Identifiant: JURITEXT000007457216

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2003X02X01X00164X092", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/45/72/JURITEXT000007457216.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 18 février 2003, 00-16.492, Inédit", "date_decision": "2003-02-18 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation partielle", "numero_affaire": "00-16492", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "2000-03-30", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Grenoble (Chambres civile réunies) 2000-03-30", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. LEMONTEY", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "(Sur le 2e moyen) CASSATION - Effet - Etendue de la cassation - Portée du moyen - Arrêt admettant la recevabilité de l'action des assureurs et condamnant une partie à les indemniser sans statuer sur les autres griefs du pourvoi."}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : par le Bureau Vemian, demeurant ..., 14 / de la compagnie d'assurances AGF, dont le siège est ..., représentée par le Bureau C.Harrel et Courtes, ..., 15 / de la compagnie Eagle Star France, dont le siège est ..., représentée par le Bureau Alcar, ..., 16 / de la société Navigation et transports, société anonyme, dont le siège est ... V, 76600, Le Havre, représentée par la société en nom collectif Dory Chegaray et compagnie, ..., 17 / de la compagnie Via assurances Nord et Monde, dont le siège est ..., représentée par la société en nom collectif Dory Chegaray et compagnie, ..., 18 / de la compagnie Guardian Risques, dont le siège est ... V, ..., représentée par la société en nom collectif Dory Chegaray et compagnie, ..., 19 / de la compagnie Zurich International France, dont le siège est ..., représentée par la société en nom collectif Dory Chegaray et compagnie, ..., 20 / de la compagnie Alpina, dont le siège est ... V, ..., représentée par la société en nom collectif Dory Chegaray et compagnie, ..., 21 / de la compagnie Siat, dont le siège est ..., Paris, Cedex 02, représentée par la société en nom collectif Dory Chegaray et compagnie, ..., 22 / de la compagnie d'assurance Fondiaria Assicuration, dont le siège est Corporate Reinsurance Branch, ..., 00000 16121, Gènes (Italie), représentée par le Bureau Delta Eurhoenien, ..., 23 / de la compagnie CEAI, dont le siège est ... V, ..., représentée par la société en nom collectif Dory Chegaray et compagnie, ..., 24 / de la compagnie Rhin et Moselle, dont le siège est ..., représentée par la société en nom collectif Dory Chegaray et compagnie, ..., défenderesses à la cassation ; Attendu que la société Sopavia qui a vendu de la viande à la société Le Louhoum a chargé la société Stefover d'effectuer le transport ; qu'à la livraison, il est apparu que la marchandise était avariée et impropre à la consommation ; que la société Sopavia et la société Le Louhoum ont cédé leur créance de réparation à une société Biret ; que la société Compagnie Le Continent et 23 autres assureurs ont assigné la société Stefover en remboursement du prix de la marchandise versé par eux à la société Biret ; que par arrêt du 11 septembre 1996, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a dit recevable l'action des assureurs et condamné la société Stefover à leur payer la somme de 159 078,10 francs outre les intérêts au taux de 5 % à compter du 22 mai 1992 avec capitalisation ; que par arrêt du 27 octobre 1998, la Cour de Cassation a cassé partiellement la décision ; que par l'arrêt attaqué, de nouveau ont été déclarées recevables et bien fondées les demandes des assureurs ; Sur le premier moyen, pris en sa troisième branche : Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que la cour d'appel a dit recevable l'action de la compagnie Le Continent et de 23 autres assureurs et condamné la société Stefover à leur payer la somme de 159 078,10 francs avec les intérêts au taux de 5 % à compter du 22 mai 1992 outre la capitalisation des intérêts dans les conditions de l'article 1154 du Code civil du jour de la première demande ; Qu'en statuant ainsi sans répondre aux conclusions de la société Stefover qui avait fait valoir que la société Sopavia avait vendu la marchandise avariée au cours du transport, par crédit documentaire, à la société Le Louhoum, qu'en application des termes de la vente les risques encourus incombaient à celle-ci et que la société Sopavia n'avait en conséquence, aucun droit à transférer à la société Biret; que parallèlement la société Le Louhoum, non assurée n'avait plus de droit à céder et que l'indemnisation à laquelle avaient procédé les compagnies appelantes ne relevait pas des obligations contractuelles des assureurs, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; Et sur le second moyen : Vu les articles 623 et 624 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que pour condamner les assureurs à rembourser, la cour d'appel a estimé que par son arrêt du 27 octobre 1998 la Cour de Cassation avait cassé partiellement l'arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence seulement en ce qu'il avait déclaré recevable l'action des assureurs ; que pour le surplus l'arrêt de cette cour , en ce qu'il a retenu la responsabilité de la société Stefover conformément à l'article 17 de la CMR et en l'absence de preuve de l'existence d'une cause exonératrice, n'avait pas été censuré et que la condamnation de la société Stefover était définitivement acquise ; Qu'en statuant ainsi alors que la Cour de Cassation avait cassé l'arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence seulement en ce qu'il avait déclaré recevable l'action des assureurs et condamné la société Stefover à leur payer une somme mais en indiquant qu'il ny avait pas lieu de statuer sur les autres griefs du pourvoi, la cour d'appel a violé les textes susvisés ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les deux premières branches du premier moyen : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a déclaré qu'il avait été définitivement statué sur la responsabilité de la société Stefover, l'arrêt rendu le 30 mars 2000, entre les parties, par la cour d'appel de Grenoble ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Chambéry ; Condamne les défenderesses aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, condamne solidairement les assureurs à payer à la société Stefover la somme de 2 000 euros ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix-huit février deux mille trois.