Identifiant: JURITEXT000007524343

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1983X03X06X00048X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/43/JURITEXT000007524343.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 8 mars 1983, Inédit", "date_decision": "1983-03-08 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1982-06-22", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Colmar, Chambre correctionnelle, 1982-06-22", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : - LE PROCUREUR GENERAL PRES LA COUR D'APPEL DE COLMAR, CONTRE UN ARRET DE CETTE COUR, CHAMBRE CORRECTIONNELLE, EN DATE DU 22 JUIN 1982 QUI A RELAXE GARWES LUDER DE LA PREVENTION DE TROMPERIE QUE LA QUANTITE DE LA MARCHANDISE ; VU LE MEMOIRE DU PROCUREUR GENERAL ET LE MEMOIRE EN DEFENSE ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES I ET II DE LA LOI DU 1ER AOUT 1905, 3 ET 5 DU DECRET DU 3 SEPTEMBRE 1965, ET DU DECRET DU 12 OCTOBRE 1972 ; VU LESDITES DISPOSITIONS, ENSEMBLE L'ARTICLE 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ; ATTENDU QUE TOUT JUGEMENT OU ARRET DOIT CONTENIR LES MOTIFS PROPRES A JUSTIFIER LA DECISION ; QUE L'INSUFFISANCE DES MOTIFS EQUIVAUT A LEUR ABSENCE ; ATTENDU QU'IL RESULTE DU PROCES-VERBAL, BASE DES POURSUITES, ET DE L'ARRET ATTAQUE, QUE LORS D'UN CONTROLE DANS LE DEPOT D'EXPEDITION DE LA SOCIETE "CAFE HAG", DONT GARWES EST LE DIRIGEANT, LES AGENTS DU SERVICE DES INSTRUMENTS DE MESURE ONT CONSTATE QUE DES PAQUETS DE CAFE TORREFIE ET CONDITIONNE PAR LADITE SOCIETE, PRELEVES AU HASARD DANS LES STOCKS, ETAIENT D'UN POIDS INFERIEUR, POUR UNE PROPORTION VARIANT DE 0,3 A 1,16 %, AU POIDS INDIQUE SUR L'EMBALLAGE ; ATTENDU QUE POUR RELAXER GARWES DU CHEF DE TROMPERIE SUR LA QUANTITE DE LA MARCHANDISE VENDUE, LA COUR D'APPEL, RAPPELANT LES DISPOSITIONS DU DECRET DU 3 SEPTEMBRE 1965 QUI FIXANT LES LIMITES DE LA TENEUR EN EAU DES DIFERENTES CATEGORIES DE CAFE, ENONCE QU'IL EUT ETE INDISPENSABLE, POUR ETABLIR EN L'ESPECE LA REALITE DE L'INFRACTION, QU'AU CONTROLE QUANTITATIF DU CONTENU DES PAQUETS, LE SEUL AUQUEL IL AVAIT ETE PROCEDE, S'AJOUTAT UNE VERIFICATION DU TAUX D'HUMIDITE, UNE TELLE VERIFICATION POUVANT REVELER UNE TENEUR EN EAU INFERIEURE AU TAUX MAXIMUM AUTORISE, ET QU'EN CONSEQUENCE, EN RAISON DU MANQUE MINIME DE POIDS INCRIMINE, ET DE LA TENDANCE A LA REHYDRATATION DU CAFE TORREFIE, IL N'ETAIT NULLEMENT EXCLU QUE, LORS DE LEUR MISE EN VENTE AU CONSOMMATEUR, LES PAQUETS EN CAUSE AURAIENT, SINON DEPASSE, MAIS AU MOINS ATTEINT, LE POIDS FIGURANT SUR L'ETIQUETAGE, SANS POUR AUTANT ENFEINDRE LES NORMES DE QUALITE REQUISES, CE QUI SERAIT EXCLUSIF DE TOUTE FRAUDE ; MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QU'EN SE DETERMINANT SUR DE TELLES CONSIDERATIONS PUREMENT HYPOTHETIQUES, DEDUITES DE DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES AYANT TRAIT AUX QUALITES DE PRODUIT, ALORS QUE LE SERVICE COMPETENT AVAIT, DANS UN PROCES-VERBAL FAISANT FOI JUSQU'A PREUVE CONTRAIRE, CONSTATE UNE INFRACTION A LA LEGISLATION CONCERNANT LE POIDS DE LA MARCHANDISE, NOTAMMENT AU DECRET DU 12 OCTOBRE 1972, LA COUR D'APPEL N'A PAS JUSTIFIE SA DECISION ; ATTENDU D'AUTRE PART, QU'EN ESTIMANT QUE SEUL DEVAIT ETRE PRIS EN CONSIDERATION L'ETAT DE LA MARCHANDISE CHEZ LE COMMERCANT DETAILLANT, ALORS QUE SELON LE TEXTE PRECITE, L'INFRACTION PEUT ETRE COMMISE EN TOUS LIEUX OU LE PRODUIT EST DETENU EN VUE DE LA VENTE, LA COUR D'APPEL A AJOUTE AU DELIT POURSUIVI UN ELEMENT CONSTITUTIF QUE LA LOI NE PREVOIT PAS, ET AINSI, ENTACHE SA DECISION D'ILLEGALITE ; QUE LA CASSATION EST DES LORS ENCOURUE DE CES DEUX CHEFS ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, EN TOUTES CES DISPOSITIONS, L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'APPEL DE COLMAR, EN DATE DU 22 JUIN 1982, ET POUR QU'IL SOIT A NOUVEAU STATUE CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE METZ, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN CHAMBRE DU CONSEIL ;