Identifiant: JURITEXT000019512320

Métadonnées:
{"ancien_id": "", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/19/51/23/JURITEXT000019512320.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 3 septembre 2008, 08-80.290, Inédit", "date_decision": "2008-09-03 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "C0804502", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "08-80290", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "2007-11-15 00:00:00", "juridiction_attaquee": "Cour d'assises de l'Aude", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "M. Le Gall (conseiller le plus ancien faisant fonction de président)", "avocat_general": "", "avocats": "SCP Thouin-Palat et Boucard", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : Statuant sur le pourvoi formé par : - X... Mourad, contre l'arrêt de la cour d'assises de l'AUDE, en date du 15 novembre 2007, qui, pour extorsion avec usage ou menace d'une arme et délits connexes, l'a condamné à douze ans de réclusion criminelle, avec période de sûreté fixée aux deux tiers de la peine ; Vu le mémoire produit ; Sur le premier moyen de cassation, pris de la violation des articles 310 et 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l'homme ; "en ce que le procès-verbal des débats mentionne en pages 6 et 7 qu'en vertu de son pouvoir discrétionnaire, le président de la cour d'assises a ordonné le versement aux débats d'une plainte, en date du 4 septembre 2006, émanée de la partie civile, Marie-Pierre Y..., ainsi que de son enregistrement au parquet, et que ces documents ont été communiqués au ministère public et à l'accusé ; "alors que faute d'avoir ordonné la communication à l'avocat de Mourad X..., accusé, de ces documents qui ne figuraient pas au dossier de la procédure puisque la décision de mise en accusation a été rendue le 10 novembre 2005, le président de la cour d'assises a violé les droits de la défense" ; Attendu qu'il résulte des mentions du procès-verbal des débats que, l'avocat des parties civiles ayant remis à la cour la copie d'une plainte déposée par l'une de ses clientes le 4 septembre 2006, le président a ordonné le versement aux débats de ce document qui a été immédiatement communiqué au ministère public et à l'accusé, lequels n'ont fait valoir aucune observation ; Attendu qu'en cet état, les droits de la défense ont été respectés dès lors que l'accusé a eu la possibilité de remettre ladite pièce à son avocat ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; Sur le deuxième moyen de cassation, pris de la violation des articles 347, 355 et suivants et 378 du code de procédure pénale ; "en ce que le procès-verbal des débats dressé par le greffier et signé par le président et le greffier mentionne en page 9 que Gaëlle Z..., avocat stagiaire, a assisté au délibéré de la cour d'assises mais n'y a pas participé ; "alors que le greffier, qui n'a pas assisté au délibéré de la cour d'assises, ne pouvait authentifier que Gaëlle Z... n'avait pas participé au délibéré" ; Attendu qu'il ne saurait résulter de la seule mention critiquée au procès-verbal des débats, simple référence à une obligation légale, que le secret du délibéré ait été violé par quiconque ; Qu'il s'ensuit que le moyen ne saurait être accueilli ; Sur le troisième moyen de cassation, pris de la violation des articles 349 du code de procédure pénale et 313-1 du code pénal ; "en ce que les questions numéros 7 et 8, auxquelles la cour et le jury ont répondu par l'affirmative, sont ainsi libellées :«l'accusé Mourad X... est-il coupable d'avoir (...) soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'emploi de manoeuvres frauduleuses, trompé une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou celui d'un tiers, à remettre des fonds (...)» ; "alors que les questions doivent être intelligibles ; que n'est pas intelligible la question qui, comme en l'espèce, ne permet de savoir si la cour et le jury ont bien été appelés à se prononcer sur le caractère déterminant des manoeuvres frauduleuses" ; Attendu que l'erreur, purement matérielle, commise dans la rédaction des questions n° 7 et 8, n'a en rien affecté le sens de ces questions ; D'où il suit que le moyen ne peut être admis ; Sur le quatrième moyen de cassation, pris de la violation des articles 371 et suivants du code de procédure pénale, et 1382 du code civil ; "en ce que la cour d'assises a condamné Mourad X... à payer à la partie civile, Marie-Pierre Y..., la somme de 15 000 euros en réparation de son préjudice ; "alors que le dossier de la procédure ne contient les conclusions de Marie-Pierre Y..., de sorte qu'il n'est pas possible de savoir si la cour d'assises a statué dans les limites de la demande de ladite partie civile" ; Attendu que l'arrêt civil mentionne les sommes qui ont été demandées par les parties civiles en réparation de leur préjudice ; que les sommes qui leur ont été allouées par ledit arrêt n'excèdent pas ces demandes ; qu'en cet état, la Cour de cassation est en mesure de s'assurer qu'il a été statué dans les limites de leurs demandes ; Qu'il s'ensuit que le moyen est infondé ; Et attendu que la procédure est régulière et que la peine a été légalement appliquée aux faits déclarés constants par la cour et le jury ; REJETTE le pourvoi ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Etaient présents aux débats et au délibéré, dans la formation prévue à l'article 567-1-1 du code de procédure pénale : M. Le Gall conseiller le plus ancien faisant fonction de président en remplacement du président empêché, Mme Koering-Joulin conseiller rapporteur, Mme Chanet conseiller de la chambre ; Greffier de chambre : Mme Randouin ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;