Identifiant: JURITEXT000037510738

Métadonnées:
{"ancien_id": "", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/37/51/07/JURITEXT000037510738.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 11 octobre 2018, 17-23.134, Inédit", "date_decision": "2018-10-11 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "21801341", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "17-23134", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "2016-06-21 00:00:00", "juridiction_attaquee": "Tribunal des affaires de sécurité sociale du Gard", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Mme Flise (président)", "avocat_general": "", "avocats": "SCP Meier-Bourdeau et Lécuyer", "rapporteur": "", "ecli": "ECLI:FR:CCASS:2018:C201341", "sommaire": ""}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, DEUXIÈME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le premier moyen : Vu l'article 455 du code de procédure civile ; Attendu, selon le jugement attaqué, que M. X... a été affilié, en qualité d'artisan, au à la caisse du Régime social des indépendants du Languedoc-Roussillon (la caisse) ; que la caisse lui a décerné les 23 mai 2014 et 30 juillet 2014 deux contraintes auxquelles il a formé opposition ; Attendu que pour condamner l'intéressé au paiement d'une somme à la caisse, le jugement relève qu'il n'a pas comparu à l'audience ce qui rend caduques ses conclusions alors qu'il ressort de la décision qu'il était représenté à l'audience par un avocat ; Qu'en statuant ainsi, par des motifs contradictoires, le tribunal des affaires de sécurité sociale n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il ait lieu de statuer sur le second moyen : CASSE ET ANNULE, en toutes ses dispositions le jugement rendu le 21 juin 2016, entre les parties, par le tribunal des affaires de sécurité sociale de Nîmes ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le tribunal des affaires de sécurité sociale de Montpellier ; Condamne la caisse du Régime social des indépendants de l'Auvergne contentieux Sud-Est au paiement des dépens ; Vu l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande de la SCP Meier-Bourdeaux et Lécuyer ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite du jugement cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du onze octobre deux mille dix-huit.MOYENS ANNEXES au présent arrêt Moyens produits par la SCP Meier-Bourdeau et Lécuyer, avocat aux Conseils, pour M. X... PREMIER MOYEN DE CASSATION IL EST FAIT GRIEF au jugement attaqué d'avoir condamné M. X... à payer à la caisse les sommes de 137 € et de 83,52 €, après avoir déclaré caduques les conclusions de M. X... ; APRES AVOIR MENTIONNE QUE M. X... était représenté par Me Z... ; AUX MOTIFS QUE M. X... n'a pas comparu à l'audience, ce qui rend caduques ses conclusions ; ALORS QUE la contradiction de motifs équivaut au défaut de motifs ; que le tribunal des affaires de sécurité sociale ne pouvait sans contradiction énoncer que M. X... était représenté par Me Z... et retenir ensuite qu'il était non-comparant ; qu'en statuant comme elle l'a fait, par des motifs contradictoires, elle a violé l'article 455 du code de procédure civile. SECOND MOYEN DE CASSATION IL EST FAIT GRIEF au jugement attaqué d'avoir condamné M. X... à payer à la caisse la somme de 137 € et celle de 83,52 € ; AUX MOTIFS QUE le montant total des mises en demeure s'élève à 1 857 € mais que la caisse, après avoir notifié à M. X... des mises en demeure d'un montant total de 1 057 € et deux contraintes d'un montant total de 547 €, a réduit le montant de celles-ci à la modeste somme de 137 € qu'il y a lieu de retenir ; ALORS QUE les cotisations sociales dues par les travailleurs indépendants sont déterminées, sauf exception, au regard de leurs revenus réels ; qu'en décidant de retenir la « modeste somme de 137 € » sans se prononcer sur son adéquation avec les revenus effectivement perçus par M. X..., ni sur la période de perception, le tribunal des affaires de sécurité sociale a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 613-7-1 du code de la sécurité sociale, dans sa version alors applicable.