Identifiant: JURITEXT000007074158

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X12X02X00529X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/41/JURITEXT000007074158.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 15 décembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-12-15 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1981-05-13", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris (Chambre 19 B) 1981-05-13", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LES DEMANDES DE MISE HORS DE CAUSE DE LA MUTUELLE GENERALE FRANCAISE ACCIDENTS, DE LA COMPAGNIE VIA ASSURANCES IARD LE NORD MONDE ET DE LA SOCIETE S.M.I.T. TREILLE : ATTENDU QUE LE POURVOI NE PORTE QUE SUR L'ACTION EN DOMMAGES-INTERETS ENGAGEE PAR LA S.C.I. LE WAALA CONTRE STROPPINI ET NE VISE NULLEMENT LES DISPOSITIONS DE L'ARRET ATTAQUE CONCERNANT LA MUTUELLE GENERALE FRANCAISE ACCIDENTS, LA CIE VIA ASSURANCE IARD LE NORD MONDE ET LA SOCIETE S.M.I.T. TREILLE QUI SUBSISTENT QUEL QUE SOIT LE SORT DU POURVOI ; QU'IL CONVIENT, DES LORS, DE PRONONCER LA MISE HORS DE CAUSE DE LA MUTUELLE GENERALE FRANCAISE ACCIDENTS ET DE LA CIE VIA IARD LE NORD MONDE ET DE LA SOCIETE S.M.I.T. TREILLE ; SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU, SELON L'ARRET ATTAQUE, QUE LA S.C.I. LE WAALA (LA S.C.I.) QUI AVAIT ENTREPRIS EN 1973 LA CONSTRUCTION D'UN IMMEUBLE A CANNES A EU DES DIFFICULTES AVEC DIVERS ENTREPRENEURS QUI ONT ABANDONNE LE CHANTIER AVANT D'AVOIR ACHEVE LES TRAVAUX ; QUE L'ENTREPRISE STROPPINI A CONCLU, LE 27 AVRIL 1974, AVEC LA S.C.I., MOYENNANT LE PAIEMENT D'UN SOLDE DE TRAVAUX ET LA RESTITUTION DU DEPOT DE GARANTIE, UN ACCORD AUX TERMES DUQUEL LE MARCHE ETAIT RESILIE "SANS INDEMNITE DE PART ET D'AUTRE POUR L'AVENIR" ; QU'EN 1978, LA S.C.I. A SAISI LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS D'UNE DEMANDE EN PAIEMENT IN SOLIDUM D'UNE CERTAINE SOMME A TITRE DE DOMMAGES-INTERETS EN REPARATION DE MALFACONS, DIRIGEE CONTRE L'ARCHITECTE ET TOUS LES ENTREPRENEURS EN VUE DU PAIEMENT DES TRAVAUX DE REFECTION A EFFECTUER ; QUE, DEVANT LA COUR D'APPEL, STROPPINI A INVOQUE L'ACCORD PRECITE AVEC LA S.C.I. POUR FAIRE ECARTER LA DEMANDE DE CETTE SOCIETE ; ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR ACCUEILLI LA DEMANDE DE LA S.C.I. AUX MOTIFS QU'ELLE ETAIT RECEVABLE A RECHERCHER LA RESPONSABILITE DU LOCATEUR D'OUVRAGE EN VERTU DE LA GARANTIE DECENNALE ALORS, SELON LE MOYEN, QU'EN RELEVANT AINSI D'OFFICE UN MOYEN DE DROIT TIRE DE L'APPLICATION DES REGLES DE LA GARANTIE DECENNALE QUI N'AVAIT PAS ETE INVOQUEE PAR LE MAITRE DE X... DANS SES ECRITURES, SANS AVOIR, AU PREALABLE, INVITE LES PARTIES A PRESENTER LEURS OBSERVATIONS, LA COUR D'APPEL N'A PAS RESPECTE LE PRINCIPE DE LA CONTRADICTION ET A, PAR LA-MEME, VIOLE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 16 DU DECRET DU 9 SEPTEMBRE 1971 ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL QUI SANS RELEVER D'OFFICE UN MOYEN DE DROIT ET SANS INTRODUIRE DANS LE DEBAT DE NOUVEAUX ELEMENTS DE FAIT, S'EST BORNEE A EXPLICITER LE FONDEMENT JURIDIQUE DE LA DEMANDE DE DOMMAGES-INTERETS DONT ELLE ETAIT SAISIE PAR LA S.C.I., N'A AUCUNEMENT MECONNU LE PRINCIPE DE CONTRADICTION ET LES DROITS DE LA DEFENSE EN N'INVITANT PAS LES PARTIES A S'EXPLIQUER SUR L'EXACTITUDE DE LA QUALIFICATION DONNEE A CE FONDEMENT ; QU'AINSI LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 13 MAI 1981, PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS,