Identifiant: JURITEXT000007499614

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2006X03X04X00192X001", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/49/96/JURITEXT000007499614.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 7 mars 2006, 04-19.201, Inédit", "date_decision": "2006-03-07 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "04-19201", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "2003-10-22", "juridiction_attaquee": "cour d'appel d'Aix-en-Provence (8e chambre civile A) 2003-10-22", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. TRICOT", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique : Vu l'article L. 621-44, alinéa 1er, du Code de commerce dans sa rédaction antérieure à la loi du 26 janvier 2005 de sauvegarde des entreprise et l'article 67.2 du décret du 27 décembre 1985 ; Attendu, selon l'arrêt déféré, qu'après la mise en redressement judiciaire de M. X..., la Caisse régionale de Crédit agricole mutuel Provence-Côte-d'Azur (la Caisse) a déclaré sa créance échue à concurrence de 1 175 640,49 francs et sa créance d'intérêts à échoir pour mémoire, au titre de divers prêts et ouverture de crédit en compte courant qu'elle lui avait consentis ; que la régularité de cette déclaration a été contestée au motif qu'elle ne mentionnait pas les modalités de calcul des intérêts à échoir ; Attendu que pour confirmer l'ordonnance ayant admis les créances de la Caisse y compris les intérêts à échoir, l'arrêt retient que la déclaration de créance précisait le taux des intérêts pour chaque prêt et que ces mentions étaient suffisantes dès lors que les actes de prêt étaient joints à cette déclaration ; Attendu qu'en se déterminant ainsi, sans avoir constaté que la déclaration de créance mentionnait les modalités de calcul des intérêts dont le cours n'était pas arrêté ou qu'elle faisait expressément référence à des documents contractuels joints, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, en toutes ses dispositions , l'arrêt rendu le 22 octobre 2003, entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt, et pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, autrement composée ; Condamne la Caisse régionale de Crédit agricole mutuel Provence-Côte-d'Azur aux dépens ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par le président en son audience publique du sept mars deux mille six.