Identifiant: JURITEXT000007073867

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X05X04X00008X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/38/JURITEXT000007073867.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 19 mai 1982, 81-10.786, Inédit", "date_decision": "1982-05-19 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "REJET", "numero_affaire": "81-10786", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-11-18", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Bordeaux (Chambre 2) 1980-11-18", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. Sauvageot", "avocat_general": "Av.Gén. M. Montanier", "avocats": "Av. Demandeur : Me de Ségogne", "rapporteur": "Rpr M. Delmas-Goyon", "ecli": "", "sommaire": "EFFETS DE COMMERCE - Lettre de change - Acceptation - Preuve - Constatation des juges du fond."}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET DEFERE (BORDEAUX, 18 NOVEMBRE 1980) D'AVOIR CONDAMNE LEDAIN A PAYER A LA "SOCIETE NOUVELLE DES ETABLISSEMENTS LOCATI" (SNEEL), (LA SOCIETE LOCATI) TIERS PORTEUR, TROIS LETTRES DE CHANGE QU'IL AVAIT ACCEPTEES, AU MOTIF, SELON LE POURVOI, QUE SI, COMME LE SOUTENAIT LEDAIN, ON LUI AVAIT FAIT SIGNER DES EFFETS EN BLANC NE PORTANT NI LES SOMMES, NI LE NOM DU TIREUR, ET SI LES IRREGULARITES DONT IL SE PREVAUT ETAIENT REELLES, ON NE COMPREND PAS COMMENT ET POURQUOI IL AVAIT OMIS DE S'EN PREVALOIR AU MOMENT OU IL AVAIT DEMANDE LE REPORT DE LA PREMIERE ECHEANCE, ALORS QUE, DANS SES CONCLUSIONS D'APPEL, DENATUREES PAR LES JUGES DU FOND QUI ONT AINSI PROCEDE D'UNE MECONNAISSANCE DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL, LEDAIN AVAIT EXPRESSEMENT DENIE AVOIR JAMAIS RECLAME UNE PROROGATION DES EFFETS, CETTE DEMANDE EMANANT D'UN TIERS ; MAIS ATTENDU QUE POUR CONDAMNER LEDAIN, LA COUR D'APPEL A RETENU QU'IL AVAIT ACCEPTE CES LETTRES DE CHANGE POUR LEUR MONTANT, QU'ELLES PORTAIENT AU VERSO UN ENDOS REGULIER PAR L'EFFET DUQUEL LA SOCIETE LOCATI EN ETAIT DEVENU PORTEUR, QU'ELLES N'ETAIENT AFFECTEES D'AUCUNE IRREGULARITE APPARENTE, ET QUE LES ALLEGATIONS DE LEDAIN N'ETAIENT AUCUNEMENT JUSTIFIEES ; QU'ABSTRACTION FAITE DU MOTIF ERRONNE, MAIS SURABONDANT, CRITIQUE PAR LE POURVOI, ELLE A AINSI JUSTIFIE SA DECISION ; QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QU'IL EST ENCORE FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR CONDAMNE LEDAIN A VERSER A LA SOCIETE LOCATI MILLE FRANCS SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 700 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, AU MOTIF, SELON LE POURVOI, QUE L'ABUS DE PROCEDURE ETAIT CERTAIN, ALORS QU'EN S'ABSTENANT DE CARACTERISER CET ABUS ET DE CONSTATER QUE DES FRAIS IRREPETITIBLES NON COMPRIS DANS LES DEPENS AVAIENT ETE EXPOSES ET EN SUBORDONNANT LA CONDAMNATION PRONONCEE A L'EXISTENCE D'UN ABUS DE PROCEDURE ETRANGER A L'APPLICATION DE L'ARTICLE 700, LA COUR D'APPEL A CONFONDU ET MECONNU LES DISPOSITIONS DE CE TEXTE ET DE L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, PAR LA SEULE REFERENCE QU'ELLE A FAITE A L'ARTICLE 700 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ET EN FAISANT RESSORTIR QU'ELLE EVALUAIT A MILLE FRANCS LES SOMMES EXPOSEES PAR LA SOCIETE LOCATI ET NON COMPRISES DANS LES DEPENS, N'A PAS MECONNU LES EXIGENCES DE CE TEXTE ; QUE LE MOYEN EST SANS FONDEMENT ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 18 NOVEMBRE 1980, PAR LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX ;