Identifiant: JURITEXT000023693095

Métadonnées:
{"ancien_id": "", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/23/69/30/JURITEXT000023693095.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 9 février 2011, 10-86.377, Inédit", "date_decision": "2011-02-09 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "C1100922", "solution": "Cassation partielle", "numero_affaire": "10-86377", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "2010-06-29 00:00:00", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Douai", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "M. Louvel (président)", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : Statuant sur le pourvoi formé par : - M. Bernard X..., contre l'arrêt de la cour d'appel de DOUAI, 6e chambre, en date du 29 juin 2010, qui, pour travail dissimulé, infraction à interdiction de gérer, banqueroute, faux et usage en récidive, l'a condamné à un an d'emprisonnement, et a prononcé sur les intérêts civils ; Vu le mémoire personnel produit ; Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles 441-1 du code pénal, 591 et 593 du code de procédure pénale ; Vu l'article 593 du code de procédure pénale ; Attendu que tout jugement ou arrêt doit comporter les motifs propres à justifier la décision et répondre aux chefs péremptoires des conclusions des parties ; que l'insuffisance ou la contradiction des motifs équivaut à leur absence ; Attendu que, pour déclarer le prévenu coupable de faux et usage, l'arrêt attaqué retient, par motifs propres et adoptés, que, le 15 octobre 2007, M. X... a attesté sur l'honneur que la société civile immobilière BC Investissement ne disposait d'aucun "actif net comptable", alors que le compte bancaire de cette société comportait un solde créditeur ; Mais attendu qu'en se déterminant ainsi, sans répondre aux conclusions du prévenu qui soutenait que cette société ne possédait effectivement aucun actif net comptable, lequel s'entend de la différence entre ses éléments d'actif et ses dettes, tels qu'enregistrés en comptabilité, la cour d'appel n'a pas justifié sa décision ; D'où il suit que la cassation est encourue de ce chef ; qu'elle sera limitée à cette déclaration de culpabilité et au prononcé de la peine, les autres dispositions de l'arrêt n'encourant pas la censure ; Par ces motifs : CASSE et ANNULE, en ses seules dispositions ayant déclaré le prévenu coupable de faux et usage en récidive et l'ayant condamné à un an d'emprisonnement, l'arrêt susvisé de la cour d'appel de Douai, en date du 29 juin 2010, toutes autres dispositions étant expressément maintenues ; Et pour qu'il soit à nouveau statué, conformément à la loi, dans les limites de la cassation ainsi prononcée, RENVOIE la cause et les parties devant la cour d'appel de Douai, autrement composée, à ce désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil ; ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la cour d'appel de Douai et sa mention en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement annulé ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Etaient présents aux débats et au délibéré, dans la formation prévue à l'article 567-1-1 du code de procédure pénale : M. Louvel président, Mme Nocquet conseiller rapporteur, M. Dulin conseiller de la chambre ; Greffier de chambre : Mme Téplier ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;