Identifiant: JURITEXT000007075488

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1974X11X02X00041X00A", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/54/JURITEXT000007075488.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 28 novembre 1974, 74-10.322, Inédit", "date_decision": "1974-11-28 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation partielle Cassation", "numero_affaire": "74-10322", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1973-10-24", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Amiens (Chambre 1 ) 1973-10-24", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. Drouillat", "avocat_general": "Av.Gén. M. Mazet", "avocats": "Av. Demandeur : M. Nicolas", "rapporteur": "Rpr M. Lemercier", "ecli": "", "sommaire": "CASSATION - Moyen - Dénaturation - Divorce séparation de corps - Requête en divorce. * DIVORCE SEPARATION DE CORPS - Causes - Excès, sévices, injures graves - Excuses - Excuses figurant dans la requête en divorce. * DIVORCE SEPARATION DE CORPS - Procédure - Requête - Termes - Dénaturation - Cassation. Dénaturent les termes claires et précis d'une requête en divorce et lui donnent un sens et une portée que ces termes ne comportent pas, les juges pour déclarer que le comportement de la femme n'était pas justifié par celui du mari, énoncent que cette épouse n'avait pas fait allusion dans sa requête à une quelconque liaison du mari, et ce alors que dans ladite requête l'épouse se plaignait d'être délaissée par son mari et faisait état de l'inconduite de ce dernier qui se déclarait \"dragueur\"."}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL, ATTENDU QUE L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, QUI A PRONONCE ENTRE LES EPOUX X... LE DIVORCE A LEURS TORTS RECIPROQUES, A ESTIME POUR ACCUEILLIR LA DEMANDE DU MARI, QUE LE COMPORTEMENT VIOLENT ET AGRESSIF DE LA FEMME, INJURIEUX POUR LE MARI, NE SE TROUVAIT PAS JUSTIFIE PAR LE FAIT QUE CE DERNIER NE L'AVAIT PAS DELAISSEE APRES LA NAISSANCE DU TROISIEME ENFANT EN SEPTEMBRE 1969 POUR ENTRETENIR UNE LIAISON COUPABLE ; QUE POUR SE PRONONCER COMME ILS L'ONT FAIT LES JUGES D'APPEL ONT ENONCE QUE DAME X... N'AVAIT PAS FAIT ALLUSION DANS SA REQUETE EN DIVORCE A UNE QUELCONQUE LIAISON DE SON MARI ; OR ATTENDU QUE DANS LADITE REQUETE DAME X..., QUI SE PLAIGNAIT D'ETRE DELAISSEE PAR SON MARI, FAISAIT ETAT DE L'INCONDUITE DE CE DERNIER ET PRECISAIT QU'EN AVRIL 1970 IL LUI AVAIT AVOUE QU'IL L'AVAIT TROMPE ET DECLARAIT D'AILLEURS DEVANT SES AMIS QU'IL ETAIT "DRAGUEUR", QUE LA REQUETE AJOUTAIT QUE LE COMPORTEMENT DE X... N'ETAIT PAS NOUVEAU ET VISAIT DES FAITS QUI SE SERAIENT PASSES L'UN QUELQUES ANNEES APRES LE MARIAGE, L'AUTRE AU MOMENT DE LA NAISSANCE DU SECOND ENFANT ; D'OU IL SUIT QU'EN DONNANT A LA REQUETE EN DIVORCE DE LA FEMME UN SENS ET UNE PORTEE QUE SES TERMES CLAIRS ET PRECIS NE COMPORTAIENT PAS, LES JUGES D'APPEL L'ONT DENATUREE ET ONT AINSI VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE SE PRONONCER SUR LA SECONDE BRANCHE DU MOYEN, CASSE ET ANNULE, EN CE QU'IL A PRONONCE LE DIVORCE AUX TORTS DE LA FEMME ET DES CHEFS QUI EN SONT LA CONSEQUENCE, L'ARRET RENDU LE 24 OCTOBRE 1973 ENTRE LES PARTIES PAR LA COUR D'APPEL D'AMIENS REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE DOUAI A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;