Identifiant: JURITEXT000007082164

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1989X01X01X00161X060", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/08/21/JURITEXT000007082164.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, Chambre civile 1, du 18 janvier 1989, 87-16.160, Inédit", "date_decision": "1989-01-18 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "87-16160", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1987-05-21", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Douai 1987-05-21", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. Ponsard", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "PRET - Prêt d'argent - Remboursement - Créancier propriétaire de partie des fonds et usufruitier du surplus."}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par M. Pierre Y..., demeurant ... (Nord), en cassation d'un arrêt rendu le 21 mai 1987 par la cour d'appel de Douai (8ème chambre), au profit de M. Vital Y..., demeurant ... à Saint-Saulve (Nord), défendeur à la cassation. Le demandeur invoque à l'appui de son pourvoi, les deux moyens de cassation annexés au présent arrêt : LA COUR, en l'audience publique du 7 décembre 1988, où étaient présents : M. Ponsard, président ; M. Bernard de Saint-Affrique, rapporteur ; M. Fabre, président faisant fonctions de conseiller ; MM. X... Bernard, Massip, Viennois, Grégoire, Lesec, Zennaro, Thierry, Averseng, Pinochet, conseillers ; Mme Gié, conseiller référendaire ; Mme Flipo, avocat général ; Mlle Ydrac, greffier de chambre Sur le rapport de M. le conseiller Bernard de Saint-Affrique, les observations de la SCP Hélène Masse-Dessen et Bernard Georges, avocat de M. Pierre Y..., de Me Jousselin, avocat de M. Vital Y..., les conclusions de Mme Flipo, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Attendu, selon les énonciations des juges du fond que le 18 octobre 1981, M. Pierre Y... souscrivait en qualité de président de la société anonyme Vital Y... une reconnaissance de dette au profit de ses parents, aux termes de laquelle il précisait que "M. et Mme Z... Y..., avaient apporté 380 000 francs en compte courant bloqué... produisant intérêts au taux légal" et s'engageait "à ce que ceux-ci soient versés" ; que le 31 octobe 1981, M. et Mme Z... Y... consentaient à M. Pierre Y... un prêt de 313 115 francs remboursable par mensualités constantes avec intérêts au taux de 5 %, étant stipulé qu'à défaut de paiement d'un seul terme à son échéance, l'intégralité de la somme deviendrait exigible un mois après un commandement demeuré infructueux ; que Mme Vital Y... est décédée le 7 août 1982 laissant pour lui succéder, d'une part, son époux commun en biens et donataire de l'usufruit sur l'universalité des droits et biens mobiliers et immobiliers composant sa succession et d'autre part, trois enfants issus de son mariage, dont M. Pierre Y... ; que l'arrêt attaqué (Douai, 21 mai 1987) a accueilli la demande que M. Vital Y... avait introduit contre ce dernier, le 30 mai 1985 aux fins d'obtenir le remboursement des sommes en principal et intérêts au titre du prêt du 31 octobre 1981 et le règlement des intérêts échus du prêt consenti le 18 octobre 1981 à la société anonyme Vital Y... ; Sur le premier moyen, pris en ses six branches tel qu'il est formulé au mémoire en demande et reproduit en annexe du présent arrêt : Attendu que M. Vital Y... est recevable à exercer personnellement une action pour obtenir le remboursement du prêt que lui-même et sa femme ont consenti à leur fils Pierre le 31 octobre 1981 ainsi que le paiement d'intérêts dus en exécution de la reconnaissance de dette souscrite par ce dernier le 18 octobre 1981, dès lors qu'une moitié de ces sommes lui appartient en tant que commun en biens et l'autre moitié en tant qu'usufruitier testamentaire fondé à se prévaloir des dispositions de l'article 587 du Code civil ; que par ce motif de pur droit substitué à ceux que critique le pourvoi, l'arrêt se trouve légalement justifié et que le moyen ne peut être accueilli en aucune de ses branches ; Sur le second moyen, pris en ses deux branches tel qu'il est formulé au mémoire en demande et reproduit en annexe au présent arrêt : Attendu que l'ambiguïté des termes de la reconnaissance de dette du 18 octobre 1981, appelait une interprétation, souveraine, dont la nécessité est exclusive de la dénaturation alléguée ; D'où il suit que le moyen doit être écarté en ses deux branches ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi