Identifiant: JURITEXT000007528186

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1983X11X06X00033X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/81/JURITEXT000007528186.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 7 novembre 1983, Inédit", "date_decision": "1983-11-07 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1982-11-19", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Paris, Chambre 12, 1982-11-19", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : CLAIR DIT Y... JOSEPH CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, 12EME CHAMBRE, EN DATE DU 19 NOVEMBRE 1982, QUI L'A CONDAMNE POUR ESCROQUERIE A 4 MOIS D'EMPRISONNEMENT AVEC SURSIS AINSI QU'A DES REPARATIONS CIVILES ; VU LE MEMOIRE PRODUIT ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 405 DU CODE PENAL, DES ARTICLES 485 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ; EN CE QUE LA COUR A DECLARE LE DEMANDEUR COUPABLE DU DELIT D'ESCROQUERIE ; AUX MOTIFS QUE CLAIR N'A JAMAIS PRETENDU AU COURS DE LA PROCEDURE QU'IL REALISAIT ALORS DES PLACEMENTS POUR AUTRUI ET NOTAMMENT QU'IL SERVAIT D'INTERMEDIAIRE POUR DES PRETS D'ARGENT ; QU'IL N'A MEME PAS ALLEGUE AVOIR PLACE CETTE SOMME DE 50000 F, IL S'EST FAIT CEPENDANT REMETTRE CETTE SOMME PAR M X... EN LUI FAISANT ESPERER UN PLACEMENT AVANTAGEUX ET DES PROFITS, ET IL A, DE TOUTE EVIDENCE, POUR TRAITER AVEC M X..., PROFITE DE SON INSTALLATION DANS UN BUREAU EN OMETTANT DE PRECISER QU'IL OCCUPAIT CE BUREAU POUR SURVEILLER LES ALLEES ET VENUES DES CLIENTS D'UNE SOCIETE ET NON POUR REALISER DES AFFAIRES PERSONNELLES ; IL SAVAIT QUE SANS CETTE INSTALLATION QUI DONNAIT FORCE ET CREDIT A SES ALLEGATIONS DE PLACEMENTS, M X... NE LUI AURAIT PAS REMIS LES FONDS LITIGIEUX ; ALORS, D'UNE PART, QUE LE DELIT D'ESCROQUERIE N'EST CONSTITUE QUE SI L'EVENEMENT QU'ESPERE LA VICTIME A UN CARACTERE CHIMERIQUE AU MOMENT MEME OU LES MANOEUVRES SONT EXERCEES ; QU'EN SE BORNANT A ENONCER QUE CLAIR SE SERAIT FAIT REMETTRE UNE CERTAINE SOMME PAR M X... EN LUI FAISANT ESPERER UN PLACEMENT AVANTAGEUX ET DES PROFITS, SANS RECHERCHER SI L'EVENEMENT AINSI ATTENDU PAR M X... AVAIT UN CARACTERE CHIMERIQUE AU MOMENT DES FAITS, LA COUR N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ; ALORS, D'AUTRE PART, QUE TOUTE DECISION DOIT ETRE MOTIVEE ; QUE L'INSUFFISANCE DE MOTIFS EQUIVAUT AU DEFAUT DE MOTIFS ; QU'EN N'INDIQUANT PAS EN QUOI LE FAIT DE PROMETTRE, EN TERMES GENERAUX, UN PLACEMENT AVANTAGEUX CONSTITUERAIT UN EVENEMENT CHIMERIQUE, LA COUR D'APPEL N'A PAS SUFFISAMMENT MOTIVE SA DECISION ; ALORS, ENFIN, QUE LE SIMPLE SILENCE NE CONSTITUE PAS UNE MANOEUVRE CONSTITUTIVE DE L'ESCROQUERIE ; QU'EN RETENANT A LA CHARGE DE CLAIR LE FAIT D'AVOIR OMIS DE PRECISER A M X... QU'IL OCCUPAIT SON BUREAU POUR SURVEILLER LES ALLEES ET VENUES DES CLIENTS D'UNE SOCIETE, ET NON POUR Y REALISER DES AFFAIRES PERSONNELLES, LA COUR N'A PAS CONSTATE L'EXISTENCE D'UN ACTE POSITIF QUI AURAIT PU CONSTITUER UNE MANOEUVRE AU SENS DE L'ARTICLE 405 DU CODE PENAL ; ATTENDU QU'IL RESSORT DE L'ARRET ATTAQUE ET DU JUGEMENT DONT IL CONFIRME LES MOTIFS NON CONTRAIRES QUE CLAIR, QUI DISPOSAIT D'UN BUREAU POUR SURVEILLER LES ALLEES ET VENUES DES CLIENTS D'UNE SOCIETE, S'EST FAIT PASSER PRES D'UN HABITANT DE L'IMMEUBLE, X..., COMME REPRESENTANT D'UN GROUPE FINANCIER, ET LUI A PROPOSE UN PLACEMENT D'ARGENT AVANTAGEUX ; QUE 50000 F LUI ONT ETE VERSES ; ATTENDU QUE POUR DECLARER CLAIR COUPABLE D'ESCROQUERIE LES JUGES RELEVENT QU'IL N'A REALISE AUCUN PLACEMENT D'ARGENT, ET A MEME FAIT SOUTENIR EN DEFENSE DANS UN PREMIER TEMPS QUE LA SOMME REMISE N'ETAIT QU'UN PRET PERSONNEL ; QU'ILS ONT ESTIME QUE L'UTILISATION DU BUREAU D'UNE SOCIETE DONNAIT FORCE ET CREDIT A SES ALLEGATIONS ET A DETERMINE X... A LUI REMETTRE DES FONDS ; ATTENDU QU'EN CET ETAT LA COUR D'APPEL A JUSTIFIE SA DECISION SANS ENCOURIR LES GRIEFS DU MOYEN ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ; REJETTE LE POURVOI ;