Identifiant: JURITEXT000007073479

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1970X04X03X00027X00A", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/34/JURITEXT000007073479.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 17 avril 1970, 69-10.976, Inédit", "date_decision": "1970-04-17 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "REJET", "numero_affaire": "69-10976", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1968-11-13", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris 1968-11-13", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. de Montera", "avocat_general": "Av.Gén. M. Tunc", "avocats": "Av. Demandeur : M. Le Griel", "rapporteur": "Rpr M. Dutheillet-Lamonthézie", "ecli": "", "sommaire": "BAIL RURAL - Bail à ferme - Statut du fermage - Portée - Corps de ferme ou partie essentielle d'une exploitation - Preuve - Charge. Lorsque la parcelle n'atteint pas la superficie minimum pour être soumise au statut du fermage, c'est au preneur qu'il appartient d'établir qu'elle constitue un corps de ferme ou la partie essentielle d'une exploitation."}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QUE LORILLON, PRENEUR D'UNE PARCELLE DE TERRE APPARTENANT A LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE AGRICOLE ET PISCICOLE DES VALLEES DE L'YONNE ET DE LA SEINE, FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECLARE VALABLE LE CONGE QUI LUI AVAIT ETE DELIVRE, ET DE LUI AVOIR REFUSE LE RENOUVELLEMENT DE SON BAIL, AU MOTIF QUE LA PARCELLE LITIGIEUSE ETAIT D'UNE SUPERFICIE INFERIEURE A CELLE QUE FIXAIT L'ARRETE PREFECTORAL EN VIGUEUR, ALORS, SELON LE POURVOI, QUE, D'UNE PART, LES DEROGATIONS PREVUES PAR L'ARTICLE 809 DU CODE RURAL POUR LES PETITES PARCELLES NE CONCERNENT NI LE DROIT AU RENOUVELLEMENT, NI LES DISPOSITIONS RELATIVES AU CONGE, ET QUE, D'AUTRE PART, LA COUR D'APPEL, QUI N'A PAS PRECISE POUR QUELLES RAISONS LE BAIL EN CAUSE N'AVAIT PAS PRIS POUR BASE LE STATUT DU FERMAGE QU'IL EVOQUAIT PAR PLUSIEURS DE SES CLAUSES, NE POUVAIT SE DISPENSER DE RECHERCHER SI LA PARCELLE LITIGIEUSE CONSTITUAIT UN CORPS DE FORME OU LA PARTIE ESSENTIELLE D'UNE EXPLOITATION ; MAIS ATTENDU, D'ABORD, QUE LES BAUX PORTANT SUR DES PARCELLES D'UNE SUPERFICIE INFERIEURE AU MINIMUM PREVU PAR ARRETE PREFECTORAL NE COMPORTENT PAS LE DROIT AU RENOUVELLEMENT ET QUE LES CONGES RELATIFS A CES PARCELLES SONT REGIS, NON PAR L'ARTICLE 335 DU CODE RURAL, MAIS PAR LES ARTICLES 1737 ET 1774 DU CODE CIVIL ; ATTENDU, EN SECOND LIEU, QUE LORSQUE LA PARCELLE N'ATTEINT PAS LA SUPERFICIE MINIMUM POUR ETRE SOUMISE AU STATUT DU FERMAGE, C'EST AU PRENEUR QU'IL APPARTIENT D'ETABLIR QU'ELLE CONSTITUE UN CORPS DE FERME OU LA PARTIE ESSENTIELLE D'UNE EXPLOITATION, QUE LORILLON N'A JAMAIS SOUTENU UNE TELLE PRETENTION ; QU'AINSI LE MOYEN N'EST FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 13 NOVEMBRE 1968 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;