Identifiant: JURITEXT000007074125

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X07X02X00512X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/41/JURITEXT000007074125.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 5 juillet 1982, Inédit", "date_decision": "1982-07-05 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_2", "date_decision_attaquee": "1981-02-11", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Grenoble (Chambre 2) 1981-02-11", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS EN SES TROIS BRANCHES : ATTENDU, SELON L'ARRET CONFIRMATIF ATTAQUE, QUE LORS D'UNE COLLISION ENTRE L'AUTOMOBILE DE LECOUTRE, ASSURE A LA COMPAGNIE LA WINTERTHUR, ET CELLE DE JEAN Y..., ASSURE A LA GARANTIE MUTUELLE DES FONCTIONNAIRES, LES DEUX CONDUCTEURS ONT ETE BLESSES AINSI QUE LES DEUX PASSAGERS DE LA VOITURE Y..., JEAN BERNARD ET BERNARD Y... ; QUE, CELUI-CI EST DECEDE DES SUITES DE SES BLESSURES ; QU'HORS DE TOUTE INSTANCE JUDICIAIRE, LA COMPAGNIE LA WINTERTHUR A INTEGRALEMENT INDEMNISE LE PREJUDICE DE JEAN BERNARD Y... ET DES AYANTS DROIT DE BERNARD Y..., ET VERSE DES PROVISIONS SUR LE DOMMAGE DE JEAN Y... ; QUE CE DERNIER A ENSUITE ASSIGNE LECOUTRE ET SON ASSUREUR SUR LE FONDEMENT DE L'ARTICLE 1384, ALINEA 1., DU CODE CIVIL ; QUE LA COMPAGNIE LA WINTERTHUR A OPPOSE QU'IL Y AVAIT COMPENSATION ENTRE SA DETTE ENVERS JEAN Y... ET SA CREANCE NEE DE L'ACTION SUBROGATOIRE POUR LA MOITIE DES INDEMNITES VERSEES DU CHEF DES PASSAGERS D'Y... ; ATTENDU QUE, SELON LE MOYEN, L'ARRET A DECIDE QUE LA COMPAGNIE LA WINTERTHUR DEVAIT ETRE CONSIDEREE COMME AYANT RENONCE A EXERCER SON DROIT DE RECOURS CONTRE LES CONSORTS Y... X..., D'UNE PART, QU'UNE RENONCIATION A UN DROIT QUI EST D'INTERPRETATION STRICTE NE S'ETEND PAS A D'AUTRES DROITS QUI EN SONT LE CORROLLAIRE ET QUE, SI LA WINTERTHUR A RENONCE A CONTESTER LA RESPONSABILITE ENTIERE DE LECOUTRE, TENU COMME GARDIEN, A REPARER INTEGRALEMENT LE PREJUDICE SUBI PAR LES VICTIMES DU SINISTRE, ELLE N'A PAS RENONCE POUR AUTANT AU DROIT DE SE PREVALOIR DE SON ACTION RECURSOIRE CONTRE LES VICTIMES INDEMNISEES, ALORS, D'AUTRE PART QU'EN L'ABSENCE DE RENONCIATION EXPLICITE A CE DROIT, LA COUR D'APPEL NE POUVAIT SE FONDER SUR DE SIMPLES PRESOMPTIONS POUR DECLARER CETTE RENONCIATION CERTAINE ; QUE L'ABSENCE DE RESERVES LORS DU REGLEMENT DES INDEMNITES AUX CONSORTS Y... NE PEUT CONSTITUER LA PREUVE DE LA RENONCIATION A SON ACTION RECURSOIRE ET QUE LES REPRESENTANTS DE LA WINTERTHUR N'AVAIENT PAS A VERIFIER AUPRES DE LA GMF QU'ELLE ACCEPTAIT DE PRENDRE EN CHARGE LA MOITIE DES INDEMNITES VERSEES AUX CONSORTS Y..., ETANT DONNE QU'ILS SAVAIENT QUE LA GMF AVAIT A SUPPORTER CETTE CHARGE, LES CONSORTS Y... EXERCANT UN DROIT PROPRE EN RECLAMANT CETTE INDEMNITE, ET ALORS ENSUITE, QUE LE FAIT QUE LA WINTERTHUR NE S'EST PAS PREVALUE DE LA COMPENSATION AU MOMENT DES VERSEMENTS QU'ELLE A FAIT A JEAN Y... N'IMPLIQUE PAS NECESSAIREMENT QU'ELLE RENONCAIT A LA FAIRE JOUER, AUCUN TEXTE N'OBLIGEANT SON BENEFICIAIRE A RECLAMER LA COMPENSATION DES QUE SES CONDITIONS SONT REMPLIES ; MAIS ATTENDU QUE LA COUR D'APPEL, PAR UNE APPRECIATION SOUVERAINE DE LA CORRESPONDANCE ECHANGEE ET DES REGLEMENTS EFFECTUES, ENONCE QU'IL Y A EU TRANSACTION, ET QUE CETTE TRANSACTION, INTERVENUE SUR LA BASE D'UNE RECONNAISSANCE DE LA RESPONSABILITE PLEINE ET ENTIERE DE L'ASSURE DE LA WINTERTHUR, NE PREVOYAIT PAS DE RECOURS ; QUE PAR CES SEULS MOTIFS, QUI ECHAPPENT AUX CRITIQUES DU MOYEN, ELLE A LEGALEMENT JUSTIFIE SA DECISION ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 11 FEVRIER 1981 PAR LA COUR D'APPEL DE GRENOBLE ;