Identifiant: JURITEXT000007075539

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X07X03X00515X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/55/JURITEXT000007075539.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 6 juillet 1982, Inédit", "date_decision": "1982-07-06 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1981-07-10", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris (Chambre des expropriations) 1981-07-10", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LES DEUX MOYENS REUNIS : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE (PARIS, 10 JUILLET 1981) QUI, A LA SUITE DE L'EXPROPRIATION PRONONCEE POUR CAUSE D'UTILITE PUBLIQUE AU PROFIT DE LA COMMUNE DE SAINT OUEN, FIXE L'INDEMNITE DUE A LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE CARROSSERIE PAYRET, D'AVOIR RETENU, POUR EVALUER LA VALEUR DU FONDS DE COMMERCE UN TAUX MOYEN DE 45 % SUR LES CHIFFRES D'AFFAIRES DE 800000 FRANCS AVEC LES TAXES, ALORS, SELON LE MOYEN, QUE, D'UNE PART, LA COUR D'APPEL NE POUVAIT SANS VIOLER L'ARTICLE 11 DE L'ORDONNANCE N. 58 597 DU 23 OCTOBRE 1958, RETENIR DANS L'EVALUATION DU PREJUDICE RESULTANT DE L'EXPROPRIATION LES TAXES DESTINEES PAR NATURE A L'ETAT ET NE CONSTITUANT EN AUCUN CAS UN ELEMENT DU PATRIMOINE DE L'EXPROPRIE ; ET ALORS QUE LA COUR D'APPEL NE POUVAIT AINSI STATUER SANS REPONDRE AUX CONCLUSIONS CLAIRES ET PRECISES PAR LESQUELLES LA COMMUNE DE SAINT OUEN SOUTENAIT QUE LE JUGE A DE SURCROIT FAIT REFERENCE POUR LE CALCUL DE LA VALEUR DU FONDS DE COMMERCE A DES RESULTATS FINANCIERS ERRONES AU REGARD DES DECLARATIONS FISCALES DE L'ENTREPRISE ELLE MEME ; QU'EN STATUANT PAR CE SEUL MOTIF, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ; MAIS ATTENDU QUE L'ARRET, REPONDANT AUX CONCLUSIONS, RELEVE LA DIVERSITE DES ACTIVITES EXERCEES PAR L'EXPROPRIEE DONT LA PRINCIPALE EST CELLE DE CARROSSERIE ; QU'IL A PU EN DEDUIRE QUE LE CHIFFRE D'AFFAIRES AVEC LES TAXES NORMALEMENT COMPRISES DANS SON EVALUATION DEVAIT ETRE RETENU POUR LA DETERMINATION DU MONTANT DE L'INDEMNITE SOUVERAINEMENT FIXEE PAR APPLICATION D'UN TAUX MOYEN DE 45 % ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 10 JUILLET 1981, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS, (CHAMBRE DES EXPROPRIATIONS) ;