Identifiant: JURITEXT000007524014

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1983X05X06X00112X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/40/JURITEXT000007524014.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 10 mai 1983, Inédit", "date_decision": "1983-05-10 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1982-10-14", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Toulouse, Chambre correctionnelle, 1982-10-14", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LES POURVOIS FORMES PAR - Y... CHRISTIAN - ET : - LA SOCIETE PYRENEENNE DE CONSTRUCTIONS ELECTRIQUES - CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE TOULOUSE, CHAMBRE CORRECTIONNELLE, EN DATE DU 14 OCTOBRE 1982, QUI, DANS DES POURSUITES EXERCEES CONTRE Y... POUR BLESSURES INVOLONTAIRES ET INFRACTION AU CODE DE LA ROUTE, A RECU LA DEMANDE D'INDEMNISATION DE LA PARTIE CIVILE ET A DECLARE LA SOCIETE CIVILEMENT RESPONSABLE ; JOIGNANT LES POURVOIS EN RAISON DE LA CONNEXITE ; VU LE MEMOIRE PRODUIT, COMMUN AUX DEMANDEURS ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L 415 ET L 470 ET SUIVANTS DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE, 485 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, POUR DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE ; EN CE QUE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE A DECIDE QUE L'ACCIDENT LITIGIEUX AURAIT ETE POUR LA VICTIME UN ACCIDENT DE TRAJET ET NON UN ACCIDENT DU TRAVAIL ET A DECLARE RECEVABLE LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DE SON REPRESENTANT LEGALE ; AU MOTIF QU'AU MOMENT DE L'ACCIDENT, LE LIEN DE SUBORDINATION ENTRE L'EMPLOYEUR ET LA VICTIME N'AURAIT PLUS SUBSISTE, L' HEURE DE CET ACCIDENT, AU DEMEURANT CONTESTEE, N'IMPLIQUANT PAS NECESSAIREMENT QUE CELUI-CI SE SERAIT PRODUIT PENDANT LE TEMPS DE TRAVAIL ; ALORS QUE, COMME LES DEMANDEURS L'AVAIENT SOUTENU DANS LEURS CONCLUSIONS D'APPEL RESTEES SANS REPONSE, L'EMPLOYE EN MISSION RESTE SOUS LA SUBORDINATION DE SON EMPLOYEUR TANT QU'IL N'EST PAS RENDU AU LIEU OU IL PREND SES REPAS ET OU IL EST HEBERGE ET QU'EN TOUT CAS L'ARRET ATTAQUE, QUI A PAR AILLEURS CONSTATE QUE L'ACCIDENT S'ETAIT PRODUIT A DOUZE HEURES ALORS QUE LA VICTIME ETAIT TRANSPORTEE DANS LE VEHICULE DE L'EMPLOYEUR, AVEC L'AUTORISATION ET PAR UN PREPOSE DE CELUI-CI, NE POUVAIT, SANS CONTRADICTION, DECLARER QUE L'HEURE DE L'ACCIDENT N'IMPLIQUERAIT PAS NECESSAIREMENT QUE CELUI-CI SE SERAIT PRODUIT PENDANT LE TEMPS DE TRAVAIL ; VU LESDITS ARTICLES ; ATTENDU, D'UNE PART, QUE TOUT JUGEMENT OU ARRET DOIT CONTENIR LES MOTIFS PROPRES A JUSTIFIER LA DECISION ; QUE L'INSUFFISANCE DES MOTIFS EQUIVAUT A LEUR ABSENCE ; QUE, D'AUTRE PART, LES JUGES DOIVENT REPONDRE AUX CHEFS PEREMPTOIRES DES CONCLUSIONS DONT ILS SONT REGULIEREMENT SAISIS ; ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE QUE Y... CHRISTIAN, CHEF D'EQUIPE A LA SOCIETE PYRENEENNE DE CONSTRUCTIONS ELECTRIQUES, A ETE CONDAMNE DU CHEF DE BLESSURES INVOLONTAIRES, POUR AVOIR CAUSE UN ACCIDENT ALORS QU'IL CONDUISAIT UN VEHICULE DE SON EMPLOYEUR, DANS LEQUEL AVAIENT PRIS PLACE DEUX AUTRES SALARIES DE L'ENTREPRISE, DONT X... ROBERT QUI A ETE BLESSE ; ATTENDU QUE POUR ACCUEILLIR LA DEMANDE D'INDEMNISATION FORMEE PAR X..., LA COUR D'APPEL DECIDE, CONTRAIREMENT AU JUGEMENT, QUE L'ACCIDENT CONSTITUAIT NON PAS UN ACCIDENT DU TRAVAIL PROPREMENT DIT, COMME LE SOUTENAIENT LE PREVENU ET SON EMPLOYEUR, MAIS UN ACCIDENT DE TRAJET AU SENS DE L'ARTICLE L 415-1 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ; QU'ELLE SE BORNE A ENONCER A CET EGARD, APRES AVOIR EXPOSE LES ARGUMENTATIONS RESPECTIVES DES PARTIES, QU'IL Y A LIEU DE CONSIDERER QU'AU MOMENT DE L'ACCIDENT, LE LIEN DE SUBORDINATION N'EXISTAIT PLUS ENTRE X... ROBERT ET SON EMPLOYEUR, L'HEURE, AU DEMEURANT CONTESTABLE, DE L'ACCIDENT N'IMPLIQUANT PAS NECESSAIREMENT QU'IL SE SOIT PRODUIT PENDANT LA DUREE DU TEMPS DE TRAVAIL ; MAIS ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES SEULES ENONCIATIONS, QUI, D'UNE PART, SONT DUBITATIVES, ET QUI, D'AUTRE PART, ONT LAISSE SANS REPONSE LES CONCLUSIONS DU PREVENU ET DE LA SOCIETE PYRENEENNE DE CONSTRUCTIONS ELECTRIQUES SELON LESQUELLES LA VICTIME ETAIT EN MISSION ET SE RENDAIT DANS LE VEHICULE DE SON EMPLOYEUR, AVEC L'AURORISATION DE CELUI-CI, A L'HOTEL OU ELLE PRENAIT SES REPAS ET OU ELLE ETAIT HEBERGEE AVEC SES CAMARADES DE TRAVAIL ET QU'EN CONSEQUENCE, L'ACCIDENT NE POUVAIT ETRE DETACHE DE SON ACTIVITE PROFESSIONNELLE, LA COUR D'APPEL A PRIVE SA DECISION DE BASE LEGALE ; QUE LA CASSATION EST ENCOURUE DE CE CHEF ; PAR CES MOTIFS ; CASSE ET ANNULE, EN TOUTES SES DISPOSITIONS, L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'APPEL DE TOULOUSE, EN DATE DU 14 OCTOBRE 1982,ET POUR QU'IL SOIT A NOUVEAU STATUE CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL D'AGEN, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN CHAMBRE DU CONSEIL ;