Identifiant: JURITEXT000007075105

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X02X05X00011X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/51/JURITEXT000007075105.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 10 février 1982, 80-16.204, Inédit", "date_decision": "1982-02-10 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "REJET", "numero_affaire": "80-16204", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-06-13", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Aix-en-Provence (Chambre 14) 1980-06-13", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. Vellieux", "avocat_general": "Av.Gén. M. Gauthier", "avocats": "Av. Demandeur : SCP Lemanissier et Roger", "rapporteur": "Rpr M. Fergani", "ecli": "", "sommaire": "SECURITE SOCIALE - Assujettissement - Personnes assujetties - Chirurgien dentiste - Chirurgien dentiste collaborateur d'un confrère."}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A DECIDE QUE MAZAUD, CHIRURGIEN-DENTISTE DEVAIT, SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE L 241 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, ETRE AFFILIE AU REGIME GENERAL, AU TITRE DE SON ACTIVITE DANS LE CABINET DENTAIRE EXPLOITE A NOVES PAR BOUVIER A LA SUITE DU CONTRAT D'ASSISTANT COLLABORATEUR QU'ILS AVAIENT PASSE ; ATTENDU QUE BOUVIER FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR AINSI STATUE, ALORS D'UNE PART, QUE LE CONTRAT DE TRAVAIL SE CARACTERISE PAR UNE SITUATION SUBORDONNEE PAR RAPPORT A UN EMPLOYEUR QUI DONNE DES ORDRES OU DES DIRECTIVES, IMPOSE SA METHODE DE TRAVAIL DECIDE SEUL DES PRESTATIONS A EFFECTUER ET DES CLIENTS A SOIGNER, CIRCONSTANCES QUE LA COUR D'APPEL N'A PAS RECHERCHEES, ALORS, D'AUTRE PART, QUE LA CLIENTELE PERSONNELLE ET LA PERCEPTION DIRECTE D'HONORAIRES AUPRES DE CETTE CLIENTELE EST INCOMPATIBLE AVEC LE CONTRAT DE PRESTATION DE SERVICES ET QUE LA COUR D'APPEL N'A PAS REPONDU AUX CONCLUSIONS SOUTENANT QUE LE PRETENDU SALARIE AVAIT SES PROPRES CLIENTS ET PERCEVAIT DIRECTEMENT SES HONORAIRES QU'IL FIXAIT LUI MEME ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL A RELEVE, QUE DANS LES LOCAUX EQUIPES PAR BOUVIER AU SEIN DE SON PROPRE CABINET ET MIS A LA DISPOSITION DE MAZAUD, DONT LE NOM NE FIGURAIT PAS SUR LA PLAQUE PROFESSIONNELLE, CE COLLABORATEUR DONNAIT DES SOINS A DES MALADES QUI ETAIENT LES CLIENTS DE BOUVIER, QUE C'ETAIT L'EMPLOYEE DE CELUI CI QUI LES DIRIGEAIT VERS L'UN OU L'AUTRE FAUTEUIL, QUE SI SON CONTRAT NE PRECISAIT PAS D'HORAIRE DE TRAVAIL, CELUI INSCRIT SUR LA PLAQUE PROFESSIONNELLE S'IMPOSAIT A LUI, QU'ENFIN IL ABANDONNAIT A BOUVIER UN POURCENTAGE FIXE DES HONORAIRES QU'IL PERCEVAIT DIRECTEMENT DES PATIENTS TRAITES, TROP IMPORTANT POUR ETRE CONSIDERE COMME LA CONTREPARTIE DE L'USAGE DU LOCAL ET DE SES INSTALLATIONS ; QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS, D'OU IL RESULTAIT QUE MAZAUD QUI NE SUPPORTAIT AUCUN RISQUE NE DE L'EXPLOITATION DU CABINET ET QUI NOTAMMENT N'AURAIT PAS PARTICIPE AUX PERTES EVENTUELLES, APPORTAIT SON CONCOURS AU SERVICE ORGANISE PAR BOUVIER POUR LE TRAITEMENT DE PATIENTS QUI N'ETAIENT PAS SES CLIENTS, LA COUR D'APPEL REPONDANT AUX CONCLUSIONS A JUSTEMENT DEDUIT QUE CETTE ACTIVITE ENTRAIT DANS LES PREVISIONS DE L'ARTICLE L 241 SUSVISE, CE QUI JUSTIFIAIT L'AFFILIATION AU REGIME GENERAL DE LA SECURITE SOCIALE, QUELLE QUE SOIT L'INDEPENDANCE DONT IL JOUISSAIT DANS L'EXERCICE DE SON ART ; D'OU IL SUIT QU'AUCUNE DES CRITIQUES N'EST FONDEE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 13 JUIN 1980, PAR LA COUR D'APPEL D'AIX EN PROVENCE ;