Identifiant: JURITEXT000007519855

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X05X06X00557X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/51/98/JURITEXT000007519855.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 26 mai 1982, Inédit", "date_decision": "1982-05-26 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1981-06-26", "juridiction_attaquee": "Cour d'Assises Paris 1981-06-26", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : - Y... ROLAND - CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'ASSISES DE PARIS DU 26 JUIN 1981 QUI L'A CONDAMNE A 15 ANS DE RECLUSION CRIMINELLE POUR VOLS QUALIFIES, RECEL, INFRACTIONS A LA LEGISLATION SUR LES ARMES ET MUNITIONS, FALSIFICATIONS DE DOCUMENTS ADMINISTRATIFS, USAGE DE DOCUMENTS ADMINISTRATIFS FALSIFIES ; VU LE MEMOIRE PRODUIT ; SUR LE PREMIER MOYEN DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 15 ET 35 DU DECRET-LOI DU 18 AVRIL 1939, 349, 592 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, MANQUE DE BASE LEGALE ; "EN CE QUE LA COUR ET LE JURY ONT REPONDU PAR L'AFFIRMATIVE AUX QUESTIONS N° 11 ET 13 RELATIVES AUX CIRCONSTANCES AGGRAVANTES DE PORT ET DETENTION D'ARMES PROHIBEES, AINSI FORMULEES : "Y... ROLAND X... ETE ANTERIEUREMENT CONDAMNE POUR CRIME OU DELIT A UNE PEINE EGALE OU SUPERIEURE A UN AN D'EMPRISONNEMENT FERME OU A UNE PEINE PLUS GRAVE ?" ; "ALORS QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 35 DU DECRET-LOI DU 18 AVRIL 1939, ENCOURRA UNE AGGRAVATION DE SA PEINE "QUICONQUE AYANT ETE CONDAMNE A UNE PEINE D'EMPRISONNEMENT POUR L'UN DES DELITS PREVUS ET REPRIMES PAR LE PRESENT DECRET AURA, DANS UN DELAI DE 5 ANNEES APRES L'EXPIRATION DE CETTE PEINE OU SA PRESCRIPTION COMMIS UN NOUVEAU DELIT SANCTIONNE PAR LES MEMES TEXTES" ; QUE DES LORS EN NE PRECISANT NI LA DATE NI LA NATURE DES CONDAMNATIONS, LA QUESTION EST DEPOURVUE DE TOUTE BASE LEGALE ; " ATTENDU QUE Y... A NOTAMMENT ETE DECLARE COUPABLE PAR LA COUR ET LE JURY, DE DEUX VOLS AGGRAVES PAR LE PORT D'UNE ARME APPARENTE OU CACHEE, CRIMES PUNIS DE LA RECLUSION CRIMINELLE A PERPETUITE ; QU'AYANT BENEFICIE DES CIRCONSTANCES ATTENUANTES, IL A ETE CONDAMNE A 15 ANS DE RECLUSION CRIMINELLE ; ATTENDU QU'EN CET ETAT LADITE PEINE SE TROUVE JUSTIFIEE SANS QU'IL Y AIT LIEU A EXAMINER LA REGULARITE DES QUESTIONS N° 11 ET N° 13 PORTANT SUR LE CAS DE RECIDIVE SPECIALE PREVU PAR L'ARTICLE 32, ALINEA 3 DU DECRET-LOI DU 18 AVRIL 1939, MODIFIE PAR LA LOI DU 3 JANVIER 1977. D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN DOIT ETRE ECARTE ; SUR LE SECOND MOYEN DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 349 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ; "EN CE QUE LE PRESIDENT DE LA COUR D'ASSISES A D'ABORD INTERROGE LA COUR ET LE JURY SUR LE POINT DE SAVOIR SI L'ACCUSE AVAIT COMMIS LE VOL D'UN VEHICULE 4 L CONTENANT UN SAC POSTAL, DES PERIODIQUES, DES PLIS RECOMMANDES, DES TITRES AU PORTEUR, DES CHEQUES ET DES EFFETS DE COMMERCE, ET LES A ENSUITE INTERROGES PAR UNE QUESTION DISTINCTE SUR LE POINT DE SAVOIR SI L'ACCUSE AVAIT FRAUDULEUSEMENT SOUSTRAIT UN IMPERMEABLE ; "ALORS QUE L'ARRET DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION N'AVAIT RETENU CONTRE L'ACCUSE QUE LE VOL DU VEHICULE 4 L CONTENANT LES DIVERS DOCUMENTS ET L'IMPERMEABLE ; QU'AINSI LE PRESIDENT QUI, AUX TERMES DU PROCES-VERBAL DES DEBATS, N'AVAIT PAS MEME LU LES QUESTIONS A L'AUDIENCE, EN RETENANT DEUX VOLS QUALIFIES AU LIEU D'UN CONTRE L'ACCUSE, A DENATURE LA SUBSTANCE DE L'ACCUSATION ; " ATTENDU QUE LA CHAMBRE D'ACCUSATION A RENVOYE Y... DEVANT LA COUR D'ASSISES POUR AVOIR NOTAMMENT "FRAUDULEUSEMENT SOUSTRAIT AU PREJUDICE DE LA BANQUE INTERNATIONALE POUR L'AFRIQUE OCCIDENTALE, UN VEHICULE AUTOMOBILE "RENAULT 4 L" CONTENANT UN SAC POSTAL, DES PERIODIQUES, DES PLIS RECOMMANDES, DES TITRES AU PORTEUR, DES CHEQUES, DES EFFETS DE COMMERCE, AINSI QU'UN IMPERMEABLE APPARTENANT A M. Z..., CONVOYEUR, AVEC CES CIRCONSTANCES QUE LEDIT VOL A ETE COMMIS A/ PAR DEUX OU PLUSIEURS PERSONNES, B/ SES AUTEURS OU L'UN D'EUX ETANT PORTEURS D'UNE ARME APPARENTE OU CACHEE" ; ATTENDU QUE LA COUR ET LE JURY ONT REPONDU AFFIRMATIVEMENT AUX QUESTIONS N° 1, N° 2 ET N° 3 PORTANT SUR LA SOUSTRACTION FRAUDULEUSE AGGRAVEE COMMISE AU PREJUDICE DE LA BANQUE INTERNATIONALE POUR L'AFRIQUE OCCIDENTALE, ET AUX QUESTIONS N° 4, N° 5 ET N° 6 PORTANT SUR LA SOUSTRACTION FRAUDULEUSE AGGRAVEE COMMISE AU PREJUDICE DE M. Z... ; ATTENDU QU'EN POSANT DES QUESTIONS DISTINCTES POUR CHACUNE DES DEUX VICTIMES DU VOL QUALIFIE RETENU PAR L'ARRET DE RENVOI, LE PRESIDENT DE LA COUR D'ASSISES N'A COMMIS AUCUNE VIOLATION DE LA LOI, DES LORS QU'IL A AINSI PERMIS A LA COUR ET AU JURY DE DIRE, PAR DES REPONSES SEPAREES, SI LE CRIME AVAIT ETE COMMIS A L'EGARD DE DEUX VICTIMES OU SEULEMENT DE L'UNE D'ELLES ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; ET ATTENDU QUE LA PROCEDURE EST REGULIERE, QUE LA PEINE A ETE LEGALEMENT APPLIQUEE AUX FAITS DECLARES CONSTANTS PAR LA COUR ET LE JURY ; REJETTE LE POURVOI