Identifiant: JURITEXT000007519970

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXRXCX1983X04X06X00103X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/51/99/JURITEXT000007519970.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 26 avril 1983, Inédit", "date_decision": "1983-04-26 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CRIMINELLE", "date_decision_attaquee": "1982-04-29", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Paris, Chambre 9, 1982-04-29", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
STATUANT SUR LE POURVOI REGULIEREMENT FORME PAR : - Y... GERARD, CONTRE UN ARRET DU 29 AVRIL 1982 DE LA COUR D'APPEL DE PARIS, 9EME CHAMBRE, QUI L'A RELAXE DU CHEF DE FAUX EN ECRITURE PRIVEE, MAIS L'A CONDAMNE, POUR USAGE DE FAUX, A UN AN D'EMPRISONNEMENT ET 4 000 FRANCS D'AMENDE, LUI A INFLIGE, EN APPLICATION DE L'ARTICLE 164 DU CODE PENAL, UNE AMENDE DE 1 000 FRANCS ET S'EST PRONONCEE SUR LES REPARATIONS CIVILES ; VU LE MEMOIRE PRODUIT ; SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 148, 151, 163 DU CODE PENAL ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE QUI A RELAXE Y... DU DELIT DE FAUX EN ECRITURE PRIVEE L'A CEPENDANT DECLARE COUPABLE DU DELIT D'USAGE DE FAUX EN ECRITURE PRIVEE AUX MOTIFS "QUE LES RESULTATS FORMELS DE L'EXPERTISE EN ECRITURE SUR LA FAUSSETE DU TESTAMENT EN CAUSE SONT AINSI CONFORTES PAR UN ENSEMBLE DE PRESOMPTIONS, GRAVES, PRECISES ET CONCORDANTES QUI ETABLISSENT QU'IL N'EST PAS EN REVANCHE FORMELLEMENT DEMONTRE PAR L'EXPERTISE QUE Y... EST L'AUTEUR DU FAUX, QU'IL EN A FAIT USAGE CONNAISSANT SA FAUSSETE CAR LUI SEUL AVAIT DE TOUTE EVIDENCE INTERET A SA CONFECTION PUISQU'IL DEVAIT EN ETRE LE SEUL BENEFICIAIRE " ; ALORS QUE L'ARRET QUI RELEVE QUE LES RESULTATS FORMELS DE L'EXPERTISE EN ECRITURE SUR LA FAUSSETE DU TESTAMENT SONT CONFORTES PAR UN ENSEMBLE DE PRESOMPTIONS GRAVES, PRECISES ET CONCORDANTES N'A, PAR CES ENONCIATIONS, JUSTIFIE QUE DE LA SEULE FAUSSETE DU TESTAMENT MAIS NON DE LA CONNAISSANCE DE SA FAUSSETE PAR LE PREVENU QU'ELLE NE POUVAIT DEDUIRE DE LA SEULE CONSIDERATION QUE LUI SEUL AVAIT INTERET A SA CONFECTION PUISQU'IL DEVAIT EN ETRE SEUL BENEFICIAIRE ; QU'AINSI L'ARRET DONT AUCUNE DES ENONCIATIONS NE JUSTIFIE QUE LE PREVENU AVAIT CONNU LA FAUSSETE DE L'ECRIT, MANQUE DE BASE LEGALE ; " ATTENDU QU'IL RESULTE DE L'ARRET ATTAQUE QU'A L'OCCASION DU REGLEMENT DE LA SUCCESSION DE LA DAME X... JEANNE MARIE, Y... A INDIQUE AU NOTAIRE QU'IL ETAIT LE SEUL HERITIER DE LA DEFUNTE ; QU'IL A PRODUIT UN TESTAMENT OLOGRAPHE DONT LE CARACTERE DE FAUX A ETE ETABLI PAR LES EXPERTS QU'A DESIGNE LE JUGE D'INSTRUCTION, DANS LE CADRE DE L'INFORMATION OUVERTE SUR LA PLAINTE DES CONSORTS X..., CONTRE LE PREVENU ; ATTENDU QU'APRES AVOIR, POUR LES MOTIFS QU'ELLE EXPOSE, RELAXE Y... DU CHEF DE FAUX EN ECRITURE PRIVEE LA JURIDICTION DU SECOND DEGRE, POUR CONDAMNER LE DEMANDEUR, EN RAISON DE L'USAGE DUDIT TESTAMENT, SE FONDE SUR UN ENSEMBLE DE PRESOMPTIONS QUI L'ONT CONVAINCUE QUE LE PREVENU NE POUVAIT IGNORER LA FAUSSETE DU DOCUMENT QU'IL A UTILISE ; ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES ENONCIATIONS, SOUVERAINEMENT DEDUITES DES ELEMENTS DE PREUVE SOUMIS AU DEBAT CONTRADICTOIRE, LA COUR D'APPEL A JUSTIFIE SA DECISION SANS ENCOURIR LES GRIEFS ALLEGUES AU MOYEN, LEQUEL DOIT DES LORS ETRE ECARTE ; ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ; REJETTE LE POURVOI