Identifiant: JURITEXT000007427444

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2001X12X04X00184X017", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/42/74/JURITEXT000007427444.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 18 décembre 2001, 98-18.417, Inédit", "date_decision": "2001-12-18 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "98-18417", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1998-04-22", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Riom (chambre commerciale) 1998-04-22", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. DUMAS", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "CONTRAT D'ENTREPRISE - Sous-traitant - Contrat de sous-traitance - Recherche nécessaire - Redressement judiciaire de l'entrepreneur principal."}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par la société Copra, dont le siège est BP 39, La Combelle, 63570 Brassac-les-Mines, en cassation d'un arrêt rendu le 22 avril 1998 par la cour d'appel de Riom (chambre commerciale), au profit : 1 / de la Régie nationale des Usines Renault, dont le siège est ..., 2 / de M. X..., ès qualités d'administrateur judiciaire et de commissaire à l'exécution de plan de la société Dapta Mallinjoud, domicilié ..., 3 / de M. Y..., domicilié ..., pris en sa qualité de représentant des créanciers de la société Dapta Mallinjoud, 4 / de la société Dapta Mallinjoud, société anonyme, dont le siège est ..., défendeurs à la cassation ; La demanderesse invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 6 novembre 2001, où étaient présents : M. Dumas, président, Mme Mouillard, conseiller référendaire rapporteur, M. Métivet, conseiller, Mme Arnoux, greffier de chambre ; Sur le rapport de Mme Mouillard, conseiller référendaire, les observations de la SCP Baraduc et Duhamel, avocat de la société Copra, de la SCP Delaporte et Briard, avocat de la Régie nationale des Usines Renault, de la SCP Piwnica et Molinié, avocat de M. X..., ès qualités, les conclusions de M. Feuillard, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique, pris en sa première branche : Vu l'article 1er de la loi du 31 décembre 1975 ; Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué que la société Copra fabriquait des pignons pour le compte de la société Dapta Mallinjoud qui les destinait à la société Régie nationale des Usines Renault (Renault) ; que la société Dapta Mallinjoud ayant été mise en redressement judiciaire, la société Copra a demandé le paiement direct des factures non réglées à la société Renault ; que la société Dapta Mallinjoud s'y est opposée au motif qu'il ne s'agissait pas d'un contrat de sous-traitance de marché ; Attendu que, pour rejeter la demande de la société Copra, l'arrêt retient qu'en l'espèce, il n'est pas justifié en quoi la société Renault devrait être considérée comme un entrepreneur principal ayant confié à la société Dapta Mallinjoud l'exécution d'une partie d'un contrat d'entreprise passé avec un maître d'ouvrage non identifié, qu'il n'est du reste pas justifié de l'existence d'un contrat principal liant la société Renault avec une autre personne juridique, et qu'il ne saurait être question de considérer le futur acquéreur du véhicule comme le maître de l'ouvrage ; Attendu qu'en se déterminant ainsi, sans rechercher, ainsi qu'il lui était demandé, s'il n'existait pas un sous-traité entre la société Dapta Mallinjoud et la société Copra, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur l'autre grief : CASSE et ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 22 avril 1998, entre les parties, par la cour d'appel de Riom ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Bourges ; Condamne les défendeurs aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande de la société Copra ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre commerciale, financière et économique, et prononcé par le président en son audience publique du dix-huit décembre deux mille un.