Identifiant: JURITEXT000007338869

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1997X05X05X00413X015", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/33/88/JURITEXT000007338869.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre sociale, du 6 mai 1997, 94-41.315 94-41.316 94-41.317 94-41.319, Inédit", "date_decision": "1997-05-06 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "Rejet", "numero_affaire": "94-41315", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_SOCIALE", "date_decision_attaquee": "1993-12-13", "juridiction_attaquee": "cour d'appel de Limoges (Chambre sociale), 1993-12-13", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "Président : M. GELINEAU-LARRIVET", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : I - Sur le pourvoi n° Z 94-41.315 formé par M. Jean-Pierre Y..., demeurant résidence Notre-Dame, allée du Chanoine, 23000 Guéret, II - Sur le pourvoi n° A 94-41.316 formé par M. Emile X..., demeurant ..., III - Sur le pourvoi n° B 94-41.317 formé par M. Dominique C..., demeurant ..., IV - Sur le pourvoi n° D 94-41.319 formé par M. Raymond A..., demeurant 23450 Fresselines, en cassation d'un même arrêt rendu le 13 décembre 1993 par la cour d'appel de Limoges (Chambre sociale), au profit : 1°/ de M. Roland B..., ès qualités de liquidateur des Etablissements Z..., domicilié ..., 2°/ de l'ASSEDIC Marché-Limousin, dont le siège est ..., 3°/ de l'Union 36, Union des coopératives des agriculteurs de l'Indre, venant aux droits de la société La Paysanne de l'Indre, dont le siège est ..., défendeurs à la cassation ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 5 mars 1997, où étaient présents : M. Gélineau-Larrivet, président, M. Le Roux-Cocheril, conseiller rapporteur, M. Boubli, conseiller, Mmes Girard-Thuilier, Barberot, conseillers référendaires, M. Martin, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Le Roux-Cocheril, les observations de la SCP Lyon-Caen, Fabiani et Thiriez, avocat de l'Union 36, Union des coopératives des agriculteurs de l'Indre, les conclusions de M. Martin, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Vu la connexité, joint les pourvois n° Z 94-41.315 à B 94-41.317 et D 94-41.319 ; Attendu, selon l'arrêt confirmatif attaqué (Limoges, 13 décembre 1993), que MM. Y..., X..., C... et A... étaient salariés d'une minoterie appartenant à M. Z..., laquelle a été exploitée en location-gérance d'avril 1988 au 14 janvier 1989 par la société Soderel ; que, le 25 janvier 1989, M. Z... ayant donné à bail les locaux de l'entreprise à la Société coopérative de l'Indre, les salariés ont, par courrier du 26 janvier suivant, remis leur démission à M. Z... et ont été engagés à compter du 1er février 1989 par la coopérative; que M. Z... a été mis en redressement judiciaire le 3 octobre 1989, puis en liquidation judiciaire le 17 avril 1990, M. B... ayant été désigné en qualité de mandataire-liquidateur; que les salariés ont saisi la formation de référé du conseil de prud'hommes qui, par ordonnance du 17 mai 1989, a ordonné à M. Z... de leur verser une provision sur rappels de rémunération; qu'ils ont ensuite saisi au fond la juridiction prud'homale ; Sur le moyen unique commun aux trois derniers pourvois et aux cinq premières branches du moyen unique du pourvoi formé par M. Y..., annexés au présent arrêt : Attendu que les salariés font grief à l'arrêt de les avoir déboutés de leurs demandes d'indemnités de licenciement, de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et de rappels de salaire, ainsi que de les avoir condamnés à rembourser à M. B..., ès qualités, les sommes versées à titre de provision par M. Z... ; Attendu que, par un motif non critiqué par les pourvois, la cour d'appel, ayant constaté que le fonds de commerce était ruiné à l'expiration de la location-gérance, de sorte que ce fonds n'avait pu faire retour à son propriétaire avec le personnel qui y était attaché, a, abstraction faite de motifs surabondants critiqués par le moyen, exactement décidé que l'article L. 122-12, alinéa 2, du Code du travail n'était pas applicable en la cause ; D'où il suit que les moyens ne sont pas fondés ; Sur la sixième branche du moyen unique du pourvoi formé par M. Y..., tel qu'il résulte du mémoire en demande annexé au présent arrêt : Attendu que M. Y... fait grief à l'arrêt de n'avoir pas examiné les demandes qu'il avait formées et tendant au paiement de commissions ; Attendu que l'omission de statuer alléguée ne peut être réparée que dans les conditions prévues à l'article 463 du nouveau Code de procédure civile; d'où il suit que de ce chef le moyen est irrecevable ; PAR CES MOTIFS : REJETTE les pourvois ; Condamne les demandeurs aux dépens ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du six mai mil neuf cent quatre-vingt-dix-sept.