTE PARTIELLE ; "ALORS QUE LE PREJUDICE RESULTANT DE LA DIMINUTION DES PLAISIRS DE LA VIE, CAUSE NOTAMMENT PAR L'IMPOSSIBILITE OU LES DIFFICULTES DE SE LIVRER A CERTAINES ACTIVITES NORMALES D'AGREMENT, QUI EST UN PREJUDICE SUBJECTIF OU PERSONNEL, DOIT ETRE EVALUE DISTINCTEMENT DU PREJUDICE OBJECTIF ET NE PEUT ETRE INCLUS NOTAMMENT AU POSTE DE L'INCAPACITE PERMANENTE PARTIELLE DESTINE A REPARER SEULEMENT L'ATTEINTE A L'INTEGRITE PHYSIQUE DE LA VICTIME, LE PREJUDICE D'AGREMENT EN TANT QUE PREJUDICE SUBJECTIF ECHAPPANT AU PRELEVEMENT DES CAISSES DE SECURITE SOCIALE EN VERTU DE LA LOI N° 73-1200 DU 27 DECEMBRE 1973 ; QU'AINSI, EN INCLUANT A TORT LE PREJUDICE D'AGREMENT DANS LE PREJUDICE OBJECTIF, LA COUR A VIOLE L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL ET LE TROISIEME ALINEA DE L'ARTICLE L. 470 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ; " VU LESDITS ARTICLES : ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARTICLE L.470 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE TEL QU'IL A ETE MODIFIE PAR LA LOI N° 73-1200 DU 27 DECEMBRE 1973, QU'EN CAS D'ACCIDENT CAUSE A UN ASSURE SOCIAL PAR UN TIERS, LA PART D'INDEMNITE, DE CARACTERE PERSONNEL, CORRESPONDANT AU PREJUDICE D'AGREMENT EST SOUSTRAITE A L'ACTION EN REMBOURSEMENT DE LA CAISSE D'ASSURANCE MALADIE ; ATTENDU QUE, STATUANT SUR LA REPARATION DES CONSEQUENCES DOMMAGEABLES D'UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION DONT BOUERIE A ETE DECLARE RESPONSABLE POUR PARTIE, LA COUR D'APPEL A ETE SAISIE DE CONCLUSIONS DE LA VICTIME, PAGET JOSEPHE, SOLLICITANT L'ATTRIBUTION DE LA SOMME DE 30.000 FRANCS AU TITRE DU PREJUDICE D'AGREMENT, DU FAIT QU'ELLE NE POUVAIT PLUS, A LA SUITE DE SES BLESSURES, EFFECTUER DES VOYAGES EN VOITURE NI S'ADONNER A LA PRATIQUE DES SPORTS ; ATTENDU QUE POUR REJETER CETTE DEMANDE, LES JUGES D'APPEL ENONCENT QUE "SAUF CAS TOUT A FAIT EXCEPTIONNEL, L'INDEMNISATION DE CE PREJUDICE EST INCORPOREE DANS LE CALCUL DE L'INDEMNISATION DU PREJUDICE OBJECTIF (ET NON REPARE AU TITRE DU PREJUDICE PERSONNEL) ET CE, SURTOUT, AU TITRE DE L'INCAPACITE PERMANENTE PARTIELLE" ; MAIS ATTENDU QU'EN REFUSANT DE RECONNAITRE LE CARACTERE PERSONNEL, NON REPARE PAR LES PRESTATIONS DE LA CAISSE, DU PREJUDICE D'AGREMENT INVOQUE PAR LA VICTIME, LA COUR D'APPEL A MECONNU LE PRINCIPE CI-DESSUS ENONCE ; PAR CES MOTIFS ; CASSE ET ANNULE, EN TOUTES SES DISPOSITIONS, L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'APPEL DE PAU, EN DATE DU 27 FEVRIER 1980, ET POUR QU'IL SOIT A NOUVEAU STATUE CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX, A CE DESIGNES PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN CHAMBRE DU CONSEIL ;