Identifiant: JURITEXT000007519700

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X02X06X00517X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/51/97/JURITEXT000007519700.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 8 février 1982, Inédit", "date_decision": "1982-02-08 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1980-12-17", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris 1980-12-17", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI DE : - X... DANIEL = CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, NEUVIEME CHAMBRE, EN DATE DU 17 DECEMBRE 1980, QUI, POUR BANQUEROUTE SIMPLE, ABUS DE BIENS SOCIAUX ET INFRACTION AUX LOIS SUR LES SOCIETES, L'A CONDAMNE A 8 MOIS D'EMPRISONNEMENT ; VU LE MEMOIRE PRODUIT ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 5 DU CODE PENAL, DES ARTICLES 485 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ; EN CE QUE LA DECISION ATTAQUEE, APRES AVOIR CONSTATE QU'A L'AUDIENCE DU 27 FEVRIER 1980 X... A RECONNU LA TOTALITE DES FAITS QUI LUI SONT REPROCHES, SE BORNANT A SOLLICITER LA CONFUSION DE LA PEINE A INTERVENIR AVEC CELLE DE 18 MOIS D'EMPRISONNEMENT DONT 6 MOIS AVEC SURSIS PRONONCEE PAR LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE PARIS LE 18 JUILLET 1973 POUR ABUS DE CONFIANCE, VOL, ESCROQUERIE ET TENTATIVES D'ESCROQUERIE, FALSIFICATION DE CHEQUES, EMISSION DE CHEQUES SANS PROVISION, A OMIS DE STATUER SUR LA DEMANDE DE CONFUSION DONT ELLE ETAIT SAISIE ; ALORS QU'EN CAS DE CONVICTION DE PLUSIEURS CRIMES OU DELITS, LA PEINE LA PLUS FORTE EST SEULE PRONONCEE ; QUE SI LA CONFUSION EST FACULTATIVE LORSQUE LES DEUX PEINES ADDITIONNEES NE DEPASSENT PAS LE MAXIMUM ENCOURU POUR LA PEINE LA PLUS FORTE, IL N'EN RESTE PAS MOINS QUE LES JUGES DU FOND SAISIS D'UNE DEMANDE DE CONFUSION ONT LE DEVOIR DE SE PRONONCER SUR CELLE-CI ; ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE QUE LA COUR D'APPEL EN PRONONCANT CONTRE X... LA PEINE DE 8 MOIS D'EMPRISONNEMENT EN REPRESSION DES DELITS DE BANQUEROUTE, D'ABUS DE BIENS SOCIAUX ET D'INFRACTIONS AUX LOIS SUR LES SOCIETES QUI LUI ETAIENT REPROCHES A, IMPLICITEMENT MAIS NECESSAIREMENT, REJETE SA DEMANDE DE CONFUSION ENTRE CETTE PEINE ET CELLE DE 18 MOIS D'EMPRISONNEMENT DONT 6 MOIS AVEC SURSIS PRONONCEE PAR LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE PARIS, LE 18 JUILLET 1973, POUR ABUS DE CONFIANCE, VOL, ESCROQUERIE, ET TENTATIVE, FALSIFICATION DE CHEQUES ET EMISSION DE CHEQUES SANS PROVISION ; ATTENDU, DES LORS, QUE LE CUMUL DES PEINES ENTRE LES DEUX CONDAMNATIONS PRONONCEES NE DEPASSANT PAS LE MAXIMUM LEGAL DES SANCTIONS ENCOURUES POUR CHACUNE DES INFRACTIONS POUR LESQUELLES X... A ETE CONDAMNE, ET SANS QUE LA COUR D'APPEL SOIT TENUE DE SE PRONONCER SUR LA POSSIBILITE JURIDIQUE D'UNE TELLE CONFUSION, LES JUGES, EN STATUANT COMME ILS L'ONT FAIT, ONT USE D'UNE FACULTE DONT ILS NE DEVAIENT AUCUN COMPTE ; QU'EN EFFET, LES PEINES DE MEME NATURE PRONONCEES SUCCESSIVEMENT CONTRE UN MEME INDIVIDU EN RAISON DE FAITS POURSUIVIS SEPAREMENT DOIVENT ETRE SUBIES CUMULATIVEMENT SI LE JUGE N'EN A PAS ORDONNE AUTREMENT, A MOINS QUE PAR LEUR REUNION ELLES N'EXCEDENT LE MAXIMUM DE LA PEINE LA PLUS FORTE ; QUE, DES LORS, LE MOYEN DOIT ETRE REJETE ; ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ; REJETTE LE POURVOI ;