Identifiant: JURITEXT000007527761

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1982X10X06X00551X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/52/77/JURITEXT000007527761.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 11 octobre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-10-11 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1981-10-23", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Dijon 1981-10-23", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : - Y... RENE - CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE DIJON, CHAMBRE CORRECTIONNELLE, EN DATE DU 23 OCTOBRE 1981, QUI, POUR FRAUDE FISCALE, OMISSION D'ECRITURES, L'A CONDAMNE A 18 MOIS D'EMPRISONNEMENT AVEC SURSIS ET 50.000 FRANCS D'AMENDE, A ORDONNE LA PUBLICATION DE LA DECISION ET A STATUE SUR LES DEMANDES DE L'ADMINISTRATION DES IMPOTS ; VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE ; SUR LE SECOND MOYEN DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 1741 ET 1743 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, VIOLATION PAR FAUSSE APPLICATION DE L'ARTICLE 18 DE LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977, VIOLATION DE L'ARTICLE 7 DE LA CONVENTION EUROPEENNE DE SAUVEGARDE DES DROITS DE L'HOMME ET DES LIBERTES FONDAMENTALES PUBLIEE PAR DECRET DU 3 MAI 1974 ET VIOLATION DE LA REGLE DE LA NON RETRO-ACTIVITE DES LOIS X..., DEFAUT DE MOTIF, MANQUE DE BASE LEGALE ; "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE, AYANT DECLARE LE DEMANDEUR COUPABLE DE FRAUDE FISCALE ET DE PASSATION D'ECRITURES COMPTABLES IRREGULIERES, DELITS COMMIS DE 1973 A 1975, L'A CONDAMNE A UNE PEINE DE 12 MOIS D'EMPRISONNEMENT ET 50.000 FRANCS D'AMENDE ; "ALORS QU'A LA DATE OU LES DELITS REPROCHES AU DEMANDEUR AURAIENT ETE COMMIS, LE MAXIMUM DES AMENDES PREVUES PAR LES ARTICLES 1741 ET 1743 DU CODE GENERAL DES IMPOTS ETAIT DE 30.000 FRANCS, QUE SI CE MAXIMUM A ETE PORTE A 250.000 FRANCS PAR LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977, LA COUR NE POUVAIT EN FAIRE APPLICATION POUR DES FAITS ANTERIEURS A LA PUBLICATION DE CETTE LOI SANS VIOLER L'ARTICLE 7 DE LA CONVENTION EUROPEENNE DE SAUVEGARDE DES DROITS DE L'HOMME ET DES LIBERTES FONDAMENTALES, AUX TERMES DUQUEL IL N'EST INFLIGE AUCUNE PEINE PLUS FORTE QUE CELLE QUI ETAIT APPLICABLE AU MOMENT OU L'INFRACTION A ETE COMMISE ; " VU LESDITS ARTICLES ; ATTENDU QUE LES JUGES REPRESSIFS NE PEUVENT PRONONCER DE PEINE SUPERIEURE A CELLE QUI ETAIT EDICTEE, POUR L'INFRACTION QU'ILS REPRIMENT, PAR LA LOI EN VIGUEUR A LA DATE DE COMMISSION DE CETTE INFRACTION ; ATTENDU QUE Y... A ETE DECLARE, PAR L'ARRET ATTAQUE, COUPABLE DE S'ETRE, EN 1974 ET 1975, FRAUDULEUSEMENT SOUSTRAIT A L'ETABLISSEMENT ET AU PAIEMENT DES IMPOTS ET D'AVOIR, DANS LE MEME TEMPS, SCIEMMENT OMIS DE PASSER OU FAIRE PASSER DES ECRITURES COMPTABLES ; MAIS ATTENDU QU'EN CONDAMNANT LE PREVENU AU PAIEMENT D'UNE AMENDE DE 50.000 FRANCS, ALORS QU'ANTERIEUREMENT A LA PROMULGATION DE LA LOI DU 30 DECEMBRE 1977, LE MAXIMUM DE LA PEINE D'AMENDE PREVUE, POUR CES DELITS, PAR LES DISPOSITIONS DES ARTICLES 1741 ET 1743-1° DU CODE GENERAL DES IMPOTS ETAIT DE 36.000 FRANCS, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUS-VISES ET LE PRINCIPE CI-DESSUS RAPPELE ; QUE LA CASSATION EST ENCOURUE DE CE CHEF ; QU'EN RAISON DE L'INDIVISIBILITE DE LA DECLARATION DE CULPABILITE ET DES PEINES, CETTE CASSATION DOIT ETRE TOTALE ; PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU D'EXAMINER LE PREMIER MOYEN DE CASSATION PROPOSE, CASSE ET ANNULE, EN TOUTES SES DISPOSITIONS, L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'APPEL DE DIJON, EN DATE DU 23 OCTOBRE 1981 ; ET POUR QU'IL SOIT A NOUVEAU STATUE CONFORMEMENT A LA LOI, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE LYON, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN CHAMBRE DU CONSEIL ;