Identifiant: JURITEXT000031544994

Métadonnées:
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Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : Statuant sur le pourvoi formé par : - M. Jean-Pierre X..., contre l'arrêt de la cour d'appel de BORDEAUX, chambre correctionnelle, en date du 18 décembre 2014, qui, pour conduite d'un véhicule sous l'empire d'un état alcoolique en récidive, a constaté l'annulation de son permis de conduire et a ordonné une mesure de confiscation ; La COUR, statuant après débats en l'audience publique du 13 octobre 2015 où étaient présents dans la formation prévue à l'article 567-1-1 du code de procédure pénale : M. Guérin, président, Mme Harel-Dutirou, conseiller rapporteur, M. Pers, conseiller de la chambre ; Greffier de chambre : Mme Guichard ; Sur le rapport de Mme le conseiller référendaire HAREL-DUTIROU et les conclusions de Mme l'avocat général LE DIMNA ; Vu le mémoire personnel produit ; Sur le premier moyen de cassation, pris de la violation des articles 6, § 3, de la Convention européenne des droits de l'homme et préliminaire du code de procédure pénale ; Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces de procédure que l'avocat de M. X..., avocat au barreau de Rennes, a présenté à la cour d'appel de Bordeaux, par télécopie le matin même de l'audience, une demande de renvoi motivée par un mouvement de grève national des avocats ; Attendu que, pour rejeter la demande de renvoi, l'arrêt énonce que l'avocat du prévenu n'indique pas qu'il fait grève, ni même que son barreau est en grève, se contentant d'affirmer une nature nationale d'un mouvement de grève des avocats ; Attendu qu'en statuant ainsi, par des motifs relevant de son appréciation souveraine, la cour d'appel a justifié sa décision sans méconnaître la disposition conventionnelle invoquée ; D'où il suit que le moyen ne saurait être accueilli ; Sur le second moyen de cassation, pris de la violation des articles 6, § 3, de la Convention européenne des droits de l'homme, préliminaire, 385, 459, 512, 591 et 593 du code de procédure pénale ; Attendu que le demandeur ne saurait se faire un grief de ce que la cour d'appel a cru, à tort, devoir répondre aux exceptions de nullité présentées dans des conclusions adressées par télécopie par son avocat, en méconnaissance des dispositions de l'article 459 du code de procédure pénale ; D'où il suit que le moyen doit être écarté ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE le pourvoi ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président le vingt-quatre novembre deux mille quinze ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre.