Identifiant: JURITEXT000007078954

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X01X05X00017X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/89/JURITEXT000007078954.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 12 janvier 1983, Inédit", "date_decision": "1983-01-12 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1980-01-29", "juridiction_attaquee": "COUR D'APPEL de Bordeaux, 1980-01-29", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LES TROIS MOYENS REUNIS, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L 122-14-3 DU CODE DU TRAVAIL, 1134 DU CODE CIVIL ET 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ATTENDU QUE MME KIERDAL X... PAR LA SOCIETE DE BITUME ET D'ASPHALTE DU CENTRE EN QUALITE D'AIDE COMPTABLE LE 1ER MAI 1964, A ETE LICENCIEE LE 5 MAI 1977 AVEC PREAVIS DE DEUX MOIS POUR NEGLIGENCES PROFESSIONNELLES A LA SUITE DE TROIS AVERTISSEMENTS POUR MANQUE D'ASSIDUITE, ET MAUVAISE QUALITE DU TRAVAIL, ABSENCES NON MOTIVEES ET AVANCES DE CAISSE CONSENTIE A UNE EMPLOYEE SANS AUTORISATION ; ATTENDU QUE PAR ARRET CONFIRMATIF DU 29 JANVIER 1980, LA COUR D'APPEL A CONDAMNE LA SOCIETE DE BITUME ET D'ASPHALTE DU CENTRE A LUI PAYER LA SOMME DE 26428 FRANCS A TITRE D'INDEMNITE POUR LICENCIEMENT SANS CAUSE REELLE ET SERIEUSE ; ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE D'AVOIR SUBSTITUE SON APPRECIATION A CELLE DE L'EMPLOYEUR SUR L'INCOMPETENCE PROFESSIONNELLE DE LA SALARIEE RELEVEE DANS L'AVERTISSEMENT DU 20 JUILLET 1976, DENATURE L'AVERTISSEMENT DU 29 DECEMBRE 1976 EN ESTIMANT QUE LE GRIEF RELATIF A DEUX ABSENCES SANS AUTORISATION N'ETAIT PAS SERIEUX ALORS QUE CET AVERTISSEMENT SE RAPPORTAIT NON SEULEMENT A CES DEUX DEMI-JOURNEE DE CONGE PRISES PAR LA SALARIEE MALGRE L'INTERDICTION QUI LUI EN AVAIT ETE FAITE, MAIS SURTOUT A LA MAUVAISE QUALITE DE SON TRAVAIL, DE N'AVOIR PAS REPONDU AUX CONCLUSIONS DE LA SOCIETE ALLEGUANT PRECISEMENT L'INCOMPETENCE PROFESSIONNELLE DE MME Y..., ENFIN D'AVOIR DENATURE L'AVERTISSEMENT DU 22 JANVIER 1977 RELATIF A L'AVANCE SUR CAISSE CONSENTIE A UNE EMPLOYEE SANS AUTORISATION ALORS QUE LES DOCUMENTS VERSES AUX DEBATS ETABLISSAIENT QUE CETTE PRATIQUE ETAIT SOUMISE A L'AUTORISATION DU DIRECTEUR DE L'AGENCE ; MAIS ATTENDU QU'APPRECIANT LES DIVERS MANQUEMENTS REPROCHES A MME Y..., LES JUGES DU FOND ONT EXACTEMENT ESTIME QUE COMPTE TENU DES CIRCONSTANCES PARTICULIERES QU'ILS ONT RELEVEES, CEUX-CI N'APPARAISSAIENT PAS SUFFISANTS POUR JUSTIFIER LE CONGEDIEMENT D'UNE SALARIEE AYANT UNE ANCIENNETE DE TREIZE ANS ET QUI N'AVAIT FAIT JUSQU'ALORS L'OBJET D'AUCUN REPROCHE QUE LES MOYENS NE PEUVENT ETRE ACCUEILLIS ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 29 JANVIER 1980 PAR LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX ;