Identifiant: JURITEXT000007519941

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1983X04X06X00088X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/51/99/JURITEXT000007519941.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 25 avril 1983, Inédit", "date_decision": "1983-04-25 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1982-05-06", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Colmar, Chambre correctionnelle, 1982-05-06", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI FORME PAR : - BOULAKIA PAUL, CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE COLMAR, CHAMBRE CORRECTIONNELLE, EN DATE DU 6 MAI 1982 QUI, POUR FRAUDE FISCALE, L'A CONDAMNE A UNE ANNEE D'EMPRISONNEMENT AVEC SURSIS, A DES MESURES DE PUBLICITE ET D'AFFICHAGE ET A RECU L'ADMINISTRATION DES IMPOTS DANS SON INTERVENTION ; VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 1741 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, DE L'ARTICLE 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A DECLARE BOULAKIA COUPABLE DU DELIT DE FRAUDE FISCALE PAR DISSIMULATION D'UNE PART DES SOMMES SUJETTES A L'IMPOT, "AUX MOTIFS QU'IL PARAIT TOUT A FAIT INVRAISSEMBLABLE QUE POUR S'ATTACHER LES SERVICES DE COURTIERS LIBRES, IL SOIT NECESSAIRE DE LEUR VERSER D'AVANCE DES PRIMES EN SUS DES COMMISSIONS JUSTIFIEES ULTERIEUREMENT PAR LEUR ACTIVITE, "ALORS QUE TOUT JUGEMENT OU ARRET DOIT CONTENIR LES MOTIFS PROPRES A JUSTIFIER SA DECISION ; QUE NE DONNE UNE BASE LEGALE A SA DECISION, LA COUR D'APPEL QUI SE FONDE UNIQUEMENT SUR "L'INVRAISEMBLANCE"DES FAITS ALLEGUES, SANS SE PRONONCER SUR L'EXISTENCE D'UNE PRATIQUE COURANTE, DANS LE SECTEUR DE LA PUBLICITE, D'OCTROYER AUX COURTIERS, SOIT DES AVANCES SUR COMMISSIONS, SOIT DES PRIMES, DUMENT SIGNALEE PAR LE PREVENU POUR EXPLIQUER CES VERSEMENTS "; ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE ET DU JUGEMENT QU'IL A CONFIRME PAR ADOPTION DE MOTIFS, QUE BOULAKIA PAUL, GERANT STATUTAIRE DE LA SOCIETE S I R E (SOCIETE D'INFORMATION ET DE RELATIONS EXTERIEURES), A, POUR L'EXERCICE 1973, MINORE DANS SES DECLARATIONS FISCALES LES RESULTATS D'EXPLOITATION DE CETTE SOCIETE, EN INCLUANT SANS JUSTIFICATION DANS LES CHARGES DES COMMISSIONS VERSEES A DES PRETENDUS COURTIERS DONT L'UN DEUX, LE SIEUR GANEM ETAIT PORTEUR DE PARTS MAJORITAIRE DE LA SOCIETE ET N'HABITAIT PAS STRASBOURG OU LA S I R E EXERCAIT SON ACTIVITE ; QUE LES JUGES RELEVENT LE CARACTERE ANORMAL DES MOYENS EMPLOYES PAR LA S I R E POUR REGLER GANEM, LEQUEL PRELEVAIT DIRECTEMENT, GRACE A UNE PROCURATION SUR LE COMPTE BANCAIRE DE LA SOCIETE, LE MONTANT DE SES PRETENDUES RETRIBUTIONS ; QUE DES PRIMES ONT ETE VERSEES PAR LA S I R E SANS JUSTIFICATION D'UN TRAVAIL EFFECTIF ; QUE LE GERANT DE LA S I R E A EN OUTRE COMPRIS DANS LES CHARGES DE LA SOCIETE L'AIDE FINANCIERE INJUSTIFIEE APPORTEE PAR LA S I R E A UNE SOCIETE C D E I , DONT GANEM ETAIT LE GERANT STATUTAIRE ; QUE, POUR L'EXERCICE 1974-1975 AUCUNE DECLARATION N'A ETE SOUSCRITE PAR LE PREVENU POUR LE COMPTE DE LA S I R E SANS QU'UNE EXPLICATION SATISFAISANTE SOIT DONNEE D'UNE TELLE CARENCE ; ATTENDU QU'EN CET ETAT, C'EST PAR UNE SOUVERAINE APPRECIATION DE LA VALEUR DE CES ELEMENTS DE FAIT CONTRADICTOIREMENT DEBATTUS DEVANT EUX QUE LA COUR D'APPEL, QUI A RELEVE A LA CHARGE DU PREVENU L'ENSEMBLE DES ELEMENTS INTENTIONELS ET MATERIELS DES DELITS PREVUS PAR L'ARTICLE 1741 DU CODE GENERAL DES IMPOTS ET ABSTRACTION FAITE D'UN MOTIF SURABONDANT, A JUSTIFIE SA DECISION ; QUE LE MOYEN DOIT DES LORS ETRE REJETE ; ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ; REJETTE LE POURVOI ;