Identifiant: JURITEXT000007055720

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X12X05X00554X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/05/57/JURITEXT000007055720.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 15 décembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-12-15 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-06-26", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Bordeaux 1980-06-26", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE L. 122-14-3 DU CODE DU TRAVAIL : ATTENDU QUE ROGER X..., EMBAUCHE LE 1ER SEPTEMBRE 1972 EN QUALITE DE MECANICIEN AUTOMOBILE PAR JACQUES Y..., EXPLOITANT D'UN GARAGE A THENON, ET LICENCIE LE 8 OCTOBRE 1976, FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR DEBOUTE DE SA DEMANDE EN DOMMAGES-INTERETS POUR LICENCIEMENT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE ALORS QUE LE SEUL FAIT SUSCEPTIBLE DE LUI ETRE REPROCHE ETAIT UNE ABSENCE D'UNE DEMI-JOURNEE AU COURS DE L'APRES MIDI DU 7 OCTOBRE 1976, DONT IL AVAIT AVERTI SON EMPLOYEUR LE MATIN MEME, NECESSITEE PAR L'OBLIGATION DE RECEVOIR DES SOINS DENTAIRES, CE QUI NE POUVAIT CONSTITUER UNE CAUSE REELLE ET SERIEUSE DE LICENCIEMENT ; MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU FOND ONT RETENU QU'IL ETAIT ETABLI QUE X... AVAIT QUITTE SON TRAVAIL LE 7 OCTOBRE 1976 SANS PREVENIR SON EMPLOYEUR, QU'IL N'ETAIT PAS REVENU LE LENDEMAIN MATIN ET QU'IL N'AVAIT PRODUIT EN TEMPS UTILE AUCUNE JUSTIFICATION MEDICALE DE SON ABSENCE, CELLE DONT IL AVAIT FAIT ETAT AU COURS DE LA PROCEDURE AYANT ETE DELIVREE QUATRE MOIS PLUS TARD ; QU'AYANT NOTE QUE CETTE ABSENCE AVAIT EU LIEU A UN MOMENT OU L'EMPLOYEUR AVAIT UNE OBLIGATION PROFESSIONNELLE RENDANT INDISPENSABLE LA PRESENCE DE X..., LA COUR D'APPEL A EXACTEMENT ESTIME QUE LE LICENCIEMENT ETAIT FONDE SUR UNE CAUSE REELLE ET SERIEUSE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE MAIS SUR LE MEME MOYEN, PRIS EN SA SECONDE BRANCHE : VU L'ARTICLE L. 122-6 DU CODE DU TRAVAIL, ATTENDU QUE, POUR DEBOUTER EGALEMENT X... DE SA DEMANDE EN PAIEMENT D'INDEMNITE COMPENSATRICE DE PREAVIS, LA COUR D'APPEL A ESTIME QUE LE MANQUEMENT SUSVISE REPROCHE AU SALARIE CARACTERISAIT LA FAUTE GRAVE PRIVATIVE DES INDEMNITES DE RUPTURE ; QU'EN STATUANT AINSI, ALORS QUE LE FAIT UNIQUE PAR EUX RETENU CONTRE X..., QUI AVAIT UNE ANCIENNETE DE QUATRE ANS, NE CONSTITUAIT PAS UNE FAUTE SUFFISAMMENT GRAVE POUR MOTIVER SON REVOI IMMEDIAT SANS INDEMNITE, LES JUGES DU FONT ONT FAUSSEMENT APPLIQUE ET, EN CONSEQUENCE, VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, MAIS SEULEMENT DU CHEF DE L'INDEMNITE COMPENSATRICE DE PREAVIS, L'ARRET RENDU LE 26 JUIN 1980, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX ; REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE LIMOGES, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;