Identifiant: JURITEXT000007521889

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X11X06X00555X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/18/JURITEXT000007521889.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 9 novembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-11-09 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1981-07-03", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Caen (Chambre correctionnelle) 1981-07-03", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : LA CAISSE REGIONALE D'ASSURANCE MALADIE DE NORMANDIE, PARTIE INTERVENANTE, CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE CAEN, CHAMBRE CORRECTIONNELLE, EN DATE DU 3 JUILLET 1981, QUI, DANS UNE PROCEDURE SUIVIE CONTRE GAUTHIER BERNARD DU X... DE BLESSURES INVOLONTAIRES, A OMIS DE STATUER SUR SA DEMANDE ; VU LE MEMOIRE PRODUIT ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES DISPOSITIONS DES ARTICLES 319 ET 320 DU CODE PENAL, 1382 DU CODE CIVIL, 322 ET 397 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS ET DEFAUT DE REPONSE A CONCLUSIONS ; EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE N'A PAS STATUE SUR LA DEMANDE EN REPARATION DE SON PREJUDICE MATERIEL PRESENTEE PAR LA CAISSE REGIONALE D'ASSURANCE MALADIE DE NORMANDIE DU FAIT DU DELIT DE BLESSURES INVOLONTAIRES RETENU A L'ENCONTRE DE GAUTHIER, ET A REJETE IMPLICITEMENT CETTE DEMANDE ; ALORS QUE LA CAISSE DEMANDERESSE S'ETAIT REGULIEREMENT CONSTITUEE, QU'AUCUNE EXCEPTION D'IRRECEVABILITE NE LUI AVAIT ETE OPPOSEE, QUE SES CONCLUSIONS AVAIENT ETE VISEES PAR LE PRESIDENT ET LE GREFFIER ET QUE SA PRESENCE EST CONSTATEE DANS L'ARRET LUI-MEME ; VU LESDITS ARTICLES ; ATTENDU QUE SELON LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, SONT DECLARES NULS LES ARRETS QUI OMETTENT DE PRONONCER SUR UNE OU PLUSIEURS DEMANDES DES PARTIES ; ATTENDU QU'APPELEE A STATUER SUR LA REPARATION DES CONSEQUENCES DOMMAGEABLES D'UN ACCIDENT DONT GAUTHIER, RECONNU COUPABLE DE BLESSURES INVOLONTAIRES SUR LA PERSONNE DE CAILLEZ, AVAIT ETE DECLARE ENTIEREMENT RESPONSABLE, LA COUR D'APPEL ETAIT SAISIE DE CONCLUSIONS DE LA CAISSE REGIONALE D'ASSURANCE MALADIE DE NORMANDIE TENDANT A OBTENIR LE REMBOURSEMENT DE L'EXCEDENT DE DEPENSES QU'ELLE SERAIT TENUE DE SUPPORTER PAR SUITE DU VERSEMENT A CAILLEZ A PARTIR DE LA DATE OU IL ATTEINDRAIT L'AGE DE 60 ANS, D'UNE PENSION DE VIEILLESSE D'UN MONTANT EGAL A CELUI DE LA PENSION D'INVALIDITE SERVIE JUSQUE LA PAR LA CAISSE PRIMAIRE ; ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE QUI, AU SURPLUS, A EVALUE LE PREJUDICE GLOBAL SUBI PAR LA VICTIME SANS TENIR COMPTE DES FRAIS MEDICAUX PRIS EN CHARGE PAR LA CAISSE PRIMAIRE ET EN A NEANMOINS DEDUIT LA SOMME DE 59841,08 F DONT ELLE ALLOUAIT LE REMBOURSEMENT A CET ORGANISME, A OMIS DE STATUER SUR LA DEMANDE DE LA CAISSE REGIONALE ET DE RETRANCHER DE L'INDEMNITE ALLOUEE A LA PARTIE CIVILE LE CAPITAL REPRESENTATIF DES PRESTATIONS QUE CETTE CAISSE DEVAIT ULTERIEUREMENT SERVIR A CAILLEZ ; QUE LA CASSATION EST ENCOURUE DE CE CHEF ; PAR CES MOTIFS ; CASSE ET ANNULE L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'APPEL DE CAEN EN DATE DU 3 JUILLET 1981, ET POUR ETRE STATUE A NOUVEAU CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE ROUEN, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN CHAMBRE DU CONSEIL ;