Identifiant: JURITEXT000018643928

Métadonnées:
{"ancien_id": "", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/18/64/39/JURITEXT000018643928.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 19 mars 2008, 07-85.149, Inédit", "date_decision": "2008-03-19 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "C0801648", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "07-85149", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "2007-03-21", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Nancy", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "M. Cotte (président)", "avocat_general": "", "avocats": "SCP Thouin-Palat et Boucard", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : Statuant sur le pourvoi formé par : - X... Bernard, contre l'arrêt de la cour d'appel de NANCY, chambre correctionnelle, en date du 21 mars 2007, qui, pour abus de confiance, escroquerie, faux et usage, l'a condamné à trois ans d'emprisonnement dont un an avec sursis et mise à l'épreuve, cinq ans d'interdiction professionnelle et a prononcé sur les intérêts civils ; Vu les mémoires, personnel et ampliatif, produits ; Sur le moyen unique de cassation des mémoires, personnel et ampliatif, pris de la violation des articles 388, 503-1 et 512 du code de procédure pénale, de l'article 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l'homme et des droits de la défense ; "en ce que l'arrêt attaqué a statué par arrêt contradictoire à signifier à l'égard du prévenu Bernard X... ; "aux motifs qu' « à l'audience de la cour, le prévenu ne se présente pas ni personne pour lui, bien que cité à sa dernière adresse déclarée ; qu'il convient de statuer à son égard par arrêt contradictoire à signifier conformément aux dispositions de l'article 503-1 du code de procédure pénale » ; "1°) alors que, selon l'article 503-1 du code de procédure pénale, lorsqu'il est libre, le prévenu qui forme appel doit déclarer son adresse personnelle ; que toute citation, notification ou signification faite à la dernière adresse déclarée est réputée faite à sa personne et le prévenu, qui ne comparaît pas à l'audience sans excuse reconnue valable par la cour d'appel, est jugé par arrêt contradictoire à signifier ; que cette disposition n'est pas applicable si le prévenu a été cité à une adresse autre que celle qu'il a déclarée ; qu'en l'espèce, il résulte des pièces de la procédure, que le 5 novembre 2004, Bernard X... a relevé appel des dispositions pénales et civiles du jugement du tribunal correctionnel de Bar-le-Duc en date du même jour, en déclarant comme adresse ... ; qu'il résulte de l'arrêt que la cour d'appel a considéré comme dernière adresse déclarée le ... ; que la cour d'appel ne pouvait donc considérer valablement que Bernard X... avait été cité à sa dernière adresse déclarée ; "2°) alors que le tribunal correctionnel ou la cour d'appel sont saisis des infractions de leur compétence notamment par la citation ; que, faute pour Bernard X... d'avoir été cité à l'adresse qu'il avait déclarée conformément à l'article 503-1 du code de procédure pénale, la cour d'appel, qui n'était pas légalement saisie à l'égard de celui-ci, a, en statuant comme elle l'a fait, commis un excès de pouvoir" ; Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces de procédure que Bernard X..., interjetant appel, le 5 novembre 2004, d'un jugement qui l'avait condamné pour abus de confiance, escroquerie, faux et usage, a déclaré son adresse conformément aux dispositions de l'article 503-1 du code de procédure pénale ; que la citation délivrée pour l'audience devant la cour d'appel n'ayant pu être remise à l'intéressé qui était inconnu à l'adresse déclarée, l'huissier de justice a établi un acte dénommé "tentative" ; que le prévenu n'a ni comparu à l'audience ni fourni d'excuse ; Attendu que la cour d'appel considérant que le prévenu avait été cité à sa dernière adresse déclarée, a statué par un arrêt contradictoire à signifier à son égard ; Attendu qu'en prononçant ainsi, et dès lors qu'il est sans conséquence que figure sur l'arrêt une adresse différente de celle déclarée, la cour d'appel a fait une exacte application de l'article 503-1 précité ; Qu'en effet, l'huissier de justice, qui se transporte à l'adresse déclarée afin de délivrer une citation et dresse un procès-verbal constatant que l'appelant y est inconnu, n'a pas d'autre diligence à accomplir, les articles 555 et suivants du même code étant inapplicables et l'acte délivré à l'adresse déclarée conformément à l'article 503-1, alinéa 4, du code de procédure pénale valant citation à personne ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE le pourvoi ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Etaient présents aux débats et au délibéré, dans la formation prévue à l'article 567-1-1 du code de procédure pénale : M. Cotte président, Mme Degorce conseiller rapporteur, M. Dulin conseiller de la chambre ; Greffier de chambre : Mme Daudé ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;