Identifiant: JURITEXT000007075368

Métadonnées:
{"ancien_id": "IXCXCX1982X10X03X00576X000", "origine": "JURI", "url": "texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/53/JURITEXT000007075368.xml", "nature": "ARRET", "titre": "Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 26 octobre 1982, Inédit", "date_decision": "1982-10-26 00:00:00", "juridiction": "Cour de cassation", "numero": "", "solution": "", "numero_affaire": "", "publie_bulletin": "non", "formation": "CHAMBRE_CIVILE_3", "date_decision_attaquee": "1981-03-30", "juridiction_attaquee": "Cour d'appel Paris (Chambre 6 A) 1981-03-30", "siege_appel": "", "juridiction_premiere_instance": "", "lieu_premiere_instance": "", "demandeur": "", "defendeur": "", "president": "", "avocat_general": "", "avocats": "", "rapporteur": "", "ecli": "", "sommaire": ""}

Document juridique:
SUR LE PREMIER MOYEN : ATTENDU QUE LES EPOUX X... FONT GRIEF A L'ARRET ATTAQUE (PARIS, 30 MARS 1981) D'AVOIR CLASSE EN CATEGORIE 2 A L'APPARTEMENT QUI LEUR AVAIT ETE DONNE EN LOCATION DANS UN IMMEUBLE DEVENU LA PROPRIETE DE LA SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE PIERRE CROISSANCE, ALORS, SELON LE MOYEN, D'UNE PART, QUE, POUR LA DETERMINATION DE LA CATEGORIE DANS LAQUELLE DOIT ETRE CLASSE UN APPARTEMENT, LE JUGE NE PEUT TENIR COMPTE D'ELEMENTS ETRANGERS AUX DONNEES GENERALES FIXEES PAR L'ANNEXE I DU DECRET DU 10 DECEMBRE 1948 ; QU'AINSI, LA COUR D'APPEL, EN DECIDANT QUE L'INSUFFISANCE DANS L'APPARTEMENT LITIGIEUX DES ELEMENTS ENUMERES PAR LE DECRET ETAIT COMPENSEE PAR LE CHARME DE L'ESCALIER ET L'ORIGINALITE DE L'APPARTEMENT, ELEMENTS NON RETENUS PAR LE TEXTE PRECITE, A VIOLE LEDIT TEXTE, D'AUTRE PART, QU'IL RESULTE DU RAPPORT D'EXPERTISE QUE L'APPARTEMENT NE COMPREND QUE DEUX PIECES DE RECEPTION, D'UNE SUPERFICIE TOTALE DE 43,40 METRES CARRES ECLAIREES SUR LE CHAMP DE MARS ; QU'AINSI, LA COUR D'APPEL, EN AFFIRMANT QUE L'APPARTEMENT COMPREND UNE VASTE RECEPTION DE 55 METRES CARRES DONT LES FENETRES OUVRENT SUR LE CHAMP DE MARS, A DENATURE LEDIT RAPPORT ET VIOLE L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL ; MAIS ATTENDU QUE L'ARRET RETIENT SOUVERAINEMENT, HORS LA DENATURATION ALLEGUEE, QUE L'APPARTEMENT PRESENTAIT LA PLUPART DES CARACTERISTIQUES EXIGEES PAR L'ANNEXE I DU DECRET DU 10 DECEMBRE 1948 POUR SON CLASSEMENT EN CATEGORIE 2 A ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN N'EST PAS FONDE ; SUR LE SECOND MOYEN : ATTENDU QUE LES EPOUX X... FONT GRIEF A L'ARRET DE LES AVOIR DECLARES DECHUS DU DROIT AU MAINTIEN DANS LES LIEUX ALORS, SELON LE MOYEN, D'UNE PART, QUE LA CASSATION DE L'ARRET EN CE QU'IL CLASSE L'APPARTEMENT EN CATEGORIE 2 A DOIT ENTRAINER PAR VOIE DE CONSEQUENCE, EN APPLICATION DE L'ARTICLE 625 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, LA CASSATION DE LA DISPOSITION PRONONCANT LA DECHEANCE DU DROIT AU MAINTIEN DANS LES LIEUX QUI EN EST LA CONSEQUENCE, D'AUTRE PART, QUE LA COUR D'APPEL, EN STATUANT AINSI SANS CARACTERISER LA MAUVAISE FOI DU PRENEUR ET SANS RECHERCHER NOTAMMENT SI CELUI-CI N'AVAIT PU COMMETTRE UNE ERREUR SUR L'ETENDUE DE SES DROITS EN CAS DE LITIGE AVEC LE BAILLEUR SUR LE MONTANT DU LOYER, N'A PAS DONNE DE BASE LEGALE A SA DECISION AU REGARD DE L'ARTICLE 4 DE LA LOI DU 1ER SEPTEMBRE 1948 ; MAIS ATTENDU, D'UNE PART, QUE LE MOYEN CRITIQUANT LA CLASSIFICATION DE L'APPARTEMENT A ETE REJETE ; ATTENDU, D'AUTRE PART, QUE L'ARRET, QUI AVAIT A SE PRONONCER SUR L'APPLICATION D'UNE CLAUSE RESOLUTOIRE, RETIENT EXACTEMENT QUE L'EXISTENCE D'UNE CONTESTATION SUR LE TAUX DU LOYER NE POUVAIT DISPENSER LE PRENEUR DE SATISFAIRE A SON OBLIGATION PRINCIPALE D'ACQUITTER LE LOYER STIPULE TANT QU'IL N'EN AVAIT PAS ETE DECIDE AUTREMENT PAR UNE DECISION DE JUSTICE ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN PARTIELLEMENT SANS OBJET, N'EST, POUR LE SURPLUS, PAS FONDE ; PAR CES MOTIFS : REJETTE LE POURVOI FORME CONTRE L'ARRET RENDU LE 30 MARS 1981 PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS ;