Identifiant: JURITEXT000007075178

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X01X03X00038X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/51/JURITEXT000007075178.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 7 janvier 1982, 80-13.805, Inédit", "date_decision": "1982-01-07 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "REJET", "numero_affaire": "80-13805", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1980-04-22", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Chambéry 1980-04-22", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Pdt M. Franck", "avocat_general": "Av.Gén. M. Simon", "avocats": "Demandeur M. De Ségogne", "rapporteur": "Rpr M. Dazat", "ecli": "", "sommaire": "BAIL A LOYER (loi du 1er septembre 1948) - Reprise - Article 19 - Conditions - Date de la signification du congé - Appréciation souveraine des juges du fond."}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : ATTENDU QUE LES EPOUX Y... REPROCHENT A L'ARRET ATTAQUE, (CHAMBERY, 22 AVRIL 1980) D'AVOIR DECLARE VALABLE LE CONGE DELIVRE LES 28-29 MARS 1978 AUX FINS DE REPRISE PERSONNELLE PAR LES EPOUX X..., A... DES LIEUX, ET CE AVEC EFFET AU 31 DECEMBRE 1978, ALORS, SELON LE MOYEN, QU'EN S'ABSTENANT DE RECHERCHER SI, COMME LE SOUTENAIENT LES EPOUX Y... DANS LEURS CONCLUSIONS DEMEUREES SANS REPONSE, LES EPOUX X... N'AVAIENT PAS DELIBEREMENT ENTENDU FAIRE ECHEC A LA LOI EN DELIVRANT LE CONGE QUELQUES SEMAINES AVANT QUE LEURS LOCATAIRE N'ATTEIGNE L'AGE DE SOIXANTE DIX ANS, ALORS QU'IL SUFFISAIT QUE LEDIT CONGE FUT DELIVRE SIX MOIS AVANT LE 31 DECEMBRE 1978, LA COUR D'APPEL A MECONNU LES DISPOSITIONS DES ARTICLES 455 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE ET 22 BIS DE LA LOI DU 1ER SEPTEMBRE 1948 AINSI QUE L'ADAGE FRAUS OMNIA CORRUMPIT ; MAIS ATTENDU QUE LES EPOUX Y... ONT SOUTENU DANS LEURS CONCLUSIONS DEVANT LA COUR D'APPEL QUE LES EPOUX FROMENT, POUR ECHAPPER AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 22 BIS DE LA LOI DU 1ER SEPTEMBRE 1948, AVAIENT DONNE CONGE PREMATUREMENT ; QUE L'ARRET, PAR MOTIFS PROPRES ET ADOPTES, APRES AVOIR CONSTATE QUE M Y... N'AVAIT PAS ATTEINT L'AGE DE SOIXANTE DIX ANS A LA DATE DU CONGE, RETIENT EXACTEMENT QUE LE Z... QUI VEUT BENEFICIER DU DROIT DE REPRISE DOIT, EN VERTU DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 19 DE LA LOI PRECITEE, INFORMER AU MOINS SIX MOIS A L'AVANCE LE LOCATAIRE OU L'OCCUPANT DONT IL SE PROPOSE DE REPRENDRE LE LOCAL ; QUE LA COUR D'APPEL REPONDANT AUX CONCLUSIONS A, DES LORS, NECESSAIREMENT ADMIS QUE LE CONGE, DELIVRE LE 29 MARS 1978, POUR LE 31 DECEMBRE 1978, NE L'AVAIT PAS ETE PREMATUREMENT ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 22 AVRIL 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE CHAMBERY,