Identifiant: JURITEXT000007074355

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1987X07X05X00085X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/43/JURITEXT000007074355.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, Chambre sociale, du 16 juillet 1987, 84-44.894, Inédit", "date_decision": "1987-07-16 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "84-44894", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1984-06-26", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel d'Angers 1984-06-26", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "CONTRATS ET OBLIGATIONS - Exécution - Clause pénale - Définition - Indemnité de non-concurrence - Intérêts - Point de départ - Mise en demeure."}

Document juridique:
Sur le moyen unique, pris de la violation des articles 1152 et 1153 du Code civil, 455 du nouveau Code de procédure civile : Attendu qu'il est fait grief à l'arrêt attaqué (Angers, 26 juin 1984) d'avoir condamné M. X... associé mandataire de la société d'expertise comptable fiduciaire de France qui a démissionné le 25 mai 1979 pour s'installer dans la même ville que son ancien employeur, à payer la seule somme de 150.000 francs à titre de dommages et intérêts alors selon le pourvoi que, d'une part, manque de base légale l'arrêt qui a réduit le montant de l'indemnité revenant à la société d'expertise comptable fiduciaire de France en vertu de la clause pénale sans déterminer le montant du préjudice causé à cette société par son ancien collaborateur et dont l'existence était expressément constatée, alors que, d'autre part, la modération par le juge d'une peine convenue entre les parties ne fait pas perdre à cette peine son caractère d'indemnité forfaitaire contractuellement prévue pour le cas d'inexécution, par une partie, de ses obligations, et qu'il s'ensuit que les intérêts au taux légal de la somme retenue par le juge sont dus à compter du jour de la sommation de payer et alors enfin que la société, avait sollicité dans ses conclusions des intérêts au taux légal à compter de la demande sur le montant de l'indemnité due au titre de la clause pénale litigieuse ; Mais attendu, d'une part, que la Cour d'appel qui a constaté que l'indemnité stipulée en faveur de la société constituait une peine destinée à sanctionner l'inexécution par son mandataire de l'engagement pris à son égard, a estimé que l'indemnité fixée par l'article 5 du contrat liant les parties était manifestement excessive eu égard à la perte des bénéfices retirés du travail avec les six clients qui avaient quitté la société pour requérir les services de M. X... de la date de la rupture des relations au 30 décembre 1982, date de la fin de la clause de non-concurrence et compte tenu des honoraires versés par les clients du 1er octobre 1978 au 30 septembre 1979 et, usant du pouvoir qu'elle tient de l'article 1152 du Code civil, elle a décidé à bon droit, qu'il y avait lieu en conséquence de la modérer ; que d'autre part la modération par les juges du fond d'une clause pénale ne faisant pas perdre à celle-ci son caractère d'indemnité forfaitaire, les intérêts aux taux légal de la somme retenue par le juge étaient dus à compter du jour de la demande valant mise à demeure ; qu'ainsi la Cour d'appel qui n'était donc pas tenue de fixer le point de départ des intérêts qui couraient de plein droit, a légalement justifié sa décision ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi