Identifiant: JURITEXT000007178870

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1992X12X05X00111X019", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/17/88/JURITEXT000007178870.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 3 décembre 1992, 91-11.119, Inédit", "date_decision": "1992-12-03 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "91-11119", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1990-06-14", "juridiction_attaquee": "tribunal des affaires de sécurité sociale de Lyon 1990-06-14", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par M. Henry X..., demeurant ..., en cassation d'un jugement rendu le 14 juin 1990 par le tribunal des affaires de sécurité sociale de Lyon, au profit de la Caisse primaire centrale d'assurance maladie de Lyon, dont le siège est ..., défenderesse à la cassation ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-7, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 22 octobre 1992, où étaient présents : M. Lesire, conseiller doyen faisant fonctions de président, M. Pierre, conseiller rapporteur, MM. Berthéas, Lesage, conseillers, M. Choppin Haudry de Janvry, conseiller référendaire, M. Graziani, avocat général, M. Richard, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Pierre, les observations de Me de Nervo, avocat de M. X..., les conclusions de M. Graziani, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Attendu que, le 18 mai 1972, M. X... a été victime d'un accident du travail ayant entraîné une lombo-sciatique gauche et la fixation d'un taux d'incapacité permanente partielle de 40 % à la date de consolidation de ses blessures au 22 octobre 1972 ; qu'il fait grief à la décision attaquée (tribunal des affaires de sécurité sociale de Lyon, 14 juin 1990) de l'avoir débouté de son recours formé contre la décision de la caisse refusant la prise en charge, au titre de rechute dudit accident, de séances de kinésithérapie prescrites le 9 mai 1989, alors, selon le moyen, d'une part, que la victime d'un accident du travail a droit, après consolidation de ses blessures, à la prise en charge, au titre de la législation professionnelle, des soins rendus nécessaires par les séquelles de l'accident ; qu'en déboutant l'assuré de son recours, sans rechercher, ainsi qu'il y était invité, si les soins prescrits le 9 mai 1989 n'étaient pas nécessités par la lombo-sciatique dont souffrait M. X... depuis l'accident du travail dont il avait été victime le 18 mai 1972, le tribunal a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 431-1 du Code de la sécurité sociale ; et alors, d'autre part, que le bénéfice du droit aux prestations dues à la victime d'un accident du travail n'est pas subordonné à l'application du ticket modérateur dans le cadre de l'assurance maladie ; qu'en relevant, pour débouter l'assuré de son recours, qu'en raison de l'exonération du ticket modérateur dont il bénéficiait au titre de l'assurance maladie, la décision de la caisse ne lui causait aucun préjudice financier, alors même qu'une telle exonération ne pouvait le priver du droit de faire reconnaître le caractère professionnel des lésions séquellaires traitées, le tribunal a derechef privé sa décision de base légale au regard du même texte ; Mais attendu qu'ayant constaté, après examen de la victime, qu'il n'y avait pas de modification dans son état par rapport à celui qui était le sien à la date de consolidation des blessures, le médecin expert a conclu que les soins litigieux n'étaient pas justifiés par un état de rechute ; qu'en en déduisant que cet avis, donné au terme d'une discussion motivée, s'imposait aux parties comme à la juridiction saisie, le tribunal, répondant par là-même aux conclusions invoquées et abstraction faite du motif surabondant critiqué par la seconde branche du moyen, a légalement justifié sa décision ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; ! Condamne M. X..., envers la Caisse primaire centrale d'assurance maladie de Lyon, aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par M. le président en son audience publique du trois décembre mil neuf cent quatre vingt douze.