Identifiant: JURITEXT000007073301

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X10X01X00548X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/33/JURITEXT000007073301.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 27 octobre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-10-27 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1981-04-24", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris (Chambre 19 B) 1981-04-24", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN, PRIS EN SES QUATRE BRANCHES : ATTENDU QUE LA DOW CHEMICAL FRANCE FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR ADMIS LA RECEVABILITE DE L'ACTION DE L'ASSUREUR, SUBROGE DANS LES DROITS DE SON ASSURE, BIEN QU'AYANT ENONCE QUE LEDIT ASSUREUR AVAIT RECU, AU CREDIT DE SON COMPTE COURANT, D'UN ORGANISME DE CO-REASSURANCE, UNE SOMME EQUIVALENTE A CELLE QU'IL AVAIT DECAISSEE ET AUX MOTIFS QUE CETTE ECRITURE NE LUI AVAIT FAIT PERDRE NI LE BENEFICE DE LA SUBROGATION LEGALE, QUI N'AVAIT PAS ETE TRANSMISE A CE GROUPEMENT, NI INTERET POUR AGIR, LA CREANCE N'ETANT PAS ETEINTE, ALORS, EN PREMIER LIEU, QU'EN NE DONNANT AUCUNE PRECISION SUR LA PRETENDUE INSCRIPTION EN COMPTE COURANT, LES JUGES D'APPEL N'AURAIENT PAS PERMIS A LA COUR DE CASSATION D'EXERCER SON CONTROLE, ALORS, EN SECOND LIEU, QUE CETTE INSCRIPTION ETANT L'EQUIVALENT D'UN PAIEMENT, L'ASSUREUR N'AURAIT PU EXERCER, CONTRE LE TIERS RESPONSABLE UNE ACTION DANS LAQUELLE LE REASSUREUR SE SERAIT TROUVE SUBROGE DE PLEIN DROIT QU'AU PRIX D'UNE VIOLATION DE L'ARTICLE 1251 DU CODE CIVIL ; ALORS, EN TROISIEME LIEU, QUE LA COMPAGNIE D'ASSURANCES, AYANT ETE DESINTERESSEE, AURAIT PERDU TOUT INTERET POUR AGIR ET ALORS, EN QUATRIEME LIEU, QUE LE PAIEMENT PAR LE REASSUREUR DE LA CREANCE DE L'ASSUREUR, SUBROGE DANS LES DROITS DE LA VICTIME, AURAIT CONSTITUE UN FAIT OPPOSABLE A LA DOW CHEMICAL, TIERS RESPONSABLE, QUI AURAIT DONC ETE FONDEE A S'EN PREVALOIR ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A RELEVE QUE LA DOW CHEMICAL, AUTEUR DU DOMMAGE, ETAIT ETRANGERE A LA CONVENTION PASSEE ENTRE ASSUREUR ET REASSUREUR ET NE POUVAIT S'EN PREVALOIR ; QUE LE REGLEMENT INTERVENU ENTRE CES DERNIERS NE CONSTITUAIT PAS LE PAIEMENT FAIT A LA VICTIME DU DOMMAGE ET NE POUVAIT DONC ENTRAINER SUBROGATION LEGALE ; QU'UN TEL REGLEMENT, LORSQU'IL INTERVIENT, EST EN EFFET LA CONSEQUENCE DES OBLIGATIONS CONTRACTEES PAR LE REASSUREUR ENVERS L'ASSUREUR DU FAIT DE LEURS CONVENTIONS PROPRES ET PEUT SEULEMENT, LE CAS ECHEANT, DONNER LIEU A NOUVEAU REGLEMENT DE COMPTES ENTRE EUX, SI L'ASSUREUR PARVIENT A RECUPERER SA CREANCE SUR LE TIERS RESPONSABLE ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE PEUT ETRE ACCUEILLI EN AUCUNE DE SES BRANCHES ; SUR LE SECOND MOYEN, PRIS EN SES TROIS BRANCHES ATTENDU QUE DOW CHEMICAL FRANCE FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECIDE QUE LA RESPONSABILITE DU DOMMAGE LUI INCOMBAIT EXCLUSIVEMENT, ALORS, D'ABORD QU'ELLE N'ETAIT NI FABRICANTE NI VENDERESSE DU MATERIAU DEFECTUEUX ET QUE, PAR CONSEQUENT, LA PRESOMPTION DE CONNAISSANCE DES VICES DU MATERIAU RETENUE CONTRE ELLE N'AURAIT PU CARACTERISER L'EXISTENCE D'UNE FAUTE DE SA PART, ALORS, ENSUITE, QU'ELLE N'AURAIT PAS RECHERCHE SI L'ARCHITECTE ET L'ENTREPRENEUR N'AURAIENT PAS, DE LEUR COTE, COMMIS UNE FAUTE DANS LE CHOIX DU MATERIAU, SANS EXAMINER, AU PREALABLE, SES CARACTERISTIQUES, ET ALORS, ENFIN, QU'IL N'AURAIT PAS ETE REPONDU AUX CONCLUSIONS QUI SOUTENAIENT QU'UNE TELLE FAUTE AURAIT ETE A LEUR REPROCHER, DES L'INSTANT, EN PARTICULIER, QU'IL S'AGISSAIT D'UN MATERIAU NON TRADITIONNEL ; MAIS ATTENDU, D'ABORD, QUE LES JUGES D'APPEL ONT ENONCE, A BON DROIT, QUE LA SOCIETE DOW CHEMICAL FRANCE, BIEN QUE NE VENDANT PAS LE MATERIAU INCRIMINE, ETAIT PRESUMEE, DE PAR SA QUALITE DE PROFESSIONNEL, CHARGE, CONTRE REMUNERATION, D'EN FAIRE ACCROITRE LES VENTES ET D'EN DIFFUSER LA TECHNIQUE D'EMPLOI, NE PAS IGNORER LES IMPERFECTIONS QU'IL PRESENTAIT ; QU'AYANT RAPPELE, ENSUITE, QUE LA DOW CHEMICAL INVOQUAIT UN PARTAGE DE RESPONSABILITE AVEC L'ARCHITECTE ET L'ENTREPRENEUR, ILS ONT ENONCE, TANT PAR MOTIFS PROPRES QUE PAR ADOPTION DE CEUX DES PREMIERS JUGES, QUE LE COMPORTEMENT VOLONTAIREMENT TROMPEUR DE CETTE SOCIETE AVAIT DETERMINE L'ARCHITECTE ET L'ENTREPRENEUR QUI S'ETAIENT STRICTEMENT CONFORMES A SES INSTRUCTIONS DE POSE, A CHOISIR LE MATERIAU ET A UTILISER LA TECHNIQUE INCRIMINES ET QU'ELLE ETAIT SEULE FAUTIVE ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU, LE 24 AVRIL 1981, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;