Identifiant: JURITEXT000007491083

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX2006X09X02X00167X053", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/49/10/JURITEXT000007491083.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 14 septembre 2006, 05-16.753, Inédit", "date_decision": "2006-09-14 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Cassation", "numero_affaire": "05-16753", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "2005-05-10", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Bordeaux (1re chambre, section B) 2005-05-10", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : Mme FAVRE", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le premier moyen, pris en sa première branche : Vu l'article 16 du nouveau code de procédure civile ; Attendu que le juge doit, en toutes circonstances, faire observer et observer lui-même le principe de la contradiction ; Attendu qu'à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile déposée par l'association L'Amicale des chasseurs de la montagne (l'association) à l'encontre de son ancien président, Robert X..., un juge d'instruction a désigné un expert avec pour mission de déterminer si des détournements de fonds avaient été opérés et d'en chiffrer le montant ; que Robert X... étant décédé entre-temps sans avoir été mis en examen, le juge d'instruction a rendu une ordonnance de non-lieu constatant l'extinction de l'action publique ; que l'association a alors assigné les héritiers de Robert X..., M. Alain X... et Mme Y... (les consorts X...), pour obtenir leur condamnation à lui payer le montant des détournements estimés par l'expert ; que les consorts X... ont soulevé l'inopposabilité de l'expertise ; Attendu que pour condamner les consorts X..., l'arrêt retient que les parties ayant été en mesure d'en discuter librement les conclusions, le rapport d'expertise leur est opposable, que son contenu et ses conclusions étant emprunts de rigueur et n'étant pas valablement remis en cause par les intimés, ils peuvent asseoir une décision de condamnation sans qu'il soit nécessaire de recourir à une mesure d'instruction supplémentaire ; Qu'en fondant ainsi sa décision uniquement sur une expertise à laquelle Robert X... et ses héritiers n'avaient été ni appelés ni représentés, et dont ils soulevaient l'inopposabilité, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs du pourvoi : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 10 mai 2005, entre les parties, par la cour d'appel de Bordeaux ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Bordeaux, autrement composée ; Condamne l'association L'Amicale des chasseurs de la montagne aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau code de procédure civile, rejette les demandes respectives des consorts X... et de l'association L'Amicale des chasseurs de la montagne ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, deuxième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du quatorze septembre deux mille six.