Identifiant: JURITEXT000007074004

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1987X03X01X00038X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/40/JURITEXT000007074004.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, Chambre civile 1, du 17 mars 1987, 85-17.232, Inédit", "date_decision": "1987-03-17 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "85-17232", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1984-10-24", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Lyon 1984-10-24", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "ASSURANCE (règles générales) - Incendie d'un immeuble indivis - Refus d'un indivisaire de faire reconstruire - Police prévoyant un empêchement absolu de reconstruction - Garantie."}

Document juridique:
Sur le moyen unique, pris en ses deux branches : Attendu, selon les énonciations des juges du fond, (Lyon, 24 octobre 1984) que Mme X... a divorcé le 21 mars 1977 ; que les époux avaient acquis, au temps de leur mariage sous le régime de la communauté, un café restaurant ; que le 19 octobre 1977 Mme X... a souscrit auprès de l'U.A.P., pour ce fonds resté temporairement en indivision entre elle et son ex-mari, un contrat d'assurance prévoyant, en ses conditions spéciales, qu'en cas de perte de la valeur vénale du fonds, par suite de l'impossibilité de continuer l'exploitation en raison d'un empêchement absolu d'effectuer la reconstruction, elle en serait indemnisée à concurrence d'une somme de 500.000 francs ; que le 31 décembre 1977 un incendie devait détruire le café restaurant ; que Mme X..., qui avait touché de l'U.A.P. une indemnité pour la perte de l'immeuble, lui a, en outre, réclamé le versement de l'indemnité pour perte du fonds en arguant de l'impossibilité de reconstruction due à l'opposition de son mari, indivisaire ; que l'U.A.P. ayant refusé, la Cour d'appel a rejeté la demande de Mme X... dont elle avait été saisie ; Attendu que les griefs tirés, d'abord, du refus de l'arrêt attaqué de considérer que Mme X... n'avait, du fait du régime de l'indivision, aucun moyen de contraindre son coindivisaire à la reconstruction, alors qu'en définitive celui-ci se serait vu attribuer le terrain, et, ensuite, de la circonstance que le refus opposé par l'ex-mari n'était pas, pour elle, un empêchement insurmontable, ne peuvent être accueillis, dès lors qu'ainsi que l'a relevé la Cour d'appel, l'assurance du bien indivis jouant au bénéfice des deux indivisaires, le droit à indemnité subordonné par la police "à un empêchement absolu d'effectuer la reconstruction", ne pouvait dépendre d'un fait volontaire des assurés eux-mêmes, s'exprimât-il par un désaccord ; que le moyen n'est donc fondé en aucune de ses branches ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi