Identifiant: JURITEXT000007521309

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X06X06X00513X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/13/JURITEXT000007521309.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 9 juin 1982, Inédit", "date_decision": "1982-06-09 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1981-09-10", "juridiction_attaquee": "Cour d'Assises Paris 1981-09-10", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LES POURVOIS DE : - 1°) X... HOCINE, - 2°) A... CLAUDINE, CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'ASSISES DE PARIS DU 10 SEPTEMBRE 1981 QUI LES A CONDAMNES L'UN ET L'AUTRE A LA RECLUSION CRIMINELLE A PERPETUITE POUR ASSASSINATS, COMPLICITE DE CE CRIME, VOLS QUALIFIES ET COUPS ET VIOLENCES VOLONTAIRES ; JOIGNANT LES POURVOIS EN RAISON DE LA CONNEXITE ; VU LES MEMOIRES PRODUITS POUR CHACUN DES DEMANDEURS ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION DE X..., PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 302, 304 ET 463 DU CODE PENAL, DE LA LOI N° 81-908 DU 9 OCTOBRE 1981, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE ; "EN CE QUE L'ACCUSE, PASSIBLE AU MAXIMUM DE LA PEINE DE LA RECLUSION CRIMINELLE A PERPETUITE, A ETE CONDAMNE A CETTE PEINE BIEN QUE LE BENEFICE DES CIRCONSTANCES ATTENUANTES LUI AIT ETE RECONNU ; " SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION DE A... CLAUDINE, AINSI REDIGE : "EN CE QUE, PAR UN ARRET DU 10 SEPTEMBRE 1981, LA COUR D'ASSISES DE PARIS A DECLARE DAME MASCARO Y... DU CHEF DE COMPLICITE D'HOMICIDE VOLONTAIRE ET L'A CONDAMNEE A LA PEINE DE LA RECLUSION CRIMINELLE A PERPETUITE, APRES L'AVOIR ADMISE AU BENEFICE DES CIRCONSTANCES ATTENUANTES ; "ALORS QUE, PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 4 DU CODE PENAL, UNE LOI NOUVELLE EDICTANT DES PENALITES MOINS SEVERES DOIT ETRE APPLIQUEE AUX FAITS COMMIS ANTERIEUREMENT ET DONNANT LIEU A DES POURSUITES NON ENCORE TERMINEES PAR UNE DECISION DEFINITIVE AU MOMENT OU LA LOI NOUVELLE EST ENTREE EN VIGUEUR ; QU'IL EN EST AINSI DE LA LOI N° 81-908 DU 9 OCTOBRE 1981, PORTANT ABOLITION DE LA PEINE DE MORT ; QUE LA PEINE DE LA RECLUSION CRIMINELLE A PERPETUITE SE TROUVANT, PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 3 DE LADITE LOI, SUBSTITUEE A LA PEINE DE MORT PRECEDEMMENT ENCOURUE EN VERTU DE L'ARTICLE 304 DU CODE PENAL, N'EST PLUS LEGALE AU REGARD DE LA LOI NOUVELLE LA RECLUSION CRIMINELLE A PERPETUITE PRONONCEE PAR LA COUR D'ASSISES DE PARIS LE 10 SEPTEMBRE 1981 CONTRE DAME A..., DECLAREE Y... DE COMPLICITE D'HOMICIDE VOLONTAIRE, DES LORS QUE L'ACCUSEE A ETE ADMISE AU BENEFICE DES CIRCONSTANCES ATTENUANTES, QUE PAR SUITE, L'ARRET PRONONCANT CETTE PEINE DOIT ETRE ANNULE EN APPLICATION DU PRINCIPE ET DES TEXTES SUSVISES ; " LES MOYENS ETANT REUNIS ; VU LESDITS ARTICLES, ENSEMBLE LES ARTICLES 1 ET 3 DE LA LOI DU 9 OCTOBRE 1981 ; ATTENDU QU'IL EST DE PRINCIPE QU'UNE LOI NOUVELLE EDICTANT DES PENALITES MOINS SEVERES DOIT ETRE APPLIQUEE AUX FAITS COMMIS ANTERIEUREMENT ET DONNANT LIEU A DES POURSUITES NON ENCORE TERMINEES PAR UNE DECISION PASSEE EN FORCE DE CHOSE JUGEE AU MOMENT OU LA LOI NOUVELLE EST ENTREE EN VIGUEUR ; ATTENDU QUE LA COUR ET LE JURY, APRES AVOIR DECLARE X... ET A... CLAUDINE Z..., NOTAMMENT, D'ASSASSINAT, ET REPONDU AFFIRMATIVEMENT AUX QUESTIONS RELATIVES AUX CIRCONSTANCES ATTENUANTES, LES ONT CONDAMNES L'UN ET L'AUTRE A LA RECLUSION CRIMINELLE A PERPETUITE ; MAIS ATTENDU QUE L'ASSASSINAT QUI, AUX TERMES DE L'ARTICLE 302 ANCIEN DU CODE PENAL, ETAIT PUNI DE LA PEINE DE MORT, NE L'EST PLUS, EN APPLICATION DES DISPOSITIONS DES ARTICLES 1 ET 3 DE LA LOI PRECITEE DU 9 OCTOBRE 1981, QUE DE LA RECLUSION CRIMINELLE A PERPETUITE ; QUE LES ACCUSES AYANT BENEFICIE DES CIRCONSTANCES ATTENUANTES, LE MAXIMUM DE LA PEINE APPLICABLES EST DES LORS CELUI DE LA RECLUSION CRIMINELLE A TEMPS ; QU'AINSI LA PEINE INFLIGEE AUX DEMANDEURS N'EST PLUS LEGALE ; ATTENDU QUE SI L'ARRET ATTAQUE N'ENCOURT AUCUNE CENSURE POUR AVOIR STATUE COMME IL L'A FAIT AU JOUR OU IL A ETE RENDU, IL CONVIENT CEPENDANT DE PRONONCER SON ANNULATION ET DE RENVOYER L'AFFAIRE DEVANT LA MEME JURIDICTION POUR ETRE FAIT PAR CELLE-CI, S'IL Y A LIEU, APPLICATION DE LA LOI NOUVELLE ; ET ATTENDU QU'EN RAISON DE L'INDIVISIBILITE EXISTANT ENTRE LA DECLARATION DE CULPABILITE ET LA DECISION SUR LA PEINE, L'ANNULATION DOIT ETRE TOTALE ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'ASSISES DE PARIS, EN DATE DU 10 SEPTEMBRE 1981, ENSEMBLE LA DECLARATION DE LA COUR ET DU JURY ET LES DEBATS QUI L'ONT PRECEDEE, ET POUR QU'IL SOIT A NOUVEAU STATUE CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA MEME COUR D'ASSISES AUTREMENT COMPOSEE ;