Identifiant: JURITEXT000007081676

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1988X06X04X00103X044", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/08/16/JURITEXT000007081676.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, Chambre commerciale, du 21 juin 1988, 87-10.344, Inédit", "date_decision": "1988-06-21 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "87-10344", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1986-10-24", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Paris 1986-10-24", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. BAUDOIN,", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "CAUTIONNEMENT - Caution - Conditions - Engagement - Contrat de prêt - Novation à l'égard du débiteur principal - Absence."}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par Monsieur Charles X..., demeurant à Paris (17ème), ..., en cassation d'un arrêt rendu le 24 octobre 1986 par la cour d'appel de Paris (1ère chambre-section des urgences), au profit : 1°/ de la société anonyme UNIDIS INVESTISSEMENT, dont le siège social est sis à Paris (17ème), ..., prise en la personne de ses président directeur général, administrateurs et représentants légaux en exercice domiciliés audit siège, 2°/ de la société anonyme UNIDIS, dont le siège social est sis à Saint-Germain du Puy (Cher), prise en la personne de ses président directeur général, administrateurs et représentants légaux en exercice domiciliés audit siège, 3°/ de Monsieur François A..., demeurant à Bourges (Cher), ..., 4°/ de Monsieur Claude Y..., demeurant à Bruyères CD 75 Theillay à Salbris (Loir-et-Cher), 5°/ de Monsieur François Z..., demeurant à Saint-Germain du Puy (Cher), ..., défendeurs à la cassation Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 25 mai 1988, où étaient présents : M. Baudoin, président ; M. Bézard, rapporteur ; M. Perdriau, conseiller ; M. Jeol, avocat général ; Mme Arnoux, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Bézard, les observations de Me Choucroy, avocat de M. X..., de Me Foussard, avocat de la société anonyme Unidis Investissement, de la société anonyme Unidis et de MM. A..., Lancelot et Morin, les conclusions de M. Jeol, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Attendu qu'il résulte des énonciations de l'arrêt confirmatif attaqué (Paris, 24 octobre 1986) que la société Unidis et MM. A..., Lancelot et Morin ont prêté diverses sommes à la société Courcelles Investissements et que M. X... s'est personnellement porté caution solidaire de l'emprunteur ; que les prêteurs n'ayant pu obtenir le remboursement des prêts à leur échéance ont assigné M. X... en exécution de son engagement ; Attendu que M. X... reproche à l'arrêt de l'avoir condamné à payer les sommes réclamées alors, selon le pourvoi, que la novation opérée à l'égard du débiteur principal libère les cautions ; que la convention dont il faisait état comme modifiant le contrat de prêt, dénaturée par les juges du fond, stipulait expressément la participation des prêteurs de deniers à l'exploitation de films et aux bénéfices ; qu'ainsi l'intérêt fixe prévu à leur profit ne pouvait être prélevé que sur les bénéfices, et dans l'hypothèse où il en serait réalisé ; qu'enfin aucune disposition ne prévoyait qu'ils seraient dispensés de participer aux pertes ; d'où il suit que la cour d'appel a violé l'article 1134 du Code civil, par dénaturation des conventions susvisées en omettant de prendre en considération les dispositions précitées du contrat et de l'article 1281 alinéa 2 du Code civil, par défaut d'application, en refusant de constater la novation ; Mais attendu que la cour d'appel a relevé que la preuve de l'existence d'une société n'était pas rapportée en raison de l'exclusion des prêteurs de toute participation aux pertes et a énoncé qu'il résultait des pièces versées aux débats, postérieures aux conventions successives invoquées, que les parties avaient toujours qualifié leurs accords de prêts et qu'elles les avaient exécutés comme tels ; qu'elle a ainsi, hors toute dénaturation, justifié légalement sa décision ; que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ;