Identifiant: JURITEXT000007073788

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X06X02X00510X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/37/JURITEXT000007073788.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 9 juin 1982, Inédit", "date_decision": "1982-06-09 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1981-02-25", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel COLMAR (Chambre 1) 1981-02-25", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE DU POURVOI N. 81-12 109, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU, SELON L'ARRET ATTAQUE, QUE, DE NUIT, DANS UNE AGGLOMERATION, LE CYCLOMOTORISTE X..., FUT RETROUVE MORTELLEMENT BLESSE A LA HAUTEUR DE L'ARRIERE D'UN ENSEMBLE ROUTIER EN STATIONNEMENT SUR LE COTE DROIT D'UNE RUE ; ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR, INFIRMATIF DE CE CHEF, DECLARE POTIER ET L'ENTREPRISE BABEL, CONDUCTEUR ET PROPRIETAIRE DE L'ENSEMBLE ROUTIER, RESPONSABLES DE CET ACCIDENT, ALORS, D'UNE PART, QUE LE FAIT DE LA CHOSE N'AURAIT PU ETRE PRESUME, QUE LA CONCOMITTANCE ENTRE LA PRESENCE DU SEMI-REMORQUE ET LA CHUTE MORTELLE DE LA VICTIME NE SAURAIT SUFFIRE A RENDRE LE VEHICULE RESPONSABLE DE LADITE CHUTE EN L'ABSENCE DE TOUTE TRACE DE HEURT ENTRE LE CYCLOMOTEUR ET LE POIDS LOURD, QUE LA COUR D'APPEL N'AURAIT PAS CARACTERISE LE LIEN DE CAUSALITE ENTRE LA PRESENCE DU CAMION ET LA CHUTE DE X... ; ALORS, D'AUTRE PART, QU'EN ELUDANT LA POSSIBLE RESPONSABILITE DE LA VICTIME BIEN QUE L'HYPOTHESE D'UNE FAUTE DE CELLE-CI AIT ETE EXPLICITEMENT ENVISAGEE PAR LE PARQUET, LA COUR D'APPEL, SANS JUSTIFIER UNE TELLE ATTITUDE, AURAIT ENTACHE SA DECISION D'UN DEFAUT DE MOTIFS ; MAIS ATTENDU QU'APRES AVOIR RAPPELE LA POSITION DU CORPS DE LA VICTIME SUR LA CHAUSSEE A PROXIMITE DE L'ENSEMBLE ROUTIER, LES DECLARATIONS DE CELLE-CI A LA POLICE SELON LESQUELLES ELLE AVAIT HEURTE UN CAMION EN STATIONNEMENT SANS ECLAIRAGE, L'ARRET RELEVE QUE CETTE VERSION DES FAITS SE TROUVAIT CONFIRMEE PAR LA NATURE DES LESIONS MORTELLES DONT ELLE AVAIT ETE ATTEINTE ET LE DEPLACEMENT DE LA SELLE DE L'ENGIN QU'ELLE PILOTAIT, QU'IL AJOUTE QUE L'ENSEMBLE ROUTIER STATIONNAIT SANS ECLAIRAGE A UN EMPLACEMENT INTERDIT ET QUE LA SURFACE ARRIERE DE CE VEHICULE PRESENTAIT - AUX DIRES D'UN TEMOIN - UNE SURFACE TRES SOMBRE MALGRE L'ECLAIRAGE PUBLIC ; ATTENDU QUE DE CES CONSTATATIONS, LA COUR D'APPEL A PU DEDUIRE QUE C'ETAIT LE CORPS DE X... QUI AVAIT HEURTE L'ARRIERE DU POIDS LOURD ET QU'IL EXISTAIT UN LIEN DE CAUSALITE ENTRE LA PRESENCE DU CAMION ET LA CHUTE DE LA VICTIME A LAQUELLE AUCUNE FAUTE NE POUVAIT ETRE REPROCHEE ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; MAIS SUR LE MOYEN UNIQUE DU POURVOI N. 81-12 715 : VU LES ARTICLES 1 111 ET 7 DE L'ORDONNANCE DU 7 JANVIER 1959, ATTENDU QU'AUX TERMES DE CES TEXTES APPLICABLES AUX AGENTS DE L'ETAT ET DES COLLECTIVITES LOCALES "LE REMBOURSEMENT PAR LE TIERS RESPONSABLE DES ARRERAGES DE PENSIONS OU RENTES AYANT FAIT L'OBJET D'UNE CONCESSION DEFINITIVE EST EFFECTUE PAR LE VERSEMENT D'UNE SOMME LIQUIDEE EN CALCULANT LE CAPITAL REPRESENTATIF DE LA PENSION OU DE LA RENTE" ; ATTENDU QU'APRES AVOIR RECONNU LE DROIT A REMBOURSEMENT DES PRESTATIONS SERVIES PAR LA CAISSE NATIONALE DE RETRAITE DES AGENTS DES COLLECTIVITES LOCALES, L'ARRET ENONCE QUE CET ORGANISME, GERE PAR LA CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS, NE PEUT RECLAMER LE VERSEMENT D'UN CAPITAL REPRESENTANT LA VALEUR DES PENSIONS QU'ELLE SERT ET NE PEUT PRETENDRE QU'AU REMBOURSEMENT D'ARRERAGES CORRESPONDANT AU CAPITAL REPRESENTANT LE PREJUDICE DE DROIT COMMUN SUR LEQUEL ELLE PEUT EXERCER SON RECOURS PAR SUBROGATION ; QU'EN STATUANT AINSI LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE DANS LA LIMITE DU MOYEN ADMIS L'ARRET RENDU LE 25 FEVRIER 1981, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE COLMAR ; REMET, EN CONSEQUENCE, QUANT A CE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET, ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE METZ, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ; 1./ N. 81-12 109 : CONDAMNE LES DEMANDEURS ENVERS LES DEFENDERESSES AUX DEPENS, CEUX AVANCES PAR DAME X... LIQUIDES A LA SOMME DE TROIS FRANCS ET SOIXANTE CINQ CENTIMES, CEUX AVANCES PAR LA CAISSE NATIONALE DE RETRAITE DES AGENTS DES COLLECTIVITES LOCALES ET LA CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS, ET LIQUIDES A LA SOMME DE ..., EN CE NON COMPRIS LE COUT DES SIGNIFICATIONS DU PRESENT ARRET ; 2./ N. 81-12 715 : CONDAMNE LES DEFENDEURS ENVERS LA DEMANDERESSE AUX DEPENS LIQUIDES A LA SOMME DE DIX FRANCS ET QUATRE VINGT QUINZE CENTIMES, EN CE NON COMPRIS LE COUT DES SIGNIFICATIONS DU PRESENT ARRET ;