Identifiant: JURITEXT000007074525

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X03X05X00039X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/45/JURITEXT000007074525.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 25 mars 1982, 80-40.648, Inédit", "date_decision": "1982-03-25 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "REJET", "numero_affaire": "80-40648", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1979-12-05", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Angers (Chambre sociale) 1979-12-05", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. Vellieux", "avocat_general": "Av.Gén. M. Franck", "avocats": "Av. Demandeur : M. Copper-Royer", "rapporteur": "Rpr M. Bertaud", "ecli": "", "sommaire": "CONTRAT DE TRAVAIL - Cession de l'entreprise - Licenciement - Licenciement par le nouvel employeur - Cause réelle et sérieuse - Absence - Article L122-12 - Application."}

Document juridique:
SUR LES DEUX MOYENS REUNIS, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L 122 - 4, L 122 - 12, L 122 - 14 ET L 122 - 14 - 2 DU CODE DU TRAVAIL, 455 ET 458 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, ATTENDU QUE LA SOCIETE PROP'NET, QUI AVAIT SUCCEDE A LA SOCIETE RENOSOL, DANS LE NETTOYAGE DE LOCAUX INDUSTRIELS, A REFUSE DE GARDER A SON SERVICE, L'UN DES SALARIES QUE CETTE DERNIERE SOCIETE EMPLOYAIT A CE TRAVAIL ; QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR DECLARE QUE LE CONTRAT DE TRAVAIL DE L'INTERESSE AVAIT SUBSISTE AVEC LA SOCIETE PROP'NET, EN VERTU DE L'ARTICLE L 122 - 12 DU CODE DU TRAVAIL ET D'AVOIR CONDAMNE CELLE CI A DES DOMMAGES INTERETS POUR LICENCIEMENT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE, ALORS, D'UNE PART, QUE LES MARCHES DE NETTOYAGE CONCLUS PAR L'UNE ET L'AUTRE DE CES SOCIETES N'ETAIENT PAS LIMITES AUX SEULS LOCAUX DONT IL S'AGIT ET QUE L'ACTIVITE DE LA SOCIETE RENOSOL ET DE SES SALARIES, QUI AURAIENT PU ETRE UTILISES A NETTOYER D'AUTRES BATIMENTS, N'ETAIT PAS AFFECTEE PAR LA PERTE DE CE CHANTIER ET ALORS, D'AUTRE PART, QUE LES NECESSITES DU BON FONCTIONNEMENT DE LA SOCIETE PROP'NET REDUITE A DEUX ASSOCIES, ENTRAINAIENT LA REORGANISATION DU CHANTIER ET QUE LE CONGEDIEMENT D'UN SALARIE DONT L'INSUFFISANCE AVAIT ETE DENONCEE ET DONT L'EMPLOI ETAIT INUTILE, REPOSAIT SUR UNE CAUSE REELLE ET SERIEUSE ; MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QU'APRES AVOIR RELEVE QUE CE CHANTIER, PAR SON ORGANISATION, SA CONTINUITE DANS LE TEMPS ET SON AMPLEUR, CONSTITUAIT, A LUI SEUL, UNE ENTREPRISE, ET QUE LA SOCIETE PROP'NET AVAIT REMPLACE A SA DIRECTION LA SOCIETE RENOSOL, LA COUR D'APPEL A DECIDE A BON DROIT QUE L'ARTICLE L 122 - 12 DU CODE DU TRAVAIL DEVAIT RECEVOIR APPLICATION PEU IMPORTANT QUE LA SOCIETE RENOSOL EUT CONTINUE LA MEME ACTIVITE SUR D'AUTRES CHANTIERS ; QUE D'AUTRE PART, LA SOCIETE PROP'NET S'ETANT BORNEE A SOUTENIR QUE L'ARTICLE L 122 - 12 SUSVISE N'ETAIT PAS APPLICABLE, LE SECOND MOYEN NOUVEAU ET MELANGE DE FAIT ET DE DROIT, EST IRRECEVABLE DEVANT LA COUR DE CASSATION ; QUE LES MOYENS NE SAURAIENT ETRE ACCUEILLIS ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 5 DECEMBRE 1979 PAR LA COUR D'APPEL D'ANGERS ;