Identifiant: JURITEXT000007472573

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2004X01X02X00173X048", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/47/25/JURITEXT000007472573.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 22 janvier 2004, 01-17.348, Inédit", "date_decision": "2004-01-22 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "01-17348", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "2001-09-26", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Pau (1re chambre civile) 2001-09-26", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. ANCEL", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Pau, 26 septembre 2001), que le 23 août 1995, un incendie s'est déclaré dans la maison d'habitation de M. X... ; que soutenant que le sinistre, qui s'est développé un jour d'orage était consécutif à la foudre qui avait provoqué une surtension sur le réseau de distribution, était dû à la faute d'EDF qui n'avait pas installé, avant le compteur, les coupe-circuits et les mises à la terre qui auraient permis d'éviter la propagation de la surtension jusqu'à son habitation et le court-circuit provoqué par cette surtension, celui-ci a assigné EDF en réparation de son préjudice ; Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt de l'avoir débouté de sa demande, alors selon le moyen, que la responsabilité de celui qui détient tout ou partie de l'immeuble ou des biens mobiliers dans lesquels un incendie a pris naissance, n'est engagée vis à vis des tiers, victimes de dommages causés par cet incendie que s'il est prouvé que celui-ci doit être attribué à sa faute ; que ce texte ne distingue pas selon que la cause première de l'incendie a été ou non déterminée et qu'elle se trouve ou non liée à une chose dont le détenteur à un titre quelconque du bien premier incendié est le gardien ; qu'il est nécessaire et suffisant, pour son application, que l'incendie ait pris naissance dans les biens dudit détenteur ; que la cour d'appel qui a constaté que l'incendie avait pris naissance dans le tableau électrique d'EDF pour se propager dans la maison de M. X... , mais qui, parce que la cause ne pouvait en être déterminée, n'a pas examiné si M. X... ne prouvait pas que l'incendie devait être attribué à des fautes d'EDF, a violé l'article 1384, alinéa 2, du Code civil ; Mais attendu que l'arrêt retient qu'il résulte du rapport d'expertise judiciaire qui confirme les conclusions des experts des compagnies d'assurance, que toutes les traces matérielles du sinistre avaient disparu, à l'exception de l'emplacement du tableau de protection et de la pénétration du câble EDF ; qu'il n'a pu être trouvé de traces établissant un impact de foudre ou un court-circuit mais seulement présomption de ces causes ; qu'il n'existe donc aucune certitude sur l'origine de l'incendie ; Que de ces constatations et énonciations, d'où il résulte qu'il est impossible d'établir la cause du sinistre, la cour d'appel a exactement déduit que la responsabilité d'EDF n'était pas engagée ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne M. X... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette les demandes respectives de M. X... et d'EDF - GDF ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-deux janvier deux mille quatre.