Identifiant: JURITEXT000007078695

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X02X05X00015X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/86/JURITEXT000007078695.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 2 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-02 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-07-10", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Douai, 1980-07-10", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LES DEUX MOYENS REUNIS, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DEFAUT DE REPONSE A CONCLUSIONS ; ATTENDU QUE RAGOT, CHEF DE SECTION A LA SOCIETE ESSO-STANDARD, LICENCIE LE 22 OCTOBRE 1969, FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR DEBOUTE DE SA DEMANDE DE DOMMAGES ET INTERETS POUR RUPTURE ABUSIVE ALORS QUE LA COUR NE POUVAIT LAISSER SANS REPONSE SES CONCLUSIONS PAR LESQUELLES IL FAISAIT VALOIR QUE LA DIRECTION REGIONALE N'AVAIT CESSE, DEPUIS 1967, D'ACCUMULER CONTRE LUI DES GRIEFS DENUES DE FONDEMENT, QU'ELLE AVAIT TENTE SYSTEMATIQUEMENT DE LE PRENDRE EN DEFAUT, DE LUI ENVOYER DES NOTES D'OBSERVATIONS ET DE LES MAINTENIR A SON DOSSIER EN DEPIT DES JUSTIFICATIONS APPORTEES PAR LUI DANS LE BUT DE L'AMENER A DEMISSIONNER, DEVOILANT AINSI UNE ANIMOSITE PERSONNELLE CONSTITUANT LE MOTIF VERITABLE DE SON LICENCIEMENT ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE LA COUR N'A DONNE AUCUNE REPONSE AUX CONCLUSIONS PAR LESQUELLES LE SALARIE SOUTENAIT QU'AU COURS DES 17 MOIS DE CHOMAGE QUI AVAIT SUIVI SON LICENCIEMENT, IL N'AVAIT PU BENEFICIER DE L'AIDE PUBLIQUE EN RAISON DES RENSEIGNEMENTS ET INDICATIONS FOURNIS PAR SON EMPLOYEUR QUI LAISSAIENT SUPPOSER QU'IL AVAIT ETE CONGEDIE POUR FAUTE GRAVE ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, APPRECIANT LES ELEMENTS DE LA CAUSE SANS ETRE TENUE DE SUIVRE LES PARTIES DANS LE DETAIL DE LEUR ARGUMENTATION, A RETENU QUE RAGOT PRENAIT DES INITIATIVES QUI POUVAIENT SE REVELER DANGEREUSES DANS CERTAINS CAS POUR LA SOCIETE, QU'IL DEPASSAIT SES POUVOIRS, MANIFESTAIT UNE OBSTINATION ET UN ENTETEMENT DANS LA SOLUTION DE CERTAINES AFFAIRES MALGRE LES MISES EN GARDE QUI LUI AVAIENT ETE ADRESSEES ET AVAIT CREE AINSI UN CLIMAT DE MESENTENTE AVEC SES SUPERIEURS HIERARCHIQUES ; ET ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE L'ALLEGATION SELON LAQUELLE RAGOT N'AVAIT PU BENEFICIER DE L'AIDE PUBLIQUE, N'ETAIT PRESENTEE QUE COMME UN ELEMENT DU PREJUDICE PAR LUI SUBI DU FAIT DE LA RUPTURE ABUSIVE, DONT LE PRINCIPE MEME ETAIT ECARTE ; QU'IL S'ENSUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 10 JUILLET 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE DOUAI ;