Identifiant: JURITEXT000007353767

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1997X05X05X00425X092", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/35/37/JURITEXT000007353767.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 29 mai 1997, 94-42.592, Inédit", "date_decision": "1997-05-29 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "94-42592", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1994-01-07", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Paris (18ème chambre, section C) 1994-01-07", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. GELINEAU-LARRIVET", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par M. Marc X..., demeurant ..., en cassation d'un arrêt rendu le 7 janvier 1994 par la cour d'appel de Paris (18ème chambre, section C), au profit de la société SOS Cosmas, dont le siège est ..., défenderesse à la cassation ; EN PRESENCE DE : L'Union Locale des Syndicats CGT du 8ème arrondissement de Paris, ..., La société SOS Cosmas a formé un pourvoi incident contre le même arrêt ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 2 avril 1997, où étaient présents : M. Gélineau-Larrivet, président, M. Boubli, conseiller rapporteur, M. Carmet, conseiller, M. Frouin, Mme Barberot, conseillers référendaires, M. Chauvy, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. Boubli, conseiller, les conclusions de M. Chauvy, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique du pourvoi principal annexé au présent arrêt : Attendu que M. X..., directeur au cabinet d'opticien Cosmas à Saint-Lazare et membre suppléant du comité d'entreprise a fait l'objet d'une mise à pied conservatoire dans l'attente d'une autorisation administrative de licenciement; que celle-ci ayant été refusée tant par l'inspecteur du travail que par l'autorité hiérarchique, l'employeur lui a proposé d'être réintégré dans un autre établissement, ce qu'il a refusé; que l'employeur qui avait cessé de le rémunérer à compter du mois de février 1993 a essuyé un nouveau refus de l'autorité administrative le 24 mai 1993; que par arrêt du 1er juillet 1993, frappé d'un pourvoi qui a été rejeté, la cour d'appel statuant en référé a ordonné la réintégration du salarié et lui a alloué une provision; que par l'arrêt attaqué (Paris, 7 janvier 1994) elle a dit que les intérêts légaux portaient sur le montant net des sommes allouées et que leur point de départ devait être fixé à la date de l'arrêt du 1er juillet 1993 ; Attendu que pour les motifs figurant au mémoire, M. X... fait grief à l'arrêt d'avoir ainsi statué, alors d'une part, que la somme sujette à intérêts doit s'entendre des salaires bruts, et alors d'autre part, que le point de départ des intérêts devait être fixé à la date de la citation valant sommation de payer ; Mais attendu d'abord que la cour d'appel ayant accordé une provision au salarié a exactement décidé que les intérêts légaux portaient sur le montant effectivement alloué ; Attendu ensuite que cette provision étant à valoir sur le montant de l'indemnité forfaitaire revenant au salarié à la suite de la méconnaissance, par l'employeur, du statut protecteur, la cour d'appel, statuant à titre provisoire, a pu décider que les intérêts légaux couraient à compter de la décision allouant cette provision; que le moyen n'est pas fondé ; Et sur le moyen unique du pourvoi incident annexé au présent arrêt : Attendu qu'il est fait grief à la cour d'appel pour les motifs énoncés au moyen d'avoir interprété comme elle l'a fait son précédent arrêt ; Mais attendu que c'est dans l'exercice de son pouvoir d'interprétation que la cour d'appel a statué comme elle l'a fait; que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Laisse à chaque partie la charge de ses propres dépens ; Rejette la demande formée au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-neuf mai mil neuf cent quatre-vingt-dix-sept.