Identifiant: JURITEXT000007522762

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1983X01X06X00108X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/27/JURITEXT000007522762.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 18 janvier 1983, Inédit", "date_decision": "1983-01-18 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1982-06-03", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Paris, Chambre 11, 1982-06-03", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : A... DANIEL, PARTIE CIVILE, CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, 11EME CHAMBRE, EN DATE DU 3 JUIN 1982, QUI, DANS UNE POURSUITE SUIVIE CONTRE Z... CESAR ET X... RENE DES Y... DE FAUX TEMOIGNAGES ET DIFFAMATIONS ET INJURES, A DECLARE QUE LES PREMIERS JUGES ETAIENT DEMEURES SAISIS DE L'INSTANCE PENALE, DIT QUE LA PROCEDURE SERAIT POURSUIVIE DEVANT EUX A LA DILIGENCE DE LA PARTIE CIVILE ET DEBOUTE CELLE-CI DES DEMANDES QU'ELLE AVAIT FORMEES EN APPEL ; VU L'ORDONNANCE DU PRESIDENT DE LA CHAMBRE CRIMINELLE, EN DATE DU 6 SEPTEMBRE 1982, ORDONNANT LA TRANSMISSION DES PIECES DE LA PROCEDURE A LA CHAMBRE CRIMINELLE ; VU LE MEMOIRE PERSONNEL SIGNE PAR LE DEMANDEUR ; SUR LES MOYENS DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 520, 591 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ; LES MOYENS ETANT REUNIS ; VU LESDITS ARTICLES ; ATTENDU QUE L'ARTICLE 520 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, QUI FAIT OBLIGATION A LA COUR D'APPEL D'EVOQUER LE FOND LORSQUE LE JUGEMENT EST ANNULE POUR VIOLATION OU OMISSION DES FORMES PRESCRITES PAR LA LOI A PEINE DE NULLITE, N'EST PAS LIMITATIF ET S'ETEND AU CAS OU LE TRIBUNAL S'EST, A TORT, DESSAISI DE LA POURSUITE ; ATTENDU QUE SUR UNE POURSUITE PAR LA VOIE DE LA CITATION DIRECTE, EXERCEE PAR DANIEL B... DE FAUX TEMOIGNAGES ET DIFFAMATIONS ET INJURES CONTRE CESAR Z... ET RENE X..., LE TRIBUNAL, APRES PLUSIEURS RENVOIS A LA SUITE DESQUELS LA PARTIE POURSUIVANTE AVAIT DELIVRE DE NOUVELLES CITATIONS, A CONSTATE QUE LE 7 DECEMBRE 1981, DATE A LAQUELLE L'AFFAIRE AVAIT ETE RENVOYEE, AUCUNE CITATION N'AVAIT ETE SIGNIFIEE PAR LA PARTIE CIVILE ET S'EST, EN CONSEQUENCE, DECLARE NON SAISI ; QUE, SUR APPEL DE LA PARTIE CIVILE, LA COUR D'APPEL DANS LE DISPOSITIF DE L'ARRET ATTAQUE DECLARE CONFIRMER LE JUGEMENT DEFERE ETANT PRECISE QUE LE TRIBUNAL, TOUJOURS SAISI DE L'INSTANCE PENALE ELLE-MEME, N'AVAIT PAS LE POUVOIR DE STATUER AU FOND A L'AUDIENCE DU 7 DECEMBRE 1981 ; QU'ELLE AJOUTE QUE LA PROCEDURE SE POURSUIVRA DEVANT LE TRIBUNAL A LA DILIGENCE DE LA PARTIE CIVILE ET ENFIN REJETTE COMME NON FONDEE UNE DEMANDE PRESENTEE DEVANT ELLE PAR CETTE DERNIERE ; ATTENDU QU'EN STATUANT AINSI, LES JUGES D'APPEL QUI ONT, A BON DROIT, ESTIME QUE LE TRIBUNAL, DEVANT LEQUEL ILS ONT RENVOYE LA PROCEDURE, ETAIT TOUJOURS SAISI DE L'INSTANCE PENALE, ONT, EN REALITE, CONTRAIREMENT A CE QU'ILS DECLARENT DANS LE DISPOSITIF, INFIRME LE JUGEMENT QUI AVAIT DECLARE LADITE JURIDICTION NON SAISIE ; QU'AYANT REFORME UNE DECISION PAR LAQUELLE LES PREMIERS JUGES S'ETAIENT A TORT DESSAISIS DE LA POURSUITE, LA COUR D'APPEL, EN OMETTANT D'EVOQUER LE FOND DE L'AFFAIRE, A MECONNU LE PRINCIPE CI-DESSUS RAPPELE ; D'OU IL SUIT QUE LA CASSATION EST ENCOURUE ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, 11EME CHAMBRE, EN DATE DU 3 JUIN 1982, ET POUR ETRE STATUE A NOUVEAU CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN CHAMBRE DU CONSEIL ;