Identifiant: JURITEXT000007074813

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X04X02X00507X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/48/JURITEXT000007074813.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 29 avril 1982, Inédit", "date_decision": "1982-04-29 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1980-06-03", "juridiction_attaquee": "Tribunal de grande instance TOURS (Chambre 2) 1980-06-03", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU, SELON LE JUGEMENT ATTAQUE, RENDU EN DERNIER RESSORT, QUE, DANS UNE PROCEDURE DE SAISIE IMMOBILIERE ENGAGEE PAR L'UNION DE CREDIT POUR LE BATIMENT CONTRE DEMOISELLE X..., LA DATE DE L'ADJUDICATION AVAIT ETE FIXEE MAIS AVAIT FAIT L'OBJET DE PLUSIEURS RENVOIS : QUE DES SUBROGATIONS SUCCESSIVES AYANT ETE PRONONCEES, UNE NOUVELLE DATE AYANT ETE FIXEE POUR LA VENTE A LA DEMANDE DE MIRIBEL, DERNIER CREANCIER SUBROGE, DELLE X... A SOLLICITE UN SURSIS A L'ADJUDICATION ; ATTENDU QUE DELLE X... REPROCHE AU JUGEMENT D'AVOIR REJETE CETTE DEMANDE SANS PRECISER LA DATE DE PUBLICATION DU COMMANDEMENT ET CELLE DE LA PUBLICATION DU JUGEMENT PROLONGEANT LES EFFETS DU COMMANDEMENT NI INDIQUE LES CONDITIONS DANS LESQUELLES LA DATE DE L'ADJUDICATION AVAIT ETE FIXEE, NE PERMETTANT PAS AINSI A LA COUR DE CASSATION DE VERIFIER SI LA PEREMPTION DE TROIS ANS N'ETAIT PAS ACQUISE ; MAIS ATTENDU QUE LE TRIBUNAL, QUI N'ETAIT PAS SAISI D'UN INCIDENT DE PEREMPTION, N'ETAIT PAS TENU DE RECHERCHER D'OFFICE SI CETTE PEREMPTION AURAIT ETE ACQUISE ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; SUR LE DEUXIEME MOYEN : ATTENDU QUE, SELON LE MOYEN, LE TRIBUNAL A AINSI STATUE, SANS REPONDRE AUX CONCLUSIONS DE DELLE X... ALLEGUANT QU'ELLE POUVAIT INVOQUER LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 1244 DU CODE CIVIL A L'ENCONTRE DU CREANCIER SUBROGE DANS LES POURSUITES, EN L'ABSENCE D'AUDIENCE EVENTUELLE, ET QU'ELLE ETAIT A MEME DE S'ACQUITTER DE SA DETTE PAR FRACTIONS MENSUELLES PENDANT UNE PERIODE D'UN AN ; MAIS ATTENDU QUE LES ARTICLES 702 ET 703 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, REGLEMENTANT SPECIALEMENT LES CONDITIONS DANS LESQUELLES LA MISE AUX ENCHERES PEUT FAIRE L'OBJET D'UN RENVOI QUAND LA DATE DE L'ADJUDICATION A DEJA ETE FIXEE, EXCLUENT TOUT AUTRE MODE DE SURSIS EN LA MATIERE ; QU'IL S'AGIT DE DISPOSITIONS SPECIALES DEROGEANT AU DROIT COMMUN DE L'ARTICLE 1244 DU CODE CIVIL ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; SUR LE TROISIEME MOYEN : ATTENDU QU'IL EST ENCORE FAIT GRIEF AU JUGEMENT D'AVOIR REJETE UNE DEMANDE DE SURSIS SUBSIDIAIREMENT FONDEE SUR L'ARTICLE 703 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE EN STATUANT EN FONCTION DE CIRCONSTANCES PASSEES ET NON SELON LES POSSIBILITES PRESENTES ET FUTURES CERTAINES DU DEBITEUR ; MAIS ATTENDU QUE LES JUGEMENTS STATUANT SUR UNE DEMANDE DE SURSIS DANS LES TERMES DUDIT ARTICLE NE SONT SUSCEPTIBLES D'AUCUN RECOURS ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN EST IRRECEVABLE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE LE JUGEMENT RENDU LE 3 JUIN 1980 PAR LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE TOURS ;