Identifiant: JURITEXT000007079163

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X01X05X00068X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/91/JURITEXT000007079163.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 26 janvier 1983, Inédit", "date_decision": "1983-01-26 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "", "juridiction_attaquee": "COUR D'APPEL de Poitiers, CHAMBRE SOCIALE, 1980-O6-11", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE L 122-14-2 DU CODE DU TRAVAIL ET L'ARTICLE 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, MANQUE DE BASE LEGALE, DEFAUT DE REPONSE A CONCLUSIONS ; ATTENDU QUE MARTINS, ENGAGE LE 1ER SEPTEMBRE 1966 PAR LA SOCIETE KEMPF, A ETE AFFECTE EN JUILLET 1973 A L'AGENCE D'AIRVAULT EN QUALITE D'AGENT DE MAITRISE ASSIMILE CADRE, QU'IL FUT LICENCIE LE 18 JANVIER 1979 AVEC DISPENSE D'EFFECTUER LE PREAVIS QUE, REPONDANT A LA DEMANDE DU SALARIE, LA SOCIETE FAISAIT SAVOIR A MARTINS QUE LE MANQUE DE CONFIANCE CONSECUTIF AUX PROPOS PAR LUI TENUS LORS DU BANQUET DE LA SAINT-ELOI ET LE FAIT D'AVOIR ECRIT LA LETTRE PAR LAQUELLE UN AUTRE SALARIE AVAIT ENGAGE UNE PROCEDURE CONTRE LA SOCIETE AVAIENT MOTIVE SON LICENCIEMENT ; ATTENDU QUE LA SOCIETE FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE DE L'AVOIR CONDAMNEE A VERSER A MARTINS UNE INDEMNITE POUR LICENCIEMENT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE AUX MOTIFS QUE MARTINS N'AVAIT PAS DIFFAME SON EMPLOYEUR NI CHERCHE SYSTEMATIQUEMENT A DRESSER CONTRE CELUI-CI SES CAMARADES DE TRAVAIL, ALORS QUE, D'UNE PART, LE CADRE ADJOINT AU DIRECTEUR D'UNE AGENCE NE COMPORTANT QU'UN NOMBRE RESTREINT DE SALARIES EST TENU A UNE OBLIGATION DE RESERVE DONT L'INOBSERVATION EST DE NATURE A CONSTITUER UN MOTIF DE LICENCIEMENT, QU'EN LEGITIMANT LES FAUTES REPROCHEES ET CONSTATEES DE CE CADRE, SANS RECHERCHER DANS QUELLE MESURE ELLES AVAIENT DETRUIT LA CONFIANCE QUE L'EMPLOYEUR LUI AVAIT ACCORDEE, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION, ALORS QUE, D'AUTRE PART, IL ETAIT SOUTENU DANS SES CONCLUSIONS RESTEES SANS REPONSE, QUE MARTINS AVAIT ADOPTE UNE ATTITUDE SYSTEMATIQUEMENT HOSTILE ENVERS SON EMPLOYEUR ET NOTAMMENT INJURIEUSE ENVERS LE DIRECTEUR DE L'AGENCE ; MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE LES JUGES DU FOND, QUI ONT APPRECIE LA PORTEE ET LA VALEUR PROBANTE DES ELEMENTS DE LA CAUSE, ONT RELEVE QU'AUCUN DES SEIZE PARTICIPANTS AU BANQUET DE LA SAINT-ELOI N'AVAIT ENTENDU MARTINS INCITER SES COLLEGUES A ETABLIR UN DOSSIER DIRIGE CONTRE LA SOCIETE, QU'ILS ONT ESTIME QUE LE FAIT D'AVOIR AIDE UN AUTRE SALARIE A CONSTITUER DES PIECES D'UNE INSTANCE PRUD'HOMALE, DONT IL N'ETAIT PAS L'INCITATEUR, NE CONSTITUAIT PAS UNE FAUTE POUR MARTINS, LUI-MEME ENGAGE DANS UNE ACTION PRUD'HOMALE CONTRE LA SOCIETE, CE DONT IL RESULTAIT QUE LE MANQUE DE CONFIANCE ALLEGUE N'ETAIT PAS FONDE ; ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE REPONDANT AUX CONCLUSIONS DE LA SOCIETE CONCERNANT L'ATTITUDE, SELON ELLE, SYSTEMATIQUEMENT HOSTILE DE MARTINS A SON EGARD ET INJURIEUSE ENVERS LE DIRECTEUR, BIEN QUE CE MOTIF NE FIGURAT PAS PARMI CEUX ENONCES DANS LA LETTRE EXPLICITANT, PAR APPLICATION DE L'ARTICLE L 122-14-2 DU CODE DU TRAVAIL, LES RAISONS DU LICENCIEMENT, LA COUR D'APPEL A ESTIME QU'IL NE RESULTAIT PAS DES DOCUMENTS DE LA CAUSE, ET SPECIALEMENT DE L'ENQUETE DILIGENTEE PAR LES PREMIERS JUGES, QUE MARTINS AIT COMMIS LES FAITS REPROCHES ; QU'IL S'ENSUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 11 JUIN 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE POITIERS ;