Identifiant: JURITEXT000007523108

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1988X04X06X00847X011", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/31/JURITEXT000007523108.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, Chambre criminelle, du 11 avril 1988, 87-84.711, Inédit", "date_decision": "1988-04-11 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "87-84711", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1987-07-09", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel d'Amiens 1987-07-09", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M.LEDOUX,", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "PEINES - Peines accessoires et complémentaires - Suspension du permis de conduire - Aménagement - Refus - Pouvoirs des juges. null"}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique, tenue au Palais de Justice, à PARIS, le onze avril mil neuf cent quatre vingt huit, a rendu l'arrêt suivant : Sur le rapport de M. le conseiller référendaire BAYET, les observations de la société civile professionnelle LYON-CAEN, FABIANI et LIARD, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général GALAND ; Statuant sur le pourvoi formé par : - X... Abderrahmane - contre un arrêt de la cour d'appel d'AMIENS, chambre correctionnelle, en date du 9 juillet 1987, qui, pour conduite en état alcoolique, l'a condamné à un mois d'emprisonnement avec sursis et mise à l'épreuve pendant cinq ans et à 1 500 francs d'amende et a ordonné la suspension de son permis de conduire sans aménagement ; Vu le mémoire produit ; Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles L. 14 du Code de la route, 55-1, 591 et 593 du Code de procédure pénale, omission de statuer, manque de base légale ; "en ce que l'arrêt attaqué a confirmé le jugement entrepris en toutes ses dispositions et notamment celles refusant tout aménagement de la mesure de suspension de permis de conduire prononcée à l'encontre de X... ; "aux motifs que l'état d'imprégnation alcoolique du prévenu était caractérisé au moment des faits par la présence dans son sang de 1,96 g d'alcool pour 1 000 ; que la conduite dans cet état d'un véhicule automobile constitue un danger pour le conducteur et les autres usagers de la route, d'une gravité qui justifie les peines prononcées par le tribunal, dont le jugement sera confirmé en toutes ses dispositions ; "alors que la Cour qui a ainsi confirmé la décision des premiers juges en toutes ses dispositions en rejetant par là même implicitement la demande de X... tendant à l'aménagement de la mesure de suspension de permis de conduire prononcée à son encontre sans aucunement examiner si les pièces versées aux débats ne justifiaient pas un tel aménagement à raison de la situation professionnelle du prévenu, n'a pas par cette omission de statuer, légalement justifié sa décision" ; Attendu que par l'arrêt confirmatif attaqué, les juges du fond, après avoir déclaré Abderrahmane X... coupable de conduite d'un véhicule en état alcoolique, ont ordonné notamment la suspension de son permis de conduire pour une durée de dix mois et ce sans aménagement, en application des dispositions de l'article L.14 du Code de la route ; Attendu qu'en cet état, la cour d'appel, loin d'encourir le grief du moyen, a légalement justifié sa décision ; Qu'en effet, les lois pénales étant d'interprétation stricte, il n'appartient pas au juge de fixer des modalités d'exécution d'une peine complémentaire qui ne sont pas prévues au texte de répression dont il a été fait application ; D'où il suit que le moyen ne peut qu'être rejeté ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE le pourvoi