Identifiant: JURITEXT000007074575

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1970X03X01X00011X00A", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/45/JURITEXT000007074575.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 9 mars 1970, 68-12.168, Inédit", "date_decision": "1970-03-09 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "REJET", "numero_affaire": "68-12168", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1968-02-06", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Orléans 1968-02-06", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. Ancel", "avocat_general": "Av.Gén. M. Blondeau", "avocats": "Av. Demandeur : M. Martin-Martinière", "rapporteur": "Rpr M. Cosse-Manière", "ecli": "", "sommaire": "PRET - Prêt d'argent - Action en remboursement - Existence de la dette - Preuve - Versement d'intérêts. Les juges du fond peuvent estimer que le versement, par une partie des intérêts d'une somme dont le remboursement est ensuite réclamé, constitue de sa part une reconnaissance implicite mais certaine de la créance."}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL EST REPROCHE A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR CONDAMNE KAPTEIN A REMBOURSER A FOUCRET LE MONTANT D'AVANCES QUE CELUI-CI LUI AVAIT CONSENTIES POUR L'ACHAT DE MATERIEL, AU MOTIF QUE LES PAIEMENTS EFFECTUES PAR FOUCRET ETAIENT ETABLIS PAR LES RECUS QUE LUI AVAIENT DELIVRES LES VENDEURS ET QUE LA PREUVE DU VERSEMENT PAR FOUCRET D'UNE SOMME DE 10100 FRS AU COMPTE DE KAPTEIN A LA CAISSE DE CREDIT AGRICOLE RESULTAIT DE LA DETENTION PAR LUI DU RECU DE CETTE SOMME, ALORS, SELON LE MOYEN, D'UNE PART, QUE LES REGLEMENTS DE FOURNITURES, S'ILS POUVAIENT REVELER L'EXISTENCE D'UN COMPTE ENTRE LES PARTIES, NE SUFFISAIENT PAS A ETABLIR LA REALITE D'UNE DETTE DE KAPTOIN ENVERS FOUCRET ET QUE LA COUR D'APPEL N'AURAIT PU SE CONTENTER DE FONDER SA DECISION SUR LA SEULE CONSTATATION QUE FOUCRET AVAIT CONSENTI DES AVANCES A KAPTEIN, MAIS AURAIT DU RECHERCHER SI, EN L'ETAT DES PREUVES APPORTEES PAR CE DERNIER, FOUCRET POUVAIT ENCORE SE PREVALOIR D'UNE CREANCE A SON ENCONTRE, ET ALORS D'AUTRE PART, QUE LE FAIT PAR FOUCRET DE POSSEDER UN RECU DU CREDIT AGRICOLE, LIBELLE AU NOM DE KAPTEIN, NE CONSTITUAIT PAS LA PREUVE QUE LE VERSEMENT AVAIT ETE EFFECTUE PAR FOUCRET ET QUE LA COUR D'APPEL N'AURAIT PU, SANS DENATURER CE DOCUMENT, DIRE QU'IL APPORTAIT CETTE PREUVE ; MAIS ATTENDU QUE LES JUGES DU SECOND DEGRE SE SONT FONDES SUR LES CONSTATATIONS DE L'EXPERTISE QU'ILS AVAIENT ORDONNEE, POUR ESTIMER SOUVERAINEMENT QUE KAPTEIN RESTAIT, EN L'ABSENCE DE TOUTE JUSTIFICATION DE REMBOURSEMENT, REDEVABLE ENVERS FOUCRET DES AVANCES QUE CELUI-CI LUI AVAIT CONSENTIES, QU'ILS ONT, D'AUTRE PART, RELEVE SANS DENATURATION QUE KAPTEIN NE CONTESTAIT PAS QUE FOUCRET EUT ETE MIS REGULIEREMENT EN POSSESSION DU RECU DE LA SOMME DE 101000 FRS DELIVRE PAR LA CAISSE AU NOM DE KAPTEIN, ET QU'AYANT CONSTATE QUE KAPTEIN AVAIT FAIT DES VERSEMENTS CORRESPONDANT AUX INTERETS DES SOMMES QUE LUI RECLAMAIT FOUCRET, "COMPTE TENU DU PRET DE 10100 FRS", ILS ONT ESTIME QUE CES VERSEMENTS CONSTITUAIENT DE SA PART UNE RECONNAISSANCE IMPLICITE MAIS CERTAINE DE LA CREANCE DE FOUCRET ET AINSI LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION ; QUE LE MOYEN N'EST DONC FONDE EN AUCUNE DE SES BRANCHES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 6 FEVRIER 1968 PAR LA COUR D'APPEL D'ORLEANS,