Identifiant: JURITEXT000007568819

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1998X03X06X00839X019", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/56/88/JURITEXT000007568819.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 25 mars 1998, 97-83.919, Inédit", "date_decision": "1998-03-25 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "97-83919", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1997-06-10", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Versailles, 1997-06-10", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. ROMAN conseiller", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le vingt-cinq mars mil neuf cent quatre-vingt-dix-huit, a rendu l'arrêt suivant : Sur le rapport de Mme le conseiller GARNIER et les conclusions de M. l'avocat général AMIEL ; Statuant sur les pourvois formés par : - Y... Catherine, épouse ZAGHLOUL, partie civile, 1°) contre les arrêts de la chambre d'accusation de la cour d'appel de VERSAILLES, en date du 22 octobre 1997, n° 881 et 883, qui, dans la procédure suivie contre personne non dénommée pour trafic d'influence, ont confirmé les ordonnances de rejet de demandes d'actes d'information rendues par le juge d'instruction ; 2°) contre l'arrêt de la même chambre d'accusation, du 10 juin 1997, qui, dans la même procédure, a confirmé l'ordonnance de non-lieu rendue par le juge d'instruction ; Joignant les pourvois en raison de la connexité ; I - Sur les pourvois formés contre les arrêts du 22 octobre 1996 : Attendu qu'aucun moyen n'est produit ; II - Sur le pourvoi formé contre l'arrêt du 10 juin 1997 : Vu le mémoire personnel produit ; Sur le premier moyen et le troisième moyen de cassation, pris du défaut de motifs et manque de base légale ; Sur le deuxième moyen et le quatrième moyen de cassation, pris de l'omission de statuer sur des chefs d'inculpation ; Les moyens étant réunis ; Attendu qu'en 1995, Catherine Y... a porté plainte avec constitution de partie civile contre personne non dénommée, pour trafic d'influence ; Qu'il résulte de cette plainte que sa mère, Suzanne X..., a acquis, le 21 octobre 1949, un terrain à bâtir; que, par arrêt devenu définitif, la juridiction civile a annulé la donation déguisée faite en vue de l'acquisition à Suzanne X... par André Y... et déclaré ce dernier, propriétaire dudit terrain; qu'André Y... a cédé ce terrain à la société Bernard Lévy qui l'a revendu à la société Sepimo la Hénin; que de nombreuses procédures, opposant notamment les époux Z..., ont été alors diligentées ; Attendu que, lors de son audition par le juge d'instruction, Catherine Y... a déclaré reprocher à la banque la Hénin d'avoir imité la signature de sa mère dans des demandes de permis de construire déposées en 1973, 1974 et 1975 et a précisé que ce faux était la seule infraction pénale ayant motivé sa plainte ; Attendu que, pour confirmer l'ordonnance de non-lieu rendue par le juge d'instruction, la chambre d'accusation énonce que les faits dénoncés, à les supposer établis, constitueraient le seul délit de faux, prescrit lors du dépôt de la plainte ; Attendu qu'en prononçant ainsi, la chambre d'accusation a justifié sa décision sans encourir les griefs allégués ; Que, dès lors, les moyens ne peuvent qu'être écartés ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE les pourvois ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Etaient présents aux débats et au délibéré : M. Roman conseiller le plus ancien, faisant fonctions de président, Mme Garnier conseiller rapporteur, MM. Aldebert, Grapinet, Mistral, Blondet, Ruyssen conseillers de la chambre, Mme Ferrari, MM. Soulard, Sassoust conseillers référendaires ; Avocat général : M. Amiel ; Greffier de chambre : Mme Ely ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;