Identifiant: JURITEXT000026212934

Métadonnées:
{"ancien_id": "", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/26/21/29/JURITEXT000026212934.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 26 juin 2012, 11-86.991, Inédit", "date_decision": "2012-06-26 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "C1204305", "solution": "Annulation sans renvoi", "numero_affaire": "11-86991", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "2011-08-30", "juridiction_attaquee": "Chambre de l'instruction de la cour d'appel de Grenoble", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "M. Louvel (président)", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, a rendu l'arrêt suivant : Statuant sur le pourvoi formé par : - Mme Audrey X..., partie civile, contre l'ordonnance du président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de GRENOBLE, en date du 30 août 2011, qui a déclaré irrecevable son appel de l'ordonnance du juge d'instruction ayant déclaré irrecevable sa constitution de partie civile ; Vu l'ordonnance du président de la chambre criminelle, en date du 21 mai 2012, prescrivant l'examen du pourvoi ; Vu le mémoire personnel produit ; Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles 114, alinéa 9, et 183 du code de procédure pénale ; Vu les articles 183 et 186 du code de procédure pénale ; Attendu que le président de la chambre de l'instruction ne tient de l'article 186, dernier alinéa, du code de procédure pénale, le pouvoir de rendre une ordonnance de non-admission de l'appel que lorsque l'appel a été formé après l'expiration du délai prévu au quatrième alinéa dudit texte ou lorsque l'appel est devenu sans objet ; Attendu que seule la notification faite conformément aux dispositions de l'article 183 susvisé fait courir le délai d'appel d'une ordonnance rendue par le juge d'instruction ; Attendu que, pour déclarer irrecevable comme tardif l'appel relevé par la demanderesse, le 28 juillet 2011, de l'ordonnance d'irrecevabilité rendue par le juge d'instruction, l'ordonnance attaquée retient que celle-ci, ayant été notifiée le 8 juillet 2011 à la partie civile et à son avocat, le délai d'appel expirait le 18 juillet 2011 en application de l'article 114, alinéa 9, du code de procédure pénale ; Mais attendu qu'en prononçant ainsi, alors qu'il ne résulte pas de la procédure que l'ordonnance du juge d'instruction ait été régulièrement notifiée à l'avocat de la partie civile, et qu'à défaut d'une telle notification le délai d'appel n'avait pas commencé à courir à l'encontre de cette dernière, le président de la chambre de l'instruction a excédé ses pouvoirs ; D'où il suit que l'annulation est encourue ; ANNULE, en toutes ses dispositions, l'ordonnance susvisée du président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Grenoble, en date du 30 août 2011; CONSTATE que, du fait de l'annulation prononcée, la chambre de l'instruction se trouve saisie de l'appel de la partie civile ; ORDONNE le retour de la procédure à cette juridiction autrement présidée ; ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Grenoble et sa mention en marge ou à la suite de l'ordonnance annulée ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Etaient présents aux débats et au délibéré, dans la formation prévue à l'article 567-1-1 du code de procédure pénale : M. Louvel président, M. Pers conseiller rapporteur, M. Arnould conseiller de la chambre ; Greffier de chambre : Mme Randouin ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;