Identifiant: JURITEXT000007508157

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2006X06X02X00308X006", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/50/81/JURITEXT000007508157.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 21 juin 2006, 04-30.806, Inédit", "date_decision": "2006-06-21 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "04-30806", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "2004-09-30", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Pau 2004-09-30", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : Mme FAVRE", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique, pris en sa seconde branche : Vu l'article R. 351-37 du code de la sécurité sociale ; Attendu, selon ce texte, que la date d'entrée en jouissance d'une pension de vieillesse ne peut être antérieure au dépôt de la demande formulée pour en obtenir la liquidation ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. X... a, le 25 octobre 2001, sollicité l'attribution d'une pension de vieillesse ; que celle-ci lui a été attribuée par la caisse régionale d'assurance maladie (CRAMA) à compter du 1er novembre 2001 ; qu'ultérieurement, l'intéressé invoquant le fait que le droit à la pension susvisée aurait dû lui être attribué à dater du 1er octobre 2000 si la caisse ne lui avait pas, de manière erronée, adressé, le 13 septembre 1996, une reconstitution de sa carrière excluant la validation de la période de service militaire effectuée par lui du 1er janvier 1963 au 1er juillet 1964, confirmée par deux relevés de carrière des 8 novembre 2000 et 5 octobre 2001, a demandé en réparation du préjudice par lui subi le rétablissement de ses droits au 1er octobre 2000 ; Attendu que, pour accueillir le recours de M. X..., l'arrêt énonce que la CRAMA a commis une faute ayant occasionné un préjudice à l'intéressé et qu'il y a lieu en conséquence de dire qu'elle sera tenue à le rétablir dans ses droits pour la période du 1er octobre 2000 au 31 octobre 2001 ; Qu'en statuant ainsi, alors que la faute constatée et non discutée ne pouvait donner lieu qu'à dommages-intérêts et non pas au rétablissement de M. X... dans ses droits à compter d'une date antérieure à la date d'entrée en jouissance de la pension qu'il avait indiquée, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs du pourvoi : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 30 septembre 2004, entre les parties, par la cour d'appel de Pau ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Toulouse ; Condamne M. X... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau code de procédure civile, rejette les demandes présentées de ce chef ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du vingt et un juin deux mille six.