Identifiant: JURITEXT000007074174

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X11X03X00623X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/41/JURITEXT000007074174.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 30 novembre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-11-30 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1981-05-27", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4, 1981-05-27", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LES DEUX MOYENS REUNIS : ATTENDU QUE LES SYNDICATS DES COPROPRIETAIRES DES BLOCS A B C D E ET F DE L'ENSEMBLE IMMOBILIER RIVIERA PALACE, FONT GRIEF A L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE (AIX-EN-PROVENCE, 27 MAI 1981) DE LES AVOIR DEBOUTES DE LEUR DEMANDE TENDANT A INTERDIRE A M X..., PROPRIETAIRE DU LOCAL A SITUE AU REZ-DE-CHAUSSEE DU BLOC F, A USAGE DE GARAGES ET LOGEMENTS, L'UTILISATION DE SON LOCAL A DES FINS COMMERCIALES, ALORS, SELON LE MOYEN, QUE, "D'UNE PART, SELON L'ARTICLE 5 DU CAHIER DES CHARGES AUQUEL S'EST REFERE L'ARRET ATTAQUE, "LES LOCAUX NE POURRONT ETRE OCCUPES QUE BOURGEOISEMENT, TOUT COMMERCE ETANT FORMELLEMENT INTERDIT, DE MEME EN CE QUI CONCERNE LES GARAGES, ILS NE POURRONT SERVIR QUE DE GARAGES AUTOMOBILES OU ENTREPOTS A L'EXCLUSION BIEN ENTENDU DE MATIERES EXPLOSIVES ET INFLAMMABLES, TOUTEFOIS LES GARAGES 1 ET 2 POURRONT ETRE TRANSFORMES EN LOCAUX COMMERCIAUX" ; QUE LA COUR D'APPEL NE POUVAIT, SANS ENTACHER SA DECISION D'UN MANQUE DE BASE LEGALE AU REGARD DE L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL, S'ABSTENIR DE RECHERCHER SI L'USAGE DU LOCAL A LITIGIEUX A DES FINS COMMERCIALES N'ETAIT PAS CONTRAIRE A LA CLAUSE D'HABITATION BOURGEOISE INSEREE DANS LE REGLEMENT DE COPROPRIETE, ALORS, D'AUTRE PART, QUE LES JUGES DU FOND SE DEVAIENT D'AUTANT PLUS EXAMINER CETTE QUESTION QUE LES SYNDICATS DES COPROPRIETAIRES, DANS LEURS CONCLUSIONS D'APPEL (PAGE 9) ONT FAIT EXPRESSEMENT VALOIR QUE LE LOCAL A NE BENEFICIAIT PAS DE LA DEROGATION PERMETTANT UN USAGE COMMERCIAL ACCORDEE RESTRICTIVEMENT AUX GARAGES N° 1 ET 2 ET QU'IL ETAIT AINSI INTEGRALEMENT SOUMIS A L'OBLIGATION GENERALE D'HABITATION BOURGEOISE ET NE POUVAIT ETRE UTILISE COMME ANNEXE D'UNE ACTIVITE COMMERCIALE, EN L'OCCURRENCE LE COMMERCE D'ENTREPRENEUR DE TRAVAUX PUBLICS EXERCE PAR M X..., ET QU'AINSI LA COUR EN NE REPONDANT PAS A CE MOYEN PERTINENT A VIOLE L'ARTICLE 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ET ALORS, ENFIN, QUE LA COUR D'APPEL, EN DECLARANT QUE SELON L'ARTICLE 5 DU REGLEMENT DE COPROPRIETE LES LOCAUX DU BATIMENT F NE PEUVENT SERVIR QUE DE GARAGES AUTOMOBILES OU ENTREPOTS ET QUE L'UTILISATION DE SON LOCAL PAR M X... POUR Y ENTREPOSER DU MATERIEL EST CONFORME AU CAHIER DES CHARGES, A DENATURE PAR VOIE DE RETRANCHEMENT L'ARTICLE 5 PRECITE EN S'ABSTENANT DE MENTIONNER LA CLAUSE D'HABITATION BOURGEOISE QUI Y FIGURE ET DONT L'OBLIGATION N'A PAS ETE RESPECTEE PAR M X..., ET QU'AINSI LA COUR A ENCORE VIOLE L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL ; ET ALORS, ENFIN, D'UNE PART, QUE LE REGLEMENT DE COPROPRIETE PRECISE EN SON ARTICLE 5 QUE LES LOCAUX (AUTRES QUE LES CHAMBRES) NE POURRONT SERVIR QUE DE GARAGES AUTOMOBILES OU ENTREPOTS, D'AUTRE PART, QUE L'UTILISATION DE SON LOCAL PAR M X... POUR Y ENTREPOSER DU MATERIEL EST DONC CONFORME AU REGLEMENT DE COPROPRIETE ; QU'AU SURPLUS, COMPTE TENU DE LA TAILLE DU LOCAL, ELLE N'EST PAS CONTRAIRE A LA DESTINATION DE L'IMMEUBLE : SERVICES, ENTREPOTS ET GARAGES, ALORS QUE, SELON L'ARTICLE 5 DU CAHIER DES CHARGES, "LES LOCAUX NE POURRONT ETRE OCCUPES QUE BOURGEOISEMENT, TOUT COMMERCE ETANT FORMELLEMENT INTERDIT ; EN CE QUI CONCERNE LES GARAGES, ILS NE POURRONT SERVIR QUE DE GARAGES AUTOMOBILES OU ENTREPOTS" ; LA COUR D'APPEL NE POUVAIT, SANS DENATURER CE TEXTE ET VIOLER L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL, DECLARER QUE LE LOCAL A, QUI N'A PAS ETE DESIGNE COMME GARAGE DANS LE DESCRIPTIF DU BLOC F, POUVAIT ETRE UTILISE PAR SON PROPRIETAIRE A CETTE FIN OU COMME ENTREPOT" ; MAIS ATTENDU QUE, HORS LA DENATURATION ALLEGUEE, L'ARRET, REPONDANT AUX CONCLUSIONS, RETIENT SOUVERAINEMENT QUE L'UTILISATION DE SON LOCAL PAR M X... POUR ENTREPOSER DU MATERIEL ETAIT CONFORME AU REGLEMENT DE COPROPRIETE QUI PRECISE EN SON ARTICLE 5 QUE LES LOCAUX, AUTRES QUE LES CHAMBRES, NE POURRONT SERVIR QUE DE GARAGES AUTOMOBILES OU ENTREPOTS ; QUE CE SEUL MOTIF SUFFIT A JUSTIFIER LA DECISION ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 27 MAI 1981 PAR LA COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE ;