Identifiant: JURITEXT000007078444

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X02X05X00027X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/84/JURITEXT000007078444.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 2 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-02 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-10-13", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Bastia, Chambre civile, 1980-10-13", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE DU POURVOI PRINCIPAL DE LA CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE DE LA HAUTE-CORSE ET DU POURVOI EN INTERVENTION DE PIERANTONI : ATTENDU QUE PIERANTONI A ETE VICTIME LE 16 SEPTEMBRE 1973 D'UN ACCIDENT DU TRAVAIL DONT GUIBERT AU SERVICE DU COMPTOIR VINICOLE DE CORSE, A ETE DECLARE RESPONSABLE POUR UN QUART, ET QUE LE TRIBUNAL A FIXE LES SOMMES DUES A LA CAISSE ET A LA VICTIME ; QUE DEVANT LA COUR D'APPEL LA CAISSE PRIMAIRE A PRODUIT UN NOUVEAU DECOMPTE DE SES FRAIS TENANT COMPTE DES SOINS PROVOQUES PAR L'ETAT DE LA VICTIME ET A SOLLICITE UNE NOUVELLE EXPERTISE ; ATTENDU QUE LA CAISSE PRIMAIRE ET PIERANTONI FONT GRIEF A LA COUR D'APPEL D'AVOIR CONFIRME PUREMENT ET SIMPLEMENT L'EVALUATION FAITE PAR LE PREMIER JUGE AU MOTIF ESSENTIEL QUE LA CAISSE NE PRODUISAIT QU'UN SIMPLE RELEVE MANUSCRIT POUR ETABLIR LE MONTANT DE SA CREANCE ET QUE SES PRETENTIONS N'ETAIENT CONFIRMEES PAR AUCUN DOCUMENT MEDICAL, ALORS, D'UNE PART, QUE LA COUR D'APPEL A VIOLE L'ARTICLE 4 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE EN ESTIMANT QUE LA CAISSE N'APPORTAIT PAS LA PREUVE DE SA CREANCE PAR LA SEULE PRODUCTION D'UN RELEVE MANUSCRIT, BIEN QUE SA CREANCE NE FASSE L'OBJET D'AUCUNE CONTESTATION, ALORS, D'AUTRE PART, QUE LA MOTIVATION RETENUE NE PERMET PAS DE SAVOIR SI LA COUR D'APPEL A STATUE EN DROIT SUR L'ADMISSIBILITE COMME PREUVE LEGALE D'UN RELEVE MANUSCRIT OU EN FAIT QUANT AU DEFAUT DE VALEUR PROBANTE D'UN TEL DOCUMENT, ALORS, ENFIN, QUE LE JUGE DU FOND ETAIT TENU D'ORDONNER UNE EXPERTISE, DES LORS QUE LE FAIT OFFERT EN PREUVE A SAVOIR LA RELATION ENTRE L'AGGRAVATION DE L'ETAT DE PIERANTONI ET L'ACCIDENT, A LA SUPPOSER ETABLIE, ETAIT DE NATURE A FAIRE INDISCUTABLEMENT DROIT AUX PRETENTIONS DE LA CAISSE ; MAIS ATTENDU QUE SANS METTRE EN DOUTE LE MONTANT DES PRESTATIONS SERVIES A LA VICTIME, LA COUR FAISAIT ETAT DES NOMBREUX ACCIDENTS DONT PIERANTONI AVAIT ETE VICTIME AVANT COMME APRES L'ACCIDENT DU TRAVAIL DU 16 SEPTEMBRE 1973 AINSI QUE DE SON ETAT FREQUENT DE MALADIE, CE QUI CONSTITUAIT UNE CONTESTATION DE LA RELATION ENTRE L'AGGRAVATION DE L'ETAT DE PIERANTONI ET LES PRESTATIONS INVOQUEES, ET, D'AUTRE PART, QUE LES ALLEGATIONS DE LA CAISSE NE REPOSENT SUR AUCUN DOCUMENT MEDICAL PERMETTANT DE SAVOIR SI L'ETAT DE SANTE AYANT MOTIVE LE VERSEMENT DES PRESTATIONS EST EN RELATION AVEC L'ACCIDENT DU TRAVAIL ET QU'IL N'APPARTIENT PAS AUX JUGES DE SUPPLEER LA CARENCE DE LA CAISSE EN ORDONNANT UNE EXPERTISE QU'AUCUN DOCUMENT NE JUSTIFIE EN L'ETAT ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN DONT LA PREMIERE BRANCHE MANQUE EN FAIT NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ET QUE LE POURVOI PRINCIPAL ET L'INTERVENTION DOIVENT ETRE REJETES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 13 OCTOBRE 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE BASTIA ;