Identifiant: JURITEXT000007075456

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X12X04X00517X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/54/JURITEXT000007075456.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 13 décembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-12-13 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1981-04-06", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris 1981-04-06", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE PRIS EN SES QUATRE BRANCHES : ATTENDU QUE, SELON LES ENONCIATIONS DE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE (PARIS, 6 AVRIL 1981), ABDELLAZIZ CONDAMNE LE 11 DECEMBRE 1954 A UNE PEINE CRIMINELLE AYANT ENTRAINE SON INTERDICTION LEGALE, AVAIT DONNE, LE 11 AOUT 1947, PROCURATION A LAHOUSSINE POUR GERER ET ADMINISTRER SES BIENS ; QU'INVOQUANT CE MANDAT, LAHOUSSINE A, LE 15 MARS 1955, VENDU A KASSI LA MOITIE D'UN FONDS DE COMMERCE DE CAFE-HOTEL APPARTENANT A ABDELLAZIZ ; QUE CELUI-CI AYANT RECOUVRE SES DROITS, A ASSIGNE KASSI EN ANNULATION DE LA VENTE DU FONDS ; ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR ACCUEILLI CETTE DEMANDE, ALORS, SELON LE POURVOI, D'UNE PART, QUE LES INCAPABLES MAJEURS NE PEUVENT SE PREVALOIR DE LEUR INCAPACITE LORSQU'ILS ONT, PAR DES MANOEUVRES FRAUDULEUSES, CACHE CETTE INCAPACITE A LEUR COCONTRACTANT, QU'EN L'ESPECE, LA COUR D'APPEL N'A PAS RECHERCHE SI LE VENDEUR QUI, A L'APPUI DE SON ACTION EN NULLITE, INVOQUAIT SA PROPRE INCAPACITE, N'AVAIT PAS FRAUDULEUSEMENT CACHE SON INCAPACITE A KASSI, QU'AINSI LA COUR D'APPEL A PRIVE SA DECISION DE BASE LEGALE AU REGARD DE L'ARTICLE 1304 DU CODE CIVIL, ALORS QUE, D'AUTRE PART, LES JUGES DU FOND SONT TENUS DE REPONDRE AUX CONCLUSIONS DES PARTIES, QU'EN L'ESPECE, L'ACQUEREUR AVAIT FAIT JUSTEMENT VALOIR QU'ABDELLAZIZ AVAIT ABUSE DE LA BONNE FOI DE KASSI EN LUI CACHANT SON INCAPACITE ET QUE SES MANOEUVRES FRAUDULEUSES INTERDISAIENT AU VENDEUR DE SE PREVALOIR DE CETTE INCAPACITE POUR DEMANDER LA NULLITE DU CONTRAT, QU'AINSI, LA COUR D'APPEL, QUI A OMIS DE REPONDRE A CE MOYEN, A PRIVE SA DECISION DE MOTIFS ET VIOLE L'ARTICLE 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ALORS QU'EN OUTRE, LE MANDANT PEUT ETRE ENGAGE SUR LE FONDEMENT D'UN MANDAT APPARENT MEME EN L'ABSENCE D'UNE FAUTE SUSCEPTIBLE DE LUI ETRE REPROCHEE, SI LA CROYANCE DU TIERS A L'ETENDUE DES POUVOIRS DU MANDATAIRE EST LEGITIME, QU'EN L'ESPECE, LA COUR D'APPEL QUI CONSTATE QU'UN MANDAT AVAIT ETE PRODUIT MAIS QUE CE MANDAT ETAIT CADUC, N'A PAS RECHERCHE SI L'ACQUEREUR AVAIT PU LEGITIMEMENT CROIRE EN L'EXISTENCE D'UN MANDAT VALABLE, ENGAGEANT AINSI LE VENDEUR SUR LE FONDEMENT DU MANDAT APPARENT, QU'AINSI, LA COUR D'APPEL A PRIVE SA DECISION DE BASE LEGALE AU REGARD DE L'ARTICLE 1985 DU CODE CIVIL, ALORS QU'ENFIN, LES JUGES DU FOND N'ONT PAS DAVANTAGE REPONDU AUX CONCLUSIONS DE KASSI QUI INVOQUAIT LA THEORIE DU MANDAT APPARENT, QU'AINSI, LA COUR D'APPEL A ENCORE PRIVE SA DECISION DE MOTIFS ET VIOLE L'ARTICLE 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ; MAIS ATTENDU, EN PREMIER LIEU, QU'EN CONSTATANT QU'ABDELLAZIZ ETAIT DEMEURE ETRANGER A LA VENTE QUI AVAIT ETE REALISEE PAR SON MANDATAIRE AGISSANT EN VERTU DE LA PROCURATION A LUI DONNEE ANTERIEUREMENT A L'INTERDICTION DONT IL DEVAIT FAIRE L'OBJET, LA COUR D'APPEL A REPONDU AUX CONCLUSIONS INVOQUEES ET JUSTIFIE SA DECISION AU REGARD DE L'ARTICLE 1304 DU CODE CIVIL ; ATTENDU, EN SECOND LIEU, QU'EN RELEVANT QUE, SELON LES TERMES DE CETTE PROCURATION, LAHOUSSINE N'AVAIT PAS LE POUVOIR DE VENDRE LE FONDS DE COMMERCE, LA COUR D'APPEL A TOUT A LA FOIS REPONDU AUX CONCLUSIONS INVOQUEES ET ECARTE, A JUSTE TITRE L'EXISTENCE DU CARACTERE APPARENT DU MANDAT DES LORS QU'ELLE FAISAIT RESSORTIR QUE KASSI N'AVAIT PAS PU LEGITIMEMENT CROIRE A UN TEL MANDAT ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST FONDE EN AUCUNE DE SES QUATRE BRANCHES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 6 AVRIL 1981 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;