Identifiant: JURITEXT000007473217

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2004X06X04X00197X068", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/47/32/JURITEXT000007473217.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 23 juin 2004, 02-19.768, Inédit", "date_decision": "2004-06-23 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "02-19768", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "2002-09-19", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Douai (chambre 2, section 1) 2002-09-19", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. TRICOT", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique : Attendu que la Société d'expansion du spectacle (la SES) reproche à l'arrêt déféré (Douai, 19 septembre 2002) statuant en référé, d'avoir rétracté un arrêt rendu le 25 mai 2000, condamnant la société des cinémas Bertrand à lui payer une provision de 5 955 228 francs au titre de redevance de location-gérance de salles de cinéma, et d'avoir dit qu'il existait une contestation sérieuse, alors, selon le moyen, qu'à défaut d'énonciation contraire dans la décision, les documents sur lesquels les juges se sont appuyés et dont la production n'a donné lieu à aucune contestation sont réputés, sauf preuve contraire, avoir été régulièrement produits aux débats ; qu'il résulte des pièces du dossier que l'avoué de la SES a refusé de signer le bordereau de communication de pièces du 17 avril 2002 au motif que la lettre de M. X... du 23 janvier 2002, bien que visée, n'y était pas effectivement annexée et qu'à la demande de communication que lui avait faite, le jour même, l'avoué de la société Les cinémas Bertrand, l'avoué adverse avait répondu que cette pièce était comme pour avoir déjà été produite dans une autre procédure devant un tribunal de Cannes (violation des articles 15, 132 et 861 alinéa 2 du nouveau Code de procédure civile) ; Mais attendu qu'à défaut d'énonciation contraire dans la décision, les documents sur lesquels les juges se sont appuyés et dont la production n'a donné lieu à aucune contestation devant eux sont réputés, sauf preuve contraire, avoir été régulièrement produits aux débats ; que si l'avoué de la SES a refusé de signer le bordereau de communication de pièces du 17 avril 2002 au motif que la pièce litigieuse n'était pas effectivement annexée, il a conclu postérieurement, le 10 mai 2002, sans contester la production de cette pièce ni demander son rejet des débats ni avoir fait un incident de communication de pièces ; que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne la société SES aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, la condamne à payer à la société Les cinémas Bertrand la somme de 1 800 euros et rejette sa demande ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-trois juin deux mille quatre.