Identifiant: JURITEXT000007195852

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1993X07X01X00040X092", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/19/58/JURITEXT000007195852.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 15 juillet 1993, 92-04.092, Inédit", "date_decision": "1993-07-15 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "92-04092", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_1", "date_decision_attaquee": "1992-04-06", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel de Toulouse 1992-04-06", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": "PROCEDURE CIVILE - Notification - Notification en la forme ordinaire - Lettre recommandée - Lettre recommandée avec avis de réception - Lettre sous enveloppe - Preuve de l'absence de lettre dans l'enveloppe - Charge - Destinataire."}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par le Crédit municipal de Toulouse, dont le siège est ... (Haute-Garonne), en cassation d'un arrêt rendu le 6 avril 1992 par la cour d'appel de Toulouse (2e chambre civile), au profit : 1°/ de Mme Renée X..., demeurant ... (Haute-Garonne), 2°/ de la CETELEM, dont le siège est ... (Haute-Garonne), 3°/ de la COFINOGA, dont le siège est à Mérignac (Gironde), 4°/ du Crédit Lyonnais Lalande, dont le siège est ... (Haute-Garonne), 5°/ du Crédit moderne, dont le siège est ... (Haute-Garonne), 6°/ de la société bordelaise CIC Toulouse, dont le siège est ... (Haute-Garonne), 7°/ de la SOVAC, dont le siège est ... (Haute-Garonne), 8°/ du Trésor public de Toulouse Nord, société anonyme Lalande, boulevard Armand Duportal à Toulouse (Haute-Garonne), défendeurs à la cassation ; Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, le moyen unique de cassation annexé au présent arrêt ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 2 juin 1993, où étaient présents : M. Grégoire, conseiller le plus ancien faisant fonctions de président, M. Savatier, conseiller référendaire rapporteur, M. Renard-Payen, conseiller, M. Gaunet, avocat général, Mlle Ydrac, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller référendaire Savatier, les observations de la SCP Lemaître et Monod, avocat du Crédit municipal de Toulouse, les conclusions de M. Gaunet, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique pris en sa première branche : Vu les articles 667 et 670 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que l'arrêt attaqué, statuant sur le redressement judiciaire civil de Mme X..., a relevé la forclusion du Crédit municipal de Toulouse par application de l'article 27 de la loi n° 78-22 du 10 janvier 1978, et n'a pas fait porter les mesures de redressement sur la créance dont cet établissement se prévalait ; Attendu que pour statuer ainsi, la cour d'appel énonce qu'il n'apparaît pas possible de retenir la créance du Crédit municipal, "demeurant un doute sur le fait que celui-ci ait engagé une action de poursuite dans les deux ans" de l'incident de paiement constaté le 28 février 1989, l'accusé de réception joint à la photocopie du commandement de payer daté du 16 février 1991, "qui paraît effectivement signé par Mme X... ne portant cependant pas la preuve qu'il concerne l'envoi dudit commandement si bien qu'il est impossible de vérifier si ce commandement a ou non été signifié" ; Attendu cependant que la notification par la voie postale est réputée faite à personne lorsque l'avis de réception est signé par son destinataire et qu'en cas de notification sous enveloppe, il appartient au destinataire de prouver que celle-ci était vide et non pas à l'expéditeur d'établir que l'acte notifié était contenu dans cette enveloppe ; que, dès lors, en statuant comme elle a fait, après avoir constaté que le Crédit municipal se fondait sur un titre exécutoire et justifiait que Mme X... avait signé l'accusé de réception du courrier dont il soutenait qu'il contenait le commandement dont il se prévalait, la cour d'appel a violé les textes susvisés ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur la seconde branche du moyen : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 6 avril 1992, entre les parties, par la cour d'appel de Toulouse ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Toulouse autrement composée ;