Identifiant: JURITEXT000007076696

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X02X02X00158X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/66/JURITEXT000007076696.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 17 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-17 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1981-07-30", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Chambéry, 1981-07-30", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU, SELON L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE, QUE SUR UNE ROUTE, UNE COLLISION SE PRODUISIT ENTRE L'AUTOMOBILE DE CRUZ ET CELLE DE FEBRIER, QUI CIRCULAIT EN SENS INVERSE ; QUE CRUZ A ETE MORTELLEMENT BLESSE ET QUE LES DEUX VEHICULES ONT ETE ENDOMMAGES ; QUE LES AYANTS-DROIT DE CRUZ ONT ASSIGNE FEBRIER ET SON ASSUREUR, LA COMPAGNIE LA CONCORDE, EN REPARATION DE LEUR PREJUDICE ; QUE CES DERNIERS SE SONT PORTES DEMANDEURS RECONVENTIONNELS EN REPARATION DE LEUR DOMMAGE MATERIEL ; QUE LA C P A M DE X... EST INTERVENUE A L'INSTANCE ; ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET DE N'AVOIR EXONERE FEBRIER QUE POUR PARTIE DE LA RESPONSABILITE PAR LUI ENCOURUE EN APPLICATION DE L'ARTICLE 1384 ALINEA 1ER DU CODE CIVIL, ALORS QUE LA FAUTE DE LA VICTIME EST TOTALEMENT EXONERATOIRE POUR LE GARDIEN LORSQUE, IRRESISTIBLE, COMME EN L'ESPECE, ELLE EST AUSSI NORMALEMENT IMPREVISIBLE, QUE L'ARRET NE RELEVANT AUCUNE CIRCONSTANCE ETABLISSANT QUE FEBRIER AVAIT PU SE RENDRE COMPTE DE CE QUE L'AUTRE USAGER SE TROUVAIT EN DIFFICULTE, OU ALLAIT EFFECTUER UNE MANOEUVRE ETRANGERE AU SEUL FAIT DU CROISEMENT SUR UNE ROUTE RECTILIGNE, FUT-ELLE VERGLACEE, AURAIT EN EXIGEANT UNE CIRCONSTANCE ENTIEREMENT IMPREVISIBLE, VIOLE L'ARTICLE 1384 ALINEA 1ER DU CODE CIVIL ; MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR RELEVE QUE LE CHOC S'ETAIT PRODUIT DANS LE COULOIR DE CIRCULATION DE FEBRIER SANS QU'IL SOIT POSSIBLE DE PRECISER LES RAISONS POUR LESQUELLES CRUZ S'Y TROUVAIT, L'ARRET RETIENT QUE LE COMPORTEMENT DE CRUZ, QUI CIRCULAIT SUR SA GAUCHE, ETAIT FAUTIF, QUE TOUTEFOIS SA FAUTE NE POUVAIT ETRE ENTIEREMENT IMPREVISIBLE POUR FEBRIER QUI SAVAIT QUE LA ROUTE ETAIT VERGLACEE ET QUI CONNAISSAIT TOUTES LES CONSEQUENCES QUE CET ETAT DE FAIT POUVAIT ENTRAINER ; QUE DE CES CONSTATATIONS ET ENONCIATIONS, DESQUELLES IL RESULTE QUE LE COMPORTEMENT DE LA VICTIME N'ETAIT PAS IMPREVISIBLE, LA COUR D'APPEL A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; MAIS SUR LE SECOND MOYEN, PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU L'ARTICLE 1384 ALINEA 1ER DU CODE CIVIL, ATTENDU QUE POUR FAIRE DROIT A LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE DE FEBRIER, EN APPLICATION DE L'ARTICLE 1384 ALINEA 1ER DU CODE CIVIL, L'ARRET SE BORNE A SE REFERER A SA DECISION SUR LA DEMANDE PRINCIPALE ; ATTENDU CEPENDANT QUE DES LORS QU'UNE COLLISION A OCCASIONNE DEUX DOMMAGES DISTINCTS, CHACUN ATTEIGNANT L'UN DES CONDUCTEURS, CEUX-CI DISPOSENT, L'UN A L'ENCONTRE DE L'AUTRE, D'UNE ACTION INDEPENDANTE POUR OBTENIR REPARATION DU PREJUDICE SUBI ; QU'EN NE S'EXPLIQUANT PAS SUR LES CIRCONSTANCES PARTICULIERES A LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE DE FEBRIER, LA COUR D'APPEL N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION ; PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LA SECONDE BRANCHE DU SECOND MOYEN : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 30 JUILLET 1981, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE CHAMBERY ; REMET EN CONSEQUENCE LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;