Identifiant: JURITEXT000007101952

Métadonnées:
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Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, DEUXIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par M. Raymond Y..., demeurant à Bolquère (Pyrénées-Orientales), l'Orée du Bois, avenue de Cerdagnes, en cassation d'un jugement rendu le 16 février 1990 par le tribunal d'instance de Prades, en matière électorale, au profit de : 1°/ M. Etienne X..., demeurant à Bolquère (Pyrénées-Orientales), rue du vent d'Espagne, 2°/ Mme Françoise B..., épouse X..., 3°/ M. Jacques A..., 4°/ Mme Jocelyne Z..., épouse A..., demeurant tous à Bolquère (Pyrénées-Orientales) ; défendeurs à la cassation ; LA COUR, en l'audience publique du 5 juillet 1990, où étaient présents : M. Dutheillet-Lamonthézie, président, M. Bonnet, conseiller référendaire rapporteur, MM. Michaud, Deroure, Burgelin, Mme Dieuzeide, conseillers, M. Mucchielli, conseiller référendaire, M. Monnet, avocat général, Mme Lagardère, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller référendaire Bonnet, les conclusions de M. Monnet, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur la recevabilité du pourvoi : Attendu qu'il est fait grief au jugement attaqué, rendu sur le recours de M. Y..., tiers électeur, d'avoir ordonné l'inscription de M. Etienne X..., de Mme Simon, épouse X..., de M. A... et de Mme Z..., épouse A... sur la liste électorale de la commune de Bolquère, alors que ces électeurs ne seraient pas domiciliés dans cette commune ; Mais attendu qu'en retenant qu'il résultait des pièces produites que lesdits électeurs avaient leur domicile dans la commune, le tribunal n'a fait qu'user de son pouvoir souverain pour apprécier la portée et la valeur des éléments de preuve ; D'où il suit que le moyen ne peut être accueilli ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Deuxième chambre civile, et prononcé par M. le président en son audience publique du dix sept octobre mil neuf cent quatre vingt dix.