Identifiant: JURITEXT000007507144

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2006X10X02X00147X026", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/50/71/JURITEXT000007507144.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 12 octobre 2006, 05-14.726, Inédit", "date_decision": "2006-10-12 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "05-14726", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "2005-02-08", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Bourges (chambre civile) 2005-02-08", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : Mme FAVRE", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Donne acte à M. et Mme X... de ce qu'ils se sont désistés de leur pourvoi en tant que dirigé contre le ministre de l'économie et des finances et à Mme X... de son pourvoi en tant que dirigé contre le percepteur d'Argenton-sur-Creuse ; Sur le moyen unique, pris en sa seconde branche : Vu les articles L. 281, R. 281-1 à R. 281-5 du livre des procédures fiscales et l'article R. 421-5 du code de justice administrative ; Attendu que les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances et sommes quelconques, dont la perception incombe aux comptables publics, doivent être adressées, dans un délai défini, à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites, et ce, avant toute saisine de la juridiction compétente à peine d'irrecevabilité de la demande présentée à celle-ci ; que cette irrecevabilité est opposable au demandeur à la condition qu'il ait été informé, par l'acte de poursuite, des modalités et délais de recours, ainsi que des dispositions des articles R. 281-4 et R. 281-5 du livre des procédures fiscales ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, que l'agent comptable de la trésorerie d'Argenton-sur-Creuse a fait signifier le 1er décembre 2000 à M. et Mme X... un procès-verbal de saisie-vente pour obtenir le paiement d'une certaine somme correspondant à des impayés d'impôt sur le revenu, de taxe d'habitation, de taxe foncière et de redevance audiovisuelle ; que le 3 juillet 2003, le percepteur a fait délivrer à M. X... un acte intitulé signification de vente valant itératif commandement de payer ; que M. et Mme X... ont saisi un juge de l'exécution aux fins de nullité de la procédure de saisie-vente ; Attendu que pour déclarer irrecevable la demande, l'arrêt retient que le procès-verbal de saisie du 1er décembre 2000 précise qu'en application des articles L. 281, R. 281-1 et suivants du livre des procédures fiscales, les contestations relatives au recouvrement doivent être présentées au trésorier payeur général dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'acte, ce que n'ont pas fait M. et Mme X... ; Qu'en statuant ainsi, sans s'assurer que M. X... avait été informé des modalités et délais de recours à l'encontre du procès-verbal établi le 3 juillet 2003, ainsi que des dispositions des articles R. 281-4 et R. 281-5 du livre des procédures fiscales, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la première branche du moyen : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 8 février 2005, entre les parties, par la cour d'appel de Bourges ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Orléans ; Laisse les dépens à la charge du Trésor public ; Vu l'article 700 du nouveau code de procédure civile, rejette la demande du percepteur d'Argenton-sur-Creuse ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du douze octobre deux mille six.