Identifiant: JURITEXT000007079547

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1983X03X04X00017X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/95/JURITEXT000007079547.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 8 mars 1983, Inédit", "date_decision": "1983-03-08 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_COMMERCIALE", "date_decision_attaquee": "1981-05-13", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Dijon, chambre 1, 1981-05-13", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
DONNE DEFAUT CONTRE RAYMOND X... ; SUR LE MOYEN UNIQUE DU POURVOI INCIDENT QUI EST PREALABLE : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE(DIJON, 13 MAI 1981) D'AVOIR DECLARE RECEVABLE L'ACTION DE LA COMPAGNIE "GROUPE DES ASSURANCES NATIONALES" (G A N) DIRIGEE CONTRE L'AGENT JUDICIAIRE DU TRESOR PUBLIC, ALORS, SELON LE POURVOI, QU'AUX TERMES DE L'ARTICLE 38 DE LA LOI DU 3 AVRIL 1955, L'AGENT JUDICIAIRE N'A COMPETENCE POUR REPRESENTER L'ETAT QUE DANS LES LITIGES DONT LA CAUSE EST ETRANGERE A L'IMPOT ET AU DOMAINE, QUE L'ACTION DE LA COMPAGNIE G A N, QUI TENDAIT A SE VOIR RECONNAITRE PROPRIETAIRE DES FONDS SAISIS PAR LE COMPTABLE PUBLIC POUR LE PAIEMENT DE CONTRIBUTIONS DIRECTES, S'ANALYSE EXACTEMENT EN UNE REVENDICATION D'OBJETS SAISIS, PROCEDURE FIXEE PAR L'ARTICLE 1910 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, D'OU IL RESULTE QUE CETTE ACTION, DONT LA CAUSE N'EST PAS ETRANGERE A L'IMPOT ET EST REGLEMENTEE PAR UN TEXTE SPECIAL, DEVAIT ETRE SUIVIE CONTRE LE COMPTABLE ET NON L'AGENT JUDICIAIRE, QU'AINSI, LA COUR A ENSEMBLE VIOLE LES ARTICLES 38 DE LA LOI DE 1955 ET 1910 DU CODE GENERAL DES IMPOTS ; MAIS ATTENDU QU'IL NE RESULTE NI DES MEMOIRES DES PARTIES NI DE L'ARRET QUE LE MOYEN TIRE DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 1910 DU CODE GENERAL DES IMPOTS ET PAR CONSEQUENT ET CONJOINTEMENT DE CELLE DE L'ARTICLE 38 DE LA LOI DU 3 AVRIL 1955 AIT ETE INVOQUE DEVANT LA COUR D'APPEL ; QUE, DES LORS, CE MOYEN EST NOUVEAU ET, MELANGE DE FAIT ET DE DROIT, IRRECEVABLE ; SUR LE MOYEN UNIQUE DU POURVOI PRINCIPAL, PRIS EN SES DEUX BRANCHES : ATTENDU QU'IL EST FAIT GRIEF A L'ARRET D'AVOIR DEBOUTE LA COMPAGNIE G A N, QUI AVAIT DENONCE EN 1978 UNE SAISIE-ARRET AU CENTRE DE CHEQUES POSTAUX, DEBITEUR DE L'UN DE SES PROPRES DEBITEURS, RAYMOND X..., ANCIEN AGENT GENERAL DE LA COMPAGNIE, DE SON ACTION DIRIGEE CONTRE L'AGENT JUDICIAIRE DU TRESOR PUBLIC ET TENDANT AU REMBOURSEMENT D'UNE SOMME VERSEE AU TRESORIER PRINCIPAL DE DIJON-NORD EN VERTU D'UN AVIS A TIERS DETENTEUR DELIVRE AU MEME CENTRE DE CHEQUES POSTAUX LE 13 JANVIER 1979 POUR LE RECOUVREMENT D'IMPOTS DUS PAR X..., ALORS, SELON LE POURVOI, QUE, D'UNE PART, L'AVIS A TIERS DETENTEUR NE PEUT PRODUIRE EFFET TRANSLATIF AU PROFIT DU CREANCIER QUE S'IL EST NOTIFIE AU DEBITEUR ET S'IL EST DEFINITIF FAUTE D'AVOIR ETE FRAPPE D'OPPOSITION, QU'EN DONNANT EFFET A L'AVIS DELIVRE LE 13 JANVIER 1979 PAR L'AGENT JUDICIAIRE DU TRESOR SANS RECHERCHER SI LA NOTIFICATION AU REDEVABLE AVAIT ETE EFFECTUEE ET A QUELLE DATE CETTE FORMALITE PRESCRITE A PEINE DE NULLITE AVAIT ETE ACCOMPLIE, L'EFFET DE L'AVIS ETANT DIFFERE AU JOUR D'EXPIRATION D'UN DELAI DE TRENTE JOURS APRES CETTE NOTIFICATION, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES ARTICLES 1846, 1848 ET 1922 DU CODE GENERAL DES IMPOTS, ET ALORS QUE, D'AUTRE PART, LES SOMMES DETENUES PAR LE TIERS SAISI SONT FRAPPEES D'INDISPONIBILITE DES LA SIGNIFICATION QUI LUI EST FAITE DE LA SAISIE-ARRET, QU'EN DECLARANT VALABLE LE PAIEMENT FAIT A L'AGENT JUDICIAIRE DU TRESOR PAR LE CENTRE DES CHEQUES POSTAUX AU MEPRIS DE LA SIGNIFICATION DE LA SAISIE-ARRET DELIVREE PAR LE CREANCIER AUDIT CENTRE ANTERIEUREMENT A LA DELIVRANCE DE L'AVIS A TIERS DETENTEUR, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES ARTICLES 1242 ET SUIVANTS DU CODE CIVIL ET 559 ET SUIVANTS DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ; MAIS ATTENDU QU'IL NE RESULTE NI DES CONCLUSIONS NI DE L'ARRET QUE LE G A N AIT FAIT VALOIR DEVANT LA COUR D'APPEL L'ARGUMENTATION QU'IL SOUMET ACTUELLEMENT A LA COUR DE CASSATION ; QUE, DES LORS, LE MOYEN EST NOUVEAU ET, MELANGE DE FAIT ET DE DROIT, IRRECEVABLE EN SES DEUX BRANCHES ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LES POURVOIS TANT PRINCIPAL QU'INCIDENT FORMES CONTRE L'ARRET RENDU LE 13 MAI 1981 PAR LA COUR D'APPEL DE DIJON ;