Identifiant: JURITEXT000007075191

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X12X03X00615X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/51/JURITEXT000007075191.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 15 décembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-12-15 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1981-02-27", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Besançon (Chambre 2) 1981-02-27", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LES DEUX PREMIERS MOYENS REUNIS : ATTENDU, SELON L'ARRET ATTAQUE, (BESANCON, 27 FEVRIER 1981), QUE LES EPOUX D... ONT CHARGE LES EPOUX A..., Z..., DE LA CONSTRUCTION D'UN IMMEUBLE ; QUE LES TRAVAUX N'AYANT PAS ETE MENES A LEUR TERME, ILS LES ONT ASSIGNES EN DOMMAGES-INTERETS, PUIS, EN RAISON DE LEUR MISE EN REGLEMENT JUDICIAIRE, ONT DEMANDE AU TRIBUNAL DE COMMERCE DE GRAY D'ADMETTRE LEUR CREANCE ; ATTENDU QUE LES EPOUX A... FONT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR REFUSE DE SURSEOIR A STATUER SUR LA DEMANDE DES EPOUX D..., ET DE LES AVOIR CONDAMNES A PAYER A CEUX-CI UNE SOMME DE 47.882,58 FRANCS, ALORS, SELON LE MOYEN, QUE, D'UNE PART, QU'AYANT CONTESTE DEVANT LE TRIBUNAL DE COMMERCE DE GRAY B... ET LE MONTANT DE LA CREANCE PRETENDUE DES EPOUX D... QUI LEUR ETAIT OPPOSEE, LA JURIDICTION CONSULAIRE ETAIT INCOMPETENTE POUR CONNAITRE DE LA DEMANDE DES EPOUX E... Y... C... QUE LA CREANCE DE CEUX-CI N'AVAIT PAS ETE DEFINITIVEMENT FIXEE PAR LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE VESOUL, SEUL COMPETENT RATIONE MATERIAE POUR LA FIXER ; QUE, D'AUTRE PART, TANT EUX-MEMES QUE LES SYNDICS A LEUR REGLEMENT JUDICIAIRE AVAIENT CONSTAMMENT CONTESTE LA CREANCE DES EPOUX D... ET QUE LA COUR D'APPEL NE POUVAIT, SANS MECONNAITRE LES DONNEES DU LITIGE, PRETENDRE QU'ILS N'AVAIENT PAS CONTESTE LA CREANCE POUR REFUSER DE RENVOYER LES EPOUX E... A SAISIR LA JURIDICTION COMPETENTE POUR HOMOLOGATION DU NOUVEAU RAPPORT, ET QU'ENFIN, ILS AVAIENT EGALEMENT SOUTENU, DANS LEURS CONCLUSIONS D'APPEL, QUE L'ARRETE DE COMPTE DE L'EXPERT, SUR LEQUEL SE FONDAIT LA COUR D'APPEL , AVAIT ETE ETABLI, TOUT COMME LE PROCES-VERBAL DE RE CEPTION DEFINITIVE, APRES VISITE DES LIEUX DE FACON NON CONTRADICTOIRE, ET A UNE EPOQUE OU ILS ETAIENT EN LIQUIDATION DES BIENS ET SANS QUE LES SYNDICS AIENT ETE APPELES A CONCOURIR AUX OPERATIONS D'EXPERTISE, ET QUE LA COUR D'APPEL AURAIT DU RECHERCHER S'IL NE RESULTAIT PAS DE CETTE CIRCONSTANCE CONSTITUTIVE D'UNE VIOLATION DES DROITS DE LA DEFENSE, QUE LE RAPPORT D'EXPERTISE DEVAIT ETRE ECARTE DES DEBATS ET QU'AINSI LES CREANCIERS N'AVAIENT PAS RAPPORTE LA PREUVE DE LEUR CREANCE" ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, AYANT RELEVE QUE LE TRIBUNAL DE COMMERCE AURAIT DU PROCEDER SELON LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 56 DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1967, A RETENU A BON DROIT QU'ETANT JURIDICTION D'APPEL RELATIVEMENT AU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE VESOUL QUI DEVAIT ETRE SAISI, ET LA DECISION ATTAQUEE ETANT SUSCEPTIBLE D'APPEL DANS L'ENSEMBLE DE SES DISPOSITIONS, IL Y AVAIT LIEU POUR ELLE DE STATUER SUR LE FOND DU LITIGE, PAR APPLICATION DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 79 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ; QUE, SANS VIOLER LES DROITS DE LA DEFENSE ET REPONDANT AUX CONCLUSIONS, ELLE A, SANS PORTER CONDAMNATION, FIXE LA CREANCE DES EPOUX E... A 47.882,58 FRANCS ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN DOIT ETRE ECARTE ; SUR LE TROISIEME MOYEN : ATTENDU QUE LES EPOUX A... FONT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR FIXE A 47.882,58 FRANCS LE MONTANT DE LA CREANCE DES EPOUX E... X..., SELON LE MOYEN, "QUE, D'UNE PART, LES EPOUX E... AVAIENT CONCLU, DEVANT LA COUR D'APPEL, A LA CONFIRMATION DU JUGEMENT DONT APPEL ET QUE LA COUR D'APPEL NE POUVAIT MAJORER LE MONTANT DE LEUR CREANCE FIXEE PAR LES PREMIERS JUGES A LA SOMME DE 46.736,34 FRANCS, ET QUE, D'AUTRE PART, COMME LES SYNDICS EN PREMIERE INSTANCE, ILS AVAIENT SOUTENU QUE LE CALCUL DE L'EXPERT, S'AGISSANT DES INTERETS, ETAIT ERRONNE, LESDITS INTERETS N'AYANT ETE NI CALCULES SELON LE TAUX LEGAL, NI ARRETES A LA DATE DU JUGEMENT DECLARATIF, ET QUE LA COUR D'APPEL NE POUVAIT DECLARER QUE LE DECOMPTE ETAIT EXACT, SANS REPONDRE AU MOYEN DE DEFENSE AINSI SOULEVE" ; MAIS ATTENDU QUE LES EPOUX E... ONT DEMANDE A LA COUR D'APPEL DE FIXER LEUR CREANCE A 47.901,58 FRANCS ; QUE, D'AUTRE PART, L'ARRET A REPONDU AUX CONCLUSIONS EN ARRETANT LES INTERETS A 4.761,07 FRANCS, APRES AVOIR RELEVE SOUVERAINEMENT QUE LE DECOMPTE DE L'EXPERT, DONT IL ENTERINAIT LE RAPPORT, ETAIT EXACT ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 27 FEVRIER 1981, PAR LA COUR D'APPEL DE BESANCON ;