Identifiant: JURITEXT000007078970

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X02X05X00046X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/89/JURITEXT000007078970.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 16 février 1983, Inédit", "date_decision": "1983-02-16 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-05-28", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Rouen, Chambre sociale, 1980-05-28", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES L 122-6 ET L 122-8 DU CODE DU TRAVAIL, ATTENDU QUE POUR CONDAMNER LA SOCIETE D'APPAREILLAGE AUXILIAIRE POUR L'ELECTRICITE A PAYER A SABLIERE, CHEF DU SERVICE ORDONNANCEMENT, LICENCIE PAR ELLE LE 30 JANVIER 1978, LES INDEMNITES DE RUPTURE, L'ARRET ATTAQUE ENONCE QUE SI LE REFUS OPPOSE PAR CELUI-CI A L'INJONCTION QU'ELLE LUI AVAIT DONNEE PAR LETTRE DU 18 JANVIER 1978 DE TENIR AU PLUS TARD LE 23 JANVIER L'UNE DES REUNIONS DITES DE "DELAIS" QUI AVAIENT LIEU QUOTIDIENNEMENT A 14 HEURES ET QU'IL REFUSAIT DEPUIS QUELQUE TEMPS DE TENIR SOUS LE PRETEXTE NON DEMONTRE QU'ON NE METTAIT PAS A SA DISPOSITION LES MOYENS NECESSAIRES A L'ACCOMPLISSEMENT DE SA TACHE CONSTITUE UNE CAUSE REELLE ET SERIEUSE DE LICENCIEMENT, EN REVANCHE, LA MISE A PIED DONT IL A ETE L'OBJET LE 23 JANVIER AU MATIN, LUI AYANT ENLEVE LA POSSIBILITE DE SE RAVISER AVANT L'EXPIRATION DU DELAI FIXE, SA FAUTE NE PEUT ETRE CONSIDEREE COMME GRAVE ; ATTENDU CEPENDANT QUE LA COUR D'APPEL AVAIT RELEVE QUE SABLIERE AVAIT FAIT CONNAITRE PAR ECRIT A SON EMPLOYEUR DES LE 21 JANVIER SON INTENTION DE NE PAS TENIR LA REUNION DU 23 ; QU'EN STATUANT COMME ELLE L'A FAIT, ALORS QUE CE REFUS INJUSTIFIE QUI FAISAIT SUITE A PLUSIEURS AUTRES, RENDAIT IMPOSSIBLE, MEME PENDANT LA DUREE DU PREAVIS, EN RAISON DU TROUBLE QU'IL APPORTAIT DANS LA MARCHE DE L'ENTREPRISE, LA POURSUITE DU CONTRAT DE TRAVAIL, ET CONSTITUAIT UNE FAUTE GRAVE PRIVATIVE DES INDEMNITES DE RUPTURE, LA COUR D'APPEL N'A PAS TIRE DE CES CONSTATATIONS LES CONSEQUENCES LEGALES QUI S'IMPOSAIENT ; PAR CES MOTIFS : CASS ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 28 MAI 1980, ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE ROUEN ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE CAEN, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ;