Identifiant: JURITEXT000019166487

Métadonnées:
{"ancien_id": "", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/19/16/64/JURITEXT000019166487.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 10 juillet 2008, 07-16.113, Inédit", "date_decision": "2008-07-10 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "20801133", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "07-16113", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "2006-06-06", "juridiction_attaquee": "Tribunal des affaires de sécurité sociale de Bobigny", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "M. Gillet (président)", "avocat_general": "", "avocats": "Me Le Prado, SCP Delvolvé", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, DEUXIÈME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique : Attendu, selon le jugement attaqué (tribunal des affaires de sécurité sociale de Bobigny, 6 juin 2006) que M. X... a formé opposition à une contrainte qui lui avait été signifiée à la demande de la caisse Organic (devenue la caisse régime sociale des indépendants RSI) Ile-de-France Centre (la caisse), pour le paiement de cotisations sociales ; Attendu que M. X..., fait grief au jugement d'avoir rejeté son opposition et validé la contrainte, alors, selon le moyen : 1°/ qu'au soutien de son opposition, M. X... avait invoqué l'irrégularité de la contrainte que lui avait fait signifier la caisse Organic à une adresse erronée ; qu'en validant la contrainte litigieuse sans avoir répondu à ces écritures, le tribunal a violé l'article 455 du code de procédure civile ; 2°/ que la mise en demeure qui constitue une invitation impérative adressée au débiteur d'avoir à régulariser sa situation dans le délai imparti, et la contrainte délivrée à la suite de cette mise en demeure restée sans effet, doivent permettre à l'intéressé d'avoir connaissance de la nature, de la cause et de l'étendue de son obligation ; qu'à cette fin il importe qu'elles précisent, à peine de nullité, outre la nature et le montant des cotisations réclamées, la période à laquelle elles se rapportent, sans que soit exigée la preuve d'un préjudice ; qu'en l'espèce, en validant la contrainte litigieuse qui ne permettait pas à son destinataire de savoir en quelle qualité les cotisations en cause lui étaient réclamées, le tribunal a violé l'article L. 244-2 du code de la sécurité sociale ; 3°/ que les revenus tirés d'une société civile immobilière par ses associés ne constituent des revenus tirés d'une activité professionnelle non salarié et, à ce titre, soumis aux cotisations sociales de ce régime que si l'objet de la société civile immobilière est la construction en vue de la vente et que les associés répondent personnellement de l'intégralité du passif social ; qu'en l'espèce, le tribunal a constaté, d'une part que l'objet de la SCI Acimminvi était "toute activité immobilière directe ou indirecte, d'achat et de revente de biens mobiliers ou immobiliers, toute promotion immobilière et tout investissement ou recherche d'investissement..." et que M. X... était, en sa qualité d'associé, tenu personnellement aux dettes sociales, "à proportion de sa part dans le capital social" ; qu'en retenant néanmoins, pour valider la contrainte qui avait été délivrée à M. X... à la demande de la caisse Organic, qu'il relevait du régime des non salariés, en sa qualité d'associé de ladite SCI, le tribunal a violé l'article L. 633-10 du code de la sécurité sociale ; Mais attendu, d'abord, que M. X... n'a pas invoqué devant le tribunal l'insuffisance des mentions de la mise en demeure préalable sur la cause de son obligation et qu'il ressort des pièces de la procédure que la signification en mairie de celle-ci avait été effectuée à l'adresse à laquelle une mise en demeure précédente avait été réceptionnée et dont l'avis avait été signé par le destinataire ; Attendu, ensuite, que le tribunal, après avoir constaté que l'activité de la société civile immobilière, créée à compter du 8 février 2001, n'était pas de nature civile mais commerciale comme consistant en l'achat et la vente de biens immobiliers, a souverainement estimé qu'il appartenait à M. X... d'établir, ce, autrement que par ses affirmations, que son activité n'était pas exercée à titre professionnel, ni de manière habituelle, ni à titre principal et ne lui procurait pas ses principaux revenus ; qu'à défaut de l'établissement d'une telle preuve, M. X... devait être considéré comme affilié à la caisse Organic au titre de l'assurance vieillesse ; D'où il suit que le moyen, nouveau, mélangé de fait et de droit en sa seconde branche et partant, irrecevable, n'est pas fondé pour le surplus ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne M. X... aux dépens ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix juillet deux mille huit.