Identifiant: JURITEXT000007076761

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X02X03X00084X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/67/JURITEXT000007076761.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 16 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-16 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1981-07-08", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Grenoble, Chambre 2, 1981-07-08", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE MME X... FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE (GRENOBLE, 8 JUILLET 1981) DE L'AVOIR CONDAMNEE A PAYER A LA SOCIETE HLM LOGIREL LA SOMME DE 759,50 FRANCS A TITRE DE SOLDE DE LOYERS POUR LA LOCATION D'UN EMPLACEMENT DE STATIONNEMENT DE VEHICULES DU 1ER FEVRIER 1978 AU 4 MAI 1981, ALORS, SELON LE MOYEN, QUE LES PARTIES N'AVAIENT INSERE DANS LEUR CONTRAT DE BAIL ORIGINEL NI CLAUSE DE REVISION NI CLAUSE D'INDEXATION DES LOYERS ET QU'IL N'APPARTENAIT PAS AUX JUGES DE SE SUBSTITUER A LA VOLONTE DES PARTIES POUR MODIFIER UNE CONVENTION QU'ELLES AVAIENT LIBREMENT ACCEPTEE ; QUE LA COUR D'APPEL NE POUVAIT DONC, A DEFAUT D'AVOIR CONSTATE L'ACCORD DES PARTIES SUR CE POINT, DONNER EFFET A LA DECISION PRISE UNILATERALEMENT PAR LA SOCIETE LOGIREL D'AUGMENTER LE LOYER INITIALEMENT CONVENU ; QU'EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL ; MAIS ATTENDU QUE L'ARRET, D'UNE PART, FIXE A 120 FRANCS PAR MOIS L'INDEMNITE D'OCCUPATION DUE PAR MME X... POUR LE PARKING OCCUPE SANS DROIT NI TITRE A COMPTER DU 1ER AOUT 1979 ET RELEVE, D'AUTRE PART, QUE LA SOMME DE 759,50 FRANCS RECLAMEE PAR LA SOCIETE BAILLERESSE EST INFERIEURE A LA DIFFERENCE EXISTANT ENTRE LE TOTAL DES SOMMES DUES A TITRE DE LOYERS OU D'INDEMNITE D'OCCUPATION (CES DERNIERES CALCULEES SUR LES MEMES BASES QUE LES LOYERS DUS PAR LES LOCATAIRES) ET LES SOMMES PAYEES PAR MME X... ENTRE LE 1ER FEVRIER 1978 ET LE 4 MAI 1981, DIFFERENCE QUI EST DE 822,84 FRANCS ; QUE LA COUR D'APPEL A PU DEDUIRE DE CES CONSTATATIONS ET ENONCIATIONS QUE LA SOMME DE 759,50 FRANCS RECLAMEE PAR LA SOCIETE HLM LOGIREL ETAIT DUE ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QUE MME X... FAIT GRIEF A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE (GRENOBLE, 8 JUILLET 1981) D'AVOIR FIXE A 120 FRANCS PAR MOIS L'INDEMNITE D'OCCUPATION QU'ELLE DOIT PAYER A COMPTER DU 1ER AVRIL 1979 DATE D'EFFET DU CONGE METTANT FIN A LA LOCATION D'UN EMPLACEMENT DE STATIONNEMENT DE VEHICULES ALORS, SELON LE MOYEN, QUE LA COUR D'APPEL A RECONNU PAR AILLEURS QUE CETTE INDEMNITE D'OCCUPATION DEVAIT ETRE CALCULEE SUR LES MEMES BASES QUE LES LOYERS DUS PAR LES LOCATAIRES ET QU'IL N'EST PAS CONTESTE QUE LEUR MONTANT ETAIT, EN DERNIER LIEU, DE 103,09 FRANCS ; QUE PAR CETTE CONTRADICTION DE MOTIFS QUI N'EST ECLAIREE D'AUCUNE AUTRE EXPLICATION, LA COUR D'APPEL A VIOLE L'ARTICLE 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ET ALORS, D'AUTRE PART, QU'EN FIXANT L'INDEMNITE D'OCCUPATION DUE PAR MME X... A UN MONTANT SUPERIEUR A LA VALEUR LOCATIVE DU PARKING SANS RELEVER, POUR JUSTIFIER CET ECART, L'EXISTENCE D'UN PREJUDICE PARTICULIER SUBI PAR LA SOCIETE LOGIREL, PREJUDICE QUI N'ETAIT MEME PAS ALLEGUE PAR CETTE DERNIERE, LA COUR D'APPEL, N'A PAS MIS LA COUR DE CASSATION EN MESURE D'EXERCER SON CONTROLE ET A PRIVE SA DECISION DE BASE LEGALE AU REGARD DE L'ARTICLE 1382 DU CODE CIVIL ; MAIS ATTENDU QUE C'EST DANS L'EXERCICE DE SON POUVOIR SOUVERAIN D'APPRECIATION QUE LA COUR D'APPEL HORS LA CONTRADICTION PRETENDUE, A FIXE LE MONTANT DE L'INDEMNITE D'OCCUPATION SANS ETRE TENUE DE S'EXPLIQUER SUR LES DIFFERENTS ELEMENTS DU PREJUDICE PRIS EN CONSIDERATION ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 8 JUILLET 1981, PAR LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE ;